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Les secrets du city trip photo : préparation, repérages, parcours, prise de vue par Eric Forey

Ça y est, vous savez dans quelle ville vous partez, à quelle date, pour combien de temps, votre city trip photo vous attend ! Mais qu’est-ce qu’un city trip photo ? Comment le préparer, quel parcours suivre, quelles photos réaliser ?

Autant de questions dont vous trouverez les réponses dans ce livre d’Eric Forey.

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City trip photo : de quoi s’agit-il ?

Eric Forey est photographe urbain, il aime la ville et sa bonne ville de Lyon en particulier ; j’ai eu l’occasion de l’interviewer lors du Salon de la Photo 2019 pour parler séries photo (il a écrit Serial Photographer).

Depuis notre homme a remis ça, profitant de cette année 2020 de disette pour les photographes voyageurs pour rassembler dans un nouvel ouvrage ses bonnes pratiques en matière de city trip photo.

City trip photo ? En bon français il s’agit d’un séjour touristique, plutôt court (de 2 à 10 jours environ) lors duquel vous allez à la découverte d’une ville. Mais pas de n’importe quelle façon : à pied, en transports, en voiture, à votre rythme comme au rythme des proches qui vous accompagnent (la plaie de tout photographe mais vous allez apprendre à faire avec page 54).

Les secrets du city trip photo : préparation, repérages, parcours, prise de vue par Eric Forey

Qu’allez-vous découvrir dans ce livre ?

A bien y réfléchir, pourquoi un livre sur les séjours urbains ? Vous pourriez penser qu’il suffit d’emporter votre appareil photo et de déclencher chaque fois que quelque chose vous plaît. Oui. Mais non.

Un séjour photo touristique c’est autre chose. Cela se prépare, s’organise, il vous faut savoir quels quartiers vous allez visiter, à quelle heure de la journée, dans quel sens vous allez suivre votre parcours (la lumière n’est pas orientée de la même façon tout au long de la journée, pensez-y).

Il vous faut savoir aussi quel matériel photo emporter, prendre 10 kg d’objectifs pros « au cas où » n’étant pas la meilleure solution si vous devez marcher toute la journée (en fait, ce n’est pas la bonne solution du tout).

Avez-vous pensé aux repérages préalables ?  A vos envies ? A celles de vos proches ? Savez-vous ce que vous voulez faire de vos photos au retour ?  Dans quelles séries existantes elles pourraient s’inscrire ?

Cet ouvrage répond à ces questions que vous ne vous posiez pas encore (mais maintenant c’est le cas) : il est conçu pour vous guider avant, pendant et après votre séjour. Voyez-le comme une boîte à outils au service d’une méthode forgée sur le terrain par un photographe spécialiste du genre qui a usé ses semelles dans un grand nombre de villes d’un bout à l’autre de la planète. Repérages, outils de planification des parcours, matériel photographique, informatique, l’expérience parle.

Après les préliminaires,  vous voici en action sur le terrain. Lever matinal (je suis moins fan), fin de journée tardive (j’aime mieux), découvrez les bonnes pratiques pour faire vos premiers pas comme … les derniers.

Les secrets du city trip photo : préparation, repérages, parcours, prise de vue par Eric Forey

Comme promis, page 54, vous allez régler le sort de vos proches : Eric Forey vous explique quoi leur dire et comment vous comporter avec famille et amis (faites une fiche, ça vaut de l’or !).

Déambuler en ville est une chose, savoir quels sont les bons lieux à photographier et vous y rendre en est une autre. C’est le chapitre 3. Pour sortir des clichés « cartes postales », il vous faudra aussi savoir comment tourner autour des sujets en extérieur, quels cadrages privilégier, quels réglages. Idem en intérieur, les contraintes diffèrent aussi vous allez découvrir comment jouer avec les espaces et leur volume, la balance des blancs et l’exposition.

Un city trip photo ne consistant pas à réaliser le catalogue d’une agence de voyages,  vous devez penser à développer votre démarche, à faire des photos qui vous ressemblent, à traduire en images ce qui résonne en vous. Chaque ville a une âme, vous-aussi (même David duChemin en parle), vous ne photographierez pas Paris comme Lyon ou Marseille.

Apprenez à composer avec les différents plans, à chercher les reflets, à jouer avec les ombres ou à écraser les perspectives.

Je vous recommande de faire vos propres fiches à la lecture du livre, glissées dans votre poche pendant le séjour, elles vous aideront à varier les angles et les prises de vue.

Les secrets du city trip photo : préparation, repérages, parcours, prise de vue par Eric Forey

Dans le dernier chapitre, Eric Forey vous pousse à l’improvisation.  Après vous avoir dit de faire le contraire en préparant tout, oui oui …

« Une préparation même excellente ne permettra jamais de ressentir totalement une ville, son rythme, sa couleur, son ambiance, sa lumière. Pour cela il faut se laisser surprendre… ».

Vous l’avez compris, ce sont les rencontres, les événements, les imprévus qui vont pimenter votre séjour et vous permettre de ramener des images dont vous serez fier, loin des cartes postales des brochures publicitaires et des « meilleurs spots Instagram à ne pas manquer sous peine de passer pour un looser » (ce n’est pas Eric qui le dit, c’est moi).

Apprenez à vous laisser surprendre, à partir à l’aventure, laissez-vous une part d’improvisation !

Mon avis sur ce livre

De l’expérience, du vécu, des photos (nombreuses), des conseils concrets, une liste de ressources pour ne rien négliger, les 23 euros à dépenser pour vous procurer ce livre pourraient bien sauver votre prochain séjour touristique en ville.

Ne pensez pas que ce livre ne concerne que les voyages dans les capitales du bout du monde, vous vous appliquerez à mettre en œuvre ces conseils lors d’un séjour dans une ville située à deux heures de chez vous comme dans  votre ville pourquoi pas. Un séjour photo touristique se prépare déjà dans votre tête, il se pourrait même que la destination importe peu au final tant chaque ville est riche de sujets bien souvent méconnus.

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Les secrets du cadrage en photographie : comment faire, composition et créativité

Dans cette seconde édition du livre « Les secrets du cadrage photo », Denis Dubesset vous fait découvrir ce qui va faire de vos photos des images plus harmonieuses, plus fortes, avec un impact visuel plus important pour ceux qui vont les regarder.

Plus qu’une simple réimpression assortie d’une nouvelle couverture, cette seconde édition est entièrement remaniée, les textes actualisés, de nouvelles photos illustrent chaque chapitre. Ce livre va vous apprendre les notions essentielles pour passer un cap en photographie et faire des photos qui vous plaisent toujours plus.

Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

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Le cadrage en photographie : de la composition, de la créativité, et puis ?

Lorsque vous avez débuté en photographie, vous avez peut-être tenu compte des règles communément admises : bien exposer, respecter l’horizon, ne pas centrer votre sujet, … Ces règles qui ne demandent qu’à être oubliées une fois que vous les maîtrisez ne vous ont toutefois pas permis encore de faire les photos que vous aimeriez faire.

Il vous manque quelque chose. Ce « quelque chose » qui fait une bonne photo, même si la définition d’une bonne photo reste toujours quelque chose de subjectif (voir la définition de Michael Freeman).

Denis Dubesset est photographe professionnel, j’ai eu le plaisir de l’interviewer lors du Salon de la Photo de Paris en 2019 sur le stand des éditions Eyrolles. En 2014, Denis a écrit un livre sur l’art du cadrage en photographie. J’avais apprécié cet ouvrage à l’époque, tout comme les autres volumes de la collection « Les Secrets de … » chez Eyrolles. Ces livres sont très accessibles, ils adressent les besoins des photographes débutants comme plus experts. Je n’ai que des retours positifs à leur sujet.

Denis Dubesset, lui, a déjà publié plusieurs livres sur la photo (voir Développer son style en photographie et La photo minimaliste), et plutôt que d’écrire un nième opus sur des sujets proches, il a préféré actualiser la première édition de son livre sur le cadrage photo. Une initiative que je salue, car trop de nouvelles éditions sont de simples réimpressions, datées souvent, obsolètes parfois.

Ici tout est nouveau ou presque. Le nouveau texte, déjà, vous invite à plus d’exercices, de pratique sur le terrain. Expliquer est une chose mais pratiquer en est une autre. C’est ce que l’auteur vous invite à faire.

Les images sont nouvelles aussi pour la plupart. Vous me direz, et vous aurez raison, que cela ne justifie pas une nouvelle édition. C’est vrai. Toutefois à nouvelle approche, nouvelles images, les exemples commentés dans la dernière partie du livre sont choisis pour coller au mieux à ce qui est présenté avant. Et comme l’approche a évolué, il est logique que les photos évoluent aussi. CQFD.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre sur le cadrage en photographie ?

Ce livre va vous apprendre ce que signifie le terme ‘cadrage photo‘. Vous pensez qu’il ne s’agit « que » de remplir le cadre dans votre viseur en prenant soin de ne pas placer votre sujet au centre ? Vous vous trompez.

Le cadrage, en photographie, est lié à la notion de composition. Cadrer c’est aussi composer, « mettre en place de façon minutieuse les éléments qui composent votre image ».

Partant des grands principes et règles établies, Denis Dubesset vous invite à réfléchir à votre approche en vous livrant à quelques exercices pratiques.

« Réfléchir » est le fil conducteur de ce livre, l’art du cadrage et de la composition n’étant pas quelque chose qui s’achète mais plutôt une pratique personnelle qui s’affine avec le temps. Je retrouve bien ici l’approche personnelle de Denis Dubesset, ne pas se contenter de poncifs mais penser à ce que vous voulez dire, exprimer, transmettre. Les possibles imperfections vous seront alors pardonnées.

extrait de Les secrets du cadrage photo : composition, pratique, créativité, seconde édition

Au sommaire des secrets du cadrage photo

Parcourez ce livre dans l’ordre établi par l’auteur, il est pensé pour faciliter votre apprentissage :

  • apprendre à lire une image
  • savoir choisir votre cadrage photo
  • les règles de composition classiques
  • savoir composer instinctivement
  • post-traiter vos images pour finir le travail

J’ai particulièrement apprécié le chapitre décrivant les erreurs classiques. Nous les commettons tous, parfois sans nous en rendre compte aussi les voir ainsi listées et détaillées va vous aider à identifier celles que vous faites peut-être. Prendre conscience de vos erreurs vous aidera ensuite à ne plus les commettre.

Avant les images expliquées qui constituent la dernière partie du livre, Denis Dubesset vous invite à mettre en œuvre ce que vous avez découvert précédemment :

  • faire entrer le spectateur dans l’image,
  • créer un cadre dans le cadre,
  • jouer avec les couleurs,
  • travailler le noir et blanc,
  • hiérarchiser les plans,
  • observer en gros plan,
  • figer le temps,
  • cadrer le mouvement,
  • photographier les choses banales,
  • jouer avec le graphisme,
  • raconter une histoire en photo.

Cette liste peut vous paraître bien longue, vous pensez peut-être que tout ne vous concerne pas et pourtant … souhaitez-vous faire toujours les mêmes photos, ne jamais vous renouveler ? Aimeriez-vous au contraire pouvoir traiter différents sujets, différentes scènes tout en produisant des images toujours aussi attrayantes ? Prenez le temps de tout lire !

Comment figer le temps en photographie

La dernière partie du livre est consacrée à l’étude de dix photos. Vous allez découvrir ce qu’est la lecture d’images, l’analyse de la composition. Pour chacune de ces dix photos, l’auteur vous invite à vous poser les questions suivantes :

  • quelle intention a conduit l’auteur à faire cette photo ?
  • comment a t-il fait pour guider le regard du spectateur ?
  • pourquoi avoir choisi ce cadre, cette orientation, cet angle de vue ?

Imaginez que vous sachiez ensuite trouver vous-aussi les réponses à ces questions pour vos photos … Puis y répondre avant même de déclencher … instinctivement … Vous avez alors compris l’intérêt de ce livre pour vous.

Comment faire un coucher de soleil sur un lac ?

Les secrets du cadrage photo : à qui s’adresse ce livre ?

Ce livre sur le cadrage photo et la composition s’adresse au photographe débutant qui va y trouver de quoi s’intéresser à l’image plus qu’à la technique. Cela ne nuit jamais.

Il s’adresse aussi au photographe amateur qui n’arrive pas à progresser, ne sachant pas ce qui coince dans sa production. Réfléchir en vous posant les bonnes questions va vous aider à trouver les réponses.

Il s’adresse enfin au photographe expert, satisfait par la plupart de ses images, mais qui voudrait développer une démarche plus aboutie, une démarche d’auteur. Si c’est votre cas, vous y trouverez de quoi « penser » votre production d’images, plutôt que de déclencher d’abord et de chercher à trouver du sens à vos images ensuite, en constatant bien souvent le manque d’unité caractéristique d’une démarche encore fragile.

Proposé par l’éditeur au tarif public de 23 euros, ce livre vous permet de prendre de la distance avec la technique pour (enfin) réfléchir à votre démarche créative personnelle. Un bel objectif non ?

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Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

Le photoreportage intéresse le photographe amateur comme professionnel qui veut ou doit produire une série de photos sur un sujet donné, dans un temps imparti. Le photoreportage (ou reportage photo) utilise la photographie comme support visuel, complétée ou non par d’autres media comme la vidéo ou le texte.

Le photoreportage raconte une histoire, il demande un savoir-faire pour être mené à bien. C’est ce que Fred Marie, photoreporter français, vous propose de découvrir dans ce livre paru chez Eyrolles dans la collection « Les secrets de … ».

Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

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Les secrets du photoreportage : apprendre à raconter des histoires

Contrairement à ce que vous pourriez penser, multiplier les prises de vue sur un sujet donné sans but précis n’est pas construire un reportage photo.

Construire un reportage photo c’est :

  • trouver une histoire à raconter,
  • écrire cette histoire (ou faire un story board),
  • raconter l’histoire en images,
  • faire passer un message au travers de ces images.

Vous pourriez aussi penser que le photoreportage n’est pas pour vous, qu’il faut être journaliste, photographe professionnel et disposer d’un matériel de pro. Ce n’est pas le cas, c’est ce que Fred Marie va vous faire découvrir.

Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

Si vous ne connaissez pas Fred Marie, sachez qu’il est reporter-photographe professionnel et travaille pour la presse nationale et internationale (en savoir plus). Vous avez peut-être déjà vu ses reportages dans Paris Match, VSD, Géo, Libération, The Guardian, etc.

Entre deux reportages il a pris le temps de mettre noir sur blanc ce qui fait son quotidien, d’enrichir le texte de (très nombreuses …) photos extraites de ses différents reportages, et de suivre le plan commun aux ouvrages de la collection « Les secrets de …« . Cette série vous fait découvrir différents domaines photographiques, et apprendre les techniques des pros. Dans « Les secrets du photoreportage », vous allez donc découvrir :

  • l’équipement du reporter photographe et son matériel photo,
  • tout ce qui concerne le storytelling et la gestion du sujet,
  • les choix créatifs (cadrage, composition) participant au récit,
  • l’editing et le post-traitement des images,
  • quelques notions sur la diffusion des images,
  • des photos extraites de reportages et pourquoi l’auteur les a faites.

Fred Marie a (abondamment …) pioché dans ses archives pour illustrer le livre. Travaillant souvent avec l’armée, lors de conflits et dans des zones sensibles – beaucoup de ces images pourront vous sembler en décalage avec vos envies. Prenez le temps de découvrir les reportages nature, sportifs ou urbains de l’auteur. Vous verrez qu’ils sont construits de la même façon que ses autres reportages et que le résultat est là aussi un véritable récit.

Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

Ce que vous allez apprendre avec ce livre

Vous allez découvrir que vous avez déjà avec vous le matériel nécessaire pour faire des reportages photo. Peut-être même que ce matériel se trouve dans votre poche au moment où vous lisez ces lignes. Oui, Fred Marie utilise parfois un smartphone pour faire ses photos, avant de crier au scandale demandez-vous pourquoi un photoreporter professionnel fait cela, il y a peut-être une bonne raison (la réponse est en page 16).

Que les plus inquiets se rassurent, notre homme utilise aussi – et surtout – un appareil photo (hybride), il vous explique les choix de matériel et de réglages qu’il fait selon le reportage dans les deux premiers chapitres.

Dans le troisième et le quatrième, il vous parle storytelling et gestion du sujet (le storytelling est l’art de raconter une histoire), vous y trouverez les conseils indispensables :

  • pour faire poser vos sujets,
  • ne pas dénaturer la scène ni l’ambiance,
  • ne pas exagérer tout en provoquant un peu.

Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

Un reportage photo comportant plusieurs séquences différentes, intéressez-vous aussi au chapitre « cadrage et composition ». Vous comprendrez pourquoi certaines photos doivent sortir du lot, peuvent faire la Une d’un magazine (voir celle de la page 57) tandis que d’autres servent à documenter l’histoire.

Construire un reportage photo c’est aussi – surtout ? – savoir trier vos photos. La phase d’editing (page 110 et suivantes) doit vous permettre de choisir des photos qui fonctionnent ensemble, qui participent au récit. Vous allez voir quels sont les critères de choix, même si j’aurais apprécié plus de détails ici, avec des exemples visuels et des contre-exemples.

Une fois les photos choisies vous devez harmoniser leur rendu, Fred Marie vous dévoile sa méthode de traitement avec Lightroom (les photos ne doivent pas être dénaturées), et vous montre comment renseigner les données indispensables à faire apparaître sur vos fichiers. Le sujet est ici traité un peu vite, j’aurais apprécié plus de détails sur les choix à faire et dans quel esprit les faire.

Pour finir, vous découvrirez quelques conseils pour vendre à la presse, gérer la relation avec les agences et diffuser vos images par vous-même. Cette partie là est assez succincte, pensez à consulter « Combien vendre une photo » pour en savoir plus sur le statut du photographe professionnel et la vente d’images.

L’exemple par l’image

Fred Marie a choisi sept photos pour résumer ce qu’il a présenté tout au long du livre, et vous dit, pour chacune :

  • pourquoi il a fait cette photo,
  • dans quel contexte,
  • qu’est-ce qu’il a voulu montrer.

Ne cherchez pas les détails techniques (matériel utilisé, données EXIF), ils n’y sont pas. Cela peut vous paraître frustrant, mais dites-vous bien que même en ayant ces informations, vous ne pourrez pas refaire ces photos à l’identique. Mieux vaut comprendre comment est née chaque photo, dans quel esprit, et ce que son auteur a voulu transmettre (c’est la même approche que celle de « 30 photos décryptées« ).

Les secrets du photoreportage : comment préparer un reportage photo, le réaliser et le vendre par Fred Marie

Mon avis sur ce livre

Sans être un recueil de référence sur le photoreportage, ce livre vous livre les notions essentielles à connaître pour découvrir cette pratique, en comprendre les règles et vous lancer.

Bien que certains chapitres manquent de matière pour aider les moins aguerris à faire leurs premiers pas, l’auteur met le doigt sur ce dont il faut avoir conscience pour réussir un reportage. A vous de chercher ensuite la documentation requise pour aller plus loin.

Ce livre va vous intéresser si :

  • vous voulez faire des reportages photo et ne savez pas par où commencer,
  • vous maîtrisez votre matériel photo mais ne savez pas raconter une histoire,
  • vous n’êtes pas satisfait des premier reportages que vous avez pu faire,
  • vous voulez devenir reporter photographe,
  • vous voulez développer votre créativité et faire des photos plus intéressantes (rappel : la créativité n’est pas un don reçu à la naissance).

Ce livre va moins vous intéresser si :

  • vous êtes débutant en photographie et ne maîtrisez pas encore les bases de la prise de vue,
  • vous aimez faire des images au fil de l’eau mais ne cherchez pas à construire un sujet,
  • vous photographiez ce qui vous passe devant les yeux sans avoir une démarche proactive,
  • vous n’aimez pas travailler sur un projet précis,
  • vous cherchez un ouvrage de référence.

Comme pour tous les livres que je présente dans cette rubrique, prenez le temps de passer chez votre libraire pour prendre l’ouvrage en main, vous faire votre propre idée et découvrir plus en détail ce qu’il contient.

Il vous en coûtera 23 euros pour repartir avec, un tarif un peu élevé pour les 130 pages que compte le livre mais la qualité d’impression est au rendez-vous.

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Lumière et exposition, les secrets : visualisation, réglages, prise de vue, post-traitement

Savoir contrôler lumière et exposition à la prise de vue tout en gardant certaines corrections pour l’étape de post-traitement est un passage obligé si vous voulez devenir un photographe plus créatif. Faire de meilleures photos.

La seconde édition de ce livre de Volker Gilbert, photographe et formateur, vous guide dans l’apprentissage des différentes notions indispensables à connaitre, comme de celles plus avancées dont la maîtrise fera de vous un photographe expert.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

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Comprendre le duo lumière et exposition

Dans ce premier chapitre vous allez (re)voir les bases de l’exposition et les trois paramètres qui composent le triangle d’exposition :

  • ouverture
  • temps de pose
  • sensibilité

Si comprendre ce que signifie ces trois termes ne vous prend que quelques minutes, saisir ce qui se cache derrière les termes lumière et exposition nécessite un peu plus de temps.

L’ouverture désigne la taille du diaphragme lors de la prise de vue. Mais le choix de l’ouverture a un impact sur la diffraction, par exemple. Et la diffraction n’a pas le même impact sur une photo de paysage que sur une photo macro. Vous découvrirez cela page 7.

Le temps de pose définit la quantité de lumière qui atteint le capteur, mais aussi le possible flou de bougé. Savez-vous que le stabilisateur et le type d’obturateur (mécanique, électronique, hybride) ont un impact également ? Allez voir pourquoi en page 22.

La sensibilité ISO peut changer d’une photo à l’autre en numérique. Mais savez-vous que monter en sensibilité ne fait pas qu’augmenter le bruit numérique ? Cela diminue également la plage dynamique du capteur (voir page 32).

Bien exposer c’est donc bien gérer lumière et exposition. Il est important que vous sachiez précisément à quelle lumière vous avez à faire, lisez la fin de ce chapitre pour en savoir plus.

Mesurer la lumière et régler l’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

La mesure de lumière est assurée par la cellule intégrée de votre appareil photo. Cette cellule atteint parfois ses limites et il vous faut alors recourir à un posemètre indépendant. Volker Gilbert vous présente les différents posemètres – y compris les applications pour smartphone.

Lorsque vous utilisez votre appareil photo, vous avez accès à différents types de mesure de lumière et exposition, chacun ayant un intérêt particulier.

Apprenez à faire la différence entre :

  • la mesure multizone ou matricielle,
  • la mesure moyenne ou intégrale,
  • la mesure à prépondérance centrale,
  • la mesure spot,
  • la mesure sélective.

Mesurer la lumière impose de comprendre ce que sont les indices de lumination et les différents modes d’exposition (P,S,A,M). Vous allez apprendre cela dans la suite du chapitre (page 54 et suivantes).

Découvrez aussi comment faire varier l’exposition en fonction de la scène photographiée en utilisant :

  • la correction d’exposition,
  • le bracketing d’exposition,
  • la mémorisation d’exposition.

Il est indispensable de maîtriser ces trois fonctions pour donner à vos photos un rendu différent de ce que l’automatisme décide si vous le laissez faire.

L’exposition en numérique

Le capteur de votre appareil photo a des caractéristiques physiques et électroniques qu’il vous faut connaître pour l’exploiter au mieux. Parmi ces caractéristiques, vous allez découvrir au travers de ce chapitre 3 :

  • qu’est-ce que la plage de contraste,
  • qu’est-ce que la plage dynamique,
  • les deux types de bruit numérique,
  • qu’est-ce que le banding.

En quoi cela va t-il vous aider à faire de meilleures photos ? Ces notions sont essentielles pour, par exemple :

  • ne pas surexposer un ciel que vous ne pourrez pas rattraper au post-traitement,
  • bien gérer le bruit numérique sur vos photos en pose longue,
  • ne pas trop sous-exposer et provoquer une montée de bruit qu’il vous faut faudra ensuite réduire en post-traitement.

Savez-vous également que le format de fichier utilisé (RAW ou JPG) a un impact sur l’exposition ?

Allez à la page 91 du guide pour comprendre ce qu’est l’exposition à droite et pourquoi cela a de l’intérêt en RAW. Vous allez voir que c’est une question d’encodage et de nombre de niveaux.

Connaissez-vous le zone system ?

Cette technique d’exposition mise au point par le photographe Ansel Adams en 1941 est tout à fait utilisable avec votre appareil numérique. Le zone system peut vous aider à récupérer du détail dans les hautes lumières sans tenir compte des tons foncés, un atout que les photographes de paysage apprécieront.

Vous êtes plutôt adepte du JPG ?

Bien qu’il soit plus simple d’emploi en apparence, le format JPG est plus exigeant que le format RAW à la prise de vue car il impose une exposition optimale. Vous ne pouvez pas en effet, ou très peu, rattraper hautes et basses lumières en post-traitement.

Bien exposer pour le JPG nécessite donc de vous fier à l’histogramme et aux témoins d’écrêtage (voir page 99). L’utilisation du D-Lighting actif, dès la prise de vue, peut vous aider à optimiser vos JPG, c’est une autre notion à connaître.

Maîtriser la luminosité et le contraste

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Lorsque vous êtes face à votre sujet, trois situations courantes se présentent à vous :

  • la plage de contraste est égale à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est inférieure à la plage dynamique,
  • la plage de contraste est supérieure à la plage dynamique.

Vous devez être capable d’identifier ces trois situations et de réagir en adaptant la mesure d’exposition et vos réglages. Sachez que ceux-ci ne seront pas les mêmes selon que vous faites du JPG ou du RAW. La première partie de ce chapitre 4 détaille tout ce qu’il vous faut savoir.

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Un autre scénario classique peut se présenter à vous si la lumière est trop importante : vous ne pouvez pas baisser la sensibilité, ni fermer le diaphragme au-delà des valeurs limites. Il va vous falloir réduire la quantité de lumière.

Vous allez trouver dans le guide, page 124 et suivantes, les différentes solutions à votre disposition parmi lesquelles :

  • comment utiliser un filtre gris neutre
  • comment utiliser un filtre polarisant

Ces filtres vous aideront à maîtriser les contrastes extrêmes avant de passer à des techniques plus avancées encore comme le HDR (page 137).

Ce tour d’horizon très complet que nous propose l’auteur inclut les techniques de débouchage des ombres (avec réflecteur ou diffuseur) et l’utilisation d’un flash.

Etudes de cas d’exposition

Lumière et exposition, les secrets, le guide de Volker Gilbert

Rien de mieux que des exemples quand il s’agit de présenter des notions comme celles-ci. C’est ce que Volker Gilbert vous propose dans le chapitre 5, dans l’esprit de ce que propose aussi Michael Freeman dans L’art de l’exposition en photo numérique.

A l’aide de séries d’images regroupées par domaines, l’auteur vous explique, photo par photo, quelle était la problématique à la prise de vue et comment il a réglé l’exposition et les paramètres de prise de vue :

  • la photo de paysage,
  • la photo macro,
  • la photo en faible lumière,
  • le reportage photo,
  • le noir et blanc.

Ce chapitre va vous aider à comprendre tout ce que vous avez lu précédemment, mais il va aussi vous permettre de vous constituer des fiches personnelles à avoir avec vous quand le besoin s’en fait sentir. C’est quelque chose que j’aurais aimer trouver dans le guide sous forme de tableaux utilisables facilement (en annexe ?).

Ajuster lumière et exposition dans Camera Raw et Lightrom

Le post-traitement fait partie intégrante du flux de travail du photographe. Cette étape vous permet de donner à vos photos le rendu souhaité, ce que vous imaginiez à la prise de vue.

Ce dernier chapitre s’adresse en priorité à ceux qui utilisent le format RAW car c’est le format de prédilection pour le post-traitement. Lightroom (et Camera Raw qui est le moteur de développement RAW intégré) est le logiciel le plus utilisé par les photographes amateurs experts et c’est celui que Volker Gilbert utilise pour présenter  :

  • l’histogramme et l’écrêtage,
  • le réglage de la balance des blancs,
  • la correction des tonalités et du contraste,
  • la compensation des sur- et sous-expositions.

L’auteur vous explique aussi comment utiliser les outils de traitement localisés pour modifier lumière et exposition sur des zones précises de vos photos. Il passe en revue les modules de fusion HDR comme la fusion de plusieurs images dans Photoshop directement afin de contrôler avec encore plus de précision le résultat final.

Mon avis sur la seconde édition du guide Lumière et Exposition de Volker Gilbert

Ces notions peuvent vous paraître « déjà vues » ou « déjà maîtrisées » et pourtant gérer lumière et exposition est tellement critique pour réussir une photo que nous n’en savons jamais assez.

La seconde édition de ce guide fait un tour très complet du sujet, chaque chapitre vous apporte une quantité d’informations rarement rencontrée dans d’autres guides plus généralistes. L’auteur a pris le soin de faire un tour d’horizon le plus exhaustif possible et c’est réussi.

Cette seconde édition a été entièrement actualisée, mise à jour lorsque cela s’imposait, et bien que cela ne justifie pas de racheter le livre si vous avez déjà la première édition, il s’agit d’un ouvrage de référence pour tous les photographes débutants, amateurs et professionnels.

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Les secrets d’une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

Savez-vous combien vendre une photo ? Quel tarif demander à un client ? Combien vendre vos photos de mariage ? Les devis et tarifs du photographe, pour ne pas vous faire avoir, c’est essentiel à maîtriser.

L’expert français du sujet s’appelle Eric Delamarre, photographe et consultant. Voici ses conseils.

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Combien vendre une photo : les tarifs du photographe

Quiconque a déjà essayé de vendre ses photos sait combien il est difficile de trouver des informations fiables sur le sujet. Chacun y va de sa théorie, les forums et blogs regorgent d’informations souvent contradictoires et les photographes pros sont peu partageurs quand il faut parler d’argent.

Eric Delamarre a fait le choix inverse : en se basant sur son expérience de photographe professionnel, et en regroupant l’ensemble des informations tant légales que comptables, il vous propose plusieurs guides pratiques qui font référence dans le monde francophone.

Déjà auteur de « Profession photographe indépendant« , Eric Delamarre nous revient avec un guide dédié aux tarifs et aux devis du photographe.

Pour vous aider à vous positionner, ce guide comporte 5 parties complémentaires :

  • comment vous organiser pour être efficace et limiter les coûts,
  • comment préciser la demande du client (et les questions à poser),
  • comment proposer le tarif le plus juste (en préservant votre marge),
  • comment négocier le tarif avec votre client,
  • quels modèles de documents et propositions utiliser ?

Ce guide s’adresse à quiconque souhaite vendre une photo ou, plutôt, une prestation, puisque c’est bien de cela dont il s’agit.

Vous êtes amateur et vous voulez « payer vos frais » ? Vous faites erreur : « ce qui fait le prix d’une photo n’est pas celui qui l’a réalisée mais sa destination ou son usage« .

Vous pensez que vos images ne sont pas d’un niveau professionnel et que vous ne pouvez pas les vendre plus de quelques euros ? Détrompez-vous, il y a là-aussi des règles à connaître. Et à pratiquer.

La méthode QQOQCCP

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

Quand on connait Eric Delamarre on ne s’étonne guère de voir apparaître une telle formulation dans son guide (si vous avez suivi ses conférences lors du Salon de la Photo, vous voyez de quoi je veux parler).

Rassurez-vous, l’homme est tout ce qu’il y a de plus sérieux, surtout quand on l’interroge sur les bonnes pratiques du photographe.

La méthode QQOQCCP ? Il s’agit tout simplement de vous poser ces 7 questions :

  • qui ?
  • quoi ?
  • où ?
  • quand ?
  • comment ?
  • combien ?
  • pourquoi ?

Vous trouverez dans le guide des éléments de réflexion pour chacune de ces questions. Et de quoi construire votre offre tarifaire en vous basant sur des éléments concrets plutôt que sur les tarifs relevés de ci de là sur les sites des photographes sans trop savoir ce qui se cache derrière un simple tarif.

Sous un aspect austère ce guide est une mine d’or qui vous permet de disposer de toutes les infos indispensables pour vous positionner. Et de réaliser que vous ne vendez peut-être pas vos photos suffisamment chères sans même vous en rendre compte.

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

Combien vendre un reportage photo : tarifs du photographe

Parmi les sujets traités dans le guide, vous allez apprendre combien – et surtout comment – vendre un reportage photo.

C’est le type même de prestation souvent demandée au photographe amateur qui se fait plaisir à faire des photos le week-end lors d’une manifestation quelconque et se retrouve ensuite en situation de pouvoir vendre des photos.

Combien ? comment ? Avec quelles précautions ? … Vous vous reconnaissez ?

