2 façons de faire des photos : créer et capturer

Faire des photos peut paraître facile. Il suffit d’avoir un appareil photo, de cadrer, de déclencher et c’est fait. Mais la réalité n’est pas toujours aussi simple.

Quel type de photographe êtes-vous ? Comment faites-vous vos photos ? En cherchant la réponse à cette question, et sans chercher à rentrer dans une catégorie unique, vous allez pouvoir développer une pratique plus personnelle et élargir le nombre de possibilités qui s’offrent à vous.

Je vous dis ce que j’en pense ci-dessous et je vous invite à réagir via les commentaires.

2 façons de faire des photos

Observez les photographes connus, ou ceux qui méritent de l’être. Vous allez voir qu’ils ont chacun une façon personnelle de faire des photos mais que, la plupart du temps, ils sont soit des créateurs d’images, soit des chasseurs d’images (découvrir des photographes et des livres de photos).

Créer une photo

La première façon de faire une photo, c’est de la créer. Vous imaginez une situation, un sujet, un cadre. Vous le mettez en place et vous le photographiez. La principale difficulté est alors d’imaginer et de créer la situation voulue avant de la photographier.

C’est le cas en studio par exemple où le plan d’éclairage a toute son importance (voir qu’est-ce qu’un plan d’éclairage et des exemples).

Saisir une photo

La seconde façon de faire une photo consiste à la saisir au vol. Vous passez du temps à observer, « chasser », et vous capturez des situations qui peuvent donner de bonnes photos.

C’est le cas en photographie de rue par exemple où votre œil et votre sens de l’observation ont une importance primordiale (voir le guide de la photographie de rue).

Pourquoi vous êtes concerné

Vous êtes concerné si vous faites partie des photographes qui pensent qu’ils ne sont ni créatifs, ni auteurs, ni doués pour la photographie.

Il y a peu de photographes nés avec un don particulier pour la photographie, par contre nous sommes tous nés avec de l’imagination.

C’est sur cette imagination qui vous caractérise que vous pouvez compter pour faire des photos. Selon que vous êtes plus « créatif » ou plus « observateur », vous allez mettre en oeuvre des réflexes pour créer ou capturer des photos.

C’est cette mise en oeuvre qui va vous permettre de développer une pratique personnelle, une démarche bien à vous. C’est en comprenant comment vous fonctionnez, ce qui vous correspond le mieux, que vous allez pouvoir obtenir de meilleurs résultats.

Au final seul le résultat compte

Quel que soit votre profil et l’approche que vous avez, seul le résultat compte !

Peu importe que vous soyez plutôt enclin à créer de toutes pièces une photo, ou que vous soyez plus à l’aise en tant qu’observateur. Ce qui compte c’est que vous soyez capable de montrer quelque chose d’abouti. Car au final c’est ce qui restera de votre pratique photo, des images, et non la façon de les faire.

A vous !

Je pense que ce sujet mérite débat car nous avons tous une approche personnelle, je vous livre ici (et dans la vidéo) ma vision, mais je suis aussi intéressé par la vôtre.

Je ne prétends pas vouloir vous classer à tous prix dans une catégorie alors … dites-moi comment vous fonctionnez et enrichissons ce débat !

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About the Author

Jean-Christophe Dichant
J'ai créé Nikon Passion en 2004 pour vous aider à faire les bons choix, bien utiliser votre appareil photo et apprendre la photo.

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7 Commentaires sur "2 façons de faire des photos : créer et capturer"

