Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon

Le Nikon D850 est le premier reflex de la marque à proposer une telle fiche technique, dont un nouveau capteur de 45Mp. Pour qui ? Pour quoi ? Quels résultats attendre de ce reflex ultra haute définition ?

J’ai passé une semaine sur le terrain pour ce premier test Nikon D850, voici ce que je pense de ce reflex qui remplace le Nikon D810.

Test Nikon D850

Nikon D850 chez Miss Numerique

Note préliminaire : le Nikon D850 propose de nombreuses fonctions avancées en photo comme en vidéo, il est illusoire de penser en faire le tour en une semaine pour vous livrer des informations pertinentes.

J’ai donc fait le choix de ne pas traiter la partie vidéo et de me concentrer sur les performances photo. J’ai aussi laissé de côté les fonctions demandant des compléments matériel et/ou logiciel comme le Focus Stacking, la numérisation de films ou le time-lapse.

Comme pour chaque reflex Nikon, j’ai utilisé le boîtier lors de plusieurs prises de vue dans des environnements que je connais bien : soirée et scène en intérieur très faible lumière, photo de rue par temps couvert et pluie, extérieur ensoleillé et ombre.

Test Nikon D850 : présentation

Le Nikon D850 est un reflex plein format (Nikon FX) dont la particularité est de proposer un capteur ultra défini et des fonctions très avancées en photo comme en vidéo (voir la fiche technique)  :

  • capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7Mp sans filtre passe-bas
  • processeur Expeed 5
  • rafale 7im/sec (9 avec grip)
  • écran inclinable et tactile
  • vidéo 4K et format mp4
  • time-lapse 8K

Vous pouvez consulter la liste complète des différences entre le D810 et le D850 ici.

Pour les photographes il apporte :

  • une définition extrême pour un reflex plein format, il est capable de délivrer des images tirables en très grand format tout en gardant un maximum de détails,
  • une réactivité générale et un autofocus dignes d’un reflex pro et que certains hybrides concurrents ne savent pas encore offrir,
  • une visée optique 100% au grossissement inégalé dans la gamme
  • une plage de sensibilité encore étendue face au D810 malgré l’augmentation du nombre de pixels.

Pour les vidéastes, il apporte :

  • la vidéo 4K plein format sans recadrage
  • une sortie vidéo HDMI 4.2.2 8 bits
  • une sensibilité ISO extrême
  • un mode Picture Control Flat facilitant la post-production
  • un écran inclinable et tactile facilitant la prise de vue
  • la stabilisation électronique
  • le time-lapse 8K

Le Nikon D850 est donc, sur le papier, le reflex le plus complet et le plus polyvalent que Nikon sache proposer actuellement dans la gamme plein format.

Le Nikon D5 n’a plus qu’à bien se tenir puisqu’il n’a plus pour lui qu’une sensibilité record, une construction monobloc encore plus robuste, une cadence rafale supérieure, et quelques autres caractéristiques qui justifient difficilement l’écart de prix entre les deux modèles (environ 2500 euros en faveur du D850).

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-S 24-70 f/2.8G ED

Présentation Nikon D850 en vidéo

Voici le tour du (futur ?) propriétaire dans lequel je vous montre le Nikon D850, ses principales commandes, le fonctionnement de l’écran tactile et quelques remarques plus personnelles.

Test Nikon D850 : pourquoi autant de pixels ?

Le Nikon D800 avait déjà fait parler de lui à sa sortie, le D810 à la suite, car offrir 36Mp c’est bien mais il faut savoir pourquoi. Le D850 fait encore mieux avec 45Mp et nombreux sont les photographes amateurs à se demander pourquoi diable Nikon a choisi cette ultra haute définition.

« Mais à quoi ça peut bien me servir 45Mp ??? »

Notez le « Me ». C’est le terme le plus important puisqu’il faut savoir que 45Mp (voire plus) ça sert à ceux qui savent pourquoi ils en ont besoin !

Certains photographes ont besoin de livrer des images hyper définies à leurs clients (mode, publicité, paysage par exemple) qui tirent ensuite sur papier sans perte de qualité. 24Mp ne suffisent pas toujours s’il faut recadrer au passage.

D’autres ont besoin de faire ressortir les détails les plus fins d’une scène, les usages diffèrent de la mode à l’industrie en passant par la reproduction d’œuvres.

D’autres encore veulent pouvoir cadrer en mode DX pour des prises de vues bien précises (par exemple l’animalier) sans devoir utiliser deux boîtiers ni perdre en définition comme c’est le cas avec le D810 (le D850 en mode DX a les performances d’un D500 !)

Le Nikon D850 répond à ces attentes, il s’adresse très clairement au photographe qui a au moins un de ces besoins, les modèles 24Mp comme le D750 restant le choix le plus logique pour l’amateur qui ne cherche pas à tirer en très grand format.

Oui mais … il n’y a pas que des avantages à disposer de 45Mp

Il faut pouvoir exploiter cette définition, le premier critère étant la capacité des objectifs à suivre. Nikon recommande l’utilisation des objectifs Nikon AF-S (avec l’anneau doré), les tests à venir (par exemple ceux de JMS) nous diront quelles sont les optiques plus anciennes qui restent utilisables. Sachez donc qu’investir dans le D850 suppose d’avoir le parc optique qui convient.

Tenez aussi compte du poids des fichiers pour dimensionner votre unité informatique. Un fichier RAW de D850 en pleine définition « pèse » environ 90Mo. Il faut donc avoir des cartes mémoire (XQD de préférence) de bonne taille, des disques durs aussi et un ordinateur capable de gérer tout ça sans trop de latence (je ne parle pas des temps de sauvegarde surtout en Wifi si vous utilisez un NAS ou un Cloud).

Plus de pixels c’est aussi un risque plus élevé de flou de bougé du photographe comme du sujet. Plus il y a de pixels, à taille de capteur égale, plus ils sont petits et plus le risque de dégradation de la netteté augmente si vous – ou votre sujet – bougez un tant soi peu pendant le temps de pose. Il faut donc – aussi – penser à utiliser des temps de pose plus courts quand vous le pouvez alors que les 24Mp sont (un peu) plus permissifs.

Test Nikon D850 : Tour d’horizon

De prime abord le D850 ressemble à s’y méprendre au D810. A quelques détails près toutefois. Sa poignée droite est plus creuse et mieux formée, la prise en main est excellente. Je l’ai transporté pendant des heures sans courroie, en le tenant d’une main sans avoir jamais risqué de le tomber.

Une touche ISO fait son apparition sur le dessus, un bon point car ce réglage est fréquent, c’est plus rapide que de passer par le trèfle droit.

Une autre touche Fn2 occupe le coin inférieur gauche, son fonctionnement est différent de la touche Fn1, vous ne pouvez pas lui attribuer une fonction précise mais le premier élément du menu personnalisé, l’affichage de ce menu ou le classement des photos uniquement. C’est étonnant et contre productif, espérons qu’une mise à jour firmware corrige ceci.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite

L’écran arrière est inclinable et tactile. Il est plus facile de naviguer au sein des menus et de visualiser les photos, vous pouvez zoomer sur une image pour la voir en gros plan, déclencher du bout du doigt après avoir calé la zone AF de la même façon.