Les secrets d'une vente de photos réussie : devis et tarifs du photographe

A qui s’adresse ce guide ?

Vous l’aurez compris une fois le guide parcouru, Eric Delamarre ne fait pas de différence entre un amateur et un professionnel : à partir du moment où vous décidez de vendre une photo, vous devenez un professionnel qui effectue une transaction. Et vous devez le faire dans le respect des règles.

Ce guide s’adresse à vous si vous êtes dans cette situation, quel que soit votre statut, qu’il s’agisse de vendre une photo ou des dizaines. N’oubliez pas que c’est souvent la première fois qui compte et que si vous n’adoptez pas très vite les bonnes pratiques, vous serez en situation délicate pour le restant de vos jours (de photographe …) !

Je ne peux que vous recommander ce guide qui détaille tout ce qu’il vous faut savoir, vous permet de ne plus facturer « au pif » mais sur des bases concrètes et fait de vous un photographe averti.

La bonne nouvelle c’est que la modique somme de 22 euros qu’il vous faudra dépenser pour profiter de ces informations peut être amortie dès votre première vente de photo si vous la facturez convenablement. Intéressant non ?

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Les secrets d’un livre de photographie réussi

Vous y êtes ! Vous avez sélectionné des photos qui vous plaisent et vous voulez en faire un livre de photographie. Seulement vous ne savez pas comment vous y prendre.

Gildas Lepetit-Castel est photographe et réalise de nombreux livres de photographie qu’il vend et distribue très souvent. Voici ses conseils pour arriver à vos fins !

Comment faire un livre photo comme un pro

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« A quoi bon prendre des photographies si c’est pour les laisser dans un tiroir ?« . L’introduction de Gildas Lepetit-Castel donne le ton. J’ajouterais volontiers « ou les laisser sur votre disque dur … ».

Comme le dit très justement l’auteur qui n’en est pas à son coup d’essais (voir la liste de ses livres de photographie), le livre de photographie est au photographe ce que le film est au cinéaste et l’album au musicien. Nous sommes tous désormais face à des milliers d’images qui s’accumulent dans nos ordinateurs, dans nos albums papier pour ceux qui font des tirages, aussi pourquoi ne pas pousser l’exercice jusqu’au bout et produire un livre de photographie chaque fois que vous avez une série de photos à mettre en valeur.

Concevoir un livre de photographie : la méthode

Pour créer un livre de photographies il vous faut déjà élaborer un projet et trier vos photos. Vous trouverez dans la première partie de ce livre les conseils indispensables pour mener à bien cette première phase. Choix des images, logiciels de tri, numérisation des négatifs si c’est le cas, autant de sujets qu’il convient de parcourir avant d’aller plus loin.

Entrecoupé du regard de professionnels comme Guillaume Geneste du labo La chambre noire, ces premiers chapitres vous permettent de voir dans quoi vous allez mettre les pieds.

Si concevoir un livre de photographie à l’aide d’un logiciel fourni par un service d’impression en ligne est une chose, avoir un vrai regard d’auteur et penser une maquette est un autre travail. Plus réfléchi, avec un recul sur soi différent.

Comment faire un livre photo comme un pro

La suite de l’ouvrage traite de la mise en page. Vous y découvrirez les différents formats, les variantes de mise en pages, l’intérêt d’utiliser une double page ou pas.

Autre sujet qui a son importance, la couverture. C’est elle qui donne envie d’ouvrir un livre de photographie la plupart du temps, vous ne devez pas la négliger. Les chapitres qui lui sont consacrés vous guident dans l’élaboration des couvertures, il y est question de polices, de format d’images, de mentions légales.

Votre maquette est prête ? Il va falloir choisir un imprimeur, comparer les devis, les qualités, les types d’impression. L’impression numérique ne donne pas le même résultat que l’impression offset, vous trouverez dans les pages consacrées à cette problématique les notions indispensables à connaître pour y voir clair.

Papier, reliure et finition sont d’autres points qu’il va vous falloir traiter. L’auteur fait là aussi le tour du sujet et explique, détaille, caractérise chaque surface et technique.

Comment faire un livre photo comme un pro

Vous avez conçu votre maquette, choisi votre imprimeur, il vous reste à lui livrer les bons fichiers. Les derniers chapitres du livre s’intéressent à la préparation des images pour l’impression. Corrections de base et repique sont au programme, de même que recadrage et redimensionnement.

Ne pensez pas en effet que l’imprimeur fera ce travail pour vous, c’est à vous au contraire de lui livrer les meilleurs fichiers pour que le résultat final soit à la hauteur de vos attentes.

Au programme de cette dernière partie, profils d’impression, rendu des couleurs à l’écran, conversion des fichiers, autant de paramètres essentiels que l’on a parfois tendance à négliger. Ces étapes passées, vous n’aurez plus qu’à produire le PDF à imprimer, et là-aussi il vous faudra tenir compte des critères essentiels que sont les repères, les fonds perdus l’ordre des pages.

Vous trouverez des conseils sur la transmission de votre fichier, un encart sur l’impression à l’étranger (avec une expérience d’impression en Chine qui mérite d’être découverte).

Comment faire un livre photo comme un pro

Dernier point mais qui a son importance. Si vous souhaitez vendre votre livre, c’est tout le mal que je vous souhaite, il va falloir en fixer le prix et les conditions de vente. Le dernier chapitre s’intéresse à ces aspects et vous livre quelques pistes pour vous en sortir.

Comment faire un livre photo comme un pro

Mon avis sur ce livre

Cet ouvrage s’adresse au photographe amateur comme professionnel qui envisage de produire un livre de photographie allant bien au-delà de l’album rapidement mis en page sur le web.

Il est ici question de beau livre de photographie, qu’il vous sera possible de diffuser auprès de vos proches comme de vendre par différents moyens.

Sous un aspect austère, ce guide fait le tour du sujet, vous livre les conseils essentiels et vous permettra d’éviter les erreurs les plus flagrantes. Le tarif de cet ouvrage (26 euros) reste raisonnable eu égard au temps qu’il peut vous faire gagner et aux erreurs qu’il peut vous éviter de faire. A découvrir donc !

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L’art du portrait selon Harcourt, secrets et techniques

L'art du portrait selon Harcourt« L’art du portrait selon Harcourt« , édité chez Pearson, est un ouvrage qui retrace l’histoire du célèbre studio parisien et va au-delà de ce simple historique pour présenter les recettes qui font le succès des portraits signés Harcourt.

Le studio Harcourt, c’est un mythe de la photo française, et une histoire parfois chaotique, parfois sereine selon les époques. Les premiers chapitres du livre présentent toute l’histoire du studio, comment il est né, comment il en est arrivé à ce qu’il est aujourd’hui. Le style Harcourt est présenté en détail, l’esthétique et ses caractéristiques et évolutions, la différence avec les autres studios.

La troisième partie de l’ouvrage est celle qui retiendra le plus l’attention des photographes. Y sont présentés de façon très concrète, avec schémas à l’appui, les secrets de l’éclairage Harcourt, la préparation d’une séance, les retouches réalisées en post-production et les techniques d’impression. Loin d’être un guide technique de prise de vue en studio pour autant, ce livre est un guide de recettes pour quiconque souhaite s’inspirer de l’esprit Harcourt et développer son propre style. La dernière partie de l’ouvrage détaille bon nombre de photos signées Harcourt, avec des légendes explicites sur le cadrage, la gestion de la profondeur de champ et de la netteté, la lumière, les contrastes et les fonds employés.

Voici donc un ouvrage que tout amateur de beaux portraits appréciera, quand bien même le style Harcourt soit discuté depuis quelques années. On aurait apprécié un grammage un peu plus important reflétant l’idée de qualité des photos Harcourt, le tarif du livre reste néanmoins contenu, ceci expliquant celà ? Ce livre vous permettra de découvrir l’envers du décor, et c’est aussi un beau cadeau pour les fêtes de fin d’année si vous avez dans votre entourage un amateur de photo et de portrait.

Retrouvez « L’art du portrait selon Harcourt » dans toute bonne librairie ainsi que chez Amazon.

Cet ouvrage est également disponible sous forme d’un coffret contenant le livre et un tirage original tamponné du portrait prestige de Laetitia Casta : coffret Prestige Harcourt

coffret art du portrait harcourt


Vos portraits se ressemblent tous ? Ce livre a 50 réponses

Depuis quelques mois, je travaille régulièrement en studio le soir. Portrait après portrait, j’ai fini par me poser une question essentielle : est-ce que je fais vraiment des choix créatifs et personnels, ou est-ce que je reproduis les images vues chez les autres ? Est-ce que je profite pleinement des capacités des éclairages de studio, ou est-ce que je les utilise mal ?

C’est dans ce contexte que j’utilise « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit, publié aux éditions Eyrolles. Je l’ai mentionné dans ma lettre Face B, une sélection hebdomadaire sur la photographie, le web et les outils numériques que j’envoie chaque semaine à mes abonnés.

Mon principe est le suivant : je ne lis pas de la première à la dernière page, mais j’explore avec l’œil de quelqu’un qui cherche des idées concrètes à tester dès la prochaine séance.

Un livre construit comme une boîte à outils

La structure du livre est claire : 50 techniques de portrait photo créatif réparties en cinq familles de dix. Réglages de l’appareil, lumière, couleur, cadrage, composition. Vous pouvez l’ouvrir n’importe où, piocher une idée, et partir en séance avec quelque chose de précis à expérimenter.

C’est exactement ce dont j’ai besoin.

Ce qui m’a arrêté en le parcourant

Parmi les techniques présentées, plusieurs m’ont immédiatement parlé parce qu’elles répondent à des questions que je me pose en ce moment ou parce qu’elles correspondent à des images que j’ai déjà faites.

Je fais du studio actuellement, mais je ne fais pas que ça. Il m’est déjà arrivé de faire des portraits en ville, en extérieur, de même qu’en intérieur sans qu’il ne s’agisse d’un studio. Je ne veux pas me cantonner au studio pour le portrait, mais le studio m’aide à faire des images impossibles à produire sans ces éclairages.

Le portrait en extérieur en figeant l’instant

On pense souvent au flou de mouvement pour dynamiser un portrait. L’inverse est tout aussi puissant : un temps de pose très court fige une expression, un geste, un regard avec une précision qui change tout.

C’est particulièrement vrai en extérieur, où la lumière disponible permet souvent de monter à 1/1000e ou plus sans effort. Le résultat n’est pas seulement technique : une image parfaitement nette sur un instant fugace a une intensité que le flou ne donnera jamais. On voit ce que l’œil ne retient pas.

Le portrait en jouant sur la balance des blancs

En utilisant Lightroom au quotidien, je sais combien changer la balance des blancs à la prise de vue ou en post-traitement a un impact sur l’image finale. Pas pour corriger, mais pour créer. Pousser volontairement la balance des blancs vers le chaud ou le froid transforme l’ambiance d’un portrait sans toucher à l’éclairage.

Ce réglage que la plupart des photographes utilisent uniquement pour « avoir les bonnes couleurs » s’avère aussi un outil de créativité accessible à tous.

Le portrait en contre-jour

Classique en apparence, mais souvent mal exploité. La lumière qui vient de derrière le sujet crée des séparations, des halos, une atmosphère que la lumière frontale ne donnera jamais.

En ville, j’utilise souvent cet effet pour une raison supplémentaire : les visages à contre-jour ne sont pas identifiables, ce qui règle discrètement la question du droit à l’image. Une contrainte technique qui devient une solution pratique.

Le portrait avec deux couleurs opposées

Jouer sur des couleurs complémentaires dans le cadre, que ce soit dans les vêtements, le décor ou l’éclairage coloré. Le résultat est immédiatement plus fort visuellement, même avec un sujet statique.

Ce type de portrait créatif peut être fait en extérieur comme en studio. Plus simple en studio si vous avez déjà un fond d’une couleur précise et qu’il suffit d’accorder les tenues de vos modèles.

Le portrait à l’heure bleue

Travailler en extérieur dans cette période courte de lumière naturelle bleue qui précède ou suit le coucher du soleil. Une lumière gratuite, diffuse, et impossible à reproduire artificiellement. Il faut par contre anticiper les prises de vue car la lumière dont vous disposez à l’heure bleue est très impactée par la météo.

Le portrait en gros plan

Pas seulement le visage serré, mais l’idée de réduire le portrait à un détail : un œil, des mains, une bouche. Ce n’est plus un portrait au sens classique, c’est une abstraction du sujet.

Je l’ai beaucoup pratiqué. Aujourd’hui je cherche autre chose, mais c’est un exercice de regard que je recommande à quiconque veut sortir du portrait entier.

Le portrait au format carré

Choisir délibérément un cadrage carré change la façon dont vous composez. On recentre, on simplifie, on élimine. J’ai bien aimé aussi le cadrage 16/9 proposé par Pauline Petit dans son livre.

Ce ratio d’image, souvent disponible dans les hybrides Nikon, n’est pas suffisamment exploité par les photographes.

Le portrait avec hors cadre

Laisser une partie du sujet sortir du cadre. Un bras, une épaule, la moitié du visage. Ce que vous cachez devient aussi important que ce que vous montrez.

Ce type de portrait original invite à la réflexion : que manque-t-il ? que peut-on imaginer ?

La règle des impairs en portrait

Trois éléments dans le cadre sont plus équilibrés que deux ou quatre. C’est une règle de composition ancienne, souvent enseignée en peinture avant de l’être en photographie, et qui fonctionne aussi bien en portrait qu’en paysage.

Appliqué au portrait de groupe, ça peut être trois sujets placés à des distances différentes. Appliqué au portrait individuel, ça peut être trois zones de lecture dans l’image : le regard, les mains, un élément de contexte. Ce que cette règle force en réalité, c’est une réflexion sur ce que vous mettez dans le cadre et pourquoi. Pas une recette, une discipline.

Pauline Petit : une photographe qui enseigne

Pauline Petit est portraitiste professionnelle et autrice de ce livre de techniques portrait photo comme celui-ci ou Le portrait d’art et le Guide des poses pour le portrait. Son travail est publié et exposé à l’international.

Elle est dans la même démarche que ce que j’essaie de faire sur Nikon Passion : transmettre une façon de voir, pas seulement des réglages.

Mon avis franc

Ce livre ne va pas vous apprendre à utiliser votre boîtier. Il ne vous donnera pas de valeurs d’exposition ni de schémas d’éclairage détaillés. Ce n’est pas son rôle.

Son rôle, c’est de vous sortir de l’automatisme créatif. De vous donner une liste d’idées de portrait photo original à expérimenter, avec suffisamment d’explications pour comprendre pourquoi ça fonctionne.

Pour quelqu’un qui fait ses premiers portraits et cherche à progresser techniquement, il faudra l’accompagner d’autres ressources, comme Les secrets de la photo de portrait. Pour quelqu’un qui maîtrise déjà les bases et dont les portraits commencent à se ressembler, c’est exactement le bon livre au bon moment.

C’est mon cas en ce moment. Et c’est pour ça que je vous en parle.

Pour aller plus loin

Retrouvez « 50 techniques créatives pour photographier un portrait » de Pauline Petit chez votre libraire ou en ligne. 152 pages, format 17 x 23 cm, publié en octobre 2025 aux éditions Eyrolles. 23 euros.


La Seine a débordé. J’étais là.

Vendredi 14h. Je pars pour mon tour des quais de Seine.
J’emprunte le chemin de halage, quand une jeune femme à vélo m’arrête.
“Vous ne passerez pas, le chemin est sous l’eau”.
On papote deux minutes, elle file.

J’avance pour réaliser que la Seine a en effet débordé sur une portion du chemin.
En zieutant le garde-corps, je me dis que ça se tente.
Il suffit de mettre les pieds sur le bord et d’avancer ainsi, en restant au sec.
Mais j’ai mon appareil à l’épaule car je ne prends plus mon Billingham en ville pour une courte sortie.
Et je n’ai pas mon brevet de plongée pour aller récupérer le Z6III au cas où.

Je fais donc le tour du quartier pour retrouver l’écluse du Pont à l’Anglais.
C’est mon repère pour évaluer la montée de la Seine.
Quand les plots blancs ont les pieds dans l’eau, c’est 2 m de plus que la normale.
Ce qui était le cas vendredi.

J’ai posté une vidéo en Story sur Instagram, qui m’a valu plein de messages sympas.

Vous pourriez me dire “pourquoi partager ça sur Instagram ?”
Parce que c’est ma façon de montrer l’environnement dans lequel je photographie.
Le territoire Seine-amont que j’ai déjà documenté et montré lors de ma dernière expo.

Parce qu’aussi, je sais que je parle à des photographes qui ont envie de progresser.
Qui n’attendent pas qu’on leur mâche le travail.
Et qui sont déjà en train de se dire “mais oui, la crue, c’est l’occasion de lancer un projet sur la durée !”

La situation est dramatique pour certains ces jours-ci, j’en ai conscience.
Toutefois, quand on s’intéresse à la photographie, que l’on côtoie un tel phénomène, il faut réagir.

Ma commune a la chance de ne pas être inondée (au moment où j’écris cette lettre).
Mais si elle devait l’être, je serais dehors H24 pour documenter cette situation.
Comme je l’ai fait lors de la crue de juin 2016 puis de janvier 2018.
Le D500 venait d’arriver, j’en profitais pour le tester.

Quel appareil pour ce type de travail aujourd’hui ?
Le D500 reste une excellente machine pour ça, il y en a en occasion chez LBPN.
Ceux qui sont passés à l’hybride l’ont remplacé par le Z50II.

Si la photo du territoire ne fait pas partie de votre pratique, j’ai envie de vous dire
que photographier autour de chez vous, la rue, la vie, c’est la meilleure école de photo qui soit.

Photographier un même territoire au fil des saisons, des phénomènes météo, des lumières changeantes,
ça forge l’œil plus sûrement que n’importe quel stage.
Parce que vous revenez au même endroit, vous comparez, vous progressez sans vous en rendre compte.

C’est exactement ce que Gildas Lepetit-Castel décrit dans Les secrets de la photo de rue.
Pratiquer la photo ainsi, c’est témoigner de vous, en imposant un regard particulier sur ce qui vous entoure.

C’est aussi l’occasion de faire des photos tous les jours, d’apprendre à connaître par coeur votre appareil.

Documenter sur la durée, c’est encore régler la question du stockage avant que ça déborde ailleurs que dans la Seine.
Mes disques 4 To ont cinq ans et demi et je lorgne sur les disques 10 To.

Jean-Christophe

PS : Ceux qui lisent cette lettre depuis un moment savent que je ne vends pas des techniques.
PROJET 52, c’est ma méthode pour construire une pratique qui dure.
Si vous en êtes, vous saurez quoi faire avec ce lien.


La photo de paysages nocturnes : comprendre, et pratiquer quand la lumière disparaît

La photo de paysages nocturnes attire de plus en plus de photographes. Moi le premier, lorsque je passe du temps dans le triangle noir du Quercy. Ciel étoilé, silence, atmosphère irréelle, sensation d’être seul face au monde… ça fait rêver, non ?

Sur le papier, tout est réuni pour vivre une expérience unique. Sur le terrain, la réalité est souvent toute autre. Images floues, ciel grisâtre, bruit numérique envahissant, premier plan illisible… Je vois passer des centaines de photos décevantes alors qu’avec quelques conseils judicieux, ces images auraient pu être bien plus attirantes.

En effet, photographier un paysage de nuit n’est pas simplement photographier avec moins de lumière. C’est changer de logique, de rythme et de méthode. C’est précisément ce qui rend la photo de paysages nocturnes à la fois fascinante et difficile à maîtriser.

Cette chronique se veut à la fois didactique et critique, basée sur les conseils donnés dans Les secrets de la photo de paysages nocturnes, de Joël Klinger (éditions Eyrolles).

L’objectif est de vous montrer ce que vous allez apprendre avec ce livre, comment ces apports s’inscrivent dans une pratique concrète, et en quoi cet ouvrage apporte une réponse structurée aux difficultés rencontrées lorsque vous photographiez la nuit. On y va ?

La photo de paysage nocturne pose toujours les mêmes questions : pourquoi mes images sont floues, pourquoi le ciel est terne, pourquoi le bruit envahit la photo, pourquoi le rendu ne correspond pas à ce que j’avais en tête. Si vous vous reconnaissez dans ces situations, vous êtes exactement là où commence la vraie compréhension de la photographie nocturne.

Joël Klinger est photographe et auteur, spécialisé dans la photographie de paysage et de nuit. Son travail est centré sur le patrimoine, les territoires et les ambiances nocturnes en France, avec une pratique fortement ancrée dans le terrain et la transmission pédagogique.

La photo de paysages nocturnes ne fonctionne pas comme la photo de jour

De jour, le photographe compose avec ce qu’il voit. De nuit, il doit composer avec ce qu’il ne voit pas toujours. La scène est peu visible, le ciel très sombre, la lumière artificielle peut parasiter l’ambiance. Le moindre choix technique a des conséquences visibles. Pas simple quand on débute.

Retenez ceci : la nuit impose de ralentir, d’accepter l’incertitude et de penser la prise de vue bien avant d’appuyer sur le déclencheur. Le paysage doit devenir un terrain d’expérimentation. Vous devez jouer avec le relief, le ciel, les sources lumineuses naturelles ou artificielles, la météo et la position des étoiles.

C’est souvent ce changement de logique qui déstabilise les photographes.

Cette rupture entre photographie de jour et de nuit est souvent sous-estimée. Dans le livre Les secrets de la photo de paysages nocturnes, Joël Klinger insiste dès les premiers chapitres sur ce changement de logique, en rappelant que la nuit impose de repenser ses priorités, bien avant de parler de réglages ou de matériel.

Les difficultés concrètes que rencontrent presque tous les photographes de nuit

Les problèmes rencontrés en photo de paysages nocturnes sont toujours les mêmes :

  • La mise au point échoue parce que l’autofocus ne trouve aucun contraste exploitable (même si les Nikon Z récents voient dans le noir).
  • L’exposition vous paraît correcte à l’écran, mais le ciel est fade ou surexposé une fois que vous observez les photos chez vous.
  • Le bruit numérique est trop présent parce que vous avez poussé les ISO.
  • Le premier plan est trop sombre ou mal lisible, alors que c’est un élément essentiel en photo de paysage nocturne.
  • La composition est négligée, ne tient pas compte de l’environnement, le ciel est trop présent.

Ces difficultés ne sont pas seulement des erreurs de débutant. Elles sont propres à la pratique nocturne. Vous pouvez tenter de les corriger en changeant les réglages de votre appareil, mais vous arriverez immanquablement à une accumulation d’échecs si vous ne savez pas comment procéder.

Ces difficultés récurrentes sont celles que l’on retrouve tout au long du livre, notamment dans les chapitres consacrés à la mise au point nocturne, à la gestion de l’exposition et aux pièges liés au boîtier et aux accessoires. Elles ne sont pas traitées comme des cas isolés, mais comme des situations normales de la pratique nocturne.

Pourquoi les réglages seuls ne suffisent pas

Ces « bons réglages » après lesquels vous courez (ISO, ouverture, temps de pose) ou les focales lumineuses qui vous ruinent sont nécessaires, mais rarement suffisants.

Ce qui vous manque le plus souvent, c’est une vision globale :

  • Pourquoi ce lieu fonctionne de nuit et pas un autre.
  • Pourquoi la lune peut être une alliée ou un piège.
  • Pourquoi certaines compositions deviennent plates dès que le soleil disparaît.
  • Pourquoi une image nocturne réussie se prépare parfois plusieurs jours à l’avance.

Sans cette compréhension d’ensemble, vos réglages deviennent de simples pansements appliqués trop tard.

Le livre adopte cette même position : les réglages n’y sont jamais abordés seuls. Ils sont systématiquement reliés au contexte de prise de vue, au type de paysage et aux contraintes du ciel nocturne, afin d’éviter l’illusion de recettes universelles.

En photo de paysage nocturne, les réglages ne sont jamais une solution en soi : ils sont la conséquence d’un lieu, d’un ciel, d’une intention et d’une préparation.

La préparation, clé invisible de la réussite nocturne

En photo de paysages nocturnes, la majorité du travail se fait avant la séance de prise de vue :

  • Repérer les lieux de jour permet d’anticiper les lignes, les obstacles, les accès et les angles de vue.
  • Consulter les prévisions météo générales ne suffit pas : il faut aussi surveiller la couverture nuageuse, la transparence atmosphérique et la visibilité du ciel.
  • La position de la lune, son lever, son coucher et sa phase influencent directement l’ambiance de l’image.
  • La pollution lumineuse transforme radicalement le rendu du ciel selon la direction choisie.

Une sortie nocturne improvisée peut vous offrir une image correcte par chance. Une sortie préparée augmente le taux de réussite et les chances de revenir avec des images flatteuses. À vous de décider ce que vous voulez montrer.

Une large partie du livre est consacrée à cette phase invisible mais déterminante : repérage des lieux, consultation des prévisions météo classiques et spécialisées, planification des prises de vue, gestion des accès et vérification du matériel. Autant d’étapes souvent négligées, mais qui conditionnent la réussite d’une sortie nocturne.

Préparer une séance photo de paysages nocturnes, ce n’est pas être maniaque. C’est simplement accepter que la nuit ne pardonne pas l’improvisation et que chaque décision prise en amont évite une erreur irréversible sur le terrain.

Composer des paysages nocturnes, pas seulement un ciel étoilé

Lorsque j’en parle avec mes lecteurs, j’ai souvent l’impression que, pour eux, la photo nocturne se réduit aux photos de la voie lactée et des étoiles, tel que le présente Adam Woodworth dans Comment photographier le ciel nocturne. Pourtant, un paysage nocturne réussi, c’est bien autre chose : c’est un équilibre entre ciel et terre. Vittorio Bergamaschi en parle aussi dans Les secrets de la photo de nuit.

Paysages ruraux, littoral, montagne, bâtiments historiques, ouvrages humains, routes, ponts, silhouettes urbaines… Où que vous soyez, chaque environnement vous offre des choix différents. La nuit révèle certaines formes, en masque d’autres et vous oblige à simplifier la composition. Repérez ces contraintes et mettez-les à votre service.

En photo de paysages nocturnes, composer consiste souvent à simplifier : moins d’éléments, mais mieux choisis. À intégrer la lumière existante plutôt que de l’écarter. À utiliser la lune comme une source de modelé, et non comme un point lumineux qui va brûler vos hautes lumières.

Le livre développe cette approche en distinguant clairement les types de paysages nocturnes. Chaque environnement impose ses propres choix de composition et de gestion de la lumière, loin d’une vision uniforme de la nuit.

Photographier sereinement quand tout devient lent et irréversible

Si vous avez déjà essayé de photographier la nuit, vous savez qu’elle ne pardonne pas l’improvisation. Vous installez votre trépied, puis chaque réglage compte. Une erreur de mise au point, une vibration, un mauvais choix de temps de pose peuvent ruiner plusieurs minutes de travail.

Parfois, c’est l’emplacement qui pose problème, comme lorsque j’ai réalisé des photos de paysages nocturnes en bord de Seine, en plaçant mon trépied à quelques centimètres du quai. Attention à votre sécurité.

Vous devez comprendre le comportement du capteur de votre boîtier, maîtriser la focale utilisée, savoir quand allonger ou raccourcir l’exposition, anticiper le mouvement du ciel, accepter de refaire une prise plutôt que de vous entêter. Aucun automatisme ne fonctionne correctement la nuit. Rien n’est jamais acquis. Restez serein et multipliez les tests.

Cette notion de sérénité revient souvent dans le livre, notamment dans les chapitres consacrés aux réglages, à la maîtrise de la focale, à la mise au point et aux erreurs à éviter. La nuit ne tolère pas l’à-peu-près, et le livre insiste sur l’importance d’un processus clair pour limiter les erreurs irréversibles.

Le traitement, prolongement naturel de la prise de vue nocturne

Une photo de paysages nocturnes brute est rarement exploitable telle quelle. Le traitement fait partie intégrante du processus, à condition de rester au service de l’ambiance :

  • Utilisez systématiquement le format RAW.
  • Appliquez un traitement des tonalités qui préserve les couleurs nocturnes.
  • Gérez la réduction du bruit numérique sans lisser les détails.
  • Assemblez plusieurs images issues d’expositions multiples si la scène l’exige.

Le but n’est pas de transformer la nuit en jour, mais de révéler ce que votre œil n’a pas pu percevoir sur le moment. C’est tout l’intérêt du post-traitement en photographie.

Le traitement est abordé dans le livre comme une continuité logique de la prise de vue. Organisation des fichiers RAW, traitement des images nocturnes, gestion du bruit, assemblage d’expositions multiples, focus stacking ou time blending sont présentés comme des outils, pas comme des effets.

Quand une méthode structurée devient nécessaire

À ce stade, beaucoup de photographes ressentent un même besoin : arrêter de multiplier les recettes de cuisine pour passer à une approche cohérente. Une méthode pertinente permet de mettre en perspective la préparation, la prise de vue et le traitement. En clair : non seulement comment faire, mais surtout pourquoi et dans quel ordre.

C’est dans cette logique que s’inscrit Les secrets de la photo de paysages nocturnes. Ce n’est pas un catalogue de recettes, mais un guide pensé pour le terrain. Il couvre l’ensemble du processus, du choix du matériel jusqu’au traitement final, en passant par la planification, la composition et les techniques spécifiques à la nuit.

Le livre devient alors un support logique si vous souhaitez structurer votre pratique plutôt que multiplier les essais infructueux.

En mettant bout à bout toutes ces contraintes (préparation, composition, prise de vue, traitement), vous comprendrez rapidement que réussir la photo de paysage nocturne ne consiste pas à accumuler des conseils isolés, mais suppose une approche structurée et cohérente.

FAQ – FAQ – ce que vous voulez savoir sur Les secrets de la photo de paysages nocturnes

Le livre est-il plutôt pour débutants ou pour confirmés ?
Il s’adresse à des photographes déjà à l’aise avec les bases (exposition, composition, mise au point) mais qui butent sur les spécificités de la nuit. Ce n’est pas une introduction à la photo, mais une méthode pour résoudre les difficultés propres à la photographie nocturne de paysage.

Ce livre donne-t-il des réglages « prêts à l’emploi » ?
Non. Il explique pourquoi les réglages varient selon le contexte et comment les adapter à la situation. Vous y trouverez des principes, des raisonnements et des exemples, pas une liste figée de paramètres à appliquer quelles que soient les conditions.

Traite-t-il de la voie lactée ?
Oui, mais de manière intégrée à une approche plus large du paysage nocturne. Le livre ne réduit pas la nuit à l’astrophotographie pure, mais montre comment inclure le ciel étoilé dans une composition cohérente avec le paysage.

Est-il utile si je n’ai pas de matériel haut de gamme ?
Absolument. L’auteur replace souvent le matériel dans son usage réel et montre comment réussir même avec un équipement « classique », à condition d’adapter sa méthode et ses choix à la scène.

Le livre couvre-t-il le post-traitement ?
Oui. Il consacre une partie à l’organisation des fichiers RAW, à la gestion du bruit, au traitement des tonalités et aux techniques comme l’assemblage d’expositions ou le focus stacking, toujours avec l’intention de préserver l’ambiance nocturne.

Est-ce un guide purement théorique ?
Non. Il s’appuie sur des cas concrets, des exemples illustrés et des situations de terrain pour montrer comment appliquer les principes dans la réalité, pas seulement en théorie.

Pour qui cette approche fait réellement sens… et pourquoi ce livre y répond

Cette démarche et cette lecture s’adressent aux photographes qui maîtrisent déjà les bases de la photographie et veulent comprendre pourquoi la nuit résiste autant. À ceux qui photographient paysages, nature, patrimoine ou scènes extérieures et souhaitent progresser sans dépendre d’un coup de chance ou d’un réglage trouvé au hasard.

La photo de paysage nocturne n’est ni une discipline réservée aux professionnels ni une affaire de matériel coûteux. Elle exige surtout de la préparation, de la compréhension et une méthode adaptée. Si vous acceptez cette réalité, la nuit cesse d’être un obstacle et devient un terrain de jeu photographique fascinant.

Les secrets de la photo de paysages nocturnes est un ouvrage publié par Eyrolles, illustré de très nombreuses photos de l’auteur. Il compte 131 pages et propose une approche complète et structurée de la photographie de paysage nocturne, depuis la préparation et le choix du matériel jusqu’à la prise de vue et au traitement des images.

Publié dans la collection « Les secrets de… », il s’agit d’un guide de terrain qui s’appuie sur de nombreux exemples concrets, des schémas explicatifs et des cas réels. L’ensemble vous aide à comprendre les contraintes spécifiques de la nuit et à progresser de manière méthodique. Il vous en coûtera 23 €, un investissement limité si vous rêvez de pratiquer la photo de nuit ailleurs que dans les centres-villes.


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