Nikon Z 9 : le prédateur au tarif agressif et aux dents longues en photo comme en vidéo

Après une première annonce de développement, Nikon officialise le Nikon Z 9, un hybride professionnel qui devrait jouer les premiers rôles tant en photographie qu’en vidéo, et laisser quelques concurrents, déclarés comme non déclarés encore, loin derrière.

Installez-vous confortablement, prenez le temps de lire, ca va être long mais passionnant !

Présentation complète et détaillée du Nikon Z 9

L’hybride Pro Nikon est disponible chez La Boutique Photo Nikon, revendeur spécialisé

L’hybride Nikon Pro chez Miss Numerique

Nikon Z 9 : patrimoine génétique historique et électronique étonnante

Depuis l’été 2018 et l’arrivée des hybrides Nikon Z 6 et Z 7, nombreux sont ceux qui avaient déjà enterré la marque centenaire. « Pas au niveau » disaient les moins virulents, « la fin d’une époque » disaient les autres. Il est vrai que ces deux plein format hybrides n’ont pas révolutionné le marché. Tout l’inverse de deux autres modèles Nikon historiques, les Nikon D1 et Nikon D3.

En 1999, le Nikon D1 marquait l’entrée en scène du premier reflex Nikon numérique professionnel, doté d’un capteur APS-C  de 2,7 Mp. Un boitier pro construit comme le Nikon F5 argentique, tropicalisé, qui permettait de remplacer les F argentiques dans bien des situations. « Game changer » diraient les anglosaxons.

En 2007 c’est le Nikon D3 et son capteur plein format qui vient jouer les troubles fêtes alors que la concurrence se voyait déjà loin devant. L’histoire a prouvé que ce modèle, et le Nikon D700 avec lui, ont redistribué les cartes. Nikon D3 et Nikon D700 sont d’ailleurs encore utilisés par certains experts et pros qui apprécient toujours leur construction et leurs performances.

En 2021 c’est le Nikon Z 9 qui endosse le rôle du prédateur, ne se contentant pas d’une fiche technique à la hauteur de ses ambitions et d’un tarif très agressif (5.999 euros à sa sortie), mais apportant plusieurs innovations qui vont, à coup sûr, marquer à nouveau l’histoire de la photographie moderne et de la marque Nikon en particulier.

Nikon Z 9 vu de face

le Nikon Z 9 de face avec NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Vous êtes en droit de douter de l’objectivité de Nikon Passion, mais sachez qu’après avoir découvert le Nikon Z 9 ces derniers jours, l’avoir pris en mains, avoir porté mon œil à son viseur et réalisé ce qu’il était capable de faire, il ne fait aucun doute que ce boîtier est bien le nouveau leader que beaucoup attendaient.

Je pense aux photographes professionnels, bien sûr, dont le besoin de se démarquer face à leurs concurrents est essentiel pour subsister. Je pense aux vidéastes professionnels aussi, comme aux cinéastes. Car le Nikon Z 9 ne se contente pas de « faire des vlogs ». Sa fiche technique vidéo lui permet de concurrencer non plus Sony ou Canon uniquement, mais rien moins que Blackmagic ou Red. Excusez du peu.

Assez parlé des généralités, passons en revue ce qui fait de ce Nikon Z 9 un prédateur, j’assume le terme.

Nikon Z 9 : caractéristiques principales

Une construction monobloc

Avec les hybrides, la tendance est à la compacité et à la légèreté. Les reflex plein format sont trop lourds et encombrants ? Qu’à cela ne tienne, les hybrides sont moins lourds et moins encombrants. C’est oublier le besoin de certains pros qui apprécient que leur boîtier puisse les accompagner partout, quelles que soient les conditions, qu’il résiste à tout sans les trahir au moment crucial. Les Nikon D3, D4, D5 et D6 sont de cette trempe.  Le Nikon Z 9 aussi.

Nikon Z 9 et protection tous temps en face avant

protection par joints en face avant et poignée

Le Z 9 est construit de la même façon que le D6, avec un corps monobloc en alliage de magnésium, des joints sur toutes les parties mobiles et une poignée intégrée avec déclencheur et contrôles déportés.

Nikon Z 9 et proteciton tous temps en face arrière

protection par joints en face arrière et poignée

Mais ce n’est pas tout.

Le Nikon Z 9 gagne en encombrement, mesurant 149,5 x 149 mm (160 x 163,5 mm pour le D6). Il ne perd que 100 grammes sur la balance par contre, mais pour l’avoir eu en mains, la différence est sensible, l’ensemble est plus compact et inspire la même confiance que celle que vous pouvez avoir avec un D6.

La face avant est dotée de 3 touches Fn personnalisables (une quatrième est placée en face arrière), le bouton de contrôle des modes AF est positionné sur le flanc gauche, les différents boutons sont rétro-éclairés.

Nikon Z 9avec boutons rétroéclairés

les boutons rétro-éclairés du Nikon  Z9

Ce n’est (toujours) pas tout.

Le Nikon Z 9 inaugure une inédite double protection de son capteur. Un volet vient se positionner devant le capteur si vous l’avez défini dans le menu, lors du changement d’objectif. Ce volet à trois lames rigides est revêtu de fluorine et d’un traitement antistatique. Poussez-le du bout du doigt, il ne bouge pas.

Double protection car le capteur (stabilisé) du Nikon Z 9 est aussi capable de s’auto-protéger lors du transport. Lorsque vous passez le boîtier en mode OFF, le capteur vient se caler en position verrouillée dans un emplacement dédié, ce micro-déplacement lui évite alors de vibrer sans raison. Les amateurs de safari en 4×4 apprécieront.

le volet rigide de proteciton du capteur du Nikon Z 9

le volet rigide de protection du capteur du Nikon  Z9

Un capteur CMOS 45,7 Mp empilé à double flux

C’était mentionné dans l’annonce de développement, le capteur du Nikon Z 9 est un modèle CMOS empilé (« stacked ») d’une définition de 45,7 Mp, stabilisé (6 stops).

Ce qui est inédit par contre, c’est la gestion des informations délivrées par ce capteur. Doté d’une mémoire dédiée de grande capacité, il fait appel à des circuits capables de traiter à très grande vitesse les données. Ce n’est rien moins que le balayage électronique le plus rapide au monde sur un appareil photo hybride de plus de 30 Mp (octobre 2021, 12x plus rapide que sur le Nikon Z 7II).

Voici le principe de ce Dual Streaming :

Première conséquence, l’absence totale de rolling shutter, les photographes de golf apprécieront. Seconde conséquence et non des moindres, la disparition de l’obturateur mécanique (voir plus bas).

La sensibilité du capteur du Nikon Z 9 est de :

  • 64 à 25.600 ISO en mode normal
  • 32 à 102.400 ISO en mode étendu

Rappelons que le marché professionnel qu’adresse ce boîtier se contente largement de telles valeurs. Les besoins en détection de scène (renseignements et forces de police par exemple) ont toujours de quoi faire avec le Nikon D6, n’ayant pas l’usage des caractéristiques d’un hybride (ils ne font ni photos, ni vidéos).

Mais ce n’est pas tout.

Le Nikon Z 9 propose un niveau de bruit numérique inférieur à celui du Z 7II tout en assurant le maintien de la chromie jusqu’à 12.800 ISO. Ce qui signifie des images dont la colorimétrie restera homogène sur une plage comprise entre 64 et 12.800 ISO. Les pros apprécieront le gain de temps en post-traitement et la possibilité d’utilisation immédiate de JPG faits à des sensibilités différentes.

La détection autofocus est assurée jusqu’à -6,5 Ev en mode normal et -8 Ev en mode Star Light View (nouveau mode AF basse lumière).

Vincent Munier en affut avec le Nikon Z 9

Vincent Munier en affut animalier avec le Nikon  Z9

Une obturation 100% électronique

Le Nikon Z 9 inaugure une obturation 100% électronique. Exit les bonnes vieilles lames, leur système complexe de déplacement, et la notion de « nombre de vues maximum » du boîtier.

Outre une durée de vie qui va considérablement augmenter (un obturateur mécanique s’use), le Nikon Z 9 propose une obturation au 32.000ème de seconde et un mode rafale de :

  • 20 vps en RAW pleine définition sur 1.000 vues (avec cartes Cfexpress ProGrade Digital Cobalt)
  • 30 vps en JPG pleine définition,
  • 120 vps en JPG 11 Mp.

L’exposition et la mise au point autofocus sont assurées entre chaque vue dans les différents modes. Pour vider ce buffer 1.000 vues, le Nikon Z 9 dispose de deux emplacements pour cartes CFexpress ou XQD type B. Ces modes rafales sont compatibles avec 94 optiques de la gamme Nikon reflex comme hybride (octobre 2021).

Un autofocus 493 collimateurs à détection intelligente de 9 types de sujets

S’il y a un sujet sur lequel le Nikon Z 9 est attendu c’est bien l’autofocus. Les Z 6 et Z 7 ont montré leurs limites, et bien qu’en progrès à force de firmwares et de doubles processeurs, le Nikon Z 9 se devait de faire bien mieux.

Il fait plus que « bien mieux ». Regardez avec attention.

Le système de détection autofocus met en œuvre 493 collimateurs couvrant 90% du capteur, avec 405 points AF (5x plus que sur le Nikon Z 7II) et 10 modes de zone AF dont le mode de suivi 3D et sujet simultané.

L’autofocus du Nikon Z 9 a été développé à l’aide d’un algorithme de Deep Learning (Intelligence Artificielle) et propose une détection intelligente et simultanée de 9 types de sujets, avec hiérarchisation et sans sélection préalable  :

  • humains
  • chiens
  • chats
  • oiseaux
  • voitures
  • motos
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation agit au niveau du sujet détecté, les yeux d’une personne ayant priorité, par exemple, sur le torse de la même personne ou la tête du chien qui passe à proximité dans le cadre.

