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Manuel d’éclairage photo, quatrième édition d’un guide indispensable

La quatrième édition du « Manuel d’éclairage photo » vient éclairer (!) d’un nouveau jour le domaine complexe de la maîtrise de la lumière en photographie. Cet ouvrage, incontournable depuis sa première édition pour tout passionné de photographie, qu’il soit étudiant, amateur ou professionnel, continue de se démarquer par sa pédagogie et sa pertinence.

Manuel d’éclairage photo, quatrième édition d'un guide indispensable

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Quatrième édition du « Manuel d’éclairage photo »

Le « Manuel d’éclairage photo » est une ressource essentielle pour tout photographe, quelle que soit son expérience, qui souhaite maîtriser l’art de la lumière en photographie.

La structure didactique du livre est pensée pour vous guider à travers les différents aspects de l’éclairage, de la théorie à la pratique.

Chaque chapitre présente des exemples concrets et des exercices pratiques, vous permettant d’assimiler de façon rapide et efficace les techniques présentées.

Manuel d’éclairage photo, quatrième édition d'un guide indispensable

Qu’il s’agisse d’éclairage naturel ou artificiel, ce livre est parmi les plus complets depuis sa première édition. Vous y trouverez des conseils pratiques pour chaque type de photographie, des explications accessibles, des exercices pratiques.

Cette quatrième édition est actualisée par rapport à la troisième pour s’adapter aux évolutions technologiques récentes dans le domaine de l’éclairage photographique. Elle  comporte :

  • des chapitres plus étoffés sur le portrait et le matériel d’éclairage
  • des chapitres consacrés à l’équipement indispensable pour la prise de vue hors studio
  • plus de 100 nouvelles illustrations
  • les toutes dernières informations relatives aux flashs, aux panneaux LED et à l’éclairage fluorescent

Ces éléments et les techniques associées sont abordés avec toute la précision requise. Les chapitres remaniés sur le portrait et le matériel d’éclairage offrent des conseils pratiques d’experts pour exploiter au mieux ces technologies.

Manuel d’éclairage photo, quatrième édition d'un guide indispensable

A qui s’adresse ce manuel  ?

Ce livre va vous intéresser que vous soyez débutant souhaitant comprendre les bases de l’éclairage ou professionnel cherchant à peaufiner vos techniques en studio.

Les photographes amateurs vont trouver dans les mises à jour de cette édition des raisons suffisantes pour investir, tandis que les photographes professionnels apprécieront les chapitres détaillés sur des plans d’éclairage et setups complexes et les nouvelles tendances en matière d’éclairage.

Manuel d’éclairage photo, quatrième édition d'un guide indispensable

Avec plus de 100 nouvelles photos d’illustration et une multitude de conseils pratiques actualisés, la quatrième édition du « Manuel d’éclairage photo » s’impose comme une référence indispensable.

Elle vous permet non seulement de comprendre le fonctionnement des équipements et techniques d’éclairage mais aussi de les mettre en pratique pour améliorer la qualité de vos photos.

Si vous possédez déjà la troisième édition, prenez celle-ci en mains chez votre libraire pour voir si les nouveautés vous intéressent.

Si vous avez une plus ancienne édition, la première ou la seconde, cette mise à jour enrichit considérablement le contenu original et justifie un nouvel investissement de 32 euros qui sera vite amorti.

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Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Tamron poursuit le développement de sa gamme d’objectifs pour les hybrides Nikon, et annonce le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z. Concurrent direct du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, qu’en est-t-il de ce nouveau Tamron G2 ?

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z: le nouveau choix des experts ?

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : présentation

Tamron, opticien indépendant majeur, semble bien décidé à proposer une gamme complète d’objectifs pour les Nikon Z. Après le remarqué Tamron 70-300 mm f/4.5-6.3 Di III RXD, le Tamron 35-150 mm f/2-2.8 Di III VXD et le Tamron 150-500 mm f/5-6.7 Di III VC VXD, voici venir le Tamron 28-75 mm f/2.8 Di III VXD G2.

