Comment photographier les reflets dans une goutte d’eau
Voici un tutoriel complet pour vous aider à savoir comment photographier les reflets dans une goutte d’eau, depuis le choix du matériel jusqu’au traitement de l’image.
Si les photos de gouttes d’eau dans lesquelles se reflète une fleur, une mappemonde ou un superman en Lego vous font rêver, c’est le moment de passer à l’action !
Ce tutoriel « photographier les reflets » a été rédigé par Jacques Croizer, collaborateur régulier de Nikon Passion. Cette incursion dans le petit monde de la macrophotographie ajoute une fiche inédite à celles qu’il propose déjà dans ses guides pratiques Tous photographes :
Comment photographier les reflets dans une goutte d’eau : le matériel
L’exercice consistant à photographier les reflets dans une goutte d’eau est sans doute un peu délicat, mais l’amateur de macrophotographie y parviendra sans peine, pour peu qu’il travaille avec précision et s’arme d’un minimum de patience.
Sachez tout d’abord que plus une goutte se gonfle et plus elle risque de se déformer, de se détacher de son support ou de se diviser. Considérez que si elle mesure 5 mm à sa base, c’est déjà une très belle goutte !
Photographier les reflets est donc réservé à ceux qui possèdent le matériel (objectif macro, bagues ou bonnettes) permettant d’atteindre ou de dépasser le rapport 1 /1 pour lequel l’image enregistrée sur le capteur a une taille identique à celle de l’objet photographié.
Bascule – (f/11 pour 1/6 s + Focus stacking ) – Photo (C) Jacques Croizer
La photo ci-dessus a été réalisée avec un objectif Nikon 105 mm Macro f/2.8 G IF-ED Micro VR, monté sur un boitier plein format à l’aide d’une bague allonge de 48 mm. Ce couplage permet d’atteindre à la mise au point minimale un grandissement un peu inférieur à 1,5 /1.
L’image sur le capteur est donc plus grande que le sujet. Utilisez une focale plus courte pour atteindre un grandissement plus important avec des bagues, ou inversement, une focale plus longue si vous utilisez une bonnette.
La goutte
Deux séances auront été nécessaires pour percer tous les mystères de la photo de reflets dans une goutte d’eau. Autant dire que partir directement sur le terrain sans avoir préalablement bien testé la procédure dans le calme de son appartement aurait été voué à l’échec. Ce tutoriel est avant tout une séance d’entrainement.
Première action, créer la goutte d’eau ! Elle est ici positionnée sur une tige maintenue horizontale. Puisque vous êtes chez vous, autant la placer pile poil à l’endroit qui vous convient le mieux.
Utilisez pour cela une seringue ou un compte-gouttes… mais sachez que la belle est de nature capricieuse, voire même très volage. Pour ralentir sa fuite, épaississez-la légèrement en utilisant un mélange pour moitié d’eau et de glycérine. Cette dernière s’échange contre quelques euros dans toutes les bonnes pharmacies.
Le modèle
Pour photographier les reflets choisissez votre sujet. La première idée serait d’en prendre un qui soit de la taille de la goutte, voire même plus petit. Grossière erreur, nous allons voir pourquoi !
Sachez déjà que le titre de ce tutoriel est trompeur. Ce n’est en effet pas un reflet que nous nous apprêtons à photographier : nous allons utiliser la goutte d’eau comme une loupe, ou plutôt comme un véritable fish-eye. Cet objectif permet d’embrasser un champ très large.
Si le sujet est trop petit, il n’occupera qu’un espace limité dans la goutte. Pensez que certains photographes arrivent à y enfermer une cathédrale, avec il est vrai un peu plus de recul que dans mon salon !
Pour mon premier essai, j’avais adopté une belle pivoine d’un rouge éclatant. Seconde erreur !
Pour apparaître nettement dans la goutte, la fleur doit être bien découpée et relativement plate. Une marguerite, une grosse primevère feront bien mieux l’affaire qu’une rose joufflue. Il est préférable d’éviter le rouge, dont la saturation excessive a tendance à absorber les détails.
Mise en scène
Nous avons vu que la goutte se comportait comme un objectif fish-eye. C’est donc pratiquement toute la pièce dans laquelle nous nous trouvons qui va apparaître en arrière-plan, au risque de rendre le reflet un peu brouillon.
Ayant opté lors de mon nouvel essai pour une fleur claire, j’ai tendu derrière la goutte un tissu noir sur lequel la corolle se détache parfaitement. Sur le terrain, il faudra également prêter attention à la lumière pour que le fond soit dans l’ombre si le sujet est clair, ou inversement au soleil si le sujet est sombre.
Photographier les reflets dans une goutte d’eau, le montage pratique
L’éclairage naturel aurait pu suffire car la scène est placée près de la fenêtre. J’ai toutefois choisi d’ajouter un réflecteur face à celle-ci, afin d’éclairer symétriquement la fleur et la goutte. Si vous n’avez pas de réflecteur, un grand carton blanc fera l’affaire. Si vous n’en avez pas, ce n’est pas très grave !
Côté fenêtre, j’ai ajouté un flash en mode manuel et à puissance réduite (1/32) pour mieux contrôler la lumière. Il est muni d’un diffuseur car la surface de la goutte est extrêmement brillante et pourrait vite se transformer en une grosse tache blanche.
Le flash n’a rien d’obligatoire, mais si vous en utilisez un, il est impératif de le déporter. Le flash intégré du boitier effacerait purement et simplement l’image enfermée dans la goutte.
Mise en place
Nous n’en avons pas terminé avec l’effet fish-eye. Si vous avez déjà utilisé ce type d’objectif, vous savez que la moindre plongée ou contreplongée se paye par des déformations importantes. Notre goutte ne fera pas exception à la règle. Il est important de positionner l’axe de visée parfaitement perpendiculaire à son centre.
Utilisez le niveau à bulle de votre pied ou de votre rotule s’ils en sont équipés pour placer l’appareil bien horizontal et servez-vous de la colonne pour monter le centre de la lentille frontale juste au niveau de la goutte : levez-là de manière à placer l’appareil au-dessus de celle-ci, puis laissez-la descendre doucement, jusqu’à atteindre le bon niveau. Pensez à compenser le léger décalage lié au serrage.
Photographier les reflets : aligner boîtier, goutte et sujet
Non, ce n’est pas une erreur : la fleur est inversée sur ce schéma de manière à paraître dans le bon sens dans la goutte. Notez également qu’elle est au-dessus de l’axe de visée pour que le reflet soit dans la partie la plus large de sa future enveloppe. L’attacher sur un fil électrique qu’on peut tordre permet de la positionner avec précision.
Mise au point
L’appareil est en place. Il vous reste à faire la mise au point. Inutile de vous dire qu’elle devra être la plus précise possible. Avez-vous une idée de la profondeur de champ dont vous disposez ? Avec le grandissement de 1,4 obtenu par l’ajout des bagues allonges, elle est de l’ordre de 0,8 mm à f/11 sur un plein format.
Ceux qui utilisent un capteur plus petit ont l’avantage de gagner de la profondeur de champ, problème récurrent de la photo rapprochée dont nous avons déjà parlé dans ce tutoriel. Il est certainement plus facile de réussir cette photo avec un compact muni d’une bonnette qu’avec un gros Reflex et un gros objectif !
La mise au point ne se fait pas en déplaçant l’appareil, sauf si votre rotule est munie d’un rail. C’est tout simplement le support de la goutte qu’on déplace, en veillant à toujours bien le conserver intégralement dans le plan de netteté.
Utilisez le mode live view en grossissant le reflet et faites bien la mise au point sur celui-ci, et non sur le contour de la goutte. Le mode live-view est gourmand en énergie. Ne démarrez pas la séance avec une batterie à moitié pleine !
Les réglages
Fermez suffisamment le diaphragme (f/11 ou f/16) sans aller au-delà car la diffraction vous ferait à nouveau perdre de la netteté.
L’appareil étant sur pied, la vitesse de déclenchement n’est pas un souci. En extérieur, il faudra se méfier du moindre souffle d’air qui risque de faire frémir la goutte. A cette distance, ça ne pardonne pas ! Montez les ISO si nécessaire.
Voulez-vous limiter le temps passé sur l’ordinateur à ajuster les contrastes, les niveaux, la saturation ou l’accentuation ? Paramétrez un Picture Control adapté à la situation.
Regardez d’urgence cette vidéo si ce monde vous est inconnu. J’ai pour ma part opté pour un paramétrage assez sévère, mais qui convient bien aux très petits détails. La photo est bien évidemment faite au format RAW afin de pouvoir revenir sur ces réglages si nécessaire, sans dégrader la qualité de l’image.
Le déclenchement
A cette très faible distance de mise au point, toutes les précautions sont bonnes pour éviter le flou de bougé : utilisez un déclencheur à distance (ou le retardateur).
Pensez également à déclencher en deux temps : premier temps pour relever le miroir, second temps pour prendre la photo. C’est l’occasion de jeter un petit coup d’œil dans votre manuel utilisateur à la page « miroir relevé ».
Un détail qui peut avoir son importance : si votre objectif est stabilisé, pensez à désactiver cette fonction. Sur la plupart des objectifs, elle a tendance à générer un léger flou lorsque l’appareil est rigoureusement immobile.
Focus stacking
Avec un diaphragme fermé à f/16, la profondeur de champ sera-t-elle suffisante ? Tout dépend de la taille de votre capteur. Pour ma part, j’ai souvent recours à la technique d’empilement des plans, couramment appelée focus stacking.
Cette technique consiste à faire plusieurs photos en avançant chaque fois la mise au point de quelques dixièmes de millimètre de manière à couvrir toute la scène. Les prises de vue sont ensuite assemblées dans un logiciel de post traitement.
Exemple avec Photoshop :
allez dans le menu « Fichiers > Scripts > Chargement des fichiers dans une pile » pour charger vos photos
cochez la case « aligner automatiquement les images sources »
continuez en passant par le menu « Édition > Fusion automatique des calques > Empiler les images ».
Cette description laisse à penser qu’il suffit de trois clics pour faire un focus stacking avec Photoshop. Sur ce type de photo, l’automatisation laisse fréquemment des scories qui demandent à retravailler les masques de fusion pour arriver à un résultat sans défaut.
Conclusion
Avez-vous des conseils à ajouter ? Quels problèmes avez-vous rencontrés ?
Retrouvez les conseils de Jacques Croizer dans le livre :
Mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600 – SnapBridge
Nikon propose une mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600 pour améliorer le fonctionnement de SnapBridge. Ce système de communication entre le boîtier et un smartphone ou une tablette présentait des dysfonctionnements, après la mise à jour récente de l’application ce sont donc les boîtiers qui évoluent aussi.
Mise à jour firmware Nikon D3400 et D5600
Les deux boîtiers entrée de gamme et amateur de la gamme reflex APS-C Nikon sont compatibles avec SnapBridge, le système de communication qui vous permet de récupérer automatiquement sur votre appareil mobile une version JPG de taille réduite de vos photos pour les partager sur le web et les réseaux sociaux.
SnapBridge a connu des dysfonctionnements à sa sortie, sur ces deux boîtiers comme sur le Nikon D500. Les deux premiers à être mis à jour sont donc les Nikon D3400 et Nikon D5600 en attendant une probable mise à jour du D500.
Le firmware C 1.11 pour le Nikon D3400 corrige le problème de fiabilité de la liaison entre l’appareil photo et la version 10.2 d’iOS de l’application SnapBridge.
La version 1.2.0 de l’application Nikon SnapBridge pour iOS apporte les améliorations suivantes :
amélioration de l’interface utilisateur et des messages pour les connexions Bluetooth et Wi-Fi,
amélioration de la méthode de liaison avec l’aide en ligne,
toutes les fonctions de communication automatique (téléchargement automatique des photos, transmettre la position et synchroniser l’horloge) peuvent désormais être activées ou désactivées simultanément.
Cette dernière fonction est intéressante car elle permet de désactiver SnapBridge entièrement pour préserver la batterie du mobile comme du boîtier.
l’application peut désormais afficher le mot de passe Wi-Fi de l’appareil photo,
amélioration de la fiabilité de connexion vers l’appareil photo,
quelques autres résolutions de bugs non détaillés.
Pensez à faire la mise à jour sur votre iPhone ou iPad si elle n’est pas faite automatiquement :
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, 15 jours sur le terrain avec le zoom Pro à grande ouverture
Rien de tel que de passer plusieurs jours avec un objectif pour se faire une idée de ce qu’il peut vous apporter. Quand il s’agit d’une nouvelle version d’un modèle existant et que vous pouvez comparer les deux, c’est encore mieux. Voici le test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et des éléments de comparaison avec le précédent AF-S 70-200 mm f/2.8G VR2.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, présentation
Un peu d’histoire
Nikon et les télézooms à grande ouverture c’est une longue histoire. Le premier AI-S 80-200 f/2.8 est apparu en 1982, suivi de plusieurs déclinaisons dont le dernier AF-S 80-200 mm f/2.8 datant de 1999.
En 2003 changement de plage focale pour le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR, premier du nom dans la série des 70-200 f/2.8. Il sera remplacé en 2009 par le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VRII avant que ce dernier ne laisse sa place en 2016 à l’actuel Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED, objet de ce test.
Cette troisième déclinaison ne porte pas le qualificatif VR3, Nikon a souhaité marquer la différence avec le précédent modèle. Il se doit donc d’apporter son lot de nouveautés et d’améliorations de performances pour justifier et son existence et son tarif. Celui-ci positionne en effet très clairement cette optique dans la gamme Pro Nikon, et l’éloigne un peu plus du monde amateur.
Contexte du test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Il est toujours difficile de proposer un test technique permettant de justifier – ou non – une différence de tarif entre deux modèles d’objectifs sur la simple base des performances optiques.
A ce niveau de performances il faut disposer de bancs de tests optiques pour obtenir des mesures précises et ne pas juger simplement sur une photo affichée à l’écran. Il faut aussi avoir un protocole de test précis sans quoi le test n’a pas de sens.
J’ai fait le choix de faire ce test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED d’une façon différente. Je l’ai utilisé pendant plusieurs jours de la même façon que vous pourriez le faire, sur le terrain, dans différentes situations de prise de vue. Et j’ai utilisé mon propre modèle VR2 pour comparer autant que faire se peut les deux versions.
Je vous renvoie donc vers les sites spécialisés dans les tests sur banc optique pour avoir des données scientifiques et des courbes MTF, et si vous voulez avoir mon ressenti de photographe lisez la suite (et posez vos questions via les commentaires).
Pourquoi ces tarifs pour les zooms f/2.8 ?
La question qui revient souvent quand vous vous intéressez aux zooms 70-200 mm c’est pourquoi choisir un f/2.8 à ce prix alors que l’équivalent f/4 (comme le Nikon AF-S 70-200 mm f/4) vaut moins de la moitié du prix ? Et pourquoi pas un modèle de la concurrence comme Sigma ou Tamron ?
C’est l’ouverture, le niveau de performances, l’ergonomie et la construction qui déterminent le tarif.
Pour un opticien, passer de f/4 à f/2.8 c’est revoir entièrement la formule optique, utiliser des lentilles plus grandes et plus coûteuses à produire, faire en sorte que les aberrations soient réduites au minimum. Ceci justifie la différence avec les zooms f/4.
C’est aussi proposer une construction tous temps, une robustesse à toutes épreuves et une mise au point autofocus aussi réactive et précise qu’avec des lentilles plus petites (il faut déplacer un groupe optique complet bien plus lourd). Ceci justifie la différence avec certains modèles concurrents à f/2.8.
Les zooms téléobjectifs 70-200 mm f/2.8 pros sont plutôt utilisés par les photographes les plus exigeants dans les pires conditions. Les autres modèles sont plutôt utilisés par des amateurs attentifs à leur matériel mais soucieux d’avoir de bonnes performances aussi même si elles ne sont pas LES meilleures.
Comparaison et Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et VR2, quoi de neuf
Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 à gauche – FL ED à droite
la hauteur est la même à l’effet de perspective près
Si les différences visuelles entre le VR2 et ce nouveau FL ED peuvent paraître bien minces (voir la vidéo), il faut s’intéresser aux fiches techniques respectives pour mesurer les apports de cette version 3.
Je pourrais vous dire que ce FL ED est meilleur en tout : netteté, piqué, contraste, fabrication, poids et distance minimale de mise au point, réactivité de l’autofocus, précision de l’ouverture. Et ce serait vrai. Mais je préfère m’intéresser à ce qui fait la différence au quotidien pour le photographe.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : Autofocus et réduction des vibrations (VR)
Le VR2 fait la mise au point très vite, surtout sur un reflex récent. Mais ce FL ED est encore plus rapide. Grâce à son système de motorisation interne, mais aussi grâce à l’apport des quatre boutons de mise au point répartis autour du fût.
La réduction des vibrations déjà très efficace sur le VR2 s’avère elle-aussi un peu meilleure. Vous pouvez photographier à main levée à f/2.8 au 1/30 ème de sec. à 70 mm sans risque de flou de bougé. Idem à 200 mm au 1/60 ème (voir photos test plus bas).
Le principal intérêt de ce système de stabilisation est qu’il évite le recours trop fréquent au trépied. Autant il est admis qu’avec de plus longues focales le trépied est indispensable, autant ici vous pourrez photographier à main levée à 200 mm et faible vitesse sans courir le risque de faire des photos floues. Un très bon point pour l’animalier et le sport.
Diaphragme électromagnétique (E)
Le mécanisme de commande électromagnétique du 70-200 mm (comme sur le Nikon AF-S 300 mm f/4E PF ED VR) autorise une plus grande précision de l’ouverture et une plus grande répétabilité de cette ouverture en mode rafale.
Ce nouveau mécanisme fonctionne de façon synchrone avec l’obturateur, il permet au diaphragme de se caler à l’exacte même position d’une photo à l’autre lors d’un déclenchement en mode continu. Le système de commande des lames du diaphragme est désormais situé dans le barillet de l’objectif, c’est un montage différent de celui du VR2.
Nikon revendique une mise au point encore plus silencieuse, la différence est à peine mesurable à l’oreille entre les deux. Le VR2 est déjà très bon, le FL ED ne se démarque pas de façon évidente sur ce point.
Distance minimale de mise au point
Ce critère vous intéressera si vous voulez faire des photos de près comme de loin sans avoir à changer d’objectif pour les plus courtes focales. En effet plus la distance de mise au point minimale est faible, plus l’objectif s’avère polyvalent, vous évitant le recours au 24-70 mm par exemple.
Avec 30 cm de moins (1,1 m contre 1,4 m sur le VR2) l’écart peut ne pas paraître si grand.
La différence principale tient en la lentille en fluorite qui respecte la focale 200 mm avec les courtes distances de mise au point.
Le VR2 et ses prédécesseurs « ne faisaient pas réellement 200 mm » à la map minimale, alors que ce FL ED respecte la focale à toutes les distances de mise au point.
30 cm en moins et focale maximale respectée vous donnent une plus grande liberté aux courtes distances.
Rapport de reproduction maximum
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Distance de mise au point 1,12 m – 200 mm – f/7.1
Détail de l’image précédente MaP 1,12 m – 200 mm – f/7.1
Ce 70-200 mm n’a pas vocation à être un objectif macro. Son rapport de reproduction maximum progresse toutefois, il est de 0,21 x contre 0,12 x pour le VR2 (1:4.8 contre 1:8.3).
Boutons AF
Le VR2 avait perdu les boutons AF disposés autour du fût des modèles précédents, ils sont de retour sur le FL ED.
Ces quatre boutons répartis autour de la bague de zoom permettent d’activer l’autofocus sans avoir à appuyer sur le déclencheur ou le bouton AF-ON. Vous pouvez les régler de trois façons différentes à l’aide du commutateur dédié :
AF-ON : les quatre boutons permettent de faire la mise au point
AF-L : cette position permet de faire le point et de verrouiller la mise au point pour recadrer, ou si le sujet passe derrière un obstacle,
OFF : les quatre boutons sont inactifs.
A l’usage c’est un vrai confort. Du fait de la longueur de l’objectif, vous allez le tenir avec une main pendant que l’autre tient le boîtier. Vous avez alors au moins un doigt à proximité d’un des quatre boutons AF pour assurer la mise au point tout en pouvant tourner la bague de zoom. Votre seconde main ne sert plus qu’à tenir fermement le boîtier et à déclencher. J’ai adopté le système en quelques minutes.
Inversion des bagues de zoom et de mise au point
Autre différence visuelle majeure, les bagues de zoom et de mise au point sont inversées entre le VR2 et ce FL ED.
Ce nouveau positionnement présente l’intérêt de pouvoir ajuster le zoom sans compromettre la tenue de l’ensemble boîtier-objectif. Votre main supporte l’objectif, votre pouce et votre index ajustent le zoom, votre pouce fait le point, tout cela sans changer de position.
Bague de zoom
Cette bague est plus large que celle du VR2. Son extrémité côté lentille frontale est un peu plus importante (les lamelles caoutchouc sont plus hautes), ce qui permet de caler le pouce pour qu’il ne glisse pas si vous utilisez le zoom sous la pluie par exemple, ou lorsque vous avez les mains humides.
C’est le même principe que pour la bague de mise au point du VR2 mais il est bien plus logique d’en disposer sur la bague de zoom. Du fait de l’éloignement de cette bague, la sérigraphie des focales est un peu plus grande, je la trouve plus lisible mais c’est subtil.
Bague de mise au point
Elle est aussi plus large que celle du VR2, et je l’ai trouvée plus souple sur l’exemplaire de test que celle de mon VR2 (un effet de l’âge ?). La rotation est très douce, sans aucun à-coup, c’est la moindre des choses sur un zoom pro.
Poids réduit
Le FL ED pèse 100 gr. de moins que le VR2, je l’ai vérifié pour vous sur ma balance. Je dois avouer qu’à l’usage cette différence n’est pas du tout sensible.
Quand vous devez supporter 1.4 kg d’optique plus le poids du boîtier, ce ne sont pas 100 gr. de plus ou de moins qui font la différence. Ce 70-200 mm reste lourd, mais c’est le prix à payer pour un télézoom f/2.8 de cette qualité.
Commutateurs
Les commutateurs des Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 (gauche) et FL ED (droite)
Les commutateurs sont positionnés sur le coté gauche, ils sont au nombre de 4 pour le FL ED comme le VR2 :
commutateur autofocus/manuel,
limiteur de plage de mise au point,
mode VR (OFF, normal, sport),
modes boutons AF (AF-L, OFF, AF-ON).
Les deux commutateurs VR séparés du VR2 sont donc remplacés par un unique et plus pratique commutateur, tandis que le commutateur des boutons AF fait son apparition.
Pare-soleil
Il s’agit du modèle Nikon HB-78 (HB-48 sur le VR2) qui se verrouille sur l’optique et se dégage à l’aide d’un bouton poussoir.
Ce bouton présente un bosselage sur ce nouveau modèle, on le trouve plus rapidement, alors que le bouton du VR2 est positionné au ras de la surface du pare-soleil. C’est subtil là-aussi mais c’est dans l’extrême précision que ce zoom fait la différence.
Collier de pied
Le collier de pied reste fixé à demeure sur l’optique, la plaque comportant le pas de vis standard se retire par contre comme sur le modèle précédent.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : en savoir plus
Je vous propose de découvrir les différences entre le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED et le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR2 en vidéo :
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED, sur le terrain
L’autofocus
Après plusieurs jours de test je ne vois pas quoi reprocher à cet autofocus. Il accroche le point très vite (le Nikon D750 utilisé y est aussi pour quelque chose) quel que soit le sujet. Dans l’obscurité c’est aussi efficace qu’en pleine lumière, et je n’ai pas constaté de phénomène de pompage entre une position et une autre.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Mode rafale AF-C – MaP 7,5 m – 1/1.250 ème sec. – f/4 – 70 mm
Mode rafale AF-C – MaP 7,5 m – 1/1.250 ème sec. – f/4 – 70 mm (crop de l’image précédente)
Lors d’une séance en mode rafale avec sujet en déplacement frontal, j’ai pu faire une série de photos parfaitement nettes. Seule la profondeur de champ, si vous choisissez f/2.8, peut donner l’impression que vous n’êtes pas au point si vous avez tapé légèrement à côté. Lors de cet exercice ce FL ED s’est avéré un peu plus précis et rapide que le VR2, mais il faudrait un protocole de test plus précis pour tirer des conclusions scientifiques.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 : la stabilisation
J’ai retrouvé avec cette optique le même sentiment que j’avais éprouvé lors du test du Nikon 200-500 mm. La stabilisation se fait oublier, le système est très silencieux, vous avez juste parfois le sentiment que l’image vient de se figer dans le viseur. Mais le gros avantage c’est qu’elle se fige aussi sur la photo !
Nikon revendique au moins 4 stops de gain avec ce stabilisateur, à l’usage j’ai pu faire des photos en très basse vitesse à 70 comme 200 mm sans constater le moindre flou de bougé sur les images. C’est un confort indéniable et pour avoir longtemps utilisé le VR2, il y a un progrès sensible. Ce n’est pas « le jour et la nuit », le VR2 est déjà très bon, mais si vous avez besoin de la plus grande précision possible alors celui-ci est un cran devant.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
Scène test pour le stabilisateur
1/30 ème de sec. à 72 mm – f/2.8
1/60 ème de sec. à 200 mm – f/2.8
La qualité d’image
C’est un point qui demande un protocole de test technique élaboré car ce FL ED comme son prédécesseur flirtent tous les deux avec les sommets. Il est difficile de transcrire à l’écran ici la différence entre les deux car il n’y a pas « le bon » et « le mauvais ». Ces optiques méritent des tirages grand format pour montrer leurs limites.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 185 mm – f/2.8 – 1/200 ème – ISO 200
La différence ne se fait pas qu’en regardant le piqué d’image. Il faut s’intéresser aussi au comportement de l’optique en fonction des conditions de lumière. Ces zooms sont souvent utilisés en extérieur, avec des lumières rasantes, des contre-jours, des lumières latérales. Le FL ED gère très bien ces lumières difficiles. Aucune de mes photos de test ne présente d’effets indésirables, de flare ou de reflets particuliers.
La douceur des dégradés et la restitution des teintes (JPG direct comme RAW) sont d’une grande qualité, observez par exemple le rendu des teintes et contrastes sur l’image ci-dessous.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – f/8 – 200 mm – ISO 100
f/8 – 200 mm – ISO 100 (crop de l’image précédente)
1/500 ème – f/2.8 – 200 mm
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
1/500 ème – f/2.8 – 200 mm (crop de l’image précédente)
Le 70-200 mm FL ED gère très bien aussi les contre-jours, avec une jolie transition entre les zones claires et les zones sombres. C’est autant de gagné en post-traitement et c’est tout bon pour le JPG direct.
Inutile de préciser que les déformations d’image dans les coins sont pratiquement inexistantes à pleine ouverture, seul un léger vignettage est visible sur les photos (environ 1/3 d’Ev). Dès f/3.2 il est atténué et disparaît à partir de f/3.5.
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 1/1.250 ème – f/2.8 – 200 mm
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED – 1/1.250ème – f/4 – 200 mm
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED
1/800 ème – f/6.3 – 200 mm (crop d’une autre photo de la série)
Test Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 E FL ED : verdict
Il est toujours difficile de tirer des conclusions après le test d’une optique de ce niveau. Dire qu’elle est superlative masque ses quelques petits défauts et mettre l’accent sur les défauts crée le doute.
Toutefois nous sommes ici en présence d’une optique d’exception à plusieurs titres :
les performances générales (autofocus, qualité d’image, stabilisation) sont de très haut niveau,
la gestion des contrastes, les effets de seuil, le piqué de l’image atteignent des valeurs que je n’ai pas encore constatées sur des optiques similaires,
l’ergonomie frôle la perfection,
la construction et la protection de l’optique en font un modèle (très) pro.
Ces performances ont un prix et il est vrai que ce 70-200 mm FL ED fait cher payer ses prestations. Si vous cherchez à comparer ce zoom à un autre 70-200 mm f/2.8, tenez toutefois compte de ce qui fait la différence : cette optique est conçue pour les plus exigeants des photographes, qui vont l’utiliser dans les conditions les plus difficiles.
Pour vous aider dans votre choix, je vous livre quelques conclusions personnelles en fonction de différents profils. Je vous laisse faire ensuite la part des choses entre l’envie de performances extrêmes (mais un tarif extrême aussi) et des besoins plus classiques (à un prix plus doux).
Vous avez la version VR du 70-200 mm f/2.8
Si vous disposez déjà du 70-200 mm f/2.8 VR première version, vous pourrez voir la différence avec le FL ED qui s’avère bien meilleur partout : précision de l’autofocus et de l’exposition, stabilisation, piqué d’image, gestion des aberrations.
La stabilisation et la qualité d’image sont les deux critères vraiment différenciateurs, le VR1 marquait déjà le pas à sa sortie face au précédent 80-200 AF-S. La stabilisation est aussi en retrait sur le VR1 (c’est une ancienne génération), le FL ED est bien plus performant.
Vous pouvez donc envisager le remplacement du VR (1) par le FL ED si vous faites partie des plus exigeants.
Vous avez la version VR2 du 70-200 mm f/2.8
Si vous possédez déjà le VR2 et que vous n’êtes pas le plus exigeant des photographes alors le remplacement ne se justifie pas, le VR2 est déjà très bon. Il n’y a pas de faiblesse majeure sur cette optique.
Si vous êtes parmi les plus exigeants, alors revendez le VR2 (il est recherché en occasion) pour le nouveau FL ED. L’ergonomie, la réactivité, la construction sont un peu supérieures. Les photographes de sports de compétition en extérieur, exigeants, sauront faire la différence lors des longues séances sous la pluie par exemple.
Vous n’avez pas encore de zoom 70-200 mm f/2.8 et vous ça vous tente
Plusieurs options s’offrent à vous. J’en liste quelques-unes.
Vous avez le budget et vous cherchez la meilleure optique du moment, ne cherchez plus vous l’avez trouvée. Le nouveau FL ED est un cran devant le VR2 et ses concurrents, bien que ceux-ci ne déméritent pas.
Vous voulez un très bon zoom mais le tarif du FL ED vous pose problème : trouvez un VR2 neuf ou d’occasion, il reste une excellente alternative et ne démérite pas malgré son age.
Vous voulez un zoom 70-200 mm f/2.8 mais vous ne voulez pas dépenser de telles sommes : choisissez un modèle équivalent dans une des deux marques Tamron ou Sigma, ils ne sont pas loin derrière le VR2 et seront de très bons compagnons pour le reportage, le sport, l’animalier, …
Vous voulez un zoom 70-200 mm mais les f/2.8 sont trop lourds, trop gros, trop chers, trop … tout : choisissez le Nikon 70-200 mm f/4, son ouverture à peine plus limitée, sa construction et ses performances constituent un ensemble tout à fait pertinent pour un tarif plus doux.
Tutoriels Nikon Capture NX-D et aide en ligne, post-traitement des fichiers NEF Nikon
Le logiciel Nikon Capture NX-D est un logiciel gratuit que vous pouvez utiliser pour développer les fichiers RAW (NEF) de votre boîtier Nikon. Voici une série de liens vers l’aide en ligne pour vous former à l’utilisation de ce logiciel ainsi des tutoriels Nikon Capture NX-D.
[MàJ Novembre 2018]
Introduction et tutoriels Nikon Capture NX-D
Le logiciel Nikon Capture NX-D est un dématriceur : il permet d’ouvrir et d’afficher les fichiers RAW issus des boîtiers Nikon. il permet également de traiter ces fichiers pour créer l’image finale qui sera alors sauvegardée au format JPG, un format exploitable sur le web, dans les labos de tirage et que vous pouvez aisément partager par mail.
Nikon Capture NX-D sait aussi gérer et traiter les fichiers JPG et TIFF.
Le logiciel Nikon présente une interface graphique faite de palettes flottantes que vous pouvez placer sur l’écran à votre guise. Vous pouvez également déplacer une palette sur un écran secondaire pour conserver l’affichage plein écran (principal) de vos photos.
Nikon Capture NX-D permet l’affichage simultané de plusieurs photos pour les comparer, de même que l’affichage de type Avant – Après vous permettant de visualiser le rendu des traitements effectués.
Nikon Capture NX-D utilise un format d’enregistrement des fichiers RAW qui permet d’exporter dans un fichier annexe – side-car – les données décrivant les réglages appliqués aux photos.
Principales fonctions de Nikon Capture NX-D
Le logiciel Nikon Capture NX-D permet d’effectuer un ensemble complet de traitements sur les fichiers RAW Nikon (NEF), parmi lesquels :
réglage de la correction d’exposition,
réglage de la balance des blancs,
réglage du Picture Control,
suppression des taches de capteur
gestion des images par lots
Voici deux premières séries de conseils pour comprendre Capture NX-D :
Une fois votre photo ouverte dans Capture NX-D, vous pouvez visualiser le rendu JPG qui tient compte, puisqu’il s’agit d’un logiciel Nikon, du réglage Picture Control choisi :
Bien qu’il ne dispose pas d’un catalogue pour gérer vos photos comme Lightroom par exemple, Capture NX-D permet d’attribuer des éléments de tri aux photos :
La première série d’opérations que vous pouvez appliquer à vos fichiers RAW consiste à donner à l’image le rendu qu’elle mérite, à la traiter dans sa globalité.
Voici les principales fonctions de Capture NX-D qui vont vous aider pour arriver à vos fins :
Traiter un lot de photos permet d’appliquer à l’ensemble des images sélectionnées les mêmes opérations de développement et traitement.
Une fois traitées, vous allez pouvoir exploiter vos images pour les publier, les imprimer ou les partager. Voici les fonctions utilises et leur utilisation :
Ces informations vous renvoient vers le site Nikon et l’aide en ligne du logiciel. A ce jour il n’existe pas de guide papier ni de formation en ligne pour apprendre à utiliser Nikon Capture NX-D.
Vous pouvez poser vos questions aux utilisateurs de Capture NX-D en participant aux échanges dans la rubrique dédiée du forum Nikon Passion :
Lumière et exposition, les secrets : visualisation, réglages, prise de vue, post-traitement
Savoir contrôler lumière et exposition à la prise de vue tout en gardant certaines corrections pour l’étape de post-traitement est un passage obligé si vous voulez devenir un photographe plus créatif. Faire de meilleures photos.
La seconde édition de ce livre de Volker Gilbert, photographe et formateur, vous guide dans l’apprentissage des différentes notions indispensables à connaitre, comme de celles plus avancées dont la maîtrise fera de vous un photographe expert.
Dans ce premier chapitre vous allez (re)voir les bases de l’exposition et les trois paramètres qui composent le triangle d’exposition :
ouverture
temps de pose
sensibilité
Si comprendre ce que signifie ces trois termes ne vous prend que quelques minutes, saisir ce qui se cache derrière les termes lumière et exposition nécessite un peu plus de temps.
L’ouverture désigne la taille du diaphragme lors de la prise de vue. Mais le choix de l’ouverture a un impact sur la diffraction, par exemple. Et la diffraction n’a pas le même impact sur une photo de paysage que sur une photo macro. Vous découvrirez cela page 7.
Le temps de pose définit la quantité de lumière qui atteint le capteur, mais aussi le possible flou de bougé. Savez-vous que le stabilisateur et le type d’obturateur (mécanique, électronique, hybride) ont un impact également ? Allez voir pourquoi en page 22.
La sensibilité ISO peut changer d’une photo à l’autre en numérique. Mais savez-vous que monter en sensibilité ne fait pas qu’augmenter le bruit numérique ? Cela diminue également la plage dynamique du capteur (voir page 32).
Bien exposer c’est donc bien gérer lumière et exposition. Il est important que vous sachiez précisément à quelle lumière vous avez à faire, lisez la fin de ce chapitre pour en savoir plus.
Mesurer la lumière et régler l’exposition
La mesure de lumière est assurée par la cellule intégrée de votre appareil photo. Cette cellule atteint parfois ses limites et il vous faut alors recourir à un posemètre indépendant. Volker Gilbert vous présente les différents posemètres – y compris les applications pour smartphone.
Lorsque vous utilisez votre appareil photo, vous avez accès à différents types de mesure de lumière et exposition, chacun ayant un intérêt particulier.
Apprenez à faire la différence entre :
la mesure multizone ou matricielle,
la mesure moyenne ou intégrale,
la mesure à prépondérance centrale,
la mesure spot,
la mesure sélective.
Mesurer la lumière impose de comprendre ce que sont les indices de lumination et les différents modes d’exposition (P,S,A,M). Vous allez apprendre cela dans la suite du chapitre (page 54 et suivantes).
Découvrez aussi comment faire varier l’exposition en fonction de la scène photographiée en utilisant :
la correction d’exposition,
le bracketing d’exposition,
la mémorisation d’exposition.
Il est indispensable de maîtriser ces trois fonctions pour donner à vos photos un rendu différent de ce que l’automatisme décide si vous le laissez faire.
L’exposition en numérique
Le capteur de votre appareil photo a des caractéristiques physiques et électroniques qu’il vous faut connaître pour l’exploiter au mieux. Parmi ces caractéristiques, vous allez découvrir au travers de ce chapitre 3 :
qu’est-ce que la plage de contraste,
qu’est-ce que la plage dynamique,
les deux types de bruit numérique,
qu’est-ce que le banding.
En quoi cela va t-il vous aider à faire de meilleures photos ? Ces notions sont essentielles pour, par exemple :
ne pas surexposer un ciel que vous ne pourrez pas rattraper au post-traitement,
bien gérer le bruit numérique sur vos photos en pose longue,
ne pas trop sous-exposer et provoquer une montée de bruit qu’il vous faut faudra ensuite réduire en post-traitement.
Savez-vous également que le format de fichier utilisé (RAW ou JPG) a un impact sur l’exposition ?
Allez à la page 91 du guide pour comprendre ce qu’est l’exposition à droite et pourquoi cela a de l’intérêt en RAW. Vous allez voir que c’est une question d’encodage et de nombre de niveaux.
Connaissez-vous le zone system ?
Cette technique d’exposition mise au point par le photographe Ansel Adams en 1941 est tout à fait utilisable avec votre appareil numérique. Le zone system peut vous aider à récupérer du détail dans les hautes lumières sans tenir compte des tons foncés, un atout que les photographes de paysage apprécieront.
Vous êtes plutôt adepte du JPG ?
Bien qu’il soit plus simple d’emploi en apparence, le format JPG est plus exigeant que le format RAW à la prise de vue car il impose une exposition optimale. Vous ne pouvez pas en effet, ou très peu, rattraper hautes et basses lumières en post-traitement.
Bien exposer pour le JPG nécessite donc de vous fier à l’histogramme et aux témoins d’écrêtage (voir page 99). L’utilisation du D-Lighting actif, dès la prise de vue, peut vous aider à optimiser vos JPG, c’est une autre notion à connaître.
Maîtriser la luminosité et le contraste
Lorsque vous êtes face à votre sujet, trois situations courantes se présentent à vous :
la plage de contraste est égale à la plage dynamique,
la plage de contraste est inférieure à la plage dynamique,
la plage de contraste est supérieure à la plage dynamique.
Vous devez être capable d’identifier ces trois situations et de réagir en adaptant la mesure d’exposition et vos réglages. Sachez que ceux-ci ne seront pas les mêmes selon que vous faites du JPG ou du RAW. La première partie de ce chapitre 4 détaille tout ce qu’il vous faut savoir.
Un autre scénario classique peut se présenter à vous si la lumière est trop importante : vous ne pouvez pas baisser la sensibilité, ni fermer le diaphragme au-delà des valeurs limites. Il va vous falloir réduire la quantité de lumière.
Vous allez trouver dans le guide, page 124 et suivantes, les différentes solutions à votre disposition parmi lesquelles :
comment utiliser un filtre gris neutre
comment utiliser un filtre polarisant
Ces filtres vous aideront à maîtriser les contrastes extrêmes avant de passer à des techniques plus avancées encore comme le HDR (page 137).
Ce tour d’horizon très complet que nous propose l’auteur inclut les techniques de débouchage des ombres (avec réflecteur ou diffuseur) et l’utilisation d’un flash.
Etudes de cas d’exposition
Rien de mieux que des exemples quand il s’agit de présenter des notions comme celles-ci. C’est ce que Volker Gilbert vous propose dans le chapitre 5, dans l’esprit de ce que propose aussi Michael Freeman dans L’art de l’exposition en photo numérique.
A l’aide de séries d’images regroupées par domaines, l’auteur vous explique, photo par photo, quelle était la problématique à la prise de vue et comment il a réglé l’exposition et les paramètres de prise de vue :
la photo de paysage,
la photo macro,
la photo en faible lumière,
le reportage photo,
le noir et blanc.
Ce chapitre va vous aider à comprendre tout ce que vous avez lu précédemment, mais il va aussi vous permettre de vous constituer des fiches personnelles à avoir avec vous quand le besoin s’en fait sentir. C’est quelque chose que j’aurais aimer trouver dans le guide sous forme de tableaux utilisables facilement (en annexe ?).
Ajuster lumière et exposition dans Camera Raw et Lightrom
Le post-traitement fait partie intégrante du flux de travail du photographe. Cette étape vous permet de donner à vos photos le rendu souhaité, ce que vous imaginiez à la prise de vue.
Ce dernier chapitre s’adresse en priorité à ceux qui utilisent le format RAW car c’est le format de prédilection pour le post-traitement. Lightroom (et Camera Raw qui est le moteur de développement RAW intégré) est le logiciel le plus utilisé par les photographes amateurs experts et c’est celui que Volker Gilbert utilise pour présenter :
l’histogramme et l’écrêtage,
le réglage de la balance des blancs,
la correction des tonalités et du contraste,
la compensation des sur- et sous-expositions.
L’auteur vous explique aussi comment utiliser les outils de traitement localisés pour modifier lumière et exposition sur des zones précises de vos photos. Il passe en revue les modules de fusion HDR comme la fusion de plusieurs images dans Photoshop directement afin de contrôler avec encore plus de précision le résultat final.
Mon avis sur la seconde édition du guide Lumière et Exposition de Volker Gilbert
Ces notions peuvent vous paraître « déjà vues » ou « déjà maîtrisées » et pourtant gérer lumière et exposition est tellement critique pour réussir une photo que nous n’en savons jamais assez.
La seconde édition de ce guide fait un tour très complet du sujet, chaque chapitre vous apporte une quantité d’informations rarement rencontrée dans d’autres guides plus généralistes. L’auteur a pris le soin de faire un tour d’horizon le plus exhaustif possible et c’est réussi.
Cette seconde édition a été entièrement actualisée, mise à jour lorsque cela s’imposait, et bien que cela ne justifie pas de racheter le livre si vous avez déjà la première édition, il s’agit d’un ouvrage de référence pour tous les photographes débutants, amateurs et professionnels.
Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, le télézoom compact
Sigma profite du CP+ au Japon pour annoncer le nouveau Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, un télézoom longue focale compact.
Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM à 100mm sans paresoleil
Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, caractéristiques techniques
Les amateurs de zooms téléobjectifs longues focales vont être ravis. L’offre n’a jamais été aussi importante entre les 150-600mm de Sigma et Tamron, le Nikon 200-500mm et désormais ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM. Ce dernier vient directement concurrencer le Nikon AF-S 80-400 mm f/4,5-5,6G ED VR, lui-aussi stabilisé mais à l’ouverture maximale plus importante.
Ce nouveau télézoom a pour avantage d’être plus compact et léger que les 150-600 et 200-500, une compacité qui s’avère intéressante si vous ne cherchez pas les focales ultimes et souhaitez pouvoir voyager avec un 400mm.
Sigma revendique « la compacité, la légèreté et le rapport qualité/prix » pour son 100-400mm, sans toutefois annoncer le tarif encore. Ce télézoom s’inscrit dans la série Contemporary chez Sigma, à l’inverse des trois autres optiques annoncées le même jour, les Sigma 135mm f/1.8, Sigma 14mm f/1.8 et Sigma 24-70mm f/2.8 en version Art.
Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM reprend certaines des caractéristiques du 150-600mm Contemporary Sigma, et propose :
la stabilisation optique Sigma OS,
la motorisation autofocus HSM,
le limiteur de recherche du point,
le diamètre de filtre de 67mm.
Le poids de l’optique est de 1160 gr. ce qui en fait un télézoom plutôt léger pour une telle plage focale. Cet objectif reste personnalisable – et sa mise au point AF ajustable – à l’aide du dock USB Sigma (en option) qui permet à l’utilisateur d’intervenir sur les données de l’optique pour corriger, par exemple, les problèmes de front ou back focus couramment constatés avec les boîtiers riches en pixels.
La formule optique incorpore quatre lentilles en verre SLD (Special Low Dispersion) censée réduire les aberrations chromatiques. Cette formule optique n’égale pas celle des optiques Sigma Art, mais la gamme de prix n’est pas la même non plus.
Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’une bague de zoom pouvant être réglée de façon traditionnelle, par rotation, comme d’avant en arrière pour faciliter le zooming direct. Sigma précise avoir adapté la conception du paresoleil pour tenir compte de ce mode de contrôle.
La distance minimale de mise au point est de 160cm, le rapport de reproduction fixé à 1:3,8. Sigma revendique ainsi un usage à la fois téléobjectif et macro pour son 100-400mm.
Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’une baïonnette équipée d’un joint d’étanchéité afin de limiter les intrusions (poussières, ruissellements).
Ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM dispose d’un nouveau système de stabilisation Sigma OS. Ce système utilise un capteur gyroscopique et un nouvel algorithme (pilotage logiciel). L’accéléromètre mesure les mouvements de l’optique (horizontal, vertical, diagonal) afin de réduire le flou de bougé sur les images.
Ce système fonctionne donc comme la plupart des systèmes VR déjà disponibles sur le marché, la marque ne précise par contre pas quel est le gain attendu. A titre de comparaison le Nikon 200-500mm permet de gagner 4 stops à toutes les focales.
En monture Nikon ce Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM offre la commande électromagnétique du diaphragme, tout comme les Nikon E.
Le Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM à 400mm avec son paresoleil
Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM, fiche technique
La fiche technique du Sigma 100-400mm f/5.6-6.3 DG OS HSM comprend :
une formule optique à 21 éléments en 15 groupes
une ouverture minimale de f/22
un diamètre de filtre de 67mm
un angle de champ en 24×36 variable de 24,4° à 6,2°
une distance minimale de mise au point de 160cm
un diamètre de 86,4mm pour une longueur de 182,3mm
un diaphragme circulaire à 9 lames
un rapport d’agrandissement maximum de 1:3,8
un poids de 1160 gr.
Sigma ne communique pas sur le tarif et la date de disponibilité de ce télézoom.
Source : Sigma
Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM, le zoom de reportage stabilisé
Sigma met à jour son zoom 24-70 et annonce le nouveau Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM, un objectif dédié au reportage, stabilisé et doté des meilleurs composants de la série Art.
Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM : caractéristiques techniques
Il était attendu ce nouveau Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM ! Les amateurs de zooms de reportage à grande ouverture f/2.8 pouvaient certes se contenter de l’excellent Tamron 24-70mm f/2.8 et du superlatif Nikon AF-S 24-70mm f/2.8 tous deux stabilisés. Mais les fans de Sigma restaient un peu sur leur faim en attendant une mise à niveau du précédent modèle.
Le tout premier zoom Sigma 24-70mm f/2.8 est apparu en 2001, il s’agissait du 24-70mm f/2.8 EX DG Aspherical DF. Ce nouveau venu n’est rien moins que la quatrième génération de zooms 24-70mm f/2.8 Sigma.
Ce Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM a la lourde tache de répondre aux exigences que nous attendons d’un tel zoom polyvalent :
une grande ouverture f/2.8
une qualité d’image excellente dès l’ouverture maximale
un autofocus rapide et précis
une stabilisation efficace
une construction à l’épreuve des intempéries et des chocs
Le Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM dispose d’une formule optique en phase avec le standard de la série Art :
trois lentilles en verre SLD
quatre lentilles asphériques
Ces lentilles ont pour rôle de réduire la coma, une aberration qui déforme les points lumineux sur les images. Elles doivent aussi réduire l’aberration chromatique transversale et la distorsion, en grand-angle particulièrement. C’est le défaut des zooms 24-xx souvent (comme le Nikon AF-S 24-120mm à 24mm).
Sigma revendique l’utilisation d’une lentille asphérique, une conception inaugurée sur le Sigma 12-24mm et que l’on peut retrouver également dans les 135 et 14mm annoncés en même temps que ce zoom.
Cette lentille a comme particularité d’être plus épaisse au centre que sur les bords, elle est soumise à un traitement de surface très précis qui permet à Sigma de revendiquer un bokeh très doux et une absence de cercles concentriques pouvant affecter les éléments asphériques traditionnels.
La précision de cette fabrication, au centième de micron, équivaut toutefois aux standards du moment chez les différents constructeurs. Ce Sigma 24-70mm f/2.8 devrait donc pouvoir faire jeu égal avec ses concurrents sur ce plan.
Le Sigma 24-70mm f/2.8 est stabilisé : doté du système Sigma OS, stabilisation optique, ce zoom rejoint là-aussi ses concurrents. La stabilisation est un système réclamé par de nombreux utilisateurs et Sigma ne pouvait pas passer à côté avec cette génération 4.
L’autofocus HSM équipant ce Sigma 24-70mm f/2.8 s’avère plus puissant que celui du précédent modèle (1,3x plus de couple).
Sigma annonce une qualité de construction en hausse pour son nouveau zoom, avec un fût en métal plus rigide et l’utilisation de pièces en matériau composite TSC (Thermally Stable Composite). Ce matériau est censé résister aux effets de déformation et de dilatation.
La protection tous temps est assurée par la baïonnette en laiton chromé, équipée d’un joint d’étanchéité, et par la lentille frontale, traitée avec un revêtement déperlant.
Dans sa déclinaison Nikon, ce zoom 24-70mm f/2.8 Sigma dispose d’une commande de diaphragme électromagnétique (comme les objectifs Nikon E). Rappelons que ce principe de commande permet une plus grande précision du contrôle de l’ouverture et une répétabilité plus grande lors du fonctionnement en mode rafale.
Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM : fiche technique
La fiche technique du Sigma 24-70mm f/2.8 DG OS HSM comporte :
une formule optique à 19 éléments en 14 groupes
une ouverture minimale de f/22
un angle de champ en 24×36 compris entre 84,1 et 34,3°
une distance minimale de mise au point de 37cm
un diamètre de 88mm pour une longueur de 107,6mm
un diaphragme circulaire à 9 lames
un rapport d’agrandissement maximum de 1:4,8
Le poids de l’optique n’est pas communiqué.
Sigma annonce un tarif public de 1449 euros et une disponibilité début Juillet 2017 pour ce zoom qui aura fort à faire face à une concurrence bien armée :
La guerre des zooms 24-70mm f/2.8 ne fait que (re)commencer puisque nous attendons la mise à jour en version G2 du Tamron et un tarif un peu plus démocratique pour le zoom Nikon. Reste à savoir à quel tarif Sigma va positionner son nouveau modèle …
Source : Sigma
Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : le grand-angle très lumineux
Sigma profite du CP+ au Japon pour annoncer le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art, un objectif grand-angle à très grande ouverture pour boîtiers Nikon, Canon et Sigma.
Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : caractéristiques techniques
La caractéristique principale de ce Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art est bien son ouverture. Avec f/1.8, les amateurs de photos de ciels étoilés vont pouvoir préserver la montée en ISO tout en s’assurant des résultats de haut niveau propres à la série Sigma Art.
En photo de paysage, pouvoir bénéficier d’une grande ouverture permet de jouer avec les différents plans pour mettre en valeur le premier et plonger dans un flou créatif l’arrière-plan.
Ce Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art embarque une formule optique composée de trois lentilles en verre FLD (« F » low dispersion) et de quatre lentilles en verre SLD (Super low dispersion). Ces lentilles permettent de réduire les aberrations chromatiques que l’on trouve souvent dans les images faites avec un ultra grand-angle.
Le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art dispose d’une généreuse lentille frontale asphérique de 80mm de diamètre identique à celle du Sigma 12-24mm. La technologie de moulage de lentille Sigma a permis la conception de cette lentille et de cette optique selon la marque. C’est cette lentille qui réduit la distorsion, du centre comme des bords de l’image selon Sigma.
Le Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art dispose d’une baïonnette en laiton chromé, d’un diaphragme circulaire et l’année de fabrication est gravée sur le fût de l’objectif comme pour d’autres modèles de la série Art.
Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art : fiche technique
La formule optique du Sigma 14mm f/1.8 DG HSM Art comprend :
16 éléments en 11 groupes
une ouverture minimale de f/16
un angle de champ en 24x36mm de 114.2°
une distance minimale de mise au point de 27cm
un diamètre de 95.4mm pour une longueur de 126mm
un diaphragme circulaire à 9 lames
un rapport d’agrandissement maximum de 1:9.8
un poids (important) de 1170g
Sigma annonce un tarif public de 1649 euros et une disponibilité à partir de Juillet 2017 pour cette optique.
Source : Sigma
Sigma 135mm f/1.8 DG HSM Art : téléobjectif à grande ouverture non stabilisé
Sigma annonce un nouveau téléobjectif à grande ouverture dans sa gamme Art, le Sigma 135mm f/1.8 DG HSM.
Ce téléobjectif à focale fixe est destiné aux boîtiers plein format en monture Nikon et Canon. Il devrait répondre aux besoins des portraitistes utilisant un capteur riche en pixels, l’absence de stabilisation les pénalisera moins que les adeptes du reportage.
Ce Sigma 135mm f/1.8 DG HSM peut en effet être ajusté avec le dock Sigma et bénéficier du programme de changement de monture (de Canon à Nikon par exemple).
Sigma 135mm f/1.8 DG HSM : caractéristiques
C’est le point fort de la série Art : une qualité optique digne des meilleures productions du moment chez les différents opticiens. Ce Sigma 135mm f/1.8 DG HSM, s’il n’ouvre qu’à f/1.8 alors que Sigma nous a habitués à des ouvertures f/1.4, n’en dispose pas moins d’une formule optique optimisée pour délivrer une grande qualité d’image avec les capteurs jusqu’à 50Mp.
La focale de 135mm couplée à l’ouverture de f/1.8 permet de gérer l’arrière-plan en jouant avec l’effet bokeh. Le diaphragme circulaire à 9 lamelles devrait participer à la réalisation d’images créatives, la compression des plans due à la focale de 135mm aidant.
Le Sigma 135mm f/1.8 DG HSM dispose d’une motorisation autofocus capable de fournir un couple important pour assurer le déplacement des lentilles assurant la mise au point (groupe de focalisation). Sigma précise avoir incorporé un accéléromètre qui détecte l’orientation de l’objectif et adapte la puissance de la motorisation HSM en fonction.
Ce Sigma 135mm f/1.8 DG HSM dispose d’un limiteur de plage de mise au point pour une réponse encore plus rapide de l’autofocus.
La commande de diaphragme est électromagnétique avec la monture Nikon, Sigma ne précise pas la compatibilité avec les différents boîtiers Nikon mais il est logique de penser que c’est la même que celle des optiques Nikon E.
Ce Sigma 135mm f/1.8 fait l’impasse sur la stabilisation optique, une absence que ne manqueront pas de remarquer les adeptes du reportage en basse lumière et que l’ouverture de f/1.8 ne permet pas toujours de compenser.
La marque annonce avoir équipé son Sigma 135mm f/1.8 d’une baïonnette en laiton chromé résistante à la pénétration des poussières et aux infiltrations (ruissellements).
Le Sigma 135mm f/1.8 DG HSM Art avec son paresoleil
Sigma 135mm f/1.8 DG HSM : fiche technique
La fiche technique du Sigma 135mm f/1.8 DG HSM Art comprend :
une formule optique à 13 éléments en 10 groupes
une ouverture minimale de f/16
un diamètre de filtre de 82mm
un angle de champ en 24x36mm de 18.2°
une distance minimale de mise au point de 87.5cm (un peu longue toutefois pour le portrait rapproché)
un diamètre de 91.4mm pour une longueur de 114.9mm
un diaphragme circulaire à 9 lames
un rapport d’agrandissement maximum de 1:5
un poids (important) de 1130g
Sigma ne dévoile pas encore le tarif du Sigma 135mm f/1.8 DG HSM ni sa date de disponibilité.
Source : Sigma
Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 G2, 2 semaines sur le terrain avec le téléobjectif Tamron
Les zooms téléobjectifs à longue plage focale sont désormais (presque) monnaie courante. Afin de vous aider à faire votre choix, voici le grand test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2. Vous allez voir que cet objectif ne manque pas d’intérêt face à une concurrence bien réelle (Nikon et Sigma en particulier).
Ce test du Tamron SP 150-600mm a été réalisé par Régis Moscardini du blog Auxois Nature en collaboration avec Nikon Passion. Régis est un photographe qui vous propose de nombreux conseils pour améliorer vos photos animalières, retrouvez-le sur son site.
Test du Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2, présentation
Un peu d’histoire
Posséder un objectif d’une focale de 150-600 mm, avec une construction sérieuse, un gabarit contenu, un poids raisonnable, une mise au point silencieuse, une stabilisation d’image, à un tarif ne nécessitant pas de braquer une banque ? C’est aujourd’hui possible grâce aux méga-zooms téléobjectifs dont le Tamron SP 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2 est un digne représentant.
L’arrivée sur le marché de cet objectif fin 2013 a bouleversé la donne. Tamron frappait en effet un grand coup. L’accès aux très longues focales avec une telle amplitude de zoom dans un format relativement compact, et, surtout, à un tarif défiant toute concurrence (1400 EUR) était enfin possible pour de nombreux photographes !
On comprend pourquoi cet objectif a rencontré un grand succès. A sa sortie, l’unique méga-zoom possédant une si grande amplitude focale était le Sigma 300-800 mm à 8000 euros ! Logique donc que le concurrent Sigma ait suivi rapidement.
Fort de ce succès mérité, Tamron propose 3 ans plus tard une nouvelle version de son objectif star. La mention G2 permet de le différencier de la version 1.
On imagine le dilemme dans les équipes Tamron ! Il fallait changer suffisamment d’ingrédients pour justifier la nouvelle version, sans pour autant casser les codes d’une recette efficace.
Notez au passage les trois ans nécessaires pour proposer la nouvelle mouture. Que ça fait du bien de ne pas être inondé de nouveautés tous les ans, voire tous les six mois ! Cette course aberrante à l’innovation faussement technologique et purement mercantile est fatigante. Bravo donc à Tamron d’avoir su rester sage !
Les premiers acheteurs pourront sans mauvaise conscience remiser leur 150-600mm version 1 et s’intéresser logiquement au 150-600mm G2.
Test du Tamron 150-600mm G2, le contexte
J’ai aisément pu me rendre compte des évolutions apportées à cette version G2 pendant mes deux semaines de test du Tamron SP 150-600mm. Seulement deux semaines car je ne suis pas propriétaire de l’objectif.
Grâce au maître des lieux Jean-Christophe, Tamron m’a gentiment accordé le prêt du joujou. Pour un pur photographe animalier comme moi, c’était génial !
Je tiens à préciser qu’aucune consigne ne m’a été donnée par la marque. J’ai reçu le colis par la poste, avec à l’intérieur l’objectif, le contrat de prêt … et c’est tout ! C’est important pour moi que vous sachiez que j’ai littéralement eu carte blanche dans la rédaction de ce test du Tamron SP 150-600mm.
L’intérêt d’une telle plage focale ?
Voici une partie que je n’aurais pas écrite sur mon blog. Mais Jean-Christophe me l’a dit avant de m’accueillir ici : il ne parle (presque) jamais de grandes focales. Alors une mise à niveau s’impose non ?
Entre 75 mm et 1200 mm, un objectif appartient à la catégorie des téléobjectifs.
En pratique, un téléobjectif permet de voir l’image du sujet (pas le sujet lui-même hein, mais bien son image projetée dans le viseur) plus grande qu’avec un grand-angle. Et la scène embrassée par le télé sera plus étroite qu’avec un grand-angle.
Vous noterez qu’il y a plus de 1100 mm d’écart entre 75 mm et 1200 mm. Il est d’usage de segmenter cette grande catégorie de téléobjectifs en trois sous-catégories :
les courts téléobjectifs : de 70 à 100 mm
les moyens téléobjectifs : de 100 à 200 mm
les super téléobjectifs : de 300 à 1200 mm
Entre nous cette segmentation n’est pas essentielle. Personne ne vous tapera dessus si vous dites qu’un 135 mm est un court téléobjectif plutôt qu’un moyen.
D’ailleurs, en tant que photographe animalier, ma pratique de terrain m’amène à scinder la famille des télés en deux. A partir de 300 mm, c’est du téléobjectif apte à l’animalier. En dessous, c’est du téléobjectif pour … isoler un sujet dans environnement (les portraitistes adorent le 70-200 mm pour ça justement).
Bon, et sinon, à quoi ça sert de monter un 600 mm sur son boitier ?
A le rendre plus lourd, plus gros et moins maniable C’est indispensable pour qu’un sujet trop éloigné tienne une place suffisante dans l’image. Une longue focale permet de s’approcher « optiquement » quand vous ne pouvez pas, ou ne voulez pas, vous approcher physiquement.
un 600 mm n’est pas de trop pour photographier le farouche geai des chênes
EXIFS : ISO 360 – 600mm – f/6.3 – 1/800s
C’est précisément le cas en photographie animalière. En France métropolitaine, la faune sauvage est excessivement farouche. Des siècles de pression humaine contraignent les animaux sauvages à se tenir le plus éloignés possible d’homo sapiens sapiens. Il en va de leur survie.
D’autres domaines imposent l’usage des téléobjectifs. Les photographes de sport au bord du terrain ne peuvent tirer le portrait du sportif en plein action qu’avec des super téléobjectifs (regardez les optiques utilisées à Roland-Garros).
L’autre avantage d’utiliser ces longues focales est de bénéficier de leur faible profondeur de champ. C’est idéal pour isoler un sujet d’un fond disgracieux par exemple.
Test du Tamron SP 150-600mm, le père et la fille parfaitement isolés du fond disgracieux
EXIFS : ISO 1100 – 460mm – f/8 – 1/640s
Autre atout : la compression des plans
Il suffit de photographier un paysage pour s’en rendre compte. Tous les plans de la scène semblent être rapprochés les uns des autres. Cela change des habituels paysages pris au grand angle.
Test du Tamron SP 150-600mm, à 300 mm un paysage prend une autre dimension
EXIFS : ISO 100 – 320mm – f/11 – 1/640s
Différences entre le Tamron 150-600 G1 et le Tamron 150-600 G2
Trois années dans la vie commerciale d’un objectif, c’est peu. Tamron aurait donc très bien pu procéder à des modifications mineures entre les deux versions.
Et bien non. La montée en gamme est réelle.
Le premier changement notable est esthétique
Tout d’abord, l’objectif bénéficie de la mention SP. Chez Tamron, cet acronyme signifie Super Performance : le haut de gamme du constructeur.
Cela se traduit par une finition métal noir mat du plus bel effet et un design modernisé. Disons épuré. On ne choisit pas un objectif pour son design mais cet aspect est particulièrement soigné par Tamron sur le G2.
Les efforts ont également porté sur la partie optique
Il y a toujours trois verres LD (Low Dispersion) chargés de réduire les aberrations optiques dont le chromatisme. Mais des traitements supplémentaires ont été appliqués pour optimiser la transmission de la lumière et limiter les défauts optiques.
La formule optique est passée de 20 à 21 éléments avec pour principale conséquence une réduction de la distance minimale de mise au point. Elle est à présent de 2,1m au lieu de 2,7m. Quel gain dans le confort d’utilisation !
Jusqu’à justifier le passage de la version 1 à la version 2 ?
Pour certaines usages, oui, sans aucun doute. Je pense aux adeptes de la proxi-photographie.
Les performances de l’autofocus ont également été revues à la hausse. Tamron l’annonce comme plus précis et plus rapide.
La fonction de stabilisation optique est un des plus gros progrès apportés par le G2. Là où l’ancienne version se limitait à son activation ou sa désactivation (un mode binaire), celui-ci propose trois modes de stabilisation. Le mode 1, le mode 2 et le mode … 3 !! Je détaille l’intérêt de ces 3 usages plus loin dans ce test du Tamron SP 150-600mm, dans la partie Stabilisation.
Autre avancée notable : la possibilité avec le 150-600 mm G2 d’utiliser les multiplicateurs de focale 1,4x et 2x de la marque. Sur le G1, c’est impossible (la lentille arrière bute sur le multiplicateur). Les photographes frustrés par cette limitation sur le 150-600 G1 ne le seront plus !
Et le tarif ?
En 2013, le prix de lancement du 150-600 version 1 était de 1400 euros. Le G2 fut annoncé en septembre 2016 à 1999 euros. Quelques mois plus tard, le prix est tombé à 1450 euros. Dans le même temps, le G1 est toujours en vente à 900 euros.
Les 550 euros d’écart entre l’ancienne version et la nouvelle sont-ils justifiés ? Oui. Je détaille ma réponse plus bas.
Qualité de fabrication – Design
Permettez-moi une analogie avec le design des marques automobiles.
On est tous capable de distinguer les différentes marques de voitures sur un parking . Sans avoir à regarder le logo ou le nom. Sans même s’en rendre compte. La forme du véhicule suffit !
Les fabricants d’objectifs donnent l’impression depuis quelques temps de tendre vers ça. Ils aimeraient qu’on se dise, juste en voyant l’aspect de l’objet, « ah, ça c’est un Tamron, ça se voit tout de suite ».
Pour y parvenir, certains fabricants vont plus loin que le simple ajout d’un liseré de couleur autour du fût. C’est le cas de Tamron qui adopte désormais un style propre. Les nouveautés de la marque répondent à un cahier des charges poussé en matière de design.
Quelques mots viennent à l’esprit : épuré, classe, sobre. C’est tout sauf un hasard. La marque a bien compris que les performances optiques ne pouvaient pas à elles seules déclencher l’achat. Le client est humain : il fonctionne aussi au coup de cœur. A l’émotion.
Le soin apporté à la fabrication et au design du G2 a fait un bon en avant. Il reprend évidemment les nouveaux standards stylistiques initiés sur des optiques comme le 35 mm f/1.8 Di VC USD.
Le G1 prend un sacré coup de vieux !
Tout est parfaitement assemblé, les matériaux utilisés sont d’excellentes qualité. Cet objectif respire le sérieux.
C’est important pour un tel zoom. L’usage auquel il est destiné n’est pas celui d’un studio photo confortable. C’est tout le contraire. Le 150-600 mm G2 est amené à évoluer à l’extérieur. Temps humide, poussière, sable, froid, il est conçu pour encaisser sans broncher des conditions difficiles.
Vous apprécierez la construction solide pour toutes les phases de manutention. Car il sera transporté, souvent, manipulé, toujours.
Ce Tamron peut affronter toutes ces situations sans aucun problème. Retenez que ce Tamron SP 150-600mm G2 est bien né, bien construit.
Prise en main – Ergonomie
Vous l’avez compris, Tamron a bien bossé sur le design. Ici aussi, le G2 met une belle claque à son prédécesseur.
Premier élément : les bagues de mise au point et de zoom. La matière utilisée est agréable au toucher. Ça accroche bien sous les doigts. La texture est rainurée, pas de risque de dérapage.
Bague de mise au point
C’est la plus fine des deux. Elle mesure 1,5 cm de large. Ça semble trop fin, surtout comparé à l’autre bague, mais à l’usage, c’est suffisant. La retouche manuelle du point se fait facilement. Il faut 1/4 de tour pour aller d’un bout à l’autre de la course. Même s’il y a une sensation de butée en bout de course, je l’aurais préférée plus marquée. En hiver, avec des gants, on finit pas ne plus trop savoir si on est en bout de course ou pas.
J’ai trouvé la rotation de cette bague manquant d’onctuosité. Sur le modèle testé, j’avais la sensation d’un frottement de plastique contre plastique. Un peu comme si ça manquait de lubrifiant.
Bague de zoom
Elle est large et tombe ainsi parfaitement sous la main. Même avec des gants bien épais, la bague se manipule facilement. Je n’ai pas noté de point dur. Juste le départ à 150 mm un peu plus dur que le reste, mais dès 300 mm, ça tourne parfaitement. C’est fluide, onctueux, la résistance est dosée comme il faut. Vous n’aurez pas l’impression d’actionner tous ces verres à l’intérieur !
Tamron a bien fait de mettre une bague large, caoutchoutée et rainurée. C’est par elle que la main gauche tient l’objectif à main levée. Bon point donc.
Le sens de rotation se fait de la gauche vers la droite pour zoomer et un peu moins d’1/2 tour est nécessaire pour passer de 150 à 600 mm. Cette course est parfaite sur trépied. On parcourt la plage focale en un tour de main. Le passage d’un extrême à l’autre se fait en un coup. De même, ajuster finement le cadrage est facile.
Mais j’insiste : sur trépied !
À main levée, c’est une autre histoire.
Ce type d’objectif est lourd. Sans support, vous n’avez qu’une seule façon de bien tenir l’ensemble : saisir le reflex avec la main droite et l’objectif avec la main gauche, sous la bague de zoom.
Tout va bien si vous vous contentez de procéder à des petits ajustements de focale. Par contre, ça devient plus compliqué pour passer directement de 150 à 600 mm. Dans ce cas précis, en position 600 mm, vous vous retrouvez à tenir l’objectif avec la paume de la main gauche vers le bas. Cette position n’est pas tenable.
Rien d’autre à faire que de lâcher le fut pour vite remettre la main gauche en position soutien. Mais pendant ce lâcher, tout le couple est tenu par la seule main droite. Ça ne dure pas longtemps, mais on le sent bien passer !
Ceci dit, devoir traverser toute la plage focale en une fois n’est pas fréquent. En pratique, je devais plutôt faire des ajustements sur des plages focales courtes. Par exemple entre 500 et 600 mm pour trouver le bon cadrage. Ou entre 150 et 300 mm parce que la scène l’imposait.
Pour conclure je dirais que Tamron a trouvé le bon dosage. A condition toutefois d’utiliser l’objectif sur trépied. Mais vous ne pensiez pas faire autrement pas vrai ?!
Les boutons
Les bouton sont positionnés sur le coté gauche. Le maintien de l’objectif se fait avec la main gauche, les boutons tombent pile sous le pouce pour être actionnés. Parfait donc … pour les droitiers !
Le pare-soleil
Il est en plastique et se visse sur l’objectif. Les photographes ayant l’habitude de poser au sol leur téléobjectif sur le pare-soleil devront s’abstenir. En effet, c’est du tout plastique. Une petite bande de caoutchouc au sommet du pare-soleil aurait été appréciée !
J’ai noté que le collier de serrage ne marquait pas de cran lors du changement portrait – paysage. C’est dommage car ce repère sensitif (ça force gentiment) est très pratique quand on a l’oeil rivé sur le sujet.
Système Flex Zoom Lock
Je dois absolument vous parler d’une grosse nouveauté ! Il s’agit du système Flex Zoom Lock. Derrière cette appellation se cache un mécanisme à l’efficacité diabolique.
Une fois activé par un simple glissement de la bague de zoom, la focale ne risque plus de changer intempestivement en cours de prise de vue. En fait, ça n’est pas un réel blocage à 150 mm pour ne pas voir le fut descendre tout seul sous son propre poids. Dès que le Flex Zoom Lock est opérationnel, la bague de zoom oppose une telle résistance qu’il devient très difficile de modifier la focale.
Un très bon point d’autant que ce système est actif à n’importe quelle focale ! Tamron a eu la bonne idée de marquer la bague d’un trait blanc quand le Flex Zoom Lock est actif. Aucun risque de se demander pourquoi cette fichue bague est si dure !
L’autofocus
C’est une des promesses sur le site Tamron : « La vitesse d’autofocus est significativement améliorée et permet une mise au point à grande vitesse précise sur des sujets en mouvement.»
En clair : le 150-600 mm G2 possède un autofocus plus efficace que son prédécesseur. Comment Tamron y est-il parvenu ? En revoyant le logiciel de commande de l’AF notamment (et oui, même dans votre objectif il y a de l’informatique !)
Impossible pour moi de vérifier pendant ce test du Tamron SP 150-600mm G2, je n’ai jamais testé le G1. Tout ce que je peux vous dire c’est qu’apparemment, les tests menés par d’autres photographes confirment les dires de Tamron.
Je vous donne donc mon avis dans l’absolu en prenant ce seul critère : est-ce que l’AF du G2 est efficace dans mon utilisation de photographie animalière ?
Et en partant de ce postulat : un objectif photo possède un bon autofocus s’il répond à ces deux conditions :
il fait la mise au point rapidement,
la mise au point est précise.
Comme je suis la plupart du temps confronté à des sujets vifs comme les passereaux, autant vous dire que j’ai pu facilement vérifier l’efficacité de la mise au point du G2 !
En conditions de lumière satisfaisante, l’AF est redoutable d’efficacité et de précision. Je n’ai jamais noté de décalage de mise au point.
Cette performance est cependant à relativiser dès l’instant où j’étais confronté à trois paramètres :
la quantité de lumière baissait,
le sujet était loin du focus de l’objectif,
je sélectionnais un collimateur excentré.
Dans ces trois cas, l’AF a tendance à mettre plus de temps pour trouver le sujet et l’accrocher. D’autant que l’excellente gestion des hautes sensibilités du Nikon D5 m’autorisait à shooter après le coucher du soleil.
En photographie animalière, il faut ajouter une autre condition rendant un objectif intéressant. C’est sa discrétion. Une mise au point bruyante n’a pas son pareil pour faire fuir un animal sauvage. La motorisation USD (Ultrasonic Silent Drive) Tamron procure un fonctionnement très silencieux. Les photographes animaliers et tous ceux qui ne veulent pas être repérés seront comblés !
Le G2 possède un bouton permettant de choisir la plage de mise au point :
choix 1 : sur toute la plage disponible de 2,2 m à l’infini,
choix 2 : de 2,2 m à 10 m,
choix 3 : de 10 m à l’infini.
Cette fonctionnalité est intéressante pour réduire le phénomène de pompage bien connu (et agaçant) des objectifs ! Si vous connaissez à l’avance l’endroit où faire la mise au point, et si le sujet ne sort pas de cette zone, il ne faut pas s’en priver.
Par contre soyez conscient que c’est une source d’erreur en plus … Il m’est arrivé de laisser le commutateur sur la position de 10 m à l’infini et de ne pas comprendre pourquoi cette fichue mise au point ne voulait pas se faire sur la mésange à 5 m de moi !
Première conclusion
Les photographes d’action et de nature seront comblés par l’AF du Tamron très performant, mais qui se montre un peu plus hésitant si la lumière est manquante et avec un collimateur excentré.
EXIFS : ISO 4000 – 450mm – f/14 – 1/3200s
La stabilisation
Tamron a ajouté 3 modes de stabilisation au 150-600 mm G2.
MODE 1
C’est celui du G1. La stabilisation est opérée sur deux axes. C’est le mode standard que l’on choisira dans la majorité des situations.
MODE 2
Nouveauté ! Ce mode est destiné aux prises de vue en filé. Conçu pour un sujet en mouvement suivi par le photographe. Un seul axe est actif.
MODE 3
C’est le mode extrême pour les situations les plus exigeantes. Gain de 4,5 stops.
En plus de cette nouveauté, l’efficacité de la stabilisation du Tamron 150-600 mm G2 est améliorée par rapport au G1. La marque annonce jusqu’à 4,5 stops. C’est un sacré argument pour le photographe d’autant que l’ouverture maximale à 600 mm est plutôt fermée (f/6.3) comparé à d’autres téléobjectifs.
Ainsi, sauf à avoir beaucoup de lumière ou la possibilité de monter haut en ISO, se reposer sur une stabilisation efficace est primordial. A condition qu’elle soit efficace !
Alors, celle du 150-600mm f/5-6.3 Di VC USD G2 l’est-elle ?
Une image (pour le coup une vidéo) valant mille mots, voici mon test effectué en mode Live View.
A l’usage, cela permet d’utiliser l’objectif à main levée en ayant l’esprit plus tranquille. Vous devez connaitre cette règle : la vitesse d’obturation doit être au moins égale à la valeur de la focale. A 600 mm, atteindre 1/600ème de sec. n’est pas toujours faisable. La stabilisation offre ce confort : pouvoir continuer à shooter même si la vitesse est « théoriquement » insuffisante.
Un autre intérêt de la stabilisation concerne la facilité de cadrage. Si vous avez déjà mis l’oeil dans un viseur couplé à un 600 mm, vous avez pu vous rendre compte que sans trépied, ça bouge beaucoup. C’est un fait : plus le grandissement est élevé, plus les micro-tremblements du photographe sont amplifiés. La stabilisation annule en grande partie ces petits secousses. La vidéo le montre très bien.
Alors ? Cette stabilisation améliorée remplit-elle son but ? Oui.
Certains photographes prétendent obtenir un grand nombre de photos nettes à des vitesses de 1/30 s. Le savoir faire entre en ligne de compte. Mais en tout état de cause, le stabilisateur, ça marche !
Test de la stabilisation du Tamron 150-600mm sur Nikon D5
La qualité d’image
Peut-être la partie la plus attendue non ?
Vous vous en doutez, vous ne trouverez pas dans ce test des mesures de laboratoire. J’ai uniquement appuyé mon avis sur mon ressenti. Ça peut vous paraitre simpliste. Pourtant, c’est aussi sur votre ressenti que vous baserez votre satisfaction.
Je me suis attaché à prendre des photos, sans changer mes habitudes de travail. Avec juste comme point de repère en qualité d’image mon Pentax K3 couplé au 300 mm f/4 de la même marque. Pourquoi ce jalon ? Parce que ce duo me comble depuis des années ! La qualité d’image est excellente.
J’entends quoi par « qualité d’image » ?
Faisons simple. C’est la capacité de l’objectif, avec une vitesse suffisante et une mise au point parfaite, à délivrer une photo nette, précise, propre. Certains résumeront ça en « piqué ».
Le 150-600 mm G2 m’a donné entière satisfaction. Mon cadre de référence étant un 300 mm focale fixe, c’est donc un super compliment ! A aucun moment je me suis dit « le Tamron est un cran en-dessous par rapport à mon 300 mm ».
Pourtant, avec ces plages focales extrêmes, on pouvait en douter ! En effet, les objectifs à focale fixe sont structurellement meilleurs que leurs homologues à focale variable. Malgré cet « handicap » de nature, le 150-600 mm délivre des images à la qualité remarquable dans sa gamme de prix.
Est-il meilleur à f/8 qu’à f/5.6 à 150 mm ? Est-il meilleur à f/8 qu’à f/6.3 à 600 mm ? Oui, dans ces deux cas, les tests poussés montrent que le Tamron donne-le-meilleur-de-lui-même à f/8.
Vous voulez mon avis ? On s’en fiche.
Je photographie 95 % du temps dans des conditions lumineuses difficiles. 95 % du temps je règle mon ouverture au maximum. Sans me dire « ah oui, mais si j’ouvre à fond, je vais perdre un peu en netteté sur les bords de l’image ». Mon intérêt est de faire entrer le plus de lumière possible sur le capteur. Exit donc les verdicts des images testées cropées à 100 %.
D’autant que les logiciels de retouche d’images permettent en un clic de corriger les défauts connus des objectifs ! Sérieusement, s’il le faut, ouvrez le plus possible. Ne vous cassez pas la tête.
test du Tamron SP 150-600mm – EXIFS : ISO 3600 – 150mm – f/7.1 – 1/1250s
EXIFS : ISO 3600 – 200mm – f/7.1 – 1/1250s
EXIFS : ISO 3600 – 300mm – f/7.1 – 1/1250s
EXIFS : ISO 3600 – 420mm – f/7.1 – 1/1250s
EXIFS : ISO 3600 – 500mm – f/7.1 – 1/1250s
EXIFS : ISO 3600 – 600mm – f/7.1 – 1/1250s
L’esthétique du flou d’arrière plan
La force d’un flou d’arrière-plan dépend de plusieurs facteurs. Dont la longueur focale et l’ouverture du diaphragme. Ainsi, utilisé à 600 mm et à pleine ouverture, le G2 offre un flou d’arrière plan très marqué. Votre sujet sera mis en valeur par l’effacement des détails du fond. Les 9 lamelles utilisées dans l’objectif délivrent un flou esthétique.
Le 150-600 mm G2 Tamron vous comblera par sa qualité d’image. Et n’oubliez pas qu’il coûte moins de 1500 euros !!! Clairement, il ne rivalise pas avec un 500 mm f/4 Nikon. Mais vous connaissez le prix de celui-ci ?
EXIFS : ISO 360 – 600mm – f/6.3 – 1/800s
EXIFS : ISO 1600 – 420mm – f/14 – 1/1600s
Test du Tamron SP 150-600mm : verdict
Vous avez la version 1 du 150-600 mm
Devez-vous le revendre et dépenser 1500 euros pour le G2 ? Je dirais oui.
L’évolution matérielle est significative : meilleure construction, meilleure finition, meilleure esthétique, plus de fonctionnalités, meilleure stabilisation, meilleur AF et qualité d’image toujours aussi bonne.
Vous n’avez pas encore de zoom téléobjectif et vous ça vous tente
Photographier la nature sauvage ou des sujets distants vous tente ? Alors c’est une porte d’entrée idéale dans le monde des super-téléobjectifs. Vous ne pouvez pas être déçu avec cet objectif polyvalent, relativement compact et maniable, bien construit, à la qualité d’image excellente, pour un tarif hyper compétitif.
Merci à Régis Moscardini du blog Auxois Nature pour la réalisation de ce test en collaboration avec Nikon Passion. Régis est un photographe animalier qui vous propose de nombreux conseils pour améliorer vos photos animalières, retrouvez-le sur son site.