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Problème de Back et Front Focus : test du Spyder Lens Cal Datacolor

Si vous rencontrez un manque de précision de la mise au point de votre reflex, vous êtes peut-être en présence d’un problème de back-focus ou de front-focus. L’outil de calibration Spyder Lens Cal peut vous aider à régler le problème en quelques minutes sans passer par le service après-vente.

Problème de Back et Front Focus : test du Spyder Lens Cal Datacolor

Avec l’arrivée de reflex et d’optiques de plus en plus performants, vous êtes confrontés parfois selon les couples boitier-objectif à un écart de mise au point. Cela se traduit par un manque de piqué dans les images, par le sentiment que le boîtier ne fait pas la mise au point où il faut.

Il peut se produire un décalage de mise au point pour un boitier donné avec une optique plutôt qu’une autre. Il serait bien complexe de rentrer dans le détail précis du pourquoi de la chose, mais retenez qu’avec certains objectifs il n’est pas rare de constater que l’AF qui normalement est bien calé … se décale.

En pratique, vous constatez le problème avec une optique bien particulière et pas les autres. Vous renvoyez le boîtier au SAV et il en revient sans défaut signalé, ce qui est normal car ça ne vient pas du boîtier. Vous testez l’optique sur un autre boîtier et ça marche, ce qui est normal aussi, ça ne vient pas de l’optique. C’est bien le couple boîtier-objectif qui pose problème.

Problème de Back et Front Focus : test du Spyder Lens Cal Datacolor

illustration (C) Nikon

Il existe une solution très simple à ce phénomène de décalage : il suffit de calibrer précisément l’AF du boitier pour qu’avec une optique donnée, l’électronique provoque un léger décalage de mise au point, de façon automatique, et que la mise au point soit à nouveau précise. Vous pouvez effectuer ce réglage depuis le menu du boîtier en associant à chaque optique incriminée un décalage particulier.

Pour mesurer  le décalage, plusieurs solutions existent. Certaines sont empiriques (vous testez et vous voyez …), d’autres pas suffisamment pertinentes (coller une feuille de journal au mur et faire des tests ne vous garantit rien).

Datacolor, qui ne fait pas que des sondes de calibration d’écran, propose un accessoire qui va vous simplifier la vie. Le Spyder Lens Cal est un kit de réglage fin de l’autofocus qui vous permet de calibrer vous-même en quelques minutes votre boîtier et chacun de vos objectifs. Pas de mesure aléatoire, pas de test empirique mais un processus simple et fiable.

Comment régler l’autofocus de façon précise avec le Spyder Lens Cal

Le Lens Cal se présente sous la forme d’un plateau comportant une mire de test et une réglette graduée. Livré plié, il vous suffit de déplier l’ensemble en exerçant une légère pression pour positionner la mire et la réglette. Le plateau dispose d’un pas de vis pour trépied photo vous permettant de positionner le Lens Cal à hauteur de votre boîtier. C’est un prérequis pour assurer un réglage correct.

Problème de Back et Front Focus : test du Spyder Lens Cal Datacolor

Si vous n’avez pas de trépied à disposition, posez le plateau sur une table, et utilisez le niveau intégré pour vous assurer que le Lens Cal est bien à plat.

Disposez ensuite votre boîtier sur un (autre) trépied ou sur une surface plane de façon à ce qu’il soit bien dans l’axe du Lens Cal, et à la même hauteur (utiliser un mètre ruban). La distance entre les deux est fonction de la focale à régler, de quelques dizaines de cms à quelques mètres.

Il ne vous reste plus qu’à faire quelques photos test pour vérifier s’il y a vraiment décalage de mise au point ou pas. Pour cela :

  • utilisez le mode AF ponctuel
  • réglez l’objectif sur sa plus grande ouverture (le plus petit chiffre)
  • désactivez le mode de réduction des vibrations le cas échéant
  • visez le centre de la mire proche de la réglette
  • déclenchez

Il vous suffit maintenant de vérifier quel est le repère de la réglette le plus nette. Si c’est le 0, ne touchez à rien, votre boîtier est bien réglé.

Si c’est une autre valeur, activez le réglage fin de l’AF (menu … sur les reflex Nikon) et faites varier le réglage fin. Faites quelques images tests pour vérifier quel est le réglage le plus approprié.

Pensez à bien faire varier la mise au point avant de faire la photo pour que le système se cale correctement (une trop faible amplitude pourrait provoquer un décalage non mesurable).

Si vous ne voyez pas bien sur l’écran arrière de votre reflex, agrandissez l’image sur l’écran de votre ordinateur avec tout logiciel capable de zoomer.

Problème de Back et Front Focus : test du Spyder Lens Cal Datacolor

Ici le réglage de mise au point est bon : le 0 est le repère le plus net

Notre avis sur le Spyder Lens Cal de Datacolor

Cet accessoire de calibration est un investissement intéressant si vous avez plusieurs objectifs et que vous constatez des écarts de mise au point en autofocus. En quelques minutes, sans procédure complexe, vous serez capable de régler chaque couple boîtier-objectif et de réduire les erreurs.

Le principe de calibration utilisé vous évite de bricoler, c’est rapide à mettre en oeuvre. Nous reprocherons tout au plus au Lens Cal un manque de rigidité général qui peut entraîner une imprécision de la mesure. De même nous aurions aimé disposer d’un affichage de l’échelle graduée réalisé de façon à mieux voir l’écart de mise au point, c’est trop juste depuis l’écran arrière.

Au final cet accessoire est un complément utile pour qui veut calibrer son autofocus sans devoir passer par la case SAV. Le tarif public de 59 euros vous évitera de devoir payer un passage au SAV, il reste toutefois un peu élevé au regard de la qualité générale de l’accessoire. Si toutefois vous rencontrez des problèmes plus particuliers que le simple back ou front focus (droite-gauche par exemple comme sur certains Nikon D800), nous vous conseillons de vous adresser au SAV de la marque qui dispose d’outils plus adaptés.

Vous pouvez vous procurer le Spyder Lens Cal chez Amazon.


Photoshop Elements 12 pour les photographes – le guide pratique

Nouvelle version de l’ouvrage le plus complet dédié à Photoshop Elements pour les photographes, ce guide pratique vous propose 130 ateliers pratiques. Vous apprendrez à corriger une photo mal exposée, à retirer un élément gênant du cadre, à retoucher un visage, etc.

Photoshop Elements 12 pour les photographes

A chaque nouvelle version des logiciels de traitement d’images, de nouvelles fonctions apparaissent, des modifications sont apportées aux fonctions existantes. Au final le logiciel n’est jamais tout à fait différent mais jamais tout à fait le même non plus.

