Histoire de Nikon (1917-2026) : origines, boîtiers mythiques et innovations
Vous êtes nikoniste dans l’âme ? Fan de la marque ou simplement curieux d’en savoir plus sur l’histoire de la photographie ?
Je vous propose de (re)vivre plus d’un siècle d’histoire Nikon grâce à une série documentaire unique en 11 épisodes, animée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur parmi les plus reconnus au monde.
Nikon, plus qu’une marque d’appareils photo
De la création de Nippon Kogaku en 1917 aux premiers hybrides numériques en 2011, Nikon a su rester aux avant-postes de la photographie, de l’optique scientifique et même de l’aventure spatiale.
Des reporters de guerre aux photographes de sport, des explorateurs sous-marins aux astronautes de la NASA, des photographes de mode aux scientifiques, Nikon a toujours su répondre aux besoins de ses clients avec une gamme d’appareils photo et d’objectifs parmi les plus complètes du marché.
Les boîtiers mythiques (F, F2, F3, D1, Z9) et les objectifs NIKKOR F puis Z ont marqué les grandes étapes de l’histoire visuelle de l’après-guerre à aujourd’hui. Du Nikon I de 1948 à la caméra Nikon ZR en 2025, chaque génération d’appareils a marqué son époque. L’histoire de Nikon est aussi celle de la photographie aux XXe et XXIe siècles.
Usine Nikon à Sendai au Japon
Frise chronologique Nikon
1917 : création de Nippon Kogaku
1948 : premier appareil photo Nikon I
1959 : lancement du Nikon F
1963 : sortie du Nikonos
1999 : arrivée du premier reflex numérique Nikon D1
2021 : lancement du Nikon Z9
2025 : Nikon lance sa première caméra cinéma Nikon ZR
Saga Nikon : 11 épisodes pour comprendre l’histoire de Nikon
Cette série de vidéos a été réalisée par Nikon France, elle est animée par Thierry Ravassod, fidèle parmi les fidèles et collectionneur Nikon émérite à l’origine du musée Nikon France de Saint-Bonnet de Mure.
L’histoire de Nikon ne concerne pas uniquement les nikonistes. Elle illustre un siècle d’innovations techniques et de bouleversements culturels dans la photographie, le cinéma, l’exploration scientifique et même l’espace.
Ce que vous allez découvrir dans ce dossier :
Comment Nikon a conquis la presse et le photojournalisme dès les années 1950
Pourquoi le Nikon F reste un boîtier mythique plus de 60 ans après
Quels objectifs NIKKOR ont marqué la photographie sportive et scientifique
Comment Nikon a collaboré avec la NASA, le cinéma et l’exploration sous-marine
Le virage décisif vers le numérique avec le Nikon D1 et ses successeurs
Ne manquez pas la suite
Chaque épisode sera publié progressivement. Pour être prévenu dès la mise en ligne et découvrir d’autres histoires Nikon, abonnez-vous à la Lettre Photo.
FAQ sur l’histoire de Nikon
Quand Nikon a-t-il été fondé ?
Nikon est né en 1917 au Japon, sous le nom Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha. L’entreprise produisait d’abord des optiques militaires et scientifiques.
Quel est le premier appareil photo Nikon ?
Le premier appareil Nikon est le Nikon I, produit en 1948. Il marque l’entrée de la marque sur le marché de la photographie grand public.
Pourquoi le Nikon F est-il si célèbre ?
Sorti en 1959, le Nikon F est le premier reflex modulaire complet. Il a révolutionné la photographie professionnelle et reste une référence pour les collectionneurs.
Quels sont les modèles Nikon les plus emblématiques ?
Les séries Nikon F (F, F2, F3, F4, F5, F6), les Nikonos, le D1 ou encore le récent Z9 font partie des boîtiers les plus marquants de l’histoire.
Nikon travaille-t-il toujours avec la NASA ?
Oui. Depuis Apollo jusqu’à la Station Spatiale Internationale et la mission Artemis, Nikon fournit régulièrement des boîtiers adaptés aux contraintes de l’espace.
Merci à l’équipe Nikon France ainsi qu’à Thierry Ravassod pour avoir réalisé ces vidéos et avoir accepté que je puisse vous les partager ici. Vous pouvez en savoir plus sur la marque Nikon en consultant la section historique de la marque sur le site corporate.
Histoire de Nikon | Épisode 1 : Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Cet article inaugure une série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon Nippon Kogaku. Présentée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur, cette saga retrace plus d’un siècle d’innovations et de boîtiers légendaires.
👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.
Épisode 1 de la saga Histoire Nikon
Avant de devenir la marque mythique internationalement connue, Nikon s’appelait Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha, la « Société d’optique du Japon ». Nous sommes en 1917, dans un Japon en pleine modernisation, bien décidé à rivaliser avec l’Europe en matière d’instruments de précision.
Les origines de Nikon : Nippon Kogaku
La société Nippon Kōgaku naît de la fusion de trois entreprises japonaises spécialisées dans l’optique. L’objectif de cette fusion est clair : bâtir une industrie nationale indépendante des importations allemandes et européennes. Très vite, Nippon Kogaku concentre son activité sur les microscopes, lentilles et instruments optiques de pointe.
L’armée et la marine japonaises s’intéressent vite à ce savoir-faire. Jumelles, périscopes, viseurs : ces technologies permettent à la jeune entreprise de se forger une réputation d’excellence et d’obtenir des commandes stratégiques.
L’invention du nom NIKKOR
En 1932, la société dépose le nom NIKKOR pour sa gamme d’objectifs photographiques. D’abord destinés à des usages scientifiques et militaires, ces objectifs posent les bases de ce qui deviendra l’une des gammes optiques les plus réputées au monde. Elle se perpétue de nos jours avec la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour les hybrides Nikon.
Une puissance industrielle avant 1945
À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Nippon Kogaku emploie déjà plus de 23 000 personnes et possède 14 usines. L’entreprise joue alors un rôle central dans l’effort de guerre japonais, produisant des instruments optiques toujours plus sophistiqués.
Après 1945, la société s’oriente vers la photographie grand public. Mais grâce à son expertise technique et à son exigence de qualité, Nikon était déjà prêt à conquérir le monde de l’image.
Thierry Ravassod, historien et collectionneur Nikon
Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde. Il a consacré sa vie à documenter l’histoire de Nikon, à rassembler des modèles rares et à transmettre cette passion dans son musée dédié. Un lieu unique qui attire curieux, amateurs et professionnels.
Quand Nikon a-t-il été fondé ? La société Nippon Kogaku est née en 1917 au Japon, issue de la fusion de trois sociétés spécialisées dans l’optique.
Pourquoi le nom NIKKOR a-t-il été créé ? Le terme NIKKOR, déposé en 1932, désigne la gamme d’objectifs photographiques de Nikon. Il est rapidement devenu un synonyme de qualité optique.
Quel rôle Nikon a-t-il joué avant 1945 ? Avant de fabriquer des appareils photo, Nippon Kogaku produisait surtout des microscopes, lentilles et instruments militaires (jumelles, périscopes).
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Collections utilitaires Lightroom Classic : guide pratique pour les créer et les utiliser
Le logiciel Lightroom Classic vous permet de gérer, trier, classer et traiter vos photos. Pour cela, il propose de nombreuses fonctions, dont une bien cachée. Elle vous permet de gérer vos photos avec une souplesse que vous n’avez peut-être jamais connue. J’ai nommé « les collections utilitaires ». Voici de quoi il s’agit et comment les utiliser.
Qu’est-ce qu’une collection dans Lightroom ?
Le contenu d’une collection Lightroom
Lightroom Classic utilise un catalogue pour gérer vos photos. Ce catalogue, ou photothèque, n’est rien d’autre qu’une base de données qui vous permet de renseigner bon nombre de critères relatifs à vos photos pour mieux les retrouver ensuite : sujet, lieu, modèle, occasion, projet… la liste est sans fin.
Le catalogue référence aussi toutes les données EXIF : modèle d’appareil, objectif, paramètres de prise de vue, réglages du boîtier. Il conserve même des informations peu connues comme le type de mesure de lumière.
Si vous maîtrisez le catalogue Lightroom (si ce n’est pas le cas, lisez ceci), vous savez qu’il vous faut créer des collections pour gérer vos photos. Les dossiers ne sont pas la meilleure façon de faire.
Une collection est un regroupement logique de photos, à l’inverse des dossiers qui sont des regroupements physiques de fichiers sur le disque. Une collection est donc l’équivalent d’un album. Le terme est d’ailleurs employé dans les versions Lightroom Desktop et Lightroom Mobile.
Une collection regroupe des photos selon les critères que vous renseignez au moment où vous la créez :
toutes les photos qui portent le mot-clé « urbain »
toutes les photos qui vont être publiées sur votre site
toutes les photos à poster sur Instagram
vos projets, séries, livres…
La collection est l’unité de classement élémentaire dans Lightroom Classic. Et ce n’est pas tout. À partir de cette logique de collections, vous pouvez aller plus loin avec les collections utilitaires.
Non pas que les précédentes ne soient pas utiles, mais elles servent en général à regrouper les photos par usage ou projet.
Les collections utilitaires sont aussi des collections, au sens premier du terme, mais elles permettent de regrouper vos photos par critères techniques :
par taille de fichier
par date de traitement
par type de fichier
par nombre d’étoiles attribuées
…
Vous le voyez, aucun critère photographique pur et dur, rien que des critères techniques.
Quel intérêt ? Imaginez avoir traité 50 photos récemment et ne plus réussir à les retrouver (ça arrive à tout le monde).
Il vous suffit de regarder dans la collection utilitaire « Traitées depuis x jours » pour les retrouver. Donnez à x la valeur qui vous arrange. Si x = 2, ce sont les photos traitées durant les deux derniers jours. Si x = 7, ce sont celles traitées dans la semaine écoulée.
Autre exemple concret : vous aimez attribuer des mots-clés à vos photos mais vous ne savez pas lesquelles en ont et lesquelles n’en ont pas.
Une solution consiste à les passer toutes en revue. Avec quelques années devant vous, pourquoi pas… L’autre solution consiste à créer la collection utilitaire « Sans mot-clé » et, en un clic, vous trouvez les coupables.
Vous comprenez le principe ? Les collections utilitaires sont utiles pour identifier des photos sur la base de critères techniques plus qu’artistiques.
Comment utiliser les collections utilitaires de Lightroom Classic ?
Allez dans le module Bibliothèque, onglet Collections. Mieux vaut connaître son emplacement par cœur, car les collections restent l’outil central pour classer vos photos.
Onglet Collections dans Lightroom Classic
Créez un ensemble de collections nommé « Utilitaires » ou « 01-Utilitaires » si vous voulez qu’il reste en haut de la liste.
Créez autant de collections utilitaires que vous le souhaitez dans cet ensemble. Utilisez pour cela des collections dynamiques (dont le contenu varie selon les critères associés à la collection).
Critères de choix pour les collections dynamiques Lightroom Classic
Pour chacune de ces collections, utilisez les critères techniques de la liste déroulante. Vous pouvez combiner ces critères entre eux comme vous le faites déjà pour les collections classiques.
Voici par exemple comment créer la collection utilitaire Lightroom listant toutes les photos traitées dans les deux derniers jours. J’indique “dans les derniers 1 jour” car Lightroom Classic inclut aujourd’hui et la veille, ce qui correspond en réalité à deux jours.
Collection utilitaire Lightroom « Traitées depuis 2 jours »
Voici comment créer la collection qui liste toutes les photos sans mot-clé.
Collection utilitaire Lightroom « Mots clés vides »
Voici comment créer la collection qui liste toutes les photos au format TIFF.
Collection utilitaire Lightroom « Fichiers TIFF »
Prenez le temps d’explorer la liste complète des critères disponibles. Vous allez voir que les possibilités sont infinies.
Les collections utilitaires Lightroom Classic, un nouvel outil à votre service
Bien que les collections utilitaires ne soient pas un nouveau type de collection, mais une façon de créer des collections « techniques », c’est un outil puissant à votre service. Si, comme moi, vous gérez des dizaines de milliers de photos, les collections utilitaires vont vous faire gagner un temps fou au quotidien.
Ces collections sont particulièrement utiles pour la maintenance de votre catalogue. Identifier les photos sans mot-clé permet d’ajouter les mots-clés manquants. Identifier les photos qui ne disposent pas d’aperçu dynamique vous permet de les créer si vous en avez besoin.
Ces collections ne chargent pas plus le catalogue puisque le principe d’une collection est de ne pas dupliquer les fichiers. Il s’agit simplement d’une entrée dans le catalogue, sans impact sur sa taille sur le disque.
Les collections utilitaires deviennent encore plus puissantes si vous les combinez avec les filtres de bibliothèque. Vous pouvez, par exemple, afficher uniquement vos photos en noir et blanc notées 5 étoiles, prêtes pour un projet d’exposition.
Collection utilitaire Lightroom « 5 étoiles NB Expo »
À vous de tester, puis d’imaginer la collection utilitaire qui vous serait la plus utile, et de la mettre en œuvre. Si vous avez une collection particulièrement utile, partagez-la via les commentaires : elle pourra servir à d’autres !
FAQ sur les collections utilitaires dans Lightroom Classic
Quelle est la différence entre une collection et une collection utilitaire ? Tehniquement aucune. C’est l’usage qui diffère : la collection classique a pour vocation de regrouper les photos par projets (albums), tandis qu’une collection utilitaire est créée pour durer et répondre à un besoin précis de gestion du catalogue.
Les collections utilitaires ralentissent-elles Lightroom ? Non. Elles ne dupliquent pas vos fichiers, elles ne font qu’ajouter une entrée dans le catalogue.
Puis-je exporter directement depuis une collection utilitaire ? Oui, vous pouvez exporter ou publier vos photos depuis n’importe quelle collection, qu’elle soit classique ou utilitaire.
Quelle différence entre dossier et collection Lightroom ? Un dossier reflète l’emplacement physique de vos photos sur le disque dur. Une collection est un regroupement virtuel qui vous permet d’organiser vos photos sans déplacer les fichiers. En savoir plus sur les collections
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon propose désormais une nouvelle déclinaison de son hybride plein format Nikon Zf : une version argentée « Silver », inspirée des appareils emblématiques de l’ère argentique comme les Nikon F ou Nikkormat.
Cette finition au design très authentique renforce le caractère vintage du boîtier, déjà très apprécié depuis son arrivée sur le marché en 2023 par les nikonistes de longue date.
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Prix et disponibilité du Nikon Zf Silver
Le Nikon Zf Silver est disponible depuis le 4 septembre 2025, au prix de 2 499 € (boîtier nu).
À l’occasion de ce lancement, Nikon a sorti sa palette de couleurs et propose une gamme de six coloris Premium qui habillent les parties extérieures : brun sépia, vert mousse, gris pierre, ainsi que trois nouvelles teintes — brun cognac, bleu canard et rose mauve — qui viendront aussi compléter la version noire déjà existante. Autant dire que si vous êtes fan de mode, vous êtes servi.
Une promotion spéciale est même prévue pour vous aider à craquer : jusqu’au 30 octobre 2025, un étui et une courroie en cuir sont offerts pour tout achat du Zf Silver chez les revendeurs participants (voir la liste sur le site Nikon).
Une alternative « classe » à la version noire
Comparée à la version noire, la déclinaison argentée joue la carte de la distinction visuelle, la « classe » quoi !
Là où le Nikon Zf Noir s’inscrit dans la continuité des hybrides modernes et discrets, tels que les Nikon Z6III ou Z5II, le Zf Silver assume un héritage plus marqué, proche de l’esthétique argentique traditionnelle. Les nikonistes nostalgiques me comprendront.
Dans ma collection … les NIKKORMAT Silver et Noir
Ce choix dépasse la simple cosmétique : cette présentation argentée rappelle la mécanique visible des Nikon F, Nikkormat, FM ou FE des décennies passées, quand la finition métallique incarnait la robustesse et l’élégance des reflex.
Tout ce que le Nikon Zfc, APS-C, n’a pas su apporter aux fans de Nikon FM avec sa présentation moins attirante (ce qui n’enlève rien à ses performances). Pour les photographes sensibles à l’histoire de la marque, cette nouvelle version va renforcer le lien affectif avec leur appareil (si, si, j’en connais)
Historiquement, la distinction entre boîtiers noirs et argentés n’a jamais été qu’un simple détail esthétique. Dans les années argentiques, les reporters de guerre et de presse privilégiaient les versions noires pour une raison simple : la discrétion. Un boîtier argenté, dans une rue ensoleillée ou au cœur d’une scène tendue, reflétait la lumière et attirait les regards. Le noir, lui, se faisait discret, et le photographe avec.
Mais cette recherche de discrétion avait un revers. Les boîtiers noirs, peints ou anodisés, finissaient vite par révéler l’argent ou le bronze aux angles et sur les arêtes. Ils laissaient alors apparaître des traces brillantes, signes d’un usage intensif.
À l’inverse, les boîtiers argentés ne cherchaient pas à cacher leur misère matière. Ils accrochaient davantage la lumière, certes, mais vieillissaient avec plus d’harmonie, leur patine renforçant l’impression de robustesse et de vécu.
Une mise à jour firmware tournée vers la créativité
Au-delà de l’apparence, Nikon prépare également une mise à jour firmware attendue courant 2025. Elle introduira la fonctionnalité « Film Grain », permettant d’ajouter un effet de grain aux photos et aux vidéos.
Associée aux recettes d’images téléchargeables depuis le Nikon Imaging Cloud, cette fonction offrira aux utilisateurs des rendus proches de l’argentique, adaptés à leur style personnel.
Comparatif : Nikon Zf Silver vs Nikon Zf Black
Caractéristique
Nikon Zf Silver
Nikon Zf Black
Design
Finition argentée rétro, héritage argentique
Finition noire classique, plus discrète
Coloris disponibles
Brun sépia, vert mousse, gris pierre, cognac, bleu canard, rose mauve
Noir + nouvelles teintes à venir
Prix (09/2025)
2 499 € (boîtier nu)
2 499 € (boîtier nu)
Public visé
Photographes sensibles au design vintage
Photographes privilégiant sobriété et discrétion
Usages historiques
Inspiré des reflex argentiques civils
Héritage des boîtiers reporters de guerre
Un boîtier qui relie passé et présent
Avec le Zf Silver, Nikon enrichit sa gamme hybride d’un modèle qui assume pleinement son héritage visuel tout en offrant les atouts techniques d’un boîtier moderne. Un clin d’œil à l’histoire qui rappelle combien la marque s’appuie sur son passé pour imaginer l’avenir (promis, je n’ai aucune info encore sur les nouveautés Nikon 2026).
Questions fréquentes sur le Nikon Zf Silver
Quelle est la différence entre le Nikon Zf Silver et le Nikon Zf Black ?
Aucune si ce n’est que la version Silver se distingue par sa finition argentée et ses déclinaisons de coloris Premium. Techniquement, les deux modèles sont identiques.
Le Nikon Zf Silver est-il une édition limitée ?
Non, il s’agit d’une version commerciale standard, disponible en continu à partir du 4 septembre 2025.
Qu’apporte la mise à jour firmware prévue en 2025 ?
Elle introduira une fonction « Film Grain » permettant d’ajouter un effet de grain argentique aux photos et vidéos.
Nikon ZR : RED dingue de cinéma, Nikon élargit sa gamme avec une caméra plein format
Nikon surprend ! Après 8 années passées à perfectionner ses hybrides, la marque lance une nouvelle gamme baptisée Z Cinéma, conçue en collaboration avec RED, propriété de Nikon depuis 2024.
Première représentante de cette famille : la Nikon ZR, une caméra cinéma plein format 6K est une porte d’entrée dans l’univers cinéma. La Nikon ZR n’est pas un simple hybride photo qui filme, mais une caméra cinéma plein format conçue dès l’origine pour la vidéo.
Première représentante de la nouvelle gamme Nikon Z Cinema, la Nikon ZR marque un tournant : celui où Nikon passe de la vidéo intégrée à ses hybrides à une caméra professionnelle pensée pour le cinéma.
Fruit de l’alliance avec RED, propriété de Nikon depuis 2024, la Nikon ZR annonce la couleur ! Celle de la science colorimétrique RED et du codec R3D NE, et celle qui consiste à conserver la monture Z et la compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z.
Contrairement au Nikon Z6III, qui reste un boîtier polyvalent photo/vidéo, la Nikon ZR, caméra cinéma, assume une vocation unique : offrir le rendu, les workflows et l’ergonomie d’une vraie caméra, dans un format compact et accessible.
« Encore un Nikon trop cher !! » ? Commencez par dire « une Nikon » avant de noter que la Nikon ZR est proposée au prix public de 2 349 euros TTC. Vous allez vite comprendre pourquoi ce tarif est loin d’être élevé eu égard à la fiche technique de cette caméra cinéma.
Nikon ZR : connectique et profil
En bref : Nikon ZR
Première caméra de la gamme Nikon Z Cinema, née de l’alliance Nikon et RED
Capteur plein format semi-empilé 24,5 MP, enregistrement interne jusqu’à 6K/60p RAW
Codec R3D NE, science colorimétrique RED et workflow cinéma complet
Audio 32 bits flottant, micros OZO intégrés et micro externe ME-D10 en option
Grand écran 4 pouces orientable, LUTs 3D en temps réel
Stabilisation capteur 5 axes et Focus Point VR
Compatibilité monture Z : objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ) et optiques cinéma tierces
Endurance : plus de 2 heures d’enregistrement continu sans surchauffe
Prix : 2 349 € – Disponibilité : 20 octobre 2025
La Nikon ZR est-elle aussi un appareil photo ?
Parce que je sens que vous allez poser la question … La Nikon ZR est équipée d’un capteur photo plein format de 24,5 MP, identique à celui du Nikon Z6III. Elle peut donc produire des images fixes de même qualité. Elle hérite ainsi des performances photographiques de l’hybride : définition, dynamique, gestion des hautes sensibilités et autofocus.
Mais soyons clair : la ZR n’est pas une caméra pour la photographie. Ses fonctions photo sont secondaires, pensées comme un complément, et non comme un usage principal. La Nikon ZR reste avant tout une caméra cinéma, conçue pour tourner, pas pour photographier, elle ne possède pas de viseur. Je vous gâte, j’ai ajouté un tableau comparatif Nikon ZR vs Nikon Z6III, lisez plus bas.
Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo
Une philosophie : une caméra cinéma Nikon sans rupture de système
La Nikon ZR n’est pas un hybride photo qui fait de la vidéo, c’est une caméra cinéma dès la conception. Elle reprend le capteur 24,5 MP semi-empilé du Z6III et l’adapte à une logique vidéo pure. L’idée est simple : proposer une solution de tournage pro prête à l’emploi, compacte et légère (540 g), mais capable d’intégrer les standards de production des flux RED.
Nikon fait d’une caméra deux coups : séduire les vidéastes et cinéastes qui rêvent de s’offrir une RED, sans se lancer dans les investissements lourds d’une caméra RED traditionnelle. Séduire aussi les photographes désireux de passer à la vidéo pro en conservant leur parc optique.
Nikon et RED : la troisième étape de la gamme Nikon Z Cinéma
Depuis 2024 et le rachat de RED par Nikon, l’intégration de l’offre RED dans l’univers Nikon s’est faite en trois temps.
Première étape : la mise à disposition des LUTs RED pour hybrides Nikon Z, une façon d’ouvrir la porte au rendu cinéma dans un hybride plutôt orienté photo.
Deuxième étape : l’annonce de caméras RED adoptant la monture Z, permettant d’utiliser directement les objectifs NIKKOR Z comme sur les hybrides de la marque.
Troisième étape : la création de la gamme Z Cinema, dont la première représentante est la Nikon ZR.
Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site
Capteur Nikon ZR plein format et rendu d’image cinéma
Je dois vous avouer que lorsque j’ai aperçu le tableau précisant tous les formats disponibles, j’ai pris peur tant il était immense. Pour faire simple, retenez que la Nikon ZR enregistre en interne jusqu’à 6K/60p RAW, sans crop et sans recourir à un enregistreur externe.
Les cadences vont du 24p cinématographique au ralenti extrême à 240 i/s en Full HD. La plage dynamique dépasse les 15 stops (oui, vous pouvez sourire), avec une double plage ISO 800/6400 en Log3G10. Le rolling shutter est fortement réduit, gage de fluidité sur des mouvements rapides.
Les formats couvrent … tout : R3D NE (Nikon Edition), N-RAW, ProRes RAW pour la qualité maximale en 12 bits, ProRes 422 HQ et H.265 en 10 bits, jusqu’aux H.265/H.264 en 8 bits. En pratique, cela signifie qu’un même projet peut passer du flux léger pour le montage rapide au flux cinéma calibré pour l’étalonnage exigeant.
Définitions d’images
Formats disponibles
Qualité
Profondeur
Nuances possibles par canal
Total de couleurs possibles
R3D NE / N-RAW / ProRes RAW
Qualité maximale
12 Bit
4096 × 4096 × 4096
68 milliards +
ProRes 422 HQ / H.265
Équilibré
10 Bit
1024 × 1024 × 1024
1 073 741 824
H.265 / H.264
Efficace
8 Bit
256 × 256 × 256
16 777 216
Codec R3D NE : la science des couleurs RED dans la Nikon ZR
C’est sans doute le point le plus marquant pour les vidéastes qui en rêvaient : le codec RAW exclusif R3D NE. Il intègre la science colorimétrique RED, référence dans l’industrie cinéma. Rien que ça.
Avec le Log3G10 et l’espace REDWideGamutRGB, la Nikon ZR s’aligne sur les workflows RED. Pour les productions à plusieurs caméras, la compatibilité est immédiate : on peut monter des séquences issues de la Nikon ZR avec celles issues de caméras RED V-Raptor ou Komodo sans rupture visuelle.
Nikon ZR : presets cinéma
La Nikon ZR propose plusieurs modes créatifs pensés pour simplifier la production d’images au rendu cinéma. Quatre modes vidéo cinématographiques sont intégrés, auxquels s’ajoutent neuf préréglages RED personnalisés qui offrent une large palette de styles prêts à l’emploi. Ces derniers sont à télécharger sur le site Nikon (gratuitement), et peuvent être remplacés par les préréglages de votre choix.
Enfin, les Picture Control RED permettent d’affiner le rendu directement dans la caméra pour adapter l’esthétique de vos images à chaque projet.
Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting
L’audio 32 bits flottant : une première mondiale sur la Nikon ZR
A l’instant où j’écris ces lignes (10/09/2025), la Nikon ZR revendique être la première caméra cinéma à intégrer l’enregistrement audio 32 bits flottant en interne.
Le 32 bits flottant en audio, c’est un peu comme le RAW en imagerie : plus trop besoin de surveiller les niveaux de près, la dynamique énorme évite l’écrêtage, et l’on ajuste en post-prod.
Trois micros internes avec technologie OZO (Nokia) offrent cinq modes directionnels (avant étroit, avant large, arrière, omni, binaural stéréo 3D). De quoi couvrir des situations allant du reportage à l’ASMR, excusez du peu.
micro numérique Nikon ME-D10
Pour ceux qui veulent aller (encore) plus loin, Nikon propose un nouveau micro numérique Nikon ME-D10. Compatible 32 bits flottant, avec un rapport signal/bruit de 77 dB, il s’intègre directement via la griffe numérique, sans câble, avec accessoires anti-vent et modes spécialisés.
A la question que vous allez me poser et qui est : ce micro est-il compatible avec les hybrides, la réponse est non, les hybrides ont une griffe analogique, pas numérique.
Un moniteur tactile orientable 4 pouces pensé pour le tournage sur le terrain
Le grand écran tactile et orientable de 4 pouces au format 16:10 (3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3) est l’interface principale (je rappelle que la Nikon ZR n’a pas de viseur). Plus lumineux et plus grand que la concurrence, il permet de contrôler le rendu même en plein soleil.
Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable
Le support des LUTs est élargi : jusqu’à 10 LUTs 3D (17, 33 ou 65 points) peuvent être chargées et appliquées en visualisation temps réel, sans incrustation. Le cadreur sait exactement ce qu’il tourne, tout en conservant l’intégrité du signal RAW.
Obturation de la caméra cinéma Nikon ZR
La Nikon ZR adopte un réglage en angle d’obturation, entre 5,6° et 360°, avec une valeur standard fixée à 180°.
Parce que je voulais en savoir plus (je suis photographe avant tout), j’ai creusé. Voici ce qu’il faut retenir de ce principe : en vidéo il remplace le temps de pose exprimé en fractions de seconde par un angle lié à la cadence d’images : à 180°, l’exposition correspond à la moitié du temps entre deux images, ce qui produit un mouvement naturel et fluide, proche de ce que perçoit l’œil. En passant à 5,6°, vous figez presque totalement le mouvement en donnant un rendu très haché, tandis qu’un angle proche de 360° crée un effet de flou accentué.
Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR
Ce type de réglage est hérité des caméras cinéma et offre un contrôle précis sur la sensation de mouvement en permettant d’obtenir des effets créatifs impossibles à reproduire avec un simple réglage de vitesse d’obturation classique. Vous avez tout compris ?
A l’instar des Nikon Z8 et Z9, la caméra dispose d’un obturateur électronique (donc pas d’obturateur mécanique devenu inutile en vidéo) qui atteint une vitesse maximale de 1/16 000 s. Vive les tournages en plein soleil !
Autofocus et stabilisation : le savoir-faire Nikon appliqué au cinéma
L’autofocus de la Nikon ZR reprend les performances du Nikon Z6III : il peut détecter et suivre les personnes, les chats, les chiens, les oiseaux, les vélos, les motos, les voitures, les avions et les trains (et même les libellules, faites l’essai).
Nikon ZR et téléobjectif – filmage à main levée
Ajoutons la stabilisation IBIS capteur 5 axes, le Focus Point VR (stabilisation sur la zone de mise au point) et la réduction du focus breathing : les transitions sont plus naturelles, sans nécessité de bricoler en post-production.
Endurance et fiabilité : la Nikon ZR en tournage longue durée
Parce que filmer une interview peut durer longtemps, la Nikon ZR peut enregistrer plus de deux heures en continu sans surchauffe. Elle dispose d’une dissipation thermique optimisée, sans ventilateur. En pratique, c’est une garantie de silence de fonctionnement et une fiabilité accrue.
Avec une batterie seule, la durée maximale d’une vidéo en 4K/60p est de 125 minutes avec alimentation continue, et de 95 minutes sur batterie (c’est la limite de la batterie).
Nikon ZR et téléobjectif – vidéo à main levée
Connectivité et workflow : la Nikon ZR pour les pros
La caméra est compatible camera-to-cloud via Frame.io (le smartphone sert de passerelle mais ne stocke pas les fichiers). La sortie se fait via un connecteur HDMI type A (avant de râler sachez que Nikon propose un adaptateur HDMI D to A), et l’enregistrement se fait sur cartes CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s) et microSD.
Monture Z et compatibilité optique pour la Nikon ZR
La monture Z reste le cœur du système optique. Elle ouvre l’accès aux objectifs NIKKOR Z, aux optiques F via adaptateur (Nikon FTZII), et aux optiques cinéma tierces via adaptateurs standards (par ex. Megadap).
Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII
Nikon promet aussi une compatibilité étendue avec ses partenaires accessoires pour faire de la Nikon ZR une plateforme évolutive (je vous épargne la liste qui fait peur elle-aussi tant il y a de références, tout est régulièrement mis à jour sur le site Nikon).
À qui s’adresse la Nikon ZR ?
La Nikon ZR vise les créateurs vidéastes et les cinéastes qui trouvent leurs hybrides limités en vidéo, mais qui ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) investir pour autant dans une RED V-Raptor ou Komodo plus haut de gamme.
caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR
Elle intéressera les réalisateurs indépendants, les vidéastes exigeants, les écoles de cinéma, ou encore les photographes déjà équipés en optiques NIKKOR Z qui veulent explorer (très) sérieusement la vidéo sans changer leur parc optique.
Nikon ZR : prix, disponibilité et offre de lancement
La Nikon ZR sera disponible à partir du 20 octobre 2025 au prix conseillé de 2349 € TTC.
Une offre de lancement prévoit 150 € de remise à l’achat sur les accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025 (à voir avec votre revendeur).
À ce tarif, et avec ce niveau d’intégration technique, la Nikon ZR va faire parler d’elle :
pour un utilisateur Nikon déjà familier des hybrides Z, c’est l’entrée la plus accessible dans un flux RED sans changer de parc optique,
pour un vidéaste équipé en hybride APS-C ou entrée de gamme plein format, c’est la caméra cinéma 6K/60p la plus complète et accessible (au 10/09/2025).
Nikon ZR avec TASCAM
Nikon ZR : fiche technique
Capteur : plein format 24,5 MP semi-empilé (Z6III)
Enregistrement interne : jusqu’à 6K/60p RAW, 4K/120p, Full HD 240p
Prix et dispo : 2349 €, sortie 20 octobre 2025, offre de lancement –150 € accessoires jusqu’au 31/12
Ecran orientable de la Nikon ZR
FAQ Nikon ZR
La Nikon ZR est-elle un appareil photo ou une caméra ? La Nikon ZR est une caméra cinéma plein format à part entière, conçue pour la vidéo professionnelle, et non un appareil photo hybride.
Quelle est la différence entre la Nikon ZR et un hybride comme le Nikon Z6III ? Le Nikon Z6III reste polyvalent photo/vidéo, tandis que la Nikon ZR est dédiée au cinéma : codec R3D NE, workflow RED, audio 32 bits flottant et LUTs professionnelles.
Quel est le prix de la Nikon ZR ? La Nikon ZR est proposée à 2 349 € (septembre 2025), avec une remise de 150 € sur accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025.
Peut-on utiliser ses objectifs NIKKOR Z avec la Nikon ZR ? Oui, la Nikon ZR adopte la monture Z et accepte les objectifs NIKKOR Z, les optiques F via adaptateur FTZ et de nombreuses optiques cinéma tierces.
La Nikon ZR peut-elle enregistrer en 6K ? Oui, la Nikon ZR filme en interne jusqu’à 6K/60p RAW, avec un workflow pensé pour la post-production cinéma grâce au codec R3D NE.
Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR
Nikon ZR vs Nikon Z6III
Caractéristiques
Nikon ZR
Nikon Z6III
Usage principal
Cinéma pur, workflow RED
Photo + vidéo polyvalente
Type
Caméra cinéma
Hybride photo/vidéo
Capteur
Plein format 24,5 MP
Plein format 24,5 MP
Formats vidéo
R3D NE, N-RAW, ProRes RAW
N-RAW, ProRes RAW, H.265
Audio
32 bits flottant interne
24 bits PCM
Écran
4″ tactile orientable
3,2″ orientable
Prix (09/2025)
2 349 €
2 599 € env.
Nikon ZR : pourquoi la choisir ?
Parce qu’elle est la première caméra cinéma Nikon pensée dès l’origine pour la vidéo, avec la technologie RED intégrée.
Parce qu’elle combine compacité, workflow cinéma et compatibilité monture Z.
Parce qu’à 2 349 €, la Nikon ZR, caméra cinéma plein format 6K, rend enfin accessible un vrai rendu cinéma sans rupture d’écosystème.
Mise à jour firmware 2.00 du Nikon Z6III : suivi oiseaux, auto capture et Authenticity Service
Nikon annonce la mise à jour du firmware 2.00 pour son hybride plein format Nikon Z6III. Cette première évolution majeure depuis le lancement du boîtier à l’été 2024 apporte des fonctions héritées des modèles phares Nikon Z9 et Nikon Z8 : le (très attendu) mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service.
Etes-vous concerné(e) ? Voyons cela en détail.
Note : ne faites pas cette mise à jour si un objectif autre qu’un objectif NIKKOR à monture Z ou un adaptateur pour monture autre que le FTZ II/FTZ est fixé au boîtier.
Le Nikon Z6III a ravi les utilisateurs du Z6II qui rêvaient d’un autofocus plus musclé. Il a ravi les vidéastes qui cherchaient une alternative au Z8, il a moins ravi les photographes animaliers qui attendaient une alternative moins onéreuse mais tout aussi performante au Z8.
Nikon a sorti un nouveau firmware pour le Nikon Z8, un autre pour le Nikon Zf, un Nikon Z5II qui a le vent en poupe. Mais pour le Z6III, la mise à jour se faisait attendre. C’est désormais officiel, la mise à jour firmware 2.00 pour le Nikon Z6III arrive, ce qui va permettre à cet hybride plein format de gagner en maturité et de se rapprocher des capacités du Z8. Possédant un Z6III, je suis le premier intéressé, j’ai donc épluché les infos officielles dès que je les ai reçues.
Nikon Z6III firmware 2.00 : le mode Oiseaux arrive enfin
Les photographes animaliers piaffaient à peu près autant que les oiseaux qu’ils adorent photographier, et je les comprends puisque les Zf et Z5II savaient déjà suivre les oiseaux en vol, mais pas le Z6III. « Mais que fait Nikon ?? » Avec la mise à jour firmware 2.00 pour le Z6III, c’est fait, le mode Oiseaux est disponible.
En pratique : une fois l’autofocus Mode Oiseaux enclenché, l’appareil suit automatiquement les oiseaux en vol avec une plus grande précision que sans ce mode. Nikon revendique même la détection dans des environnements complexes, vous savez, lorsque les oiseaux volent aux abords d’une forêt ou de falaises rocheuses. Cette fonction va donc vous faciliter la vie (et la prise de vue animalière) en photo comme en vidéo. Car ne l’oublions pas, le Nikon Z6III est aussi (plus ?) doué en vidéo qu’il ne l’est en photo.
photo (C) Nikon Corp.
Exemple concret : un photographe peut désormais suivre le vol d’un rapace dans un ciel contrasté sans perdre la mise au point, ce qui était plus difficile avec le suivi classique.
Nikon Z6III Auto Capture : le déclenchement intelligent du firmware 2.00
Chez Nikon, la fonction Auto Capture vous permet de configurer des règles de déclenchement à distance. Vous avez bien compris : alors que vous n’êtes pas proche de votre boîtier, celui-ci peut déclencher selon le type de sujet, sa direction et une plage de distance que vous aurez préalablement définie.
Vous allez me dire que déclencher sans être proche de son boîtier est une hérésie ? Que nenni. Certains animaux, par exemple, ne sont visibles que lorsque certaines conditions s’y prêtent. Ou ne sortent que peu souvent. Devoir passer la journée à attendre l’hypothétique passage de votre sujet préféré peut vite être rébarbatif (plus personne n’a le temps pour rien désormais).
Nikon Z6III Auto Capture
Avec la fonction Auto Capture, il vous suffit de poser votre boîtier sur un trépied, de caler le cadre, de programmer l’Auto Capture puis de rentrer tranquillement chez vous voir votre série Netflix préférée en attendant que les photos soient prises de façon automatique si et seulement si les conditions de déclenchement de l’auto-capture sont respectées.
Le Nikon Z6III se transforme ainsi en piège photographique intelligent, autonome et de bien meilleure qualité que les pièges habituels.
Exemple concret : placez le Z6III sur un trépied près d’un point d’eau et laissez l’appareil déclencher uniquement lorsqu’un animal franchit la zone programmée.
Nikon Authenticity Service : la garantie d’authenticité des photos
Vous savez comme moi que plus aucune photo ne peut désormais être considérée comme originale si vous n’en apportez pas la preuve. L’intelligence artificielle a rebattu les cartes. Les photographes n’avaient guère d’autre solution à ce jour que de conserver leur fichier natif à titre de preuve. Ce qui n’empêchait pas qui le voulait de contester l’image publiée, toute image pouvant être modifiée.
Désormais et pour la première fois sur un boîtier Nikon, le Z6III prend en charge le Nikon Authenticity Service. Cette nouvelle fonction enregistre la provenance des images selon le standard C2PA, garantissant l’authenticité des photos depuis la prise de vue jusqu’à la retouche.
Les entreprises, les photojournalistes et les créateurs de contenu peuvent souffler. S’ils doivent prouver que les photos publiées sont bien celles qu’ils ont prises, ce service d’authentification le leur permet.
Autres nouveautés du firmware 2.00 du Nikon Z6III
En plus du mode Oiseaux, de l’Auto Capture et du Nikon Authenticity Service, le firmware 2.00 du Nikon Z6III apporte plusieurs fonctions supplémentaires très attendues :
Limiteur de mise au point intégré
Le Z6III hérite du limiteur de mise au point dans le boîtier, une fonction introduite avec le firmware 3.00 du Z8.
JPEG fine pour la capture avant déclenchement
Vous pouvez désormais définir le niveau de compression des JPEG générés par le système de pré-déclenchement, utile pour préserver la qualité d’image dans ces situations.
Désactivation automatique du viseur
Une extension des options du mode Moniteur permet de désactiver le viseur électronique lorsque l’écran arrière est déployé.
Prise de vue combinée Pixel Shift et Focus Shift
Comme sur le Z8, le Z6III peut désormais combiner Pixel Shift et Focus Shift pour enrichir les possibilités créatives et techniques.
Rappel des fonctions de prise de vue
Une personnalisation absente du firmware initial du Z6III est enfin ajoutée : le rappel des fonctions de prise de vue programmées.
Compatibilité UVC/UAC
Le Z6III peut maintenant assurer du streaming direct via USB-C, sans nécessiter le logiciel Webcam Utility. Nikon poursuit ainsi l’ouverture vers des usages plus modernes et simplifiés.
Annulation du zoom par demi-pression du déclencheur
Une nouvelle option permet d’annuler l’agrandissement de l’image en cours de cadrage en appuyant à mi-course sur le déclencheur.
L’installation se fait de façon traditionnelle en copiant le fichier sur une carte mémoire, puis en lançant la mise à jour depuis le menu du boîtier. Vous pouvez aussi mettre à jour votre Z6III en mode connecté via le Nikon Imaging Cloud, depuis le menu de mise à jour sur le boîtier.
FAQ sur le firmware 2.00 mise à jour du Nikon Z6III
Comment installer le firmware 2.00 du Nikon Z6III ? Téléchargez le fichier depuis le site Nikon, copiez-le sur une carte mémoire et mettez-la dans votre boîtier. Le processus s’effectue depuis le menu. Ou Utilisez le service de mise à jour automatique depuis les menus dédiés du boîtier si vous avez accès à un réseau Wi-Fi fiable.
Quelles sont les nouveautés les plus importantes ? Le mode Oiseaux, Auto Capture et le Nikon Authenticity Service sont les principales nouveautés de cette mise à jour firmware.
Comment activer le limiteur de mise au point du Z6III ? Le limiteur de mise au point se règle depuis le menu de prise de vue, section autofocus. Il permet de restreindre la plage de mise au point pour accélérer l’acquisition sur des sujets situés dans une zone précise.
Peut-on choisir la qualité des JPEG en pré-déclenchement ? Oui. Le firmware 2.00 permet de régler le niveau de compression des JPEG capturés en mode pré-déclenchement (par exemple en Fine), ce qui était impossible auparavant.
Le Z6III peut-il servir de webcam sans logiciel dédié ? Oui. Grâce au support UVC/UAC ajouté par ce firmware, il est possible de connecter directement le boîtier en USB-C pour du streaming, sans passer par le logiciel Webcam Utility.
Qu’apporte la combinaison Pixel Shift et Focus Shift ? Elle permet de réaliser des séries de prises de vue décalées (Pixel Shift) tout en variant le plan de netteté (Focus Shift). C’est une fonction puissante pour les photographes de reproduction d’art, de paysage ou de macro.
Comment désactiver automatiquement le viseur électronique ? Lorsque l’écran arrière est déployé, le firmware 2.00 permet de désactiver le viseur automatiquement, une option disponible dans les réglages du mode Moniteur.
Peut-on annuler un zoom d’aperçu avec le déclencheur ? Oui. Une demi-pression sur le déclencheur annule immédiatement le zoom de cadrage, ce qui accélère la reprise de la visée.
Le firmware 2.00 est-il gratuit ? Oui, toutes les mises à jour Nikon sont gratuites.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous
Nikon vient d’annoncer le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II. Lancé en 2019, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est très vite devenu l’outil de base des photographes désireux d’utiliser le meilleur 24-70 mm f/2.8 jamais produit par Nikon. Il faut dire que ce type de zoom permet de tout faire, du reportage au paysage en passant par le portrait. Mais s’il s’agissait du meilleur 24-70 f/2.8 jamais produit, pourquoi le remplacer ?
Nikon présente cette nouvelle version de son zoom comme le premier objectif de nouvelle génération en monture Z, destiné aux utilisateurs exigeants – photographes professionnels ou vidéastes – qui réclamaient une version plus robuste, plus agile et mieux équipée.
Le NIKKOR Z 24‑70 mm f/2,8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025, au tarif conseillé de 2 899 €, soit 400 € de plus que la version V1 à son lancement.
Ce qui change avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Bien que très performant, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S version 1 présentait quelques faiblesses : un autofocus rapide mais pas hyper rapide, un poids pas hyper léger, une longueur du fût à 70 mm pas hyper courte, un traitement de lentilles excellent mais pas hyper précis, et quelques autres hyper qui pouvaient faire la différence avec la concurrence.
C’est donc bien dans les détails que se cachent les nouveautés du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II comme dans son usage sur le terrain.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil
Un poids réduit qui se ressent
Passer de 805 g à 675 g, ça peut ne pas vous paraître énorme. Pourtant, porter 130 grammes de plus pendant une journée de reportage ou de mariage, ça finit par se sentir. En réduisant le poids de son zoom sans en réduire les performances, Nikon vous permet d’alléger la charge sur votre poignet et le poids de votre sac photo.
Un objectif plus léger est aussi un objectif plus agile et mobile. N’oubliez pas que l’on joue ici sur le « hyper bien » vs le « très bien », mais la différence est réelle quand on a fait de la photo et de la vidéo son quotidien.
Un zoom interne qui change l’équilibre
Le poids est une chose, mais ce qui est plus important encore, c’est l’équilibre. Et là, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S n’était pas le plus doué des élèves. Avec un allongement conséquent de l’objectif en passant de 24 à 70 mm, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est modifié. Les photographes ne le sentent pas trop, soyons honnête, mais pour les vidéastes c’est le contraire. Un équilibre modifié et il faut recaler le gimbal (stabilisateur) en cours de tournage.
Nikon ayant investi fortement en vidéo, il est donc logique que tous les objectifs NIKKOR Z qui arrivent désormais soient pensés aussi bien pour la vidéo que la photo, si ce n’est l’inverse.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : vidéo et gimbal
La construction interne du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II évite au fût de s’allonger en zoomant. Le bénéfice est évident : une longueur maximale réduite, une meilleure stabilité, une meilleure étanchéité et surtout un équilibrage bien plus simple sur gimbal. En extérieur, cela réduit aussi l’aspiration toujours possible de poussière et d’humidité.
Notez la disparition du petit écran de contrôle présent sur la V1, un choix qui allège le design mais enlève une information pratique pour certains utilisateurs. A titre personnel, cet écran ne me manquera pas, je ne l’ai jamais trouvé très lisible sur les NIKKOR Z sur lesquels il est disponible.
L’optique profite des traitements Arneo et Meso‑Amorphe, optimisés pour supprimer flare et reflets même en contre-jour, là où la V1 utilisait encore le Nano Crystal.
Un bokeh plus doux mais pas transformé
Le diaphragme du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II passe de 9 à 11 lamelles arrondies. Le rendu devrait gagner en rondeur et en douceur dans les transitions. Oui, ça se voit, et tout le monde n’utilise pas un NIKKOR Z 135 mm Plena pour jouer avec le bokeh.
Il est donc essentiel que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II soit le plus polyvalent possible. Ici, c’est un bonus appréciable plus qu’un argument majeur, mais un point important pour les vidéastes à nouveau.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : formule optique, à gauche la version 1, à droite la version S II
Une mise au point rapprochée plus créative
La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II descend à 0,24 m au 24 mm et 0,33 m au 70 mm, avec un rapport de grandissement qui grimpe jusqu’à 0,32x.
Il devient possible de s’approcher davantage du sujet, de jouer avec les détails, de varier les perspectives. Très sincèrement, ce n’est pas le critère qui va vous faire changer de modèle, mais c’est un nouveau plus qui s’ajoute à la liste.
Un autofocus modernisé
L’autofocus est le sujet principal depuis que les hybrides ont pris le pas sur les reflex. Nikon n’avait pas forcément très bien débuté avec l’autofocus des Nikon Z6 et Z7, mais tout a bien changé depuis que le Z9 est arrivé.
Les Nikon Z8, Z6III, Zf, Z5II et autres boîtiers de cette génération sont bien plus véloces. Il était donc critique que l’autofocus du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II suive ces cadences infernales.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM
Doté du nouveau moteur Silky Swift VCM qui apporte plus de vitesse, de précision et surtout de silence, le zoom Nikon gagne en vélocité de mise au point. En photo, le suivi est plus accrocheur, notamment sur des sujets rapides. En vidéo, les transitions deviennent fluides et inaudibles, avec un focus breathing mieux contenu.
Il est logique de penser, aussi, que les nouvelles générations d’autofocus Nikon qui devraient arriver après la génération actuelle, soient très exigeants envers les optiques. Cette modernisation de la gamme NIKKOR Z n’est peut-être pas qu’une envie de la part de Nikon de proposer un objectif plus véloce, mais aussi un besoin non avoué encore. L’avenir nous le dira.
Un filetage plus pratique
La photographie et les filtres, c’est une longue histoire. Il est toujours désagréable de devoir multiplier les filtres, aussi le passage de 82 mm à 77 mm sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II va-t-il permettre de réutiliser facilement des filtres ND ou polarisants déjà utilisés avec d’autres optiques. Un détail qui vous simplifie la vie en reportage ou en tournage.
Vidéo : des détails qui font pro
Le vidéaste pro que j’ai interrogé avant d’écrire cet article et qui a longuement testé ce zoom me l’a confirmé : l’absence d’allongement du zoom permet un équilibrage sur gimbal très stable du début à la fin d’une séquence. Les accessoires comme la matte box ou le follow-focus ne nécessitent plus d’ajustement en cours de tournage.
L’autofocus est plus doux et plus silencieux, il assure des transitions plus nettes en tournage d’interview et un suivi plus propre en plan séquence, sans distraction sonore ni à-coups visuels.
Le focus breathing contenu évite que le cadrage ne « pompe » à chaque mise au point, ce qui renforce le rendu cinéma des plans.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres
Enfin, la bague de contrôle devient crantée et dé‑cliquable (via petit commutateur). On gagne également un limiteur de MAP, deux boutons L‑Fn personnalisables et un pare-soleil avec trappe pour filtrer sans retirer le pare-soleil.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur
Ce que cela change en post-traitement
Les fichiers produits par le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sont plus « propres » en contre-jour, avec moins d’aberrations et de flare. Le contraste est optimisé dès la prise de vue.
Le piqué renforcé en périphérie d’image offre une plus grande liberté de recadrage sans perte visible de netteté, que ce soit pour un tirage grand format ou un affichage sur écran 4K ou 8K.
Ce qui ne change pas entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le S II
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II n’est pas stabilisé. Comme la V1, cette V2 ne comporte pas de VR. La stabilisation repose toujours sur le boîtier Nikon Z dont le capteur est stabilisé sur 5 axes.
En matière de qualité d’image et de piqué, la version 1 était déjà excessivement performante. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est encore plus précis en périphérie d’image et gère mieux les reflets parasites.
Comparatif complet : NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S
Le tableau ci-dessous regroupe les critères principaux de comparaison NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S :
Caractéristique
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (V2)
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (V1)
Poids
675 g
805 g
Mécanisme de zoom
zoom interne (longueur constante)
zoom externe (longueur variable)
Construction optique
14 éléments / 10 groupes (2 ED, 3 asph.)
17 éléments / 15 groupes (2 ED, 4 asph.)
Diaphragme
11 lamelles circulaires
9 lamelles circulaires
Distance mini de MAP
0,24 m (24 mm) / 0,33 m (70 mm)
0,38 m (70 mm)
Grandissement max.
0,21× (24 mm) / 0,32× (70 mm)
0,089× (24 mm) / 0,22× (70 mm)
Filetage filtre
77 mm
82 mm
Autofocus
Multi-groupes Silky Swift VCM2 (silencieux/rapide)
Multi-groupes (STM2)
Traitement
Meso Amorphe / ARNEO / Fluorine
Nano Crystal / ARNEO / Fluorine
Stabilisation optique
Non
Non
Bague cliquable
oui
non
Dimensions
Ø 84 × 142 mm (longueur constante)
Ø 89 × 126 mm (24 mm) / Ø 89 × 156 mm (70 mm)
Prix au lancement
2 899 € (écart ≈ +400 €)
2 499 €
Résumé : ce que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte concrètement
Domaine
Impact concret sur le terrain
Maniabilité
Moins de fatigue, usage prolongé à main levée
Stabilité & robustesse
Tournage plus fiable en conditions difficiles, flux plus régulier sur gimbal
Esthétique visuelle
Bokeh plus doux, transitions plus naturelles
Proximité de l’image
Cadrages plus variés, possibilité de jouer avec les détails
Netteté & contraste
Moins de flare/images fantomes, image plus piquée dès la prise de vue
Autofocus
Focus fluide et silencieux — tournage vidéo plus professionnel, prise de vue photo d’action plus efficace
Ergonomie vidéo
Réglage plus silencieux, accessoires plus compatibles
Post-traitement
Moins de corrections à effectuer, compatibilité des filtres améliorée, meilleure image exploitable
Quelques exemples concrets d’utilisation
Mariage et reportage : le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II réduit la fatigue sur une journée complète, surtout en mobilité.
Vidéo professionnelle : le zoom interne facilite l’équilibrage sur gimbal et évite le focus breathing en plan séquence.
Voyage et photo d’action : la mise au point rapprochée permet de varier les compositions, des plans larges immersifs aux détails serrés.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Alors, faut-il changer si vous avez déjà le premier ?
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II allège, fluidifie et modernise l’utilisation en photo comme en vidéo. Mais il ne rend pas la version I obsolète : le vrai gain est plutôt à noter chez les vidéastes et les photographes d’action.
Avis personnel : si vous êtes photographe avant tout, que vous ne souffrez pas particulièrement du poids ni du zoom externe qui s’allonge, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S reste une excellente optique.
Les gains du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ne justifient pas de vendre la V1 pour dépenser 400 euros supplémentaires, voire même plus puisque le tarif de la V1 en occasion va probablement baisser dans les prochains mois. Soyez attentif, il y aura peut-être même des affaires à faire.
En revanche, si vous êtes vidéaste, si vous travaillez beaucoup sur gimbal ou si le poids est un critère majeur pour vous, alors le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte des avantages concrets. Ce n’est pas que du marketing, c’est une vraie optimisation.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo
FAQ sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ? La version II est plus légère (675 g vs 805 g), adopte un zoom interne, un diaphragme à 11 lamelles, une mise au point plus proche et un autofocus plus rapide et silencieux.
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est-il stabilisé ? Non. Comme la version I, il n’a pas de stabilisation optique. La stabilisation repose sur le boîtier Nikon Z.
Faut-il passer au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II si l’on possède déjà le premier ? Pas forcément. La V1 reste très performante. Le changement se justifie surtout si vous faites beaucoup de vidéo, si vous utilisez un gimbal ou si le poids est devenu un critère majeur.
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025 au prix de vente conseillé de 2 899 Euros TTC, soit 400 euros de plus que le modèle d’origine lancé en 2019.
Nikon vous dira que si l’on tient compte de l’inflation, le prix de lancement de la première version équivaudrait aujourd’hui à plus de 2 800 euros. Il n’en reste pas moins que ce zoom reste un objectif d’exception dont la cible première est le monde de la vidéo et de la photo professionnelles, et amateurs très passionnés qui apprécient de disposer du meilleur de la production Nikon.
Photo de nuit au smartphone : l’illusion qui vous trompe
Vous voulez faire des photos de nuit au smartphone car vous avez remarqué que les résultats sont meilleurs qu’avec votre appareil photo ? C’est vrai. Mais en apparence seulement. Voici pourquoi vous vous faites avoir.
Pourquoi le smartphone semble meilleur la nuit
La nuit, lorsque la lumière manque, le smartphone a un avantage sur l’appareil photo traditionnel. Il capture la scène puis déclenche une pause longue automatique pour gagner en lumière.
Cette technique, rendue possible par la puissance de calcul des smartphones et leur logiciel très performant, leur est propre. Elle permet de produire une image de bien meilleure qualité que celle que vous pourriez faire avec une exposition simple.
De plus, bien que la plupart des smartphones possèdent désormais un mode d’exposition manuel, sa mise en œuvre n’est pas aisée. L’application photo native ne le permet pas forcément, il faut utiliser une application photo dédiée, comme Lightroom Mobile ou Slow Shutter.
L’avantage, c’est que vous pouvez faire du RAW.
L’inconvénient, c’est que peu d’applications sont capables d’effectuer les mêmes traitements avancés sur les photos de nuit que font les applications natives.
Ce que fait vraiment votre smartphone en basse lumière
Votre smartphone a plus de capacités logicielles que votre appareil photo, c’est un fait. Les marques photo ne sont pas les plus avancées en matière de développement logiciel, ce n’est pas leur métier historique.
Par contre le capteur d’un smartphone a bien moins de capacités que celui d’un APN. C’est là que vous vous faites avoir, car vous pensez que les photos de nuit au smartphone sont meilleures, alors qu’elles ne font qu’illusion.
Le JPG généré par votre smartphone semble être une image de bonne qualité, comme celles que vous pouvez voir ci-dessous faites avec mon iPhone. Mais si vous regardez bien, la dynamique des images, la gestion du bruit et la gestion des tonalités sont bien inférieures à ce que vous pourriez obtenir avec votre appareil photo. Y compris en JPG.
Imaginez ce que vous pouvez obtenir si, en plus, vous faites du RAW avec votre APN !
Comment un appareil photo peut faire mieux
Votre appareil photo peut donc faire bien mieux en photo de nuit que votre smartphone. Seulement attention : la prise de vue est plus complexe.
Nikon D4s + AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4 3 sec. F/4 – 6400 ISO
Votre appareil photo ne sait pas capturer la lumière d’une même scène pendant plusieurs secondes à main levée. Essayez et vous obtiendrez une belle photo floue.
Vous devez donc éviter tout mouvement pendant une prise de vue pouvant durer plusieurs secondes ou dizaines de secondes. Le trépied s’impose.
Le traitement de l’image, simple puisque automatique sur le smartphone, ne l’est pas avec l’appareil photo. Il vous faut faire du RAW puis post-traiter ce RAW dans un logiciel photo. Cette étape garantit le meilleur résultat, à condition de maîtriser les bases et d’avoir un logiciel dédié.
Faut-il encore utiliser son smartphone pour la photo de nuit ?
Oui, car bien souvent vous n’avez pas besoin d’une image de qualité extrême.
Les photos ci-dessous sont suffisantes pour poster sur le web ou illustrer un album de vacances, par exemple.
Non, oubliez le smartphone en photo de nuit si vous voulez obtenir le meilleur résultat possible. Seul un appareil photo et une maîtrise technique de la photo de nuit pourront vous sauver.
J’ai toujours aimé ce moment où la plage, ce lieu si agité, chaud et ensoleillé, plein de monde en journée, se transforme en un lieu si différent à la tombée du jour.
Calme, silence, température clémente, décor, je m’y sens tellement bien.
Et vous, vous la vivez comment la plage, la nuit ? Vous y faites des photos ?
Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z ? Avantages, inconvénients, le comparatif complet
Vous utilisez un hybride Nikon plein format. Mais problème : pour disposer de longues focales, cela vous coûte cher en téléobjectifs. Alors vous envisagez d’utiliser le mode DX intégré à votre hybride, ou d’investir dans un convertisseur de focale, bien moins onéreux qu’une optique.
Vous n’avez pas tort, ces deux façons de faire vont vous donner une focale équivalente plus longue pour un coût (à peu près) raisonnable. Mais… car il y a un mais, les principes optiques mis en œuvre sont très différents. Les résultats seront alors distincts.
Je vous ai préparé ce sujet pour vous aider à déterminer laquelle des deux solutions, convertisseur ou mode DX, vous conviendra le mieux, selon vos besoins et votre budget aussi, disons-le.
Deux principes fondamentalement différents
Le recadrage en mode DX est la solution immédiate, de facilité, disponible sur tous les Nikon Z plein format. Un clic, et paf, vous passez d’une focale de 200 mm, par exemple, à une focale équivalente de 300 mm. Ce ratio ×1,5 est lié au rapport de taille des deux capteurs APS-C et plein format.
Sur un plein format, l’appareil réglé en mode recadrage DX n’utilise que la partie centrale du capteur. Celle-ci est équivalente à la taille d’un capteur APS-C (environ 24×16 mm au lieu des 36×24 mm du plein format).
En procédant ainsi, vos photos vont subir un effet de recadrage avec un facteur ×1,5. Notez bien qu’il s’agit d’une focale équivalente, puisque votre objectif n’a pas changé : il n’est pas soudainement devenu un 300 mm pour reprendre l’exemple ci-dessus.
L’autre solution, c’est le convertisseur de focale. Changement de régime : ici, c’est bien d’une variation réelle de la focale dont il s’agit. Mais attention, pas celle de l’objectif : c’est le convertisseur, un ensemble optique, qui se glisse entre l’objectif et le boîtier. Ce bloc optique a pour effet de modifier physiquement le trajet de la lumière. L’augmentation de focale est donc bien réelle, optique.
Il existe deux convertisseurs de focale pour Nikon Z : le TC-1.4× (il multiplie la focale par 1,4) et le TC-2.0× (il la multiplie par 2, vous vous en doutiez).
Vous voyez déjà le dilemme : conversion par recadrage DX (facile, rapide, gratuite) ou ajout d’un convertisseur de focale (facile aussi, mais allonge la longueur de l’objectif, coûteux).
Il y a quand même quelques conséquences qu’il va vous falloir prendre en compte si vous ne voulez pas faire face à de mauvaises surprises.
Téléconvertisseur, doubleur ou convertisseur de focale, c’est pareil ? Oui. En français comme en anglais, on parle souvent de téléconvertisseur (terme usuel, venu de teleconverter) ou de convertisseur de focale. C’est exactement le même accessoire : un système optique additionnel placé entre l’objectif et le boîtier pour allonger la focale effective. Doubleur de focale est l’autre nom du téléconvertisseur x2 puisqu’il double la focale. Il ne faut pas le confondre avec un multiplicateur numérique ou un zoom numérique, qui n’a rien d’optique.
Mode DX : perte de définition ?
C’est ce qui coince le plus chez les photographes amateurs : ils n’ont pas toujours intégré que le recadrage DX, s’il augmente bien artificiellement la focale, diminue aussi le nombre de pixels composant l’image.
Comment passer en mode DX sur un Nikon Z dans le menu Prise de vue > Zone d’image
Rappelez-vous, on a dit que seule la partie centrale du capteur plein format était utilisée. Résultat, votre beau capteur de 24 Mp n’en donne plus que 10 en recadrage DX. Adieu les grands tirages (au-delà de 60 cm). Les plus généreux 45 Mp des Z7II, Z8 et Z9, eux, en conservent encore 20. De quoi faire des tirages de bonne taille.
Ça vous plaît moyennement ? Reste la solution du convertisseur de focale.
Avec cet accessoire, glissé entre l’objectif et le boîtier, vous conservez tous vos pixels (enfin, sauf si vous recadrez sauvagement en post-traitement, hein ?).
Mais, car il y a un autre mais, ce convertisseur de focale peut introduire de légères aberrations et réduire de façon visible la netteté globale de vos photos.
Vous êtes donc en train de comprendre qu’il faut choisir un convertisseur de qualité, adapté à votre boîtier. Et là, comme par enchantement, Nikon vous propose deux convertisseurs spécifiquement conçus pour les Nikon Z, qu’ils soient à 24 ou 45 Mp.
Attention toutefois : Nikon a beau être à la pointe de l’optique, une légère dégradation reste perceptible, surtout avec le TC-2.0× ou si vous poussez les ISO. Toujours l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.
Convertisseur ou mode DX : quelles différences d’exposition ?
Pas celle de vos photos en galerie, non. L’exposition de vos images, au sens temps de pose, ouverture et ISO.
Bonne nouvelle, le mode DX ne change rien à l’exposition. L’ouverture maximale, la transmission lumineuse et les paramètres d’exposition restent strictement identiques. Un objectif f/2.8 conserve sa pleine ouverture et sa capacité à capter la lumière en mode DX, comme si vous n’aviez activé aucun recadrage… DX. Hourra.
Par contre, un convertisseur de focale fonctionne différemment. C’est du verre, donc cela modifie la transmission de la lumière vers le capteur. Concrètement, le NIKKOR Z TC-1.4×, comme tout convertisseur ×1,4, entraîne une perte de luminosité équivalente à un IL. Ou un EV. Ou un stop. Ou un cran de temps de pose, un cran d’ouverture, un cran d’ISO… comme vous préférez.
Mais en clair (si je peux me permettre), un objectif à ouverture maximale f/2.8 couplé à un TC-1.4× devient un système optique à ouverture maximale f/4. Si vous avez choisi de doubler la focale équivalente avec le TC-2.0×, ce sont deux stops que vous allez perdre. Votre objectif d’ouverture maximale f/2.8 devient alors un système optique à ouverture maximale f/5.6.
Mauvaise nouvelle ? Pas forcément. Il vous suffit de faire un compromis :
soit vous augmentez le temps de pose (attention tout de même au risque de flou de bougé),
soit vous augmentez la sensibilité ISO (attention à la montée du bruit numérique),
soit vous acceptez une exposition plus sombre (qui peut se rattraper en post-traitement si vous savez y faire).
Faites toutefois attention à la photographie en basse lumière, car à force de perdre, il faut qu’il reste quelque chose. Dans cette situation particulière, le mode DX a la préférence des photographes, car il conserve la pleine capacité de l’objectif à capter la lumière. Le convertisseur impose des compromis parfois difficiles à gérer. C’est à vous de voir, je ne peux choisir à votre place.
Angle de champ et perspective
S’il n’y avait que ça… mais il y a des conséquences optiques à noter aussi. Les deux solutions réduisent l’angle de champ, mais pas de la même façon.
Le recadrage DX opère un simple recadrage dans l’image formée par l’objectif, sans modifier ses caractéristiques optiques. Donc, un objectif de 200 mm en mode DX donne un cadrage équivalent à un 300 mm, je l’ai dit plus haut, mais conserve la perspective, la compression et les caractéristiques visuelles d’un 200 mm. Intéressant.
Le convertisseur, par contre, modifie réellement la focale effective. Je l’ai dit plus haut aussi. Notre 200 mm équipé d’un TC-1.4× devient un système optique de 280 mm (200 × 1,4, vous suivez toujours ?), avec toutes les caractéristiques optiques associées :
la perspective est modifiée,
la compression des plans est légèrement accentuée,
le rendu global diffère.
Cette modification optique, bien réelle, peut s’avérer critique pour certaines photos où le rendu attendu de la perspective joue un rôle crucial. Là aussi, à vous de voir ce que vous attendez. Je ne peux toujours pas choisir à votre place.
Quel bokeh avec un convertisseur Nikon Z ?
Vous en voulez encore ? Alors parlons plage de netteté apparente et effet bokeh, le fameux effet qui crée ces jolis ronds lumineux en arrière-plan.
En recadrage DX, la profondeur de champ physique est identique, avec ou sans recadrage, à même ouverture. Logique : on a dit plus haut que la focale réelle ne changeait pas. Cependant, comme l’image est plus agrandie pour obtenir un cadrage équivalent, la profondeur de champ vous paraît visuellement réduite. C’est parfois subtil, mais c’est bien réel.
Avec un convertisseur de focale, deux effets contraires se manifestent :
l’augmentation de la focale (bien réelle) tend à réduire la profondeur de champ,
la réduction de l’ouverture effective (bien réelle aussi) tend à l’augmenter.
Pour un TC-1.4× sur un 200 mm f/2.8, par exemple, on obtient un système optique 280 mm f/4, ce qui donne grosso modo une profondeur de champ légèrement plus importante qu’un hypothétique 280 mm f/2.8 (que Nikon n’a toujours pas imaginé).
Mais attention : la profondeur de champ (PdC pour les intimes) sera plus réduite qu’avec un 200 mm f/2.8 en mode DX pour un cadrage similaire. Oui, ça se complique.
Quant à l’effet bokeh, avec le convertisseur vous obtenez généralement un rendu plus prononcé et plus esthétique, car on a dit que le convertisseur augmentait réellement la focale sans modifier autant les caractéristiques de profondeur de champ.
Impact sur les performances d’autofocus
Vous en voulez toujours plus ? Alors parlons autofocus, car vous savez que les systèmes autofocus sont sensibles à la luminosité.
En recadrage DX, les performances autofocus restent inchangées par rapport au mode plein format. Précision, vitesse et sensibilité en basse lumière sont identiques.
Avec un convertisseur, par contre… qui dit moins de lumière sur le capteur (relisez plus haut si vous ne comprenez pas pourquoi il y en a moins), dit performances AF affectées.
Le TC-1.4× réduit la sensibilité AF d’environ 1 IL (indice de lumination, ou stop, ou EV…). Le TC-2.0× la réduit d’environ 2 IL.
Sur les Nikon Z les plus récents, cela reste gérable en montant les ISO dans de bonnes conditions lumineuses. C’est plus problématique en basse lumière ou avec des sujets peu contrastés, même s’il faut bien avouer que cela s’arrange : les capteurs récents, dopés par des processeurs Expeed très performants, gèrent beaucoup mieux la montée en sensibilité.
Et puis, il y a l’objectif. On aurait tendance à l’oublier dans cette longue histoire. Certains objectifs peuvent voir leurs performances AF sensiblement ralenties avec un convertisseur, particulièrement avec le TC-2.0×.
Notez également que tous les objectifs ne sont pas compatibles avec les convertisseurs, alors que le recadrage DX fonctionne avec n’importe quel objectif. Une nouvelle question se pose à vous : quel objectif utiliser, et dans quelles conditions de lumière ?
Applications pratiques sur le système Nikon Z
Dans la gamme Nikon Z, les convertisseurs de focale officiels (Z TC-1.4× et Z TC-2.0×) sont conçus spécifiquement pour certains téléobjectifs comme les :
Leur intégration optique comme électronique est pensée pour être optimale. Revers de la médaille : leur compatibilité reste limitée à ces objectifs haut de gamme.
Ne pensez pas utiliser un TC sur un zoom polyvalent comme le 24-200 mm. « Ça ne marchera jamais », comme disait la pub. Mais pourquoi donc ?
Incompatibilité des zooms polyvalents avec les téléconvertisseurs
Les zooms polyvalents bons à tout faire, comme le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, ne sont pas compatibles avec les convertisseurs Nikon. Il y a plusieurs raisons techniques à cela :
1- Contraintes physiques La formule optique de ces zooms comprend souvent des lentilles arrière qui s’approchent très près du capteur, ne laissant pas l’espace nécessaire pour insérer un convertisseur, surtout quand on connaît la position du capteur sur un hybride.
2- Limitations d’ouverture Les convertisseurs réduisent la luminosité effective. Sur un zoom polyvalent dont l’ouverture maximale est déjà limitée à f/6.3 à 200 mm, ajouter un TC-1.4× vous fait passer à f/9. Cela dépasse la limite de f/8 au-delà de laquelle la plupart des systèmes AF peinent à fonctionner correctement. En clair, ça va fonctionner… un peu, beaucoup ou pas du tout selon la lumière.
3- Qualité d’image Les zooms polyvalents privilégient… la polyvalence (c’est pour ça que vous les achetez) au détriment des performances optiques à chaque focale.
Ajouter un convertisseur à ces zooms amplifie les aberrations existantes. Attention, je ne dis pas que le NIKKOR Z 24-200 mm est mauvais — c’est même tout l’inverse — mais il ne peut pas rivaliser avec un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, ou un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.
4- Contraintes de conception Nikon optimise spécifiquement certains téléobjectifs pro pour fonctionner avec les convertisseurs. Leurs formules optiques compensent les effets négatifs de cet accessoire.
Si vous vous demandiez pourquoi certains téléobjectifs sont hors de prix, vous avez une partie de la réponse ici.
Pour ces zooms polyvalents, le recadrage DX est donc la solution idéale pour augmenter la puissance effective du zoom (pour reprendre un langage grand public, bien que ce soit optiquement incorrect). Sur un NIKKOR Z 24-200 mm, le recadrage DX transforme la plage focale en un équivalent 36-300 mm, sans aucune perte de luminosité. Ce n’est pas si mal, surtout si vous disposez d’un boîtier haute définition comme le Z7II, le Z8 ou le Z9. Il vous restera 20 Mp une fois le recadrage DX appliqué : de quoi imprimer confortablement jusqu’à 60 cm.
Le même recadrage DX appliqué aux boîtiers Nikon Z de 24 Mp (Z5II, Z6, Z6II, Zf) vous laissera avec 10 Mp. À vous de voir. S’il s’agit de poster vos œuvres sur Instagram, aucun problème (et comme personne ne voit plus les photos sur Instagram, il y a encore moins de problème). S’il s’agit en revanche de faire des tirages de 90 × 60 cm, ça peut être juste.
Pourquoi on passe de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp en recadrage DX ? Un capteur plein format de 24 Mp (6000 × 4000 px) voit tous ses pixels répartis sur toute la surface. Quand on recadre en mode DX, on n’utilise qu’une surface centrale environ 1,5 fois plus petite en largeur et en hauteur. Ce facteur de ×1,5 donne une surface divisée par 2,25. Donc : 24 Mp / 2,25 ≈ 10,7 Mp 45 Mp / 2,25 ≈ 20 Mp
Ce n’est pas une interpolation ni une réduction logicielle : c’est une limitation physique liée à la surface exploitée. C’est aussi de la géométrie, et je vous renvoie à vos cours du collège.
Quand privilégier chaque solution ?
Vous êtes toujours là ? Ok, donc convertisseur ou mode DX, il va falloir choisir. Je vous aide à y voir plus clair.
Le recadrage DX s’avère avantageux dans les cas suivants :
en conditions de faible lumière, où chaque photon compte ;
lorsque la réactivité de l’autofocus est cruciale (sports, oiseaux en vol) ;
sur les boîtiers haute définition comme les Z7II, Z8 ou Z9, qui conservent suffisamment de pixels même en recadrage DX ;
lorsque vous avez besoin de flexibilité pour passer rapidement du plein format au cadrage serré sans devoir démonter l’objectif pour insérer le convertisseur ;
quand l’objectif utilisé n’est pas compatible avec les convertisseurs ;
et bien sûr pour les zooms polyvalents, où le convertisseur n’est tout simplement pas une option.
Le convertisseur est préférable dans les cas suivants :
lorsque la qualité d’image et la définition sont prioritaires ;
en bonne lumière ou sur trépied, où la perte de luminosité peut être compensée par le temps de pose ;
pour les photos nécessitant un maximum de détails (nature, documentaire) ;
sur les boîtiers à définition modérée comme les 24 Mp, où le recadrage réduirait trop la définition finale ;
quand le rendu spécifique d’une plus longue focale est recherché (compression, bokeh) ;
et avec les téléobjectifs pros spécifiquement conçus pour cette compatibilité.
Stratégie idéale pour les nikonistes passionnés de longues focales
Parce qu’il faut quand même se décider à la fin… deux valent mieux qu’un.
La solution idéale consiste à disposer des deux options. Un convertisseur 1.4× représente un excellent compromis entre augmentation de focale et préservation de la qualité optique, tout en restant assez compact. Il peut être utilisé comme solution principale pour augmenter la portée de votre (ou vos) téléobjectif(s).
Le recadrage DX sert de solution complémentaire lorsque les conditions deviennent plus difficiles (baisse de luminosité, sujets rapides) ou lorsqu’une portée encore plus importante est nécessaire momentanément. Car oui, rien ne vous empêche de greffer le convertisseur sur votre téléobjectif, puis de passer en recadrage DX. Le beurre et l’argent du beurre — comme quoi c’est possible.
Pour le prix d’un convertisseur x1.4, sur un Nikon Z de 45 Mp, avec le Z 70-200 mm f/2.8 et le TC-1.4×, vous disposez alors d’un zoom 70-280 mm f/4 en plein format, qui peut devenir un équivalent 105-420 mm en activant le recadrage DX. Elle n’est pas belle, la vie du photographe ?
Cette souplesse représente l’un des grands avantages des systèmes hybrides plein format modernes : ils permettent d’adapter précisément le matériel aux conditions de prise de vue, sans transporter une multitude d’objectifs.
Tableau comparatif : recadrage DX vs convertisseur de focale sur Nikon Z
Critère
Recadrage DX
Convertisseur de focale
Type de modification
Numérique (recadrage capteur)
Optique (modification réelle de focale)
Focale équivalente
Oui (×1,5)
Oui (×1,4 ou ×2)
Focale réelle
Inchangée
Allongée
Définition conservée
Non (24 Mp → 10 / 45 Mp → 20)
Oui (tous les pixels sont utilisés)
Perte de lumière
Aucune
Oui (–1 IL avec TC-1.4×, –2 IL avec TC-2.0×)
Impact sur l’autofocus
Aucun
Réduction de la sensibilité AF
Compatibilité objectifs
Universelle
Limitée à certains téléobjectifs S
Qualité d’image
Inchangée (hors recadrage)
Potentiellement dégradée (aberrations, piqué)
Perspective et bokeh
Inchangés
Modifiés (plus compressés, bokeh accentué)
Flexibilité en conditions réelles
Très grande
Moins flexible
Coût
Gratuit
Élevé (achat d’un accessoire optique)
Cas d’usage idéal
Faible lumière, sujet rapide, zoom polyvalent
Fort grossissement, haute qualité optique
FAQ : Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z – que faut-il savoir ?
Convertisseur ou mode DX, quelle est la différence ? Le mode DX recadre l’image en n’utilisant que la zone centrale du capteur plein format. Le convertisseur de focale, lui, modifie optiquement la focale en intercalant un bloc optique entre l’objectif et le boîtier. Le premier est numérique, le second optique.
Le recadrage DX change-t-il vraiment la focale ? Non. Il donne une focale équivalente plus longue en recadrant l’image, mais la focale réelle de l’objectif ne change pas. La perspective et la profondeur de champ restent celles de la focale d’origine.
Y a-t-il une différence entre le mode DX à la prise de vue et le recadrage DX en post-traitement (image plein format recadrée) ? Non, aucune différence en termes d’angle de champ, de profondeur de champ, de compression ou de perspective : dans les deux cas, on exploite une zone équivalente du champ couvert par l’objectif. La seule vraie différence est opérationnelle :
le recadrage DX dans l’appareil s’opère sur la zone centrale de l’image uniquement
le recadrage logiciel en post-traitement, à partir de toute l’image plein format, offre plus de latitude car il permet de recadrer sans forcément centrer le recadrage
Perd-on de la définition en mode DX ? Oui. Le recadrage DX utilise une surface réduite du capteur, ce qui diminue le nombre total de pixels. Un capteur de 24 Mp passe à environ 10 Mp, et un 45 Mp à environ 20 Mp.
Un téléconvertisseur fait-il perdre de la lumière ? Oui. Le TC-1.4× réduit l’ouverture de 1 IL (f/2.8 devient f/4), et le TC-2.0× de 2 IL (f/2.8 devient f/5.6). Cela peut impacter l’exposition et la réactivité de l’autofocus, surtout en basse lumière.
Peut-on cumuler mode DX et téléconvertisseur ? Oui. Rien n’empêche d’utiliser un convertisseur optique et d’activer ensuite le mode DX. Cela augmente fortement la portée équivalente, mais réduit aussi la luminosité et la définition.
Tous les objectifs Nikon Z sont-ils compatibles avec les convertisseurs ? Non. Les téléconvertisseurs Nikon Z ne sont compatibles qu’avec certains téléobjectifs de la gamme S, comme les 70-200 mm f/2.8, 100-400 mm ou 400 mm f/4.5. Les zooms polyvalents (24-200 mm) ne sont pas compatibles.
Que choisir entre mode DX et convertisseur ? Le mode DX est gratuit, immédiat, idéal en basse lumière ou pour les zooms non compatibles. Le convertisseur offre une vraie allonge optique sans perte de définition, mais au prix d’une perte de lumière. Les deux peuvent se compléter selon les situations.
Convertisseur ou mode DX : conclusion
Le choix entre recadrage DX et convertisseur ne se résume pas à une simple question de budget ou de facilité. Il s’agit d’une décision technique et photographique qui a un impact réel sur les caractéristiques de l’image finale.
Le recadrage DX est une solution simple, gratuite, sans compromis sur la luminosité ni sur la réactivité. Il faut simplement accepter la perte de définition.
Le convertisseur, lui, préserve la définition maximale tout en modifiant les caractéristiques optiques. Mais il impose des compromis en termes d’exposition et, parfois, d’autofocus.
Le photographe exigeant (que vous êtes), équipé d’un Nikon Z plein format, doit maîtriser ces deux approches et leurs implications techniques pour exploiter pleinement la souplesse du système. Il faut savoir adapter la configuration aux conditions de prise de vue et aux priorités créatives du moment.
Loin d’être exclusives, ces deux solutions peuvent au contraire se compléter harmonieusement dans une pratique photographique assumée et experte.