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Firmware C 5.30 Nikon Z9 : nouveautés, autofocus et évolutions 4 ans après

Avec le firmware C 5.30, Nikon continue de faire évoluer le Z9 près de quatre ans après sa sortie, ce qui reste rare pour un boîtier professionnel de ce niveau. Autofocus plus souple, personnalisation accrue, fonctions réseau étendues et ajustements vidéo ciblés : cette mise à jour confirme que le Nikon Z9 n’est pas figé, mais pensé comme une plateforme évolutive dans la durée.

Même si toutes les avancées vues sur les Zf, Z6III ou Z8 ne sont pas encore présentes, le firmware 5.30 apporte des changements concrets qui impactent directement l’usage sur le terrain, en photo comme en vidéo.

Note : Les modifications détaillées ci-dessous, regroupées par grands usages, sont décrites en profondeur dans le Manuel complémentaire de mise à jour du firmware.

À retenir du firmware C 5.30 du Nikon Z9 :

- La détection du sujet devient utilisable avec des modes AF jusqu’ici réservés à des usages plus simples.

- Les zones AF personnalisées couvrent désormais presque tout le capteur.

- Le Z9 gagne en ergonomie, en personnalisation et en usages réseau.

- Cette mise à jour ne cherche pas à “copier” les Zf ou Z6III, mais à faire évoluer le Z9 selon sa logique de boîtier pro.

Prise de vue photographique : autofocus et détection du sujet

La détection du sujet est désormais disponible lorsqu’un des modes [AF point sélectif], [AF zone dynamique (S)], [AF zone dynamique (M)] ou [AF zone dynamique (L)] est sélectionné comme [Mode de zone AF].. C’est une évolution notable, inédite sur les autres boîtiers de la génération Z9, dotés du processeur Expeed 7.

Concrètement, le Nikon Z9 gagne en souplesse de cadrage et en réactivité AF dans des situations où le choix du point était jusqu’ici plus contraignant.

Les zones de mise au point des modes AF zone large (C1) et (C2) ont été élargies de façon significative, jusqu’à couvrir presque toute la zone de capture, offrant un choix beaucoup plus large dans la définition des zones AF.

Une nouvelle rubrique « Régl. limiteur de mise au point » fait son apparition dans les réglages personnalisés (a17), permettant un contrôle plus fin de l’autofocus selon les situations.

La prise de vue automatique bénéficie d’un ajustement de la gestion de la mise au point, avec l’ajout de la catégorie Visage dans les options de détection du sujet, là encore une première pour le Z9.

Nikon annonce également des améliorations générales du fonctionnement et de la fiabilité de l’autofocus, notamment en matière d’acquisition du sujet lors des prises de vues photographiques. Je l’avais précisé dans la présentation du firmware 5, comme dans le test du Nikon Z9.

Enregistrement vidéo : autofocus, HDMI et audio

L’ensemble des évolutions liées à l’autofocus et à la détection du sujet s’appliquent également à l’enregistrement vidéo.

Ces ajustements renforcent la cohérence du Z9 comme boîtier hybride photo-vidéo, sans remettre en cause son positionnement professionnel.

La détection du sujet est désormais utilisable avec le mode AF point sélectif.

Les zones AF zone large (C1) et (C2) profitent du même élargissement que pour la photographie.

Lorsque le Zoom haute résolution est activé dans le menu « Enregistrement vidéo« , un point AF s’affiche désormais directement sur le sujet détecté à l’écran.

La sortie vidéo HDMI vers des périphériques externes ne s’interrompt plus automatiquement à la fin de l’enregistrement, ce qui améliore l’usage avec des moniteurs ou en production vidéo continue.

Le volume du casque peut maintenant être réglé directement depuis le menu i pendant l’enregistrement vidéo.

Les vidéos ne pivotent plus automatiquement avec l’appareil lorsque la rotation automatique des images est activée.

Picture Control et rendu d’image

Deux nouveaux Picture Control font leur apparition : Monochrome moins contrasté et Monochrome tons profonds.

Le Z9 devient également compatible avec les réglages Picture Control « Couleurs modulables », offrant davantage de souplesse dans la gestion du rendu, en photo comme en vidéo.

Ces nouveaux Picture Control sont aussi disponibles pour le traitement RAW dans le menu Retouche, que ce soit pour une photo unique ou un traitement par lot.

Visualisation

Parmi les nouveautés, notez :

  • L’ajout du critère Date dans les filtres de visualisation, accessible depuis le menu Visualisation et le menu i.
  • L’ajout de l’option Visualisation en boucle dans le menu i de lecture vidéo.
  • Une nouvelle option « Rotation auto. pdt la visualisation » dans le menu Visualisation.
  • La correction de comportements d’affichage et de fautes de frappe à l’écran dans certains contextes, notamment lors de l’utilisation des jeux de réglages de prise de vue avec histogramme ou moniteur de forme d’onde affiché.

Commandes et personnalisation

L’ergonomie du Nikon Z9 progresse de quelques crans, avec l’ajout de la rubrique Options d’activation détection sujet aux positions a10 et g6 du menu Réglages personnalisés.

La rubrique a14 Ouverture max. Lv pdt MF devient a15 Ouverture maximale Lv.

Les fonctions Limiteur de mise au point et Parcourir options détection du sujet peuvent désormais être attribuées aux commandes personnalisées f2 et g2, et mémorisées séparément dans Rappeler fonctions prise de vue et Rappeler fcts prise de vue (tempo.).

Le Nikon Z9 bénéficie également de :

  • L’ajout d’un facteur de grossissement 400 % pour la fonction Zoom activé/désactivé.
  • L’ajout de Passer à l’image source comme rôle attribuable pour f3 Commandes perso (visualisation).
  • L’ajout de la rubrique Parcourir zone d’image avec TC à la position f11. Cette option, qui permet de faire défiler les zones d’image en utilisant le téléconvertisseur intégré, apparaît comme plus atypique et répond à des usages très spécifiques.

Réseau et streaming

Les fonctions réseau évoluent avec la possibilité d’ajouter un texte descriptif aux profils réseau existants lors de la connexion à un serveur FTP. Notez également :

  • L’ajout de la synchronisation de la date et de l’heure avec un serveur NTP pour les connexions FTP.
  • L’ajout de l’option Remplacer les infos de copyright lors de la connexion à d’autres appareils.
  • L’appareil photo principal peut désormais détecter et se connecter automatiquement à des boîtiers distants appartenant au même réseau.
  • L’ajout du mode Streaming USB (UVC/UAC) dans la rubrique USB du menu Réseau, ouvrant la voie à un usage direct du Z9 comme caméra de streaming sans matériel intermédiaire.
Test Nikon Z9 firmware C 5.30

Autres améliorations du firmware C 5.30 Nikon Z9

Il est désormais possible de mesurer directement la balance des blancs pour la photographie via des applications comme NX Tether.

Les annotations vocales peuvent maintenant être enregistrées à l’aide de microphones externes.

La vitesse de déplacement entre les points AF via les sélecteurs ne ralentit plus lors des changements de direction.

Les caractéristiques tonales ont été modifiées lorsque l’aide à l’affichage g14 est activée.

À qui profite vraiment ce firmware C 5.30 ?

Ce firmware 5.30 ne vise pas à transformer le Z9, mais à le rendre plus cohérent pour les usages intensifs.

Les photographes de sport, d’animalier ou d’événementiel tireront parti des nouvelles possibilités AF et du limiteur de mise au point.

Les vidéastes apprécieront les ajustements HDMI, audio et autofocus.

Quant aux utilisateurs en environnement connecté ou en production hybride, les évolutions réseau et le streaming USB ouvrent des usages jusqu’ici réservés à des configurations plus lourdes.

Historique des mises à jour firmware du Nikon Z9

Voici les principales évolutions logicielles du Nikon Z9 depuis sa sortie, montrant une stratégie de développement continue :

Firmware 1.10 — janvier 2022
Allongement de la durée de rafale en RAW+JPG et corrections générales.

Firmware 2.0 — avril 2022
Ajout de l’enregistrement vidéo RAW 8,3K/60p, personnalisation AF, fluidité de viseur.

Firmware 3.0 — octobre 2022
Améliorations autofocus, zoom numérique pour la vidéo, optimisations générales.

Firmware 4.0 — juin 2023
Introduction de la capture automatique et renforcement des fonctions ergonomiques.

Firmware 5.0 — mars 2024
Optimisations Auto Capture, réduction de scintillement et amélioration des workflows.

Firmware 5.10 — décembre 2024
Améliorations vidéo comme les motifs zébrés personnalisables.

Firmware 5.20 — avril 2025
Version intermédiaire de stabilité et améliorations progressives avant 5.30.

Firmware 5.30 — décembre 2025
Dernière mise à jour majeure, avec autofocus élargi, personnalisation, réseau et streaming USB.

Nikon Z9 firmware C 5.30 recouvert de poussière

FAQ – Firmware C 5.30 du Nikon Z9

Le firmware C 5.30 améliore-t-il la qualité d’image du Nikon Z9 ?
Non, pas directement. Il n’y a pas de modification du capteur ou du moteur de traitement, mais les nouveaux Picture Control et ajustements tonals permettent un rendu plus modulable.

Le Nikon Z9 reçoit-il les mêmes nouveautés que les Zf ou Z6III ?
Non. Certaines fonctions comme le Pixel Shift ou le Nikon Imaging Cloud restent absentes. Nikon fait évoluer le Z9 selon une logique différente, plus orientée usage pro en photo comme en vidéo.

Faut-il installer le firmware 5.30 sur le Nikon Z9 ?
Oui, car les améliorations autofocus, ergonomiques et réseau sont transparentes et n’altèrent pas les réglages existants.

Mais aussi… les points encore absents

Le firmware Nikon Z9 5.30 marque une étape importante dans l’évolution du boîtier. Malgré l’ampleur de cette mise à jour, certaines fonctions déjà présentes sur les autres boîtiers Expeed 7 de la gamme restent absentes :

Le firmware C 5.30 n’aligne donc pas complètement le Z9 sur les évolutions des Zf, Z6III ou Z8, mais confirme une chose essentielle : quatre ans après sa sortie, le plus pro des Nikon Z continue d’évoluer de manière profonde et structurante.

Vous pouvez télécharger le firmware C 5.30 du Nikon Z9 sur le site du support Nikon.


Nikon Z9 version V5.10 : gestion de l’angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d’exposition

Nikon annonce la version 5.10 du firmware pour son hybride Nikon  Z9, une mise à jour qui apporte aux vidéastes professionnels plusieurs nouvelles fonctionnalités avancées.

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Le Nikon Z9 chez la Boutique Photo Nikon

Le Nikon Z9 chez Miss Numerique

Nikon Z9 version 5.10 : gestion optimisée de l’angle d’obturation

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Après un premier firmware version 5, voici donc la nouvelle déclinaison V5.10 pour le Nikon Z9 qui n’en finit pas d’évoluer trois ans après sa sortie.

La première nouveauté est la possibilité de régler l’angle d’obturation (« shutter mode »), une fonctionnalité idéale pour les vidéastes qui doivent souvent adapter la cadence de prise de vue tout en maintenant un rendu visuel homogène. Désormais, l’utilisateur peut choisir parmi 15 valeurs d’angle d’obturation allant de 5,6° à 360°, directement depuis le menu. Cette approche remplace le traditionnel réglage de la vitesse d’obturation et assure que le flou de mouvement reste le même quelle que soit la fréquence d’images.

En pratique, cela signifie que les vidéastes peuvent passer de 24 i/s à 60 i/s sans ajuster manuellement la vitesse d’obturation, évitant ainsi les erreurs potentielles et gagnant un temps précieux sur le terrain. Par exemple, avec un angle d’obturation fixé à 180°, la vitesse d’obturation s’adapte automatiquement à la cadence, garantissant un rendu visuel fluide et homogène.

Des outils d’exposition personnalisables

Nikon Z9 mise à jour V5.10 : gestion de l'angle d’obturation en vidéo et optimisation des outils d'exposition

Le firmware V5.10 introduit également des améliorations notables pour les vidéastes soucieux de contrôler précisément l’exposition. Les motifs zébrés (« zebra »), utilisés pour indiquer les zones de surexposition, sont désormais personnalisables : il est possible de modifier leur couleur selon les préférences ou les besoins de la scène.

Comment faire de la vidéo avec un Nikon Z

Par exemple, dans une scène à fort contraste, un zebra rouge vif peut aider à rapidement repérer les zones critiques, tandis qu’une couleur plus neutre comme le bleu peut être utilisée pour des prises de vue plus discrètes.

Par ailleurs, les affichages de l’histogramme et des formes d’ondes peuvent être repositionnés, ajustés en transparence, et redimensionnés pour une meilleure lisibilité. Ces ajustements permettent une adaptation optimale selon les conditions de tournage.

Nikon Z9 version 5.10 : corrections et améliorations

En plus de ces nouvelles fonctions, Nikon a corrigé plusieurs problèmes qui impactaient les performances du Z9. Deux bugs responsables de blocages intermittents lors des rafales ont été résolus.

Compatibilité élargie avec NX Mobile Air

Enfin, Nikon a également mis à jour son application NX Mobile Air, qui supporte désormais l’intégration avec Adobe Frame.io pour les modèles Nikon Z6III, Z8 et Z9.

Cette intégration facilite les workflows collaboratifs en permettant aux utilisateurs de partager rapidement leurs médias avec des équipes de post-production, réduisant ainsi le temps nécessaire à la gestion des fichiers. Cette fonctionnalité permet une gestion simplifiée des médias pour les workflows collaboratifs.

Attention toutefois, cette nouveauté n’est disponible que sur Android dans la version 1.3.2 actuelle, les utilisateurs iOS devront patienter pour en profiter.

Avec cette version 5.10, Nikon confirme son engagement envers les professionnels de l’image en enrichissant les possibilités de son hybride professionnel. 

Vous pouvez télécharger gratuitement  la mise à jour Nikon Z9 version 5.10 sur le site du support Nikon.

Le Nikon Z9 chez la Boutique Photo Nikon

Le Nikon Z9 chez Miss Numerique


Nikon Z 9 firmware 5: toutes les nouveautés expliquées en détail

Le firmware 5 du Nikon Z 9 est une nouvelle mise à jour majeure qui redéfinit les performances et la productivité pour les utilisateurs du Nikon Z 9. Voici le détail de ce que cette mise à jour apporte, et toutes les informations détaillées en vidéo pour bien utiliser le Nikon Z 9 firmware 5.

Nikon Z9 firmware 5: toutes les nouveautés expliquées en détail

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon

Evolution du firmware Nikon Z 9

Depuis la sortie du Nikon Z 9 (voir mon test), Nikon a adopté une approche novatrice dans le développement de ses firmwares, en se concentrant sur des mises à jour significatives pour le Z 9 plutôt qu’en multipliant les boîtiers (avec un Nikon Z 9s, Nikon Z 9x, …) comme le font certains de ses concurrents.

Ce choix stratégique s’est traduit par des évolutions majeures et régulières du Z 9, avec des mises à jour gratuites pour des améliorations continues tous les six mois environ.

Les firmwares version 2 à version 4 ont apporté des avancées notables telles que la prise de vue en 8K à 60 images par seconde, des options d’autofocus personnalisables, la réduction de flicker haute fréquence, et le mode continu en DX à 60 images par seconde.