C’est le cas avec Photoshop Elements qui ne cesse de s’améliorer pour devenir un des logiciels de référence avec Lightroom pour les photographes amateurs comme plus experts.

Le seul point faible de ce logiciel, comme beaucoup d’autres, c’est le mode d’emploi qui se contente de lister les fonctions et comment les mettre en œuvre. Vous ne trouverez pas pour autant des informations sur « comment faire ceci … » ou « comment faire cela …« .

L’ouvrage Photoshop Elements 12 pour les Photographes est conçu pour répondre à ce manque. Les précédentes versions de ce guide ont rencontré un vrai succès auprès de la communauté des photographes qui apprécient le logiciel Adobe (très abordable de plus) mais veulent comprendre comment traiter leurs images.

Photoshop Elements 12 pour les photographes - le guide pratique

comment retrouver le rendu JPG avec les profils d’appareils

Scott Kelby, l’auteur, est avant tout photographe et formateur. L’expérience qu »il a accumulé lui permet désormais de proposer un guide complet, pertinent, accessible à tous quel que soit votre niveau.

Qu’allez-vous trouver dans Photoshop Elements 12 pour les photographes

Ce guide est découpé en 12 chapitres qui reprennent les préoccupations essentielles que vous pouvez avoir :

  • comment gérer vos photos avec l’organiseur Adobe Bridge
  • comment traiter vos fichiers RAW
  • comment recadrer et redimensionner une photo
  • comment utiliser les modes rapide, guidé et expert de Photoshop Elements
  • comment travailler avec les calques
  • comment corriger les défauts des images numériques
  • comment faire et utiliser des sélections
  • comment retoucher un portrait
  • comment supprimer les objets indésirables d’une photo
  • comment créer des effets spéciaux
  • comment accentuer une image
  • comment obtenir des couleurs fidèles à l’impression

Inutile de dire que si vous débutez, vous avez de quoi faire ! Si vous êtes déjà utilisateur de PSE 12 ou d’une version antérieure, vous trouverez bon nombre d’informations et de conseils pour tirer le meilleur du logiciel.

Nous avons particulièrement apprécié cette remarque de l’auteur qui dit « ceci n’est pas une bible de Photoshop Elements« , et il est vrai qu’il s’agit plutôt d’une sorte de livre de cuisine que d’un catalogue (de plus) de toutes les fonctions disponibles. Très bonne idée également de mettre à disposition les photos d’origine utilisées dans l’ouvrage pour vous permettre de reproduire les ateliers du livre.

Photoshop Elements 12 pour les photographes - le guide pratique

Notre avis sur Photoshop Elements 12 pour les photographes

Voici un guide qui s’adresse avant tout à celles et ceux qui débutent en traitement d’image ou ne comprennent pas bien comment utiliser au mieux le logiciel PSE. L’ouvrage est très abordable, le vocabulaire simple et le cheminement pas à pas bien détaillé.

Pouvoir passer d’un chapitre à l’autre sans nécessairement devoir lire le livre dans l’ordre est un atout : vous irez directement à l’essentiel selon le besoin du jour.

Le tarif de l’ouvrage n’est pas dissuasif dans la mesure où il s’agit d’un vrai complément au logiciel qui vous permettra d’avancer à votre rythme pour aboutir au résultat que vous recherchez. Il ne s’agit pas de vous imposer une méthode, un traitement particulier mais bien de vous aider à donner le rendu que vous souhaitez à vos images.

Le logiciel PSE étant très complet, l’ouvrage l’est aussi. Avec près de 420 pages, vous avez de quoi découvrir bon nombre de sujets. C’est d’autant plus agréable que la maquette est très aérée, les illustrations et copies d’écran nombreuses.

Retrouvez Photoshop Elements 12 pour les Photographes chez Amazon.


Promotions Nikon : jusqu'à 100 euros sur certains reflex et compacts

Nikon annonce les promotions de Printemps ! Vous avez jusqu’au 31 mai 2014 pour bénéficier de remises allant jusqu’à 100 euros sur une sélection de reflex et compacts de la gamme Coolpix.

Promotions Nikon : jusqu'à 100 euros sur certains reflex et compacts

C’est un peu la tradition au Printemps chez Nikon que de proposer une opération Promos. Cette année, cette opération vous permet de bénéficier d’un remboursement pour l’achat de certains appareils reflex et certains compacts Coolpix.

Voici le détail de cette offre pour les reflex :

  • Nikon D3300 : 30 euros
  • Nikon D5300 : 50 euros
  • Nikon D7100 : 100 euros

Dans la gamme compacte Coolpix :

  • Nikon Coolpix S9600/S9700 : 30 euros
  • Nikon Coolpix P340/P600: 30 euros

Vous pouvez retrouver tous les détails de l’offre et le bulletin de participation sur le site www.jesuislapromotionnikon.fr

Source : Nikon


Nikon D600 : Je suis … remplacé et débarrassé des poussières !

Les nombreux problèmes de poussières relevés par les utilisateurs de Nikon D600 ont donné lieu ces dernières semaines à plusieurs communications officielles sur le site du support de la marque. Voici ce qu’il convient de faire si vous possédez un Nikon D600 sensible à la poussière de façon chronique.

Problème de poussière Nikon D600 remplacement obturateur Nikon D600

Dust-gate, problème de poussière, crise mondiale ou plus locale, quelle que soit l’expression employée on peut dire que le Nikon D600 aura marqué son époque et pas en bien. Le Nikon D610 est arrivé depuis pour répondre aux problèmes rencontrés avec le D600 et les tests que nous avons pu faire comme de nombreux confrères vont tous dans le même sens : le D610 est clean. Ouf !

Il n’en reste pas moins que tout le monde n’a pas un D610 et que les utilisateurs de D600 sont encore nombreux. Nikon a mis en place une procédure particulière pour répondre à ces utilisateurs qui constatent des problèmes de poussière sur le D600. Voici comment vous devez procéder.

Si le nettoyage via le système intégré au boîtier ou via un kit de nettoyage (voir détail de la procédure) ne vous permet pas de supprimer toutes les particules de poussière sur vos images, vous devez prendre contact avec le SAV Nikon.

Les techniciens de la marque déroulent alors une procédure de contrôle qui leur permet d’inspecter, de nettoyer et de remplacer l’obturateur et les pièces associées le cas échéant. Cette opération résout le problème la plupart du temps et vous permet d’utiliser votre boîtier sans aucun nettoyage extraordinaire par la suite.

Si toutefois vous rencontrez ou avez rencontré des problèmes de poussières malgré plusieurs nettoyages ou opérations de service de ce type, alors Nikon vous propose le remplacement de votre boîtier par un D600 neuf (ou un modèle équivalent).

Pour tout savoir de cette procédure et faire votre demande si vous pensez être concerné, suivez les indications données sur le site du support de Nikon qui reste le seul site à faire foi en la matière. Vous trouverez également sur ce site la liste des points SAV les plus proches de chez vous, habilités à prendre en charge votre boîtier.

Source : Nikon

 


Qu'est-ce que la pose longue en photographie : tentative de définition

La pose longue est une technique qui consiste à utiliser des temps de pose de plusieurs secondes ou dizaines de secondes pour donner à vos images un rendu bien particulier. Cette définition couramment rencontrée n’est peut-être pas la seule et la réalité est parfois toute autre. Voici pourquoi.

Définition de la pose longue en photographie - Photo COpyright Patrick Dagonnot http://www.chambrenoire.fr

Pose longue en photographie – Photo (C) Patrick Dagonnot

Cet article vous est proposé par Régis Falque, un de nos lecteurs qui a répondu à notre appel à publication. Retrouvez Régis Falque sur le site www.regisfalque.be ainsi que sur 500px et Facebook.

Nous avons publié un dossier Pose Longue qui vous explique comment mettre en œuvre cette technique de façon pratique. Comme toute technique générant un effet créatif bien particulier, il est également intéressant de chercher à savoir ce qu’est vraiment la pose longue, quand est-ce qu’il faut parler de pose longue (ou pas), et comment mieux la définir.

Il y a, dans le discours photographique, des questions qui reviennent. Parmi elles, en voici une : Qu’est-ce que la pose longue (entendre par là : « à partir de quel temps de pose y a-t-il “pose longue” »).

Les voix de réponses sont multiples. Le discours photo-artistique contemporain (principalement celui du net) a une certaine tendance à suivre la voie de l’empirisme. Mais celle-ci semble, à bien des égards, dérangeantes. S’il est une motivation du présent article, c’est bien celui de sortir des sentiers battus. Car il est commun de lire des répliques du type « chacun ses goûts », « on est pas tous obligés d’aimer », « moi je vois autre chose », etc.

J’entrevoie dans ces paroles un constat d’échec face à une question posée. Enfin, même si l’empirisme et le subjectif ne sont pas à rejeter, il est intéressant de confronter la question de la « pose longue » à autre chose, de sortir du champ empiriste pour étudier cette question photographique sous un autre angle.

Par le raisonnement, il s’agit de tenter de cerner la base minimale d’une photographie réalisée en « pose longue ». Je vais cependant m’appuyer sur un seul et unique postulat, inspiré de l’expérience sensible que l’on a de la photographie. La pose longue « donnerait à voir » plus que ce que l’œil humain peut cerner.

Prenons un exemple très simple : lorsque je photographie une mer agitée à l’aide d’un filtre à densité neutre, l’image qui en résulte est une mer plate, tel un banc de brume flottant au milieu des limbes. Je ne vois qu’une succession de vagues, alors que mon appareil me montre un « flux » de vague, tels ces flux de personnes, foule photographiée durant plusieurs secondes.

La pose longue joue, comme son nom l’indique, avec le temps. Certes, la photographie, c’est une habile adéquation entre espace, temps et technique. Mais il semblerait que le modus operandi de cette pose longue soit le temps, de manière plus spécifique qu’ailleurs. La pose longue « donne à voir » un moment s’inscrivant dans une durée, et son résultat « condensé » en une seule image.

Qu’est-ce que la perception du temps ?

Nous possédons des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, un nez pour sentir, des récepteurs pour goûter et des nerfs pour le toucher. Ces cinq sens sont constitués de récepteurs sensoriels, interface indispensable entre le « monde extérieur » et notre corps.

Commençons par aborder le temps sous cet angle. Active-t-il nos récepteurs sensoriels ? D’un point de vue physiologique, la réponse est non. Si l’on ne peut voir le temps, on peut par contre le percevoir. La perception se définit comme une « idée, compréhension plus ou moins nette de quelque chose ». Cette perception du temps repose traditionnellement autour de trois concepts :

  • la perception des durées,
  • la perception et la production de rythmes,
  • la perception de l’ordre temporel et de la simultanéité.

Notre perception du temps est fondamentalement liée à l’espace (on parlera également d’espace-temps). Nous repérons des événements physiques qui, par leur nature, nous indiquent que le temps s’écoule (les aiguille d’une montre qui avancent, une cascade qui coule, etc.), s’écoulera (un objet en train de tomber et dont le sort inévitable est de finir brisé dans un futur plus ou moins proche) ou s’est écoulé (retrouvailles entre amis de longue date devenus vieux, visite de monuments historiques).

On ne peut « vivre une durée », on ne peut que vivre une succession de présents. Par contre, on peut avoir conscience et percevoir la durée, en assemblant mentalement la somme des présents vécus et logés dans notre mémoire. L’idée d’immédiateté, inhérente à la perception de ce qui est (le présent), rend impossible la vision directe d’un moment s’inscrivant dans la durée. N’existe-t-il pas pour autant un moyen de voir la durée, l’englober d’un simple regard ?

La pose longue en photographie

Le temps ne peut être vu en raison de l’absence de récepteurs sensoriels prévus à cet effet. Par contre il peut être perçu. Distinguons maintenant deux « dimensions » : l’échelle atomique et l’échelle humaine. Si l’on s’en tient à la première, il y a dans une fraction de seconde une succession de présents, de moments t1, t2, t3, etc. On dira d’ailleurs que dans une seconde, il y a une infinité de moments.

Mais à l’échelle humaine, la notion de présent, le ressenti qu’on a du temps qui passe, peut se mesurer. En effet, « toute l’information traitée par le système nerveux à l’intérieur d’une période de 20ms environ est intégrée en un seul échantillon. ». Durant ce laps de temps de 20 ms se déroule toute une série de modifications spatiales de corps physiques en mouvement (et une série d’informations que le système nerveux traite).

À l’échelle humaine, le moment perceptuel est par contre le plus petit instant « conscientisable » et surtout notre sensation d’être là, ici et maintenant. Vous suivez toujours ?

La pose longue comme dépassement du moment perceptuel

Considérons notre perception, toujours à l’échelle humaine. Peut-on voir un moment dont la durée est supérieure à 20 ms ? D’un point de vue physiologique, la réponse est non. Ainsi donc, il existerait une unité de temps physiologique, une base de temps insécable à partir de laquelle se construiraient toutes nos évaluations de durées. Le mouvement d’un corps physique d’une durée de 40 millisecondes serait l’addition de deux échantillons distincts (chacun de 20 ms).

