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Gimp 2.10, cahier d’exercices spécial débutants

Le logiciel libre de traitement des images numériques Gimp est à l’honneur sur Nikon Passion. Voici un cahier d’exercices pour apprendre à maîtriser le logiciel Gimp 2.10 (ou The Gimp, c’est comme vous voulez).

Gimp 2.10, cahier d'exercices spécial débutants

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Gimp 2.10, cahier d’exercices spécial débutants

Tout comme pour Photoshop et Lightroom, ce cahier de 50 recettes spécial débutants va vous permettre de faire connaissance avec Gimp et d’appréhender ce logiciel libre.

Concurrent direct de Photoshop, même s’il ne couvre pas l’intégralité des fonctions de ce dernier, Gimp possède néanmoins de sérieux atouts et sa gratuité parfaitement légale est un avantage non négligeable.

L’auteur du cahier d’exercices, Raymond Ostertag, est webmaster du site gimpfr.org, site de référence sur Gimp, il a participé à la traduction française de Gimp depuis 2001 ainsi qu’à la rédaction de la documentation officielle depuis 2006.

Ce cahier s’adresse donc à tous ceux qui souhaitent découvrir Gimp, aller à l’essentiel en visualisant les exercices et copies d’écran, ainsi qu’à tous les débutant en retouche numérique sous Windows, Mac OS X et … Linux. Les exercices sont présentés sous forme de pas à pas complets qui couvrent tous les besoins principaux de la retouche à la publication de vos photos.

Parmi les sujets abordés :

  • Prise de contact : espace de travail, raccourcis, aide
  • Corrections et retouches : redressement, perspective, profondeur de champ, correction des yeux rouges, dominantes de couleur, contre-jour
  • Trucages et photomontages : détourage, changement de couleurs, caricatures, déformations, fondu, effet Lomo, conversion noir et blanc, filtres
  • Finalisation et exploitation : pivots, recadrages, export, filigranes, encadrement, faire-part, impression

Voici un livre de recettes très pertinent, personnellement j’adore ces cahiers rapides à aborder, visuels, allant droit au but. Ces fiches vous permettent d’utiliser le logiciel sur votre ordinateur tout en suivant les indications et copies d’écran données par l’auteur. Il vous suffit alors d’effectuer chaque traitement pas à pas pour aboutir à un résultat identique et apprendre.

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Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

Faire une série de photos, c’est facile ? Pas si vous voulez que cette série ait du sens et traduise les envies que vous aviez en la pensant et en la réalisant. Dans cette nouvelle édition mise à jour et remaquettée de « Serial Photographer », Eric Forey, photographe professionnel, vous livre les conseils qu’il s’applique à lui-même pour produire des séries photos pertinentes et fortes.

Ce livre peut changer votre vie de photographe, vous allez comprendre pourquoi.

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Serial Photographer – Eric Forey

Eric Forey est un personnage. Photographe. Formateur. Pro. Lyonnais. En verve. Et sacrément doué quand il s’agit de rassembler des images pour leur faire dire quelque chose. Si vous l’avez croisé, sur le stand au Salon de la Photo par exemple, vous savez déjà que son propos vaut le détour.

Le livre « Serial Photographer » est de la même veine, celle d’un photographe de terrain qui a envie de partager ce qu’il a appris en plusieurs décennies dans un guide dédié à la série photo. Cette nouvelle édition du précédent ouvrage est revue et améliorée, la maquette est nouvelle (et très agréable) et Eric Forey vous propose d’y découvrir ce qu’est – vraiment – une série photo.

Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

extrait de Serial Photographer, comment faire une série photo

Si vous pensez qu’il s’agit d’une simple série de photos, détrompez-vous. C’est bien plus que cela : choix du thème, du sujet, prise de vue, travail sur la durée, editing, post-traitement, présentation, construire une série photo est loin d’être évident. Mais c’est fascinant.

Ce guide n’est pas un livre de recettes prêtes à l’emploi. Si vous cherchez la méthode en 10 étapes qui fonctionne à tous les coups pour faire du Like, oubliez. Par contre si vous êtes prêt à vous investir, à faire un travail de recherche personnel, à prendre le temps, alors vous avez en main un des meilleurs ouvrages d’apprentissage que j’ai eu l’occasion de lire ces derniers mois.

L’apprentissage, parlons-en. Depuis les séries simples (cherchez des ronds autour de chez vous, un excellent exercice des premières pages) jusqu’aux plus complexes, vous allez progresser dans la découverte de ce qu’est une série photo. Et quand vous en arriverez à la fin de l’ouvrage, vous réaliserez combien les ronds du début c’était facile ! Mais vous aurez pris tellement de recul sur votre pratique que vous aurez déjà progressé.

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Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

Pour être honnête avec vous ce livre a un gros défaut. Il est addictif ! J’ai rarement pris autant de temps pour lire un tel ouvrage (Freeman et ses 50 pistes créatives mis à part). Deuxième conséquence, j’ai remis en question ma pratique personnelle (on apprend tout le temps). 

Les fondamentaux de la technique, le premier chapitre, ne m’ont pas paru indispensables mais il est toujours bon de démarrer la lecture d’un tel ouvrage en sachant comment son auteur voit les choses en la matière, ça cale la suite.

Découvrir le concept de la série photo, apprendre à travailler une série, apprendre à réaliser un editing, par contre, c’est rentrer dans le vif du sujet. Les bases sont posées avant que l’on passe aux différents types de séries. Car il y en a plein des façons de faire des séries photo.

Les séries basiques (courbes, couleurs, chiffres, …) c’est pour vous mettre dans le bain. Et croyez-moi, ce n’est déjà pas forcément évident. Surtout quand vous vous fixez des contraintes (voir le chapitre 6).

Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

Les séries complexes ? Ajoutez aux séries simples une bonne dose de répétition, d’éléments disparates, de mise en scène, de post-traitement et d’ambiance et vous avez un vrai challenge à relever.

Dans la dernière partie du livre Eric Forey vous présente plusieurs séries sur lesquelles il travaille encore pour certaines. Bel exemple de formalisation de ce qui est dit précédemment, et comme rien ne remplace l’exemple j’approuve totalement l’initiative.

Les plus curieux d’entre vous retrouveront certaines de ces séries sur le compte Instagram de l’auteur, si vous n’êtes pas encore abonné c’est une honte filez-vite le faire.

Vous aurez compris que je ne peux que recommander une lecture attentive de cet ouvrage. Seul bémol, l’univers très urbain de l’auteur peut dérouter ceux qui sont plus proches de la photo de nature, d’action ou de studio. Mais les principes de la série restent les mêmes, tout ce qui est présenté est applicable à tous les domaines (et puis l’urbain, c’est bien !).

Serial Photographer, comment faire une série photo par Eric Forey

Ce livre s’adresse à vous si vous êtes prêt à consacrer du temps à votre apprentissage, si vous savez accepter de vous remettre en question et si vous avez envie de développer votre créativité. C’est tout vous ? Allez chez votre libraire en toute confiance, c’est du tout bon.

Vous hésitez encore un peu ? Arrêtez de réfléchir et testez. Vous serez délesté de 26 euros mais plus riche de tellement de notions fondamentales que votre pratique photo va s’en ressentir. La mienne en a déjà profité et je ne regrette rien.

Vous avez déjà lu le livre ? Profitez des commentaires pour dire ce que vous en pensez, c’est l’endroit !

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Comment faire des photos nettes avec un appareil photo 36 ou 45 Mp

Certains appareils photo hybrides ou reflex sont riches en pixels et ceci n’est pas sans conséquence sur la qualité des images. Faire des photos nettes avec 36, 45 Mp, voire plus, demande du soin à la prise de vue pour garantir une netteté maximale.

Voici quelques règles à prendre en compte pour optimiser l’usage d’un boîtier comme les Nikon Z 7II, Nikon Z 9 ou Nikon D850 avec leurs 45 Mp ou le Nikon D810 et ses 36 Mp.

5 conseils pour faire des photos nettes avec un reflex 36 ou 45Mp

Comment faire des photos nettes avec 36 ou 45 Mp, contexte

C’est mathématique. Lorsque le nombre de pixels augmente sur un capteur, à taille de capteur égale, chacun des photosites (le plus petit élément qui capte la lumière) voit sa surface diminuer.

Si les détails les plus fins peuvent ainsi être reproduits, il n’en reste pas moins que le moindre flou de bougé est beaucoup plus visible. Chaque photosite capte en effet des détails que l’on ne pouvait voir avant, et les défauts associés aussi. Il faut comprendre en quoi la taille des photosites influe sur le fait de faire des photos nettes.

Sur le Nikon Z 7II et ses 45 Mp, par exemple, la surface de chaque photosite est inférieure de moitié environ à celle du Nikon Z 6II avec ses 24 Mp. Imaginez que vous agrandissiez l’image sur votre écran à 100%, un pixel écran valant alors un pixel image : les images du Z 7II sont affichées en deux fois plus grand que celles du Nikon Z 6II (aux arrondis près). Le moindre défaut est alors bien plus visible. Le risque de flou de bougé ‘visible’ est deux fois plus important.

Selon l’objectif utilisé, le contraste de l’image peut en souffrir. C’est pourquoi les constructeurs proposant des capteurs à la définition élevée (36, 45 ou 60 Mp) vous conseillent de choisir des optiques récentes conçues pour gérer cette augmentation de définition.

Conseil numéro 1 : choisir une ouverture plus petite

5 conseils pour utiliser un boîtier riche en pixels et augmenter la netteté des images

réduire l’ouverture pour faire des photos nettes

Nikon recommande de choisir une ouverture plus petite que ce à quoi vous étiez habitué avec 12 ou 24 Mp. En réduisant l’ouverture vous réduisez d’autant les aberrations optiques. Vous augmentez également la profondeur de champ, cela peut ne pas correspondre à votre envie de créativité mais vous aidera en matière de perception de mise au point. Et de rendu final.

Attention quand même à ne pas trop réduire l’ouverture, vous risqueriez d’adoucir l’image en introduisant un coefficient de diffraction important. Pas de recette miracle donc, mais faites des tests avec votre boîtier et vos optiques et trouvez le meilleur couple pour le résultat qui vous correspond.

Nikon recommande de réduire l’ouverture de 2 ou 3 valeurs (f/8 est souvent une valeur sûre) par rapport à vos habitudes pour vous trouver dans la zone la moins ‘à risque’.

Conseil numéro 2 : réduisez les mouvements du boîtier

Avec la très haute définition, tout mouvement même imperceptible se voit. Il convient donc de réduire au mieux les mouvements du boîtier lors de la prise de vue. Une première façon de procéder est de réduire le temps de pose. Plus il est court, moins le bougé se verra.

Les Nikon hybrides plein format disposent d’un capteur stabilisé, laissez cette stabilisation active. Avec un reflex, si vous disposez d’un objectif avec système de stabilisation VR, pensez à l’enclencher.

Vous disposez d’un trépied ? Il peut vous aider selon le type de prise de vue. Le trépied retrouve d’ailleurs tout son intérêt en photo de paysage lorsque la lumière vous impose d’employer un temps de pose plus long avec une faible ouverture.

Quelques astuces peuvent vous aider également : la télécommande pour déclencher sans avoir à toucher le boîtier, le mode ‘retardateur’ de votre boîtier, la possibilité de relever le miroir avant la prise de vue pour amortir le mouvement interne ou encore la visée Live View qui permet de minimiser les mouvements du boîtier.

comment éviter le flou de bougé Nikon - comment faire des photos nettes

Exemple 1 : Nikon D800 sur trépied sans mouvement – photo (C) Nikon

comment éviter le flou de bougé Nikon - comment faire des photos nettes

Exemple 2 : Nikon D800 à main levée avec vitesse d’obturation lente – photo (C) Nikon

A main levée

  • Maintenez fermement votre appareil photo et appuyez légèrement vos coudes contre votre torse afin de stabiliser votre corps
  • Définissez un temps de pose plus court que la valeur optimale pour la rapidité du mouvement du sujet
  • Lorsque vous utilisez un objectif équipé d’une fonction de réduction de vibration, activez cette fonction

Sur trépied

  • Lorsque vous utilisez un objectif équipé d’une fonction de réduction de vibration, désactivez cette fonction. Si l’appareil photo offre une option Tripod VR (Réduction de vibration trépied), utilisez ce mode
  • Utilisez le retardateur et une télécommande
  • Utilisez la temporisation miroir levé
  • Utilisez le mode levée du miroir
  • Utilisez la prise de vue en visée écran

Nikon D800 visée LiveView - comment faire des photos nettes

bien tenir votre appareil photo pour faire des photos nettes

Conseil numéro 3 : choisissez le bon mode AF

Le choix du mode AF (autofocus) peut avoir un impact sur la netteté de vos images (en savoir plus sur les modes AF). Il est important de choisir le mode le plus adapté à la prise de vue, et d’en changer d’une photo à l’autre si le sujet diffère.

Sujet immobile

Si votre sujet est immobile, choisissez le mode AF-S avec un seul point actif. Nikon recommande d’appuyer plusieurs fois sur le déclencheur, à mi-course, sans changer de position. Une fois le réglage bien stabilisé, il peut en effet y avoir de micro-variations, déclenchez en évitant de presser trop fort le déclencheur.

Visée sur écran

Avec le mode Live View des reflex, vous avez possibilité de changer le point AF actif pour effectuer une mise au point dans une zone plus large que depuis le viseur. Ce mode permet également facilement de zoomer avec l’objectif (s’il s’y prête) pour affiner la mise au point. Les hybrides ne sont pas concernés car leur visée est nativement plein cadre.

Conseil numéro 4 : comment faire des photos nettes en choisissant la bonne option de réduction du bruit

Lorsque vous utilisez les hautes sensibilités, ce qui est fréquent avec les boîtiers montant bien en ISO, les images sont davantage sujettes au bruit (pixels brillants répartis de manière aléatoire). La fonction Réduction du bruit permet de réduire ce bruit numérique.

La qualité de l’image a tendance à varier en fonction du réglage de réduction de bruit appliqué. Contrairement à ce que l’on pouvait faire précédemment, régler cette option une fois pour toutes, il convient désormais de choisir la bonne option en fonction du type de prise de vue. Si vous n’avez pas besoin de réduire le bruit via cette option, ne l’enclenchez pas.

Cette fonction peut par contre induire un effet secondaire : utilisée de façon inadaptée, elle adoucit la texture du sujet et provoque une diminution perceptible de la netteté. Pensez à sélectionner une valeur de « Réduction du bruit » faible ou désactivez l’option même si vous montez en ISO. Faites quelques tests préalables pour trouver le meilleur compromis vous donnant satisfaction.

menu Nikon accentuation - comment faire des photos nettes

régler l’accentuation pour faire des photos nettes

Conseil numéro 5 : choisissez la bonne option d’accentuation pour le Picture Control

Le réglage d’accentuation du Picture Control permet d’augmenter la netteté apparente de l’image en JPG. C’est une option accessible depuis le menu de votre boîtier qu’il convient de régler en fonction de la prise de vue à réaliser.

Vous n’avez pas besoin d’accentuer l’image via le boîtier ? Vous savez le gérer en post-traitement ? Désactivez l’option ou réduisez-là à son minimum.

Si vous choisissez la valeur « 0 », votre image sera adoucie car le boîtier n’applique pas d’accentuation. Plus vous augmentez la valeur, plus la netteté apparente de l’image augmente. Mais plus le risque de voir apparaître du ‘grain’ augmente. Là-aussi quelques tests préalables vous aideront à trouver le compromis idéal.

