Pour réaliser ce test Nikon D5500, j’ai passé deux semaines avec lui sur le terrain, au quotidien, et fait de nombreuses photos. Je vous donne mon avis sur ce reflex au format APS-C qui a presque tout d’un modèle expert sans en avoir le coût.
Doté d’un inédit écran orientable et tactile, léger, embarquant la dernière version du processeur d’image Nikon Expeed 4, ce reflex mérite que vous vous y intéressiez si vous cherchez un appareil photo polyvalent capable de vous suivre partout.

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Test Nikon D5500 : présentation et positionnement
Le Nikon D5500 remplace le précédent D5300 depuis le début d’année 2015 (voir le comparatif Nikon APS-C). Compact et léger, ce reflex amateur a de quoi séduire : capteur 24Mp, processeur d’images Expeed 4 – comme dans les Nikon pros – autofocus à 39 collimateurs et écran orientable et tactile, une première chez Nikon.

Test Nikon D5500 : le boîtier et l’objectif 18-55 mm f/3.5-5.6 G ED VRII
Poussant la gestion des hautes sensibilités un cran plus loin que son prédécesseur, le D5500 revendique 25.600 ISO ou de quoi photographier la nuit sans flash ! Le module autofocus dispose de 39 collimateurs, c’est le même autofocus que l’on peut retrouver dans le Nikon D610 ou le Nikon Df, deux modèles plein format bien plus onéreux (voir les objectifs recommandés pour le Nikon D5500).

La couronne supérieure et la molette de réglage
Le Nikon D5500 va intéresser les adeptes du mode Auto comme des modes experts puisque la couronne supérieure donne accès aux modes P,S,A,M de même qu’aux modes scènes. Une molette de réglage permet de changer aisément chaque valeur, par exemple pour décaler l’exposition en mode programme.
La nouveauté du D5500, c’est son écran. Les précédents D5300 et D5200 disposaient déjà d’un écran orientable. Celui-ci est également tactile. Nikon rejoint enfin le clan des fabricants proposant ce type de fonction et contrairement à ce que vous pourriez penser, c’est loin d’être un gadget sur un reflex. Découvrez le Nikon D5500 et son écran tactile en images, c’est parlant !
Changer de réglage ou cadrer-faire-le-point-déclencher du bout du doigt devient possible sans avoir besoin de jongler avec le menu, la molette et le déclencheur. Utiliser le D5500 sur trépied sans prendre le risque de provoquer des flous de bougé en appuyant sur le déclencheur est un vrai avantage, de même que photographier lorsque la lumière manque.

Test Nikon D5500 : contrôle des réglages et déclenchement du bout du doigt dans le noir
Nul besoin de tâtonner pour trouver le bon bouton, vous posez votre doigt à l’écran sur le menu correspondant, vous visez, vous déclenchez. C’est un peu déroutant au début mais on s’y habitue très vite !

Le déclencheur tactile peut être activé ou désactivé du bout du doigt
Du côté des manques, difficile de savoir pourquoi Nikon a jugé bon de retirer le module GPS alors qu’il équipait le précédent modèle. Le Wi-Fi intégré permet lui de déclencher à distance depuis un smartphone iOS ou Android comme de récupérer vos photos pour les partager rapidement.
Le mode vidéo du D5500 s’avère simple à utiliser et suffisamment performant pour tenir lieu de caméscope familial proposant des performances largement supérieures à celles des meilleurs smartphones du moment.
Ergonomie et accès aux fonctions principales
Le Nikon D5500 change la donne en raison de son écran tactile. Si vous êtes habitué à utiliser ce type d’écran sur d’autres appareils, vous ne serez pas déçu par la facilité d’usage de celui-ci. Tenez toutefois compte du fait que les menus ne peuvent être agrandis par glissement des doigts, les touches ont donc une taille fixe. Ce type d’écran handicapera probablement ceux d’entre vous qui ont de grosses mains, et il faudra penser à retirer vos gants si vous en portez.
Vous pouvez toutefois continuer à utiliser le D5500 sans la fonction tactile. Il redevient alors un reflex classique dont les réglages sont accessibles par le biais des contrôles habituels.

Test Nikon D5500 : Les contrôles en face avant
La face avant du boîtier donne accès au mode de déclenchement (également ajustable depuis l’écran) à l’aide d’une touche dédiée qui impose toujours de retourner l’appareil pour voir ce que l’on fait. Nikon pourrait proposer quelque chose de plus ergonomique sur le prochain modèle.
La couronne supérieure autorise le changement de mode de prise de vue, des traditionnels P-S-A-M aux modes Effets en passant par le mode Auto et les modes Scènes, un classique de la gamme.
La molette arrière s’avère plus agréable que sur le précédent D5300, elle est plus dégagée et peut être manipulée avec des gants par exemple.
Tout comme sur le D5300, Nikon propose deux affichages différents pour le menu, couplés à différentes couleurs de fond ainsi qu’aux modes de fonctionnement. A vous la liberté d’adapter le type d’affichage des réglages sur l’écran selon vos préférences.

L’affichage des réglages de prise de vue en mode expert

L’affichage des réglages de prise de vue en mode automatique et scènes

L’affichage des réglages de prise de vue en mode effets
Gabarit et prise en main
Vous aimez les reflex suffisamment compacts et légers ? Le D5500 en fait partie. Logeable sans trop de problème dans un sac à main ou un petit sac photo dédié, il sait se faire discret pour vous suivre partout. Nikon a retravaillé la poignée droite, affinant cette partie avec une batterie moins épaisse et le résultat est sensible.
La tenue en main est bien meilleure, les doigts les plus gros trouvent enfin leur place et vous pouvez tenir le boîtier du bout des doigts sans craindre de le laisser tomber.

Test Nikon D5500 : La poignée redessinée autorise une bonne tenue en main

Testé pour vous : il n’est jamais tombé en deux semaines !
Le Nikon D5500 à l’usage
Après deux semaines passées à utiliser le D5500 dans différentes situations, force est de constater que ce reflex a plus d’un tour dans son sac. La réactivité est au rendez-vous, oubliés le délai au déclenchement des compacts, le retard à l’affichage ou à la visualisation des photos. L’Expeed 4 rend le boîtier excessivement vif tout comme l’était déjà, ceci dit, le D5300. Même le mode LiveView traditionnellement lent trouve ici une vraie justification en lien avec l’écran tactile (le déclenchement reste un peu sensible néanmoins).
Test Nikon D5500 : La mesure de lumière a plutôt bien géré le presque contre-jour sur ce portrait (mode auto)
réalisé grâce à l’écran orientable
Sur le plan des performances pures, l’écart avec le D5300 est toutefois réduit, seule la sensibilité progresse d’un cran quand les autres paramètres (autofocus par exemple) restent identiques. Le module à 39 collimateurs trouve mieux sa place avec le format réduit du capteur DX que dans les modèles FX mais il ne couvre toujours pas l’intégralité du champ. Il vous faudra penser à décaler votre cadrage après avoir fait le point si le sujet se trouve sur un des bords de l’image.
A main levée et 12.800 ISO le D5500 se défend plutôt bien
En restant à 6400 ISO, le bruit numérique reste un peu plus maîtrisé
La gestion des basses lumières et l’extrême sensibilité du capteur vous permettront de photographier chaque fois que la lumière manque sans devoir ni utiliser le flash intégré, ni craindre le flou de bougé. Attention quand même à ne pas abuser des hauts ISO, la limite pratique se situant à 12.800 plus qu’à 25.600, une valeur à laquelle les images en JPG sont bien trop bruitées pour être exploitées en l’état. Les adeptes du développement RAW prendront plaisir à travailler leurs fichiers et à débruiter pour profiter des valeurs plus élevées.
Test Nikon D5500 : ISO 400 et 1 seconde de temps de pose pour éviter la montée du bruit en haute sensibilité
Quelques mots sur le viseur pour dire qu’il est conforme à ce que nous connaissons des modèles APS-C. Ce n’est pas la grande baie vitrée des modèles pros mais celui-ci reste très agréable à l’usage, lumineux et il peut être complété des différents repères visuels bien pratiques à l’usage (règle des tiers, affichage du collimateur actif).
Terminons ce tour d’horizon avec la capacité de la batterie qui bien que de taille réduite s’avère très endurante. Vous pouvez largement photographier pendant plusieurs jours, jouer avec les menus et l’écran, utiliser le mode LiveView sans avoir besoin de recharger (comptez environ 500 photos).
Certaines fonctions s’avèrent toutefois plus consommatrices que d’autres (Wi-Fi par exemple), prenez soin de les désactiver si vous voulez gagner en autonomie. L’absence de GPS vous y aidera, ce module faisant partie de ceux qui consomment le plus.
En photo de rue, le D5500 se défend bien y compris la nuit !
Mon avis sur le Nikon D5500
Ce D5500 est une évolution raisonnée du précédent D5300 sans être une véritable nouveauté. L’électronique interne est quasiment identique, seule la sensibilité est en léger progrès. La seule vraie différence vient de l’écran tactile, un plus que chacun appréciera à sa juste valeur.
L’ensemble fait du D5500 un modèle très proche du D7200, le modèle expert de la gamme dont l’ergonomie se rapproche des modèles pros. Plus léger, plus compact, proposant une qualité d’image identique, le D5500 est un modèle abouti auquel il ne manque que le GPS pour être tout à fait polyvalent.
Ce reflex constitue une vraie alternative aux modèles hybrides APS-C, il propose des prestations globalement supérieures (réactivité AF , qualité des images) pour un tarif proche. Il vous donne également accès à la gamme d’optiques Nikon AF-S (pas de motorisation dans le boîtier), une des plus complètes du marché et que vous pouvez trouver à bon prix en occasion.
Face au D3300, le D5500 se différencie avec un écran bien plus intéressant et un module autofocus plus performant (39 points pour 11 sur le D3300).
Test Nikon D5500 : De l’intérêt de l’écran orientable pour trouver des angles créatifs
Utilisation du D5500 en mode expert
Si vous cherchez un second boîtier pour compléter votre équipement expert et/ou Plein Format, ou que vous hésitez entre le D7100/7200 et le D5500, prenez le temps de réfléchir. Sous des airs de boîtier amateur, ce modèle vous donne accès à la plupart des composants des modèles des gammes supérieures, son capteur est à la hauteur et sa performance globale très proche. Il a pour lui un tarif plus intéressant qui vous permettra d’investir dans un objectif plus performant que ceux livrés en kit, par exemple le Nikon 35 mm f/1.8 ou le Nikon 50 mm f/1.8.
Les éclairages méritent un traitement local pour tirer le meilleur de la photo
mais l’ambiance générale est respectée (JPG brut)
Photos aux différentes sensibilités ISO 100 à ISO 25.600
Pour vous faire une idée du rendu du Nikon D5500 aux différentes sensibilités, voici une série de photos faite entre 100 et 25.600 ISO de nuit.

Test Nikon D5500 : Photo test à 12.800 ISO

Test Nikon D5500 : Photo test à 25.600 ISO
Les Limites du Nikon D5500
Parce qu’il faut aussi relever les points discriminants, voici quelques-uns des inconvénients du D5500 face à ses frères de gamme experts et pros.
- l’autofocus est uniquement compatible avec les objectifs AF-S à motorisation AF interne. Le boîtier ne dispose pas d’un moteur intégré qui lui permettrait d’utiliser des optiques non motorisées
- l’absence de test de profondeur de champ se fait sentir
- l’unique emplacement pour carte mémoire – format SD – limite la capacité d’enregistrement en photo et vidéo
- bien que capable de fonctionner sous une pluie légère, le D5500 ne dispose pas pour autant d’une protection tous temps
- l’absence de GPS fera pencher le cœur des voyageurs pour le D5300
- l’ergonomie ne saurait valoir celle des boîtiers experts et pros (touches dédiées, molette unique)
A qui s’adresse le Nikon D5500 ?
Usages familiaux grand public, profil amateur
Le D5500 trouve sa place en remplacement d’un compact ou bridge : meilleure qualité d’image, sensibilité bien plus élevée, autofocus très réactif lui permettent de vous offrir un ensemble de haut niveau pour un tarif contenu.
Compact et léger, il peut rester au fond du sac au quotidien pour que vous l’ayez toujours avec vous et vous pourrez partager rapidement une photo via votre smartphone si l’envie vous prend de le faire.
Usages avancés, profil expert
L’ergonomie, la non prise en compte des optiques non motorisées et le module AF à 39 collimateurs au lieu de 51 sur le Nikon D7200 marquent le pas. Pour le reste il y a peu d’écart pour ne pas dire que ce D5500 a pour lui une bien meilleure compacité, ce qui peut décider certains tout en effrayant les autres. Prenez le temps de le prendre en main pour vous faire votre propre idée.
Test Nikon D5500 : en conclusion
Voici un reflex APS-C qui a tout pour séduire les photographes les plus exigeants en terme de qualité d’ensemble et de rendu photo. Si les fonctions tendance ne vous rebutent pas (écran tactile, Wi-Fi) alors le D5500 est un excellent choix pour laisser aller votre créativité.
Si à l’inverse vous cherchez un boîtier qui en impose, à la fiche technique plus traditionnelle, préférez-lui le D7200 ou envisagez le format FX avec le D610.
Il n’en reste pas moins que ce D5500 est un modèle abouti qui s’appuie sur les points forts des précédents modèles (GPS mis à part) pour constituer un ensemble pertinent. A tel point que Nikon devra innover pour de vrai au moment d’annoncer le futur Nikon D5600 … !
Vous avez des questions complémentaires ? Les commentaires sont là pour ça …
En savoir plus sur le D5500 sur le site Nikon










































