Photographier les îles Lofoten, de Jens Klettenheimer
Je ne suis jamais allé sur les îles Lofoten. Ce n’est pas l’envie qui me manque, vraiment. Et si je devais y aller, ce livre serait le premier que je consulterais pour savoir comment photographier les îles Lofoten dans les meilleures conditions. Ce qui tombe bien puisque le bouquin est désormais dans ma bibliothèque. Les 13 meilleurs spots, des conseils, des bons plans, de quoi préparer un voyage photo dans les meilleures conditions.
Photographier les îles Lofoten : 13 circuits pour saisir la lumière arctique n’est pas un manuel de photographie. C’est un guide de voyage pour photographes. Je fais cette distinction d’emblée, pour que vous sachiez exactement ce que vous avez entre les mains.
Un guide pratique pour photographier les îles Lofoten
304 pages en petit format, une maquette très aérée, des photos couleur de belle facture sur papier brillant qui ne garde pas les traces de doigts. Peut-être un détail pour vous, mais pour moi, ça veut dire beaucoup. Le bouquin est agréable à feuilleter autant qu’à lire.
Jens Klettenheimer, l’auteur, propose 13 circuits photographiques au sud-ouest des Lofoten et sur l’île de Senja, soit 54 spots identifiés et décrits. Rien que ça.
Pour chaque lieu : une carte, une présentation rapide, les meilleurs emplacements pour la prise de vue, des photos couleur, des encarts pratiques (hébergement, restauration), des conseils de cadrage et de composition. Les coordonnées GPS sont accessibles par QR code. Tout bête, mais c’est hyper pratique pour identifier tout de suite le bon lieu sur le terrain. Deux chapitres complètent l’ouvrage en fin de volume : comment photographier les aurores boréales, et comment utiliser les filtres en paysage.
Ce qui m’a le plus convaincu, c’est l’envie que donnent les images. Oui, j’avoue, je suis jaloux, j’aimerais aller dans le grand froid nordique au moins une fois pour rapporter de telles images. Les lumières arctiques, sur les photos, sont à magiques, et finalement, c’est aussi à ça que sert un tel guide : vous allez avoir envie d’y être (vous êtes prévenu(e) !
Le côté pratique est bien pensé : circuits balisés, cartes, GPS, bons plans. Tout pour ne pas perdre de temps sur place et maximiser les chances de revenir avec de belles images. Même format que le guide Photographier l’Islande, tant que vous êtes lancé(e) dans les voyages, prévoyez un combo !
Une limite à avoir en tête : ce n’est pas un guide pour progresser en photographie de paysage. Si vous cherchez à progresser techniquement, choisissez plutôt La photographie de paysage heure par heure. Par contre, si vous prévoyez un voyage aux Lofoten et voulez en revenir avec les meilleures images possibles, ce guide estr exactement celui qu’il vous faut.
Pour qui ce guide est-il fait ?
Pour tout photographe amateur éclairé ou confirmé qui envisage un voyage aux îles Lofoten et veut préparer ses prises de vue sérieusement. Il ne s’adresse par contre pas au débutant en quête d’un cours de photo de paysage.
La photo de paysages nocturnes : comprendre, et pratiquer quand la lumière disparaît
La photo de paysages nocturnes attire de plus en plus de photographes. Moi le premier, lorsque je passe du temps dans le triangle noir du Quercy. Ciel étoilé, silence, atmosphère irréelle, sensation d’être seul face au monde… ça fait rêver, non ?
Sur le papier, tout est réuni pour vivre une expérience unique. Sur le terrain, la réalité est souvent toute autre. Images floues, ciel grisâtre, bruit numérique envahissant, premier plan illisible… Je vois passer des centaines de photos décevantes alors qu’avec quelques conseils judicieux, ces images auraient pu être bien plus attirantes.
En effet, photographier un paysage de nuit n’est pas simplement photographier avec moins de lumière. C’est changer de logique, de rythme et de méthode. C’est précisément ce qui rend la photo de paysages nocturnes à la fois fascinante et difficile à maîtriser.
Cette chronique se veut à la fois didactique et critique, basée sur les conseils donnés dans Les secrets de la photo de paysages nocturnes, de Joël Klinger (éditions Eyrolles).
L’objectif est de vous montrer ce que vous allez apprendre avec ce livre, comment ces apports s’inscrivent dans une pratique concrète, et en quoi cet ouvrage apporte une réponse structurée aux difficultés rencontrées lorsque vous photographiez la nuit. On y va ?
La photo de paysage nocturne pose toujours les mêmes questions : pourquoi mes images sont floues, pourquoi le ciel est terne, pourquoi le bruit envahit la photo, pourquoi le rendu ne correspond pas à ce que j’avais en tête. Si vous vous reconnaissez dans ces situations, vous êtes exactement là où commence la vraie compréhension de la photographie nocturne.
Joël Klinger est photographe et auteur, spécialisé dans la photographie de paysage et de nuit. Son travail est centré sur le patrimoine, les territoires et les ambiances nocturnes en France, avec une pratique fortement ancrée dans le terrain et la transmission pédagogique.
La photo de paysages nocturnes ne fonctionne pas comme la photo de jour
De jour, le photographe compose avec ce qu’il voit. De nuit, il doit composer avec ce qu’il ne voit pas toujours. La scène est peu visible, le ciel très sombre, la lumière artificielle peut parasiter l’ambiance. Le moindre choix technique a des conséquences visibles. Pas simple quand on débute.
Retenez ceci : la nuit impose de ralentir, d’accepter l’incertitude et de penser la prise de vue bien avant d’appuyer sur le déclencheur. Le paysage doit devenir un terrain d’expérimentation. Vous devez jouer avec le relief, le ciel, les sources lumineuses naturelles ou artificielles, la météo et la position des étoiles.
C’est souvent ce changement de logique qui déstabilise les photographes.
Cette rupture entre photographie de jour et de nuit est souvent sous-estimée. Dans le livre Les secrets de la photo de paysages nocturnes, Joël Klinger insiste dès les premiers chapitres sur ce changement de logique, en rappelant que la nuit impose de repenser ses priorités, bien avant de parler de réglages ou de matériel.
Les difficultés concrètes que rencontrent presque tous les photographes de nuit
Les problèmes rencontrés en photo de paysages nocturnes sont toujours les mêmes :
La mise au point échoue parce que l’autofocus ne trouve aucun contraste exploitable (même si les Nikon Z récents voient dans le noir).
L’exposition vous paraît correcte à l’écran, mais le ciel est fade ou surexposé une fois que vous observez les photos chez vous.
Le bruit numérique est trop présent parce que vous avez poussé les ISO.
Le premier plan est trop sombre ou mal lisible, alors que c’est un élément essentiel en photo de paysage nocturne.
La composition est négligée, ne tient pas compte de l’environnement, le ciel est trop présent.
Ces difficultés ne sont pas seulement des erreurs de débutant. Elles sont propres à la pratique nocturne. Vous pouvez tenter de les corriger en changeant les réglages de votre appareil, mais vous arriverez immanquablement à une accumulation d’échecs si vous ne savez pas comment procéder.
Ces difficultés récurrentes sont celles que l’on retrouve tout au long du livre, notamment dans les chapitres consacrés à la mise au point nocturne, à la gestion de l’exposition et aux pièges liés au boîtier et aux accessoires. Elles ne sont pas traitées comme des cas isolés, mais comme des situations normales de la pratique nocturne.
Pourquoi les réglages seuls ne suffisent pas
Ces « bons réglages » après lesquels vous courez (ISO, ouverture, temps de pose) ou les focales lumineuses qui vous ruinent sont nécessaires, mais rarement suffisants.
Ce qui vous manque le plus souvent, c’est une vision globale :
Pourquoi ce lieu fonctionne de nuit et pas un autre.
Pourquoi la lune peut être une alliée ou un piège.
Pourquoi certaines compositions deviennent plates dès que le soleil disparaît.
Pourquoi une image nocturne réussie se prépare parfois plusieurs jours à l’avance.
Sans cette compréhension d’ensemble, vos réglages deviennent de simples pansements appliqués trop tard.
Le livre adopte cette même position : les réglages n’y sont jamais abordés seuls. Ils sont systématiquement reliés au contexte de prise de vue, au type de paysage et aux contraintes du ciel nocturne, afin d’éviter l’illusion de recettes universelles.
En photo de paysage nocturne, les réglages ne sont jamais une solution en soi : ils sont la conséquence d’un lieu, d’un ciel, d’une intention et d’une préparation.
La préparation, clé invisible de la réussite nocturne
En photo de paysages nocturnes, la majorité du travail se fait avant la séance de prise de vue :
Repérer les lieux de jour permet d’anticiper les lignes, les obstacles, les accès et les angles de vue.
Consulter les prévisions météo générales ne suffit pas : il faut aussi surveiller la couverture nuageuse, la transparence atmosphérique et la visibilité du ciel.
La position de la lune, son lever, son coucher et sa phase influencent directement l’ambiance de l’image.
La pollution lumineuse transforme radicalement le rendu du ciel selon la direction choisie.
Une sortie nocturne improvisée peut vous offrir une image correcte par chance. Une sortie préparée augmente le taux de réussite et les chances de revenir avec des images flatteuses. À vous de décider ce que vous voulez montrer.
Une large partie du livre est consacrée à cette phase invisible mais déterminante : repérage des lieux, consultation des prévisions météo classiques et spécialisées, planification des prises de vue, gestion des accès et vérification du matériel. Autant d’étapes souvent négligées, mais qui conditionnent la réussite d’une sortie nocturne.
Préparer une séance photo de paysages nocturnes, ce n’est pas être maniaque. C’est simplement accepter que la nuit ne pardonne pas l’improvisation et que chaque décision prise en amont évite une erreur irréversible sur le terrain.
Composer des paysages nocturnes, pas seulement un ciel étoilé
Lorsque j’en parle avec mes lecteurs, j’ai souvent l’impression que, pour eux, la photo nocturne se réduit aux photos de la voie lactée et des étoiles, tel que le présente Adam Woodworth dans Comment photographier le ciel nocturne. Pourtant, un paysage nocturne réussi, c’est bien autre chose : c’est un équilibre entre ciel et terre. Vittorio Bergamaschi en parle aussi dans Les secrets de la photo de nuit.
Paysages ruraux, littoral, montagne, bâtiments historiques, ouvrages humains, routes, ponts, silhouettes urbaines… Où que vous soyez, chaque environnement vous offre des choix différents. La nuit révèle certaines formes, en masque d’autres et vous oblige à simplifier la composition. Repérez ces contraintes et mettez-les à votre service.
En photo de paysages nocturnes, composer consiste souvent à simplifier : moins d’éléments, mais mieux choisis. À intégrer la lumière existante plutôt que de l’écarter. À utiliser la lune comme une source de modelé, et non comme un point lumineux qui va brûler vos hautes lumières.
Le livre développe cette approche en distinguant clairement les types de paysages nocturnes. Chaque environnement impose ses propres choix de composition et de gestion de la lumière, loin d’une vision uniforme de la nuit.
Photographier sereinement quand tout devient lent et irréversible
Si vous avez déjà essayé de photographier la nuit, vous savez qu’elle ne pardonne pas l’improvisation. Vous installez votre trépied, puis chaque réglage compte. Une erreur de mise au point, une vibration, un mauvais choix de temps de pose peuvent ruiner plusieurs minutes de travail.
Parfois, c’est l’emplacement qui pose problème, comme lorsque j’ai réalisé des photos de paysages nocturnes en bord de Seine, en plaçant mon trépied à quelques centimètres du quai. Attention à votre sécurité.
Vous devez comprendre le comportement du capteur de votre boîtier, maîtriser la focale utilisée, savoir quand allonger ou raccourcir l’exposition, anticiper le mouvement du ciel, accepter de refaire une prise plutôt que de vous entêter. Aucun automatisme ne fonctionne correctement la nuit. Rien n’est jamais acquis. Restez serein et multipliez les tests.
Cette notion de sérénité revient souvent dans le livre, notamment dans les chapitres consacrés aux réglages, à la maîtrise de la focale, à la mise au point et aux erreurs à éviter. La nuit ne tolère pas l’à-peu-près, et le livre insiste sur l’importance d’un processus clair pour limiter les erreurs irréversibles.
Le traitement, prolongement naturel de la prise de vue nocturne
Une photo de paysages nocturnes brute est rarement exploitable telle quelle. Le traitement fait partie intégrante du processus, à condition de rester au service de l’ambiance :
Utilisez systématiquement le format RAW.
Appliquez un traitement des tonalités qui préserve les couleurs nocturnes.
Gérez la réduction du bruit numérique sans lisser les détails.
Assemblez plusieurs images issues d’expositions multiples si la scène l’exige.
Le but n’est pas de transformer la nuit en jour, mais de révéler ce que votre œil n’a pas pu percevoir sur le moment. C’est tout l’intérêt du post-traitement en photographie.
Le traitement est abordé dans le livre comme une continuité logique de la prise de vue. Organisation des fichiers RAW, traitement des images nocturnes, gestion du bruit, assemblage d’expositions multiples, focus stacking ou time blending sont présentés comme des outils, pas comme des effets.
Quand une méthode structurée devient nécessaire
À ce stade, beaucoup de photographes ressentent un même besoin : arrêter de multiplier les recettes de cuisine pour passer à une approche cohérente. Une méthode pertinente permet de mettre en perspective la préparation, la prise de vue et le traitement. En clair : non seulement comment faire, mais surtout pourquoi et dans quel ordre.
C’est dans cette logique que s’inscrit Les secrets de la photo de paysages nocturnes. Ce n’est pas un catalogue de recettes, mais un guide pensé pour le terrain. Il couvre l’ensemble du processus, du choix du matériel jusqu’au traitement final, en passant par la planification, la composition et les techniques spécifiques à la nuit.
Le livre devient alors un support logique si vous souhaitez structurer votre pratique plutôt que multiplier les essais infructueux.
En mettant bout à bout toutes ces contraintes (préparation, composition, prise de vue, traitement), vous comprendrez rapidement que réussir la photo de paysage nocturne ne consiste pas à accumuler des conseils isolés, mais suppose une approche structurée et cohérente.
FAQ – FAQ – ce que vous voulez savoir sur Les secrets de la photo de paysages nocturnes
Le livre est-il plutôt pour débutants ou pour confirmés ? Il s’adresse à des photographes déjà à l’aise avec les bases (exposition, composition, mise au point) mais qui butent sur les spécificités de la nuit. Ce n’est pas une introduction à la photo, mais une méthode pour résoudre les difficultés propres à la photographie nocturne de paysage.
Ce livre donne-t-il des réglages « prêts à l’emploi » ? Non. Il explique pourquoi les réglages varient selon le contexte et comment les adapter à la situation. Vous y trouverez des principes, des raisonnements et des exemples, pas une liste figée de paramètres à appliquer quelles que soient les conditions.
Traite-t-il de la voie lactée ? Oui, mais de manière intégrée à une approche plus large du paysage nocturne. Le livre ne réduit pas la nuit à l’astrophotographie pure, mais montre comment inclure le ciel étoilé dans une composition cohérente avec le paysage.
Est-il utile si je n’ai pas de matériel haut de gamme ? Absolument. L’auteur replace souvent le matériel dans son usage réel et montre comment réussir même avec un équipement « classique », à condition d’adapter sa méthode et ses choix à la scène.
Le livre couvre-t-il le post-traitement ? Oui. Il consacre une partie à l’organisation des fichiers RAW, à la gestion du bruit, au traitement des tonalités et aux techniques comme l’assemblage d’expositions ou le focus stacking, toujours avec l’intention de préserver l’ambiance nocturne.
Est-ce un guide purement théorique ? Non. Il s’appuie sur des cas concrets, des exemples illustrés et des situations de terrain pour montrer comment appliquer les principes dans la réalité, pas seulement en théorie.
Pour qui cette approche fait réellement sens… et pourquoi ce livre y répond
Cette démarche et cette lecture s’adressent aux photographes qui maîtrisent déjà les bases de la photographie et veulent comprendre pourquoi la nuit résiste autant. À ceux qui photographient paysages, nature, patrimoine ou scènes extérieures et souhaitent progresser sans dépendre d’un coup de chance ou d’un réglage trouvé au hasard.
La photo de paysage nocturne n’est ni une discipline réservée aux professionnels ni une affaire de matériel coûteux. Elle exige surtout de la préparation, de la compréhension et une méthode adaptée. Si vous acceptez cette réalité, la nuit cesse d’être un obstacle et devient un terrain de jeu photographique fascinant.
Les secrets de la photo de paysages nocturnes est un ouvrage publié par Eyrolles, illustré de très nombreuses photos de l’auteur. Il compte 131 pages et propose une approche complète et structurée de la photographie de paysage nocturne, depuis la préparation et le choix du matériel jusqu’à la prise de vue et au traitement des images.
Publié dans la collection « Les secrets de… », il s’agit d’un guide de terrain qui s’appuie sur de nombreux exemples concrets, des schémas explicatifs et des cas réels. L’ensemble vous aide à comprendre les contraintes spécifiques de la nuit et à progresser de manière méthodique. Il vous en coûtera 23 €, un investissement limité si vous rêvez de pratiquer la photo de nuit ailleurs que dans les centres-villes.
Les premiers jours de l’hiver : pourquoi j’ai abandonné mon 24-120 sans aucun regret !
Fin décembre, avec les premiers jours de l’hiver, le soleil m’invite à capturer quelques images de cette campagne qui m’offre ses paysages et ses couleurs.
À 14 mm, le paysage corrézien montre tous ses atours, du premier au dernier plan.
En serrant légèrement le cadre, une forme humaine apparaît sur les chemins du Lot.
Dans ces conditions, plus de problématique de profondeur de champ. Seul le regard compte, et la composition. Remplir le premier plan, ne pas laisser le regard du spectateur se perdre, ne pas trop remplir le cadre. Le trop est l’ennemi du bien en photo.
Les systèmes de mesure de lumière actuels gèrent bien de telles étendues de ciel lumineux. J’apprécie toutefois une légère sous-exposition, qui met le bleu en valeur.
Nikon Z6II + NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S – 14 mm – 1/500 f/5.6 ISO 125Nikon Z6II + NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S – 14 mm – 1/500 f/5.6 ISO 110Nikon Z6II + NIKKOR Z 14-30 mm f/4 S – 25 mm – 1/500 f/9 ISO 560
Vous trouverez d’autres conseils pratiques comme celui-ci dans ma lettre photo quotidienne.
Correction d’exposition : comment sous-exposer ou sur-exposer pour des photos créatives
L’automatisme de votre appareil photo vous permet de régler l’exposition pour que vos photos soient bien exposées. Il doit être capable de vous donner de bonnes photos et de déjouer les principaux pièges. En modifiant le réglage d’exposition, vous pouvez toutefois faire plus de photos créatives, voici comment.
Résumé rapide : En sous-exposant légèrement, vous évitez de brûler le ciel, vous renforcez le contraste et vous donnez plus de présence aux nuages. En testant plusieurs valeurs, vous choisissez l’ambiance qui correspond à votre intention. Et si vous travaillez en RAW, cette maîtrise dès la prise de vue vous offre plus de latitude pour affiner le rendu au développement. L’exposition devient alors un choix créatif autant qu’une décision technique.
Corriger l’exposition pour obtenir le rendu que vous cherchez
Correction d’exposition, définition : la correction d’exposition est le réglage qui permet de décaler volontairement l’exposition calculée par l’appareil photo. Elle s’exprime en valeurs d’exposition (EV ou IL). Une correction de –1 EV réduit la luminosité d’un facteur 2. Une correction de +1 EV la double. Elle s’applique en conservant un ou deux paramètres du triangle d’exposition constants.
Principe de base de l’exposition
La bonne exposition d’une photo est la combinaison de trois réglages :
le temps de pose,
l’ouverture,
la sensibilité ISO.
En combinant ces réglages de la meilleure façon, la mesure de lumière automatique de votre appareil photo vous donne l’exposition idéale. “Idéale” signifie que votre photo n’est ni trop claire, ni trop sombre.
Si le ciel est lumineux il ne doit pas être pour autant brûlé. Si les ombres sont très sombres, elles ne doivent pas être bouchées. Le sujet principal doit être agréable à regarder.
Ce fonctionnement par défaut de votre appareil photo est celui que vous utilisez la plupart du temps. Mais régler l’exposition ne se limite pas à faire des photos correctement exposées. D’ailleurs que signifie “correctement exposées” ?
Comment fonctionne la correction d’exposition
La correction d’exposition consiste à modifier volontairement la valeur d’exposition calculée par l’automatisme de l’appareil photo, en sous-exposant ou en sur-exposant de façon délibérée. Ce réglage, exprimé en valeurs d’exposition (EV), permet d’adapter l’ambiance, le contraste et la lisibilité d’une scène selon l’intention photographique, et non selon ce que la mesure automatique juge « correct ».
Utiliser le triangle d’exposition pour ajuster la lumière
C’est le principe du triangle d’exposition, un des trois réglages joue sur la luminosité de la photo, les deux autres restant égaux par ailleurs.
Pour corriger l’exposition, utilisez le correcteur d’exposition. Sur la plupart des appareils photo il s’agit d’une molette à tourner, d’un bouton sur lequel appuyer avant de tourner la molette, ou d’une touche particulière. Consultez le mode d’emploi de votre appareil photo pour trouver comment faire.
Quand corriger l’exposition : 5 situations fréquentes
Scène très contrastée (paysage avec ciel lumineux + premier plan sombre)
Contre-jour ou silhouette
Ambiance dramatique ou ciel gris (lever/coucher de soleil, nuages sombres)
Hautes lumières critiques à préserver (nuages, ciel, reflets)
Pour favoriser les détails dans les ombres quand vous prévoyez un post-traitement RAW
Photos de paysage : choisir la bonne exposition selon la lumière
Exposition automatique : ce que l’appareil interprète
Correction d’exposition : 0 Ev (mesure matricielle automatique Nikon Z 6II)
La photo de paysage ci-dessus a été faite en hiver, vous voyez que le ciel est très lumineux avec des zones brûlées tandis que le champ est peu éclairé. La difficulté ici est d’ajuster l’exposition pour que le ciel ne soit pas trop blanc, et que les détails du champ soient bien visibles.
A la limite du ciel et de la terre vous apercevez un arbre. Ses branches se superposent au ciel, provoquant un effet silhouette qui peut avoir de l’intérêt sur le plan graphique. La colline en arrière-plan n’est que très peu visible.
Au premier plan, la barrière et les poteaux marquent l’espace. C’est un élément graphique à prendre en considération dans le rendu final de la photo.
La valeur moyenne de mesure de lumière donnée par l’automatisme permet de conserver du détail dans le ciel comme dans le champ. Les nuages sont visibles, mais la zone brûlée est importante. L’herbe et les poteaux sont visibles aussi, bien que l’ensemble manque de détail.
C’est une photo correctement exposée au sens de l’automatisme mais bien fade. En corrigeant l’exposition, vous pouvez lui donner un tout autre rendu.
Sous-exposition : –1 EV et –2 EV pour récupérer le ciel
Correction d’exposition : -1 Ev
Sur ce deuxième exemple, j’ai sous-exposé d’1 Ev en changeant le temps de pose, à ouverture (f/8) et ISO 100 constants. La photo est plus sombre, il y a plus de détails dans le ciel, les nuages sont plus visibles. Les zones brûlées sont moins importantes. Le champ est plus sombre, il est plus difficile d’apercevoir les poteaux, de même que les détails dans l’herbe.
Cette version m’intéresse car les motifs créés par les nuages sont plus intéressants. L’ambiance plus sombre me plaît mieux également.
Le champ au premier plan reste toutefois trop sombre pour que le résultat me convienne.
Correction d’exposition : -2 Ev
Pour ce troisième exemple j’ai sous-exposé de 2 Ev. Le premier plan est très sombre, les détails ne sont presque plus visibles. La matière dans le ciel, apportée par les nuages, devient intéressante. La zone brûlée est réduite et la limite entre le ciel et la terre est très graphique.
Cela peut être intéressant, mais le rendu global est encore bien trop sombre.
Sous-exposition poussée : –3 EV et dynamique du capteur
Correction d’exposition : -3 Ev
Pour pousser l’exercice jusqu’au bout, j’ai appliqué ici une correction d’exposition de -3 Ev. Si le premier plan est complètement sombre, le ciel prend une nouvelle apparence. Les nuages noirs prédominent, le soleil apparaît derrière les nuages. C’est la zone très lumineuse précédente qui n’est presque pas brûlée ici.
Cela démontre au passage la capacité du capteur à encaisser les hautes lumières. Faites l’essai avec votre appareil photo pour voir jusqu’où il sait aller en matière de dynamique. Je ne conserverai pas cette version en l’état, mais le ciel m’intéresse.
Pour aller plus loin : vérifiez toujours l’histogramme. Si, en sous-exposant, vous voyez que les hautes lumières ne sont pas cramées et que l’histogramme n’est pas « clipé » à droite, c’est un bon signe. Vous évitez de perdre des détails irréversiblement. A contrario, une exposition « à droite » bien mesurée (sans écrêtage) vous donnera un maximum d’information dans les ombres — idéal si vous shootez en RAW.
Sur-exposition : +1 EV et +2 EV pour éclaircir le premier plan
Correction d’exposition : +1 Ev
Pour cette cinquième version de la photo, j’ai appliqué une correction d’exposition de + 1 Ev. Le rendu est totalement différent.
Le premier plan est lumineux, les détails dans l’herbe très visibles, les poteaux de la barrière aussi.
À la frontière de la terre et du ciel vous percevez de nombreux détails dans les arbres et les branchages, de même que la colline au fond. Le ciel est par contre très lumineux, cette masse claire plombe la photo, elle n’est pas intéressante en l’état.
Correction d’exposition : +2 Ev
Afin de voir ce que je pouvais espérer de cette scène et de cette lumière, j’ai ici exposé à + 2 Ev. Le ciel est bien plus blanc, brûlé en grande partie. La matière des nuages n’est plus visible, son intérêt graphique est perdu.
Le champ est lui très lumineux, trop à mon goût. L’ambiance générale de la photo est très différente. Il est presque difficile de se croire en plein hiver. Je ne garderai pas non plus cette version, mais cette belle luminosité du premier plan m’intéresse.
En pratique : 3 étapes pour corriger l’exposition sur le terrain
Observez la scène et identifiez la zone prioritaire (ciel, sujet, premier plan).
Déclenchez à 0 EV, puis consultez l’histogramme ou les zones cramées.
Ajustez par paliers de 1/3 EV jusqu’à obtenir le rendu souhaité, en testant au moins une valeur négative et une valeur positive.
Comment utiliser la correction d’exposition sur le terrain
Lorsque je déclenche, j’utilise la correction d’exposition comme un outil créatif simple. Selon la scène, elle change tout. Voici quelques situations typiques dans lesquelles vous pouvez en profiter.
PAYSAGE AVEC CIEL LUMINEUX Face à un ciel trop clair, une correction de -1 EV suffit souvent à révéler du relief dans les nuages et à densifier l’ambiance. À f/8, ISO 100, vous gagnez un ciel plus expressif sans assombrir exagérément le premier plan.
PORTRAIT EN CONTRE-JOUR Ici c’est l’inverse : si vous exposez « normalement », le visage se retrouve souvent trop sombre. En ajoutant +1 EV ou +1,3 EV, vous éclairez le sujet sans perdre toute la dynamique du fond. Par exemple f/2,8, ISO 200, +1 EV pour garder un visage lisible.
SCÈNE DE NUIT En ville, l’automatisme surexpose souvent les façades ou les lampadaires. Un –1 EV ou –2 EV évite que les hautes lumières soient cramées et vous garde du détail dans les zones éclairées. À f/4, ISO 1600, –1 EV donne déjà un rendu plus fidèle.
LUMIÈRE DOUCE EN FIN DE JOURNÉE Cette lumière flattera votre scène, mais peut conduire le boîtier à sous-exposer légèrement. Dans ce cas, ajouter +0,3 EV ou +0,7 EV suffit à donner plus de présence au sujet sans trahir l’ambiance douce. Par exemple f/5,6, ISO 200, +0,7 EV.
LUMIÈRE DURE EN PLEIN SOLEIL Au contraire, la lumière peut être violente et le contraste très fort. Pour éviter de cramer les hautes lumières, réduisez l’exposition à –0,7 EV ou –1 EV. À f/11, ISO 100, –1 EV protège les détails et simplifie la scène.
Attention : ces ajustements ne sont pas des règles, ce sont des points de départ fiables. Ils vous aident à « sentir » ce que le correcteur d’exposition permet, et à développer progressivement votre propre signature.
En procédant ainsi, par variations successives du réglage d’exposition dans un sens comme dans l’autre, je peux analyser la scène. La sous-exposition m’informe sur les détails disponibles dans les zones très lumineuses, la sur-exposition me donne de l’information sur les détails disponibles dans les zones sombres.
Le capteur de mon appareil photo n’est pas capable d’enregistrer l’ensemble de cette plage dynamique, c’est normal. Mais en corrigeant l’exposition, et en travaillant le rendu final en post-traitement, je vais pouvoir adapter le rendu final de l’image à mes envies.
Tableau récapitulatif des effets de la correction d’exposition
Situation
Ce qui se passe sans correction
Effet de la correction d’exposition
Résultat sur l’image
Paysage avec ciel clair
Ciel trop lumineux, peu de texture
Sous-exposition –1 EV
Densité accrue, nuages plus visibles
Paysage très lumineux
Partiellement surexposé, ciel brûlé
Sous-exposition –2 EV
Ciel récupéré, contraste renforcé
Variations d’ambiance dans un même paysage
Une seule exposition n’équilibre pas toute la scène
Tester 0 / –1 / –2 EV
Sélection du rendu le plus adapté à l’intention
Recherche d’une atmosphère marquée
Exposition standard trop neutre
Ajustement fin de l’exposition
Ambiance plus personnelle et expressive
Image destinée au traitement RAW
Risque de hautes lumières irrécupérables
Sous-exposition légère
Meilleure marge de récupération au développement
Chaque fois que vous êtes confronté à une scène comme celle-ci, avec un écart important entre hautes et basses lumières, n’hésitez pas à régler l’exposition en la décalant. Cela vous permet de distinguer ce qu’il est possible de voir dans les zones claires comme dans les zones sombres.
Si vous utilisez un hybride, ajustez l’exposition avant la prise de vue, visualisez le résultat dans le viseur, et choisissez la valeur qui vous convient.
Si vous utilisez un reflex, faites plusieurs photos en corrigeant l’exposition et regardez sur l’écran arrière le résultat qui vous convient le mieux.
Dans les deux cas, utilisez le format RAW pour pouvoir corriger en post traitement. C’est ce que nous allons faire maintenant.
Complément : RAW vs JPEG
Si vous shootez en RAW, la correction d’exposition offre une marge très confortable en post-traitement. Vous pouvez souvent récupérer des détails dans les ombres ou les hautes lumières. En revanche, en JPEG, l’exposition « juste » devient plus cruciale : un ciel cramé ou des ombres bouchées seront bien plus difficiles à rattraper.
RAW et traitement : affiner l’exposition au développement
Pourquoi partir d’une version sous-exposée
Pour corriger l’exposition, selon vous, de quelle version je vais partir ?
J’ai choisi de partir de la version sous-exposée -2 Ev. C’est un choix personnel, vous pourriez en faire un autre, j’ai pris cette version car elle me permet de récupérer un maximum de détails dans le ciel sans rien perdre dans le premier plan.
C’est une décision que j’applique systématiquement sur les paysages à fort contraste : exposer pour préserver les hautes lumières, puis récupérer les ombres en post-traitement. Lightroom Classic récupère facilement 2 à 3 EV dans les ombres d’un fichier RAW Nikon sans dégradation visible. Ce n’est pas le cas pour les hautes lumières écrêtées : une fois cramées, elles sont perdues.
Ajuster l’exposition du ciel en premier
Dans un premier temps j’ajuste l’exposition sur le ciel, j’augmente l’exposition pour récupérer de la matière dans les nuages sans trop éclaircir la zone très claire. Je la travaille à part pour en diminuer les hautes lumières j’assume le fait que le soleil soit brûlé, il y a une logique.
Récupérer les détails du premier plan
Dans un second temps, j’ajuste le premier plan en remontant l’exposition. Je diminue le réglage des ombres, pour faire apparaître du détail au tout premier plan, avant la barrière.
Équilibrer la zone intermédiaire de l’image
Ce premier résultat ne me satisfaisant pas encore, j’ajuste l’exposition sur la partie intermédiaire entre la barrière et les arbres. Ceci me permet au passage de récupérer du bleu dans le ciel à la limite entre ciel et terre. La partie droite de l’image s’éclaircit.
Ajuster couleurs, clarté et contrastes pour finaliser le rendu
La zone gauche sous l’arbre étant encore bien sombre je l’éclaircis elle-aussi en faisant en sorte de faire le lien avec la zone précédente. J’aurais pu traiter toute cette zone en une seule fois, mais je trouve plus simple de le faire en deux passages, la précision est plus grande.
Il ne me reste plus qu’à ajuster les couleurs. Je renforce les verts et bleus en augmentant la luminance de ces teintes. Pour finir, j’augmente légèrement la clarté sur l’ensemble de l’image, cela joue sur l’accentuation pour renforcer les détails. Quelques points de vibrance me permettent de renforcer les zones bleues sombres du ciel.
FAQ : correction d’exposition et exposition créative
Faut-il corriger l’exposition sur chaque photo ?
Non. Sur une scène uniforme et bien éclairée, l’automatisme est fiable. La correction d’exposition devient utile dès que la scène présente un fort contraste, un contre-jour, un ciel très lumineux ou que vous cherchez une ambiance particulière. En paysage, c’est plus souvent la règle que l’exception.
Quelle différence entre correction d’exposition et réglage manuel ?
En mode manuel, vous fixez vous-même les trois paramètres du triangle d’exposition. La correction d’exposition s’utilise en mode semi-automatique (priorité ouverture ou priorité temps de pose) : vous décalez la valeur calculée par l’appareil sans tout rerégler. C’est plus rapide sur le terrain.
Pourquoi sous-exposer plutôt que récupérer le ciel en post-traitement ?
Parce qu’une haute lumière écrêtée est irrémédiable, même en RAW. Si vous shootez à 0 EV et que le ciel est brûlé, aucun logiciel ne récupérera l’information perdue. En sous-exposant de 1 à 2 EV, vous conservez cette information et vous la restituez au développement.
Peut-on corriger l’exposition en travaillant en JPEG ?
Oui, mais avec des marges bien plus étroites. Le JPEG applique une compression irréversible : il reste peu de latitude pour récupérer les ombres ou les hautes lumières. En JPEG, la précision de la correction à la prise de vue est donc plus critique qu’en RAW.
Comment savoir si j’ai bien corrigé l’exposition sans regarder l’écran de mon appareil ?
Utilisez l’histogramme en temps réel (viseur électronique sur un hybride) ou après la prise de vue. Un histogramme décalé vers la droite sans coupure indique une bonne gestion des hautes lumières. Une coupure à droite signale un écrêtage : revenez en arrière d’1/3 EV.
Conclusion : corrigez l’exposition pour créer votre propre rendu
La démarche mise en œuvre ici m’a permis de passer d’une photo faite en mode automatique à une photo au rendu personnalisé.
Avant – Après
Certains préféreront le rendu d’origine, d’autres apprécieront cette version plus lumineuse. Peu importe. Ce que je cherche à vous montrer, c’est que régler l’exposition vous permet de faire des photos créatives aisément.
Cette photo aurait peut-être mérité un autre traitement, une fusion HDR… toutes les solutions ont un intérêt. Régler l’exposition à la prise de vue reste toutefois le plus simple à faire, même si vous ne faites pas de post-traitement final.
Si vous êtes adepte du format JPG à la prise de vue, corriger l’exposition à votre convenance est une bonne façon de faire des photos créatives qui ne seront pas « celles des autres ».
Vous avez déjà rêvé de rentrer d’un voyage en Islande avec des photos de paysages à couper le souffle ? Ce pays exige une vraie préparation photo : météo changeante, accès parfois difficile, lumière imprévisible. Le photographe Martin Schulz parcourt l’Islande depuis des années et partage dans son guide « Comment photographier l’Islande » 13 circuits prêts à suivre pour réussir vos images sans perdre de temps sur place.
Qu’il s’agisse de plages de sable noir, de champs de lave, d’icebergs ou d’aurores boréales, vous allez trouver un itinéraire adapté, des idées de photos à réaliser selon les conditions climatiques et tout ce qui concerne votre équipement. En clair, c’est Instagram version pro, garanti sans IA, pour profiter pleinement de votre voyage et ne manquer aucune occasion photo.
Qui est Martin Schulz
Martin Schulz est un photographe spécialisé dans les paysages et qui parcourt l’Islande depuis des années, quelle que soit la saison. Il connaît très bien l’île ainsi que tous ses recoins cachés. Il la connaît si bien qu’il a listé 58 lieux uniques à photographier. Vous avez déjà compris que ce sont les lieux listés dans les 13 circuits.
Bien que je ne sois pas encore allé en Islande, parcourir ce livre m’a donné non seulement envie de découvrir l’ile, mais aussi de me convertir à la photo de paysages le temps d’un voyage.
Un guide de photographie avant tout
L’Islande, c’est la terre sauvage par excellence, parfois inaccessible selon la météo ou les conditions de transport. C’est aussi une destination qui peut vite devenir difficile pour pratiquer la photographie. Les distances peuvent être importantes, ou demander beaucoup de temps pour parcourir quelques kilomètres, par exemple pour retourner à votre hôtel le soir.
Martin Schulz vous explique comment il gère tout cela pendant ses voyages, ainsi que toute la logistique de base : circulation routière, hébergement, habillement pour profiter pleinement de votre voyage et de vos séances photo.
En bon photographe qu’il est, l’auteur vous propose de nombreux conseils sur le matériel à utiliser (voir page 14 en particulier). Cela reste plutôt classique bien que certaines spécificités liées à l’Islande soient mentionnées. J’ai également apprécié les renvois en début d’ouvrage vers les sites d’informations pratiques : tout avoir sous la main est toujours appréciable et vous fera gagner du temps.
Que photographier en Islande : circuits et spots photo
Chaque circuit décrit précisément l’itinéraire, les arrêts photo importants, la durée estimée, les meilleures heures pour photographier la zone et les coordonnées GPS des parkings. C’est un point essentiel en Islande : on ne peut pas se garer n’importe où, et certains lieux ne sont accessibles qu’à pied ou via des routes F.
Vous trouverez ensuite la liste des différents spots à photographier tout au long de chaque circuit. Sur le premier, par exemple, j’en ai recensé huit. Chaque spot est présenté avec le meilleur moment de la journée, la période idéale de l’année, quelques indications d’équipement ou de logistique si nécessaire, et surtout les coordonnées du parking. C’est important en Islande, car on ne peut pas se garer partout ni accéder à tous les lieux en voiture. Avoir le point GPS précis permet d’économiser un temps précieux.
Parmi les spots les plus marquants, on retrouve les falaises de Snæfellsnes, les plages de Reynisfjara, les champs de lave du sud et plusieurs zones idéales pour les aurores boréales. Le guide détaille précisément comment les photographier selon la lumière et la saison.
Les conseils du pro pour photographier l’Islande
Le guide est complet, clairement. Vous trouverez aussi, de temps à autre, quelques fiches pratiques comme celle de la page 42 intitulée « Petit atelier : le focus stacking ». Martin Schulz explique comment cette technique peut vous être utile en photo de paysage.
Je reconnais que la huitième étape du premier circuit m’a particulièrement attiré avec cette belle photo d’aurore boréale que je rêverais de voir, et bien sûr de photographier, si l’occasion m’en était donnée.
Les points forts du guide
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage, ce sont la précision des circuits, les conseils logistiques adaptés au terrain islandais et la présence de fiches techniques simples à suivre. L’auteur ne se contente pas de lister des lieux : il explique comment photographier chaque spot selon la lumière, la météo et l’équipement que vous utilisez. C’est typiquement le type d’informations impossibles à improviser une fois sur place.
En résumé Photographier l’Islande demande une bonne préparation : choisir les bons lieux, anticiper la météo, prévoir l’équipement adapté et organiser vos trajets pour ne rien manquer. Le guide de Martin Schulz propose 13 circuits prêts à l’emploi et 58 spots photo, avec horaires idéaux, conseils techniques et coordonnées GPS. C’est l’un des guides les plus complets pour préparer un voyage photo en Islande. (Guide lu et analysé pour vous permettre de préparer rapidement votre propre voyage photo.)
À qui s’adresse ce guide ?
Si vous êtes déjà photographe paysagiste et que vous maîtrisez parfaitement votre discipline, vous serez surtout intéressé par les circuits et les lieux à visiter.
Si vous débutez en photo de paysage, la partie technique vous aidera de manière évidente. Selon votre matériel, vous trouverez aussi quelques pages consacrées à l’usage du drone en photographie.
Foire aux questions sur « Comment photographier l’Islande »
Quel matériel photo emmener en Islande ? Un boîtier tropicalisé, un zoom grand-angle, un trépied solide, une batterie de filtres ND, une protection pluie et plusieurs batteries. Le livre détaille ces points page 14.
Quelle est la meilleure période pour photographier l’Islande ? Tout dépend du sujet : été pour les paysages et les routes dégagées, hiver pour les aurores boréales et les lumières basses.
