Pourquoi votre regard de photographe est unique

Elle : Quand vous êtes dans une situation donnée, dans un pays, lors d’un voyage, vous privilégiez quoi ?
La photo de paysage, le portrait, la photo de rue ?

Lui (en anglais) : Dans ma tête je suis photographe, avant tout. Je comprends que ces catégories existent parce que parfois il faut classer les genres, mais quand je fais des photos, les catégories n’existent pas.

Elle, c’est une lectrice, sur le stand Nikon Passion lors du Salon de la Photo 2018.

Lui, c’est Michael Freeman, le photographe dont je vous parle souvent et que j’interviewais ce jour-là.

La Lettre photographie de Jean-Christophe Dichant - Développez votre regard de photographe

Pourquoi je cite cette anecdote

J’ai deux raisons.

La première raison, c’est que je suis fan de Michael Freeman.

Avoir la possibilité de l’interviewer, pendant une heure, était un des grands moments de ma vie de photographe.

J’en ai même joué au gamin en réclamant une signature sur son dernier livre.

Pouvoir échanger avec un photographe qui a un tel parcours est un plaisir incroyable.

La seconde raison, c’est ce que Freeman vous dit quand il dit cela.

Faire des photos qui vous plaisent c’est ne pas vous donner de limites.

L’important n’est pas de dire « je fais du paysage/portrait/macro/… et là où je suis il n’y en a pas. »

L’important c’est votre regard sur le monde qui vous entoure.

Quel qu’il soit.

Votre regard de photographe est unique.

Votre regard n’est pas celui des autres.

Votre regard se nourrit de votre parcours personnel, de vos expériences passées, de votre sensibilité.

L’important n’est pas de savoir si vous avez le bon appareil photo, le bon objectif ou le bon logiciel.

L’important c’est de porter l’œil au viseur. C’est ce que vous voyez et comment vous le voyez.

Je vous avoue que depuis cette rencontre, ma pratique photo a changé.

Je me replonge dans les livres de Freeman qui m’ont déjà tant apporté.

Avec, en tête, tout ce que nous nous sommes dit pendant l’interview.

Parlez photographie

Parler photographie avec un tel photographe ça change mon approche.

Cela m’aide à me construire, à développer ma démarche.

A avoir l’esprit ouvert, à être à l’écoute, à ne pas rester bloqué sur mes idées.

Si cela vous intéresse, voici ma présentation du livre que Michael Freeman m’a signé :

L’esprit du photographe

Ne passez pas à côté de textes comme celui-ci, c’est ce qui vous fera avancer.

Il y a bien d’autres livres de photographes à étudier, mais pour les étudier il faut comprendre le contexte qui les a poussés à être photographes.

Les guides pratiques ne vous aident pas.

Ne négligez pas la maîtrise de votre appareil photo, mais n’y passez pas trop de temps.

Observez, réfléchissez, créez.

Développez votre regard de photographe.

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About the Author

Jean-Christophe Dichant
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6 Commentaires sur "Pourquoi votre regard de photographe est unique"

  1. Meinrad Périsset | 19 mars 2020 à 14 h 44 min | Répondre

    Le coseil d’avoir chacun son propre regard en photograhie est certes pertinent. Le materiel n’a que peu d’importance , c’est aussi vrai, quoique dans certaines situations un objectif de qualité peut-être un avantage. Ce qui a mon avis est important c’est d’apprendre certaines bases, comme la composition, apprendre ce qu’est la règle des tiers et savoir l’utiliser ou pas. Si on observe les photos de Michael Freeman, il met en pratique ces règles, ce qui donne une force visuelle et émotionnelle extraordinare à ses images.

  2. Bonjour,
    Adhérent d’un club de photo, je l’ai quitté 6 mois après car il y avait un moment pour la critique de photos réalisées par quelques membres. Si la critique restait sur le plan technique appareil photo, ok, mais souvent elle passait bien au-delà. Pour moi, une photo est personnelle car personnes d’autres étaient dans les conditions où je me trouvais. Si je l’ai prise, c’est bien que ce qui s’est présenté à mes yeux me donnait envi de le capter et de le fixer.

  3. Ce que j’ai retenu : « L’important n’est pas de savoir si vous avez le bon appareil photo, le bon objectif ou le bon logiciel.
    L’important c’est de porter l’œil au viseur. C’est ce que vous voyez et comment vous le voyez. »
    Avec cette approche, fini les « complexes » de ne pas avoir le « top du top » du matériel (je schématise). Retour aux sources et au plaisir simple ( je parle en tant qu’amateur qui aime partir avec le sac à dos, ne pas voir le temps passer, et voir la terre qui enfin s’arrête de tourner) .

  4. Même si ses photographies sont très belles, j’ai toujours du mal avec les photographes comme lui qui subliment la pauvreté et qui vont dans des pays pauvres faire « leur beurre » en partie sur la misère d’autrui.
    Je suis peut-être à contre courant mais pour moi, c’est une forme de voyeurisme d’occidental post colonialiste et quelque soit leur qualité de photographe, je ne pourrai jamais les admirer.

    • Je pense qu’il faut regarder le travail de Freeman d’un peu plus près avant d’avancer de tels arguments. « Faire son beurre sur la misère d’autrui » est particulièrement déplacé.

      • Mea culpa, j’y suis allé un peu trop fort car c’est bel et bien un très bon photographe avec une sensibilité et qui ne recherche pas vraiment cela.

        Mon opinion était plus globalisante vis à vis de photographes qui écument les pays pauvres et exotiques à la recherche d’images d’êtres humains qui sont pittoresques aux yeux des occidentaux.