Utilisateurs du petit APS-C hybride Nikon Z50II, Nikon a pensé à vous ! Voici la mise à jour du firmware 1.03 pour le Z50II. Elle améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud et corrige plusieurs bugs liés aux fichiers NEF (RAW), à la vidéo et au chargement USB. Voici comment la télécharger et l’installer.
Le firmware 1.03 du Nikon Z50II remplace la version 1.02. Comme pour les autres hybrides Nikon Z, mieux vaut faire cette mise à jour même si votre appareil fonctionne normalement. Vous profiterez d’une meilleure stabilité, d’un traitement RAW plus fiable et d’une intégration optimisée avec Nikon Imaging Cloud. Aucune mise à jour de firmware n’est innocente de nos jours.
Comment vérifier la version de votre firmware
Vous ne savez pas quelle version vous utilisez déjà ? Pour le savoir, ouvrez le menu Configuration > Version du firmware.
Si la ligne Firmware C affiche une version inférieure à 1.03 (comme 1.02), téléchargez le fichier sur le centre de téléchargement Nikon et suivez la procédure décrite ci-dessous.
Précaution importante
Attention : n’effectuez jamais la mise à jour si un objectif non NIKKOR Z ou un adaptateur autre que le FTZ II/FTZ est monté sur le boîtier. En clair, ne montez pas votre Tamron ou autre objectif non Nikon sur le boîtier pendant la mise à jour.
Le non-respect de cette consigne peut entraîner un dysfonctionnement de l’appareil. Vous êtes prévenu(e).
Comment installer la mise à jour
Pensez à utiliser une batterie entièrement chargée et à ne pas éteindre l’appareil pendant la procédure.
Téléchargez le fichier d’installation, copiez-le à la racine d’une carte mémoire, puis insérez cette carte dans le boîtier. Attention : la racine est l’emplacement par défaut sur la carte. Ne créez pas un dossier pour coller ce fichier sans quoi ce ne sera plus la racine, hein ?
Allez ensuite dans le menu Configuration, sélectionnez Version du firmware > Mettre à jour. Ne touchez plus à rien tant que l’appareil ne vous dit pas que la mise à jour est terminée. Ce qui veut aussi dire : n’éteignez pas l’appareil avant la fin !
Nouveautés et correctifs de la version 1.03
Cette version améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud, revoit les messages associés et simplifie l’ajout de Picture Control (les recettes ou profils créatifs qui peuvent venir compléter les Picture Control installés par défaut).
Elle corrige également plusieurs dysfonctionnements :
traitement NEF (RAW) échouant avec certaines combinaisons de paramètres,
affichage erroné en mode Loupe,
blocages ponctuels en mode vidéo,
problème de chargement USB avec l’accumulateur EN-EL25a.
Foire Aux Questions firmware 1.03 pour le Nikon Z50II
Quelle est la dernière version du firmware pour le Nikon Z50II ? La version actuelle (novembre 2025) est la 1.03. Elle inclut les correctifs précédents et améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud.
Comment télécharger le firmware Nikon Z50II ? Le fichier est disponible gratuitement sur le centre de téléchargement Nikon.
Faut-il mettre à jour si l’appareil fonctionne bien ? Oui, les mises à jour améliorent la stabilité et corrigent des problèmes invisibles à première vue. Elles garantissent aussi la compatibilité avec les services Nikon récents.
Puis-je faire la mise à jour avec un objectif d’une autre marque ? Non. Nikon recommande d’utiliser uniquement un objectif NIKKOR Z ou un adaptateur FTZ II/FTZ pendant la mise à jour.
Si vous débutez avec les mises à jour de firmware Nikon, consultez également mon guide complet sur comment mettre à jour le firmware d’un appareil photo Nikon Z, qui détaille chaque étape et les précautions à connaître.
Histoire Nikon | Épisode 7 : le Nikon F3, la révolution électronique
Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Quand Nikon marie la précision mécanique à l’audace électronique, naît un appareil aussi fascinant que controversé : le Nikon F3. Produit de 1980 à 2001, il a redéfini la photographie professionnelle et marqué un tournant dans l’histoire de la marque.
Dans ce septième épisode de la série Histoire Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien reconnu, nous fait découvrir le boîtier qui a marqué le tournant de l’ère électronique chez Nikon et redéfini la photographie professionnelle pour plus de deux décennies.
En 1980, Nikon surprend tout le monde en dévoilant un boîtier reflex professionnel partiellement électronique : le Nikon F3. Pour la première fois, un appareil Nikon adopte la priorité diaphragme et une gestion électronique du déclenchement.
Les puristes crient à la trahison. Les professionnels, eux, découvrent un outil redoutablement efficace, signé du designer Giorgetto Giugiaro — celui-là même qui apposera sur le boîtier la célèbre bande rouge devenue emblématique.
Le Nikon F3 ouvre une nouvelle ère pour les photographes pros
Avec le Nikon F3, la marque propose un appareil plus compact, plus ergonomique, et surtout capable d’intégrer des automatismes sans renoncer à la fiabilité mécanique.
La cellule, le moteur MD-4, le viseur HP (High Eye-Point) et le dos Data 250 vues font du F3 un système complet, pensé pour les reporters, scientifiques ou photographes de sport.
Sa précision, sa fiabilité et sa robustesse en font un compagnon de terrain idéal, des laboratoires de la NASA aux stades olympiques.
Les versions mythiques du Nikon F3
Le F3 ne se limite pas à un seul modèle. Nikon décline sa légende en plusieurs variantes :
le F3 Titan, au capot en titane,
le F3 Press, robuste et dépouillé pour les reporters,
le F3 H Sport, destiné à la photo rapide,
le F3 Lapita, une série spéciale limitée à 100 exemplaires,
le F3 AF, le premier reflex professionnel autofocus.
Chaque version révèle une facette du génie industriel de Nikon, adaptée aux besoins les plus extrêmes.
Le Nikon F3 dans l’espace et sur mer
Le F3 devient vite le compagnon de missions exceptionnelles. La NASA commande des séries spéciales dépourvues de miroir et adaptées à la microgravité.
L’US Navy, de son côté, utilise le F3 dans des caissons renforcés pour la photographie en conditions extrêmes. Peu d’appareils peuvent se targuer d’avoir servi à la fois sur la Lune et sous la mer.
Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle
En introduisant une part d’électronique dans un reflex professionnel, Nikon préparait déjà le futur : celui des Nikon F4, F5, puis des Nikon Z hybrides.
Le F3 restera pourtant l’un des derniers à offrir ce contact direct, presque charnel, entre le photographe et la machine. C’est ce qui explique qu’il soit encore aujourd’hui si recherché des collectionneurs et des photographes argentiques.
Le Nikon F3 a aussi marqué une rupture esthétique et ergonomique : sa bande rouge, signée Giugiaro, est devenue l’un des signes distinctifs de tous les reflex Nikon à venir. Cette ligne rouge symbolise encore aujourd’hui la continuité entre tradition et innovation, du F3 jusqu’aux hybrides Nikon Z.
Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon
Dans cet épisode, Thierry Ravassod nous invite à redécouvrir le Nikon F3 à travers ses modèles rares, ses prototypes et ses anecdotes de terrain.
Photographe, historien et collectionneur passionné, il préserve dans son musée dédié à Nikon une part essentielle de l’histoire photographique mondiale.
FAQ sur le Nikon F3
Quelle est la particularité du Nikon F3 ? Premier reflex professionnel Nikon à intégrer de l’électronique et une priorité diaphragme, il a marqué le passage à l’ère moderne.
Quelles versions du Nikon F3 sont les plus rares ? Les F3 Titan, F3 Lapita et F3H Sport sont parmi les plus recherchés. Certaines séries NASA sont aussi considérées comme des pièces de musée.
Pourquoi le Nikon F3 reste-t-il légendaire ? Parce qu’il allie fiabilité mécanique, innovations électroniques et design emblématique signé Giugiaro — un équilibre rare dans l’histoire photo.
Quelle est la différence entre le Nikon F3 et le F2 ? Le F2 était 100 % mécanique ; le F3 introduit la priorité diaphragme et une électronique fiable, tout en conservant la compatibilité avec la monture F.
🔔 Abonnez-vous à la Lettre Photo pour recevoir chaque jour des conseils et des histoires autour de la photographie et de l’univers Nikon.
Firmware 3.00 Nikon Zf : pourquoi cette mise à jour change la donne
Nikon a publié la version 3.00 du firmware du Nikon Zf. Vous vous dites peut-être que ce n’est qu’une mise à jour technique de plus. Pourtant, elle marque un tournant dans l’évolution de ce boîtier.
Au-delà des correctifs, Nikon apporte plusieurs nouveautés créatives et pratiques qui montrent une direction claire : rapprocher le Nikon Zf de la philosophie photo qu’il incarne — un mélange d’élégance rétro et de modernité numérique.
Je vous explique ici pourquoi cette mise à jour est importante, ce qu’elle apporte concrètement et comment l’installer sans risque.
Ne lancez pas la mise à jour sans vérifier votre matériel. Nikon précise qu’il ne faut jamais mettre à jour le firmware du Zf avec un objectif autre qu’un NIKKOR Z ou une bague FTZ / FTZ II. Un objectif non compatible ou une bague d’adaptation tierce peuvent provoquer un dysfonctionnement du boîtier pendant la mise à jour.
Prenez aussi le temps de sauvegarder vos réglages personnalisés, notamment vos préréglages IPTC (métadonnées que l’appareil insère automatiquement dans vos photos). Si vous venez d’une version du firmware C 1.21 ou antérieure, ces préréglages seront supprimés pendant la mise à jour.
Pour les conserver :
Ouvrez le menu [IPTC] > [Charger/enregistrer] > [Copier vers la carte].
Effectuez la mise à jour.
Puis rechargez vos préréglages avec [Copier vers l’appareil].
Il s’agit d’une simple précaution, mais elle est indispensable pour éviter de perdre vos informations d’auteur, copyright ou légende.
Ce que Nikon ajoute vraiment dans le firmware 3.00 du Nikon Zf
Nikon a publié un manuel complémentaire pour détailler chaque fonction, mais voici l’essentiel — avec mes explications pour que vous compreniez ce que cela change dans la pratique.
Le retour du grain argentique sans passer par un logiciel photo
C’est sans doute la fonction la plus visible : l’option Film grain. Vous la trouverez à la fois dans le menu de prise de vue photo et dans celui d’enregistrement vidéo.
Elle permet d’ajouter un grain réaliste dès la prise de vue, comme si vous utilisiez une pellicule argentique. Vous pouvez choisir trois tailles de grain (fin, moyen, grossier) et six intensités. C’est un outil créatif, utilisez-le comme tel : le rendu du grain varie subtilement selon la luminosité et la texture des zones.
En pratique, vous obtiendrez des images noir et blanc plus authentiques, moins “numériques”. Si vous photographiez la rue, le portrait ou le reportage, vous retrouverez une texture proche des films 400 ISO classiques.
Sachez aussi que cette fonction est indépendante du Picture Control, elle s’applique à tous les styles d’image. Elle peut être enclenchée lors du développement des RAW dans Nikon NX-Studio si vous ne l’avez pas activée à la prise de vue.
Remarques sur l'utilisation du grain de film avec un Nikon Z Nikon a précisé les usages et limites de la fonction grain de film dans le manuel en ligne.
L'effet de grain de film ne peut pas être prévisualisé dans l'affichage de prise de vue (visuel ou écran arrière).
L'effet de grain de film apparaît de manière aléatoire. Le motif du grain apparaît différemment à chaque fois que les images NEF (RAW) sont traitées sur l'appareil photo. Les réglages d'intensité et de taille sont les valeurs qui étaient en vigueur au moment de la prise de vue.
La sélection de [HLG] pour [Mode tonalité] dans le menu de prise de vue désactive l'effet de grain de film. La fonction grain de film n’empêche pas les photos de présenter du « bruit numérique » en haute sensibilité ISO et/ou selon les options sélectionnées pour la taille et la qualité de l'image.
Le grain de film ne peut pas être combiné avec certaines fonctionnalités comme : - la capture d'images à grande vitesse + - les expositions multiples - la superposition HDR - le décalage des pixels
Le grain de film ne peut pas être utilisé en vidéo dans les cas suivants : - [H.265 10 bits (MOV)] est sélectionné pour [Type de fichier vidéo] dans le menu d'enregistrement vidéo, - une taille d'image et une fréquence d'images comprises entre [3840×2160 ; 60p] et [3840×2160 ; 25p] ou entre [1920×1080 ; 120p] et [1920×1080 ; 100p] sont sélectionnées pour [Taille d'image/fréquence d'images] dans le menu d'enregistrement vidéo.
De plus, sélectionner [ON] pour [Options grain de film] > [Grain de film] dans le menu d'enregistrement vidéo désactive [Adoucissement de la peau] dans le menu d'enregistrement vidéo.
Une capture plus réactive grâce au mode C15
Une nouvelle option C15 fait son apparition dans les modes de pré-déclenchement. Elle active la capture à haute vitesse juste avant le déclenchement, à vous d’apprendre à la maîtriser pour ne plus jamais rater un geste ou une expression fugace.
Concrètement, le Zf enregistre une rafale avant même que vous ayez totalement enfoncé le déclencheur. Pour les photographes de rue, de sport ou d’animaux, c’est une aide potentielle appréciable.
Des commandes plus personnalisables
Le Zf gagne en souplesse. Nikon ajoute plusieurs nouveaux réglages personnalisés :
Ouverture maximale Lv (a13) : permet de contrôler le comportement du diaphragme en visée écran.
Limiteur de mise au point (a15) : utile pour restreindre la plage de mise au point d’un objectif, pratique en macro ou en sport.
Nouvelle option “Minimum” dans le retardateur, pour réduire l’intervalle entre deux vues.
Nouvelles affectations de boutons dans les menus f2 et g2. Vous pouvez désormais attribuer la compensation d’exposition ou la sensibilité ISO aux molettes, même en mode M.
Ces réglages rapprochent le Zf des modèles pro de la série Z comme les Nikon Z6III ou Z8. Ils donnent à l’utilisateur expérimenté un contrôle plus fin sur l’ergonomie, sans modifier la philosophie du boîtier.
Des affichages mieux pensés
Nikon continue d’écouter les retours utilisateurs (ce qui veut dire que vous pouvez écrire au support pour faire vos remarques, je dis ça …). Parmi les ajouts notables :
une option “Seulement pendant le zoom” pour le focus peaking, afin d’éviter les surcharges visuelles,
de nouvelles grilles de cadrage au format 4:3 et 9:16, pratiques pour la composition ou la vidéo destinée aux réseaux sociaux,
une meilleure lisibilité du Hi-Res Zoom, qui affiche désormais le point de mise au point sur le sujet détecté.
L’ensemble rend la visée plus claire et plus moderne, tout en restant fidèle à la simplicité du Zf.
La vidéo aussi gagne en souplesse
Le firmware 3.00 du Nikon Zf corrige plusieurs petits manques qui pouvaient gêner les vidéastes.
D’abord, l’ouverture n’est plus restreinte en mode S (priorité vitesse) : on retrouve enfin un contrôle fluide de la profondeur de champ.
Ensuite, la sortie HDMI a été revue : l’appareil assure une sortie continue et stable vers les moniteurs ou enregistreurs externes, même après la fin d’un enregistrement.
La gestion du volume casque se règle maintenant directement dans le menu « i » pendant la captation, et il est enfin possible d’enregistrer des mémos vocaux avec un micro externe.
Ajoutez à cela le streaming USB (UVC/UAC) : vous pouvez désormais utiliser votre Zf comme webcam de haute qualité, sans logiciel tiers. Il suffit de le relier à un ordinateur via USB et de choisir le mode “UVC/UAC”. Les IA de visioconférence ou les applications de live streaming détectent automatiquement la caméra, en Full HD.
Réseau et connectivité : plus flexible
Nikon introduit un nouveau mode Wi-Fi STA : le Zf peut désormais se connecter à un smartphone ou un ordinateur via un point d’accès existant (box, routeur, borne Wi-Fi). Ce mode complète le Bluetooth et la connexion directe déjà présentes.
Par ailleurs, le Nikon Imaging Cloud évolue : vous pouvez maintenant y ajouter directement des Picture Control personnalisés () »recettes »), depuis le boîtier. C’est une façon appréciable de synchroniser vos profils créatifs entre appareils.
Prise de vue par décalage de pixels et autres ajustements
Les photographes de studio ou d’architecture apprécieront de pouvoir utiliser le mode Pixel Shift avec le retardateur activé. Ce détail évite de toucher le boîtier pendant la prise, garantissant un alignement parfait.
Autres améliorations :
la capture avec pré-déclenchement devient compatible avec les télécommandes Bluetooth,
les caractéristiques tonales ont été retravaillées quand l’assistance d’affichage (View Assist) est activée,
Nikon a aussi corrigé deux bugs rares :
l’apparition du message “L’obturateur est fermé” après des prises répétées avec écran replié,
et une erreur dans les valeurs d’ouverture maximale pour les objectifs sans CPU.
À retenir avant de faire la mise à jour vers le firmware 3.00 du Nikon Zf
Utilisez uniquement un objectif NIKKOR Z ou une bague FTZ / FTZ II pendant la mise à jour.
Sauvegardez vos réglages IPTC et menus personnalisés sur carte mémoire.
Utilisez une batterie pleine et ne coupez pas le boîtier pendant la mise à jour.
Téléchargez le firmware sur le Nikon Download Center ou via le Nikon Imaging Cloud directement depuis l’appareil.
Pourquoi cette mise à jour mérite votre attention
Cette version 3.00 ne transforme pas le Zf, mais elle le fait mûrir. Nikon y glisse des détails qui comptent : une approche plus créative (le grain argentique), plus connectée (streaming USB, Wi-Fi STA), et plus respectueuse des usages experts (commandes, grilles, son, stabilité HDMI).
C’est aussi un signal : Nikon continue de faire évoluer ses hybrides non pas seulement par les performances, mais par l’expérience de prise de vue.
C’est ce qui donne au Zf sa personnalité : un appareil fait pour le plaisir du geste, de l’image pensée et composée. Quelque chose comme la « pure photographie », le concept créé lors de l’arrivée du Nikon Df en son temps.
FAQ Firmware 3.00 du Nikon Zf
Dois-je absolument installer la version 3.00 ? Si vous utilisez le Zf régulièrement, oui. Vous bénéficierez d’une meilleure stabilité, du grain argentique et du streaming USB.
Puis-je revenir à une version précédente ? Nikon ne le recommande pas ; mieux vaut sauvegarder vos réglages et tester la nouvelle version avant de juger.
Mon Zfc ou Z 6II bénéficient-ils des mêmes fonctions ? Pas encore, mais Nikon tend à aligner progressivement les firmwares de la série Z, donc patience.
Photographier les galets de Dieppe avec un smartphone, vraiment ?
« Et si je passais une journée à Dieppe pour changer d’air et profiter de la mer ? » Banco !
Réveil matinal, je quitte Paris direction la Normandie, et 2h30 plus tard je suis sur la plage de Dieppe.
La météo a senti que c’était le jour J, elle m’envoie le soleil et un magnifique ciel bleu. Quoi d’autre que quelques photos pour la remercier ?
Les galets sur la plage de Dieppe
Bien que j’ai emporté mon Nikon Z6III et le petit NIKKOR Z 40 mm F/2, j’aime aussi faire des photos avec l’iPhone. C’est fun, facile, elles se partagent rapidement et complètent les photos faites avec mon hybride.
Alors que la fin de journée annonçait son arrivée, j’ai joué avec les galets. Mode portrait avec éclairage naturel, flou d’arrière-plan avec une ouverture simulée de f/5, et quelques points d’éclat pour renforcer la netteté apparente du galet. Pourquoi chercher plus loin ?
A la question que vous allez me poser et qui est « et les photos de l’hybride ? », j’en ai une pleine carte. Ça va prendre plus de temps mais j’en parlerai dans ma Lettre photo quand elles seront visibles.
Comment faire une photo carrée sur un Nikon Z hybride
Vous avez la nostalgie du moyen format ? Vous aimeriez varier les formats d’image ? Pourquoi ne pas tester le format carré ? Voici comment faire une photo carrée avec un Nikon Z sans y passer des heures.
Comment activer le format carré sur votre Nikon Z
Allez dans le menu Prise de vue photo > Choisir la zone d’image. Activez l’option 1:1 (24×24). Validez.
Désormais, votre Nikon Z voit en carré, et cette information est enregistrée dans les métadonnées des fichiers sur la carte.
Lorsque vous faites des photos au format carré, le format d’enregistrement des fichiers a son importance.
En JPG
Le boîtier convertit l’image au format JPG en respectant le format carré avant de l’enregistrer sur la carte. Lorsque vous ouvrez cette photo dans votre logiciel habituel, elle est bien au format carré.
En RAW
Le boîtier enregistre l’information de ratio dans les métadonnées du fichier et les stocke dans le RAW. Celui-ci contient donc les données image (la future photo) et les métadonnées (les EXIF et le ratio image).
Lorsque vous ouvrez ce fichier RAW dans votre logiciel photo, deux cas s’offrent à vous.
Le logiciel sait lire les informations de ratio et l’aperçu intégré
Il affiche alors la photo au format carré. Vous gardez la possibilité de revenir au format natif puisque le RAW contient toutes les données du capteur.
Le logiciel ne sait pas lire les informations de ratio et l’aperçu intégré
Il affiche alors la photo dans son format natif (3:2 avec un Nikon Z). Vous devez utiliser l’outil de recadrage de votre logiciel photo pour passer en carré, rapport 1:1.
Histoire Nikon | Épisode 6 : le Nikon F2, le dernier reflex mécanique légendaire
Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Plongez dans l’histoire du Nikon F2, le dernier reflex professionnel 100 % mécanique de la marque, produit de 1971 à 1981 et véritable référence pour les photographes du monde entier.
Dans ce sixième épisode de la série Histoire Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien reconnu, nous fait découvrir le boîtier qui a porté la marque à son sommet technique avant l’arrivée de l’électronique.
En 1971, Nikon présente le F2, successeur du Nikon F. Ce boîtier marque la fin d’une époque : celle des reflex 100 % mécaniques. Produit jusqu’en 1981, il devient le symbole de la fiabilité absolue, du génie d’ingénierie japonaise et du perfectionnement constant d’un système déjà légendaire.
Le Nikon F2 n’est pas une simple mise à jour du F : c’est une refonte complète, plus robuste, plus fluide, plus modulaire. Il répond aux exigences des photographes professionnels de presse, de sport, d’industrie ou de recherche scientifique, qui recherchent un appareil à toute épreuve.
Un système complet et modulaire
Comme son prédécesseur, le Nikon F2 repose sur un système entièrement modulaire. Son secret réside dans la compatibilité totale de ses éléments : viseurs, dos, moteurs, poignées, dépoli – tout peut s’adapter et se remplacer.
Parmi les éléments emblématiques :
Les viseurs interchangeables : prisme standard, photomic (TTL), poitrine, sportif, ou loupe de visée.
Les moteurs de la série MD, notamment le MD-1 et le MD-2, permettant jusqu’à 5 images/seconde.
Les dos grande capacité et le dos Data, capable d’inscrire la date ou un numéro de série directement sur le film.
Les accessoires scientifiques, comme le viseur-loupe ou les adaptateurs Polaroid, très utilisés dans les laboratoires.
Le F2 devient ainsi un outil de précision universel, capable de s’adapter à toutes les pratiques photographiques.
Les versions spéciales et éditions rares
Certaines versions du F2 sont devenues légendaires chez les collectionneurs :
Le F2 Titan, boîtier en titane conçu pour résister aux conditions les plus extrêmes.
Le F2 High-Speed, équipé d’un moteur DMD et d’un miroir fixe pour atteindre 10 i/s.
Le F2 Data, utilisé par les services de douane et de police pour enregistrer automatiquement des informations sur le film.
Les F2 Photomic A, AS, SB et S, représentant les évolutions successives du système de mesure et d’affichage.
Ces modèles rares témoignent de l’exigence de Nikon à concevoir de vrais outils professionnels, bien avant l’ère numérique.
Le Nikon F2 dans la pratique professionnelle
Grâce à sa conception mécanique pure, le F2 s’impose dans les domaines où la fiabilité absolue est essentielle. Photographes de guerre, chercheurs, douaniers, scientifiques et reporters l’utilisent partout dans le monde, de l’Arctique aux déserts africains.
Les accessoires spécialisés – viseur scientifique, testeur de visée, systèmes de déclenchement à distance, dos Polaroid – en font un véritable laboratoire photographique portatif. Ce boîtier, d’une résistance exceptionnelle, reste opérationnel des décennies après sa sortie, sans dépendre de l’électronique.
Le Nikon F2, symbole d’une philosophie
Le Nikon F2 incarne l’apogée d’une philosophie : celle de la photographie mécanique maîtrisée. C’est le dernier grand reflex de Nikon avant l’introduction de l’électronique avec le F3 en 1980. Pour beaucoup de photographes, il reste l’appareil parfait, combinant robustesse, fluidité et précision au déclenchement.
Aujourd’hui encore, les collectionneurs et utilisateurs passionnés considèrent le F2 comme le sommet de la mécanique photographique : un appareil qu’on peut démonter, entretenir, réparer… et surtout utiliser comme au premier jour.
Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon
Photographe, historien et collectionneur, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage de Nikon. Dans son musée, il expose des F2 rares, prototypes et accessoires d’époque, témoignant de l’inventivité et du savoir-faire de la marque.
Par sa passion et sa rigueur, il transmet cette histoire à tous ceux qui veulent comprendre pourquoi le Nikon F2 reste une légende vivante.
FAQ sur le Nikon F2
Quand le Nikon F2 a-t-il été lancé ? En 1971, produit jusqu’en 1981 avant d’être remplacé par le F3.
Quelle est la particularité du F2 par rapport au F ? Un obturateur entièrement nouveau, plus rapide (1/2000 s) et une ergonomie améliorée.
Quels viseurs étaient compatibles ? Prisme standard, Photomic (DP-1 à DP-12), poitrine, sportif et loupe.
Qu’est-ce que le F2 Titan ? Une version spéciale en titane, produite en série limitée pour les professionnels de terrain.
Le F2 est-il encore utilisable aujourd’hui ? Oui : entièrement mécanique, il fonctionne sans pile (sauf pour ses cellules).
Quelle est la valeur d’un F2 actuellement ? Entre 400 et 2500 €, certains modèles (Titan, Data) dépassant les 4000 €.
🔔 Abonnez-vous à la Lettre Photo pour recevoir chaque jour des conseils et des histoires autour de la photographie et de l’univers Nikon.
Lightroom 2025 : les nouveautés majeures des versions Classic, Desktop, Mobile et Web
Les mises à jour Lightroom d’automne 2025 sont arrivées. Adobe vient en effet de mettre en ligne toutes les nouvelles versions de son écosystème Lightroom : Lightroom Classic 15.0, Lightroom Desktop 9.0, Lightroom Mobile 11.0, Lightroom Web et Camera Raw 18.0.
Au menu, plusieurs nouveautés majeures : tri des photos assisté par l’IA, suppression assistée des taches et poussières, évolution des moteurs d’IA. Cette fois, Adobe change la donne. Lightroom ne se contente plus de corriger et classer vos photos : il apprend à travailler avec vous. L’IA devient votre partenaire, sans jamais prendre le contrôle sur la création.
À l’inverse de Luminar NEO, dont l’IA décide de nombreux traitements, Adobe fait le choix d’utiliser l’IA comme une « petite main » au service du photographe plutôt que comme un outil génératif. Cela me convient très bien.
Voici ce qui va changer dans le flux de travail du photographe, quelle que soit la version de Lightroom utilisée.
Lightroom Classic – tri assisté par l’IA
Pourquoi cette mise à jour est importante : Lightroom 2025 n’est pas une simple version corrective. Elle marque un tournant vers un usage plus pertinent de l’IA dans la photographie. L’objectif d’Adobe semble clair : aider les photographes à trier, nettoyer et traiter plus vite de nombreuses photos, sans jamais leur retirer le pouvoir de décider.
Compatibilité système : Lightroom 2025 préfère Windows 11 et macOS 13
Si l’écosystème Lightroom évolue, les systèmes d’exploitation aussi. Windows 10 étant en fin de support chez Microsoft, bien que prolongé d’un an jusqu’en 2026, Adobe communique clairement sur le fait que passer à Windows 11 va commencer à presser si vous souhaitez toujours utiliser Lightroom. La compatibilité reste toutefois assurée avec Windows 10 (version 22H2) ou Windows 11 (version 23H2 ou ultérieure).
Chez Apple, c’est macOS Sonoma (version 14.x) ou ultérieure dont vous devez disposer.
La mise à jour de vos logiciels Lightroom se fait via l’application Adobe Creative Cloud. Le catalogue de Lightroom Classic est mis à jour, et une copie de sauvegarde de la version précédente est créée par l’installeur. Ne la supprimez pas avant d’avoir vérifié que tout fonctionne bien avec la nouvelle version.
Pour Lightroom Desktop (cloud), pas de sauvegarde du catalogue, puisque celui-ci est géré dans le cloud par Adobe. Idem pour Lightroom Mobile et, bien évidemment, Lightroom Web.
Pensez également à mettre à jour Camera Raw, le moteur de développement Adobe utilisé par toutes les versions de Lightroom. Enfin, une fois les mises à jour effectuées, assurez-vous que vos sauvegardes sont toujours opérationnelles, vérifiez vos plug-ins si vous en utilisez, et videz les caches (menu Préférences > Performances). Cela ne peut qu’être bénéfique pour repartir d’un bon pied.
Tri assisté par IA dans Lightroom 2025 : un vrai gain de temps pour les photographes ?
L’IA ne sert pas qu’à générer du contenu : elle sait aussi identifier et classer des images. C’est le principe de la nouvelle fonction de tri assisté par l’IA dans Lightroom.
Le logiciel peut désormais analyser le contenu des photos : en local pour Lightroom Classic, et dans le cloud pour les autres versions. Cette analyse identifie des zones particulières (par exemple les yeux dans les visages), évalue la mise au point et propose un avis sur l’intérêt de chaque image.
Entendons-nous bien : l’IA propose, vous disposez. Aucun choix ni aucune exclusion n’est effectué sans votre accord. C’est bien le rôle d’assistant, cette « petite main » intelligente.
Les portraitistes et les photographes d’événementiel sont les premiers bénéficiaires. Les limites actuelles ne permettent pas encore de traiter efficacement la faune ou le paysage : ces fonctions arriveront dans de prochaines versions.
Lightroom Classic – tri assisté par l’IA
Cet outil de tri assisté par l’IA est disponible dans le module Bibliothèque, à droite. Vous y trouverez les options de réglage des critères : netteté, détection des yeux, pastilles verte/rouge, filtrage. Vous pouvez ensuite marquer vos photos par lots en vous basant sur les pastilles rouges et vertes.
Lightroom Classic – empiler les photos similaires
Cette fonction est complétée par un onglet « Scores de triage » et par l’empilement automatique des images similaires ou prises à des heures proches. C’est l’empilement historique de Lightroom Classic, bien connu pour gérer les séries.
Notez que le tri assisté est également accessible depuis le module d’importation. Cela peut vous éviter d’importer des centaines de photos pour en supprimer la moitié quelques minutes plus tard — un vrai gain de temps et de performance.
Lightroom Classic – tri assisté par l’IA à l’importation
Cette fonction semble pertinente pour trier de gros volumes, j’attends toutefois que les résultats soient à la hauteur. Alors que la reconnaissance des visages est fiable depuis des années, mes premiers tests du tri assisté sont décevants. Sur les 450 photos d’une séance de portrait en studio, le domaine dans lequel le tri assisté est censé être à son aise, le logiciel a allègrement mélangé les photos d’yeux fermés, ouverts, de sujets flous ou moins flous. Adobe précise que ce tri assisté est en accès anticipé (l’autre nom d’une version beta), attendons la version finale pour savoir ce qu’il en est vraiment.
Astuce pratique : testez le tri assisté sur une série de portraits récents. Vous verrez comment Lightroom détecte la netteté des yeux et classe automatiquement les images exploitables. Une fonction qui vous fera gagner un temps précieux lors du post-traitement de mariages, d’événements ou de shootings studio dès qu’elle sera pleinement opérationnelle.
Suppression automatique des poussières dans Lightroom Classic 15.0
Si vous n’avez jamais remarqué de poussières ni de taches de capteur sur vos photos, passez votre chemin. Sinon, la nouvelle fonction de suppression des distractions « Poussière » vous aide à identifier ces défauts et à les corriger automatiquement.
Cette fonction utilise le moteur d’IA local de l’ordinateur pour Lightroom Classic, et le cloud pour les autres versions de Lightroom.
Suppression automatique des poussières dans Lightroom Classic 15.0 – avant
Pour y accéder, activez l’outil Supprimer dans le module Développement, puis cochez Appliquer sous l’onglet Poussière. Les outils Reflets et Personnes restent disponibles.
Pour supprimer automatiquement les poussières et taches, passez en affichage noir et blanc via Afficher les défauts, puis cochez Appliquer pour détecter et corriger. Si le résultat ne vous satisfait pas pleinement, utilisez la pipette pour cibler les défauts restants : ils seront corrigés à leur tour.
Suppression automatique des poussières dans Lightroom Classic 15.0 – après
La fonction n’est pas révolutionnaire, Lightroom Classic permettait déjà d’afficher les défauts et de les corriger manuellement, mais l’automatisation fait gagner un temps appréciable. Elle est précise, sans vous obliger à ajuster la taille de l’outil de correction pour chaque défaut.
C’est aussi un premier pas vers une suppression automatique plus large des imperfections. La correction des défauts de peau sur les portraits que les utilisateurs de Luminar NEO connaissent bien pourrait, à terme, rejoindre la palette des possibilités.
Nouveaux outils IA Lightroom 2025 : retouche plus fluide, rendu plus naturel
Le masquage assisté par l’IA détecte désormais la neige. Vous pouvez sélectionner automatiquement ces zones pour ajuster, par exemple, balance des blancs et exposition très rapidement. Adobe annonce aussi une meilleure détection des ponts.
Lightroom Classic – masquage des zones de neige
Le curseur Variance de couleur, désormais finalisé, permet d’harmoniser (ou de renforcer) les différences de teintes. En portrait, il uniformise subtilement les teintes chair. En paysage, il ajuste les nuances de verts, de bleus ou de jaunes sans sursaturer.
Huit presets saisonniers offrent une base de travail rapide et équilibrée pour le paysage. Classés par saisons, ils proposent des rendus doux et naturels adaptés aux dominantes de lumière et de couleur. A réserver aux adorateurs de presets, je recommande toujours d’apprendre à créer les siens pour un résultat plus personnel.
Lightroom Classic – affichage et gestion HDR
Le curseur Limite HDR gère la plage de luminance affichée selon les capacités de l’écran HDR. En réduisant la limite, on visualise comment Lightroom tronque les hautes lumières et ajuste la plage dynamique — utile sur écrans très lumineux et en post-traitement 10 bits.
Les API pour consoles externes (Loupedeck, TourBox) sont améliorées : contrôle plus fluide, personnalisation avancée, interaction plus naturelle, notamment en retouche fine.
Enfin, les moteurs d’IA ont été retravaillés : suppression générative, suppression des reflets et détection des personnes gagnent en précision, avec meilleure prise en compte des ombres et moins de dilatation des contours. Résultat : sélections plus nettes, plus réalistes, flux de retouche accéléré.
Lightroom Classic : l’expérience photo et vidéo intégrale
Lightroom Classic s’enrichit encore. Adobe semble avoir compris que Lightroom Desktop n’est pas la version préférée des photographes, et qu’il est essentiel de continuer à développer la version historique.
Lightroom Classic – zoom en recadrage
L’outil de recadrage gagne un zoom contrôlé au pixel près. Une fois le recadrage activé, un curseur « Zoom » apparaît dans la barre d’outils inférieure : zoomez tout en déplaçant la zone pour un cadrage aux petits oignons.
L’export des vidéos et des diaporamas est désormais disponible en 4K.
Si vous utilisez les commentaires sur vos images via le cloud Adobe (galeries web, par exemple), vous pouvez filtrer les images commentées ou likées (chouette alors, des Likes !)
La prise de vue connectée s’étend aux boîtiers Leica.
Lightroom Classic – dossiers manquants
Les dossiers manquants sont désormais signalés par un symbole noir bien visible. Si vous déplacez vos dossiers sur le disque sans le faire depuis Lightroom, l’erreur sera immédiatement repérée. Ne me dites pas que vous ne l’avez jamais fait.
Vous pouvez différencier deux images à la milliseconde près — pratique pour synchroniser plusieurs boîtiers ou différencier deux prises de vue hyper rapprochées.
Lightroom Desktop : le cloud rattrape enfin Classic
Lightroom Desktop est la version qui stocke vos photos dans le cloud. Elle s’installe sur ordinateur, avec une interface différente de Lightroom Classic.
Les libellés de couleur sont enfin synchronisés avec Lightroom Classic. Si vous classez depuis votre portable alors que votre catalogue principal est sur Classic, les changements sont répercutés, à condition que les photos soient dans une collection synchronisée.
Le renommage par lots arrive aussi dans Lightroom Desktop. L’outil diffère, mais la fonction est pleinement utilisable.
Pour les images stockées en local, Lightroom Desktop affiche désormais le contenu des sous-dossiers, une amélioration attendue.
Au total, Desktop se rapproche de plus en plus de Classic en couverture fonctionnelle. Plutôt que de remplacer Classic, il sert aux utilisateurs itinérants qui veulent travailler dans le cloud ou accéder à leurs images depuis un autre appareil que l’ordinateur qui gère le catalogue. La cohabitation a du sens, et la parité fonctionnelle à terme ne me déplairait pas.
Lightroom Mobile et Web : la retouche rapide et l’IA de demain
Lightroom Mobile et Lightroom Web, le premier sur appareils mobiles, le second dans le navigateur, gagnent des actions rapides étendues à la correction de peau (visage) et à la dynamique des ciels. Ces outils accélèrent les retouches courantes pour un rendu propre et homogène, sans passer par des masques manuels.
Nouveauté qui fera débat (vos réactions sont attendues dans les commentaires de cet article) : Lightroom Web proposera bientôt des suggestions automatiques de traitement. Face à la déferlante d’IA dans les logiciels photo, j’apprécie la retenue d’Adobe : je préfère une IA qui m’aide à travailler plus efficacement, à gagner du temps et à éviter les erreurs, plutôt qu’une IA qui ferait le traitement à ma place. Nous jugerons à l’usage, les dérapages technologiques sont malheureusement toujours possibles.
Appareils et objectifs pris en charge : rien de nouveau chez Nikon – et pour cause
Vous trouverez la liste complète des appareils et objectifs pris en charge par les nouvelles versions de Lightroom sur le site d’Adobe.
Chez Nikon, aucune nouveauté : tous les boîtiers étaient déjà supportés par les versions précédentes, y compris pour le format RAW Haute Efficacité.
FAQ – Lightroom 2025 : vos questions fréquentes
Quelle est la différence entre Lightroom Classic et Lightroom Desktop ? Lightroom Classic stocke vos photos localement et offre un contrôle complet. Lightroom Desktop, lui, sauvegarde vos images dans le cloud pour un accès multi-appareils.
Faut-il Windows 11 pour Lightroom 2025 ? Non. Mais Adobe prévient, avec la fin de support de Windows 10 par Microsoft annoncée en 2026, il faudra envisager très vite le passage à Windows 11 pour continuer à utiliser Lightroom dans les prochaines années.
L’IA de Lightroom 2025 remplace-t-elle le photographe ? Non. Adobe a conçu son IA comme un assistant intelligent : elle aide à trier, corriger et améliorer vos images, sans jamais imposer de choix créatif.
Peut-on synchroniser les libellés de couleur entre Lightroom Classic et Desktop ? Oui, cette fonction est enfin disponible et synchronisée entre les deux versions.
Un Lightroom plus intelligent, mais toujours au service du photographe
En résumé :
Tri assisté par IA, nettoyage automatisé, outils plus précis : Lightroom 2025 accélère le flux sans prendre la main sur vos décisions.
Lightroom Classic reste la référence des photographes exigeants tandis que Lightroom Desktop progresse encore pour le travail en mobilité.
La stratégie d’Adobe est claire : une IA qui travaille avec vous, pas à votre place.
Lightroom Classic, digne successeur des versions historiques Lightroom 2 à 6, continue d’évoluer avec des fonctions que certains détracteurs n’attendaient que dans le « cloud ». Adobe l’a manifestement compris : Lightroom Classic est là pour rester, et il doit progresser au même rythme que les autres déclinaisons.
J’irais même plus loin dans cette analyse en disant que Lightroom Classic reste le fer de lance de l’offre Lightroom, même si Adobe s’attache à promouvoir ses autres déclinaisons.
Tous les photographes ne sont pas prêts à gérer leurs images dans le cloud, ni à trier depuis un mobile ou une tablette. Il en faut pour tous les goûts, et Adobe en donne aujourd’hui suffisamment pour tout le monde.
Histoire Nikon | Épisode 5 : les Nikonos
Embarquez pour la grande aventure sous-marine de Nikon ! Dans ce cinquième épisode de la série documentaire consacrée à l’histoire de Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien de la marque, revient sur la genèse et l’évolution des légendaires appareils photo étanches Nikonos, nés du partenariat visionnaire entre Jacques-Yves Cousteau et Jean de Wouters au début des années 1960.
👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon. 👉 Lisez les épisodes précédents :
Au tournant des années 60, la photographie sous-marine reste un défi technique majeur. Nikon, fort de son savoir-faire optique, s’associe à Jean de Wouters, ingénieur belge passionné d’océanographie, et au commandant Cousteau, pionnier de l’exploration marine. Ensemble, ils conçoivent un appareil révolutionnaire : le Calypso, premier appareil photo véritablement étanche sans caisson.
Séduit par le projet, Nikon rachète le brevet et perfectionne le concept. En 1963 naît le Nikonos, capable de plonger jusqu’à 50 mètres de profondeur sans protection supplémentaire. Sa robustesse, son étanchéité et sa qualité d’image exceptionnelle en font rapidement l’appareil de prédilection des plongeurs, explorateurs et reporters scientifiques du monde entier.
🧭 Le saviez-vous ? Le premier Nikonos blanc de pré-série (1962) n’a été produit qu’à 100 exemplaires pour le marché japonais. Le Nikonos RS coûtait plus de 60 000 francs à sa sortie, soit environ 10 000 € actuels. Certains modèles ont été utilisés par la marine américaine et par des expéditions océanographiques.
Une nouvelle ère pour la photographie sous-marine
Le succès du Nikonos repose sur une idée simple mais géniale : offrir aux plongeurs un outil aussi performant sous l’eau que sur terre. Grâce à ses optiques spécifiques pour milieu aquatique, conçues pour compenser la réfraction et les aberrations dues à l’eau, les images gagnent en netteté, contraste et réalisme.
Les différentes versions – Nikonos II, III, IV-A et V – apportent chacune leur lot d’améliorations : ergonomie renforcée, viseurs plus précis, obturateurs plus fiables et compatibilité accrue avec les flashs sous-marins. Le Nikonos V, lancé en 1984, marque l’apogée de cette lignée avec une exposition automatique et un système d’étanchéité perfectionné.
Des optiques et accessoires dédiés
Les objectifs du Nikonos, tels que le Nikkor 15 mm f/2.8 ou le 35 mm amphibie, comptent parmi les plus emblématiques de la marque. Spécialement conçus pour l’eau, ils offrent des performances optiques inégalées, bien supérieures à celles des objectifs utilisés dans un caisson traditionnel.
Autour du boîtier, Nikon développe un vaste système d’accessoires : flashs SB-101, bras articulés, joints toriques, viseurs d’angle, sacs de transport étanches… Tout un écosystème pensé pour les photographes aventuriers.
L’héritage du Nikonos
Symbole d’aventure et d’ingéniosité, le Nikonos reste une icône pour les passionnés de photographie et de plongée. Même après la fin de sa production en 2001, son esprit survit à travers les appareils numériques étanches Nikon Coolpix ou Nikon W100, héritiers modernes de la philosophie du Nikonos : permettre à chacun de capturer le monde sous un autre angle.
Thierry Ravassod, passeur de mémoire
Photographe et collectionneur, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage de Nikon.
Dans son musée Nikon, il expose des modèles rares, dont plusieurs Nikonos d’époque, témoins de cette époque où l’innovation technique se mêlait à l’esprit d’exploration. Par sa passion et sa connaissance encyclopédique, il nous rappelle que l’histoire de Nikon est aussi celle de l’aventure sous-marine.
FAQ sur les Nikonos
Quelle est la différence entre le Calypso et le premier Nikonos ? Le Calypso, conçu par Jean de Wouters en 1960, a servi de base au Nikonos. Nikon a racheté le brevet, amélioré l’étanchéité et ajouté des optiques Nikkor spécialement adaptées à l’eau.
Quel est le premier modèle de Nikonos ? Le premier Nikonos, dérivé du Calypso de Jean de Wouters, sort en 1963. Étanche à 50 mètres, il marque le début de la lignée.
Pourquoi les optiques du Nikonos sont-elles si particulières ? Elles sont calculées pour corriger la réfraction optique sous l’eau, là où les objectifs standards produiraient des images floues et déformées.
Quelle profondeur maximale atteignaient les Nikonos ? Le Nikonos V pouvait descendre à 50 mètres, tandis que certains prototypes militaires sont allés bien au-delà. Le Nikonos RS est étanche jusqu’à 100 mètres sans caisson, un record pour un appareil photo reflex de série.
Qu’est-ce que le Nikon RS ? Le Nikon RS (1992) est le premier appareil photo reflex autofocus étanche au monde. Conçu pour la plongée professionnelle, il reprend la monture F dans une version adaptée à l’usage sous-marin, sans caisson.
Le Nikon RS est-il encore utilisable aujourd’hui ? Oui, mais avec précaution. L’étanchéité dépend des joints, souvent à remplacer. Peu de réparateurs sont encore capables de le remettre en état, ce qui renforce son statut de pièce de collection.
Existe-t-il des descendants numériques du Nikonos ? Oui, les Coolpix étanches et le Nikon W100 prolongent son héritage, avec des technologies modernes et un usage grand public.
Pour aller plus loin
Découvrez la page dédiée à l’histoire de Nikon avec l’ensemble de la série.
Que du matos ! Pourquoi j’utilise deux systèmes photo distincts
Vous êtes fan de matos photo ? Aujourd’hui vous allez être servi(e). Mais attention, pas une longue liste à acheter pendant les pseudo-promos du Black Friday. Non, je vous invite à raisonner de façon plus subtile.
Ces derniers jours, j’ai précisé ma pratique photo. J’ai plusieurs boîtiers, plusieurs objectifs, vous le savez. Pas autant que les objectifs Nikon mythiques, quand même.
Aussi, mon dilemme est toujours le même : quoi utiliser, quand, pourquoi ?
La réponse est simple : deux mondes, deux états d’esprit, deux systèmesphoto.
1- Mon système léger pour la photo urbaine
Je pratique la photo urbaine à la volée, discrète, intime, documentaire. J’ai besoin d’un équipement léger, compact, efficace, discret.
J’utilise donc mon hybride APS-C avec des équivalents 24, 35, 50 et 75 mm. Le boîtier a 7 ans. Le jour où il sera mort, on verra. D’ici là, je le rince autant que je peux et j’ai préféré investir dans des optiques.
Défilé dans les rues de Lisbonne – photo (C) JCDichant
2- Mon système costaud pour le spectacle et le reportage
Je pratique la photo de spectacle vivant et le reportage. J’ai besoin d’un équipement avec un AF rapide, une bonne montée en ISO, des focales plus longues, du costaud capable de me suivre partout.
J’utilise donc mon hybride plein format Nikon Z6III, avec :
Reportage pour la centrale hydro-électrique de Dun sur Meuse – photo (C) JCDichant
Pourquoi pas un seul système ?
Je pourrais tout faire avec un seul système photo ? Oui, probablement.
Bien que l’AF de mon vieil APS-C soit à la traine, sa montée en ISO aussi. Et je ne me vois pas mettre un long téléobjectif sur un petit APS-C.
Mais de nos jours, je trouve plus simple – et moins coûteux – d’avoir deux systèmes dédiés plutôt que de chercher l’outil miracle qui fait tout.
De plus, le matériel vieillit bien. Aussi, pour le même prix, je préfère compléter que remplacer.
Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, c’est bien normal. Contrairement à ce que beaucoup disent, le matériel fait aussi le photographe de nos jours. Mais ce qui compte, c’est de savoir quand et pourquoi on le sort du sac.
Si c’est votre cas, partagez votre avis et parlons entre passionnés, ça m’intéresse.
Comment je tourne mes vidéos de formation sans me transformer en vidéaste pro
Tourner une vidéo de formation rapidement sans ressembler à un vidéaste professionnel, c’est possible. Je vous montre ma configuration ultra simple : smartphone, micro et mini-trépied. Ce matériel me permet d’enregistrer mes formations sans perdre de temps, où que je sois.
Je n’ai pas besoin de sortir mon hybride plein format (Nikon Z6III) ni tout l’attirail qui va avec. Mon setup se compose d’un ou plusieurs smartphones selon les besoins. Avec un seul, je suis autonome, mais il est plus difficile de me filmer à distance. Avec plusieurs, je filme simultanément sous différents angles. Je peux ensuite choisir le meilleur plan au montage, sans avoir à tout recommencer.
La qualité vidéo des smartphones est amplement suffisante pour mes besoins. En solo, je n’ai pas à gérer la mise au point, l’exposition ni un stabilisateur encombrant. Tout tient dans un petit sac, prêt à être utilisé à tout moment.
En vidéo, le son est aussi important que l’image, si ce n’est plus. J’utilise des micros RØDE Wireless GO, avec un émetteur que je porte sur moi et un récepteur relié au smartphone principal. Le son reste très bon, même si je bouge.
Ma configuration pour tourner des vidéos de formationPour filmer selon plusieurs angles en même temps, j’utilise plusieurs smartphones
Le petit trépied Manfrotto Pixi, couplé au support smartphone MCPixi, se transforme en mini-trépied pour les plans fixes, posé sur une table ou un support improvisé. J’ai tourné ainsi plusieurs vidéos de formation et des séquences pour ma chaîne YouTube. Aucune préparation compliquée, aucun câble emmêlé : je branche, je filme, je parle.
Avec ce matériel simple, je peux tourner mes vidéos où je veux, quand je veux, sans dépendre d’un cadreur ni d’un studio. C’est la configuration idéale pour mes vidéos de formation.