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Modes P, S, A, M : quel mode de prise de vue choisir sur Nikon

C’est l’une des premières questions que se pose tout photographe qui vient de sortir du mode Auto : faut-il passer en A, en M, ou en S ? Et qu’est-ce que le mode P a de différent de l’automatique ? Ces quatre lettres sur votre molette de sélection ne sont pas une hiérarchie de compétence. Ce sont quatre outils, chacun utile dans une situation précise. Voici comment les distinguer et lesquels utiliser selon votre pratique.

Résumé rapide

Mode Vous choisissez Le boîtier choisit Usage typique
P Rien (décalage possible) Ouverture + vitesse Reportage, polyvalence
A Ouverture Vitesse Portrait, paysage, créativité
S Vitesse Ouverture Sport, action, faune
M Tout Rien Studio, astro, contrôle total
Situation Mode conseillé Pourquoi
Portrait en extérieur A, grande ouverture Flou d’arrière-plan, sujet isolé
Paysage A, ouverture fermée Netteté du premier plan à l’arrière-plan
Oiseaux en vol, sport S ou A + ISO auto avec vitesse mini Figer le mouvement sans perdre l’exposition
Feu d’artifice, pose longue M, trépied Contrôle total, lumière variable et imprévisible
Astrophotographie M Lumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autre
Reportage, mariage P ou A + ISO auto Réactivité, peu de temps pour régler
Vidéo M (souvent imposé) La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Les questions qui reviennent le plus souvent chez les photographes débutants concernent le choix du mode de prise de vue. Que vous veniez du compact, du bridge ou du smartphone, vous êtes désemparé face à la complexité apparente d’un hybride ou d’un reflex.

Voici l’essentiel de ce qu’il faut retenir au sujet des modes de prise de vue.

Le mode de prise de vue Auto est votre ami (si, si !)

Si vous êtes perdu(e) face aux différents modes de prise de vue de votre appareil photo flambant neuf, rabattez vous sur le mode automatique !

Ce conseil peut paraître surprenant quand on pense apprentissage de la photographie, c’est pourtant une des meilleures façons de débuter. Ne pensez pas aux réglages, faites des photos.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II
Couronne ou pas, c’est selon le boîtier !

Une fois que vous aurez votre appareil en mains, que vous saurez quelles photos vous êtes capable d’obtenir avec (ou pas), que vous serez à l’aise avec le maniement des fonctions essentielles (voir Les bases de la photo), vous pourrez avancer d’un cran dans votre apprentissage et utiliser un des modes présentés ci-dessous en quittant le mode Automatique (voici pourquoi le faire).

Mode de prise de vue P, S, A, M : je suis perdu !

Vous délaissez l’automatique pour un autre mode, mais lequel choisir ? Votre appareil photo vous propose 4 modes experts, les modes P, S, A et M. Voici comment ils fonctionnent.

Le mode P ou Mode Programme

Le mode P ou mode programme est un mode dans lequel l’appareil photo choisit lui-même l’ouverture (le diaphragme) et le temps de pose (la vitesse d’obturation) en fonction de la quantité de lumière et du type de sujet cadré.

mode de prise de vue P - Programme
Sur la plupart des boîtiers, il suffit de presser la touche « Mode »
ou de tourner la molette pour choisir le mode de prise de vue

L’algorithme intégré à votre appareil est capable de distinguer si la partie haute de votre cadrage est un ciel lumineux, ou si vous êtes en orientation portrait. Il va alors choisir parmi les dizaines de milliers de combinaisons qu’il a en mémoire celle qui va donner la meilleure exposition possible. Le résultat est visible sur l’histogramme depuis l’écran arrière.

Le mode P est la plupart du temps débrayable : tournez la molette correspondante pour décaler le programme. Vous pouvez alors modifier le couple temps de pose/ouverture choisi par l’automatisme afin de l’adapter à votre convenance sans pour autant modifier la quantité de lumière qui va entrer dans le boîtier.

Imaginez que vous vouliez photographier une scène d’action avant qu’elle ne se produise (comme un enfant qui s’apprête à sauter devant vous) : vous avez préparé votre cadrage, le boîtier a choisi un temps de pose et une ouverture mais il ne peut pas savoir que votre sujet va bouger. C’est à vous de décaler le programme de façon à choisir un temps de pose plus court pour réduire le risque de flou. En procédant ainsi, vous faites varier le couple temps de pose / ouverture de façon à conserver une exposition satisfaisante.

N’oubliez pas qu’en mode P, le boîtier vous garantit une exposition correcte, programme décalé ou pas. Si toutefois vous choisissez un temps de pose trop important (ou trop court) et que l’ouverture correspondante n’est pas disponible, alors l’affichage va vous signaler l’impossibilité de déclencher. A vous d’adapter le décalage.

Pour en savoir plus, je vous propose une vidéo « Différence entre mode Auto et mode P« .

Le mode A ou Priorité à l’Ouverture

Le mode A (priorité à l’ouverture) est un mode semi-automatique : vous réglez l’ouverture du diaphragme, l’appareil calcule seul le temps de pose nécessaire pour une exposition correcte. C’est le mode le plus utilisé par les photographes car il donne le contrôle direct sur la profondeur de champ tout en restant rapide à utiliser.

mode de prise de vue A -priorité ouverture
Ici en mode A le boîtier indique un couple temps de pose 1/4.000 ème de sec. pour ouverture f/4.5

Quelle ouverture choisir ? Tout est question de goût. Il n’y a rien de technique si ce n’est qu’il vous faut comprendre et maîtriser la notion de profondeur de champ (lire Notions de base sur la photo). Retenez ceci : plus l’ouverture est grande, plus la profondeur de champ est faible. Et inversement.

Une grande ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme faible (ex. f/4), une petite ouverture est caractérisée par une valeur de diaphragme élevée (ex. f/16).

Plus le chiffre désignant l’ouverture est élevé, plus la profondeur de champ est élevée, vous suivez ?

Le mode A est le mode créatif par excellence car il vous permet d’isoler un sujet de l’arrière-plan, de mettre en valeur une personne, de créer un bel arrière-plan en paysage, de jouer avec le flou.

Sur les hybrides Nikon Z, le mode A associé à l’ISO automatique est devenu la combinaison de référence pour un usage général. Vous fixez l’ouverture selon l’effet recherché, le boîtier gère la vitesse et pousse les ISO si nécessaire, en restant dans les limites que vous lui avez définies. Le résultat est presque toujours exploitable, et vous gardez le contrôle créatif sur la profondeur de champ.

Le mode S ou Priorité à la vitesse

Le mode S (priorité vitesse) est un mode semi-automatique : vous fixez le temps de pose, l’appareil calcule seul l’ouverture. Il sert à figer ou flouter volontairement un sujet en mouvement, en sport, en photo animalière ou en reportage d’action.

mode de prise de vue S - priorité vitesse
Ici, en mode S, le boîtier indique un temps de pose de 1/800 ème sec. pour une ouverture de f/10

L’intérêt est évident : si votre sujet est dynamique (photos de sport, d’action) alors vous décidez par vous-même du temps de pose afin d’éviter au mieux le flou et le boîtier vous épargne le calcul de l’ouverture. La photo est correctement exposée.

Le mode S vous rend de précieux services si vous êtes face à un sujet mobile, rapide, et que vous devez le suivre tout au long d’une série de photos (course de voitures, match de foot, jeux collectifs, etc.).