 

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Les spécifications de cet objectif sont connues, reprises de la version Sony E et adaptées à la grande monture Nikon Z, elles sont une évolution de la première version du 28-75 mm f/2.8 Tamron G1 :

  • nouveau moteur autofocus dernière génération
  • formule optique plus performante (17 éléments répartis en 15 groupes)
  • diamètre du filtre identique (67 mm)
  • (toujours) pas de stabilisation

Notez que si le Tamron 28-75 mm f/2.8 G1 n’est pas disponible en monture Z, il l’est indirectement sous la forme du NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, dont il ne fait peu de doutes qu’il s’agisse bien du G1 Tamron.

Cet objectif est compatible avec les Nikon Z plein format comme les Nikon Z APS-C sur lesquels il cadre comme un 42-112,5 mm.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Toujours aussi compact et léger en version Nikon Z, les tests de la version Sony ont montré que malgré cette taille réduite, le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z ne compromet nullement la qualité d’image.

La formule optique est en progrès par rapport à la version G1 et bénéficie de 17 éléments répartis en 15 groupes (15 éléments en 12 groupes pour le G1), avec deux lentilles LD (Low Dispersion) et deux lentilles asphériques GM (Glass Molded Aspherical). Celles-ci ont pour rôle de réduire de façon significative les aberrations chromatiques et d’assurer la netteté sur toute la plage de focales de ce zoom.

Le moteur AF linéaire VXD assure quant à lui une mise au point précise et réactive sur des sujets en mouvement comme dans les conditions nocturnes, ou nécessitant un minimum de bruit en vidéo ou photo de spectacle.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

La distance minimale de mise au point est de 0,18 m à 28 mm et de 0,38 m à 75 mm, ce qui autorise de belles perspectives en macro avec un rapport de grossissement maximum de 1:2,7 à 28 mm et de 1:4,1 à 75 mm.

L’intégration du Tamron Lens Utility permet la personnalisation de l’objectif en photo comme en vidéo. Vous pouvez par exemple positionner le focus sur deux zones, en déplaçant la mise au point d’un sujet à l’autre d’un simple clic comme choisir entre le MF Linéaire et Non linéaire pour affiner la prise de vue en mode manuel.

La conception ergonomique et la belle construction permettent l’utilisation de cet objectif dans toutes les conditions de prises de vue, même sous la pluie ou dans les milieux très poussiéreux.

Le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est donc une nouvelle et belle proposition pour les utilisateurs de Nikon Z recherchant un zoom de reportage polyvalent, performant, pratique et plus accessible que le superlatif NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 VR S qui joue dans une autre cour.

Avec un tarif public au lancement de 999 euros, ce Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z est déjà compétitif face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 vendu 1 049 euros.

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : fiche technique

  • dénomination : Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 modèle A063
  • monture : Nikon Z, compatible plein format et APS-C
  • plage focale : 28 à 75 mm sur plein format, 42-112,5 mm sur APS-C
  • ouverture maximale : f/2.8 constant
  • ouverture minimale : f/22
  • diaphragme : circulaire à 9 lames
  • angle de vue (diagonale) : 75 °– 32 ° pour le plein format
  • formule optique : 17 éléments en 15 groupes dont 2 lentilles LD et 2 lentilles asphériques GM
  • distance minimale de mise au point : 0,18 m à 28 mm, 0,38 m à 75 mm
  • rapport de grossissement : 1 :2.7 à 28 mm / 1 :4.1 à 75 mm
  • diamètre du filtre : 67 mm
  • diamètre maximum : 75.8 mm
  • longueur : 119,8 mm
  • poids : 550 g
  • accessoires standard : pare-soleil, bouchons avant & arrière

Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z : premier avis

Ça se complique pour les nikonistes, car deux objectifs de plage focale et ouverture maximale identiques existent désormais :

  • Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z
  • NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 (dit « Tamikon G1 »)

Si vous avez déjà le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8, donc un Tamron G1 adapté à la monture Z, il me semble inutile de le changer pour le Tamron G2, sauf à ce que le test du Tamron montre une vraie différence en pratique, il faut donc attendre ce test.

