Rencontres Nikon Passion 2009 : Yves Maillière, comment monter et diffuser un reportage

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Troisième conférence de la journée lors de ces Rencontres Nikon Passion 2009 : Yves Maillière, reporter photographe, nous explique comment un photographe amateur (i.e. « qui ne vit pas de cette activité ») peut monter, réaliser, vendre et diffuser un reportage photo.

Cette conférence fort appréciée a permis de pointer du doigt bien des erreurs commises par ceux qui cherchent à diffuser leurs reportages, Yves s’appuyant sur son expérience personnelle acquise au fil du temps. Une séance animée, dynamique, un plaisir à (ré)entendre.

Yves

Retrouvez les reportages d’Yves Maillière sur son site « Chroniques de voyages« .

Ecouter ou télécharger la conférence en cliquant sur ce lien

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Jean-Christophe Dichant
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6 Commentaires sur "Rencontres Nikon Passion 2009 : Yves Maillière, comment monter et diffuser un reportage"

  1. Que dire, a part que tout est réalisable, même si la vie peut nous mettre des freins. Ta passion reste intacte et pou cela, je ne peux que te souhaiter de VIVRE a 200%
    Bel exemple de notoriété de vie.
    Une ex collaboratrice de l’Ad
    Sofie

  2. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas interdire tout simplement la vente libre de ces armes de destruction massive que l’on nomme appareils photos à des amateurs ignorants des dommages qu’ils causent ??
    Je crains effectivement que l’espérance de vie des professionnels en tous genres qui gaspillent leur énergie à se plaindre de la concurrence déloyale engendrée par leurs concurrents « amateurs » ne soit réduite à leur plus simple expression…

    Je ne dis pas que la situation actuelle de ces professionnels soit joyeuse ou méritée, loin de là, même si la dernière phrase de Yves Mailliere devrait en faire réfléchir plus d’un !
    Mais je ne crois pas non plus qu’il faille tirer à boulets rouges sur les amateurs, fussent-ils aussi compétents et passionnés que lui !

    Cordialement

  3. Merci pour tous ces commentaires qui sont finalement assez élogieux. Et dont le ton acerbe et exagéré donne plus envie d’écouter ma conférence que de la zapper.

    En lisant vos commentaires, j’ai songé un instant revendre mon matériel et brûler mon passeport afin de laisser les « Pros » me faire découvrir le Monde, et partir en croisade contre les paysans qui tuent le cochon le WE pour sauver les multinationales du saucisson.

    Et puis finalement non.

    Je crois que je vais persévérer dans la voie que je me suis tracée.

    Et si de part la qualité de mon travail d’amateur, je devais prendre la place d’un « Pro », c’est que le « Pro » en question n’était finalement pas si Pro que cela !

    Bien à vous.

  4. Eh bien, que d’objectivité en effet!

    Comme tentative bien malheureuse et difficile de défense et au lieu de répondre sur le fond – j’appellerai ça une anicroche-, vous me reprochez un manque de transparence, mais est-ce vraiment indispensable de se découvrir lorsque l’on assène des vérités connues de tous? Me faut-il décliner mon identité et mon état civil pour que ce que je dis (des évidences qui font consensus) puisse emporter l’adhésion des gens censés et soit du coup légitimée?

    Encore une fois, ici c’est le fond qui m’intéresse, ma petite personne de ce point de vue l’est, il me semble, beaucoup moins. C’est d’ailleurs pour ça que je m’abstiens car je ne voudrais surtout pas être mis à l’index et m’attirer la vindicte des « amateurs », comme vous tentez déjà de le faire, par manque cruel d’autre argument.

    On passerait une fois de plus -cela vous arrangerait t-il?- à côté de la seule question valable ici (c’est souvent la dérive malheureuse et le glissement qui s’opèrent sur les fils des forums, lieux qui doivent rester ceux de la démocratie et de la liberté d’expression, s’il en est).

    Je n’ai rien à cacher justement et mon état civil n’a rien à faire là-dedans, ce n’est pas une histoire de personne ou d’avis subjectif dont il est question.
    L’état des lieux que vous faîtes de la profession – sinistrée, si je me trompe, recadrez-moi s’il vous plaît! -, est significatif de la façon qu’ont certains de caricaturer les choses, dès lors qu’ils ne sont pas directement concernés par ce sur quoi ils émettent des avis (avis de non spécialistes, vous me permettrez).
    Vous expliquez de façon très simpliste et en 3 lignes, à travers un propos qui repose uniquement sur la méthode Coué, en vous affranchissant complètement des réalités et des complexités structurelles du secteur, vous n’êtes pas journaliste il est vrai, qu’il suffit de s’armer de courage et que tous les photographes qui ont la gnaque s’en sortiront.

