Logiciels photo, hérésie, voleurs et arnaques – ou non ?

« Utiliser des logiciels photo pour faire du post-traitement, c’est une hérésie ! Ce n’est plus de la photographie ! »

« Les logiciels photo c’est une arnaque ! »

Dans cette nouvelle chronique photo, je voudrais vous parler des logiciels photo de post-traitement, et répondre à plusieurs réactions que je trouve souvent mal à propos.

Logiciels photo, hérésie, voleurs et arnaques - ou non ?

Non, le numérique n’a rien changé

Parler de post-traitement en photographie numérique, c’est parler du labo numérique. Le labo numérique, c’est la même chose que le labo argentique : il s’agit de prendre un négatif, de le développer et d’en faire un tirage.

En argentique, le négatif c’est le film, le développer permet de faire ensuite un tirage papier.

En numérique, le négatif c’est le fichier RAW, le développer permet d’en faire une version exploitable pour l’impression ou la publication.

Le numérique n’a rien changé à la pratique photographique. Prise de vue, développement, tirage.

Seule la technologie change, nous sommes passés de la chimie et des grains d’argent à l’informatique et aux pixels.

Faire du post-traitement aujourd’hui, c’est finir le travail entamé à la prise de vue. De la même façon que vous le finissez en argentique une fois votre film sorti du boîtier.

Ne pas le reconnaître, c’est frôler la mauvaise foi.

Les logiciels photo ouvrent des possibilités que seul le post-traitement permet

Un même fichier RAW peut donner lieu à différentes interprétations :

  • couleur,
  • noir et blanc,
  • rendus personnalisés,
  • virages,

Il ne devrait donc pas y avoir débat sur la pertinence ou non d’utiliser les logiciels photo, de faire du post-traitement logiciel. C’est une pratique qui concerne autant l’amateur que le professionnel.

Je n’utilise pas de logiciels photo, je ne fais que du JPG !

Vous faites du JPG natif et vous êtes contre le post-traitement ? Sachez que vous en faites sans le savoir.

Faire du JPG natif dans votre boîtier, c’est déjà faire du post-traitement puisque votre appareil photo applique au fichier RAW les réglages que vous avez choisis, Picture Control chez Nikon, pour créer de toutes pièces le JPG.

C’est donc bien un post-traitement logiciel. Une interprétation de la réalité.

Qu’est-ce donc d’ailleurs que « la réalité » en photographie ? Chacun a la sienne, ce qui revient à dire que la réalité n’existe pas.

Le gratuit c’est tellement mieux !

Les avantages des logiciels photo gratuits sont indéniables, ils ne vous coutent rien.

De là à ne voir « que » le gratuit, il y a un pas que je ne franchis pas.

Les logiciels gratuits sont la plupart du temps diffusés par les constructeurs de matériel photo. Ils se doivent d’offrir des logiciels pour traiter les fichiers générés par leurs boîtiers. Chez Nikon par exemple, ces logiciels s’appellent ViewNX-i ou Capture NX-D. ViewNX-i pour visualiser et adapter le rendu de façon automatique, Capture NX-D pour développer vos fichiers RAW.

Ne soyez pas dupes : les constructeurs de matériel photo ne sont pas des éditeurs de logiciels, ce n’est pas leur domaine de compétence. Ils sous-traitent à d’autres. Capture NX-D intègre le moteur RAW de Silkypix, loin d’être le plus performant du marché.

Parmi les offres gratuites, il y a aussi les logiciels libres.

Le libre ne coute rien mais il se distingue du gratuit par d’autres caractéristiques. Le libre est gratuit mais le gratuit n’est pas forcément libre.

Dans le monde du logiciel libre plusieurs communautés proposent des offres sérieuses comme Darktable, le plus apprécié des fans du libre.

Le logiciel libre a des avantages et des limites. Puisqu’il n’est pas une source de revenu pour son éditeur, on parle plutôt de communautés, il peut parfois ne pas proposer autant de fonctions avancées, de services associés (par exemple une version mobile ou un accès Cloud). Il vous faut donc vérifier si le logiciel qui vous attire va vous convenir.

Le propre du libre est qu’il vous faut de préférence participer aux forums et communautés associées, ce n’est pas du goût de tout le monde.

Les éditeurs de logiciels photo sont des voleurs

« Oui mais tu comprends, le logiciel photo c’est cher ! »

« Les éditeurs  de logiciels photo sont des voleurs : ils n’arrêtent pas de faire des mises à jour payantes, ils nous forcent à acheter, arnaque ! »

L’histoire du logiciel restera toujours associée au piratage. Aucun logiciel payant n’y échappe, il y a toujours un malin pour chercher un code licence piraté, un crack, comme pour vendre à bas prix des licences déjà utilisées par d’autres.

Tout cela est bien évidemment interdit par la loi.

Vous me rétorquerez peut-être que les éditeurs le veulent bien, il est facile de pirater beaucoup de logiciels. C’est vrai. Le piratage « accepté » de la suite Office a permis à Microsoft d’imposer son standard et de faire payer désormais un abonnement pour l’utilisation de ses logiciels. Idem chez Adobe avec Photoshop (lire plus bas le paragraphe sur les abonnements).

Vous êtes vous déjà posé cette question : pourquoi vous acceptez de payer cher votre matériel photo alors que vous ne souhaitez pas la plupart du temps payer votre logiciel photo ? Quand le coût de ce logiciel ne représente souvent pas plus de quelques % du prix du matériel.

La réponse est simple :

  • le matériel photo ne peut se reproduire par simple copie, gratuitement, aussi vous êtes forcé de le payer,
  • le logiciel photo est quelque chose d’immatériel, il peut être copié et reproduit. Alors pourquoi ne pas le faire ?

Comme une photo publiée sur le web. Il doit même exister des photographes qui râlent que leurs photos sont piratées mais qui utilisent des logiciels piratées, je n’en doute pas.

Les éditeurs de logiciels propriétaires ne sont pas tous des voleurs.

Ce sont des entreprises qui payent leurs salariés et leurs charges, font fonctionner l’économie, rendent des services à leurs clients, font évoluer leurs offres. Comme le font les constructeurs de matériel photo (qui ne sont pas considérés comme des voleurs).

Pourquoi les éditeurs de logiciels propriétaires ne devraient pas être rémunérés pour leur travail ?

Les abonnements c’est l’arnaque !

Vous pensez que les abonnements logiciels sont une arnaque ? Payer le salaire d’un développeur chaque mois, payer ses charges, payer ses fournisseurs, est-ce une arnaque  ?

Les éditeurs de logiciels ont des charges récurrentes, ces charges augmentent avec les services associés, le coût de la vie, les taxes …

Le modèle de licence perpétuelle ne permet pas d’avoir des revenus récurrents. Le piratage prive les éditeurs de la vente de licences perpétuelles.

En réaction le modèle de l’abonnement s’impose petit à petit car il répond à la problématique des revenus récurrents. Il permet aussi aux éditeurs de ne plus dépendre de la sortie de nouvelles versions, que tous les clients existants n’achètent pas. alors qu’ils réclament un support sans limite.

Certains logiciels font appel à des services en ligne, le Cloud par exemple. Ces services engendrent des coûts récurrents. Entretenir un service Cloud, c’est louer des serveurs, des liaisons spécialisées, payer des intervenants, autant de dépenses sur la durée que ne peut couvrir une licence perpétuelle.

La formule par abonnement permet d’assurer un revenu récurrent pour couvrir ces frais.

Enfin nous pensons tous qu’un logiciel photo doit évoluer, tenir compte des nouveaux appareils photo, des évolutions des systèmes d’exploitation, des nouveaux modes de consommation de l’image … Ce qui suppose de disposer de nouvelles versions.

Avec une licence perpétuelle, vous n’êtes pas forcé d’acheter une nouvelle version. Vous pouvez en sauter une, deux ou trois. Quitte à vous passer des nouvelles fonctions. C’est votre droit et cela m’arrive aussi selon les logiciels.

Autant de revenus que ne peuvent recevoir les éditeurs.

En réaction, les éditeurs qui ne proposent pas d’abonnement n’ont pas d’autres choix que de proposer des mises à jour plus fréquentes, de faire payer les mises à jour majeures. Au final, le client est-il gagnant ? Pas toujours. Tout dépend de vos usages, il faut faire le calcul.

Il en faut pour tout le monde

Loin de moi l’idée d’imposer un modèle plutôt qu’un autre, ce n’est pas mon propos. Comme de vous dire qu’un logiciel gratuit est meilleur qu’un payant ou l’inverse.

Loin de moi aussi l’idée de vous dire que la formule par abonnement est bonne. Il m’arrive aussi de sauter une version avec certains logiciels dont je n’ai pas un usage fréquent. Comme de payer plusieurs abonnements pour des logiciels qui me rendent service.

Je comprends très bien qu’un photographe amateur n’utilisant pas un logiciel très souvent ne souhaite pas payer un abonnement mensuel.

De là à dire que nous vivons dans un monde de voleurs et d’arnaques, non.

De là à dire que les logiciels photo sont une hérésie et que « c’était mieux avant », non plus.

Chacun reste libre de choisir, il existe des offres à tous les prix pour tous les profils.

Mon propos est le suivant : si vous appréciez ce que fait un éditeur de logiciels photo pour vous, alors supportez-le. Participez à la communauté si c’est du libre. Payez votre licence ou votre abonnement si c’est propriétaire.

Profitez de tout ce que le labo numérique peut vous apporter. Parce que la photographie c’est aussi le labo numérique.

Et surtout, n’oubliez jamais que la photographie est votre passion comme c’est la mienne, et qu’une passion ça coute toujours quelque chose mais qu’est-ce que c’est bien !

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Jean-Christophe Dichant
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57 Commentaires sur "Logiciels photo, hérésie, voleurs et arnaques – ou non ?"

  1. @ Borgeaud Marc
    Je suis bien d’accord avec vous combien de photographes né dans les années 50/60 ont retouché régulièrement leurs photos comme vous le précisez très peu ont fait du labo pour développer leurs photos et encore moins en couleur personnellement j’ai fait les deux ! Et comme je le dis dans une de mes vidéo YT passer 5mn sur une photo à la corriger veut dire qu’elle est bonne pour la poubelle de l’ordi ! De plus non seulement ils poussent tous ces nigauds le curseur de façon caricaturale mais en plus avec une écran qui n’est la plupart du temps pas calibré !
    D’ailleurs faudra que je fasse une vidéo dans ce sens tiens ! Retouche une photo alors que l’on ne sait même pas si l’écran affiche les bonnes couleurs c’est comme vouloir salé une soupe sans y avoir goûté ! Mon père salait systématiquement sa soupe ce qui mettait end rogne ma maman ! Une fois elle a salé (volontairement ou pas) sa soupe plus que d’habitude mon père la resalât comme à son habitude lui aussi et ne put manger sa soupe ! Ma mère lui dit la prochaine fois tu goûtera avant de saler !

  2. « Le numérique n’a rien changé à la pratique photographique. Prise de vue, développement, tirage. »
    Cette petite phrase, pour moi, est partiellement fausse!! Et ce n’est absolument pas friser la mauvaise foi (sic), que de penser le contraire.
    En argentique, ce qui a été une grande partie de ma vie, seule une petite partie de passionnés développait ses images. La grande majorité des gens attendaient simplement le retour des films amenés chez le photographe. Peu de personnes retouchaient quoi que ce soit à une image.
    En numérique, actuellement, une grande quantité de personnes font des retouches, recadrage, crops, et, souvent malheureusement, utilisent les curseurs dans des proportions terribles.
    Alors, pour moi oui, clairement, le numérique a énormément changé la donne. Et sans mauvaise foi….. ;-))

    Amicalement…

  3. Rien que pour votre pertinence j’aurai envie de passer à Nikon, mais le matériel photo est infiniment plus cher que tous les logiciels alors je garderai mon Canon et mon Fuji et je continuerai à payer mes logiciels sans les craquer.. Ceci dit votre article est remarquable et Ïe vais m’en servir pour essayer de convaincre certains membre de mon club d’arrêter de râler.
    cordialement
    Alain Terrisse
    Club de Mouans Sartoux 06084

  4. Remarquable article ! Merci pour la pertinence et la clarté !

  5. Enfin un article qui clarifie très bien les sujets de discorde entre le grand public et les professionnels de la photo. Il n’est jamais vain de rappeler que tout a un prix. Derrière tout produit ou service que l’on achète, que ce soit un appareil photo ou un logiciel, une photo imprimée ou un fichier numérique, la couverture d’un mariage ou un portrait, il y a des « vrais gens » qui vivent de leur travail et qui paient des impôts, font vivre (tant bien que mal) leurs familles, à l’égal des salariés mais dans des conditions bien plus précaires. Il est toujours bon de déconstruire les idées reçues, vous le faites de façon méthodique et convaincante. Chapeau et un grand merci !

  6. Hé hé hé et bien non le nas je l’ai depuis pas mal d’année mon nas il a été amorti depuis déjà ps mal de temps ! Quant aux logiciels à raison de un par an pour moins que ce que demande Adobe en abonnement pour ne pas être propriétaire de versions que l’on utilise pas du tout… et je suis libre de faire des mises à jour ou pas !…
    Je pense que vous devriez vous aussi réfléchir un peu à la chose sauf si vous avez une pièce de la part d’Adobe bien sûr…

    • J’ai beaucoup réfléchi à « la chose » sans avoir la moindre pièce d’Adobe puisque les « … » semblent m’accuser de partialité sans que ce ne soit dit (sur le web saisir … c’est ne pas oser dire ce que l’on pense bien souvent).
      Pour qui a un vrai besoin en photo, payer 12 euros par mois ou 10 euros HT par mois pour les pros, c’est rien. Vraiment rien. Pour qui n’a pas besoin de tels services il y a pléthore de logiciels libres et gratuits.
      Faire le procès permanent d’Adobe est une chose, prendre du recul en est une autre. Trop peu de gens prennent du recul désormais, par contre tout le monde a un avis. Il y a comme une dissonance non ? D’où l’intérêt pour moi de ces chroniques dans lesquelles j’aimerais vous inviter à réfléchir plutôt que « d’avoir un avis ».

  7. Oui je n’ai jamais craqué un logiciel de retouche photo pire j’ai filé 4500F la moitié de mon salaire de l’époque pour rien en définitive Pour LR idem puisque Adobe à totalement arrêté de suivre le photoshop de l’épqoque et verser 30% de la valeur de mon boîtier par an effectivement je refuse ! J’utilise photo d’Apple – DXO – Luminar AI photoshop elements et c’est parfait faire des virages sépia bleu jaune vert cela peut en intéresser certains moi pas ! Les fonctions de base retouche recadrage éventuellement HDR et encore que le Z 6II fait du HDR en une seule prise ! Le cloud je m’en fous j’ai un Nas avec 70To de stockage justement parce que être hébergé sur le cloud c’est bien beau mais un de ces 4 Adobe vous dira si vous souhaitez récupérer vos photos et vidéos il faudra suivra avec une abonnement un peu plus élevé car nos serveurs nous coûtent chers !… donc qu’Adobe nous propose toute une kyrielle de logiciels annexe ben je n’en ai cure !

  8. Jean-Pierre Pericaud | 22 février 2021 à 7 h 35 min | Répondre

    Bonjour JC,

    C’est vrai, nous avons toujours tendance à regretter les sommes que nous allouons à l’achat ou la location d’un logiciel photo… Mais quel travail que de réaliser un logiciel « from scratch ».
    J’ai vu l’évolution de Lightroom et des logiciels DxO depuis leur lancement sur le marché… Aujourd’hui, ils offrent tous les deux tellement de services par rapport à la première version qu’on ne peut que remercier les développeurs.

    Je n’ai jamais cracké de logiciel photo, et je ne le ferai jamais… c’est un manque de respect pour le travail des autres… et un risque de ramasser un virus, qui valent bien qu’on dépense 11,90€ par mois pour traiter ses photos !

    Bien cordialement

  9. Bonsoir et merci pour cet article qui remet certaines choses au point ! Pour ma part, j’utilise DXO et Luminar AI selon le traitement que je veux apporter à mes photos. J’ai aussi une version de Photoshop Elements que j’utilise de temps en temps. J’ai payé toutes ces licences et cela me semble normal pour tout ce que tu expliques. Un petit regret toutefois, c’est que les éditeurs ne proposent pas ou peu de formations vidéos ou sur papier pour utiliser leurs logiciels. Il faut souvent se tourner sur des tutos ici et là ou payer à nouveau sur des formations comme les tiennes, surtout si on ne maitrise pas suffisamment l’anglais. Dxo propose de nombreux Webinaires par exemple… mais peu d’entre eux sont en français malheureusement.

  10. Bonjour, je crois qu il faut choisir en fonction de ses besoins. Pour ma part j utilise une ancienne version de DXO, obtenue légalement et offerte gratuitement par l éditeur. Je n ai bien sur pas droit aux m.a.j. mais le logiciel me convient parfaitement. Et il y a des logiciels libres et gratuits qui ne sont pas si mal que ça pour un usage amateur .Bien sur les logiciels payants sont toujours mieux, mais est ce que tout le monde en a vraiment besoin ?

  11. En ce qui me concerne je donne ma préférence à photoshop éléments qui est d’un prix relativement bien plus raisonnable par rapport à Lightroom ou photoshop version licence Perpette ! Adobe demanderait moins au lieu de 24€ je prendrais un abonnement ce qui représente par an en francs 1888F oui je sais l’euro est en vigueur depuis une dizaine d’années maintenant mais à l’époque du franc j’ai payé une licence de photoshop une fortune la moitié de mon salaire de l’époque !
    288€ par an représente 1/5e de la valeur de mon Z50 + un 16/50 + 50/250 sur le site amazon voire 30% si je ne prends que la valeur du boîtier ! Alors oui je trouve cela très cher de payer un logiciel sur 3 ou 5ans aussi cher qu’un APN voire APN et ses deux objectifs qui lui fait des photos pas le logiciel !
    A force d’être déraisonnables dans les deux sens pirater un logiciel et faire payer les pots casser parce que Adobe à un moment a fait comme Microsoft à fermé les yeux sur le piratage de son logiciel dans les écoles d’arts plastique et de journalisme par exemple ! Héhéhé photoshop a un temps été le plus acheté par les photographes et les rédactions…
    ELEMENTS n’est peut être pas aussi complet que photoshop versus abonnement mais il est efficace pour les opérations de bases sachant que je fais en sorte à la prise de vue d’être le plus juste possible !
    PS j’ai vu qu’Adobe est devenu plus raisonnable semble t’il pour Lightroom et ne demanderait que 12€/mois je vais y réfléchir

  12. Bonjour Jean-Christophe,
    J’ai aimé lire cet article qui nous fait prendre du recul sur ce sujet pour pouvoir en prendre nos décisions de choix et d’utilisation.

  13. « Le modèle de licence perpétuelle ne permet pas d’avoir des revenus récurrents« 
    Il y a un autre aspect: la planification.

    Des revenus récurrents permettent de garder le savoir inhérent au logiciel et d’assurer une continuité dans la fonctionnalité du logiciel.

    Quant aux logiciels libres, certains sont très fort, mais… les interfaces utilisateurs sont la plupart du temps peu conviviales… car les logiciels commerciaux profitent de recherche en ergonomie (qui coutent).

    (Je suis développeur de logiciel 😉)

    • La convivialité de l’interface ne se résume pas à « recherches en ergonomie » vs. « pas de recherches en ergonomie ». Ça dépend d’abord et avant tout du niveau de contrôle qu’on souhaite donner à l’utilisateur sur son pipeline graphique, et des solutions de repli qu’on lui offre.

      Simple exemple : Capture One et Lightroom n’offrent pas d’option permettant de choisir entre plusieurs méthodes de dématriçage. Sauf que la théorie est claire : aucune méthode de dématriçage ne marche bien tout le temps (moirage, aberrations chromatiques, etc.) mais par chance chacune échoue à un moment différent. Avec une seule méthode imposée, pas besoin de choisir la méthode, donc l’interface allégée et on n’a pas besoin de demander à l’utilisateur de comprendre ce qu’est le dématriçage, mais pas de plan de secours. Et on retrouve ça à tous les niveaux du pipeline graphique.

      L’intuitivité et l’ergonomie, dans les logiciels métiers, sont des mythes et des cultes du cargo… Dans les logiciels modélisation 3D, les gens sont plus tolérants à la complexité, mais la photo souffre du marketing grand public de Kodak : « appuyez sur le bouton et on se charge du reste ». Sauf que Adobe et Cie, en appliquant ça à la lettre, ont exclu l’utilisateur du « reste ». C’est à l’opposé de la politique des logiciels libres, qui cherchent justement la transparence et l’inclusion de l’utilisateur dans le « reste ». On est très au delà de simples recherches en ergonomie.

      Et Dassault Systems ou Autodesk ont aussi le budget pour ces recherches, ça n’empêche pas d’avoir à se taper 30h de formation juste pour une introduction à Catia ou AutoCAD. Et que dire de Blender ou Maya ? Le jour où les photographes accepteront d’investir 30h dans de la formation (logiciel, théorie de la couleur, pré-print, prise de vue, histoire de l’art, etc.), on aura fait de gros progrès.

      (Je suis développeur… de darktable).

  14. Le prix d’environ 12€ par mois de la suite Adobe Photographe incluant PS, LR, CR, BRIDGE et d’autres n’est pas du tout déraisonnable. Ce ne représente même pas le coût de PS (PhotoShop) qui est quasi unique sur le marché en termes de puissance et de richesse de fonctionnalités.
    Ensuite LR inclue une fonctionnalité de catalogage extrêmement puissante sans oublier sa très grande proximité avec PS ce qui permet des traitements exceptionnels du bruit. Bien sûr, pour cela il faut bien connaître PS.
    DXO est français, donc cocorico, mais bien loin d’Adobe sur bien des points.

    • 12€ par mois cela fait 120€ par an. Lorsque j’ai acheté mon CD de Photoshop CS6 ( version 32 et 64 bits qui me convient très bien malgré son âge) je l’ai payé 250€ avec ma licence d’enseignant avec gratuité des mises à jours (qui n’existent certes plus actuellement) et je l’utilise depuis.
      Donc en ce qui me concerne et tout calcul fait : j’ai plus qu’amorti l’investissement de départ.
      120 € par an pour avoir aussi une suite de logiciels qui ne m’intéressent absolument pas (comme Lightroom par exemple) je trouve que c’est un peu cher payé ou alors il faudrait que Adobe me laisse choisir QUE ce qui m’intéresse, mais alors pas à 120 € par an (puisqu’il n’y aurait pas tous les logiciels « accompagnateurs ») et en pouvant arrêter l’abonnement quand je le veux (après une période forfaitaire à définir) tout en pouvant continuer à utiliser le logiciel en l’état (c’est à dire sans possibilité de le mettre à jour bien évidemment…sauf à reprendre l’abonnement payant).

    • Sauf qu’on ne peut plus acheter LR sans toute la suite, ce qui s’apparente à de la vente forcée. Et le niveau de maintenance, support et innovations de LR ne justifie pas 12 €/mois : à part quelques mises à jours cosmétiques, rien de nouveau depuis des années. C’est juste la poule aux œufs d’or qu’on a transformé en rentes.

      Depuis le passage forcé à Adobe Creative Cloud par abandon de Creative Suite (annoncé le 6 mai 2013), le cours de l’action Adobe est passé de 40 $ en février 2013 à 480 $ la semaine dernière. Chacun en tirera les conclusions qui s’imposent.

      • Je ne peux pas être d’accord avec ça, sans relancer le débat Adobe ou pas Adobe.
        Les mises à jour sont faites 4 fois par an sur les logiciels Adobe, il est logique que chacune ne soit pas « conséquente » mais au final, l’ensemble n’a plus grand chose à voir avec la version 6 de Lightroom par exemple.
        Les services Cloud associés, les applications mobiles, c’est intégré aussi.
        Ce n’est en rien de la vente forcée puisque d’une part c’est de la location et que d’autre part Adobe ne force personne. Il est même possible de continuer à utiliser Lightroom sans l’abonnement (en acceptant de se passer du développement, c’est logique).

        Quant à l’action Adobe, n’oublions pas que cette société propose des logiciels et services aux entreprises qui vont bien au-delà de la seule offre photo. Ne mélangeons pas tout. Quiconque possède un smartphone Android ou iOS peut dire la même chose de Google et Apple, au passage.

        • L’accès au Cloud, les applis mobile, Photoshop et compagnie, sont des logiciels et services inutiles pour qui veut seulement Lightroom. Le fait d’être obligé de payer pour le pack alors qu’on veut seulement un élément du lot s’apparente à ce que Microsoft pratique sur les ordinateurs neufs, qui embarquent Windows pré-installé avec la licence cachée dans le prix du hardware, sans rien demander à personne. C’est seulement une façon de gonfler artificiellement le prix.

          Je regrette, mais Adobe R&D n’innove plus sur le traitement d’image depuis plus de 5 ans. Ça vivotte, ça capitalise. Je suis attentivement leur articles de recherche (https://scholar.google.com/citations?view_op=view_org&hl=fr&org=11521533430685536676), les derniers gros trucs c’est le laplacien local et la balance des blancs adaptative de Sylvain Paris (2008 et 2014), depuis ça fait mumuse avec des filtres jouets en deep-learning pour vendre des GPU.

          Pas de support du HDR 10 bits en sortie, par exemple, alors que ça fait 10 ans qu’on l’annonce et 3 ans qu’on commence à le vendre. On est à 14 EV@14 bits de plage dynamique à 64 ISO, dans le capteur en entrée, et toujours à 12 EV@8 bits en sortie de LR.

          Quant au Cloud, sérieusement, quel intérêt ? À part aspirer les données utilisateur, surcharger le réseau (en plein travail à distance généralisé, le cloud, c’est plus aussi cool) et forcer les gens à renouveler leur abonnement pour accéder à leurs fichiers ?

          Enfin, je ne vois pas le rapport entre Adobe et Google/Apple.

        • Bonjour,
          Je suis un peu d’accord avec Aurélien concernant le concept de « vente forcée ». Du moins concernant Ps, car combien d’abonnés à la suite photographique utilisent-ils Ps ? Bien peu je suppose…
          La politique d’ Adobe concernant Ps a toujours été… bizarre ! Nous sommes passés d’un achat de licence à 900€, à une location à un prix qui, il faut bien le reconnaître, est dérisoire. Mais pourquoi ne pas laisser le choix aux photographes, et faire en sorte de déterminer si oui ou non, ils ont besoin de Ps.
          Après cette digression, je dois reconnaître que la location de Lr ne présente quasiment que des avantages. Par exemple, la maj de Photolab 4 coûte 89€, soit 7,5 mois de location de LrC. C’est beaucoup, surtout si on considère qu’il y a au moins 2 ou 3 maj par an !
          Bonne journée !

  15. Bonjour Jean Christophe,
    je partage totalement cet article et les positions que tu prends. Il est vrai que le tout gratuit peut être intéressant mais il a ses limites .
    C’est vrai il faut savoir ce que l’on veut et il vrai que n’importe quelle passion à un coût Alors quand on aime on ne compte pas mais il faut faire quand même attention.

  16. Bonjour Jean Christophe

    Merci pour ce billet, fort et clair que je partage… Sauf sur un point : les aspects logiciels.

    Adobe s’est reposé sur ces lauriers, sûr d’être le meilleur au monde avec Lightroom, Photoshop, Première, … Et Adobe en a profité très largement pour imposer SES prix : 4500 Fr pour un Photoshop, presque autant pour un Première. Et oui, je connais Photoshop depuis la version 0.91 sur Mac 😉
    Courant 2007, Lightroom a su s’imposer pour plusieurs raisons : le prix d’abord (environ 300€) en rupture des habitudes et une dynamique qui répondait aux envies/besoin des photographes : la chambre obscure. Celle qu’utilisait mon père pour développer ses rouleaux.
    Etant seul au monde, il s’est imposé de fait… et personne n’y trouva rien à redire…
    Sauf que 2 événements sont venus perturber ce beau marché où Adobe régnait en maître incontesté :
    • l’holocauste de la servicisation qui pour une somme dite modique te propose d’UTILISER un logiciel. Quid lorsque tu arrêtes de payer ? Le service s’arrête. Autrement dit, tu as le choix de payer ou de payer. Certains diront, bah il ne s’agit que de 150€/an… Certes, mais 150 + 150 + 150… = un beau budget de loisir.
    • La montée en charge de compétiteurs qui préexistaient (pour certains) mais dont les produits n’étaient clairement pas aboutis… Et dans un marché devenant hyper concurrentiel, ces challengers ont rivalisé d’idées, de brevets pour aboutir à des produits clairement aboutis, en mouvance continuelle : DXO, Skylum, ON1… et surtout, ils ont proposé de laisser le choix au client : du Lifetime Licence, et/ou de la servicisation. Quant aux mises à jours : c’est de l’ordre de 50€/an. Donc un petit calcul vite fait, comme ça : Achat 150€ (hors coupon, mais il y en a toujours ne serait ce qu’en Early Bird), et 50€/an de maj, vs 150€ de location. La 2ème année, on a déjà un retour sur investissement : 200€ vs 300€… La différence est réinvestie dans un autre logiciel pour des besoins spécifiques (HDR, Panorama, Astro)… ou bien du matériel.

    Tu parles de rémunération des développeurs. Ca me connaît… parce que comme toi, c’est mon métier. Et où sont-ils ces développeurs ? En Asie, en Chine, En Thaïlande, en Inde, par exemple. Pour des salaires mensuels inférieur à 500€/mois. Même s’ils étaient une légion (100 par exemple pour faire des comptes ronds), il faudra, quoi, 4 000 licences de servicisation pour les payer à l’année… C’est ça l’envers du décor que je connais que trop bien. Si les éditeurs de logiciels, les constructeurs de voiture et autres industries se lancent dans ce modèle, c’est qu’il est HYPER rentable.

    Ceci étant, nos amis pro commencent aussi à réfléchir… Mais Adobe vit dans ce monde en quasi hégémonie… Pour combien de temps encore. Car les autres font aussi bien, voire mieux et dans beaucoup de domaines.

    A titre perso, j’ai des produits Adobe comme tout le monde, mais je n’ai pas souhaité avoir un fil à la patte. Du coup, 1) je n’ai pas donné suite, & 2) j’ai testé d’autres produits : Le Franco Français DXO (Que j’utilise ts les jours) pour son niveau de corrections des objectifs en association avec les boîtiers, Skylum Luminar & AI, ON1, … Aujourd’hui, ils sont tous installés : chaque outil m’apporte l’une ou l’autre fonctionnalité, passant alors d’un outil à l’autre… Et je précise un dernier point qui me semble essentiel : tous mes produits (photos et vidéo) ont leur licence ce qui me permet ou pas d’évoluer en fonction des versions, et de ce qu’il peuvent m’apporter ou pas.

    C’est vrai qu’il faut de la place pour tout le monde. Et c’est tant mieux. Maintenant, Adobe fait payer cher ces outils, encore et toujours.

    Bien à toi
    Oursblanc

    • « Quid lorsque tu arrêtes de payer ?« 
      Eh bien, c’est là où il faut absolument lire le CGV attentivement.
      Chez Adobe, on ne peut plus charger de nouvelles photos; ce qui est assez fairplay.

      Le pire comme client de logiciel, c’est quand il n’est plus commercialisé et plus maintenu. On est d’accord qu’il n’arrête pas de fonctionner, mais il ne prendra plus en charge les nouveaux appareils; c’est le problème auquel j’ai été confronté avec Lightroom 6.

    • Vous m’avez convaincu… et du coup, je retire mon commentaire précédent en réponse à Aurélien Pierre.
      J’utilise moi aussi DxO Photolab 4, et je l’adore, mais j’ai aussi plus ou moins utilisé On1 et Exposure X5,qui, chacun d’entre eux, possède des fonctionnalités originales.
      Cependant, j’aime bien le rendu et l’interface simple de LrC… mais pourquoi nous imposer un Ps que 9 photographe sur dix, et peut-être davantage, n’utilisent jamais…?
      A 11,90€ divisé par deux, soit en gros 6€, le système deviendrait plus abordable… et moins discutable !

  17. Tout à fait d’accord avec cette façon de voir. Je suis personnellement abonné à la formule mensuelle d’Abobe. Je peux donc utiliser: Photoshop, Lightroom, Bridge etc. pour 12,50€ par mois! En bénéficiant de logiciels à jour en permanence.
    Alors ce débat entre le payant et le gratuit me laisse rêveur.

  18. Bonjour Jean Christophe
    Tout à fait d’accord avec vous
    Je pense qu’il y a suffisamment de logiciels pour trouver celui qui nous convienne
    Exactement comme les appareils photos

  19. Bonjour JC,
    Encore une fois un bien bel article qui aborde l’ensemble de la problématique des logiciels de PT.
    Un certain nombre de ces logiciels offre également une fonction de catalogage plus ou moins puissante et sophistiquée.
    Quand on décide de ne shooter qu’en JPEG alors le PT est quasi inutile tandis que le catalogage prend de l’importance pour annoter, classer et ranger les photos sur le disque.
    Pour ceux qui shootent presque uniquement en RAW, le PT révèle toute son importance tout autant que le catalogage.
    Certains logiciels de PT offrent des fonctions avancées que d’autres n’ont pas ou seulement dans une certaine mesure. J’évoque par exemple la réduction du bruit des hauts ISO. DXO PhotoLab 4 est capable de rendre une copie débruitée absolument remarque bien meilleure que LightRoom.
    En revanche pour ceux qui, comme moi, sont adeptes de la suite photographe d’Adobe, l’utilisation combinée de LR et de PhotoShop permet un débruitage également remarquable à condition de bien manipuler les 2 logiciels simultanément, ce qui nécessite un ordinateur suffisamment puissant.
    Dans ce commentaire, seuls quelques logiciels payants sont évoqués. En effet je n’ai jamais utilisé de logiciels gratuits ou libres pour la bonne et simple raison que les payant tels que DXO et ADOBE ont un service client et support plutôt compétents.
    DXO est en licence a perpétuelle avec des maj majeures payantes tandis que la suite ADOBE photographe est en licence mensuelle.
    Je suis un photographe amateur passionné depuis environ 45 ans. Je n’ai jamais rechigné à dépenser de l’argent pour changer de boîtier et/ou d’objectifs. Il est donc naturel que je m’équipe de logiciels de PT et de catalogage, quite a Les payer.
    Au moins par respect pour le travail effectué et pour ceux qui l’ont effectué, je trouve normal que l’on utilise les logiciels payants après les avoir achetés et tout à fait scandaleux que l’on cherche encore et toujours à essayer d’utiliser ceux qui « tombent du camion ».
    De même les entreprises telles que Microsoft, Apple, Adobe, Amazon et tant d’autres s’installent en Europe seulement dans certains pays pour payer le moins possible d’impôts est tout à fait compréhensible de leur point de vue. Cela n’arriverait pas si la politique fiscale européenne était commune.
    Ce n’est pas une raison pour pirater leurs logiciels et leurs produits d’une façon générale.

  20. A propos du revenu des éditeurs de logiciels n’oublions pas que Bill Gates est devenu en quelques années une des plus grosses fortunes du monde ce qui lui permet d’ailleurs d’être un contributeur majeur des actions de l’organisation mondiale pour la santé.

  21. A ce moment de notre vie à tous, ou on nous rabâche « Solidarité ». Et plus souvent « Economie » et ou l’on s’inquiète de la hausse du chômage, un petit geste de chaque photographe pour soutenir les éditeurs et développeurs qui pour beaucoup sont Français. L’industrie Images Française est une valeur réputée dans le monde entier.
    Alors perso, j’investi dans des outils payants et leurs mise à jour qui en regard des améliorations qu’elles apportent ne sont pas si onéreuse. De toute façon actuellement: pas de resto, pas de spectacles (snif) pas de ciné… Alors à votre bon cœur Messieux Dames!

  22. Bonjour
    Très bonne réflexion comme d’habitude 😎
    Quelques remarques rapides.
    – Pour l’abonnement, j’y vois comme un message subliminal – et justifié – de s’abonner un jour à NP ! Vu le service offert, ce serait normal (dans le domaine de la voiture je contribue chaque mois à POA).
    – Pour l’abonnement (moi, c’est Capture One), je suis d’accord sur le principe. Pas sur le prix qui est trop élevé.
    – Pour le rappel négatif = RAW je suis OK. Sauf que ne faisais quasiment que de la diapo. C’était son charme et son extrême difficulté car on ne rattrapait rien, hormis de légers recadrages. Je sais, aujourd’hui ça semble inconcevable.
    – Enfin, sur le rapport web/paiement en général, ce sera long, si on y arrive. La gratuité est trop ancrée pour s’envoler. Exemple perso : je vends mes livres interactifs et tactiles 4 € et ce n’est pas toujours facile 😩

  23. Bravo pour cette « mise au point » avec laquelle je suis en total accord ! Même prendre une photo avec un smartphone, c’est faire de la retouche sans le savoir (avec tout les filtres, préréglages et autres ). Il est temps que les mentalités changent à ce propos !
    Enfin, je ne veux pas faire de pub, mais il existe un logiciel de retouche très performant et vraiment pas cher pour ceux qui ne veulent (ou peuvent) pas investir dans des logiciels de renom (il s’agit de Affinity Photo que j’utilise ). Excellente journée

  24. Un article bien pensé, argumenté qui nous fait réfléchir et nous retourner sur nos certitudes.
    Merci Jean-Christophe

  25. Bonjour,
    Entièrement d’accord avec ces propos.
    J’ai découvert Affinité il y a peu et Luminar Ai dernièrement. J’y associe également Faststone Image Viewer. Ce trio fait des merveilles…

  26. Photographe amateur , je partage votre point de vue sur le post traitement et je préfère ma touche personnelle à celle que me fournit mon appareil. Ceci dit je ne partage pas votre analyse sur les logiciels. Je suis utilisateur de darktable et s’il est peut être plus complexe d’utilisation, il fait tout à fait correctement ce dont j’ai besoin. Il bénéficie de nombreux tutoriels en ligne. Et il est libre et gratuit, car si je suis prêt à payer pour ma passion, le coût du logiciel propriétaire est loin d’être négligeable comparé au coût de l’appareil. Un appareil photo peut largement faire l’affaire pendant 10 ans et plus. Je prends du matériel pour amateur éclairé Nikon D5300 et il me coûterait moins cher que l’abonnement pendant 10 ans aux produits Adobe. Quant au caractère rémunérateur des produits par abonnement… Pour les logiciels star c’est très lucratif pour… Les actionnaires après avoir payé, correctement j’espère, les petites mains.

  27. Bonjour,

    Personnellement je préfère largement les logiciels « payants » quêtes logiciels libres que je trouve trop…fouillis. Mais c’est une question de goût personnel et les goûts et les couleurs ne se discutent pas.
    Donc j’achète mes licences mais…pas toutes. Ce que j’entends par là c’est que le logiciel « ancien » continue de fonctionner même s’il existe des mises à jours ou de nouvelles versions. Je ne prends le nouveau que quand je juge (de façon avisée après de nombreuses lectures émanant de différentes sources) m’apporte effectivement un plus qui m’est nécessaire dans ma pratique. Autrement dit je n’achète que si cela m’est utile quitte à sauter plusieurs versions que (pour moi) je juge inutiles..
    Ainsi je ne dépense pas de façon compulsive mon argent et je n’ai que ce dont je juge nécessaire pour moi…sans rien voler à qui que ce soit puisque tout a été acquis officiellement.
    Par exemple je suis toujours sous Photoshop CS6 (acheté avec ma licence enseignement moins cher que celle « normale ») et je suis loin d’avoir fait encore le tour de l’ensemble de ses possibilités. J’ai pourtant vu ce que faisaient les dernières versions de Photoshop chez des amis mais pour ce que je fais moi POUR L’INSTANT je ne ressent pas le besoin de changer. Si cela devait arriver je le ferais bien sûr.

    Mais il y a aussi une chose qui m’inquiète : c’est « l’obligation » de mettre à jour ( et donc de continuer à payer) si on ne veut pas mettre à jour car cela nous suffit. Cela ne s’appelle-t-il pas de la vente forcée ?

  28. Totalement d’accord avec vos remarques, Jean-Christophe. Petite incise: ceux qui refusent le traitement logiciel après la prise de vue, au prétexte qu’il veulent de la photo réelle, me font marrer: qu’est-ce que la « réalité » captée dans un rectangle en deux dimensions, ce qui est le propre d’une photo?! En ce qui me regarde, je n’ai aucune gêne à utiliser Photoshop, et sans retenue. J’ai récemment numérisé mes toutes premières photo-studio, prise voici…quarante cinq ans! J’en ai supprimé les défauts, que l’argentique (5 grades papier plus les mains pour faire masque sous la tireuse…) ne permettait pas. J’en ai même entièrement reconstruit et réinterprété certaines. Et je suis abasourdi quand je vois des « profs » enseigner aux gamins les merveilles du temps de l’argentique: les anneaux de Newton, les mains à se brûler dans le révélateur, les poussières sans arrêt, les négatifs rayés, sous ou sur développés, les pellicules de merde qui granulaient à 400 asa…cauchemars, plus jamais ça!

    • Bonjour,
      D’accord avec vous pour l’argentique (qui avait un certain charme) mais qui est passé par là, sait ce qu’est une retouche : recadrage, masque, calque, intensité, contraste ….. Aujourd’hui, beaucoup retouchent leur photo sans en connaître les fondements. D’où les résultats .. amateur ..non éclairé..

  29. Pour abonder dans votre sens, lorsque nous faisons de l’argentique nous achetons du matériel de développement (cuve, bac, agrandisseur) et des produits (pellicule, papier photo, développeur fixateur…) pour le noir et blanc ou nous payons la pellicule, le développement et le tirage pour la couleur. Maintenant nous payons pour un ou plusieurs logiciels de traitement, c’est moins cher et ça offre surtout beaucoup plus de possibilités.

  30. Bonjour,
    Depuis quelques mois je lis régulièrement vos courriels.
    Je suis équipé de deux ordinateurs, Lenovo T15g, le master, et Toughbook CF19, la navigation avec mon camping-car 4×4. J’ai depuis 2010 un Nikon D800 avec 4 objectifs et GP-1 pour stocker les coordonnées GPS. J’avais acheté Lightroom en 2010, je n’ai jamais pris le temps de le maitriser. J’utilise régulièrement les 2 logiciels de Nikon pour le post-traitement !
    Voici mes questions avant d’acheter votre tuto et Luminar AI :
    1—- Luminar AI apportera-t-il un progrès significatif par rapport aux logiciels Nikon ?
    2—- La licence Luminar à 99€ pour deux ordinateurs inclue-t-elle les mises à jour ?
    3—- Je n’ai pas de temps libre actuellement pour plonger dans votre tuto. Aurai-je un accès temporel indéfini avec mes deux ordinateurs ?
    A vous lire avant ce soir pour l’acquisition de votre tuto et Luminar AI.
    Cordialement,
    —-
    Guy BAZIN
    Mobile:     +33608280070
    Skype: man-83
    Indicatif radio amateur : F4EOA
    Email: busaroundglobe@gmail.com
    Web:   http://www.busaroundglobe.com

    • Envoyez-moi un e-mail si vous voulez des réponses rapides car les commentaires sur le site sont traités plus tard. Je passe par hasard sinon je n’aurais pas vu le message.
      Attention aussi, est-ce bien nécessaire d’exposer toutes vos coordonnées en public ?
      Luminar AI est plus évolué que les logiciels Nikon.
      La licence existe pour deux ordinateurs, à choisir au moment du paiement.
      L’accès à la formation est valable à vie sans aucune limite.

  31. Le prix correspond effectivement, entre autres, à la rémunération de celui qui fournit le produit ou le service. S’agissant des géants ADOBE et MICROSOFT, on aimerait aussi qu’ils s’honorent en payant tous leurs impôts là où le produit ou le service est consommé ! L’évasion fiscale, pour légale qu’elle soit, est tout aussi détestable que le piratage

  32. Bonjour Jean-Christophe. Votre démonstration sur le coût des logiciels de traitement est PARFAITE. Il y a tout, que de l’essentiel, de la logique économique et sociétale. Certains vont râler mais entre aller tondre un gazon gratuitement chez une vieille dame et utiliser sans contrepartie de la technique évoluée qui a coûté à l’organisme qui l’a développé et produit, en heures de travail, réflexion et mise en forme à ceux qui l’ont pensé, il y a un monde. Seulement, ce monde, c’est souvent celui du JE VEUX ET JE NE DOIS RIEN (bref, je veux une Ferrari !) Vouloir cela, c’est faire ses courses de légumes et partir sans les payer ! Et l’agriculteur, alors ?
    Je précise que je ne suis ni un épouvantable capitaliste, plutôt le contraire, ni dans le domaine concerné, ni intéressé financièrement à quelque développeur ou éditeur qu’il soit. Bravo. A la prochaine.

  33. Si les fabricants adoptaient le format universel DNG comme Pentax et Leica la vie serait plus facile pour tout le monde . On peut transformer n’importe quel RAW en DNG.

  34. Bonjour,
    Une autre analogie peut être faite. Hier (parce que c’est quasiment déjà le passé), on achetait des disques pour écouter de la musique ou regarder une vidéo. Aujourd’hui, on utilise des plateformes de streaming pour faire les mêmes choses. C’est plateformes sont accessibles avec un abonnement mensuel. Personne ne se plaint de payer l’abonnement, les mois où l’on ne regarde pas de film, lorsque l’on regarde plusieurs fois le même film, alors qu’un disque pouvait être regardé des centaines de fois sans coûts supplémentaires, et quand on ne regardait rien, on ne payait rien.
    Et pour ce qui est du gratuit, c’est comme regarder la télé, les films ou série ne sont pas aussi qualitatives ou quantitatives que sur les plateformes payantes, mais cela ne veut absolument pas dire que ça ne convient à personne, certains y trouvent largement leurs comptes.

  35. Attention JC, un logiciel libre n’est pas forcément gratuit contrairement à ce qui est marqué dans l’article