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Prise en main et premier test du Nikon Z7 et des photos

Le Nikon Z7 est le nouvel hybride phare de la gamme Nikon Z. J’ai pu  l’utiliser pendant une journée lors de sa présentation aussi je vous propose cette première prise en main, la plupart des observations (hors capteur) s’appliquant à la déclinaison 24 Mp qu’est le Nikon Z6. Vous pouvez consulter le test du Nikon Z 7 complet effectué sur un modèle de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

prise en main – test du Nikon Z7
en arrière-plan le boîtier équipé de la bague FTZ et d’une optique Nikon AF-S

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique

Première prise en main / test du Nikon Z7, contexte

J’ai eu l’opportunité de prendre en mains le Nikon Z7 lors de l’événement de lancement de ce nouveau système hybride sans miroir Nikon. Après avoir parlé des différences entre hybride et reflex voici mes premières impressions sur le Nikon Z7 présenté dans un précédent sujet.

Lors de ce premier test du Nikon Z7 je n’ai pas pu tester le boîtier tel que je le fais d’habitude, mais j’ai pu faire des photos en conditions terrain avec le zoom Nikon Z 24-70mm f/4 et le Nikon Z 35mm f/1.8 S.

J’ai rapporté quelques images de cette séance, JPG et RAW. Les fichiers RAW, bien que supportés par Lightroom Classic CC via conversion DNG préalable, feront l’objet d’un prochain article car je ne peux pas utiliser mon protocole de test habituel qui me permet de traiter le NEF directement.

Les photos présentées ici sont des JPG boîtiers natifs dont la taille est réduite pour les besoins de la publication mais qui n’ont subi aucun traitement particulier.

Le Nikon Z7 était équipé du firmware 1.0, il s’agissait d’un des premiers modèles de série.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

le Nikon Z7 équipé du zoom 14-30mm f/4 S (mockup)
zoom Nikon Z 24-70mm f/2.8 S (mockup, à gauche)
Nikon Z 58mm f/0.95 S Noct (mockup, au fond)

Ergonomie et prise en main

C’est ce qui surprend le plus avec le Nikon Z7 : si vous utilisez déjà un reflex Nikon, prendre en main le Z7 et retrouver les différents réglages ne prend que quelques secondes. Pas de doute, nous sommes bien chez Nikon, les menus, l’écran arrière, les commandes supérieures, tout est identique ou proche et je me suis senti chez moi très vite.

Quelques minutes m’ont suffit pour configurer le boîtier comme j’en ai l’habitude avec mon reflex. J’avais alors dans les mains un Nikon réagissant de la même façon que celui que j’utilise couramment, c’est appréciable.

Le Nikon Z7 est plus compact et léger qu’un reflex plein format. C’est surprenant au début mais un poids moindre et un encombrement réduit, ce n’est pas pour me déplaire.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/15sec. – 1.600 ISO

L’ensemble boîtier + 24-70mm f/4 S tient bien en main et s’avère très équilibré. Le faible gabarit du boîtier pourrait laisser penser que l’objectif va pencher vers l’avant, il n’en est rien. L’encombrement des zooms à venir (voir illustration ci-dessus), réduit lui-aussi, ne devrait donc poser aucun problème. La différence avec le couple D750 + AF-S 24-70mm f/2.8 est sensible, je me suis senti beaucoup plus mobile avec le Nikon Z7.

J’ai moins apprécié le fait que la bague du zoom 24-70mm f/4 nécessite d’être tournée pour que le boîtier soit opérationnel. En effet, le blocage de cette bague permet d’éviter que le zoom ne se déploie quand il est penché vers le bas, à la façon du bouton de verrouillage des 18-55mm. Ce verrouillage permet aussi de raccourcir la longueur du zoom à sa valeur minimale pour ranger l’ensemble dans un sac photo pendant le transport. J’ai vite laissé le zoom en position 24mm pour éviter d’avoir à le déverrouiller pendant que je faisais des photos, il est alors un peu plus long mais c’est gérable.

A la différence des optiques Nikon F, la bague des optiques Nikon Z est paramétrable : elle peut se voir affecter une des fonctions du boîtier au même titre que les touches Fn. Je lui ai attribué le réglage d’ouverture, ce qui m’a permis de changer cette dernière en tournant la bague sans avoir à utiliser la molette habituelle. C’est une façon de retrouver la bague de diaphragme sur des optiques qui en sont dépourvues.

Sachez toutefois que cette bague tourne aisément et qu’ainsi programmée la valeur du diaphragme varie très vite (la bague n’est pas crantée) et repasse à sa valeur par défaut lorsque le boîtier est mis en position Off. Il y a peut-être une configuration à changer dans les menus mais je n’ai pas pris le temps de la chercher.

Autofocus

Il est attendu au tournant. Le nouveau module autofocus à détection de contraste et de phase du Nikon Z7 se doit de faire aussi bien si ce n’est mieux que le module à 153 collimateurs par détection de phase des Nikon D5, D500 et D850.

Ces deux modules diffèrent en plusieurs points. L’un ne couvre pas l’intégralité du champ (reflex) tandis que l’autre couvre 90% du champ (hybride).

L’un dispose du suivi 3D (reflex), l’autre non mais il sait suivre un visage et passer de l’un à l’autre s’il y en a plusieurs dans le champ.

J’ai pu vérifier que ce nouvel autofocus réagit très vite pour faire le point sur les sujets statiques ou en déplacement lent. Il s’avère précis et silencieux, c’est le moins que l’on puisse en attendre mais il le fait (constat fait avec le premier firmware du Nikon Z 7 mis à jour depuis).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
45mm – f/6.3 – 1/80sec. – 6400 ISO

Avec les sujets en mouvement rapide et imprévisible, en mode de mise au point continue AF-C, le Nikon Z7 suit le sujet tout aussi vite que le reflex. La précision de la mise au point est alors liée à la focale et la distance au sujet.

A 2m environ, avec une ouverture de f/4 (nous étions dans une salle peu lumineuse), le résultat est satisfaisant. Quelques photos manquent de netteté mais je n’aurais pas eu un pourcentage bien plus élevé avec mon reflex. De plus je n’avais pas encore pris le temps de vérifier chacun des réglages fins de l’autofocus configuré par défaut. Je ne doute pas de pouvoir obtenir de meilleurs résultats une fois ces réglages spécifiques assimilés et appliqués (j’ai l’habitude d’utiliser le suivi 3D qui n’existe pas sur le Nikon Z7).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
53mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
37mm – f/4 – 1/320sec. – 6400 ISO

Réactivité

Un appareil photo se doit d’être réactif. Cela va de soi mais tous ne le sont pas, et passer d’un menu à l’autre ou enchaîner les photos en mode rafale peut amener parfois certaines lenteurs désagréables.

Je n’ai rien constaté de tel avec le Nikon Z7. La navigation dans les menus est fluide, la bascule entre les différents modes d’affichage du viseur et de l’écran arrière aussi. En mode rafale le processeur Expeed 6 et la carte XQD font leur boulot, ça dépote !

Carte XQD

La carte, parlons-en. Un slot unique, le format XQD, Nikon a fait un choix bien atypique.

Le format XQD c’est l’obligation de devoir investir dans un lecteur XQD, oubliez le transfert par câble USB avec un capteur de 45Mp, c’est loin d’être rapide et fiable. Si vous utilisez un Nikon D5 ou D850, vous avez déjà le lecteur, il y a moindre mal.

Le tarif des cartes XQD est plus élevé que celui des cartes SD pros. Comptez 170 euros pour une carte XQD 64Go 400Mb/sec et 120 euros pour une carte SD 64Go 300Mb/sec. Le tarif des cartes XQD devrait toutefois baisser si le volume de ventes augmente et, surtout, si d’autres fabricants que Sony se lancent. Le support du format CF-Express par les Nikon Z7 et Z6 est une bonne chose, ces cartes qui arrivent bientôt devraient changer la donne (en savoir plus).

Une fois ces désagréments digérés, il est indéniable que la carte XQD est très rapide. C’est un support plus fiable à mon sens que la carte SD plus fragile (et facile à perdre) et le taux d’erreurs avec les XQD est plus faible (selon les retours des photographes pros avec lesquels j’échange).

Les performances des cartes XQD permettent de compenser la faible capacité du buffer sur le Nikon Z7 : la carte écrit plus vite, le buffer se vide plus vite, je n’ai pas noté de ralentissement sur une rafale de plusieurs dizaines de photos, rappelons qu’il s’agit de stocker des fichiers RAW 14bits de 45Mp à raison de 9 par seconde, quand même.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
41mm – f/4,5 – 1/200sec. – 6400 ISO

Autonomie

L’autre sujet qui fâche. Si l’on en croit la fiche technique, la consommation électrique des Nikon Z entraînerait une baisse de l’autonomie limitée à 350 photos.

J’emploie le conditionnel car les valeurs données par Nikon sont celles des tests CIPA qui font référence. Mais … d’une part ces tests sont conçus pour les reflex alors que les hybrides consomment l’énergie différemment (capteur, viseur). D’autre part en conditions de test et en utilisant souvent l’écran arrière j’ai pu faire 505 photos dans la journée en ayant encore 28% de batterie. Un calcul simple laisse envisager une autonomie de 700 photos en conditions de test soit 800 à 900 en conditions de prise de vue plus classique (les miennes tout au moins, sans écran arrière mais en AF-C).

Disposer d’une seconde batterie devrait vous éviter tout problème, c’est ce que je fais depuis plusieurs années avec mes hybrides et je ne suis jamais tombé en panne sèche.

Viseur électronique

Il a déjà fait parler de lui ce viseur. Certains y voient le diable qui transforme la réalité et use les yeux à coups de lumière bleue, d’autres y voient l’avancée qui va permettre de photographier autrement.

Je fais partie de la seconde catégorie. Pour utiliser des viseurs électroniques depuis trois ans, je ne reviendrais jamais en arrière. D’autant plus que le viseur du Nikon Z7 (et du Nikon Z6, c’est le même) est d’un confort rare (je pèse mes mots).

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/13 – 1/13sec. – 3200 ISO

La visée est claire et lumineuse, c’est le moins que ce viseur puisse faire, mais l’image est aussi piquée et contrastée. Ni trop, ni trop peu. Les tests à venir me permettront de le vérifier plus en détail mais j’ai trouvé ce viseur encore plus agréable que ceux que j’utilise au quotidien (il y a un X dans le nom …).

Le viseur du Nikon Z7 est surtout plus généreux et ça c’est une bonne surprise. Vous voyez la différence qu’il y a entre un viseur de reflex APS-C et un viseur de reflex plein format ? C’est l’idée.

L’impression première est très favorable et après quelques minutes d’utilisation la nature électronique de ce viseur ne se fait pas sentir (et la fatigue oculaire non plus).

Je ne reviendrai pas ici sur les avantages de la visée électronique par rapport à la visée optique (j’en ai parlé ici), j’ajouterai juste que le taux de rafraîchissement de ce viseur (60 im/sec.) est suffisant pour photographier un combat d’art martiaux sans constater de défaut particulier. Pour les filés, laissez-moi le temps de tester plus longuement.

Test du Nikon Z7 : dynamique du capteur

Le capteur 45Mp du Nikon Z7 diffère de celui du Nikon D850. Nikon ne communique ni le nom du sous-traitant qui le fabrique (avec des steppers Nikon), ni ce qui différencie ce capteur, si ce n’est qu’il sait gérer l’autofocus contrairement à celui du D850.

Il serait peu pertinent de tirer une conclusion définitive sur la dynamique de ce capteur sur la base de quelques images JPG. Je note toutefois des qualités indéniables à encaisser les très hautes et très basses lumières et à rendre du détail dans les deux.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/15sec. – 20.000 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/16 – 1/250sec. – 200 ISO

Sur cette seconde image faite en contre-jour, le capteur encaisse la lumière directe du soleil en restituant du détail dans les zones sombres (le pont) comme les zones claires (les nuages). Le post-traitement d’une telle image sur la base du fichier RAW devrait permettre d’atténuer les écarts et de renforcer le niveau de détail dans les deux zones.

Bruit numérique

Le niveau de bruit relevé à haute sensibilité sur ces images JPG reste très limité, proche de ce que j’ai pu observer sur le D850 toutefois, la différence ne devrait pas être très élevée.

La série ci-dessous permet de se faire une idée du niveau de bruit dans les hautes sensibilités. Observez en particulier la zone floue au premier plan.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/320sec. – 6.400 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/400sec. – 12.800 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/640sec. – 25.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/1250sec. – 51.200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
43mm – f/4 – 1/2000sec. – 102.400 ISO

Qualité des images

Se faire plaisir avec un nouveau boîtier c’est bien mais encore faut-il qu’il rende le service attendu. En ce qui me concerne, j’ai besoin d’images bien exposées, avec une dynamique la plus grande possible (écart entre les plus hautes lumières et les plus basses sans perte de détail dans l’image) et – surtout – nettes.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Test du Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
24mm – f/4 – 1/800sec. – 1.600 ISO

Les premières photos faites dans des conditions de prise en main montrent que le résultat est à la hauteur de mes attentes. Je (re)précise qu’il s’agit de JPG natifs et non de RAW traités.

Test du Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S

Le moins que je puisse dire est que ce zoom en impose : je n’ai rien testé d’aussi bon encore dans cette gamme de prix en matière de piqué d’image et de précision en périphérie (j’en ai testé quelques-uns …).

Le Nikon 24-120mm est enterré (mais ça c’est guère étonnant), les 24-85 aussi et seul mon AF-S 24-70 f/2.8 première génération devrait pouvoir jouer la finale, mais je ne le donne pas gagnant d’avance.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 24-70mm f/4 S
70mm – f/16 – 1/80sec. – 1.600 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Ce 24-70 f/4 S délivre des images d’une très grande précision, à tel point que le prochain Nikon Z 24-70mm f/2.8 devra être sacrément bon pour justifier la différence de tarif car à 1099 euros le f/4 est déjà très bien placé. Mais à 600 euros en kit c’est cadeau ou presque !

Test du Nikon Z7 avec Nikon Z 35mm f/1.8 S

On en parle ? J’en ai lu des commentaires disant tous « mais pourquoi diable Nikon n’a pas conçu un f/1.4 au lieu de ce f/1.8 ??« .

Vous savez quoi ? Sur les quelques images que j’ai pu faire avec, ce 35mm f1.8 fait très mal à la concurrence. Je parle de concurrence interne, avec les Nikon AF-S 35mm comme de concurrence externe chez Sigma et Tamron.

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Nikon Z7 + Nikon Z 35mm f/1.8 S
f/1.8 – 1/640sec. – 200 ISO

Prise en main - premier test du Nikon Z7 et des photos

Agrandissement de l’image précédente 

Vous allez penser que je suis partisan mais si mes tests à venir le confirment, ce dont je ne doute pas, le couple Nikon AF-S 35mm f/1.8 + bague FTZ n’a plus qu’à aller se rhabiller et les autres peuvent trembler.

Inutile de vous dire que j’attends avec impatience le Nikon Z 50mm f/1.8 S que je n’ai pu évaluer encore … Là c’est Zeiss qui va trembler puisque les tests effectués en interne chez Nikon montrent des scores supérieurs au Zeiss 55mm f/1.2, d’autant plus que le Nikon a un zéro de moins dans son tarif.

Test du Nikon Z7 : conclusion temporaire …

Temporaire car il s’agit d’une première prise en main test du Nikon Z7 qui n’a pas pour prétention de donner des conclusions formelles mais plutôt un ressenti au bout de quelques heures d’utilisation sur le terrain.

Bien que j’ai pu utiliser le Nikon Z7 pendant une journée, je n’ai pas pu le faire dans les conditions qui sont les miennes d’habitude. Je vais assurément lui trouver quelques défauts lors du test, mais il va falloir fouiller car le niveau est très élevé.

En savoir plus sur le site Nikon

Le Nikon Z7 et les kits boîtier – objectifs chez Miss Numerique


Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018 : le concours photo

Les lecteurs de Nikon Passion exposent au Salon de la Photo 2018 !

Cette année encore 20 lauréats ayant tenté leur chance en participant au Concours Photo Spécial « Salon de la Photo 2018 » verront leur photo exposée sur le stand Nikon Passion pendant 5 jours lors du Salon de la Photo de Paris.

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018 à Paris

une sélection des photos exposées lors du Salon de la Photo 2017

Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2018

Comme lors des éditions précédentes, près de 70.000 visiteurs auront l’occasion d’apprécier votre photo si elle est retenue par le jury composé des membres organisateurs du stand :

Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 8 au lundi 12 novembre (n’hésitez pas à venir échanger). J’animerai plusieurs conférences et tables rondes sur la pratique photo, le programme détaillé sera communiqué sous peu.

Je vous rappelle que vous pouvez bénéficier d’entrées gratuites pour le Salon de la Photo.

Comment participer au Concours Photo

Ce concours est proposé à tous les lecteurs et membres de Nikon Passion inscrits sur le forum.

Le dépôt des photos est possible du mardi 18 au dimanche 30 septembre inclus.

Une seule photo par personne sera retenue. Le thème est libre, vous pouvez déposer une photo noir et blanc ou couleur, elle ne doit pas comporter de signature visible.

La photo peut être faite avec tout type d’appareil photo, Nikon ou non.

Désignation des 3 gagnants des abonnements Tuto

Les 20 photos retenues seront présentées sur cette page dès la sélection terminée. Les trois gagnants qui remporteront chacun un abonnement illimité d’une durée de 6 mois (valeur 239,40 euros) sur la plateforme de formation Tuto.com (en savoir plus sur Tuto.com) seront désignés à la suite.


Tamron 18-270 mm f/3.5-6.3 Di II VC PZD : nouvelle version du zoom polyvalent pour reflex Nikon DX

Vous aimez les zooms polyvalents et vous utilisez un reflex Nikon DX ? Voici la nouvelle version du Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD. Une nouvelle ergonomie et une plus grande protection de la lentille frontale contre les intempéries font leur apparition.

Ce zoom passe-partout ne vous ruinera pas, son tarif reste sous la barre des 400 euros.

Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD : nouvelle version du zoom polyvalent pour reflex Nikon DX

le nouveau Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD pour Nikon DX

Tamron 18-270 mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD, le couteau suisse ?

Tamron s’est fait une spécialité des zooms à très grande plage focale et le catalogue de l’opticien indépendant ne manque pas de références :

Autant dire que vous avez le choix (trop ?) si vous cherchez le Saint Graal, l’objectif qui permet de faire toutes les photos sans jamais devoir être remplacé par un autre.

Oui mais … il y a un revers à la médaille. Ces objectifs, pour extrêmement pratiques qu’ils soient, n’en restent pas moins limités. Ils sont « corrects partout mais excellents nulle part« , ce qui n’est pas un défaut mais un constat (et qui n’engage que moi, j’en parle ici).

Ne pensez pas en effet qu’un objectif dont la plage focale a une telle amplitude (x15 pour ce Tamron 18-270 mm) peut proposer le même niveau de performances optiques qu’un objectif à focale fixe ou qu’un zoom d’amplitude plus limitée, les règles de l’optique sont ce qu’elles sont. De plus tout se paye et des performances élevées c’est onéreux, alors qu’un megazoom doit pouvoir rester abordable.

Toutefois les opticiens font des progrès et Tamron a fait l’effort d’apporter le soin nécessaire pour que cette nouvelle version du 18-270mm soit un peu plus intéressante encore que la version précédente sortie il y a sept ans déjà (c’est long en photo).

Fiche technique

Le Tamron 18-270 mm reprend la formule optique de son prédécesseur (16 éléments en 13 groupes). Il adopte toutefois un traitement au fluor pour sa lentille frontale. Ce traitement facilite l’élimination des gouttes d’eau et des poussières et vous évite de devoir faire le ménage trop souvent avec un nécessaire de nettoyage pour optiques (que vous n’avez pas en général).

Tamron 18-270 mm f/3.5-6.3 Di II VC PZD

Les performances optiques sont revues à la hausse (selon Tamron) grâce au traitement anti-reflet maison baptisé BBAR. Moins de reflets c’est moins de photos gâchées par des effets indésirables en particulier si vous photographiez face au soleil (effet de flare).

Sans surprise, la motorisation autofocus, qui a fort à faire pour être réactive avec une telle plage focale, reste de type Tamron PZD (à ultrasons) tout comme sur la précédente version. Plus silencieuse que les modèles à entraînement mécanique (des optiques argentiques par exemple), elle est plus précise aussi, un détail qui a son importance à grande ouverture et longue focale.

C’est un critère important car ce type de zoom ayant une ouverture maximale limitée (f/3.5 à 18mm et f/6.3 à 270mm) est très souvent utilisé à pleine ouverture.

Pour compenser les temps de pose élevés résultants et minimiser le flou de bougé, le Tamron 18-270mm dispose d’un système de stabilisation Tamron VC qui vous permet de gagner en netteté à main levée.

Les adeptes de la macro disposeront d’un rapport de grossissement de 1:3,8 tandis que la distance de mise au point minimale est de 49 cm.

Présentation et ergonomie

Le Tamron 18-270 mm adopte la même présentation que son frère de gamme 16-300mm (sorti en 2014) dont la bague argent tungstène, repère visuel Tamron qui différencie cette gamme grand public de la gamme G2 expert-pro au design Human Touch.

Le Tamron 18-270 mm mesure 88mm en monture Nikon F (90,5mm en monture Canon) et pèse 450gr.

Des limites techniques mais un tarif attractif

Monté sur un reflex Nikon DX, ce Tamron 18-270 mm cadre comme un équivalent 27-405 mm. Les ouvertures maximales limitées ne permettent pas d’utiliser un doubleur de focale, l’autofocus ne serait alors plus en mesure de faire le point. Ce n’est pas l’esprit de ce type de zoom à utiliser de préférence en voyage pour faire des photos en mode reportage et ne pas trop vous charger.

Si vous acceptez ces contraintes, il vous en coûtera la somme de 399 euros TTC, avouons que c’est très raisonnable face aux centaines d’euros supplémentaires à débourser pour disposer de zooms experts à la plage focale plus réduite.

Si vous ne cherchez pas la perfection en périphérie d’image et que vous ne faites pas (trop) de photos en basse lumière, ce zoom est un bon choix pour débuter et vous faire plaisir avant d’envisager un modèle de la catégorie supérieure comme le Tamron 24-70mm f/2.8 G2 et le Tamron 70-200mm f/4.

Source : Tamron


Comment faire des photos avec un smartphone, guide pratique et applications photo recommandées

Faire des photos avec un smartphone est souvent une façon de continuer à photographier lorsque vous n’avez pas votre reflex ou hybride avec vous.

Le smartphone est pour certains le seul appareil photo qu’ils utilisent, ce qui autorise une grande liberté dans la rue par exemple.

Pour faire des photos avec un smartphone il faut tenir compte des spécificités de ce type d’appareil photo et utiliser des applications dédiées souvent plus performantes que les applications natives iOS ou Android.

Dans la vidéo ci-dessous, je vous propose une série de conseils pratiques, je présente les applications que j’utilise et que vous pouvez utiliser aussi.

Comment faire des photos avec un smartphone, guide pratique et applications photo recommandées

Comment faire des photos avec un smartphone

Dans cette vidéo spéciale « Faire des photos avec un smartphone », je vous présente le guide « Mes photos au smartphone« , shootez, traitez, partagez, écrit par Agnès Colombo.

Je vous livre des conseils pour photographier avec un smartphone, quelles applications photo iPhone et Android choisir, et je partage avec vous ma pratique de la photo au smartphone.

Pour en savoir plus, vous pouvez parcourir ce sujet sur les avantages et inconvénients de la photo au smartphone, vous y trouverez des exemples de photos et les limites de ce type d’appareil photo.

Afin de tirer profit de votre smartphone photo, n’hésitez pas à utiliser une application photo dédiée, je vous propose une liste d’applications photo pour iPhone et Android ici.

Pour aller plus loin …

Vous aimez ce type de vidéo ? J’en propose régulièrement sur la chaîne Youtube Nikon Passion, vous pouvez recevoir une notification lorsqu’une nouvelle vidéo est publiée en vous abonnant.

Je veux voir tous les épisodes …


Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS 3.4 et Android 3.6 et Lightroom Web

Adobe a profité de l’été pour diffuser plusieurs mises à jour Lightroom, qu’il s’agisse de la version Lightroom Classic CC ou des versions Lightroom CC et CC Mobile.

Quelques nouvelles fonctions, le support de nouveaux boîtiers et la correction des habituels bugs permettent aux différentes déclinaisons du logiciel phare pour les photographes de nous faire patienter jusqu’à la prochaine version majeure dont l’arrivée ne devrait plus tarder.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS 3.4 et Android 3.6 et Lightroom Web

Ma méthode pour bien démarrer avec Lightroom Classic CC …

Mise à jour jour Lightroom Classic CC 7.5

Lightroom CC est la version historique de Lightroom, celle qui a pris la suite de Lightroom 5 et 6 et est disponible sous forme d’abonnement mensuel via l’offre Creative Cloud pour les photographes.

Module Livre

La mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 apporte quelques nouveautés à la version 7.4 au module Livre qui n’a connu que très peu d’apports depuis son arrivée.

Rappelons que le module Livre de Lightroom permet de créer un livre de photographies à partir des photos importées dans le logiciel et stockées dans une collection. Ceci vous évite de devoir exporter les fichiers puis créer votre livre dans un autre logiciel, ou une version en ligne proposée par le prestataire.

Lightroom utilise les services de Blurb, un laboratoire grand public qui propose nombre de formats et de modèles. Vous pouvez également exporter votre livre une fois mis en page au format PDF pour le faire imprimer par un autre prestataire.

La version Lightroom Classic CC 7.5 intègre deux nouveaux formats de livres Blurb, le Magazine et le Grand Poche, des formats déjà proposés par Blurb sur son site. Il est donc possible désormais de préparer votre livre en utilisant l’ou ou l’autre avant d’en demander l’impression.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : les deux nouveaux formats de livres Blurb Grand poche et Magazine

Le format Grand Poche est décliné en trois tailles différentes (20×25, 15×23, 13×20) tandis que le format Magazine arrive en version Premium, la version Eco est disponible sur le site de Blurb mais non intégrée à Lightroom, dommage.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : photos et textes peuvent être placés où bon vous semble dans la page

Le module Livre permet désormais de placer où bon vous semble dans la page chacune des cellules contenant les photos ainsi que les blocs de texte. Cela facilite les mises en page personnalisées bien trop formelles précédemment.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : nouvelle fonction d’ajout d’une bordure sur les photos

Avec Lightroom Classic CC 7.5 vous pouvez ajouter une bordure aux photos et en définir la couleur et la largeur.

Une fois votre livre mis en page il faut le transférer sur le serveur Blurb pour impression. Cette opération peut maintenant être suspendue si vous devez fermer le logiciel ou libérer de la bande passante réseau.

Importation de profils et paramètres de développement

La gestion des profils et des paramètres de développement (presets) a changé depuis la version 7.3. La nouvelle structure ne permettait pas d’importer facilement profils et presets, c’est désormais plus simple avec cette mise à jour Lightroom Classic CC 7.5.

Il suffit de disposer d’un fichier zip (archive) contenant les profils et paramètres à importer, peu importe la structure de ce fichier, pour que Lightroom Classic CC les classe au bon endroit automatiquement. Lightroom gère la décompression de l’archive et la copie des bons profils et jeux de paramètres dans le bon dossier.

Ce processus autorise l’importation de jeux de paramètres au format XMP (le nouveau format utilisé depuis ma version 7.3) mais pas au format .lrtemplate utilisé dans les versions précédentes. Il faudra donc en passer par une phase de conversion le cas échéant.

Les profils d’entrée DCP sont importables tout comme les profils de correction des défauts optiques LCP.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : nouveau mode d’importation de profils et paramètres de développement

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5 : regroupement des jeux de paramètres de développement (presets)

Quelques retouches ergonomiques ont été apportées pour faciliter la présentation et l’utilisation de cet ensemble de profils et paramètres dans le module Développement.

Vous pouvez gérer des groupes, retenez par contre que les anciens jeux de paramètres sont masqués par défaut. Si vous ne les voyez pas, il suffit de faire un clic droit puis « Gérer les paramètres prédéfinis » pour rétablir l’affichage.

Mise à jour Lightroom CC 1.5

Lightroom CC est l’application pour ordinateurs qui permet d’utiliser le nouveau service Cloud d’Adobe. Dans cette formule les photos (dont les fichiers originaux) sont stockées sur les serveurs Adobe, avec réplication possible en local sur votre ordinateur. Lightroom CC est le logiciel qui permet d’importer, trier et traiter les photos ainsi stockées.

Dans cette version 1.5, Lightroom CC autorise le téléchargement en local d’un album (l’équivalent d’une collection dans Classic CC, vous suivez ?) afin de disposer des fichiers natifs si vous souhaitez travailler sans connexion par exemple.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom CC 1.5 : comment stocker un album en local

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Mise à jour Lightroom CC 1.5 : affichage des albums contenant une même photo

Il est désormais possible de savoir à quel(s) album(s) appartient une photo, si vous l’avez ajoutée à plusieurs c’est plus pratique.

En matière d’outils de post-traitement, Lightroom CC n’évolue pas dans cette version 1.5, il faut attendre les versions suivantes pour voir dans quelle mesure cette déclinaison de Lightroom va pouvoir remplacer au quotidien Classic CC car elle est trop peu complète encore.

Lightroom CC constitue par contre un bon choix si vous souhaitez emporter avec vous sur un ordinateur portable des séries de photos à traiter. Dans ce cas utilisez Classic CC sur votre ordinateur principal et CC (tout court) sur votre portable en synchronisant des collections.

Lightroom CC pour iOS 3.4

La convergence des applications et logiciels du nouveau service Cloud Lightroom CC avance. Avec cette mise à jour 3.4, c’est l’application pour iPhone et iPad qui adopte le look and feel de la version de bureau.

Son ergonomie change à nouveau pour se rapprocher de celle de Lightroom CC. C’est une habitude chez Adobe (et une belle façon de perdre les utilisateurs). Les principes de base restent toutefois les mêmes.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom CC pour iOS 3.4 : une présentation en rapport avec la version pour ordinateur

Si l’on parle d’ensembles de collections et de collections dans Lightroom Classic CC, il est question de dossiers et d’albums dans Lightroom CC. C’est plus simple à comprendre mais cela ajoute de la confusion chez les utilisateurs de Classic CC qui utilisent l’application mobile (celle-ci se synchronise à Classic CC).

Cette version 3.4 introduit deux nouveaux dossiers dynamiques (ils se remplissent automatiquement) :

  • dernières photos ajoutées,
  • photos prises avec l’application Lightroom CC mobile.

Les deux icônes « Dossiers » et « Photos partagées » adoptent une symbolique plus simple à interpréter (« Tranches de livres » et « Mappemonde »).

Notez au passage qu’en passant votre iPhone en mode paysage la présentation de l’application change et se rapproche de celle de l’iPad.

Sur iPhone/iPad la sélection d’images est plus rapide : faites un appui long sur la photo et celle-ci est automatiquement sélectionnée. Vous pouvez alors lui appliquer les opérations de votre choix. La limite du nombre de photos à l’exportation disparaît, il n’était possible d’en exporter que 15 précédemment.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom CC pour iOS 3.4 : trier par mots-clés (par exemple)

Lightroom CC pour iOS 3.4 permet désormais de filtrer les photos selon des données EXIF propres au matériel de prise de vue :

  • type d’appareil,
  • objectif,
  • localisation,
  • etc.

Les données de classement sont aussi utilisables :

  • mots-clés,
  • photo traitée ou non,
  • etc.

Cette version supporte le format Apple HEIC (à partir de l’iPhone 7). Adobe annonce étendre prochainement cette fonction à l’ensemble des applications Lightroom CC.

Afin d’économiser de l’espace de stockage sur votre mobile, la taille des fichiers des photos HDR et pose longue est réduite de 60%.

Lightroom CC Android 3.6

Les utilisateurs de smartphones Android vont bientôt disposer des mêmes fonctionnalités que les utilisateurs d’iPhone. Freiné par la complexité des développements sur cette plateforme, Lightroom CC Android rattrape peu à peu son retard.

Les deux nouveautés majeures sont l’apparition de la correction optique et de l’aberration chromatique, tandis que la mise en pause de la synchronisation est rendue possible par un appui sur l’icone nuage.

Bonne surprise par contre, cette version intègre l’appel aux fonctions de choix du moteur d’intelligence artificielle Adobe pour afficher les « meilleures photos » selon les critères propres à Adobe. Si vous hésitez pour savoir quelle est la photo à partager cela peut vous aider.

Vous pouvez par contre enrichir les données utilisées par ce moteur à l’aide de vos propres critères de tri. Il devient alors plus intéressant puisque « Meilleures photos » intègre vos critères de tri (étoiles, drapeaux, notes) ainsi que le fait qu’une personne apparaisse sur la photo ou non.

Lightroom CC Web

Dernière application à profiter de cette vague de mises à jour, Lightroom Web (accessible depuis un simple navigateur Internet) dispose d’une nouvelle présentation pour les albums et de la fonction « Meilleures photos » comme sur la version Android.

Mise à jour Lightroom Classic CC 7.5, Lightroom CC 1.5, Lightroom CC Mobile iOS et Android et Lightroom Web

Mise à jour Lightroom Web : présentation des dossiers

Mise à jour Lightroom Web : affichage des « meilleures photos » selon critère de l’intelligence artificielle (IA)

Nouveaux objectifs supportés – Camera Raw 10.5

Ces différentes versions font toutes appel au moteur de développement Adobe Camera dans sa version 10.5. Tous les reflex Nikon sont supportés dans les différentes versions de Lightroom Classic CC et CC tandis que les utilisateurs des nouveaux hybrides Nikon Z7 et Z6 devront patienter pour traiter leurs fichiers RAW qui ne sont pas encore pris en compte.

Les trois nouvelles configurations ci-dessous sont supportées également :

  • Nikon AF-S 180-400 mm f/4E TC 1,4 FL ED VR
  • Nikon AF-S 180-400 mm f/4E TC1,4 FL ED VR + convertisseur 1,4x
  • Sigma 105 mm f/1,4 DG HSM A018

Source : Adobe

Ma méthode pour bien démarrer avec Lightroom Classic CC …


Appareil photo hybride vs. reflex : différences, avantages/inconvénients de l’hybride sans miroir

L’annonce d’appareils photo hybrides chez Nikon, les Nikon Z 7 et Z 6, puis Z 50, a généré de nombreuses discussions chez les photographes amateurs comme professionnels. Si certains connaissent parfaitement leur sujet, d’autres sont moins au fait de la technologie hybride sans miroir.

Que cache un appareil photo hybride ? Quelles sont les différences avec un reflex ? Quels sont les avantages et inconvénients ? Voici ce qu’il vous faut savoir pour faire la différence entre ces deux mondes et comprendre de quoi il est question.

Appareil photo hybride vs. reflex : différences et avantages/inconvénients de l'hybride sans miroir

Appareil photo hybride vs. reflex : le contexte

« Je ne comprends pas. Depuis des années, on me rabâche que le reflex numérique est ce qui se fait de mieux pour faire des photos. Je m’y suis intéressé, j’ai investi (beaucoup) et maintenant on vient me dire que tout ça c’est dépassé, l’hybride est là et le reflex n’a plus qu’à mourir de sa belle mort. On se moque de moi ? ».

Voici le type de question que je reçois souvent depuis l’annonce des hybrides Nikon Z (voir lequel choisir). Des photographes amateurs ne comprenant plus ce qu’il se passe dans le monde de la photo, des incompréhensions, des interrogations … un vent de panique a soufflé suivi depuis d’un sentiment négatif : les marques nous poussent à changer pour quelque chose que l’on ne veut pas !

L’annonce de la gamme Canon EOS R, hybride plein format, du Panasonic S1/S1R hybride plein format, de l’hybride Fujifilm X-T4 APS-C et le possible nouvel Olympus hybride plein format ont enfoncé le clou. Même Leica s’y met ! Est-ce la fin d’une époque ?

La réalité est plus complexe.

Lorsque les reflex numériques ont fait leur apparition, à la fin du siècle dernier (1999 pour le Nikon D1), il s’agissait de construire, sur les bases d’un reflex argentique, un appareil photo équipé d’un capteur numérique en lieu et place d’un film argentique. Le reste ne changeait pas, ou si peu : visée, autofocus, mesure de lumière, monture (chez Nikon).

L’appareil photo reflex a mis plus de 300 ans pour en arriver à son stade actuel. Le principe fondateur, la réflexion spéculaire, remonte à 1686 et aux travaux de l’opticien Johann Zahn. Le reflex a gagné ses lettres de noblesse à partir des années 50, le Nikon F chez Nikon a marqué son époque.

Les appareils photo ont évolué avec les progrès de l’électronique et de la technologie. Autofocus (Nikon F3AF en 1980), mesure de lumière matricielle (Nikon FA en 1983), vidéo (Nikon D90 en 2008) … le reflex actuel n’a plus grand-chose à voir avec ses ancêtres.

De nos jours les progrès de l’électronique et de l’informatique sont tels que ce qui n’était pas envisageable il y a dix ans encore l’est désormais. A condition que certaines contraintes soient levées, et en matière de contraintes le reflex est aux premières loges.

Vue éclatée du Nikon Z 7, appareil photo hybride, montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Vue éclatée du Nikon Z 7 montrant le peu de pièces mécaniques dans un hybride

Les appareils photo hybrides sont nés pour bénéficier des progrès de l’électronique et pour lever les contraintes propres aux reflex. Les ingénieurs des différentes marques sont partis d’une feuille blanche, et ont réinventé l’appareil photo chacun à leur manière. Ceci s’est traduit par l’arrivée de premiers modèles plus ou moins performants, mais la tendance était bien là.

Depuis plusieurs années l’appareil photo hybride progresse sans cesse, et 2018 est l’année où l’hybride a gagné ses lettres de noblesse. Challengés par Sony, Fujifilm, Panasonic et Olympus (Leica est un peu moins grand public), les ingénieurs Nikon et Canon sont passés à l’action pour de bon après des tentatives pour le moins timides (gammes Nikon One et EOS M).

La guerre est déclarée et les photographes n’ont jamais eu autant de choix en matière d’hybride. Encore faut-il comprendre de quoi on parle.

Appareil photo hybride vs reflex : présentation du sujet en vidéo

Vous préférez écouter que lire ? Je vous propose une présentation vidéo de ce (long) sujet, à suivre ci-dessous :

Qu’est-ce qu’un appareil photo hybride sans miroir ? Tentative de définition

S’il y a un terme qui ne peut être plus ambigu dans le jargon photographique actuel, c’est bien le terme « hybride ». Le mot « hybride », lorsqu’il désigne un appareil photo, ne signifie rien de précis. Ce mot est utilisé pour désigner un appareil photo qui n’est ni un compact, ni un bridge, ni un reflex, ni même un moyen-format traditionnel. Quelque chose « d’hybride » entre tout ça.

Le sens du mot le plus approprié nous vient du monde anglo-saxon, c’est « mirrorless » ou « sans miroir » en bon français (ML en abrégé, parce que SM ce n’est pas ce que l’on peut trouver de mieux …).

Un appareil photo hybride est donc un appareil photo sans miroir ? Mais les compacts et les bridges n’ont pas de miroir non plus et ne sont pas des hybrides.

Complétons donc la définition ainsi « appareil photo sans miroir à objectifs interchangeables« . Oui mais … certains hybrides (Fujifilm X-100, Leica Q par exemple) ont un objectif non interchangeable. Et sont aussi qualifiés d’hybrides.

Pour rajouter à la confusion, certains appareils photo sans miroir disposent d’un « viseur hybride », à la fois optique et électronique.

Mais alors c’est quoi un hybride ? Inutile de chercher une définition précise, ça n’a aucune importance.

Parlons donc d’ »hybride sans miroir » lorsqu’il s’agit de désigner des appareils photo comme les récents Nikon Z 7 ou Z 6,  50 et autres Canon EOS R, Fujifilm X Serie, Panasonic Lumix GH, Olympus Pen, etc.

Différences de fonctionnement entre un appareil photo hybride sans miroir et un reflex

Un reflex traditionnel (par exemple un reflex Nikon) utilise un viseur optique qui affiche la scène cadrée au travers de l’objectif (visée TTL – Through The Lens) par le biais d’un miroir et d’un prisme de visée.

Le miroir est disposé dans la chambre reflex devant le capteur, il transmet l’image en provenance de l’objectif au prisme et au verre de visée. Lors du déclenchement, le miroir se relève pendant le temps de pose pour permettre à la lumière d’atteindre le capteur. Une fois l’exposition terminée le miroir retombe en produisant le bruit caractéristique des reflex, et les micro-vibrations qui vont avec.

Le miroir transmet au viseur une image faite par l’objectif à pleine ouverture. Cela permet d’avoir une visée la plus lumineuse possible, sans quoi vous ne verriez rien quand vous fermez à f/22 par exemple. Essayez si votre boîtier comporte un bouton de test de profondeur de champ : l’appui sur ce bouton ferme le diaphragme à la valeur choisie et sauf à ce que cette valeur soit égale à l’ouverture maximale de votre objectif, la visée s’assombrit.

Ce principe de visée reflex ne permet pas de visualiser la profondeur de champ au travers du viseur puisque le cadrage se fait toujours à pleine ouverture.

L’image transmise par le miroir est affichée dans le viseur par l’intermédiaire d’un prisme en verre, de taille imposante sur les reflex plein format. C’est la protubérance que vous voyez sur le dessus de votre reflex.

La visée reflex est une visée optique : vous voyez la scène cadrée telle qu’elle le sera sur la photo finale, à la couverture de champ près de votre viseur (90 ou 100% selon les reflex Nikon).

Le viseur du Nikon Z 7, appareil photo hybride

Le viseur du Nikon Z 7 et son assemblage de lentilles

Avec un appareil photo hybride sans miroir le principe de visée diffère. Un appareil sans miroir n’a pas de … miroir, celui-ci ne peut donc renvoyer l’image au prisme puis au viseur. La visée est effectuée par un système électronique qui récupère le signal du capteur image et l’envoie à l’écran de visualisation faisant office de viseur par le biais d’un système de lentilles.