    C’est un peu léger pour expliquer et défendre votre choix d’offrir une telle tribune sur le démantèlement organisé d’une profession, vous faîtes semblant de regretter l’absence des professionnels à la conférence, mais les professionnels n’ont pas à gaspiller le peu d’énergie qu’il leur reste en allant vérifier si des instances comme les vôtres n’essayeraient pas de flinguer « officiellement » en douce leur profession.

    Vous semblez enfin vous étonner de ce qui me semble être très préoccupant là-dedans et pensez pouvoir dire qu’il n’y a pas de problème de concurrence déloyale avec les pros, dans ce cas puisque l’objet de cette conférence n’est pas litigieux, je vous suggère à posteriori et trop tard bien entendu mais ça peut valoir pour la « prochaine », d’inviter les acteurs professionnels du secteur (les photojournalistes eux-mêmes, les photo-reporters, les collectifs, les directeurs de Freelens et de l’association de défense des photojournalistes professionnels, etc…) qui seront ravis d’apprendre comment on peut très mal vendre et brader un peu plus la photographie de reportage, en détournant donc en tant qu’amateur le peu de commandes offertes sur le Marché, et ce tout en faisant financer ses vacances, but avoué très explicitement par M. Maillière.

    Vous semblez ignorer (c’est une évidence!) que c’est justement en partie (pour beaucoup!) ces pratiques « sauvages », cette grande incitation à la braderie des images dans laquelle (malheureusement pour les pros), se sont engouffrés certains acteurs et clients traditionnels du marché de la Photographie qui contribuent à mettre chaque jour un peu plus à mal les droits des photojournalistes. Le prix d’un photo réalisée par un pro tient justement compte de critères et surtout de contraintes auxquels échappe M. Maillière, en sa qualité « d’amateur » et à cet égard il est tout à fait scandaleux de venir empiéter sur le terrain des pros en proposant à des prix cassés des photos, avec pour seule exigence la possibilité de voyager « gratuit »!!!!!

    Tout un programme…

  5. NP n’a d’autre obligation déontologique que de donner la parole à ses membres et à ses lecteurs.

    Nous l’avons fait avec cette conférence, parfaitement officielle et annoncée. Un seul pro dans la salle, ils ne se sentent pas concernés et inquiets manifestement, eux.

    Nous le faisons aussi en vous accordant ce droit de réponse parfaitement anonyme qui représente sans doute votre façon de concevoir une certaine forme d’idéologie, de transparence journalistique ?

    La profession va mal, c’est vrai, nous le reconnaissons et nous sommes les premiers à aider tout photographe qui vient nous voir, avec un projet, une volonté d’ouverture. Face à cette crise il y a deux types de comportements : ceux qui se lamentent, pleurent à tout va, accusent le système, cherchent des excuses. Et ceux qui cherchent des solutions, vont de l’avant, affrontent la situation. Et parmi ces derniers, fort heureusement, il y a beaucoup de professionnels, de gens méritants et qui vont s’en sortir. Et il y a les autres.

    Quelqu’un dans la salle a dit en conclusion « il n’y a pas de professionnel qui ne fût amateur ». A méditer …

  6. C’est une honte!!!

    L’exposé d’Yves Maillière est des plus instructif, et c’est bien là le problème!
    En effet, comment ne pas voir ici et de façon tout à fait outrancière et décomplexée, le parfait manuel à l’usage de l’amateur photographe en mal de destruction d’emplois et une véritable célébration de la dé-professionnalisation dont souffrent déjà tant le métier de Photo-journaliste/Photo-reporter ?…

    Il prévient lui-même après un exposé très convaincant et honnêtement passionnant, et en guise de conclusion, que les professionnels risquent de vouloir lui tordre le cou, car il est de retour dans la Capitale pour, dit-il, proposer ses services gratuitement aux Magazines et Fondations ou ONG (Seuls acteurs économiques rescapés du Marché, qui crèvent les uns après les autres et qui, réduisent déjà de façon assez dramatique leurs budgets Photo et donc contraignent les photographes à quitter la profession) -je crois qu’on appelle ça la concurrence déloyale- du moment, dit-il, que ces derniers puissent prendre en charge ses frais et que cela puisse permette à Monsieur de continuer à Voyager !!!!!?