Peut-on suivre les 13 circuits en un seul voyage ? Non, sauf à rester plusieurs semaines. Le guide permet justement de choisir les plus adaptés à votre séjour.
L’Islande est-elle difficile pour un débutant en photo ? Pas forcément, mais les conditions changent vite. Le guide aide à anticiper la lumière, le vent, les accès et la logistique.
Mon avis sur le guide : utile pour préparer un voyage photo en Islande
Ce livre me semble intéressant à la fois pour préparer votre voyage en Islande — il vous donne la liste des lieux à visiter et leur enchaînement logique pour minimiser les déplacements — et pour découvrir des endroits pas forcément connus des photographes. Vous me direz qu’une fois que tout le monde aura lu le livre, tout le monde les connaîtra… mais c’est tout le succès que je souhaite à l’auteur.
C’est à la fois un guide de voyage et un guide de photographie, un ensemble finalement assez rare. Les derniers chapitres, par exemple, sont techniques et regroupés sous le titre « Technique photographique ». Mais la majeure partie du livre est un véritable guide de voyage pensé pour les photographes, avec tout ce qu’il y a à voir, à faire et à photographier.
Le format du livre est pratique : même s’il est assez épais, son petit format portrait permet de le glisser aisément dans un sac photo. Il pèse un peu, bien sûr, mais cela peut être agréable de l’avoir avec vous sur le terrain (vous pouvez aussi le laisser dans la voiture).
Pour avoir épluché plusieurs ouvrages photo consacrés à l’Islande, celui-ci fait partie des plus pratiques pour un photographe amateur ou expert qui veut réellement optimiser son temps sur place. Vous pourrez d’ailleurs compléter votre collection avec Photographier les îles Lofoten, chez Eyrolles également.
Au final, les éditions Eyrolles proposent un ouvrage vendu 24 €, avec une maquette agréable, qui peut vous faire gagner beaucoup de temps sur place et vous éviter bien des déconvenues lors d’un voyage en Islande, dans l’espoir de ramener les plus belles photos possibles.
Si vous avez déjà photographié l’Islande, je serais curieux de lire vos retours et les lieux qui vous ont marqué. L’espace commentaires est là pour ça.
Éditeur : EYROLLES – Langue : Français – Nombre de pages de l’édition imprimée : 314 pages – Poids : 660 g – Dimensions : 14 × 2,1 × 21 cm
3 exemples de cadrages possibles pour le phare de Kermorvan
De passage au Conquet, je ne pouvais manquer le phare de Kermorvan.
Une fois sur place, je me suis pris au jeu du cadrage, toujours au smartphone pour illustrer mon journal, et vous faire un nouveau court sujet.
Voici donc trois exemples de cadrages possibles, en ayant toujours le phare dans votre ligne de mire.
Pensez à faire la mise au point du bout du doigt en touchant la zone précise que vous voulez avoir nette sur l’écran de votre smartphone, puis ajustez l’exposition pour que le ciel garde sa couleur naturelle.
Si vous utilisez un appareil hybride ou reflex, le principe est le même : choisissez le cadre puis la zone de mise au point.
Cadrage classique avec rocher sur la gauche et phare net en arrière-plan.
Cadrage avec diagonale guidant le regard vers le phare.
Cadrage plus original (c’est celui que je vais garder) avec netteté sur les fleurs à gauche et le phare dans le flou en arrière-plan. Le phare reste le sujet mais le regard est attiré par les fleurs étant de circuler dans l’image.
Sur les berges de l’Elorn à Brest
Lorsque je me balade, comme aujourd’hui sur les berges de l’Elorn à Brest, je fais toujours des photos d’illustration au smartphone.
Je les utilise pour mon journal personnel, et cela me permet de partager aisément lorsque un lieu m’a plu.
Voici les illustrations du jour sur les berges de l’Elorn (iPhone HEIC + traitement NB dans Lightroom Mobile).
Les secrets de la photo de paysage – 3e édition : le guide ultime pour des photos attirantes
Vous aimez photographier les paysages, mais vos images manquent de force et d’émotion ? Le livre « Les secrets de la photo de paysage » va vous aider à révéler tout le potentiel de vos photos.
Cette troisième édition, identique à la précédente, fait partie de la mise à jour de la collection Les secrets de… des éditions Eyrolles. Avec de nouvelles couvertures et une maquette retravaillée, elle permet de rendre à nouveau disponibles plusieurs titres. Comme toujours, l’objectif est de proposer aux photographes un contenu accessible, enrichissant et intemporel.
La photo de paysage : trouver son sujet et composer des images fortes
Qui n’a jamais été déçu en regardant ses photos d’un magnifique panorama devenu une image fade et sans intérêt sur l’écran ? Photographier les paysages est l’une des disciplines les plus exigeantes : il est délicat de transcrire en deux dimensions les émotions qui nous saisissent devant le spectacle de la nature, d’un monument ou d’une ville.
Fabrice Milochau est un photographe spécialisé dans les paysages, publiant ses images dans Géo, National Geographic, Terre Sauvage et d’autres grands magazines. Passionné par la lumière et la nature, il partage son expertise à travers des ouvrages pédagogiques et inspirants.
Dès les premières pages, il vous invite à réfléchir à votre manière de voir et de composer vos images. La photographie de paysage ne se limite pas au bon endroit et au bon moment. L’auteur présente donc deux approches complémentaires :
l’approche académique, qui consiste à anticiper la scène et à construire une image idéale,
l’approche intuitive, où l’instant présent, l’observation et l’émotion guident la composition.
Être face à un paysage spectaculaire ne garantit pas une photo réussie. Trouver son sujet, appréhender un lieu afin de lui rendre justice par l’image, lire la lumière et choisir l’heure, le jour ou la saison, construire la scène avant de cadrer… Autant d’étapes clés pour capter l’âme d’un lieu et en sublimer la beauté.
Ce premier chapitre, à lui seul, mérite d’être lu et relu. Il met en lumière un principe fondamental :
ce ne sont ni les paysages lointains ni l’équipement dernier cri qui feront la différence, mais votre capacité à ressentir, observer et traduire une émotion à travers vos images.
Un guide pratique pour des photos captivantes, loin des recettes toutes faites
Fabrice Milochau vous accompagne ensuite dans une exploration plus technique, mais toujours accessible. Vous découvrirez :
comment choisir son matériel sans tomber dans le piège de l’accumulation.
pourquoi l’exposition et la lumière sont les piliers d’une image réussie.
l’importance du cadrage et de la composition, en jouant sur les lignes, les formes et les contrastes.
L’auteur ne se contente pas d’énumérer des règles : il les illustre avec ses propres images, la plupart ont été publiées dans la presse. Chaque conseil s’appuie sur une approche pragmatique et du bon sens. Il s’adapte aussi bien aux paysages grandioses qu’à ceux du quotidien.
Capturer l’essence d’un paysage : au-delà de la technique
La photographie de paysage ne se limite pas à capturer des panoramas grandioses. C’est une démarche artistique et émotionnelle. L’auteur nous rappelle qu’une bonne photo commence souvent par une recherche documentaire, un choix assumé du sujet et une mise en scène réfléchie. Il explique comment dépasser l’évidence pour trouver des angles originaux et transformer une scène banale en une image forte.
Le dernier chapitre est consacré à l’analyse détaillée de plusieurs de ses photos. Il y explique :
le déclic initial, ce qui l’a poussé à photographier.
les choix de cadrage et de composition pour renforcer l’impact visuel.
les points-clés qui font qu’une image fonctionne (ou pas).
Les secrets de la photo de paysage, un guide incontournable à lire et à relire
Plus qu’un simple guide technique, ce livre est une invitation à adopter une vision plus personnelle et aboutie de la photographie de paysage. Débutants et photographes plus expérimentés y trouveront des conseils concrets et une véritable source d’inspiration.
Pour progresser en photo de paysage avec un guide clair et inspirant, ce livre est un choix évident. Fidèle à la qualité des éditions Eyrolles, il bénéficie d’une impression soignée et d’une mise en page agréable. Proposé à 25 euros, il offre un excellent rapport qualité/prix pour tous les passionnés d’image, qu’ils pratiquent en numérique ou en argentique. Une référence pour tous les amoureux de paysages.
Comment maîtriser la lumière diffuse en photographie de paysage
Quand je pense à mes sorties photos nature ces derniers mois, la lumière ne m’a pas toujours facilité la tâche. Vous connaissez peut-être cette sensation, en plein après-midi, quand le soleil d’été est au zénith et que tout semble trop contrasté. C’est là que l’importance de la qualité de la lumière joue sur le résultat, et qu’il est souvent plus intéressant lorsque le ciel vous offre une belle lumière diffuse.
Note : Cet article est tiré de ma lettre photo quotidienne. Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.
Septembre : ciel gris, pluies intermittentes, manque de couleur. Chez moi, c’est tous les jours ces dernières semaines. Sur le plan personnel, je préfère de loin le printemps. Mais pour la photographie ces ciels couverts sont nos amis.
La première raison ?
Un ciel couvert est un fantastique diffuseur de lumière naturelle. Pas de fort contraste, une belle répartition de la lumière. Des ombres douces. L’exposition est d’autant plus facile à régler les jours de lumière diffuse.
La seconde raison ?
Cette météo favorise la pratique de la photo nature avec un rendu très doux. Faire de la couleur par temps gris est une manière différente de représenter un paysage, adieu le ciel bleu, place à la quiétude et aux couleurs pastel.
Plutôt que de jouer avec les contrastes de luminosité, vous jouez avec les tons moyens. Vous isolez un paysage peu éclairé dans un environnement plus clair ou un premier plan lumineux dans une ambiance plombée.
Lorsque vous en serez au post-traitement, soignez le travail sur les tonalités.
Pas de fort contraste à la prise de vue ? Pourquoi en ajouter au post-traitement ?
Ambiance vaporeuse ? Soignez les tons moyens, ajustez l’exposition pour ne pas boucher les basses lumières tout en montant les hautes lumières.
Un ciel gris occupe la plus grande partie de vos photos ? Jouez l’effet High Key.
Ces nuances sur lesquelles vous pouvez jouer en post-traitement, ces tonalités à soigner, ce rendu à travailler, c’est ce qui fera l’intérêt de vos photos les jours où la lumière diffuse l’emporte sur le ciel bleu.
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Comment améliorer vos photos de paysage : techniques et conseils pour des photos uniques
Vos photos de paysage ressemblent-elles à toutes celles que vous voyez sur les réseaux sociaux ? Si la réponse est oui, alors il est temps de réfléchir à la manière dont vous abordez la photographie de paysage.
Pour moi, capturer un paysage est bien plus qu’un simple appui sur le déclencheur au bon endroit. C’est un processus réfléchi, presque méditatif, où chaque élément du cadre a son importance. Le secret pour que vos photos de paysage se démarquent réside dans la relation que vous entretenez avec votre sujet.
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L’importance de changer d’angle en photographie de paysage
Changer d’angle est une stratégie que j’utilise souvent lors de mes sorties photo. Plutôt que de reproduire les mêmes clichés encore et encore, je cherche à explorer de nouvelles perspectives, à voir les paysages sous un autre jour.
Robert Capa a dit que pour obtenir de meilleures photos, il faut se rapprocher du sujet. Cette idée est tout aussi valable en photographie de paysage. Se rapprocher, dans ce contexte, signifie non seulement physiquement, mais aussi émotionnellement et conceptuellement. C’est une question de perspective, au sens propre comme au figuré.
Le choix de la focale : un élément clé en photographie de paysage
Le choix de la focale est crucial car il reflète votre rapport au sujet. Un grand angle et un téléobjectif produisent des effets très différents.
En photographie de paysage, c’est ce que vous voulez montrer qui doit dicter ce choix. La focale ne se limite pas à zoomer ou à capturer une scène plus large, elle façonne votre image et crée une narration visuelle. Par exemple, un téléobjectif peut isoler un détail dans un vaste paysage, tandis qu’un grand angle peut inclure toute la scène, invitant le spectateur à plonger dedans.
N’oubliez pas : votre vision doit toujours guider vos choix, pas votre matériel.
Composer ses photos de paysage avec originalité
Il est facile de tomber dans le piège de l’uniformité en photographie de paysage : même scène, même focale, même composition. Cependant, la magie consiste à casser les codes.
Plutôt que de vouloir tout faire entrer dans le cadre, jouez avec les éléments disponibles : un arbre en avant-plan, une lumière rasante, une silhouette humaine. Ces détails peuvent donner une dimension à la fois personnelle et universelle à vos photos de paysage, les rendant ainsi plus attractives.
L’envie d’explorer de nouvelles perspectives
Chercher l’originalité ne signifie pas forcément rechercher l’extravagance. Parfois, une simple modification de cadrage ou une légère inclinaison de l’appareil peut suffire. C’est ici que l’envie de faire les choses différemment entre en jeu.
Lorsque je suis face à un paysage, je prends le temps d’observer, de ressentir l’endroit, d’essayer de comprendre ce qu’il me dit. Ce processus m’aide à décider comment je vais le capturer. Ce sont ces petits ajustements qui font toute la différence en photographie de paysage.
La relation avec le sujet en photographie de paysage
En fin de compte, tout est une question de relation avec le sujet.
Si vous abordez vos photos de paysage comme une simple formalité technique, elles risquent de manquer d’âme. Mais si vous les abordez avec la volonté de raconter une histoire, de transmettre une émotion, alors vous êtes sur la bonne voie.
C’est ce qui fait la différence entre une image banale et une photo de paysage qui attire l’œil et touche le spectateur.
Un livre à lire pour améliorer vos photos de paysage
Avant de conclure, je vous recommande vivement de lire le livre de Ross Hoddinott et Mark Bauer sur la photographie de paysage.
Ce livre a modifié ma manière d’aborder la photographie de paysage, et il pourrait bien avoir le même effet sur vous. La technique n’est qu’un outil au service de votre vision, et lorsque cette vision est claire, vos photos de paysage plairont, non seulement à vous, mais aussi à ceux qui les regardent.
Note : Cet article est tiré de ma lettre photo quotidienne. Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.