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Verres de visée : comparaison Haoda Fu et Katz Eye
Pourquoi changer le verre de visée sur un boîtier AF ?
Mauvaise manip, verre rayé ...
Envie d'un télémètre de Dodin ...

Verre de visée : comparaison HaodaFu et KatzEye, par Franck Leroy

Pourquoi changer le verre de visée sur un boîtier AF ?
Mauvaise manip, verre rayé (n'est-ce pas, Fabien ?) ...
Envie d'un télémètre de Dodin !

J’ai commandé un verre chez Haoda Fu le 28/05/2007 au prix de 61€ avec les frais de port.
Reçu le 02/06/2007 dans une enveloppe a bulles contenant un kit de pose complet ; le verre, un crochet en plastique, une pince à épiler, des doigts en silicone et deux petits autocollants (dont j’ignore l’utilité).

J'ai commandé un verre chez Katz Eye le 24/05/2007 au prix de 133€ avec les frais de port.
Reçu le 14/06/2007 dans une enveloppe standard contenant une solide boite en carton, contenant une boite en plastique entourée en bulles, cette même boite contenant le verre coincé dans de la mousse.

1er combat : Haoda moins cher, plus rapide, kit de pose complet.

Prêt pour l’opération, stress ? Non car j’ai déjà démonté le verre pour nettoyage et l’opération est assez facile si l’on reste calme et précautionneux.

Le Haoda va être monté sur mon D40, le Katz Eye sur le D200.

Une fois l’objectif retiré, le boîtier posé sur le dos, j’insère une lingette microfibres (pour les lunettes) pour protéger le miroir.

Avec le crochet en plastique, il faut baisser le cadre métallique qui retient le verre ; attention cette manipulation est différente suivant le type de boîtier, pour le D70, D80 et D200 il faut soulever le cadre au lieu de baisser !

Le ventre ouvert, l'opération commence (le crochet Haoda : très pratique !).

Le cadre bascule naturellement. Si le verre ne descend pas, on peut le tirer grâce au crochet en plastique, en appuyant sur le rebord en haut du verre. Attention, il ne faut pas entrer en contact avec la surface, car on pourrait occasionner des rayures.

Avec la pince à épiler, il faut attraper le rebord du verre. Sur le coté droit, il y a une petite oreille qui sert aussi de détrompeur. Notez-en l'emplacement, car il va falloir remettre le nouveau verre dans la même position.
Il y a aussi un petit cadre qui sert de cale, il va sûrement s’en aller dans la manipulation, il faudra aussi le remettre par la suite.


Le cadre et le verre basculent vers le miroir. Le verre d'origine et celui avec le télémètre.

Pose du nouveau verre :
La cale va en premier, le plus simple est de la poser sur le cadre de retenu du verre, puis de soulever le cadre comme si l’on voulait le refermer. Attention : il ne faut surtout pas forcer ! Ca doit remonter très facilement ; au cas contraire, la cale n’est sûrement pas droite ou pas assez enfoncée dans le boîtier. Dans ce cas, il faut attraper délicatement, avec la pince à épiler, le cadre sur le bord supérieur pour le repositionner correctement. Si la cale se déplace complètement et passe a travers le cadre de retenue, il vaut mieux tout recommencer, en sortant la cale, plutôt que d’essayer de la repositionner.


Notez le pin's sur la bandoulière. Le verre Haoda sans objectif.

Une fois la cale en place, il faut faire exactement la même opération avec le verre. On le pose sur le cadre et on relève doucement le cadre avec le crochet en plastique. On peut incliner légèrement le boîtier pour que la gravité fasse le travail.
Il faut ensuite re-clipser le cadre de retenue. Pour cela, j’utilise un petit tournevis plat. Le plat du tournevis doit être perpendiculaire au cadre de retenue, puis il faut pousser doucement. Attention à ne pas ripper avec le tournevis ! Sur le D40, l’opération est assez facile car on voit très bien la patte où le cadre doit se clipser. Sur le cadre, il y a un petit rebord en forme de triangle (celui utilisé pour déclipser) : on peut poser le tournevis à coté du triangle et ainsi apporter une pression au plus près de la patte de fixation. CLIC !

Attention au tournevis, le 'rip' est mortel !


Le tournevis est posé sur le rebord du boîtier. Le plat du tournevis est perpendiculaire au cadre.

On aura pris soin, entre les différentes étapes, de mettre un petit coup de soufflette pour évacuer les poussières.
Premier test : ne pas remonter l’objectif, orienter le boîtier vers une source de lumière (une fenêtre fait très bien l’affaire) et regarder dans le viseur. Cette manip permet de bien voir le dépoli et observer les éventuelles poussières. Dans ce cas : démontage, soufflette et remontage. Cette étape de démontage est assez rapide, car on ne retire pas le verre du boîtier : on le laisse basculer sur le cadre de retenue, petit coup de soufflette et on relève le cadre pour le clipser.

Si tout est bon (ou beau ), on remet l’objectif et on peut commencer les tests.

Comment fonctionne le télémètre ?
Pour les détails optiques, je vous laisse chercher sur Google, je ne vais parler que du fonctionnement pratique.

Il y a deux zones : la zone centrale formée de deux demi-cercles (les champs séparés) et un anneau circulaire.
Il faut faire la mise au point avec l’aide de l’une ou des deux zones. Le principe est simple, deux images vont se former dans le télémètre, il faut qu’elles soient parfaitement alignées. Pour cela, il faut repérer une forme et la viser. Si la mise au point n’est pas bonne, les droites ou les courbes de la forme seront brisées (ou non alignées).
Si l’on repère une forme verticale (la ligne est le cas le plus simple), il faut que la ligne soit continue (non brisée) dans la zone centrale (les deux demi-cercles).

Si la forme est horizontale ou diagonale, il faut utiliser l’anneau. Sur la photo d’exemple ci-dessus, on remarque en haut que les lignes horizontales et verticales sont formées d’un motif (petits triangles) ; les lignes sont brisées.
Sur la photo suivante, la mise au point est bonne au centre, mais l’on aperçoit que vers le haut, la ligne droite n’est pas parfaitement alignée et que la ligne horizontale contient un léger motif (petite vague). En effet, à cause de la faible profondeur du champ et de l’inclinaison du papier visé, on se rend bien compte que le point ne sera pas correct partout sur la feuille, mais uniquement dans le plan visé par le centre. Le résultat obtenu est très précis.



Dans la pratique : voici maintenant des photos réalisé avec le D40 équipé d’un objectif Macro Sigma 105 EX 2.8F. La mise au point est forcement manuelle...
J’obtiens facilement le point sur la zone désirée. Ma mission est atteinte, je peux enfin utiliser la macro sur mon D40.


MaP sur le mot 'Gift' et sur le centre du 'e'.

Ici deux petits tests avec le D200, la MAP est ultra précise, la taille du viseur joue un rôle très important.


MaP sur le 'D' et sur le second 'o' de 'goods'.

Attention, ce n’est pas miracle... La mise au point est assez lente, comparée a un automatisme, et comme le viseur du D40 est petit, cela n'arrange pas les choses dans des conditions de faible luminosité.
Attention aussi à la qualité de l’objectif. Sur un f/2.8 tout va bien, sur le 18-200 positionné à 200 on obtient une ouverture de f/5.6, et là, les difficultés arrivent : les deux demi-cercles deviennent noirs. Afin d'éviter cela, il faut positionner l’œil pile en face des deux demi-cercles, en déplaçant le boîtier très légèrement sur la droite ou sur la gauche. C’est faisable, mais cela ralentit encore un peu plus le temps de mise au point.

Alors, la qualité du Katz Eye vaut elle le double du prix ?
A manipuler le D200 avec le Katz Eye, on a vraiment une sensation de très haute qualité (les microprismes sont plus fins), mais cela vient surtout du boîtier ! En effet, la taille du viseur ainsi que les lignes dans le collimateur donnent un rendu exceptionnel.

Chose étrange avec le Katz Eye, même avec un objectif f/2.8 : les deux demis cercles sont un peu sombres, alors qu'ils sont parfaitement clairs sur le Haoda.
De plus, l'image dans les demis-cercles a tendance à être floue sur le Katz et pas sur Haoda.
(Comparez les photos réalisées dans le viseur du D40/D200)

A f/5.6, le résultat est aussi mauvais sur les deux ; à f/6.3, inutilisable...

Il aurait fallu comparer sur deux D200 (au lieu d'un D40) mais je fais avec les moyens du bord. Le verre Haoda pour le D200 est en commande, et le présent article sera mis à jour pour comparer plus précisément les deux produits.

Au final, de par son prix, sa rapidité de traitement, sa qualité et son kit complet, Hoada Fu gagne ce duel !

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HOADA FU VAINQUEUR !!
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PS : Le produit Katz est aussi très bon, mais pourquoi payer plus cher ?

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