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Olympus Pen E-PL5, Micro 4/3, 16 Mp, stabilisé, 699 euros

Olympus annonce ses nouveaux modèles lors de la Photokina 2012 avec en particulier le nouveau Pen E-PL5 remplaçant du Pen E-PL3. Le Pen E-PL5 dispose d’un capteur 16Mp, d’un écran tactile orientable et d’une électronique embarquée remise à niveau.

Olympus E-PL5 vu de face avec écran levé

L’Olympus Pen E-PL5 embarque donc le capteur 16Mp de l’Olympus OM-D E-M5, le récent modèle de la marque qui reprend le look mythique des Olympus OM argentiques et qui connait un joli succès.

Ce capteur donne des résultats tout à fait satisfaisants sur l’OM-D avec un niveau de bruit contenu à 3200 ISO et des images exploitables à 6400 ISO. Stabilisé sur l’OM-D, il ne reprend pas la même configuration sur le Pen E-PL5, dommage. Le Pen E-PL5 dispose par contre du processeur d’images TruePic VI, garantie d’un autofocus réactif et de la possibilité de disposer du suivi 3D des sujets.

Olympus E-PL5 vu de dos avec écran orientable

Ecran tactile orientable

L’Olympus Pen E-PL5 dispose d’un bel écran arrière orientable et surtout tactile. Si la définition de l’écran est tout juste dans la moyenne avec ses 460.000 points, la fonction tactile permet d’éviter le recours aux menus trop fréquent. La mise au point se fait sur l’image par simple toucher du doigt. Les amateurs de bons gros viseurs optiques resteront sur leur faim mais ces boîtiers hybrides s’adressant également à un public plus familial que véritablement expert-pro pour lesquels l’écran tactile est un atout indéniable.

Cet écran LCD de 3 pouces est inclinable jusqu’à 170 degrés. Il est ainsi possible de prendre de photos de très haut comme de très bas aussi bien que des autoportraits. Séquences photos de couples à bout de bras garanties ! De plus cet écran dispose d’un retardateur personnalisable.

Le couplage de l’écran avec la technologie Fast propre à Olympus permet de disposer d’un boîtier qui devrait s’avérer suffisamment réactif au quotidien, sans pour autant concurrencer les boîtiers plus experts comme les Fuji X100 et X10 ou le tout récent Fuji XF1.

Ergonomie

Le Pen E-PL5 reprend les principes ergonomiques des précédents modèles, avec une large molette supérieure donnant accès aux modes de prises de vue. La couronne arrière permet d’accéder aux principaux réglages à la prise de vue, comme la correction d’exposition, le mode macro ou encore la gestion du flash.

En matière de flash justement, Olympus fait curieusement marche arrière avec la suppression pure et simple du flash intégré. Le Pen E-PL5 est livré avec un petit flash additionnel qu’il convient de fixer sur la griffe dédiée. Gageons que nombre d’utilisateurs oublieront ce flash dans le sac ou à la maison et se verront privés de l’apport de lumière qu’autorise le flash intégré.

Olympus E-PL5 vu de dessus avec écran arrière levé

Connectique

Le Pen E-PL5 propose une prise USB2 (l’USB3 est décidément toujours absent), une sortie HDMI et un port électronique. Olympus a fait l’impasse sur les modules Wi-Fi et GPS. Olympus annonce la possible livraison d’une carte Toshiba FlashAir qui permet les échanges bi-directionnels entre le boîtier et l’extérieur.

Olympus promet une application Smartphone qui devrait permettre de faire communiquer le boîtier avec les appareils mobiles via la carte FlashAir. Le Pen E-PL5 accuse un retard évident sur ce plan par rapport à la concurrence qui offre déjà des modèles compacts avec système mobile intégré (citons le Nikon Coolpix S800c ou le Samsung Galaxy EK-GC 100).

Modes créatifs intégrés

L’utilisation des filtres est à la mode et Olympus a doté son Pen E-PL5 de 12 filtres artistiques et 6 effets créatifs. Le mode noir et blanc est particulièrement peaufiné, avec des contrastes assez prononcés si l’on en croit les premières images.

Premier avis sur l’Olympus E-PL5

Olympus a mis à niveau son Pen E-PL5 qui dispose d’un ensemble image largement au niveau. Le capteur 16Mp associé au nouveau processeur d’images apporte un vrai plus au petit hybride de la marque, l’écran tactile orientable apporte lui un vrai gain en ergonomie. Il n’en reste pas moins que ce Pen E-PL5 est très conservateur en matière de connectivité et d’échanges avec le monde extérieur en l’absence de module WI-Fi et de GPS.

A près de 700 euros, on pouvait s’attendre à un peu plus de modernisme de la part d’une marque qui fait partie des leaders dans le monde des hybrides, la concurrence sera rude avec les reflex d’entrée de gamme bien plus volumineux mais largement plus performants. Elle sera rude aussi avec des modèles plus experts et enthousiasmants comme ceux de la gamme Fuji. Le Pen E-PL5 séduira probablement plus facilement les amateurs de boîtiers Micro 4/3 disposant déjà d’un parc d’optiques Olympus ou compatibles ou ceux qui recherchent un boîtier performant dans un gabarit très réduit et savent se passer des fonctions de partage web du moment.

L’Olympus E-PL5 sera disponible avec l’objectif M.ZUIKO DIGITAL 14-42 mm f/3,5-5,6 IIR en kit dès novembre 2012 pour 699 euros.

Source : Olympus


Canon Powershot G15, compact expert 12MP et concurrent du Nikon P7700

Canon profite de la Photokina 2012 pour annoncer son nouveau compact expert Canon G15, dans la lignée des Canon Powershot G précédents et du Canon G12. Concurrent direct du Nikon Coolpix P7700, ce nouveau compact propose un objectif zoom équivalent 28-140mm f/1,8-2,8 et un capteur de 12Mp.

Canon Powershot G15 vu de face

Canon a donc revu son modèle compact expert avec cette déclinaison G15 qui succède au G12. Ces modèles appréciés des photographes amateurs de boîtiers suffisamment performants pour remplacer de temps à autre leur reflex sont en concurrence directe avec les nouveaux hybrides, des compacts également mais à objectifs interchangeables, comme le Canon EOS M ou le Nikon 1 J2.

Capteur CMOS 12,1 Mp et stabilisation

Le Canon G15 est doté d’un capteur de 12Mp 1/1.7 pouce, une définition suffisante pour permettre les recadrages et tirages grand format, et identique à celle de son concurrent le Nikon P7700. Ce capteur est associé au processeur d’images Digic 5. Canon annonce une réduction de bruit performante en basses lumières et une sensibilité maximale de 12.800 ISO.

L’ensemble de capture d’images est associé à un système de réduction des vibrations, un stabilisateur d’images automatique à 4 vitesses qui sélectionne automatiquement la bonne valeur parmi les 7 connues du boîtier.

Le mode rafale permet une cadence de 10 vues par seconde sans autofocus, la cadence tombe à 0,9 vps quand l’autofocus est enclenché, une performance loin de celle des reflex mais dans la moyenne pour un compact. Selon Canon l’autofocus s’avère plus réactif que sur le G12, le gain annoncé étant de 50%.

Canon Powershot G15 vu de dos

Optique 28-140mm f/1.8-2/8

Le Canon G15 propose un objectif revu et corrigé par rapport à la précédente génération Canon G12. Avec un zoom optique 5x, une stabilisation et une ouverture glissante f/1,8-2,8 le G15 dispose d’une optique plus performante que celle du G12 ouvrant à f/2,8-4,5. On peut toutefois regretter que Canon n’ait pas poussé jusqu’à proposer une focale 24mm, il faut dire que le Nikon P7700 ne fait pas mieux avec une plage démarrant elle-aussi à 28mm et une ouverture moins grande. Avantage par contre pour la position 200mm du Nikon.

Ecran LCD de 7,5 cm (3 pouces) et viseur optique

Si le Canon G15 paraît plus compact que le G12, c’est en partie parce que son écran arrière est désormais fixe et bien moins proéminent que sur le précédent modèle. Canon a fait le choix de supprimer l’écran orientable du G12 pour revenir à cet écran fixe. Une surprise tant le monde des compacts est désormais familier de l’écran orientable. Faut-il y voir une tentative de repositionnement de ce modèle expert qui rentre en concurrence directe avec le Canon EOS M à objectifs interchangeables ? Possible, mais dans ce cas, pourquoi avoir conservé le viseur optique toujours aussi ridicule (et inutilisable) et ne pas avoir doté ce G15 d’un écran tactile comme certains de ses concurrents .

Canon Powershot G15 vu de dessus

Ergonomie dans la lignée des Canon G

Le Canon G15 ne crée pas la surprise en matière d’ergonomie. Il faut dire que le G12 était déjà assez convaincant et le G15 reprend la molette supérieure principale pour le contrôle des modes de prises de vue ainsi qu’une molette secondaire pour le correcteur d’exposition. L’affichage du niveau électronique sur deux axes permet de caler les images sur les plans horizontal et vertical.

Le Canon G15 ne fait pas l’impasse sur le flash escamotable et la griffe porte-flash. Un bon point qui permet l’utilisation des flashs cobra de la marque ou compatibles.

Vidéos Full HD, HDMI-CEC

S’il ne remplace pas un reflex en matière d’enregistrement vidéo, le Canon G15 propose néanmoins un mode Full HD 1080p avec enregistrement audio stéréo. La connexion HDMI-CEC permet une lecture sans perte de qualité sur un téléviseur HD compatible. Nous regrettons toutefois l’absence de sortie casque et de prise micro externe.

Premier avis sur le Canon G15

Canon met à jour son modèle compact expert en proposant un G15 dont le seul vrai atout est l’optique. Grande ouverture, plage de focale limitée mais suffisante pour permettre les plans serrés, ce zoom Canon devrait donner des résultats satisfaisants.

Déception par contre pour ce qui est de l’écran arrière non orientable et non tactile. Le G15 ne propose pas non plus de module WI-FI, de module GPS, d’entrée micro et sortie casque pour l’enregistrement en vidéo.

Le Canon G15 va devoir se faire une place dans le sac des photographes experts qui commencent à adopter les modèles hybrides plus souples à l’usage et permettant l’utilisation de petites focales fixes agréables. Son viseur optique étriqué ne lui permet pas de faire la différence, d’autant plus que le tarif du G15 est sensiblement équivalent à celui des hybrides d’entrée de gamme dont le capteur est plus généreux et l’ensemble plus cohérent. Face au Nikon P7700 il ne démérite pas, mais celui-ci offre pour le même prix un écran orientable et une plage focale plus importante.  Nikon a également eu le bon goût de retirer le viseur optique pour favoriser l’usage de l’écran arrière plus agréable au quotidien. Pour canonistes convaincus donc.

Source : Canon


Canon EOS 6D, plein format, 20MP, 2099 euros – comparatif Nikon D600

En ouverture de la Photokina 2012, Canon n’aura pas mis longtemps à répondre à l’arrivée du Nikon D600 en annonçant son nouveau Canon EOS 6D, un boîtier plein format riche de 20Mp et proposé au tarif de 2099 euros, soit à l’euro près celui du concurrent de la marque jaune.

Revue de détails et premier comparatif entre le Canon 6D et le Nikon D600.

Canon EOS 6D vu de face

Le Canon EOS 6D vient donc compléter la gamme de reflex numériques Canon EOS enrichie ces derniers mois des modèles experts-pros Canon EOS 5D Mark III et EOS-1D X. Tout comme son concurrent direct le Nikon D600, l’EOS 6D est positionné par Canon comme un modèle amateur, plus à-même de séduire les photographes passionnés et experts que les modèles familiaux de la gamme. Il n’est pas considéré non plus comme un modèle expert-pro, reprenant ainsi l’exact positionnement du Nikon D600.

Un capteur CMOS plein format de 20,2 Mp

Canon aime bien multiplier les modèles de capteurs. L’EOS 6D est donc bâti autour d’un nouveau capteur 20,2Mp qui n’est ni le 21Mp du 5D Mark II, ni le 22Mp du 5D Mark III. Ce capteur est associé au processeur de traitement d’images Digic 5+. Selon Canon, l’ensemble permet de disposer d’une plage de sensibilité allant de 100 à 25.600 ISO et extensible à 50 ISO et à 102.400 ISO.

L’EOS 6D fait ainsi mieux que le Nikon D600 qui propose 100 à 6400 ISO et extension à 50 et 25.600 ISO. Attendons les premiers tests DxO de ces deux capteurs pour en connaître les performances précises, particulièrement en matière de gestion de bruit mais surtout de dynamique. Les chiffres sont toujours à prendre avec des pincettes dès lors que l’on dépasse 12.800 ISO, la qualité des images produites pouvant s’avérer très moyenne parfois. Quoi qu’il en soit, Canon marque un point en matière de sensibilité face au Nikon D600 en retrait.

Module autofocus à 11 collimateurs

Le Canon 6D est équipé d’un système autofocus à 11 collimateurs annoncé par Canon comme réactif jusqu’à -3 IL (valeurs d’exposition). Rappelons que ce niveau de sensibilité correspond à la lueur de la lune par un soir de grand beau temps, ce n’est déjà pas si mal !

Si l’EOS 6D l’emporte sur le D600 en terme de sensibilité, force est de constater qu’il marque le pas en matière d’autofocus. Les 11 collimateurs du 6D auront fort à faire pour concurrencer les 39 collimateurs du D600 et les différents modes AF dont Nikon s’est fait une spécialité.

La différence ne sera évidemment pas sensible sur les sujets statiques, c’est avec les sujets en mouvement et le suivi AF que le 6D avouera une certaine faiblesse. Les 39 collimateurs du D600 devraient procurer des performances meilleures, mais la meilleure sensibilité en basses lumières de l’EOS 6D pourrait s’avérer être un avantage à l’utilisation. Nous donnons néanmoins le point au Nikon pour ce qui est de l’AF.

Canon EOS 6D vu de profil

1/4000ème de seconde, synchro flash 1/180 et 4.5 vps

Le Canon 6D fait jeu égal avec le D600 sur le plan de la vitesse d’obturation. Les nikonistes qui ont critiqué haut et fort la limite de 1/4000ème de sec. imposée par le D600 se voient rejoints par les canonistes qui ne vont pas trouver mieux sur le 6D.

L’écart avec le D600 se creuse dès lors que l’on s’intéresse à la vitesse synchro flash qui passe à 1/180 sur le 6D quand elle est de 1/200 sur le D600. Il n’est pas évident du tout que la différence soit sensible à l’usage pour les utilisateurs cibles de ces deux boîtiers mais sur le papier Nikon marque un petit point.

Deuxième petit point pour le D600 face au 6D et son mode rafale à 4.5 images par seconde. C’est une vue de plus pour le D600, et un léger avantage pour les amateurs de photo de sport ou de nature. Les autres devraient ne pas faire grand cas de cette différence.

Enfin, l’EOS 6D marque encore le pas sur le D600 en faisant l’impasse sur le flash intégré. Si le petit flash des boîtiers ne sait répondre à l’ensemble des besoins des photographes, il permet de pallier à l’absence de flash cobra et, chez Nikon, permet de commander les flashs distants de la série SB. L’EOS 6D se retrouve curieusement privé de cet accessoire, un détail qui a son importance sur un boîtier de cette gamme d’autant plus que le 6D ne dispose pas non plus de prise synchro flash. Les fans de studio apprécieront.

