Nikon annonce le nouveau Nikon D500, un boîtier au format DX qui joue dans la catégorie experts-pros et n’a pas grand-chose à envier, capteur mis à part, à son grand frère le Nikon D5 annoncé le même jour.
Le Nikon D500 reprend l’essentiel des caractéristiques du D5, voici ce qu’il faut retenir des capacités de ce nouveau DX.
MàJ Juin 2016 : le test du Nikon D500 est disponible

L’année 2016 va-t-elle être celle du grand retour du format DX Expert-Pro ? Il y a fort à parier que la réponse est oui avec l’arrivée du tout nouveau Nikon D500, le DX que l’on n’attendait plus.
Il y a un peu plus de 8 ans, en 2007, le Nikon D300 accompagnait la sortie du Nikon D3 pour constituer le couple mythique que l’on connaît. Remplacé par une timide évolution Nikon D300s en 2009, l’expert-pro de la gamme DX a bien vieilli depuis. Nikon a capitalisé sur ses D7000/D7100/D7200 dans la gamme DX tout en jouant le jeu de la montée en gamme avec les pleins formats D610/D750 et D810.

Pendant ces longues années les experts et pros désireux de mettre à leur niveau leur D300 ont largement eu le temps de patienter. Le tant désiré Nikon D400 se faisait attendre à tel point que le marché avait fini par ne plus y croire.
Nikon a fini par entendre ses utilisateurs : le D300 aura bien un remplaçant et c’est le D500 qui s’y colle. Pourquoi D500 et non D400 ? Pour coller à la gamme Pro et au D5. Nikon D5 et Nikon D500 vont ainsi constituer le nouveau couple mythique avec des fiches techniques à faire pâlir d’envie les experts et pros.
Nikon D500 : capteur DX 20.8Mp et 51.200 ISO

Le Nikon D500 délaisse le capteur 24Mp du D7200 au profit d’un tout nouveau capteur 20.8Mp. Cette baisse de définition permet ainsi au D500 de se caler sur son grand frère et de réutiliser la plupart de ses modules techniques. Face au 12Mp du D300 la différence est sensible d’autant plus que la montée en ISO et le traitement associé à ce capteur le rapprochent plus du D5 que du D7200.
La plage de sensibilité varie de 100 à 51.200 ISO pour atteindre 50 à 1.640.000 ISO en mode étendu. Les photographes auront de quoi satisfaire leurs besoins en basse lumière tandis que ceux qui cherchent à faire de la reconnaissance en très basse lumière ou la nuit sauront tirer profit du mode étendu qui n’a que peu d’utilité en photo traditionnelle.

Nikon D500 : Autofocus 153 collimateurs
La plus grande nouveauté du Nikon D500 c’est son module autofocus Nikon MultiCam 20k. Ce module est exactement le même que celui du Nikon D5 avec :
- 153 collimateurs AF dont 55 sélectionnables
- 99 collimateurs en croix dont 35 sélectionnables
- 15 collimateurs compatibles f/8 dont 9 sélectionnables
- une couverture quasi bord à bord du champ photographié
Ce module dispose bien évidemment du nouveau processeur AF qui assure à lui-seul le traitement des informations en provenance des collimateurs. C’est autant de travail en moins pour l’Expeed et de performance en plus pour l’utilisateur.

Pourquoi un processeur AF dédié ?
Le module AF du Nikon D500 génère énormément d’informations avec ses 153 collimateurs. De plus ces informations sont dynamiques du fait du suivi du sujet permanent en mode AF-C. En confiant le traitement de ces données à un processeur dédié, Nikon soulage son module Expeed 5 et dispose d’un processeur conçu pour un besoin AF bien spécifique. C’est ce qui permet au D500 d’atteindre un tel niveau de performance en AF.
Le Nikon D500 est ainsi capable de shooter à la cadence maximale de 10vps sur 200 RAW, un buffer qui n’a rien à voir avec celui des D7100/D7200. Le D500 dispose du même système de désynchronisation des mouvements du miroir et du sous-miroir. Ce principe inédit chez Nikon permet de gagner en rapidité tout en assurant une meilleure mesure de lumière (voir plus bas).

Nikon D500 : Expeed 5
Tout comme le Nikon D5, le Nikon D500 dispose du nouveau module Expeed 5. Cet ensemble technologique regroupe un processeur, un système d’exploitation embarqué et un système de traitement d’images.
Ce module autorise la vidéo 4K à 30p. La durée maximale d’une séquence est fixée à 29mn59sec. au format crop 2.2x. VR électronique et D-Lighting actif restent disponibles lors d’un enregistrement vidéo. Le menu dédié permet une gestion spécifique à la vidéo des Picture Control et réglages divers.
Nikon D500 : capteur de lumière 180.000 pixels
Le Nikon D500 utilise le nouveau capteur de lumière RGB d’une définition de 180.000 pixels. Ce capteur est associé au module Expeed 5 pour assurer une reconnaissance de scène encore plus efficace. Il bénéficie du nouveau mécanisme de déplacement du miroir et sous-miroir.
Miroir et sous-miroir : désynchronisation au programme
Sur un reflex traditionnel, le mouvement du miroir est synchronisé à celui de l’obturateur. Le capteur de mesure de lumière est actif pendant une durée bien précise mais il doit attendre le cycle miroir-obturateur suivant pour reprendre une mesure. Avec le mécanisme de désynchronisation du D500, les mouvements du miroir et du sous-miroir ne sont plus synchronisés, le capteur de lumière peut rester en fonction un peu plus longtemps. Les résultats s’en ressentent.

Nikon D500 : ergonomie et construction
Le D500 dispose d’un châssis monocoque en alliage de magnésium avec de nombreux joints d’étanchéité. Cette construction lui permet de revendiquer une robustesse proche de celle du D5, la protection aux intempéries étant particulièrement efficace si l’on en croît les dires de la marque.

L’obturateur est conçu pour résister aux pires épreuves, le nombre de déclenchements prévus n’est pas officiellement communiqué mais il devrait approcher celui du Nikon D5 (200.000). Le viseur reprend l’œilleton rond cher aux nikonistes tandis que le trèfle de commande fait son grand retour sur la gauche du capot supérieur. Les boutons de commandes sont éclairés et le D500 dispose d’un large écran LCD supérieur reprenant l’essentiel des informations de prise de vue.
Le Nikon D500 propose un double emplacement pour cartes SD et XQD. Ce dernier format est nécessaire pour répondre aux exigences de performance qu’impose le boîtier.

Pourquoi des cartes XQD ?
L’intérêt des cartes XQD est de satisfaire les besoins du D500 en matière de performance. Les cartes XQD permettent de stocker 200 RAW 14 bits en rafale, une performance que les cartes SD actuelles ne savent offrir. C’est particulièrement important aussi pour la vidéo 4K qui impose un débit important.

Nikon D500 : connectivité étendue, Wifi et SnapBridge
Le Nikon D500 dispose de deux modules Wifi distincts. Le module intégré autorise le transfert des images vers l’application Nikon WMU sur smartphone et tablettes. Le module optionnel Nikon WT-7 étend les possibilités de transfert et autorise le pilotage à distance du boîtier de même que le marquage des images (données IPTC) et leur transfert en haut débit vers un ordinateur.
Snapbridge embarqué
Le Nikon D500 est le premier reflex de la marque à bénéficier de la technologie Nikon Snapbridge. Grâce à une connexion bluetooth basse consommation permanente entre le boîtier (même éteint) et l’application dédiée sur smartphones et tablettes, le transfert des images se fait en temps réel à la prise de vue.
Vous pouvez ainsi déclencher et disposer immédiatement d’une version JPG de votre photo sur votre appareil mobile (définition de 2Mp environ). Le partage sur le web et les réseaux sociaux est grandement facilité par rapport à ce que propose le transfert Wifi (désynchronisé).

Nikon D500 : écran tactile orientable
Le D500 dispose d’un nouvel écran tactile orientable. Avec 8cm, 2.359.000 points XGA et 400dpi, cet écran est à-même de remplacer un moniteur de contrôle en vidéo. Il est orientable haut-bas à la manière de celui du Nikon D750, un vrai plus pour les prises de vue au ras du sol ou bras levés.
Pourquoi un écran tactile sur un reflex expert-pro ?
L’écran tactile a envahi la plupart des appareils mobiles mais il est encore peu courant sur les reflex. Nikon a fait le choix du tactile pour offrir aux experts et pros, cible première de ce D500, la possibilité de contrôler du bout du doigt leur boîtier.
L’écran tactile permet le contrôle de la mise au point en mode Live View. Il suffit de pointer du doigt le sujet et de faire la mise au point sans avoir à déplacer le carré bien connu avec le pad arrière. Le confort est appréciable.
Cet écran tactile permet également la saisie d’informations textuelles : légendes, copyright, données IPTC sont alors gérables du bout du doigt très rapidement. C’est bien plus rapide et efficace que de passer par le menu et de faire défiler les caractères un à un.
Nikon D500 : Tarif et disponibilité
Le Nikon D500 est disponible dès le mois de Mars 2016 au tarif public de 2299 euros TTC. Ce tarif, proche de celui d’un plein format expert, reflète les capacités étendues de ce DX expert-pro. Le D7200 plus accessible reste le DX expert de la gamme tandis que le Nikon D500 s’adresse à tous ceux qui veulent retrouver les sensations d’un boîtier pro en APS-C.
Les spécialistes de la photographie animalière apprécieront par exemple de pouvoir utiliser un D500 avec un Nikon 80-400 équivalent au couple D750 + Nikon 600mm. Le tarif de l’optique n’a rien à voir et le poids total de l’ensemble est de 2500 gr. environ pour le D500 contre 5000 gr. environ pour le D750 !
Nikon D500 : premières impressions
Il aura fallu attendre longtemps mais Nikon rassure avec un boîtier pro au format DX qui surclasse actuellement toute la concurrence. La relève du D300 est plus qu’assurée et la similitude avec le Nikon D5 ravira les photographes pros désireux de compléter leur D5 plein format avec un DX plus léger aux performances proches.
Ce Nikon D500 relance également un format DX APS-C dont on ne savait plus trop s’il avait encore de l’avenir ou pas. La sortie récente du Nikon AF-S 16-80mm f/2.8-4 ED VR avait laissé planer le doute quant à un futur DX pro, le doute est levé !
Les premiers tests seront révélateurs des capacités du D500, mais les caractéristiques annoncées d’ores et déjà sont plus que prometteuses. Gageons que ce nouveau DX pourrait bien devenir très vite le préféré des nikonistes désireux de rester fidèles au format APS-C !
Source : Nikon