Exemple de photo de saut à moto faite avec le Nikon Z9

Exemple de photo d’un saut à moto faite avec le Nikon Z 9 avec AF à détection du sujet

Nikon Z 9 dans la poussière

Nikon Z 9 recouvert de poussière

le backstage pendant/après

Cet autofocus permet de définir à l’avance le type de sujet à détecter si vous le souhaitez, si vous ne le faites pas il le fait pour vous. Notez également que la commande AF latérale avant permet de changer de mode AF sans quitter l’œil du viseur, avec rappel visuel.

Enfin Nikon annonce un suivi 3D meilleur que celui du Nikon D6, qui était la référence en la matière jusqu’à aujourd’hui. Le peu que j’en ai vu est … bluffant.

Un processeur Expeed 7 dix fois plus rapide

Toutes ces performances seraient impossibles sans un nouveau cerveau, aussi le Nikon Z 9 est-il équipé d’une nouvelle déclinaison du processeur Expeed maison, l’Expeed 7. Retenez ce chiffre, l’Expeed 7 est 10 fois plus rapide que l’Expeed 6 des précédents hybrides et reflex.

Mais ce n’est pas tout.

Nikon inaugure sur le Nikon Z 9 une technologie Dual Stream qui permet au processeur de gérer deux flux de données capteur en parallèle :

  • un premier flux de données part en direction du buffer et des cartes (« recording data »),
  • un second flux des mêmes données part en direction du viseur et de l’écran arrière en Live View (« Live View data »).

Ces deux flux, bien que véhiculant les mêmes données issues du même capteur, sont indépendants et gérés par deux ensembles de circuits électroniques fonctionnant en parallèle. Une mini-carte mère installée en sortie du capteur vient compléter le processeur Expeed 7 pour permettre la gestion de ces flux.

Nikon Z 9 proteciton à l'eau, la pluie et les intempéries

le Nikon Z 9 ne craint pas la pluie !

Une visée électronique EVF à plage dynamique étendue

Certains coupeurs de fiches techniques en 4 seront étonnés de constater que le viseur électronique (EVF) du Nikon Z 9 ne compte « que » 3,7 Mp. Sachez toutefois qu’il s’agit d’un nouveau viseur, différent de celui des Z 6 et Z 7. Nikon l’a conçu pour tenir compte des performances du capteur et de l’obturation, ce qui permet au Nikon Z 9 de proposer une visée en mode rafale sans aucun black-out ni gel d’image.

Ce viseur est annoncé comme le plus lumineux au monde parmi les hybrides plein format (octobre 2021). Non pas parce qu’il est très brillant mais parce qu’il gère une plage dynamique étendue avec 3.000 cd/m2 (1.000 cd/m2 pour le meilleur des concurrents). Cette plage dynamique permet un plus grand confort de visée lorsque la scène est très lumineuse, elle réduit l’écart de luminosité entre l’œil qui regarde dans le viseur et l’œil qui regarde la scène. De même elle permet de discerner bien plus de détails dans les ombres lorsque vous regardez dans le viseur, si le sujet est en contrejour en particulier.

Un écran arrière tactile à charnière / 4 axes

L’écran arrière d’un hybride entrée de gamme doit permettre toutes les fantaisies dont les indispensables selfies et tournages face caméra. Sur un hybride pro les critères sont différents. L’écran doit être mobile, robuste, lisible dans toutes les conditions, résistant à tout et très réactif.

Nikon Z 9 vu de dos

la face arrière du Nikon Z 9 avec déclencheur déporté et touche de visualisation à droite

L’écran arrière tactile du Nikon Z 9 est monté sur un système de charnière qui le rend inclinable verticalement et horizontalement sur 4 axes. Il peut aussi, et c’est une première, passer en mode portrait avec bascule associée de l’affichage. Vous n’aurez plus besoin de vous contorsionner pour lire l’affichage, il suit la position de l’écran comme sur votre smartphone.

Avec une taille de 3.2 pouces et une définition de 2.1 Mp Nikon a préféré mettre l’accent sur la réactivité, d’autant plus grande que la définition de l’écran reste contenue. J’ai pu le vérifier, cet écran réagit à la vitesse de la lumière, lumière qu’il sait d’ailleurs moduler puisqu’il est capable de passer en lumière rouge (via menu Warm display colors pour l’astrophoto et l’affut nocturne par exemple).

Deux nouveaux types de formats RAW

Quoi, encore de nouveaux formats RAW ? Oui, deux. Mais deux disparaissent.

Exit donc les modes RAW-M et RAW-S qui proposaient une définition réduite, et étaient au final assez peu utilisés. Le Nikon Z 9 inaugure deux modes RAW « High Efficiency » :

  • le RAW High Efficiency reconnaissable par son étoile dans la liste est un RAW pleine définition mais deux fois plus léger que le RAW 12 bits non compressé classique,
  • le RAW High Efficiency sans étoile est un RAW de la même qualité qu’un RAW non compressé mais proposant une résolution un peu plus faible.