Canon EOS 6D vu de dos

Un viseur lumineux avec couverture 97%

Un des atouts des boîtiers plein format, c’est leur viseur optique qui s’avère généralement très confortable à l’usage. Si Sony a fait le choix d’équiper son récent Alpha 99 d’un viseur électronique, canon conserve une visée optique sur le 6D. La couverture du champ est par contre annoncée à 97% quand le Nikon D600 propose 100%. Un détail qui n’en n’est pas un, tant la capacité à voir dans le viseur le champ précis qui sera celui de l’image finale est importante pour nombre d’utilisateurs.

L’écran arrière de l’EOS 6D est un LCD de 7,6 cm (soit 3 pouces) proposant une belle définition de 1.040.000 points. Jeu égal ou presque avec l’écran du Nikon D600 qui mesure 8cm pour 921.000 points. Vous ne verrez pas la différence à l’usage.

Mode vidéo FullHD 1080p

Canon avait pris une belle longueur d’avance en vidéo avec son 5D Mark II face à une gamme Nikon très pauvre en la matière. La tendance est en train de s’inverser puisque les Nikon D800 et D4 ont largement comblé leur retard. Le mode vidéo évolué de ces deux boîtiers équipe également le D600 qui marque un point face au Canon 6D. Celui-ci en effet, s’il propose un mode vidéo FullHD 1080p à 30,25 et 24 images/seconde ne dispose pas de sortie flux HDMI pour export vers un enregistreur externe. De même il fait l’impasse sur la sortie casque pour contrôle de l’enregistrement audio.

L’intérêt de certains professionnels pour un petit boîtier plus abordable que les modèles pros mais néanmoins capable de tourner des séquences vidéos de grande qualité est évident. Ces derniers ont d’ailleurs bien réagi à l’annonce du D600. L’EOS 6D ne propose pas une aussi belle fiche technique en vidéo, un pas en arrière de la part de Canon qui surprend un peu.

Canon EOS 6D vu de dessus

Des fonctions avancées et un module Wi-Fi

Le Canon 6D dispose des fonctions avancées communes à la plupart des boîtiers du moment. Le mode HDR (sans précision de plage encore de la part de Canon), le bracketing d’exposition à +/- 3 niveaux, l’indication de niveau électronique font partie de la fiche technique. L’EOS 6D dispose par contre d’un module Wi-Fi intégré qui lui permet de communiquer avec un ordinateur distant ou un smartphone. Ce module intégré (absent du Nikon D600 qui impose l’acquisition d’un module complémentaire) permet également le transfert des images et le partage depuis l’appareil mobile distant.

Module GPS intégré

Le GPS intégré au Canon 6D ravira les photographes qui apprécient de pouvoir retrouver facilement les coordonnées géographiques de prise de vue dans les données EXIF de leurs images. L’EOS 6D dispose également d’un mode enregistreur qui mémorise le trajet même si le boîtier est éteint.

Premier avis sur le Canon EOS 6D face au Nikon D600

Canon emboite le pas de Nikon et propose avec ce 6D un boîtier qui fait quasiment jeu égal avec le D600. Le repositionnement de gamme effectué par les deux leaders du marché reflex peut dérouter mais reconnaissons que nous sommes là en présence de boîtiers plein format plus accessibles que leurs grands frères respectifs. La fiche technique du Canon 6D est proche de celle du D600. Le 6D garde pour lui un capteur plus sensible, une fabrication du même niveau que celle du D600 et une ergonomie qui ne déroutera pas les canonistes.

Proposé au même tarif que son concurrent, ce Canon 6D intéressera les amateurs souhaitant évoluer vers le plein format et disposant déjà d’optiques Canon EOS compatibles. Il marque clairement le pas par rapport au 5D Mark III qui est lui plus proche des attentes des experts, mais plus onéreux aussi. Face au D600 il propose quelques avantages comme le module WI-Fi et le module GPS qui peuvent contrebalancer l’absence de sortie vidéo HDMI, de prise casque ou le mode rafale limité et l’absence de flash intégré.

Au moment du choix, il devient donc plus que nécessaire de bien analyser ses besoins afin d’opter pour le modèle qui couvre au mieux les attentes. Un petit tour du côté de l’occasion et des Nikon D700 et Canon EOS 5D Mark II pourrait s’avérer intéressant également pour celui qui souhaite passer au plein format à prix (presque) doux.

Source : Canon


FujiFilm XF1, le compact tendance à zoom manuel et capteur 12Mp – 499 euros

En ouverture de la Photokina 2012, Fuji annonce le compact FujiFilm XF1 avec son capteur 2/3 de pouces de 12Mp et son zoom manuel équivalent 25-100mm. Un nouveau compact expert pour les fans de petits boîtiers performants ?

FujiFilm XF1 de face

Fuji surfe sur la vague des modèles experts au look vintage, profitant du succès de son X100 et des petits derniers Fuji X10 et Fuji X-Pro1. Le nouveau XF1 vient donc compléter la gamme en proposant une plus grande compacité que le X10. L’objectif grand-angle qui équipe le Fuji XF1 est un zoom optique manuel équivalent 25-100mm. Le zoom est réglable par rotation de la bague, une particularité que les experts apprécient tant les zooms motorisés sont bien souvent peu agréables à l’usage.

Le XF1 possède un charme qui n’est pas sans rappeler les anciens compacts argentiques des grandes années comme le Nikon 35Ti. Le ramage semble de plus à la hauteur du plumage puisque ce compact embarque le capteur du X10, le 2.3 de pouces 12Mp EXR-CMOS. L’objectif ouvrant à f/1.8 devrait également aider à produire des images de bon niveau, les résultats des tests DxO sur le X10 ayant montré les capacités de ce capteur.

FujiFilm XF1 de dos

Le XF1 dispose de trois modes commutables en fonction de la quantité de lumière : SN (haute sensibilité et faible bruit), DR (plage dynamique étendue), et RH (haute résolution). Couplé au processeur Fuji EXR, le capteur et l’électronique interne favorisent la réactivité du boîtier selon Fuji. 0.55 seconde pour démarrer, 0.16 seconde pour la mise au point et 0.8 seconde pour la prise de vue, des valeurs satisfaisantes sur un tel modèle.

Décliné en 3 coloris, noir, rouge et cuir ‘gold’, le Fuji XF1 est entièrement construit en aluminium. Son objectif, principal centre d’intérêt de ce compact, est donc fixe et comporte une bague qui permet la mise en route de l’appareil par simple rotation. A l’inverse, lorsque le boîtier est éteint, l’objectif réintègre son emplacement et se rétracte entièrement. La bague de zoom manuelle permet d’éviter les approximations bien connues des zooms motorisés, le photographe peut alors adapter la focale avec précision, aussi rapidement voire plus qu’avec la motorisation.

FujiFilm XF1

L’ouverture de f/1.8 est un gage de souplesse en basses lumières, la formule optique à 7 lentilles en 6 groupes dont 4 asphériques et 3 à faible dispersion (!) devant permettre d’assurer un bon niveau de qualité des images. Les premiers tests devraient nous en dire plus sur ce point.

Le Fuji XF1 dispose d’un stabilisateur optique OIS mécanique. Le déplacement d’un groupe de 4 lentilles permet de réduire le flou de bougé, Fuji ne précisant pas le gain en IL apporté par ce stabilisateur.

La fonction macro du Fuji XF1 lui permet de faire le point à la distance minimale de 3cm, le diaphragme à 6 lamelles permettra aux fans de beaux bokehs (!) de jouer avec les arrière-plans.

FujiFilm XF1

Sur le plan de l’ergonomie, le Fuji XF1 propose une molette de commande principale qui permet de régler le couple vitesse/diaphragme. La touche de fonction peut se voir elle associée à l’un des 6 réglages les plus fréquemment utilisés pour une personnalisation fine du boîtier. L’écran LCD de 3 pouces a une définition de 460.000 points, tout juste dans la moyenne par contre.