Le cerveau reconstruit une logique entre les deux événements, et nous donne une impression de continuité, mais d’un point de vue temporel le corps humain perçoit un temps t1, puis un temps t2 de manière distincte. Quel procédé permettrait de voir, d’un simple « coup d’oeil », en « une fois », sans devoir additionner mentalement un temps t1, t2; t3,… un moment s’inscrivant dans la durée ? Et si la réponse se trouvait dans la photographie ?

Puisque notre perception du temps est irréductible à 20 ms, toutes images donnant à voir un moment d’une durée supérieure à ce laps de temps montrerait ce que le corps humain ne peut voir : à savoir un moment s’inscrivant dans une durée.

La pose longue pourrait donc être définie comme un processus permettant de capturer plusieurs moments perceptuels, soit une pose d’une durée supérieure à 20 millisecondes… ou 1/50e de seconde.

QUESTION : et pour vous, qu’est-ce que la pose longue en photographie ? Laissez un commentaire et lançons le débat !


10 presets gratuits pour Lightroom 5 et un tutoriel pour les utiliser

Nous vous proposons de télécharger gratuitement 10 presets pour Lightroom 5 – noir et blanc et couleur – et de suivre un tutoriel vidéo pour savoir comment les installer et les utiliser.

Lightroom 5 vous permet de développer vos fichiers RAW pour leur donner le rendu que vous souhaitez. Mais quand on débute avec Lightroom, on est parfois un peu perdu face aux nombreuses possibilités offertes par le logiciel. Nous vous proposons de voir comment Lightroom vous permet de vous faciliter la vie grâce aux presets.

Un preset Lightroom est un modèle de traitement d’image qui vous permet d’appliquer un rendu particulier à une image ou une série d’images en un clic. Un preset contient l’ensemble des informations de traitement (ajustements divers, rendu colorimétrique), il est géré par Lightroom dans le catalogue.

Un preset a deux utilisations principales : il vous permet de découvrir des rendus faits par d’autres utilisateurs, facilement, et il vous permet de mémoriser un rendu que vous avez fait pour le reproduire aisément par la suite sur vos photos qui s’y prêtent.

Qu’allez-vous apprendre dans le tutoriel Lightroom Presets ?

Dans le tutoriel vidéo qui accompagne ces 10 presets gratuits, le formateur vous montre comment gérer et utiliser des presets et en particulier :

  • comment installer un preset Lightroom 5
  • comment voir les presets installés
  • comment faire une copie virtuelle d’un preset Lightroom
  • comment appliquer un preset Lightroom
  • comment utiliser le mode comparaison avant-après
  • comment modifier un preset Lightroom 5
  • comment comparer les effets de différents presets

Pour suivre le tutoriel, cliquez sur la flèche du lecteur ci-dessous. Il est possible qu’il vous faille attendre quelques secondes ou dizaines de secondes (selon votre connexion) pour que la vidéo se lance. Patientez pendant que le trait blanc tourne … Ensuite vous pouvez l’agrandir en plein écran pour profiter au mieux des explications et visualiser l’écran du formateur.

Pour télécharger le ficher archive contenant les 10 presets, il vous suffit de vous connecter sur tuto.com à l’aide de votre identifiant (compte gratuit si vous n’en possédez pas encore un) et de télécharger l’archive en suivant le lien ‘fichiers source’.

Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que nous avons sélectionné pour la qualité de ses publications. Comme pour les autres tutoriels gratuits, vous pouvez lire la vidéo à l’aide de l’écran ci-dessus. De même il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.

En complément, tuto.com vous propose des formations vidéos de plus longue durée, accessibles après achat de crédits que vous pouvez utiliser comme bon vous semble.

Suivez le lien pour créer un compte gratuit et accéder aux tutoriels vidéos gratuits sur Photoshop, Lightroom, Capture NX2 et autres logiciels. Une fois le compte créé, vous trouverez tous les tutos gratuits sur le site, l’achat de crédits en option permet d’accéder aux formations de plus longue durée. Ce n’est pas une obligation.

QUESTION : Vous avez un problème lié à l’utilisation des presets Lightroom ? Laissez un commentaire pour que l’on puisse vous aider !


Test sonde Datacolor Spyder 4 : calibrez tous vos écrans de travail et de projection

Nous avons testé la sonde de calibration Datacolor Spyder 4 Elite qui vous permet de calibrer tous vos écrans (ordinateur, portable, tablettes iPad/Android, vidéoprojecteur). Cette sonde constitue une solution d’étalonnage complète et accessible à tous les photographes, vidéastes et graphistes qui souhaitent travailler avec une reproduction de couleurs la plus fidèle possible.

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Pourquoi calibrer votre écran ?

Calibrer votre écran vous permet de disposer d’un affichage des couleurs le plus fidèle possible par rapport aux couleurs originales de votre image. Si vous avez déjà tenté de projeter vos photos ou vidéos sur un téléviseur ou via un vidéoprojecteur et que vous avez obtenu un résultat différent de ce que vous aviez sur votre écran d’ordinateur, vous avez fait face à un problème de calibration.

Si vous constatez un écart entre l’affichage sur votre écran d’ordinateur et vos tirages papiers ou vos impressions jet d’encre, il est pratiquement certain que vous avez un souci d’étalonnage.

Nous avons listé toutes les raisons pour lesquelles il vous faut calibrer votre écran dans notre tutoriel Calibration. Vous y comprendrez l’intérêt d’utiliser une sonde de calibration.

Présentation de la sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

la sonde Spyder 4 avec son support trépied et le contrepoids de positionnement sur l’écran

Datacolor est un fabricant spécialisé dans la conception de sondes de calibration pour différents écrans. La marque a construit sa réputation grâce à un savoir-faire reconnu par les professionnels de la photographie, de la vidéo et propose des sondes mais aussi plusieurs autres accessoires de calibration dont le Datacolor LensCal qui vous permet de régler les problèmes de back et front focus de vos optiques.

Dans la gamme de sondes de calibration Datacolor actuelle, il existe trois modèles regroupés sous l’appellation Spyder 4.

