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Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Comment capturer des moments de vie, faire des photos de famille, immortaliser une fête ou un événement entre proches tout en donnant à vos photos un aspect créatif, en adoptant un style résolument moderne ? Découvrez ce qu’est la photo lifestyle, comment vous pouvez intégrer cette approche dans votre pratique et quels sont les principes à connaître et respecter.

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La photo Lifestyle : de quoi parle-t-on ?

Lorsque vous éprouvez l’envie de photographier les gens comme vos proches, deux façons de faire s’offrent à vous :

  • vous organisez une séance photo dans un espace approprié, voire un studio, avec quelques accessoires d’éclairage,
  • vous faites cette séance en mode reportage, sans accessoire d’éclairage particulier, de façon spontanée.

Cette deuxième façon de procéder définit au mieux ce qu’est la photo lifestyle. C’est ce style de prise de vue que Baptiste Dulac, photographe, vous présente dans la seconde édition de son livre paru dans la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles.

Pourquoi vous intéresser à la photo lifestyle ? Parce qu’elle correspond à une réalité, c’est une démarche commune de nos jours, et un besoin. Ce besoin, c’est celui de l’authenticité, l’envie de s’éloigner du portrait posé, plus académique. La photo lifestyle pourrait même être définie comme transverse, comme un style plus qu’un domaine particulier puisqu’on va le retrouver aussi bien en photo sociale qu’en photo de mariage ou en photo de voyage.

Un dernier critère définit la photo lifestyle, et non des moindres. Il s’agit de photographier des gens, de saisir des scènes de vie, de capturer des moments d’émotion.

Vous vous sentez bien timide face à votre modèle, connu ou non, lorsque vous voulez faire un portrait ? Intéressez-vous à la photo lifestyle et vous allez voir que cette timidité va bien vite disparaître puisque cette approche va vous permettre, à l’inverse du portrait posé, de saisir des scènes de vie, ce qui est toujours plus accessible.

Enfin, notez que la photo lifestyle est aussi une démarche artistique, un jeu créatif avec la lumière, un travail sur la composition et la mise en valeur de vos sujets.

Vous voulez donner un nouvel élan à votre pratique de la photo de famille ? Lisez la suite.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Ce que vous allez découvrir dans ce livre

Comme chacun des ouvrages de cette collection « Les secrets de … », ce livre vous initie à une pratique particulière de la photographie. S’agissant de la photo lifestyle, vous allez donc découvrir :

  • le contexte, pourquoi cette pratique, ce qu’elle va vous apporter,
  • comment aborder ce type de prise de vue, et vous sentir en confiance,
  • quel matériel photo utiliser (vous allez voir qu’il n’est guère coûteux),
  • comment vous comporter pour créer les conditions nécessaires et mettre vos sujets à l’aise.

En complément, parce que la photo lifestyle reste une pratique créative, vous allez apprendre :

  • à cadrer (choisir ce qui va entrer dans le cadre),
  • à composer vos images (disposer les différents éléments composant l’image),
  • à gérer la lumière (artificielle la plupart du temps, mais le flash aussi en intérieur),
  • à traiter vos images (le post-traitement fait partie intégrante du processus créatif).

Photo lifestyle : l’émotion avant tout

[su_frame][/su_frame]Dans cette seconde édition du livre paru initialement en 202, Baptiste Dulac a remanié une partie du contenu, réorganisé certains chapitres afin d’apporter toujours plus de logique et de favoriser votre apprentissage.

Le précédent chapitre 4 sur « L’émotion avant tout » se retrouve en introduction dans le premier chapitre. Une différence qui peut vous sembler minime si vous avez déjà lu ce livre mais qui permettra à ceux qui le découvrent de réaliser que la technique passe souvent au second plan en photographie, pour laisser la place aux sentiments, à l’émotion.

Puisque cette pratique photographique laisse une grande place à l’interaction que vous allez être capable de créer avec vos sujets, apprenez à faire ressortir l’émotion de la scène photographiée. C’est votre rôle, en tant que photographe, de donner quelques directions à vos sujets, mais aussi et surtout, de les mettre en situation de donner l’image d’eux qu’ils veulent bien vous donner.

Dans le nouveau chapitre 3, partie centrale du livre qui m’est apparue comme la plus pertinente et justifie à elle seule la lecture, Baptiste Dulac s’attache à vous livrer les grands principes qu’il applique lors de ses prises de vues.

Vous allez découvrir par exemple que la musique prend une part importante et qu’elle lui permet de mettre ses sujets à l’aise. Vous allez aussi découvrir comment diriger vos sujets sans en donner l’impression. Comment les faire interagir les uns avec les autres, faire participer les enfants pour obtenir des photos sur le vif de leurs parents, comment tirer profit d’un moment qui se déroule bien pour multiplier les prises de vues et créer des photos différentes.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Composition et cadrage

Dans le chapitre 4, vous allez découvrir comment la composition et le cadrage sont des fondamentaux à maîtriser pour réussir vos photos lifestyle. Ce type de photo a quelques particularités comme l’isolement du sujet par rapport au fond (grande ouverture et faible profondeur de champ), la tonalité des images (balance des blancs élevée), le type de cadrage prend toute son importance. Devez-vous :

  • cadrer serré ?
  • cadrer large ?
  • en plongée ?
  • en contre-plongée ?

Chaque possibilité est détaillée, illustrée (le livre présente de nombreuses photos, c’est un point fort) et l’auteur vous donne les avantages et inconvénients de chacun de ces choix.

Gestion de la lumière

Au chapitre 5 c’est de lumière dont il s’agit. Outre le fait de savoir exposer, il va vous falloir apprendre à déterminer la qualité de la lumière, son orientation, sa couleur.

Vous allez voir quels sont les réglages que choisit l’auteur pour aboutir au résultat final (vous remarquerez combien ses photos présentent toutes une tonalité très chaude, ce n’est pas que l’effet de la lumière, voir pourquoi page 47).

Le post-traitement

Si Baptiste Dulac fait en sorte de s’approcher du résultat final en réglant au mieux son boîtier, il ne néglige pas pour autant le post-traitement.

Dans cet ultime chapitre du livre, il vous montre comment utiliser Lightroom pour affiner le traitement de l’image, lui donner un caractère encore plus personnel, comment créer votre style et en faire un preset que vous allez ensuite pouvoir réutiliser pour gagner du temps.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Mon avis sur « Les secrets de la photo lifestyle »

Lorsque je commente un livre, j’ai pour habitude de le survoler dans un premier temps, avant de le lire plus en détail. Puis je le compare aux autres livres que j’ai pu lire sur le même thème (j’en ai quelques centaines en référence). Je peux alors réagir, et c’est très personnel, en vous disant si ce livre m’a marqué, m’a inspiré, ou m’a laissé plus indifférent.

Celui-ci m’a donné envie, déjà, et m’a surtout donné de nombreuses idées. Il y a bien sûr des notions connues, quelques digressions sur le matériel photo et l’hybride Canon de l’auteur (clin d’œil aux canonistes qui me liront), mais ce n’est en rien contrariant à la lecture. J’y ai plus vu une passion qu’a Baptiste Dulac pour la photographie qu’une volonté de parler matériel.

J’ai apprécié que chacun des chapitres reste centré sur le sujet, sans être trop généraliste, il y a suffisamment de livres généralistes par ailleurs. Composer, cadrer, ajuster l’exposition, oui, mais avec la pratique lifestyle en tête, c’est important.

Ce livre s’adresse à vous si vous aimez faire des photos de vos proches, des portraits, des photos d’enfants, des photos de fêtes ou d’événements familiaux, et que vous photos actuelles vous laissent un arrière goût d’inachevé.

Il s’adresse aussi à vous si vous souhaitez vous mettre à la photo sociale, si vous êtes un peu timide ou manquez d’idée et de savoir-faire.

Si vous avez déjà parcouru la première édition, sachez que cette édition reste très proche, la dépense n’est pas justifiée.

Pour finir, si vous pensez comme moi que les êtres humains sont l’avenir de l’humanité, quoi de mieux, pour un photographe, que d’immortaliser leurs meilleurs moments ? C’est ce que Baptiste Dulac vous invite à faire !

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

Ce test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR va vous permettre de savoir si ce zoom polyvalent pour hybride Nikon APS-C est un bon choix pour vous. Je vous propose de découvrir ses avantages et inconvénients, des photos faites avec cet objectif, de même que mon avis après deux semaines d’utilisation au quotidien.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : le zoom APS-C polyvalent tient-il ses promesses ?

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Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : contexte

L’arrivée de l’hybride Nikon Z fc en 2021 a mis en évidence le besoin pour Nikon de compléter la gamme d’objectifs NIKKOR Z destinée à ses petits hybrides. Les optiques plein format, bien que compatibles avec les APS-C, sont plus imposantes, lourdes et onéreuses. Les zooms experts et pros de la série S ne sont pas les plus adaptés non plus aux modèles APS-C pour une clientèle qui cherche la compacité et la polyvalence.

Après avoir annoncé deux focales fixes compactes, les NIKKOR Z 28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 40 mm f/2, compatibles plein format et APS-C, Nikon a présenté un nouveau zoom DX en octobre 2021. Compatible avec les seuls boîtiers APS-C, ce zoom reprend la plage focale bien connue des utilisateurs de reflex, 18-140 mm soit un cadrage équivalent à 27-210 mm en 24 x 36. Depuis sa sortie, ce zoom a été complété du NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, un bon complément à ce 18-140 mm.

A 18 mm vous disposez d’un objectif grand angle, de 35 à 50 mm ce zoom devient un objectif standard, au-delà et jusqu’à 140 mm il se transforme en téléobjectif. Le tout dans un format réduit puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne mesure que 73 mm de diamètre pour 90 mm de longueur (en position replié) et ne pèse que 315 grammes.

Sa plage focale est donc le point fort de ce zoom, qui remplacera à merveille le zoom NIKKOR Z 16-50 mm f/3.5-6.3 VR vendu en kit avec les Z 50 ou Z fc. Sans atteindre la focale 250 mm du NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm constitue toutefois un excellent choix pour passer partout sans avoir à changer d’objectif.

J’ai pu l’évaluer pendant deux semaines, dans différentes situations de prise de vue, monté sur le Nikon Z fc. Après deux mois passés en compagnie du Nikon Z 50 et du NIKKOR Z DX 16-50 mm en 2020, j’ai pu apprécier cette fois l’apport indéniable de cette plage focale plus étendue sur un zoom dont l’ouverture maximale et la stabilisation sont les mêmes que sur le 16-50 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z fc

F/3.5-6.3, vous pouvez pensez qu’il s’agit d’une ouverture modeste face à la concurrence et ses zooms f/2.8 ou f/4, c’est vrai. Toutefois la seule ouverture maximale ne suffit pas à préjuger des performances globales, il faut la mettre en perspective avec la capacité du capteur à encaisser les hautes sensibilités. En effet si vous perdez en ouverture, et à temps de pose équivalent, vous devez monter en ISO, et sur ce plan, les hybrides APS-C Nikon s’en sortent plutôt très bien jusqu’à 12.800 ISO.

De plus la stabilisation de l’objectif, à défaut de stabilisation du capteur comme sur la gamme plein format, vient compenser le manque d’ouverture en vous permettant de gagner 4 à 5 Ev en pratique.

Autant dire que, bien que pouvant paraitre limité sur le papier, ce zoom présente un intérêt non négligeable pour tout utilisateur d’APS-C hybride Nikon. Reste à savoir si les résultats sont à la hauteur des attentes, ce que nous allons étudier maintenant.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 26 mm – ISO 100 – 1/500 ème – f/8

Présentation

Nikon nous a habitués à proposer des zooms imposants pour ses hybrides plein format. En voyant arriver ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, j’ai été surpris par sa compacité. Face à son équivalent reflex AF-S 18-140 mm f/3.5-5.6G ED VR, il gagne en taille (73 x 90 mm au lieu de 78 x 97 mm), et se ferait presque oublier en position replié.

Sur la balance l’écart se creuse encore puisque le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ne pèse que 315 gr. soit 35% de moins que le modèle reflex. En pratique, je ne l’ai jamais senti alors que je portais le boîtier autour du cou avec la courroie d’origine. Il ne saurait être aussi discret que le très agréable NIKKOR Z 28 mm f/2.8 mais pour un zoom 18-140 mm, cette compacité est une belle surprise.

A contrario, il vous faut apprécier les zooms à rallonge car lorsque vous allez passer en position téléobjectif et atteindre la focale maximale de 140 mm, la longueur est bien réelle.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR en position téléobjectif 140 mm

Le design du NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR reste conforme à celui des autres objectifs de la gamme NIKKOR Z, le noir assure la sobriété tandis que la bague personnalisable se fait discrète au plus près de la monture. Ne cherchez pas de contrôle sur l’objectif, il n’en comporte pas. La stabilisation est activée via le menu du boîtier, en pratique vous aurez peu souvent l’occasion de la désactiver, et si c’est le cas, le menu à accès rapide vous permet de le faire via l’écran tactile.

Monté sur un Nikon Z 50, l’ensemble adopte une belle présentation sombre qui n’est pas pour me déplaire même si j’ai un faible pour le Nikon Z fc.

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR sur Nikon Z 50

Notez que la lentille frontale n’est pas proéminente et se trouve ainsi protégée des gouttes de pluie, même si cet objectif n’est pas conçu pour résister à une pluie dense trop longtemps, sa protection n’est pas tous temps comme l’est celle des zooms experts et pros.

Le diamètre du filtre est de 62 mm, Nikon ne livre par contre pas de pare-soleil, et bien que ce 18-140 mm s’en passe très bien en situation de lumière frontale (voir plus bas) c’est dommage, ne serait-ce que pour la protection contre les chocs.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

le NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR et sa lentille frontale

À qui se destine ce zoom 18-140 mm ?

Sur un appareil photo au format APS-C (Nikon DX), la plage focale 18-140 mm intéresse les photographes recherchant un zoom polyvalent, capable de photographier aussi bien des paysages, des bâtiments, des groupes, que des portraits en plan plus ou moins serré et des animaux distants de quelques dizaines de mètres.

Sans aller aussi loin que le NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR, ce 18-140 mm cadre quand même comme un 210 mm en 24 x 36, c’est un peu mieux que la focale maximale des zooms téléobjectifs 70-200 mm.

Utiliser le NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR vous évitera de devoir choisir entre 16-50 et 50-250 mm, vous n’aurez pas besoin non plus de porter toute la journée deux objectifs et d’en changer sur le terrain.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 500 – 1/500 ème – f/6.3

Qualité de construction

Il y a toujours un revers à toute médaille. S’agissant de ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, c’est du côté de la monture qu’il faut regarder puisque la face arrière, côté boîtier, est une pièce en polycarbonate là où j’aurais apprécié une belle monture métallique. Le sacro-saint rapport qualité/prix a frappé, je peux le comprendre sur un objectif à 320 euros comme le 16-50 mm, je l’accepte moins sur un objectif à 680 euros comme ce 18-140 mm.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Avantages/inconvénients de cette monture en polycarbonate ? Une plus grande souplesse en cas de choc si j’en crois le SAV Nikon et les utilisateurs qui m’ont fait part de leurs désagréments. Le polycarbonate encaisse le choc alors que la bague métallique se déforme. A l’inverse la résistance à l’usure est moindre, les encoches de verrouillage sur le boîtier pouvant s’user plus vite que le métal.

A vous de voir si vous allez changer d’objectif très souvent, ou si vous envisagez de le laisser couplé en permanence à votre appareil photo auquel cas la monture ne s’usera pas.

Les deux bagues sont très agréables à manipuler, qu’il s’agisse de la bague de zoom comme de la plus fine bague personnalisable à laquelle vous pouvez attribuer une fonction particulière comme le mode de mesure, le bracketing, la correction d’exposition, le verrouillage de l’exposition, …

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 120 mm – ISO 180 – 1/500 ème – f/6

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : prise en main et ergonomie

Ce zoom est si petit qu’il tient très bien en main, même déployé à 140 mm. Dans cette position, il vous faudra être plus attentif pour éviter de trembler et de générer un flou de bougé en basse lumière mais une fois calé dans la paume de votre main gauche l’ensemble boîtier + objectif est très équilibré.

Cet allongement du zoom fait partie des contraintes à accepter ; pour un adepte des courtes focales fixes comme moi, il est toujours difficile de voir l’objectif s’allonger ainsi. C’est aussi très peu discret lorsque vous photographiez une personne dans la rue, en reportage, à l’improviste. Cet allongement reste néanmoins plus réduit que celui des imposants zooms NIKKOR Z 24-200 mm ou NIKKOR Z 24-120 mm, le format APS-C garde cet avantage.

Notez également que sauf à apprécier de voir ce fût ainsi étiré pendre autour de votre cou, vous devrez tourner la bague de zoom après avoir photographié à 140 mm pour que l’objectif retrouve une taille plus compacte. J’ai opté pour un mouvement d’aller – retour à chaque déclenchement, c’est personnel mais je me sens plus en confiance ainsi face à mes sujets en ville.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 73 mm – ISO 100 – 1/640 ème – f/8

Point positif par contre, le poids réduit. C’est très agréable, bien plus que l’ensemble plus imposant Nikon Z 6 + NIKKOR Z 24-200 mm, le couple équivalent en plein format. Après avoir passé deux semaines en compagnie de ce zoom, j’avoue que j’hésiterais entre le 24-200 mm et lui pour voyager léger, d’autant plus que les performances du capteur des Z 50 et Z fc sont tout à fait au niveau.

Mise au point

La distance minimale de mise au point de ce NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR varie de 0,2 m à 18 mm à 0,4 m à 100 mm et plus. Ce sont des valeurs satisfaisantes pour vous permettre quelques gros plans, comme de jolis effets bokeh en position téléobjectif.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 450 – 1/500 ème – f/8

L’autofocus est aussi silencieux que sur les autres zooms NIKKOR Z, les amateurs de vidéo seront ravis d’autant plus que la réactivité de l’autofocus du boîtier n’est en rien ralentie par l’objectif.

En mode de suivi automatique, ce zoom se comporte très bien aussi tant que la lumière est suffisante. En basse lumière soyez prudent si votre sujet est en mouvement (portraits de personnes marchant en intérieur par exemple), l’autofocus accroche mais peut se tromper à faible distance aussi. Il m’est arrivé de faire des portraits à l’improviste qui se sont avérés flous, je manque toutefois de mesures fiables et répétitives pour affirmer ceci de façon certaine, à prendre avec le recul qui s’impose.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 104 mm – ISO 6.400 – 1/320 ème – f/5.6

Stabilisation

Les deux lettres VR de l’appellation NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR désignent un zoom stabilisé (VR : Vibration Reduction), une stabilisation bienvenue puisque les Nikon Z 50 et Z fc ne disposent pas d’un capteur lui-même stabilisé.

Stabiliser cette optique n’a pas eu comme conséquence d’en faire un objectif imposant et lourd, Nikon a semble-t-il trouvé une recette efficace.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 115 mm – ISO 200 – 1/500 ème – f/6

Performances optiques : homogénéité et vignettage

Comme pour chaque objectif NIKKOR Z, les opticiens Nikon ont mis en œuvre la photographie computationnelle, ou en bon français les capacités de communication entre objectif et boîtier pour récupérer les données de prise de vue de l’objectif. Une correction logicielle de l’image est ensuite appliquée par le boîtier sur le JPG, à la prise de vue, et par le logiciel de traitement RAW au post-traitement (Nikon NX Studio ou les logiciels experts courants).

Pour ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR, cela donne des résultats satisfaisants, j’ai toutefois pu noter un manque d’homogénéité en courte focale (défaut de qualité d’image d’une zone à l’autre de la photo vue avec un facteur de zoom important), de même qu’une distorsion et un vignettage marqués à pleine ouverture. Des effets optiques caractéristiques des zooms entrée de gamme, que l’on trouvait déjà sur les objectifs équivalent pour reflex.

Les aberrations chromatiques (sur les fines branches d’arbre par exemple) se verront si vous ne corrigez pas vos fichiers RAW, un clic suffit toutefois pour le faire dans la plupart des logiciels photo.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 100 – 1/1.000 ème – f/3.5

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 18 mm – ISO 140 – 1/500 ème – f/5.6

Sur l’ensemble de la plage focale et en fermant de deux à trois crans, ce zoom est parfaitement corrigé et les résultats sont très satisfaisants. Rappelons que nous sommes en présence d’un objectif d’entrée de gamme qui ne saurait offrir les performances d’un zoom pro vendu 4 fois plus cher.

Rendu optique : profondeur de champ

Avouez … vous aimez la photo de paysage mais vous appréciez aussi les jolis gros plans dont le fond flouté met votre sujet en valeur ? Vous allez devoir jouer avec la profondeur de champ (en savoir plus) et donc faire varier l’ouverture et la distance au sujet.

Bonne nouvelle ! Ce petit zoom qui ne paye pas de mine va vous permettre de réaliser de jolis portraits si vous prenez le temps de régler votre boîtier correctement. Il vous permettra aussi de réaliser de jolis gros plan de fleurs, plantes et insectes. La focale maximale de 140 mm vient alors à votre secours pour détacher le sujet de l’arrière-plan et générer ce flou que vous appréciez tant.

J’avoue m’être pris au jeu plus souvent que nécessaire, ce qui m’a permis d’obtenir des résultats agréables à l’œil. Ne confondez pas ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR avec un objectif macro pour autant, si la macro est votre passion jetez plutôt un œil du côté du NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8, il est conçu pour ça.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 140 mm – ISO 1.400 – 1/500 ème – f/6.3

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm peut vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’un zoom polyvalent pour éviter de changer d’objectif sur le terrain,
  • vous passez aisément de la photo de paysage au portrait,
  • vous êtes frustré(e) par la focale maximale trop réduite du NIKKOR Z 16-50 mm,
  • vous voulez alléger votre ensemble hybride APS-C Nikon + objectif sans perdre en qualité d’image,
  • vous désirez un zoom Nikon compact moins encombrant que l’équivalent en monture F couplé à la bague FTZ,
  • vous n’êtes pas attiré par les très longues focales (supérieures à 150 mm).

Le NIKKOR Z DX 18-140 mm va moins vous intéresser si :

  • vous voulez le meilleur zoom Nikon actuel quitte à en payer le prix,
  • vous possédez déjà la version à monture F et une bague FTZ,
  • vous êtes allergique au polycarbonate.

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR : 66 mm – ISO 110 – 1/500 ème – f/8

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm : ma conclusion

Après avoir testé la plupart des zooms experts et pros de la gamme Nikon, j’avoue que j’avais quelques appréhensions à tester ce zoom APS-C. Il ne joue pas dans la même cour. Deux semaines plus tard j’ai changé d’avis.

Ce zoom propose des prestations plus limitées qu’un NIKKOR Z 24-200 mm monté sur un hybride plein format, mais il est tellement plus léger, compact et moins onéreux tout en proposant des performances de très bon niveau qu’à choisir, j’y regarderais à deux fois. Je me vois bien voyager avec un Nikon Z fc et ce zoom, quitte à glisser dans mon sac un NIKKOR Z 28 mm pour les ambiances nocturnes. J’aurais ainsi un sac photo très léger, une qualité globale très satisfaisante, des atouts qui peuvent s’avérer essentiels en voyage.

Au quotidien, ce zoom constitue une alternative crédible au plus limité NIKKOR Z DX 16-50 mm, comme au couple 16-50 + 50-250 mm.

Petit, léger, donnant des images de belle qualité, ne coutant pas (trop) cher, ce NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR a donc tout à fait sa place dans une gamme NIKKOR Z APS-C DX qui ne demandait qu’à être étoffée.

Alors bien sûr, je rêve d’un NIKKOR Z DX 16-80 f/2.8-4 à moins de 1.000 euros avec une monture métallique, mais en attendant que Nikon le dévoile, si c’est le cas un jour, ce 18-140 mm est loin d’être ridicule.

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Comment faire de la photo de rue : approche, pratique et editing, le guide

Comment faire de la photo de rue, quel matériel choisir, quel comportement adopter ? Le guide Les secrets de la photo de rue de Gildas Lepetit-Castel vous dit tout et vous invite à réfléchir au sujet pour mieux vous lancer.

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

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Les livres de photographie et les expositions traitant de la photo de rue – ou Street Photography – sont nombreux, sans compter les vidéos et reportages TV.

La photo de rue n’est pourtant pas une pratique simple : il vous faut y consacrer du temps et un certain savoir-faire pour obtenir autre chose que de simples photos de la rue. Si cette pratique vous intéresse, alors le cette seconde édition du livre de de Gildas Lepetit-Castel va probablement occuper une bonne place sur votre table de nuit (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant) !

Comment faire de la photo de rue ? De la technique, un peu, beaucoup … pas trop !

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

La première partie du livre est, de façon assez classique, dédiée aux choix techniques que le photographe de rue amateur va devoir faire : boîtier, objectifs, accessoires, logiciels.

Gildas Lepetit-Castel, photographe et enseignant, passe en revue les différents composants primordiaux du photographe de rue. Vous allez voir que ce n’est pas la dépense qui compte mais plutôt un choix judicieux des bons instruments. Certains vont même vous surprendre tel le smartphone qui pourra vous dépanner si vous n’avez rien d’autre sur vous (les images smartphone de Patrice Bellot en fin d’ouvrage sont à voir !).

La photo de rue, peut-être plus que toute autre pratique photographique, fait avant tout appel à la sensibilité du photographe, à l’acuité de son regard, à l’émotion qu’il est capable de ressentir et de traduire en image. Et beaucoup aussi à cette patience qu’il vous faudra avoir pour tomber nez à nez avec l’image à ne pas manquer.

Des exemples et des regards

La technique c’est bien mais point trop n’en faut. La seconde partie du guide est entièrement consacrée aux exemples. C’est celle que j’ai le plus appréciée car c’est la plus instructive.

Non pas que les chapitres techniques ne soient pas pertinents, mais on trouve ces renseignements par ailleurs. Par contre découvrir des photos de rue, avoir l’explication de l’auteur, savoir pourquoi il a choisi de faire cette photo, pourquoi il l’a retenu à l’editing, est quelque chose de bien plus intéressant.

Des exercices pratiques

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Tous les appareils photo actuels peuvent faire des photos techniquement correctes. Mais tous les photographes ne font pas de bonnes photos.

Ce n’est qu’en cultivant votre regard, en observant, en étudiant, en copiant que vous parviendrez à progresser. Je retiens cette phrase de l’auteur qui nous dit que « au-delà de la culture visuelle fondamentale, il faut aussi faire ses gammes » (page 153).

C’est donc l’objet du chapitre 9 que de vous inciter à bouger : la série d’exercices proposée vous permettra de pratiquer car « seule la pratique permet d’acquérir les bons réflexes dans des situations réelles« .

Au programme vous aurez donc à suivre onze exercices concrets comme connaître votre boitier et vous pencher sur votre quotidien ou encore profiter de la foule et penser en ombre et lumière.

Autres regards sur la photo de rue

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Ce guide se termine par plusieurs interviews de photographes francophones dont certains se sont fait une spécialité de la photo de rue. Vous en reconnaîtrez certains dont Bernard Plossu ou Jean-Christophe Béchet et vous découvrirez autant d’univers différents.

En conclusion

S’il fallait retenir un message fort de ce livre, je dirais que c’est probablement cette phrase qu’il vous faut noter dans un coin de votre carnet de bord :

« être constamment en quête du boîtier ou de l’objectif dernier cri ne sert à rien … Seul votre regard compte. Le matériel doit s’inscrire comme étant le prolongement de votre œil.« 

J’ai déjà apprécié plusieurs guides sur la photo de rue, dont l’excellent ouvrage de David Gibson. Ce guide de Gildas Lepetit-Castel s’inscrit dans la lignée de ces livres à consulter régulièrement, pour s’éduquer, ouvrir son esprit et, au final, progresser.

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comment devenir photographe professionnel indépendant : droits d’auteur, statut, tarifs, devis, factures …

Vous souhaitez devenir photographe professionnel indépendant et, en tant que professionnel, établir des devis, des factures, gérer vos droits d’auteur et autres formalités. Mais vous ne savez pas comment vous y prendre ni où trouver des informations fiables ?

Eric Delamarre, photographe et expert français du sujet, a regroupé dans la 7ème édition de son guide pratique tout ce qu’il vous faut savoir. Ce livre, actualisé en 2023, est la référence de tous les photographes pros.

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Comment devenir photographe professionnel indépendant : présentation

Eric Delamarre est un photographe français qui a affronté, comme tous, les problèmes administratifs bien connus que sont l’établissement d’un devis, de factures, la recherche de barèmes, la gestion des tâches administratives, le choix d’un statut professionnel …

A force de faire des recherches sur le sujet, il a fini par acquérir une compétence reconnue qu’il partage lors de sessions de conseils comme dans son guide désormais bien connu « Profession photographe indépendant ».

Ce livre est régulièrement mis à jour pour tenir compte des modifications de la législation comme de l’évolution de la profession. La sixième édition présentée ici date de fin 2021.

Au fil du temps cet ouvrage est devenu la référence en la matière, et Eric Delamarre est quasi incollable, j’ai pu pu le vérifier sur le stand Nikon Passion lors de plusieurs de ses interventions au Salon de la Photo. Eric n’a jamais grand-chose à dire si je l’écoute avant son intervention mais arrive toujours à tenir son auditoire en haleine pendant près de 90 minutes !

Les statuts possibles du photographe professionnel indépendant

comment devenir photographe indépendant professionnel : droits d'auteur, statut, tarifs, devis, factures ...

La première partie du guide adresse les problématiques associées au statut de photographe indépendant. Vous découvrirez quels sont les statuts possibles, comment déclarer vos bénéfices et comment fonctionne la TVA.

Le droit d’auteur et les barèmes officiels

comment devenir photographe indépendant professionnel : droits d'auteur, statut, tarifs, devis, factures ...

La seconde partie aborde les questions relatives au droit d’auteur. Vous y trouverez les barèmes officiels des œuvres de commande de même que tout ce qui concerne le code de la propriété industrielle.

La commercialisation et la gestion de votre activité

comment devenir photographe indépendant professionnel : droits d'auteur, statut, tarifs, devis, factures ...

La troisième et dernière partie traite des aspects relatifs à la vente de vos photos et prestations, de même que ce qui concerne la gestion de votre activité.

Comme le cite l’auteur en préambule, ce guide est un outil qui va vous servir au quotidien et dans lequel vous irez piocher les renseignements recherchés.

Mon avis sur Profession Photographe Professionnel Indépendant

Si vous envisagez de devenir photographe professionnel et de vendre vos photos, ou si vous l’êtes déjà, je ne peux que vous inciter à dépenser les 28,90 euros nécessaires pour vous procurer ce guide.

Non seulement vous y trouverez la réponse à de nombreuses questions, mais vous découvrirez aussi des notions qui vous sont probablement inconnues. Vous gagnerez un temps fou en ayant à disposition l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour bien gérer votre activité, et lorsqu’on est indépendant, le temps n’a pas de prix !

La lecture du guide ne saurait remplacer un échange direct et personnalisé avec l’auteur (c’est possible ici), c’est toutefois un excellent moyen de faire le tour des différentes problématiques relatives au métier de photographe professionnel. Sachez qu’Eric Delamarre a publié un autre ouvrage qui peut vous aider, intitulé « Combien vendre ses photos »

Si vous possédez déjà une précédente édition, sachez que cette nouvelle version du guide est entièrement mise à jour avec les chiffres, seuils et textes de lois actuels.

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Comment apprendre la photo aux enfants : Mission Photo pour les photographes en herbe

Vous cherchez une méthode pour apprendre la photo aux enfants, un cadeau original qui ne soit pas le dernier gadget électronique à la mode ? Découvrez le livre Mission Photo pour les photographes en herbe d’Anne-Laure Jacquart.

Comment apprendre la photo aux enfants : Mission Photo pour les photographes en herbe

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Apprendre la photo aux enfants : Cadrage et composition avant tout

Inutile de présenter Anne-Laure Jacquart dont les ouvrages pratiques sur la photographie sont tous des best-sellers. Dans chacun de ses guides, la photographe vous initie à la technique photo, vous aide à développer votre créativité, vous montre comment donner un meilleur rendu à vos photos.

Les enfants occupent une place importante dans l’univers d’Anne-Laure Jacquart (elle a été professeur des écoles), et parmi eux certains sont attirés par l’image, développent un regard, sont imaginatifs et créatifs. Mais comment leur apprendre la photographie sans les forcer à ingurgiter des règles techniques dont ils se moquent, comme à comprendre des termes barbares ?

Comment apprendre la photo aux enfants : Mission Photo pour les photographes en herbe

C’est pour répondre à cette question qu’Anne-Laure Jacquart propose Mission Photo pour les photographes en herbe, la seconde édition de son ouvrage paru en 2016 : inutile de chercher dans ce guide des bases techniques, des réglages d’ouverture ou de vitesse, des considérations sur le matériel, les enfants s’en moquent !

[su_frame][/su_frame]C’est autour des deux notions de composition et de cadrage que l’auteur a construit son ouvrage. Et parce qu’il s’adresse à des enfants, vous vous doutez bien que le ton employé leur correspond : de fil en aiguille, d’une « mission » à l’autre, vos chérubins vont se prendre au jeu.

Savez-vous qu’un enfant a au moins autant de sensibilité que vous face à une scène à photographier ? Qu’il a peut-être même moins de mal à aller à l’essentiel ? Entre 8 et 12 ans on ne voit pas le monde comme les adultes. La photographie reste un jeu dont la finalité n’est pas de se faire plaisir avec un beau boîtier mais de rapporter des images drôles, insolites, en s’amusant. Une activité que bien des adultes devraient reprendre à leur compte d’ailleurs.

Comment apprendre la photo aux enfants : Mission Photo pour les photographes en herbe

D’aventures en aventures vos apprentis photographes vont se voir confier des missions dont l’intérêt est justement de leur permettre de porter un regard personnel sur le monde qui les entoure et d’illustrer cela au travers de la photographie. Inutile de leur fournir un matériel élaboré, un simple smartphone suffit, pour leur permettre de jouer les détectives et d’aller au bout du guide.

Les plus jeunes auront probablement besoin d’être accompagnés, une belle façon de concilier votre passion pour la photo avec votre rôle de papa ou de maman sans avoir à chercher comment leur apprendre à photographier. Contentez-vous de les laisser parcourir le guide (un peu de lecture ne saurait nuire à cet âge) et aidez-les à partir à la chasse aux images.

Comment apprendre la photo aux enfants : Mission Photo pour les photographes en herbe

Les plus grands seront plus autonomes et ne soyez pas surpris s’ils vous empruntent votre précieux appareil photo avant la fin du livre, c’est bon signe !

Vous cherchez une façon originale d’apprendre la photo à vos enfants ou ceux des autres  ? Vous aimeriez sortir en famille et proposer aux plus jeunes des activités ludiques mais néanmoins éducatives ? Vos enfants sont curieux et ont envie de faire des photos pour faire « comme papa » (« maman ») ou comme « papi » (« mamie ») ? Offrez-leur cet ouvrage et accompagnez-les dans leur quête, vous verrez que le plaisir sera partagé !

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Comment faire un selfie artistique, l’autoportrait en photo avec Sorelle Amore

Vous voulez faire un autoportrait, plus communément nommé selfie, mais vous voulez que cette photo ressemble à quelque chose et non aux milliards d’autres images prises à bout de bras sans aucun soin et que l’on peut voir à longueur de journée sur les réseaux sociaux.

Voici comment mettre en œuvre l’art de la pose, de l’éclairage et du traitement photo pour faire des selfies artistiques dont vous serez fier(e) et qui donneront une meilleure image de vous. Leçons pratiques par Sorelle Amore, photographe et vidéaste professionnelle et influenceuse qui a fait du selfie artistique sa spécialité.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

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L’autoportrait photographique : pourquoi, comment ?

Certains parlent du selfie comme du mal du siècle. D’autres y voient par contre une façon de renouveler l’art de l’autoportrait, de produire des images créatives (j’en fais partie).

Avouons-le, le selfie est une pollution visuelle la plupart du temps. Ces images sans autre intérêt que de tenter, vainement, de mettre en valeur leur auteur, inondent les réseaux.

Le selfie peut toutefois devenir un art. Du selfie artistique à l’autoportrait, il n’y a qu’un pas que de nombreux photographes ont franchi, et pas des moindres : Richard Avedon, Robert Doisneau, André Kertész, Vivian Maier, Nadar, Helmut Newton, Irving Penn, Cindy Sherman, Jeanloup Sieff, Man Ray, Willy Ronis, Weegee pour ne citer que ceux-là, se sont tous essayé à cette pratique de l’autoportrait.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

Comment font-ils ? Quelles techniques utilisent-ils ? Ils mettent en œuvre les trois compétences de base suivantes :

  • savoir poser
  • savoir utiliser l’éclairage
  • savoir retoucher ses photos avec soin

Mais cela ne suffit pas. Pour réussir un selfie artistique, vous devez passer outre la technique pour développer une pratique créative personnelle.

Avantage de l’autoportrait ? Votre sujet est toujours disponible !

[su_frame][/su_frame]Sorelle Amore est une jeune photographe australienne arrivée à l’autoportrait par accident. Pour des raisons professionnelles, elle a eu besoin de montrer des photos la mettant en scène dans des résidences de luxe alors qu’elle ne pouvait avoir aucun assistant avec elle pour faire les photos.

Elle a donc pris le problème à bras le corps et a développé une pratique qui lui a permis de répondre à la demande. Mais aussi de générer une audience incroyable car après avoir publié plus de 1.000 « selfies artistiques » sur son compte Instagram, elle compte 1 million d’abonnés à sa chaîne Youtube et 500.000 à son compte Instagram. Elle compte aussi parmi les photographes les plus talentueuses lorsqu’il s’agit de parler autoportrait.

Forte de cette expérience, elle a publié un livre dans lequel elle présente sa méthode et ses conseils pour réussir un selfie (ou un autoportrait) artistique.

Sachez qu’au-delà de l’exercice photographique, l’autoportrait est aussi pour Sorelle Amore l’occasion de travailler sur vous, votre ressenti, l’image que vous souhaitez montrer. J’en veux pour preuve cet extrait du livre (page 37) :

J’ai toujours été gênée par mon corps. On m’a d’ailleurs longtemps dit que je n’étais pas féminine à cause de mes muscles, de mes épaules larges et de ma poitrine plate. Se sentir non désirable en tant que femme laisse des séquelles. En apprenant à poser, j’ai repris confiance dans ma capacité à plaire, voir à inspirer l’amour.

  • Sorelle Amore

Qu’allez-vous apprendre dans ce livre ?

Au-delà des indispensables notions sur la pose et l’éclairage, ce livre va vous aider à faire le point sur ce que vous voulez montrer de vous, et comment le montrer. Vous apprendre en particulier à changer de point de vue sur le selfie, à considérer cette pratique comme une véritable pratique photographique créative (des notions fort différentes de celles que vous pouvez trouver dans le guide Les ateliers du photographe).

Vous allez pouvoir prendre le recul nécessaire pour savoir ce qui vous motive, qui vous êtes vraiment, comment vous voulez être perçu(e) par ceux qui verront vos photos. En matière de pose, vous allez découvrir les bons angles comme ceux à éviter, vous apprendrez à évaluer votre corps et votre visage pour mieux les mettre en valeur.

La seconde partie du livre vous aide à mettre en œuvre la logistique nécessaire pour faire un selfie artistique : quel matériel utiliser (du smartphone à l’appareil photo expert), quel objectif utiliser, quels accessoires peuvent être utiles (le drone est une option). 

Sur un plan plus créatif, vous apprendrez à créer votre style, à faire un autoportrait unique, qui vous ressemble : composition, cadrage, choix du rendu (dont le noir et blanc ou la couleur).

Vous apprendrez également à veiller au moindre détail et à raconter une histoire en photo, à choisir avec soin vos tenues ou même, si vous n’éprouvez pas de gène particulière, à poser nu(e) face à votre objectif.

Enfin vous découvrirez les quelques notions de traitement photo nécessaires à donner à vos images un rendu très personnel. Ce n’est toutefois pas le chapitre le plus détaillé du livre, il manque de présentations plus concrètes.

En conclusion, proposé au tarif de 15,95 euros par son éditeur, cet ouvrage est une bonne entrée en matière à l’art du selfie artistique, de l’autoportrait, et il ne peut que vous inciter à développer votre pratique et votre culture de cet art photographique que tant d’autres avant vous ont travaillé aussi.

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Comment réussir vos photos : La photo c’est pas sorcier ! 77 leçons express

La photo c’est pas sorcier ! C’est que ce que vous allez découvrir en parcourant le guide de Gérard Michel-Duthel qui vous propose 77 leçons pratiques pour apprendre à réussir vos photos sans passer par un apprentissage long et ennuyeux.

La photo, c'est pas sorcier ! 77 leçons express pour réussir toutes vos photos

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La photo c’est pas sorcier ! Réussir vos photos, présentation

Quand on découvre la photo numérique il faut bien reconnaître que le nombre d’informations à assimiler pour faire les bons choix est impressionnant. Du choix de l’appareil photo à celui du tirage en passant par les objectifs, les accessoires, la prise de vue et les logiciels, vous avez fort à faire !

[su_frame][/su_frame]Toutes les informations existent sur le web et dans les revues, il suffit de passer du temps à les trouver, les comprendre et les traduire (parfois) pour vous en sortir. L’autre possibilité pour gagner du temps est d’investir dans un guide pratique : les auteurs ont fait le travail pour vous et pour le prix demandé c’est pas loin d’être cadeau (voir Tous photographes de Jacques Croizer dans la même collection).

C’est le cas de Gérard Michel-Duthel qui a compilé dans « La photo c’est pas sorcier ! » à peu près tout ce qu’il vous faut savoir pour bien choisir votre matériel et réussir des photos qui sortent de l’ordinaire.

La première leçon à retenir de ce guide, qui pourrait même figurer en couverture, c’est qu’il faut vous le procurer avant d’acheter quoi que ce soit car il va vous éviter des erreurs.

Mieux vaut en effet bien comprendre ce que vous allez lire dans les fiches techniques, sur les sites de tests et des revendeurs et ce que les vendeurs vont vous dire pour ne pas vous tromper. Ensuite il vous faudra passer à l’action et faire vos premières photos. Il est important de bien démarrer pour ne pas vous décourager trop vite.

Ce guide est conçu de façon modulaire : vous le parcourez chapitre par chapitre ou vous allez droit au but si vous avez identifié le point qui pose problème.

La photo, c'est pas sorcier ! 3e éd. - 77 leçons express pour réussir vos photos

Dans un premier temps vous allez apprendre les bases de la photo, et tout ce qu’il vous faut savoir sur le fonctionnement de votre boîtier.

Le chapitre intitulé Réglages et Prise de vue vous explique en détail quel mode choisir, comment mesurer la lumière ou composer vos images.

Une fois ces notions assimilées et vos premières images réussies, vous aurez envie d’aller plus loin. C’est le but du troisième chapitre qui vous livre des conseils pour choisir et utiliser un flash, un objectif complémentaire et les quelques accessoires indispensables.

Parce que la photo n’a pas de limites, vous allez pouvoir aborder les différents domaines photographiques sans le chapitre « en pratique » : à vous les animaux, le paysage, la photo rapprochée, la nature morte, le spectacle.

réussir vos photos

L’auteur vous livre ses conseils pour vous lancer et réaliser des photos intéressantes quel que soit le sujet.

Enfin vous aborderez dans le dernier chapitre la pratique du labo numérique avec le post-traitement : introduction au développement RAW, notions de traitement et retouche, génération des fichiers prêts à imprimer ou à partager sur le web, tout est détaillé.

réussir vos photos

Ce guide s’appuie sur une méthode très pragmatique : d’étapes en étapes, il fait de vous un photographe amateur qui assume ses choix, tant techniques que créatifs. L’ensemble est de plus joliment illustré, j’ai apprécié par exemple l’analyse d’image faite après chaque chapitre, une façon très concrète de comprendre ce qui fait une bonne photo.

La photo, c'est pas sorcier ! 3e éd. - 77 leçons express pour réussir vos photos

C’est assurément un des ouvrages à garder en bonne place dans votre liste de référence photo avant d’aborder la lecture de guides plus spécifiques sur le domaine photographique qui vous intéresse en particulier.

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Test NIKKOR Z 40 mm f/2 pour Nikon Z : petit objectif abordable pour photo de rue, voyage et hybrides

Depuis son lancement en août 2018, la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour hybrides Nikon s’est vue complétée de plusieurs focales fixes. Toutefois manquaient encore à l’appel des objectifs compacts, légers et accessibles.

Un 40 mm est arrivé fin 2021, ainsi qu’un 28 mm. Voici le test du NIKKOR Z 40 mm f/2, l’objectif qui pourrait bien vous faire changer d’avis si vous pensez que « Nikon c’est forcément lourd, gros et cher ».

Réponse rapide : Le NIKKOR Z 40 mm f/2 est une focale fixe compacte, légère et abordable pour les hybrides Nikon Z, très adaptée à la photo de rue, reportage léger ou usage quotidien. Il n’égale pas les optiques haut de gamme en homogénéité ou finition, mais pour un budget réduit il constitue une très bonne option.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : introduction

Septembre 2021, la gamme Nikon hybride fête ses trois ans. Elle propose déjà une liste plutôt satisfaisante d’objectifs à focale fixe et de zooms. Toutefois il manque toujours des objectifs plus abordables que les modèles pros de la série S, plus compacts et légers aussi. Les NIKKOR Z 35 mm f/1.8 S et NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S ont beau être excellents, ils n’en restent pas moins imposants et couteux.

Pour en savoir plus sur les objectifs NIKKOR Z, parcourez la liste de tous les modèles disponibles.

Nikon a semble-t-il entendu le message des utilisateurs puisque ce mois de septembre voit arriver un petit 40 mm qui ne paye pas de mine. Le NIKKOR Z 40 mm f/2 mesure en effet 5 cm à peine de longueur, pèse 170 gr et présente le double avantage d’être compatible APS-C et plein format et de ne coûter « que » 280 euros. Oui, pour un NIKKOR hybride ouvrant à f/2, ça interroge !

Après vous l’avoir présenté en détail, je n’ai pas résisté et dès qu’il a été disponible, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 a rejoint mon sac photo. Le test que je vous présente aujourd’hui n’est donc pas réalisé sur un modèle de prêt mais bien avec mon exemplaire personnel. Je vous explique pourquoi plus loin.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Présentation et contexte

Je ne trahis pas un grand secret en vous disant que j’ai une prédilection pour la photo urbaine, la photo de rue et le reportage au quotidien. Après avoir utilisé un reflex Nikon pendant de longues années, je suis passé aux Nikon Z6 et Z6II depuis 2019. L’excellent zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me sert au quotidien dans le cadre de mes différentes activités.

Mais il me manquait quelque chose. Non pas que ce zoom ne soit pas performant, c’est tout le contraire et si vous cherchez un zoom de reportage à prix presque doux, préférez cette version f/4 S au plus volumineux, lourd, onéreux mais excellentissime NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II, vous ne serez pas déçu.

Non, ce n’était pas ça. Ce qui me manquait, c’était le fait de retrouver les sensations ressenties avec un petit 50 mm f/1.8, ou un hybride APS-C et un petit 28 mm. La compacité, le poids plume, et la grande ouverture aussi. Car si f/4 est une ouverture suffisante en journée, ce n’est plus le cas en soirée lorsque je dois faire des photos de nuit ou chaque fois que la lumière manque en intérieur.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II
Le NIKKOR Z 40 mm f/2 sur Nikon Z 6II

Vous me répondrez qu’il me suffisait d’utiliser le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S, ou le 35 mm, ou encore l’AF-S Nikkor 50 mm f/1.8 avec la bague FTZ. C’est vrai, mais tant leur poids que leur taille ne jouent pas en leur faveur. Je ne parle pas du budget, quant à la bague, elle ajoute une longueur et un poids non négligeables avec un 50 mm.

C’est pourquoi l’arrivée du NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a ravi puisqu’il offrait, en apparence tout au moins, la compacité, le poids plume, l’ouverture (f/2 ou f/1.8 c’est 1/3 d’IL soit rien), et ne coutait pas trop cher. Restait à l’utiliser pour en savoir plus, ce que j’ai fait depuis de nombreuses semaines, dans des situations très différentes.

Ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 a été réalisé avec un Nikon Z6II, retenez que le même objectif monté sur un Nikon Zfc ou Z50II cadre comme un 60 mm tout en restant aussi compact et léger. La focale idéale pour le portrait en APS-C.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 - 1/800ème - f/2.2 - ISO 6.400
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2.2 – ISO 6.400

NIKKOR Z 40 mm f/2 : dans le détail

Qualité de construction

170 gr et 280 euros, forcément, ça a des conséquences. Ne vous attendez donc pas à disposer d’un 40 mm f/2 construit comme un char d’assaut, ce n’est pas le cas. Le polycarbonate est omniprésent, ce qui me gène plus pour la baïonnette que le corps de l’optique. J’aurais volontiers pris une monture en métal pour quelques dizaines de grammes supplémentaires. Il n’en reste pas moins que l’ensemble est bien construit, ne présente aucun jeu, la bague tourne de façon fluide, l’étanchéité est excellente (j’ai testé la pluie pour vous …).

De plus, après avoir monté et démonté cet objectif des dizaines de fois déjà, la monture ne montre aucune trace. Polycarbonate oui, mais polycarbonate robuste.

Autre frustration, une unique bague de contrôle alors que les séries S en comportent deux. En pratique vous lui attribuez la fonction de votre choix, j’ai choisi la correction d’exposition, vous pouvez opter pour la mise au point manuelle (en l’absence de commutateur AF/MF) ou l’ouverture. Cette bague est toutefois agréable à manipuler, tourne dans le plus grand des silences, est bien évidemment décrantée, ce qui ravira les vidéastes au passage.

N’oubliez pas qu’il s’agit d’une focale fixe, l’absence de bague de zoom est logique, disposer d’une seule bague est limitant mais à l’usage vous allez voir que l’on s’en passe aisément. Je vous rappelle que l’on parle d’une optique de 170 gr et 5 cm de long.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/2 – ISO 320

Puisqu’on commence par ce qui dérange, notez que ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est livré sans pare-soleil, un Nikon HN-3 peut faire l’affaire si vous tenez à utiliser cet accessoire, je m’en passe volontiers (lisez le paragraphe sur le flare plus bas).

Si vous êtes encore convaincu que ce test du NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous aider à faire un choix pertinent, merci d’être resté, lisez la suite.

Prise en main, stabilisation  et autofocus

La prise en main de ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est immédiate, vous le greffez sur votre boîtier et c’est parti. Inutile de chercher le mode d’emploi, il n’est pas nécessaire.

La stabilisation dépend du boîtier, elle s’exerce sur 5 axes avec les hybrides plein format, et ne s’exerce pas sur les hybrides APS-C, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 n’étant pas stabilisé, tout comme les modèles de la série S soit dit au passage. Ce qui peut s’avérer plus gênant sur un 85 mm fixe plus lourd et long ne l’est pas ici. Le poids plume ne provoque aucun déséquilibre, la faible longueur de l’objectif vous permet de tenir le boîtier fermement lorsque le temps de pose s’allonge.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/4 sec. – f/2.5 – ISO 800 (à main levée)

Vous vous doutez que l’autofocus ne met pas en œuvre la motorisation élaborée des optiques Nikon pros, mais est-ce bien nécessaire pour assurer une mise au point rapide et précise avec cet ensemble optique léger ? Non. Vous n’aurez aucune difficulté à faire le point avec ce NIKKOR Z 40 mm f/2, c’est rapide et précis. Les plus pointilleux noteront un léger bruit de mise au point, en photo il ne dérange pas, en vidéo sachez-le.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 180

Performances optiques : pique, homogénéité et flare, aberrations chromatiques et vignettage

Logiquement, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 et sa construction moins complexe que celle des optiques pros devrait marquer le pas. Formule optique simplifiée, nombre de lentilles réduit, petite lentille frontale, simple traitement de surface nanocristal … Pourtant, croyez-le ou non mais ce NIKKOR Z 40 mm f/2 m’a surpris.

Dès la pleine ouverture les résultats sont satisfaisants. Le vignettage se fait remarquer à f/2, est persistant dans une moindre mesure aux autres ouvertures. La correction logicielle embarquée améliore le résultat sans toutefois supprimer entièrement ce vignettage, le recours à un traitement dédié en post-production pourra vous aider si vous voulez vous débarrasser de ce demi-Ev environ qui subsiste.

Malgré l’absence de pare-soleil, le traitement nanocristal fait son travail et les résultats sont satisfaisants. Le faible diamètre de la lentille frontale doit y être pour quelque chose, et je n’ai eu que très rarement recours à la bonne vieille méthode de la main pour couper la lumière frontale et réduire le flare, ce qui est d’autant plus simple à mettre en œuvre que l’objectif est tout petit.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z 6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 640

Test NIKKOR Z 40 mm f/2, performances optiques : déformation et distorsion

Là où le NIKKOR Z 40 mm f/2 pêche plus, c’est sur l’homogénéité du rendu. Ne le choisissez pas pour faire de la reproduction de tableaux, il n’est pas fait pour ça. Pensez aussi à éviter la pleine ouverture si votre sujet se trouve sur le bord de l’image, la différence de piqué se fait sentir. Dès f/5.6 par contre les résultats sont à la hauteur. A f/8 je n’ai plus rien à lui reprocher, en photo de rue c’est justement l’ouverture qui m’intéresse.

J’ai été agréablement surpris par contre par l’absence de distorsion visible, et le rendu du flou d’arrière-plan bien géré par le diaphragme à 9 lames. La mise au point minimale à 29 cm autorise de jolis premiers plans nets tandis que l’arrière-plan est plongé dans un flou agréable à grande ouverture.

Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/6.3 – ISO 110
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/200ème – f/2.8 – ISO 1 600

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : à qui s’adresse cet objectif ?

Vous aimez la photo de rue, la photo de nuit, le reportage, les trois ? Le NIKKOR Z 40 mm f/2 n’est pas le meilleur objectif à focale fixe de la gamme NIKKOR Z, il présente toutefois le quadruple avantage  :

  • d’être compact et léger,
  • d’être bien construit,
  • de présenter une distorsion d’image modérée,
  • de coûter moins de 300 euros.

Il vous faudra cependant accepter un vignettage visible avant post-traitement, une monture en polycarbonate, un manque d’homogénéité en périphérie d’image.

Il n’en reste pas moins que, proposé deux fois et demi moins cher que le NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S bien plus lourd et encombrant, ce NIKKOR Z 40 mm f/2 est une alternative très crédible pour compléter un Nikon Z5II, Z6 série 1 ou 2 ou 3 comme un Nikon Z50II ou Zfc.

Utilisé pour ce qu’il est, un entrée de gamme très capable, il vous rendra service lorsque la lumière manque en faisant bien mieux que le modeste zoom NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3.

En résumé : Si vous recherchez une focale fixe Z compacte pour un usage reportage/urbain sans casser la tirelire, le NIKKOR Z 40 mm f/2 est un excellent compromis.
Il n’égale pas les optiques S haut de gamme en homogénéité ou finition, mais sa légèreté, son prix et sa polyvalence le rendent très pertinent.
Pour un boîtier Nikon Z plein format ou APS-C, il constitue un choix judicieux.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/800ème – f/8 – ISO 250
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/640ème – f/8 – ISO 3.200
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/1.250ème – f/3.2 – ISO 100

FAQ sur le NIKKOR Z 40 mm f/2

Est-ce que le NIKKOR Z 40 mm f/2 convient pour un hybride APS-C Z50 ou Z fc ?
Oui, il est compatible monture Z. Sur APS-C il donne un équivalent ~60 mm, ce qui en fait un bon objectif portrait ou usage général.

Peut-on tirer pleinement parti de cet objectif sur un boîtier 45 Mpx comme le Z7 II ou le Z8 ?
Techniquement oui, mais l’homogénéité en périphérie est moins bonne que les optiques haut de gamme. Si vous faites des tirages très larges ou êtes exigeant, cela peut être un compromis.

Faut-il un pare-soleil avec cet objectif ?
L’objectif est livré sans pare-soleil, mais le traitement nanocristal réduit le flare. Vous pouvez ajouter un pare-soleil léger si vous travaillez souvent en lumière latérale forte.

Quelle ouverture choisir pour avoir un bon piqué ?
Dès f/5.6 les résultats sont très bons et à f/8 aucun reproche majeur selon le test. À pleine ouverture f/2, le vignettage est plus marqué (mais a son charme).

Est-ce un bon achat pour la photo de rue et le voyage ?
Oui : sa compacité (170 g, 5 cm de long) en fait un compagnon discret pour reportage, urbain ou voyage léger.

En résumé

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous intéresser si :

  • vous cherchez un objectif léger et discret pour la photo de rue et le reportage,
  • vous souhaitez compléter votre NIKKOR Z 24-50 f/4-6.3 par une focale fixe à grande ouverture,
  • vous souhaitez un équipement 100 % NIKKOR Z sans passer par la bague FTZ et le 35 ou le 50 mm monture F,
  • vous avez un budget limité.

Le NIKKOR Z 40 mm f/2 va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un NIKKOR Z 50 f/1.8 S ou NIKKOR Z 35 f/1.8 S,
  • vous voulez la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et distances,
  • vous utilisez un Nikon hybride de 45 Mp plus exigeant que le 24 Mp,
  • le budget n’est pas un problème.
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/13ème – f/2.5 – ISO 800
Test NIKKOR Z 40 mm f/2
Nikon Z6II + NIKKOR Z 40 mm f/2 – 1/5ème – f/5 – ISO 100

Test NIKKOR Z 40 mm f/2 : ma conclusion

Ce test NIKKOR Z 40 mm f/2 peut vous paraître ambigu, puisque je mets en avant les défauts de cet objectif tout en vantant ses mérites. C’est pourtant ce que je ressens après plusieurs semaines d’utilisation quasi quotidienne de ce petit 40 mm f/2.

Certes, il a quelques défauts comme cette sobriété dans la présentation qui le prive d’une seconde bague ou d’une monture métallique, ce manque d’homogénéité et ce vignettage qui peuvent déranger.

Mais il est tellement agréable à utiliser, il se fait tellement discret qu’il est difficile de ne pas l’apprécier. Couplé au Nikon Z6II, je dispose d’un ensemble pesant moins de 800 g qui m’autorise le reportage urbain comme ce sujet sur les quais de Seine en territoire Seine-Amont couvert avec cet exemplaire du NIKKOR Z 40 mm f/2.

Il vous reste à faire le choix entre ce 40 mm dont la focale peut vous paraître atypique et le plus classique 50 mm, retenez toutefois que 40 mm c’est pile entre 35 et 50, les leicaistes l’ont bien compris.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon.


Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Vous aimeriez réussir à photographier le ciel nocturne et les étoiles mais vous ne savez ni comment vous y prendre, ni quel matériel photo utiliser ?

Voici comment choisir votre matériel, les techniques essentielles, comment capturer les principaux phénomènes du ciel nocturne, quel flux de travail mettre en œuvre et de belles images d’illustration pour vous motiver.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

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Comment photographier le ciel nocturne : le guide pratique illustré

Imaginez …

Un ciel nocturne étoilé. La grande ourse. La voie lactée. La lune. Vous vous voyez déjà montrer vos magnifiques photos de ces phénomènes du ciel nocturne ?

Cependant vous n’êtes pas au bout de vos peines car ce n’est pas une pratique photo qui s’improvise. Vous devez utiliser le matériel photo adéquat, les bons accessoires aussi (trépied, rotule, intervallomètre, monture équatoriale, …). Parfois même des accessoires improbables comme un chauffe-objectif pour éviter la rosée !

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Mais ce n’est pas tout.

Photographier le ciel nocturne impose des réglages particuliers. Mieux vaut :

  • utiliser le format RAW qui vous donne plus de souplesse pour traiter vos photos et en finaliser le rendu,
  • régler votre boîtier pour qu’il minimise le bruit numérique si vous utilisez des poses longues (menu réduction du bruit en pose longue sur les appareils photo Nikon),
  • mettre en œuvre la fusion d’exposition qui vous donnera plusieurs images à assembler par la suite en post-traitement à l’aide d’un logiciel dédié (par exemple Lightroom Classic),
  • utiliser aussi la fusion de mise au point si vos sujets sont trop éloignés dans l’image, comme ces petits détails au tout premier plan et ces étoiles à l’infini dans le ciel,
  • ne pas oublier de gérer l’exposition avec soin pour protéger les hautes et basses lumières.

Ces quelques réglages en tête, il va aussi vous falloir préparer vos séances, choisir avec soin les lieux de prise de vue. Vous devrez suivre la météo afin qu’elle soit la plus clémente possible le jour J, pensez à établir un calendrier.

[su_frame][/su_frame]Si je devais résumer tout ce à quoi vous devez penser pour photographier le ciel nocturne, j’emploierais le mot anticipation. De la rigueur personnelle donc, mais aussi quelques astuces de pros peuvent vous aider. Pensez à la fabuleuse application smartphone Photopills, elle vous rendra bien des services.

Toutefois les meilleurs aides disponibles ne remplacent jamais l’expérience et la connaissance de votre sujet.  Adam Woodworth est un photographe professionnel spécialisé dans ce type de photographie et le moins que l’on puisse dire en voyant ses images, c’est que l’expertise, il l’a.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Observez la première photo de son livre faite au Nikon Z 7 avec un 14-24 mm AF-S. Une première fusion de 10 images avec expositions et mises au point différentes, à 6.400 ISO, pour le ciel. Une seconde fusion de 3 images à 1.600 ISO, 2×10 min et 1×20 min, pour le premier plan. Du grand art.

De quoi vous (re)donner le goût de lever les yeux au ciel. Pas par dépit, mais pour faire de magnifiques photos.

C’est justement ce que vous allez apprendre à faire en lisant le livre d’Adam Woodworth, car il vous livre les conseils essentiels pour bien démarrer, choisir votre matériel, planifier vos séances, réussir vos premières photos.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

Il ne s’arrête pas là puisqu’il vous offre aussi ses conseils de pros pour aller plus loin :

  • comment composer vos images de ciels nocturnes,
  • comment faire des photos de la voie lactée, y compris en panoramique,
  • comment faire des photos d’aurores boréales (en savoir plus).

J’ai particulièrement apprécié dans ce livre le chapitre dans lequel l’auteur détaille quatre de ses photos, et vous explique point par point comment il est arrivé à ce résultat. L’apprentissage par l’exemple reste le plus efficace.

Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles

A qui s’adresse ce livre ?

Tout à la fois guide pratique pour apprendre à photographier le ciel nocturne et beau livre de photographie pour découvrir de forts belles images de ciels, cet ouvrage s’adresse en priorité au photographe amateur désireux de réussir ses photos de ciel sans forcément avoir envie de devenir professionnel du domaine.

Si c’est votre cas, vous trouverez les conseils indispensables, le matériel à privilégier , les réglages de prise de vue et le détail du post-traitement de vos photos.

Ce livre s’adresse également aux photographes plus experts mécontents des résultats qu’ils obtiennent et désireux d’aller plus loin. Si c’est votre cas, vous serez comblé en découvrant toutes les astuces d’un pro, comme le fait d’arriver à travailler dans la pénombre, ou d’éclairer vos scènes nocturnes sans transporter des tonnes de matériel. Les techniques avancées de fusion (d’exposition ou de mise au point) n’auront plus de secret pour vous, tout comme le réglage des niveaux et des courbes qui permet de finaliser les images de fort belle façon.

J’ai souvent pour habitude de dire qu’un bon livre est plus rentable qu’un nouvel accessoire photo sans vous couter aussi cher, je ne peux que me répéter au sujet de cet ouvrage. Bien que n’étant pas du tout un spécialiste de la photo de ciel nocturne, j’avoue qu’après avoir parcouru ce livre et découvert ces images, je pourrais me laisser tenter le jour où le ciel de mes régions préférées m’en donnera l’occasion !

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Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique – 4/4

Bien maitriser la technique reste un atout pour faire une photo macro réussie. Les trois premiers articles de ce guide pratique macro (le matériel, le rapport de grandissement et la gestion de la lumière) vous ont mis en confiance pour réaliser votre première photo macro en extérieur.

La macrophotographie reste néanmoins une discipline exigeante. Attendez-vous à un taux de déchet d’autant plus important qu’il est rare qu’on puisse la pratiquer très régulièrement. Mais à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, voici comment gérer la prise de vue !

Comment faire une photo macro réussie, le guide pratique

Ce dossier macro est écrit par Jacques Croizer, déjà à l’origine de plusieurs tutoriels sur Nikon Passion, et auteur d’un guide qui simplifie la technique photo au profit du plaisir de photographier :

Tous photographes, 58 leçons pour réussir vos photos

Vous pouvez télécharger ce dossier macro au format PDF, cliquez sur le lien en fin d’article.

Comment faire une photo macro : le cadrage

Lorsqu’on utilise une focale fixe pour photographier un portrait ou un paysage, on se déplace pour ajuster le cadrage. Certains photographes prétendent même que c’est source de créativité alors imaginez la chance que vous avez de n’utiliser que des focales fixes pour faire de la macro !

Un objectif macro utilisé seul fonctionne en effet comme n’importe quel autre objectif. Il faut simplement vous rappeler que le grandissement maximum est obtenu à la mise au point minimale, et qu’il décroit très rapidement lorsqu’on s’en éloigne.

Dès lors que vous utilisez une bague ou une bonnette macro, la situation se complique. Vous avez lu les précédents épisodes … Vous savez donc qu’avec un objectif de focale standard 50 mm monté sur une bague de 50 mm, la zone de travail est extrêmement réduite : la distance réelle de mise au point varie entre 94 mm (MAP à 450 mm) et 100 mm (MAP à l’infini). En dehors de cette plage, la photo est intégralement floue.

Nous n’avons jusqu’à présent considéré cette information que sous l’angle de la taille du sujet dans la photo : un objet mesurant 36 mm dépassera la largeur d’un capteur plein format si l’on utilise le précédent montage à la mise au point minimale : le grandissement est en effet alors égal à 1,125. Il redescend à 1 si on fait la mise au point à l’infini, soit une variation de seulement 11 %.

La faible évolution du grandissement sur toute l’échelle de mise au point a une conséquence immédiate sur le cadrage de la photo : il est pratiquement imposé par le choix du matériel.

Quel matériel pour quel cadrage en macro ?

Pour faire une photo macro sans trop perdre de temps, on finit par choisir par réflexe le matériel (focale + bague) adapté à l’image envisagée. L’exercice se révèle plus délicat dès lors que notre pratique est plus occasionnelle. Il se révèle alors pratique d’avoir dans son sac ou sur son smartphone un tableau donnant le grandissement obtenu à la mise au point minimale, en fonction de son équipement.

Tableau de grandissement - Comment faire une photo macro

Grandissement à la MAP minimale

La figure ci-dessus représente le tableau que j’utilise. Il révèle une pratique plus proche de la proxi que de la macro. A chacun de construire le sien à partir des formules précédemment détaillées. Il convient de bien prendre en compte la focale réelle de l’objectif à la mise au point minimale, inférieure à celle annoncée par le constructeur pour les objectifs macro. Et si les formules vous rebutent, adoptez l’approche empirique du double décimètre que nous avons vue dans l’article sur le grandissement !

Photo macro et profondeur de champ

Nous sommes en place, avec le bon objectif, le bon cadrage, une distance de mise au point pile poil au centre de la zone de travail, et pourtant… toute l’image apparait floue dans le viseur. Toute ? Non ! Car un petit groupe d’irréductibles pixels résiste encore à ce flou généralisé.

Vous vous souvenez alors avoir lu sur Nikon Passion un tutoriel sur la profondeur de champ en macrophotographie. Dire qu’elle est minimaliste est un euphémisme. Pour un boitier donné, la profondeur de champ dépend uniquement du diaphragme choisi Ø et du grandissement G.

Calcul de la profondeur de champ - Comment faire une photo macro

En pratique, pour un grandissement de 1, la zone nette a une profondeur de 1,32 mm avec un capteur plein format, 0,86 mm avec un capteur APS-C et 0,26 mm avec un capteur 1 pouce.

Ces chiffres sont trompeurs, car il faut comparer des choses comparables, autrement dit des photos cadrées de la même manière. Pour qu’un sujet de la largeur du capteur 1 pouce (13,2 mm) prenne tout le cadre sur un capteur APS-C, il faut atteindre un grandissement de 1,8. Il doit être poussé à 2,7 pour obtenir le même résultat avec un capteur plein format.

Dans ces conditions, la profondeur de champ est de l’ordre du tiers de millimètre indépendamment du capteur, alors que le diaphragme est déjà bien fermé. C’est là tout le paradoxe qu’il faut gérer en macrophotographie : un sujet flou sur un fond trop texturé, au risque d’en réduire la lisibilité.

Plus que l’ouverture du diaphragme, c’est la distance entre fond et sujet qui permet de mettre ce dernier en valeur, de créer une ambiance. A quoi bon fermer d’avantage le diaphragme ? On ne gagne que quelques poils de profondeur de champ en polluant encore plus l’arrière-plan et en risquant de perdre du piqué par diffraction.

Profondeur de champ ressentie

Pensez-vous que ce soit la même chose de photographier en gros plan le profil d’un moustique ou celui d’une petite mouche ? Ces deux insectes occupent sensiblement la même place sur le capteur. Il serait donc tentant de répondre oui… mais il n’en est rien.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/5.6 à 1/400 s – Iso 800 – 105 mm + bagues 64 mm) (C) J. Croizer

Tout est question de tour de taille : il faut bien reconnaitre que sur ce point, les deux insectes ne boxent pas dans la même catégorie. Si on fait abstraction de ses ailes, l’épaisseur du moustique est pratiquement comprise dans la zone nette de la profondeur de champ, alors que la zone floue commence déjà à s’étendre sur le corps plus dodu de la mouche.

Si le flou s’installe rapidement sur le corps du sujet, on aura l’impression que toute la photo est floue. A contrario, si la zone de transition est large, la perte de netteté sera moins sensible, donnant l’impression d’une profondeur de champ plus importante.

Ce phénomène, qu’on appelle « profondeur de champ ressentie » dépend de 4 facteurs.

  • La distance de mise au point : plus elle est longue et plus la transition est lente, augmentant ainsi la profondeur de champ ressentie. Mais pour faire une photo macro, augmenter la distance de mise au point est rarement une option envisageable, à moins d’accepter un recadrage ultérieur.
  • Le diaphragme : plus il est fermé et plus la transition est lente. Il est assez logique que la profondeur de champ ressentie évolue dans le même sens que la profondeur de champ calculée… mais attention, le bokeh sera également affecté par la fermeture du diaphragme.
  • La taille du capteur : plus il est petit et plus la transition est lente. De ce point de vue, le plein format n’est pas idéal en macro mais il permet des bokeh plus moelleux !
  • La focale : plus elle est courte et plus la transition est lente. A cadrage constant, la focale n’a aucun impact sur la profondeur de champ théorique. Elle impacte en revanche largement la transition du net vers le flou. Si, dans le précédent tableau, vous avez le choix entre plusieurs formules, choisissez celle qui correspond à la focale la plus courte sous condition qu’elle soit compatible avec votre sujet : les focales courtes sont mal acceptées par les insectes.

La photo ci-dessous est faite avec un boitier APS-C dont le capteur est dépourvu de filtre passe-bas, ce qui tend à améliorer le piqué de l’image. Le diaphragme est plus fermé que sur la photo précédente et la focale légèrement plus courte. Prise sans bague ni bonnette, elle présente de plus un grandissement moins important. La profondeur de champ apparait logiquement plus étendue.

Photo de mouche en macro - Comment faire une photo macro

Mouche (f/11 à 1/125 s – Iso 400 – 90 mm) (C) Mikadago

Mise au point en macro

En macrophotographie, la profondeur de champ se répartit moitié devant, moitié derrière le plan de netteté. La zone nette étant plus qu’exiguë, la mise au point doit être faite avec une extrême précision, mais jamais sur l’élément le plus proche de vous : vous perdriez 50 % de la profondeur de champ !

Typiquement, pour faire une photo macro d’un insecte, vous devez viser ses yeux. C’est en effet le premier élément que notre propre regard recherche sur une photo lorsqu’elle inclut un animal ou un humain. Si la pupille est floue, autant vous dire qu’il faudra une excellente raison pour que l’on ne considère pas que l’ensemble de la photo l’est également.

Le mode autofocus « point sélectif », ou « mode ponctuel » selon les marques, serait à priori le plus efficient puisqu’il effectue la mise au point sur le seul collimateur actif. Mieux encore, le mode autofocus « zone réduite » qui utilise une surface encore plus restreinte devrait totalement répondre à notre exigence de précision. Oubliez !

Le manque de lumière, la profondeur de champ minimaliste, le faible contraste sur la zone sectionnée sont autant de raisons pour que la mise au point automatique soit à la traine. Même si vous réduisez l’amplitude de son champ d’action, ce qui est permis sur certains objectifs, l’autofocus se mettra à patiner sans jamais trouver de point d’accroche. Plus la focale est longue et plus le problème apparait fréquemment.

Exemple de visée avec focus peaking - Hybride Nikon

Focus peaking. Mise au point manuelle (Nikon Z 6)

Une seule solution : passer en mise au point manuelle. L’option focus peaking (mise en relief de la mise au point), qui équipe désormais beaucoup de boitiers, est en cela une aide précieuse : les contours qui sont nets apparaissent comme surlignés au Stabilo dans le viseur numérique ou sur l’écran arrière de l’appareil.

L’utilisation de la bague de mise au point est alors différente de ce dont nous avons l’habitude en photo traditionnelle. Elle sert à affiner le rapport de grandissement, donc le cadrage de l’image, dans les limites que nous avons déjà évoquées. La mise au point se fait en avançant ou en reculant légèrement le boitier. Une habitude à prendre !

Vitesse de déclenchement (temps de pose)

Lorsque la distance entre le sujet et l’objectif est faible, le moindre mouvement apparait comme décuplé, qu’il soit de votre fait (tremblement involontaire) ou de celui du sujet (vent, insecte en vol, …). Le flou est alors garanti. Les habituelles notions de vitesse de sécurité (inverse de la focale) ou de stabilisation de l’objectif (ou du capteur) sont à oublier.

Vous ne devez avoir en tête qu’une seule règle : pour avoir une bonne netteté, il faut que la vitesse de déclenchement soit la plus élevée possible (ou le temps de pose le plus court). Un challenge supplémentaire lorsqu’on se souvient que le grandissement et l’absence de profondeur de champ ont déjà consommé toute la lumière disponible. De la nécessité de souvent utiliser un éclairage additionnel.

Pour faire une photo macro et limiter le risque de bougé au moment du déclenchement, il peut être intéressant de déporter ce geste fatal à l’aide d’un déclencheur à distance.

Dans le même esprit de réduction de ses propres mouvements, il est également possible d’utiliser un monopode ou un trépied. Ce dernier interdit de faire la mise au point en avançant ou reculant le boîtier, si ce n’est en utilisant un plateau coulissant. Lorsqu’on travaille au soufflet, l’option est intégrée à l’accessoire Le système est bien évidemment réservé aux sujets fixes.

Trépied Macro Vanguard - Alta Pro

Trépied Macro Vanguard – Alta Pro

La macro se pratiquant souvent au ras du sol, il faut que le trépied permette de positionner facilement le boitier à hauteur du sujet, tout en assurant une parfaite stabilité. S’il existe des solutions adaptées, reconnaissons qu’elles manquent de souplesse et tant qu’à parler souplesse, il est souvent préférable d’apporter un sac poubelle permettant de s’allonger à hauteur du sujet, les coudes servant de trépied. La macro ne se pratique pas en costume trois pièces.

Augmenter la profondeur de champ en macro

La problématique de la profondeur de champ est d’autant plus importante que l’on approche du rapport 1:1. Nous avons vu que beaucoup fermer le diaphragme suffit rarement à faire entrer la totalité du sujet dans la zone nette de la profondeur de champ.

La solution consiste à prendre plusieurs photos, en faisant varier la mise au point sur tout l’objet. Il faut ensuite utiliser un logiciel adapté (Photoshop, Affinity photo, Helicon Focus, Zerenne Stacker…) pour fusionner les différentes prises de vues en ne conservant que la partie nette de chacune.

Plus il y a de photos, meilleur sera le résultat. Exprimées de cette manière, les choses paraissent simples. Encore faut-il que la variation de la mise au point soit suffisamment régulière pour ne pas laisser de zones floues intermédiaires. Ajoutons à cela que les logiciels restent imparfaits : il faut bien souvent corriger le travail à la main pour obtenir un résultat convaincant.

Prise de vue avec décalage de la mise au point

Prise de vue avec décalage de la mise au point (Nikon Z 6)

Cette option d’empilement/fusion des différents plans de netteté porte le doux nom de « focus stacking ». Regardez la notice de votre boitier. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer une telle fonction. Elle automatise le décalage de la mise au point pour un nombre de prises de vue donné. L’appareil réalise même parfois lui-même la fusion des différentes images.

Le focus stacking est par définition adapté aux sujets fixes. On peut toutefois s’y amuser sur des sujets mobiles, en déclenchant en rafale tout en avançant très légèrement l’appareil. Il faudra ensuite aligner les photos avant de les fusionner.

L’exemple ci-dessous est réalisé sur la base d’une séquence de cinq prises de vue avec un boitier plein format. Si le résultat reste imparfait, on constate déjà le gain par rapport à une seule photo prise avec les mêmes réglages. Tout est ensuite histoire d’entrainement.

Photo macro - Focus stacking -

 

1 prise                                                            5 prises

(f/8 à 1/500 s – Iso 1250 – 105 mm + bagues)

Faire une photo macro : en conclusion

Nous sommes maintenant arrivés au terme de notre voyage initiatique dans le monde complexe mais passionnant de la photo rapprochée. Petit à petit, vous vous surprendrez à vouloir reconnaître la fleur ou l’insecte photographiés. Ce sera le signe que plus aucun retour en arrière n’est possible.

Bonnes photos !


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