Le mode S n’a pas de réelle utilité lorsque vous photographiez au fil de vos promenades, en vacances, en voyage. Choisissez plutôt le mode A qui vous donne le contrôle de la profondeur de champ. Ce sera plus créatif et vous pouvez toujours décaler l’ouverture pour obtenir un temps de pose court si le besoin s’en fait sentir.

Le mode de prise de vue M ou Mode Manuel (ou mode Maléfique)

Le mode M est le mode qui vous donne toute liberté de contrôler vos paramètres de prise de vue. Le mode M vous autorise tout : le meilleur comme … le pire.

mode de prise de vue M - manuel
Ici en mode M le boîtier indique que le réglage choisi (1/1.600 ème sec. et f/3.2) donne une surexposition de 1 Ev

Le mode M permet toutes les variantes possibles (et les erreurs d’exposition qui vont avec). Pour certains le mode M est le seul qui fasse de vous un vrai photographe (les autres sont des faux-tographes ?), pour autant il est loin d’être utilisé par tout le monde y compris les photographes professionnels (voir mon Pour ou Contre le mode M).

Si vous faites le choix du mode M, vous devez comprendre que vous êtes seul maître a bord. Le boîtier ne pilote plus rien en automatique, il ne vous donne aucun réglage préétabli, c’est à vous de choisir l’ouverture et le temps de pose. Ce mode demande une parfaite connaissance de la technique photo, de la gestion de la lumière, de votre matériel.

Je ne le conseille pas au débutant. Non pas parce qu’il est « trop difficile », mais parce qu’il n’enseigne rien que le mode A n’enseigne mieux et plus vite. La liberté totale sans repère, ça produit surtout des photos ratées et du découragement.

Les hybrides et reflex viennent néanmoins à votre secours si vous faites le choix du mode M. Ils vous donnent des indications utiles comme l’affichage dans le viseur ou sur l’écran supérieur du boîtier, vous présentent les réglages que le boîtier ferait s’il était en mode automatique. Indications utiles car c’est bien souvent sur la base de ces informations que le photographe utilisant le mode M va se baser pour choisir ses propres réglages.

Imaginez le cas d’un sujet fortement contrasté, avec un premier plan très sombre et un arrière-plan très clair. L’automatisme du boîtier va réagir en vous proposant une valeur d’exposition qui donne un rendu moyen acceptable tant pour les basses lumières que pour les hautes lumières. C’est correct techniquement mais la plupart du temps décevant d’un point de vue créatif.

Avec le mode M vous allez pouvoir vous baser sur les indications données par le boîtier, mais pas imposées, pour choisir une ouverture plus grande et privilégier les basses lumières. Vous pourrez aussi, au contraire, choisir une ouverture plus faible et vous mettrez en avant les hautes lumières. Vous êtes le patron ! A vous de savoir ce que vous voulez obtenir et de choisir les réglages correspondants.

Et les ISO dans tout ça ?

Choisir un mode P, S, A ou M ne dit rien sur la sensibilité ISO, c’est un réglage indépendant. Mais en pratique les deux sont liés dès que vous quittez le mode Auto complet.

En mode A ou S, vous pilotez un seul paramètre (ouverture ou vitesse), le boîtier calcule le second. Si vous activez l’ISO automatique en plus, le boîtier ajuste la sensibilité pour garantir l’exposition même quand le couple ouverture/vitesse ne suffit plus, par exemple en intérieur ou en fin de journée.

En mode M, l’ISO auto change tout : vous fixez ouverture et vitesse pour l’effet recherché (profondeur de champ et gestion du mouvement), le boîtier ajuste uniquement la sensibilité. C’est la combinaison la plus utilisée par les photographes de sport et d’animalier en mode M, et c’est ce que plusieurs lecteurs de cet article pratiquent déjà sans le théoriser.

Sur les hybrides Nikon Z récents (Z6III, Z8, Z9), définissez toujours une limite haute d’ISO et une vitesse minimale dans le menu ISO auto. Sans cette limite, le boîtier peut monter beaucoup plus haut en sensibilité que nécessaire et dégrader inutilement le bruit numérique de l’image.

SituationMode conseilléPourquoiPortrait en extérieurA, grande ouvertureFlou d’arrière-plan, sujet isoléPaysageA, ouverture ferméeNetteté du premier plan à l’arrière-planOiseaux en vol, sportS ou A + ISO auto avec vitesse miniFiger le mouvement sans perdre l’expositionFeu d’artifice, pose longueM, trépiedContrôle total, lumière variable et imprévisibleAstrophotographieMLumière fixe, réglages identiques d’une pose à l’autreReportage, mariageP ou A + ISO autoRéactivité, peu de temps pour réglerVidéoM (souvent imposé)La plupart des hybrides Nikon Z passent en manuel pour la vidéo

Rien de tel que la pratique pour que le métier rentre !

Prenez un moment et trouvez une scène à photographier. Suivez les étapes ci-dessous pour sortir du mode Auto et comprendre comment régler votre boîtier.

Exercice : du mode Auto au mode A

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode A
  4. choisissez la valeur d’ouverture donnée par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une première photo
  6. amusez-vous à décaler la valeur d’ouverture pour voir comment varie le temps de pose et faites quelques photos à chaque fois

Vous observerez sur les images les différences de rendu en fonction des différentes ouvertures. Plus l’ouverture sera grande, plus le fond sera flou si vous avez fait la mise au point au premier plan.

Exercice : du mode Auto au mode S

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode S
  4. choisissez le temps de pose donné par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez vous à changer le temps de pose et observez le changement d’ouverture correspondant
  7. faites une image pour chaque temps de pose et observez les différences de rendu.

Vous allez voir que fixer le temps de pose permet de figer le sujet, ou au contraire de le flouter à votre guise. Par contre la netteté apparente de l’arrière-plan va changer, la profondeur de champ ne sera pas la même d’une vue à l’autre. Vous commencez à comprendre ?

Exercice : du mode Auto au mode M

Vous commencez à jouer avec les modes A et S ? Essayez le mode M !

  1. réglez votre boîtier sur le mode Auto
  2. cadrez et notez les valeurs d’ouverture et de temps de pose affichées
  3. réglez votre boîtier sur le mode M
  4. choisissez le temps de pose et l’ouverture donnés par le mode Auto à l’étape 1
  5. faites une photo
  6. amusez-vous à faire varier le temps de pose ou l’ouverture et observez les différences

Je vous conseille de ne faire varier qu’un seul des deux réglages à la fois sans quoi vous allez vite être perdu. Observez les changements induits par rapport à l’image de référence : profondeur de champ, contraste, rendu des zones sombres ou claires, flou apparent, etc.

Avec un peu d’habitude vous allez passer très vite à l’utilisation des modes A et S et profiter de votre boîtier pour donner libre cours à votre créativité.

Avec un peu plus de pratique, à vous le mode M et la liberté associée.

Quelle est la différence entre le mode Auto et le mode P ?

En mode Auto, l’appareil contrôle tout, y compris le flash, le recadrage de la mise au point et les ISO. En mode P, vous gardez la main sur la sensibilité, la correction d’exposition et la possibilité de décaler le programme. C’est une liberté minimale, mais réelle.

Vaut-il mieux apprendre en mode M ou en mode A ?

En mode A. Contrairement à une idée répandue, le mode M n’enseigne pas mieux la photographie. Il ralentit simplement la prise de vue. Le mode A vous force à comprendre la profondeur de champ et vous laisse le boîtier comme filet de sécurité pour l’exposition.

Le mode M est-il réservé aux professionnels ?