    Apparemment ce Monsieur Maillière retire la plupart de ces revenus d’une autre activité professionnelle éxercée en Alsace et dont j’ignore la nature.
    Mais imaginons par exemple que celle-ci consiste à fabriquer des saucissons, et que celui-ci les commercialise dans un réseau bien établi, à des clients bien précis eux aussi (centrales d’achats par exemple qui ont déjà tendance à mettre chaque jour un peu plus à mal l’équilibre financier et donc à moyen terme, menacent la survie de l’activité de M. Maillière) à un certain prix (prix qui tient compte de l’amortissement des machines, et des différents coûts que supporte M. Maillière en tant que professionnel), et bien que dirait-il si un « amateur » du village voisin, artisan charcutier à ces heures, venait vendre pour une poignée d’euros, voire carrément donner ses saucissons, aux clients traditionnels de M. Maillière, ce en échange de couteaux et d’ outils neufs, du moment que ça lui permette de temps en temps de pouvoir continuer à assouvir sa passion pour la charcuterie et aussi afin que celle-ci ne lui coûte rien, tout ça au nez et à la barbe de M. Maillière, plus exactement au portail de son entreprise (là où ils se trouvent!)????

    Tout ça (cette conférence dont l’objet et le but sont franchement scandaleux) officiellement au Salon de la Photo de Paris, on croit rêver!!!!

    2 mois avant, dans le même Pays et pour ceux qui l’ignoreraient, à Visa Pour l’Image, les Professionnels du Reportage, pleurent et tentent d’inventer des façons de vendre leur travail car ont légitimement des craintes de voir leur métier disparaître -pour les plus optimistes hein- car on sait très bien qu’en fait, le désastre a déjà commencé…

    Quelle malhonnêteté intellectuelle, quelle infamie, qu’on puisse permettre -voire promouvoir- à des photographes (amateurs avertis ou plus d’ailleurs, peu importe leur titre, là n’est pas le problème) en mettant à leur disposition des tribunes tout à fait officielles, d’expliquer tranquillement comment on peut aider à davantage détruire un secteur économique, qui plus est déjà énormément fragilisé (c’est un euphémisme…), est quelque chose d’absolument abject!

    La pratique est, si l’on veut bien se pencher sur le problème (car c’en est un!) de façon « procédurière » et intellectuelle (mais le fond des choses intéresse t-il encore quelqu’un?) tout à fait scandalisante et, par bien des égards, tout à fait criminelle et illégale.

    Savez-vous qu’il existe un très grand nombre de mécaniciens du « dimanche » très compétents? « Amateurs » seulement de par le titre, qui ont autant de compétence pour réparer un véhicule que votre garagiste agrémenté? Si ceux-ci se postaient à l’entrée des garages et proposaient gratuitement ou alors pour beaucoup moins cher leurs services au seul prétexte que cela leur permet de pouvoir continuer à assouvir leur passion pour les belles mécaniques, croyez-vous qu’au salon de l’auto, on tolérerait que puissent se tenir, des conférences dont l’objet porte sur la façon dont on peut gagner un peu, mais surtout de pouvoir toucher de la belle « bagnole » en faisant concurrence déloyale aux garagistes plus chers?

    M. Maillière dit lui-même qu’il a vite abandonné l’idée de devenir pro en photo-reportage, tellement -et il semble le regretter sincèrement, c’est là que c’est abject et complètement aberrant- c’est une entreprise difficile et qui demande du courage car très peu d’acteurs-clients, et surtout, très peu rémunérateur…

    Alors, aller proposer en en faisant la publicité dans une conférence à Paris au Salon de la Photo, d’aider à achever un peu (beaucoup) plus, à travers un exposé très détaillé et très pratique, ce qui subsiste de la profession déjà mourante du photo-reportage, en proposant gratuitement ses photos du moment que cela peut financer sa passion pour le voyage, c’est écoeurant surtout qu’il connaît les ficelles et les façons d’entrer dans la profession, profession qui rémunère -il le dit lui même- malheureusement très mal et donc trop peu pour qu’il ait pu en faire son métier.
    Photo-reportage enfin, qui serait son métier aujourd’hui, si les réalités économiques du secteur et ses aspirations familiales et matérielles n’étaient pas ce qu’elles sont…

    De par votre caution et l’encouragement qui est le vôtre en organisant une telle conférence, n’avez-vous pas failli à l’obligation déontologique qui devrait être la vôtre?

    Un photojournaliste qui vous dit Merci!!!!