Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Thierry Ravassod explore un territoire souvent méconnu même des passionnés : celui du Nikon invisible, celui des studios, des plateaux, des maquettes miniatures et des caméras de cinéma.
Depuis l’après-guerre, Nikon a façonné une part de l’histoire du 7e art en fournissant optiques, caméras et innovations qui ont servi aussi bien les télévisions japonaises que les plus grands réalisateurs américains.
Dès les années 1950, Nikon produit des optiques destinées au cinéma et à la télévision japonaise. Monture C, focales grand-angle, objectifs spécialisés pour l’image animée : la marque devient rapidement un acteur technique majeur dans une industrie en plein essor.
Certaines focales deviennent mythiques — 19 mm, 38 mm, 50-100 mm — utilisées sur des caméras professionnelles comme sur des modèles grand public.
Le Super 8 et les caméras Nikon
Avec l’explosion du cinéma amateur, Nikon se lance dans les caméras Super 8. Les Nikkorex, puis les modèles R8 et R10, s’imposent par leur qualité optique et leur ergonomie intuitive.
La Nikon R10, dotée d’un zoom 7-70 mm f/1,4, est encore aujourd’hui recherchée pour ses performances et sa fiabilité.
Nikon fabrique même une caméra vidéo : la très rare Nikon S100, première et seule caméra vidéo 100 % Nikon, équipée d’un zoom 11-69 mm f/1,2.
Nikon à Hollywood : Star Wars, Spielberg, Lucas
L’histoire devient légendaire lorsque Nikon fait son entrée sur les plateaux américains :
En 1977, George Lucas utilise des optiques Nikon sur ses caméras Arriflex pour filmer les maquettes de Star Wars. Le 28 mm à décentrement, le 15 mm orthoscopique et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 deviennent des outils essentiels pour donner l’illusion de vaisseaux gigantesques.
Steven Spielberg, dans Indiana Jones et le Temple maudit, tourne la célèbre scène des wagonnets avec un Nikon F3 monté sur un rig spécial.
Plus tard, dans Danse avec les loups, Kevin Costner utilise le légendaire NIKKOR 300 mm f/2 pour capturer la scène de la chasse aux bisons.
Ces contributions, souvent invisibles pour le grand public, témoignent de l’ingéniosité et de la fiabilité des optiques Nikkor.
Du Super 16 à la télévision japonaise : un héritage unique
Nikon produit également des optiques destinées à la télévision japonaise, souvent fabriquées à l’unité, d’une rareté extrême aujourd’hui. Ces objectifs professionnels sont devenus des pièces mythiques, jalousement conservées par les collectionneurs.
Nikon, MRMC et RED : une influence qui continue
L’histoire ne s’arrête pas au cinéma argentique. Nikon est aujourd’hui présent dans l’industrie du cinéma grâce à deux acquisitions majeures :
MRMC (Mark Roberts Motion Control) : leader mondial du robot de tournage
Ces deux acteurs majeurs équipent Hollywood, Netflix ou HBO et prolongent l’héritage cinématographique de Nikon avec des technologies de pointe.
Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon
Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des optiques, des caméras et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où innovation optique et créativité cinématographique se croisent.
FAQ : Nikon et le cinéma
Quelle optique Nikon a été utilisée dans Star Wars ? George Lucas a notamment utilisé le 28 mm à décentrement, le 15 mm et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 sur des caméras Arriflex pour filmer les maquettes.
Quel objectif Nikon Spielberg a-t-il utilisé ? Pour Danse avec les loups, Spielberg a eu recours au NIKKOR 300 mm f/2 modifié en monture cinéma.
Nikon a-t-il fabriqué des caméras Super 8 ? Oui : les Nikkorex, R8 et R10 sont parmi les plus populaires, connues pour leur optique très performante.
Nikon a-t-il fabriqué une caméra vidéo ? Oui, la Nikon S100, une caméra vidéo entièrement conçue par Nikon.
Quelle est la place de RED dans l’histoire Nikon ? Depuis son rachat en 2024, RED fait partie du groupe Nikon, renforçant la présence de la marque dans le cinéma numérique moderne.
Les optiques cinéma Nikon existent-elles toujours ? Les anciennes optiques cinéma sont très rares, mais Nikon développe aujourd’hui des optiques Z adaptées à la vidéo professionnelle.
Photographier chiens et chats : comment maîtriser vraiment l’art du portrait animalier
Photographier votre chien ou votre chat vous semble simple… jusqu’au moment où vous déclenchez. L’animal remue, l’autofocus hésite, le cadrage est aléatoire. Vous voulez enfin comprendre pourquoi vos images ne ressemblent jamais à ce que vous aviez en tête ? Le livre de Natacha Brunet, photographe animalière, peut vraiment vous aider.
Résumé rapide : « Photographier chiens et chats, l’art de la photographie animalière » est un guide pratique pour apprendre à photographier chiens et chats, attirer leur attention, soigner le cadrage, la composition et le post-traitement, et créer des images pertinentes et expressives.
Photographier chiens et chats, le vrai défi n’est pas celui que vous croyez
Natacha Brunet pratique « le portrait canin, félin ou équin ». Elle a écrit ce livre pour vous montrer comment photographier votre chien ou votre chat dans des conditions réelles, pas idéales.
Elle vous explique aussi comment capter son attention, ce qui est plus subtil qu’il n’y paraît. Nos animaux sont attendrissants, mais rarement coopératifs. Ils changent de pose, tournent la tête au moment où vous déclenchez, repartent d’un coup quand vous pensiez avoir “la” photo. Même avec un autofocus moderne, les suivre reste un défi. Et vous ne pouvez rien leur imposer, c’est frustrant.
Cadrer et composer une photo de chien ou de chat devient plus complexe dès que l’animal remue. Et il remue souvent. Comment ajuster le cadre, gérer l’arrière-plan ou construire une image cohérente quand rien ne reste en place plus de deux secondes ?
Avec les chats, c’est parfois plus simple. Ils bougent moins, se laissent approcher. Avec les chiens, c’est une autre histoire. Plus joueurs, plus vifs, ils imposent de réagir plus vite.
Natacha Brunet vous montre comment adapter votre position, votre distance et votre cadrage selon la morphologie du sujet. Vous n’allez pas cadrer un dogue comme vous cadreriez un teckel : l’exemple est simple, mais très révélateur.
L’erreur que tous les propriétaires commettent
Lorsqu’il s’agit de votre chien ou de votre chat, vous pensez souvent à lui imposer une attitude, à le faire poser “comme vous l’imaginez”. Mauvaise idée : c’est l’arrière-plan qui crée l’ambiance, et vous l’oubliez souvent.
Même erreur avec la composition : vous voulez tout mettre dans le cadre. Résultat : l’essentiel disparaît.
Natacha Brunet adopte une approche que je partage complètement : moins, c’est mieux. Les conseils qu’elle donne sont simples, accessibles, et surtout applicables immédiatement, quel que soit votre niveau.
Regardez ces pages : la preuve en images
Photographier chiens et chats : comment maîtriser vraiment l’art du portrait animalier
J’ai apprécié de voir de nombreuses photos dans ce guide. Elles donnent des idées de cadrages, illustrent les conseils et montrent la progression du travail.
Surtout, j’ai aimé la douceur des images de Natacha. Rien de flashy, rien d’artificiel. On n’est pas sur Instagram.
À la prise de vue comme au post-traitement, elle précise les étapes, explique ses choix, et le résultat est visible au premier coup d’œil.
La colorimétrie met en valeur l’animal et le décor, dans un style cohérent, délicat et très maîtrisé. Jetez un œil aux pages 86 à 90 : c’est là que tout se joue.
Ce n’est pas un livre d’art, mais un vrai guide pratique. Et c’est ce qui en fait sa force.
Ce que vous allez trouver dans le livre
Le livre suit une progression logique : préparation, prise de vue, gestion du comportement, composition et post-traitement. Voici la structure complète :
1- Préparer une séance photo réussie Des séances qu’on n’improvise pas • Connaître son modèle animal • Choisir le lieu idéal pour une photo réussie
2- Choisir son matériel et ses accessoires L’appareil photo • Les objectifs • Les accessoires pour le photographe • Les accessoires pour l’animal
3- Comprendre et capter l’attention de l’animal Comprendre les expressions animales • Quelques astuces pour capter l’attention • S’adapter au comportement • Collaborer avec le propriétaire
4- Les réglages spécifiques de l’animalier Les modes de prise de vue adaptés • Gérer l’autofocus en mouvement • Adapter l’exposition au pelage et au décor
5- Composer des images impactantes Les poses pour l’animal • Adapter la composition aux sujets à quatre pattes • Exploiter les couleurs • Maîtriser la lumière
6- Photographier en situation difficile Gérer les animaux compliqués • Photographier plusieurs animaux • Inclure les humains • Réussir les photos d’action
7- L’art du post-traitement Organiser et préparer ses images • Développer ses photos • Affiner les détails • Développer son style • Adapter ses images à leur destination
À qui s’adresse le livre « Photographier chiens et chats » ?
À vous, si vous aimez la photo et votre animal, et que vous voulez simplement obtenir de meilleures images, sans complication inutile.
Aux débutants, qui veulent comprendre les bases et éviter les erreurs classiques.
Aux photographes confirmés ou professionnels, qui souhaitent explorer un domaine qu’ils connaissent encore peu.
Si vous regardez bien, ce livre ne vous apprend pas seulement à faire poser votre chien ou votre chat dans un décor bien pensé. Il vous montre surtout comment voir votre animal comme un véritable sujet photographique, et non comme un simple compagnon. C’est là que tout change. Et c’est peut-être pour cela que ce guide, sous ses airs pratiques, vous fait franchir un cap que vous ne pensiez pas atteindre.
Infos pratiques
Éditeur : EYROLLES
Langue : Français
Nombre de pages de l’édition imprimée : 150 pages
Dimensions : 15.1 x 1 x 21 cm
Quel est l’objectif Nikon le plus polyvalent ?
Vous envisagez de craquer pour un boîtier Nikon Z, mais vous hésitez sur le choix de votre premier objectif. Le modèle livré en kit vous attire par son prix, mais ne vous semble pas forcément adapté à vos usages. Voici de quoi affiner votre choix avec l’objectif le plus polyvalent que vous pouvez choisir.
Cet article vous donne un avis personnel clair, un choix numéro 1, les alternatives possibles, les erreurs à éviter et un tableau comparatif précis des objectifs polyvalents Nikon Z.
Réponse rapide Si vous cherchez l’objectif Nikon Z le plus polyvalent en 2025, le meilleur choix est le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Il couvre du grand-angle au petit téléobjectif, offre une ouverture constante f/4, une excellente qualité optique, un encombrement raisonnable et convient aussi bien au voyage qu’au reportage du quotidien. Pour les boîtiers APS-C comme le Nikon Z50II, l’alternative la plus polyvalente est le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR.
Avant de vous guider vers le bon choix, il faut clarifier ce que signifie réellement “objectif polyvalent” sur un Nikon Z.
Qu’est-ce qu’un objectif polyvalent ?
Un objectif polyvalent est celui que vous allez utiliser dans la plupart des situations. C’est celui qui vous permet de « tout faire », mais qui impose aussi une contrainte : vous limiter pour votre bien.
Ce type d’objectif est souvent appelé « zoom trans-standard », parce qu’il couvre toutes les focales du quotidien — paysage, portrait, rue — sans vous forcer à changer d’optique.
Choisir un objectif polyvalent pour un Nikon Z n’est jamais simple : l’offre est large, les fiches techniques trompent souvent, et les besoins réels ne correspondent pas toujours à ce que promettent les zooms « tout-en-un ».
La réponse qui peut vous sembler la plus évidente est de choisir un méga-zoom. Vous savez, un des bien connus 24-200 mm, 28-400 mm ou 18-300 mm et assimilés en APS-C.
Ces objectifs sont d’excellents choix en apparence, mais vous limitent très vite dès que les conditions de luminosité deviennent plus difficiles. Leur ouverture maximale est réduite, imposant un temps de pose plus long et le flou de bougé qui peut aller avec.
Ils sont parfois plus encombrants (il faut bien loger cette plage focale quelque part) et leur qualité de fabrication peut être en retrait par rapport à des modèles plus experts.
À ces méga-zooms, je privilégie les zooms polyvalents dont l’ouverture maximale est plus généreuse, sans égaler celle des zooms pros. Un zoom ouvrant à f/4 vous rendra bien plus de services en basse lumière, comme le soir pendant un voyage, qu’un 24-200 mm dont l’ouverture maximale est limitée à f/6.3.
Exemple : pour les mêmes conditions de luminosité, toutes choses égales par ailleurs, un zoom ouvrant à f/4 peut déclencher à 1/60 s (et faire une photo nette) quand un zoom ouvrant à f/6.3 est limité à environ 1/20 s, parce qu’il laisse entrer environ 1,33 stop de lumière en moins (et fait une photo floue).
L’autre contrainte que vous allez devoir accepter, c’est la focale maximale. Un objectif polyvalent est en souvent limité à 105 ou 120 mm. En contrepartie, sa formule optique est plus performante et ses prestations sont supérieures.
Notez aussi que disposer d’une ouverture constante tout au long de la plage focale (par exemple f/4) vous permet de conserver une exposition constante lorsque vous zoomez. Ce n’est pas le cas des méga-zooms dont l’ouverture maximale diminue avec la focale. Il vous faut alors adapter l’exposition lors du zoom.
La monture Z, avec son grand diamètre et son tirage mécanique réduit, permet à Nikon d’optimiser la qualité optique même sur des zooms polyvalents.
En pratique, je regarde trois choses : la plage focale, l’ouverture et la manière dont l’objectif s’intègre avec les technologies Nikon Z.
Si un zoom remplit ces trois critères, il devient vite celui que je garde le plus souvent monté sur le boîtier (et vous l'avez deviné, celui que je vous recommande plus bas).
Quel objectif polyvalent choisir pour un Nikon Z ?
Nikon Z plein format
L’objectif le plus polyvalent de la gamme NIKKOR Z plein format est, au moment où j’écris cet article (novembre 2025), le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.
Financièrement plus accessible que le 24-70 mm f/2.8 S II, très bien construit, ce zoom à ouverture constante f/4 vous rendra bien des services.
Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Qu’il s’agisse de reportage du quotidien, de photos de voyage, de portraits, de photos événementielles ou même de vidéo, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S est apprécié par tous ses utilisateurs pour sa polyvalence et ses performances.
Le NIKKOR Z 24-120 mm occupe la première place de mon classement, mais il est suivi de près par le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, premier objectif annoncé avec la gamme Nikon Z à l’été 2018. Sa plage focale 24-70 mm est plus limitée, mais ses performances sont équivalentes à celles du 24-120 mm. Si vous cherchez plus compact et moins onéreux, c’est un bon choix (et il y a plein d’occasions à petit prix chez ceux qui sont passés au 24-120 mm).
En voyage, le 24-120 mm f/4 S me permet de passer d’un paysage large à un portrait cadré serré en quelques secondes, sans jamais avoir à changer d’objectif. En reportage, il couvre 95 % des situations : une scène de rue, un geste isolé, un portrait, un détail en gros plan. C’est ce genre de confort que j’attend d’un zoom polyvalent.
Caractéristiques techniques du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S (plein format) Monture : Nikon Z (plein format) Focale : 24-120 mm Ouverture maximale : f/4 constante Construction optique : 16 lentilles en 13 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 3 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et une lentille avant traitée au fluor) Stabilisation : par le boîtier (IBIS) Distance minimale de mise au point : 0,35 m Rapport de reproduction : 0,39× Diamètre de filtre : 77 mm Poids : 630 g Longueur : 118 mm
Ce zoom s’avère toutefois trop imposant pour un Nikon Z APS-C, mais vous allez voir que j’ai une proposition pour vous si c’est votre besoin.
Nikon Z APS-C
Ces objectifs concernent les boîtiers APS-C comme les Nikon Z50II, Zfc ou Z30.
Il faut dire les choses : la gamme d’objectifs NIKKOR Z APS-C n’est pas la plus fournie du marché. Nikon la complète petit à petit, mais je suis le premier à penser que cela pourrait aller plus vite alors que le Nikon Z50II a déjà trouvé son public.
L’arrivée récente du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR a toutefois changé la donne. Ce zoom, équivalent à un 24-75 mm en plein format, a pris la première place dans mon classement des objectifs les plus intéressants pour un Nikon Z APS-C.
le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
Son ouverture constante f/2.8 n’y est pas pour rien : elle vous autorise des prises de vue en basse lumière sans grimper en ISO outre mesure. L’objectif reste compact pour cette plage focale et son tarif sous la barre des 900 euros (novembre 2025) est un autre atout.
Ses prestations en font mon premier choix, même si le NIKKOR Z 18-140 mm reste très intéressant si votre budget est plus limité.
Sur un APS-C comme le Nikon Z50II, le 16-50 mm f/2.8 permet d’aborder un mariage, une fête de famille ou une sortie urbaine sans se poser de questions : la couverture 24-75 mm équivalente est parfaite, et l’ouverture f/2.8 donne un rendu plus flatteur que tous les zooms de kit.
Caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR (APS-C) Monture : Nikon Z DX (APS-C) Focale : 16-50 mm (équivalent 24-75 mm en plein format) Ouverture maximale : f/2.8 constante Construction optique : 9 lentilles en 7 groupes (dont 1 lentille en verre ED et 4 lentilles asphériques) Stabilisation : VR intégrée Distance minimale de mise au point : focale 16 mm : 0,25 m, focale 24 mm : 0,2 m, focale 35 mm : 0,23 m, focale 50 mm : 0,3 m Rapport de reproduction : 0,2× Diamètre de filtre : 46 mm Poids : 330 g Longueur : 32 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif lorsque l’objectif est rétracté)
Cas d’usage : photo de voyage
Le voyage est probablement le terrain où un zoom polyvalent révèle le mieux sa valeur. Je passe d’un paysage large à un portrait cadré serré en quelques secondes, sans changer d’objectif, sans perdre un instant de la scène.
Avec le Nikon Z6II ou III, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me permet de couvrir les rues étroites d’une ville, un détail architectural perché à plusieurs mètres, ou un portrait improvisé sur un marché.
Avec le Nikon Z50II ou le Zfc, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 offre un confort proche : il reste suffisamment lumineux pour photographier un intérieur sombre ou une scène de rue au crépuscule sans sacrifier la qualité.
Cas d’usage : photo de portrait et événementiel
En portrait comme en événementiel, je cherche deux choses : isoler un sujet et réagir immédiatement. Le 24-120 mm f/4 S offre ce compromis : un cadrage serré entre 85 et 120 mm qui donne du caractère au portrait, et une plage 24-70 mm parfaite pour capter un geste, une expression ou une interaction au milieu d’un groupe.
Sur APS-C, le 16-50 mm f/2.8 devient un véritable couteau suisse : lumineux, réactif, suffisamment long pour isoler un sujet même à distance (enfin, pas trop quand même, ça reste un 50 mm).
Le meilleur objectif polyvalent Nikon Z pour le voyage
Si votre priorité est le voyage, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S est le choix le plus rationnel : large amplitude, performances homogènes et fiabilité quelles que soient les conditions.
Le meilleur objectif polyvalent Nikon Z pour débuter
Pour un premier équipement, le 24-120 mm f/4 S est le zoom le plus complet. Sur APS-C, le 16-50 mm f/2.8 offre un rendu plus flatteur que tous les zooms de kit.
Tableau comparatif
Objectif
Plage focale
Ouverture
Stabilisation
Distance mini MAP
Rapport max
Filtre
Poids
Longueur
Format
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
24-120 mm
f/4 constante
IBIS (boîtier)
0,35 m
0,39×
77 mm
630 g
118 mm
Plein format
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S
24-70 mm
f/4 constante
IBIS (boîtier)
0,30 m
0,30×
72 mm
500 g
88,5 mm
Plein format
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
16-50 mm (eq. 24-75)
f/2.8 constante
VR optique
0,25 m
0,2×
46 mm
330 g
32 mm
APS-C
Les erreurs à éviter
Attention aux plages focales trop limitées
Les zooms vendus en kit sont intéressants pour leur tarif attractif, mais ils sont trop souvent peu polyvalents. Je pense en particulier au NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 pour les Nikon Z plein format. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais on ne peut pas dire que la plage focale 24-50 mm soit « polyvalente ».
Il en est de même pour le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR proposé en kit avec les Nikon Z APS-C (par exemple le Nikon Z50II). C’est une optique très intéressante pour son prix, la qualité d’image est à la hauteur, mais son ouverture glissante couplée à sa focale maximale est trop limitée. Le 18-140 mm est un meilleur choix.
Attention aux focales maximales trop ambitieuses
Certains zooms proposent des focales maximales très longues, comme certains télézooms NIKKOR Z. Ces objectifs sont intéressants si vous savez exactement quelles photos vous allez faire avec. Mais pensez aussi à toutes celles que vous n’anticipiez pas forcément au moment du choix. Serez-vous à l’aise au quotidien avec un tel « trombone » fixé au boîtier ?
Quid de la discrétion ? Du poids et de l’encombrement ? Allez-vous apprécier de porter un tel objectif toute la journée pendant une sortie ? Le mieux est souvent l’ennemi du bien.
Foire aux questions
Un 24-200 mm n’est-il pas plus polyvalent qu’un 24-120 mm ? En théorie oui, puisqu’il zoome davantage. En pratique non, car l’ouverture glissante à f/6.3 limite vos possibilités en intérieur et en soirée. Vous gagnerez en portée, mais vous perdrez en qualité d’image et en réactivité.
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 n’est-il pas suffisant ? Il peut l’être si vous privilégiez la compacité. Mais vous perdrez toute la partie téléobjectif, essentielle en portrait, en détail architectural, en événementiel ou pour isoler un sujet.
Quel objectif polyvalent pour débuter avec un Nikon Z plein format ? Si je devais n’en conseiller qu’un, ce serait le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Il couvre le plus grand nombre de cas d’usage et vous accompagnera longtemps.
Existe-t-il un objectif polyvalent lumineux pour Nikon Z ? En APS-C, oui : le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8. En plein format, pour plus de lumière il faut monter en gamme (24-70 mm f/2.8 S II) mais on perd en polyvalence (et le tarif grimpe !).
En conclusion : le meilleur objectif Nikon Z polyvalent est celui qui vous correspond
Choisir un objectif polyvalent suppose de faire un choix : vous ne pouvez pas tout avoir. Prenez le temps de noter ce qui vous importe, de lister les photos que vous savez vouloir faire, celles que vous pourriez faire, puis basez votre choix sur ces informations.
Vous avez déjà rêvé de rentrer d’un voyage en Islande avec des photos de paysages à couper le souffle ? Ce pays exige une vraie préparation photo : météo changeante, accès parfois difficile, lumière imprévisible. Le photographe Martin Schulz parcourt l’Islande depuis des années et partage dans son guide « Comment photographier l’Islande » 13 circuits prêts à suivre pour réussir vos images sans perdre de temps sur place.
Qu’il s’agisse de plages de sable noir, de champs de lave, d’icebergs ou d’aurores boréales, vous allez trouver un itinéraire adapté, des idées de photos à réaliser selon les conditions climatiques et tout ce qui concerne votre équipement. En clair, c’est Instagram version pro, garanti sans IA, pour profiter pleinement de votre voyage et ne manquer aucune occasion photo.
Qui est Martin Schulz
Martin Schulz est un photographe spécialisé dans les paysages et qui parcourt l’Islande depuis des années, quelle que soit la saison. Il connaît très bien l’île ainsi que tous ses recoins cachés. Il la connaît si bien qu’il a listé 58 lieux uniques à photographier. Vous avez déjà compris que ce sont les lieux listés dans les 13 circuits.
Bien que je ne sois pas encore allé en Islande, parcourir ce livre m’a donné non seulement envie de découvrir l’ile, mais aussi de me convertir à la photo de paysages le temps d’un voyage.
Un guide de photographie avant tout
L’Islande, c’est la terre sauvage par excellence, parfois inaccessible selon la météo ou les conditions de transport. C’est aussi une destination qui peut vite devenir difficile pour pratiquer la photographie. Les distances peuvent être importantes, ou demander beaucoup de temps pour parcourir quelques kilomètres, par exemple pour retourner à votre hôtel le soir.
Martin Schulz vous explique comment il gère tout cela pendant ses voyages, ainsi que toute la logistique de base : circulation routière, hébergement, habillement pour profiter pleinement de votre voyage et de vos séances photo.
En bon photographe qu’il est, l’auteur vous propose de nombreux conseils sur le matériel à utiliser (voir page 14 en particulier). Cela reste plutôt classique bien que certaines spécificités liées à l’Islande soient mentionnées. J’ai également apprécié les renvois en début d’ouvrage vers les sites d’informations pratiques : tout avoir sous la main est toujours appréciable et vous fera gagner du temps.
Que photographier en Islande : circuits et spots photo
Chaque circuit décrit précisément l’itinéraire, les arrêts photo importants, la durée estimée, les meilleures heures pour photographier la zone et les coordonnées GPS des parkings. C’est un point essentiel en Islande : on ne peut pas se garer n’importe où, et certains lieux ne sont accessibles qu’à pied ou via des routes F.
Vous trouverez ensuite la liste des différents spots à photographier tout au long de chaque circuit. Sur le premier, par exemple, j’en ai recensé huit. Chaque spot est présenté avec le meilleur moment de la journée, la période idéale de l’année, quelques indications d’équipement ou de logistique si nécessaire, et surtout les coordonnées du parking. C’est important en Islande, car on ne peut pas se garer partout ni accéder à tous les lieux en voiture. Avoir le point GPS précis permet d’économiser un temps précieux.
Parmi les spots les plus marquants, on retrouve les falaises de Snæfellsnes, les plages de Reynisfjara, les champs de lave du sud et plusieurs zones idéales pour les aurores boréales. Le guide détaille précisément comment les photographier selon la lumière et la saison.
Les conseils du pro pour photographier l’Islande
Le guide est complet, clairement. Vous trouverez aussi, de temps à autre, quelques fiches pratiques comme celle de la page 42 intitulée « Petit atelier : le focus stacking ». Martin Schulz explique comment cette technique peut vous être utile en photo de paysage.
Je reconnais que la huitième étape du premier circuit m’a particulièrement attiré avec cette belle photo d’aurore boréale que je rêverais de voir — et bien sûr de photographier — si l’occasion m’en était donnée.
Les points forts du guide
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans cet ouvrage, ce sont la précision des circuits, les conseils logistiques adaptés au terrain islandais et la présence de fiches techniques simples à suivre. L’auteur ne se contente pas de lister des lieux : il explique comment photographier chaque spot selon la lumière, la météo et l’équipement que vous utilisez. C’est typiquement le type d’informations impossibles à improviser une fois sur place.
En résumé Photographier l’Islande demande une bonne préparation : choisir les bons lieux, anticiper la météo, prévoir l’équipement adapté et organiser vos trajets pour ne rien manquer. Le guide de Martin Schulz propose 13 circuits prêts à l’emploi et 58 spots photo, avec horaires idéaux, conseils techniques et coordonnées GPS. C’est l’un des guides les plus complets pour préparer un voyage photo en Islande. (Guide lu et analysé pour vous permettre de préparer rapidement votre propre voyage photo.)
À qui s’adresse ce guide ?
Si vous êtes déjà photographe paysagiste et que vous maîtrisez parfaitement votre discipline, vous serez surtout intéressé par les circuits et les lieux à visiter.
Si vous débutez en photo de paysage, la partie technique vous aidera de manière évidente. Selon votre matériel, vous trouverez aussi quelques pages consacrées à l’usage du drone en photographie.
Foire aux questions sur « Comment photographier l’Islande »
Quel matériel photo emmener en Islande ? Un boîtier tropicalisé, un zoom grand-angle, un trépied solide, une batterie de filtres ND, une protection pluie et plusieurs batteries. Le livre détaille ces points page 14.
Quelle est la meilleure période pour photographier l’Islande ? Tout dépend du sujet : été pour les paysages et les routes dégagées, hiver pour les aurores boréales et les lumières basses.
Peut-on suivre les 13 circuits en un seul voyage ? Non, sauf à rester plusieurs semaines. Le guide permet justement de choisir les plus adaptés à votre séjour.
L’Islande est-elle difficile pour un débutant en photo ? Pas forcément, mais les conditions changent vite. Le guide aide à anticiper la lumière, le vent, les accès et la logistique.
Mon avis sur le guide : utile pour préparer un voyage photo en Islande
Ce livre me semble intéressant à la fois pour préparer votre voyage en Islande — il vous donne la liste des lieux à visiter et leur enchaînement logique pour minimiser les déplacements — et pour découvrir des endroits pas forcément connus des photographes. Vous me direz qu’une fois que tout le monde aura lu le livre, tout le monde les connaîtra… mais c’est tout le succès que je souhaite à l’auteur.
C’est à la fois un guide de voyage et un guide de photographie, un ensemble finalement assez rare. Les derniers chapitres, par exemple, sont techniques et regroupés sous le titre « Technique photographique ». Mais la majeure partie du livre est un véritable guide de voyage pensé pour les photographes, avec tout ce qu’il y a à voir, à faire et à photographier.
Le format du livre est pratique : même s’il est assez épais, son petit format portrait permet de le glisser aisément dans un sac photo. Il pèse un peu, bien sûr, mais cela peut être agréable de l’avoir avec vous sur le terrain (vous pouvez aussi le laisser dans la voiture).
Pour avoir épluché plusieurs ouvrages photo consacrés à l’Islande, celui-ci fait partie des plus pratiques pour un photographe amateur ou expert qui veut réellement optimiser son temps sur place.
Au final, les éditions Eyrolles proposent un ouvrage vendu 24 €, avec une maquette agréable, qui peut vous faire gagner beaucoup de temps sur place et vous éviter bien des déconvenues lors d’un voyage en Islande, dans l’espoir de ramener les plus belles photos possibles.
Si vous avez déjà photographié l’Islande, je serais curieux de lire vos retours et les lieux qui vous ont marqué. L’espace commentaires est là pour ça.
Éditeur : EYROLLES – Langue : Français – Nombre de pages de l’édition imprimée : 314 pages – Poids : 660 g – Dimensions : 14 × 2,1 × 21 cm
Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique
Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Après la révolution électronique du F3, la marque entre dans une nouvelle ère : celle de la performance totale. Des années 1980 aux années 2000, trois boîtiers vont incarner la perfection argentique et la transition vers le numérique : les Nikon F4, F5 et F6.
Dans ce huitième épisode de la série Histoire Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien reconnu, retrace cette période charnière où la technique, l’innovation et la fiabilité ont porté la marque à son apogée.
En 1988, Nikon lance le F4, premier reflex professionnel à intégrer l’autofocus, le contrôle de l’exposition automatique et la compatibilité totale avec la monture F.
Dessiné par Giorgetto Giugiaro, il impose un nouveau standard d’ergonomie et de design, tout en conservant la robustesse mécanique qui a fait la réputation de la marque.
Le F4 séduit les photographes de sport, de presse et d’action, grâce à son moteur intégré et à son viseur interchangeable. Il marque le passage à une photographie plus fluide, plus rapide et plus intuitive.
Le Nikon F5 : la perfection mécanique et électronique
Sorti en 1996, le Nikon F5 pousse plus loin encore les limites de la technologie argentique. Il introduit un autofocus multi-zone ultra-rapide, une mesure matricielle 3D et une cadence de 8 images par seconde.
Utilisé par les reporters de guerre, les photographes de sport et les studios de mode, il devient la référence absolue de son époque.
Conçu comme un véritable char d’assaut, il incarne la fiabilité totale et l’excellence optique de Nikon.
Le Nikon F5 a été mon dernier reflex argentique, je le garde sans aucune hésitation !
Le Nikon F6 : l’ultime chef-d’œuvre argentique
Présenté en 2004 alors que Nikon n’avait pas prévu de le fabriquer (vous avez la raison de ce changement d’avis dans la vidoé) , le Nikon F6 clôt la saga des reflex argentiques professionnels.
Compact, silencieux, au design fluide, le Nikon F6 reprend le meilleur du F5 tout en intégrant une électronique moderne et une compatibilité totale avec les objectifs NIKKOR. Produit jusqu’en 2020, il symbolise la fin d’une ère : celle où la photographie reposait encore sur le film, la mécanique et la maîtrise du geste.
Devenu objet de collection, le F6 reste un modèle de précision et de plaisir tactile pour les passionnés d’argentique.
Des boîtiers conçus pour l’extrême
Nikon F4, F5 et F6 ont accompagné les plus grands photographes : presse, armée, exploration polaire ou scientifique.
Leur conception modulaire (viseurs, poignées, dos Data, motorisations) et leur résistance ont fait d’eux les compagnons idéaux des reporters et des professionnels exigeants.
Certaines versions spéciales, comme le F4 NPS ou le F5 Anniversary, rappellent le lien fort entre Nikon et les communautés professionnelles.
Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon
Photographe et historien, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage Nikon. Dans son musée dédié à Nikon, il expose des modèles rares – dont plusieurs F4, F5 et F6 – témoins de cette période d’innovation et d’audace. Par son travail, il nous rappelle combien ces boîtiers incarnent la transition entre deux mondes : celui de l’argentique et celui du numérique.
FAQ sur les Nikon F4, F5 et F6
Quel est le premier boîtier autofocus professionnel de Nikon ? Le Nikon F4, lancé en 1988, est le premier reflex professionnel Nikon à intégrer un autofocus. Il marque une rupture majeure avec la génération mécanique des F2 et F3.
Quelles sont les principales différences entre le F4, le F5 et le F6 ? Le F4 introduit l’autofocus et les automatismes. Le F5 pousse la vitesse, la motorisation et la fiabilité à un niveau inédit, tandis que le F6, plus compact et électronique, représente la synthèse ultime de la gamme argentique Nikon.
Pourquoi le Nikon F4 est-il considéré comme un boîtier de transition ? Parce qu’il combine des fonctions modernes (autofocus, mesure matricielle, électronique) avec une philosophie encore héritée du Nikon F3 : modularité, viseurs interchangeables, et compatibilité avec presque toutes les optiques Nikon F.
Qu’est-ce que le Nikon F4 NPS ? Le F4 NPS (pour Nikon Professional Service) est une version rare du F4 dotée de deux vitesses d’obturation supplémentaires (1/350 s et 1/750 s), conçue à la demande des reporters japonais.
Le Nikon F5 avait-il encore des viseurs interchangeables ? Oui, le F5 est le dernier reflex Nikon à offrir cette possibilité. Trois viseurs étaient disponibles : sportif, de poitrine et loupe, tous garantissant une couverture de 100 % du champ.
Quelle est la particularité du Nikon F5 Anniversary ? Sorti en 1998 pour les 50 ans de la production d’appareils Nikon, il arbore l’ancien logo de la marque et un capot supérieur en titane. C’est une pièce de collection très recherchée.
Pourquoi le Nikon F6 n’aurait-il jamais dû exister ? Parce qu’à l’origine, Nikon avait arrêté la production argentique. Le F6 a vu le jour uniquement grâce à une commande spéciale de l’armée américaine au début des années 2000.
Combien de temps le Nikon F6 a-t-il été produit ? De 2003 à octobre 2021, soit près de 18 ans — une longévité exceptionnelle pour un boîtier argentique à l’ère du numérique.
Quelles sont les principales innovations du F6 ? Le F6 introduit un écran arrière d’informations, une électronique de gestion avancée, une compatibilité complète avec les optiques AF-S et G, et une ergonomie héritée des premiers reflex numériques Nikon.
Le Nikon F6 avait-il un viseur interchangeable ? Non, c’est le premier reflex professionnel Nikon à abandonner cette caractéristique, principalement pour des raisons de coût et de compacité. Le prisme fixe intégrait désormais des circuits imprimés.
Quelle était la cadence maximale du F5 et du F6 ? Le F5 atteignait 8 images par seconde avec le pack batterie externe, tandis que le F6 plafonnait à environ 5,5 images par seconde, une cadence déjà très élevée pour l’argentique.
Le Nikon F6 était-il compatible avec les objectifs modernes ? Oui. Il accepte toutes les optiques AF-S, AF-D, AI, AI-S, et même certaines G (à ouverture électronique), ce qui en fait le reflex argentique le plus compatible de la gamme Nikon.
Le Nikon F5 et le F6 étaient-ils utilisés par les armées ou les agences gouvernementales ? Oui. Le F5 a été utilisé par la NASA et l’US Navy, tandis que le F6 est né d’une commande directe de l’armée américaine pour un usage logistique et documentaire.
Quelle est la durée de vie d’un obturateur de Nikon F5 ou F6 ? L’obturateur du F5 est donné pour plus de 150 000 déclenchements, celui du F6 dépasse les 200 000, soit un niveau équivalent à certains reflex numériques professionnels.
Pourquoi ces trois boîtiers sont-ils considérés comme des légendes ? Parce qu’ils représentent la quintessence de la photographie argentique : fiabilité absolue, précision, modularité et un lien direct entre le photographe et la machine, avant l’ère du tout-électronique.
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Mise à jour du firmware 1.02 pour le Nikon Z5II
L’hybride plein format le plus apprécié actuellement, le Nikon Z5II, vient de recevoir une mise à jour du firmware 1.02. Cette version améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud, introduit un nouveau réglage par défaut pour le nettoyage du capteur, et corrige plusieurs détails d’affichage et de communication avec l’application SnapBridge.
Comment vérifier la version de votre firmware
Vous ne savez pas quelle version vous utilisez déjà ? Pour le savoir, ouvrez le menu Configuration > Version du firmware.
Si la ligne Firmware C affiche une version inférieure à 1.02 (comme 1.01), téléchargez le fichier sur le centre de téléchargement Nikon et suivez la procédure décrite ci-dessous.
Si la ligne Firmware C affiche déjà la version 1.02, parce que vous avez par exemple activé la mise à jour automatique du firmware pendant la nuit depuis Nikon Imaging Cloud (oui, comme les applis sur votre smartphone), aucune action n’est nécessaire.
Précaution importante
Attention : n’effectuez jamais la mise à jour si un objectif non NIKKOR Z ou un adaptateur autre que le FTZ II/FTZ est monté sur le boîtier. En clair, ne montez pas votre Tamron ou autre objectif non Nikon sur le boîtier pendant la mise à jour.
Le non-respect de cette consigne peut entraîner un dysfonctionnement de l’appareil. Vous êtes prévenu(e).
Comment installer la mise à jour
Pensez à utiliser une batterie entièrement chargée et à ne pas éteindre l’appareil pendant la procédure.
Téléchargez le fichier d’installation, copiez-le à la racine d’une carte mémoire, puis insérez cette carte dans le boîtier. Attention : la racine est l’emplacement par défaut sur la carte. Ne créez pas un dossier pour coller ce fichier sans quoi ce ne sera plus la racine, hein ?
Allez ensuite dans le menu Configuration, sélectionnez Version du firmware > Mettre à jour. Ne touchez plus à rien tant que l’appareil ne vous dit pas que la mise à jour est terminée. Ce qui veut aussi dire : n’éteignez pas l’appareil avant la fin !
Nouveautés et correctifs de la version 1.02
La version 1.02 du firmware du Nikon Z5II comprend toutes les améliorations précédentes et ajoute plusieurs nouveautés :
Révision de certains messages et des valeurs par défaut liées à Nikon Imaging Cloud.
Nouvelle méthode d’ajout des Picture Control depuis Nikon Imaging Cloud.
Le nettoyage du capteur est désormais activé par défaut à l’arrêt de l’appareil. Ce nouveau comportement peut être modifié dans le Menu configuration, si vous préférez désactiver le nettoyage automatique lors de la mise hors tension.
Autres modifications issues des versions précédentes
Mise à jour des messages affichés lors de la connexion à Nikon Imaging Cloud.
Nouveau nom du boîtier dans SnapBridge et sur les périphériques connectés en USB.
Renommage de l’option d13 [Affichage pdt la PdV en rafale] dans le Menu réglages personnalisés.
Compatibilité avec SnapBridge
Après la mise à jour du firmware (de la version 1.00 à une version ultérieure), votre Nikon Z5II peut ne pas se reconnecter automatiquement à l’application SnapBridge. Pas de panique, ce comportement est normal : la mise à jour modifie le nom d’affichage de l’appareil photo, ce qui empêche la reconnexion automatique en Bluetooth. Nous sommes d’accord, c’est ballot mais il faut faire avec.
Pour rétablir la liaison, ouvrez SnapBridge, sélectionnez Oublier un appareil photo, puis effectuez une nouvelle association avec votre Z5II.
Foire Aux Questions firmware 1.02 pour le Nikon Z5II
Quelle est la dernière version du firmware pour le Nikon Z5II ? La version actuelle (novembre 2025) est la 1.02. Elle comprend les correctifs précédents et améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud.
Comment télécharger le firmware Nikon Z5II ? Le fichier est disponible sur le centre de téléchargement Nikon.
Pourquoi SnapBridge ne reconnaît-il plus mon appareil ? Le nom du boîtier change après la mise à jour. Supprimez l’ancien appareil dans SnapBridge, puis associez à nouveau votre Nikon Z5II.
Le nettoyage du capteur se lance à chaque arrêt : est-ce normal ? Oui, c’est le nouveau réglage par défaut. Vous pouvez le modifier dans le Menu configuration si vous ne souhaitez pas un nettoyage automatique.
Si vous débutez avec les mises à jour de firmware Nikon, consultez également mon guide complet sur comment mettre à jour le firmware d’un appareil photo Nikon Z, qui détaille chaque étape et les précautions à connaître.
En résumé, cette mise à jour 1.02 du Nikon Z5II renforce la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud, améliore l’intégration avec SnapBridge, et introduit un comportement par défaut plus logique pour le nettoyage du capteur. Une mise à jour recommandée pour tous les utilisateurs du Z5II.
Utilisateurs du petit APS-C hybride Nikon Z50II, Nikon a pensé à vous ! Voici la mise à jour du firmware 1.03 pour le Z50II. Elle améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud et corrige plusieurs bugs liés aux fichiers NEF (RAW), à la vidéo et au chargement USB. Voici comment la télécharger et l’installer.
Le firmware 1.03 du Nikon Z50II remplace la version 1.02. Comme pour les autres hybrides Nikon Z, mieux vaut faire cette mise à jour même si votre appareil fonctionne normalement. Vous profiterez d’une meilleure stabilité, d’un traitement RAW plus fiable et d’une intégration optimisée avec Nikon Imaging Cloud. Aucune mise à jour de firmware n’est innocente de nos jours.
Comment vérifier la version de votre firmware
Vous ne savez pas quelle version vous utilisez déjà ? Pour le savoir, ouvrez le menu Configuration > Version du firmware.
Si la ligne Firmware C affiche une version inférieure à 1.03 (comme 1.02), téléchargez le fichier sur le centre de téléchargement Nikon et suivez la procédure décrite ci-dessous.
Précaution importante
Attention : n’effectuez jamais la mise à jour si un objectif non NIKKOR Z ou un adaptateur autre que le FTZ II/FTZ est monté sur le boîtier. En clair, ne montez pas votre Tamron ou autre objectif non Nikon sur le boîtier pendant la mise à jour.
Le non-respect de cette consigne peut entraîner un dysfonctionnement de l’appareil. Vous êtes prévenu(e).
Comment installer la mise à jour
Pensez à utiliser une batterie entièrement chargée et à ne pas éteindre l’appareil pendant la procédure.
Téléchargez le fichier d’installation, copiez-le à la racine d’une carte mémoire, puis insérez cette carte dans le boîtier. Attention : la racine est l’emplacement par défaut sur la carte. Ne créez pas un dossier pour coller ce fichier sans quoi ce ne sera plus la racine, hein ?
Allez ensuite dans le menu Configuration, sélectionnez Version du firmware > Mettre à jour. Ne touchez plus à rien tant que l’appareil ne vous dit pas que la mise à jour est terminée. Ce qui veut aussi dire : n’éteignez pas l’appareil avant la fin !
Nouveautés et correctifs de la version 1.03
Cette version améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud, revoit les messages associés et simplifie l’ajout de Picture Control (les recettes ou profils créatifs qui peuvent venir compléter les Picture Control installés par défaut).
Elle corrige également plusieurs dysfonctionnements :
traitement NEF (RAW) échouant avec certaines combinaisons de paramètres,
affichage erroné en mode Loupe,
blocages ponctuels en mode vidéo,
problème de chargement USB avec l’accumulateur EN-EL25a.
Foire Aux Questions firmware 1.03 pour le Nikon Z50II
Quelle est la dernière version du firmware pour le Nikon Z50II ? La version actuelle (novembre 2025) est la 1.03. Elle inclut les correctifs précédents et améliore la compatibilité avec Nikon Imaging Cloud.
Comment télécharger le firmware Nikon Z50II ? Le fichier est disponible gratuitement sur le centre de téléchargement Nikon.
Faut-il mettre à jour si l’appareil fonctionne bien ? Oui, les mises à jour améliorent la stabilité et corrigent des problèmes invisibles à première vue. Elles garantissent aussi la compatibilité avec les services Nikon récents.
Puis-je faire la mise à jour avec un objectif d’une autre marque ? Non. Nikon recommande d’utiliser uniquement un objectif NIKKOR Z ou un adaptateur FTZ II/FTZ pendant la mise à jour.
Si vous débutez avec les mises à jour de firmware Nikon, consultez également mon guide complet sur comment mettre à jour le firmware d’un appareil photo Nikon Z, qui détaille chaque étape et les précautions à connaître.
Histoire Nikon | Épisode 7 : le Nikon F3, la révolution électronique
Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Quand Nikon marie la précision mécanique à l’audace électronique, naît un appareil aussi fascinant que controversé : le Nikon F3. Produit de 1980 à 2001, il a redéfini la photographie professionnelle et marqué un tournant dans l’histoire de la marque.
Dans ce septième épisode de la série Histoire Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien reconnu, nous fait découvrir le boîtier qui a marqué le tournant de l’ère électronique chez Nikon et redéfini la photographie professionnelle pour plus de deux décennies.
En 1980, Nikon surprend tout le monde en dévoilant un boîtier reflex professionnel partiellement électronique : le Nikon F3. Pour la première fois, un appareil Nikon adopte la priorité diaphragme et une gestion électronique du déclenchement.
Les puristes crient à la trahison. Les professionnels, eux, découvrent un outil redoutablement efficace, signé du designer Giorgetto Giugiaro — celui-là même qui apposera sur le boîtier la célèbre bande rouge devenue emblématique.
Le Nikon F3 ouvre une nouvelle ère pour les photographes pros
Avec le Nikon F3, la marque propose un appareil plus compact, plus ergonomique, et surtout capable d’intégrer des automatismes sans renoncer à la fiabilité mécanique.
La cellule, le moteur MD-4, le viseur HP (High Eye-Point) et le dos Data 250 vues font du F3 un système complet, pensé pour les reporters, scientifiques ou photographes de sport.
Sa précision, sa fiabilité et sa robustesse en font un compagnon de terrain idéal, des laboratoires de la NASA aux stades olympiques.
Les versions mythiques du Nikon F3
Le F3 ne se limite pas à un seul modèle. Nikon décline sa légende en plusieurs variantes :
le F3 Titan, au capot en titane,
le F3 Press, robuste et dépouillé pour les reporters,
le F3 H Sport, destiné à la photo rapide,
le F3 Lapita, une série spéciale limitée à 100 exemplaires,
le F3 AF, le premier reflex professionnel autofocus.
Chaque version révèle une facette du génie industriel de Nikon, adaptée aux besoins les plus extrêmes.
Le Nikon F3 dans l’espace et sur mer
Le F3 devient vite le compagnon de missions exceptionnelles. La NASA commande des séries spéciales dépourvues de miroir et adaptées à la microgravité.
L’US Navy, de son côté, utilise le F3 dans des caissons renforcés pour la photographie en conditions extrêmes. Peu d’appareils peuvent se targuer d’avoir servi à la fois sur la Lune et sous la mer.
Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle
En introduisant une part d’électronique dans un reflex professionnel, Nikon préparait déjà le futur : celui des Nikon F4, F5, puis des Nikon Z hybrides.
Le F3 restera pourtant l’un des derniers à offrir ce contact direct, presque charnel, entre le photographe et la machine. C’est ce qui explique qu’il soit encore aujourd’hui si recherché des collectionneurs et des photographes argentiques.
Le Nikon F3 a aussi marqué une rupture esthétique et ergonomique : sa bande rouge, signée Giugiaro, est devenue l’un des signes distinctifs de tous les reflex Nikon à venir. Cette ligne rouge symbolise encore aujourd’hui la continuité entre tradition et innovation, du F3 jusqu’aux hybrides Nikon Z.
Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon
Dans cet épisode, Thierry Ravassod nous invite à redécouvrir le Nikon F3 à travers ses modèles rares, ses prototypes et ses anecdotes de terrain.
Photographe, historien et collectionneur passionné, il préserve dans son musée dédié à Nikon une part essentielle de l’histoire photographique mondiale.
FAQ sur le Nikon F3
Quelle est la particularité du Nikon F3 ? Premier reflex professionnel Nikon à intégrer de l’électronique et une priorité diaphragme, il a marqué le passage à l’ère moderne.
Quelles versions du Nikon F3 sont les plus rares ? Les F3 Titan, F3 Lapita et F3H Sport sont parmi les plus recherchés. Certaines séries NASA sont aussi considérées comme des pièces de musée.
Pourquoi le Nikon F3 reste-t-il légendaire ? Parce qu’il allie fiabilité mécanique, innovations électroniques et design emblématique signé Giugiaro — un équilibre rare dans l’histoire photo.
Quelle est la différence entre le Nikon F3 et le F2 ? Le F2 était 100 % mécanique ; le F3 introduit la priorité diaphragme et une électronique fiable, tout en conservant la compatibilité avec la monture F.
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Firmware 3.00 Nikon Zf : pourquoi cette mise à jour change la donne
Nikon a publié la version 3.00 du firmware du Nikon Zf. Vous vous dites peut-être que ce n’est qu’une mise à jour technique de plus. Pourtant, elle marque un tournant dans l’évolution de ce boîtier.
Au-delà des correctifs, Nikon apporte plusieurs nouveautés créatives et pratiques qui montrent une direction claire : rapprocher le Nikon Zf de la philosophie photo qu’il incarne — un mélange d’élégance rétro et de modernité numérique.
Je vous explique ici pourquoi cette mise à jour est importante, ce qu’elle apporte concrètement et comment l’installer sans risque.
Ne lancez pas la mise à jour sans vérifier votre matériel. Nikon précise qu’il ne faut jamais mettre à jour le firmware du Zf avec un objectif autre qu’un NIKKOR Z ou une bague FTZ / FTZ II. Un objectif non compatible ou une bague d’adaptation tierce peuvent provoquer un dysfonctionnement du boîtier pendant la mise à jour.
Prenez aussi le temps de sauvegarder vos réglages personnalisés, notamment vos préréglages IPTC (métadonnées que l’appareil insère automatiquement dans vos photos). Si vous venez d’une version du firmware C 1.21 ou antérieure, ces préréglages seront supprimés pendant la mise à jour.
Pour les conserver :
Ouvrez le menu [IPTC] > [Charger/enregistrer] > [Copier vers la carte].
Effectuez la mise à jour.
Puis rechargez vos préréglages avec [Copier vers l’appareil].
Il s’agit d’une simple précaution, mais elle est indispensable pour éviter de perdre vos informations d’auteur, copyright ou légende.
Ce que Nikon ajoute vraiment dans le firmware 3.00 du Nikon Zf
Nikon a publié un manuel complémentaire pour détailler chaque fonction, mais voici l’essentiel — avec mes explications pour que vous compreniez ce que cela change dans la pratique.
Le retour du grain argentique sans passer par un logiciel photo
C’est sans doute la fonction la plus visible : l’option Film grain. Vous la trouverez à la fois dans le menu de prise de vue photo et dans celui d’enregistrement vidéo.
Elle permet d’ajouter un grain réaliste dès la prise de vue, comme si vous utilisiez une pellicule argentique. Vous pouvez choisir trois tailles de grain (fin, moyen, grossier) et six intensités. C’est un outil créatif, utilisez-le comme tel : le rendu du grain varie subtilement selon la luminosité et la texture des zones.
En pratique, vous obtiendrez des images noir et blanc plus authentiques, moins “numériques”. Si vous photographiez la rue, le portrait ou le reportage, vous retrouverez une texture proche des films 400 ISO classiques.
Sachez aussi que cette fonction est indépendante du Picture Control, elle s’applique à tous les styles d’image. Elle peut être enclenchée lors du développement des RAW dans Nikon NX-Studio si vous ne l’avez pas activée à la prise de vue.
Remarques sur l'utilisation du grain de film avec un Nikon Z Nikon a précisé les usages et limites de la fonction grain de film dans le manuel en ligne.
L'effet de grain de film ne peut pas être prévisualisé dans l'affichage de prise de vue (visuel ou écran arrière).
L'effet de grain de film apparaît de manière aléatoire. Le motif du grain apparaît différemment à chaque fois que les images NEF (RAW) sont traitées sur l'appareil photo. Les réglages d'intensité et de taille sont les valeurs qui étaient en vigueur au moment de la prise de vue.
La sélection de [HLG] pour [Mode tonalité] dans le menu de prise de vue désactive l'effet de grain de film. La fonction grain de film n’empêche pas les photos de présenter du « bruit numérique » en haute sensibilité ISO et/ou selon les options sélectionnées pour la taille et la qualité de l'image.
Le grain de film ne peut pas être combiné avec certaines fonctionnalités comme : - la capture d'images à grande vitesse + - les expositions multiples - la superposition HDR - le décalage des pixels
Le grain de film ne peut pas être utilisé en vidéo dans les cas suivants : - [H.265 10 bits (MOV)] est sélectionné pour [Type de fichier vidéo] dans le menu d'enregistrement vidéo, - une taille d'image et une fréquence d'images comprises entre [3840×2160 ; 60p] et [3840×2160 ; 25p] ou entre [1920×1080 ; 120p] et [1920×1080 ; 100p] sont sélectionnées pour [Taille d'image/fréquence d'images] dans le menu d'enregistrement vidéo.
De plus, sélectionner [ON] pour [Options grain de film] > [Grain de film] dans le menu d'enregistrement vidéo désactive [Adoucissement de la peau] dans le menu d'enregistrement vidéo.
Une capture plus réactive grâce au mode C15
Une nouvelle option C15 fait son apparition dans les modes de pré-déclenchement. Elle active la capture à haute vitesse juste avant le déclenchement, à vous d’apprendre à la maîtriser pour ne plus jamais rater un geste ou une expression fugace.
Concrètement, le Zf enregistre une rafale avant même que vous ayez totalement enfoncé le déclencheur. Pour les photographes de rue, de sport ou d’animaux, c’est une aide potentielle appréciable.
Des commandes plus personnalisables
Le Zf gagne en souplesse. Nikon ajoute plusieurs nouveaux réglages personnalisés :
Ouverture maximale Lv (a13) : permet de contrôler le comportement du diaphragme en visée écran.
Limiteur de mise au point (a15) : utile pour restreindre la plage de mise au point d’un objectif, pratique en macro ou en sport.
Nouvelle option “Minimum” dans le retardateur, pour réduire l’intervalle entre deux vues.
Nouvelles affectations de boutons dans les menus f2 et g2. Vous pouvez désormais attribuer la compensation d’exposition ou la sensibilité ISO aux molettes, même en mode M.
Ces réglages rapprochent le Zf des modèles pro de la série Z comme les Nikon Z6III ou Z8. Ils donnent à l’utilisateur expérimenté un contrôle plus fin sur l’ergonomie, sans modifier la philosophie du boîtier.
Des affichages mieux pensés
Nikon continue d’écouter les retours utilisateurs (ce qui veut dire que vous pouvez écrire au support pour faire vos remarques, je dis ça …). Parmi les ajouts notables :
une option “Seulement pendant le zoom” pour le focus peaking, afin d’éviter les surcharges visuelles,
de nouvelles grilles de cadrage au format 4:3 et 9:16, pratiques pour la composition ou la vidéo destinée aux réseaux sociaux,
une meilleure lisibilité du Hi-Res Zoom, qui affiche désormais le point de mise au point sur le sujet détecté.
L’ensemble rend la visée plus claire et plus moderne, tout en restant fidèle à la simplicité du Zf.
La vidéo aussi gagne en souplesse
Le firmware 3.00 du Nikon Zf corrige plusieurs petits manques qui pouvaient gêner les vidéastes.
D’abord, l’ouverture n’est plus restreinte en mode S (priorité vitesse) : on retrouve enfin un contrôle fluide de la profondeur de champ.
Ensuite, la sortie HDMI a été revue : l’appareil assure une sortie continue et stable vers les moniteurs ou enregistreurs externes, même après la fin d’un enregistrement.
La gestion du volume casque se règle maintenant directement dans le menu « i » pendant la captation, et il est enfin possible d’enregistrer des mémos vocaux avec un micro externe.
Ajoutez à cela le streaming USB (UVC/UAC) : vous pouvez désormais utiliser votre Zf comme webcam de haute qualité, sans logiciel tiers. Il suffit de le relier à un ordinateur via USB et de choisir le mode “UVC/UAC”. Les IA de visioconférence ou les applications de live streaming détectent automatiquement la caméra, en Full HD.
Réseau et connectivité : plus flexible
Nikon introduit un nouveau mode Wi-Fi STA : le Zf peut désormais se connecter à un smartphone ou un ordinateur via un point d’accès existant (box, routeur, borne Wi-Fi). Ce mode complète le Bluetooth et la connexion directe déjà présentes.
Par ailleurs, le Nikon Imaging Cloud évolue : vous pouvez maintenant y ajouter directement des Picture Control personnalisés () »recettes »), depuis le boîtier. C’est une façon appréciable de synchroniser vos profils créatifs entre appareils.
Prise de vue par décalage de pixels et autres ajustements
Les photographes de studio ou d’architecture apprécieront de pouvoir utiliser le mode Pixel Shift avec le retardateur activé. Ce détail évite de toucher le boîtier pendant la prise, garantissant un alignement parfait.
Autres améliorations :
la capture avec pré-déclenchement devient compatible avec les télécommandes Bluetooth,
les caractéristiques tonales ont été retravaillées quand l’assistance d’affichage (View Assist) est activée,
Nikon a aussi corrigé deux bugs rares :
l’apparition du message “L’obturateur est fermé” après des prises répétées avec écran replié,
et une erreur dans les valeurs d’ouverture maximale pour les objectifs sans CPU.
À retenir avant de faire la mise à jour vers le firmware 3.00 du Nikon Zf
Utilisez uniquement un objectif NIKKOR Z ou une bague FTZ / FTZ II pendant la mise à jour.
Sauvegardez vos réglages IPTC et menus personnalisés sur carte mémoire.
Utilisez une batterie pleine et ne coupez pas le boîtier pendant la mise à jour.
Téléchargez le firmware sur le Nikon Download Center ou via le Nikon Imaging Cloud directement depuis l’appareil.
Pourquoi cette mise à jour mérite votre attention
Cette version 3.00 ne transforme pas le Zf, mais elle le fait mûrir. Nikon y glisse des détails qui comptent : une approche plus créative (le grain argentique), plus connectée (streaming USB, Wi-Fi STA), et plus respectueuse des usages experts (commandes, grilles, son, stabilité HDMI).
C’est aussi un signal : Nikon continue de faire évoluer ses hybrides non pas seulement par les performances, mais par l’expérience de prise de vue.
C’est ce qui donne au Zf sa personnalité : un appareil fait pour le plaisir du geste, de l’image pensée et composée. Quelque chose comme la « pure photographie », le concept créé lors de l’arrivée du Nikon Df en son temps.
FAQ Firmware 3.00 du Nikon Zf
Dois-je absolument installer la version 3.00 ? Si vous utilisez le Zf régulièrement, oui. Vous bénéficierez d’une meilleure stabilité, du grain argentique et du streaming USB.
Puis-je revenir à une version précédente ? Nikon ne le recommande pas ; mieux vaut sauvegarder vos réglages et tester la nouvelle version avant de juger.
Mon Zfc ou Z 6II bénéficient-ils des mêmes fonctions ? Pas encore, mais Nikon tend à aligner progressivement les firmwares de la série Z, donc patience.
Photographier les galets de Dieppe avec un smartphone, vraiment ?
« Et si je passais une journée à Dieppe pour changer d’air et profiter de la mer ? » Banco !
Réveil matinal, je quitte Paris direction la Normandie, et 2h30 plus tard je suis sur la plage de Dieppe.
La météo a senti que c’était le jour J, elle m’envoie le soleil et un magnifique ciel bleu. Quoi d’autre que quelques photos pour la remercier ?
Les galets sur la plage de Dieppe
Bien que j’ai emporté mon Nikon Z6III et le petit NIKKOR Z 40 mm F/2, j’aime aussi faire des photos avec l’iPhone. C’est fun, facile, elles se partagent rapidement et complètent les photos faites avec mon hybride.
Alors que la fin de journée annonçait son arrivée, j’ai joué avec les galets. Mode portrait avec éclairage naturel, flou d’arrière-plan avec une ouverture simulée de f/5, et quelques points d’éclat pour renforcer la netteté apparente du galet. Pourquoi chercher plus loin ?
A la question que vous allez me poser et qui est « et les photos de l’hybride ? », j’en ai une pleine carte. Ça va prendre plus de temps mais j’en parlerai dans ma Lettre photo quand elles seront visibles.