Non, mais il est adapté aux situations où vous contrôlez entièrement la lumière : studio, astrophotographie, pose longue nocturne. En lumière variable ou en situation réactive, il est moins efficace que le mode A ou S, y compris pour des photographes avancés.

Quel mode utiliser pour les oiseaux ou le sport ?

Le mode S en priorité, avec une vitesse d’au moins 1/1000e sec pour les oiseaux en vol. Sur les boîtiers récents comme le Z8 ou le Z9, le mode A avec Auto ISO et une limite de vitesse mini fonctionne aussi très bien.

Faut-il régler les ISO en manuel ou en automatique avec les modes A, S et M ?

En mode A ou S, laissez les ISO en automatique avec une limite haute définie, le boîtier gère déjà un paramètre, autant lui confier le troisième. En mode M, l’ISO auto est presque indispensable sauf en studio ou en astrophotographie où la lumière est fixe et contrôlée.

Il n’y a pas de « bon mode » universel. Il y a le mode adapté à ce que vous voulez faire à l’instant où vous déclenchez. La plupart des photographes expérimentés passent leur vie en mode A, avec quelques incursions en S pour l’action et en M pour les situations contrôlées. Le mode Auto reste une béquille utile, pas une honte.

Si vous voulez vraiment comprendre ce qui se passe derrière ces lettres et progresser vite, ma formation photo vous donne les clés en moins de deux heures.


Capturer l’instant, l’art de la photographie par Michael Freeman

Michael Freeman nous revient avec « Capturer l’instant, l’art de la photographie« . A l’opposé des guides techniques vous aidant à faire des photos correctes, ce livre vous enseigne comment prendre du recul pour faire des photos … uniques. Attention, je suis sous le charme …

Capturer l'instant, l'art de la photographie par Michael Freeman

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Capturer l’instant, l’art de la photographie, présentation

Michael Freeman est un habitué de cette rubrique. Le photographe britannique est en effet l’auteur de nombreux ouvrages sur la photographie traduits en français aux éditions Pearson.

Chacun de ces livres a fait date dans l’histoire des livres sur la photographie car l’auteur a une approche différente de celles de ses confrères (David duChemin mis à part). Plutôt que de détailler chacun des réglages, chacune des pratiques qui feront de vous un meilleur photographe – ou pas – Freeman s’attache à vous faire réfléchir. Sur votre pratique, avec méthode, pour vous permettre d’approcher la photographie de façon moins technique mais plus créative.

Depuis l’arrêt de la collection photo chez Pearson, ces ouvrages n’étaient plus distribués en français mais les éditions Eyrolles ont eu la riche idée de prendre la relève et c’est avec plaisir que j’ai vu revenir un de mes auteurs préférés avec David duChemin.

Encore un Freeman ?

Oui. Mais chaque ‘Freeman‘ a ses particularités. Dans « La vision du photographe« , Freeman vous apprend à observer une photo pour savoir ce qui a fait son succès. Ici c’est d’instant photographique dont il s’agit. Pas uniquement de cet instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson et point de départ de l’ouvrage, mais des différents types d’instants qui existent ou que vous pouvez provoquer.

Freeman s’est attaché à remettre à plat le sujet, à démystifier cette notion d’instant un tant soi peu galvaudée depuis que tout un chacun se plaît à citer HCB dans toutes les conversations.

Sachez ainsi que non, ‘HCB n’a jamais voulu dire qu’il n’y a qu’un seul instant décisif dans chaque situation, car chacun voit les choses à sa façon‘.

C’est à partir de ce constat que Freeman construit son ouvrage, et vous propose un tour d’horizon des différents instants qui font d’une image une photo unique ou une vue quelconque.

Capturer l'instant, l'art de la photographie par Michael Freeman

Qu’est-ce que l’instant photographique ?

Freeman appuie sa démarche sur le fait qu’à chaque instant t, vous obtiendrez une image plus plaisante qu’une autre. Autrement formulé, ce n’est pas étant au bon endroit au bon moment que vous ferez nécessairement une bonne photo. Et l’auteur déroule ensuite sa vision de la chose photographique en détaillant tout ce que signifie le mot instant pour lui en matière de photographie.

Pompier, maçon ou tireur d’élite ?

J’ai particulièrement apprécié ce chapitre dans lequel l’auteur décrit les trois types de photographes qui représentent assez bien la réalité.

Etes-vous plutôt pompier, maçon ou tireur d’élite ? A vous de le découvrir et de réaliser ce qu’est votre pratique photo. Il y a quelques prises de conscience à avoir déjà.

Trois types d’instants pour capturer le monde qui vous entoure

[su_frame][/su_frame]Partant du principe que chaque bonne photographie n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une démarche personnelle de son auteur, Freeman se livre tout au long de cet ouvrage à l’analyse approfondie des trois types d’instant qu’il a listés.

L’instant dans le viseur vous concerne car vous êtes le photographe, ce qu’il se passe dans votre viseur vous regarde que la scène soit unique ou pas.

L’instant fugitif est lui une question de vitesse. A vous d’être à l’écoute, d’observer, de savoir réagir.

Les instants longs quant à eux représentent ces moments qui se déroulent lentement mais sont tout autant décisifs.

Si ces notions peuvent paraître un tant soi peu abstraites présentées ainsi, il n’en est rien quand on prend le temps de lire l’ouvrage. Freeman a ce don bien particulier de présenter des notions complexes de façon simple.

L'art de la photographie par Michael Freeman

Extrait du livre « Capturer l’instant » de Michael Freeman

Patiemment, avec force détails et exemples, s’appuyant sur de nombreuses photographies d’illustrations et schémas facilitateurs, le photographe vous amène à vous poser les bonnes questions. Mitrailler en mode rafale ? Pourquoi pas si vous savez pourquoi vous le faîtes. Déclencher quelques rares fois au moment qui vous semble décisif ? C’est une autre façon de procéder qui fait de vous le tireur d’élite cité plus haut.

Il est difficile de résumer ce livre en quelques paragraphes tant son contenu est particulier. Si vous cherchez un guide pratique pour apprendre à faire une bonne photo en appuyant sur le bon bouton, oubliez immédiatement ce livre, il n’est pas fait pour vous.

Si par contre vous maîtrisez suffisamment votre matériel pour savoir sur quel bouton appuyer pour faire une photo (!) et que vous souhaitez autre chose qu’un guide technique sur les reflex numériques, alors allez vite jeter un œil à cet ouvrage car il pourrait bien changer votre approche de la photographie.

J’apprécie particulièrement Freeman car il a le don de nous faire penser différemment, en écartant volontairement toute complexité technique pour se concentrer sur ce qui fait la force d’une image réussie. Et rien d’autre.

Si vous vous intéressez à la photographie, vous devez acquérir les compétences requises pour dénicher et capturer ces temps forts qui font une photographie et ne pas ajouter aux mille milliards d’images qui seront prises cette année quelques milliers d’autres vues sans aucun attrait.

L'art de la photographie par Michael Freeman

Mon avis sur ‘Capturer l’instant’ de Michael Freeman

Vous l’aurez compris, je suis fan. Et je ne peux que recommander la lecture de cet ouvrage à quiconque se demande encore comment il pourrait bien développer sa créativité.

Ce livre a bien quelques défauts, comme une qualité de rendu des photos que l’on souhaiterait encore meilleure, mais l’éditeur a eu le bon goût de proposer une version en français, abordable (24 euros prix public) qui rend l’apprentissage possible pour tout le monde. C’est à ne pas rater non ?