Ces mises à jour ont non seulement amélioré les capacités du boîtier en termes de créativité et de performance en basse lumière, mais elles ont également optimisé l’expérience utilisateur grâce à la personnalisation des boutons et à des fonctionnalités de post-production améliorées.

Note : la vidéo de présentation détaillée des nouvelles fonctions du firmware 5 est disponible plus bas.

Nouveautés majeures du Nikon Z 9 firmware 5

La version 5 du firmware du Nikon Z 9 se distingue car elle est pensée en particulier pour les photographes qui vont œuvrer lors des  Jeux Olympiques de Paris 2024, ou dans des situations extrêmes. Elles mettent l’accent sur la productivité et la transmission des images.

Autocapture

Les améliorations significatives de l’autocapture et des options de personnalisation offrent aux photographes une plus grande flexibilité leur permettant de s’adapter à toutes les situations de prise de vue spécifiques grâce à des réglages intuitifs de taille, vitesse et distance des sujets.

Nikon Z9 firmware 5: autocapture

Nikon Z9 firmware 5: autocapture

Rafales

Le Nikon Z 9 firmware 5 introduit également une optimisation de la gestion des séquences de rafales, facilitant la sélection et l’édition des images. Ces fonctions sont essentielles pour les photographes travaillant dans des environnements dynamiques comme les photographes de sport.

La fonction de visualisation automatique des séries, comparable à un GIF animé, rend la navigation parmi les prises de vue rapide et intuitive.

Nikon Z9 firmware 5: visualisation des séries

Réduction du scintillement

En termes de gestion de la lumière, l’amélioration de la fonction de réduction du scintillement à haute fréquence s’avère cruciale pour les photographies en environnement LED, fréquentes dans les événements sportifs ou les salles de spectacle.

Nikon Z9 firmware 5: réduction du scintillement flicker

Réduction du bruit ISO

Le Nikon Z 9 firmware 5 propose une avancée notable dans la réduction de bruit ISO, avec la possibilité de préserver au mieux la qualité des couleurs et des détails dans des conditions de haute sensibilité. Cette amélioration est probablement consécutive à l’élaboration d’un firmware spécifique pour les Nikon Z 9 envoyés dans l’espace pour l’ISS, puisqu’ils disposent d’une réduction du bruit optimisée.

Nikon Z9 firmware 5: réduction du bruit ISO

Nikon Z9 firmware 5: réduction du bruit ISO

Transmission des images

La possibilité de transmettre des images en format HEIF via FTP réduit de façon notoire la taille des fichiers tout en conservant une qualité d’image optimale. Cette fonctionnalité est essentielle pour une diffusion rapide et efficace, surtout dans des contextes où la connectivité est limitée ou instable, autour des stades par exemple.

Nikon Z9 firmware 5: transfert automatique des images

Comment utiliser le Nikon Z 9 firmware 5

Ludovic Dréan qui pilote le support professionnel Nikon France vous propose de découvrir toutes les nouveautés du Nikon Z 9 firmware 5. Il vous aide à utiliser au mieux toutes les fonctionnalités avancées et à optimiser votre workflow.

En conclusion

Avec ces améliorations, le Nikon Z 9 s’impose non seulement comme un outil incontournable pour les Jeux olympiques de Paris 2024, mais aussi comme le boîtier le plus fiable et évolutif pour les photographes professionnels exigeants, même si le Nikon Z 8 le concurrence largement sur ce terrain depuis son arrivée.

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon


Le Nikon Z9 dans l’espace, l’aventure spatiale Nikon d’Apollo à Artemis

L’aventure spatiale Nikon commence en 1971 avec Apollo 15 et le Nikon F, elle se poursuit de nos jours avec l’arrivée du Nikon Z 9 dans l’ISS en janvier 2024.

Depuis plus de 50 ans, Nikon fournit des appareils photo à la NASA et à l’ESA, documentant certains des moments les plus emblématiques de l’exploration spatiale. Cet article retrace l’épopée des appareils photo Nikon dans l’espace, soulignant leur impact sur l’épopée spatiale, la science et l’histoire humaine.

Note : bien que j’ai pris soin de vérifier toutes les informations citées, je ne suis pas à l’abri d’avoir fait une erreur, aussi je vous invite à laisser vos remarques en commentaire si vous voyez un modèle, une date, un nom qui méritent d’être modifiés.

Je tiens à remercier Thierry Ravassod qui m’a été d’une grande aide lors de la préparation de ce sujet sur l’aventure spatiale Nikon.

Découvrez sa collection au musée Nikon France/Maison de la photo

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F Photomic FTN Skylab(Apollo 15)

Nikon F NASA Skylab – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F est le premier appareil Nikon emmené dans l’espace par la NASA, pendant la fin de l’ère Apollo et les missions Skylab au début des années 1970. La NASA exige que l’appareil résiste au vide et à l’apesanteur, sans dégager de gaz nocifs, sans risque d’incendie, il doit aussi être facile à utiliser avec des gants. Ce choix est dû à la fiabilité reconnue du Nikon F, essentielle pour les conditions extrêmes de l’espace.

Des modifications spéciales, incluant l’utilisation de lubrifiants et adhésifs spécifiques et le remplacement de certaines pièces en plastique par du métal, sont réalisées pour assurer sa fiabilité et sa sécurité.

Le compartiment de la batterie est conçu pour éviter les fuites. Un gros capuchon moleté en métal avec un ressort robuste assure le maintien du contact. Le circuit électrique est protégé par un fusible d’un ampère, facilement accessible. En cas de problème, des emplacements sont prévus pour deux fusibles de rechange.

En 1971, lors de la mission Apollo 15, la NASA explore la Lune en profondeur, pour la première fois avec un véhicule lunaire, le Lunar Roving Vehicle (LRV). L’appareil photo utilisé sur le LRV est une version du Nikon F Photomic FTN modifiée selon les spécifications de la NASA.

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Houston – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA avec support articulé – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Apollo Soyouz – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F2 « Titov » est une variante spéciale du Nikon F2, adaptée pour répondre aux exigences des missions spatiales soviétiques. Cette version est probablement modifiée pour résister aux conditions extrêmes de l’espace, bien que les détails spécifiques sur ces modifications faites par les soviétiques soient moins documentés publiquement que ceux des modèles utilisés par la NASA.

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (navette spatiale)

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans les années 80, la NASA demande à Nikon d’adapter le Nikon F3 pour l’utiliser à bord des navettes spatiales.  A cette époque en effet, l’appareil photo et les images qu’il autorise sont un outil essentiel pour documenter la vie et le travail en orbite. La performance des caméras de l’époque et les capacités de communication en temps réel limitées ne permettent pas la capture et la récupération d’images telle qu’on la connait de nos jours. La photographie, bien qu’argentique encore, est la solution.

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 big (navette spatiale)

Le Nikon F3 Big est une variante spéciale du Nikon F3, disposant d’un dos MD-4 modifié. Ce modèle peut prendre jusqu’à 250 images, ce qui le rend idéal dans l’espace pour les sessions prolongées ou les situations où le changement de film est impossible.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F3 Big ne ressemble à aucun autre appareil photo avant lui, et aucun appareil commercial n’a été construit comme lui depuis.

Le Nikon F3 Big a une apparence similaire à celle du Nikon F3 « small » de la NASA, il partage de nombreuses modifications nécessaires pour fonctionner dans l’espace, comme l’absence de revêtement en similicuir, les vis collées, l’entraînement motorisé intégré et la connexion Bendix externe pour la prise de vue à distance ainsi que le même bloc-batterie encastré.

Bien qu’un dos de 250 vues ne soit pas nouveau pour Nikon, qui a construit le F250 pour le Nikon F plus de dix ans auparavant, ce qui est nouveau, c’est le fait que ce nouveau magasin incorpore un volet, ce qui permet de retirer le dos de l’appareil photo au milieu d’une bobine, d’installer un nouveau dos avec un type de film différent pour faire quelques poses, puis de remettre l’original en place avant de retirer le volet et de continuer là où l’astronaute s’est arrêté. C’est révolutionnaire à l’époque et prémonitoire de ce que l’on sait faire en numérique avec le changement d’ISO d’une photo à l’autre.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F4 offre une mise au point automatique fiable et précise, il intègre également un système de mesure matricielle évolué qui permet d’améliorer la mesure de la lumière, un critère essentiel dans l’espace quand on sait que le film ne peut être développé qu’au retour et qu’il est trop tard pour refaire la photo.

Le Nikon F4, comme le Nikon F3 NASA, est équipé d’un moteur intégré pour assurer l’avancer du film. Le moteur séparé n’était plus d’actualité sur cette génération d’appareils professionnels.

Nikon, fort de son apprentissage au fur et à mesure des missions pour que ses appareils fonctionnent dans l’espace, en profite pour incorporer la plupart des modifications des boîtiers NASA dans la version commerciale du Nikon F4. Ainsi, lorsque les modèles NASA sont livrés, ils sont pratiquement identiques aux versions commerciales vendues dans les magasins, à l’exception de quelques lubrifiants spéciaux et peut-être d’autres modifications internes.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Jean-François Clervoy et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Eileen Marie Collins et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 ECS numérique (navette spatiale)

Le Nikon F4 ECS (Electronic Still Camera) est le premier appareil photo numérique (il n’y a pas d’erreur)) utilisé par la NASA à bord des navettes spatiales. La conception débute en 1987 et des prototypes sont développés au cours des années suivantes, avant que l’appareil ne fasse son premier voyage à bord de la navette Discovery lors de la mission STS-48 en 1991.

Plusieurs clients da la NASA souhaitent un moyen plus rapide de capturer et de transmettre des images de la navette vers la Terre en temps aussi réel que possible. Auparavant, les pellicules n’étaient développées qu’après le retour sur Terre, ce qui entraînait de longs délais de transmission des images au centre de contrôle ainsi qu’aux médias. Les principaux acteurs de ce projet sont Intelsat et le télescope spatial Hubble, ainsi que les médias, la communauté scientifique et le centre de contrôle de la mission.

Le premier prototype d’appareil photo numérique Nikon NASA est construit à partir d’un Nikon F3 développé dans le laboratoire de la NASA. Il est constitué d’un assortiment de circuits imprimés et de câbles en fil de fer, car les techniciens essayent de faire une démonstration de faisabilité.

Une fois que les détails de la conception interne ont pu être affinés, un boîtier fini portable est mis au point. Nikon étant occupé à développer l’autofocus du Nikon F4, et dans l’état actuel du prototype F3, il devient vite évident que la NASA et Nikon doivent s’associer pour produire ce Nikon F4 ESC.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

La conception du Nikon F4 ESC permet pour la première fois à un appareil photo de capturer et de numériser une image avec une résolution proche de celle d’un film. La chambre reflex est dotée d’un capteur spécifique, l’image numérique est stockée sur des disques durs amovibles. Elle est convertie dans un format adapté à la transmission par liaison descendante ou améliorée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images.

La possibilité d’améliorer et d’annoter les images haute résolution en orbite et de les transmettre en temps réel améliore les capacités de documentation photographique des astronautes sur les observations de la Terre et les activités à bord de la navette spatiale.

La forme et les fonctions du Nikon F4 ESC restent très proches de celles de la version grand public, avec les mêmes modes de prise de vue et la possibilité de monter et de contrôler les mêmes objectifs. Nikon doit toutefois modifier l’électronique pour permettre l’échange de signaux entre le boîtier F4 ESC et l’électronique construite par la NASA pour le contrôle de l’exposition.

La NASA est responsable du développement de l’électronique, du firmware, du logiciel, des boîtiers mécaniques et des systèmes au sol de l’ESC, tous développés par une équipe du Johnson Space Center de la NASA.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

l’équipement associé au Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F5 est le dernier Nikon argentique que la NASA emmène dans l’espace. Il fait ses débuts en décembre 1998 à bord de la navette Endeavour.

Comme le Nikon F4 qui l’a précédé, il est pratiquement identique à la version commerciale disponible pour le public, à l’exception du remplacement et de la reformulation des lubrifiants internes afin de répondre aux exigences strictes de la NASA.

L’autofocus rapide et précis du Nikon F5 de même que la mesure matricielle extrêmement précise permettent aux astronautes d’obtenir des images plus exploitables, l’automatisation permet de raccourcir les cycles de formation des astronautes.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Les modèles Nikon F5 de la NASA sont tous équipés d’un dos numérique Nikon MF-28. Ce dos multifonctions permet aux astronautes d’enregistrer des données clés (liées à l’image qu’ils photographient) directement sur le film. Ce principe évite toute erreur de retranscription des données d’une photo à l’autre.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Soichi Noguchi et le Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Le Kodak DCS 460 C sur base de Nikon F90 est le deuxième appareil photo numérique Nikon utilisé par la NASA dans l’espace, après le Nikon F4 ESC. Le DCS 460 C est un appareil beaucoup plus compact et à plus haute résolution qui fait ses débuts à bord de la navette Atlantis en mars 1996.

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C – photo collection Thierry Ravassod

Le DCS 460 est produit pour la NASA en trois versions (couleur, monochrome et infrarouge), toutes reposant sur un boîtier Nikon F90. La version monochrome utilise le Nikon F90 standard tandis que la version couleur utilise le Nikon F90s. Je n’ai pas  trouvé l’information pour la version infrarouge (si vous l’avez …).

Son dos numérique est capable de restituer des images de 6 Mp à 12 bits/couleur. Son capteur mesure 18,4 mm x 27,6 mm, soit un ratio x 1,3 par rapport aux capteurs plein format (à comparer au x 1,5 de l’APS-C actuel).

Le boîtier Nikon F90 permet un fonctionnement normal dans tous les modes d’exposition, avec un temps d’acquisition d’image de 12 secondes. La batterie rechargeable est installée à l’intérieur du dos numérique, sur le côté du lecteur, et permet de réaliser 250 images par charge.

Les appareils photo Kodak DCS 460 / Nikon F90 jouent un rôle clé dans la transmission d’images haute résolution vers la Terre en temps quasi réel. L’appareil photo joue également un rôle essentiel dans le projet EarthKam, qui connait un grand succès : des étudiants peuvent envoyer dans l’espace des instructions sur les images qu’ils souhaitent photographier, et ces images leur sont renvoyées directement par la station spatiale.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 C sur base de Nikon F5 fait ses débuts en novembre 2001 à bord de la navette Endeavour.

Cet appareil photo numérique de 6,3 Mp remplace l’appareil photo Kodak DCS 660 utilisé par la NASA lors de missions précédentes la même année.

 

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 utilise un boîtier Nikon F5 pour la capture d’images. Le Nikon F5 étant déjà utilisé dans l’espace, l’adoption du DCS 760 permet aux astronautes de se familiariser plus rapidement avec le fonctionnement de l’appareil.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Après la perte de la navette Columbia (mission STS-107) en février 2003, la NASA attribue une tâche essentielle à l’appareil photo embarqué dans la navette. Il sert à photographier au téléobjectif les possibles dommages causés par le lancement de la navette.

Pour cela, une fois la navette arrivée à l’ISS, le pilote effectue un retournement de la navette, afin qu’elle puisse exposer son bouclier thermique aux astronautes de la station. Ceux-ci, équipés d’objectifs NIKKOR de 400 mm et 800 mm montés sur le Nikon F 5 / DCS 760, sont alors en mesure de photographier tout dommage d’une taille de 2,54 cm (1 pouce) à une distance de 180 m (600 pieds). Les photos sont ensuite transmises par satellite pour être examinées de plus près sur Terre.

Avant cette ère numérique et ces images bien définies, la NASA devait s’appuyer sur les images des caméras de suivi terrestres et aériennes, et compte tenu de la distance, ces images avaient une résolution bien plus faible.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Le Nikon D2Xs est le premier appareil 100% Nikon numérique a être utilisé pour la première fois dans l’espace lors de la mission STS 124 de la navette spatiale Discovery en 2008.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

À l’exception des changements d’huile de lubrification des éléments mécaniques afin de répondre aux spécifications de la NASA et de l’adoption d’un firmware spécialisé, le Nikon D2XS utilisé à bord de la navette spatiale et dans l’ISS est essentiellement le même que les modèles commerciaux.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

En 2013, le Nikon D4 est utilisé dans l’espace pour la première fois. Il est modifié pour utiliser des lubrifiants spéciaux, un peu d’isolation, un sabot rapide adapté et quelques bandes velcro collées ici et là. Rien de plus.

Entre 2013 et 2016, la NASA commandera 48 Nikon D4 et 64 objectifs Nikon NIKKOR en monture F.

Le Nikon D4 est utilisé par Thomas Pesquet lors de ses missions dans l’ISS. C’est avec le D4 qu’on été prises la plupart des photos de la mission Proxima, que vous pouvez retrouver dans le livre La Terre entre nos mains. C’est aussi avec le D4 que Thomas Pesquet réalise les photographies du premier Google Street View de l’ISS, qui permet de l’explorer virtuellement en trois dimensions depuis votre ordinateur.

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

setup Cameraplex avec les Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Thomas Pesquet et le Nikon D 4 Mission Proxima ESA NASA Thomas Pesquet

Nikon D4 NASA – photo (C) NASA ESA Thomas Pesquet

Nikon D5 (ISS)

En 2017, la NASA commande 53 appareils photo Nikon D5 sans modification pour les utiliser à bord de l’ISS et dans les installations d’entraînement des astronautes. Ces appareils, identiques aux modèles commerciaux, sont choisis pour leur haute performance et durabilité sous des conditions extrêmes​.

Nikon D5 (ISS)

Nikon D5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon Z 9 (ISS, 2024)

Le Nikon Z 9 est envoyé à la Station Spatiale Internationale en janvier 2024, marquant la première utilisation d’un appareil photo hybride Nikon dans l’espace. Il remplace les modèles précédents.

Nikon Z 9 NASA ESA - photo (C) NASA ESA

l’aventure spatiale Nikon continue avec le Z 9 et l’ISS – photo (C) NASA ESA

L’appareil photo est physiquement le même, cependant les ingénieurs de Nikon ont travaillé avec ceux de la NASA pour créer un firmware dédié aux besoins des astronautes et à l’environnement spatial. Il bénéficie de fonctions de réduction du bruit plus étendue et de temps de pose plus courts afin de contrer les effets de bombardement constant de radiations cosmiques à bord de la station spatiale.

D’autres modifications sont apportées à la séquence de dénomination des fichiers, ainsi qu’aux paramètres et commandes par défaut, optimisés pour la vie à bord du laboratoire orbital et pour la prise de vue lorsque que le boîtier est dans la housse de protection pour les missions extérieures (EVA).

Des modifications sont également apportées au protocole FTP de transfert dans l’appareil photo afin de simplifier le travail de l’astronaute, d’augmenter l’efficacité et de réduire la consommation d’énergie lors de l’envoi d’images de l’espace vers la Terre.

L’envoi comprend 13 boîtiers Nikon Z 9, 15 objectifs NIKKOR Z, dont des super-téléobjectifs et des objectifs macro, et 15 bagues Nikon FTZ II.

L’aventure spatiale Nikon, mais aussi …

Les Nikon utilisés lors des sorties spatiales, dans le vide de l’espace, doivent subir des modifications complémentaires, les lubrifiants et adhésifs devant pouvoir résister à des températures allant de -50 à + 110 degrés C.

Avec de telles températures, le boîtier doit aussi être isolé. Lors des EVA, les activités extra-véhiculaires, le boîtier est recouvert d’une couverture thermique composée de 12 couches de film mylar aluminisé avec une coquille de tissu Ortho à l’extérieur et de tissu Téflon à l’intérieur. Ces couvertures existent depuis que les appareils photo Nikon sont utilisés dans l’ISS (pour les missions Apollo je n’ai pas trouvé l’information).

Manteau thermique NASA EVA pour Nikon dans l'espace

Couverture thermique pour Nikon NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans un environnement en apesanteur, les œillets de courroie des appareils Nikon sont remplacés par des éléments de velcro visibles sur les photos (les zones bleues), sauf sur certains Nikon F4 si j’en crois les photos.

L’appareil photo ne pouvant être posé en apesanteur, cette fixation évite qu’il ne s’éloigne (à ne pas reproduire sur Terre, c’est dit). L’astronaute peut ainsi le fixer à l’intérieur du vaisseau spatial grâce à cette attache, qui adhère à des zones correspondantes équipées de velcro.

Fixation velcro des Nikon dans l'espace

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

L’aventure spatiale Nikon, une histoire faite pour durer

En 2026, le programme Artemis mené conjointement par la NASA et l’ESA, devrait permettre aux astronautes de reposer le pied sur la lune. En vue de ces missions, le Nikon Z 9 et l’objectif NIKKOR Z 40 mm f/2 sont en phase de test pour la mission lunaire américaine « Artemis III ». Des essais ont eu lieu en octobre 2023 dans les paysages lunaires de Lanzarote, en Espagne.

L’appareil photo Artemis Moon sera le premier appareil photo hybride à être utilisé à la main dans l’espace. Les appareils photo hybrides offrent une excellente qualité d’image dans les situations de faible luminosité, ce qui les rend bien adaptés à l’environnement difficile et très contrasté de la Lune.

Thomas Pesquet NASA ESA pour le programme lunaire Artemis

Thomas Pesquet avec le Nikon Z 9 + NIKKOR Z 40 mm f/2 NASA ESA Artemis
photo: ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

Artemis Moon camera Nikon Z 9

Nikon Z 9 NASA ESA Artemis – photo : ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

La NASA a effectué des tests approfondis sur les trois principaux défis de l’espace : les effets thermiques, le vide et les radiations. A la différence de l’ISS, sur la Lune la nature abrasive de la poussière lunaire constitue un défi supplémentaire. Si le cœur du Nikon Z 9 reste le même, l’interface et le boîtier continuent d’évoluer.

Le Nikon Z 9 enregistrera également des vidéos. Elles permettront aux équipes au sol de connaître la situation et de documenter l’exploration de la lune.

L’aventure spatiale Nikon, pour en savoir plus

Vous trouverez plus d’infos détaillées sur l’aventure spatiale Nikon sur le site de Timm Chapman et sur le site de l’ESA.

Thomas Pesquet a publié des photos de la mission Proxima sur son compte Flickr Thom Astro.

Merci à Thierry Ravassod pour l’aide qu’il m’a apportée à la réalisation de cet article. Si vous passez à proximité de Lyon, ne manquez pas sa collection et le :

musée Nikon France à la Maison de la photo de St Bonnet de Mure (69).


Firmware Nikon Z 9 4.0 : capture automatique, amélioration suivi AF, prédéclenchement

Nikon lance la version 4.00 du firmware de son hybride plein format professionnel Nikon Z 9. Avec de nouvelles fonctionnalités AF, de déclenchement et vidéo, ainsi qu’une amélioration des fonctions d’utilisation et d’affichage, cette mise à jour renforce la polyvalence et les performances du Z 9 pour les photographes et vidéastes.

Firmware Nikon Z 9 4.0 : amélioration suivi AF 3D, nouveaux modes de déclenchement, nouvelles fonctions persos

Le Nikon Z 9 chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique

Firmware Nikon Z 9 4.0 : des nouveautés en photo et vidéo

Une des nouvelles fonctionnalités du Nikon Z 9 est le « Déclenchement automatique » : il permet aux utilisateurs de prendre automatiquement des photos et des vidéos en configurant différents critères tels que la détection de mouvement, de distance et du sujet.

Cela permet aux utilisateurs de prendre des clichés à distance et sous différents angles sans avoir à rester derrière l’objectif. De plus, la fonction « Prise de vue avec pré-déclenchement » héritée du Nikon Z 8 complète cette mise à jour firmware en assurant un meilleur taux de réussite potentiel pour capturer des moments décisifs.

Notez toutefois que Nikon précise :

Le déclenchement automatique n’est compatible qu’avec les objectifs à monture Nikon Z, à l’exception du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct.

La prise de vue automatique ne peut pas être associée à certaines fonctionnalités de l’appareil photo, notamment :

  • les poses longues (« Bulb (pose B) » ou « Time (pose T) »),
  • le retardateur,
  • le bracketing,
  • les surimpressions,
  • la superposition HDR,
  • l’intervallomètre,
  • l’enregistrement de vidéos time-lapse,
  • le décalage de la mise au point,
  • la réduction de vibration électronique.

Pour ce qui est des objectifs à monture F, il n’y a pas de restriction à part pour le réglage précis des distances.

Les fonctions de mise au point autofocus du Nikon Z 9 ont été ajustées pour améliorer les performances de suivi 3D. L’autofocus offre une plus grande précision avec les petits sujets se déplaçant rapidement.

Enfin, ce firmware comprend désormais une option permettant de réduire le flou causé par le bougé de l’appareil lors de l’utilisation d’un trépied ou d’un accessoire similaire.

La mise à jour firmware Nikon Z 9 4.0 améliore les fonctions vidéo du Nikon  Z 9 en augmentant la sensibilité minimale à Lo 2 pour le format N-Log, ce qui améliore la netteté des zones d’ombres. Les photographes bénéficient d’un contrôle plus précis grâce à un plus grand nombre d’options pour la vitesse du zoom haute définition.

Des améliorations ont également été apportées aux fonctions d’utilisation et d’affichage du Z 9. Le nombre de fonctions pouvant être attribuées aux commandes personnalisées augmente, l’ajout d’un affichage de la distance approximative sur l’indicateur de distance de mise au point est disponible, et une sélection de sons de déclenchement dont le volume peut être ajusté en fonction des besoins spécifiques viennent compléter la liste des options ajustables par l’utilisateur.

Télécharger le firmware Nikon Z 9 4.0 sur le site du support Nikon.

Source : Nikon France

Le Nikon Z 9 chez La Boutique Photo Nikon

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Firmware 3.0 : la mise à jour du Nikon Z 9 ajoute près de 20 nouvelles fonctions à l’hybride pro Nikon

Nikon a annoncé une importante mise à jour du Nikon Z 9 par le biais d’un firmware 3.0 qui améliore les performances et ajoute près de 20 nouvelles fonctions à un boîtier pourtant déjà considéré comme le plus performant et complet de sa catégorie. Revue de détail.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Firmware 3.0 : la mise à jour du Nikon Z 9 ajoute près de 20 nouvelles fonctions à l'hybride pro Nikon

Le Nikon Z 9 au meilleur prix chez Miss Numerique

Le Nikon Z 9 au meilleur prix chez La Boutique Photo Nikon (revendeur pro)

Firmware 3.0 : la seconde mise à jour du Nikon Z 9

Après une première mise à jour très complète du Nikon Z 9 en avril 2022 avec le firmware 2.0, le nouveau firmware 3.0 optimise encore l’hybride pro Nikon en apportant des améliorations à :

  • la capture vidéo et photo,
  • l’opérabilité,
  • l’autofocus,
  • la convivialité générale.

Une déclaration de Jay Vannatter, vice-président exécutif de Nikon Inc. n’est pas passée inaperçue :

« Le firmware 3.0 témoigne non seulement de l’engagement de Nikon à répondre aux besoins de ses clients, mais aussi de son soutien continu à la mise à jour des produits pour qu’ils atteignent leur plein potentiel au profit de ses utilisateurs »

Parmi les apports les plus importants, l’amélioration du système autofocus ajoute 0,5 EV de détection au Nikon Z 9 tout en augmentant la précision de la mise au point en faible lumière et faible contraste.

L’affichage est mis à niveau de même que l’opérabilité du boîtier (dont les boutons et commandes personnalisés. Une nouvelle fonction High-Res Zoom propose un zoom optique supplémentaire pour les vidéos 4K. Une nouvelle fonction C60 High-Speed Frame Capture permet de prendre 60 images par seconde en format DX.

Cette mise à jour du Nikon Z 9 comprend également la réduction du scintillement à haute fréquence apparue pour la photo uniquement dans la version 2.1 et désormais disponible en vidéo.

Le Nikon Z 9 bénéficie de l’affichage de la lecture verticale pour les images, ainsi que de la synchronisation du timecode et de l’UltraSync Blue qui ajoute le timecode entre plusieurs Nikon Z9 contrôlés par une unique télécommande sans fil. Ce nouveau firmware autorise aussi le support UltraSyncBlue d’ATOMOS via Bluetooth.

En outre, les photographes adeptes de la prise de vue en mode rafale seront heureux d’apprendre que cette mise à jour du Nikon Z 9 permet la lecture de séries automatiques, elle peut afficher les photos d’une même rafale après l’affichage de la première image en lecture.

Test Nikon Z 9

la face arrière du Nikon Z 9

Autre aspect important en matière d’ergonomie, il est désormais possible de personnaliser plus de boutons, des améliorations de l’affichage du Z 9 autorisent une meilleure indication de la mise au point et des informations sur les fichiers.

Des améliorations du mode d’affichage du flux de flash (Photo Lv) permet aux utilisateurs de choisir si les effets des paramètres d’exposition sont reflétés lorsqu’un flash Nikon Speedlight ou un déclencheur à distance est utilisé. Ceci vous permet de vérifier l’exposition du fond avant de déclencher, vous évitant de devoir contrôler sur la photo prise avant d’ajuster vos réglages, le gain de temps est appréciable. 

Enfin, le firmware 3.0 pour le Nikon Z9 ajoute une possibilité de neutralisation des autres appareils photo pour vous permettre de passer facilement d’un appareil photo maître à un autre si vous utilisez une configuration à plusieurs boîtiers.

Le protocole FTPS permet le transfert de fichiers cryptés plus rapide et plus sûr. Une fonctionnalité de formatage intégral est désormais disponible pour les cartes CFExpress prises en charge, de même que la possibilité de réinitialiser la distance de mise au point pendant la prise de vue avec décalage de la mise au point.

La mise à jour du Nikon Z 9 estampillée 3.0 est disponible gratuitement sur le site du support Nikon.

Source : Nikon France

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Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : une liste longue comme le bras …

Nikon l’avait promis lors de l’annonce du Nikon Z 9, la mise à jour firmware 2.0 arriverait début 2022. C’est fait : ce firmware version 2.0 apporte plusieurs améliorations majeures en vidéo pour l’hybride pro Nikon, elles font de lui un boîtier toujours plus efficace en photo aussi.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : la vidéo fait un nouveau bond en avant

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : présentation

Le firmware 2.0 pour Nikon Z 9 vient compléter la liste déjà bien complète des possibilités offertes par le Nikon Z 9 en vidéo.

Il est désormais possible d’enregistrer des vidéos au format RAW 8,3K/60p (DCI) interne ainsi que des films Ultra HD 4K/60p suréchantillonnés à partir du format 8K. L’enregistrement 12 bits en interne est rendu possible grâce à la mise en œuvre du format ProRes RAW HQ (jusqu’à 4K/60p) comme du nouveau format N-RAW Nikon (jusqu’à 8K/60p et 4K/120p).

Mais ce n’est pas tout …

Les vidéastes peuvent disposer d’un waveform (forme d’ondes), d’un cadre REC rouge et d’un menu I personnalisable pour un affichage des réglages vidéo en cours d’enregistrement.

Le firmware 2.0 pour Nikon Z 9 apporte des améliorations pour les photographes aussi.

Les configurations AF peuvent être personnalisées avec l’un des 20 modèles AF zone large disponibles. La fréquence de rafraîchissement du viseur, une donnée importante pour assurer la meilleure fluidité possible de l’affichage, peut grimper à 120 vps à 3000 nits, ce qui fait de ce viseur déjà le plus lumineux du marché, un viseur parmi les plus fluides.

Le Nikon Z 9 peut enregistrer des photos avant même le déclenchement, le boîtier enregistre en effet des images pendant la seconde qui précède le déclenchement. Ce n’est pas de l’Intelligence Artificielle ou de la magie mais de l’anticipation rendue possible par les capacités électroniques et de calcul du Z 9.

Il est également désormais possible de mémoriser et rappeler des positions de mise au point à l’aide de plusieurs boutons sur l’appareil photo. Ceci vous permet de passer très vite d’une distance de mise à l’autre dans les situations extrêmes qui le justifient.

Test Nikon Z 9

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : les détails

Voici la liste complète au moment de la publication de cet article des apports de ce firmware 2.0.

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : prise de vue photo

  • Ajout des modes de zone AF AF zone large (C1) et AF zone large (C2)
  • En mode photo, l’écran de contrôle indique désormais d’autres informations pour les poses longues, notamment le temps écoulé et le temps restant
  • La prise de vue haute vitesse permet désormais d’enregistrer des « rafales de pré-déclenchement »
  • Changement de la procédure permettant de choisir une température de couleur lorsque Choisir température de couleur est sélectionné comme balance des blancs
  • Changement de la taille de la zone utilisée par l’appareil photo pour mesurer des valeurs de balance des blancs pour Pré-réglage manuel.

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : enregistrement vidéo

  • Ajout des modes de zone AF AF zone large (C1) et AF zone large (C2)
  • Changement de la procédure permettant de choisir une température de couleur lorsque Choisir température de couleur est sélectionné comme balance des blancs
  • Changement de la taille de la zone utilisée par l’appareil photo pour mesurer des valeurs de balance des blancs pour Pré-réglage manuel
  • Ajout des facteurs de zoom 50% et 200% utilisables pendant l’enregistrement vidéo
  • L’écran de contrôle affiche désormais la taille d’image et la cadence actuelles en mode vidéo
  • Ajout des options d’enregistrement vidéo RAW N-RAW 12 bits (NEV) et ProRes RAW HQ 12 bits (MOV) sous Type de fichier vidéo
  • Ajout de l’option Suréchantillonnage étendu
  • Ajout de l’option Afficher les infos vidéo pour le réglage personnalisé g1, Personnaliser le menu i
  • Ajout de l’option AF-ON rapide pour le réglage personnalisé g2, Commandes personnalisées
  • Ajout de Contrôle sensibilité fin (mode M) à la position g8
  • Ajout de Plage vitesses étendue (mode M) à la position g9
  • Ajout de Affichage des infos de luminosité à la position g14
  • Ajout de Cadre REC rouge à la position g17
  • Ajout de l’option 1080i (entrelacé) sous HDMI > Résolution de sortie

Affichages

  • Modifications apportées aux modes moniteur Viseur uniquement et Priorité au viseur
  • Ajouts d’indicateurs présents au moment du déclenchement en mode de prise de vue haute vitesse

Nouveauté ajoutée au MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS

  • Ajout de Affichage du viseur mode vps élevé à la position d20.

Nouveautés ajoutées au MENU CONFIGURATION

  • Ajout des options Lo 1 et Lo 2 sous Luminosité du viseur > Manuelle
  • Ajout de Température extinction auto

Visualisation

  • Ajout de l’option Fusion de mouvements sous Retouche dans le menu « i » de visualisation
  • Ajout de Enregistrer les vues consécutives parmi les options disponibles dans le menu « i » lorsque la lecture vidéo est en pause
  • Les utilisateurs peuvent désormais ignorer toutes les vues de chaque rafale, sauf la première, lorsqu’ils parcourent les photos en visualisation plein écran.

Commandes

Nouveautés ajoutées au MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS :

  • Ajout de Vitesse de sélection du point AF à la position a14
  • Ajout de l’option Rappeler fcts prise de vue (tempo.) pour le réglage personnalisé f2, Commandes perso (prise de vue)
  • Ajout de nouvelles commandes à la liste des commandes auxquelles des rôles personnalisés peuvent être attribués à l’aide des réglages personnalisés f2 (Commandes perso (prise de vue)) et g2 (Commandes personnalisées) et ajout des nouveaux rôles Enregistrer position mise au point et Rappeler position mise au point
  • Ajout de Inverser rôles bagues MAP/réglage à la position f11 (au 20 avril 2022, cette fonctionnalité est uniquement disponible avec l’objectif NIKKOR Z 70–200​mm f/2.8 VR S)
  • Ajout de Priorité centre sélect. secondaire à la position f13

Nouveauté ajoutée au MENU CONFIGURATION

  • Les réglages enregistrés et chargés à l’aide de Enregistrer/charger réglages menus comportent désormais ceux pour Suppr. les photos des 2 logements et Critères visualisation par filtres dans le menu Visualisation.

Autres modifications

  • Ajout de la compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z 800​mm f/6.3 VR S
  • Les tailles disponibles pour le téléchargement des photos à l’aide de SnapBridge version 2.9.0 ou ultérieure incluent désormais 8 millions de pixels (4K) en plus des options existantes Format d’origine et 2 millions de pixels
  • Il est désormais possible de sélectionner les options en surbrillance dans le menu « i » à l’aide du centre du sélecteur secondaire ou du sélecteur multidirectionnel pour prise de vue verticale
  • Les commandes auxquelles Rappeler fonctions prise de vue a été attribué à l’aide du réglage personnalisé f2, Commandes perso (prise de vue), peuvent désormais être utilisées à cette fin lorsque l’appareil photo est raccordé en USB à un périphérique exécutant un logiciel comme NX Tether ou NX MobileAir
  • Modifications apportées à l’autofocus pour améliorer la fiabilité, le suivi de la mise au point et la détection des sujets en faible lumière

Firmware 2.0 pour Nikon Z 9 : correction des problèmes connus

  • Dans de rares cas, des lignes horizontales s’affichaient sur les photos prises en modes P et A
  • Lors de la fermeture du diaphragme en-deçà de l’ouverture f/5.6, en mode de mise au point AF-C et lorsque Mise au point était sélectionné pour Priorité en mode AF-C, le déclenchement se désactivait parfois en mode de prise de vue haute vitesse
  • Les sujets se déplaçant lentement n’étaient parfois pas nets sur les photos prises en mode de mise au point AF-C à des ouvertures plus lumineuses que f/2.8
  • Si ON était sélectionné pour Lissage de l’exposition en mode intervallomètre lorsqu’un objectif sans microprocesseur était fixé au boîtier, la surexposition s’aggravait progressivement avec chaque série de photos
  • Les essais de connexion à des serveurs SFTP configurés à l’aide de macOS échouaient sauf si le dossier de base était sélectionné comme destination
  • Lorsque les utilisateurs passaient d’un jeu de réglages personnalisés à un autre dans lequel figurait un réglage différent pour le réglage personnalisé a9, Restrictions mode mise au point, le réglage du mode de mise au point du second jeu n’était pas utilisé ; c’est le réglage du premier jeu qui restait en vigueur et il ne pouvait pas être modifié
  • L’appareil photo ne répondait parfois plus si une photo était prise lorsque Activé/ON était sélectionné à la fois pour Affichage des photos dans le MENU VISUALISATION et pour Réduction du scintillement photo dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO
  • Dans certaines langues, les messages débordaient parfois sur l’affichage

Télécharger le firmware 2.0 pour Nikon Z 9 sur le site du support Nikon


Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, durée de rafale RAW + JPG plus que doublée

Alors qu’il est encore à peine arrivé chez les revendeurs, le Nikon Z 9 reçoit une première mise à jour firmware version 1.10. Elle apporte une durée de rafale très supérieure à 20 images/sec. en RAW + JPG et quelques correctifs.

MàJ juin 2023 : la version 4 du firmware du Nikon Z 9 est sortie

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10

Quoi, déjà ? Les premiers Nikon Z 9  livrés avec peine en raison des problématiques relatives à la crise sanitaire et de la demande importante du marché pour ce nouvel hybride pro Nikon, les ingénieurs japonais proposent une première mise à jour firmware.

Un problème de jeunesse à corriger ? Non. Mais une amélioration plus que substantielle qui satisfera les photographes adeptes de la rafale. Ce mode, en RAW + JPG, permet désormais de disposer d’une rafale à 20 images/seconde d’une durée maximale de 8 secondes au lieu des 3 précédentes. 8 secondes, seulement ? Oui, mais à 20 images par secondes ce sont 2x 160 photos que vous pouvez emmagasiner. Excusez du peu.

Les photographes de sport pourront couvrir la quasi totalité d’un 100 m, les photographes animalier pourront capturer le vol d’un oiseau ou une scène nature très rare sans craindre de manquer LA photo, les photographes auto/moto pourront immortaliser des scènes de course qu’ils auraient pu manquer autrement.

Le photographe pro ne serait donc plus qu’un presseur de bouton ? Non, car sortir LA bonne image dans ces conditions reste une prouesse, la rafale ne fait pas tout. Mais à coup sûr, disposer d’un appareil photo qui facilite le résultat n’est pas pour déplaire à ceux qui en ont vraiment besoin.

Test Nikon Z 9

Détails techniques

Le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10 autorise :

  • une rafale de 8 secondes en NEF/RAW (Efficacité élevée★) + JPEG basic (large) à 20 vps
  • une rafale de 8 secondes en JPEG fine (large) carte 1 + JPEG basic (petite) carte 2

Cette durée correspond bien aux performances maximales avant que la rafale ne ralentisse pour laisser le temps aux cartes d’enregistrer les fichiers. Au bout des 8 secondes, la rafale continue donc bien, mais à un rythme moindre selon le type de carte utilisé.

Nikon précise que ces valeurs de référence sont obtenues avec le Nikon Z 9 mise à jour firmware 1.10, un NIKKOR Z 50 mm f/1.8 S et une carte mémoire CFexpress ProGrade Digital COBALT 1700R de 325 Go.

La durée de la rafale peut baisser si :

  • le mode Sauvegarde est sélectionné pour la carte 2,
  • ON est sélectionné pour Contrôle auto. de la distorsion.

Cette mise à jour firmware apporte également les modifications suivantes :

  • possibilité de sélectionner et désélectionner les options en surbrillance de la liste Critères visualisation par filtres du MENU VISUALISATION en appuyant à droite du sélecteur multidirectionnel,
  • correction d’un problème qui empêchait la synchronisation des flashes optionnels Nikon SB-5000 avec l’obturateur lorsque les conditions suivantes étaient réunies :
    • vitesse d’obturation plus rapide que la vitesse de synchro flash sélectionnée et 1/200 s (Auto FP) ou 1/250 s (Auto FP) choisi pour le réglage personnalisé e1 Vitesse de synchro. flash dans le MENU RÉGLAGES PERSONNALISÉS
    • le flash Nikon SB-5000 était commandé en mode AWL radio à l’aide d’une télécommande radio sans fil WR-R10 ou WR-R11a (en option) fixée sur l’appareil photo
    • le flash n’était pas fixé sur la griffe flash de l’appareil photo

Que vous ayez reçu ou non votre Nikon Z 9 à ce jour, cette mise à jour est la bienvenue car, si elle n’est pas encore la mise à jour majeure attendue au premier trimestre 2022 et qui apportera des capacités étendues en vidéo, elle démontre la capacité de cet hybride pro à évoluer très vite.

Si quelques rares photographes pros continuent à penser qu’un hybride pro est une hérésie, la grande majorité de ceux qui l’ont déjà choisi seront rassurés sur la pertinence de leur choix.

Pour installer cette mise à jour firmware Nikon Z 9, suivez les instructions sur le site du support Nikon, suivez les instructions sur le site du support Nikon.


Test Nikon Z 9 : une semaine avec l’hybride Pro Nikon, de jour comme de nuit

A tout seigneur tout honneur ! J’ai rarement fait un test de boîtier aussi tôt après son annonce, mais pour avoir eu le nouvel hybride pro (version présérie) dans les mains pendant plusieurs jours, j’ai décidé de publier ce test Nikon Z 9 dans la foulée.

Vous imaginez bien que faire le tour d’un tel boîtier en quelques jours n’est ni envisageable ni crédible. Je ne prétends donc pas l’avoir fait, il faudra des mois pour cela. Mais le premier ressenti est souvent révélateur, aussi j’ai décidé de vous partager le mien.

MàJ mai 2023 : le « petit » Z 9 est officialisé, voici la présentation complète du Nikon Z 8

Test Nikon Z 9 : une semaine avec l'hybride Pro Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …

Test Nikon Z 9 : présentation et caractéristiques principales

Un sacré challenge

Nikon n’avait pas le droit à l’erreur en annonçant son hybride pro. Successeur des Nikon D5 et D6, d’une part, concurrent des Canon et Sony pros d’autre part, il devait taper haut et fort. Imaginez la tête des ingénieurs japonais à qui l’on a dit un jour « vous allez créer le meilleur hybride pro du moment et vous n’avez pas le droit de vous tromper ». La pression.

Cependant les japonais ont une vraie capacité à gérer la pression, et à la transformer en une énergie qui surprend souvent. Dans le cas du Nikon Z 9, c’est même d’une débauche d’énergie dont il s’agit tant ce boîtier place la barre haut face à ses prédécesseurs et à la concurrence.

« Du jamais vu ! » disent les uns, « le meilleur hybride du monde ! » disent les autres. Je dirais quant à moi « l’hybride que le monde de la photo attendait et qui remet Nikon en tête de la course, dans une position de leader sur le marché de l’hybride pro ».

Nikon Z 9 avec l'objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

le Nikon Z 9 avec l’objectif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Bien que n’enlevant rien aux Nikon Z 6II et Z 7II dont les performances sont plus que décentes, le Nikon Z 9 apporte un niveau de performances jamais vu encore chez les jaunes, une capacité à convaincre même les plus irréductibles, et se voit proposé à un tarif qui fait de lui ‘le Nikon que tout le monde veut » ou presque.

Je ne vais pas revenir sur toutes les caractéristiques techniques de cet hybride monobloc, mais mettre en avant les principales. Je précise que je n’ai pas évalué les capacités vidéo du Nikon Z 9 lors de ce test.

Lire la présentation détaillée des caractéristiques techniques du Nikon Z 9

Le capteur

Le Nikon Z 9 utilise un capteur BSI plein format de 52,37 Mp dont 45,7 Mp servent à la formation de l’image. Ce capteur est de type « CMOS BSI Stacked sensor » ou « capteur CMOS BSI empilé « . Cette technologie diffère de celle des capteurs CMOS BSI non empilés, elle permet de récupérer l’information de chaque photosite à différents moments de la capture, et de constituer un système multi captures sur un même temps de pose.

Si vous faites par exemple une photo à 1/60 ème de sec. le capteur est capable de récupérer l’information de chaque photosite une première fois avant la fin du temps de pose choisi (à la moitié à priori), puis une seconde fois au temps de pose choisi avant d’empiler ces valeurs pour délivrer l’information finale. La première image, plus sombre, sert à mieux capter les mouvements en préservant les hautes lumières pour augmenter la dynamique du capteur (merci à Hervé Macudzinski, Image Science Director chez DxOMark, pour l’explication dans le podcast Faut pas pousser les ISOs).

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/60 – f/2.8 – ISO 12.800 @ 30 mm

Le capteur du Nikon Z 9 est donc différent de ceux des Nikon D850 et Z 7II bien qu’il soit du même format et présente la même définition. Il est bien sûr stabilisé sur 5 axes comme ceux des autres Nikon Z hybrides plein format.

L’autofocus

Exit le module autofocus des Nikon D5 et D6 basé sur un capteur AF dédié. Exit aussi l’autofocus des Nikon Z 6 et Z 7 série 2 basé sur un couple de processeurs Expeed 6. L’autofocus du Nikon Z 9 utilise les données en provenance du capteur image, 493 collimateurs et 405 points AF et dispose d’un circuit de traitement de l’information couplé à une batterie de processeurs dont un Expeed 7 qui lui permettent une rapidité jamais vue encore sur un Nikon reflex comme hybride. Le processeur Expeed 7, à lui seul, est 10 fois plus performant que le précédent Expeed 6. L’AF du Nikon Z 9 est annoncé comme 5 fois plus rapide que celui des Z 6II et Z 7II.

Outre cette réactivité pour faire le point, c’est la capacité du Nikon Z 9 à identifier un sujet et à le suivre qui mérite d’être relevée. Dans le cadre de ce test Nikon Z 9 j’ai pu vérifier sur le terrain que cet autofocus est non seulement rapide, capable de détecter des sujets différents, mais qu’il voit aussi bien dans la pénombre que très loin, et souvent mieux que moi.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/500 ème – f/2.8 – ISO 25.600 @ 54 mm
(l’autofocus suit le visage détecté automatiquement lors de l’entrée dans le cadre par la gauche)

Je vous rappelle les limites de détection AF du Nikon Z 9 : – 6,5 à +19 IL (-8,5 à +19 IL avec l’affichage lumineux). Cet autofocus est par exemple capable de détecter un vélo dans la circulation, puis la tête du cycliste alors qu’il ne montre que sa nuque, tout en assurant le point sur la tête de ce cycliste au milieu de la circulation et d’un paysage urbain complexe. Même lorsque la tête n’est plus visible à l’œil nu. Il est aussi capable de détecter le visage d’une personne à la peau noire, à 15 m, de nuit sur fond sombre. 

J’ai photographié des oiseaux en vol avec le Z 9 et le NIKKOR AF-S 70-200 mm f/2.8 VR série 2 + bague FTZ. L’AF suit l’oiseau visé, en zone automatique comme en suivi 3D, et ne le perd que lorsque celui-ci occupe une zone inférieure à la plus petite zone de détection, soit un oiseau tout juste visible dans le viseur. Pourtant le 70-200 f/2.8 AF-S VR2 n’est pas aussi véloce que le plus récent NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

Cet autofocus détecte et suit tout ce qui passe dans votre viseur, en différenciant les sujets, et ça c’est une performance de très haut niveau.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1.250 ème – f/3.2 – ISO 450 @ 135 mm
(l’autofocus est calé sur l’oiseau à l’aile déployée, je le suivais depuis quelques secondes)

L’obturateur

Vous connaissez l’obturation mécanique, l’obturation mixte « mécanique + électronique », ajoutez à la liste l’obturation électronique unique. Exit l’obturateur mécanique et son complexe système de lamelles, le Nikon Z 9 utilise un obturateur électronique exclusivement.

Première conséquence, le bruit puisque cette obturation n’en fait pas. Le mode silencieux est de rigueur, mais les ingénieurs japonais ont pensé à vous, nostalgiques du bruit au déclenchement, et ont ajouté une option sonore. Un bruit assez curieux au départ se fait entendre lorsque vous déclenchez, ce n’est pas celui d’un obturateur mécanique classique. Toutefois au bout de quelques jours je me suis surpris à apprécier cette fonction et ce bruit.

En mode silencieux, difficile de savoir si le boîtier a bien déclenché, aussi le Nikon Z 9 dispose-il d’un affichage programmable : vous pouvez faire apparaître soit 4 lignes blanches verticales très fines sur les bords du viseur, soit 2 lignes à droite et à gauche soit un assombrissement de l’affichage (qui n’est pas un passage au noir).

Autre conséquence liée à cette obturation 100% électronique, au capteur BSI empilé et à la puissance de calcul de l’Expeed 7, la disparition de tout passage au noir dans le viseur et l’absence d’effet Rolling Shutter sur les photos de sujets en mouvements très rapides (club de golf, hélice d’avion, …). Je n’ai constaté aucun passage au noir en mode rafale. Je n’ai pas eu l’occasion par contre de tester le rolling shutter sur autre chose que des oiseaux.  Ils n’en sont pas la cible principale, mais soit dit en passant, sont la cible de l’autofocus qui prend un malin plaisir à les attraper et les suivre.

La sensibilité

La sensibilité ISO varie de 64 à 25.600 ISO en standard, extensible à 32 et 102.400 ISO. Si le Nikon D6 satisfait les photographes pros entre 5.000 et 6.400 ISO, ces derniers ne devraient que peu gagner avec le Nikon Z 9 (si ce n’est le passage de 20 à 45 Mp) mais là n’est pas leur problème. Des images propres à 6.400 ISO c’est déjà très bien, ce que fait sans problème le Z 9. Il va jusqu’à délivrer des JPG utilisables à 12.800 ISO, le traitement du RAW est nécessaire pour une meilleure qualité d’image ou pour grimper à 25.600 ISO en cas de besoin.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 10.000 @ 58 mm

Test Nikon Z 9 : prise en main

Gabarit et construction

La mode n’est plus aux gros et lourds boîtiers monobloc, de nombreux photographes souhaitent plutôt alléger le poids sur leurs épaules. Toutefois la construction d’un monobloc le rend plus robuste, plus étanche, plus complet avec sa poignée intégrée et ses contrôles déportés. C’est le choix qu’a fait Nikon pour son Z 9 : il est bâti comme un D6, tout en étant plus compact. 1 cm de moins en largeur, 1,4 cm de moins en hauteur, cela peut paraître peu mais c’est sensible à l’usage.

Pendant ce test Nikon Z 9 j’ai été agréablement surpris par la prise en main du boîtier, la forme de la poignée procurant une tenue en main ferme même sans courroie. Sa compacité le rend plus agréable à porter. L’écart de poids n’est pas significatif face au D6, à peine 100 gr. de moins. Avec 1,4 kg boîtier nu, vous savez que vous utilisez un modèle pro taillé pour l’aventure.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures gauches du Nikon Z 9 (dont touche Fn4)

Je n’en dirai guère plus sur la construction qui fait appel à l’alliage de magnésium, propose une étanchéité importante, des molettes de réglage avec verrouillages, des boutons rétro-éclairés, … Si vous pensiez encore que cet hybride est un sous-produit du reflex, oubliez. Notez au passage la présence d’une protection de la griffe flash supérieure, en lieu et place de l’énorme protection caoutchouc du D6.

Un dernier mot pour signaler la présence d’un volet de protection du capteur, qui peut se fermer lors de l’arrêt du boîtier (fonction désactivable), et vient ainsi éviter toute pénétration de poussière ou de pluie sur le capteur. Cet accessoire s’avère indispensable dans les conditions de reportage en extérieur auxquelles est soumis un boîtier pro, généralement bien pires que celles auxquelles vous soumettez un Z 6 ou Z 7. Ceci dit, si Nikon veut implémenter le même volet sur un futur Nikon Z 8, je suis preneur.

commandes supérieures du Nikon Z 9

commandes supérieures droites du Nikon Z 9

Ergonomie, commandes et menus

Ne vous y trompez pas, vous êtes bien en présence d’un Nikon et il ne vous faudra guère plus de 10 minutes pour faire vos premières (bonnes) photos. Toutefois vous êtes aussi en présence d’un hybride pro qui demande un temps d’adaptation bien plus long qu’un boîtier entrée de gamme, surtout si vous n’avez jamais utilisé un D5 ou D6, voire un Z 6 ou Z 7.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : menu réseau complet LAN/WAN et liaisons USB

Pour initier ce test Nikon Z 9, j’ai configuré le boîtier comme je le fais avec le Z 6II, puis adapté petit à petit les réglages afin que son comportement corresponde à mes besoins. C’est la phase qui vous prendra plus ou moins de temps selon vos besoins. Vous serez toutefois aidé par un écran arrière et des menus dans la pure tradition Nikon, un écran de rappel des principales fonctions sur le capot supérieur, et un choix important d’informations dans le viseur.

Cet affichage viseur peut prendre 4 configurations différentes (5 pour l’écran arrière), chacune affiche un ensemble de réglages et les aides à la prise de vue comme l’horizon artificiel, l’histogramme, le focus peaking ou la loupe de mise au point.

Le boîtier comporte 4 touches de fonction, une cinquième touche programmable sur la poignée et la plupart des autres touches peuvent voir leur comportement modifié selon vos envies. J’ai par contre constaté que toutes les fonctions personnalisables ne le sont pas pour toutes les touches, une mise à jour firmware pourrait modifier cela car pourquoi limiter ces usages s’il ne s’agit que de logiciel.

Comptez aussi sur les possibilités offertes par les optiques NIKKOR Z disposant, pour certaines, d’une touche de fonction indépendante et d’un écran OLED de rappel des valeurs de prise de vue.

Nikon Z 9: écran en position fermé

Nikon Z 9: écran en position fermé et commandes arrières

J’ai apprécié le déplacement de la touche de visualisation des photos sur la droite du dos, ce qui permet d’afficher et de faire défiler les photos avec la main droite, tout en les supprimant au besoin de la main gauche (touche poubelle). Je critiquais l’implantation de cette touche de visualisation sur les Z 6 et Z 7 (en haut à gauche), Nikon a entendu les utilisateurs semble-t-il.

Notez enfin que certaines fonctions des reflex pros Nikon absentes des Z 6 et Z 7 reviennent sur le Nikon Z 9. Je pense à la programmation d’un mode de zone AF (par exemple suivi 3D) avec bascule entre ce mode lors de l’appui sur la touche et retour au mode initial lorsque vous relâchez la touche, ou de la possibilité de programmer le rappel de la distance de mise au point lors de l’allumage du boîtier.

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

le déclencheur et les commandes déportées pour le mode portrait sur le Nikon Z 9 

Viseur électronique et écran orientable tactile

Le viseur du Nikon Z 9 n’est pas le plus défini du marché avec 3,69 Mp, mais bien qu’il soit déjà très qualitatif, son intérêt tient en son confort d’utilisation. En effet rien ne sert de disposer de millions de points si le rendu de l’image est inconfortable. Pendant toute la durée de ce test Nikon Z 9, j’ai fait beaucoup de photos de nuit, une situation qui fatigue vite les yeux avec un viseur de qualité moyenne. J’ai non seulement retrouvé la belle qualité d’image et le cadre du Z 6II, mais le viseur du Nikon Z 9 a quelque chose de plus, ce qui est logique puisqu’il ne s’agit pas du même viseur que celui des Z 6 et Z 7.

Le contraste, déjà, qui lui fait afficher de façon bien plus agréable les hautes et basses lumières. Si vous visez d’un œil tandis que l’autre voit une scène très lumineuse, le confort est supérieur. Lorsque vous visez, l’écart de contraste œil viseur / œil libre est réduit.

La luminosité ensuite. Avec 3.000 cd/m2 quand la concurrence se limite à 1.000, ce viseur s’avère le plus lumineux du marché. En visée à contrejour, le détail dans les basses lumières est supérieur alors que les hautes lumières restent supportables à l’œil. En basse lumière c’est d’autant plus agréable que ce que vous voyez dans le viseur est plus précis.

La précision d’image, enfin. Difficile de l’expliquer ainsi, mais le rendu à l’œil est supérieur. J’ai ressenti la même différence que celle que je peux voir entre une image faite avec un objectif très piqué et un moins piqué.

L’œilleton en caoutchouc rond est bien un Nikon, les porteurs de lunettes apprécieront. Sachez aussi qu’avec un masque par temps froid, il génère moins de buée que celui du Nikon Z 6 (sur les lunettes c’est un autre problème, mais ce n’est pas celui de Nikon).

Test détection sujet humain Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 280 @ 200 mm
(l’autofocus a détecté et suivi le visage de la personne de face alors que je ne voyais toujours pas son visage)

Je ne reviens pas sur la possibilité d’afficher l’image réelle dans le viseur avant de déclencher, tout en compensant l’exposition, c’est un des avantages des hybrides. L’autre atout est l’affichage des photos faites sans quitter le viseur des yeux et sans devoir allumer l’écran arrière, ce que les photographes de spectacle et de plateau apprécieront.

Vous envisagez la macro ? La loupe électronique et la mise au point manuelle assistée par le focus peaking (le dépoli version hybride) vous faciliteront la vie et seront bien plus précis que n’importe quel viseur optique.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : écran inclinable et orientable

L’écran arrière utilise une dalle de 3,2 pouces (8 cm) d’une définition de 2.100.000 points, suffisante pour zoomer dans l’image de façon conséquente. J’ai apprécié tout autant ses fonctions tactiles que sa colorimétrie qui permet d’afficher les images faites telles que vous les voyez dans le viseur. Un atout quand vous devez livrer des fichiers JPG en direct sans avoir le contrôle final du rendu colorimétrique.

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran en portrait

Le Nikon Z 9 en cadrage portrait avec écran et affichage en position portrait

Cet écran présente la triple caractéristique d’être inclinable, orientable sur les deux côtés à presque 90 degrés (oui, vous visez dans les coins)  et utilisable en mode portrait. Dans ce dernier cas, l’affichage des informations bascule afin de rester lisible. Pouvoir viser les bras tendus, au-dessus d’une palissade (sur circuit c’est pratique) comme en angle si la configuration s’y prête, c’est confortable.

Photo d'oiseaux avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/1250 ème – f/3.2 – ISO 160 @ 200 mm
(l’autofocus suivait l’oiseau venant de derrière les branches à droite)

Autonomie

Un boîtier pro doit tenir la distance, d’autant plus s’il est utilisé en mode remote sans possibilité de remplacer la batterie, en haut d’un pylône aux JO comme derrière les but d’un stade de foot. Nikon a eu la bonne idée d’utiliser les batteries Nikon EN-EL 18d sur le Z 9, les batteries des D5 et D6 restant compatibles. Cette déclinaison ‘d’ autorise la recharge via le port USB, un avantage en mode remote justement comme en vidéo.

Nikon Z 9 : trappe batterie

Nikon Z 9 : trappe batterie Nikon EN-EL 18d avec verrouillage

Quant à l’autonomie, soyons clairs, celle du Nikon Z 9 comme de tout hybride dépend beaucoup de l’utilisation que vous allez en avoir.

En l’utilisant avec l’écran arrière allumé sans cesse, en faisant appel à l’éclairage des boutons la nuit, en jouant avec les menus et avec l’autofocus en AF-C Suivi 3D (conditions de test), j’ai pu faire près de 2.400 photos avec une charge.

En utilisant le seul viseur sans écran arrière, et l’AF- C Suivi 3D avec des rafales régulières à 20 im./sec. (conditions d’utilisation plus classiques), j’ai pu faire 3.300 photos en utilisant 48 % de batterie. L’autonomie moyenne peut donc dépasser 3.000 photos en conditions de reportage.

Cartes mémoire et connectique

Avec 45,7 Mp et 20 im/sec. les cartes mémoire que vous allez glisser dans les deux emplacements du Nikon Z 9 doivent être à la hauteur. Bien que le buffer autorise une cadence importante (1.000 vues RAW à 20 vps), le temps nécessaire à l’écriture sur les cartes est conditionné par leur performance.

Test Nikon Z 9

Nikon Z 9 : trappe cartes mémoires (x 2) avec verrouillage

Avec mes (vieilles) cartes XQD 440/400 Mb (lecture/écriture), je n’ai pas dépassé 4,2 secondes en mode rafale 20 im/sec. sans constater un ralentissement au déclenchement du à la carte. Ce qui permet quand même d’enregistrer 88 vues en RAW efficacité élevée. En RAW compressé sans perte, la rafale a ralenti à partir de 3,8 secondes et 36 vues.

En conditions réelles, soit en relâchant le déclencheur ponctuellement comme si je suivais un sportif, un véhicule ou un oiseau, j’ai pu déclencher des rafales à 20 im./sec. pendant 3 mn 12 sec. en RAW efficacité élevée avant de remplir les 64 Gb de ma carte, soit 1.777 vues. De quoi voir venir.

Pour obtenir la cadence maximale à 20 vps (RAW et JPG) sur 1.000 vues en une seule rafale, il vous faudra investir dans les cartes ProGrade Digital Cobalt CFexpress, ce qui demande à être justifié étant donné le tarif de ces cartes.

Voir les tarifs des cartes Prograde Digital Cobalt CFexpress

Quelques mots sur les formats d’enregistrement RAW. Le Nikon Z 9 délaisse les RAW de taille réduite des précédents Nikon pour mettre en œuvre un nouvel algorithme de compression RAW (d’origine IntoPIX).

Avantage, vous n’avez plus besoin de choisir entre une taille ou une autre, et de regretter votre choix une fois la photo faite. Inconvénient, vous n’aurez « que » des fichiers à 45,7 Mp et non plus des RAW de définition réduite. Toutefois un RAW 45 Mp efficacité élevée pèse environ 35 Mo (25 pour un JPG) au lieu de 60 pour un RAW compression sans perte.

Pour en savoir plus sur la qualité des fichiers RAW efficacité élevée, il faut en passer par un protocole de test difficile à mettre en œuvre en peu de temps sans le matériel approprié. Je n’ai constaté toutefois aucune différence majeure de qualité d’image entre les deux formats.

Pour les utilisateurs de logiciels Adobe dont Lightroom, sachez qu’ils supportent déjà les RAW compression sans perte du Nikon Z 9 (Camera Raw 14.0 / Lightroom Classic 11.0.1). Les RAW efficacité élevée seront supportés lors de la prochaine mise à jour. Choisissez le mode compression sans perte dans l’immédiat pour voir vos images.

Test Nikon Z 9

Connectique du Nikon Z 9

En matière de connectique, pas de test particulier me concernant, mais de quoi faire pour couvrir la plupart des cas de figure avec :

  • WiFi intégré (sans besoin du module Nikon WT-6) IEEE 802.11b/g/n/a/ac,
  • Bluetooth 5.0 basse consommation (portée 10 m),
  • GPS (États-Unis), GLONASS (Russie), QZSS (Japon) intégré avec option journalisation,
  • connecteur RJ-45
  • port USB SuperSpeed avec port USB C
  • connecteur HDMI type A
  • entrée audio mini stéréo 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge),
  • sortie audio mini stéréo 3,5 mm,
  • prise télécommande à 10 broches intégrée.

J’ai apprécié la possibilité d’ajouter les informations de géolocalisation GPS sur mes photos de façon automatique. J’ai activé la fonction sans jamais la couper, la réception est active pendant que le boîtier est en fonctionnement, se met en veille (c’est ce que j’ai compris) lorsqu’il est arrêté. Ceci n’a pas eu d’impact apparent sur l’autonomie, il faudrait du temps pour se livrer à un test dédié complémentaire. Toutefois, le jeu en vaut la chandelle, ce GPS s’avère précis à quelques mètres.

GPS intégré dans le Nikon Z 9, test géolocalisation

les informations de géolocalisation enregistrées par le GPS intégré du Nikon Z 9 (carte générée dans Lightroom)

Test du Nikon Z 9 : autofocus et réactivité

Inutile de dire que c’est là que l’on attendait le Nikon Z 9. L’autofocus. Sa réactivité et sa précision. Mais surtout sa capacité à détecter un sujet et à le suivre sans jamais le lâcher. Parce que la concurrence fait fort, et que si l’autofocus des Nikon Z 6II et Z 7II a bien progressé depuis 2018 et la première version, il n’a pas vocation à égaler celui des hybrides pros concurrents.

Le résultat du test est sans appel. L’autofocus du Nikon Z 9 n’a plus rien à voir avec celui des Z 6II et Z 7II, ni avec ceux des D5 et D6, le D6 étant pourtant LA précédente référence chez Nikon.

Cet autofocus va vite, très vite. La première fois c’est bluffant. Mais surtout il identifie à une vitesse stupéfiante ce qui passe dans votre cadre, et il ne lâche rien. Rappelons que le Nikon Z 9 peut identifier automatiquement :

  • les humains (visages, yeux, têtes, torses),
  • les chiens, chats, oiseaux (corps, yeux, têtes),
  • les véhicules (voitures, motos, vélos, trains, avions)

Le tout avec une priorisation automatique qui lui fait préférer les yeux au torse ou la tête au vélo par exemple.

Qu’il s’agisse d’un cycliste déambulant en ville, de près ou quelques centaines de mètres plus loin alors que je ne voyais plus sa tête ou presque, comme des yeux d’un chat à quelques mètres et sautant partout. Comme, encore, d’oiseaux en vol en bord de Seine et prenant un malin plaisir à changer de cap sans cesse.

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Début du suivi AF 3D, détection automatique de la tête de dos favorisée par rapport au vélo
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 450 @ 200 mm

Test autofocus Z 9 avec suivi 3D vélo

Fin de la poursuite, l’autofocus est toujours calé sur la tête du cycliste
Nikon Z 9 + AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 – 1/2.000 ème – f/2.8 – ISO 220 @ 200 mm

Cet autofocus m’a aussi permis de faire des photos (nettes) dans la rue en soirée, dans le noir. Il sait détecter un visage à peau noire dans l’obscurité, le suivre et garder le point jusqu’à ce que le sujet sorte du cadre.

Le Nikon Z 9 réintroduit chez Nikon le mode de suivi 3D des reflex et qui manque aux Z 6 et Z 7. Après quelques essais pour déterminer le meilleur mode de zone AF, j’ai fini par choisir le mode de zone AF automatique avec détection de tous les types de sujets (humains, animaux, véhicules). C’est celui qui m’a donné les meilleurs résultats dans les différentes situations vécues lors de ce test.

J’ai en outre associé à la touche Fn1 l’activation du suivi 3D. Ainsi, en cas de besoin, il m’a suffit d’appuyer du bout du doigt sur cette touche pour basculer instantanément en suivi 3D. Un suivi 3D qui n’a plus rien à voir avec celui des reflex, il s’applique sur 90% du cadre, identifie les différents types de sujets, et suit sans qu’on ne lui demande rien.

Pour faire simple, activez le mode AF-C zone automatique et laissez le Nikon Z 9 faire son travail. Il passera automatiquement en suivi d’un sujet quand il l’identifie, changez de sujet au besoin en recadrant, il se recale.

Notez aussi que le terme « suivi des yeux » n’est plus de rigueur puisque le Nikon Z9 peut suivre un visage, bien sûr, mais aussi la tête de la personne concernée lorsqu’elle vous montre sa nuque. Les photographes de sport appréciant les portraits serrés de joueurs vont avoir de quoi faire même si ceux-ci se retournent régulièrement.

Portrait de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/160 ème – f/2.8 – ISO 12.800 @ 70 mm

Test Nikon Z 9 : qualité d’image

En analysant les photos faites dans différentes conditions lors de ce test Nikon Z 9, de jour comme de nuit, j’ai retrouvé la qualité de fichiers que je connais chez Nikon, depuis les reflex pros jusqu’aux plus récents Nikon Z 6II et Z 7II :

  • une colorimétrie fidèle,
  • une chromie conservée jusqu’à 12.800 ISO,
  • une capacité à encaisser les écarts de luminosité qui égale au moins celle du Nikon D6 (des tests plus complexes et plus scientifiques seront toutefois nécessaires pour analyser cela plus en détail).

Montée en sensibilité

Avec 45,7 Mp sur un capteur plein format, qu’attendre comme montée en sensibilité quand on se rappelle que le Nikon D6 n’a « que » 20,8 Mp ? La densité de photosites est plus élevée, ce qui est censé réduire la sensibilité, mais la technologie de capteur CMOS BSI Stacked est nouvelle. Il faudra attendre les tests labo de DxO Mark que je n’ai pas la prétention de remplacer, mais voici quelques images qui vous donnent un aperçu des résultats en conditions réelles.

De 64 à 3.200 ISO

Rien à dire. Le bruit est invisible sur les JPG natifs.

Photo urbaine de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 2.800 @ 70 mm

Autour de 6.400 ISO

L’image reste très propre, la chromie est fidèle, le JPG utilisable. Le RAW vous donnera un résultat encore meilleur après traitement si vous devez faire des grands tirages ou des recadrages importants.

Portrait de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/2.8 – ISO 6.400 @ 41 mm
(l’autofocus était calé sur la devanture colorée, facile !)

Autour de 12.800 ISO

Le bruit se fait sentir bien que les points colorés très bien réduits par le boîtier en JPG, le lissage est par contre bien visible sur le JPG natif.

L’image reste utilisable, toutefois le RAW s’avèrera indispensable pour des publications de qualité, le JPG pourra servir à livrer des images en direct.

Photo de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/125 ème – f/8 – ISO 12.800 @ 28 mm
(l’autofocus suivait la personne à gauche de la photo)

De 12.800 à 25.600 ISO

Le bruit est bien présent, les images perdent en qualité. Le traitement apporté par le boîtier au JPG natif reste efficace, le RAW reste toutefois indispensable pour affiner le résultat.

La chromie bascule vers des teintes plus chaudes, avec une dominante orangée (sur mes photos tests de nuit, ce qui est assez logique selon les éclairages).

Ces sensibilités sont à réserver aux usages extrêmes, cependant le Nikon Z 9 fait un beau travail de traitement du JPG qui peut aider lorsque vous en avez vraiment besoin. Dès que les logiciels de traitement du bruit comme DxO PureRAW seront à jour, je ne doute pas que les résultats progressent encore avec le RAW.

Photo de rue de nuit avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/250 ème – f/5.6 – ISO 25.600 @ 26 mm
(l’autofocus suivait la personne au centre de la photo depuis son entrée dans le cadre par la droite)

Dynamique

La dynamique, ou comment encaisser les grands écarts de luminosité entre basses et hautes lumières. Une caractéristique importante sur les stades, pour les sports de neige, les sports aquatiques, … Sur ce plan, et sans chercher à égaler DxOMark là-aussi, j’ai pu noter une belle capacité du capteur à encaisser les hautes lumières sans les griller tout en préservant les très basses lumières.

Photo de rue ave le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 72 @ 70 mm

Observez la photo ci-dessus faite en JPG natif (voir la version pleine définition sur Flickr):

  • le détail au niveau des cheminées est important sans perte,
  • les accessoires d’entraînement dans les basses lumières au pied des barrières restent visibles,
  • les bandes blanches dans le gazon, sur la gauche de l’image au premier plan, aussi.

Le fichier RAW autorise une dynamique plus importante encore en toute logique, et une interprétation JPG encore meilleure.

Autre exemple avec cette photo d’un cycliste, avec un beau niveau de détail dans les très basses lumières (le cycliste) et tout autant de détail dans les très hautes lumières en arrière-plan sur les voitures et murets.

Photo urbaine avec le Nikon Z 9 (dynamique)

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 110 @ 33 mm
(l’autofocus était réglé en zone AF automatique, il a vu arrivé le vélo et l’a suivi)

Photo urbaine avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 24 mm

Test du Nikon Z 9 : à qui s’adresse ce boîtier ?

Désormais fer de lance de la gamme Nikon, le Nikon Z 9 va marquer son époque et relancer Nikon dans la course au meilleur boîtier Pro tant en photo qu’en vidéo (DPReview vient de lui accorder le « Product of the Year Winner Award 2021« ).

Il s’agit d’un hybride pro qui demande une grande maîtrise pour être utilisé à sa juste valeur, comme la capacité à comprendre et mettre en œuvre les différents réglages qu’il propose. L’autofocus, en particulier, nécessite un temps d’apprentissage pour vous permettre de trouver la combinaison de réglages qui vous convient le mieux en fonction de vos besoins.

Néanmoins, à l’issue de ce test Nikon Z 9 je peux dire que la première prise en main reste facile quand on vient d’un autre Nikon expert/pro.

Pour en avoir parlé avec plusieurs photographes professionnels connaissant bien les Nikon D5 et D6, la transition est très rapide et aucun ne reviendrait en arrière après avoir goûté au Z 9 !

Le Nikon Z 9 va vous intéresser si :

  • vous souhaitez disposer du meilleur hybride Nikon actuel et du meilleur hybride pro du marché (décembre 2021),
  • vous cherchez un remplaçant à votre Nikon D5 ou D6,
  • vous voulez un appareil photo capable de vous suivre partout, même dans les pires conditions,
  • vous êtes professionnel ou expert de la photo d’action, de sport, animalière, de spectacle vivant,
  • vous êtes vidéaste professionnel et devez tourner en 4K et 8K,
  • vous voulez continuer à utiliser vos objectifs Nikon AF-S, et les téléobjectifs en particulier,
  • vous ne craignez pas de porter un appareil photo monobloc pendant de longues heures, 
  • vous êtes prêt à prendre le temps de comprendre le fonctionnement d’un hybride pro et de son autofocus,
  • vous avez envie de vous faire plaisir avec un appareil photo qui va marquer l’histoire de la marque.

Le Nikon Z 9 va moins vous intéresser si :

  • vous ne jurez que par la visée optique,
  • vous ne voulez pas mettre à jour vos cartes, vos logiciels et votre informatique pour gérer ces fichiers,
  • vous êtes déjà parti à la concurrence (ce qui est dommage, avouons-le).

Les photos de ce test sont disponibles en version haute définition sur le compte Flickr Nikon Passion :

Test Nikon Z 9

Test Nikon Z 9 : mon avis

Nikon devait frapper un grand coup pour rester dans la course, pour proposer un remplaçant digne de ce nom à ses reflex pros D5 et D6, pour envoyer un signal fort au marché. Pour montrer que l’on pouvait compter sur la marque pour proposer des hybrides au niveau de la concurrence. Avec le Nikon Z 9, ce n’est pas uniquement  « frapper un grand coup » dont il s’agit, mais aussi « remettre les pendules à l’heure » et « convertir les plus hésitants ».

Tout ce qui existe sur le marché en 2021 en matière d’hybride expert-pro n’a plus qu’à bien se tenir car le Nikon Z 9 est devant.

Vous allez peut-être penser que je manque d’objectivité (dans Nikon Passion, il y a Nikon et Passion), mais pour bien connaître la gamme reflex comme hybride, pour utiliser un Nikon Z 6II au quotidien, je ne peux que conclure ce test Nikon Z 9 en disant que ce nouvel arrivant écrase tout sur son passage.

Chez Nikon, déjà. Enterrés les reflex pros Nikon D5 et D6, pourtant parmi les meilleurs reflex ayant jamais existé. Le Nikon D6 est un monstre de puissance et de technologie, mais le Nikon Z 9 le renvoie aux oubliettes. Plusieurs photographes pros ont déjà mis leurs D5/D6 en vente, l’ère du reflex pro monobloc est finie.

Mis à l’écart, aussi, les hybrides plein format Nikon Z 6II et Z 7II chez ceux qui cherchent un appareil photo vidéo pro polyvalent, capable de les suivre sur n’importe quel évènement ou n’importe quel terrain dans toutes les conditions, pour délivrer sans jamais faiblir des photos et des vidéos qui font la différence.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, les Z 6II et Z 7II ne perdent rien de leur intérêt, mais lorsqu’il s’agit de sortir une image action/sport/animalier que les autres ne vont pas faire au même endroit dans les mêmes conditions difficiles, le Nikon Z  9 est devant.

Photo de stade avec le Nikon Z 9

Nikon Z 9 + NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S – 1/800 ème – f/8 – ISO 160 @ 37 mm

Chez les concurrents les voyants sont à l’orange et au rouge. Sony a de quoi affronter le Nikon Z 9 avec l’Alpha 1 (avec quelques faiblesses toutefois), mais il vous faut ajouter 1.300 euros de plus que le Z 9 pour l’acquérir (sauf à ce que le tarif soit réaligné très vite, ce qui plaira moyennement à ceux qui viennent de l’acheter). Canon peut mettre en avant le Canon R3 qui a le bon goût d’être vendu au même prix que le Z 9. Les fiches techniques sont comparables, il semble toutefois que le R3 marque le pas, l’avenir nous dira si c’est justifié.

Avantage certain du Z 9, il sait utiliser tout aussi bien les optiques NIKKOR Z conçues pour les hybrides Nikon, que l’ensemble de la gamme d’optiques Nikon AF-S conçues pour les reflex Nikon.

Cela vous évitera un renouvellement trop rapide des longs téléobjectifs onéreux. J’ai pu constater que les performances ne variaient pas avec mon AF-S Nikon 70-200 mm f/2.8 VRII, l’autofocus reste précis, capable et réactif avec la bague FTZ. 

Enfin, dernier avantage du Nikon Z 9, sa capacité à vous éviter des frais supplémentaires :

  • le module Wifi intégré évite le recours au Nikon WT-6 (750 euros d’économie),
  • le GPS intégré évite l’achat d’un module complémentaire (environ 100 euros d’économie),
  • il est compatible avec les cartes XQD et CFexpress, évitant le renouvellement de vos XQD (150 à 200 euros la carte a minima),
  • il est aussi compatible avec les batteries des D5 et D6, évitant le renouvellement de batteries vendues plus de 250 euros pièce.

Vous me direz qu’il faut des cartes récentes et onéreuses pour exploiter les 20 im/sec. sans limite, c’est vrai. Mais pouvoir déclencher à 20 im/sec. avec une « vieille » carte XQD 440 Mb et enregistrer plus de 1.700 photos en 3 minutes, c’est déjà une belle performance qui n’impose pas l’achat immédiat de cartes 1.700 Mb.

J’ai bien sûr quelques reproches à faire à ce Nikon Z 9. Je citerai l’impossibilité d’utiliser toutes les fonctions de personnalisation sur toutes les touches Fn (une mise à jour firmware peut aider), la difficulté à déverrouiller la molette de modes de déclenchement avec des gants (c’était déjà le cas sur le D6), l’impossibilité de faire pivoter l’écran complètement pour tourner face caméra. Mais le bilan reste largement positif.

Proposé à un tarif très compétitif (près de 1.500 euros de moins que le Nikon D6), vous évitant des frais supplémentaires, possédant un des meilleurs, sinon le meilleur autofocus du marché, construit pour résister à tout, le Nikon Z 9 va à coup sûr représenter une des deux meilleures offres du marché dans les deux ans à venir. Il a déjà sa place dans l’histoire de la marque, alors même qu’il n’est pas livrable encore au moment de la publication de ce test, et si cela n’est pas une preuve de ses performances, c’en est une de sa capacité à rassembler et séduire. L’ensemble du monde de la photo professionnelle ne saurait se tromper à ce point.

Mais aussi …

Bien que j’ai profité d’une semaine complète pour vous proposer ce test Nikon Z 9, je n’ai pas eu le temps d’en faire le tour complet. Ce test a donc forcément des limites, d’autant plus que j’ai utilisé une version présérie du Nikon Z 9 (firmware 1.0 et 1.10) en sachant qu’une nouvelle version du firmware arrive en début d’année 2022 avec des fonctions additionnelles (en vidéo en particulier).

En savoir plus sur le Nikon Z 9 sur le site Nikon

Le Nikon Z 9 chez Miss Numerique …

Le Nikon Z 9 à la Boutique Photo Nikon (revendeur indépendant) …


Nikon Z 9 : le prédateur au tarif agressif et aux dents longues en photo comme en vidéo

Après une première annonce de développement, Nikon officialise le Nikon Z 9, un hybride professionnel qui devrait jouer les premiers rôles tant en photographie qu’en vidéo, et laisser quelques concurrents, déclarés comme non déclarés encore, loin derrière.

Installez-vous confortablement, prenez le temps de lire, ca va être long mais passionnant !

Note : le test du Nikon Z 9 est disponible.

MàJ juin 2023  : le « petit » Z 9 est arrivé, voici la présentation du Nikon Z 8

Présentation complète et détaillée du Nikon Z 9

L’hybride Pro Nikon est disponible chez La Boutique Photo Nikon, revendeur spécialisé

L’hybride Nikon Pro chez Miss Numerique

Nikon Z 9 : patrimoine génétique historique et électronique étonnante

Depuis l’été 2018 et l’arrivée des hybrides Nikon Z 6 et Z 7, nombreux sont ceux qui avaient déjà enterré la marque centenaire. « Pas au niveau » disaient les moins virulents, « la fin d’une époque » disaient les autres. Il est vrai que ces deux plein format hybrides n’ont pas révolutionné le marché. Tout l’inverse de deux autres modèles Nikon historiques, les Nikon D1 et Nikon D3.

En 1999, le Nikon D1 marquait l’entrée en scène du premier reflex Nikon numérique professionnel, doté d’un capteur APS-C  de 2,7 Mp. Un boitier pro construit comme le Nikon F5 argentique, tropicalisé, qui permettait de remplacer les F argentiques dans bien des situations. « Game changer » diraient les anglosaxons.

En 2007 c’est le Nikon D3 et son capteur plein format qui vient jouer les troubles fêtes alors que la concurrence se voyait déjà loin devant. L’histoire a prouvé que ce modèle, et le Nikon D700 avec lui, ont redistribué les cartes. Nikon D3 et Nikon D700 sont d’ailleurs encore utilisés par certains experts et pros qui apprécient toujours leur construction et leurs performances.

En 2021 c’est le Nikon Z 9 qui endosse le rôle du prédateur, ne se contentant pas d’une fiche technique à la hauteur de ses ambitions et d’un tarif très agressif (5.999 euros à sa sortie), mais apportant plusieurs innovations qui vont, à coup sûr, marquer à nouveau l’histoire de la photographie moderne et de la marque Nikon en particulier.

Nikon Z 9 vu de face

le Nikon Z 9 de face avec NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Vous êtes en droit de douter de l’objectivité de Nikon Passion, mais sachez qu’après avoir découvert le Nikon Z 9 ces derniers jours, l’avoir pris en mains, avoir porté mon œil à son viseur et réalisé ce qu’il était capable de faire, il ne fait aucun doute que ce boîtier est bien le nouveau leader que beaucoup attendaient.

Je pense aux photographes professionnels, bien sûr, dont le besoin de se démarquer face à leurs concurrents est essentiel pour subsister. Je pense aux vidéastes professionnels aussi, comme aux cinéastes. Car le Nikon Z 9 ne se contente pas de « faire des vlogs ». Sa fiche technique vidéo lui permet de concurrencer non plus Sony ou Canon uniquement, mais rien moins que Blackmagic ou Red. Excusez du peu.

Assez parlé des généralités, passons en revue ce qui fait de ce Nikon Z 9 un prédateur, j’assume le terme.

Nikon Z 9 : caractéristiques principales

Une construction monobloc

Avec les hybrides, la tendance est à la compacité et à la légèreté. Les reflex plein format sont trop lourds et encombrants ? Qu’à cela ne tienne, les hybrides sont moins lourds et moins encombrants. C’est oublier le besoin de certains pros qui apprécient que leur boîtier puisse les accompagner partout, quelles que soient les conditions, qu’il résiste à tout sans les trahir au moment crucial. Les Nikon D3, D4, D5 et D6 sont de cette trempe.  Le Nikon Z 9 aussi.

Nikon Z 9 et protection tous temps en face avant

protection par joints en face avant et poignée

Le Z 9 est construit de la même façon que le D6, avec un corps monobloc en alliage de magnésium, des joints sur toutes les parties mobiles et une poignée intégrée avec déclencheur et contrôles déportés.

Nikon Z 9 et proteciton tous temps en face arrière

protection par joints en face arrière et poignée

Mais ce n’est pas tout.

Le Nikon Z 9 gagne en encombrement, mesurant 149,5 x 149 mm (160 x 163,5 mm pour le D6). Il ne perd que 100 grammes sur la balance par contre, mais pour l’avoir eu en mains, la différence est sensible, l’ensemble est plus compact et inspire la même confiance que celle que vous pouvez avoir avec un D6.

La face avant est dotée de 3 touches Fn personnalisables (une quatrième est placée en face arrière), le bouton de contrôle des modes AF est positionné sur le flanc gauche, les différents boutons sont rétro-éclairés.

Nikon Z 9avec boutons rétroéclairés

les boutons rétro-éclairés du Nikon  Z9

Ce n’est (toujours) pas tout.

Le Nikon Z 9 inaugure une inédite double protection de son capteur. Un volet vient se positionner devant le capteur si vous l’avez défini dans le menu, lors du changement d’objectif. Ce volet à trois lames rigides est revêtu de fluorine et d’un traitement antistatique. Poussez-le du bout du doigt, il ne bouge pas.

Double protection car le capteur (stabilisé) du Nikon Z 9 est aussi capable de s’auto-protéger lors du transport. Lorsque vous passez le boîtier en mode OFF, le capteur vient se caler en position verrouillée dans un emplacement dédié, ce micro-déplacement lui évite alors de vibrer sans raison. Les amateurs de safari en 4×4 apprécieront.

le volet rigide de proteciton du capteur du Nikon Z 9

le volet rigide de protection du capteur du Nikon  Z9

Un capteur CMOS 45,7 Mp empilé à double flux

C’était mentionné dans l’annonce de développement, le capteur du Nikon Z 9 est un modèle CMOS empilé (« stacked ») d’une définition de 45,7 Mp, stabilisé (6 stops).

Ce qui est inédit par contre, c’est la gestion des informations délivrées par ce capteur. Doté d’une mémoire dédiée de grande capacité, il fait appel à des circuits capables de traiter à très grande vitesse les données. Ce n’est rien moins que le balayage électronique le plus rapide au monde sur un appareil photo hybride de plus de 30 Mp (octobre 2021, 12x plus rapide que sur le Nikon Z 7II).

Voici le principe de ce Dual Streaming :

Première conséquence, l’absence totale de rolling shutter, les photographes de golf apprécieront. Seconde conséquence et non des moindres, la disparition de l’obturateur mécanique (voir plus bas).

La sensibilité du capteur du Nikon Z 9 est de :

  • 64 à 25.600 ISO en mode normal
  • 32 à 102.400 ISO en mode étendu

Rappelons que le marché professionnel qu’adresse ce boîtier se contente largement de telles valeurs. Les besoins en détection de scène (renseignements et forces de police par exemple) ont toujours de quoi faire avec le Nikon D6, n’ayant pas l’usage des caractéristiques d’un hybride (ils ne font ni photos, ni vidéos).

Mais ce n’est pas tout.

Le Nikon Z 9 propose un niveau de bruit numérique inférieur à celui du Z 7II tout en assurant le maintien de la chromie jusqu’à 12.800 ISO. Ce qui signifie des images dont la colorimétrie restera homogène sur une plage comprise entre 64 et 12.800 ISO. Les pros apprécieront le gain de temps en post-traitement et la possibilité d’utilisation immédiate de JPG faits à des sensibilités différentes.

La détection autofocus est assurée jusqu’à -6,5 Ev en mode normal et -8 Ev en mode Star Light View (nouveau mode AF basse lumière).

Vincent Munier en affut avec le Nikon Z 9

Vincent Munier en affut animalier avec le Nikon  Z9

Une obturation 100% électronique

Le Nikon Z 9 inaugure une obturation 100% électronique. Exit les bonnes vieilles lames, leur système complexe de déplacement, et la notion de « nombre de vues maximum » du boîtier.

Outre une durée de vie qui va considérablement augmenter (un obturateur mécanique s’use), le Nikon Z 9 propose une obturation au 32.000ème de seconde et un mode rafale de :

  • 20 vps en RAW pleine définition sur 1.000 vues (avec cartes Cfexpress ProGrade Digital Cobalt)
  • 30 vps en JPG pleine définition,
  • 120 vps en JPG 11 Mp.

L’exposition et la mise au point autofocus sont assurées entre chaque vue dans les différents modes. Pour vider ce buffer 1.000 vues, le Nikon Z 9 dispose de deux emplacements pour cartes CFexpress ou XQD type B. Ces modes rafales sont compatibles avec 94 optiques de la gamme Nikon reflex comme hybride (octobre 2021).

Un autofocus 493 collimateurs à détection intelligente de 9 types de sujets

S’il y a un sujet sur lequel le Nikon Z 9 est attendu c’est bien l’autofocus. Les Z 6 et Z 7 ont montré leurs limites, et bien qu’en progrès à force de firmwares et de doubles processeurs, le Nikon Z 9 se devait de faire bien mieux.

Il fait plus que « bien mieux ». Regardez avec attention.

Le système de détection autofocus met en œuvre 493 collimateurs couvrant 90% du capteur, avec 405 points AF (5x plus que sur le Nikon Z 7II) et 10 modes de zone AF dont le mode de suivi 3D et sujet simultané.

L’autofocus du Nikon Z 9 a été développé à l’aide d’un algorithme de Deep Learning (Intelligence Artificielle) et propose une détection intelligente et simultanée de 9 types de sujets, avec hiérarchisation et sans sélection préalable  :

  • humains
  • chiens
  • chats
  • oiseaux
  • voitures
  • motos
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation agit au niveau du sujet détecté, les yeux d’une personne ayant priorité, par exemple, sur le torse de la même personne ou la tête du chien qui passe à proximité dans le cadre.

Exemple de photo de saut à moto faite avec le Nikon Z9

Exemple de photo d’un saut à moto faite avec le Nikon Z 9 avec AF à détection du sujet

Nikon Z 9 dans la poussière

Nikon Z 9 recouvert de poussière

le backstage pendant/après

Cet autofocus permet de définir à l’avance le type de sujet à détecter si vous le souhaitez, si vous ne le faites pas il le fait pour vous. Notez également que la commande AF latérale avant permet de changer de mode AF sans quitter l’œil du viseur, avec rappel visuel.

Enfin Nikon annonce un suivi 3D meilleur que celui du Nikon D6, qui était la référence en la matière jusqu’à aujourd’hui. Le peu que j’en ai vu est … bluffant.

Un processeur Expeed 7 dix fois plus rapide

Toutes ces performances seraient impossibles sans un nouveau cerveau, aussi le Nikon Z 9 est-il équipé d’une nouvelle déclinaison du processeur Expeed maison, l’Expeed 7. Retenez ce chiffre, l’Expeed 7 est 10 fois plus rapide que l’Expeed 6 des précédents hybrides et reflex.

Mais ce n’est pas tout.

Nikon inaugure sur le Nikon Z 9 une technologie Dual Stream qui permet au processeur de gérer deux flux de données capteur en parallèle :

  • un premier flux de données part en direction du buffer et des cartes (« recording data »),
  • un second flux des mêmes données part en direction du viseur et de l’écran arrière en Live View (« Live View data »).

Ces deux flux, bien que véhiculant les mêmes données issues du même capteur, sont indépendants et gérés par deux ensembles de circuits électroniques fonctionnant en parallèle. Une mini-carte mère installée en sortie du capteur vient compléter le processeur Expeed 7 pour permettre la gestion de ces flux.

Nikon Z 9 proteciton à l'eau, la pluie et les intempéries

le Nikon Z 9 ne craint pas la pluie !

Une visée électronique EVF à plage dynamique étendue

Certains coupeurs de fiches techniques en 4 seront étonnés de constater que le viseur électronique (EVF) du Nikon Z 9 ne compte « que » 3,7 Mp. Sachez toutefois qu’il s’agit d’un nouveau viseur, différent de celui des Z 6 et Z 7. Nikon l’a conçu pour tenir compte des performances du capteur et de l’obturation, ce qui permet au Nikon Z 9 de proposer une visée en mode rafale sans aucun black-out ni gel d’image.

Ce viseur est annoncé comme le plus lumineux au monde parmi les hybrides plein format (octobre 2021). Non pas parce qu’il est très brillant mais parce qu’il gère une plage dynamique étendue avec 3.000 cd/m2 (1.000 cd/m2 pour le meilleur des concurrents). Cette plage dynamique permet un plus grand confort de visée lorsque la scène est très lumineuse, elle réduit l’écart de luminosité entre l’œil qui regarde dans le viseur et l’œil qui regarde la scène. De même elle permet de discerner bien plus de détails dans les ombres lorsque vous regardez dans le viseur, si le sujet est en contrejour en particulier.

Un écran arrière tactile à charnière / 4 axes

L’écran arrière d’un hybride entrée de gamme doit permettre toutes les fantaisies dont les indispensables selfies et tournages face caméra. Sur un hybride pro les critères sont différents. L’écran doit être mobile, robuste, lisible dans toutes les conditions, résistant à tout et très réactif.

Nikon Z 9 vu de dos

la face arrière du Nikon Z 9 avec déclencheur déporté et touche de visualisation à droite

L’écran arrière tactile du Nikon Z 9 est monté sur un système de charnière qui le rend inclinable verticalement et horizontalement sur 4 axes. Il peut aussi, et c’est une première, passer en mode portrait avec bascule associée de l’affichage. Vous n’aurez plus besoin de vous contorsionner pour lire l’affichage, il suit la position de l’écran comme sur votre smartphone.

Avec une taille de 3.2 pouces et une définition de 2.1 Mp Nikon a préféré mettre l’accent sur la réactivité, d’autant plus grande que la définition de l’écran reste contenue. J’ai pu le vérifier, cet écran réagit à la vitesse de la lumière, lumière qu’il sait d’ailleurs moduler puisqu’il est capable de passer en lumière rouge (via menu Warm display colors pour l’astrophoto et l’affut nocturne par exemple).

Deux nouveaux types de formats RAW

Quoi, encore de nouveaux formats RAW ? Oui, deux. Mais deux disparaissent.

Exit donc les modes RAW-M et RAW-S qui proposaient une définition réduite, et étaient au final assez peu utilisés. Le Nikon Z 9 inaugure deux modes RAW « High Efficiency » :

  • le RAW High Efficiency reconnaissable par son étoile dans la liste est un RAW pleine définition mais deux fois plus léger que le RAW 12 bits non compressé classique,
  • le RAW High Efficiency sans étoile est un RAW de la même qualité qu’un RAW non compressé mais proposant une résolution un peu plus faible.

Je manque d’informations détaillées à ce sujet, j’y reviendrai dès que possible.

Le Nikon Z 9 et la vidéo, quand Nikon voit rouge orangé !

Pour rédiger ce paragraphe, je me suis appuyé sur les informations données par Nikon et l’échange avec un professionnel de la vidéo qui en a une longue expérience. Il fallait cela, car vous allez vite réaliser que, plus encore qu’en photographie, Nikon a choisi ses cibles (les deux rouges et l’orange).

Nikon et la vidéo c’est une histoire qui remonte à 2008 et au Nikon D90. Le « petit » Nikon est alors le premier reflex au monde à permettre le tournage vidéo. Depuis, il faut bien reconnaître que les reflex Nikon ont été vite supplantés par la concurrence Canon, avant que Sony ne propose des hybrides très capables.

Nikon a relevé la tête avec les Nikon Z 6 et Z 6II (et son kit cinéma), le Z 6II étant désormais le second hybride loué par les pros de la vidéo devant Canon et après Sony. Le Nikon Z 9 peut donc faire mieux.

Il fait « plus que mieux ».

Nikon Z 9 en configuration de tournage vidéo cinéma

le Nikon Z 9 en configuration de tournage vidéo cinéma

Dans la monde de la vidéo professionnelle, d’autres marques occupent le terrain. Blackmagic ou RED par exemple. Aucun appareil photo hybride ne les concurrençait directement, c’est un autre segment. Jusqu’à aujourd’hui et l’arrivée du Nikon Z 9 dont les performances en 8K ont de quoi inquiéter RED et les autres.

La 8K ça ne vous dit peut-être pas grand-chose. La vidéo 4K avec ses 3.840 x 2.160 pixels de définition (8,3 Mp soit 4 fois plus que le FullHD) n’est pas présente dans tous les foyers, alors la 8K, ma bonne dame … Et pourtant. Le débat en vidéo et au cinéma porte bien aujourd’hui sur la possibilité qu’a un appareil numérique de tourner en 8K ou pas. Et si oui, avec quelles caractéristiques et facilité.

La 8K offre une définition de 7.680 x 4.320 pixels, soit près de 33 Mp. Avec un capteur de 45,7 Mp ce devrait être une formalité. Sauf qu’enregistrer un flux 8K en continu, tout en assurant la mise au point, l’exposition, et quelques autres fonctions qui comptent pour les vidéastes, c’est une autre paire de manches.

Deux caractéristiques limitent la durée d’un rush, la capacité d’enregistrement du système et l’échauffement de l’ensemble qui finit par dégrader l’image et perturber le fonctionnement du boîtier.

Le Nikon Z 9 règle cela a sa façon.

Grâce à son processeur Expeed 7, la gestion des flux parallèles, le système d’enregistrement des données, il est capable de tourner des séquences de 125 minutes en 8K UHD 30p. Finie la limite de 29 mn 59 secondes de certains boîtiers. Et histoire d’en remettre une couche (de rushs) il autorise la relance d’une autre séquence de 125 mn dans la foulée. Pourquoi 125 minutes ? Parce qu’il faut bien donner une limite à tout système, que 125 minutes c’est largement suffisant pour couvrir une épreuve ou une conférence et que les cartes mémoire auront peut-être dit stop avant.

Grâce à un inédit système de refroidissement interne utilisant des barres de graphite qui dissipent la chaleur via une ouverture sous l’écran arrière (proche de l’effet Venturi), l’échauffement excessif disparaît.

Les caractéristiques vidéo sont à la hauteur de ces performances :

  • 8K UHD 30p sans crop (sur 125 mn)
  • 8K 60p en N-RAW au premier semestre 2022 via une mise à jour firmware gratuite
  • Over 8K et Over 4K en N-RAW (via mise à jour firmware gratuite)
  • 4K de 24 à 120p sans crop ou crop 2.3 x
  • 4K UHD à partir d’un suréchantillonnage 8K
  • ProRes 4.2.2 10 bits interne
  • ProRes RAW HQ 12 bits (via mise à jour firmware gratuite)
  • H.265 8 et 10 bits et H.264
  • N-RAW 12 bits compatible 8K 60p (via mise à jour firmware gratuite)
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • Enregistrement audio PCM linéaire sur 64 bits
  • Extraction d’images JPG de 33 Mp à partir d’un flux vidéo
  • Stabilisation vidéo capteur et optiques

Je vous invite à prendre le temps de comprendre ce que chaque terme signifie si vous êtes photographe. Si vous êtes vidéaste, vous avez déjà compris que le Nikon Z 9 peut gérer tout cela en interne, et se positionne immédiatement au niveau des systèmes d’enregistrement vidéo les plus performants du marché.

Batterie et recharge

Le Nikon Z 9 utilise une batterie Nikon EN-EL18d, identique à celle du Nikon D6 au détail près que cette déclinaison « d » autorise la recharge USB-C sur le boîtier en fonctionnement. La batterie EN-EL18d est rétro compatible avec la EN-EL18c.

Le chargeur Nikon MH-33 livré autorise la recharge de cette batterie sur une prise de courant classique, il est par contre bien plus compact que le très imposant MH-26a (mais ne charge qu’une batterie à la fois).

Un module WiFi intégré et des applications mobiles en support

Connectique et WiFi

Un tel boîtier ne serait rien sans une connectique capable de répondre aux différents besoins des photographes et vidéastes. Nikon l’a bien compris, qui propose en outre deux nouvelles applications complémentaires pour smartphones et ordinateurs.

Le Nikon Z 9 propose le Bluetooth 5.0, le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz (annoncé comme moins rapide que le WT-6 d’environ 20% mais cet accessoire n’est plus nécessaire, une économie de 750 euros à la clef).

La connectique réseau est de type 1000BASE-T. Un nouveau menu dédié à la gestion de la connectique fait son apparition, avec des commutateurs ON/OFF forts pratiques. Le Z 9 communique plus vite que le D6 avec réseau local câblé et sans fil.

Application NX Mobile Air (gratuite) pour Nikon Z 9

Nikon propose en outre une nouvelle application smartphone NX Mobile Air décrite comme la déclinaison professionnelle de l’application SnapBridge actuelle. NX Mobile Air permet le transfert sécurisé USB-C de même que le transfert FTP via un smartphone iOS ou Android.

NX Mobile Air permet de transférer automatiquement les images vers le périphérique mobile tout en ajoutant les métadonnées IPTC.

Ce transfert peut être accéléré par le transfert vers un serveur FTP, en automatique comme en manuel. Ceci autorise par exemple la sélection des images à modifier et transférer, le transfert des annotations vocales accompagnant les images vers un périphérique mobile oui la mise à jour des IPTC tout en écoutant les annotations vocales.

Polyvalente, NX Mobile Air devrait être compatible avec d’autres Nikon récents et prend en charge le transfert des images faites avec d’autres appareils photo que Nikon.

Logiciel NX Mobile Tether (gratuite) pour Nikon Z 9

Une seconde application pro, NX Mobile Tether est destinée elle à contrôler la prise de vue en mode connecté depuis un ordinateur Windows ou MacOS comme une tablette. Cette application sera compatible avec le Nikon Z 7 (j’attends l’information pour les autres Nikon).

Les erreurs de transmission sont notifiées par le biais d’alertes sonores et de messages. NX Mobile Tether fonctionne nativement avec Nikon NX Studio ainsi que les logiciels de post-traitement Lightroom, Photoshop et Capture One.

Nikon Z 9 : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 9 sera disponible fin novembre 2021 au tarif public de 5.999 euros.

Nikon a anticipé la fabrication des premiers milliers d’exemplaires pour répondre à une forte demande déjà enregistrée sous forme de précommandes.

Nikon Z 9 : premier avis

Si vous m’avez lu jusqu’ici vous avez du courage et vous avez maintenant de quoi méditer. Car à 5.999 euros, ce Nikon Z 9 ne s’adresse pas à tout le monde, mais s’avère très séduisant et plus accessible que le Nikon D6 vendu 7.300 euros.

Il vous faudra le financer, c’est une chose, mais en prendre aussi la pleine mesure tant l’évolution est conséquente entre un Nikon D6 ou un Nikon Z 7II pour ne citer que ces deux-là. Au-delà des seules caractéristiques techniques, c’est de pratique dont il s’agit, de confort, d’ergonomie et de réactivité. En photo comme en vidéo. La photographe pro qui a pu le tester en conditions réelles sur un parcours de motocross (photos ci-dessus) m’a confirmé la différence avec son Nikon D5, le taux de réussite bien plus grand, et, surtout, la facilité d’adaptation qui lui a permis de réussir sa séance alors qu’elle n’avait jamais utilisé un hybride.

Il est bien trop tôt pour interpréter toutes ces données et en tirer des conclusions tangibles, mais je ne vous cache pas que ce que j’ai pu entrevoir lors de ma prise en main est très séduisant.

Bien qu’il ne pèse que 100 gr. de moins qu’un D6, le Nikon Z 9 est bien plus agréable à prendre en main, sa compacité fait la différence.

Nikon pouvait proposer une évolution de son Z 7II dotée d’un autofocus et de processeurs plus rapides. Ou partir d’une feuille blanche tout en capitalisant sur l’expérience engrangée depuis 2018. C’est bien de cette seconde option dont il est question avec le Nikon Z 9.

Alors comme je le disais en introduction, je ne suis pas forcément objectif. Mais en toute sincérité, le Nikon Z 9 est bien un prédateur qui va s’attaquer très vite à une concurrence tant photo que vidéo qui peut déjà trembler.

Source : Nikon France

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