Je manque d’informations détaillées à ce sujet, j’y reviendrai dès que possible.

Le Nikon Z 9 et la vidéo, quand Nikon voit rouge orangé !

Pour rédiger ce paragraphe, je me suis appuyé sur les informations données par Nikon et l’échange avec un professionnel de la vidéo qui en a une longue expérience. Il fallait cela, car vous allez vite réaliser que, plus encore qu’en photographie, Nikon a choisi ses cibles (les deux rouges et l’orange).

Nikon et la vidéo c’est une histoire qui remonte à 2008 et au Nikon D90. Le « petit » Nikon est alors le premier reflex au monde à permettre le tournage vidéo. Depuis, il faut bien reconnaître que les reflex Nikon ont été vite supplantés par la concurrence Canon, avant que Sony ne propose des hybrides très capables.

Nikon a relevé la tête avec les Nikon Z 6 et Z 6II (et son kit cinéma), le Z 6II étant désormais le second hybride loué par les pros de la vidéo devant Canon et après Sony. Le Nikon Z 9 peut donc faire mieux.

Il fait « plus que mieux ».

Nikon Z 9 en configuration de tournage vidéo cinéma

le Nikon Z 9 en configuration de tournage vidéo cinéma

Dans la monde de la vidéo professionnelle, d’autres marques occupent le terrain. Blackmagic ou RED par exemple. Aucun appareil photo hybride ne les concurrençait directement, c’est un autre segment. Jusqu’à aujourd’hui et l’arrivée du Nikon Z 9 dont les performances en 8K ont de quoi inquiéter RED et les autres.

La 8K ça ne vous dit peut-être pas grand-chose. La vidéo 4K avec ses 3.840 x 2.160 pixels de définition (8,3 Mp soit 4 fois plus que le FullHD) n’est pas présente dans tous les foyers, alors la 8K, ma bonne dame … Et pourtant. Le débat en vidéo et au cinéma porte bien aujourd’hui sur la possibilité qu’a un appareil numérique de tourner en 8K ou pas. Et si oui, avec quelles caractéristiques et facilité.

La 8K offre une définition de 7.680 x 4.320 pixels, soit près de 33 Mp. Avec un capteur de 45,7 Mp ce devrait être une formalité. Sauf qu’enregistrer un flux 8K en continu, tout en assurant la mise au point, l’exposition, et quelques autres fonctions qui comptent pour les vidéastes, c’est une autre paire de manches.

Deux caractéristiques limitent la durée d’un rush, la capacité d’enregistrement du système et l’échauffement de l’ensemble qui finit par dégrader l’image et perturber le fonctionnement du boîtier.

Le Nikon Z 9 règle cela a sa façon.

Grâce à son processeur Expeed 7, la gestion des flux parallèles, le système d’enregistrement des données, il est capable de tourner des séquences de 125 minutes en 8K UHD 30p. Finie la limite de 29 mn 59 secondes de certains boîtiers. Et histoire d’en remettre une couche (de rushs) il autorise la relance d’une autre séquence de 125 mn dans la foulée. Pourquoi 125 minutes ? Parce qu’il faut bien donner une limite à tout système, que 125 minutes c’est largement suffisant pour couvrir une épreuve ou une conférence et que les cartes mémoire auront peut-être dit stop avant.

Grâce à un inédit système de refroidissement interne utilisant des barres de graphite qui dissipent la chaleur via une ouverture sous l’écran arrière (proche de l’effet Venturi), l’échauffement excessif disparaît.

Les caractéristiques vidéo sont à la hauteur de ces performances :

  • 8K UHD 30p sans crop (sur 125 mn)
  • 8K 60p en N-RAW au premier semestre 2022 via une mise à jour firmware gratuite
  • Over 8K et Over 4K en N-RAW (via mise à jour firmware gratuite)
  • 4K de 24 à 120p sans crop ou crop 2.3 x
  • 4K UHD à partir d’un suréchantillonnage 8K
  • ProRes 4.2.2 10 bits interne
  • ProRes RAW HQ 12 bits (via mise à jour firmware gratuite)
  • H.265 8 et 10 bits et H.264
  • N-RAW 12 bits compatible 8K 60p (via mise à jour firmware gratuite)
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • Enregistrement audio PCM linéaire sur 64 bits
  • Extraction d’images JPG de 33 Mp à partir d’un flux vidéo
  • Stabilisation vidéo capteur et optiques

Je vous invite à prendre le temps de comprendre ce que chaque terme signifie si vous êtes photographe. Si vous êtes vidéaste, vous avez déjà compris que le Nikon Z 9 peut gérer tout cela en interne, et se positionne immédiatement au niveau des systèmes d’enregistrement vidéo les plus performants du marché.

Batterie et recharge

Le Nikon Z 9 utilise une batterie Nikon EN-EL18d, identique à celle du Nikon D6 au détail près que cette déclinaison « d » autorise la recharge USB-C sur le boîtier en fonctionnement. La batterie EN-EL18d est rétro compatible avec la EN-EL18c.

