nikonpassion.com

Page 1 / 1


Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC : stabilisation linéaire, construction tous temps

Tamron met à jour le Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC qui bénéficie d’un système de stabilisation linéaire, d’une motorisation autofocus plus rapide et d’une meilleure étanchéité.

Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC

Tamron fait beaucoup d’efforts pour monter en gamme et proposer des optiques au niveau des meilleurs modèles des marques comme Nikon, Canon ou Sony.

Le Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC est un des modèles les plus connus de la gamme Tamron et apprécié des photographes de nature et de macro. Cette optique vient d’être mise à jour pour bénéficier des dernières avancées technologiques de la marque et rester une des références en matière d’objectif macro.

Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC, Stabilisation linéaire

Le précédent système de stabilisation angulaire est complété d’un nouveau système linéaire. La stabilisation agit désormais sur les axes X et Y (droite-gauche, haut-bas). Ce principe permet d’améliorer la stabilisation en prise de vue macro tandis que le système angulaire est plutôt efficace en mode prise de vue à l’infini.

Cette stabilisation agit sur les tremblements fréquents en mode macro. Un capteur gyroscopique et un accéléromètre compensent les vibrations linéaires de l’ensemble boîtier-objectif pour stabiliser au mieux l’image.

Motorisation AF USD

La mise au point autofocus est plus rapide que sur la version précédente de cette optique grâce au nouveau logiciel de contrôle USD. Rappelons que le logiciel est désormais le principal critère de performance pour la plupart des optiques à motorisation interne, il permet de coupler l’asservissement mécanique aux fonctions de contrôle du boîtier. La mise au point USD autorise la retouche manuelle du point.

Etanchéité améliorée

Tamron revendique une meilleure étanchéité pour ce Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC. Cet argument satisfera les photographes qui œuvrent souvent dans la nature par tous les temps et apprécient de pouvoir utiliser leur objectif quand les conditions sont difficiles.

Ce nouveau Tamron 90mm est doté de plusieurs joints d’étanchéité qui permettent de minimiser les risques au niveau de la bague de mise au point, du fût de l’objectif et des commutateurs.

Revêtement fluorine

Tout comme les récentes optiques Nikon, le Tamron 90mm Macro reçoit un traitement à la fluorine sur la lentille frontale. Ce traitement permet de réduire les dépôts sur cette lentille, qu’il s’agisse de gouttes de pluie comme de salissures.

Tarif

Le Tamron SP 90 mm f/2,8 Macro VC est proposé au tarif public de 799 euros, soit près de 250 euros plus cher que le Samyang 100mm f/2.8 Macro à mise au point manuelle, ce qui n’est pas un critère très différenciant en macro. Le Samyang n’est toutefois ni stabilisé, ni doté d’une protection tous temps.

Le Nikon 105mm Macro présente lui une focale un peu plus longue mais sa conception date un peu désormais en matière de formule optique et de protection contre les intempéries.

Source : Tamron


Test TAMRON SP AF 70-200 mm f/2.8 Di LD (If) Macro

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Le Tamron 70-200 monté sur un Nikon D200

L’objectif Tamron 70-200 f/2.8 est une alternative crédible aux télé-objectifs de marque, le 70-200 f/2.8 chez Nikon pour les nikonistes en particulier. Découvrez le test terrain de cette optique réalisé par JFD, un test qui évite volontairement les murs de briques pour émettre un avis de photographe passionné sur ce zoom télé à l’ouverture pro.

Présentation

Il s’agit d’un zoom présentant une plage focale variant entre 70 et 200mm et offrant une ouverture maximale constante de f/2.8. Cet objectif fait partie de la gamme ‘SP’ de chez Tamron qui signifie ‘Super Performance’ ; c’est-à-dire le haut de gamme chez Tamron.

L’objectif possède une motorisation interne, ce qui lui permet de conserver l’autofocus sur tous les boîtiers numériques Nikon. Cette motorisation est faite à l’aide d’un petit moteur embarqué dans l’objectif, il ne s’agit pas d’une motorisation ultra-sonique (AFS chez Nikon, HSM chez Sigma). Cela se traduit par un système autofocus plus lent et plus bruyant, mais nous reviendrons sur cet aspect dans la section ‘autofocus’ de ce test.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200

La mention ‘Di’ dans l’appellation de l’objectif signifie que les lentilles utilisées sont traitées pour offrir des performances optimales lorsque celui-ci est utilisé sur un réflex numérique. ‘Di’ signifie également qu’il est capable de couvrir le plein format, c’est-à-dire qu’il est compatible avec les réflex FX (D700 / D3 / D3x / D3s) ainsi qu’avec ceux à capteurs DX / APS-C (tous les autres).

L’objectif accepte des filtres de 77mm de diamètre, ce qui est un standard pour ce type de plage focale.

Enfin, l’appellation ‘macro’ de cet objectif est un peu abusive, puisqu’il s’agit d’avantage de proxiphotographie que de réelle macro. En effet, il est possible d’atteindre un rapport de grossissement maximal de 1:3 à 200mm, ce qui est très appréciable et permet de réaliser des images presque inattendues pour un objectif de ce type.
Mise au point très rapprochée.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.
Exemple de proxiphotographie au Tamron 70-200/2.8.
[ Nikon D200 – 155mm – f/4 – 1/250s – ISO 100 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Autre exemple de proxiphotographie
[ Nikon D200 – 200mm – f/5.6 – 1/180s – ISO 100 ]

J’ai acheté cet objectif en mars 2009 pour réaliser des photographies de sport en intérieur ainsi que des photographies animalières. Sa focale ainsi que son ouverture maximale constante de f/2.8 (souvent le maximum pour un zoom), en ont fait un candidat naturel. J’ai opté pour le Tamron car j’étais très intéressé de son rapport performance / prix.

Prise en main et construction

L’objectif présente deux bagues différentes, une pour la mise au point, l’autre pour le choix de la focale. Les deux bagues sont bien positionnées et offrent une ergonomie permettant de se concentrer sur son cadrage plus que sur son matériel.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.
Le Tamron 70-200 avec son pare-soleil retourné.

Mesurant près de 20cm de long pour près de 9cm de diamètre et pensant 1150g, cet objectif n’est pas un objectif qu’il est évident de prendre en toutes circonstances, c’est un élément à considérer lorsque l’on envisage l’achat d’un tel outil. En considérant son cahier des charges, il n’est cependant pas d’une taille surprenante. Il est un rien plus long en taille que le Sigma équivalent et un rien plus court que le Nikkor.

L’objectif est assez bien construit, et semble assez costaud. Il est évident (vu sa catégorie de prix) qu’il ne s’agit pas d’une construction aussi solide qu’un tank comme son homologue Nikon, mais il ne semble pas fragile pour autant.

Le passage de la mise au point automatique à la mise au point manuelle se fait en tirant vers soi (ou en poussant vers l’avant) la bague de mise au point. Cela ne nécessite aucun changement sur le boîtier, ce qui est agréable. Ce n’est pas aussi pratique que la retouche immédiate du point comme sur les AFS Nikon, mais ça s’en rapproche très fort.

Côté accessoires, il est livré avec pare-soleil, collier de fixation à un pied et une housse de transport. Le pare-soleil est grand et bien construit. Il peut se monter à l’envers pour le rangement, ce qui est assez pratique. Le collier de pied est, quant à lui, beaucoup moins pratique. Il est solide et ferme, mais est assez pénible à enlever. J’en ai déjà utilisé d’autres mieux construits sur cet aspect. Par contre, ce dernier est large et particulièrement stable, il est possible de poser l’ensemble boîtier-objectif sans craindre qu’il ne bascule. Enfin, la housse n’est pas très sécurisante et encore moins étanche. Elle pourrait éventuellement servir pour dépanner, mais pas plus…

Qualité optique et rendu

Alors, c’est bon ?

Allons droit au but, cet objectif est optiquement très bon, voire même excellent. Particulièrement quand on considère son prix! Il présente des images bien contrastées et nettes. La pleine ouverture de f/2.8 pourrait être un rien meilleure (particulièrement dans les coins en FX), mais elle est tout de même très exploitable. Je vais tenter d’illustrer cette section par des images prises sur le terrain avec cet objectif. D’après certains tests vus sur internet, le point faible de l’objectif au niveau optique se situe autour de 135mm à f/2.8. J’ai donc mis à votre disposition une photographie prise dans ces conditions, accompagnée de sa version non redimensionnée, pour que vous puissiez vous faire une idée de ce que l’on peut tout de même réaliser.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Photo prise à pleine ouverture (f/2.8) dans une condition de lumière très difficile !
Cliquez sur l’image pour la voir en résolution maximale.
[ Nikon D200 – 200mm – f/2.8 – 1/160s – ISO200 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Une photo prise à la pleine ouverture (f/2.8) sur un capteur FX.
Cliquez sur l’image pour la voir en résolution maximale.
[ Nikon D700 – 130mm – f/2.8 – 1/1000s – ISO800 ]

Les distortions sont minimes et ne devraient pas se remarquer. C’est assez typique pour ces focales, mais c’est tout de même plus qu’appréciable.

Les aberrations chromatiques sont particulièrement bien contrôlées. Elles deviennent tout de même légèrement visibles entre f/2.8 et f/4 en FX, dans les coins extrêmes et sous certaines conditions de contrastes. En DX, c’est complètement marginal. L’important est de retenir que, dans 99% des situations, elles ne sont que peu (ou pas du tout) visibles.

Dans la pratique, l’objectif semble être au top dès f/4, ce qui fait qu’il y est à 90% du temps lorsque je l’utilise sur le terrain (sauf si la lumière est très forte bien entendu).

Douceur et harmonie d’arrière-plan

Un point très important, et qui a également été déterminant dans mon choix de cet objectif est le rendu particulièrement doux des arrière-plans flous (le fameux ‘bokeh’). Grâce à ses lentilles de qualité et son diaphragme à 9 lames circulaires, les arrière-plans ont rarement étés si harmonieux avec une optique de cette catégorie proposée à un tel prix.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Rendu du flou d’arrière-plan sur une scène très contrastée (plein soleil espagnol et reflets). L’objectif s’en tire admirablement bien, pour peu que l’on aime les fonds très doux.
[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/800s – ISO 100 ]

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Idem, arrière plan très contrasté puisque pris en contre-jour en fin de journée et rendu très agréable tout de même.
[ Nikon D200 – 175mm – f/4 – 1/125s – ISO 100 ]

Autofocus

Ce test ne serait pas complet si nous n’abordions pas le principal défaut de ce zoom : son autofocus, que je qualifierais de pénible. Attention, il fonctionne bien et produit des photos très nettes, quand tout va bien. Pour une raison inconnue, il a malheureusement tendance à ne pas accrocher sur un sujet et se retrouve donc parfois à chercher la netteté là où il ne la trouvera pas. Si on ajoute à cela le fait que le moteur intégré est plus lent que la moyenne, on obtient un objectif dont la mise au point automatique devient un peu chaotique.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Le Tamron 70-200 monté sur un D200.

Bien que l’autofocus ne soit pas des plus rapides, il permet tout de même de figer l’action assez précisément avec un peu d’entraînement.
[ Nikon D200 – 140mm – f/4 – 1/1600s – ISO 100 ]

Attention, il était nécessaire de parler de cet aspect de l’objectif car il est déterminant pour certains utilisateurs. Mais il ne pas faut l’exagérer et écarter cette excellente optique uniquement sur base d’une peur.

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Autre exemple d’utilisation de l’autofocus sur un sujet en mouvement.
[ Nikon D200 – 155mm – f/4 – 1/500s – ISO100 ]

Sur le terrain, une fois que ce problème est connu, on apprend à faire avec. Je veux dire qu’on ne sollicite pas l’autofocus de la même manière qu’avec un objectif plus performant sur cet aspect, mais cela n’empêche que rarement de faire des photos de sujets en mouvement. Il faut juste anticiper d’avantage avec le Tamron 70-200 qu’avec d’autres objectifs proposant un autofocus plus performant. Je vous propose de consulter les images obtenues avec cet objectif
afin de vous faire une idée de ce qu’il me permet de capturer.

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Dernier exemple d’utilisation de l’autofocus sur un sujet en mouvement.
[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/1000s – ISO100 ]

Conclusions

Je n’ai jamais regretté l’achat de cette optique. Pour un prix très raisonnable, elle délivre des images d’une qualité remarquable. Le bokeh est particulièrement doux grâce à son diaphragme circulaire, les images sont très piquées et les aberrations chromatiques quasiment inexistantes.

Ceux pour qui la vitesse d’autofocus est vraiment un facteur déterminant préféreront des modèles équipés de moteur d’autofocus de type AFS/HSM (voyez tout de même ce que j’arrive à réaliser avec cette optique sur des sujets en mouvement).Les autres qui n’ont pas un besoin crucial d’un autofocus hyper performant, peuvent se diriger vers ce Tamron sans hésitations.

Quelques exemples supplémentaires

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

[Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/320s – ISO200 ]

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Exemple sur capteur plein format (FX).
[ Nikon D700 – 200mm – f/5.6 – 1/500s – ISO200 ]

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

Test Tamron 70-200 f/2.8 SP

[ Nikon D200 – 200mm – f/4 – 1/1000s – ISO100 ]

Un grand merci à JF pour la réalisation du test et les photos d’illustration, venez partager avec les membres sur cet objectif Tamron dans le forum.

TAMRON objectif photo SP AF 70-200 mm f/2.8 Di LD (If) Macro monture NIKON chez Miss Numerique

Photos (C) J-F Degbomont (jfd), mai 2010.


Comprendre la profondeur de champ et le flou d’arrière-plan

Les récents capteurs survitaminés en pixels ont remis en question la notion de profondeur de champ. Qu’appelle-t-on zone nette sur une photo ? Que se passe-t-il en dehors de cet espace ? Le moment n’est-il pas venu de faire une petite révolution culturelle ?

Comprendre la profondeur de champ et le flou d'arrière-plan

Jacques Croizer vous propose un tutoriel sur la profondeur de champ qui pourrait bien remettre en question votre approche du sujet !

Le livre de Jacques chez vous via Amazon

Le livre de Jacques via la FNAC

Qu’est-ce que la profondeur de champ ?

Tout commence par la mise au point (MAP). Elle définit un plan unique sur lequel la netteté est maximale. Dès que l’on s’éloigne de ce plan, l’appareil photo transforme chaque point de la scène source en une tache floue de plus en plus large.

Notre œil a fort heureusement une certaine tolérance qui fait que lorsque nous regardons une photo, nous continuons de voir net ce qui est déjà un peu dilué. Nous reconstituons un volume qui commence au premier plan net (PPN), passe par la mise au point et se termine sur le dernier plan net (DPN). C’est la profondeur de champ (PDC), telle qu’elle est traditionnellement calculée par les photographes depuis qu’ils s’intéressent à cette question.

Profondeur de champ et flou d'arrière-plan

De nombreux calculateurs en ligne permettent d’évaluer la profondeur de champ en fonction de la focale, du diaphragme, de la distance de mise au point et de la taille du capteur. L’une des 4 règles ci-dessous n’est pas exacte, la trouverez-vous ?

  • Plus la distance de mise au point est courte et plus la profondeur de champ est faible.
  • Plus le diaphragme est ouvert et plus la profondeur de champ diminue.
  • A cadrage identique, la focale n’impacte pas la profondeur de champ.
  • Plus le capteur est petit et plus la profondeur de champ augmente.

La dernière affirmation n’est pas vraiment fausse, mais elle est incomplète. Si vous tentez de la vérifier avec un calculateur, vous constaterez que la profondeur de champ devient de plus en plus importante lorsqu’on ne fait qu’augmenter la taille du capteur. Mais nous ne parlons plus alors de la même photo !

Il ne faut en effet pas oublier que plus le capteur est grand et plus nous devons nous avancer pour conserver la même image dans le viseur. La réduction de la distance de mise au point absorbe largement le gain initialement provoqué par l’augmentation de la taille du capteur. A cadrage identique, la profondeur de champ est finalement plus faible lorsque la surface du capteur augmente.

La netteté

Tant que le diamètre de la tache floue enregistrée par le capteur est en dessous d’une certaine valeur, le point qu’elle représente parait net. La définition de ce seuil, que l’on appelle cercle de confusion, alimente les débats. Physiologiquement, sur un capteur plein format, il serait égal à 0,025 mm. Les photographes argentiques, jugeant cette valeur trop contraignante, ont pris l’habitude d’utiliser un seuil de 0,03 mm.

La donne est différente lorsqu’on retouche ses images agrandies à la taille des pixels sur un écran d’ordinateur. Certains considèrent alors que la photo n’est plus nette dès que la zone floue déborde d’un pixel sur son voisin. Cette contrainte est particulièrement exigeante. Elle fait passer le diamètre du cercle de confusion en-dessous de 0,01 mm sur un capteur de 24 millions de pixels. Nous ne détaillerons pas d’avantage ces calculs. Ils ont déjà fait l’objet d’un tutoriel très détaillé sur Nikon Passion.

La zone de transition

Les trois niveaux d’exigence précédemment détaillés pointent du doigt l’imprécision qu’il peut y avoir dans la définition de l’intervalle où la photo n’est plus vraiment nette, mais où elle n’est pas encore tout à fait floue. La frontière entre ces deux zones n’est pas un plan, mais un continuum dont l’étendue permet de mettre en valeur plus ou moins facilement le sujet.

Plus la zone de transition est importante et plus le sujet se fond dans l’arrière-plan. En contrepartie, la perte de netteté étant moins rapide, la profondeur de champ ressentie augmente.

La notion de premier et dernier plan net est trop abrupte pour être en phase avec la lecture sensorielle que nous avons d’une photographie. La bande nette ne devrait pas être tranchée par un rectangle, mais suggérée par l’évolution du diamètre de la tache floue, comme illustré sur le schéma ci-dessous.

Qu'est-ce que la profondeur de champ ?

Exemple : Modèle pour une focale de 50 mm

Sur le plan de mise au point, le diamètre de la tache floue est nul. Elle est représentée par un dégradé de plus en plus clair, à mesure que l’on s’approche de la limite où le flou est acquis. Rien n’empêche de conserver sur cette représentation la limite liée au cercle de confusion, tel que chacun peut le définir en fonction de ses propres exigences, et surtout de ce qu’il compte faire de ses photos : publication sur le web, tirages format carte postale ou agrandissements.

Voici ce que donnerait un tel modèle pour un objectif de focale 50 mm monté sur un capteur plein format, avec une mise au point à 5 mètres et un diaphragme fermé à f/11 :

Calcul de la profondeur de champ en fonction de la focale

La zone jaune indique la profondeur de champ définie sur les critères du photographe argentique. Elle est surchargée en orange par celle utilisée par le physiologiste. La profondeur de champ calculée par le pixel peeper (celui qui détaille une image à la loupe …) est tracée en rouge. La verticale verte représente l’hyperfocale dans la première hypothèse.

Au-dessus d’un diamètre qui correspond au centième de la diagonale du capteur, la représentation de la tache floue n’a plus d’intérêt pour caractériser la profondeur de champ. On considère en effet qu’une fois passé ce seuil, le sujet se distingue nettement de l’arrière-plan. Il détermine le point haut sur l’axe vertical.

Avec ces réglages, on constate que la dimension de la tache floue augmente très rapidement vers le premier plan, alors qu’elle dépasse à peine le seuil du cercle de confusion lorsqu’on se dirige vers l’arrière-plan. Rien d’étonnant à cela : à f/11 et pour une mise au point proche de l’hyperfocale, il est impossible de détacher le sujet du fond.

Exemple pratique : portrait et profondeur de champ

Un portrait pris dans une foule dense, en l’occurrence ici celui de Marisa Paredes au Festival Lumière à Lyon, présente l’intérêt d’être encadré d’un premier et d’un arrière-plan flous.

Marisa Paredes par Jacques Croizet (C)

Marisa Paredes –190 mm f/4,5 – Photo (C) Jacques Croizer

A 3 mètres du sujet avec une focale de 190 mm, la profondeur de champ théorique sur un plein format est réduite à 6 cm. La profondeur de champ ressentie est plus importante. Dès lors que l’œil et la bouche sont nets, l’exigence de netteté devient en effet moindre sur les autres éléments du visage. De l’importance de soigner sa mise au point !

Le sujet se détache de l’avant et de l’arrière-plan. La zone de transition commence 40 cm devant la mise au point. Elle se termine 60 cm derrière elle.

Profondeur de champ avec boîtier capteur Plein Format

Boîtier Plein format / FX

Profondeur de champ avec boîtier capteur APS-C DX

Boîtier APS-C / DX

Le même cadrage aurait été obtenu avec un APS-C à 4,5 mètres du sujet, pour une profondeur de champ de 10 cm. La largeur des zones de transition aurait alors augmenté de plus de moitié. Le sujet se serait moins bien détaché des autres personnes présentes sur la photo.

Exemple pratique : Macro et profondeur de champ

A 30 cm du sujet, une macrophotographie au 105 mm présente une profondeur de champ minimaliste : pour une ouverture de f/2,8 sur un plein format, elle n’est que de 0,9 mm. Elle monte à 5,1 mm à f/16. La tentation est grande de fermer au maximum le diaphragme lorsque la lumière est suffisante, même s’il est clair que le gain de netteté théorique restera marginal.

Goutte - Macro (C) Jacques Croizer

Goutte –105 mm, f/7,1 – Photo (C) Jacques Croizer

La zone de transition n’est que de 2 cm à f/2.8. Elle passe à 12 cm à f/16. Largement de quoi gâcher un beau bokeh si un élément perturbant vient se placer juste derrière le sujet !

Profondeur de champ en macro

MAP 30 cm – f/16

Profondeur de champ en macro

MAP 30 cm – f/7,1

Sur la photo de la goutte, le choix a été fait de conserver la partie la plus sombre de la zone de transition calculée à f/16. Elle correspond à une ouverture de f/7,1 pour une profondeur de champ de 2,3 mm et une zone de transition de 50 mm.

Profondeur de champ : en conclusion

A l’opposé de la profondeur de champ technique calculée sur des considérations purement optiques, la notion de profondeur de champ ressentie correspond plus à la vision esthétique que l’on peut avoir d’une image.

Au-delà du débat de savoir quel cercle de confusion adopter, les calculateurs de profondeur de champ se doivent d’évoluer. Certains intègrent déjà la notion de flou d’arrière-plan, mais ne la calculent que sur le fond de la scène. Le plus en avance semble être celui mis en ligne par Michael Bemowski. Ludique mais un peu encombré de trop de détails, il demande à gagner en ergonomie.

Question : Et vous, êtes-vous prêts à faire votre petite révolution culturelle ?

Le livre de Jacques chez vous via Amazon

Le livre de Jacques via la FNAC


Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro : plein format et rapport 1:1 pour 539 euros

L’opticien indépendant Samyang annonce un nouveau Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro pour boîtiers plein format avec un rapport de reproduction de 1:1. Cette optique est déclinée en deux versions, une version photo et une version ciné.

Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro

Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro

On ne se repose pas sur les lauriers chez Samyang !

La marque d’optiques compatibles indépendante a le mérite de proposer des alternatives très crédibles aux objectifs des marques, avec un tarif bien moins élevé en contrepartie d’une fiche technique moins fournie selon les modèles.

La plupart des optiques Samyang sont par exemple à mise au point manuelle et non pas autofocus, ce qui ne retire rien à la qualité des optiques dont certaines s’avèrent même au niveau des meilleures comme le Samyang 35mm f/1.4.

Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro – pour les photographes

Samyang 100mm f/2.8 ED UMC Macro

Le 100mm Macro Samyang vous permet de pratiquer la macrophotographie avec une distance minimale de mise au point de 30 cm tout en reproduisant le sujet à taille réelle (rapport 1:1).

Utilisable en conditions plus traditionnelles, ce 100mm Macro peut également constituer un petit téléobjectif à portrait ou vous permettre la photo de paysage avec une belle ouverture de f/2.8.

Samyang 100mm T3.1 Macro – pour les vidéastes

Samyang 100mm T3.1 Macro

Le 100mm Macro Samyang est également décliné en version ciné pour offrir aux vidéastes la possibilité de réaliser des gros plans en vidéo HD.

Cette version dispose de roues dentées sur les bagues de mise au point et de diaphragme pour faciliter l’utilisation d’un accessoire de follow-focus. L’échelle des distances et les ouvertures sont gravées de chaque côté du fût pour permettre leur lecture quelles que soient les conditions de tournage et les accessoires vidéo utilisés.

Samyang 100mm T3.1 Macro

Une formule optique commune et pas d’autofocus

Le 100mm Macro Samyang s’appuie sur une formule optique à 15 élément en 12 groupes, dont une lentille à haute réfraction (HR) et une autre à faible dispersion (ED). Samyang a également adopté le traitement multicouches (UMC) pour réduire au mieux les images parasites et l’effet de flare.

Comme pour les autres modèles de la gamme, et pour justifier les tarifs agressifs, Samyang a conçu une optique à mise au point manuelle sans système de réduction des vibrations. On est loin des facilités offertes par le Nikon AF-S Macro 105mm par exemple mais le tarif est aussi divisé par deux sauf à vous procurer le Nikon d’occasion à un tarif proche du Samyang neuf …

La version Nikon AE du 100mm Macro Samyang dispose toutefois d’une puce qui transmet certaines informations au boîtier : vous pouvez ainsi avoir un rappel d’affichage de la mise au point dans le viseur et le réglage de l’ouverture est accessible via la molette du boîtier. L’autofocus n’étant une priorité absolue en macro, la chose devient plus attirante !

Le 100mm Macro est compatible avec les boîtiers plein format, il peut également équiper les boîtiers APS-C sur lesquels il constitue un équivalent 150mm macro f/2.8.

Montures et tarifs

Le 100mm Macro Samyang est disponible en montures Canon EOS, Nikon, Pentax, Sony Alpha, Sony E, Fujifilm X et Micro 4/3. Le tarif public est de 539 euros pour le 100mm f/2.8 (579 euros en monture Nikon AE) et de 599 euros pour la version ciné.

Source : Samyang


Sigma 18-300mm F3,5-6,3 DC MACRO (OS) HSM : le mega-zoom macro avec ou sans bonnette

Sigma n’en finit plus de compléter sa gamme d’optiques pour le bonheur de ceux qui recherchent des modèles que les marques de boîtiers ne proposent pas. C’est au tour du Sigma 18-300mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM pour boîtiers APS-C de faire son apparition avec une fonction macro complétée d’une bonnette optionnelle.

Sigma 18-300mm F3,5-6,3 DC MACRO (OS) HSM

Les photographes à la recherche d’un mega-zoom le disent haut et fort : ils veulent un objectif le plus polyvalent possible pour pouvoir voyager léger sans emporter plusieurs optiques dans leur sac photo. En réponse à ces attentes, les opticiens ont conçu le méga-zoom, une optique à la plage de focales étendue évitant le recours à de multiples objectifs.

Les premiers méga-zooms du marché étaient des 18-200mm, vite complétés de 18-270mm, 18-300 et même 16-300mm. Ces optiques ont des ouvertures moins généreuses que les optiques pros ouvrant à f/2.8 ou les modèles experts ouvrant à f/4 mais elles font ce pourquoi elles sont conçues : offrir le plus possible de polyvalence.

Comme il devient difficile d’étendre encore cette plage focale, les opticiens se tournent désormais vers des alternatives avec les télé-zooms 150-600mm (voir le Tamron et le Sigma). Et l’ajout de fonctions complémentaires aux méga-zooms.

C’est ce que propose Sigma avec ce nouveau Sigma 18-300mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM classé dans la gamme Contemporary. Il apporte une position macro et peut être équipé en option d’une bonnette macro additionnelle.

La formule optique du Sigma 18-300mm reprend les technologies de la marque, comme une lentille en verre FLD et trois lentilles en verre SLD. L’ensemble permet de réduire les aberrations diverses inhérentes à ce type d’objectif à large plage focale. Le système de stabilisation Sigma OS a été amélioré pour réduire encore un peu plus les risques de flous de bougé. Sigma annonce un gain de 3.5 valeurs d’IL.

Sigma 18-300mm F3,5-6,3 DC MACRO (OS) HSM

Position Macro

En position Macro, ce zoom Sigma 18-300mm offre une distance minimale de mise au point de 39cm avec un rapport d’agrandissement maximum de 1:3.

Bonnette Macro

La bonnette macro optionnelle AML 72-01 permet d’atteindre le rapport 1:2 sans dégrader les performances de l’optique. Selon Sigma ceci est confirmé par des résultats de mesures similaires après passage au banc FTM (banc de test optique) avec et sans la bonnette.

Prix et disponibilité

Le Sigma 18-300mm F3.5-6.3 DC MACRO OS HSM est disponible dès octobre 2014 au tarif public de 569 euros. Il devrait être bien positionné face au Tamron 16-300mm Macro également que l’on trouve à 620 euros environ selon les vendeurs.

Source : Sigma


Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

La saison macrophotographique bat son plein. Elle engendre sur notre forum photo des discussions passionnantes et passionnées sur la photo rapprochée et macro, en particulier sur la profondeur de champ, problème épineux incontournable dans ce type de prise de vue.

Chacun sait que, d’une manière générale, la profondeur de champ diminue à mesure que l’on s’approche du sujet. Que se passe-t-il lorsque la distance de travail n’est plus que de quelques centimètres ?

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Ce tutoriel vous est proposé par Jacques Croizer.

Le livre de Jacques chez vous via Amazon

Le livre de Jacques via la FNAC

Le problème de la profondeur de champ en photo rapprochée

Lorsqu’il observe des photographies d’insectes, de fleurs, ou de tout autre sujet de petite taille, le néophyte est souvent pris d’une légitime interrogation : pourquoi la mouche n’est-elle pas nette sur la totalité de son corps ? Pourquoi les étamines de la fleur sont floues, alors que son pistil ne l’est pas ?

La réponse est implacable : il est tout simplement impossible de faire autrement, si ce n’est en mettant en œuvre la délicate technique du focus stacking qui, pour vaincre les lois de l’optique, empile les plans de netteté sur les sujets immobiles. Au rapport de grandissement 1:1 cher aux macrophotographes, la profondeur de champ n’est nativement que de quelques millimètres : de la nécessité d’attendre que le papillon replie ses ailes !

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Photo (C) Jacques Croizer

Comment calculer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

En macrophotographie, on n’utilise pas les habituelles formules de calcul de la profondeur de champ popularisées par les calculateurs en ligne de type dofmaster (en savoir plus). La profondeur de champ (PdC) est uniquement dépendante du diamètre du cercle de confusion c, du diaphragme choisi Ø et du grandissement G, rapport entre la taille de l’image du sujet sur le capteur et ses dimensions dans la vraie vie.

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

L’endroit où est faite la mise au point coupe en deux parties égales la profondeur de champ. La règle du un tiers devant la mise au point pour un tiers derrière est réservée aux cadrages de type portrait. En paysage, l’essentiel de la profondeur de champ se situe derrière la mise au point.

Profondeur de champ et rapport de grandissement

Certains ne manqueront pas d’être étonnés en constatant que la focale n’intervient pas dans le calcul de la profondeur de champ. Rassurez-vous, elle est bien présente, mais cachée dans le grandissement, comme expliqué dans le tutoriel sur le rapport de grandissement. Les deux tableaux suivants résument la profondeur de champ pour un capteur APS-C et pour un capteur plein format, en fonction du diaphragme et du grandissement  :

Profondeur de champ et rapport de grandissement

Profondeur de champ sur un APS-C (mm)

Profondeur de champ et rapport de grandissement

Profondeur de champ sur un plein format (mm)

Profondeur de champ et cercle de confusion

Nouvel étonnement pour les plus observateurs d’entre vous : dans les précédents tableaux, pour un diaphragme et un grandissement donnés, la profondeur de champ s’avère être plus importante sur un plein format que sur un APS-C … Il faut se souvenir que le grandissement qualifie la taille de l’image sur le capteur.

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Un sujet occupant toute la hauteur d’un capteur APS-C (15,4 mm) tiendra dans seulement un peu plus de 60% de celle d’un plein format (24 mm). Pour retrouver la mise en plage plein cadre sur son boîtier plein format, le photographe devra se rapprocher du sujet, jusqu’à atteindre un grossissement supérieur à 1.5, faisant chuter la profondeur de champ en dessous de celle obtenue avec l’APS-C. La morale est sauve :

lorsque l’on parle profondeur de champ, il faut toujours raisonner à cadrage constant, c’est-à-dire à photo identique.

Et le bokeh ?

A en croire le calcul, sur un plein format et pour un grandissement de 1:1, la profondeur de champ sera de 0,7 millimètre à f/5.6 et de 2,6 millimètres à f/22. Point final ? Pas tout à fait, car le diaphragme n’affecte pas seulement la profondeur de champ au sens strict, mais également la transition vers la zone floue. Fermer à f/22 donne subjectivement une sensation de netteté supérieure à 2 mm, car la coupure avec le fond est plus lente.

Mais alors … quid du fameux bokeh, que l’on attend le plus crémeux possible sur toute photo rapprochée et macro digne de ce nom ? Ce n’est plus maintenant la distance de mise au point, mais la proximité entre le fond et le sujet qui entre en ligne de compte : plus le sujet est collé à son environnement et plus le risque augmente en diaphragmant, d’introduire dans le bokeh des éléments parasites qui nuiront à son moelleux.

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Ce constat n’est pas réservé à la macrophotographie : nous avons tous un jour ou l’autre expérimenté la difficulté qu’il y a à effacer les plis du drap utilisé en fond de fortune pour monter un studio improvisé : dans la mesure du possible, il faut toujours chercher à éloigner le sujet du fond.

L’objectif inversé

La technique de l’objectif inversé consiste à fixer un objectif tête bêche sur un autre objectif, voire à le monter directement à l’envers sur le boîtier. On obtient ainsi des grandissements importants, pour le prix modique d’une bague d’inversion type BR-3, BR-6, BR-2A and co … Que devient la profondeur de champ ?

Pour en avoir le cœur net, nous avons testé en situation, d’une part un 50 mm inversé sur un plein format, de l’autre le même objectif monté avec des bagues allonge (36+20mm).

Pour que le test soit valide, nous devons réaliser les deux photos avec le même cadrage, donc avec le même rapport de grandissement. Nous avons cherché les distances de mise au point permettant d’avoir un grandissement de 1 :1. Elles sont identiques dans les deux cas : 17,5 cm.

La distance de travail (distance séparant le sujet de la lentille frontale) est de 9 centimètres avec le 50 mm inversé. Elle tombe à seulement 4 cm avec les bagues.

Une fois déterminée la distance de mise au point, l’angle de la prise de vue a été modifié afin de mettre en évidence la profondeur de champ :

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Bagues (f/22)

Comment gérer la profondeur de champ en photo rapprochée et macro

Objectif inversé (f/22)

A f/22, la profondeur de champ théorique est de 2,6 mm. Le plan de visée n’étant pas parallèle au sujet, les graduations apparaissent nettes sur 5 à 6 mm, soit une profondeur de champ de 2,5 à 3 mm pour un angle de 30 degrés. A ce rapport de grandissement, on n’observe pas de réelle différence entre les deux configurations. CQFD !

NB hors sujet : l’objectif inversé fait tomber le contraste, mais ce déficit est aisément rattrapable en post-traitement.

Photo rapprochée et macro : en conclusion

En photo rapprochée et macro, la composition du fond est aussi importante que celle du sujet. Se placer perpendiculairement à ce dernier permet de l’inclure au maximum dans le plan de netteté. Le bokeh ne doit pas lui voler la vedette. A vous de jouer !

Le livre de Jacques chez vous via Amazon

Le livre de Jacques via la FNAC


Sorties photo: et si vous passiez du virtuel au réel ?

Savez-vous que les sorties photo ne servent pas qu’à faire des photos ? Mais que c’est également un excellent moyen de faire connaissance avec d’autres passionnés de photographie dans votre région. De nouer des contacts. De partager votre passion pour la photo. Voici ce que peuvent vous apporter les sorties photo et pourquoi vous devriez y participer.

Sortie Photo Macro Lyon Nikon Passion

Photo (C) Colin Marragou  

Passer du virtuel au réel. Vous êtes très nombreux à intervenir sur le forum photo tout au long de chaque semaine, et à débattre entre vous de multiples sujets. Et parmi tous ces intervenants, il y en a qui passent à l’acte et en profitent pour se rencontrer ‘dans la vraie vie’. Les sorties photo sont alors autant d’occasions favorisant ces rencontres.

Nous avons reçu récemment un message de l’un d’entre vous, Colin – blopinou sur le forum – qui nous a proposé de témoigner et de donner une vision ‘de l’intérieur’ de ce qu’était pour lui une sortie photo avec d’autres membres du site. Nous lui laissons la parole.

Par Colin Marragou que vous pouvez retrouver sur le site A Deux Pas.

Me voilà parti dans les Ardennes depuis trois mois et je dois bien dire que ma région lyonnaise me manque un peu. Surtout quand je regarde le fil des sorties photo Nikon Passion qui ne cesse de grandir jour après jour ! Mais heureusement Pâques arrive, et je redescends à Lyon pour l’occasion.

TOutes les sorties photo gratuites avec Nikon Passion

Je profite de ce séjour à venir pour contacter mes anciens compagnons de balade et organiser des retrouvailles autour d’une séance de macro-photographie. Et tout le monde répond présent ! C’est donc avec impatience que j’attends la date fatidique.

Un soir, en attendant cette sortie photo, je me dis que ce serait vraiment super intéressant de rencontrer de nouvelles personnes et de les réunir autour de la photo – et d’un bon repas aussi ! Je poste donc l’annonce sur le forum sans trop savoir ce qui va se passer.

La sortie à peine postée, je suis surpris de voir que les demandes de participation arrivent ! Et au final ce sont quinze personnes qui se donnent rendez-vous. Inutile de dire qu’à seulement trois jours de la sortie, j’étais bien impatient de voir ce que cela allait donner !

Jour J, 8h45, le soleil est de la partie, la journée s’annonce vraiment bien !

Cédric (Macadam71) et son beau-frère (un canoniste !) arrivent les premiers les bras chargés de viennoiseries. Puis suivent Ahn (Ahnsolo), Laurent (Duffy), Richard (Richm). Et un peu plus tard Nathalie (Bozart), Luc (Centaure) et Christophe (Totofgre). En voilà du monde !

Séance de présentation autour d’un café, puis il est temps de rentrer dans le vif du sujet. Et c’est là que l’on voit les richesses des rencontres photo entre passionnés ! Chacun a sa technique et son matériel. Pour cette sortie macro, ça va de l’objectif macro (Nikkor 60mm, Nikkor 105mm et 150mm) aux bagues d’inversion en passant par les bagues allonge. Tout le monde observe, s’interroge, discute.

Sortie Photo Macro Lyon Nikon Passion

Photo (C) Colin Marragou

On essaye, on rate, on persévère et on réussit (ou pas !) et finalement on rigole pas mal ! Il faut dire que les conditions étaient optimales : pas de soleil trop dur et donc pas trop d’ombres, un terrain propice à la macro et le printemps qui pointe son nez ! Seule ombre au tableau : le vent ! Et pour certains clichés ce fut … sportif ! Photographier une araignée de quelques millimètres dans un bouton d’or perché au bout de 50 cm de tige devient tout de suite plus ardu surtout si l’on utilise un objectif inversé !

Sortie Photo Macro Lyon Nikon Passion

Photo (C) Colin Marragou

Mais la persévérance finit toujours par payer et c’est avec des images plein les boitiers que nous allons déjeuner en groupe. Tartes flambées au menu. Le repas est encore un grand moment de convivialité et donne l’occasion de découvrir les personnalités de chacun. Il est plus simple de discuter autour d’une tarte flambée et d’une bouteille de vin que le nez au dessus d’un bouton d’or s’agitant sous les rafales de vent !

Sortie Photo Macro Lyon Nikon Passion

Photo (C) Colin Marragou

Le repas terminé, on prend les mêmes conditions que le matin, sans le soleil, et on remet ça. Avec toutefois une pointe de somnolence chez certains, on se demande bien pourquoi …

La fin de journée finit par approcher et la luminosité à diminuer. Rendons-nous à l’évidence : la macro c’est (beaucoup) mieux avec de la lumière !

Je conclurais tout simplement en remerciant les membres du forum qui sont venus. Et en incitant tous les autres à ne pas hésiter et à se lancer dans de telles sorties. Parce qu’après tout Nikon Passion c’est un forum, mais c’est aussi un super moyen de rencontrer d’autres personnes et de partager une passion autrement que derrière votre écran.

Retrouvez les images de Colin sur le site A Deux Pas.


Le guide pratique Photo Nature : animaux, flore, milieux naturels chez Eyrolles

Le Guide Pratique Photo Nature est un ouvrage qui s’adresse aux débutants en photographie, comme aux plus experts, qui souhaitent développer leur pratique de la photo d’animaux, de flore et de milieux naturels. Ce livre aborde le choix de l’équipement, traite de l’apprentissage de ce type de photographie et vous livre tous les conseils indispensables pour améliorer vos résultats.

Guide pratique Photo Nature

Les éditions Eyrolles proposent depuis quelques mois une série de guides pratiques photo sur différents sujets. Après « Le guide pratique de la photo de paysage« , voici donc un nouveau volume entièrement dédié à la faune, à la flore et aux milieux naturels. Cette collection rencontre un joli succès auprès de nos lecteurs car le contenu et la présentation font de ces guides des auxiliaires précieux pour qui souhaite aller à l’essentiel sans s’embarrasser d’ouvrages trop volumineux.

Le format et les nombreuses illustrations aident à parcourir les différents chapitres, présentés sous forme de fiches techniques. Chaque fiche décrit un sujet, par exemple les animaux dans la campagne, les parcs animaliers, les éclairs pendant l’orage ou les levers et couchers de soleil. Au programme une présentation des caractéristiques de chaque sujet, les réglages à adopter et les précautions à prendre.

Le guide pratique Photo Nature : animaux, flore, milieux naturels

Au fil des chapitres vous trouverez également un ensemble de fiches techniques présentant le matériel utile, comme les différents types d’objectifs (faut-il investir dans un objectif macro ? vous allez le savoir …), les modèles de flashs à privilégier ou encore les déclencheurs à distance.

Selon les sujets vous trouverez également des conseils pour optimiser l’utilisation de votre boîtier. Faut-il utiliser le mode AF en continu lorsqu’on photographie des insectes en vol ? A découvrir …

Les règles de composition et de cadrage élémentaires sont présentées de façon très didactique, les moins avertis de nos lecteurs devraient s’y retrouver facilement.

Le guide pratique Photo Nature : animaux, flore, milieux naturels

Les derniers chapitres du livre traitent de la retouche d’image et des améliorations que vous pouvez apporter à vos photos sans trop y passer de temps. Au programme les bases de Lightroom, le panoramique, le mode HDR.

Au final voici un ouvrage qui présente un rapport qualité-prix intéressant, il est en effet proposé à moins de 15 euros ce qui est une belle proposition de la part de l’éditeur pour un tel format. Le contenu ne pâtit pas de ce tarif raisonnable, vous en aurez pour votre argent.

Vous souhaitez développer votre pratique de la photo, profiter des nombreuses opportunités qui vous tendent la main au fond de votre jardin, dans la forêt proche de chez vous ou dans les jardins et parcs publics environnants ? Voici un guide qui vous aidera à atteindre votre objectif et à passer quelques bons moments !

Retrouvez Photographier les animaux, la flore, et les milieux naturels. S’équiper, apprendre, maîtriser chez Amazon


Photographier en macro, les ateliers du photographe par Benjamin David-Testanière

Photographier en macro est un ouvrage de Benjamin David-Testanière, paru aux éditions Pearson et entièrement dédié à l’univers de la prise de vue en macro. L’auteur balaye toutes les facettes de la macro, depuis la macro facile jusqu’à la macro artistique, sans omettre toutes les situations que l’on peut rencontrer dans la nature au quotidien.

Photographier en macro, les ateliers du photographe par Benjamin David-Testanière

Il existe de nombreux guides sur la macrophotographie, chacun ayant ses particularités. Après les ouvrages de Jérôme Geoffroy ou Gérard Blondeau commentés précédemment, voici un nouveau guide pratique de photo macro qui présente la macro selon trois thématiques complémentaires. L’auteur n’en est pas à ses premiers pas en la matière puisqu’il nous avait déjà proposé « La macro créative et esthétique » il y a deux ans.

Aiguiser son regard

L’auteur présente différentes analyses qui vont vous permettre de considérer les problématiques techniques comme esthétiques qui ne manquent pas en macro. Vous pourrez ainsi faire face à différentes situations de prises de vue.

Photographier en macro, les ateliers du photographe par Benjamin David-Testanière

Parfaire sa technique

Vous savez probablement comment réaliser des photos en macro mais savez-vous comment optimiser vos prises de vues ? Tirer parti de votre sujet ? Aller plus loin que la simple photo rapprochée ? Au travers de pas à pas détaillés et illustrés, vous pourrez envisager une nouvelle approche et de nouvelles images plus abouties.

Développer sa créativité

Chacun des thèmes traités dans les différents chapitres vous présente ce qu’il faut savoir. Et pour mettre en pratique, l’auteur vous propose des ateliers qui vont vous permettre de répliquer ce qu’il explique, sur le terrain, en situation. Vous passez ainsi du théorique au pratique.

Après une introduction détaillée sur ce qu’est la macro, et la présentation des quelques notions théoriques de base à connaître, l’auteur vous entraîne dans le monde des matériels et accessoires dédiés à l’univers macro. Vous allez passer en revue les boîtiers, les objectifs, les tubes allonge, les soufflets, les bonnettes et autres bagues de couplage sans oublier les différents accessoires indispensables (ou pas selon les cas).

Photographier en macro, les ateliers du photographe par Benjamin David-Testanière

En une bonne quarantaine de pages, vous saurez l’essentiel de ce qu’il faut connaître pour faire les bons choix et ne pas surinvestir en matériel. Une approche intéressante par les temps qui courent !

Les chapitres suivants sont consacrés à la technique photo dans le cadre particulier de la prise de vue macro : gestion de la lumière, composition, esthétique de l’image. Quelques passages complémentaires traitent des techniques avancées comme le fill-in, l’usage du flash ou la macro à main levée.

Photographier en macro, les ateliers du photographe par Benjamin David-Testanière

Notre avis sur Photographier en macro

Au-delà des explications données, il faut considérer ce guide pratique macro comme un support d’apprentissage qui va vous permettre de vous initier à ce domaine de la photographie, comme de parfaire vos connaissances si vous êtes déjà pratiquant. Bien illustré, facile à lire et proposé à un tarif contenu, ce livre est un choix judicieux si vous souhaitez aborder la macro sans trop savoir comment vous y prendre. Il fait le tour de la question, s’avère pratique à l’usage et permet de concrétiser rapidement.

Retrouvez « Photographier en macro » chez Amazon.


eBooks Photo de Studio et Photographier la nature en macro

Les éditions Eyrolles proposent deux ebooks photo dédiés à la pratique : Photo de Studio et Retouche par Scott Kelby et Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau.

Après les eBooks photo dédiés au traitement des fichiers RAW et les ebooks dédiés aux Nikon D800 et Canon EOS 5D Mark III, voici deux nouveaux ouvrages au format électronique à télécharger et consulter sur ordinateur, ou tablette.

ebooks photo studio et retouches de Scott Kelby

Tous les secrets de la photo de studio dévoilés, étape par étape

eBooks photo : Photo de studio par Scott Kelby

Le photographe Scott Kelby partage son savoir-faire en matière de photo de studio au travers de 12 séances de prises de vue réelles. Chaque étape est minutieusement détaillée : choix des accessoires, plan d’éclairage, réglages du boîtier, shooting et post-traitement dans Photoshop.

Les plans d’éclairage sont présentés en pleine page. Vous pouvez ainsi voir avec précision le positionnement de chaque élément (le sujet, le photographe, les lampes et autres accessoires, le fond, etc.). Et pour que rien ne vous échappe, vous disposez parallèlement de clichés « en coulisses » de la séance de prises de vue.

En matière de post-traitement, Scott Kelby détaille pas à pas la retouche des cheveux, des yeux et de la peau, pour créer des portraits à fort contraste.

Bonus : en fin d’ouvrage, l’auteur vous propose un chapitre bonus pour vous montrer comment reproduire ces mêmes photos de studio au moyen de seuls flashs cobra et des modificateurs adaptés.

Procurez-vous l’eBook Photo de Studio et Retouche de Scott Kelby chez Eyrolles.

eBook photos : Photographier la nature en macro par Gérard Blondeau

eBooks photo Photographier la nature en macro

Destiné aux amoureux de la nature, ce guide vous donne les clés pour photographier insectes, plantes ou petits animaux. Se voulant très pratique, le guide vous donne de nombreux conseils techniques, depuis le choix du boîtier, des objectifs, des flashs et autres accessoires, jusqu’à la mise en place de l’éclairage ou l’installation d’un aquarium.

Le guide est organisé par saison, pour que vous puissiez tirer parti de la nature quelle que soit la période de l’année. Vous verrez également qu’il ne faut pas nécessairement aller bien loin de chez soi pour réussir de belles photos nature.

Cette nouvelle édition mise à jour comprend des ateliers pour approfondir certaines techniques photo – atténuer un reflet, gérer transparences et contre-jours, aménager un studio macro… – ou de se perfectionner dans la recherche de petits sujets.

Procurez-vous l’eBook Photographier la nature en macro de Gérard Blondeau chez Eyrolles.


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés