nikonpassion.com

Page 1 / 1


Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24 : reproduire fidèlement les couleurs en quelques clics

Reproduire les couleurs le plus fidèlement possible est une vraie problématique en photo numérique. Comment régler votre boîtier, comment post-traiter les photos, comment y passer le moins de temps possible tout en obtenant un bon résultat.

La méthode classique consiste à répéter les essais jusqu’à ce que vous obteniez satisfaction. Mais savez-vous qu’il existe une autre solution, bien plus efficace et fiable, tout en étant excessivement rapide ? Datacolor, le spécialiste de la calibration, vous propose le SpyderCheckr que tout photographe, même débutant, peut utiliser aisément.

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

Qu’il s’agisse de portrait, de nature morte ou de paysages, reproduire les couleurs au plus juste est gage de photos de meilleure qualité. Qui n’a en effet jamais obtenu des images aux couleurs totalement décalées, au rendu peu conforme à l’original ? Chaque appareil photo reproduit les couleurs d’une façon différente, de part sa nature et son capteur. Mais jamais de façon optimale sans correction.

La méthode artisanale consiste à travailler en RAW, à régler au mieux son boîtier et à passer du temps devant l’ordinateur pour recaler la balance des blancs et la colorimétrie. On y arrive mais ça prend du temps, ce n’est pas le plus agréable à faire et surtout, si vous n’êtes pas un tant soi peu calé en gestion des couleurs, c’est la galère !

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

Datacolor vient à votre rescousse avec un accessoire dédié à la calibration des couleurs sans effort. Le Datacolor SpyderCheckr 24 ou 48 vous permet en effet de vous en sortir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Il s’agit d’un ensemble de chartes de couleurs – 24 ou 48 zones selon le modèle – présentées dans un coffret rigide pliable. Le coffret contient également des chartes de gris, ça va vous servir si vous êtes adepte du noir et blanc.

Voici le test du SpyderCheckr en version 48 zones. Le modèle 24 zones fonctionne sur le même principe, il est juste un peu moins précis mais a l’avantage d’être plus accessible aussi.

Principe de fonctionnement du SpyderCheckr

Le SpyderCheckr vous permet de calibrer votre boîtier – ou un couple boîtier/objectif. L’idée est de faire une image de référence puis de créer un profil de réglage à partir de cette image. Le logiciel connaît les références précises de chacune des zones de la charte. Il lui suffit donc de mesurer le rendu de l’image faite avec votre boîtier pour calculer la différence entre valeurs théoriques et valeurs pratiques. Le profil n’est alors qu’une liste de décalages que le logiciel de traitement RAW va pouvoir appliquer pour que les rendus soient fidèles. Voici le décalage pour le boîtier utilisé pendant le test :

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

Dans Lightroom, cela se traduit par la création automatique d’un preset de développement à appliquer à l’importation ou après. Dans Camera Raw c’est le même principe mais le processus diffère légèrement.

Installation et configuration du SpyderCheckr

L’utilisation du SpyderCheckr s’est avérée très simple : l’installation du logiciel (Windows, Mac) prend quelques minutes à peine mais elle est nécessaire pour pouvoir créer les profils par la suite. Je vous recommande de télécharger directement la dernière version sur le site de Datacolor, ça évite la mise à jour juste après l’installation.

Une fois le logiciel installé, vous disposez d’un accès automatisé à cet outil dans Lightroom. Dans mon cas ça n’a pas fonctionné et j’ai du créer le preset éditeur externe en quelques clics. Voici à quoi il ressemble :

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

Création de l’image de référence

Pour créer l’image de référence, il suffit de photographier les chartes de couleur avec votre boîtier, en mode RAW. J’ai choisi ici une photo dans le mini studio Big mais j’aurais tout aussi bien pu faire une photo en extérieur en fixant le coffret sur un trépied. Le coffret dispose en effet d’un pas de vis standard, une bonne idée.

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

le filetage standard pour trépied

Vous pouvez faire autant d’images de référence que vous voulez, ça peut s’avérer utile si vous avez des situations de prise de vue totalement différentes (lieux, éclairages) mais surtout des boîtiers différents.

Traitement de l’image dans Lightroom

Une fois la photo de référence faite, il suffit de l’importer dans Lightroom (ou ACR) sans appliquer aucun traitement durant l’importation. Prenez soin ensuite de recadrer l’image de façon à ne garder que ce qui se trouve entre les 4 repères blancs dans les angles.

La procédure demande un réglage de la balance des blancs sur la zone de gris E2. Puis un réglage de l’exposition sur la zone E1 et un réglage des noirs sur la zone E6. Le tout prend quelques secondes.

Export vers le logiciel SpyderCheckr

Une fois le recadrage fait, ouvrez l’image dans le logiciel SpyderCheckr via la fonction Editeur Externe de Lightroom. Dans Camera Raw et Photoshop, c’est le même principe mais il faut sauvegarder limage en Tiff auparavant pour l’ouvrir ensuite dans SpyderCheckr. Je n’ai rencontré aucune difficulté particulière à ce niveau-là.

Test logiciel Datacolor SpyderCheckr

Nous sommes presque au bout de nos peines : le logiciel vous propose de recadrer légèrement l’image si les carrés ne sont pas parfaitement centrés. Lors du test, je n’ai rien eu à reprendre, c’était tout bon du premier coup. Un clic plus tard le logiciel a créé le profil, sauvegarder un preset de développement dans Lightroom et c’est fini ! Le manuel vous renseigne sur les types de profils que vous pouvez créer, vous verrez qu’il en existe plusieurs pour les plus pointilleux.

Utilisation du profil dans Lightroom

Il suffit de fermer Lightroom puis de le relancer pour que le nouveau preset soit pris en compte (c’est propre à Lightroom). A partir de là, importez vos images comme si de rien n’était, appliquez le preset correspondant à l’import ou juste après, et traitez vos images comme avant. La seule, mais énorme, différence c’est que les couleurs sont maintenant reproduites de façon juste. Et que vous n’avez pas à vous en soucier, ni à réutiliser SpyderCheckr. Un vrai gain de temps.

Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand et comparer les versions avant/après. Si la différence ne vous saute pas aux yeux, prenez le temps d’observer les zones roses et rouges à droite, ainsi que les bleus, qui ont évolué :

Test logiciel Datacolor SpyderCheckr

Mon avis sur Datacolor SpyderCheckr 48/24

Test Datacolor SpyderCheckr 48 et 24

la version 48 du SpyderCheckr avec chartes de gris intégrées

Avantages

Cet accessoire s’avère indispensable si vous apportez une attention particulière à la reproduction des couleurs. C’est une évidence pour les natures mortes et autres reproductions d’oeuvres (tableaux, dessins, etc.). Mais c’est aussi l’occasion de faire la différence en photo de paysage ou de portrait : la justesse des couleurs est bien souvent critique. J’ai particulièrement apprécié la simplicité de mise en oeuvre et de configuration. Le résultat est bon dès la première image de référence et d’ailleurs je m’en vais créer plusieurs profils pour mes boîtiers …

Inconvénients

Le logiciel ne reconnait que les développeurs RAW Lightroom et Camera Raw (Photoshop, Photoshop Elements). Si vous utilisez un autre logiciel de traitement RAW, vous ne pourrez pas créer de profil automatiquement.

Le tarif de la version SpyderCheckr 48 est un peu élevé. Il vous reviendra à 142 euros, un tarif justifié si vous êtes professionnel mais plus difficilement acceptable si vous êtes amateur. Dans ce cas, optez plutôt pour la version 24 zones, pratiquement aussi précise mais à 50 euros seulement – et offerte avec la sonde Spyder4Pro ou Elite jusqu’au 28 septembre 2014.

Faut-il investir ?

Assurément oui si vous vous voulez gérer les couleurs avec précision sans avoir besoin d’y passer du temps ou de comprendre quoi régler et comment. Une fois le profil créé, vous faites vos photos comme si de rien n’était mais le résultat sera le bon.

Si vous faites du noir et blanc uniquement, forcément, l’intérêt est moindre. Datacolor revendique le fait que le SpyderCheckr permet aussi de calibrer les images en noir et blanc, c’est vrai, mais il suffit de se procurer une petite carte charte de gris pour faire pareil à moindre coût.

Si toutefois la gestion des couleurs ne vous intéresse pas, que vous ne faites que du JPG et que vous ne vous préoccupez pas du rendu des couleurs, alors cet accessoire ne vous sera pas utile. Mais il est peut-être temps de passer au RAW …


5 conseils de pro pour réussir vos reportages photo !

Entre faire des photos et faire un reportage photo, il y a un monde que de nombreux amateurs ont du mal à appréhender. Multiplier les vues ne suffit pas à construire un reportage photo. Il faut ajouter quelques éléments pour que votre récit photographique prenne tout son sens. Pour vous aider à réaliser des reportages photo réussis, nous avons demandé à Bruno Mathon, photographe professionnel, de nous livrer ses conseils.

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Patrick Escudero – Le Bol qui Fume

article sponsorisé

Bruno Mathon est photographe. Il réalise régulièrement des reportages photo pour divers clients et accompagne également des stages photos pour le compte de l’agence de voyages photo Aguila et du site Le Bol Qui Fume. Il a par exemple couvert le Tour de France 2014 et accompagné à cette occasion plusieurs photographes amateurs. Voici ses principaux conseils du pro que vous pouvez mettre en oeuvre dès votre prochain reportage !

1. S’inspirer des pros !

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Cécile Domens – Le Bol qui Fume

Les reportages des photo-reporters ou photo-journalistes ont pour dénominateur commun d’être des “sujets construits”. Ils se composent en effet de photos de valeurs différentes : des plans larges, des portraits, des photos d’ambiance, des photos de détails… Ils racontent de ce fait en images des histoires petites ou grandes, où des personnages et des lieux sont mis en valeur et en scène. Ce qui fait toute la différence entre des photos d’illustration aussi belles soient-elles et un reportage photo digne de ce nom.

2. Repérer les lieux et les situations

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Patrick Escudero – Le Bol qui Fume

S’imprégner d’un lieu et d’une situation – pour un reportage à Paris, par exemple, commencez par un repérage à pied -, permet de trouver des adresses et des points de vue originaux, de rencontrer des personnes qui vous ouvriront des portes, et de dénicher des informations. Avant même de prendre des photos, ce travail de préparation et/ou d’enquête est nécessaire. Pour vous aider lors des prises de vues, vous pouvez noter sur un carnet des idées de photos imaginées durant cette phase de documentation. Quel que soit votre sujet de reportage – le Nouvel An chinois, la fête de Ganesh… –, cette imprégnation préalable facilitera la prise de vue active.

3. Choisir un angle et s’y tenir

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Cécile Domens – Le Bol qui Fume

Cette préparation vous permet de donner du sens à vos reportages photo et de trouver un « angle », selon la terminologie journalistique. C’est à dire de choisir un sujet – les chars de la Gay Pride; une famille qui participe à la fête des vendanges de Montmartre -, et une façon originale de le traiter : par exemple en axant le reportage sur des portraits sur le vif pris au flash fill-in. N’hésitez pas à multiplier les photos, en particulier le matin et en fin d’après-midi, lorsque la lumière est la meilleure. Paysages, portraits et gros plans doivent faire partie de votre moisson. N’oubliez pas de tenter des cadrages originaux, par exemple en contreplongée pour mettre en valeur un personnage, au téléobjectif ou en macrophoto pour isoler des détails.

4. S’équiper du bon matériel

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Richard Fasseur – Le Bol qui Fume

Un sac de photo-reportage doit être compact, léger et facile à porter, que ce soit un sac à dos ou une besace. Voici un équipement de base pour réagir à tous types de situations : un ou (mieux) deux boîtiers reflex, un zoom grand-angle 24-70 mm et un zoom télé 70-200 mm, quelques filtres (gris neutre, polarisant), un flash cobra, un trépied très léger ou un mini-trépied, des cartes mémoires. Privilégiez des optiques lumineuses (f2.8) pour être à l’aise quel que soit l’éclairage. Il y a aussi l’option des optiques fixes très lumineuses, permettant de se passer de flash (35 mm f 1,4 + 85 mm f1,4).

5. Editer son reportage

Conseils pour réussir un reportage photo

(C) Cécile Domens – Le Bol qui Fume

Aussi importante que la prise de vue, la partie “editing” sert à sélectionner les meilleures photos et à composer son histoire en images. Faites un premier passage pour éliminer les photos qui ne tiennent pas la route techniquement, puis une sélection large de 50 photos environ, et affinez pour arriver à une quinzaine de photos qui vont construire votre reportage. C’est l’équilibre entre celles-ci – paysages, portraits, scènes sur le vif… -, autant que leur qualité journalistique qui vont donner de la valeur à votre sujet. Inspirez vous des magazines pour présenter vos sujets, avec une combinaison d’images larges (les doubles pages d’ouverture), d’images verticales et de gros plans, mais aussi des montages de plusieurs photos mises en perspective… de quoi constituer un mélange d’ambiance et de détails qui donneront au reportage votre marque de fabrique.

Mais aussi …

Ayez toujours avec vous une autorisation de droit à l’image à faire signer à toutes les personnes reconnaissables sur vos photos. En cas de publication, elle vous sera demandée et vous serez couvert.

Privilégiez le format JPEG si vous devez fournir votre sujet sans délais. Si vous disposez de plus de temps avant d’exploiter le reportage, vous pouvez travailler en RAW.

Les repérages sont essentiels pour le choix des décors et des lumières :

  • n’hésitez à multiplier les prises de vue sur chaque lieu,
  • notez les coordonnées des personnes rencontrées pour leur envoyez une photo, ça crée des liens qui facilitent vos prises de vues.

En suivant ces quelques conseils, vous allez donner à vos séries une allure plus professionnelle, votre reportage va prendre du sens et vos images vont exprimer ce petit quelque chose qui fait la différence entre des photos et un reportage photo, ça vous tente ?

Pour en savoir plus sur le reportage photo, rendez-vous sur le site Le Bol Qui Fume qui vous propose de nombreux sujets à couvrir en étant accompagné par un photographe professionnel.

QUESTION : Quels sont les problèmes que vous rencontrez quand vous êtes en situation de reportage photo ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Concours photo Objectif 24 : A chacun son plaisir

La Maison des Jeunes et de la Culture de Salon de Provence vous propose de participer à son concours photo national 2014 sur le thème A chacun son plaisir. Date de clôture le 17 décembre 2014 et expo en Janvier 2015 !

Concours photo Objectif 24 : A chacun son plaisir

Participer à un concours photo est une bonne façon de voir si vos photos sont remarquées ! Le Jury y est certes souverain mais il est aussi généralement neutre. Il ne sait pas qui vous êtes et juge sur pièces. A vous de proposer vos meilleures images !

Si les grands concours internationaux vous font un peu peur, sachez qu’il y a de nombreux concours plus modestes qui méritent votre attention. C’est le cas de celui de la MJC de Salon de Provence, qui reste un concours national quand même. Vous aurez le temps de vous préparer puisque la clôture des envois est fixée au 17 décembre 2014.

Les quatre thèmes proposés sont les suivants :

  • thème imposé : A chacun son plaisir
  • thème imposé : Une histoire en 4 images
  • thème libre
  • photomontage

Si vous faites partie des lauréats, vous pourrez remporter de 50 à 150 euros et des lots offerts par Hemera Image.

Plus d’informations et règlement complet sur le site d’Objectif 24


Trépied photo Manfrotto Befree Carbone : léger, portatif, joli et stable

Manfrotto annonce un nouveau modèle dans sa gamme de trépieds, le Manfrotto Befree Carbone. Ce trépied se veut léger, portatif, rapide à mettre en position tout en proposant une stabilité éprouvée pour votre reflex ou appareil hybride.

Trépied photo Manfrotto Befree Carbone

Les trépieds Manfrotto chez Miss Numerique

Les trépieds Manfrotto chez Amazon

Avec la multiplication des pixels sur les appareils photo de 45 Mp ou plus, le trépied devient un compagnon de voyage presque obligatoire. En effet, plus il y a de pixels sur votre capteur, plus le risque de flou de bougé est élevé (en savoir plus).

Malgré le recours à des temps de pose plus courts, à une sensibilité plus élevée, vous êtes souvent forcé de mettre le boîtier sur un trépied pour obtenir des photos les plus nettes possibles.

Les principaux inconvénients d’un trépied restent son poids et son encombrement. Difficile à loger dans le sac photo, lourd à transporter, il n’est pas rare que vous le laissiez chez vous tout en le regrettant le moment venu !

En réponse aux besoins des photographes qui veulent utiliser un trépied sans pour autant devoir en subir les contraintes de poids et d’encombrement, Manfrotto propose une gamme couvrant la plupart des besoins.

La marque met fréquemment à jour ses modèles, c’est ainsi qu’elle a annoncé récemment le nouveau trépied Befree carbone, en complément de la version traditionnelle.

Trépied photo Manfrotto Befree Carbone

Le trépied Manfrotto Befree carbone est léger, portatif et simple à manipuler. Il tient aisément dans un sac (40 cm plié), et ne sera pas un compagnon de voyage trop lourd (1.1 kg). Il est fourni avec un étui de transport matelassé de façon à se loger facilement dans votre sac photo. Vous pouvez également le porter en bandoulière ou à la main.

Réalisé dans les meilleurs matériaux propres à la marque, le Manfrotto Befree carbone est également joli. Design italien, décor graphique sur les jambes, vous ne passerez pas pour un rustre en l’utilisant !

Trépied photo Manfrotto Befree Carbone

Le trépied Manfrotto Befree carbone est proposé au tarif public de 349,90 euros, un tarif un peu élevé pour un trépied de cette taille mais qui a le mérite d’être résistant et fiable.

Retrouvez la gamme de trépieds Manfrotto chez les principaux revendeurs  :

Les trépieds Manfrotto chez Miss Numerique

Les trépieds Manfrotto chez Amazon

Source : Manfrotto


Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO : prix EISA du meilleur zoom

Le Tamron 16-300mm f/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO dédié aux boîtiers APS-C a remporté cet été le Prix EISA du meilleur zoom. Cette récompense, décernée par l’association européenne de l’image et du son récompense donc l’opticien indépendant qui n’en n’est pas à son coup d’essai en matière de mega-zoom.

Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

les possibilités extrêmes du mega-zoom Tamron 16-300mm

Le Tamron 16-300mm f/3.5-6.3 est un mega-zoom : il propose une plage de distances focales inégalée ou presque dans une seule et même optique. Résultat ? Vous pouvez passer d’une position super grand-angle à une position super-télé en tournant simplement la bague de zoom. Pas besoin de changer d’objectif, de transporter quelques kilos de matériel dans votre sac ou de vous soucier de la poussière possible au changement d’objectif.

Les amateurs de photographie en mode relax apprécient ces objectifs tout-en-un qui leur permettent de voyager léger tout en fournissant des images de qualité. Les plus pointilleux d’entre vous préfèrent souvent opter pour une focale fixe ou un zoom pro dont la plage de focale est plus réduite et l’ouverture fixe à f/2.8. Chacun ses choix !

Prix EISA pour le Tamron 16-300mm f/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

Si toutefois vous cherchez un objectif passe-partout, sachez que ce Tamron 16-300mm f/3.5-6.3 conviendra particulièrement bien à votre boîtier APS-C (D3200, D5300, D7100) pour lequel il représentera un équivalent 24-450mm (rien que ça !). Le tarif est plus que raisonnable à moins de 650 euros en monture Nikon.

Pour vous faire une idée des capacités de ce mega-zoom Tamron, voici quelques images proposées par la marque.

Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

Photo (C) Tamron

Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

Photo (C) Tamron

Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

Photo (C) Tamron

Tamron 16-300mm F/3.5-6.3 Di II VC PZD MACRO

Photo (C) Tamron

Source : Tamron

QUESTION : utilisez-vous un mega-zoom quand vous voyagez ? Tout le temps ? Jamais ? Laissez un commentaire et parlons-en !


Comparaison capteur Nikon D810 – Nikon D800 – Nikon D800E : and the winner is …

La course à l’armement n’est pas terminée chez les constructeurs et Nikon vient encore de le prouver en produisant le meilleur capteur du moment en matière de reflex numérique. Le capteur du Nikon D810 prend en effet la première place aux tests DxO et vient supplanter les Nikon D800 et D800E qui avaient déjà battu un record lors de leur sortie. Revue de détail.

Comparaison capteur Nikon D810 - Nikon D800 - Nikon D800E

Les tests capteur DxO permettent de qualifier les performances d’un capteur selon un protocole de test technique bien rodé. Ce même protocole est utilisé pour tous les capteurs des différentes marques et permet donc à DxO de délivrer des comparatifs pertinents.

Le test capteur DxO ne concerne que le capteur, ce qui revient à dire que pour juger du résultat final il faut aussi tenir compte de l’ensemble du traitement appliqué par le boitier à la photo de même que de l’optique utilisée. Néanmoins, plus le capteur est performant, plus les fichiers produits par votre boîtier ont des chances d’être de qualité.

Le couple Nikon D800/D800E avait déjà placé la barre très haut à sa sortie en prenant la première place du test. Le Nikon D810 vient de battre – encore – ce record en améliorant les performances sur la quasi-totalité des critères mesurés.

Selon les dires de la marque, le capteur du Nikon D810 est un modèle différent de ceux qui équipent les D800 et D800E. Il a été spécialement conçu pour proposer une gamme dynamique plus large et un niveau de bruit encore réduit. Ce capteur a été directement pensé pour ne pas incorporer de filtre passe-bas, à la différence de celui du D800E qui, s’il n’en comporte pas non plus d’un point de vue théorique, dispose en fait d’un filtre complémentaire qui annule l’effet du filtre passe-bas … vous suivez ?

Le processeur Expeed 4 équipant le Nikon D810 permet de gérer une sensibilité native basse de 64 ISO (32 en étendue) , une valeur qu’apprécient les photographes de sport par exemple quand il faut ouvrir en grand le diaphragme mais que la lumière est trop importante. De même les performances en haute sensibilité sont accrues avec une nominale à 12.800 ISO et une valeur étendue à 51.200 ISO.

Les D800 et D800E ne sont pas (encore) morts …

Si le résultat final permet au D810 de l’emporter, il faut relativiser ce classement. Le score final n’enterre pas les D800 et D800E, ce dernier restant très proche du D810 : 0,1 bit en profondeur de couleur, c’est négligeable.

Le D800 tient sa place aussi, il ne laisse que 0,4 Ev de dynamique au D810 et s’avère toujours un (tout petit) cran meilleur que le D800E en la matière. Rappelons que la dynamique est la capacité du capteur à enregistrer des écarts de luminosité importants entre basses et hautes lumières.

Enfin la valeur ISO en basse lumière différencie peu elle-aussi les trois modèles, les quelques 100 ISO d’écart n’étant pas représentatifs au moment de la prise de vue.

Au final …

Si le Nikon D810 gagne ce comparatif en proposant de meilleures caractéristiques que ses prédécesseurs, il ne les écrase pas pour autant. Les D800 et D800E tiennent encore bien la route face au nouveau leader de la catégorie ! Le choix se fera donc plus sur les apports du D810 en matière d’obturation, de silence, de minimisation du flou de bougé que sur la performance pure de son capteur.

Notons également l’excellente performance de la gamme Nikon dans son ensemble qui place 5 de ses reflex aux 6 premières places du classement DxO, le Sony A7 venant voler la troisième position au D800.

Source : DxO

QUESTION : quand vous choisissez un boîtier, attachez-vous de l’importance à ce type de test ? Laissez un commentaire pour nous dire pourquoi si c’est le cas.


6 tutoriels photo pour apprendre à faire des photos qui vous plaisent

Apprendre à utiliser son appareil photo est une chose, mais savoir comment photographier un sujet en particulier en est une autre. Pour vous aider à appréhender différentes situations de prise de vue, nous avons publié récemment plusieurs tutoriels photo thématiques. Voici la liste complète et ce que vous pouvez en tirer !

6 tutoriels pour faire de meilleures photos

Comment faire des photos de paysages ?

Comment réussir vos photos de paysage

Ce premier tutoriel vous explique comment vous pouvez utiliser au mieux votre matériel pour réaliser de belles photos de paysages. Vous allez voir en particulier que si le matériel est important, il est loin de tout faire ! Saviez-vous par exemple qu’il vaut mieux ne pas privilégier les ciels bleus ?

Comment réussir vos portraits ?

Comment réussir ses photos de portrait

Le portrait est une pratique photographique que tout photographe apprécie. Que vous soyez amateur ou professionnel, vous êtes régulièrement amené à faire des portraits : famille, proches, modèles, etc. Voici une série de conseils qui vont vous éviter les principales erreurs. Vous apprendrez par exemple pourquoi le cadre est au moins aussi important que le sujet lui-même !

Comment photographier la nuit ?

Comment réussir ses photos de nuit

La nuit tous les chats sont gris … mais pourtant on peut les prendre en photo ! Découvrez comment vous pouvez vous-aussi réaliser des photos la nuit, ou quand la lumière manque terriblement, avec votre matériel et un peu de pratique. Savez-vous par exemple que dans ces conditions, l’ouverture joue sur le rendu des éclairages ?

Comment photographier dans la rue ?

Comment réussir ses photos de rue

La photo de rue ou Street Photography est une discipline qui attire de nombreux photographes. Elle permet en effet de montrer des instants fugitifs, de développer une sensibilité aux événements et scènes qui vous passent sous les yeux. mais ce type de photographie demande un savoir-faire pour que vos photos représentent vraiment quelque chose. La question du droit à l’image des personnes photographiées est traitée dans les commentaires en détail.

Comment faire de meilleures photos de vacances ?

Comment réussir vos photos de vacances

La photographie en vacances est un art à part entière. De nombreux sujets vous passent devant les yeux, vous êtes souvent plus réceptif et disponible, plus libre de vos déplacements. Mais parfois non : contraintes de groupe, de trajets, de lieu. Découvrez comment vous pouvez rapporter des séries d’images atypiques de vos vacances et sortir des clichés ordinaires !

Comment faire des photos en basse lumière ?

Comment réussir vos photos en basse lumière

Quand la lumière est faible les conditions de prise de vue sont particulières. Ce n’est pas la nuit non plus (voir plus haut) mais par exemple un endroit bien particulier : château, église, cave, pièce peu éclairée, etc. Il y a quelques trucs à savoir qui vont vous rendre bien des services. Apprenez par exemple à utiliser toutes les sources d’éclairage disponibles pour aider votre boîtier à voir … plus clair !

A vous maintenant !

Vous appréciez ce type de sujet, vous en voulez d’autres ? Laissez un commentaire avec votre réponse et on ajoute à la liste des tutoriels photos à vous proposer !


Mise à jour firmware pour les Nikon D610, D600, D4S, D7100, D7000 et D90

Une bonne partie de la gamme de reflex Nikon bénéficie d’une mise à jour firmware pour prendre en compte les données de contrôle de la distorsion.

Chez Nikon, les données de contrôle de la distorsion permettent de prendre en charge et de corriger les déformations en forme de barillet ou de coussin. Ces déformations apparaissent sur le bord de la photo avec certains objectifs.

Distorsion en barillet

La distorsion en barillet est un défaut inhérent aux optiques grand-angle. Si vous regardez de près une photo ainsi réalisée, vous observerez un éloignement des détails du centre de la photo, et une courbure vers l’extérieur.

Distorsion en barillet

exemple de distorsion en barillet – illustration (C) Nikon

Distorsion en coussinet

Ce second défaut concerne lui les photos réalisées avec un télé-objectif. Il se manifeste par un rapprochement des détails du centre de la photo. C’est sensiblement l’inverse du précédent.

Distorsion en coussinet

exemple de distorsion en coussinet – illustration (C) Nikon

Activation de la correction de distorsion

Vous pouvez activer la correction de distorsion sur votre reflex de façon automatique ou manuelle.

En mode ‘automatique’, le boîtier tient compte des données fournies par l’objectif pour appliquer une correction à l’image. Cette correction est donc variable selon le couple boîtier/objectif utilisé. Pour utiliser cette option de façon automatique, il faut disposer d’un objectif Nikkor Type D ou G qui sont les seuls à délivrer l’information requise.

Certains objectifs ne peuvent fournir cette information. Il s’agit des modèles suivants :

  • PC
  • Fisheye
  • AF 35-70 mm f/2.8D
  • AF-I 300 mm f/2.8,
  • AF-I 400 mm f/2.8
  • AF-I 500 mm f/4
  • AF-I 600 mm f/4

En mode manuel, c’est à vous de régler la correction à l’aide d’un curseur depuis le menu Retouche. Ce type de réglage est moins précis que le précédent car vous ne pouvez agir que par paliers et que leur nombre est limité. Il impose également de corriger les photos une à une.

Certains logiciels (DxO, Lightroom, Capture NX) permettent de corriger automatiquement la distorsion, soit à l’ouverture de la photo, soit en cours de traitement.

Mise à jour firmware pour les Nikon D610 et D600

Télécharger la mise à jour firmware C 1.01 pour le Nikon D610

Télécharger la mise à jour firmware C 1.02 pour le Nikon D600

Mise à jour firmware pour le Nikon D4s

Cette mise à jour intègre de nombreuses corrections de dysfonctionnement ainsi que de nouvelles fonctionnalités.

Télécharger la mise à jour firmware C 1.10 pour le Nikon D4s

Mise à jour firmware pour les Nikon D7100 et D7000

Télécharger la mise à jour firmware C 1.02 pour le Nikon D7100

Télécharger les mises à jour firmware A 1.04 et B 1.05 pour le Nikon D7000

Mise à jour firmware pour le Nikon D90

Télécharger la mise à jour firmware A 1.00 et B 1.01 pour le Nikon D90

Source : Nikon


Comment faire de belles photos de nuit

La nuit est un terrain de jeu fascinant pour les photographes. Quand la lumière baisse puis disparaît, les couleurs changent, les ombres s’allongent et chaque source lumineuse devient un point d’intérêt. Pourtant, réussir ses photos de nuit demande plus que du matériel : il faut comprendre comment la lumière se comporte, comment l’appareil réagit, et surtout comment traduire cette atmosphère unique. Voici comment obtenir des images nettes, équilibrées et expressives, même sans trépied ni boîtier haut de gamme.

Pourquoi photographier la nuit change tout

La photographie de nuit permet de capturer un monde invisible le jour. Quand la lumière baisse, les formes changent, les couleurs se saturent, les ombres deviennent matière. Les sources lumineuses artificielles montrent l’espace différemment, la scène est plus contrastée, plus dramatique. Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.

C’est aussi un exercice technique exigeant, qui pousse à comprendre la lumière et à la maîtriser plutôt qu’à la subir. Vous devez composer avec le manque, apprendre à doser le temps de pose, à anticiper le moindre mouvement. Chaque image devient alors le résultat d’un choix conscient, lent, réfléchi.

Mais la photo de nuit, c’est surtout une expérience sensorielle. Le silence, les couleurs du bitume mouillé, la respiration de la ville, tout cela participe à une autre manière de voir. C’est souvent dans cette ambiance que naissent les images les plus fortes, celles qui racontent ce que la lumière du jour efface.

Photographier la nuit, c’est saisir cette transformation du réel, quand la ville ou le paysage prennent un visage nouveau.
Pour aller plus loin sur cet aspect poétique et visuel, découvrez Photo de nuit, pourquoi la magie commence quand le soleil se couche.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Préparer sa séance photo nocturne

Le matériel utile mais pas indispensable

La photo de nuit ne s’improvise pas totalement. Une image réussie dépend souvent d’une bonne préparation, car les conditions lumineuses changent vite et la marge d’erreur est faible. L’heure, d’abord, joue un rôle essentiel. Quelques minutes de différence peuvent transformer complètement le rendu d’une scène. Entre la tombée du jour et la nuit noire, les couleurs, les reflets et les contrastes évoluent sans cesse.

Quand la lumière disparaît, les règles changent. Vous ne pouvez plus compter sur des temps de pose courts ni sur de faibles sensibilités ISO. Il faut alors composer avec ce manque de lumière, en allongeant le temps de pose, en ouvrant davantage le diaphragme ou en augmentant la sensibilité. Tout est affaire de compromis, de dosage et d’équilibre entre ces trois paramètres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le choix de l’objectif compte beaucoup. Une courte focale présente plusieurs avantages : elle limite les effets du flou de bougé à temps de pose équivalent, elle tolère mieux les imprécisions de mise au point, et elle reste plus légère, donc plus stable à main levée. Sur le plan esthétique, elle permet aussi d’intégrer le décor à la scène, ce qui donne souvent plus de force à une image nocturne qu’un cadrage trop serré.

Avant de sortir, prenez le temps d’observer votre lieu de prise de vue lors d’une phase de repérage. La météo peut changer vos plans : un ciel chargé ou une averse soudaine peuvent transformer l’ambiance — ou ruiner la séance. Les applications météo suffisent pour anticiper, mais une application PhotoPills (iOS et Android) vous aidera à planifier plus précisément vos prises de vue selon la position du soleil, de la lune et la quantité de lumière ambiante.

Enfin, pensez à l’énergie (du boîtier, pas la vôtre, hein ?). Le froid et les poses longues sollicitent fortement les batteries. Emportez-en toujours une de rechange. Une batterie vide au moment où la lumière devient idéale, c’est une frustration qu’il vaut mieux éviter.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Les bons réglages : temps de pose, ouverture, ISO

En photo de nuit, l’exposition devient un véritable exercice d’équilibriste. Il faut jongler entre le temps de pose, l’ouverture et la sensibilité ISO pour obtenir une image nette, contrastée et vivante.

Temps de pose et stabilité

Le temps de pose, d’abord, est votre meilleur allié. Il permet de compenser le manque de lumière, mais au-delà d’une certaine durée, il devient votre pire ennemi. Trop long, il transforme les sujets mobiles en silhouettes floues, et amplifie le moindre tremblement de main.

Mieux vaut accepter de perdre un peu de profondeur de champ que de rater la netteté.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Le temps long, en revanche, devient créatif quand il est maîtrisé. En photographie d’étoiles, par exemple, quelques minutes suffisent pour révéler la rotation de la Terre. Les étoiles tracent alors de magnifiques cercles autour de la Polaire. Pour un ciel fixe et détaillé, il faut au contraire réduire le temps de pose, fermer un peu le diaphragme et augmenter la sensibilité ISO.

Sensibilité ISO et gestion du bruit

Les boîtiers modernes supportent très bien les hautes sensibilités. N’hésitez pas à monter à 6 400 ISO, voire davantage, et à photographier en RAW. Vous réduirez facilement le bruit numérique ensuite, avec un logiciel de post-traitement ou une solution spécialisée comme DxO PureRAW.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Si vous souhaitez conserver une grande profondeur de champ, le trépied devient indispensable. Il vous permet de prolonger le temps de pose sans craindre le flou, à condition de désactiver la réduction de vibrations de l’appareil et de l’objectif. Un déclencheur à distance ou le retardateur évitent de transmettre des vibrations au moment du déclenchement. L’application mobile du constructeur, comme SnapBridge chez Nikon, fait très bien le travail.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Ouverture et rendu des sources lumineuses

L’ouverture influence directement le rendu des sources lumineuses. Au-delà de f/6.3, les points lumineux se transforment en étoiles, ajoutant une touche poétique à vos images sans aucun filtre. Sur trépied, laissez la sensibilité ISO à 100 ou 200. À main levée, montez franchement en ISO et ouvrez grand : un objectif fixe lumineux, f/1.8, f/1.4 ou f/1.2, fera la différence.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Balance des blancs et mise au point

La balance des blancs influence profondément l’ambiance de vos photos de nuit. Elle agit comme un filtre invisible qui modifie la température des couleurs et l’équilibre général de l’image (mais bien mieux que les horribles filtres Instagram).

Si vous travaillez en RAW et maîtrisez un minimum le post-traitement, le plus simple est de laisser la balance des blancs en automatique. Vous pourrez ensuite affiner la tonalité exacte sur ordinateur, en fonction de l’atmosphère que vous souhaitez restituer.

En revanche, si vous préférez obtenir un rendu fidèle directement à la prise de vue, prenez le temps d’expérimenter. Sous les néons ou les lampadaires, chaque source de lumière a sa dominante — parfois verte, jaune, ou orangée. Le mode “Tungstène” donne souvent de très beaux résultats, surtout si vous sous-exposez légèrement d’un ou deux tiers d’IL. C’est une manière simple de réchauffer les couleurs tout en renforçant les contrastes.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

La mise au point, quant à elle, devient plus délicate dans ces conditions. Même si les hybrides récents sont capables d’assurer la mise au point automatique en très faible lumière, l’autofocus a besoin de lumière et de contraste pour fonctionner correctement. Quand la scène en manque, il patine, cherche, hésite. Dans ces cas-là, mieux vaut repasser en mode manuel.

Les appareils hybrides facilitent grandement ce travail grâce au viseur électronique. Le focus peaking, la loupe de mise au point et l’aperçu direct vous permettent d’ajuster avec précision la zone de netteté. Vous voyez instantanément si le sujet est net.

Sur un reflex, le mode Live View reste la meilleure option : il affiche l’image en temps réel sur l’écran arrière et vous aide à caler la mise au point là où vous le souhaitez. Prenez quelques secondes pour vérifier vos images, zoomer dans la zone critique, et corriger si nécessaire. À la nuit tombée, ces vérifications font toute la différence entre une photo approximative et une photo maîtrisée.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Exploiter les lumières de la nuit

La nuit, la lumière devient matière. Ce ne sont plus le soleil et ses reflets qui guident la photo, mais une multitude de sources artificielles qu’il faut apprendre à observer et à apprivoiser. Ces éclairages offrent une richesse insoupçonnée, tant par leurs couleurs que par leurs contrastes. En ville, ils transforment les rues en studios à ciel ouvert. Leur intensité permet souvent de retrouver des réglages proches de ceux du jour : la sensibilité ISO peut rester basse, l’ouverture modérée, et le trépied n’est plus toujours indispensable. Ne le répétez pas mais c’est ma pratique photo préférée en ville !

L’avantage de ces scènes urbaines éclairées, c’est la liberté qu’elles offrent. Vous pouvez travailler à main levée, jouer avec les passants, les reflets, les mouvements. Les sujets flous, les silhouettes qui se croisent ou disparaissent deviennent partie intégrante de la composition. Une photo légèrement imparfaite, mais vivante, raconte souvent bien plus qu’une image trop nette et figée. Observez les photos qui illustrent cet article, la plupart ont été faites dans cet esprit.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Eclairages urbains

Chaque source lumineuse a sa personnalité. La lampe de poche ou la lumière du smartphone créent un effet intime, presque théâtral, idéal pour révéler les textures ou souligner un visage dans l’obscurité. Les réverbères, eux, dessinent des zones de contraste marqué : ils mettent en valeur les détails invisibles le jour et donnent du relief aux façades ou au pavé mouillé.

Lune, vitrines et phares de voiture

La lune, plus subtile, diffuse une lumière douce et froide. Elle adoucit les ombres, simplifie la palette des couleurs et installe une ambiance silencieuse, presque irréelle. Les vitrines, à l’inverse, éclaboussent de teintes vives : elles offrent des reflets, des silhouettes et des compositions graphiques à exploiter.

Et puis il y a la circulation. Les phares des voitures deviennent des pinceaux lumineux : un temps de pose d’environ 1/15 s suffit pour peindre des filets rouges et jaunes sur la chaussée. Avec un trépied, vous pouvez prolonger cette trace, transformer la route en ruban de lumière, et révéler la vie qui continue quand tout semble endormi.

Sources de lumière à exploiter

Lumière de lampe de poche ou de smartphone
Pour un effet intime et localisé. Idéale pour créer des ombres profondes, révéler une texture, ou modeler un visage dans l’obscurité.

Lumière des réverbères
Pour structurer la scène avec des contrastes nets. Utilisez-les pour dessiner des ombres, souligner un détail architectural ou créer des effets de mouvement.

Lumière de la lune
Pour un rendu doux, presque poétique. Parfaite pour donner une atmosphère romantique et jouer sur les nuances de gris et de bleu.

Lumière des vitrines
Pour un rendu graphique et coloré. Les vitrines offrent des reflets, des contrastes marqués et des silhouettes à contre-jour.
Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Où photographier la nuit : lieux et ambiances inspirantes

La réussite d’une photo de nuit tient souvent autant au lieu qu’à la lumière. Certaines scènes ne se révèlent qu’à la tombée du jour : un pont éclairé, une ruelle déserte, une façade qui prend vie sous les néons. Commencez par explorer les réseaux sociaux et les forums de photographes, non pas pour copier les images des autres, mais pour repérer les ambiances qui vous inspirent. Les cartes ou les hashtags liés à votre ville permettent souvent de découvrir des points de vue insoupçonnés.

Ne négligez pas les lieux plus discrets. Une zone industrielle en périphérie, une petite gare, un parking vide ou une route bordée de lampadaires peuvent devenir des terrains de jeu passionnants. Ces endroits moins fréquentés vous laissent le temps d’installer un trépied, de composer sereinement, et d’expérimenter sans contrainte.

Enfin, observez la lumière avant même de sortir votre appareil. Revenez à différents moments de la soirée pour voir comment la scène évolue : certaines vitrines s’éteignent tôt, d’autres se reflètent mieux quand la rue est encore humide après la pluie. C’est dans cette observation patiente que naissent les images les plus singulières — celles qui portent votre regard et non celui des autres.

Comment faire des photos de nuit : matériel et réglages

Erreurs fréquentes à éviter la nuit

Photographier la nuit n’est pas qu’une question de technique. Trois erreurs reviennent souvent :

  • sous-exposer trop fortement sans vérifier l’histogramme,
  • se fier aveuglément à la balance des blancs automatique,
  • négliger la stabilité à main levée.

En corrigeant simplement ces points, la majorité des photos nocturnes gagnent en clarté, en contraste et en expressivité.

Foire aux questions sur la photo de nuit

Faut-il un trépied pour les photos de nuit ?
Pas toujours. Le trépied reste indispensable pour les poses longues, les paysages urbains fixes ou les effets de filé lumineux. Mais les stabilisations des boîtiers et des objectifs actuels permettent de réussir de belles photos à main levée, surtout si vous augmentez la sensibilité ISO et choisissez une focale courte. L’important, c’est de rester stable : appuyez-vous contre un mur, posez l’appareil sur une surface plane ou utilisez le retardateur pour éviter les vibrations.

Quel mode utiliser pour la photo de nuit ?
Le mode Manuel (M) reste le plus complet : il vous permet d’équilibrer temps de pose, ouverture et ISO en fonction du rendu recherché. Le mode Priorité Ouverture (A ou Av) est aussi très pratique si vous souhaitez simplement gérer la profondeur de champ et laisser l’appareil ajuster le reste. Évitez les modes automatiques, souvent trompés par les fortes différences de luminosité.

Quelle est la meilleure heure pour les photos de nuit ?
L’heure bleue, juste après le coucher du soleil, reste le moment le plus riche en nuances. Le ciel garde encore un peu de lumière tandis que les éclairages urbains commencent à s’allumer. C’est à ce moment précis que la scène gagne en contraste et en profondeur sans être totalement noire. Plus tard dans la soirée, l’ambiance change : la lumière se raréfie, les ombres s’épaississent et l’atmosphère devient plus dramatique.

Comment éviter le bruit numérique sur les photos de nuit ?
Photographiez en RAW, exposez légèrement à droite de l’histogramme et utilisez un logiciel de réduction du bruit au traitement, comme DxO PureRAW ou Lightroom. Évitez de sous-exposer, car éclaircir ensuite amplifie le bruit.

Comment gérer les sources lumineuses trop fortes ?
Réduisez légèrement l’exposition ou fermez le diaphragme (f/8 à f/11) pour éviter la surexposition. Une faible ouverture transforme aussi les points lumineux en étoiles, un effet esthétique souvent recherché en photo de nuit.

Ressources pour aller plus loin

Si la photo de nuit vous attire, vous aimerez sans doute mes autres tutoriels sur la photo en basse lumière ou la photo de rue. Ils vous aideront à mieux comprendre comment la lumière influence vos images, de jour comme de nuit — et à progresser à votre rythme, sans changer de matériel.

Je vous recommande aussi le livre Les secrets de la photo de nuit – Le guide par Vittorio Bergamaschi.

Ce guide pratique se distingue par son approche double : technique et esthétique. Il vous accompagne pas à pas pour apprivoiser la nuit comme sujet photographique, en explorant à la fois les réglages précis (temps de pose, ouverture, ISO, trépied) et l’atmosphère propre aux heures sombres (lumières urbaines, ciel étoilé, réflexions). Son intérêt principal : vous permettre de transformer la contrainte d’un faible éclairage en véritable opportunité créative, en faisant de la nuit un terrain d’expérimentation riche et maîtrisé.


Nikon D810 : des taches lumineuses possibles et une prise en charge rapide par Nikon

Le Nikon D810 lancé récemment fait l’objet d’une note de service par les équipes du support Nikon. Certains modèles peuvent en effet générer des taches lumineuses lors de poses longues en mode 1.2x. Le support Nikon prend en charge les boîtiers concernés, voici comment savoir si le vôtre l’est.

Nikon D810 : des taches lumineuses possibles et une prise en charge rapide par Nikon

illustration (C) Nikon

 

Le Nikon D810 a succédé au couple D800/D800E depuis quelques semaines. Nous avons eu l’occasion de le prendre en main récemment pour un premier test en situation réelle lors du Festival des Vieilles Charrues. D’autres utilisateurs l’ont utilisé dans des situations totalement différentes et ont pu remarquer l’apparition de taches lumineuses en pose longue en mode 1.2x (30×20).

Le défaut relevé par ces utilisateurs consiste en des points lumineux apparaissant lors de prises de vues en mode 1,2x et avec des temps de pose qualifiés de ‘longs’ par Nikon. Pas d’infos plus précises sur la durée des temps de pose ‘longs’ mais il s’agit de plusieurs secondes manifestement.

Nikon a réagit promptement en proposant une prise en charge rapide et, bien évidemment, gratuite pour les boîtiers concernés. De même, pour éviter de répéter l’épisode malheureux du D600, Nikon veut s’assurer cette fois qu’aucun boîtier n’est laissé de côté, le problème étant manifestement pas visible par tous les utilisateurs du fait de son caractère particulier.

Nikon précise cependant que tous les D810 dont le filetage de pied présente un point noir ont été vérifiés et ne nécessitent pas de contrôle.

Faut-il en conclure que le D810 est un boîtier à problème ?

Assurément non au vu des informations dont nous disposons. Il ne fait jamais qu’embarquer une technologie (de plus en plus) complexe, comme la plupart des appareils photo actuels. Et comme avec plusieurs autres modèles concurrents qui ont également connu des déboires à leur sortie, il est courant que les premiers utilisateurs découvrent des soucis sur les premiers modèles.

Si certaines anomalies se règlent avec une mise à jour du firmware, d’autres nécessitent un passage au SAV. Pour les marques, une grande réactivité au lancement d’un nouveau modèle est donc plus que jamais d’actualité aussi nous apprécions le fait que Nikon ait cette fois traité le problème très rapidement et pris les mesures nécessaires.

Pour en savoir plus et vérifier si votre D810 est concerné, rendez-vous sur le site du support Nikon.

Source : Nikon


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés