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Histoire Nikon | Épisode 11 : les premiers Nikon numériques

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon.
Avec cet ultime chapitre, nous entrons dans une ère qui a bouleversé toute la photographie : le passage de l’argentique au numérique.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

👉 Lisez les épisodes précédents :
Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6
Épisode 9 – Nikon et le 7ème Art
Épisode 10 – L’aventure spatiale Nikon

Aux origines du numérique Nikon

Avant même que le numérique ne devienne une réalité commerciale, Nikon explorait déjà des voies hybrides.

À la fin des années 80, l’industrie photo pressent le basculement technologique, mais personne ne sait encore à quoi ressemblera la photographie digitale.

En 1988, Nikon dévoile le QV-1000C, un appareil magnétique utilisant des disquettes, entièrement pensé pour la presse. Il s’agit moins d’un appareil photo numérique que d’un pont entre deux mondes : celui du film, et celui de la transmission électronique rapide des images.

Le numérique n’est pas encore là… mais l’idée, elle, est déjà lancée.

Kodak et Nikon : une alliance fondatrice

Dès 1989, l’armée américaine commande à Kodak un système photographique électronique embarqué. Kodak développe ce qui deviendra le DCS 100, basé sur un Nikon F3 profondément modifié.

Capteur d’un mégapixel, transmission satellitaire, modules externes : les premiers « reflex numériques » de l’histoire portent déjà la signature Nikon sur leur mécanique.

Cette alliance Kodak/Nikon donnera naissance à une génération complète d’appareils : Kodak DCS 200, 315, 460, 660, et l’aboutissement, le DCS 760, construit sur un châssis de Nikon F5.

Le premier plein format numérique existant sur un boîtier Nikon sera même… un Kodak : le DCS 14n, basé sur un Nikon F80.

Une époque pionnière, pleine d’audace et de limites techniques, mais essentielle pour la suite.

Fuji et la parenthèse des Nikon E

Fuji, également en avance sur le numérique, s’associe à Nikon pour créer la série E (E2, E3) : des appareils hybrides dotés d’une optique interne et d’un téléconvertisseur numérique intégré permettant de conserver un champ couvert équivalent au 24×36.

Innovants, complexes, chers, et finalement trop en avance, ces boîtiers ne survivront pas. Mais ils auront permis à Nikon de préparer ce qui vient ensuite.

1999 : le Nikon D1 change tout

L’année 1999 marque un tournant historique. Avec le Nikon D1, Nikon sort son premier reflex numérique 100 % maison.

Capteur 2,7 Mpx, ergonomie du Nikon F5, vitesse, robustesse, cohérence système : le Nikon D1 devient instantanément la référence des photographes de presse. Le numérique n’est plus un gadget : il devient un outil de production sérieux.

Le D1 ouvre la voie aux D1H/D1X, puis au Nikon D2X et D2H, qui définissent progressivement ce qu’est un reflex numérique professionnel.

Le Nikon D3 : la maturité du plein format

En 2007, Nikon crée une onde de choc avec le Nikon D3, son premier capteur FX plein format.
12 Mpx seulement… mais une qualité d’image d’une pureté inégalée : hautes sensibilités propres, dynamique exceptionnelle, autofocus redoutable, robustesse absolue.

Le Nikon D3 n’a pas seulement convaincu : il a converti. La presse, le sport, l’animalier, la mode… toute la photo professionnelle bascule.

Le D3 restera l’un des boîtiers les plus respectés de toute l’histoire Nikon.

Nikon D4, D5, D6 : la maîtrise totale du reflex pro

Avec le D4, Nikon améliore vitesse, réactivité, transmission réseau et qualité d’image.

Le Nikon D5 puis le Nikon D6 poussent ces avancées à leur ultime perfection.

Les reflex professionnels Nikon deviennent des outils robustes, conçus pour livrer une image nette, précise et transmissible instantanément, partout dans le monde.

Le Nikon D6 restera probablement le dernier reflex professionnel conçu par Nikon. Une fin de cycle historique.

Le Nikon Df : hommage et parenthèse dorée

Parmi les boîtiers marquants de cette époque, le Nikon Df occupe une place unique. Capteur de D4, ergonomie argentique, design vintage, version gold ultra-limitée : un appareil qui aura marqué les photographes passionnés, autant pour son style que pour sa performance.

Aujourd’hui, le Nikon Zf occupe cette place chez les fidèles de la marque. Le Df, quant à lui, incarne l’idée que le numérique peut être moderne… sans renoncer à l’âme du geste photographique.

Vers l’ère des hybrides Nikon Z : une nouvelle histoire commence

Avec l’arrivée des hybrides Nikon Z, une nouvelle page s’ouvre : meilleure stabilisation, meilleure vidéo, nouvelles optiques, performances accrues, transmission intégrée, workflow moderne.

Les reflex s’effacent, mais ce qu’ils ont apporté demeure : la rigueur, la fiabilité, l’exigence technique.

Cet épisode 11 clôt la saga des boîtiers historiques, et ouvre celle d’un futur dont Nikon écrit chaque jour les lignes.

Thierry Ravassod, témoin et gardien de cette révolution

Comme dans les précédents épisodes, Thierry Ravassod apporte son regard d’historien et sa connaissance intime des prototypes, des séries limitées, des anecdotes de terrain. Il transmet une mémoire essentielle : celle des photographes, des ingénieurs, et des machines qui ont fait le passage au numérique.

FAQ : Nikon et la révolution numérique

Quand Nikon a-t-il commencé à travailler sur le numérique ?
Dès 1988 avec le QV-1000C, bien avant l’arrivée des cartes mémoire.

Quel a été le premier reflex numérique Nikon ?
Le Nikon D1 en 1999, premier boîtier 100 % conçu par Nikon.

Pourquoi Kodak utilisait des boîtiers Nikon ?
Parce que la monture F et la fiabilité mécanique Nikon constituaient une base idéale pour leurs systèmes numériques DCS.

Quel est l’intérêt du Nikon D3 dans l’histoire ?
Premier plein format Nikon, il a légitimé le numérique dans tous les domaines professionnels.

Le D6 est-il vraiment le dernier reflex Nikon ?
Très probablement. La transition vers les hybrides Z est désormais actée depuis 2018.

Qu’est-ce que le Nikon Df ?
Un reflex numérique au look argentique, doté du capteur du D4, produit également en version gold ultra limitée.

Pour aller plus loin

👉 La page complète de la série Histoire Nikon

👉 L’épisode précédent : L’aventure spatiale Nikon


Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, NASA et la conquête spatiale

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Quand Nikon monte en orbite, l’histoire de la photographie change d’échelle. Depuis 1971, la NASA fait confiance à la marque japonaise pour documenter ses missions, du programme Apollo aux programmes modernes comme Artemis. Exigences extrêmes, innovations uniques et boîtiers légendaires, voici comment Nikon est devenu le leader de l’espace.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6
Épisode 9 – Nikon et le 7ème Art

Aux origines du partenariat Nikon – NASA

Dès 1971, Nikon devient l’interlocuteur unique de la NASA pour la photographie. La conquête spatiale entre alors dans une nouvelle phase : après les premiers pas sur la Lune, il faut documenter la vie en orbital, les sorties extra-véhiculaires, les réparations, les expériences scientifiques.

Nikon fournit alors un boîtier très particulier : un Nikon F spécialement modifié, motorisé, sécurisé et entièrement adapté aux conditions extrêmes du vide spatial.

La NASA ne veut prendre aucun risque : coupe-circuits, verrous spéciaux, matériaux résistants aux chocs thermiques, documentation rigoureuse. C’est le début d’un partenariat de confiance qui durera plus d’un demi-siècle.

Le Nikon F NASA : un boîtier unique au monde

Pour les missions Apollo tardives, Nikon développe quelques exemplaires d’un Nikon F motorisé, conçu pour être utilisé avec des gants épais, sans rembobinage manuel et avec des sécurités électriques inédites.

Aucun autre boîtier Nikon ne possède ce type de coupe-circuits, ajoutés pour éviter toute étincelle dans une atmosphère en oxygène pur : un risque mortel pour les astronautes.

Produit à très faible tirage, ce Nikon F NASA reste l’un des boîtiers les plus rares jamais construits par la marque.

Le Nikon F2 ne volera jamais… place au Nikon F3

Alors que le F2 aurait pu prendre la relève, Nikon juge le modèle trop récent pour les normes NASA. Le partenariat reprend directement avec le Nikon F3, conçu dès 1980 pour les missions orbitales, la navette spatiale et le laboratoire Spacelab.

Préparé avec une minutie extrême, le F3 NASA se distingue par :

  • des commandes surdimensionnées pour l’usage avec gants,
  • une typographie agrandie pour compenser la perte d’acuité visuelle en microgravité,
  • un verrouillage de la mise au point sur l’infini,
  • des objectifs spéciaux (UV, 55, 105, 35 f/1.4…), souvent produits à la demi-douzaine.

Chaque boîtier est numéroté, documenté, suivi, photographié. La NASA trace tout : optique, boîtier, moteur, poignée, viseur. Certains de ces appareils peuvent être admirés au Nikon Museum de Tokyo.

Small Camera et Big Camera : le F3 dans toutes les configurations

Le Nikon F3 NASA existe en deux versions :

Small Camera : le modèle standard, utilisé avec des films adaptés permettant parfois jusqu’à 72 vues.

Big Camera (F3 250) : version rarissime équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues d’affilée avec des films spécifiques à faible épaisseur. Seulement 13 exemplaires auraient été fabriqués.

Cette configuration était essentielle pour les opérations documentaires : inspection de la navette, relevés de surface, réparations, photographies structurelles.

Les images étaient ensuite scannées et envoyées directement sur Terre pour analyse.

L’arrivée du numérique : D1, D3, D4, D5… puis Z9 en 2024

À partir des années 1990, les systèmes numériques simplifient grandement la transmission des images. La NASA adopte successivement :

  • les systèmes DCS (Kodak/Nikon)
  • le Nikon D1
  • le Nikon D3
  • le Nikon D4
  • le Nikon D5

En janvier 2024, un lot de Nikon Z9 rejoint la Station Spatiale Internationale (ISS) grâce à SpaceX. Des optiques Z montent également à bord, accompagnées de bagues FTZ pour conserver les téléobjectifs en monture F, encore indispensables.

Artemis : Nikon prépare son retour sur la Lune

En février 2024, Nikon annonce que la mission Artemis, qui marquera le retour de l’humanité sur la Lune, sera photographiée au Nikon Z9.

Des firmwares spécifiques sont déjà prévus : gestion thermique, sécurité électrique, utilisation avec gants, modes adaptés aux environnements extrêmes.

La boucle est bouclée : 50 ans après Apollo, Nikon se prépare à poser de nouveau l’œil de l’humanité sur la Lune.

Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon

Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des informations, des anecdotes et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où situations inédites et conditions extrêmes sont les moteurs de l’innovation.

FAQ : Nikon et la NASA

Nikon a-t-il vraiment fabriqué des boîtiers spécifiques pour la NASA ?
Oui. Nikon a conçu des versions spéciales du Nikon F et du Nikon F3, puis des reflex numériques et désormais de l’hybride Nikon Z9 avec commandes agrandies, interrupteurs sécurisés et optiques dédiées.

Qu’est-ce que le Nikon F3 “Big Camera” ?
Une version rare équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues avec films spéciaux à faible épaisseur.

Quels boîtiers Nikon sont utilisés aujourd’hui dans l’espace ?
La NASA utilise désormais des Nikon Z9, accompagnés d’optiques Z et de bagues FTZ pour les téléobjectifs en monture F.

Le Nikon F2 est-il allé dans l’espace ?
Non. Nikon ne l’a jamais certifié pour les missions, la NASA est passée directement du Nikon F au Nikon F3.

Les Nikon F NASA sont-ils visibles aujourd’hui ?
Oui, certains sont exposés au Nikon Museum de Tokyo, mais les exemplaires d’Apollo ne sont jamais revenus sur Terre.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Nikon et le 7ème Art : le cinéma à l’honneur
👉 Lisez l’épisode suivant : Les premiers Nikon numériques


Histoire Nikon | Épisode 9 : Nikon et le 7e art

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Thierry Ravassod explore un territoire souvent méconnu même des passionnés : celui du Nikon invisible, celui des studios, des plateaux, des maquettes miniatures et des caméras de cinéma.

Depuis l’après-guerre, Nikon a façonné une part de l’histoire du 7e art en fournissant optiques, caméras et innovations qui ont servi aussi bien les télévisions japonaises que les plus grands réalisateurs américains.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

👉 Lisez les épisodes précédents :

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6

Des optiques NIKKOR au service du cinéma

Dès les années 1950, Nikon produit des optiques destinées au cinéma et à la télévision japonaise. Monture C, focales grand-angle, objectifs spécialisés pour l’image animée : la marque devient rapidement un acteur technique majeur dans une industrie en plein essor.

Certaines focales deviennent mythiques — 19 mm, 38 mm, 50-100 mm — utilisées sur des caméras professionnelles comme sur des modèles grand public.

Le Super 8 et les caméras Nikon

Avec l’explosion du cinéma amateur, Nikon se lance dans les caméras Super 8. Les Nikkorex, puis les modèles R8 et R10, s’imposent par leur qualité optique et leur ergonomie intuitive.

La Nikon R10, dotée d’un zoom 7-70 mm f/1,4, est encore aujourd’hui recherchée pour ses performances et sa fiabilité.

Nikon fabrique même une caméra vidéo : la très rare Nikon S100, première et seule caméra vidéo 100 % Nikon, équipée d’un zoom 11-69 mm f/1,2.

Nikon à Hollywood : Star Wars, Spielberg, Lucas

L’histoire devient légendaire lorsque Nikon fait son entrée sur les plateaux américains :

En 1977, George Lucas utilise des optiques Nikon sur ses caméras Arriflex pour filmer les maquettes de Star Wars.
Le 28 mm à décentrement, le 15 mm orthoscopique et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 deviennent des outils essentiels pour donner l’illusion de vaisseaux gigantesques.

Steven Spielberg, dans Indiana Jones et le Temple maudit, tourne la célèbre scène des wagonnets avec un Nikon F3 monté sur un rig spécial.

Plus tard, dans Danse avec les loups, Kevin Costner utilise le légendaire NIKKOR 300 mm f/2 pour capturer la scène de la chasse aux bisons.

Ces contributions, souvent invisibles pour le grand public, témoignent de l’ingéniosité et de la fiabilité des optiques Nikkor.

Du Super 16 à la télévision japonaise : un héritage unique

Nikon produit également des optiques destinées à la télévision japonaise, souvent fabriquées à l’unité, d’une rareté extrême aujourd’hui. Ces objectifs professionnels sont devenus des pièces mythiques, jalousement conservées par les collectionneurs.

Nikon, MRMC et RED : une influence qui continue

L’histoire ne s’arrête pas au cinéma argentique. Nikon est aujourd’hui présent dans l’industrie du cinéma grâce à deux acquisitions majeures :

  • MRMC (Mark Roberts Motion Control) : leader mondial du robot de tournage

Ces deux acteurs majeurs équipent Hollywood, Netflix ou HBO et prolongent l’héritage cinématographique de Nikon avec des technologies de pointe.

Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon

Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des optiques, des caméras et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où innovation optique et créativité cinématographique se croisent.

FAQ : Nikon et le cinéma

Quelle optique Nikon a été utilisée dans Star Wars ?
George Lucas a notamment utilisé le 28 mm à décentrement, le 15 mm et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 sur des caméras Arriflex pour filmer les maquettes.

Quel objectif Nikon Spielberg a-t-il utilisé ?
Pour Danse avec les loups, Spielberg a eu recours au NIKKOR 300 mm f/2 modifié en monture cinéma.

Nikon a-t-il fabriqué des caméras Super 8 ?
Oui : les Nikkorex, R8 et R10 sont parmi les plus populaires, connues pour leur optique très performante.

Nikon a-t-il fabriqué une caméra vidéo ?
Oui, la Nikon S100, une caméra vidéo entièrement conçue par Nikon.

Quelle est la place de RED dans l’histoire Nikon ?
Depuis son rachat en 2024, RED fait partie du groupe Nikon, renforçant la présence de la marque dans le cinéma numérique moderne.

Les optiques cinéma Nikon existent-elles toujours ?
Les anciennes optiques cinéma sont très rares, mais Nikon développe aujourd’hui des optiques Z adaptées à la vidéo professionnelle.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique
👉 Lisez l’épisode suivant : L’aventure spatiale Nikon


Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Après la révolution électronique du F3, la marque entre dans une nouvelle ère : celle de la performance totale. Des années 1980 aux années 2000, trois boîtiers vont incarner la perfection argentique et la transition vers le numérique : les Nikon F4, F5 et F6.

Dans ce huitième épisode de la série Histoire Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien reconnu, retrace cette période charnière où la technique, l’innovation et la fiabilité ont porté la marque à son apogée.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

👉 Lisez les épisodes précédents :

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3

Le Nikon F4 : l’autofocus entre en scène

En 1988, Nikon lance le F4, premier reflex professionnel à intégrer l’autofocus, le contrôle de l’exposition automatique et la compatibilité totale avec la monture F.

Dessiné par Giorgetto Giugiaro, il impose un nouveau standard d’ergonomie et de design, tout en conservant la robustesse mécanique qui a fait la réputation de la marque.

Le F4 séduit les photographes de sport, de presse et d’action, grâce à son moteur intégré et à son viseur interchangeable. Il marque le passage à une photographie plus fluide, plus rapide et plus intuitive.

Le Nikon F5 : la perfection mécanique et électronique

Sorti en 1996, le Nikon F5 pousse plus loin encore les limites de la technologie argentique. Il introduit un autofocus multi-zone ultra-rapide, une mesure matricielle 3D et une cadence de 8 images par seconde.

Utilisé par les reporters de guerre, les photographes de sport et les studios de mode, il devient la référence absolue de son époque.

Conçu comme un véritable char d’assaut, il incarne la fiabilité totale et l’excellence optique de Nikon.

Le Nikon F5 a été mon dernier reflex argentique, je le garde sans aucune hésitation !

Le Nikon F6 : l’ultime chef-d’œuvre argentique

Présenté en 2004 alors que Nikon n’avait pas prévu de le fabriquer (vous avez la raison de ce changement d’avis dans la vidoé) , le Nikon F6 clôt la saga des reflex argentiques professionnels.

Compact, silencieux, au design fluide, le Nikon F6 reprend le meilleur du F5 tout en intégrant une électronique moderne et une compatibilité totale avec les objectifs NIKKOR. Produit jusqu’en 2020, il symbolise la fin d’une ère : celle où la photographie reposait encore sur le film, la mécanique et la maîtrise du geste.

Devenu objet de collection, le F6 reste un modèle de précision et de plaisir tactile pour les passionnés d’argentique.

Des boîtiers conçus pour l’extrême

Nikon F4, F5 et F6 ont accompagné les plus grands photographes : presse, armée, exploration polaire ou scientifique.

Leur conception modulaire (viseurs, poignées, dos Data, motorisations) et leur résistance ont fait d’eux les compagnons idéaux des reporters et des professionnels exigeants.

Certaines versions spéciales, comme le F4 NPS ou le F5 Anniversary, rappellent le lien fort entre Nikon et les communautés professionnelles.

Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon

Photographe et historien, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage Nikon. Dans son musée dédié à Nikon, il expose des modèles rares – dont plusieurs F4, F5 et F6 – témoins de cette période d’innovation et d’audace.
Par son travail, il nous rappelle combien ces boîtiers incarnent la transition entre deux mondes : celui de l’argentique et celui du numérique.

FAQ sur les Nikon F4, F5 et F6

Quel est le premier boîtier autofocus professionnel de Nikon ?
Le Nikon F4, lancé en 1988, est le premier reflex professionnel Nikon à intégrer un autofocus. Il marque une rupture majeure avec la génération mécanique des F2 et F3.

Quelles sont les principales différences entre le F4, le F5 et le F6 ?
Le F4 introduit l’autofocus et les automatismes. Le F5 pousse la vitesse, la motorisation et la fiabilité à un niveau inédit, tandis que le F6, plus compact et électronique, représente la synthèse ultime de la gamme argentique Nikon.

Pourquoi le Nikon F4 est-il considéré comme un boîtier de transition ?
Parce qu’il combine des fonctions modernes (autofocus, mesure matricielle, électronique) avec une philosophie encore héritée du Nikon F3 : modularité, viseurs interchangeables, et compatibilité avec presque toutes les optiques Nikon F.

Qu’est-ce que le Nikon F4 NPS ?
Le F4 NPS (pour Nikon Professional Service) est une version rare du F4 dotée de deux vitesses d’obturation supplémentaires (1/350 s et 1/750 s), conçue à la demande des reporters japonais.

Le Nikon F5 avait-il encore des viseurs interchangeables ?
Oui, le F5 est le dernier reflex Nikon à offrir cette possibilité. Trois viseurs étaient disponibles : sportif, de poitrine et loupe, tous garantissant une couverture de 100 % du champ.

Quelle est la particularité du Nikon F5 Anniversary ?
Sorti en 1998 pour les 50 ans de la production d’appareils Nikon, il arbore l’ancien logo de la marque et un capot supérieur en titane. C’est une pièce de collection très recherchée.

Pourquoi le Nikon F6 n’aurait-il jamais dû exister ?
Parce qu’à l’origine, Nikon avait arrêté la production argentique. Le F6 a vu le jour uniquement grâce à une commande spéciale de l’armée américaine au début des années 2000.

Combien de temps le Nikon F6 a-t-il été produit ?
De 2003 à octobre 2021, soit près de 18 ans — une longévité exceptionnelle pour un boîtier argentique à l’ère du numérique.

Quelles sont les principales innovations du F6 ?
Le F6 introduit un écran arrière d’informations, une électronique de gestion avancée, une compatibilité complète avec les optiques AF-S et G, et une ergonomie héritée des premiers reflex numériques Nikon.

Le Nikon F6 avait-il un viseur interchangeable ?
Non, c’est le premier reflex professionnel Nikon à abandonner cette caractéristique, principalement pour des raisons de coût et de compacité. Le prisme fixe intégrait désormais des circuits imprimés.

Quelle était la cadence maximale du F5 et du F6 ?
Le F5 atteignait 8 images par seconde avec le pack batterie externe, tandis que le F6 plafonnait à environ 5,5 images par seconde, une cadence déjà très élevée pour l’argentique.

Le Nikon F6 était-il compatible avec les objectifs modernes ?
Oui. Il accepte toutes les optiques AF-S, AF-D, AI, AI-S, et même certaines G (à ouverture électronique), ce qui en fait le reflex argentique le plus compatible de la gamme Nikon.

Le Nikon F5 et le F6 étaient-ils utilisés par les armées ou les agences gouvernementales ?
Oui. Le F5 a été utilisé par la NASA et l’US Navy, tandis que le F6 est né d’une commande directe de l’armée américaine pour un usage logistique et documentaire.

Quelle est la durée de vie d’un obturateur de Nikon F5 ou F6 ?
L’obturateur du F5 est donné pour plus de 150 000 déclenchements, celui du F6 dépasse les 200 000, soit un niveau équivalent à certains reflex numériques professionnels.

Pourquoi ces trois boîtiers sont-ils considérés comme des légendes ?
Parce qu’ils représentent la quintessence de la photographie argentique : fiabilité absolue, précision, modularité et un lien direct entre le photographe et la machine, avant l’ère du tout-électronique.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Le Nikon F3, la révolution électronique
👉 Lisez l’épisode suivant : Nikon et le 7ème Art

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Histoire Nikon | Épisode 5 : les Nikonos

Embarquez pour la grande aventure sous-marine de Nikon ! Dans ce cinquième épisode de la série documentaire consacrée à l’histoire de Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien de la marque, revient sur la genèse et l’évolution des légendaires appareils photo étanches Nikonos, nés du partenariat visionnaire entre Jacques-Yves Cousteau et Jean de Wouters au début des années 1960.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

La naissance d’un mythe sous-marin

Au tournant des années 60, la photographie sous-marine reste un défi technique majeur. Nikon, fort de son savoir-faire optique, s’associe à Jean de Wouters, ingénieur belge passionné d’océanographie, et au commandant Cousteau, pionnier de l’exploration marine. Ensemble, ils conçoivent un appareil révolutionnaire : le Calypso, premier appareil photo véritablement étanche sans caisson.

Séduit par le projet, Nikon rachète le brevet et perfectionne le concept. En 1963 naît le Nikonos, capable de plonger jusqu’à 50 mètres de profondeur sans protection supplémentaire. Sa robustesse, son étanchéité et sa qualité d’image exceptionnelle en font rapidement l’appareil de prédilection des plongeurs, explorateurs et reporters scientifiques du monde entier.

🧭 Le saviez-vous ?
Le premier Nikonos blanc de pré-série (1962) n’a été produit qu’à 100 exemplaires pour le marché japonais.
Le Nikonos RS coûtait plus de 60 000 francs à sa sortie, soit environ 10 000 € actuels.
Certains modèles ont été utilisés par la marine américaine et par des expéditions océanographiques.

Une nouvelle ère pour la photographie sous-marine

Le succès du Nikonos repose sur une idée simple mais géniale : offrir aux plongeurs un outil aussi performant sous l’eau que sur terre. Grâce à ses optiques spécifiques pour milieu aquatique, conçues pour compenser la réfraction et les aberrations dues à l’eau, les images gagnent en netteté, contraste et réalisme.

Les différentes versions – Nikonos II, III, IV-A et V – apportent chacune leur lot d’améliorations : ergonomie renforcée, viseurs plus précis, obturateurs plus fiables et compatibilité accrue avec les flashs sous-marins. Le Nikonos V, lancé en 1984, marque l’apogée de cette lignée avec une exposition automatique et un système d’étanchéité perfectionné.

Des optiques et accessoires dédiés

Les objectifs du Nikonos, tels que le Nikkor 15 mm f/2.8 ou le 35 mm amphibie, comptent parmi les plus emblématiques de la marque. Spécialement conçus pour l’eau, ils offrent des performances optiques inégalées, bien supérieures à celles des objectifs utilisés dans un caisson traditionnel.

Autour du boîtier, Nikon développe un vaste système d’accessoires : flashs SB-101, bras articulés, joints toriques, viseurs d’angle, sacs de transport étanches… Tout un écosystème pensé pour les photographes aventuriers.

L’héritage du Nikonos

Symbole d’aventure et d’ingéniosité, le Nikonos reste une icône pour les passionnés de photographie et de plongée. Même après la fin de sa production en 2001, son esprit survit à travers les appareils numériques étanches Nikon Coolpix ou Nikon W100, héritiers modernes de la philosophie du Nikonos : permettre à chacun de capturer le monde sous un autre angle.