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Les mots casting, shooting, modèle, studio vous font rêver mais vous ne savez pas vraiment comment vous y prendre pour organiser des séances ? Vous aimeriez photographier des modèles et développer votre pratique ? Vous faites de la photo en studio mais vous aimeriez passer à la vitesse supérieure ?

Du casting au shooting a ceci de particulier qu’il est co-écrit par un photographe et un modèle. Vous allez donc découvrir les deux aspects de la photo de mode et beauté, une proposition assez rare qu’il convenait de mettre en avant.

Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Entre ‘faire du studio’ et devenir photographe de mode et de beauté, il y a un pas que nombre de photographes aimeraient franchir. Mais encore faut-il bien anticiper les tenants et aboutissants de cette pratique.

Si organiser quelques séances à titre amateur est une chose (voir Apprendre le portrait en studio), il n’en est pas de même dès lors que vous volez organiser une séance un tant soi peu professionnelle. Rechercher et trouver le bon modèle est une première étape. Organiser la séance de façon rigoureuse est tout aussi important et bien gérer la relation avec les différents intervenants s’avère essentiel.

Cet ouvrage est une belle introduction au sujet et présente la particularité de faire parler le photographe et le modèle. Il est essentiel en effet d’avoir les deux sons de cloche car vous allez découvrir que si le photographe – vous – a ses exigences, il est crucial de savoir quelles sont celles des modèles.

Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Au travers des différents chapitres, vous allez pouvoir appréhender tout ce qui fait la particularité de cette pratique photo, et en particulier :

  • comment planifier une séance photo
  • comment trouver un modèle et le briefer
  • comment gérer le modèle avant et pendant la séance
  • les différents types de poses et d’éclairages
  • comment diriger une séance de studio
  • comment appréhender les besoins du client
  • comment gérer l’après-shooting

Saviez-vous par exemple que s’il est possible d’organiser un casting à distance – via Skype et une webcam – mais qu’il est essentiel de connaître le vocabulaire au préalable ? Un Open Call n’est pas un Go-See et encore moins un fitting !

Lors de la séance, il est important de tenir compte des réactions de votre modèle. Et si vous êtes modèle, il est important aussi d’exprimer votre ressenti. Vous avez tenu la pose trop longtemps et vous tremblez ? Le photographe doit comprendre qu’il vous faut quelques minutes de détente. Mais ne considérez pas que le travail du modèle se résume à savoir rester debout face au photographe l’air boudeur !

Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Faut-il montrer vos premiers clichés au modèle avant la fin de la séance ? Les avis sont partagés mais vous allez découvrir que ceci ne doit pas être une raison pour que vous perdiez le contrôle. A vous de choisir !

La photo de mode a un champ de possibles assez vaste. Vous serez peut-être amené(e) à photographier des groupes, des ‘familles recomposées’ – plusieurs modèles choisis pour représenter une famille type – ou encore des divas. Chaque cas est un cas particulier qu’il faut apprendre à gérer et ce guide vous ouvre les portes de cet apprentissage.

A qui s’adresse cet ouvrage ?

Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle

Ce guide est une belle introduction à la photo de mode avec modèles si vous êtes photographe amateur et souhaitez aborder cette pratique photo de façon plus sérieuse.

Les plus confirmés ayant déjà un peu de pratique y trouveront également différents avis de photographes et modèles toujours intéressants à intégrer dans une démarche personnelle.

Abondamment illustré, rempli de petits ‘trucs et astuces‘ pour vous faciliter la vie, ce guide a le mérite de proposer une approche délibérément tournée vers la réussite, la pratique, la créativité.

Ne pensez pas y trouver la liste exhaustive du matériel qu’il faut avoir pour réussir une séance de studio, ce n’est pas son but. Mais si vous cherchez à comprendre le milieu de la photo de mode, alors c’est l’ouvrage à parcourir.

Retrouvez « Du casting au shooting: mode, beauté, publicité, relation photographe-modèle » chez Amazon comme dans toute bonne librairie.


Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

Faire une photo est une chose, savoir la rendre intéressante en est une autre. En composant vos images avec soin, vous pouvez renforcer leur impact et leur donner une toute autre allure. C’est ce que le guide de Laurie Excell, Composition – Pratique photo –  vous propose de découvrir et de maîtriser.

Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

Qu’est-ce que la composition en photo ?

‘La composition consiste à disposer les éléments photographiés de manière créative, afin de guider le regard du spectateur à travers la photo‘. Telle est la définition de l’auteur qui vous accompagne tout au long de l’ouvrage. Celui-ci en effet a pour but de vous initier à la composition, mais au-delà de ça, de mettre en évidence tous les facteurs qui influent sur la composition finale :

  • le triangle d’exposition
  • l’ombre et la lumière
  • les lignes et les formes
  • la couleur
  • le positionnement du sujet
  • le post-traitement.

Un guide pratique avant tout

Les guides photo sur l’art de la composition sont nombreux et il devient difficile de faire la part des choses entre les bons, les mauvais (il en existe) et les … moyens. Celui dont il est question ici n’est ni plus ni moins que la nouvelle édition du guide paru en 2011.

Remaniée, maquette actualisée, cette nouvelle édition a pour elle d’être complète, très bien illustrée et toujours accessible financièrement. Trois critères qui sont discriminants au moment du choix, et auxquels j’attache une grande importance.

Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

Sans qu’il ne s’agisse de remplissage inutile pour autant, les tous premiers chapitres du livre sont assez génériques, un peu trop peut-être. La composition est impactée par le choix du matériel photo, mais est-ce nécessaire de revenir sur les caractéristiques des boîtiers, des objectifs et des filtres ? Le lecteur débutant appréciera, le sujet étant plutôt bien traité. Les plus experts passeront rapidement ces préambules pour aller au chapitre 6 où il est question de … composition.

Il y a beaucoup à dire en matière de composition, et le sujet est bien traité. J’ai particulièrement apprécié les nombreuses analyses d’image pleine page dans lesquelles l’auteur pointe chaque détail important et explique pourquoi il est important.

Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

Vous découvrirez par exemple que placer l’œil et le bec d’un oiseau à l’intersection du tiers supérieur droit du cadre – pour respecter la règle des tiers – est un atout. Vous apprendrez également que la règle des nombres impairs est une autre règle à respecter pour que vos images soient plus dynamiques.

Les amateurs de photo de paysages apprendront à caler l’horizon au bon niveau, et ce n’est pas nécessairement au milieu de la photo !

Du bon usage des règles de composition

Des règles ? Oui, mais point trop n’en faut. Le chapitre 8 vous enseigne qu’il faut aussi savoir prendre de la liberté avec les règles, s’en écarter quand on les maîtrise. Et ce sont autant de bonnes photos à découvrir elles-aussi analysées en détail pour vous montrer comment le non-respect des règles peut devenir intéressant.

La dernière partie de l’ouvrage consacrée au noir et blanc et au post-traitement pourra sembler un peu éloignée du sujet. Et pourtant, à bien y réfléchir, le noir et blanc a lui-aussi ses propres règles – ‘sans la couleur les images en noir et blanc se basent d’autant plus sur l’emplacement du sujet dans le cadre‘.

Le post-traitement a son importance également puisqu’il contribue à mettre en évidence – ou pas – un point fort de l’image, ou à donner une ligne directrice.

Le tout dernier chapitre intitulé ‘Action‘ vous invite à passer à l’acte en intégrant tout ce qui a été présenté dans les précédents chapitres. Chacun des exercices  proposés précédemment est de fait intégré ici dans la mise en place du matériel, du cadre, la préparation de la photo, la prise de vue en elle-même et le travail sur l’image.