Comment faire des photos nettes, en conclusion

Les Nikon Z 7II, Z 9 ou D850 sont d’excellentes machines à faire des photos nettes et très bien définies, le Nikon Z 9 en particulier. Il convient toutefois de les utiliser en ayant toujours en tête que ces appareils photo imposent des contraintes à la prise de vue et qu’il faut savoir les gérer.

Prenez le temps de réaliser comment votre boîtier se comporte, quel réglage influe sur le résultat en fonction de votre pratique et quels autres réglages doivent être adaptés ou non.

Soyez précis à la prise de vue, choisissez des objectifs adaptés à votre boîtier et une fois les conditions réunies, faites-vous plaisir !

Vous trouverez d’autres informations sur le site du support Nikon.

Vous avez une expérience ou un conseil particulier à partager ? Faites-le via les commentaires.


Visite du Salon de la Photo, que voir au Salon avec la visite Live

Le Salon a fermé ses portes et vous l’avez manqué ? Il n’est pas trop tard pour faire une visite du Salon de la Photo en vidéo !

Je vous propose un tour d’horizon des deux étages d’exposition ainsi qu’une visite commentée particulièrement intéressante du stand Nikon.

Que voir au Salon de la Photo - visite du Salon de la Photo en vidéo

Visite du Salon de la Photo en vidéo

Le Salon de la Photo de Paris, ce sont 5 jours pour découvrir les tendances de la photo, les nouveaux modèles de boîtiers et objectifs ainsi que suivre les nombreuses conférences et présentations. Sans oublier les expositions avec la mise à l’honneur cette année de Sebastiao Salgado que l’on ne présente plus.

Le Salon rencontre un joli succès d’estime années après années car il vous permet de découvrir bien plus que le matériel (et c’est heureux). En compagnie de mes confrères d’Auxois Nature, Fotoloco et Photopassion, je vous propose un programme de présentations très riche. Vous pouvez retrouver la liste ici pour vous faire une idée de ce que nous traitions cette année.

Vous êtes nombreux à ne pas pouvoir venir à Paris à l’occasion du Salon, aussi comme l’an passé j’ai pris du temps pour vous faire une visite en vidéo, c’était vendredi matin avant l’ouverture au public.

Vous avez été plusieurs milliers à suivre cette visite en Live, et si vous l’avez manquée elle est disponible en replay ci-dessous. Prenez le temps de me suivre du rez-de-chaussée à l’étage (le Salon occupe deux étages du hall 5) et de découvrir ce qu’il y a à voir au Salon de la Photo.

Ne manquez pas, en particulier, la visite commentée du stand Nikon. De façon totalement improvisée mais bien sympathique, j’ai pu vous offrir une belle séquence sur le Musée Nikon spécial 100ème anniversaire installé pour l’occasion. Merci à Roland de l’équipe Nikon France pour les explications.

Merci aussi pour la visite de la régie de commande des bras robotisés, normalement fermée au public, qui permet de piloter à distance les Nikon D5 lors de grands événements comme les Jeux Olympiques (si vous êtes impatient de voir cela, c’est à 17mn environ dans la vidéo).

[L’enregistrement audio a été fait dans les conditions du Live, il n’est pas parfait mais vous permet de m’entendre présenter les stands]

La matinale du Salon de la Photo

Cette année nous avons à nouveau enregistré une émission matinale que vous pouvez retrouver en vidéo sur la chaîne Youtube de Nikon Passion. L’idée de cette émission, enregistrée avant l’ouverture au public le matin, est de vous parler des tendances et de répondre à la question « Où va la photo ? » :

  • tendances matériels de prise de vue,
  • tendances logiciels,
  • tendances vidéo,
  • tendances accessoires.

Ce n’est qu’un Au Revoir

Le Salon de la Photo 2017 a fermé ses portes et nous avons déjà en tête l’édition 2018 !

L’an prochain plusieurs échéances majeures nous attendent puisque ce sera l’occasion de fêter 10 ans de présence au Salon pour Nikon Passion et les 10 ans de Photo Passion avec Céline et Guillaume.

Autant dire qu’il vous faut réserver les dates dès maintenant, ce sera du 8 au 12 novembre 2018 !


Promotions Nikon 2017-2018, jusqu’à 100 euros remboursés sur reflex, compacts et objectifs

Mise à jour Novembre 2018 : les offres Nikon actuelles sont ici.

Les promotions Nikon 2017-2018 sont arrivées. Nikon vous permet de bénéficier d’un remboursement pouvant atteindre 100 euros selon les produits. Voici le détail des offres et les infos pratiques pour en bénéficier.

Promotions Nikon 2017-2018, jusqu'à 100 euros remboursés sur reflex, compacts et objectifs

Voir les conditions de l’offre sur le site Nikon …

Promotions Nikon 2017-2018 : reflex, compacts et objectifs Nikon

Nikon France lance une nouvelle offre promotionnelle valable jusqu’au 7 janvier 2018 pour un nombre limité de produits.

Voici le détail des remboursements qui s’appliquent sur les produits ayant un volet de garantie européen et achetés à un vendeur domicilié en Europe (voir la liste sur le site de l’opération). Vous pouvez également commander sur le site Nikon Store, site de vente en ligne de Nikon France.

Si vous envisagez de vous offrir – ou d’offrir – un reflex APS-C pour les fêtes, l’occasion est à saisir. Les utilisateurs de reflex Plein Format apprécieront l’offre sur le zoom de reportage Nikon 24-120 ainsi que sur le téléobjectif entrée de gamme 70-300mm.

Promotions Nikon reflex

Promotions Nikon Coolpix

  • Nikon Coolpix  A900 : 30 euros
  • Nikon Coolpix B700 : 30 euros

Promotions Nikon Objectifs

  • Nikon AF-S DX MICRO Nikkor 40mm f/2.8G : 30 euros
  • Nikon AF-S DX MICRO Nikkor 85mm f/3.5G ED VR : 50 euros
  • Nikon AF-P DX Nikkor 70-300mm f/4.5-6.3G : 30 euros
  • Nikon AF-P DX Nikkor 70-300mm f/4.5-6.3G VR : 40 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-200mm f/3.5-5.6G ED VR II : 75 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-300mm f/3.5-6.3G ED VR : 75 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-300mm f/3.5-5.6G ED VR : 100 euros
  • Nikon AF-S Nikkor 24-120mm f/4G ED VR : 100 euros
  • Nikon AF-P Nikkor 70-300mm f/4.5-5.6E ED VR : 75 euros

Faites don du remboursement

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Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à ce que votre remboursement soit donné par Nikon à l’association « Les enfants du Mékong »,  les conditions sont détaillées sur le site de l’opération.

Voir les conditions de l’offre sur le site Nikon …


Pola&Co, guide pratique de la photo instantanée par Jérôme Geoffroy

Pola&Co est un guide pratique écrit par Jérôme Geoffroy et publié aux éditions Eyrolles, consacré à la photographie instantanée : Polaroid, Instax Fujifilm et techniques créatives argentiques. En 14,90 euros, il couvre le matériel disponible, la prise de vue, les techniques avancées et l’archivage des tirages instantanés.

Trouver dans le même guide pratique de la photo instantanée les termes « J.K. Rowling », « Winnie l’Ourson » et « André Kertész » avouez que ça interpelle !

Et pourtant, connaissant bien Jérôme Geoffroy, l’auteur, je ne suis ni surpris, ni inquiet. Je serais même plutôt rassuré. Si vous n’avez jamais considéré la photographie comme une pratique récréative, je vous invite à filer vous procurer ce guide et à le lire d’une traite !

guide pratique de la photo instantanée

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Ce que couvre le guide Pola&Co, chapitre par chapitre

La photo instantanée ? C’est le Pola. Oui, mais pas que. C’est aussi Fujifilm et ses Instax, les films Polaroid et quelques techniques créatives qui vous permettent d’obtenir des clichés tellement différents de ce que propose la photo numérique que vous devriez vous y intéresser.