Le chargeur Nikon MH-33 livré autorise la recharge de cette batterie sur une prise de courant classique, il est par contre bien plus compact que le très imposant MH-26a (mais ne charge qu’une batterie à la fois).

Un module WiFi intégré et des applications mobiles en support

Connectique et WiFi

Un tel boîtier ne serait rien sans une connectique capable de répondre aux différents besoins des photographes et vidéastes. Nikon l’a bien compris, qui propose en outre deux nouvelles applications complémentaires pour smartphones et ordinateurs.

Le Nikon Z 9 propose le Bluetooth 5.0, le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz (annoncé comme moins rapide que le WT-6 d’environ 20% mais cet accessoire n’est plus nécessaire, une économie de 750 euros à la clef).

La connectique réseau est de type 1000BASE-T. Un nouveau menu dédié à la gestion de la connectique fait son apparition, avec des commutateurs ON/OFF forts pratiques. Le Z 9 communique plus vite que le D6 avec réseau local câblé et sans fil.

Application NX Mobile Air (gratuite) pour Nikon Z 9

Nikon propose en outre une nouvelle application smartphone NX Mobile Air décrite comme la déclinaison professionnelle de l’application SnapBridge actuelle. NX Mobile Air permet le transfert sécurisé USB-C de même que le transfert FTP via un smartphone iOS ou Android.

NX Mobile Air permet de transférer automatiquement les images vers le périphérique mobile tout en ajoutant les métadonnées IPTC.

Ce transfert peut être accéléré par le transfert vers un serveur FTP, en automatique comme en manuel. Ceci autorise par exemple la sélection des images à modifier et transférer, le transfert des annotations vocales accompagnant les images vers un périphérique mobile oui la mise à jour des IPTC tout en écoutant les annotations vocales.

Polyvalente, NX Mobile Air devrait être compatible avec d’autres Nikon récents et prend en charge le transfert des images faites avec d’autres appareils photo que Nikon.

Logiciel NX Mobile Tether (gratuite) pour Nikon Z 9

Une seconde application pro, NX Mobile Tether est destinée elle à contrôler la prise de vue en mode connecté depuis un ordinateur Windows ou MacOS comme une tablette. Cette application sera compatible avec le Nikon Z 7 (j’attends l’information pour les autres Nikon).

Les erreurs de transmission sont notifiées par le biais d’alertes sonores et de messages. NX Mobile Tether fonctionne nativement avec Nikon NX Studio ainsi que les logiciels de post-traitement Lightroom, Photoshop et Capture One.

Nikon Z 9 : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 9 sera disponible fin novembre 2021 au tarif public de 5.999 euros.

Nikon a anticipé la fabrication des premiers milliers d’exemplaires pour répondre à une forte demande déjà enregistrée sous forme de précommandes.

Nikon Z 9 : premier avis

Si vous m’avez lu jusqu’ici vous avez du courage et vous avez maintenant de quoi méditer. Car à 5.999 euros, ce Nikon Z 9 ne s’adresse pas à tout le monde, mais s’avère très séduisant et plus accessible que le Nikon D6 vendu 7.300 euros.

Il vous faudra le financer, c’est une chose, mais en prendre aussi la pleine mesure tant l’évolution est conséquente entre un Nikon D6 ou un Nikon Z 7II pour ne citer que ces deux-là. Au-delà des seules caractéristiques techniques, c’est de pratique dont il s’agit, de confort, d’ergonomie et de réactivité. En photo comme en vidéo. La photographe pro qui a pu le tester en conditions réelles sur un parcours de motocross (photos ci-dessus) m’a confirmé la différence avec son Nikon D5, le taux de réussite bien plus grand, et, surtout, la facilité d’adaptation qui lui a permis de réussir sa séance alors qu’elle n’avait jamais utilisé un hybride.

Il est bien trop tôt pour interpréter toutes ces données et en tirer des conclusions tangibles, mais je ne vous cache pas que ce que j’ai pu entrevoir lors de ma prise en main est très séduisant.

Bien qu’il ne pèse que 100 gr. de moins qu’un D6, le Nikon Z 9 est bien plus agréable à prendre en main, sa compacité fait la différence.

Nikon pouvait proposer une évolution de son Z 7II dotée d’un autofocus et de processeurs plus rapides. Ou partir d’une feuille blanche tout en capitalisant sur l’expérience engrangée depuis 2018. C’est bien de cette seconde option dont il est question avec le Nikon Z 9.

Alors comme je le disais en introduction, je ne suis pas forcément objectif. Mais en toute sincérité, le Nikon Z 9 est bien un prédateur qui va s’attaquer très vite à une concurrence tant photo que vidéo qui peut déjà trembler.

Source : Nikon France

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28 Commentaires sur "Nikon Z 9 : le prédateur au tarif agressif et aux dents longues en photo comme en vidéo"

  1. Merci JC pour cet article très complet qui mettait l’eau à la bouche !
    Ce boîtier, peut-être pas prédateur, mais qui semble remarquable au niveau de sa définition !
    Et . . . je viens d’avoir la chance de l’essayer au festival de Montier grâce à l’amabilité des équipes de Nikon.
    Un essai d’une heure c’est peu, mais cela permet de se faire une idée dans ses propres conditions d’utilisation. Et je suis, malheureusement pour mon portefeuille, conquis !!

    Étant plutôt photographe de nature, j’ai fait équiper le Z9 d’une 500mm f4, auquel j’ai ajouté mon TC14III, par un temps type Montier, gris à souhait !!
    Je n’ai pu analyser le résultat que sur jpg, la dérautisation des NEF n’étant pas encore possible, mais :
    Prise en main comme si on l’avait toujours eu !
    6400ISO grain numérique super bien traité, du niveau de mon D5 mais avec 45Mp ald 20 !
    AF remarquable, vrai suivi des yeux des piaffes, très étonnant, même à travers des branchages, . . .
    Rafale 10 et 20i/s avec une vision sans trou noir, quel plaisir et facilité pour suivre une action ou un vol d’oiseau par exemple !

    Juste 2 points de critique pour mon usage
    – petit temps de latence à l’allumage du viseur ou en sortie du mode veille, d’où une petite gène par rapport à un reflex
    – dommage, comme indiqué dans l’article de JCD, que le RAW-M connu sur le D850 et le Z7II soit supprimé, on est obligé de faire des RAW en 45Mp, le mode -M était bien pratique avec 25Mp !!
    EN une heure d’essais intensifs en jpg+RAW sans perte(à 60Mo chaque photo) ma carte XQD de 64Go a été FULL !!

    Au total une superbe appareil qui semble bien répondre à mes attentes !!
    Et encore merci pour cet article, qui m’a permis de connaître en profondeur ce beau boîtier avant de l’avoir en main.

  2. Quand je vois certain commentaires je suis atterré comment peut on être si .Hum voyont??? cet appareil est tous simplement fantastiques n’en déplaise a certain rageux ou jaloux moi non plus je ne peux me le payer mon Z6II me vas parfaitement mais reconnaissons que Nikon à parfaitement su relever la tête et mis les pendules à l’heure

    • Oui c’est plus qu’une évolution
      Réaliser un tel boîtier c’est vraiment fabuleux
      J’ai lu les impressions de Vincent MUNIER, c’est un boîtier révolutionnaire pour la photo animalière
      J’ai vraiment hâte de l’avoir en mains
      J’espère que Jean-Christophe nous éditera un essai complet du Z9 le mois prochain, les premières livraisons sont prévues pour mi-décembre

  3. « le prédateur au tarif agressif et aux dents longues en photo comme en vidéo »

    Un boitier qui devient un prédateur !!!! Houlà !
    C’est juste le vocabulaire employé qui me dérange : la prédation. cela somme mal à mes oreilles… Un boitier n’est sensé faire que ce qu’on lui demande de faire. Le photographe deviendrait-il donc un prédateur avec ce boitier « agressif » ? Prédateur de qui ? De quoi ?
    Personnellement, les boitiers à visée « écran » me gênent profondément au niveau de la philosophie du concept et je resterai fidèle au bon vieux système reflex ou l’on voit directement par ses propres yeux plutôt que par écran interposé (virtuellement allais-je dire)…mais cela est un autre problème.

  4. 5999 € Ben oui, c’est un prix agressif… pour un budget moyen ! On m’dira : on a rien sans rien. En tout cas, mes exigences vont pas jusque là !

  5. Bonjour,
    Merci pour cet article complet, et merci aussi pour le site sans oublier les chroniques.
    Quand je pense au ton arrogant de l’équipe NIKON qui nous présentait les Z6 et Z7 chez mon revendeur préféré, le Studio GONNET, je souris un peu :
    Lorsque je disais que c’était trop léger pour un amateur passionné ou un pro, on me riait au nez.
    Le Z9 est beaucoup plus lourd…
    Lorsque je leur faisais observer que le viseur était très mauvais, et rappelait celui des caméscopes, on me regardait d’un air qui signifiait « tu n’es plus dans le coup » , limite OK boomer.
    J’observe que le Z9 aurait un viseur qui permettrait de ne pas être aveuglé par le très lumineux et de voir enfin un peu mieux dans les zones sombres, et je me marre encore plus.
    Heureux de voir que Nikon corrige ses erreurs et baisse ses prix.
    J’observe aussi que la nouvelle bague de conversion serait bien meilleure.
    Etc.
    J’attends de le découvrir pour mesurer les progrès. Mais je suis toujours réticent à ses viseurs électronique.
    @+
    JL

    • Tout à fait d’accord avec tes avis Michel, j’ai reçu les mêmes remarques lorsqu’il y a quelques années l’équipe Nikon présentait le 200-500
      Heureusement pour nous que les ingénieurs japonais de Nikon réussissent à corriger et à nous présenter encore des matériels révolutionnaires
      J’ai hâte de voir ce qu’il a dans les tripes

  6. Voilà un magnifique outil qui me refera revenir dans la famille Nikon. Merci pour cette belle présentation, Jean-Christophe. Un seul petit regret : la limitation de la sensibilité à 25.600 ISO car il m’est déjà arrivé, rarement, de prendre des photos à des sensibilités bien supérieures, dont j’ai pu faire disparaître le bruit ensuite. J’attendrai pour me l’offrir la mise à jour qui règlera certainement ce problème. Entre-temps, il est probable que le prix aura baissé 😉
    Une précision dénichée sur le site du fabricant : le GPS est inclus, ce qui est important pour ceux qui se déplacent lors d’une reportage photographique et tiennent, soit par goût soit par obligation, à retrouver l’emplacement de chaque prise de vue.

    • Oups, je vois qu’en mode étendu, on peut monter jusqu’à 100.000 ISO. Ma seule objection tombe donc, cet appareil semble parfait !

      • Surtout avec une capacité à faire une MAP à -8 EV, alors à 12000 ou 25000 Isis sera amplement suffisant, sauf photo de nuit bien sûr
        Pour ma part sa grande nouveauté c’est l’absence de déclencheur mécanique, donc plus de limite …

  7. Merci pour cette analyse profonde que j’ai pris le temps de lire avec beaucoup de curiosité et de plaisir, bien que je ne comprenne pas tous les détails techniques, surtout concernant la vidéo.
    Rien qu’à la lire ça donne envie de passer à l’achat. !!!
    Mais je vais d’abord acheter un petit zoom natif du genre 24X105 pour épauler mon 50 mm. J’espère qu’il sera plus lumineux que le 24 x 200 .

    D’autre part, il serait peut-être utile de rédiger, dans un petit cartouche séparé, un bref glossaire pour des termes comme  » crop « , « Ev  » ou autre abréviations courantes pour des professionnels mais trop hermétiques pour des incultes dans mon genre.
    Je ne comprends pas pourquoi, dans les descriptifs des caractéristiques des objectifs on dit :  » mise au point interne « .
    Est-ce que ça signifie que le fût de l’objectif ne s’allonge pas ? Mystère.

    Merci encore pour le temps que vous prenez à rédiger tous ces articles.
    Belle journée.
    Maurice.

    • J’opterai plutôt pour le 24-120 à ouverture constante et à mise au point interne
      Attendons que JC le teste pour avoir ses avis

      • Merci pour ce conseil.
        Je suis parfaitement d’accord pour l’ouverture constante.
        Laquelle : 4 ou 2.8 ?
        C’est quoi la mise au point interne ?

        • Ce qui est magnifique dans une mise au point interne c’est que l’objectif ne se rallonge pas lorsque l’on zoom par exemple, comme sur le 24-120 F4,0 version F, la mise au point se fait à l’intérieur du fût de l’objectif par déplacement de lentilles
          Pour la version Z le 24-120 est à ouverture F4,0

  8. Superbe fiche technique, j’ai hâte de recevoir mon exemplaire …

  9. Merci Jean-Christophe pour tes news, tu es vraiment privilégié d’avoir pu l’essayer
    J’ai bien fait de continuer avec mon D5 sans m’orienter vers le D6, j’ai hâte de tester ce Z9
    J’envoie tout de suite un mail à la Mère Noël

  10. Le côté railleur en moins, on est bien d’accord.
    Les professionnels font exactement ce qu’ils veulent de leur argent.
    C’est effectivement leur gagne pain et que leur course à l’excellence est justifiée. Qualité et ergonomie étant leur leitmotiv ce qui est légitime.
    Le prix est sans doute le plus grand « point faible » de l’appareil photo numérique hybride, surtout pour les modèles dédiés aux experts. Mais cela en vaut vraiment la peine pour les professionnels et les photographes qui cherchent à allier maniabilité et qualité du rendu.
    Toutefois, je vais souvent dans des lieux (stades, salles de concerts, manifestations diverses, …) où des professionnels sont présents et … ils continuent globalement à shooter avec leurs réflex. Mais étant con je me suis peut-être trompé là aussi !
    Ceci dit, chez les « amateurs » pour avoir observé attentivement depuis des mois des photos faites avec des séries Z j’attends que l’on me démontre qu’elles sont meilleures que celles réalisées avec des réflex coutant moitié moins chers.

    Mais le problème se situe ailleurs et ça TOUTES les marques l’ont bien comprises : l’EGO des gens.
    Et ça, pour les fabricants ça n’a pas de prix et encore moins de limite.
    C’est un peu comme ceux qui roulent en voiture allemandes et qui sont persuadés qu’elles sont meilleures que les hauts de gammes des autres constructeurs. Encore une question d’EGO.

    Pour conclure (la mort dans l’âme) si on ne peut plus donner d’avis différents de ceux de la masse à l’EGO bien trempé, alors autant ne plus faire d’article comme celui-ci ou alors en ciblant les amoureux du « j’ai le dernier truc à la mode ».

    PS : ton article est absolument très bien fait. Comme d’habitude. Bravo !
    Cependant attention à ce que ces articles ne deviennent pas une forme de « propagande partisane » donnant le sentiment qu’il sert plus à diviser que de rassembler et surtout devant rester neutre.

    • Un hybride n’est pas fait pour faire de meilleures photos. Il est fait pour les faire plus facilement.
      Quant à mes réponses, elles reflètent les commentaires laissés, rien d’étonnant.

      • « plus facilement » …. CQFD !
        Donc un professionnel à raison de penser à un tel achat.
        Pour un simple passionné de photos la patience fait partie de sa passion. Donc aucun intérêt d’avoir un hybride.
        Merci et bon weekend.

        • Bonjour,

          Super article, avec de l’enthousiasme, mais je le comprend à lire les caractéristiques. Merci pour les détails.

          Je n’achèterai pas le Z9 car je ne suis pas professionnel et il y a tellement de réglages qu’on s’y perd, mais ce doit être un boîtier très performant (qui, cependant, ne doit pas être mis dans toutes les mains). Encore merci pour le descriptif.

          Effectivement, Lafeuille, notre EGO est (sur)sollicité pour les boîtiers, les objectifs, les accessoires, mais aussi les voitures, les smartphones etc., enfin tout.
          Nikon comme les autres y participent, mais si Nikon ne développe rien, Nikon sera dépassé par les concurrents et sera voué à disparaître.
          D’autre part, les développements technologiques contribuent à l’amélioration de nos équipements de demain, tel l’ABS, développé hier sur les voitures haut de gamme, est aujourd’hui généralisé sur pratiquement tout le parc automobile.

          Oui, j’ai cédé et cassé ma tirelire : je cherchais un 2ème boîtier Nikon en complément au D5300 acheté en 2014.
          Mon choix s’est porté sur le Z6II, un plus performant et un peu plus pro (accès direct à certaines fonctions) tout en pouvant profiter des 3 objectifs FX acquis progressivement. De plus, prendre 2 boîtiers évite de changer d’objectif en cours de reportage.

          Bilan :
          – Tantôt, je continue avec le D5300 monté d’un bon Sigma 17-50 f/2.8-DX car la combinaison est légère et peu encombrante mais efficace.
          – Tantôt, je choisis le Z6II pour ses performances, sa rapidité, sa réaction en basse lumière. Normal, la différence sur 7 ans est énorme.
          – Profitons de la vie, certes raisonnablement, mais tant qu’on peut (j’approche la soixantaine). Par contre, les autres postes de dépense sont limités : je ne fume pas, un smartphone correct, à un prix contenu, j’apprécie bien un bon verre, mais pas en excès, choix modéré de voiture etc.
          – L’intitulé du site NIKONPASSION résume bien mon état d’esprit.

        • J’ai bien un boîtier réflex, mais pour la précision de l’AF je trouve les ML bien plus pratique ( Couverture en collimateurs, et surtout, pas de Front Focus ou Back Focus – je peux t’assurer que c’est prenant quand on utilise un 85 1/4 par exemple ).
          Un peu marre de régler avec des Dock et Tap In ( Marques tierces ), surtout que j’ai l’impression qu’il faut réajuster leurs valeurs qui bougent au cours du temps…

        • J’ai oublié de dire que je n’ai pas de ML, et on peut être passionné de photo et avoir besoin d’être rapide ( Course de vélo, photo de personnes qui bougent… ).
          Un passionné de photo ne fait pas que des photos d’objets statiques.

        • Je n’aurais pas dit mieux. Bravo pour votre remarque plus que pertinente.

  11. Bravo JC c’est super-intéressant. Et bravo à notre marque favorite!

  12. Pas assez cher !
    Moi j’attends le Z 125 qui en plus fera le café.
    Nikoniste depuis 45 ans je suis vraiment de plus en plus dégoûté par cette politique du toujours mieux, toujours plus chers et surtout du « le suivant sera encore mieux ». En route les gogos.
    Mieux que quoi, on se le demande.
    Qui aime bien châtie bien.

    • Les professionnels sont bien d’accord : 1500 euros de moins que leur précédent modèle pro Nikon D5 ou D6, c’est pas assez cher.
      Des performances qui leur permettent de se distinguer de leurs concurrents, c’est n’importe quoi.
      Mais pourquoi donc Nikon n’a pas fait un boîtier moins bien qu’avant ? Oui, vraiment, pourquoi ? Et surtout pourquoi pas plus cher qu’en le précédant ?

  13. Bonjour JC, merci pour cet article passionné et passionnant. A la lecture des caractéristiques et performances de ce nouveau Z9, et sans en remettre une seule en question, je ne peux m’empêcher de penser à l’OM-D E-M1X d’OMD (ex-Olympus), nonobstant bien évidemment le format et l’actualisation de la technique.
    Je vais probablement me faire huer en écrivant ce commentaire :o) Peu importe.
    Ce boîtier finalement ne me fait pas rêver comme d’autres de la marque ont pu et su le faire depuis 1977, année d’acquisition de mon premier Nikon.