Le nouvel obturateur électronique permet de déclencher dans le silence le plus total. Ce mode est activable en Live View, en Time-Lapse et en Focus Stacking. C’est un progrès même si je ne me vois pas viser en Live View lors d’un spectacle ou d’un concert pour ne pas faire de bruit, l’obturateur électronique n’étant pas utilisable en visée reflex classique. Il faut avoir recours aux modes silencieux traditionnels – Q et Qc – qui sont toujours aussi bruyants. 

Vous aurez noté l’absence de flash intégré sur le D850 qui permet de loger un viseur plus généreux. Il faut faire des choix et je préfère ce viseur plutôt qu’un flash qui ne sert pas à grand-chose. La vue est somptueuse ! Un champ large, une visée claire, la surface externe du viseur dispose d’un revêtement fluorine qui évite la condensation, c’est du tout bon !

L’ensemble des contrôles et touches comprend à droite :

  • un interrupteur déclencheur OFF/ON avec commande d’éclairage de l’écran supérieur LCD sur le capot supérieur,
  • un déclencheur vidéo indépendant,
  • le bouton de contrôle du correcteur d’exposition,
  • un nouveau bouton d’accès direct au réglage de sensibilité ISO.

Sur le côté gauche vous retrouvez :

  • 4 touches en trèfle Mode, Qualité d’image, Balance des blancs et Mesure de lumière,
  • une couronne de réglage du mode de déclenchement simple, rafale, quiet, etc avec verrouillage.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour cartes mémoire XQD et SD

Sur la face arrière du boîtier, vous retrouvez :

  • une touche AF-ON,
  • une molette arrière pour ajuster les différents réglages,
  • un joystick de déplacement des collimateurs AF avec bouton central,
  • un pad circulaire pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
  • un contrôle latéral de verrouillage du collimateur de mise au point,
  • une touche « I comme Info »,
  • le commutateur Live View photo ou vidéo,
  • une touche de visualisation des photos prises,
  • une touche ‘Poubelle’,
  • 5 touches d’accès aux différentes fonctions et menus à gauche,
  • une touche personnalisable Fn2,
  • l’écran LCD arrière tactile pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.

Notez la présence de l’imposant viseur avec le levier d’occultation pour la pose longue.

L’écran tactile permet de contrôler les paramètres de prise de vue, de naviguer dans les menus, de faire défiler les photos et de zoomer avec deux doigts. Vous avez possibilité de désactiver cette fonction via le menu.

Cet écran est inclinable vers le bas comme vers le haut. Son mécanisme de bascule est manifestement conçu pour tenir la distance, seule la nappe qui relie boîtier et écran parait plus fragile mais cet ensemble ne souffre d’aucun reproche sur les boîtiers plus anciens.

Test Nikon D850

Test D850 : l’écran inclinable autorise des angles de prise de vue créatifs

Ergonomie et accès aux fonctions principales

L’apport du joystick est appréciable lorsque vous devez changer rapidement le collimateur AF. Il tombe parfaitement sous le pouce et évite de décoller la paume de la main du boîtier pour aller chercher le pad inférieur.

La touche ISO supérieure s’avère elle-aussi indispensable pour accéder très vite au réglage de sensibilité. Dans l’action c’est plus intuitif qu’une touche arrière. Seule la touche de correction d’exposition demande un déplacement important de l’index, elle gagnerait à prendre la place du déclencheur vidéo que l’on sollicite différemment.

Les fonctions tactiles de l’écran permettent de naviguer bien plus vite qu’avec le pad arrière. Validation, retour arrière, défilement dans les menus sont immédiats. L’apport de l’Expeed 5 se fait sentir, l’ensemble répond instantanément.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35mm f/1.8 – 1/160ème – f/8 – ISO 400

Le D850 dispose du réglage assisté de mise au point qu’ont inauguré les Nikon D5 et D7500. Ce réglage diffère de celui des précédents boîtiers puisqu’il propose un automatisme permettant de caler l’autofocus avec précision par mesure de l’écart entre visée reflex et visée Live View.

Le boîtier vous invite à suivre les instructions – ça prend 30 sec. – et mémorise la valeur de correction associée à l’objectif utilisé. Vous êtes ainsi certain d’avoir toujours le bon réglage pour un couple boîtier/objectif donné.

Ce réglage mérite d’évoluer avec une prise en compte de différentes focales pour les zooms et/ou de la distance de mise au point mais il est déjà plus intéressant que celui offert par les docks externes qui ne prennent en compte que l’objectif.

Pour effectuer le réglage suivez cette procédure :

  • passez en mode de visée photo Live View,
  • choisissez le mode AF Single avec collimateur unique positionné au centre de l’écran,
  • faites la mise au point sur un sujet suffisamment contrasté,
  • appuyez ensuite simultanément sur le bouton AF frontal et sur le déclencheur vidéo pendant 2 secondes environ,
  • l’écran arrière va afficher un message de validation, appuyez sur la touche Ok,
  • le boîtier mesure l’écart entre AF Live View et AF Classique et enregistre la valeur dans le menu automatiquement,
  • cette valeur est ensuite associée à l’objectif utilisé si vous activez la fonction AF précis dans le menu.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 24-70mm f/2.8 (non VR) – 1/250ème – f/2.8 – ISO 12.800

Notez enfin que les boutons du D850 sont rétro-éclairés, vous pouvez donc les manipuler dans le noir sans craindre de faire une erreur, pratique !

Gabarit et prise en main

Le Nikon D850 est un reflex imposant dans la lignée des D8xx. Le « petit » D750 avec 165 gr. de moins n’est guère plus léger mais s’avère plus compact. Si vous équipez le D850 du grip optionnel vous aurez un ensemble assez lourd, proche du D5 qui garde l’avantage avec sa construction monobloc.

Quelques mots sur le grip que je n’ai pu utilisé faute de disponibilité au moment du test. Il permet d’améliorer la prise en main et – surtout – les performances en mode rafale et l’autonomie. Sachez toutefois qu’il faut prévoir un budget non négligeable pour bénéficier des performances maximales puisqu’il faut utiliser une batterie de Nikon D5. L’addition s’alourdit :

  • grip MB-D18 – 429 EUR
  • batterie EN-EL18b – 200 EUR
  • chargeur MH-26 pour la batterie EN-EL18 – 400 EUR

Soit un total de près de 1000 euros si vous ne disposez pas déjà de l’ensemble batterie – chargeur du Nikon D5. A méditer …

Voir le grip Nikon MB-D18 et les batteries …

Autonomie, connectivité

Nikon annonce des performances records en matière d’autonomie pour son D850 :

  • 1940 vues avec la batterie EN-EL15 sans grip (1200 pour le D810),
  • 5140 vues avec le grip et la batterie EN-EL18b (3270 pour le D810).

Il faut toutefois tenir compte de l’usage que vous allez en faire penser qu’il vous faut la batterie EN-EL18b du Nikon D5 pour disposer des performances ultimes.

Lors du test je n’ai eu aucun problème avec la batterie d’origine EN-EL15, et bien que je n’ai pu mesurer l’autonomie sur un tel nombre de photos les 1940 vues sont envisageables sans problème.

Attention par contre si vous laissez enclenchée la fonction de transfert des photos via SnapBridge. La liaison Bluetooth/Wifi reste active même si le boîtier est éteint et elle consomme de l’énergie même sans transfert actif. Je vous recommande de l’activer au cas par cas si vous cherchez l’autonomie maximale.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35mm f/1.8 – 1/1250ème – f/11 – ISO 400

Lors de ce test Nikon D850 j’ai fait de nombreuses images, lors d’un reportage en conditions de lumière difficiles et lors du workshop que j’animais sur la photo de Street Art (extérieur, temps couvert et averses). Je me suis attaché à mesurer 3 critères principaux :

  • la montée en sensibilité,
  • la dynamique,
  • l’autofocus (accroche et suivi du point).

Montée en sensibilité

Le capteur du Nikon D850 met en oeuvre une nouvelle technologie BSI censée donner de meilleurs résultats que le D810 en hautes sensibilités bien que le nombre de pixels soit passé de 36 à 45Mp.

Capteur BSI Nikon D850 - Test Nikon D850

principe de fonctionnement du capteur CMOS BSI Nikon D850 vs. CMOS D810 classique
les photodiodes sont positionnées au plus près de la surface du capteur pour minimiser les pertes

Avant-propos : ce test n’est en rien un test technique suivant un protocole documenté, il s’agit de vous communiquer des éléments d’informations concrets après avoir fait des séries de photos dans des conditions variées, tel que vous pourriez le faire et en comparaison avec le matériel Nikon que j’utilise habituellement.

Les images de la scène ci-dessous sont réalisées dans des conditions identiques de prise de vue.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

scène cible – Nikon D850 + AF-S Nikkor 50mm f/1.8G – ouverture f/5.6
les photos ci-dessous sont des recadrages de la zone centrale
fichiers JPG natifs

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 64 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 100 ISO

A 64 et 100 ISO les images sont d’une très grande qualité. Aucune trace de bruit numérique n’est visible et la différence entre les deux sensibilités n’est pas visible à l’œil nu.

Si vous faites de la pose longue et utilisez des filtres ND vous gagnerez à choisir 64 ISO. Ce sera le cas en pleine lumière aussi si vous cherchez à ouvrir un peu plus le diaphragme pour favoriser une faible profondeur de champ. Dans tous les autres cas 100 ISO est une valeur par défaut qui donne d’excellents résultats.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 200 ISO

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 400 ISO

Entre 200 et 400 ISO le D850 délivre toujours des images de très grande qualité, ne cherchez pas trace de bruit il n’y en a pas. La différence entre 100 et 400 ISO n’est pas visible à l’œil, c’est une sensibilité qui conviendra très bien pour le reportage en permettant des temps de pose plus courts sans crainte de voir la montée du bruit dégrader l’image.

Il s’agit des meilleurs résultats que j’ai pu observer sur un reflex Nikon à ce jour (Nikon D5 mis à part).

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 800 ISO

A 800 ISO le D850 se défend encore très bien. Un très léger moutonnement fait son apparition sur les aplats de couleur, il est tout juste visible sur des images agrandies à 100% et n’est en rien gênant pour tirer en très grand format.

Plus important encore, les images ne souffrent d’aucune dégradation en matière de netteté apparente. C’est l’autre sensibilité par défaut pour le reportage quand la lumière manque !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 1600 ISO

A 1600 ISO le D850 fait toujours aussi fort, le moutonnement est à peine plus visible et reste agréable à l’œil. Toujours aucun bruit visible, tout juste observerez-vous une légère granulation sur les zones sombres tandis que les zones claires sont d’une qualité très proche de 800 ISO.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 3200 ISO

C’est à partir de 3200 ISO que l’on attendait le D850 et … il répond présent ! La différence entre 1600 et 3200 commence à se voir à l’œil mais l’ensemble reste d’une qualité étonnante. Les contrastes de bords entre zones claires et zones sombres sont légèrement impactés (en agrandissant beaucoup les images), le moutonnement devient une très légère granulation agréable à l’œil, et aucun point de couleur n’est encore visible. Un résultat étonnant pour une telle densité de pixels sur un capteur 24×36.

Les images JPG natives sont parfaitement exploitables sans aucun traitement, les plus pointilleux appliqueront une très légère correction de bruit sur le RAW loin d’être indispensable et cette sensibilité vous sauvera bien des situations en reportage. C’est d’autant plus important qu’en très basse lumière il faut toujours penser au temps de pose !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6400 ISO

Vous en voulez encore ? Grimpez à 6400 ISO et n’ayez pas peur de la montée du bruit, elle est très contenue et les images conservent un aspect très agréable à l’œil. Les zones de forts contrastes commencent à être impactées, la netteté diminue, la granulation commence à être sensible à l’œil en plein écran mais cela reste d’un excellent niveau.

Le D850 atteint un niveau de performance que je n’ai pas constaté sur les modèles précédents, qu’il s’agisse des 36Mp comme des récents 24Mp. Avec une telle définition autant dire que les ingénieurs de Nikon ont fait des prouesses !

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12800 ISO

C’est là que les autres décrochent et … le D850 tient la route. Les images JPG présentent certes une granulation bien visible, les contrastes de bords sont affectés mais le résultat est étonnamment bon pour une telle définition. Les fichiers RAW, une fois traités, seront tout à fait utilisables, les JPG natifs le sont un peu moins mais n’ayez crainte d’utiliser cette sensibilité, c’est jouable.

A titre de comparaison voici la différence entre 6400 ISO (à gauche) et 12800 ISO (à droite). Tenez compte du facteur de recadrage par rapport à l’image initiale :

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 6400 ISO (gauche) – 12800 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 25600 ISO

Il fallait bien que ça s’arrête quelque part ! A 25600 ISO autant dire que la qualité que l’on attend d’un tel boîtier n’est plus au rendez-vous. Le JPG est très dégradé et seule une excellente correction de bruit sur un RAW vous permettra de sauver une image.

Il y a une nette bascule entre 12800 et 25600, bien plus que sur les valeurs précédentes et je considère que 12800 reste la valeur acceptable pour le D850. Mais reconnaissons à Nikon une sacrée prouesse quand même.

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 12800 ISO (gauche) – 25600 ISO (droite)

Test Nikon D850 sensibilité ISO

Test Nikon D850 : 51200 ISO

A 51200 ISO (et 102400 à fortiori) le bruit est très visible, l’image disgracieuse et peu utilisable. Ces sensibilités sont à réserver à des prises de vues très particulières, comme la reconnaissance de scène, même si le D850 n’est pas l’outil premier pour cela.

Ne pensez pas non plus sauver des images depuis le RAW, les corrections de bruit ne suffiront pas à les rendre correctes. Si toutefois vous devez vraiment rapporter une image alors que vous êtes au fin fond d’une grotte par une nuit sans lune, essayez, vous aurez quelque chose de montrable au retour !

Dynamique

Les tests DxO Labs restent la référence en matière de dynamique car ils suivent un protocole bien précis pour tous les boîtiers. Pour ma part je m’attache à regarder la restitution des détails dans les hautes et les basses lumières sans forcément chercher à connaître le score DxO bien théorique.

L’image ci-dessous comporte des zones d’ombre et des zones très lumineuses.

Test Nikon D850

Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35mm f/1.8 – 1/100ème – f/11 – ISO 400
fichier JPG Picture Control Standard

En ouvrant le fichier RAW dans Photoshop et en laissant les réglages par défaut dans Camera Raw, les zones d’ombre montrent un niveau de détail satisfaisant tandis que les zones très lumineuses sont légèrement surexposées pour cette image. 

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – premier plan

Test Nikon D850 dynamique capteur

détail de l’image précédente – arrière-plan hors zone de netteté

Le même fichier RAW corrigé donne une image de grande qualité en matière de dynamique avec une grande richesse de tons.

Nikon a travaillé le rendu et la colorimétrie de ses fichiers, manifestement, car le JPG en Picture Control Standard s’avère plus flatteur sur l’écran qu’il ne l’est avec les précédents modèles. Il faudra veiller à tenir compte de cela quand vous contrôlez l’exposition car ce rendu flatteur peut masquer une possible surexposition dans les hautes lumières qui se voit ensuite sur un écran photo calibré.

Les noirs ressortent par contre très bien, je n’ai eu aucun problème à trouver du détail y compris dans les fichiers JPG natifs.

Autofocus et suivi de la mise au point

Ce que j’attendais de ce boîtier c’est :

  • 1- qu’il accroche le sujet quelles que soient les conditions
  • 2- qu’il suive le sujet quelles que soient les conditions

Autant dire que je n’ai pas été déçu …

J’ai réalisé plusieurs séries de photo pour évaluer les performances de cet autofocus, en basse lumière comme dans des conditions météo dantesques, sous l’averse. Ces dernières images sont intéressantes, elles mettent en évidence la capacité de l’AF à accrocher et suivre quelles que soient les conditions !

La photo ci-dessous illustre la scène, un train arrivant au loin sous l’averse (le D850 tient mieux sous une pluie battante que moi …), l’optique est le Nikon AF-S 24-70mm f/2.8 première génération non stabilisé, ISO 3200, ouverture f/5.6.

Test Nikon D850 autofocus

Test D850 – scène cible pour le test de suivi autofocus (sous l’averse)

La qualité de la photo n’importe pas ici, par contre le recadrage sur le capot frontal du train permet de vérifier la qualité de la mise au point sur une rafale de 37 images. Je vous passe les premières de la série, l’écran web ne permettrait pas de voir le détail mais j’ai visé l’inscription « Transilien » en mode AF-C 9 collimateurs, j’ai déclenché jusqu’à ce que le train disparaisse.

Test Nikon D850 autofocus

Cliquez sur l’image pour lancer l’animation …

L’animation le montre autant que faire se peut sur le web, chacune des images de cette série est parfaitement nette. Non seulement l’autofocus a accroché sur une petite zone dans des conditions peu favorables, mais il a suivi sur toute la série (7 im./sec.) sans jamais se laisser tromper par les poteaux et câbles passant dans le champ. Le suivi AF tient compte de ces obstacles et retrouve le sujet l’instant d’après tout en recalant le point.

Ce sont les performances que j’ai pu constater sur le Nikon D500, mais n’oublions pas qu’ici il est question de 45Mp et que l’autofocus doit tenir compte du flux de données après chaque déclenchement. Ce test n’a rien de scientifique mais dans la pratique cet autofocus assure comme jamais chez Nikon, j’ai eu l’occasion de le vérifier à d’autres occasions.

Test Nikon D850 : ma conclusion

Il est frustrant de limiter un test comme celui-ci aux seules caractéristiques principales alors que le Nikon D850 a bien d’autres atouts dans sa fiche technique ! Focus stacking, time-lapse 8K, vidéo, numérisation de films … il faudrait des semaines pour tout évaluer avec précision. 

Une semaine c’est court mais c’est suffisant pour avoir un avis concret de photographe sur ce D850 qui ne manque pas de charme. Les D800, D810 et autres D750 n’ont rien perdu de leur attrait mais force est de reconnaître que Nikon a placé la barre très haut avec le D850 :

  • un capteur à la définition extrême capable de restituer un niveau de détails exceptionnel d’un bout à l’autre de la gamme tonale,
  • un autofocus de très haut niveau qui accroche instantanément en plein jour comme la nuit et ne lâche plus son sujet,
  • une construction pro et une ergonomie plus aboutie que sur les précédents modèles,
  • un module vidéo 4K plein format en très net progrès,
  • une réactivité et une autonomie rarement atteintes sur un reflex Nikon.

Le D850 est le reflex ultime du moment (je laisse l’expression « magnifique » à Nikon) capable de répondre aux besoins des photographes et vidéastes experts et pros qui sauront en mesurer l’étendue des possibilités et le dompter aussi.

Car ce type de boîtier demande, c’est l’autre prix à payer, une grande maîtrise de la prise de vue et un réel savoir-faire en post-traitement afin de donner le meilleur de lui-même. Il est important de comprendre quand et comment l’utiliser, de choisir chaque réglage avec soin – la définition en particulier – et de savoir se remettre en cause si les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.

Le D850 seul ne saurait tout faire, les objectifs vont compter pour beaucoup dans le résultat final, pensez-y au moment du choix. Ces 45Mp demandent de la précision, les anciennes optiques Nikon et compatibles ne sont pas toutes au niveau. C’est un autre facteur à considérer avant de boucler votre budget.

Au final, voici un reflex que je rends avec un vrai regret car c’est, pour moi, le probable nouveau Best-Seller de la marque, et un modèle qui marquera l’histoire comme de nombreux autres Nikon désormais mythiques l’ont fait avant lui (qui a dit D700 ??). Quelques retouches mineures via une mise à jour firmware seraient une cerise sur le gâteau, je ne doute pas que Nikon soit à l’écoute et sache faire vivre le mythe longtemps car il va faire des heureux !

Merci à Nikon France pour le prêt du boîtier et aux équipes produit pour la quantité et la qualité des informations fournies

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Jean-Christophe Dichant
J'ai créé Nikon Passion en 2004 pour vous aider à faire les bons choix, bien utiliser votre appareil photo et apprendre la photo.

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89 Commentaires sur "Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon"

  1. Bonjour,
    Possesseur depuis juin dernier d’un D850, je suis enthousiasmé par ce boitier.
    L’excellente présentation de Jean-Christophe m’a aidé à « franchir le pas » (j’avais auparavant un D300s).
    Comme objectifs, j’ai des Nikon 14-24 f/2.8, 24-120 f/4, 70-200 f/4 et 105 f/2.8.
    J’envisage d’acquérir un Nikon 35 mm et j’hésite entre le 1.4 et le 1.8.
    Mais, à dire vrai, tous les deux étant recommandés par Nikon pour le D850, l’écart de prix étant presque de 1 à 4 et les performances n’étant pas très éloignées, je m’oriente plutôt vers le 1,8.
    Un avis ?
    Merci. Bien cordialement.

  2. Possesseur depuis peu du D850 j’ai beaucoup apprécié votre test. Habitué au Leica depuis toujours (Leica M2 et M8) je découvre la technologie de Nikon. J’ai effectué le stage à la nikon school pour commencer à prendre en main cet appareil. Pour l’instant j’ai acheté le nikor AF-S 24/120 46ED-VR qui me donne satisfaction. Je suis loin de tout maîtriser mais je m »exerce. merci pour vos vidéos si instructives. Gilles

  3. Bonjour Christophe,
    Merci pour ce test que j’ai lu et vu (la vidéo) avec attention, possédant cet appareil depuis 4 mois. J’avoue que oui ce serait bien de parler du « Focus Stacking » « Timelaps » et de la vidéo…Mais on peut attendre que ce soit pour une autre fois…
    Toutefois vous avez omis de dire qu’en LV la batterie se vide beaucoup plus rapidement !!! (ce que j’ai constaté) par contre j’ai désactivé le bluetooth suite à votre réflexion pertinente !
    Je voudrais aussi comprendre le fameux réglage à faire avec les objectifs. J’ai voulu le faire avec mon 24-70 mm mais je n’y suis pas arrivée ? Que voulez vous dire par AF précis ?? et le bouton AF frontal (ce nouveau joystick que l’on trouve aussi sur le XT2 de fugi) ???
    Merci

    • Juste une remarque sur le timelaps … si voulez un timelaps de 2 mn soit 120 secondes à raison de 25 i/s ça fait 2 fois 60 secondes fois 25 images soit 3000 photos.
      Quant au temps de prise de vue selon le délai que vous programmez il sera plus ou moins long et le film plus ou moins rapide. Admettons une image toutes les 5 secondes soit 3000 × 5 = 15 000 secondes soit un peu plus de 4 h.
      Maintenant si vous voulez des séquences de ralenti le nombre d’images devront passer à 50 i/s voire plus … comptez sur un appareil qui est testé à 200.000 déclenchements, votre appareil aura vite atteint le maximum… certes les appareils peuvent faire plus mais quan même.
      Pour la vidéo le nombre de déclenchements fait +1 à chaque arrêt-marche mais il serait préférable que le nombre d’heures d’enregistrement soit comptabilisé comme sur les camescopes pour juger de la vraie situation d’un appareil vendu d’occasion. Ainsi, certains appareils ont peu de déclenchements mais des heures de vidéo qu’on ne connait pas.

    • En LV la batterie se vide forcément beaucoup plus rapidement, si l’autonomie des reflexs est bien inférieure à celle des hybrides c’est justement parce qu’on compare une visée optique qui ne demande quasiment pas d’énergie (à part les quelques infos en surimpression) à une visée électronique avec un écran pompant beaucoup plus d’énergie (le LV est une visée électronique). Autrement dit la batterie d’un reflex se vide forcément plus en LV, si on l’omet c’est parce qu’en général un reflex s’utilise en visée optique.
      Pour le réglage précis de l’AF, si seulement Nikon pouvait faire un manuel avec ses appareils vendus à 3500 boules…http://download.nikonimglib.com/archive3/Xh4Oe00u1GKw03BupJP30OTpVE36/D850MG_(Fr)02.pdf

  4. Bonjour,
    J’ai eu différents boîtiers et parmi, dans l’ordre, j’ai apprécié les deux D800e dont j’ai été possesseur, le D750 (je regrette qu’on n’ait pas enlevé le filtre passe-bas) que j’ai acheté entre les deux D800e, ce qui m’a permis de voir la différence de détails entre le 750 et le 800e quand j’y suis revenu, le D7100, le D300, le D7000 et le D200. Le meilleur rapport qualité/prix ? le D750. La bonne occasion ? le D800e avec moins de 10.000 déclenchements à 1.300 euros environ.
    Là, je viens d’acquérir le D850 et on sent la « bête de guerre » qu’on ne manipule pas comme ça. Je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit, mais quand on a un appareil qui a une telle dynamique, qui peut permettre de photographier dans 3 résolutions en RAW, qui offre un écran tactile, qui permet 7 i/s sans la poignée que je n’achèterai jamais car ça fait un outil trop encombrant, où la carte XQD est loin d’être obligatoire car je travaille avec une carte SD 128 GB Lexar 150 M/s, ce qui est largement suffisant même pour faire de la vidéo 4K et qui ne coûte pas un « bras » comme les XQD, sachant qu’il est dommage qu’il n’y ait pas d’adaptateurs pour utiliser le slot XQD en SD, réduisant dangereusement les possibilités de poursuivre après unplantage sur le 1er lecteur SD, quand on constate que, malgré les 47,5 Mpx on peut monter en ISO avec un Expeed 5 qui permet d’obtenir des images très propres à un niveau supérieur au D800/800e/810, quand on peut transformer son D850 en D500 avec des résultats tout aussi bon … bref, on a, à ce jour, ce qui se fait de mieux et d’universel chez Nikon où tout est réuni en un seul boîtier là où, à chaque sortie de modèle, les lamentations faisaient entendre que Nikon supprimait telle possibilité comme le 1/8000e sur le D750 par ex, que telle touche n’était pas au bon endroit, que ceci ou cela, … lamentations qui ne satisfaisaient jamais réellement l’acheteur et qui pourtant restait fidèle à la marque tout en payant cher son équipement. Un temps, j’ai failli passer chez Sony, ayant été un ancien utilisateur argentique de Minolta. Alors, il n’y a pas que les 47,5 Mpx qui attirent l’acheteur, il y a tout le reste qui se trouvait éparpillé sur plusieurs boîtiers autrefois. Voilà pourquoi, même certains amateurs comme moi, on préfère se serrer la ceinture en achetant un D850 plutôt qu’un D810 qui n’amenait rien d’autres (en exagérant le propos) qu’une augmentation de tarif et qui était moins bien côté en utilisant les mêmes objectifs que sur le D800e qui reste encore une référence.
    Quant aux objectifs … j’ai décidé de conserver mon 55 mm AIS f2,8 macro, mon 80-200 AIS f4,5 (pas le f4), mon 50 mm AIS f1.2 à 9 lamelles avec un piqué excellent à f2, objectifs qui sont des références et je peux vous assurer, photo à l’appui, qu’ils ont largement leur place avec le D850 que certains « liserés jaunes » là où ces derniers coûtent 3, 4 voire 5 à 6 fois plus chers (un 55 mm en excellent état se trouve à 200 euros en occasion, un Sigma 50 mm Art neuf est à 700 !). Certes, vous n’avez plus l’autofocus et quand j’utilise ces objectifs, notamment pour faire du portrait ou du paysage/architecture, je prends le temps de travailler avec le télémètre que je regrette ne pas voir paraître sur l’écran lorsqu’on est en Live View.
    Je regrette aussi que le silence total de l’obturation ne se fasse qu’au travers le Live View, car c’est galère pour la mise au point.
    Je recommande l’IRIS 11 mm et/ou l’IRIS 15 mm f2,5 (je possède ce dernier et il est bluffant, tant il ne déforme pas les lignes comme certains ultra grand-angle). La mention de l’hyperfocale sur le fut de l’Irix permet de très belles mises au point. . Mes autres objectifs comme le Tamron 24-70 f2,8 donne de bons résultats.
    Quant au flou de bougé, la montée en ISO, le bruit bien maîtrisé, permet d’utiliser une vitesse à main levée qui évite le bougé. Il est certain qu’un D80 par exemple, qui ne pouvait guère dépasser 4 à 800 ISO et encore … sinon gare au bruit, ne pouvait se permettre de prendre ce genre de risques. Ainsi, j’ai moins de risques de bougé (ou du moins, je peux mieux régler l’appareil pour l’éviter) que sur le D800e ou travailler au-delà de 3200 ISO devenait risqué.
    C’est donc un appareil polyvalent, capable de couvrir le sport, n’en déplaise à celui qui se croît au-dessus du lot avec un D4S, il couvre aussi le paysage, le portrait avec des possibilités dont on ne fait pas le tour en 5 mn. Cela dit, une remarque, je viens de m’apercevoir que le 2e livre sur le D850 vient de sortir (le dernier est celui de JS). Cela veut-il dire que le peu d’utilisateurs du D850 n’invite pas ceux qui écrivent à nous faire part de bons conseils (bons conseils qui sont rares car les parties histoire, et reprise du manuel dont on se passerait, sont les parties les plus volumineuses et les astuces, souvent peanuts à côté), ou est-ce que le D850 est suffisamment difficile à manipuler qu’ils ont tapé en touche ? A le croire.
    Nikon a fait comme les grandes maisons de luxe, elle a « raréfié » ses modèles auprès des distributeurs (elle les sert au compte-goutte) ce qui rend encore plus accroc l’utilisateur. Ainsi, Nikon peut se permettre de maintenir son prix depuis presque un an sans entendre rechigner (éviter le marche du gris car ce sont des matériels souvent hors taxes – dont l’acheteur doit s’acquitter obligatoirement -, et hors garantie Europe (bonjour si vous devez réexpédier votre appareil à HK, pas assuré qu’il revienne et dans ce cas, essayez de faire un procès vous m’en direz des nouvelles). Nos amis du brexit, qui ont toujours été en marge de l’Europe, se font les champions intermédiaires entre HK et le reste de l’Europe. Un conseil, laissez les british faire leur cuisine … ils se croient toujours plus malins que les autres et on voit ce qu’ils vont devenir….
    Si vous avez les moyens, si vous aimez vous faire plaisir, si vous préférez la Rolls à la 2 CV, alors n’hésitez pas : achetez un D850 !!!

  5. Bonjour. je suis un dinosaure de 80 ans qui vient de vendre son Leica M7 au profit d’un D 850. Je ne fais que du noir et blanc. Une première remarque : si l’on associe le format Tiff au mode monochrome, on obtient un fichier noir et blanc sans passer par une conversion, ce qui ringardise le Leica monochrome à 8000 euros. Néanmoins j’ai réglé mon appareil en raw, traité DNG sur Lightroom. Vu le coût de l’investissement, j’ai monté sur mon acquisition un vieux 2/35mmAf (même pas D) ainsi qu’un 1,8/85mmD, rescapés de mon vieux F100. Même si l’AF du 35 mm est un peu lent, le bénéfice d’une échelle de profondeur de champ représente un avantage inconnu des objectifs derniers cris, d’autant qu’il m’arrive très souvent de débrayer l’AF. Bref, je suis enchanté des résultats obtenus qui ne me rendent en rien nostalgique du prestigieux M7 et de son summicron 2/35mm.

  6. Il ne reste plus à Nikon qu’à nous proposer un D 760 (ou 750 S) au niveau de ce 850 …. ce qui ne devrait pas être un problème technique …

  7. Merci pour ce tour d’horizon , un boitier d’exception certes mais dont l’usage est pour moi specifique à du studio , pour ma part sport en salle et salle de concerts restent l’apanage de mon D4S en iso auto 😉

  8. Il m’est arrivé de faire des photos en faible lumière, évidement ,si l’on se réfère à l’argentique, c’est devenu très confortable …Malgre sa haute définition ,le D850 me semble très performant !!.Le D5 est top, le D4 avec la dernière mise à jour ne doit pas être mal !!!(pas encore testé).Mais le bruit est il très gênant lors le contenue de l’image est fort et puis si l’on doit ramener une image il faudra faire avec le réel et aujourd’hui l’on peut presque toujours sortir son appareil photo, en faible lumière il voit mieux que nous …

    • Bonjour
      Je teste le D850 depuis quelques mois et je l’attendais justement en faible lumière… Je fais de la photo depuis plusieurs années, je suis passée du D700 au D800 au D4 et au D850. Je fais beaucoup de macro alors autant vous dire que je suis très exigeante au niveau du piqué ! Je vais partager mon expérience avec le D850 et cela va donc rester une impression personnelle : ce D850 n’est pas très très bon à hauts isos…. et oui, je suis sûrement une rare personne à le critiquer !!! je tente vainement de photographier des oiseaux dans un parc, dans une volière où il n’y a pratiquement pas de lumière et là, et bien, sans pied, il faut monter les isos à plus de 3000 pour avoir une photo avec le 200-500 mn ouvert à 5 et une vitesse suffisante pour ne pas générer du flou de bougé. Le résultat n’est pas bon, beaucoup de bruit. Donc, la solution, c’est de mettre l’appareil sur pied et de faire des photos en basse vitesse afin de ne pas monter trop les isos et là, bons résultats. Par contre, en pleine lumière extérieure, ce D850 couplé avec le 200-500 mm de Nikon ou le 300 mm f/4 de Nikon : c’est génial, un piqué remarquable.

  9. Vous qui faite de la photo de spectacle donc condition faible lumière, à combien maximum peut-on monter en sensibilité sans avoir de bruit sur les photos ?

    Merci pour votre réponse.

  10. Re bonjour

    La connection des batteries EN-EL18 et EN-EL18B est elle identique?
    Merci
    Tres cordialement
    Gerard

  11. Bonjour à tous,
    J’aimerais pouvoir échanger avec les personnes qui possèdent le D850….

  12. Bonjour

    Merci de lever un doute léger, les accus EN-EL18 du Nikon D4 sont bien compatibles avec le grip MB-D18 du D850?
    Encore merci
    Gerard

  13. Bonjour,
    J’aimerai savoir si le D850 est comme le D500 au niveau de fonctionnement d’un flash déporté. Faut-il une commande supplémentaire?
    Et niveau infrarouge, déclenchement à distance avec télécommande sans fil?
    Y a t-il un récepteur infrarouge pour déclencher un pluto trigger?
    Tout cela est alléchant, mais quand on doit acheter multiples commandes, ça commence à être exhortitant! Merci de pour conseils.

  14. Bonjour,
    Difficile de choisir en D500 aps-c Pro (peut-être un dixième boitier le futur remplacement D750) ou D850 FX (je possède la D7100 depuis 4,5 ans)
    Deux boitiers ou une boitier ?
    Si je prend la D850 donc Je vais devoir me séparer les 2 objectifs.

    Mes objectifs :
    – Sigma 18-35mm F1.8 DC Art
    – Sigma 10-20mm F3.5 EX DC
    – Tamron SP 24-70mm F2.8 Di VC USD
    – Tamron SP 70-200mm F2.8 Di VC USD
    – Tamron SP AF 90 mm F2.8 Macro 1:1 VC USD

  15. Bien suite à ces remarquables présentations et échanges, dont je remercie les participants, il me reste un point à lever (en dehors de l’aspect financier, je trouve que l’augmentation de 400€ de la Fnac est une escroquerie), c’est la compatibilité avec mes objectifs, dont un 85/1,4 de … 1986 et autres du même style. Certes, je perds l’autofocus, mais qu’en sera-t-il du rendu final ?

  16. Merci JC et bravo pour ta belle description qui donne envie…d’avoir envie.
    Sur ta lettre précédente tu avais mis en avant plusieurs livres que je retrouve plus, en particulier le roman d’un photographe. Merci

  17. L’image de la Brocante sur la dynamique n’est pas du tout convaincante,la nappe blanche est brulée et sans doute irrécupérable.La dynamique est mauvaise .Je trouve que dans l’ensemble sur les sites présentant des photos prises avec le D850 les photos sont trop contrastées et les noirs souvent bouchés, les images manquent de douceur elles sont dures.Ce n’est pas le cas pour mon D800.

  18. Merci Jean-Christophe pour la vidéo instructive et ce test !
    Et merci pour les explications sur les RAW « réduits » en FX et plein viseur.
    Ce D850 me fait regarder mon D4 autrement… Si un jour, je me lassais de son poids…
    J’attends de voir le viseur, critère essentiel pour moi pour cadrer
    Bravo à NP !

  19. Je viens de l’essayer cette semaine à NY, c’est assez exceptionnel !!!

    J’attends mon prochain voyage à Londres pour une acquisition, via un distributeur au  » soleil levant « , comme Nikon France e veut pas faire une misérable remise à 10% pour un professionnel. Ce qui permet un prix inférieur à 30% si l’on ajoute la récup de la TVA

  20. Bonjour Jean-Christophe,

    Es ce que Lingtroom ouvre les fichiers RAW sans problème ?

    Merci

    Eric

  21. Merci pour ces premières impressions très instructives.
    Je me pose une question par rapport au flou de bougé. Il est exact que le risque est proportionnel à la taille des photosites, comme écrit dans le texte. Par contre j’ai un doute sur le fait que « les 24Mp sont (un peu) plus permissifs ». Comment sont générées les images à 24Mp? Si elles le sont à partir des images brutes du capteur en pleine résolution, alors je ne vois pas comment le passage à 24Mp va être plus permissif.
    Merci de m’éclairer à ce sujet

    • Bonjour, Je me pose la même question! Est-ce que le réglage du boitier en taille M (24mp) réduit le flou de bougé??? Merci Jean-Christophe de nous expliquer 🙂 Quelle est la vitesse à ne pas dépasser selon vous? 1/30, 1/60?

      • Ce n’est pas le risque qui est proportionnel à la taille, mais la capacité de zoomer dans l’image et de mieux voir ce flou de bougé. Donc le passage à 24MP est plus « permissif » simplement parce qu’on ne peut plus zoomer (sauf à dépasser les 100%) autant donc qu’on voit moins le flou.
        Pour le temps de pose, ça dépend toujours de la focale et du sujet…

  22. Merci JC pour cet essai qui me fait presque regretter d’avoir acheté la semaine dernière un D810 !
    Mais je pense y venir rapidement quand meme !

  23. Bonjour JC. Je viens surtout de regarder votre vidéo : un peu longue, interrogez-vous ? Pas pour moi, je n’ai pas vu passer les 23 minutes tellement vous étiez dynamique.
    Ceci dit, le 850 n’est pas fait pour moi mais je prends avec grand intérêt et j’attends le test de Julien Bolle dans RP pour comparer avec votre avis, souvent plus proche de la réalité pratique que les siennes très scientifiques. Cdlt Jacques

  24. Bonjour , je voudrais savoir sur mes objectifs 14/24 2.8 24/70 2.8 non VR et 70/200 2.8 VR seront ils bons encore. J’ai un doute sur le 70/200 VR qui serait limite ?
    Merci pour la réponsee

    Pierre Auzi

  25. Merci J-C pour ce premier débroussaillage très intéressant !
    Merci d’avoir pointé l’affectation plus que réduite voir inintéressante du bouton fn2 pour le moment, souhaitons que Nikon entende !
    CharlesG

  26. Merci Jean-Christophe pour cette vidéo très explicite sur ce superbe boîtier. De surcroît, elle ne cède pas au dithyrambe.
    Pourquoi conserve-t-on toujours un sentiment d’inachevé tant avec ce boîtier qu’avec son prédécesseur (le D810 dont je suis toujours l’heureux possesseur)? Le bruit, notamment, du déclenchement en visée optique notamment aurait du constituer l’une des priorités de Nikon, me semble-il.

    • Sans doute Nikon se réserve-t-il/elle la possibilité d’évolution progressive comme sur d’autres gammes… Car ayant mis la barre très haut, il faut bien encore un peu de réserve commerciale. Avis personnel. JG

  27. A lire les caractéristiques on sent que le boîtier ultime est enfin là. Votre test semble le confirmer. J’aurais juste un regret : qu’il ne soit pas hybride ! Je suis convaincu que c’est la solution du futur et c’est dommage que Nikon n’est pas fêté ses 100 ans avec un hybride pro.

  28. C’est effectivement un appareil qui parait au summum de sa forme. un outil de photographe conçu pour ignorer de longues années les modes du moment.
    Un peu comme le D700 efectivement

    • C’est effectivement un appareil qui parait au summum de sa forme. un outil de photographe conçu pour ignorer de longues années les modes du moment.
      Un peu comme le D700 efectivement

  29. Bonjour Monsieur
    Merci pour cette présentation très intéressante. Possédant un D800E dont je suis très satisfait, cela me permet de savoir si je dois évoluer ou attendre encore un peu avant de changer de matériel.
    J’ai été très intéressé par le schéma montrant la « technologie du BSI, que je ne connaissais absolument pas.
    Bien cordialement

    F.P.

  30. Bonjour Jean-Christophe,

    Merci pour ce panorama complet sur ce nouveau boitier. En tant que photographe culinaire, il m’intéresse au plus haut point pour remplacer mon vieux D3s. L’écran inclinable serait pour moi bien pratique. Je pense que mes objectifs, 24-70 f2.8, 100 f2.8 micro, 85 f1.4 et 50 f1.4 (Nikkor + Sigma) peuvent relever le défi ?

    Il ne me reste plus qu’à trouver le financement 🙂

    Merci, à bientôt.

  31. Merci pour votre réponse

  32. @ Christian :

    Photoshop CC et Photoshop CS6, avec leur module Camera raw sont compatibles (en utilisant l’installeur CameraRaw_9_1_1.zip pour CS6).

    DNG Converter (gratuit) est également à jour, il faut télécharger version 9.12.1.

    Lightroom CC n’a semble-t-il pas encore été mis à jour, mais ça devrait arriver très vite. Impossible pour l’instant de savoir quelle(s) versions seront compatibles.

    Photoshop Element 15, la dernière version de PSE, devrait également être mis à jour sous peu.

    En attendant, dans les deux cas, on peut temporairement convertir les raw du D850 en fichiers .DNG avec DNG Converter, puis ouvrir les DNG avec sa version courante de PS, PSE et Lightroom (et même avec une version ancienne).

  33. Bonjour,
    Cette présentation complète est très intéressante.
    La modification du format RAW entraine très souvent obligation de rachat de logiciel. J’en ai eu la triste expérience quand je suis passé du D200 au D800.
    Quel est la version minimale supportée pour:
    – PHOTOSHOP CSx
    – PHOTOSHOP ELEMENT
    – LIGHTROOM
    Merci pour votre réponse

    • Photoshop est déjà compatible en version CC, Lightroom aussi en DNG, il est logique qu’un logiciel sorti avant un boîtier demande une mise à jour. Étant donné le tarif du boîtier la mise à jour du logiciel pour l’exploiter est quasiment négligeable

  34. Voila un test fort complet (sur les points forts de la bête) et qui donne envie de casser la tirelire car possesseur d’un D800E, on voit qu’on peu encore aller plus loin dans l’excellence.
    Je suis particulièrement choqué par le prix des accessoires (grip, batterie D5 et surtout chargeur associé) car vraiment ce sont là des compléments qui portent très peu de technicité et on sent bien que le client est pris en otage après s’être acheté le beau joujou …. mais canon se comporte-t-il mieux ? C’est du « bas commerce ».
    Cela ne retire rien au travail des ingénieurs qui ont su recadrer Nikon sur un créneau si concurrentiel.

    • Bonsoir,
      Je me suis fait exactement les mêmes réflexions que vous sur le prix des accessoires lorsque j’ai acheté mon Nikon D5300. J’avais besoin pour mes voyages d’un boîtier avec double batteries ainsi que 2 batteries supplémentaires. Comme je suis client chez « miss numerique », c’est sur leur site que je vais chercher en priorité. Je trouve le boîtier a 65€ environ et les batteries à 25€ / pièce. Par curiosité, je me connecte sur Amazon et fais une seconde recherche. Bien m’en a prit car j’ai eu le boîtier support deux batteries pour 12€ et les deux batteries en 2700 avec chargeur pour les 2 batteries en même temps pour 19€. Très bonne qualité de service et livraison en 2 jours.
      Je me demande si les marques arrivent encore à vendre leurs accessoires car je ne fois pas être seul a faire cette démarche. Cotdialement

    • Pour avoir possédé 2 boîtiers D800e et que je possède maintenant le D850, suivant ce que vous faites comme photo, ne faites pas le saut. Personnellement je ne fais pas de vidéo sur mon appareil photo (demain, il paraît que les appareils photos vous feront un expresso) et en qualité d’images, si vous ne faites pas de 2 m sur 1 m, conservez votre D800e et usez-le jusqu’à la corde. C’est un des appareils emblématiques de Nikon.

  35. Monsieur Jean-Christophe ,
    Votre description du D850 de Nikon est inaccessible au photographe très amateur que je suis et qui restera sans doute incompétent dans l’art de photographier .Le monde de la photo restera malheureusement dans la simplicité de disposer d’images souvenirs sans plus.
    Félicitations et merci de permettre aux amateurs de tenter de se familiariser avec les termes barbares qui sont propres aux photographes ayant acquis de l’expérience ou se considérant comme tels.

    • En quoi ma description est inaccessible aux amateurs ??

    • Inaccessible aux très amateurs…

      Jean-Christophe pratique ici un test assez simple et superficiel. Il ne rentre dans aucune donnée très compliquée. Toutes les notions dont il parle sont des notions relativement basiques, et donc accessibles à un très amateur. Moins que cela, ce serait adresser le test d’un appareil pro haut de gamme à un photographe d’iphone.

      Il y a assez d’articles pédagogiques sur ce site, très instructifs pour les débutants. Lisez.

      Alors moins que vous n’ayez acheté votre appareil la semaine dernière, si vous ne comprenez pas les termes « barbares « employés… que faites-vous avec un réflex? Photographier en mode Tout-auto?

      Dans ce cas vous risquez fortement de rester effectivemment incompétent, non pas par l’inaccessibilité de ce test, mais par non-intégration de notions techniques de base.

      Pour le reste… même si ce texte était vraiment inaccessible.

      Le Nikon D850, avec 45 millions de pixels et 3800 €… ne s’adresse aucunement aux très amateurs. Il dispose de capacités de pointes pour les professionnels… ou pour les geek amateurs qui aime dépenser leur argent dans un dernier cri dont ils n’ont nul besoin, et qu’il revendront lors de la sortie du prochain dernier cri, pour en exploiter 10% de ses capacité, et prendre une photo à 45m/pixels pour l’afficher en très basse def sur Facebook…

    • Marcel PAGNOL a dit : « “Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n’achetez pas un bateau : achetez une île !”.
      Si vous ne comprenez pas le B A BA présenté par Nikon Passion, alors vendez-votre appareil et achetez une paire de jumelles… lol

  36. Bonjour
    J’aimerais bien un avis: différence entre le D5 et le D850.
    Merci.

    • Pour le D5 mode rafale, sensibilité, construction, monobloc par exemple

      • Bonjour.
        Merci pour votre réponse. Est-il possible que Vous puissants préciser un peu plus les différences: surtout au niveau qualité de l’image, gestion du bruit dû aux isos à isos équivalents sur les 2 boîtiers. Pour de l’animalier, Vous conseilleriez lequel ?
        Merci

        • Pour l’animalité le D500 en premier choix, ou le D850 en mode DX ce qui est un peu restrictif pour un tel boîtier

          • Merci pour votre réponse.
            Pourquoi plus le D500 que le D4 ou le D5 ?

          • Pour l’animalier ce sont les longues focales qui importent, le format DX du D500 est préférable au format FX des D4 et D5.

          • Excuse moi Jean Christophe, pour mon ignorance : mais pourquoi privilégier du DX par rapport au FX ? Et si je change la format dans le D4 ou le D5 (je mets DX dans les paramètres), est-ce que j’obtiendrai le même type d’image que si mon boîtier était un D500 ?

          • Le DX a un rapport de focale x1.5 avantageux, le FX impose des longues focales très coûteuses.
            Le recadrage DX sur un D4 ou D5 ne donne pas des fichiers d’aussi bonne définition qu’un DX expert. Pour l’animalier la question ne se pose pas sauf à avoir un gros budget pour acheter des 500 et 600mm.

          • Merci pour ta patience !
            Puis-je me permettre une dernière question : J’ai déjà un D4 que je trouve trop limite en basse lumière (je trouve qu’il génère beaucoup de bruit). J’aimerais acheter un 2e appareil et j’hésite entre le d500 et le D850 : si j’ai bien compris tes explications, je vais plutôt m’orienter vers le d500 pour l’animalier ?
            Belle journée à toi.

  37. Merci Jean Christophe pour cette présentation très réussi du Nikon D850.
    Je suis un modeste amateur n mais étant amener à photographier ma femme avec sa jument en concours hippique de sauts d’obstacles le module autoroute de ce nouveau boitier va m’éviter sans doute de nombreux déboires d accroche de l autofocus, sans compter que je vais pouvoir aller chercher le détail au crin près. Le hic, le prix pour un amateur du boitier et de la gamme optique à enrichir.

  38. Il me tente bien (je suis toujours en argentique FM2/FM3) a ec une belle collection d’objectifs, mais quel est l’objectif « moderne » adapté ? Le 24-70 ou le très polyvalent 28-300, voire un hyperzoom sigma ou autre.

  39. Le D850 est sans doute le top des top actuellement. Mais la question du bruit de déclenchement reste un vrai problème; dans les festivals d’été (je parle des festivals de facture modeste), certains artistes m’ont demandé de faire quelques photos de leur spectacle. Le problème c’est le bruit de déclenchement qui indispose (à juste titre) les spectateurs. Passer en mode live view n’arrange rien car ce mode nécessite l’usage de l’écran arrière qui dérange aussi, par sa luminosité, les spectateurs. Donc pas d’amélioration à ce niveau chez Nikon. Dommage.

  40. Test très intéressant. Mais qu’en est il du bruit de déclenchement ? D’après C.I. pas d’amélioration.
    Pour le mode déclenchement électronique donc sans bruit il faut passer par le mode LV et là, l’AF montre ses limites et le retard de Nikon dans ce domaine. Dommage. Pour ma part c’est un point qui me fait hésiter pour son achat.

    • Ayant le nikon D500 et le D800 le bruit du D500 est plus doux que le nikon D800, même si le Q et Qc sont bruyant d’origine par rapport au nikon D5, que je ne connais pas. Je suis photographe de mariage, et le D500 est vraiment plus silencieux que le D800. J’ai eu entre mes mains le D200, le D300, le D700. Niveau bruit du déclenchement je peux comparer 😉

  41. Article très intéressant 😉 Merci

    Le prix augmente avec les pixels. Le D800 et D810 à leurs sortie étaient autour des 3200€, le D850 est à 3700€ Waouh. Par contre, belle évolution. A voir pour un prochain achat en 2018, avec peut être un prix en baisse.

  42. Merci pour le test. Appareil de folie encore, bravo Nikon, mais tarif hors de portée du commun des mortels 🙂