Si vous lisez Nikon Passion depuis quelques années vous avez forcément vu le nom de Jérôme Geoffroy dans plusieurs articles. Auteur de guides pratiques sur les boîtiers Nikon, de livres sur la macro, d’un excellent bouquin sur l’exposition en numérique, Jérôme est aussi venu animer quelques conférences sur le stand au Salon de la Photo.

Il y a un certain temps déjà que je le voyais préparer quelque chose en suivant ses publications sur Instagram. Moins de macro mais des images atypiques, des petits formats, des appareils photos un peu étranges, des expériences créatives, tiens tiens …

Et l’info officielle est tombée : « je prépare un livre sur la photo instantanée !« .

Quelques mois plus tard je reçois un petit bouquin pétillant ! La couverture, déjà, donne le ton : ne serait-ce pas ce format Pola dont j’ai usé quelques tonnes de films dans mes jeunes années ? Et cette jeune femme dont le regard captive et qui éclipserait presque le nom de l’auteur et le titre du livre. Une seule envie, en savoir plus.

A la découverte de la photo instantanée

guide pratique de la photo instantanée

Le film instantané comment ça marche ?

Polaroïd et Instax c’est bien joli mais ça ne parle pas à tous forcément. Alors retour aux sources pour une première partie dans laquelle Jérôme liste tout ce qu’il vous faut savoir (un peu à la façon du Grand livre du Polaroid mais en plus concentré et en allant droit au but).

Si vous pensiez que « instantané » ne rime qu’avec « Polaroid » vous allez vite comprendre que ce n’est pas le cas. Fujifilm occupe la place de leader avec sa gamme Instax, tandis que Polaroid (anciennement Impossible Project, qui a racheté puis relancé la marque historique) continue de produire films et appareils sous son nom d’origine.

Cette première partie présente :

  • les principes de fonctionnement d’un appareil instantané,
  • tous les films actuels,
  • tous les appareils photo encore disponibles en occasion,
  • tous les boîtiers dispos en neuf.

La photo instantanée se porte bien et ce n’est pas Fujifilm qui vous dira le contraire puisque la marque japonaise occupe une place de choix dans cet univers avec sa série Instax : appareils photo, films et imprimante (voir le test de l’Instax Share SP-2).

Comment faire des photos instantanées

guide pratique de la photo instantanée
Seconde partie du guide et vous passez à l’action : placez le film, réglez la visée, la mise au point, cadrez et c’est parti. Instantané qu’on vous dit !

Bien que tout cela puisse vous paraître simple, sachez toutefois que Jérôme Geoffroy ne s’est pas contenté de vous proposer un résumé du mode d’emploi de votre appareil photo. Vous allez aussi apprendre à utiliser les films noir et blanc, les films créatifs (ronds comme duochromes) et à optimiser vos clichés en extérieur comme en intérieur.

Ce n’est pas parce que la photo est instantanée qu’il ne vous faut pas réfléchir avant de déclencher. C’est même le propre de la technique d’inspiration argentique qui se cache derrière tout ça que de vous forcer à penser la photo avant de la faire. Ce n’est pas pour me déplaire.

Le guide comporte de nombreuses photos qui sont autant d’exemples de ce que vous pouvez obtenir avec un appareil photo instantané. Je n’ai pas eu à tourner beaucoup de pages pour voir que Jérôme s’est bien amusé à réaliser toutes ces images, et comme il a le don de transmettre sa passion vous allez faire de même, je vous le promets !

Techniques créatives : on passe à la vitesse supérieure

guide pratique de la photo instantanée

Guide pratique de la photo instantanée, les techniques créatives

Vous pensez toujours que la photo instantanée c’est facile ? Lisez la troisième partie du guide et vous allez changer d’avis :

  • photo de nuit,
  • light painting,
  • photo panoramique,
  • utilisation d’éclairages à LED,
  • filtres créatifs,
  • filtre gris.

J’ai beaucoup aimé la référence à André Kertész, « maître de la composition » et fervent utilisateur du Polaroid SX-70 en son temps (voir son livre Polaroids). Page 116 vous allez réaliser qu’il n’est plus question de jouer mais bien de travailler votre démarche créative. Avec un appareil instantané, oui.

Après la prise de vue

guide pratique de la photo instantanée

Guide pratique de la photo instantanée, comment archiver les photos instantanées

Tout comme en photo numérique, c’est après la prise de vue que vous allez passer le plus de temps si vous voulez donner à vos tirages le rendu qu’ils méritent. Il est rare de trouver toutes ces infos si pratiques sur le sujet, et bien que le format du guide soit réduit vous allez apprendre à :

  • réutiliser vos photos ratées,
  • faire un transfert d’émulsion,
  • manipuler le négatif,
  • créer des objets de déco.

Mais aussi comment vous pouvez conserver et archiver vos photos instantanées, comment vous pouvez les scanner et les imprimer qu’il s’agisse de tirages instantanés ou de tirages classiques de photos scannées.

Ce qu’il faut retenir de Pola&Co :

  • Guide pratique de 14,90 euros par Jérôme Geoffroy, aux éditions Eyrolles
  • Couvre Polaroid, Instax Fujifilm et les techniques créatives argentiques
  • Structuré en quatre parties : matériel, prise de vue, techniques avancées, post-traitement
  • Adapté aux débutants qui découvrent la photo instantanée comme pratique récréative et créative

Mon avis sur Pola&Co, guide pratique de photo instantanée

Je connais Jérôme Geoffroy de trop longue date pour avoir un avis totalement objectif sur son dernier livre. Oui, il existe des guides plus complets sur le Polaroid (par exemple celui-ci), oui il existe aussi des ouvrages plus artistiques sur le Pola comme The Polaroid book.

Mais réussir à regrouper dans un petit guide très abordable (14,90 euros) l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur la photo instantanée, transmettre ainsi sa passion, vous livrer tous les tuyaux à connaître pour faire des clichés sympas, vous donner de quoi vous amuser vous-aussi, ce n’est pas donné à tout le monde. Pari réussi !

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Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid est LA marque de l’univers photo qui a participé au développement de la photo instantanée avec une gamme complète d’appareils photo et de films.

L’avènement de la photo numérique, instantanée par définition, a participé à la chute de Polaroid. Mais loin de s’avouer vaincue, et soutenue par une nouvelle génération de photographes adeptes de cette technique, Polaroid renait de ses cendres pour retrouver une place face à Fujifilm et ses films Instax.

Ce grand livre du Polaroid retrace l’histoire de la marque, des différents boitiers et films et des techniques créatives associées à cette technologie.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

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Polaroid, des appareils photo et des films

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid c’est une époque, une technologie, du matériel et un art. Mais c’est aussi beaucoup d’incompréhension aujourd’hui de la part de ceux qui n’ont pas connu la grande époque « Pola » comme de la part de ceux qui ont oublié les fondamentaux.

Le Grand Livre du Polaroid vient combler ces manques. La première partie du guide reprend, de façon très détaillée, tous les matériels (appareils photo et films) qui ont fait la grande histoire Polaroid :

  • les appareils à film Peel-apart,
  • les appareils de la série SX-70,
  • les appareils de la série 600,
  • les Spectra,
  • les imprimantes instantanées,
  • les films Fuji Instax pour Polaroid,
  • les appareils Impossible I-1.

Le guide fait la part belle aux illustrations, chaque modèle est présenté en photo et resitué dans le contexte qui a prévalu à sa mise sur le marché. Vous allez trouver également de nombreuses illustrations d’époque, de jolis morceaux d’histoire de la marque et des photos. Si vous ne connaissez rien à Polaroid, lisez cette première partie, vous deviendrez un expert du sujet !

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Polaroid, des techniques créatives inédites

[su_frame][/su_frame]La seconde partie du livre est celle qui a ma préférence car elle présente les principales techniques créatives que vous allez pouvoir réaliser vous-aussi avec votre Polaroid.

Le Pola a en effet bien d’autres usages que la seule prise de vue instantanée servant à donner une photo sans délai (je préfère de loin utiliser l’imprimante Fuji Instax Share pour cela en partageant les photos de mon smartphone ou de mon boîtier).

Parmi les techniques au service de votre créativité, sachez que vous pouvez :

  • faire du transfert de transparent ou d’émulsion,
  • utiliser des films périmés (comme en négatif couleur),
  • pratiquer la pose longue,
  • faire des expositions multiples,
  • utiliser des filtres et des masques,
  • faire un éclaircissement contrôlé,
  • comme du light painting.

Chacune de ces techniques vous est présentée avec des illustrations, des explications et les différentes étapes de réalisation.

Il s’agit d’introduction à ces techniques, le guide ne pouvant tout traiter de façon très détaillée en un seul ouvrage. Mais vous aurez l’essentiel pour être autonome et chercher ensuite des exemples de réalisations chez les photographes pratiquant le même art que vous.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Mon avis sur le Grand Livre du Polaroid

Voici un ouvrage qui a pour lui une grande originalité : il réussit à regrouper en un seul volume des descriptions techniques et matérielles et des savoir-faire. C’est assez atypique dans le monde des guides photos qui sont plutôt « techniques » ou « créatifs » mais rarement les deux à la fois (exception faite de la série « Les secrets de …« ).

Ce livre est une belle référence en matière de Polaroid, il vous évitera de passer des heures à chercher des informations fiables, tout y est. Il va aussi vous ouvrir un champ de possibles étonnant : j’ai découvert des techniques que j’étais loin de connaître bien que j’ai usé quelques tonnes de Pola à une certaine époque.

Le grand livre du Polaroid, tous les modèles de Polaroid et comment les utiliser

Si vous découvrez la photographie instantanée et que vous souhaitez tout savoir sur la marque, la technique et les possibilités offertes, c’est le guide qu’il vous faut.

Si vous connaissez déjà Polaroid mais que vous voulez en savoir plus sur les différents modèles et découvrir des techniques qui vous sont méconnues, le guide va vous aider aussi.

Si, enfin, vous êtes nostalgique d’une certaine époque et que la photographie est pour vous une question de toucher et de matière aussi, vous allez prendre plaisir à parcourir ce guide même sans chercher à pratiquer.

Inutile de dire pour conclure que les collectionneurs d’appareils Polaroid seront ravis de trouver une présentation détaillée des différents modèles et de savoir quels films peuvent encore être utilisés dans quels boîtiers.

Ce guide au meilleur prix …


Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon plein format

Tamron annonce un ultra-télézoom pour reflex Nikon et Canon, le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD compatible avec les reflex plein format des deux marques. Voici la présentation officielle de l’optique.

MàJ : le test de cet objectif est disponible ici.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon plein format

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Pourquoi une telle plage focale ?

Les photographes amateurs apprécient les zooms téléobjectifs dont la focale maximale leur permet de capturer oiseaux, animaux et autres sujets éloignés.

Les longues focales fixes sont inabordables en raison de leur tarif pro (par exemple le Nikon 600mm f/4E FL ED VR), les megazooms type 28-300 mm sont limités en focale maximale et souvent de qualité moyenne. Les 150-600 mm sont plus encombrants et lourds.

Les opticiens indépendants Tamron et Sigma ont donc sauté sur l’occasion pour proposer des téléobjectifs compacts allant jusqu’à 400 mm.

Ces objectifs sont plus légers que les 150-600 mm ou que le Nikon 200-500 mm. Ils se veulent plus économiques aussi.

Le nouveau Tamron 100-400 mm vient concurrencer directement le Sigma 100-400 mm annoncé en début d’année.

Disponible au tarif très compétitif de 699 euros, ce Tamron ne manque pas d’intérêt face à son concurrent direct (vendu 880 euros environ).

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon, caractéristiques

Ce nouveau télézoom vient compléter la gamme de mega et ultra zooms dont Tamron s’est fait une spécialité. Ces objectifs à plage focale très étendue vous permettent de ne pas changer d’optique pour passer d’une courte à une longue focale, ce qui limite les poussières sur le capteur et peut vous faciliter la vie. Il faut par contre faire avec un encombrement plus important, le poids qui va avec, et une ouverture maximale limitante en basse lumière.

La pré-annonce du mois dernier ne comprenait pas les caractéristiques techniques de l’optique, elles sont maintenant disponibles avec l’annonce officielle. Ce zoom va devoir affronter le Sigma 100-400mm annoncé lui en début d’année, voici ce qu’il a pour lui.

Tamron offre déjà plusieurs modèles à très large plage focale comme le récent Tamron 18-400 et il ne reste plus beaucoup de place dans la gamme pour une nième déclinaison de cette formule. L’opticien indépendant décale donc la plage focale sur ce nouveau modèle pour aller chatouiller les 150-600 et autres 200-500 plus lourds, plus encombrants et souvent plus onéreux.

En monture Nikon cette optique dispose d’une commande de diaphragme électro-magnétique équivalente aux séries E Nikon. Cette caractéristique limite la compatibilité aux Nikon les plus récents (voir liste de compatibilité précise sur le site de Tamron).

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Stabilisation Tamron VC et réactivité

Quel qu’il soit, un objectif autofocus se doit de faire la mise au point vite et bien. Tamron a inclut dans son 100-400 mm un double micro-processeur MPU. Ce système consiste en un processeur dédié au système de stabilisation, et un processeur dédié au traitement numérique du signal. Ainsi l’objectif réagit plus vite que les générations Tamron précédentes, la mise au point est plus réactive et la compensation des vibrations progresse.

Tamron revendique des prises de vue sans flou de bougé à main levée à toutes les focales dont la focale 400 mm, vous pouvez voir ce qu’il en est vraiment dans le test de cette optique.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Formule optique et distance minimale de mise au point

Le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD embarque trois lentilles LD (faible dispersion) qui ont pour rôle de corriger les aberrations chromatiques. Le nombre de lentilles est limité à 17 éléments (en 11 groupes) pour privilégier le poids.

La mise au point minimale est de 1,5m (1m60 pour le Sigma) pour un rapport de grossissement de 1:3.6 (1:3.8 pour le Sigma).

Tamron 100-400 mm : construction et protection

Le Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD dispose du revêtement Tamron eBAND/BBAR : en bon français cela signifie que les lentilles dont la frontale sont traitées anti-reflet et que l’effet de flare est réduit.

La lentille frontale est revêtue de fluorine, un matériau qui permet d’éliminer aisément les dépôts de surface (gouttes d’eau ou d’huile, poussières) et de faciliter le nettoyage des taches.

Le Tamron 100-400 utilise également des joints d’étanchéité pour chacune des zones sensibles à la poussière et à l’humidité, gage de meilleure protection de l’optique. L’alliage de magnésium est utilisé pour les parties les plus sensibles du fût, cet alliage permet de renforcer la solidité sans nuire au poids total de l’optique. Il faut relativiser car il ne s’agit pas d’une construction pro comme celle du Tamron 70-200mm f/2.8 G2 par exemple.

Le Tamron 100-400mm pèse 1115 gr soit 45 de moins que le Sigma, il faudra trouver la différence ailleurs.

Poids et encombrement

Le Tamron 100-400 est particulièrement léger puisqu’il pèse 1.115 gr seulement. Cela va dans le bon sens pour compléter un reflex toujours trop lourd alors que les utilisateurs veulent un ensemble toujours plus léger et compact. L’époque des bons gros boîtiers bien lourds est révolue et j’avoue que ce n’est pas pour me déplaire.

La longueur totale de l’objectif est de 196.5 mm, une dimension à considérer si vous voulez emporter ce télézoom dans votre sac en voyage.

Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD pour Nikon et Canon

Accessoires

Le Tamron 100-400 peut être équipé d’un collier de pied compatible Arca-Swiss (option). Sa conception facilite la prise en main sans nuire à la rapidité de fixation de l’optique sur un trépied. Ce collier est réalisé en alliage de magnésium pour être résistant et plus léger.

Tamron annonce la compatibilité est les téléconvertisseurs x1.4 et x2 ainsi que la console TAP-in TAP-01 qui permet de personnaliser le réglage de mise au point et de stabilisation (en option).

Fiche technique du Tamron 100-400 mm f/4,5-6,3 Di VC USD

  • plage Focale : 100-400 mm
  • ouverture maximale – minimale : f/4,5-6,3 – f/32/45
  • angle de vue (diagonale) : 24°24′ – 6°12‘ (pour capteur plein format) : 15°54′ – 4°01‘ (pour format APS-C)
  • formule optique : 17 éléments en 11 groupes
  • mise au point minimale : 1,5 m
  • rapport de grossissement : 1:3.6
  • diaphragme : circulaire à 9 lames
  • stabilisation : 4 stops (normes CIPA)
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • diamètre maximum de l’objectif : 86,2 mm
  • longueur (version Nikon) : 196,5 mm
  • poids (version Nikon) 1,115 g
  • accessoires : pare-soleil, bouchons

Le Tamron 100-400 mm est disponible en monture Nikon au tarif public de 699 euros, un tarif très intéressant eu égard à ses performances relevées lors du test.

Source : Tamron

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Adobe Photoshop Elements 2018 : gestion et traitement des photos simplifiées et accessibles

Adobe a mis à jour Adobe Photoshop Elements en version 2018. Ce logiciel simple d’utilisation, disponible à l’achat sous forme de licence perpétuelle, est une des alternatives crédibles aux logiciels proposés sous forme d’abonnements mensuels.

Adobe Photoshop Elements 2018 permet de gérer, trier, classer, traiter, publier et imprimer vos photos. Voici ce qu’apporte la version 2018.

Adobe Photoshop Elements 2018

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Adobe Photoshop Elements 2018 : la gestion des photos facile

Un des problèmes des photographes débutants est de savoir identifier quelles sont leurs meilleures photos. Il n’est pas toujours facile de réaliser qu’une photo est sous-exposée quand on ne maîtrise pas encore très bien l’exposition. Ou qu’elle manque de netteté. Ou qu’elle a des défauts d’ordre technique divers et variés.

Il n’est pas non plus facile de trier avec soin une grande quantité de photos récentes comme plus anciennes pour en dégager des séries et thèmes. Adobe Photoshop Elements 2018 propose bon nombre de mécanismes automatisés pour vous aider à classer rapidement vos photos et à identifier les meilleures pour les regrouper en séries.

Classement automatique

Adobe Photoshop Elements 2018  balaye tous les dossiers photos de votre ordinateur, identifie les différentes images et les classe par dates, lieux, thèmes et personnes. Le logiciel s’appuie pour cela sur les données de vos photos (données EXIF) et l’analyse du contenu des images (pour les visages par exemples).

Vous pouvez en savoir plus en suivant les tutoriels Photoshop Elements publiés à l’aide des versions précédentes et toujours d’actualité.

Sélection automatique

Adobe nomme ceci la « curation », ce qui signifie tout simplement que le logiciel analyse vos photos et détecte celles qui présentent des défauts :

  • manque de netteté,
  • sur ou sous-exposition,
  • visages aux yeux fermés,
  • qualité de l’aspect visuel,

Si vous avez du mal à choisir vos meilleures images, cette fonction est une aide précieuse. Vous pouvez ensuite affiner le travail fait par le logiciel pour garder la main sur les sélections finales.

Indexation automatisée

L’indexation des photos c’est l’attribution de mots-clés qui permettent ensuite d’identifier les thèmes portés par les photos : 

  • qui,
  • quoi,
  • quand,
  • où,
  • pourquoi

Les logiciels experts permettent de gérer des listes de mots-clés et de les attribuer à chaque photo manuellement. Certains permettent de générer les mots-clés automatiquement (par exemple le récent Lightroom CC).

Adobe Photoshop Elements 2018 ne va pas aussi loin mais détecte dans les photos des motifs d’indexation :

  • coucher de soleil,
  • fête d’anniversaire,
  • animaux,

Tous ces outils de classement et tri vous permettent de recherche une photo facilement. Les informations sont gérées par le logiciel à la manière des catalogues des logiciels experts sans en avoir la complexité.

Le traitement des photos assisté

Adobe Photoshop Elements 2018

Traiter une photo numérique est une étape indispensable pour lui donner le rendu qu’elle mérite et que vous souhaitez qu’elle est. C’est aussi indispensable si vous utilisez le format RAW puisqu’il s’agit d’un négatif numérique qui demande un développement.

[su_frame][/su_frame]Adobe Photoshop Elements 2018  permet d’ajuster les différents paramètres comme la luminosité, la clarté, le contraste d’une ou plusieurs photos. Le logiciel peut appliquer ces réglages à des lots de photos en une seule fois. Si vous utilisez un ordinateur à écran tactile vous pouvez traiter vos photos du bout du doigt.

Les styles et effets préprogrammés

Bien que le rendu puisse paraître souvent un peu artificiel, certains photographes apprécient d’appliquer des effets à leurs photos. Adobe Photoshop Elements 2018  permet d’utiliser 49 effets et modifications différents sur vos photos. Cette fonction bénéficie d’un assistant qui vous permet de voir quel va être le résultat final.

La retouche photo rapide

Vous voulez modifier le contenu de vos photos pour changer le ciel ou le fond de l’image qui n’est pas agréable ? Vous êtes fan des incrustations mettant en valeur (ou pas …) une zone précise de la photo ? Vous aimez les effets picturaux comme l’effet de flou aquarelle ou la superposition de photos ?

Adobe Photoshop Elements 2018

Adobe Photoshop Elements 2018 comporte différents effets dont l’application se fait à l’aide d’un assistant comme ne mode plus expert. A vous de doser et de réfléchir au résultat final.

Créer des visuels et affiches

Une des fonctions de Adobe Photoshop Elements 2018 consiste à faciliter la création de visuels et affiches à partir de vos photos. Sans posséder l’étendue des possibilités de son grand frère Photoshop CC, Elements a de quoi répondre à la plupart des besoins du photographe amateur qui veut créer des visuels sans devoir maîtriser un logiciel complexe.

Des fonctions de traitement d’images avancées

Adobe Photoshop Elements 2018 apporte des fonctions avancées de traitement et retouche d’images et n’a plus grand-chose à envier aux logiciels plus experts.

Il vous est ainsi possible, par exemple, de remplacer les yeux fermés d’un enfant par les mêmes yeux ouverts, sur une photo qui vous plaît. Par quel miracle est-ce possible ? Le logiciel va simplement analyser d’autres photos comportant le même visage, récupérer la partie de l’image correspondante et l’intégrer à l’image initiale. C’est la retouche sans action manuelle de votre part.

Adobe Photoshop Elements 2018

Adobe Photoshop Elements 2018  autorise plusieurs transformations de ce type comme celle qui consiste à faire sourire un enfant qui fait la moue. Si ces fonctions ne vous empêchent pas de cadrer correctement à la prise de vue et d’apprendre la photo avec les bonnes bases, elles peuvent sauver des photos dans certains cas particuliers.

Le diaporama facile

Faire des photos c’est bien, les montrer c’est mieux. Rien de tel qu’un diaporama bien conçu pour montrer vos photos à vos proches. Ni trop de photos ni trop peu, des animations légères, des juxtapositions de photos, des fusions statiques comme dynamiques, Adobe Photoshop Elements 2018  sait faire beaucoup de choses pour animer vos présentations.

Une fois votre diaporama terminé exportez-le avec photos et musique au besoin pour l’avoir avec vous sans devoir transporter votre ordinateur.