Cette conclusion vous permettra de mettre en pratique ce que vous aurez appris et de tirer profit des enseignements du guide.

Composition, pratique photo et cas concrets par Laurie Excell

A qui s’adresse ce guide ?

Voici un guide qui adresse en priorité les photographes débutants comme plus expérimentés, qui maîtrisent les bases de la prise de vue mais souhaitent donner un nouvel élan à leur pratique photo.

En autant de chapitres qu’il en faut pour faire le tour du sujet, l’auteur vous propose une couverture complète du sujet. Un peu trop peut-être puisque les tous premiers chapitres seront vite parcourus par certains.

Si vous êtes plus expert, que vous maîtrisez déjà votre matériel et la prise de vue, vous trouverez dans ce guide de quoi réviser et – probablement – vous remémorer quelques détails oubliés. Vous gagnerez beaucoup par contre à vous procurer des livres de photographes, plus onéreux mais plus à-même de développer votre créativité.

Ce guide s’avère néanmoins très accessible (moins de 20 euros), son format reste pratique pour l’emporter avec vous aisément, et il se parcourt de façon très agréable, la richesse des photos d’illustrations aidant.

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Les secrets de la photo de nu : pose, composition, éclairage par Philippe Bricart

Comment faire des photos de nu ? Le guide de Philippe Bricart intitulé Les secrets de la photo de nu vous initie à ce domaine un peu particulier de la photographie.

Du choix du matériel à celui du modèle, de la pose à la composition de l’image, de l’éclairage au post-traitement, l’auteur vous livre sa méthode personnelle pour vous permettre vous-aussi de vous mettre à la photo de nu.

Les secrets de la photo de nu : pose, composition, éclairage par Philippe Bricart

La photo de nu est un domaine photographique un peu particulier puisqu’il introduit une relation entre le photographe et son modèle qui reste atypique. L’intimité ainsi créée freine nombre de photographes amateurs, et apprendre la photo de nu reste quelque chose de bien particulier.

L’auteur

Philippe Bricart nous a fait le plaisir d’intervenir lors du Salon de la Photo 2014 sur le stand Nikon Passion. J’ai pu échangé un bon moment avec lui avant cette présentation, et parler de ce livre qui était déjà en projet en novembre dernier.

Inutile de dire que l’homme est un passionné, qu’il maîtrise son sujet et qu’il n’est pas avare d’informations ! En parcourant ce guide, j’ai retrouvé ce qui avait fait le charme de notre conversation, une envie permanente de partager, de donner, d’aider à démystifier. De la façon la plus simple possible, en toute simplicité, sans avoir la grosse tête.

Les secrets de la photo de nu : pose, composition, éclairage par Philippe Bricart

Le guide

Ce nouveau volume de la série ‘Les secrets de …‘ paru chez Eyrolles est bien en phase avec ce que nous connaissons de cette collection : des guides pratiques qui ont pour ambition de vous expliquer simplement comment vous-aussi, amateur débutant ou plus expert, vous pouvez aborder un domaine photographique et vous faire plaisir.

Les secrets de la photo de nu c’est tout simplement la présentation détaillée de la méthode qu’utilise Philippe Bricart pour photographier ses modèles et produire ses images. Pas de verbiage, pas de grandes théories mais des tonnes de détails pratiques à consommer sans modération.

L’auteur le dit lui-même je me répète souvent parce que c’est comme cela que ça rentre. Et c’est aussi ce qui fait l’intérêt de ce guide, apporter des précisions au bon moment, quel que soit le contexte et le sujet traité.

Qu’allez-vous apprendre ?

Vous ne savez pas quel matériel utiliser pour faire de la photo de nu ? Sachez que votre boîtier n’a aucun sens du du beau. Pour vous lancer dans la photo de nu, commencez par maîtriser les bases de la photo et vous entraîner en extérieur. Seule une pratique régulière vous permettra de faire des progrès, trivial mais encore faut-il le dire !

La photo de nu c’est un modèle, bien évidemment, mais aussi un éclairage. C’est l’objet du chapitre 2 et vous allez voir que vous n’avez pas besoin d’un studio équipé du dernier matériel onéreux à la mode : la lumière du jour est à votre service, quelques sources lumineuses simples vous aideront aussi (l’auteur a d’ailleurs démarré lui-même sans flashs car il n’avait pas les moyens de s’en offrir !).

Si tout ce qui concerne la recherche du modèle est un peu passé sous silence – ‘regardez autour de vous‘ est la première solution – j’ai beaucoup apprécié tout ce qui concerne la relation avec ce modèle, ce qui est au final le plus délicat quand on débute.

Ne pratiquant pas moi-même ce genre photographique, j’avoue qu’après avoir lu ces conseils, je serais beaucoup plus enclin à me lancer que je ne l’étais avant. Philippe Bricart n’est pas avare de trucs persos (parlez au modèle de votre compagne, ça la rassure sur vos intentions …) et de ces petits détails qui font la différence.

Pas à pas, photos expliquées, position de vos mains (si, si), comportement avec le modèle, poses, l’auteur sait rester concret et vous expliquer pourquoi et comment il a travaillé de telle ou telle façon. Ce détail va jusqu’au post-traitement de l’image avec la présentation du travail réalisé, des rendus donnés aux images et des choix créatifs faits.

La toute dernière partie du guide – près de 60 pages tout de même – présente de nombreuses photos expliquées : approche, éclairage, caractéristiques du modèle, composition, rendu final. Autant d’exemples que vous pourrez reproduire à votre rythme.

Les secrets de la photo de nu : pose, composition, éclairage par Philippe Bricart

A qui s’adresse ce guide de la photo de nu ?

Cet ouvrage s’adresse à tous les photographes désireux d’aborder la photo de nu comme de parfaire leur technique. Accessible aux débutants comme aux plus experts, il vous livre une méthode, avant tout, et vous détaille l’essentiel de ce que vous devez savoir.

Du choix du matériel à la réglementation (en extérieur par exemple), vous apprendrez ce qu’il vous faut savoir pour réussir vos images, mais aussi et surtout ne pas mettre votre modèle dans l’embarras, une garantie supplémentaire de réussite.

Philippe Bricart est un passionné qui sait transmettre son savoir avec simplicité, l’ouvrage est agréablement présenté, bien illustré (toutes les photos – sauf une – sont bien évidemment de l’auteur) et le tarif de 26 euros reste modéré. De quoi vous lancer non ?

Retrouvez « Les secrets de la photo de nu » de Philippe Bricart dans toutes les bonnes librairies comme chez Amazon.


Etre photographe portraitiste, le guide par Sarah Tailleur

Comment devenir photographe portraitiste ? Comment vendre ses photos ? Comment trouver des clients ? Quelles structure choisir pour être photographe ? Autant de questions que nombre d’entre vous se posent quand il s’agit de devenir photographe professionnel ou de commencer à vendre ses photos.

Sarah Tailleur est une jeune photographe spécialisée dans la photographie de famille, d’enfants, de couples, de naissance. Elle a rassemblé dans ce guide tout ce qu’il vous faut savoir avant de vous lancer.

Etre photographe portraitiste - revue avis sur le livre de Sarah Tailleur

‘Prendre de bonnes photographies est très important, mais choisir de devenir photographe indépendant induit beaucoup plus de tâches qu’un simple clic‘. Sarah Tailleur résume dès l’introduction ce que vous allez trouver dans son guide.

Ne vous attendez donc pas à recevoir un cours de photographie, à disposer de la liste du matériel idéal ou de recettes toutes prêtes. Non. Mais découvrez les différentes facettes du métier de photographe et ce qui vous attend si vous souhaitez vous lancer.