Thierry Ravassod, passeur de mémoire

Photographe et collectionneur, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage de Nikon.

Dans son musée Nikon, il expose des modèles rares, dont plusieurs Nikonos d’époque, témoins de cette époque où l’innovation technique se mêlait à l’esprit d’exploration. Par sa passion et sa connaissance encyclopédique, il nous rappelle que l’histoire de Nikon est aussi celle de l’aventure sous-marine.

FAQ sur les Nikonos

Quelle est la différence entre le Calypso et le premier Nikonos ?
Le Calypso, conçu par Jean de Wouters en 1960, a servi de base au Nikonos. Nikon a racheté le brevet, amélioré l’étanchéité et ajouté des optiques Nikkor spécialement adaptées à l’eau.

Quel est le premier modèle de Nikonos ?
Le premier Nikonos, dérivé du Calypso de Jean de Wouters, sort en 1963. Étanche à 50 mètres, il marque le début de la lignée.

Pourquoi les optiques du Nikonos sont-elles si particulières ?
Elles sont calculées pour corriger la réfraction optique sous l’eau, là où les objectifs standards produiraient des images floues et déformées.

Quelle profondeur maximale atteignaient les Nikonos ?
Le Nikonos V pouvait descendre à 50 mètres, tandis que certains prototypes militaires sont allés bien au-delà. Le Nikonos RS est étanche jusqu’à 100 mètres sans caisson, un record pour un appareil photo reflex de série.

Qu’est-ce que le Nikon RS ?
Le Nikon RS (1992) est le premier appareil photo reflex autofocus étanche au monde. Conçu pour la plongée professionnelle, il reprend la monture F dans une version adaptée à l’usage sous-marin, sans caisson.

Le Nikon RS est-il encore utilisable aujourd’hui ?
Oui, mais avec précaution. L’étanchéité dépend des joints, souvent à remplacer. Peu de réparateurs sont encore capables de le remettre en état, ce qui renforce son statut de pièce de collection.

Existe-t-il des descendants numériques du Nikonos ?
Oui, les Coolpix étanches et le Nikon W100 prolongent son héritage, avec des technologies modernes et un usage grand public.

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Histoire Nikon | Épisode 4 : les objectifs mythiques NIKKOR

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce quatrième épisode, Thierry Ravassod nous emmène à la découverte des objectifs NIKKOR légendaires qui ont marqué la photographie mondiale.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

Les objectifs NIKKOR, une signature optique

Depuis ses débuts, Nikon s’est imposé comme un maître dans l’art de l’optique. Dès les années 1930, la marque dépose le nom NIKKOR, contraction de « Nippon Kogaku », qui deviendra synonyme de précision, de fiabilité et d’innovation.

Les objectifs NIKKOR ont accompagné les plus grandes évolutions technologiques de la photographie, du télémétrique au reflex, jusqu’aux systèmes hybrides modernes avec la gamme NIKKOR Z.

Des bijoux de technologie

Dans cet épisode, Thierry Ravassod présente une sélection d’optiques mythiques : du fisheye 8 mm aux téléobjectifs 1200-1700 mm, en passant par les célèbres Noct-NIKKOR, Micro-NIKKOR, ou encore les optiques spéciales comme les Aéro-Nikkor et les modèles au thorium radioactif.

Chaque objectif incarne une prouesse technologique : un design optique novateur, une qualité de fabrication exemplaire et un rendu d’image unique, reconnaissable entre mille.

Des objectifs pour toutes les missions

Les optiques NIKKOR ont été conçues pour répondre à des usages précis :

  • la photographie sportive et animalière, avec leurs longues focales ultra lumineuses,
  • la photographie scientifique et industrielle, avec les Micro-NIKKOR d’une précision chirurgicale,
  • la photographie astronomique et aérienne, avec les Aéro-Nikkor utilisés dans des programmes d’observation et de cartographie.

Certaines de ces optiques ont même équipé les appareils utilisés par la NASA, notamment pour les missions lunaires et orbitales.

Des anecdotes rares et fascinantes

Thierry Ravassod dévoile dans cet épisode des modèles d’exception issus de sa collection, dont certains n’ont été produits qu’à quelques exemplaires.

Des optiques qui ont voyagé dans l’espace, immortalisé des reportages historiques, ou été fabriquées sur mesure pour des missions confidentielles.

Ces histoires témoignent du génie des ingénieurs de Nippon Kogaku et de la passion qui anime toujours la marque.

Un héritage de précision et d’émotion

Les objectifs NIKKOR ne sont pas seulement des instruments techniques. Ce sont des objets de désir pour des générations de photographes, collectionneurs et amoureux de l’image.

Leur rendu si particulier, souvent décrit comme « organique » ou « vivant », continue d’inspirer les photographes et vidéastes contemporains.

Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde.

Il a consacré sa vie à documenter l’histoire de Nikon, à rassembler des modèles rares et à transmettre cette passion dans son musée dédié.

Un lieu unique qui attire curieux, amateurs et professionnels, désireux de découvrir l’héritage de la marque.

FAQ sur les optiques mythiques NIKKOR

Quels sont les objectifs NIKKOR les plus rares ?
Certains modèles comme le 6 mm f/2.8 fisheye, le 1200-1700 mm f/5.6-8 ou les prototypes Aéro-Nikkor figurent parmi les plus rares et recherchés.

Qu’est-ce qu’un Noct-NIKKOR ?
C’est une série d’objectifs très lumineux conçus pour les prises de vue nocturnes ou en très basse lumière, célèbres pour leur rendu unique et leur bokeh doux.

Pourquoi certains NIKKOR contiennent-ils du thorium ?
Le thorium, légèrement radioactif, améliorait la transmission lumineuse et la correction des aberrations optiques. Il a été utilisé jusque dans les années 1970.

Les NIKKOR ont-ils servi à la NASA ?
Oui. Plusieurs optiques spécialement modifiées ont été utilisées pour des missions scientifiques et spatiales, notamment pour la photographie de la Lune.

Peut-on encore utiliser les anciens NIKKOR sur les hybrides Nikon Z ?
Oui, grâce à la bague FTZ, la majorité des objectifs F sont compatibles avec les boîtiers Nikon Z, permettant de prolonger leur vie et de profiter de leur rendu.

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Histoire Nikon | Épisode 3 : le Nikon F (1959)

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce troisième épisode, Thierry Ravassod nous fait revivre la naissance du Nikon F, l’appareil qui a révolutionné la photographie moderne.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

Le Nikon F (1959) – Épisode 3 de la série Histoire Nikon

Une révolution technique et photographique

1959 marque une véritable rupture dans l’histoire de la photographie. Avec le Nikon F, la marque japonaise inaugure le concept unique pour l’époque de reflex modulaire professionnel, un système complet et évolutif pensé pour tous les photographes de terrain.

Boîtier, viseur, moteur, optiques : chaque élément du Nikon F est interchangeable. Pour la première fois, un appareil permet de s’adapter à toutes les situations — du reportage de guerre au studio de mode — tout en garantissant robustesse, fiabilité et cohérence des optiques.

Un système complet pour les photographes professionnels

Le Nikon F s’impose très vite comme l’outil préféré des reporters et correspondants de guerre. Ils peuvent compter sur sa solidité exceptionnelle dans les conditions les plus extrêmes. Son ergonomie simple, sa cadence de prise de vue et ses accessoires en font un appareil photo de confiance, prêt à encaisser poussière, humidité et chocs.

Dans le domaine du sport, il permet l’utilisation des super téléobjectifs NIKKOR (300 mm, 400 mm, 600 mm), permettant des images d’une netteté et d’une précision inédites à l’époque.

Les photographes de mode adoptent également le Nikon F, conquis par la réactivité et la souplesse d’un boîtier plus maniable que les lourds moyens formats auxquels ils étaient habitués.

Du terrain au studio : l’essor du Nikon F

Symbole international de cette domination, le Nikon F équipe les photographes professionnels lors des Jeux Olympiques de Tokyo (1964) et Mexico (1968).

Il devient aussi un acteur discret du cinéma : le Nikon F apparaît dans le film culte Blow Up (Michelangelo Antonioni, 1966), immortalisant son statut d’icône pop et d’instrument du photographe moderne.

Au-delà de la presse et du sport, le Nikon F s’impose aussi dans les forces armées américaines, notamment au sein de l’US Navy, qui l’adopte pour ses missions techniques et documentaires.

Le marché allemand, pionnier de la photographie optique, accueille lui aussi ce reflex japonais comme un concurrent crédible des Leica et Contax, confirmant la percée internationale de Nikon.

Le Nikon F, symbole d’une décennie

Durant les années 1960, le Nikon F domine la photographie de presse et de reportage. Des conflits du Vietnam aux défilés de mode parisiens, des stades aux salles de rédaction, il est le compagnon de route des plus grands noms du photojournalisme.

Sa modularité, son viseur interchangeable, son moteur optionnel et sa gamme d’optiques NIKKOR font du Nikon F un système photographique complet, qui servira de base à toute l’évolution des reflex professionnels jusqu’au numérique et aux Nikon Z aujourd’hui.

Plus qu’un simple appareil photo, le Nikon F représente l’alliance parfaite entre ingénierie, fiabilité et liberté créative. Plus d’un demi-siècle plus tard, il demeure une légende vivante et un symbole de la photographie moderne.

À retenir

  • 1959 : lancement du Nikon F, premier reflex modulaire professionnel.
  • Viseurs, optiques et moteurs interchangeables : une première mondiale.
  • Utilisé aux Jeux Olympiques de Tokyo (1964) et Mexico (1968).
  • Adopté par l’US Navy, les reporters de guerre et les photographes de mode.
  • Base de toute la lignée reflex Nikon jusqu’à nos jours.

FAQ sur le Nikon F

En quoi le Nikon F est-il une révolution ?
Parce qu’il introduit la notion de système modulaire complet, combinant robustesse, précision et adaptabilité pour tous les genres photographiques.

Pourquoi le Nikon F est-il si populaire auprès des professionnels ?
Sa fiabilité sur le terrain, sa compatibilité avec de nombreuses optiques NIKKOR et sa modularité en ont fait un standard mondial.

Le Nikon F a-t-il été utilisé au cinéma ?
Oui, il apparaît notamment dans le film Blow Up (1966), symbole de la photographie d’auteur des années 60.

Quel rôle a joué le Nikon F dans la photographie de guerre ?
Son système fiable et sa compacité ont séduit de nombreux reporters sur les zones de conflit, du Vietnam à la Corée.

Que représente aujourd’hui le Nikon F pour les collectionneurs ?
Un appareil mythique, recherché pour sa qualité de fabrication, ses accessoires d’époque et sa valeur symbolique dans l’histoire de Nikon.

Thierry Ravassod, guide de cette saga

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde.
Il consacre sa vie à documenter et préserver l’histoire de Nikon à travers son musée dédié, où il expose de nombreux modèles rares et accessoires emblématiques.

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Histoire Nikon | Épisode 2 : les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce second épisode, Thierry Ravassod nous propose de découvrir l’histoire des Nikon S télémétriques.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Nikon entre reconstruction et relance industrielle

Les appareils télémétriques Nikon S, fabriqués entre 1945 et 1960, incarnent une période d’innovations techniques majeures et d’aventures humaines qui ont façonné la renommée de Nikon.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Compagnie d’Optique Japonaise (Nippon Kogaku), forte de quatorze usines avant guerre, n’en compte plus qu’une à Tokyo. Les effectifs se montent environ 1400 employés. L’armée d’occupation américaine réorganise l’usine d’Ohi, obligeant l’entreprise à se tourner vers la production civile dans un Japon en pleine reconstruction.

Dès cette époque, les jumelles de Nippon Kogaku séduisent les GI américains en poste au Japon, préférées à la concurrence bon marché. La réputation d’excellence de la marque est lancée. Mais Nippon Kogaku, qui a perdu ses marchés militaires, veut poursuivre son développement et créer un appareil photo.

Pourquoi MacArthur a été décisif pour Nikon

Tokyo, frappée par une grave pénurie d’énergie, bénéficie d’une autorisation spéciale du général MacArthur pour couper l’électricité de toute la ville. Sans cette mesure, la puissance disponible n’aurait pas permis d’allumer les fours. Une fois ceux-ci relancés, leur consommation devenant moindre, l’électricité a pu être rétablie dans Tokyo.

Ce geste exceptionnel permet à l’usine Nikon de couler du verre optique, étape décisive dans la reprise de la production.

Les premiers prototypes : Nikon I et Nikon M

Dès 1945, les premiers prototypes voient le jour, dont le prototype Nikon I – 6091, avec un ordre de production de 20 exemplaires.

Ces appareils photo hybrides, inspirés à la fois du Leica et du Contax, témoignent de l’ingéniosité des ingénieurs japonais de l’époque, capables de combiner les meilleures idées venues d’ailleurs pour concevoir un appareil unique.

Avec la série S, Nikon introduit des innovations techniques majeures :

  • viseur télémétrique couplé pour une mise au point rapide,
  • monture Nikon S permettant d’interchanger des objectifs NIKKOR d’une qualité exceptionnelle,
  • mécanismes d’armement et d’obturation améliorés, plus rapides et plus fiables.

L’ergonomie, la robustesse et la modularité de ces appareils séduisent rapidement les photographes professionnels.

David Douglas Duncan et la reconnaissance mondiale

En 1950, un événement change tout. David Douglas Duncan, photographe de guerre travaillant pour Time-Life, fait escale au Japon.

Il rencontre le photographe japonais Jun Miki, qui utilise un Nikon M équipé d’optiques NIKKOR. Impressionné par la qualité des images prises en basse lumière, Duncan délaisse ses optiques Leica et adopte immédiatement les objectifs NIKKOR S pour son propre équipement.

Ce basculement, porté par un photographe aussi influent, propulse Nikon sur la scène internationale et contribue à asseoir sa réputation en Occident.

Les Nikon S et SP, boîtiers mythiques

Le Nikon S2 puis le Nikon SP sont les plus avancés des télémétriques Nikon.

Le Nikon SP, produit dès 1957, intègre tous les cadres de visée (28, 35, 50, 85, 105, 135 mm) et propose l’objectif 50 mm f/1.1, le plus lumineux de son époque (il a fallu attendre les hybrides et le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct pour faire mieux).

Motorisable d’origine, robuste, polyvalent, le SP reste l’un des boîtiers les plus emblématiques de l’histoire de la photographie.

Un héritage décisif

L’histoire des télémétriques Nikon S est jalonnée d’innovations techniques et de rencontres décisives. Ces appareils ont permis à Nikon de s’imposer comme une référence incontournable, bien avant l’arrivée du reflex Nikon F en 1959.

Thierry Ravassod, guide de cette saga

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de Nikon au monde.

Il consacre sa vie à préserver et transmettre l’héritage de la marque à travers un musée dédié, où il expose des modèles rares et emblématiques.

FAQ sur les télémétriques Nikon

Quel est le premier appareil de la série Nikon S ?
Le premier modèle est le Nikon I, présenté en 1948, en format 24×32. Rapidement, il est remplacé par le Nikon M puis par le Nikon S (1951), premier vrai télémétrique exporté.

Quelle est la différence entre les Nikon S, S2 et SP ?
Le Nikon S (1951) introduit la monture S et un télémètre couplé. Le Nikon S2 (1954) est le premier vrai 24×36 avec levier d’armement et possibilité de motorisation. Le Nikon SP (1957) intègre tous les cadres de visée et devient le boîtier télémétrique le plus abouti de Nikon.

Pourquoi le Nikon SP est-il considéré comme mythique ?
Parce qu’il proposait un viseur multifocal couvrant plusieurs focales de 28 à 135 mm, une robustesse remarquable et l’objectif NIKKOR 50 mm f/1.1, le plus lumineux de son temps.

Les Nikon S étaient-ils utilisés par des photographes célèbres ?
Oui. David Douglas Duncan, photographe de guerre pour Time-Life, a popularisé les optiques NIKKOR et contribué à faire connaître Nikon aux États-Unis dès 1950.

Quelle est la rareté des Nikon S aujourd’hui ?
Certains modèles comme le S2 noir ou le SP motorisé sont extrêmement rares et recherchés par les collectionneurs. Le S4, fabriqué en petite série pour le marché japonais, l’est également.

Pourquoi Nikon a arrêté les télémétriques en 1963 ?
Parce que le reflex Nikon F, lancé en 1959, a supplanté les télémétriques auprès des professionnels. Le S3 et le SP ont été retirés du catalogue, marquant la fin de cette lignée.

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Histoire de Nikon (1917-2025) : origines, boîtiers mythiques et innovations

Vous êtes nikoniste dans l’âme ? Fan de la marque ou simplement curieux d’en savoir plus sur l’histoire de la photographie ?

Je vous propose de (re)vivre plus d’un siècle d’histoire Nikon grâce à une série documentaire unique en 11 épisodes, animée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur parmi les plus reconnus au monde.

Nikon, plus qu’une marque d’appareils photo

De la création de Nippon Kogaku en 1917 aux premiers hybrides numériques en 2011, Nikon a su rester aux avant-postes de la photographie, de l’optique scientifique et même de l’aventure spatiale.

Des reporters de guerre aux photographes de sport, des explorateurs sous-marins aux astronautes de la NASA, des photographes de mode aux scientifiques, Nikon a toujours su répondre aux besoins de ses clients avec une gamme d’appareils photo et d’objectifs parmi les plus complètes du marché.

Les boîtiers mythiques (F, F2, F3, D1, Z9) et les objectifs NIKKOR F puis Z ont marqué les grandes étapes de l’histoire visuelle de l’après-guerre à aujourd’hui. Du Nikon I de 1948 à la caméra Nikon ZR en 2025, chaque génération d’appareils a marqué son époque. L’histoire de Nikon est aussi celle de la photographie aux XXe et XXIe siècles.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos
Usine Nikon à Sendai au Japon

Frise chronologique Nikon

  • 1917 : création de Nippon Kogaku
  • 1948 : premier appareil photo Nikon I
  • 1959 : lancement du Nikon F
  • 1963 : sortie du Nikonos
  • 1999 : arrivée du premier reflex numérique Nikon D1
  • 2021 : lancement du Nikon Z9
  • 2025 : Nikon lance sa première caméra cinéma Nikon ZR

Saga Nikon : 11 épisodes pour comprendre l’histoire de Nikon

Cette série de vidéos a été réalisée par Nikon France, elle est animée par Thierry Ravassod, fidèle parmi les fidèles et collectionneur Nikon émérite à l’origine du musée Nikon France de Saint-Bonnet de Mure.

Découvrez ci-dessous les thèmes des épisodes.

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki

Découvrez les origines de Nikon Nippon Kogaku en 1917, l’invention du nom NIKKOR en 1932 et l’expansion avant 1945. Épisode 1 de la saga Histoire Nikon.

Les origines de Nikon en 1917, la naissance du nom NIKKOR et l’essor de l’optique japonaise avant 1945.

Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S

(Re)vivez l’après-guerre dans ce deuxième épisode de la saga Histoire de Nikon. Entre 1945 et 1960, Nikon se réinvente avec la série télémétrique Nikon S, qui va conquérir les reporters du monde entier.

Les années 1945-1960, la reconstruction et le rôle décisif du photographe David Douglas Duncan en Corée.

Épisode 3 – Le Nikon F (1959)

Histoire Nikon | le Nikon F (1959) Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce troisième épisode, Thierry Ravassod nous fait revivre la naissance du Nikon F, l’appareil qui a révolutionné la photographie moderne.

1959 : le reflex modulaire qui révolutionna la photo de presse, de sport et de mode.

Épisode 4 – Les objectifs mythiques

Découvrez les optiques mythiques NIKKOR, du fisheye 8 mm au 1200-1700 mm, qui ont fait entrer Nikon dans la légende de la photographie.

Du fisheye 8 mm au 1200-1700 mm, l’histoire des objectifs NIKKOR les plus célèbres et innovants.

Épisode 5 – Les Nikonos

Nikonos : l’appareil photo sous-marin légendaire de Nikon

L’aventure sous-marine née du partenariat avec Jacques-Yves Cousteau et Jean de Wouters.

Épisode 6 – Le Nikon F2

Nikon F2 : le dernier reflex mécanique légendaire | Histoire Nikon épisode 6

Le dernier reflex 100 % mécanique, produit de 1971 à 1981, une référence absolue pour sa robustesse et sa modularité.

Épisode 7 – Le Nikon F3

Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle
Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle

Premier reflex électronique, compagnon de la NASA et des plus grands photojournalistes.

Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6

Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique
Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique

Les derniers boîtiers argentiques professionnels, à l’aube de la transition numérique.

Épisode 9 – Nikon et le 7e art

Nikon et le 7ème Art : l'aventure Nikon au cinéma

L’influence de Nikon au cinéma et à la télévision, de Star Wars à l’ère numérique.

Épisode 10 – Nikon et l’aventure spatiale

Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, la NASA et la conquête spatiale
Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, la NASA et la conquête spatiale

Des missions Apollo aux projets Artemis, une collaboration unique avec la NASA.

Épisode 11 – Les premiers Nikon numériques

Histoire Nikon | Épisode 11 : les premiers pixels

Du QV-1000C au D6, le passage décisif au numérique et la préparation à l’ère hybride.

Articles complémentaires sur l’histoire de Nikon

Pour aller plus loin dans l’histoire de Nikon, explorez les articles déjà disponibles :

Anniversaires et chiffres clés

Lieux et patrimoine Nikon

Produits et modèles emblématiques

Ressources documentaires

Pourquoi ce dossier ?

L’histoire de Nikon ne concerne pas uniquement les nikonistes. Elle illustre un siècle d’innovations techniques et de bouleversements culturels dans la photographie, le cinéma, l’exploration scientifique et même l’espace.

Ce que vous allez découvrir dans ce dossier :

  • Comment Nikon a conquis la presse et le photojournalisme dès les années 1950
  • Pourquoi le Nikon F reste un boîtier mythique plus de 60 ans après
  • Quels objectifs NIKKOR ont marqué la photographie sportive et scientifique
  • Comment Nikon a collaboré avec la NASA, le cinéma et l’exploration sous-marine
  • Le virage décisif vers le numérique avec le Nikon D1 et ses successeurs

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Chaque épisode sera publié progressivement. Pour être prévenu dès la mise en ligne et découvrir d’autres histoires Nikon, abonnez-vous à la Lettre Photo.

FAQ sur l’histoire de Nikon

Quand Nikon a-t-il été fondé ?
Nikon est né en 1917 au Japon, sous le nom Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha. L’entreprise produisait d’abord des optiques militaires et scientifiques.

Quel est le premier appareil photo Nikon ?
Le premier appareil Nikon est le Nikon I, produit en 1948. Il marque l’entrée de la marque sur le marché de la photographie grand public.

Pourquoi le Nikon F est-il si célèbre ?
Sorti en 1959, le Nikon F est le premier reflex modulaire complet. Il a révolutionné la photographie professionnelle et reste une référence pour les collectionneurs.

Quels sont les modèles Nikon les plus emblématiques ?
Les séries Nikon F (F, F2, F3, F4, F5, F6), les Nikonos, le D1 ou encore le récent Z9 font partie des boîtiers les plus marquants de l’histoire.

Nikon travaille-t-il toujours avec la NASA ?
Oui. Depuis Apollo jusqu’à la Station Spatiale Internationale et la mission Artemis, Nikon fournit régulièrement des boîtiers adaptés aux contraintes de l’espace.

Merci à l’équipe Nikon France ainsi qu’à Thierry Ravassod pour avoir réalisé ces vidéos et avoir accepté que je puisse vous les partager ici. Vous pouvez en savoir plus sur la marque Nikon en consultant la section historique de la marque sur le site corporate.

De 1917 au Nikon Z9, revivez l’histoire de Nikon en 11 épisodes. Modèles mythiques, NASA, cinéma… Abonnez-vous à la Lettre Photo quotidienne pour ne rien manquer.


Histoire de Nikon | Épisode 1 : Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)

Cet article inaugure une série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon Nippon Kogaku. Présentée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur, cette saga retrace plus d’un siècle d’innovations et de boîtiers légendaires.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Épisode 1 de la saga Histoire Nikon

Avant de devenir la marque mythique internationalement connue, Nikon s’appelait Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha, la « Société d’optique du Japon ». Nous sommes en 1917, dans un Japon en pleine modernisation, bien décidé à rivaliser avec l’Europe en matière d’instruments de précision.

Les origines de Nikon : Nippon Kogaku

La société Nippon Kōgaku naît de la fusion de trois entreprises japonaises spécialisées dans l’optique. L’objectif de cette fusion est clair : bâtir une industrie nationale indépendante des importations allemandes et européennes. Très vite, Nippon Kogaku concentre son activité sur les microscopes, lentilles et instruments optiques de pointe.

L’armée et la marine japonaises s’intéressent vite à ce savoir-faire. Jumelles, périscopes, viseurs : ces technologies permettent à la jeune entreprise de se forger une réputation d’excellence et d’obtenir des commandes stratégiques.

L’invention du nom NIKKOR

En 1932, la société dépose le nom NIKKOR pour sa gamme d’objectifs photographiques. D’abord destinés à des usages scientifiques et militaires, ces objectifs posent les bases de ce qui deviendra l’une des gammes optiques les plus réputées au monde. Elle se perpétue de nos jours avec la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour les hybrides Nikon.

Une puissance industrielle avant 1945

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Nippon Kogaku emploie déjà plus de 23 000 personnes et possède 14 usines. L’entreprise joue alors un rôle central dans l’effort de guerre japonais, produisant des instruments optiques toujours plus sophistiqués.

Après 1945, la société s’oriente vers la photographie grand public. Mais grâce à son expertise technique et à son exigence de qualité, Nikon était déjà prêt à conquérir le monde de l’image.

Thierry Ravassod, historien et collectionneur Nikon

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde. Il a consacré sa vie à documenter l’histoire de Nikon, à rassembler des modèles rares et à transmettre cette passion dans son musée dédié. Un lieu unique qui attire curieux, amateurs et professionnels.

Pour aller plus loin

FAQ : Nippon Kogaku et les débuts de Nikon

Quand Nikon a-t-il été fondé ?
La société Nippon Kogaku est née en 1917 au Japon, issue de la fusion de trois sociétés spécialisées dans l’optique.

Pourquoi le nom NIKKOR a-t-il été créé ?
Le terme NIKKOR, déposé en 1932, désigne la gamme d’objectifs photographiques de Nikon. Il est rapidement devenu un synonyme de qualité optique.

Quel rôle Nikon a-t-il joué avant 1945 ?
Avant de fabriquer des appareils photo, Nippon Kogaku produisait surtout des microscopes, lentilles et instruments militaires (jumelles, périscopes).

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