Partages de photos facilités

Vous publiez vos photos sur les réseaux sociaux ? Adobe Photoshop Elements 2018 permet de poster directement sur Facebook, comme de changer automatiquement votre photo deprofil et de couverture. Une façon simple d’animer votre compte et de montrer vos photos à vos proches.

Tarif et disponibilité

Adobe Photoshop Elements 2018 est disponible en version complète au tarif public de 99,60 euros. La mise à jour depuis une version précédente du même logiciel vous en coûtera 81,60 euros tandis que la version comprenant Adobe Photoshop Elements 2018 et Premiere Elments 201_ pour a vidéo est vendue 150 euros. Il s’agit de licences perpétuelles sans abonnement.

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Source: adobe


Comment progresser en commentant des photos, tutoriel

70 millions de photos sont postées chaque jour sur Instagram. Dans le même temps, Facebook en reçoit plus de 300 millions. Ce flux impressionnant porte en lui le germe de son obsolescence : plus personne ne prend le temps d’un arrêt sur image.

Prêter attention au travail des autres est pourtant un excellent moyen de mûrir sa propre démarche photographique. Comment progresser en commentant des photos, on en parle ?

Comment progresser en commentant des photos, tutoriel

Ce tutoriel vous est proposée par Jacques Croizer. Collaborateur régulier de Nikon Passion (voir par exemple Comment faire un bokeh : principe et exemples), il a par ailleurs publié deux guides pour vous aider à réussir vos photos en toutes circonstances.

Voir les guides de Jacques Croizer …

Comment progresser en commentant des photos : vos premiers pas

Dans certaines confréries virtuelles principalement destinées aux photographes débutants, il est d’usage de s’adresser aux membres comme s’ils étaient des enfants de cinq ans à la porte du cours préparatoire. Il y règne un climat de béatitude d’autant plus propice au développement des aptitudes de chacun que les gourous n’y sont pas avares en compliments :

Comment progresser en commentant des photos

Mon chien (f/4.5 à 1/320 s) photo (C) Rodolphe

« Hello Rodolphe, c’est une très belle photo de ton chien ! Que de progrès accomplis en si peu de temps ! Tu as bien su tirer profit des enseignements de ma vidéo sur la profondeur de champ 🙂 » Fin de citation.

Notez la présence du smiley qui ponctue la fin de la phrase. Il est important d’en user sans modération afin d’affirmer la cool attitude du lieu. Le maître à penser tient par ailleurs à la disposition de Rodolphe un module de perfectionnement qui, contre une somme dérisoire, fera de lui un champion incontesté du bokeh.

Nageant dans le bonheur, Rodolphe décide de se lancer : il crée sa propre page d’auteur. Par pure modestie, il la baptise « Rodolphe photographe amateur ». Hélas, la sortie du cocon s’avère très douloureuse. Excepté sa cousine Clémence qui a toujours eu de la tendresse pour lui et pour son animal, il n’y a pas âme qui vive pour venir le féliciter de ses magnifiques portraits canins.

Comment Rodolphe peut-il booster sa popularité ? En améliorant la qualité de ses photos ? Heureusement, il y a plus simple, comme nous allons le voir…

Le fan club

En ouvrant sa fanpage, Rodolphe a sans le savoir mis les pieds dans le monde du gratuit où tout se paye. S’il veut recevoir des likes, il doit commencer par en distribuer sans ménager ses efforts. Contrairement à la pomme de terre germée, le like est en effet pratiquement stérile. Les statistiques montrent qu’il faut en mettre une bonne centaine en terre pour espérer en récolter trois. Une misère !

Comment progresser en commentant des photos

Au prix d’un syndrome récurrent du canal carpien, Rodolphe finira pourtant par voir graviter autour de lui une petite communauté de zélateurs acquis, faisant peu ou prou les mêmes photos que lui.

Pour rester au sommet de sa gloire, il devra avant tout se cantonner au domaine canin, surtout ne pas se diversifier dans le félin : l’homme est ainsi fait qu’il préfère reconnaître que connaitre. A trop s’éparpiller, Rodolphe pourrait s’aliéner la majeure partie de ses amis virtuels.

Malgré ces bonnes pratiques, un jour ou l’autre viendra le temps du questionnement. Le tout à l’ego en vase clos finit en effet logiquement par donner l’impression de tourner en rond. Arrivé au bout du rouleau, sans doute Rodolphe laissera-t-il tomber la photographie pour le jardinage, l’œnologie ou la philatélie, si ce n’est la tyrosémiophilie comme me le souffle aimablement Wikipédia.

La lecture d’images

Pour progresser, le photographe doit se donner le temps de comprendre les images qu’il a plaisir à regarder. Sans doute en passera-t-il beaucoup moins en revue, mais il les verra mieux.

Cette pratique n’a rien de nouveau. De nombreux clubs photos organisent des séances baptisées « lecture d’images » au cours desquelles les membres analysent collectivement une sélection réduite de photographies en se posant trois questions.

Objectivement, qu’est-ce que je vois ?

Quel est le sujet ? Comment est-il mis en valeur ? Pour répondre à ces interrogations, le regard se promène dans l’image. Il en analyse les détails puis, avec un peu d’habitude, suit les lignes directrices, décode les jeux de lumière, apprécie les contrastes et la répartition des couleurs. Les éléments du décor, même s’ils sont flous, aident à contextualiser factuellement la scène.

Subjectivement, qu’est-ce que j’imagine ?

Au-delà de sa réalité tangible, une photographie peut dégager une émotion, raconter une histoire ou au contraire, rester muette. Ce qui rend le commentaire subjectif intéressant, c’est qu’il est par essence partial. Il enrichit l’image de mille et une interprétations singulières, à l’inverse de l’analyse descriptive qui ne peut que converger vers ce que montre la photo et rien de plus.

Finalement, qu’est-ce que j’en pense ?

C’est l’heure du bilan. Inutile d’essayer de se mettre dans la peau de l’auteur de la photo. En l’absence d’indications de sa part, ce qu’il a voulu montrer et la réussite de son intention ne seront jamais que pures conjectures. Ce qui nous intéresse, c’est de savoir s’il a réussi à faire passer « quelque chose », même si c’est à l’insu de son plein gré.

Cette démarche n’est pas courante dans les groupes virtuels, même lorsqu’ils se disent tournés vers la critique photo. Il faut reconnaitre que beaucoup font office de simple vitrine pour leurs membres. Trop nombreux sont aussi ceux qui prennent épisodiquement l’allure enfiévrée d’un poulailler dans lequel on vient de jeter une grosse poignée de graines. L’absence d’intonation et la lecture en diagonale sont deux facteurs aggravants qui tendent à favoriser les incompréhensions.

Genèse du commentaire

J’entends d’ici votre objection première : la lecture d’image ? Je n’y arriverai jamais !

Le manque de confiance du commentateur novice naît souvent de la conscience qu’il a de ses carences techniques. Cette appréhension est totalement infondée.

Il ne faut en effet pas confondre commentaire et conseil. Combien de temps avez-vous passé derrière les fourneaux avant d’affirmer haut et fort que vous préfériez le gigot d’agneau aux paupiettes de veau ? Peut-être moins que derrière votre appareil photo. C’est une histoire de goût personnel, pas de talent culinaire.

Comment progresser en commentant des photos

Occiglioni (f16 à 1/320 s) photo (C) Jacques Croizer

Mise en bouche : initialisez votre commentaire dès l’apparition de la photo à l’écran, en puisant dans votre émotion. oh ! ah ! mais aussi parfois… bof ! Dégustation : développez votre appréciation à mesure que vous découvrez les détails et l’organisation de l’image :

Chouette ! Cette photo me donne envie de passer l’arche pour découvrir le village. Quelque chose me dérange pourtant. Peut-être la déformation des façades ?

Vous pouvez très bien en rester là ou, si vous le sentez, enchaîner sur un conseil. Gardez en mémoire cette parole de Stephen Hawking : le premier ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, mais l’illusion de la connaissance.

Asséner de fausses vérités peut très rapidement nuire à la sérénité d’un débat. Le cas échéant, sachez jeter l’éponge, même si vous n’avez pas tout à fait tort. Il serait dommage d’avoir encore des palpitations, alors que la conversation est déjà tombée dans l’oubli collectif.

Le conseil vise à améliorer la photo (recadrage, niveaux, couleurs, …) ou, s’il est trop tard, à optimiser une prochaine prise de vue :

Tu aurais pu limiter ce problème de perspective en t’éloignant du bâtiment (si c’était possible !) et en zoomant pour retrouver ton cadrage initial. Mais peut-être recherchais-tu cette déformation ?

En conclusion, le fait de ne pas être en mesure d’apporter un conseil n’empêche pas de commenter une photo. Vous ne connaissez pas les contournements de la règle des tiers, le triangle de l’exposition est votre pire cauchemar, vous confondez mesure spot et autofocus, votre appareil photo envoie aussi des SMS ? Mais on s’en moque !

Ce que le photographe a cadré dans son viseur lui a suffisamment plu pour lui donner envie de déclencher, puis de nous montrer ce qui avait retenu son attention. Demandez-vous simplement si, à sa place, vous auriez pris la même photo, si vous l’auriez fait de la même manière, si vous auriez recherché le même rendu. Le reste viendra petit à petit.

Comment progresser en commentant des photos

La règle des tiers (f/8 à 1/1000 s) photo (C) Jacques Croizer

De réels progrès

Mettez toujours l’image en perspective de ce que vous savez de son auteur (par exemple d’après ses précédentes images) ou des conditions de la prise de vue (lorsqu’elles sont indiquées en légende).

Sur un instantané représentant une situation amusante mais éphémère, inutile de pointer du doigt un cadrage un peu approximatif ou une mèche rebelle. Ne reprochez pas à la lumière d’un portrait de rue ce qu’il serait délicat d’obtenir en studio. Ne demandez pas à un amateur dans les tribunes de réaliser les mêmes photos de Formule 1 qu’un professionnel au bord de la piste. J’en passe car la liste est fort longue…

Dans un premier temps, vous vous arrêterez naturellement sur les images pour lesquelles votre ressenti est positif (oh, ah !). Ces premières constatations vous permettront de mieux comprendre vos propres goûts et par la même, vous aideront à prendre des photos qui vous correspondent.

Peu à peu, vous serez également à même d’analyser vos désamours (bof !). Vous développerez ainsi votre aptitude à ne pas rater une photo, au sens de vos propres envies. Un double bénéfice donc qui grandira au fil du temps : plus vous commenterez objectivement les photos des autres et meilleures seront les vôtres. N’hésitez-pas parallèlement à conforter votre culture de l’image en feuilletant de beaux livres et en fréquentant des expositions.

Un exemple

Afin de mettre en perspective les précédents conseils, analysons quelques-uns des commentaires reçus sur la photo ci-dessous. Elle a été postée sur plusieurs groupes Facebook avec la légende suivante :

J’ai cherché dès la prise de vue à obtenir un rendu impressionniste en jouant sur les courbes, la lumière et les textures… mais en sacrifiant la netteté. Je suis conscient que cette image puisse ne pas plaire. Mais vous, qu’en pensez-vous ?

Comment progresser en commentant des photos

Corte (f/9 à 0,7 s) photo (C) Jacques Croizer

Il est clair que la représentation de cette scène de rue n’est pas ordinaire, mais l’intention est clairement annoncée : obtenir un rendu impressionniste en sacrifiant la netteté. L’appareil photo redescend du statut de machine à celui d’outil. Les Exifs montrent qu’en ouvrant un peu le diaphragme et en montant les ISO, il aurait été très facile d’obtenir une photo nette.

Dominique : en posant ton appareil tu aurais été net…

Angelo : le problème c’est que tout est flou sur la photo. Vous auriez dû poser sur trépied pour que le décor reste net et que seules les personnes soient floues

Alain : je crois comprendre l’intention : créer un aspect pictural en gommant la netteté. Mais j’ai du mal aussi. Peut-être refaire des essais en d’autres lieux avec d’autres lumières ?

Dans cette première salve d’observations, on relève trois comportements :

  • Dominique embraye directement sur un conseil lapidaire. Il n’a pas lu le texte de présentation de l’image. Il fait l’impasse sur l’intention du photographe. Sa recommandation est de plus incomplète : sans modifier le temps de pose, les personnages seraient restés flous.
  • C’est d’ailleurs ce que souligne Angelo. Il retranscrit dans un premier temps sa lecture de l’image, puis prodigue un conseil, certes plus exhaustif que le précédent mais néanmoins un peu décalé, puisqu’il a lui aussi zappé l’intention du photographe.
  • De son côté, Alain prend du recul. Il tente de comprendre la démarche de l’auteur, sans la remettre en cause. Seul le résultat lui parait perfectible. Il termine son analyse par un conseil pertinent.

Le contexte de la photo, lorsqu’il est indiqué, permet de comprendre l’intention de l’auteur et d’appréhender son niveau. Prenez le temps de lire les titres et les légendes et adaptez votre commentaire en conséquence.

Analysons encore quelques remarques :

Joëlle : j’aime les couleurs de cette photo, couleurs chaudes et douces à la fois. Au premier regard le flou m’a un peu gêné ainsi que la forte lumière, pour laisser place ensuite au mouvement des personnages… J’aime !

Anne : J’aime les tons, surtout les personnages flous mais si la pierre avait été nette… Quoique…. peut-être que la pierre nette aurait enlevé cet effet un peu onirique du flou!! On se croirait un peu comme en train d’émerger d’un rêve, ou bien de revenir à la conscience après une perte de connaissance… Très mystérieux tout ça!!!!

Valérie : je n’accroche pas. Perso j’aime bien le flou quand il donne une vie à la photo, quand un enfant danse (le flou de la robe qui tourne), une main qui se lève vers le ciel,… etc). Qu’avez-vous voulu faire passer comme ressenti ? (Je ne comprends pas en fait …)

Joëlle et Anne décomposent leur point de vue. Ce rendu inhabituel les a interpellées, voir même intéressées. Peut-être essaieront-elles à leur tour d’obtenir un effet similaire lors d’une prochaine prise de vue ?

Ce n’est pas le cas de Valérie. Elle ne cache pas son manque d’intérêt pour cette approche, sans pour autant mettre en cause la démarche du photographe. Son échange est constructif : elle engage la conversation. Elle laisse la porte ouverte.

Remarquez que ces trois derniers commentaires ne parlent absolument pas de technique. Ils n’en sont pas moins très intéressants. Ils verbalisent tout simplement le ressenti de personnes qui aiment faire et regarder des images.

N’est-ce pas le cas de tous ceux qui lisent ces lignes ? Alors ne dites plus jamais que vous êtes incapable de commenter une photo ! Peut-être même avez-vous déjà quelque chose à dire sur celle qui vient d’être commentée par Valérie, Alain, et tous les autres.

Comment progresser en commentant des photos

Lyon coince la bulle  (f/7.1 à 1/800 s) photo (C) Jacques Croizer

En conclusion

Formaliser sa réflexion permet d’en garder plus facilement la trace en mémoire. C’est là que nous puisons les réflexes qui peuvent faire de chaque instant décisif une belle photo.

Dans la galerie de « Rodolphe photographe amateur », le flux est maintenant de bien meilleure qualité. Les visiteurs y viennent juste pour le plaisir. Ils y laissent parfois un petit commentaire, un pouce levé, et le plus souvent rien du tout. Mais ce n’est pas bien grave.

Rendez-vous sur l’espace Photo Nikon Passion pour faire vos débuts de commentateur averti. Si vous hésitez encore, dites-nous pourquoi dans la zone commentaire ci-dessous !

Voir les livres « Tous photographes ! » …


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