Si vous avez déjà compris qu’être photographe professionnel c’est passer plus de temps à vous vendre qu’à faire des photos, alors ce guide va vous aider à vous lancer. Marketing, vente, mise en avant, site web, réseaux sociaux mais aussi choix de la structure, tarifs, types de prestations, tout est détaillé de façon très précise pour vous aider à voir clair.

Etre photographe portraitiste - revue avis sur le livre de Sarah Tailleur

En parcourant ce guide vous allez réaliser que vivre de vos photos est loin d’être impossible si – et seulement si – vous prenez le temps de mettre en place une organisation sans faille qui vous permettra de vous faire connaître mais aussi d’éviter les principales erreurs que nous commettons tous.

Jeune photographe – elle a 25 ans à peine – Sarah Tailleur nous envoie un beau message d’espoir. Oui, devenir photographe portraitiste est encore possible et vous pouvez en vivre. Mais non, il ne vous suffit pas de savoir faire des photos pour cela.

Etre photographe portraitiste - revue avis sur le livre de Sarah Tailleur

L’approche et la méthodologie peuvent sembler un peu éloignée de la pratique photo, mais c’est tout l’intérêt du livre : le matériel ne fait pas le photographe, la méthode et l’organisation si.

‘Dans un métier où l’échec est commun, comment faire les bons choix et être de ceux qui se distingueront ?‘. Tout au long de cet ouvrage, vous apprendrez à :

  • vous diriger vers la photographie professionnelle : de la formation (ou pas) au style en passant par le matériel
  • démarrer votre activité : cibler une clientèle, concevoir une image de marque, créer votre portfolio, établir votre liste de prix
  • faire vivre votre entreprise : vous faire connaître via le marketing et le web, établir des partenariats, fidéliser votre clientèle
  • affronter les obstacles : concurrence et protection de vos droits et images
  • réaliser une séance photo : de la prise d’information au tri des photos en passant par la commande, le contrat et la séance
  • à livrer ce que votre client attend : des photos, des produits dérivés, sur le bon support
  • à rester passionné : parce que sans passion il n’est point d’activité performante !

Ce guide fait le tour du sujet et constitue une vraie introduction, complète et pertinente, au métier de photographe portraitiste. J’ai particulièrement apprécié l’approche de l’auteur, loin des poncifs et des clichés 20° siècle, toujours proche de la réalité du moment. Le métier de photographe est difficile, demande beaucoup à celui ou celle qui veut le pratiquer mais il reste un métier que vous pouvez pratiquer.

Dans le même esprit que l’ouvrage d’André Amyot ‘Vivre de ses photos, et si le marketing était la clé ?‘, ce guide se veut exhaustif et pertinent mais aussi extrêmement pragmatique.

Devenir photographe c’est difficile ? Oui, mais ce n’est pas impossible. Et plutôt que de passer le restant de votre vie à vous dire que vous auriez bien aimé mais que vous n’avez pas osé, découvrez les clés de cette profession, celles du 21° siècle dans lequel nous vivons et lancez-vous !

Etre photographe portraitiste - revue avis sur le livre de Sarah Tailleur

A qui s’adresse ce guide ?

Ce guide est un ouvrage très spécifique qui intéressera en priorité les photographes désireux de vendre leurs images.

Les photographes experts y trouveront de quoi avancer d’un cran et commencer à vendre leurs premières photos dans le respect des règles tant administratives que liées à la profession.

Les photographes professionnels déjà en exercice y trouveront de quoi revoir leur approche, la moderniser pour certains, la compléter pour d’autres. C’est particulièrement vrai pour les aspects marketing, web et commerce.

Les photographes plus amateurs ou étudiants en photo y trouveront de quoi monter un projet de vie qui pourrait ensuite déboucher sur une activité bien concrète s’ils ont la passion et l’envie.

Un beau message d’espoir pour tout le monde non ?

Vous pouvez vous procurer ce guide dans toutes les bonnes librairies ainsi que chez Amazon : Etre photographe portraitiste par Sarah Tailleur aux éditions Eyrolles (242 pages, 26 euros)

Egalement disponible au format électronique (ebook) au tarif de 18 euros chez Eyrolles


Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

58 leçons pour réussir vos photos ? C’est le pari que fait Jacques Croizer, auteur du livre « Tous photographes » aux éditions Dunod. Ce cours de photographie appliqué aux appareils photo numériques mérite-t-il que vous vous y intéressiez ? La réponse dans cette revue de détails de la troisième édition de ce guide pratique.

Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

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Tous photographes ! Présentation

Il ne se passe pas un mois sans que je ne reçoive un nouvel ouvrage dédié à l’apprentissage de la photographie. Cela va du guide pratique traitant d’un boîtier en particulier au livre généraliste sur la photo en passant par les ouvrages traitant plutôt de créativité, l’offre des éditeurs est pléthorique.

Tous ces livres ne se valent pas et d’ailleurs certains n’ont pas droit de citer dans cette rubrique « Livres Photo ». Mais d’autres méritent que je leur consacre du temps. C’est le cas de l’ouvrage paru chez Dunod et intitulé « Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos« .

Derrière ce titre un peu présomptueux se cache un ouvrage très généraliste (il n’est pas dédié à une marque précise d’appareil photo) mais aussi et surtout un auteur que nombre d’entre vous connaissent. Il s’agit en effet de Jacques Croizer qui vous a déjà proposé plusieurs tutoriels dont Comment photographier les fleurs en gros plan.

Je précise que le fait que Jacques intervienne sur Nikon Passion et que nous ayons échangé à propos de son livre n’a pas influencé l’avis que je vous livre ici. Par contre j’ai découvert un photographe doué, technicien dans l’âme et qui a su banaliser ses propos pour les mettre à la portée de tous.

Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

Que les plus experts d’entre vous ne se sentent pas exclus non plus, certaines leçons du livre vous feront réfléchir un moment tant les explications peuvent être détaillées et précises (Jacques maîtrise parfaitement la production d’illustrations techniques qui vont bien au-delà du simple croquis !).

Quelle ligne directrice pour ce guide ?

Le drame des ouvrages généralistes sur la photo, c’est qu’ils s’adressent bien souvent au pur débutant mais bien moins souvent à l’amateur plus éclairé qui aimerait l’être encore un peu plus. C’est justement le contre-pied qu’a pris Jacques Croizer et le pari est réussi.

[su_frame][/su_frame]C’est le premier guide que je parcours qui sait allier ainsi des présentations à la portée du débutant comme des notions plus complexes à l’attention des plus experts.

La force de ce guide est justement de ne pas diviser mais de rassembler. Nous sommes tous débutants et experts selon les sujets, et quelques rappels ne font jamais de mal. Particulièrement quand ces rappels sont faits de façon très détaillée, avec démonstration technique à l’appui le cas échéant.

Ce guide va vous permettre de vous lancer dans le grand bain de la photo numérique si vous découvrez votre boîtier et la photo. Il va aussi vous permettre de monter en compétence si vous avez déjà une expérience affirmée.

Vous y trouverez des compléments d’informations, des encarts et des annexes particulièrement fournis. Les plus techniciens seront heureux de voir que la technique n’est pas écartée (les calculs optiques relatifs aux objectifs par exemple) mais que tout reste accessible et compréhensible aussi.

Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

Qu’allez-vous apprendre ?

Au travers des 58 leçons, vous allez découvrir les sujets principaux à connaître :

  • les réglages du boîtier (lumière, exposition, histogramme, couleur)
  • les bases de la prise de vue (composition, profondeur de champ, hyperfocale, bokeh)
  • des domaines plus particuliers (macro, HDR, panoramique, flash, photo de nuit)

Et parce que la photo ne s’arrête pas à la prise de vue, vous avez droit à 26 leçons sur le traitement de vos photos (un chapitre remanié dans cette troisième édition) :

  • différence RAW vs JPG
  • développement du RAW
  • correction des défauts et perspectives
  • calques et masques
  • gestion du bruit numérique
  • noir et blanc
  • panoramique, focus stacking et HDR
  • impression des photos

Je n’oublie pas non plus les annexes en fin d’ouvrage, les amateurs de technique se régaleront en disséquant les courbes, il y a de quoi faire !

Tous photographes ! 58 leçons pour réussir vos photos, par Jacques Croizer

Mon avis sur « Tous photographes »

Il y a des ouvrages que j’apprécie, d’autres moins et quelques-uns que je conserve car ils font partie de ma liste de référence. « Tous photographes » de Jacques Croizer entre dans cette dernière catégorie. Parce que nous avons toujours une notion à revoir, un détail qui nous échappe, ce type d’ouvrage mérite ce classement.

Si vous débutez en photographie, que vous venez d’acquérir un boîtier et que vous vous sentez bien dépourvu(e) face aux centaines de pages du manuel « fait par un technicien pour un technicien » alors cet ouvrage vous rendra service. Vous approcherez la photo sous un autre angle, didactique, clair. L’auteur s’est attaché à ne pas vous dire « à quoi sert telle ou telle fonction » mais « quelle fonction utiliser dans quelle situation« .

Si vous avez passé le cap du débutant mais que vous estimez avoir encore quelques petites choses à maîtriser, soyez rassuré. Vous trouverez dans ce guide de quoi satisfaire votre curiosité au-delà de vos espérances.

Cerise sur le gâteau, l’éditeur a eu le bon goût de vous proposer un guide bien illustré et agréable à parcourir à un tarif très intéressant (24,50 euros). Et l’auteur vous propose de nombreuses ressources complémentaires sur le site dédié au livre.

Notez que depuis la publication initiale de cet article, Jacques Croizer a publié un second livre, complément du premier, intitulé « Tous photographes sur le terrain ! » à découvrir ici.

En savoir plus sur Jacques Croizer sur son site

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Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson

Qu’est-ce que la Street Photography ? Comment pratiquer la photographie de rue ? C’est à ces deux questions que David Gibson tente de répondre avec son ouvrage intitulé Street Photography ou le savoir-faire du photographe de rue.

Si vous vous intéressez à la Street Photography, je vous invite à en savoir plus sur ce livre qui pourrait bien changer votre approche du sujet !

Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson

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Street Photography, David Gibson, présentation

Il existe plusieurs ouvrages reconnus sur la photographie de rue dont celui de Bernard Jolivalt intitulé « La photo sur le vif« . Le livre de David Gibson se veut une nouvelle approche du sujet, dans la lignée des ouvrages présentés précédemment mais traité selon un angle précis.

S’il n’y avait qu’un court extrait de ce livre à retenir, je dirais que c’est probablement cette phrase extraite de l’introduction : « Je me suis remémoré le conseil désinvolte que j’avais donné à quelqu’un qui ne savait pas trop quoi photographier dans la rue. Je lui avais suggéré de prendre un bus, de regarder défiler le monde et de descendre lorsqu’il verrait quelque chose d’intéressant« .

Je me permets cette citation car le ton est donné : oubliez les ouvrages techniques, les livres de bonnes recettes toutes faites (qui fonctionnent rarement) et ouvrez les yeux.

David Gibson a le bon goût de ne pas jouer les donneurs de leçons, il vous propose par contre une approche pragmatique en deux temps.

Un peu de théorie …

Le premier temps consiste à traiter de façon théorique de nombreux points précis : les évènements, les séries, les lignes par exemple. Vous allez apprendre à observer et à attendre, suivre et choisir vos sujets.

Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson

Beaucoup de pratique !

Le second temps consiste à observer les photos des autres et l’auteur s’appuie pour cela sur de très nombreuses images connues ou moins connues. Vous (re)découvrirez au passage Henri Cartier-Bresson, Martin Parr, Bruce Gilden, Elliott Erwitt. Mais aussi Lukas Vasilikos, Johanna Neurath, David Solomons ou Oliver Lang. Autant de photographes qui ont su développer une vision personnelle et qu’il est bon de connaître.

A vous de jouer !

L’autre intérêt de ce livre est de vous proposer plusieurs projets à réaliser pour progresser. Projet ? Il s’agit plus exactement de feuilles de route qui vous donnent les grandes lignes de votre prochaine sortie photo. Ne partez plus sans avoir de but mais au contraire, partez avec un exercice pratique à réaliser. Et progressez.

Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue par David Gibson

De trop nombreuses images sont encore publiées qui se veulent des photos de rue mais ne montrent rien, ou rien de suffisamment fort pour être remarqué.

Photographier dans la rue n’est pas pratiquer la photographie de rue.

Non pas que le photographe ne soit pas à la hauteur, ou que son matériel ne soit pas adapté. Mais tout simplement parce que le photographe – vous peut-être – n’a pas suffisamment affûté son regard et son esprit pour se mettre en situation de capter ce que les autres ne voient pas.

Pour citer à nouveau l’auteur « recherchez ce qui évolue à la marge, tout ce qui ne colle pas à la norme« . Cet ouvrage vous aide à développer votre regard, votre approche de la photographie de rue. N’y cherchez pas un guide technique qui vous dira quel matériel choisir – quelques paragraphes traitent du sujet – l’intérêt de ce livre n’est pas là. C’est un livre qui va vous faire réfléchir sur vous-même, votre approche, celle des autres qui vous ont précédé. Et qui va vous faire avancer, quoi qu’il arrive.

Tout le monde ne devient photographe de rue, mais en prenant le recul nécessaire et avec du travail, vous avez toutes les cartes en main pour y arriver si vous finissez la lecture de cet ouvrage ! J’ai pris plaisir à le parcourir et il va rester sur ma table de chevet, je vous le recommande vivement si la Street Photography vous tente !

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Comment faire des photos d’animaux, les conseils d’Erwan Balança

Dans « Les secrets de la photo d’animaux« , vous allez découvrir comment photographier les animaux, quel matériel photo choisir, comment réussir vos photos en pleine nature, autant de questions qui reviennent régulièrement dans vos questions.

Erwan Balança, l’auteur, répond à toutes vos questions, mais il ne s’arrête pas là. Il vous propose en effet d’apprendre à ouvrir les yeux, à regarder, à vous comporter de façon à faire de meilleures photos.

Note : une nouvelle édition de ce livre est parue depuis la publication de cette chronique, vous la trouverez ici.

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

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Les secrets des bonnes photos d’animaux : présentation

Erwan Balança, que certains ont pu croiser sur le stand Nikon Passion au Salon de la Photo, est un des photographes pros en France spécialisé dans la photo de nature et d’animaux. Vous avez peut-être déjà parcouru son précédent ouvrage Le grand livre de la photo nature, et si c’est le cas, vous avez pu remarquer la qualité du travail réalisé.

Erwan Balança nous revient avec un ouvrage qui s’inscrit dans la collection  Les secrets de … proposée par les éditions Eyrolles. Ici, c’est d’animaux dont il s’agit, et uniquement d’animaux.

Si la première partie du guide vous présente tout ce que vous devez savoir en matière de choix techniques – quel boîtier, quels objectifs, quels accessoires – la seconde traite du comportement du photographe en situation, sur le terrain.

Car c’est bien là qu’est l’intérêt de l’ouvrage : les choix techniques sont une chose, avoir le bon matériel est important, mais au-delà du simple matériel, savoir observer, s’approcher des animaux, les photographier est une autre affaire. Et c’est ça qui fait la bonne photo plus que le matériel.

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

Choisir le bon matériel

[su_frame][/su_frame]Vous cherchez à savoir quel matériel choisir pour la photo d’animaux ? Rassurez-vous, ce sujet est bien traité tout au long des 12 premiers chapitres. Vous allez apprendre à choisir le bon boîtier (contrairement aux idées reçues, le format DX n’est pas toujours la panacée), à utiliser les bons objectifs (les télés ne font pas tout) et à opter pour les bons accessoires.

J’ai particulièrement apprécié l’approche pragmatique de l’auteur qui n’incite pas à la débauche de matériel nécessairement : vous verrez que vous pouvez faire de bonnes photos avec l’objectif standard de votre boîtier. Et que vous pourrez ensuite faire des choix complémentaires selon vos envies et votre budget.

La photo d’animaux n’est rien sans quelques connaissances de base. Vous allez donc apprendre aussi à régler l’exposition et à corriger manuellement selon la situation. Vous découvriez en quoi la gestion de la lumière naturelle est critique (dans la nature, difficile de faire autrement !) et vous apprendrez à cadrer et à construire vos images.

La photo animalière

Les secrets de la photo d'animaux, par Erwan Balança

Nous voici au cœur du sujet : les secrets de la photo d’animaux sur le terrain. Erwan Balança a pris le temps de détailler tout ce qui a de l’importance dans la réussite de votre sortie photo. L’approche, l’affût, la façon de déclencher (à distance ou pas) sont autant de notions à maîtriser.

Photos d’animaux ? Oui mais lesquels ?

Vous n’allez pas photographier de la même façon un oiseau et un chevreuil ! L’auteur vous incite à adopter une démarche personnelle. Commencez par la photo d’animaux au fond de votre jardin (ou du parc proche de chez vous). Vous allez voir que vous pouvez déjà faire de bien belles photos sans aller trop loin.

Après les oiseaux du jardin, photographiez les mammifères : découvrez quels sont ceux que vous pouvez approcher sans peine (ni crainte) et ceux qui sont plus craintifs (et dangereux). A vous alors les photos en pleine campagne, dans la montagne, lors d’un safari à l’autre bout du monde !

Pour illustrer ses propos, l’auteur a choisi bon nombre de ses photos. C’est essentiel et apporte un vrai plus à l’ouvrage en vous montrant ce que vous pouvez obtenir en suivant les conseils donnés. J’ai apprécié également la dernière partie du guide qui présente en détail douze photos : ces images expliquées sont autant d’exemples à reproduire. Vous y trouverez :

  • le contexte de la prise de vue
  • le type d’affût
  • l’observation préalable ayant conduit à la photo
  • le matériel utilisé
  • les règles techniques mises en œuvre par le photographe

Le guide se termine sur un calendrier très pratique qui liste quelles sont les périodes propices pour photographier les différents animaux. Sachez qu’en octobre, période à laquelle j’écris cette revue, les chevreuils commencent à perdre leur bois, le hérisson est très actif et le phoque met bas !

En conclusion

Voici un guide pratique qui mérite d’être découvert si vous vous intéressez à la photo d’animaux. Proposé à un tarif très attractif par l’éditeur (22 euros prix public) vous en aurez pour votre argent.

Le contenu est bien agencé, complet, richement illustré. Comme pour de nombreux autres guides pratiques, je regrette l’absence de fiches détachables permettant d’avoir avec soi les quelques rappels fondamentaux. Mais vous aurez vite fait de vous constituer votre propre série de fiches pendant la lecture pour compenser cette absence.

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Les secrets de la photo sous-marine : technique, esthétique, créativité

Savez-vous que la photo sous-marine se banalise avec l’arrivée de boîtiers étanches et performants ? Mais que cette technique demande des connaissances bien particulières pour que vous photos soient réussies ? Le guide de Amar et Isabelle Guillen « Les secrets de la photo sous-marine » vous livre tout ce qu’il vous faut savoir sur les techniques de prise de vue, la composition et le choix des matériels et accessoires pour la photo sous-marine.

Les secrets de la photo sous-marine

La prise de vue sous-marine a ceci de particulier qu’elle impose un matériel spécifique, étanche, et qu’il vous faut vous adapter aux conditions bien particulières de la plongée. Vous n’êtes pas aussi libre de vos mouvements qu’en extérieur et la lumière n’a plus rien à voir.

Au-delà de ces aspects techniques, il y a quelques règles de savoir-vivre à respecter. Vous évoluez dans un milieu naturel qui n’est habitué à la présence de l’homme, vous pouvez être en présence d’autres plongeurs, le respect de votre environnement proche est donc primordial.

Ce guide vous présente tout ce qu’il vous faut savoir sur la prise de vue sous-marine. Des aspects relatifs au comportement du photographe plongeur au choix du matériel, vous allez y trouver tout ce qu’il vous faut savoir pour vous faire plaisir et réussir vos séances et plongées.

Les secrets de la photo sous-marine : technique, esthétique, créativité

La prise de vue sous-marine ne concerne pas uniquement les férus de plongée en eau profonde. Les boîtiers récents comme le Nikon 1 AW1 permettent de faire des photos sous l’eau à une profondeur faible. Mais là-aussi il vous faut connaître quelques principes qui vont vous garantir de meilleurs résultats.

Au fil des chapitres, vous allez donc découvrir :

  • les bases de la photo sous-marine : spécificités, exposition, cadrage, réglages, astuces
  • l’équipement pour la photo sous-marine : le boîtier, les bons objectifs, les caissons, les filtres, les flashs
  • la photographie sous l’eau : conseils, préparation et planification, entretien du matériel, éclairage
  • créer de belles photos sous l’eau : composition, sujets classiques, environnement de prise de vue

Vous trouverez par exemple une liste de 10 conseils pour réussir vos photos sous-marines. Il s’agit là des photos que vous pouvez aussi être amené à faire en bord de mer, à quelques mètres de la plage, avec un équipement peu onéreux.

Les différents chapitres relatifs au choix du matériel font partie des plus intéressants. C’est en effet là que vous trouverez tous les conseils pour bien choisir votre matériel, ne pas dépenser inutilement mais vous équiper avec raison.

Les secrets de la photo sous-marine : technique, esthétique, créativité

Savez-vous par exemple qu’il est recommandé d’utiliser un flash externe sur bras articulé pour adapter la lumière à l’environnement ? Mais qu’il est plus facile d’utiliser un phare qu’un flash car vous voyez à l’avance la scène telle que vous allez la photographier ?

Ce guide devrait satisfaire tous nos lecteurs fans de plongée et de prise de vue sous-marine dans la mesure où il fait vraiment le tour du sujet. L’ensemble est présenté de façon fort agréable avec une mise en page aérée faisant la part belle aux images. Vous trouverez également nombre d’informations en marge du texte principal pour compléter ce denier. Et vous découvrirez également qu’il n’est pas toujours nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour ramener de belles images, il suffit de se rapprocher des côtes françaises pour vous faire plaisir déjà.

Vous pouvez vous procurer « Les secrets de la photo sous-marine » chez Amazon comme dans toute bonne librairie.


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