Le XF1 reprend les filtres créatifs intégrés à la mode, et propose une palette de 11 choix différents. Les amateurs d’effets vintage, de toy cameras et de couleurs intenses seront gâtés.

Premier avis sur le Fuji XF1

Ce compact possède un charme indéniable et reprend les points forts de la gamme : une optique étudiée pour le boîtier, un capteur ni trop riche en pixels ni trop peu sensible, un zoom manuel. Autant d’atouts qui devraient permettre au XF1 de séduire les photographes amateurs de jolis boîtiers peu encombrants mais néanmoins suffisamment performants pour pallier au reflex lorsqu’on souhaite voyager léger. Ce compact séduira également les amateurs de jolis objets, son design et sa construction de bon niveau faisant largement la différence avec les productions plus insipides habituellement rencontrées dans l’univers du compact.

Il n’en reste pas moins que ce boîtier est proposé à un tarif assez élevé pour sa catégorie, et qu’il fait l’impasse sur quelques fonctionnalités que l’on rencontre chez certains concurrents : module Wi-Fi, écran tactile, viseur optique par exemple. L’écart de prix avec les modèles hybrides à objectifs interchangeables est faible voire inexistant. Un critère à prendre en compte au moment du choix si vous pensez trouver rapidement les limites du zoom intégré et êtes fan de petites focales fixes.

Le Fuji XF1 sera disponible dès novembre 2012 au tarif public de 499 euros.

Source : Fuji

 


Objectif Nikkor 18.5mm f/1.8 pour les Nikon 1 J1, J2 et V1

Nikon étend sa gamme d’objectifs pour la série Nikon One avec un nouveau modèle à la focale fixe de 18.5mm équivalent à 50mm en plein format. Ouvrant à f/1.8, cet objectif lumineux permet de retrouver une faible profondeur de champ à grande ouverture ou de photographier en basses lumières.

Objectif Nikkor 18.5mm f/1.8 pour les Nikon 1 J1, J2 et V1

Cet objectif au format CX permet aux utilisateurs de boîtiers hybrides Nikon 1 de disposer d’une petite focale fixe à grande ouverture. Avec une équivalence 50mm en 24×36, cette focale devrait s’avérer idéale pour la photo sur le vif, au quotidien. Son poids et son encombrement permettent à l’ensemble boîtier – objectif de tenir dans une poche à la différence du zoom livré en kit avec les Nikon One.

L’ouverture est variable de f/1.8 à f/16, le diaphragme comporte 7 lamelles, la distance de mise au point minimale est de 20cm. Le poids de l’optique est de 70 grammes et l’épaisseur est fixée à 4 cm. La formule optique comprend 8 lentilles dont 1 lentille asphérique, le tout réparti en 6 groupes.

Ce 18.5mm ne dispose pas de système de stabilisation, un manque compensé par la faible longueur focale selon Nikon. L’optique est disponible en coloris argent brillant, noir éclatant et blanc pour coller au mieux au coloris du boîtier.

Objectif Nikkor 18.5mm f/1.8 pour les Nikon 1 J1, J2 et V1

Le Nikkor 18.5mm CX est livré avec un étui souple CL-N101 et un parasoleil à baïonnette HB-N104 pour réduire les reflets et la lumière parasite. Il vient compléter une gamme composée des modèles suivants :

  • le 1 Nikkor VR 30-110mm f/3.8-5.6, téléobjectif compact,
  • le 1 Nikkor 10mm f/2.8, grand-angle,
  • le 1 Nikkor VR 10-100mm f/4.5-5, super télé-objectif pour la vidéo,
  • le 1 Nikkor 11-27,5mm f/3.5-5.6, ultra-compact.

L’objectif 1 Nikkor 18.5mm f/1.8 est fourni avec un bouchon avant et arrière d’objectif. Il est disponible au prix public recommandé de 199 euros.

Source : Nikon


Nikon D600, premier avis et photos

Le Nikon D600 vient tout juste d’arriver et nous avons pu prendre en mains les tous premiers exemplaires de série. Voici un premier avis sur le nouveau reflex à capteur plein format de la gamme Nikon avant un test plus approfondi à venir avec photos à l’appui. Pour en savoir plus, nous vous renvoyons à la présentation du Nikon D600 postée précédemment.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

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Le Nikon D600 hérite des caractéristiques physiques du Nikon D7000. Reprenant sensiblement le même gabarit que le modèle DX expert, le D600 est plutôt léger, un atout que nombre de photographes apprécieront dès lors qu’il s’agit de voyager longtemps le boîtier autour du cou. La prise en main est agréable, la poignée droite à peine moins grande que celle du D700, l’ensemble correspond à ce que l’on peut ressentir avec le D7000.

Le déclencheur tombe sous l’index comme sur la plupart des reflex Nikon, et la manipulation simultanée des molettes avant et arrière se fait aisément avec le pouce et le majeur. Les D700, D800 et D4 proposent une prise en main un peu plus précise avec une poignée plus généreuse, au détriment du poids et de l’encombrement. Pour autant, et à condition de ne pas avoir des mains de géant, vous n’aurez aucune difficulté à vous approprier ce D600.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Le poids réduit du boîtier, ici équipé du zoom AF-S Nikkor 24-85mm f/3.5-4.5G ED VR récent qui lui va comme un gant, est un vrai avantage. On ne ressent pas le poids de l’ensemble, à la différence du D700 par exemple. Le ressenti est différent, les amateurs de poids lourds tenant bien en main resteront un peu sur leur faim avec le D600, les autres apprécieront le moindre effort nécessaire à tenir le boîtier en main.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Il n’y a pas grand-chose à dire en matière d’ergonomie. La formule est classique chez Nikon qui  a repris ce qui fait le succès de la gamme, avec des touches d’accès direct aux fonctions les plus usitées et un menu des plus complets pour accéder aux fonctionnalités diverses et variées. S’il y avait un effort à faire, c’est probablement au niveau du menu et de sa présentation. La complexité du menu Nikon rend la navigation peu agréable, et l’on passe régulièrement du temps à chercher la bonne entrée dans le bon menu.

Citons toutefois la touche d’aide qui permet d’afficher quelques lignes relatives à la fonction sélectionnée, un vrai plus sur le terrain. La présentation du menu est exactement la même que sur les autres modèles de la gamme, les nikonistes seront en terrain connu.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Le ‘petit’ 24×36 de la gamme est doté d’une molette supérieure double avec système de blocage. Cette molette permet de sélectionner les différents modes de prise de vue, du mode « auto » aux classiques modes P,S,A et M. La molette comporte également une position ‘Q’ pour le mode ‘quiet’ ou ‘silencieux’, deux positions pour mémoriser ses réglages personnalisées et une position permettant de sélectionner un des 19 modes scènes.

Ces modes scènes permettent à l’utilisateur de s’affranchir des différents réglages du boîtier dans une situation particulière de prise de vue. Ils couvrent la plupart des besoins des photographes moins avertis, les plus experts pouvant allègrement se passer de ces modes pour utiliser les modes classiques. Le système de blocage permet de ne pas tourner la molette par inadvertance, un détail qui a son importance quand on voyage, que l’on range le boîtier au fond du sac pour le ressortir rapidement.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Le côté gauche du D600 est bien fourni. Outre le traditionnel levier de sélection de mode de mise au point (AF ou M), on trouve la touche de bracketing, la touche de commande du flash intégré et le levier de verrouillage de l’optique. Nikon a eu le bon goût de doter le D600 d’une motorisation interne au boîtier, ce qui permet d’utiliser non seulement les optiques récentes AF-S mais aussi toutes les plus anciennes optiques AF et AF-D que l’on peut trouver en occasion à prix doux.

Les photographes désireux de passer au plein format et disposant d’optiques DX pourront donc reconstituer leur parc optique à moindres frais en lorgnant du côté des vitrines des revendeurs de matériel d’occasion.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Notez la présence d’un anneau de fixation de la courroie de bonne facture, métallique et articulé. Nikon a pu nous confirmer la présence de plusieurs éléments en alliage de magnésium sur les faces arrière et supérieure du boîtier. Celui-ci reprend les protections aux intempéries du D800 et devrait donc pouvoir subir les mêmes mauvais traitements sur le terrain sans broncher !

Le viseur du Nikon D600 offre une couverture de 100%. Pour l’avoir testé sous toutes les coutures, ce viseur s’avère très agréable à l’usage, le correcteur dioptrique permet d’ajuster la netteté de l’image à sa vue et nous n’avons éprouvé aucune difficulté à cadrer dans une ambiance sombre. Bon point donc, et le D600 ne souffre pas de la comparaison avec le D700 à ce niveau. Rappelons de plus que le D700 offre une couverture plus limitée, 95%, avec le D600 vous photographiez exactement ce que vous cadrez.

Notez que le viseur s’adapte au mode de cadrage. Il affiche l’image plein cadre que vous soyez en mode FX ou en mode DX. Pour rappel, utiliser le mode DX permet de recadrer directement à la prise de vue pour disposer d’un facteur correcteur de x1.5. La focale équivalente est donc celle de l’optique x1.5, votre 200mm cadrera comme un 300mm en DX. Les photographes animaliers apprécieront.

Ceux qui attendent un hypothétique Nikon D400 successeur du D300s peuvent commencer à se poser la question du passage au FX avec mode DX dans les cas où ils ont besoin de cadrer serré.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

La face arrière du Nikon D600 est elle-aussi plutôt classique pour un modèle expert Nikon. Le levier de passage en mode Live View s’avère très efficace et visualiser son image en mode LiveView est très rapide. Le progrès est sensible par rapport au D700 plutôt lent à afficher l’image Live View. Les touches de la rangée gauche sont en tous points conformes à l’ergonomie Nikon. Le levier de blocage du pad de sélection des collimateurs AF aussi.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Le passage du mode photo au mode vidéo est instantané, il suffit de presser la touche au point rouge à proximité du déclencheur pour commencer à filmer. Une fois de plus, rien de troublant en la matière, on est bien chez Nikon.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Nikon D7000 à gauche et Nikon D600 à droite. A l’optique près qui diffère sur cette image, les boîtiers présentent un gabarit pratiquement identique et une ergonomie très proche.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Comparativement au Nikon D700 à droite sur la photo, le Nikon D600 est plus compact, un peu moins large, un peu moins haut. La différence de poids, difficile à traduire en photo (!), se fait sentir à la prise en main. Le viseur, bien que semblant plus dégagé sur le D700, offre une visée de qualité sur le D600. On est loin des trous de souris de certains modèles DX malgré une présentation proche.

A l’usage, le Nikon D600 est un boîtier plutôt agréable. Son ergonomie permet une prise en main ferme, son poids modéré aide à tenir la position, son viseur optique 100% offre une vue dégagée sur le sujet pour un cadrage sans peine.

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

PPremier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Premier avis sur le Nikon D600 - Test du Nikon D600

Merci à Nikon France pour cette présentation. Partagez vos impressions sur le forum Nikon D600.


Mallette Nikon f/1.8 : une valise luxueuse avec les AF-S G 28, 50 et 85mm

Nikon annonce la malette f/1.8, une valise de transport robuste et luxueuse garnie des trois optiques fixes AF-S G du moment, les 28mm, 50mm et 85mm à l’ouverture de f/1.8. Un des avantages de cette mallette, outre le fait de protéger efficacement les optiques, est de proposer un tarif total pour les trois optiques 10% inférieur à la somme des tarifs unitaires.

Mallette Nikon f/1.8

Nikon nous refait donc le coup de la mallette garnie et après une valise de focales fixes Nikkor ouvrant à f/1.4, c’est un nouvel ensemble qui est annoncé avec les optiques f/1.8.

Les trois optiques proposées, AF-S Nikkor 28 mm f/1.8G, AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G et AF-S Nikkor 85 mm f/1.8G sont les focales couramment utilisées pour le reportage, les portraits et les conditions de faibles lumières. Ces objectifs sont lumineux, performants et le piqué est à la hauteur des attentes des photographes les plus difficiles.

Cet ensemble luxueux s’adresse probablement plus au collectionneur ou au nikoniste passionné qu’au professionnel qui dispose généralement de peu de place pour transporter son matériel et ne s’encombre pas d’une telle valise. C’est  néanmoins un bel ensemble proposé en série limitée de 500 pièces. Petit avantage pour le client, le tarif de l’ensemble permet d’économiser 10% sur la somme des tarifs unitaires, la valise est donc intéressante si vous envisagez l’achat des trois optiques !

Mallette Nikon f/1.8 contenu

La « mallette f/1.8 » contient les trois objectifs ainsi que leurs accessoires : parasoleils, sacoches protectrices et manuels d’utilisation. L’extérieur est en alliage d’aluminium embossé d’un logo Nikon, équipée de deux serrures et une sangle de transport. Un numéro de série unique, gravé au laser, permet d’identifier chaque mallette. L’intérieur est composé de mousses découpées aux dimensions des objectifs et accessoires. La partie mousse est facilement détachable et peut être remplacée par des partitions ajustables afin de réutiliser la mallette pour tout autre type de matériel photo.

Cette série limitée à 500 pièces est disponible auprès des revendeurs spécialistes Nikon France et Belgique au prix public conseillé de 1299 euros.

Consulter la liste des revendeurs spécialistes Nikon : http://bit.ly/NC4Hao (cliquer sur distribution sélective).

Source : Nikon


Nikon D600, capteur FX, 24Mp, FullHD avec sortie HDMI, 2099 euros

A quelques jours de la Photokina 2012, voici donc enfin le Nikon D600, un modèle expert équipé du capteur FX plein format de 24Mp, d’un module autofocus à 39 points, d’un mode vidéo FullHD avec sortie sans compression. Le Nikon D600 s’avère être le reflex 24×36 le plus compact dans la gamme de reflex numériques Nikon FX.

[MàJ : nous avons pu prendre en main le boîtier, voici le premier avis sur le Nikon D600].

Nikon D600 vu de face

Il était attendu par une grande majorité de nikonistes désireux de remplacer leur D300 pour aller vers le format 24×36. Il était également très attendu par les possesseurs de Nikon D700 souhaitant disposer d’un boîtier plus moderne doté d’un capteur mieux défini et d’un mode vidéo évolué. Le D4 atteint des sommets en terme de tarif et le couple D800/D800E a déstabilisé tous ceux qui pensaient voir en ces deux modèles un remplaçant au D700. Le Nikon D600 représente donc, depuis ces derniers mois et les premières rumeurs de son existence, l’alternative tant attendue.

Comme son nom l’indique, le Nikon D600 se positionne un (gros) cran en-dessous du Nikon D800. Reflex expert doté des technologies les plus récentes de la marque, le D600 est un boîtier plus petit et plus léger que le modèle de la gamme supérieure. A mi-chemin entre un Nikon D300s DX vieillissant et un Nikon D800 FX survitaminé, il représente le point d’entrée de la gamme FX qui pourrait bien faire basculer nombre d’utilisateurs vers le format 24×36.

Nikon D600 vu de dos avec écran LCD

Capteur FX Full Frame 24Mp

Le Nikon D600 embarque le capteur FX de 24Mp d’origine (probable mais non confirmée) Sony déja présent dans le modèle pro de la gamme Sony, le Sony Alpha 99. Ce capteur dispose d’une plage de sensibilités allant de 100 à 6400 ISO, extensible à 50 ISO et 25.600 ISO.

Les tests récents effectués par DxO sur le capteur du Nikon D800 plafonnant également à 6400 ISO ont montré que le niveau de qualité des images atteignait largement celui de capteurs plus sensibles en basses lumières. Gageons que le capteur du D600 saura répondre de la même façon.

Le D600 propose une conversion analogique/numérique sur 14 bits, respectant en cela les habitudes de la marque. Les fichiers RAW (.NEF) issus du D600 devraient donc offrir au photographe expert des possibilités de post-traitement conformes à ses attentes.

Nikon D600 processeur ASIC 1

Processeur de traitement d’images Expeed 3

Le D600 est équipé du processeur d’images Expeed 3 issu des modèles existants. Pas de révolution en la matière, mais il faut reconnaître que ce module fait ce qu’il faut dans les D800 et D4 pour traiter avec efficacité et une grande réactivité les fichiers RAW et flux vidéos. Le traitement se fait sur 16 bits, tout comme sur les D4 et D800.

Nikon D600 module AF MultiCAM4800

Système autofocus à 39 zones

Petite déception en matière de module autofocus avec la présence sur le D600 du MultiCAM 4800. Ce module comporte 39 points AF, il sait assurer la mise au point en faible lumière (-1IL à ISO100). Si sa sensibilité est héritée du D4 comme le mentionne Nikon, il est dommage de ne pas retrouver un module plus riche en collimateurs, le D700 possédant lui 51 points AF.

Ce module MultiCAM4800 peut être configuré depuis le menu du boîtier pour fonctionner avec 9, 21 ou 39 points. Nikon annonce la compatibilité de l’AF avec une ouverture de f/8 à -1IL et 100 ISO.

Le Nikon D600 reprend les classiques modes autofocus des modèles précédents, avec la probable même efficacité. Le D600 propose ainsi le mode AF zone dynamique et le suivi 3D pour assurer une mise au point précise sur les sujets de petite taille en mouvement non prévisible. Le classique commutateur de modes AF laisse place à une sélection simplifiée qui permet au photographe de ne pas quitter le viseur des yeux tout en basculant entre les réglages AF-A, AF-S et AF-C.

Nikon a intégré dans le D600 une motorisation interne, l’utilisation des optiques AF et AF-D est donc parfaitement possible, ce qui devrait plaire à nombre de photographes déjà équipés d’objectifs plus anciens que les récents AF-S.

Mesure de lumière et reconnaissance de scènes

Le D600 embarque un nouveau capteur assurant mesure de lumière et reconnaissance de scènes. Ce capteur RVB dispose de 2016 pixels pour effectuer ses mesures : chaque image est analysée et le boîtier propose alors la meilleure exposition possible. De plus ce capteur permet de détecter la nature du sujet, il sait par exemple reconnaître un visage humain et adapter en conséquence l’exposition.

La précision offerte par ce système permet à Nikon de rendre encore plus précis le système autofocus et l’exposition au flash i-TTL. Le capteur de lumière vient en effet supporter le capteur AF et permet au D600 d’offrir des performances de premier plan.

Nikon D600 boitier nu

Obturateur et vitesses d’exposition

L’obturateur du Nikon D600 est conçu pour assurer plus de 150.000 déclenchements. Il offre une plage de vitesse d’exposition allant de 1/4000 ème à 30 secondes. Son mode autodiagnostic,une des caractéristiques des obturateurs Nikon, lui permet de garantir des temps de pose fiables. Cet obturateur est conçu pour répondre aux nouvelles contraintes imposées par le mode vidéo, il permet une diminution de la consommation électrique du boîtier lors des séquences vidéos longue durée (situation imposant à l’obturateur de rester ouvert et donc de consommer de l’énergie).

Nikon D600 vu face gauche

Mode vidéo FullHD et sortie non compressée

L’apparition d’un mode vidéo sur un reflex numérique a troublé plus d’un photographe. Cette fonction est pourtant désormais indispensable à de nombreux professionnels qui l’utilisent pour tourner courts métrages et documentaires (voir le reportage sur Vincent Munier et le loup d’Abbysinie).  Le D600 devrait satisfaire les plus exigeants des vidéastes et cinéastes dans la mesure où il reprend l’ensemble des fonctions vidéos avancées déjà présentes sur les Nikon D4 et D800.

Principale caractéristique de ce mode vidéo, une sortie flux non compressé qui permet la liaison directe avec un enregistreur numérique externe et le montage des rushs dans les meilleures conditions techniques. Nikon possède une longueur d’avance sur la concurrence en la matière, et ce nouveau boîtier FX léger et compact pourrait bien devenir l’outil de tournage idéal pour voyager léger et ramener des séquences utilisables dans le monde professionnel.

Le D600 permet l’enregistrement vidéo en 30, 25 et 24 images par seconde en 1080p. La cadence passe à 60, 50 et 25 im./sec. en 720p, le codec de compression est le H264 couramment utilisé. La durée maximale d’enregistrement d’une séquence est de 29 minutes 59 secondes. L’enregistrement des fichiers se fait au format .mov.

En matière de formats vidéos, le D600 propose l’enregistrement vidéo FullHD 1080p en FX et en DX. Le boîtier dispose d’une sortie audio pour relier un casque et disposer du retour son. La prise microphone externe stéréo est au programme.

Le point fort de ce Nikon D600 en matière de vidéo, c’est la possibilité qu’il offre de sortir un flux vidéo non compressé à 1080p à destination d’enregistreurs numériques externes. Il reprend les mêmes capacités que les grands frères D4 et D800 en la matière. Ce flux brut est vierge de toute information relative à la prise de vue, comme les informations apparaissant sur le moniteur LCD. Il faut le voir comme le format RAW de la vidéo permettant la plus grande latitude de montage pour le vidéaste ou le cinéaste.

Nikon D600 vu de face

Gabarit réduit

Le Nikon D600 ravira les photographes à la recherche d’un boîtier FX aux dimensions réduites, suffisamment léger pour être utilisé au quotidien sans trop de peine. Les modèles précédents, le D700 en particulier, nous avaient habitué à des gabarits plus imposants, un poids supérieur. En cela le D600 se rapproche plus du gabarit d’un Nikon D7000, le modèle expert de la gamme DX.

A contrario, le D600 perd en construction ce qu’il gagne en compacité et poids. S’il embarque bien des protections arrières et supérieures en alliage de magnésium, il n’est pas intégralement conçu dans ce matériau. Nikon revendique néanmoins une bonne résistance à l’humidité et la poussière.Le poids de 760 grammes (sans batterie) s’en ressent, on ne peut pas tout avoir !

Autonomie : 900 images

Tant qu’à faire de gagner du poids, il est probable que l’utilisateur du D600 puisse faire l’impasse sur les batteries additionnelles puisque le D600 dispose d’une autonomie plus que satisfaisante. Avec près de 900 images ou 60 minutes de vidéo, la consommation a été particulièrement étudiée pour tirer profit des capacités de la batterie EN-EL15 et éviter les recharges trop fréquentes. L’autonomie reste un des points forts des reflex numériques en comparaison avec les modèles hybrides.

Nikon D600 vu de dessus

Double emplacement cartes mémoire

Le Nikon D600 dispose de deux emplacements pour cartes mémoire au format SD, il est compatible avec les cartes SDXC et UHS-I. Si l’on peut regretter l’absence d’un emplacement au format CF, il est indéniable que le gain en taille et poids apporté par le format SD permet au D600 de gagner en compacité.

Connectivité – Wi-Fi

Rien que du très classique en matière de connectivité avec un transfert des données via la prise USB 2.0 (quid de l’USB 3 ?). Nikon propose en option (dommage) un transmetteur sans fil WU-1b permettant la liaison Wi-Fi vers les mobiles. Sans que cela ne soit encore précisé par Nikon, il semblerait que le transmetteur supporte les systèmes Android et iOs.

Réactivité

Le D600 devrait satisfaire les utilisateurs à la recherche d’un boîtier réactif. Avec un temps de démarrage de 0,13 secondes, un temps de réponse au déclenchement de 0,052 secondes, on est dans une très bonne moyenne pour un reflex numérique. Le mode rafale plafonne à 5,5 images par seconde, une valeur en retrait par rapport aux modèles de la gamme supérieure, mais qui devrait satisfaire l’utilisateur cible de ce boîtier, plus amateur éclairé ou expert que réellement professionnel.

Ecran LCD 8cm et viseur optique x0,7

L’écran LCD arrière du Nikon D600 mesure 8cm et Nikon annonce une grande lisibilité des informations et des images grâce à la définition de 921.000 pixels et au contrôle automatique du contraste et de la luminosité. Non orientable et non tactile, cet écran est un choix très conservateur de la part de Nikon qui ne fait clairement pas dans l’exubérance.

Le viseur optique comporte un prisme en verre et offre une couverture proche de 100% sans toutefois atteindre cette valeur (précisions à venir de la part de Nikon). On regrettera l’absence d’un véritable viseur 100%, un des points forts (et attrayant) des modèles FX par rapport aux boîtiers DX courants. Le grossissement est de x0,7.

Le D600 permet l’affichage d’un niveau électronique qui permet de caler l’assiette du boîtier selon deux axes, horizontal et avant/arrière.

Les commandes du capot supérieur qui équipe le D600 permettent un accès aux réglages ISO, à la balance des blancs, à la qualité d’image et au bracketing.

La molette supérieure gauche est constituée d’une double couronne, de façon assez classique chez Nikon, qui permet de réduire le nombre de touches et de favoriser l’accès aux différentes fonctions. Le recours au menu sera moins fréquent même si nous avons un faible pour le système de touches en corolle déjà présent sur le D700 par exemple.

Fonctions intégrées

Le menu (complet !) du Nikon D600 offre les différentes fonctions à la mode, comme le mode HDR, les filtres colorés, ou encore l’intervallomètre. Ce dernier permet de déclencher selon différents intervalles de temps. Il permet également le mode « accéléré » et enregistre alors les images sous forme d’une séquence vidéo. Cette fonction permet à l’utilisateur de visionner une action au ralenti en mode lecture rapide (de 24 à 36000 fois plus rapide que la vitesse normale).

Le mode HDR est pré-programmé pour enregistrer en une seule fois trois images (0, -1, +1). Selon Nikon, la plage peut être élargie à 3IL pour favoriser les effets créatifs.

Le D600 propose bien évidemment un mode D-Lighting pour optimiser le rendu des détails dans les situations de fort contraste. Rien de neuf en la matière, alors que l’on aurait pu s’attendre à quelques innovations permettant de jouer sur le résultat final de l’image.

Comme sur la plupart des boîtiers reflex, le menu propose l’accès à divers modes « Picture Controls » permettant de personnaliser les réglages d’accentuation, de saturation ou de teinte. Le D600 offre par ailleurs 19 (!) modes scènes, des ensembles de réglages programmés pour offrir à l’utilisateur novice le meilleur résultat possible selon le type de prise de vue.

Edition intégrée des images

Le D600 ne fait pas l’impasse sur les fonctions d’édition d’images intégrées. Si ce type de traitement est peu intéressant pour l’utilisateur expert qui préfèrera de loin utiliser un logiciel de traitement d’image sur son ordinateur, le photographe moins expérimenté pourra se prêter facilement à nombre de manipulations :

  • correction des yeux rouges et de l’équilibre colorimétrique,
  • D-lighting,
  • redimensionnement,
  • traitement RAW,
  • filtres (Skylight, Filtre étoiles, Miniature, Coloriage, Dessin couleur et Couleur sélective),
  • retouche rapide : Contrôle de la distorsion, Perspective, Redresser et Fisheye,
  • modification des vidéos en désignant un point de départ et de fin du clip vidéo afin de l’enregistrer plus efficacement.

Accessoires

Nikon propose en option une poignée-alimentation MB-D14 : elle s’adapte à plusieurs accumulateurs (y compris les piles AA) ainsi qu’à l’accumulateur Li-ion rechargeable Nikon EN-EL15. La poignée MB-D14 possède son déclencheur dédié et sa propre molette de commande pour déclencher plus facilement lorsque l’appareil photo est à la verticale.

Premier avis sur le Nikon D600

Si nous n’avons pu prendre encore en mains le Nikon D600, ce qui ne saurait tarder, force est de constater que Nikon propose un modèle expert au format FX qui se veut bien plus abordable que le grand frère D800. Pratiquement 1000 euros séparent les deux modèles et ce ne sont pas les 36Mp du D800 qui manqueront à la plupart des photographes en quête d’un boîtier FX abordable.

Le D600 dispose d’une fiche technique qui fait néanmoins de lui un vrai modèle expert sans pour autant lui permettre de tutoyer les performances extrêmes des modèles pros. L’autofocus est en retrait par rapport au D700, la construction moins robuste, seule la définition plus importante du capteur et l’apparition d’un mode vidéo très évolué permettent de faire la différence. L’écran arrière non orientable et non tactile reste très classique.

Le D600 est un moyen d’accéder au format FX sans pour autant devoir investir dans un boîtier encore plus évolué (D800) ou plus robuste et performant (D4), tout en considérant que ce boîtier n’est pas le véritable remplaçant du Nikon D700 en terme de positionnement dans la gamme. Tout laisse à penser d’ailleurs désormais que le vide laissé par le D700 ne sera pas comblé et que Nikon a préféré repositionner sa gamme FX avec un modèle d’entrée de gamme expert et deux modèles pros aux usages distincts, les D800 et D4.

Nikon répond en partie aux souhaits de nombreux photographes désireux de disposer d’un modèle FX plus démocratique et abordable que les modèles pros récents, tout en pouvant continuer à utiliser leurs optiques. L’ensemble est cohérent, la définition suffisante, la gestion des basses lumières nécessite quelques tests préalables pour confirmer la justesse des choix techniques, le gabarit devrait assurer une prise en main satisfaisante.

Si le tarif de ce Nikon D600 arrive à passer rapidement sous la barre fatidique des 2000 euros, on peut s’attendre à un « prix de la rue » plus proche de 1800 euros d’ici à quelques mois, alors il devrait représenter un bon compromis pour la plupart des utilisateurs. Les photographes plus aguerris, à la recherche de performances supérieures en matière d’autofocus et/ou d’une meilleure définition, pouvant toujours se rabattre sur le Nikon D800 qui commence à se trouver en occasion à moins de 3000 euros.

Le Nikon D600 sera disponible dès le 18 septembre 2012 au prix public conseillé de 2099 euros boîtier nu et 2599 euros en kit avec l’objectif AF-S 24-85mm f3.5-4.5G VR.

Source : Nikon


Sony RX1, compact 24×36, focale fixe 35mm f/2 … 3200 euros !

La Photokina 2012 inspire décidément Sony qui annonce rien moins que le tout premier compact numérique à capteur plein format 24×36 ! Doté d’une focale fixe de 35mm ouvrant à f/2 d’origine Zeiss, ce compact devrait combler d’aise les photographes à la recherche d’un modèle très performant mais léger et suffisamment petit pour être glissé dans une poche (ou presque).

Sony RX1 vu de face

Si l’on osait, on reprendrait avec plaisir le slogan phare de la marque « J’en ai rêvé, Sony l’a fait » tant la perspective de pouvoir disposer d’un modèle compact à capteur plein format performant et bien construit attire. Certes, le Sony RX1 coute 3200 euros et ne sera pas à la portée de toutes les bourses. Mais le Leica M9, le plus proche dans l’esprit de ce RX1, coute près du double boîtier nu.

Le Sony RX1 mesure 113mm de large x 66 de hauteur, soit sensiblement la taille d’un modèle courant micro 4/3 mais avec un capteur 24×36. L’optique est forcément proéminente, mais l’ensemble reste très logeable dans une poche un peu grande ou un fourre-tout léger. Le poids de 482 grammes est très contenu. Disons le tout net, ce RX1 est vraiment un compact 24×36 et non un hybride de type NEX plus encombrant.

L’écran LCD du Sony RX1 propose une définition de 1 229 000 points en VGA (640×480 pixels ratio 4/3). Il n’est ni orientable, ni tactile, et ce n’est pas pour nous déplaire. L’esprit même de ce type de boîtier est de favoriser le reportage, un domaine pour lequel orientation de l’écran et l’usage de fonctions tactile ne sont pas nécessairement les bienvenus.

Sony RX1 vu de dos

Le capteur du Sony RX1 n’est rien moins que le modèle qui équipe le fer de lance de la gamme reflex, le Sony 24,3 Mp (voir présentation du Sony A99). La version RX1 n’offre pas l’ensemble de pixels permettant l’autofocus à détection de phase de l’A99 mais la focale fixe de 35mm n’impose pas de fortes contraintes en matière d’autofocus comme ce peut être le cas sur un reflex.

Le processeur d’image est le Sony Bionz, il offre des fichiers RAW sur 14 bits, une cadence rafale de 5 images par seconde (2,5 en mode autofocus continu).

Le point fort de ce Sony RX1, outre son capteur plein format, pourrait bien être l’optique d’origine Zeiss. Tout comme Fuji avec son X100, Sony a donc fait le choix de proposer une focale de grande ouverture idéale pour la photo sur le vif. La formule optique comporte 8 éléments dont 3 asphériques répartis en 7 groupes. Le diaphragme dispose de 9 lamelles. Si l’on en croît les premiers chiffres annoncés par Sony et Zeiss, les performances devraient de premier plan dans la mesure où cette optique est spécifiquement conçue pour le boîtier.

Sony RX1 vu de dessus

Le Sony RX1 dispose d’un flash intégré, d’une griffe porte-accessoires au standard ISO, il sera possible d’y fixer un viseur optique additionnel.

Le RX1 dispose d’une couronne de sélection de la correction d’exposition, de touches personnalisables et offre bien évidemment les modes de prises de vue traditionnels P,S,A et M accessibles directement depuis la molette supérieure.

Le RX1  propose un emplacement carte mémoire SD/MS, une sortie USB 2, une sortie HDMI et une entrée stéréo mini Jack. Ses capacités en mode vidéo lui permettent de filmer en FullHD 1080p à 60, 50, 25 ou 24 vues par seconde (selon les modes). Il enregistre l’audio en stéréo et dispose d’une prise pour micro externe.

Premier avis sur le Sony RX1

Sony frappe fort avec ce compact haut de gamme (3200 euros tout de même !) qui se paye le luxe d’être le premier modèle 24×36 numérique. Les photographes experts et pros qui rêvaient d’un modèle aux performances proches de leur reflex plein format vont être ravis, ils n’ont plus besoin de lorgner du côté de Leica et des ses tarifs stratosphériques. Reste une limitation en matière d’optique puisque la focale fixe qui équipe ce RX1 peut ne pas convenir à toutes les situations de prises de vues.

On ne peut que louer l’effort fait par Sony pour proposer un modèle inédit, quand bien même le tarif rende ce boîtier inaccessible au plus grand nombre. Il ne fait nul doute que proposé à un tarif public plus proche de 2000 euros, il puisse faire un véritable carton dans le petit monde des adorateurs de compacts très performants.

Quoi qu’il en soit, Sony l’a fait, et nous on aime ! Fuji aura désormais un vrai concurrent pour ses Fuji X-Pro 1 et X100, et nous ne pouvons que nous réjouir si cette bataille annoncée permet de rendre un peu plus abordables des modèles tant attendus par beaucoup.

Source : Sony


Sony Nex-6, APS-C 16Mp, autofocus hybride, Wi-Fi, 800 euros

A quelques jours de la Photokina 2012, Sony frappe fort et annonce un nouveau Sony NEX-6, petit frère du NEX-7 et grand frère du … Nex-5R. Avec son capteur APS-C, ses 16Mp, son autofocus hybride et son module Wi-Fi, le NEX-6 a de quoi séduire les experts au quête d’un compact à objectifs interchangeables performant.

Sony Nex-6 vu de face

Lancé le même jour que le reflex professionnel Sony A99, le NEX-6 vient compléter une gamme NEX qui ne cesse de se bonifier au fil du temps. Sony a fait le choix d’utiliser un capteur au format APS-C pour ses modèles hybrides compacts à objectifs interchangeables et le petit monde des photographes experts apprécie. A la différence de Nikon qui vise plus le grand public avec son hybride Nikon J2 et son petit capteur, Sony propose une gamme dont le rapport performances/compacité reste intéressant.

Le Sony NEX-6 reprend les caractéristiques qui ont fait le succès de la gamme. le capteur est un APS-C de 16Mp, le même que celui qui équipe le NEX-5R. Le NEX-7 garde l’avantage de la définition avec son capteur de 24Mp. Le NEX-6 embarque un système autofocus hybride à détection de contraste et détection de phase. Le boîtier décide lui-même s’il utilise le mode AF classique,à détection de contraste, ou s’il doit passer au mode AF à détection de hase proche de ce que l’on trouve sur les modèles reflex.

Sony Nex-6 vu de dos

Cette souplesse de fonctionnement permet à Sony d’annoncer une mise au point plus performante, plus réactive. La détection de phase du Sony NEX-6 utilise 99 points, la détection de contraste 25. La plage de sensibilité de l’autofocus varie de 0 à 20 IL.

Le NEX-6 embarque le processeur d’images Bionz et le capteur, en association avec ce processeur, permet de grimper à 25600 ISO si l’on en croît les chiffres annoncés par Sony. Le NEX-6 gagne donc quelques points sur le NEX-7 en matière de sensibilité, reste à voir jusqu’à quelle sensibilité réelle les images produites par ce boîtier seront véritablement exemptes de bruit numérique.

Le NEX-6 offre 10 images par seconde en mode rafale, un viseur électronique Oled de 2,36Mp, un flash intégré, une griffe porte-flash au standard ISO et un écran LCD orientable selon un seul axe.

Sony Nex-6 avec flash intégré ouvert

Le module Wi-Fi reprend les fonctionnalités du récent NEX-5R avec la possibilité pour le NEX-6 de pouvoir télécharger des applications complémentaires depuis la boutique Sony. A la différence d’autres modèles fonctionnant sous système Android comme le Nikon Coolpix S800c, le NEX-6R reste contraint à utiliser les applications Sony, ce qui limite d’autant les usages possibles du boîtier en mode Wi-Fi.

Premier avis sur le Sony NEX-6

Sony propose un ensemble plutôt convaincant doté d’un capteur de grande taille qui ravira les photographes experts. Avec une définition plus que suffisante de 16Mp, le NEX-6 offre une souplesse intéressante, son AF évolué, une bonne plage de sensibilité, une réactivité qui devrait s’avérer satisfaisante font de cet hybride un modèle à suivre.

Proposé à un tarif public proche de la barre fatidique des 1000 euros en kit avec le 16-50mm, le NEX-6 vient directement concurrencer ses deux frères de gamme, le NEX-5R un cran en-dessous en termes de performance et le Nex-7 dont les 24Mp ne sont pas utiles à tout le monde.

La concurrence ne propose guère mieux actuellement, que ce soit Canon avec son nouveau EOS M, Nikon avec son Nikon 1 V1 au petit capteur ou encore Panasonic et Olympus jouant dans la cour des micro 4/3.

Le Sony Nex-6 sera disponible en kit avec le 16-50 mm f/3,5-5,6 stabilisé et rétractable au prix public de 950 euros.

Source : Sony


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