Pour que le signal du capteur arrive de façon permanente dans le viseur, l’obturateur doit rester ouvert en permanence. Il laisse alors passer la lumière vers le capteur image activé en continu. L’obturateur manœuvre pendant la prise de vue pour permettre au capteur de n’être exposé que pendant le temps de pose choisi (il se ferme, s’ouvre, se ferme puis se rouvre, voir plus bas).

Appareil photo hybride sans miroir : obturateur mécanique et obturateur électronique

L’obturateur d’un reflex est un obturateur mécanique. Il consiste en un système de lames fermé en permanence sauf pendant l’exposition. Les lames s’écartent alors pour laisser passer la lumière avant de se refermer.

En mode de visée Live View, le principe diffère. Le capteur du reflex envoie l’image à l’écran arrière en flux continu. Le miroir est relevé, l’obturateur ouvert, l’écran arrière sert de viseur. Lors du déclenchement l’obturateur se ferme puis se rouvre pendant le temps de pose, puis il se relève pour que la visée Live View soit à nouveau opérationnelle.

L’obturateur mécanique reste le système d’obturation le plus commun sur les appareils photo et les reflex en particulier. Il reste toutefois limité par les caractéristiques mécaniques des lames et du système de commande. L’obturateur mécanique ne peut dépasser une certaine vitesse de translation, c’est pourquoi un reflex a toujours une vitesse d’obturation maximale fonction de la performance de son obturateur (par ex. 1/8000 ème de sec.).

Le mode de visée Live View s’approche du mode de visée électronique de l’appareil photo hybride sans miroir. Il n’utilise pas le miroir mais il reste lent et peu réactif en pratique (le Nikon D780 a changé cela toutefois). Il impose de plus d’utiliser l’écran arrière pour viser, ce qui n’est guère confortable ni possible dans certaines situations de prise de vue.

L'obturateur mécanique du Nikon Z 7, appareil photo hybride

L’obturateur mécanique du Nikon Z 7

A l’inverse de ce que vous pourriez penser, un appareil photo hybride sans miroir dispose d’un obturateur mécanique. Il est indispensable pour permettre au capteur de ne recevoir que la quantité de lumière requise pendant le temps de pose, le capteur étant activé en permanence pour transmettre l’image de la scène au viseur.

L’obturateur mécanique est doublé d’un obturateur électronique. Cet obturateur ne bloque pas le passage de la lumière comme son homologue mécanique, mais enregistre le signal du capteur pendant le temps de pose choisi. Cette obturation a l’avantage de ne faire aucun bruit puisque l’obturateur mécanique ne manœuvre pas lorsque l’obturateur électronique est utilisé. Le choix de l’un ou l’autre mode est fait par le photographe.

Les avantages de l’appareil photo hybride sans miroir

Si les hybrides sans miroir ont le vent en poupe désormais, c’est qu’ils permettent de lever plusieurs limites des reflex. Ils permettent des pratiques nouvelles et un confort supplémentaire sans sacrifier à la qualité d’image ni à la performance.

Une visée en conditions réelles

Le viseur d’un reflex montre la scène telle qu’elle est cadrée.

Le viseur d’un hybride sans miroir montre l’image telle qu’elle va être enregistrée sur la carte.

Cette différence est fondamentale car avant même de déclencher vous savez quel sera le résultat final, sans être forcé de regarder l’écran arrière après la prise de vue pour voir si la photo correspond à vos attentes.

La visée en conditions réelles montre dans le viseur :

  • le champ couvert à 100%,
  • l’exposition,
  • la profondeur de champ,
  • la netteté,
  • le rendu de l’image,
  • différentes informations paramétrables telles que l’histogramme, la loupe ou l’indication de mise au point en mode manuel (« focus peaking »).

la visée électronique paramétrable des Nikon Z6 et Z7

le viseur du Nikon Z 7 avec différentes informations de prise de vue et collimateurs AF plein champ

La visée électronique affiche le signal en provenance du capteur. Ce principe fondateur permet de lever les contraintes du reflex.

S’agissant du capteur image, le cadre affiché est de 100% par définition.

L’exposition est visible en direct, il suffit d’utiliser le correcteur d’exposition pour adapter le rendu à vos attentes avant même de déclencher.

L’ouverture du diaphragme sélectionnée est l’ouverture utilisée pour la visée, la profondeur de champ est vérifiable et modifiable en temps réel. Le bouton de test de profondeur de champ n’a plus d’intérêt. La visée n’est pas moins lumineuse car le viseur amplifie le signal pour garder une luminosité constante.

La mise au point de l’image est visible elle-aussi directement, certains viseurs (comme celui des Nikon Z 7 et Z 6) permettent d’afficher une loupe dans le viseur pour avoir un aperçu plus précis de la mise au point. Les porteurs de lunettes apprécient.

Le rendu des réglages de prises de vue (par exemple le Picture Control chez Nikon) est visible lui-aussi dans le viseur. Il est possible par exemple de viser en noir et blanc tout en enregistrant un fichier RAW de façon traditionnelle.

Le viseur électronique étant avant tout un écran, il sait afficher différentes informations de prise de vue ou d’aide à la prise de vue. Histogramme ou Focus Peaking (indicateur de mise au point en mode manuel) sont activables depuis les menus. Les options d’affichage diffèrent selon les boîtiers.

Le viseur électronique permet de voir une scène nocturne de façon bien plus confortable que sur un reflex puisque le viseur amplifie le signal reçu pour ajuster la luminosité. La nuit n’a plus de secrets pour vous.

Enfin, cerise sur le gâteau, le viseur permet de voir les photos faites sans quitter l’œil … du viseur. Un simple appui sur la touche de visualisation bascule l’affichage, vous évitant de baisser le boîtier et d’allumer l’écran arrière (ce qui reste possible toutefois).

Poids et taille du boîtier

Un appareil photo hybride sans miroir est plus compact et léger qu’un reflex puisqu’il n’a pas à loger les composants du système de visée optique, dont le prisme de bonne taille sur un reflex plein format, ni le système de motorisation autofocus des objectifs.

comparasion et différences de taille entre le Nikon Z7 avec zoom Nikon Z 24-70mm f/4 S et le Nikon D850 avec zoom AF-S 24-70mm f/2.8 - vue éclatée

comparaison entre le Nikon Z 7 avec zoom Nikon Z 24-70 mm f/4 S (en haut) et le Nikon D 850 avec zoom AF-S 24-70 mm f/2.8 (en bas)

L’hybride sans miroir comporte moins de composants mécaniques, comme l’ensemble miroir et les commandes associées ou le moteur autofocus. Cela permet de gagner de la place et du poids.

La taille des optiques n’est pas plus réduite que celle des optiques pour reflex car leur diamètre est fonction de la taille du capteur et du diamètre de la monture. Le gain en compacité est plus à trouver du côté du boîtier. Les hybrides sans miroir avec capteur APS-C utilisent toutefois des optiques plus compactes que les boîtiers avec capteur plein format (voir le Nikon Z 50).

En vertu des mêmes critères, le poids des optiques ne diffère que peu de celui des optiques pour reflex. Chez Nikon, la monture Nikon Z avec son grand diamètre et son faible tirage mécanique permet de concevoir des optiques plus performantes mettant en oeuvre un nombre limité de lentilles. Moins de lentilles c’est moins de poids.

Autofocus plein cadre

La couverture du champ d’un module autofocus pour reflex est limitée par la position du capteur autofocus dans la chambre reflex. Celui-ci étant éloigné de la monture du boîtier, les contraintes optiques font que l’autofocus (à détection de phase) ne peut fonctionner efficacement sur les bords du champ. Les collimateurs sont donc répartis au centre du cadre, une zone réduite sur les reflex plein format.

Cette limite est levée sur les appareils photo hybride sans miroir car le système de mise au point par détection de contraste analyse le signal en provenance du capteur pour assurer la mise au point, indépendamment de la position du capteur. Il est secondé par un système à détection de phase prenant en compte, comme sur le reflex, les collimateurs centraux. Ce double système permet d’accélérer la mise au point. Ce principe ne peut pas être utilisé sur un reflex sans suppression du miroir, ce qui est par définition impossible.

L’autofocus par détection de contraste des hybrides sans miroir, en analysant le signal du capteur image, supprime tout effet de front/back focus, tout comme le fait le mode de visée Live View sur un reflex. C’est un réglage complexe de moins à faire pour le photographe.

Le viseur du Nikon Z7

le processeur Expeed 6 des Nikon Z 7 et Z 6

L’autofocus à détection de phase des reflex reste un peu plus réactif encore que certains autofocus pour hybrides, limités par la puissance de calcul des processeurs. Cette limite est repoussée par chaque nouveau processeur (par exemple Expeed 6 chez Nikon) toujours plus performant que la génération précédente, l’écart se réduit donc petit à petit. Par ailleurs l’autofocus des hybrides à détection de contraste ne met en jeu aucun composant mécanique (capteur AF, miroirs et mouvements associés), il est moins coûteux à produire et moins sensible aux pannes (voir le site de fabrication des Nikon Z 7 et Z 6).

Déclenchement silencieux

Le miroir d’un reflex claque en s’ouvrant et en retombant après chaque prise de vue. C’est une des contraintes de la visée reflex.

Sur un appareil photo hybride sans miroir, l’obturation mécanique ne fait pas appel au miroir. Seules les lames de l’obturateur se déplacent, le bruit est faible.

L’obturation électronique est un procédé entièrement électronique, aucune pièce n’est en mouvement lors du déclenchement. Celui-ci est totalement silencieux.

Ce déclenchement silencieux est appréciable si vous faites des photos de spectacles vivants, des photos animalières (une rafale avec un reflex peut effrayer les animaux), de la photo de rue … Pouvoir déclencher dans le silence le plus total est un vrai plus.

Les inconvénients de l’appareil photo hybride sans miroir

Autonomie

Un appareil photo hybride sans miroir met en oeuvre plusieurs composants électroniques activés de façon continue, le capteur et  le viseur en particulier. Ceci entraîne une consommation d’énergie supérieure à celle d’un reflex.

L’importante capacité de calcul du processeur nécessaire pour assurer les différentes fonctions (par exemple l’autofocus) entraîne elle-aussi une consommation d’énergie importante.

Les tests CIPA montrent une différence d’autonomie importante à capacité de batterie identique entre hybride et reflex, de l’ordre de 1 à 5. En pratique, le ratio est plutôt de l’ordre de 1 à 2 avec les hybrides actuels car les tests CIPA ne sont pas adaptés au mode de consommation des hybrides.

Sur le Nikon Z 7, ma première prise en main montre que l’autonomie est proche de 700 photos contre 1.100 sur mon reflex D750 (505 photos faites en conditions de test avec 28% de batterie restante). Une batterie complémentaire s’avère indispensable si vous faites beaucoup de photos à la suite alors que ce n’est pas le cas sur un reflex.

Latence à l’affichage dans le viseur

La visée électronique des hybrides sans miroir utilise un écran qui peut avoir, selon ses caractéristiques, un temps de latence à l’affichage. Autrement formulé, l’image de la scène cadrée peut être affichée avec un décalage minime par rapport au viseur optique. Cette latence devient infime avec les viseurs de dernière génération.

Le taux de rafraîchissement du viseur est un autre critère à considérer : s’il n’est pas suffisamment élevé, l’image dans le viseur peut présenter un effet de traînée lors d’un mouvement vertical ou horizontal rapide du boîtier, pendant un filé par exemple. Ceci n’a pas d’effet sur l’image enregistrée. Un taux de rafraîchissement de l’ordre de 60 à 100 fps ne pose pas problème sur les hybrides les plus récents dans la plupart des situations.

Effet Rolling Shutter

L’obturation électronique peut provoquer une distorsion d’image (déroulement ou rolling shutter) avec des sujets se déplaçant très vite. Cette distorsion est due au mode d’acquisition de l’image en obturation électronique. Contrairement à l’obturation mécanique qui capture l’image en une fois (« snapshot »), l’obturation électronique consiste à balayer l’ensemble de l’image, tous les points constituant l’image finale ne sont donc pas capturés au même instant, un peu à la manière d’un scanner.

Si le sujet se déplace très vite, il peut arriver qu’une partie du sujet se soit déplacée pendant le temps nécessaire à balayer l’ensemble de l’image, entraînant ainsi une distorsion sur l’image finale.

L’effet de rolling shutter est un effet propre à l’obturation électronique et ne touche que les sujets en mouvement très rapide (par exemple les pales d’une hélice d’avion). Les systèmes d’obturation électronique les plus récents sont plus performants et en pratique le rolling shutter n’est que peu visible sur les sujets en mouvement rapide. Seuls quelques situations extrêmes peuvent encore poser problème.

Effet blackout

Sur un appareil photo hybride sans miroir, en mode d’obturation mécanique, il convient de fermer l’obturateur avant de déclencher puisque le capteur est activé en continu. Lors de cette fermeture, l’électronique du boîtier effectue un passage au noir du capteur pour remettre à zéro la charge de chacun des photosites. Pendant le temps de pose, les photosites se rechargent sous l’effet de la lumière, c’est cette information qui est alors capturée. Ce passage au noir est appelé effet blackout, il revient à percevoir une image noire dans le viseur pendant un bref instant.

En mode rafale cet effet est d’autant plus visible que les images s’enchaînent et que les temps de passage au noir, de passage en mode visée puis de prise de vue se cumulent pour chaque photo.

Cet effet blackout tend à se réduire avec les boîtiers de dernière génération équipés de capteurs BSI et de viseurs plus performants que les capteurs et viseurs des générations précédentes. Sur certains modèles il n’est plus visible.

Autofocus

Nous l’avons vu, le système de mise au point par détection de contraste des appareils photo hybrides sans miroir fait appel à un calculateur et non à un capteur AF et un jeu de miroirs comme sur un reflex. Ce calcul impose un temps de réaction plus long de l’autofocus.

Les hybrides de première génération étaient pourvus d’autofocus à détection de contraste uniquement tandis que les modèles les plus récents comme les Nikon Z mettent en oeuvre un système double : détection de contraste sur l’ensemble du champ (entre 90 et 100 % selon les marques) et détection de phase dans la zone centrale. Nikon a ainsi pu concevoir un autofocus très réactif, offrant des performances proches de celles du module à 153 collimateurs des reflex récents comme les Nikon D5, D500 ou D850. Il couvre par contre 90% du champ.

La performance de l’autofocus d’un hybride est intimement liée à l’algorithme de calcul. Plus celui-ci est performant, meilleure est la réactivité de la mise au point automatique. Un algorithme pouvant être optimisé, une simple mise à jour du firmware du boîtier permet de bénéficier de performances accrues quand c’est possible, ce que Nikon fait très bien sur ses hybrides depuis leur sortie (voir la version 3.0 du firmware).

Il en est de même pour la sensibilité de détection de l’autofocus, elle-aussi liée à l’algorithme. Elle peut évoluer avec le firmware et gagner 1 à 2 Ev selon les boîtiers et les versions.

La mise à jour du firmware d’un appareil photo hybride est donc une opération primordiale qui permet d’optimiser les performances si le constructeur joue le jeu. Sony a fait le choix de faire évoluer ses hybrides en sortant des nouveaux modèles plus fréquemment. Fujifilm fait évoluer ses boîtiers par mise à jour du firmware sur les séries X et GFX. Nikon a adopté cette démarche sur les Nikon Z.

En conclusion

L’arrivée sur le marché des appareils photo hybrides sans miroir Nikon, Canon, Fujifilm, Panasonic … est un signal fort pour le monde de la photo. Sans être la révolution qu’était l’arrivée des appareils numériques à leurs débuts, l’évolution apportée par l’hybride sans miroir est réelle.

Le reflex n’a rien perdu de ses qualités et continuera d’évoluer. Mais l’attention des constructeurs est désormais portée sur les gammes hybrides. L’appareil photo hybride sans miroir devrait même, selon la plupart des observateurs et j’en fais partie, détrôner le reflex dans les prochaines années en raison de qualités indéniables et d’une capacité à évoluer bien supérieure.

En savoir plus sur les hybrides Nikon sur le site de la marque.


Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l’ultra grand-angle pour reflex Nikon F

Tamron a annoncé ces derniers jours l’arrivée du nouveau zoom ultra grand-angle Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2.

Venant compléter la série des optiques G2 récentes, cette nouvelle version du Tamron 15-30mm adopte les caractéristiques de la série G2, une construction faite pour durer et des performances au niveau des meilleurs concurrents.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

le Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

Cet objectif au meilleur prix chez Miss Numerique

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : stabilisation 4,5 Il et performances optimisées

Ce nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 vient donc compléter le gamme d’optiques G2 Tamron, en combinant les caractéristiques du modèle précédent sorti en 2015 (voir la présentation) et les caractéristiques des optiques G2 :

  • une construction plus robuste et limitant l’infiltration des poussières et de l’humidité,
  • un design plus moderne (« Human Touch »),
  • un traitement Tamron AX anti-reflet qui permet d’améliorer les performances en périphérie de l’image (là où pêchent les grand-angles),
  • une stabilisation permettant un gain (selon la marque) de 4,5 Il,
  • un autofocus plus réactif,
  • la compatibilité avec la console de personnalisation Tamron TAP-in.

Tout comme les récents Tamron 24-70mm f/2.8 G2 et Tamron 70-200mm f/2.8 G2, ce nouveau 15-30mm f/2.8 G2 est conçu pour offrir le même niveau de performances que les ténors de la catégorie.

Il va devoir affronter le Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 à la plage focale plus limitée, vieillissant et ne disposant pas du VR ainsi que le Sigma 14-24mm f/2.8 Art qui a fait ses preuves.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

Une formule optique modernisée et de meilleures performances en périphérie

 

Les objectifs grand-angle, et les zooms en particulier, souffrent la plupart du temps de performances modestes en périphérie des images. La faute en revient à une formule optique bridée par le tirage mécanique important sur certains boîtiers, et sur les reflex Nikon en particulier.

Le capteur étant situé à bonne distance de la baïonnette, l’objectif doit être conçu pour gérer au mieux l’angle d’arrivée des rayons, un angle dont la valeur est élevée sur les objectifs à courtes focales. C’est une des raisons pour lesquelles Nikon a conçu une nouvelle monture Z de plus grand diamètre et au tirage mécanique bien plus court sur ses récents hybrides Z 7 et Z 6.

Pour améliorer les performances de leur 15-30mm f/2.8 G2, les opticiens Tamron ont intégré une nouvelle lentille, asphérique, et l’on accompagnée de plusieurs lentilles en verre à faible dispersion. Ces lentilles, ainsi que le traitement anti-reflet AX (Anti-reflect eXpanded) devraient permettre au Tamron 15-30mm f/2.8 G2 de délivrer des images plus homogènes depuis le centre jusqu’au bord du cadre.

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 : l'ultra grand-angle pour reflex Nikon F

le principe du revêtement AX Coating du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

L’objectif bénéficie d’un traitement de surface de la lentille frontale à la fluorine, ce matériau facilite le nettoyage de l’optique et diminue les effets parasites tels l’effet de flare.

La version Canon dispose d’un porte filtre-arrière absent de la version Nikon.

Le système de double microprocesseur Tamron MPU permet de proposer une meilleure réactivité de l’autofocus, bien que cette caractéristique ne soit pas fondamentale sur un zoom ultra grand-angle, la mise au point variant peu avec les très courtes focales.

Fiche technique du Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

  • longueur focale : 15-30 mm
  • ouverture maximale – minimale : f/2,8 – f/22
  • angle de vue (diagonale) : 110°32′ – 71°35′ (sur reflex plein format) : 85°52′ – 49°54′ (sur reflex APS-C)
  • formule optique : 18 éléments répartis en 13 groupes
  • mise au point minimale : 0,28 m sur toute la plage focale
  • rapport de grossissement : 1:5 (f=30 mm)
  • diamètre maximum : 98,4 mm
  • longueur** : pour Nikon 142,5mm
  • poids : pour Nikon 1,100 g
  • lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • stabilisation d’image : 4,5 stops (selon les normes CIPA)
  • accessoires : pare-soleil intégré, bouchons

Comparaison Tamron 15-30mm f/2.8 G1 vs. G2

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Version Stabilisation Ergonomie Autofocus Revêtement Protection Autre
Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2

version A041

VC optimisé 4,5 Il New SP « Human Touch » USD optimisé AX (anti-reflet)

eBand, BBAR (anti-reflet)

Fluorine amélioré anti-salissures

Tropicalisation renforcée Porte-filtre arrière (monture Canon)

Double microprocesseur MPU

Compatibilité console TAP-in

Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD

version A012

VC Classique Classique USD eBand, BBAR (anti-reflet)

Fluorine anti-salissures

Tropicalisation classique

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Disponibilité et tarif

Le nouveau Tamron SP 15-30mm f/2,8 Di VC USD G2 sera disponible à partir du 21 septembre 2018 en monture Nikon (12 octobre en monture Canon) au tarif public de 1399 euros.

Ce tarif place le Tamron en bonne position face au Sigma 14-24mm f/2.8 proposé couramment à 1499 euros et le plus onéreux Nikon AF-S 14-24mm f/2.8 dont le tarif courant frôle les 1900 euros.

Attendons les premiers tests pour savoir si cette optique ne démérite pas, et si c’est le cas alors il pourrait s’agir d’un des ultra grand-angles les plus intéressants du marché pour équiper un reflex Nikon F.

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Source : Tamron France


Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR : adieu le trépied ?

Annoncé le même jour que les nouveaux hybrides Nikon Z, le téléobjectif Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR a fait son apparition de façon très discrète dans la gamme Nikon F, bien que son développement soit annoncé depuis plus de deux mois (voir la pré-annonce).

Ce nouveau téléobjectif est conçu pour les reflex Nikon et rendu compatible avec les Nikon Z grâce à la bague FTZ. Il s’avère plus compact et léger que le Nikon 500 mm f/4E FL ED VR toujours au catalogue.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR avec collier de pied, notez la présence de bagues très larges

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Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR : la photographie au téléobjectif à main levée rendue possible

Utiliser un 500 mm impose de disposer d’un trépied sans quoi vous avez de bonnes chances de faire des photos floues. Le zoom Nikon AF-S 200-500 mm et son excellent système de réduction des vibrations autorise la photo à main levée mais les focales fixes pros de la gamme Nikon sont moins permissives. Le Nikon AF-S 500 mm f/4 est bien plus contraignant.

Grâce à l’utilisation d’une lentille de Fresnel, un principe équipant déjà le Nikon AF-S 300 mm f/4E PF ED VR, ce téléobjectif voit son poids réduit par rapport au modèle f/4, il ne pèse « que » 1460 gr. au lieu de 3090 gr pour le modèle ouvrant à f/4. Excusez du peu.

Il en est de même pour l’encombrement puisque ce nouveau 500 mm mesure 237 mm tandis que le 500 mm f/4 mesure lui 387 mm, c’est 15 cm de moins. Ce 500 mm adopte donc les mensurations du Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VRII, ce n’est pas rien pour un 500 mm.

Plus léger, moins encombrant, le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR peut être utilisé à main levée beaucoup plus facilement, libérant ainsi le photographe des contraintes propres au trépied.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR sans son collier de pied

Construction et protection

Le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR est construit comme les autres modèles pros de la gamme Nikon F. Son étanchéité est renforcée pour réduire au mieux l’intrusion de la poussière et de l’eau, il adopte un traitement au fluor sur la lentille frontale de façon à évacuer rapidement les gouttes lors de prises de vue sous la pluie.

Formule optique et lentille de Fresnel

La lentille de Fresnel est un élément optique qui permet une conception particulière d’un objectif :

  • elle minimise les aberrations chromatiques,
  • elle permet de réduire le nombre de lentilles nécessaires,
  • elle permet aussi de réduire le poids de l’objectif,
  • tout comme sa taille.

La formule optique comprend trois lentilles en verre ED, associées à la lentille de Fresnel elles permettent de réduire l’effet de diffraction ou flare qui provoque l’apparition de taches lumineuses sur les photos lorsque la source de lumière est située face à l’objectif.

Le traitement nanocristal habituel chez Nikon a pour but de réduire les reflets et images parasites, il vient compléter les caractéristiques de ce Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR.

Comme sur la plupart des optiques Nikon pros récentes, ce 500 mm f/5.6E PF ED VR est doté d’un diaphragme à commande électromagnétique (la lettre E de son nom). Ce principe autorise une commande plus fiable et une meilleure précision en mode rafale.

Nikon AF-S 500mm f/5.6E PF ED VR

Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR, exemple de photo : Nikon D5 – ISO 2500 – 1/2500 ème de sec. – f/8

Nikon AF-S 500 mm : un autofocus plus rapide

La vitesse de réaction de l’autofocus, quel que soit l’objectif, est liée à la performance intrinsèque de la motorisation mais aussi au poids des lentilles que le moteur doit déplacer. Plus il est faible, plus l’autofocus peut assurer la mise au point rapidement. Avec des lentilles lourdes, le moteur peine. Ou bien il est plus puissant et occupe plus de place tout en consommant plus d’énergie.

La lentille de Fresnel du Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR a permis de réduire le poids du bloc optique assurant la mise au point. Cela évite l’utilisation d’un plus gros moteur et augmente sa vitesse de réaction. Ce téléobjectif devrait donc faire le point plus vite que le modèle 500 mm f/4 dépourvu de cette lentille.

Afin d’assurer des prises de vue en basse vitesse, ce 500 mm f/5.6 est doté du système de réduction des vibrations Nikon VR, le gain est de 4 stops selon Nikon. Ce système propose le mode Sport qui permet de photographier des sujets dont le mouvement est imprévisible. Il est aussi actif en vidéo, l’effet de la stabilisation étant alors visible au tournage dans le viseur.

Le Nikon AF-S 500 mm f/5.6E PF ED VR sera disponible à la vente dès mi-septembre 2018, son tarif public TTC est fixé à 3999 euros.

Si ce tarif peut faire bondir l’amateur qui devra y réfléchir à deux fois avant d’investir, il est à comparer aux 10.990 euros qu’il faut trouver pour disposer du Nikon AF-S 500 mm f/4. Autant dire que ce dernier pourrait bien souffrir de la comparaison avec son « petit » frère de gamme.

Source : Nikon

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Nikon D3500 : le reflex entrée de gamme moins cher et plus ergonomique

Nikon annonce le nouveau reflex entrée de gamme APS-C Nikon D3500. Ce D3500 reprend l’essentiel des caractéristiques du D3400 en adoptant une ergonomie plus proche de celle du D5600.

Le Nikon D3500 est vendu moins cher que son prédécesseur, une façon pour Nikon de faciliter le passage au reflex si vous estimez vos photos smartphones trop peu qualitatives.

Nikon D3500

le Nikon D3500 vue de face, notez la présence d’une molette supérieure comme sur le Nikon D5600

Nikon D3500 : une ergonomie proche du D5600

Ne nous voilons pas la face, Nikon a rhabillé son D3400 pour proposer un nouveau modèle entrée de gamme dont le seul véritable argument est un tarif en baisse de quelques dizaines d’euros.

Le Nikon D3500 est proposé en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR au tarif public de 549 euros. Ce tarif pourrait évoluer à la baisse chez les revendeurs d’ici quelques mois (les fêtes de fin d’année approchent) pour passer sous la barre des 500 euros. Nikon y voit une proposition pertinente pour les utilisateurs de smartphones désireux de faire de meilleures photos : basse lumière, zoom, longues focales, flash.

L’ergonomie du Nikon D3500 est très proche de celle du modèle amateur de la gamme Nikon DX, le Nikon D5600. Le Nikon D3500 adopte en particulier la molette du D5600 logée sur le capot supérieur et non plus sur la face arrière (meilleure ergonomie).

La face arrière évolue et adopte elle-aussi la présentation du D5600 avec un déplacement des touches de commandes de la gauche vers la droite, elle dispose d’une nouvelle touche Info à proximité du viseur et d’une commande de flash plus accessible.

Nikon D3500

le Nikon D3500 adopte une molette supérieure et non plus arrière, une touche Info arrière et une nouvelle commande de flash

Nikon D3500 : fiche technique

Sans grande surprise le Nikon D3500 reprend les caractéristiques techniques de son prédécesseur. Il est équipé du même capteur APS-C (Nikon DX) de 24,2Mp capable de gérer une plage de sensibilité allant de 100 à 25.600 ISO (photo et vidéo).

Cette gestion des basses lumières avec une grande sensibilité fait la différence entre les smartphones très limités dès que la lumière baisse et les reflex entrée de gamme bien plus performants.

Le module de mise au point autofocus est le Multi-CAM 1000 à 11 points AF (dont un capteur en croix) du D3400. Il permet de déclencher au rythme de 5 vues par seconde tout en assurant la mise au point sur chaque image.

Le Nikon D3500 adopte un châssis métallique et la monture Nikon F historique donnant accès à la quasi totalité de la gamme d’objectifs Nikon F dont les téléobjectifs comme le Nikon AF-P 70-300mm DX.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec zoom Nikon AF-P 70-300mm

Les utilisateurs les plus débutants pourront profiter du mode Guide qui les assiste dans le choix des réglages de l’appareil. Celui-ci met alors en oeuvre les meilleurs réglages possibles pour la situation de prise de vue choisie en photo comme en vidéo.

Le Nikon D3500 propose deux formats de fichiers dont le format RAW idéal en post-traitement ou le duo RAW+JPG. Le stockage est fait sur une carte SD, SDHC (compatible UHS-I) ou SDXC (compatible UHS-I) dans un logement unique.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec emplacement pour carte mémoire SD

Le viseur optique propre aux reflex offre une couverture du champ de 95% en horizontal comme en vertical, soit la quasi totalité de la scène cadrée. Le grossissement est fixé à 0,85x pour un dégagement oculaire de 18mm.

En matière de temps de pose, le Nikon D3500 autorise un déclenchement au 1/4000ème de sec. pour les scènes d’action comme à 30 secondes pour les poses longues. La vitesse de synchro du flash est de 1/200ème de sec.

A la différence des smartphones, le Nikon D3500 bénéficie de la mesure de lumière matricielle couleur 3D II Nikon, un système capable d’analyser la scène photographiée et de la comparer à un très grand nombre de situations types pour proposer la meilleure exposition possible.

Ce reflex donne accès aux modes automatiques et scènes, et bien qu’entrée de gamme, il propose l’ensemble des modes experts P, S, A et M (manuel).

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec flash Cobra Nikon SB-500

Le flash intégré permet de faire des photos quand la lumière manque comme de déboucher les ombres si le sujet est en contre jour. Le nombre-guide de ce flash (puissance)  est de 7, 8 (m, 100 ISO, 20 °C). La griffe flash au format standard autorise utilisation d’un flash secondaire de type Cobra comme le Nikon SB-500.

Nikon D3500

la face arrière du Nikon D3500 avec regroupement des commandes à droite et deux nouvelles touches (flash et Info)

L’écran arrière sert à visualiser les photos comme à les faire, en mode Live View. Tout comme sur le D3400 cet écran n’est ni tactile ni inclinable, un manque qui favorise le Nikon D5600 possédant ces deux caractéristiques. Avec 7,5 cm de diagonale, une définition de 921.000 pixels (VGA) et un réglage de luminosité intégré, cet écran permet de visualiser les photos en extérieur dans les meilleures conditions.

Nikon D3500

le Nikon D3500 avec connectique USB et module Bluetooth

Le Nikon D3500 est équipé d’un connecteur USB Hi-Speed avec micro-connecteur USB, d’une sortie  HDMI avec connecteur HDMI de type C. Il dispose d’un module Bluetooth (mais pas du WiFi) lui permettant de communiquer avec un smartphone (iOS, Android) via l’application Nikon SnapBridge pour favoriser le partage en temps réel des photos.

La batterie de type Nikon EN-EL14a autorise une autonomie de 1500 vues selon Nikon soit une nette augmentation par rapport au D3400.

Le Nikon D3500 mesure 124 x 97 x 69,5mm (L x H x P) et pèse 415 g avec batterie et carte mémoire (365 gr. boîtier nu).

Le tarif public TTC France est de 449 euros pour le Nikon D3500 boîtier nu et de 549 euros en kit avec l’objectif Nikon AF-P 18-55mm f/3.5-5.6 VR.

Mon avis sur le Nikon D3500

Après l’annonce récente de ses nouveaux hybrides experts et pros Nikon Z 7 et Z 6, la marque japonaise poursuit la mise à jour de sa gamme reflex.

L’entrée de gamme est le premier segment à profiter de cet élan, sans nouveauté sur le plan technique, mais avec une volonté manifeste de rationalisation entre les différents modèles. Les D3500 et D5600 sont bien proches, le D5600 bénéficiant d’une fiche technique plus pertinente pour l’amateur.

Il y a fort à parier pour que Nikon fusionne à terme ces deux modèles et ne propose plus qu’un modèle amateur entrée de gamme, ce qui pourrait signifier aussi l’arrivée dans un futur indéterminé d’une entrée de gamme Nikon hybride.

L’avenir nous le dira, en attendant si vous souhaitez faire de bonnes photos et que votre smartphone a atteint ses limites, alors ce Nikon D3500 est une alternative très crédible et très accessible. Je lui préfère toutefois le Nikon D5600 plus performant (autofocus, écran, ergonomie) et plus proche des modèles experts de la marque.

Source : Nikon France


Visite de l’usine Nikon Sendai au Japon, fabrication des Nikon Z 7 et Z 6 et des photos

L’usine Nikon Sendai … ce nom ne vous dit peut-être rien et pourtant il s’agit de la principale usine Nikon au Japon. Celle qui a fabriqué plusieurs des boîtiers mythiques de la gamme Nikon et fabrique aujourd’hui les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 à venir au rythme de 20.000 unités par mois.

Visiter l’usine Nikon Sendai est un privilège qui m’a été accordé lors de mon voyage au Japon à l’occasion du lancement de la nouvelle gamme hybride Nikon Z. Bien que toute photographie et prise de notes soit interdite dans l’usine (il faut laisser son smartphone à l’entrée), j’ai reçu une série de photos faites lors de cette visite par le photographe Nikon habilité.

Vous ne découvrirez aucun secret industriel dans cette série d’images, mais si vous vous posez la question de savoir comment est fabriqué un hybride Nikon Z 7, voici de quoi en savoir plus.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

L’usine Nikon Sendai au Japon

L’usine Nikon Sendai : une usine Nikon historique

Bien que la production historique ait lieu depuis toujours au Japon, d’autres usines Nikon sont implantées en Thaïlande, en Chine et au Laos. Pour le Japon qui compte plusieurs sites, l’usine Nikon Sendai située à 360 kilomètres au nord de Tokyo est le lieu de production des « flagships », les boîtiers Nikon qui ont marqué l’histoire de la marque et vont la marquer dans les prochaines années. Tous sont d’ailleurs exposés à l’entrée et … ça fait envie !

Depuis son ouverture en 1971, l’usine Nikon Sendai a fabriqué :

  • le Nikon EM (début de production 1978),
  • le Nikon F501 (1985),
  • le Nikon E2 (1991),
  • le Nikon F5 (1996),
  • le Nikon D1, premier reflex numérique Nikon (1999),
  • le Nikon Df (2013, encore en production),
  • le Nikon D5 (2016, encore en production),
  • les Nikon Z 7 et Nikon Z 6 (2018).

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

Nikon Sendai est une filiale à 100% de Nikon Corp.

Nikon Sendai est aussi le centre d’engineering principal pour Nikon, c’est à Sendai que sont mis en place les process de fabrication pour les autres usines, que sont conçus les prototypes Nikon, les outils et méthodes ainsi que les équipements d’assemblage des modules et de contrôle Qualité.

En 2011 Nikon Sendai a subi les conséquences du tremblement de terre dans cette région du Japon. L’usine a du fermer en raison de dommages majeurs, mais la production a pu reprendre trois semaines plus tard avant de retrouver son rythme initial.

La proximité de Fukushima (80 kilomètres au sud) a imposé à l’usine Nikon Sendai des précautions particulières afin de garantir la parfaite conformité des produits livrés.

Nikon Sendai et les Nikon Z7 et Z6

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Comme tous les nouveaux boîtiers Nikon, les Nikon hybrides Z 7 et Z 6 sont fabriqués à Sendai. Leur production ne devrait par contre pas quitter Sendai tout comme celle du Nikon D5, à l’inverse d’autres modèles dont la production est répartie dans les différentes usines du groupe.

Pourquoi Sendai ? Parce que c’est la principale usine de boîtiers Nikon et qu’elle a la maîtrise des process de production. Parce que, aussi, elle se situe à deux heures à peine de Tokyo (avec le train à grande vitesse Shinkansen) et que cela facilite les interactions entre les différents services.

La majeure partie des opérateurs de Nikon Sendai est affectée à la production des Nikon Z 7 et Nikon Z 6. Cette production se fait en plusieurs temps, quatre processus majeurs sont implémentés :

  • fabrication de la monture Z sur une chaîne spécifique de machines outils,
  • fabrication de chacun des modules (viseur, capteur, obturateur, etc.) sur des chaînes dédiées,
  • assemblage des modules sur la chaîne principale par des opérateurs et des robots,
  • contrôle Qualité en sortie de chaîne d’assemblage avant emballage et expédition.

Les photos ci-dessous illustrent la chaîne de fabrication de la monture Z, commune aux deux nouveaux boîtiers, et celle d’assemblage des Nikon Z 7 en production. L’assemblage des Nikon Z 6 utilisera les mêmes installations et process puisque ce boîtier est presque identique au Z 7.

Nikon Z7 et Nikon Z6 : de l’assemblage et des tests avant le Contrôle Qualité

Nikon ne dévoile pas ses secrets industriels aussi n’attendez pas des photos des différents composants et des secrets de fabrication, ils restent confidentiels.

Toutefois la série de photos ci-dessous vous permet de réaliser comment sont assemblés les Nikon Z 7 par les différents opérateurs et robots. Ceux-ci ne sont pas représentés ici pour des raisons de confidentialité mais sont utilisés pour répondre à des besoins de reproductibilité des opérations et de tests de bon fonctionnement.

La chaîne d’assemblage est située dans une zone sous atmosphère contrôlée, le port de tenues adéquates est obligatoire (pour les visiteurs aussi).

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En début de chaîne plusieurs opérateurs assemblent les différentes parties du boîtier telles que le châssis, la face avant, la monture, le tout à l’aide d’un outillage spécialisé et de tournevis électriques permettant d’assurer un positionnement précis et un vissage aux normes des différents composants.

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Chaque opérateur est responsable de la bonne exécution des opérations qui lui reviennent, celles-ci sont séquencées à l’aide d’un système dédié (confidentiel).

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la monture Nikon Z en cours de fabrication

La monture Z fixée sur chaque boîtier provient d’une chaîne de production distincte comprenant des machines outils et des cuves de traitements et nettoyage.

Plusieurs opérations d’usinage permettent d’aboutir à la version finale tandis que plusieurs autres opérations permettent de produire la pièce utilisable (ces étapes sont confidentielles).

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la monture Nikon Z finalisée pendant le contrôle Qualité

Sur la chaîne principale, les opérateurs assemblent les modules en provenance des autres chaînes : le module capteur, le module viseur, le module écran arrière, le module obturateur par exemple.

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le capteur des Nikon Z 7 en cours d’assemblage

Chacun de ces modules a été préalablement testé et le sera à nouveau lors de la phase d’assemblage, une fois intégré au boîtier en cours de fabrication.

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Certaines phases nécessitent l’utilisation de robots afin de garantir une précision du geste optimale à la cadence requise. Toutefois l’opérateur reste omniprésent tout au long de la fabrication. Il en ressort un sentiment de travail artisanal bien qu’il s’agisse de gestes répétitifs, précision et rigueur sont les maîtres mots.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

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Les composants électroniques, par exemple la carte mère et l’ensemble processeur Nikon Expeed 6, sont fabriqués par ailleurs et assemblés eux-aussi sur la chaîne principale.

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Chaque boîtier fait l’objet d’une attention toute particulière de la part des différents opérateurs qui l’ont en charge.

Toutes les opérations sont tracées et le contrôle Qualité final permet de remonter la chaîne en cas de défaut constaté pour identifier la cause du problème. Cette démarche permet d’ajuster le process de fabrication le cas échéant.

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La monture Z est une pièce maîtresse du système Z, son grand diamètre impose un positionnement très précis de même que celui des onze connecteurs qui lui font face côté boîtier.

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Le viseur électronique des Nikon Z 7 et Z 6 est un autre composant majeur du système Z. Fabriqué par ailleurs, il arrive sur la chaîne finale par lots et subit un contrôle visuel avant assemblage comme fonctionnel une fois assemblé.

Il s’agit d’un ensemble optique et électronique d’une taille certaine qui impose un positionnement précis. Tout mouvement ultérieur est à exclure, d’où le système de maintien intégré au corps du boîtier.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos

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Plusieurs autres opérations d’assemblage ont lieu à la suite, comme la fixation de l’ensemble obturateur. Celui-ci subit une batterie de tests automatisés dès son montage afin de détecter très vite tout problème.

Si vous pensiez que votre boîtier neuf a zéro déclenchement à l’achat, détrompez-vous, il en a déjà plusieurs centaines !

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Une fois les différents modules assemblés et testés, les dernières opérations consistent à finaliser l’assemblage du boîtier en lui ajoutant ses différents capots et sa poignée.

Le contrôle Qualité prend la suite, il consiste en plusieurs vérifications, visuelles comme électroniques, manuelles comme automatisées, et prend presque autant de temps que l’assemblage complet du boîtier.

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Un soin tout particulier est accordé au nettoyage du boîtier avant emballage. Cette opération peut paraître futile, elle prend pourtant plusieurs minutes à chacun des opérateurs concernés.

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Les Nikon Z 7 prennent ensuite le chemin du service expéditions avant d’arriver chez votre revendeur.

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De nombreuses autres informations restent confidentielles, ce qui est parfaitement compréhensible, et je tiens à remercier Nikon Corp. et le management de l’usine Nikon Sendai pour m’avoir permis de faire cette visite commentée et m’avoir fourni ces photos.

Illustrations (C) Nikon Corp.

Ne manquez pas le dossier complet sur l’histoire de Nikon et la saga de 11 épisodes vidéo.


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