nikonpassion.com

Page 1 / 1


Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

J’ai découvert Phil à Paname sur Instagram, intrigué par ses photos depuis les toits de Paris et, je dois bien le dire aussi, par la prise de risque de ses modèles qu’il n’hésite pas à faire poser dans des situations pour le moins acrobatiques.

Il ne m’en fallait pas plus pour lui poser quelques questions sur sa pratique photo, tenter d’en savoir un peu plus et comme l’homme est nikoniste de surcroît, cela tombait bien. Après Ruben Dias et Stéphane Menant, voici la rencontre avec Phil à Paname.

rencontre-phil-a-paname-photographe-toits-paris

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

PAP : Je m’appelle Philippe, je suis d’origine basque et quarantenaire cette année. Actuellement “Content Manager” dans le domaine de la communication, la photo a souvent une place importante dans ma vie professionnelle (j’ai travaillé notamment dans le milieu de la mode).

Parallèlement, je vends des prestations photo pour des entreprises et particuliers. Mais je reste néanmoins un amateur. Pour moi la photo doit rester un plaisir et ne pas avoir une vocation alimentaire. Je me laisse ainsi le droit de choisir mes clients et mes modèles sans penser « intérêt pécuniaire » sous forme d’une épée de Damoclès.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

PAP :  J’ai commencé par acheter un appareil argentique lorsque j’étais étudiant aux Beaux-Arts. La photo était au programme. La phase d’apprentissage est bien coûteuse quand tu n’as qu’un budget étudiant pour acheter pellicules et papier tirage. Surtout avec les ratés des débuts.

Après mes études, j’ai gagné un petit compact qui m’a permis de continuer à m’exercer pendant une dizaine d’années (promenades, événements, vacances). C’est en arrivant à Paris il y a 7 ans que j’ai repris plus sérieusement. J’ai conjugué la photographie avec une autre de mes passions : la stégophilie ! (“toiturophilie” pour reprendre ce néologisme).

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Les photos prises avec un compact obsolète ne rendaient rien du spectacle magique que je vivais sur les toits. De plus, j’avais un reflex pro au travail pour les shootings de collections prêt-à-porter ! J’ai donc décidé d’investir dans mon premier reflex numérique : un Nikon D90 d’occasion. J’en ai atteint les limites (la montée en ISO par exemple) assez rapidement. Ma chérie m’a alors offert il y a trois ans le plus cadeau de Noël dont on puisse rêver : un Nikon D750 !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

PAP : Alimenter quotidiennement Instagram m’oblige à une production picturale constante. De plus, tous mes copains issus de mon réseau social de prédilection pratiquent la photo.

Je pars souvent après le travail m’oxygéner la tête sur les toits, c’est l’occasion de produire. Mon sac est toujours prêt et il n’y a pas une semaine qui passe sans que je n’ai pris quelques clichés.

En même temps, j’ai la chance de vivre à Paris. C’est une ville incroyable (j’ai aussi vécu à Marseille, Rome et Toulouse, des bijoux esthétiquement parlant). Ajoutez-y des conditions particulières (un orage, le brouillard, le soleil entre les jambes d’un monument…), les sunrise et sunset (levers et couchers de soleil), une excursion sur le zinc avec ma chérie et sa nouvelle robe, une balade nocturne dans un quartier, une scène de vie dans la rue, deux tourterelles qui roucoulent sur la gouttière d’en face… Finalement, tout est bon pour pratiquer, non ? Et si vous n’avez pas votre reflex, les téléphones modernes font largement l’affaire …

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

PAP : Le monde pop de David LaChapelle m’avait bluffé, on trouve aussi sur mes étagères Bettina Reims, Willy Ronis, Serge Ramelli (voir Notre Dame de Paris de Serge Ramelli) entre autres… Puis j’adore le travail d’Alain Cornu découvert grâce aux réseaux sociaux, un autre stégophile que j’espère rencontrer un jour.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

PAP : Instagram au format portrait et un peu Facebook pour les formats paysage ! D’ailleurs j’ai pris l’habitude de composer dans les deux formats lorsque je photographie. Pas d’exposition, ni de livre malheureusement.

Les photos sont toutes sur des disques durs. Peut-être qu’un jour, on les dépoussiérera pour en faire quelque chose. On me demande souvent un site pour acheter mes clichés. Mais on connait tous l’adage des cordonniers les plus mal chaussés : j’ai réalisé un tas de sites web pour les autres… mais pas pour moi !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

PAP : J’ai connu mon heure de gloire sur Instagram avec mon compte @Phil_a_paname, il y a quelques années en étant dans « les 10 comptes parisiens à suivre » ou dans le Nikon Mag. Nous étions très peu de gens à publier des vues parisiennes captées en mode équilibriste sur les cheminées.

Puis ce phénomène a pris de l’ampleur et il est devenu « tendance ». Tout le monde voulait aller sur les toits jouer aux aristochats, du simple touriste à la blogueuse lifestyle pour pique-niquer avec une vue Tour Eiffel.

On a vu des gens improbables débarquer sur le zinc, des photos affluer de partout, et nos comptes sont passés d’extraordinaire (au sens de singulier) à “saoulant, encore un toit”.

Mon “robinet” d’acquisition de nouveaux abonnés s’est fermé et, dans le même temps, les accès sur le zinc ont commencé à clore. Heureusement une vraie communauté s’est mise en place et c’est un plaisir que de partager avec eux.

Maintenant, je sais que chaque nouvel abonné sur ma page est quelqu’un qui va apprécier mes clichés  et non pas des photos dites “bankable” comme la #tourEiffel qui « fonctionne » sur les réseaux quoiqu’il arrive …

Un conseil pour vos réseaux : soyez-vous même et ne vous cachez pas derrière un personnage 2.0 !

Vivez et partagez votre univers photographique à fond, vous trouverez toujours des gens qui apprécieront votre style de photo ! C’est certes chronophage de gérer un réseau social, mais j’ai rencontré des personnes formidables et je m’y suis fait de véritables amis. Ce qui compte c’est de développer son réseau et non pas l’audience. Communiquez, échangez. Un exemple concret : je dois mon poste actuel à la photo, à Instagram et ses copains bienveillants.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

PAP : Tant que les toits de Paris ne sont pas tous fermés, je continuerai mes envolées sur le zinc. Après tout, je suis ceinture noire de « rooftop » et je veux obtenir mon cinquième Dan. Par contre je dois changer d’appareil. Je mène la vie dure aux miens. S’ils pouvaient écrire leurs mémoires, j’en prendrais pour mon grade…

Cette année, j’ai quelques beaux projets avec ma dulcinée à faire sur les coups de 6h du matin dans un Paris désert. Il nous faut juste des températures plus clémentes : le dernier shooting sur les toits début Janvier s’est soldé par une trachéite pour madame.

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Sinon dans la part d’ombre de mon CV photo, j’ai fait des couvertures pour les romans érotiques d’une amie. C’est un registre pictural très intéressant. Charmer sans montrer, évoquer avec sensualité. À continuer…

Enfin, dans un registre de diversification des lieux dits Urbex (Urban Exploration), j’ai goûté au plaisir défendu des catacombes interdites. @cataphil_a_paname va en profiter pour aller les photographier (mais pour ma photothèque perso… il faut préserver le secret des lieux !)

Une anecdote : j’ai été contacté par le maestro des sous-sols parisiens, Gilles Thomas, et nous avons visité une carrière fermée. Si nous avons échangé, ce n’est pas parce qu’il connaissait ma présence sur Instagram mais parce que j’avais écrit un article plutôt documenté sur ma première descente dans les entrailles parisiennes. (voir Catacombes de Paris).

J’ai décrit ça avec passion ! Et la Passion, elle peut vous ouvrir de nombreuses portes. Alors, je vous le dis avec toute la sincérité possible : vivez et photographiez passionnément !

Rencontre avec Phil à Paname, photographe des toits de Paris

photo (C) Phil à Paname

Merci infiniment Jean Christophe pour cette interview et pour m’avoir donné la parole.

En savoir plus sur Phil à Paname

Vous pouvez retrouver Phil à Paname sur :

Instagram : @phil_a_paname

Facebook : Phila Panam

Blog : Philapaname, photographe et bon vivant

Vous aimerez aussi l’interview de Denis Dubesset, photographe naturaliste.


Rencontre avec Ruben Dias photographe de paysage

Ruben Dias est un photographe de paysage, amateur au sens premier du terme. Il publie de belles images de ses voyages et balades, et a fini par attirer mon attention sur Instagram.

Ruben Dias utilise, de plus, un Nikon D7500, il n’en fallait pas plus pour que je le contacte afin de lui poser quelques questions. Après Stéphane Menant ou Christophe Batut, voici le parcours d’un autre passionné de photo qui vous dit pourquoi il fait de la photo et comment il développe sa pratique.

Rencontre avec Ruben Dias, photographe de paysage

Voir les photos de Ruben Dias …

NP : Ruben, en quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

RB : Je m’appelle Ruben Dias, j’ai 30 ans, je suis un Ariégeois devenu Toulousain depuis quelques années. Je suis vendeur dans un magasin mais malheureusement pour moi pas dans la vente de matériel photo.

Je pratique la photographie depuis un an, je suis attiré par la nature car elle m’inspire pour créer mais j’aime tout autant voir des images de portrait, street et animalier.

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

RB : J’ai toujours aimé la photographie, mais ma passion a commencé lors d’un voyage au Portugal. J’ai pris l’iPhone de mon amie et j’ai trouvé les photos tellement belles que je me suis acheté quelques mois plus tard un reflex Nikon D3400.

Ma passion et l’intérêt que je porte à l’univers de la photographie ont pris une place importante dans mon quotidien. J’ai évolué et mon matériel aussi puisque je me suis acheté quelques mois après le Nikon D7500 dont je suis très content ainsi qu’un trépied et des filtres pour améliorer mes images.

Rencontre avec Ruben Dias, photographe de paysage

photo (C) Ruben Dias

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

RB : Ce qui me motive à continuer et à prendre du plaisir à faire des photos c’est de créer une ambiance, de révéler un sentiment comme la simple beauté d’un lieu. Je trouve intéressant de faire découvrir et de partager des endroits banals en les embellissant.

Je pratique beaucoup autour de chez moi car j’aime la découverte et je pense qu’il n’y a pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour voir des belles choses.

Rencontre avec Ruben Dias, photographe de paysage

photo (C) Ruben Dias

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

RB : C’est une très bonne question !!

J’aime beaucoup Antonio Gaudencio, Vincent Munier mais tous les artistes peuvent m’inspirer. Il y a de très belles images sur le web et les sites photo (comme Nikon Passion), sur Instagram et j’essaye de faire avant tout ce qui me plaît sans être influencé.

J’aime composer mes photos, m’inspirer de ce qu’il peut y avoir sur place et m’adapter à l’humeur de la météo.

Rencontre avec Ruben Dias, photographe de paysage

photo (C) Ruben Dias

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

RB : Je les diffuse sur Facebook et Instagram pour le moment. Un journaliste m’a contacté suite à un voyage sur l’île de Madère pour publier un article sur moi et mes photos dans son magazine, ce qui est une grande fierté pour moi en espérant que l’expérience soit renouvelée.

NP : Justement tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

RB : Mon réseau principal est Instagram. Pour développer mon audience, je partage mes photos avec des courts descriptifs ainsi que des tags appropriés à l’image, ce qui permet de se faire partager par des comptes influents. Cela favorise la visibilité de mon compte, m’apporte des abonnés et mon audience s’accroît petit à petit.

Je n’hésite pas à échanger avec les gens, c’est la base de la photographie (le partage), on me pose souvent des questions sur les lieux que je visite ou comment je fais mes photos (réglages), c’est important de dialoguer.

Rencontre avec Ruben Dias, photographe de paysage

photo (C) Ruben Dias

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

RB : Ce que je voudrais pour l’avenir c’est progresser et continuer à prendre autant de plaisir qu’en ce moment, créer des belles images et transmettre des émotions avec mes photos.

Mon rêve serait de faire des voyages photos rémunérés. J’espère vraiment que la photo prendra une place encore plus importante dans ma vie dans les années à venir.

Je voudrais remercier Jean Christophe pour m’avoir accordé cette attention.

En savoir plus sur Ruben Dias photographe

Vous pouvez retrouver Ruben Dias sur Instagram :

Ruben Dias …


L’art du photographe, une vision personnelle d’un moyen d’expression par Bruce Barnbaum

L’art du photographe est un livre de Bruce Barnbaum, photographe et formateur américain spécialisé dans la photographie de paysage et d’architecture.

A mi-chemin entre guide pratique et beau livre de photographie, cet ouvrage imposant est illustré de près de 200 photographies qui permettent à l’auteur de développer son sujet. Une nouvelle approche de la photographie que j’ai particulièrement appréciée.

L'art du photographe, par Bruce Barnbaum

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

L’art du photographe, chronique du livre de Bruce Barnbaum

Parmi les livres traitant de la photographie je distingue deux catégories : les guides pratiques (par exemple la série Les Secrets de …) et les Beaux Livres de Photographie (par exemple 6 beaux livres de photographie).

Les uns vous présentent des informations vous aidant à développer votre maîtrise du matériel et de la prise de vue tandis que les autres sont des recueils de photographies proposés par des auteurs photographes.

Quand j’ai reçu le livre L’art du photographe de Bruce Barnbaum, j’ai tout de suite pensé au Beau Livre. Un ouvrage imposant, de nombreuses et très belles photos, une « classe » qui n’est pas le propre des guides pratiques même si certains sont de beau objets.

En ouvrant le livre pour en prendre connaissance (je fais toujours cela au début, pendant quelques jours), j’ai fait un autre constat : il était question d’apprentissage. Avec de belles photos, mais des notions concrètes de photo.

En lisant ce livre avec plus d’attention, afin de préparer cette chronique, j’ai fait un autre constat encore : l’art du photographe de Bruce Barnbaum est autre chose. Un subtil mélange des deux catégories ci-dessus.

Ce n’est pas un guide pratique, au sens premier du terme. Ce n’est pas un Beau Livre de photographie non plus puisqu’il y est question d’apprentissage.

C’est un livre dans lequel, grâce à ses photos mais aussi son expérience, l’auteur utilise en permanence l’opposition entre technique et art pour nous montrer qu’au final ce n’est ni l’un ni l’autre qui sont importants, c’est ce que vous avez envie de représenter au travers de vos images.

Il s’agit d’un ouvrage qui rompt avec la notion de catégorie, et comme au final je me moque un peu des catégories, l’important est le message.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Communiquer par la photographie, l’avis de Bruce Barnbaum

Comment ne pas être d’accord avec Bruce Barnbaum quand il nous dit « Une photographie dit tout. Inutile d’y rajouter quoi que ce soit. »

En introduction, Bruce Barnbaum nous livre une thèse bien personnelle.

En tant qu’outil de communication non verbale, la photographie permet au photographe de transmettre sa vision au spectateur. Elle transmet son message quand bien même son auteur n’est pas présent.

J’aime particulièrement cette question :

Quelles réactions suscitent vos centres d’intérêt, et comment les traduire photographiquement ? »

S’en suit un exposé sur la passion, censée être à la base de votre pratique, et les réactions qui doivent être les vôtres pour traduire vos sentiments en images.

Loin d’être le discours philosophique auquel nous pourrions nous attendre, cette première partie du guide se veut plutôt un guide de questionnement personnel. Et ça fait drôlement du bien de s’éloigner de la technique pour en revenir aux fondamentaux : qu’est-ce qui fait que nous photographions et que cherchons nous à montrer ?

Parce que la composante « apprentissage » n’est jamais très loin, Bruce Barnbaum ne passe pas à côté de la notion de composition, vous pousse à vous intéresser à votre façon de voir et d’exprimer votre point de vue. Là-aussi une approche décalée qui s’avère très pertinente.

Les photos d’illustration servent à l’auteur à expliquer :

  • pourquoi il n’a pas cherché à renforcer les ombres sur cette photo d’un parc parce que la composition s’appuie sur les tons moyens,
  • pourquoi il n’a pas éclairci le ciel de cette autre image au ciel gris prédominant,
  • pourquoi un contraste élevé guide le regard,
  • comment un arbre déraciné peut créer un mouvement puissant dans la composition de la photo page 33,

Cette section du livre est une des plus intéressantes : s’appuyant sur autant d’exemples puisés dans sa propre collection, l’auteur détaille sa démarche. Pourquoi il a fait ses photos, avec quelle idée en tête et qu’est-ce qui l’a attiré ? Les amateurs de paysages en noir et blanc ne verront plus la nature de la même façon.

C’est aussi ici que vous apprendrez à intégrer dans votre démarche des notions comme la profondeur de champ ou la focale, sans qu’il ne s’agisse jamais de rentrer dans le détail de notions techniques. Ces outils sont là pour servir votre démarche, sachez les identifier et les utiliser, c’est le message.

La vision, concept philosophique ou rapport de communication ?

L'art du photographe,Bruce Barnbaum

La réponse à la question tient en une phrase :

« Nous montrons nos images à d’autres, dont nous attendons une réaction en retour. Cette simple constatation confirme que nous sommes bien dans un rapport de communication. »

Cette seconde partie du livre vous permet d’appréhender les cinq notions relatives à la vision du photographe, un concept cher à Michael Freeman aussi :

  • regarder et voir de manière photographique,
  • composer une image,
  • imaginer la photo finale,
  • suggérer une technique à ceux qui rencontrent des difficultés à imaginer la photo finale,
  • établir une stratégie pour établir l’image finale.

La lumière

Cette phrase à elle-seule donne le ton de cette nouvelle partie :

La lumière doit être envisagée comme un moyen pour le photographe de guider l’œil du spectateur sur l’image.

Découvrez comment chercher la lumière, en apprécier la qualité, et aussi pourquoi la lumière perçue par votre œil n’est pas celle que voit votre capteur ou votre film.

Cette prise de conscience devrait vous aider à penser « sensations » plus que « scène », et à attirer le spectateur autrement. Les exercices proposés page 82 vous y aideront.

La couleur, parce que c’est un concept aussi

Vous savez ce qu’est la couleur, et vous savez qu’elle se gère dès la prise de vue comme en post-traitement. Mais avez-vous conscience que la couleur est un élément déterminant de la composition ?

C’est l’objet de cette section que d’entrer dans le détail. Depuis l’argentique, un domaine cher à l’auteur, jusqu’au numérique, la gestion de la couleur a bien changé. 

Réfléchissons donc un peu encore : pourquoi vous photographiez en couleur ou en noir et blanc ? Pourquoi ne changez-vous jamais si c’est le cas ?

Grâce à quelques photos présentées en couleur et en noir et blanc, découvrez ce que vous pouvez espérer produire vous-aussi. Et essayez.

Mais aussi … 

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Bruce Barnbaum a longtemps vécu la photographie sous le signe de l’argentique, il est passé au numérique pour la couleur uniquement, fidèle à ses films pour le noir et blanc.

Dans une longue partie, un bon tiers du livre, il développe différents concepts qui nous viennent de l’argentique et qu’il est possible d’appliquer au numérique.

Pour l’argentique citons le zone system avec les négatifs noir et blanc (chapitres 8 et 9), le tirage (chapitre 10) dont la numérisation des négatifs.

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Pour le numérique c’est au chapitre 11 que vous trouverez comment utiliser le zone system et comment convertir vos fichiers RAW, comment retoucher vos images avec les les outils numériques (chapitre 12) pour leur donner le rendu souhaité.

Le chapitre 13 m’a particulièrement intéressé puisqu’il y est question du choix entre argentique et numérique. Cela ne va pas intéresser tout le monde, mais pour qui a connu la période argentique, il y a matière à réfléchir à notre pratique actuelle aussi. 

Dépasser les mythes photographiques

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

S’il y a un chapitre du livre à garder en tête c’est bien celui-ci.

« Un certain nombre d’idées manifestement erronées perdurent encore aujourd’hui, certains mythes doivent être dépassés car ils entraînent souvent les photographes dans la mauvaise direction ».

Attention, amateurs d’idées reçues et de contre-vérités, vous pourriez tomber de haut. Dix mythes photographiques sont analysés avec pertinence pour vous montrer que les idées reçues, parfois, ne sont pas toutes à gober.

Si plusieurs concernent l’argentique, le numérique n’est pas en reste, mais la trame de fond est bien la déconstruction de croyances comme le fait de vouloir à tout prix respecter les règles de composition (mythe numéro 10), un sujet que j’ai traité dans une vidéo ayant entraîné bon nombre de réactions houleuses.

« Finir le travail en photographie c’est présenter vos images ». Ce dont l’auteur nous parle au chapitre 15 avant de passer, un peu rapidement je trouve, à d’autres thèmes comme l’abstraction (chapitre 16), l’approche intuitive (chapitre 17), la philosophie personnelle (chapitre 18).

L'art du photographe, Bruce Barnbaum

Mon avis sur l’art de la photographie de Bruce Barnbaum

Comme je le disais en introduction, il s’agit d’un ouvrage à part dans la production actuelle. Ce livre interpelle, fait réfléchir. Intégrer tout ce que l’auteur présente prend du temps, il est important d’y revenir souvent. Je n’en ai d’ailleurs pas fini avec certains sujets.

S’appuyant sur une expérience personnelle impressionnante, mêlant habilement notions techniques et notions créatives, Bruce Barnbaum nous propose un ensemble solide et fort bien illustré.

L’argentique y tient une place non négligeable, le poids des années, et l’on sent que l’auteur a du travailler son approche personnelle pour réussir sa reconversion en numérique. Reconversion toute relative puisqu’il nous avoue utiliser encore le film. 

Cet ouvrage s’adresse aux photographes amateurs passionnés par l’image, comme aux plus experts, qui ont vécu la grande époque de l’argentique et cherchent leur voie dans le monde du numérique. C’est une source d’inspiration, un outil de travail qui vous permettra de voir la photographie sous un autre angle. Il livre des clefs pour comprendre comment les outils à votre disposition, qu’ils soient conceptuels comme physiques, peuvent vous aider à produire des images plus fortes et attirantes.

Bien qu’il soit déjà lourd, l’ouvrage aurait mérité une belle couverture cartonnée – c’est mon attirance personnelle pour l’objet livre – et s’avère, au tarif public de 34,95 euros une nouvelle référence venant compléter les livres d’auteurs plus médiatisés comme Michael Freeman ou David duChemin, une belle découverte à apprécier sur la durée.

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


L’esprit du photographe – qu’est-ce qu’une photo réussie par Michael Freeman

Paru sous le titre « L’esprit du photographe » en 2010 aux éditions Pearson, voici la nouvelle édition du livre de Michael Freeman, « Qu’est-ce qu’une photo réussie », paru cette fois chez Dunod.

Titre et sous-titre changent, peu puisque le titre de cette nouvelle édition n’est rien moins que le sous-titre de la première. Le contenu est le même. Mise en page et illustrations ne changent pas non plus (seul l’avant-propos est réécrit). Mais ce livre garde tout son intérêt, et je ne pouvais passer à côté de cette nouvelle édition.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC

Qu’est-ce qu’une photo réussie, une nouvelle édition de L’esprit du photographe

Le principal intérêt de cette nouvelle édition est de vous permettre de trouver à nouveau dans les bacs de votre libraire cet ouvrage de Michael Freeman, qui complète « L’oeil du photographe et l’art de la composition« .

L’édition 2010 devient difficile à trouver, certains vendeurs indélicats profitant de l’occasion pour proposer des exemplaires à des tarifs exorbitants. Oubliez ces offres, le livre neuf est désormais disponible au tarif public plus normal de 24,90 euros.

Si vous possédez déjà l’édition initiale, n’allez pas plus loin, celle-ci est identique. Si vous découvrez cet ouvrage, achetez-le les yeux fermés prenez le temps de lire la suite, vous allez comprendre pourquoi vos photos ne sont pas toujours celles que vous aimeriez faire.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

« Ce n’est pas l’appareil qui est à l’origine d’une photographie ni même la scène qui apparaît au travers du viseur, mais l’esprit du photographe. »

Le ton est donné, c’est du Freeman pur jus, le Freeman que j’adore car le photographe et formateur, dont les ouvrages ont dépassé le million d’exemplaires, nous pousse à réfléchir.

Réfléchir à notre approche de la photographie, à notre pratique, à nos envies. Pas à notre matériel photo, ou si peu. Pas à la technique. Freeman vous incite à surprendre, à vous démarquer, à donner « âme et visibilité » à vos photos.

En trois chapitres principaux, à l’aide de nombreux exemples illustrés, Michael Freeman détaille sa démarche tout en vous proposant de construire la vôtre. Simplement.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Tout commence par … l’intention

J’ai piqué à Michael Freeman, depuis de longues années, cette question simple « quel est le sujet ?« . Je vous la pose souvent dans la section Critique Photo. C’est LA question que vous devriez vous poser avant même de porter l’œil au viseur.

Pour Freeman, toute photo doit faire apparaître, au premier regard et sans ambiguïté, le sujet principal. C’est loin d’être évident en pratique aussi à l’aide de cas précis, Michael Freeman vous aide à vous poser cette seconde question qui vous donnera la réponse à la première : « quel est le point de départ de toute photo ? »

Viennent ensuite différentes considérations esthétiques, parce que la photographie est avant tout un art : beauté du sujet, beauté apparente, beauté imaginée. Une ruine peut être belle ? Oui, c’est aussi ça le rôle du photographe que de savoir magnifier un sujet qui ne l’est pas au premier regard.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

A l’aide d’études de cas, Michael Freeman vous livre petit à petit les clés de ce qu’est une photo réussie :

  • comment traiter les paysages et être créatif,
  • comment adopter un point de vue nouveau,
  • comment élever le banal au rang d’extraordinaire,
  • etc.

Autant d’occasions pour développer un style personnel et produire des images différentes de sujets pourtant communs et trop souvent photographiés. Vous ne saviez pas comment vous démarquer ? Vous avez déjà les premières réponses.

Vient ensuite le style

L’esprit imagine, l’œil et le cerveau composent. Capturer des expressions, équilibrer une composition, jouer la complémentarité, revenez aussi souvent que nécessaire sur ces principes car ils sont fondateurs.

  • pourquoi décentrer une photo,
  • comment jouer les harmonies de couleurs,
  • qu’est-ce que les harmoniques et les proportions.

(re)Découvrez des notions qui peuvent vous paraître évidentes mais sont loin de l’être bien souvent, quand il s’agit de cadrer, composer et déclencher.

Votre style c’est aussi votre regard : sa direction, l’opposition entre les éléments contrastants de la scène. Autant de principes à étudier pour apporter à vos photos la touche personnelle qui fait la différence.

Exemple ? Selon vous, comment séparer les différents plans d’une image ? Il existe au moins cinq façons différentes d’y arriver.

La présentation des différents styles graphiques conclut cette partie centrale du livre, et fondamentale. Prenez le temps d’assimiler, c’est là que ça se passe !

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Et pour finir … le traitement

Parce que le post-traitement doit faire partie de votre démarche créative, même si vous maîtrisez la prise de vue en JPG. Traiter une photo vous permet d’obtenir ce que vous recherchiez, au-delà du simple rendu général de vos images.

Saviez-vous que réactivité, planification, spontanéité, anticipation dans l’action sont aussi des phases de traitement de vos photos ? Le temps de pose comme le mouvement, par exemple, influent sur la prise de vue : vous ne faites pas la même photo d’un même sujet selon qu’il est statique ou se déplace.

L'esprit du photographe - qu'est-ce qu'une photo réussie par Michael Freeman

Pour vous permettre d’affiner vos choix et traitements, Michael Freeman consacre la dernière partie de son livre aux différents rendus d’images et pourquoi vous devriez choisir l’un plutôt que l’autre.

L’aspect d’une photo, l’hyperréalisme apportés par certains traitements (accentuation, grande plage dynamique par exemple) sont des outils à votre disposition. Il vous faut savoir pourquoi et comment les utiliser, et – surtout – ne pas en abuser.

Michael Freeman vous donne là-aussi les clés pour utiliser à bon escient ces effets.

Mon avis sur « Qu’est-ce qu’une photo réussie ? »

Je commente de nombreux livres de photographie, des guides techniques comme des ouvrages plus génériques. Celui-ci fait assurément partie de la seconde catégorie, tout comme « 50 pistes créatives » du même auteur.

Vos photos sont techniquement bonnes mais ne sortent pas de l’ordinaire ? Investissez dans ce livre pour comprendre comment passer un cap, concrétiser et penser vos prises de vues autrement.

Véritable outil de travail pour le photographe désireux de mettre en oeuvre sa démarche créative, cet ouvrage devrait déjà figurer en bonne place dans votre bibliothèque. Cette nouvelle édition le rend à nouveau accessible aussi n’attendez pas qu’il soit épuisé une fois de plus, foncez !

Ce livre chez Amazon

Ce livre à la FNAC


Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Vous aimeriez faire connaître vos photos, les exposer, les présenter lors d’un festival mais vous ne savez pas comment procéder ni combien ça va vous coûter. Que vous soyez amateur ou professionnel, découvrez les coûts pour le photographe, les conseils d’un expert et les pièges à éviter.

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Ce guide au meilleur prix …

Quels coûts pour le photographe : expos, festivals, livres, salons …

Vous avez décidé de vous faire connaître, ou vous cherchez tout simplement à montrer vos photos au-delà du cercle de vos proches. Vous envisagez d’exposer lors d’un Salon, de participer à un concours, vous avez peut-être même l’opportunité de participer à un festival photo.

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Ces manifestations ont un coût, pour le visiteur, mais pour vous aussi : tirages, certificats, accrochage, communication, inscriptions … Il est important d’intégrer ces dépenses dans votre budget pour savoir si l’opération va s’avérer (un peu) rentable ou être au contraire un gouffre financier pour vous.

Eric Delamarre est l’expert incontesté en France pour tout ce qui concerne le tarif du photographe, le statut du photographe, le prix de vente des photos et les frais inhérents. Vous l’avez peut-être croisé lors d’une de ses conférences sur le stand Nikon Passion au Salon de la Photo. Ou vous avez déjà un de ses précédents ouvrages.

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Eric vous propose un nouveau guide, toujours aussi complet, précis et détaillé, dans lequel il recense les coûts pour le photographe et vous livre des conseils « pour ne pas vous faire avoir » comme pour choisir au mieux vos engagements.

Comme il en a l’habitude, Eric Delamarre a consigné dans son ouvrage toutes les informations disponibles actuellement. Il a fait le tour des :

  • organisateurs de festivals et de concours,
  • des gestionnaires de galeries photo,
  • des auteurs et artistes photographes,
  • des étudiants en photo

pour vous apporter un maximum d’informations sur ce qu’il se passe réellement sur le terrain.

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Des infos pratiques à utiliser directement

Avoir l’information est une chose, savoir l’utiliser à bon escient en est une autre. Vous trouverez dans ce guide de nombreux encarts (grisés) que vous pouvez reprendre en intégralité pour créer vos propres courriers :

  • modèle de contrat avec une galerie associative (page 3),
  • modèle de certificat d’authenticité d’une photographie (page 11),
  • modèle de tableau de rentabilité pour un festival (page 40),
  • modèle d’évaluation des prix de vente d’un tirage (page 60),
  • exemples d’études de coûts des tirages (page 97),
  • etc.

L’autre intérêt de ce guide est de lister les pièges et arnaques possibles qu’il vous faut connaître avant de régler la moindre dépense.

Vous allez trouver, par exemple, page 66 et suivante les pièges à éviter en matière de galeries photo. Saviez-vous qu’il existe des fausses galeries ? Ou de fausses propositions de la part de « vraies galeries » ?

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Edition de livres photo : ce qu’il faut savoir

Vous envisagez d’éditer votre propre livre de photographies, chez un éditeur ou en auto-édition ? Parcourez les chapitre 4 et 5 page 69 et suivantes pour tout savoir des conditions financières, des règles en vigueur, des erreurs à éviter, des frais à prévoir …

Vous allez trouver là-aussi des tableaux pour vous aider à savoir combien peut vous rapporter la vente de votre livre, quelles sont les déclarations légales à prévoir, auprès de qui déclarer et combien ça coûte.

Expos photo, festivals, livres, quels coûts pour le photographe, le guide qui vous dit tout par Eric Delamarre

Mon avis sur ce guide

Tout photographe ayant pour objectif de faire connaître ses photos, quel que soit le moyen de promotion choisi, et de les vendre, quel que soit le canal choisi, devrait avoir parcouru ce guide avant de se lancer.

Vous allez gagner énormément de temps en ayant toutes les infos, fiables, à disposition sans passer des heures à les chercher et à les vérifier.

Vous allez connaître les règles en vigueur dans le monde de la photo, ce que vous devez respecter mais ce que vous pouvez imposer aussi.

Vous éviterez les pièges les plus classiques (dans lesquels tout le monde peut tomber) et les erreurs administratives (avec les conséquences qu’elles peuvent avoir).

Ce guide est un ouvrage sobre, un peu rébarbatif en apparence mais c’est ce qu’il contient qui compte et rien que pour cela il vaut largement les 21 euros demandés pour vous le procurer !

Ce guide au meilleur prix …


Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Stéphane Menant est un amateur de photographie qui profite de sa région, dans les environs de Saint Rémy de Provence, pour faire des photos de paysage qu’il publie sur son compte Instagram.

J’ai découvert les images de Stéphane depuis quelques mois et après avoir échangé avec lui pour en savoir un peu plus sur son parcours, j’ai eu envie de vous partager son univers.

Après Christophe Batut, voici comment Stéphane Menant a débuté en photo et comment il procède désormais pour se faire connaître et vivre sa passion avant de tenter d’en vivre.

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe

Stéphane Menant

Voir les photos de Stéphane …

Stéphane Menant, l’interview

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

SM : Je suis Stéphane Menant, j’ai 25 ans et je réside à Saint Rémy de Provence. J’ai acheté mon premier appareil photo en 2015, le Nikon d7200. Pour apprendre la photo j’ai commencé par regarder des tutoriels, lire des articles pour comprendre les réglages de mon boitier.

Au fur et à mesure je me suis pris de passion pour la photographie, au point d’en délaisser parfois mes activités sportives !

Dans la vie de tous les jours je suis un (très gentil) banquier, je fais beaucoup de sport (musculation et foot) mais la photo commence à prendre le pas sur le reste.

Je me considère comme un capteur d’image encore amateur, et l’une de mes spécialités est la photo de paysage. J’ai pu acquérir récemment le Nikon D850 et l’objectif Nikon AF-S 14-24 mm que je trouve fabuleux. J’ai aussi un Sigma 24-105 ART pour les besoins de tous les jours.

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Photo (C) Stéphane Menant

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

SM : Le déclencheur c’est le réseau social Instagram. J’ai plusieurs idoles sur ce réseau, je suis totalement fan de @gettyphotography, un photographe basé aux états unis.

A force de fréquenter ce réseau et de voir ces images,  je me suis pris de passion pour la photo. Je cherche depuis à toujours faire ‘le bon cliché’ et à le transmettre au public.

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Photo (C) Stéphane Menant

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

SM : Ma motivation c’est le partage : montrer le plus souvent possible mes clichés de paysage via mon réseau. J’envisage de créer mon propre site et de vendre des tirages. En parallèle de mon emploi j’ai créé une structure me permettant d’avancer dans cette direction.

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

SM : Je m’inspire beaucoup des photographes que je découvre et suis sur Instagram. @gettyphotography, déjà ou @misslexy76. Plus près de nous je suis @capra311, @gemini_digitized, @samzln_photography et @slpcannes en particulier.

Je suis ce qu’il se passe dans la communauté de photographes @NikonPassion aussi !

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Photo (C) Stéphane Menant

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

SM : Je publie toutes mes photos sur Instagram. Je le ferai sur mon site personnel dès qu’il sera finalisé.

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

SM : Pour étendre mon audience sur le réseau Instagram, j’évite de polluer mon compte en m’abonnant à tout et n’importe quoi. Je préfère cibler les comptes à suivre (photographe, influenceur, marque).

Je m’efforce de partager des photos au moins une fois tous les deux jours aux heures stratégiques (celles où il y a le plus d’abonnés Instagram connectés). Je choisis les tags (mots-clés) avec soin pour chaque photo.

Pour développer ma présence et mon compte je suis aussi très interactif. Je réponds aux commentaires sur mes photos, j’en laisse sur les photos des autres que j’apprécie, je partage des Stories pour mes abonnés.

Les changements récents d’algorithme sur Instagram nous rendent la vie plus difficile qu’avant aussi il faut trouver de nouvelles solutions.

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Photo (C) Stéphane Menant

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

SM : Je vais me lancer dans la photographie professionnelle en free-lance : photo de mariage et photo immobilière dans un premier temps car j’ai déjà des contacts. J’espère aussi collaborer avec un labo pour faire de beaux tirages de mes photos et les vendre sur mon site.

Je rêve de progresser pour devenir, pourquoi pas, ambassadeur d’une marque (Si Nikon me lit …). Mais la photographie est avant tout pour moi un loisir, une passion, une forme d’évasion, j’en profite déjà comme ça.

Rencontre avec Stéphane Menant, photographe à St Rémy de Provence

Photo (C) Stéphane Menant

En savoir plus sur Stéphane Menant photographe

Vous pouvez retrouver Stéphane Menant sur Instagram : @steph_bymt


Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

40 ans de photographie en Afghanistan, un portrait iconique, des compositions étonnantes pour des images prises en situations de guerre, découvrez Afghanistan de Steve McCurry, un magnifique livre de photographies paru aux éditions Taschen.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais

Afghanistan de Steve McCurry

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Certains photographes sont connus pour une seule image, d’autres pour l’ensemble de leur travail (c’est le cas d’Anne Geddes par exemple). Steve McCurry est connu pour … les deux (en savoir plus sur son site).

Sa Jeune fille afghane – l’afghane aux yeux verts Sharbat Gula – a fait la Une de nombreuses publications depuis 1984 quand le photographe l’a immortalisée. Mais les 140 photographies qui composent ce livre rétrospective illustrent l’ensemble du travail de Steve McCurry dans un des pays les plus divisés et les plus dangereux pour les photographes.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Steve McCurry a parcouru le monde tout au long de sa carrière de photographe, mais l’Afghanistan est le pays dans lequel il a passé le plus de temps, près de 40 années de voyages et reportages pour nous ramener des portraits comme ces scènes de tous les jours qui interpellent.

Impossible en effet de rester insensible face à ces portraits serrés, ces regards qui vous transpercent et laisse imaginer ce que peut être l’univers de ces jeunes et moins jeunes dans le « pays de la rébellion » qu’est l’Afghanistan.

De 1979 à nos jours, 140 photographies

Ce livre présente 140 photographies de Steve McCurry réalisées depuis l’année 1979, date du premier reportage de McCurry en Afghanistan.

La mise en page fait la part belle aux images, pas de texte envahissant, pas de légende (mais toutes les photos sont légendées et référencées en fin d’ouvrage), des doubles pages comme des formats plus réduits. L’ouvrage en impose : une belle reliure, un format plutôt grand (26,7 x 37 cm) et 256 pages qui permettent de mettre en valeur ce portfolio incroyable.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

On imagine aisément le travail de sélection des photos qu’il a fallu faire pour ne retenir « que » 140 photographies de ces 40 années sur le terrain, mais le résultat est bien là, l’ensemble est cohérent, riche d’images toutes différentes, de séries de portraits, de photos de rues.

Des textes

William Dalrymple – historien, critique, commissaire d’exposition et écrivain d’origine écossaise – signe la postface de l’ouvrage (en anglais, allemand et français) dans laquelle il vous invite à mieux connaître l’Afghanistan.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

La seconde partie de cette postface situe le travail de Steve McCurry dans ce pays, explique pourquoi et comment le photographe est arrivé à ce résultat. Ce n’est pas un guide sur le reportage photographique (regardez plutôt ici si c’est ce que vous cherchez) mais bien un éclairage particulier sur le travail d’une vie de la part du reporter américain.

Mon avis sur Afghanistan de Steve McCurry

Il y a des livres de photographies qui méritent plus que d’autres qu’on les glisse dans sa bibliothèque photo. Cette rétrospective est en bonne place dans la mienne car même si je ne cherche pas à reproduire ce type d’images, c’est une source d’inspiration inépuisable pour comprendre la photographie, la lumière, la composition, l’émotion que peut traduire une photographie.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

L’éditeur et le photographe ont eu la riche idée de ne pas utiliser la jeune fille afghane comme photo de couverture, mais de laisser la place à une photographie moins connue, signe que l’ouvrage ne se veut pas racoleur mais bien emblématique du travail de Steve McCurry tout au long de ces années.

Ce livre est un livre de collection que vous pouvez (devez !) offrir comme apprécier par vous-même, pour vous-même. Quiconque s’intéresse à la photographie et à la vie y trouvera un intérêt personnel.

Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen

Le tarif du livre (60 euros) est particulièrement contenu eu égard à sa fabrication et à la qualité d’impression. Taschen nous a habitué à proposer des ouvrages de qualité à prix mesuré, c’est encore le cas avec Afghanistan.

Best Of et vive recommandation !

Ce livre chez vous dans les meilleurs délais


La France vue d’ici : mon avis sur le livre de Mediapart / ImageSingulieres

La France vue d’ici est un livre de photographie qui regroupe les images de 26 photographes ayant chacun mené des projets photos personnels en coordination les uns avec les autres.

La France vue d'ici : revue du livre de Mediapart / ImageSingulieres - La France vue d'ici

Ce livre chez vous via Amazon

La France vue d’ici : présentation

Edité par Mediapart et le collectif ImageSingulières, ce livre permet de porter un nouveau regard sur la France du quotidien, ses différentes facettes, ce qu’est le pays aujourd’hui.

Comme pour tout projet de ce type, le résultat est bien évidemment fonction de la sensibilité de chaque photographe et journaliste. Mais j’ai beaucoup apprécié ce livre que je vous présente plus en détail dans la vidéo ci-dessous :

 

Apprendre la photographie se fait aussi au travers des livres de photographies (je vous dis pourquoi ici). Cet ouvrage va vous intéresser si vous êtes sensible à la photo sociale, au reportage sur le terrain, aux images du quotidien.

Les sujets sont variés, allant d’un très beau travail en couleur sur les « Les riches » lors du Prix de Diane par Frédéric Stucin au reportage en noir et blanc sur « Le quai de l’oubli » dans le port de Sète par Vladimir Vasilev.

La France vue d'ici : revue du livre de Mediapart / ImageSingulieres - La France vue d'ici

Photos (C) Hervé Baudat / Mediapart – ImageSingulièresLa France vue d'ici : revue du livre de Mediapart / ImageSingulieres - La France vue d'ici

Photos (C) Patrice Terraz / Mediapart – ImageSingulières

La France vue d'ici : revue du livre de Mediapart / ImageSingulieres - La France vue d'ici

Photos (C) Frédéric Stucin / Mediapart – ImageSingulières

Au total ce sont 535 photos présentées dans un ouvrage de 336 pages par 26 photographes et 4 journalistes. Toutes ces photos ont été réalisées entre 2014 et 2017, faisant de ce livre un outil indispensable pour comprendre la France de cette époque au travers de ces regards multiples.

Au-delà de la photographie, ce livre est un bel outil pour découvrir le monde dans lequel nous vivons et comment il est possible de le traduire en images.

Proposé au tarif très abordable de 40 euros, ce livre mérite de figurer dans votre bibliothèque photo si vous vous intéressez à ce type de sujets. Il est dans la mienne !

Ce livre chez vous via Amazon


100 photos pour Nikon Passion ! Découvrez les photos sélectionnées pour la 100ème émission

100 photos pour Nikon Passion et la 100ème émission vidéo ! Vous avez été nombreux à jouer le jeu et à envoyer une photo pour célébrer avec moi le centième épisode de l’émission photo quotidienne sur Youtube.

Voici la sélection finale et quelques retours sur l’émission et vos participations.

100 photos pour Nikon Passion

100 photos pour Nikon Passion

J’anime une émission photo quotidienne, du lundi au vendredi, sur la chaîne Youtube Nikon Passion. Cette émission est l’occasion de partager avec vous ma passion pour la photographie, de vous motiver à faire vous-aussi des photos le plus souvent possible, et je vous glisse quelques conseils chaque fois que le sujet s’y prête.

Je viens de passer le cap des 100 épisodes (!), et ce centième vous est dédié ! Je vous invite à le visionner ici ou sur la chaîne Youtube, prenez le temps de regarder les photos car l’ensemble est vraiment réussi et très inspirant. Je ne doute pas que vous y trouviez une belle source d’inspiration !

Au départ il s’agissait de proposer un format différent, complémentaire de ce que vous trouvez sur le site avec les tutoriels (voir la liste de tous les tutoriels).

Le format vidéo est plus convivial sur les mobiles, il permet de parler et de montrer et c’est un format courant aujourd’hui. Le podcast, audio uniquement, est plus confidentiel. L’écrit, que je conserve ici, demande une attention plus grande.

Vous avez réservé un tel accueil aux premiers épisodes que j’ai du très vite revoir ma copie : j’ai reçu des centaines de messages d’encouragement à continuer, le nombre d’auditeurs  n’a eu de cesse d’augmenter et le nombre de vues avec. Autant dire que je me devais de revoir mon plan !

Le problème principal de la vidéo c’est le temps nécessaire à la réalisation :

  • recherche des idées
  • écriture du script
  • tournage
  • montage
  • mise en ligne

Il n’était pas non plus question de « faire des vidéos pour faire des vidéos« . Je tiens à apporter de la valeur dans chaque épisode, je me dois d’avoir quelque chose à partager avec vous. Et j’ai un gros défaut, je suis bavard !

J’ai donc décidé de vous proposer un format « émission » qui me permet de tourner plus rapidement tout en ayant préparé chaque épisode avec soin. Et d’utiliser une plateforme de diffusion, Youtube, connue de tous et utilisable sur ordinateur, mobile et tablettes. Autant dire partout et par tout le monde !

Abonnez-vous gratuitement à la chaîne Youtube pour ne manquer aucune vidéo …

Un grand MERCI !

Parce qu’il faut savoir célébrer les jalons importants, et parce que je suis encore étonné moi-même d’avoir déjà produit 100 épisodes (soit plus de 31 heures d’écoute en continu), je voulais vous remercier à ma façon de me suivre ainsi.

C’est donc vous qui êtes à l’honneur dans ce centième épisode. 100 photos pour Nikon Passion c’est une sélection des 100 meilleures photos reçues pour l’occasion, un diaporama magnifique qui montre combien vous êtes talentueux, et un beau moment de partage. Que demander de plus ?

Merci à celles et ceux qui ont participé, retenus ou non, vous avez joué le jeu et c’est bien là l’essentiel.

Cet épisode est le vôtre, profitez-en : partagez cette page, partagez la vidéo, commentez, réagissez, plus vous le ferez et plus vos photos seront vues et appréciées !

Abonnez-vous gratuitement à la chaîne Youtube pour ne manquer aucune vidéo …


Rencontre avec Christophe Batut, photographe auto – moto

Christophe Batut est un amateur de photographie qui a su trouver sa voie et se faire une place en tant que photographe attitré de plusieurs événements majeurs dans le monde de l’auto et de la moto.

Très présent sur les réseaux sociaux, il propose des images inédites d’un domaine qui m’est proche, il ne m’en fallait pas plus pour aller à sa rencontre.

Christophe Batut rejoint Gregory Dolivet et Cedric Emeran interviewés précédemment, pour vous montrer qu’avec un peu de travail et d’envie vous pouvez vous-aussi devenir photographe expert ou pro.

christophe batut

Christophe Batut – Photo (C) Olivier Scala

Voir les photos de Christophe …

Christophe Batut, l’interview

NP : En quelques mots peux-tu nous dire qui tu es, ce que tu fais au quotidien et dans quel monde tu évolues ?

CB : Je suis Christophe Batut, je viens d’avoir 45 ans (décembre 2016). Je suis photographe amateur depuis … au moins 1991.

Mes domaines de prédilection sont l’auto et la moto. Mais quand l’occasion se présente, je m’essaye à la photo de concert, aux scènes de vie, aux paysages.

Je suis passé par la case « photographe auteur », mais j’avoue m’être plus que perdu dans les démarches. Je manquais aussi de confiance en mon projet, alors j’ai repris mon job de dessinateur DAO.

christophe batut

Norton Commando – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de ton parcours en photo, comment es-tu venu à t’y intéresser ?

CB: Je suis né dans une famille sensible à l’image : mon père était artiste peintre et ma mère était la reine de la photo souvenir de famille. Il existe un album photo par an depuis ma naissance ! J’ai donc baigné dans la photographie depuis ma tendre enfance et je suis sensible à l’art en général.

Je n’ai pas de souvenir particulier d’une photo que j’ai prise étant enfant. Le véritable «déclic» – sans faire de mauvais jeu de mot – s’est produit quand j’empruntais le compact de ma mère pour immortaliser les maquettes de voitures que je montais, adolescent.

Puis j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans la démarche : photographier les détails de vraies voitures pour pouvoir les reproduire au plus juste en maquette.

En 1990 – ou 1991 ? – je me suis offert mon premier boîtier, avec mon premier salaire. C’était un Nikon F401S trouvé par l’intermédiaire de mon cousin, nikoniste, qui à l’époque était photographe de mariage pour le compte d’un magasin de Seine et Marne.

Je me suis vite mis à faire des photos moins conventionnelles de voitures en gros plan quitte à en oublier de prendre l’auto en entier et de ne plus savoir de quel modèle il s’agissait !

Je me suis formé en lisant des tonnes de magazines photos (Chasseur d’images, puis Réponses Photos). J’ai investi ensuite dans un Nikon F90x, j’ai énormément shooté en argentique quand j’étais en région parisienne.

Mon premier reflex numérique a été un Nikon D70 acheté d’occasion en septembre 2009. Je me suis fait la main en numérique dessus mais paradoxalement, je n’arrivais pas à retrouver mes sensations avec ce boitier. Mes photos numériques ne me convenaient pas. En 2011, j’ai pu m’offrir un Nikon D700 toujours d’occasion. Et là je me suis retrouvé !

christophe batut

Chrysler GS-1 Spécial Coupe – Photo (C) Christophe Batut

NP : Qu’est-ce qui te motive aujourd’hui et t’incite à penser photo au quotidien, à pratiquer aussi régulièrement ?

CB: J’avoue ne pas être aussi régulier que je le voudrais. J’ai très souvent mon sac photo à portée de main, à la maison, en balade, en vacances, chez mes amis … aussi souvent que possible en fait. Dès qu’une situation m’interpelle, je déclenche.

Je suis toujours à l’affût de nouveaux lieux pour d’éventuels shootings. Souvent quand je vois une belle lumière, une scène inattendue, je me dis «tiens j’aurais pu faire telle ou telle image». Je m’exerce à faire des photos dans ma tête. Et j’essaie toujours de trouver le petit quelque chose en plus qui me permettra de me démarquer.

christophe batut

Photo (C) Christophe Batut

NP : Quelles sont tes références, tes artistes et créatifs préférés ?

CB: J’ai un gros problème : j’ai une mémoire de poisson rouge pour les noms d’artistes quels qu’ils soient ! Je peux en citer quelques-uns tout de même, mais il y en a tellement qui m’influencent.

J’ai toujours adoré Robert Doisneau et Willy Ronis avec qui j’ai eu la chance d’échanger lors d’une dédicace. Quand je lui ai cité mon nom de famille, il a vite fait le rapprochement avec Arthur Batut (inventeur de la photographie aérienne automatique par cerf-volant).

Je suis un grand fan de Laurent Nivalle qui m’inspire beaucoup. Je m’intéresse aussi à de nombreux photographes sur les réseaux sociaux.

christophe batut

Elmer Food Beat – Photo (C) Christophe Batut

NP : Comment diffuses-tu tes photos, auprès de qui ?

CB: J’ai diffusé ma première série sur Facebook en décembre 2013, poussé par mon entourage. C’était une série URBEX (exploration urbaine de lieux construits par l’homme et en général difficiles d’accès). Un hangar qui avait brûlé.

Lors d’une balade dans le vieux Lille, un jour de décembre 2014, je passe devant une boutique au bon vert anglais, avec, garée sur le trottoir, une magnifique moto Laverda orange. Je demande au maître des lieux si je peux faire quelques clichés et me voilà parti à mitrailler la machine.

Post-traitement fait, je me prends de culot et j’envoie les photos en message privé sur la page Facebook du magasin. J’ai alors le plaisir de voir mes photos publiées sur la page « Legend Motors Lille » avec un petit texte sympa. Depuis, je suis l’un des photographes du rassemblement mensuel « Un Pneu dans la tombe » de la rue Saint André à Lille.

Les portes s’ouvrent souvent quand tu ne t’y attends pas. Lors d’un de ces rassemblements, je rencontre Stéphane, le boss de l’association Virage8, qui me propose d’exposer quelques images lors de « Motors and Soul », un événement qu’il organise en région parisienne en septembre 2015. C’est ma première expo !

En 2016, me voici promu photographe officiel de la manifestation. Depuis, ma page Facebook voit arriver de nombreux nouveaux fans chaque jour avec des pics lors de chaque rassemblement lillois. C’est autant de gagné en visibilité.

christophe batut

Photo (C) Christophe Batut

NP : Tu as une belle présence sur les réseaux sociaux, peux-tu nous dire comment tu procèdes pour développer ton audience ?

CB: C’est vrai que ça progresse bien sur mes comptes Facebook et Instagram. Je n’ai pas vraiment de stratégie quant à la publication. Au début, quand les gens « likaient » une de mes photos, je n’osais pas les inviter à aimer ma page. Je me disais qu’ils aimaient simplement la photo et puis c’est tout. Du coup le nombre de fans ne grimpait pas forcément ! Désormais dès que quelqu’un aime une photo, je l’invite à aimer la page aussi – je force un peu le clic – et c’est la personne qui décide.

Sur Facebook j’ai tendance à tout poster d’un coup, la publication est ensuite relayée sur Twitter. Sur Instagram je ne mets que quelques photos tout en invitant les abonnés à venir voir la suite sur ma page Facebook. Je poste selon mes envies, j’essaie de faire de mon mieux pour satisfaire les gens qui me suivent.

Avec le recul, le conseil que je pourrais donner est d’être régulier dans les publications, pas comme moi (!) sinon vous prenez le risque que les gens ne s’intéressent plus à votre travail. Mais n’oublions pas que les réseaux sociaux ne sont qu’un outil pour avancer et évoluer. Ils sont néanmoins très importants pour se faire connaitre et reconnaître.

christophe batut

Moto Guzzi 250 Albatros Ex-Usine 1939 – Photo (C) Christophe Batut

NP : Parle nous un peu de tes projets, comment vois-tu l’avenir en tant que photographe ?

CB: Les projets ! Vaste question. Réussir à faire de la photographie mon métier principal serait un vrai bonheur. Continuer à progresser, persister à faire ce que j’aime en photo, trouver de nouvelles manières de présenter mon travail … les idées ne manquent pas mais les réaliser est un poil plus difficile. Si j’arrivais déjà à financer le renouvellement de mon matériel, ce serait bien !

Je profite de cette occasion pour remercier Nikon Passion de me mettre ainsi à l’honneur. Je remercie aussi ma femme et mes enfants pour leur patience, parce que vivre avec une personne qui a un boitier greffé dans la main n’est pas toujours facile !

En savoir plus sur Christophe Batut photographe

Vous pouvez retrouver Christophe Batut sur les réseaux sociaux en suivant les liens ci-dessous :

Sur Facebook : facebook.com/christophebatutphotos/
Sur Instagram : @christophe_batut_photos


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés