Comment réussir vos photos en basse lumière

La photographie est directement liée à la lumière. Celle-ci joue un rôle déterminant dans la composition et l’esthétisme de l’image, mais également dans sa qualité finale. En effet, lorsque vous êtes dans des conditions de prise de vue où la lumière manque, il peut vous sembler difficile d’obtenir de belles photos. Nous allons voir comment maîtriser au mieux votre appareil pour comprendre la prise de vue en basse lumière. Nous évoquerons notamment les réglages d’exposition de base, mais nous vous donnerons aussi quelques astuces pour que vous ne soyez jamais déçus en rentrant d’une exposition, d’un concert, ou d’un anniversaire.

Comment réussir vos photos en basse lumière

Rappels de base sur les réglages de votre appareil photo en basse lumière

Les réglages d’exposition, comme la vitesse (temps de pose) ou l’ouverture, vont déterminer la quantité de lumière que le capteur absorbera. Ils agissent également sur d’autres éléments.

La vitesse permet de marquer plus ou moins le mouvement de la scène photographiée, et l’ouverture modifie la profondeur de champ de l’image. Ainsi, selon l’effet recherché, il est souvent recommandé de se concentrer uniquement sur un de ces deux paramètres. C’est pourquoi il existe un mode de priorité vitesse et un mode de priorité ouverture sur tous les boîtiers. Vous pourrez alors décider de régler manuellement un paramètre et de laisser l’autre s’adapter automatiquement pour obtenir une exposition correcte.

Voici les éléments de base à avoir en tête lorsque vous faites des photos et que la lumière est plutôt faible.

La vitesse

A priori, vous souhaitez obtenir une photo parfaitement nette de votre sujet. Pour cela, vous devez avoir une vitesse adaptée (voir Photographier un spectacle de danse en basse lumière). Si vous êtes à main levée et que votre sujet est immobile, la règle de l’inverse de la focale peut s’appliquer. Ainsi, si vous shootez avec un objectif à focale fixe de 50mm, vous pouvez shooter à 1/50ème de seconde et l’image sera nette. Si vous shootez à 1/30, votre sujet risque d’être un peu flou. Au contraire, si vous shootez à une vitesse plus rapide que 1/50 (par exemple à 1/80 ou 1/125), vous augmentez vos chances d’obtenir une image nette.

Mais si la quantité de lumière est faible, vous devrez vraisemblablement vous rapprocher au maximum de l’inverse de la focale.

Notez que si votre objectif est stabilisé (VR), vous pouvez utiliser une vitesse légèrement plus lente que l’inverse de la focale. Cependant si le sujet est en mouvement, la stabilisation ne vous aidera pas. Par ailleurs, plus la focale est longue (au-dessus de 80mm), plus nous vous recommandons de prévoir une marge de manœuvre. Ainsi, si vous shootez à 135mm, une vitesse de 1/250 semble plus sûre pour garantir une netteté parfaite au sujet, alors qu’à 24mm, une vitesse de 1/25 pourra suffire.

L’ouverture

L’ouverture détermine le diamètre du diaphragme par lequel l’objectif laisse passer la lumière jusqu’au capteur : cela agit sur la lumière et donc sur l’exposition. Mais l’ouverture agit également sur la profondeur de champ. Vous pouvez obtenir un effet de profondeur de champ souhaité : par exemple pour avoir un arrière-plan flou et faire ressortir le sujet principal au premier plan, ou à l’inverse obtenir une image avec un arrière-plan net. Vous devrez alors vous restreindre à utiliser certaines valeurs d’ouverture.

En règle générale, si l’arrière-plan est suffisamment éloigné du sujet au premier plan, une ouverture à f/3.5 suffira pour mettre en avant le sujet. Si vous souhaitez conserver l’arrière-plan, fermez votre diaphragme en réglant l’ouverture à f/6.3 ou f/7. Un écart d’une valeur n’impactera pas beaucoup votre composition mais peut vous permettre de récupérer plus de lumière.

La sensibilité ISO

La sensibilité ISO définit la sensibilité du capteur à la lumière. Ainsi, plus la sensibilité ISO est élevée, plus le capteur amplifie le signal lumineux qu’il reçoit, et donc plus la qualité d’image se dégrade.

Des parasites apparaissent sur l’image : on parle alors de bruit numérique (là où l’on parlait de grain dans la photographie argentique). Les boîtiers récents ont une valeur nominale de sensibilité ISO 100. C’est à dire qu’à 100 ISO, le signal lumineux est celui que voit le capteur. A 200 ISO, le capteur a amplifié ce signal en le multipliant par 2. A 400 ISO, le signal est multiplié par 4, et donc à 3200 ISO par exemple, le signal est multiplié par 32 !

L’objectif est toujours d’obtenir une sensibilité ISO la plus faible possible pour privilégier la qualité d’image. Cependant, avec les capteurs actuels qui ont fait d’énormes progrès et les logiciels de traitement d’images qui permettent de réduire le bruit, vous pouvez monter facilement à 1600 ISO ou 3200 ISO et conserver une bonne qualité d’image. Renseignez-vous sur les capacités de votre capteur pour savoir jusqu’où vous pouvez monter sans craindre une trop grande perte de qualité.

Cas pratique

Prenons un exemple concret. Vous utilisez un objectif 85mm non stabilisé, monté sur un appareil avec un capteur plein format. L’ouverture maximale offerte par l’objectif est de f/1.8. Vous souhaitez photographier une personne immobile en ayant un arrière-plan flou, et vous êtes en intérieur donc la quantité de lumière est assez faible.

Dans un premier temps, utilisez le mode priorité ouverture et privilégiez l’ouverture maximale de votre objectif en réglant celle-ci à f/1.8. Regardez ensuite quelle vitesse recommande l’appareil. Si celle-ci est plus rapide que 1/80 vous pouvez déclencher. Si au contraire la vitesse est plus lente, par exemple 1/50, alors vous allez utiliser une sensibilité ISO plus élevée. Augmentez-la jusqu’à ce que vous puissiez obtenir une vitesse suffisamment rapide pour que votre sujet soit net.

N’hésitez pas non plus à utiliser avantageusement les éclairages disponibles en vous déplaçant autour de votre sujet jusqu’à trouver le meilleur angle. Pour l’image ci-dessous, à 85mm à f/1.8, nous avons choisi de monter la sensibilité ISO à 800 (au lieu de 400) pour nous permettre de shooter à une vitesse de 1/160 et ainsi garantir une netteté parfaite. Les sources de lumière disponibles sur le côté gauche et à l’arrière-plan nous ont aidé à éclairer le visage de la jeune fille.

Comment réussir vos photos en basse lumière

Quelles sont les astuces pour la photographie en basse lumière

Maintenant que nous avons revu les principaux réglages de base pour obtenir une exposition correcte, nous allons vous présenter quelques conseils et astuces pour obtenir des photos parfaites même en basse lumière.

La stabilité du boîtier

Lorsque vous déclenchez, le moindre petit mouvement peut introduire un flou de bougé. C’est pourquoi vous devez utiliser une vitesse la plus rapide possible. Mais si vous ne pouvez pas utiliser une vitesse suffisamment rapide, il faut penser à stabiliser au maximum votre boîtier. Si vous avez la possibilité d’utiliser un trépied ou un monopode, ne vous en privez pas ! Vous pourrez alors utiliser une vitesse plus lente. Mais toutes les circonstances ne permettent pas forcément d’utiliser un trépied.

La prise en main de votre boîtier est très importante : vous devez le serrer fermement. Vous pouvez aussi reposer vos coudes contre votre torse afin de vous stabiliser un peu plus. N’hésitez pas non plus à vous appuyer contre un mur ou une rambarde. Cela vous aidera à moins bouger. Et au moment de déclencher, pressez doucement le déclencheur pour ne pas trop bouger.