  • Spyder 4 Express, la plus simple pour calibrer un seul écran d’ordinateur (sans capteur de lumière ambiante ni trépied support)
  • Spyder 4 Pro, pour étalonner plusieurs écrans
  • Spyder 4 Elite, la solution la plus complète pour étalonner tous vos écrans photo/vidéo dont les vidéoprojecteurs

Nous avons testé cette dernière solution qui comprend :

  • un colorimètre Spyder 4 (la sonde) à connecter au système à étalonner via un port USB
  • un support de bureau pour poser la sonde
  • un logiciel de calibration compatible PC et Mac

La sonde Spyder 4 Elite est compatible avec tous vos écrans : ordinateur portable, moniteurs multiples, vidéoprojecteur, iPad, iPhone ou tablette et téléphone Android (via les applications SpyderGallery pour iOS et Android). Cette sonde adresse diverses technologies d’affichage : LCD, LED, OLED, CRT, DLP, etc.

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Nous avons testé la version Spyder 4 Elite (190 euros) qui permet de calibrer tous les écrans sur lesquels vous pouvez être amené à afficher vos photos, elle est un peu plus onéreuse que la version Pro mais bien plus universelle et évolutive en fonction de vos besoins. Elle permet la calibration des vidéoprojecteurs et la calibration du rendu en photo comme en vidéo.

Si vous n’utilisez que des écrans d’ordinateur ou des tablettes et pas de vidéoprojecteur, vous pouvez vous contenter de la version Spyder 4 Pro (140 euros) qui reprend la même sonde. La version Spyder 4 Express ne permet d’étalonner qu’un seul écran, elle est plus limitée car vous ne pouvez calibrer qu’un seul de vos ordinateurs si vous en avez deux par exemple (un ordinateur de bureau et un portable) et ne permet pas l’ajustement à la lumière ambiante.

Le kit Spyder 4 Elite est livré dans un coffret qui comprend l’ensemble des éléments cités ci-dessus. La sonde par elle-même sait se faire discrète une fois posée sur votre bureau. Cette version Elite dispose comme la version Pro d’une détection de l’éclairage ambiant qui adapte en temps réel l’affichage de votre écran aux conditions lumineuses de la pièce.

Seul bémol avec cette version Elite et la version Pro, il vous faut laisser la sonde connectée pour bénéficier de la mesure de la lumière ambiante, ce qui occupe un port USB en permanence et demande un peu plus de place dans la sacoche d’un portable pour emporter la sonde avec vous le cas échéant.

Si vous souhaitez calibrer un autre écran, il vous suffit de déconnecter la sonde, de l’installer sur le système en question et de lancer la procédure de calibration. Nous vous conseillons de laisser la sonde connectée à demeure sur l’ordinateur que vous utilisez pour traiter vos images, vous aurez ainsi la garantie que l’affichage est le plus fidèle possible.

Comment calibrer votre écran

Installez le logiciel livré et lancez la toute première calibration en fin d’installation.

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

L’assistant se charge de tout. Il vous pose quelques questions sur votre configuration, vous demande de régler luminosité, contraste et température de couleur de l’écran sur les valeurs conseillées et de positionner ensuite la sonde sur l’écran en la laissant reposer sur le bord de ce dernier. C’est assez bien fait et les instructions sont très faciles à suivre. Toutefois si vous séchez face aux différents termes techniques employés, il vous faudra rechercher les informations relatives à votre écran, par exemple le type de rétroéclairage.

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Votre écran doit vous permettre un minimum de réglages, ce qui est le cas de la plupart des moniteurs d’ordinateurs. Le logiciel fait la différence entre les écrans des machines sous Windows et les systèmes Mac dont les affichages diffèrent notablement (Gamma particulièrement).

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

La première calibration complète prend quelques minutes et se passe de façon totalement automatique. Vous verrez se succéder à l’écran différents motifs colorés utilisés par la sonde pour caler l’affichage et construire le profil ICC de votre système.

Une fois la calibration terminée, le logiciel installe ce profil ICC sur votre ordinateur, le met en service et vous propose de voir la différence : avant-après. C’est là que vous réaliserez qu’il était nécessaire de calibrer ! Sur notre écran pourtant déjà étalonné avec une (vieille) sonde Spyder 2, la différence est sensible. La dominante jaune est fortement atténuée et le rendu de l’image diffère sensiblement.

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Utilitaires logiciels

La sonde Spyder 4 Elite est livrée avec plusieurs utilitaires logiciels qui vont vous permettre de caractériser vos écrans sur bien des points :

  • une console expert si vous préférez régler chaque paramètre par vous-même au lieu d’utiliser l’assistant
  • un contrôle de luminance des noirs et des blancs personnalisé
  • la possibilité d’éditer la courbe Gamma
  • la possibilité d’importer une courbe
  • la possibilité de caractériser votre écran pour connaître par exemple les différences de luminosité en tous points de sa surface (vous allez voir que la plupart des écrans sont plus ‘sombres’ dans les coins)
  • la possibilité d’utiliser plusieurs profils écrans selon vos besoins et types de travaux

Test sonde Datacolor Spyder 4 Elite

Mesure de l’uniformité de la luminosité de l’écran

Notre avis sur la sonde Spyder 4 Elite et la calibration d’un écran d’ordinateur

L’ensemble sonde et logiciel Syder 4 Elite est un accessoire indispensable si vous voulez avoir le meilleur rendu possible sur vos écrans. Ceci vous permet non seulement d’apprécier au mieux vos images mais aussi de pouvoir les traiter dans les meilleures conditions pour obtenir un rendu fidèle à l’impression ou au tirage. En effet si l’affichage à l’écran n’est pas le bon alors le tirage ou l’impression seront forcément infidèles aussi.

Le logiciel Datacolor est simple à installer et à lancer, l’assistant gère pour vous les différents réglages et vous n’avez qu’à positionner la sonde sur le bord de l’écran pour vous en sortir. La version Elite testée a notre préférence pour sa capacité à calibrer tous vos écrans et à synchroniser les affichages de vos différents moniteurs si c’est le cas. Elle vous permet également de projeter vos photos sur un téléviseur ou via un vidéoprojecteur avec le bon rendu colorimétrique.

La version Pro est un peu moins onéreuse et vous suffira si vous n’avez pas de besoins multiples ou plusieurs écrans à calibrer.

La version Express est un peu limitée par contre puisqu’elle n’autorise qu’un seul écran.

Vous pouvez vous procurer les sondes Datacolor Spyder 4 chez Amazon et Miss Numerique ou directement sur le site de Datacolor.


3 méthodes simples pour porter votre appareil photo sans vous casser le dos !

Vous utilisez un reflex avec un zoom ou une optique pro ? Vous avez un boîtier hybride et un zoom ? Vous aimeriez pouvoir porter votre appareil pendant plusieurs heures sans prendre rendez-vous chez l’osthéo en rentrant ? Voici 3 méthodes simples pour porter votre matériel photo pendant de longues heures sans en souffrir.

Comment porter son matériel photo autour du cou

La plupart des reflexs restent encombrants quand ils sont utilisés avec un zoom ou une focale fixe pro. Et pourtant il s’agit de votre boîtier unique bien souvent, celui que vous avez avec vous la plupart du temps.

Si vous êtes utilisateur d’un hybride, vous gagnez en encombrement sans que ces boîtiers ne soient aussi légers que des compacts pour autant. Et ne parlons pas des amateurs de boîtiers moyen-format et des fanas de longues focales qui doivent supporter une charge non négligeable lorsqu’ils sont de sortie avec leur matériel !

Les marques rivalisent pourtant d’imagination pour proposer des modèles plus légers et moins encombrants (Nikon Df ou Fuji XE-1 par exemple) mais il n’en reste pas moins que vous devez porter autour du cou un ensemble toujours trop lourd.

J’ai listé ici trois méthodes pour transporter plus facilement votre matériel sans dépenser trop. De quoi profiter de vos sorties photo sans passer par la case médecin !

1. Remplacez la courroie de cou d’origine par une courroie ergonomique

courroie Optech pour appareil photo

Les courroies livrées avec les appareils photo mettent très bien le nom de la marque en avant mais elles ne sont pas conçues pour protéger vos cervicales. Elles sont trop étroites, peu épaisses et fabriquées dans un matériaux de piètre qualité qui ne compense pas le poids du matériel.

Optez plutôt pour une courroie conçue spécialement pour vous apporter confort et de facilité. Vous pouvez trouver chez les distributeurs des modèles larges aux formes ergonomiques, réalisées en néoprène qui se déforme légèrement pour absorber le poids du matériel.

De plus ces courroies sont anti-dérapantes, elles comportent généralement des petits picots côté cou pour ne pas glisser quand vous vous déplacez. La marque la plus connue est Optech mais d’autres fabricants proposent des produits intéressants également comme Kata ou Trekking. Vous pouvez trouver des courroies ergonomiques chez Miss Numerique par exemple.

2. Utilisez une courroie d’épaule pour porter en bandoulière

courroie black rapid

Vous portez souvent votre matériel autour du cou, mais sachez que ce n’est pas nécessairement la façon de faire la plus respectueuse pour votre dos. En effet le poids vous fait pencher en avant, le cou absorbe tout et de plus vous avez l’air d’un touriste au premier regard avec les conséquences qui en découlent sur la discrétion.

Pour pallier à ces inconvénients, vous pouvez utiliser une courroie d’épaule qui vous permet de porter votre boîtier en bandoulière. Le poids est déplacé sur les épaules, le cou et les cervicales ne souffrent plus.

Les courroies les mieux conçues sont faites de telle façon que vous ne risquez pas de laisser échapper l’appareil (ce qui est fréquent avec les bandoulières). Elles se passent autour du cou mais reposent sur une épaule : vous portez en bandoulière mais vous photographiez comme avec une courroie de cou. Sympa non ?

La marque la plus connue en la matière est Black Rapid mais Carry Speed, Custom SLR ou Joby proposent des références intéressantes également.

3. Portez un sac photo à la ceinture

Sac photo ceinture Crumpler Hipster 600

Vous n’êtes pas fan des courroies ? Vous préférez la jouer discret et protéger votre matériel ? Optez pour un petit sac photo conçu pour se mettre à la ceinture, un peu à la façon des bananes d’autre fois. Il vous faudra par contre adapter votre équipement : pas question de loger un D4s et un 70-200 dans un tel sac mais un D610 ou un Df et une focale fixe, ça passe très bien et ça reste discret.

Tous les fabricants de sacs photo disposent de tels modèles dans leurs gammes, vous avez le choix entre Manfrotto, Kata, Lowepro et tous les autres.

QUESTION : quelle est la solution que vous préférez pour porter votre boîtier quand il n’est pas dans votre sac photo ?


Test Nikon Df : 15 jours avec le reflex Vintage Nikon

Passer deux semaines sur le terrain avec un boîtier au look vintage, pour vous proposer ce test Nikon Df, c’est découvrir ce reflex plein format inédit qui complète la gamme Nikon avec son capteur de Nikon D4, son look Vintage et son caractère résolument orienté Photographie.

Je l’ai utilisé dans différentes situations pour vous livrer mes impressions au-delà des murs de briques et des bancs techniques.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon

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Test Nikon Df : présentation

Le Nikon Df est un reflex plein format dont le gabarit est proche du Nikon D610 mais qui a la particularité d’être équipé du capteur et du traitement d’image du Nikon D4. Autant dire que le cœur du Df est tout ce qu’il y a de plus pro et éprouvé puisque le Nikon D4 fait partie des références en matière de boîtiers pros.

Pour ce qui est du boîtier, même constat : la référence D610 laisse présager d’un ensemble cohérent et efficace même si certains composants ne sont pas au niveau des reflex pros de la marque, le module AF 39 points en particulier.

Sur le plan du look, c’est affaire de goût. Le Df reprend les lignes du célèbre Nikon FA (1983) avec ses couronnes supérieures, sa molette frontale entièrement apparente et son déclencheur avec pas de vis pour accessoires.

Face avant - Des photos du Nikon Df

Test Nikon Df : le boîtier et son objectif Nikon AFS 50 mm f/1.8

Si la face avant du boîtier est très clairement Vintage, il n’en est pas de même de la face arrière proche de ce que l’on connaît des reflex ‘modernes’. Les amateurs de Vintage purs et durs (j’en suis aussi) reprocheront à Nikon de ne pas avoir poussé l’exercice jusqu’au bout sur le plan du design. Le fait de piocher dans la banque d’organes maison est une des raisons probables de ce choix.

Le Nikon Df est estampillé ‘Pure Photography‘ par la marque : en clair et en français cela veut dire qu’il ne dispose pas d’un module d’enregistrement vidéo ni des fonctionnalités modernes comme le Wifi ou la géolocalisation des images. J’ai interrogé Nikon sur ce point et une des raisons pour ne pas avoir inclus la vidéo, hors choix marketing, est que ce module nécessite des composants additionnels qui prennent de la place (le Df se veut compact et léger) et impliquent un tarif de vente plus élevé (les composants dédiés pour l’enregistrement vidéo sont des additions à l’électronique embarquée).

Si l’on peut comprendre ce choix sur le plan technique, j’ai plus de mal à l’admettre sur le plan du positionnement général du boîtier. En effet le Df est vendu à un tarif sensiblement identique au Nikon D800 qui inclut la vidéo, et nombreux sont les amateurs de photographie qui apprécient de pouvoir de temps à autre tourner quelques séquences.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 6.400 ISO

Il en est de même pour ce qui est de l’utilisation du module AF 39 points issu du D610, un choix qui s’explique difficilement sur le plan pratique tant ce module, efficace par ailleurs, est limité par rapport au module 51 points équipant par exemple un plus modeste Nikon D7100.

Le Nikon Df est livré en kit avec un objectif Nikkor 50 mm f/1.8 AF-S dont le look colle parfaitement à celui du boîtier. On lui reprochera par contre un encombrement bien conséquent pour un simple 50 mm ouvrant à f/1.8, d’autant plus que les 50 mm de la grande époque étaient déjà performants et bien moins volumineux. Par ailleurs vous êtes nombreux à déjà posséder un 50 mm, imposer le choix du kit ne fait que rajouter une contrainte tarifaire à un boîtier qui est déjà assez mal placé sur ce plan.

Ergonomie et accès aux fonctions principales

Le Nikon Df surprend à la première prise en main. Le boîtier est en effet beaucoup plus léger que son apparence ne laisse paraître. Le gabarit est très proche d’un Nikon D610 (et pour cause), le poids également. Il vous faudra vous habituer aux différentes couronnes et molettes, avec leur verrouillage de sécurité, qui si elles reprennent bien l’esprit des boîtiers argentiques ne s’avèrent pas nécessairement ergonomiques.

En mode S par exemple, changer la vitesse impose de tourner la couronne supérieure droite, une manipulation peu aisée quand on a l’œil au viseur. De même changer le mode de prise de vue pour passer de S à A est difficilement réalisable sans baisser le boîtier et lever la petite molette de réglage.

La double couronne supérieure gauche vous permet de changer la sensibilité et de jouer sur la correction d’exposition. Elle reprend le verrouillage qui impose de voir ce que l’on fait pour ne pas se tromper. Si l’on ne change pas la sensibilité à chaque photo, il n’en est pas de même avec la correction d’exposition. A l’usage c’est assez peu agréable à utiliser.

Le dos du boîtier reprend les touches et contrôles que l’on connait sur les reflex Nikon : les nikonistes apprécieront, les autres s’y feront. Les menus du boîtier sont conformes à ce que vous connaissez de la gamme reflex Nikon, c’est excessivement complet mais il est temps que Nikon se penche sérieusement sur l’arrangement des menus car on finit par s’y perdre très vite vu le nombre de fonctions disponibles. L’interface mérite vraiment d’être revue (c’est aussi vrai pour les autres Nikon).

Rien à dire en revanche sur l’écran arrière grand et très bien défini, parfaitement visible en pleine journée ensoleillée. Il n’est certes pas tactile mais tant que les menus ne sont pas revus, il y a peu à gagner à contrôler le boîtier au doigt. Le viseur est un modèle du genre, généreux, avec un dégagement qui ne vous privera pas de vos lunettes préférées, la couverture 100% vous permettra de soigner vos cadrages. Le paramétrage via les menus permet de disposer des informations nécessaires et suffisantes dans ce viseur qui peut également afficher les lignes de tiers, le point AF et s’éclairer en fonction des réglages que vous aurez faits.

L’emplacement batterie et carte mémoire se trouve sous le boîtier, la trappe disposant d’un système de verrouillage dans l’esprit des Nikon F avec un levier à dégager et tourner (les amateurs apprécieront). Si la manipulation ne pose aucun problème en elle-même, il n’en sera pas de même si vous utilisez un trépied, l’accès à cette trappe est alors condamné, prévoyez de la place sur votre carte mémoire si vous fixez l’appareil sur trépied et que vous ne souhaitez plus le démonter pendant la séance.

Gabarit et prise en main

Autant le dire tout de suite, si le Df dispose bien du capteur du D4, il n’en reprend ni le poids ni la taille. Le Df est léger et s’avère plus compact que le Nikon D700 par exemple.

L’absence de flash intégré permet au Df de disposer d’un prisme assez petit tout en proposant une griffe porte-accessoires pour les amateurs de flashs Cobra. La poignée droite offre une prise en main confortable, elle s’avère un peu juste si vous avez des grosses mains d’autant plus que la hauteur du boîtier est réduite toujours par rapport au D700 par exemple.

Le Df dispose d’un écran de contrôle supérieur fidèle, selon Nikon, à l’esprit Vintage. En clair il est minuscule et très peu lisible en pleine journée (l’esprit Vintage quoi !).

Cet écran s’avère relativement inutile en pratique, vous aurez plus facilement recours à l’affichage des informations sur l’écran arrière. Vous y perdrez l’esprit Vintage mais vous y gagnerez en efficacité et en lisibilité.

Le Nikon Df à l’usage

Le Nikon DF est un boîtier qu’il vous faut apprécier à sa juste valeur. Il demande à être découvert, compris et utilisé à bon escient et diffère en cela des autres modèles de la marque plus généralistes et accessibles. Avec le Df vous disposez d’un boîtier pour vos longues balades en extérieur, pour vos portraits posés, pour vos photos de paysages. L’ensemble capteur-processeur d’image est excessivement performant et je n’ai rien trouvé à redire sur la qualité des images que ce soit en basse sensibilité en pleine journée comme en plus haute sensibilité en soirée.

Les JPG bruts de capteur sont exempts de tout bruit numérique jusqu’à 3.200 ISO, très bons à 6.400 et largement utilisables à 12.800 ISO (voir comparatif Nikon Df – D4 – D800). Au-delà je vous conseille d’utiliser le format RAW et de traiter vos fichiers, moyennant quoi vous obtiendrez des résultats plus qu’honorables à 25.600 ISO. Oubliez bien évidemment les sensibilités extrêmes (102.400 et 204.800 ISO).

Le Nikon Df est fait pour le reportage et le paysage, il n’est clairement pas dédié à l’action, au sport et à toutes les situations dans lesquelles vos sujets bougent de façon imprévisible. Son module AF à 39 points est bien trop limité, non pas par sa réactivité et sa précision, excellentes, mais par sa capacité à suivre le sujet sur les bords du cadre. La répartition des 39 collimateurs est en effet telle qu’ils occupent le centre du cadre et ne vous permettent pas de caler le point sur les lignes des tiers et les points forts de l’image par exemple.

Sur le plan pratique, je n’ai pas grand-chose à reprocher au boîtier qui fonctionne « comme un Nikon » : une fois vos réglages faits, vous pouvez vous concentrer sur la prise de vue, vous disposez de toutes les infos nécessaires et suffisantes dans le viseur et d’une qualité d’image qui ne laisse planer aucun doute. Seul l’accès à certains réglages en cours de prise de vue s’avère pénalisant puisqu’il convient de baisser le boîtier, changer le réglage et reprendre le cours de la prise de vue. Un peu déconcertant au début, même si l’on finit par s’y habituer.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 12.800 ISO

Notons toutefois quelques incohérences au niveau des menus et de l’écran arrière qui, pour un boitier dédié photo, a un peu trop tendance à s’allumer quand on ne lui demande rien. Et passer toutes les entrées des menus en revue pour trouver celle qui pourrait couper l’affichage des infos et qui au final n’existe pas est assez navrant. Il est probable que les mises à jour du firmware inévitables corrigent quelques-unes de ces anomalies si les premiers utilisateurs les remontent à la marque.

Quelques mots sur le Nikkor 50 mm f/1.8 AF-S livré avec le Df pour dire qu’il est conforme à ce que l’on connait des 50 mm Nikon : un beau piqué, une bonne rapidité AF et une taille conséquente. Je regrette toutefois que Nikon n’ait pas fait l’effort d’ajouter une bague de diaphragme pour coller à l’esprit Pure Photography, tant qu’à faire de proposer une optique dédiée.

Si vous n’aviez pas encore de 50 mm vous en aurez un et si vous en avez déjà un … vous en aurez deux ! (lire : Mr. Nikon, si vous proposiez le Df boîtier nu en retirant le tarif du 50 mm ce serait une belle idée non ?).

Mon avis sur le Nikon Df

Donner un avis sur le Nikon Df n’est pas chose aisée tant le positionnement de ce boîtier est exclusif dans l’univers Nikon. Si l’on considère le seul aspect Photographie, alors ce boîtier est un excellent reflex dont la qualité d’image n’est pas à remettre en cause. Il assure dans les basses lumières comme dans la gestion des forts contrastes, la définition de 16Mp évite les flous de bougé fréquents des capteurs plus riches en pixels et les fonctions et contrôles sont suffisamment complets pour satisfaire le plus grand nombre.

Test Nikon Df : 15 jours sur le terrain avec le reflex Vintage Nikon !

Test Nikon Df à 6.400 ISO

Le Nikon Df est proposé à un tarif public qui fait de lui un objet de luxe face à une concurrence (Fujifilm avec le récent Fuji XT-1 par exemple) qui fait sensiblement aussi bien pour moitié moins cher. Il vous faudra donc considérer d’autres critères au moment du choix comme vos besoins photo précis, votre parc optique ou l’attachement à la marque. Moyennant quoi vous ne serez pas déçu.

Si le côté exclusif du Df vous inquiète, essayez-le avant de casser votre tirelire, ne serait-ce que pour la prise en main et l’accès aux fonctions. Dans le doute vous pouvez vous rabattre sur le D610 beaucoup plus polyvalent, disposant d’une fiche technique proche (hors capteur) mais bien plus polyvalent et beaucoup moins onéreux.

Test Nikon Df : à qui s’adresse ce reflex Nikon ?

Usages familiaux grand public, profil amateur

Le Nikon Df est un boîtier qui demande une bonne connaissance des bases de la photographie pour être exploité au mieux. Il ne dispose d’aucun des modes scènes qui peuvent séduire les amateurs et s’avère exclusif dans son usage. Si vous êtes dans ce cas mais que le plein format vous fait de l’œil, optez plutôt pour le Nikon D610.

Usages avancés, profil expert

Vous cherchez la meilleure qualité d’image dans un boîtier léger et vous êtes amateur de reportage, de photo de rue, de paysages, de portraits posés, de toutes les situations dans lesquelles votre sujet bouge de façon prévisible ? Le Nikon Df répondra présent avec les limites de l’AF 39 points. Si le tarif n’est pas déterminant pour vous alors le Df est un bon choix.

Usages avancés, profil professionnel

Si vous êtes professionnel et que vous utilisez couramment un Nikon D3, D4 ou D800 alors prenez le temps de la réflexion avant de choisir le Df. Vous gagnerez en poids tout en gardant la qualité d’image de votre D4, c’est un atout. Vous perdrez en capacité, en rapidité d’action, en vidéo et en ergonomie générale par rapport à un D610 qui peut s’avérer une alternative crédible ou à un D800 qui en propose bien plus pour le même prix.

Vous avez des questions complémentaires ou des retours d’expérience à faire ? Les commentaires sont faits pour ça.

En savoir plus sur ce reflex sur le site Nikon.

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Mise à jour firmware pour le Nikon D4 : versions A 1.10 et B 1.10 disponibles

Nikon a récemment mis à jour le firmware des Nikon D4 qui passe donc en version A 1.10 et B 1.10. Au programme, des améliorations diverses et le support des cartes CF de plus de 128Go.

Nikon D4

Le Nikon D4 a beau avoir été remplacé tout récemment par le nouveau Nikon D4s, il n’en reste pas moins un boîtier encore très largement utilisé par de nombreux professionnels et amateurs. Nikon tient compte des retours faits par ces utilisateurs et continue de mettre à jour les firmwares pour proposer corrections des dysfonctionnements et nouvelles fonctionnalités.

Les nouveautés de cette mise à jour firmware 1.10 pour le Nikon D4

  • ajout du réglage personnalisé f17 Assign Remote Fn Button (Régler la commande Fn distante)
  • prise en charge des cartes mémoire CompactFlash d’une capacité supérieure à 128 Go

Les améliorations de cette mise à jour firmware 1.10 pour le Nikon D4

Lorsque l’option AF-ON seulement était activée pour le réglage personnalisé a4 (Activation AF) et que le bouton AF-ON était enfoncé pour activer l’autofocus pour les prises de vue avec viseur, la mise au point restait mémorisée même après que l’utilisateur retirait son doigt du bouton. Le déclenchement pouvait avoir lieu à tout moment.

Les spécifications ont été modifiées afin que le déclenchement ne puisse pas avoir lieu dans les conditions suivantes si l’appareil photo n’effectue pas la mise au point :

  • le mode autofocus est défini sur AF-S (AF ponctuel)
  • le mode de zones AF est défini sur AF point sélectif
  • le réglage personnalisé a2 (Priorité mode AF-S) est défini sur Mise au point

Par ailleurs, lorsqu’une carte mémoire XQD et certains types de carte mémoire CompactFlash étaient insérés simultanément dans l’appareil photo, le message « Err » s’affichait sur l’écran de contrôle supérieur. Ce problème est réglé.

Télécharger la mise à jour firmware pour le Nikon D4

Source : support Nikon


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