  1. Bonjour,
    Je « pratique » la photo depuis l’âge de 7 ans (Instamatic Kodak 50) et n’ai depuis jamais cessé. A partir de 12 ans, je me suis mis aux diapos (acquisition d’un Canon AE1en 1979) et y suis resté jusqu’en 2007, avec mon passage au numérique (Nikon D80). Celui-ci ayant eu des problèmes, je me suis dernièrement trouvé un D300 d’occase qui pour l’instant me convient tout à fait. Je connais les fonctions de bases de mon appareil et les principes théoriques de la photographie, mais ne me considère pas du tout comme un photographe averti, mais simplement comme quelqu’un qui aime faire des photos et s’applique pour qu’elles soient le mieux réussies au moment de la prise de vue, pour pouvoir ensuite les partager en toute simplicité. Jusque là, rien d’anormal… Depuis le milieu des années 1990, je me consacre uniquement à des prises de vue de voyages (style reportage, documentaire, conditions aventures : humidité, poussière…), c’est-à-dire que je sors mon Nikon une à deux fois/an à raison d’environ 4000 photos/3 semaines de voyage. Le but ? Faire à mon retour un docu-reportage sur mes voyages (à la fois personnel, mais également très documenté : histoire, culture, coutumes, économie, vie sociale…) afin de donner un aperçu assez complet du pays visité. A partir de maintenant, les cris d’horreur vont commencer ! Mes montages diaporamas, faits avec Pinnacle Studio 15, durent entre 1h30 et 1h45 !!! A l’origine, ces diaporamas étaient uniquement faits pour moi et me permettaient de revivre le plus fidèlement possible, avec des proches, mes voyages passés, mais au fil du temps, d’autres personnes se sont montrées intéressées. Me restait alors soit la possibilité de les rendre plus compacts pour les rendre plus digestes (mais aussi moins complets et intéressants), soit de les couper en deux ou trois parties (moins pratique, car nécessité de planifier plusieurs rencontres.) Après réflexion, j’ai donc décidé de ne rien modifier et de voir… Mes diaporamas se présentent comme des films (musiques, textes parlés et écrit, sons enregistrés sur place, effets amusants et/ou surprenants pour raviver l’attention…). Je les présente à des amis et à des associations (je les fais en double : une version en français et une autre en espéranto) et, à mon grand étonnement, ils sont accueillis très positivement (malgré la longueur ! ce qui ne manque pas de me surprendre…) et attendus chaque année avec impatience… Vu le travail nécessité (entre environ 4 à 6 mois, tri compris… en dehors de mon temps de travail) et le nombre de photos concernées, les seules retouches que je m’autorise sont un passage standard rapide par DxO, un recadrage et/ou redressement éventuel. Les photos sont donc correctes, mais indignes d’être présentées dans une exposition, toute photo numérique devant dorénavant être retravaillée un minimum pour être présentable… (ah ! le bon temps des diapos où tout devait être maîtrisé dès la prise de vue…). Bien sûr, à chaque nouveau voyage, j’essaie d’en améliorer la qualité , en fonction des difficultés rencontrées et des résultats obtenus la fois précédente… Voici mon expérience, mon rapport à la photo. Il fera certainement bondir les puristes (ce que je conçois tout-à-fait), mais c’est ainsi qu’il me procure du plaisir. Certes, je regrette d’avoir à choisir entre cette formule de voyage-immersion – à laquelle je tiens tant – dans un pays donné, au détriment de la qualité optimale de chaque photo (un choix que je n’avais pas à faire à l’époque des diapositives, avec certes un résultat de diaporama moins « pro »), mais c’est mon plaisir, et, en attendant de rencontrer le logiciel « miracle » qui optimisera automatiquement mes photos par lot (!!!), je m’en satisfait… Tout cela pour dire que si l’apparition du numérique à considérablement démocratisé (et désacralisé) la photo, cela s’est fait malheureusement au détriment de la qualité au sortir de l’appareil et donc du temps à passer en plus en post traitement, ce qui est très chronophage… et que pour ma part je déplore (sauf pour les adeptes de la création et du détournement). Petite précision concernant mon matériel actuel : Nikon D300, Nikkor 18-200, Nikkor 35. Voilà, pour mon expérience et mes impressions…

  2. Je ne suis pas une super technicienne, je rate encore beaucoup de clichés, je n’ai aucune ambition en terme de publication de mes photos, mais je prends de plus en plus de plaisir à photographier. Photographier m’a appris à observer, à ne plus considérer mon environnement sous un seul angle, etc. Lorsque je capture une image, une situation, je garde à l’esprit qu’elle devra me parler dans 10 ans. C’est ainsi que je progresse, en m’efforçant de donner du sens à mes photos.

  3. ‘accord sur le principe. L’essentiel est dans l’éducation de l’oeil (pas dans une quelconque spontanéité cependant…). L’appareil photo n’est qu’un medium, un outil. La question qu’il faut toujours se poser: est-ce le sujet qui est intéressant ou la photo du sujet? Pas toujours évident d’y répondre. Certains choisissent plutôt un abondant travail de post traitement… Je suis dubitatif sur l’intérêt de la chose. Sublimer un sujet par le truchement d’un APN est difficile et la réussite est rare. Quand j’expose, je me contrains à exposer peu de clichés parce que je me lasse vite moi-même, en visitant des expos, à regarder tout plein de photos dont on ne sait plus si elles sont belles ou si elles ont simplement saisi la beauté ou le caractère étrange d’un sujet. On ne crée jamais, on emprunte un sujet pour faire une image qu’on espère belle…. ou à tout le moins réussie. De ce point de vue, il y a très peu d’instants magiques, même s’il y a beaucoup d’images dans nos photothèques! Soyons très avares de nos images et peut-être trouverons-nous le graal (plutôt dans la contitution d’une série de mo point de vue, que dans la quête de l’Image.

  4. J’aime arrêter le temps , saisir le juste moment!l’image finale va elle seule redonner l’impression du moment saisi,va exprimer un sentiment,une personnalité ou un feeling

  5. Une « image » quelle qu’elle soit est une combinaison entre (référence à la sémiologie de l’image) des signifiants (iconiques et extra-iconiques) et des signifiés. C’est-à-dire entre des techniques (signifiants iconiques), ce que l’on montre (signifiants extra-iconiques) et ce que l’on souhaite transmettre (signifiés). On peut privilégier plutôt un aspect qu’un autre, bien entendu. La question est : qu’elles sont les images qui « restent » ? Celles qui traverseront le temps ?

    • Bonjour Philippe
      Je suis assez en phase avec ce que tu dis et pour répondre à ta question: La photographie n’a besoin que d’une chose: Des travaux qui comptent.
      L’histoire ne se souviendra pas des likes, des partages et de toutes ces futilités. Elle ne garde que ce qui compte, le temps effacera le reste. Cette citation est de Thomas Hammoudi est je suis bien d’accord avec lui.

  6. Tout mon respect aux créateurs qui vont étudier tout ce qu’il faut pour réaliser une prise de vue.
    Personnellement je suis plutôt dans le spontané. Même si parfois une attente permet de capter une lumière différente, chaque moment reste instantané. Belle citation de Goethe dans Faust, parlant d’un instant: « arrête toi, tu es si beau ».