Utilisez avantageusement les sources de lumières

Basse lumière signifie que l’éclairage est faible, mais pas inexistant. Ainsi, n’hésitez pas à intégrer au maximum les sources de lumière disponibles. Sur l’image ci-dessous, nous avons choisi d’allumer la lampe située au-dessus du potier afin d’éclairer la scène, même si nous souhaitons en fait mettre en avant l’artisan. Sans cette lampe, la quantité de lumière n’était pas suffisante pour obtenir une vitesse rapide et avoir une photo nette. Grâce à cette source lumineuse supplémentaire, nous avons pu utiliser une vitesse plus rapide.

Comment réussir vos photos en basse lumière

disposition de la lampe au dessus du sujet

Comment réussir vos photos en basse lumière

image réalisée

Dans certains cas, si les conditions d’éclairage sont vraiment très faibles, vous utiliserez le flash intégré à votre appareil photo. Vous pourrez alors avoir une vitesse rapide et obtenir une photo parfaitement nette. Cependant les couleurs seront dénaturées à cause de cet éclairage artificiel. Essayez donc au maximum d’éviter cette solution de secours.

Les possibilités offertes par le post-traitement

Si vous avez l’habitude de traiter vos images après la prise de vue, alors vous pourrez profiter de nombreux avantages non négligeables. Mais pour cela nous vous recommandons vivement de travailler avec des fichiers RAW.

Le fichier RAW vous permet d’accéder à toutes les informations enregistrées par le capteur au moment de la prise de vue. Ainsi, si certaines données semblent perdues quand vous regarder un fichier JPEG, avec un fichier RAW vous allez pouvoir récupérer beaucoup d’informations.

En basse lumière, n’hésitez pas à sous-exposer vos images pour avoir une vitesse plus rapide et donc une netteté parfaite. Par la suite, le post-traitement permettra de corriger l’exposition et de retrouver les détails perdus.

Sur cette image, nous avons volontairement sous-exposé la scène pour avoir une vitesse assez rapide et obtenir une image nette. Les conditions d’éclairage étant très faibles, nous avons choisi d’utiliser une sensibilité ISO de 800 ISO plutôt que de monter plus haut. Mais l’image est maintenant assez sombre. Grâce au post-traitement, nous allons pouvoir exposer correctement la scène photographiée et récupérer des informations qui semblaient perdues.

Comment réussir vos photos en basse lumière

image brute de capteurComment réussir vos photos en basse lumière

image avec exposition récupérée au post-traitement

Le post-traitement permet une réduction de bruit assez spectaculaire. Cette fonction peut vous permettre de monter très haut en sensibilité ISO sans pour autant avoir une image finale trop bruitée. Voici un exemple d’une image faite à 6400 ISO.

Comment réussir vos photos en basse lumière

Sur un affichage global de l’image, le bruit n’est pas très visible. Mais si l’on zoom à 100%, on voit toute l’efficacité de la correction de bruit.

Comment réussir vos photos en basse lumière

image non traitée

Comment réussir vos photos en basse lumière

image traitée avec réduction de bruit

Ainsi, vous pouvez utiliser des sensibilités ISO élevées au moment de la prise de vue pour obtenir une bonne exposition tout en réduisant par la suite le bruit grâce à un logiciel adapté.

En conclusion

En utilisant des réglages adaptés à votre boîtier et à votre sujet, vous pouvez tout à fait réaliser des photos de bonne qualité quand il y a peu de lumière. Les boîtiers récents délivrent des images dont le niveau de bruit est très faible jusqu’à 3200 ISO et tout à fait gérable en post-traitement jusqu’à 12.800 ISO. Une autre bonne raison d’oser photographier en basse lumière !

QUESTION : quel est le problème principal que vous rencontrez quand la lumière manque ? Laissez un commentaire avec quelques détails et on vous aide !

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37 Commentaires sur "Comment réussir vos photos en basse lumière"

  1. Excellent article.
    Le principal problème en faible lumière, est le flou. Soit par manque d’ouverture et ou de vitesse. J’hésite à trop monter en ISO, car j’ai un bruit d’enfer qui est difficile à traiter.

  2. Bonjour,
    je suis tombé par accident sur votre publication et je la trouve excellente car l’information est vraiment complète même si n’est qu’un aperçu de ce thème si passionnant.. Merci beaucoup.

  3. Bsr je n’arrive pas à faire des photos de groupe (plus de 60 personnes) à l’intérieur avec une faible lumiosité ou mal éclairé et à l’extérieur

  4. Je fais beaucoup de photos de sports en intérieur (Basket, handibasket)

    Souvent en lumière faible …. en M ……. en raw …. pondéré central …. 70-200 en 2,8 …. vitesse 400 …… iso auto ….. et je joue avec mon ouverture (et de temps en temps avec la vitesse) ….. MAP auto …. tout à main levée car je fais des photos paysage ou portrait et un monopod n’est pas évident ! les heures de prise de photos sont de 17h à 22h (et quelquefois dans l’après midi)

    Mes problèmes sont les couleurs (tout dépend de l’éclairage) et la sous exposition !
    car souvent j’ai une grande baie vitrée ! (avec l’arbitre ou les spectateurs, je ne peux pas faire autrement)

    Certaines photos sont sombres …. dois je faire ma MAP sur le sombre pour avoir un joueur clair ou sur le clair pour un joueur bien exposé ?

    Même en paysage avec du contraste ….

    Nikon D7000 avec 70-200 2,8 et un Nikon D600 avec 24-70 2,8

    Merci

  5. voir réponse faite à Tenou (D90+70-200f:2.8 VR)…
    A Nini Leduc, désolé mais un Coolpix P600 (que tu as en connaissance de causes) n’autorise pas tous ces réglages avancés . Donc tu envisages de passer au reflex ou à un hybride pour avoir les réglages avancés proposés. Désolé !
    Cordialement
    myrddin13

  6. Toute votre aide concerne les reflex..J’ai un nikon coolpixp600..alors il y as jamais rien d’intéressant pour nous..on aime la photo aussi.merci

  7. quel est le réglage conseillé pour photographier des sportifs aux gestes rapides dans une pièce uniquement éclairée par une lumière artificielle (genre tennismen sur un court couvert avec éclairage plafond électrique) ?

  8. Je possède un appareil capteur DX, plus précisément un D90, et j’ai dernièrement fait l’acquisition d’un objectif AF-S 70-200 f2.8 VR II d’occasion. J’ai fait quelques tests de portraits en intérieur avec lumière artificielle (ampoule économie d’énergie). Sans flash j’avais une belle couleur « naturelle » mais un flou de bouger énorme, en ajoutant un flash SB-910 dirigé vers le plafond avec réflecteur déployé, j’ai eu une photo jaunâtre avec du bruit mais sans effet de bouger. Quand je vois ce que certains arrivent à figer (par exemple spectacle de danse) sans trop de bruit, et avec le même objectif. Je me pose la question si ce n’est pas mon boitier qui commence à devenir vieux par rapport au matériel (objectif + flash).

    • Le D90 n’est certes pas le plus sensible en basse lumière mais le 70-200 impose des vitesses rapides pour ne pas avoir de flou de bougé. Quelle est la vitesse employée sans flash ?

      • 1/8 sans flash à 70 mm f2.8
        1/30 avec flash -3eV à 70 mm f 2.8
        Le 20 nov. 2014 19:58, « Disqus » a écrit :

        • A 1/8 tu es forcément flou 🙂 Il faut monter en sensibilité et atteindre au moins 1/125°

          • Ok Merci de l’info, je vais donc avoir plein de bruit sur mes photos. Moi qui n’aime pas les traitements d’image je crois que je vais devoir en faire au final pour avoir des photos décentes.

          • T’achètes un 70-200 et tu connais même pas la base des réglages ?

          • Je connais un minimum après je ne suis pas un pro… Simplement je m’étonnais du résultat de certains vu les exifs mais cette petite discussion m’a démontré que photoshop était passé par là. Et comme je ne suis pas fan de la retouche… 🙂 Je me débrouille pour jouer avec les lumières

          • En même temps le développement fait partie de la photo non ? Les plus belles photos de sites comme 500px, Flickr et j’en passe sont bien faites à la prise de vue mais aussi très bien développées ensuite.

          • Je pense que la photo est avant tout un art, et c’est pour cela qu’à mes yeux on ne peut même pas parler de « photographe pro »… L’art se vit différemment selon les personnes, et tant que l’auteur du cliché est satisfait de sa prise, voir de son oeuvre (si traitement), on est au bon endroit je pense. Personnellement autant je trouve des photos retouchées magnifiques, mais autant ce n’est pas mon style… 🙂 Je trouve que cela enlève un certain charme à la pratique de la photographie… Les seules retouche s que je m’accorde sont des retouches sur l’exposition quand les conditions ne me permettent pas de faire mieux

          • Bonsoir,

            Je viens d’essayer quelques photos à 1/125 et plus lors d’une petite scénette. Résultat j’ai effectivement aucun flou de bouger du personnage mais par contre le bruit est affreux… J’ai été obligé de pousser le D90 à 3200 pour qu’il veuille bien avoir une vitesse d’obturation assez rapide. Et c’est là que je m’aperçois des limites de mon appareil! Merci en tout cas du conseil. 🙂

            2014-11-21 8:51 GMT+01:00 Disqus :

          • On avance 🙂 Le D90 est limité en sensibilité, pour aller plus loin il faut travailler en RAW et débruiter en post-traitement 🙂

    • J’ai un D300 (même capteur que le D90) mais pas le zoom indiqué. Dans ces conditions d’éclairage difficiles , j’utilise la correction de bruit ISO intégrée au boitier et je me place en ISO 1600 pour limiter le bruit de la photo. J’utilise un flash (moi j’aime…) SB800 en TTL-BL (dosage auto de la puissance de l’éclair selon la distance flash/sujet) mais ma mesure d’exposition initiale (zone centrale pondérée) est faite sur l’arrière-plan (afin de capter l’ambiance) et enregistrée par la touche AE-L. Ensuite je recadre et fait ma MAP sur le sujet (AF+priorité à la MAP,collimateur central et appui à mi-course sur le déclencheur).Le flash enverra son éclair dosé en fonction de ces paramètres enregistrés et il te restera le réglage ultime de la correction d’exposition (à corriger selon le résultat ) sur une seconde prise. La dominante jaune constatée est due à la BdB en mode auto !
      Si tu es en mode A, la vitesse sera limitée au 1/60s. car c’est une priorité à l’ouverture permettant la gestion de la PdC. (flash utilisé en expo lente)
      Si ton sujet est en mouvements alors il faut retenir le mode S (>1/125s.) et laisser les ISO en auto (limités toutefois à 1600ISO) comme variable d’ajustement. Je conseille le bracketing flash pour avoir sur 3 photos une exposition équilibrée.
      Tu devrais avoir des photos nettes à l’exposition équilibrée mais le post-traitement (normal comme le passage au Labo du temps de l’argentique) te permettra d’avoir un affinage des résultats de tes prises de vues.
      cordialement

      • Bonjour myrddin13,

        Je te remercie pour ta réponse et pour tes conseils.
        Je n’ai plus fait de scénette depuis un moment, actuellement c’est plutôt concert, mariage et baptêmes donc je ferai des essais sur le prochain spectacle auquel j’aurais l’occasion de prendre des photos.

        Bien cordialement!

  9. Novice en matière de photo, pour les photos en intérieur, si je n’utilise pas le flash, ou bien le résultat est flou ou beaucoup trop sombre. mais de ce fait avec le flash (intégré) je n’ai plus les couleurs naturelles … il y a certainement quelque chose que je ne fais pas correctement ???

    • Si la lumière manque, il faut ouvrir en grand le diaphragme et/ou monter en sensibilité. Le flou est dû à une vitesse trop faible. Solution : bouger le moins possible, utiliser un trépied, renvoyer l’éclair du flash vers le plafond, avoir un boîtier plus sensible, un objectif plus ouvert, etc. 🙂

  10. Bonjour, je trouve que la balance des blancs est compliquée à récupérer en post-traitement malgré mes fichiers raw, et pour éviter cela il m’est arrivé d’utiliser mon flash alors que j’avais envie de rester en lumière naturelle. Par exemple photos à l’intérieur du Café Florian lors du Carnaval de Venise… y a-t-il une solution ? Nikon D4 / 24-70/2.8

    • Tu peux tout simplement commencer par garder la valeur auto du boîtier qui ne fonctionne pas si mal. Et ensuite tu donnes à tes images le rendu que tu souhaites, en faisant glisser le curseur gentiment. Le flash par contre, pas pour pallier à un pb de réglage de la BdB, pitié 🙂

  11. Christiane Philippe Lamarsaude | 29 octobre 2014 à 17 h 01 min | Répondre

    J’utilise beaucoup le retardateur réglé à 2 s pour éviter le bougé de déclenchement. Cela laisse le temps de se restabiliser. Bien sûr à éviter sur des sujets mobiles … 🙂 en 2 s il se passe des choses !!!!

  12. Bonjour Florence,
    Effectivement, si votre capteur a une bonne dynamique, vous pouvez tout à fait choisir de sous-exposer au moment de la prise de vue (pour baisser la sensibilité ISO par exemple), et au post-traitement, de jouer avec la correction d’exposition pour obtenir une image correctement exposée, sans perte de qualité importante.

  13. Est-il aussi envisageable, avec un bon résultat, de jouer un peu avec la correction d’exposition ?

    • C’est non seulement envisageable, mais c’est même la plupart du temps indispensable. En effet, sans correction négative de l’exposition, on obtiendra une exposition « normale », c’est à dire que la scène semblera photographiée comme en plein jour. Or si on manque de lumière, c’est généralement que la scène est plutôt sombre donc une correction négative légère donnera un rendu global plus proche de la réalité.
      En revanche, contrairement à l’avis de l’auteur de l’article, je déconseille de sous-exposer pour ensuite remonter la luminosité au post-traitement car cela accentue nettement le bruit présent dans l’image. Je pense qu’il ne faut utiliser cette solution qu’en tout dernier recours pour obtenir une photo nette si la lumière est extrêmement faible. Mais choisir une valeur iso plus importante donne moins de bruit que le fait de remonter la luminosité au PT.

      • Je suis d’accord pour dire qu’il ne faut utiliser cette solution qu’en dernier recours. Concernant la différence de bruit entre monter en ISO à la prise de vue ou déboucher les ombres au post-traitement, si vous utilisez un logiciel efficace pour supprimer le bruit (par exemple DxO Optics Pro et sa technologie Prime), alors aucun problème selon moi : le résultat sera propre et tout à fait acceptable au vue des conditions de lumière. Mais merci Didier pour ces conseils qui sont toujours les bienvenus !

      • Bonjour Didier,
        Premièrement merci pour votre avis éclairé sur la correction d’exposition (étant novice je me posais justement la question).
        En revanche je ne sais toujours pas si il vaut mieux sous exposer la prise de vue (soit en diminuant la valeur d’iso pour réduire le bruit, ou en augmentant la vitesse d’obturation pour limiter le flou de bouger) avec une correction d’exposition positive ou bien faire l’inverse, à savoir exposer « correctement » avec une correction d’exposition négative.
        Qu’en pensez vous ?

        • Si cela ne pose pas de problème de vitesse, il est toujours préférable de légèrement sur-exposer pour diminuer ensuite l’exposition. Cela diminue le bruit. En effet, le nombre d’informations numériques contenues dans les hautes lumières est beaucoup plus important que celles contenues dans les basses lumières. Il faut quand même préciser qu’aujourd’hui, les boitiers sont tellement performants dans ce domaine du traitement du bruit qu’une exposition correcte donne de très bons résultats.