Si vous n’avez pas encore de 28-75 mm f/2.8, ni de NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S proche en caractéristiques alors ce Tamron G2 a ma préférence face au NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8 pseudo G1. Le G2 est plus récent, dispose d’une formule optique améliorée, d’une motorisation AF efficace, d’une belle construction et coûte moins cher.

Si vous avez déjà un NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, posez-vous la question de savoir si gagner l’ouverture f/2.8 constante est plus important pour vous que perdre la focale 24 mm, sachant qu’à l’autre bout, 70 ou 75 mm c’est du pareil au même.

La bonne nouvelle c’est que vous avez maintenant plus de choix, et personne ne s’en plaindra.

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique

Exemple de photos avec le 28-75 mm Tamron G2

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Noriko Kukimoto / Tamron

Exemple de photo avec le Tamron 28-75 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Photo (C) Daiseke Fujimura / Tamron

En savoir plus sur le site de Tamron

Ce Tamron G2 chez Miss Numerique


Nikon Z 9 firmware 5: toutes les nouveautés expliquées en détail

Le firmware 5 du Nikon Z 9 est une nouvelle mise à jour majeure qui redéfinit les performances et la productivité pour les utilisateurs du Nikon Z 9. Voici le détail de ce que cette mise à jour apporte, et toutes les informations détaillées en vidéo pour bien utiliser le Nikon Z 9 firmware 5.

Nikon Z9 firmware 5: toutes les nouveautés expliquées en détail

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon

Evolution du firmware Nikon Z 9

Depuis la sortie du Nikon Z 9 (voir mon test), Nikon a adopté une approche novatrice dans le développement de ses firmwares, en se concentrant sur des mises à jour significatives pour le Z 9 plutôt qu’en multipliant les boîtiers (avec un Nikon Z 9s, Nikon Z 9x, …) comme le font certains de ses concurrents.

Ce choix stratégique s’est traduit par des évolutions majeures et régulières du Z 9, avec des mises à jour gratuites pour des améliorations continues tous les six mois environ.

Les firmwares version 2 à version 4 ont apporté des avancées notables telles que la prise de vue en 8K à 60 images par seconde, des options d’autofocus personnalisables, la réduction de flicker haute fréquence, et le mode continu en DX à 60 images par seconde.

Ces mises à jour ont non seulement amélioré les capacités du boîtier en termes de créativité et de performance en basse lumière, mais elles ont également optimisé l’expérience utilisateur grâce à la personnalisation des boutons et à des fonctionnalités de post-production améliorées.

Note : la vidéo de présentation détaillée des nouvelles fonctions du firmware 5 est disponible plus bas.

Nouveautés majeures du Nikon Z 9 firmware 5

La version 5 du firmware du Nikon Z 9 se distingue car elle est pensée en particulier pour les photographes qui vont œuvrer lors des  Jeux Olympiques de Paris 2024, ou dans des situations extrêmes. Elles mettent l’accent sur la productivité et la transmission des images.

Autocapture

Les améliorations significatives de l’autocapture et des options de personnalisation offrent aux photographes une plus grande flexibilité leur permettant de s’adapter à toutes les situations de prise de vue spécifiques grâce à des réglages intuitifs de taille, vitesse et distance des sujets.

Nikon Z9 firmware 5: autocapture

Nikon Z9 firmware 5: autocapture

Rafales

Le Nikon Z 9 firmware 5 introduit également une optimisation de la gestion des séquences de rafales, facilitant la sélection et l’édition des images. Ces fonctions sont essentielles pour les photographes travaillant dans des environnements dynamiques comme les photographes de sport.

La fonction de visualisation automatique des séries, comparable à un GIF animé, rend la navigation parmi les prises de vue rapide et intuitive.

Nikon Z9 firmware 5: visualisation des séries

Réduction du scintillement

En termes de gestion de la lumière, l’amélioration de la fonction de réduction du scintillement à haute fréquence s’avère cruciale pour les photographies en environnement LED, fréquentes dans les événements sportifs ou les salles de spectacle.

Nikon Z9 firmware 5: réduction du scintillement flicker

Réduction du bruit ISO

Le Nikon Z 9 firmware 5 propose une avancée notable dans la réduction de bruit ISO, avec la possibilité de préserver au mieux la qualité des couleurs et des détails dans des conditions de haute sensibilité. Cette amélioration est probablement consécutive à l’élaboration d’un firmware spécifique pour les Nikon Z 9 envoyés dans l’espace pour l’ISS, puisqu’ils disposent d’une réduction du bruit optimisée.

Nikon Z9 firmware 5: réduction du bruit ISO

Nikon Z9 firmware 5: réduction du bruit ISO

Transmission des images

La possibilité de transmettre des images en format HEIF via FTP réduit de façon notoire la taille des fichiers tout en conservant une qualité d’image optimale. Cette fonctionnalité est essentielle pour une diffusion rapide et efficace, surtout dans des contextes où la connectivité est limitée ou instable, autour des stades par exemple.

Nikon Z9 firmware 5: transfert automatique des images

Comment utiliser le Nikon Z 9 firmware 5

Ludovic Dréan qui pilote le support professionnel Nikon France vous propose de découvrir toutes les nouveautés du Nikon Z 9 firmware 5. Il vous aide à utiliser au mieux toutes les fonctionnalités avancées et à optimiser votre workflow.

En conclusion

Avec ces améliorations, le Nikon Z 9 s’impose non seulement comme un outil incontournable pour les Jeux olympiques de Paris 2024, mais aussi comme le boîtier le plus fiable et évolutif pour les photographes professionnels exigeants, même si le Nikon Z 8 le concurrence largement sur ce terrain depuis son arrivée.

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon


NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR: l’arme fatale pour remplacer tous vos objectifs ?

Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR, un zoom dont la plage focale est la plus large jamais proposée pour un hybride Nikon. L’ouverture maximale de f/4 à 28 mm, la compacité, le poids et le tarif de ce zoom laissent présager d’une polyvalence extrême sur les Nikon Z plein format comme APS-C.

Note : pour aller plus loin, découvrez le guide complet 2025 pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : va-t-il remplacer tous vos objectifs ?

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : présentation

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR ne manque pas d’atouts si vous cherchez un objectif le plus polyvalent possible. Il repousse les limites du déjà très polyvalent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, sa plage focale de 28 à 400 mm étant inédite dans la gamme Nikon, même l’AF-S NIKKOR 28-300 mm pour reflex n’allait pas aussi loin en focale maximale.

Mais ce n’est pas tout puisque cet objectif pèse 725 g (570 g pour le 24-200 mm), et mesure 84,5 mm x 141,5 mm (76,5 mm x 114 mm pour le 24-200 mm), autant dire qu’il n’est guère plus encombrant et plus lourd tout en offrant 200 mm de focale supplémentaires. C’est loin d’être négligeable.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

La plage de focales, de 28 mm (grand-angle) à 400 mm (long téléobjectif) permet toutes les fantaisies, lors d’un voyage pour ne pas vous charger, comme au quotidien si vous êtes adepte de « un objectif pour tout faire tout le temps ». Monté sur un Nikon Z APS-C il cadrera comme un 42-600 mm tout en étant stabilisé. La bague de zoom est graduée en millimètres (28, 35, 50, 70, 105, 200, 300, 400).

La réduction de vibration (VR) intégrée offre une compensation allant jusqu’à 5,0 stops, (5,5 stops avec les Nikon Z dotés de la fonction VR Synchro). La prise de vue en basse lumière en grand angle sera favorisée à f/4 tandis que la focale 400 mm ne souffrira pas trop de l’ouverture maximale à f/8.

Comme sur la plupart des NIKKOR Z, l’autofocus avec moteur pas à pas devrait s’avérer réactif, reste à vérifier le temps nécessaire pour faire le point entre 28 et 400 mm si la bague de zoom vous démange trop, avec une telle plage focale l’AF aura fort à faire.

Si vous êtes amateur de photo macro, sachez que le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR propose des distances minimales de mise au point de 0,2 m à 28 mm et de 1,2 m à 400 mm. Le rapport de reproduction de 0,35 x ne le place pas au même niveau que des objectifs macro spécialisés mais c’est loin d’être ridicule pour un zoom polyvalent.

Voici le détail des distances de mise au point minimales selon la focale :

  • 28 mm : 0,2 m
  • 35 mm : 0,36 m
  • 50 mm : 0,5 m
  • 70 mm : 0,57 m
  • 105 mm : 0,6 m
  • 200 mm : 0,8 m
  • 300 mm : 1,2 m
  • 400 mm : 1,2 m

Voici le détail des ouvertures maximales selon la focale :

  • 28-31 mm : f/4
  • 32-38 mm : f/4,5
  • 39-40 mm : f/4,8
  • 41-43 mm : f/5
  • 44-49 mm : f/5,3
  • 50-61 mm : f/5,6
  • 62-88 mm : f/6
  • 89-104 mm : f/6,3
  • 105-129 mm : f/7,1
  • 130-164 mm : f/7,6
  • 165-400 mm : f/8

La construction du NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR en fait un objectif protégé contre les intempéries, les voyages en milieu poussiéreux et humides ne devraient pas lui faire peur.

La bague de réglage silencieuse est personnalisable comme sur tous les NIKKOR Z, le 28-400 mm dispose d’un commutateur de verrouillage du zoom qui l’empêche de se déployer lorsque vous le glissez dans votre sac. Le pare-soleil inclus peut être monté à l’envers pour gagner de la place dans votre sac photo (et servir de protection en utilisation).

Proposé au tarif public de 1 549 euros TTC, ce NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR vous coutera 600 euros de plus que le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, et 520 euros de plus que le plus limité NIKKOR Z 24-120 mm f/4. Le prix à payer pour ne pas changer d’objectif quelles que soient vos envies de photos.

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR exemple de photo à 400 mm

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR + Nikon Z 6II
400 mm – f/10 – 1/800ème de sec. – ISO 200

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : fiche technique

  • Type : Monture Nikon Z compatible plein format et APS-C
  • Plage focale : 28–400 mm (équivalent 42-600 mm en APS-C)
  • Ouverture maximale : f/4 à f/8
  • Ouverture minimale : f/22 à f/45
  • Plage des ouvertures : à 28 mm : f/4 à f/22 – à 400 mm : f/8 à f/45
  • Formule optique : 21 lentilles en 15 groupes (dont 4 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques)
  • Angle de champ : sur plein format : 75° à 6°10’ – sur APS-C : 53° à 4°
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point :
    • à 28 mm : 0,2 m
    • à 35 mm : 0,36 m
    • à 50 mm : 0,5 m
    • à 70 mm : 0,57 m
    • à 105 mm : 0,6 m
    • à 200 mm : 0,8 m
    • à 300 mm : 1,2 m
    • à 400 mm : 1,2 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,35 x (focale 28 mm)
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
  • Diamètre de fixation pour filtre : 77 mm (P = 0,75 mm)
  • Dimensions (diamètre maximum x longueur à partir de la monture d’objectif) : environ 84,5 mm x 141,5 mm
  • Poids : environ 725 g
  • Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-77B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, pare-soleil HB-114, étui pour objectif CL-C2

paresoleil NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

le pare-soleil Nikon HB-114 pour le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR

NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR : premier avis

Le NIKKOR Z 28-400 mm f/4-8 VR devrait constituer un choix intéressant pour les photographes recherchant un objectif tout-en-un pour leur hybride Nikon Z plein format ou APS-C.

Ses avantages incluent la polyvalence, la stabilisation d’image, le poids et l’encombrement réduits tandis que les inconvénients résident dans son ouverture relative limitée à 400 mm et les compromis inhérents à un super-zoom.

Cet objectif s’adresse donc aux photographes privilégiant la flexibilité et la commodité par rapport à des critères spécifiques tels que la luminosité maximale (grande ouverture maximale) ou les capacités macro avancées.

En réponse à la question initiale « va-t-il remplacer tous vos objectifs ? », non. Un megazoom ne saurait remplacer un petit 28 mm f/2.8 compact et léger, il ne saurait non plus remplacer un 400 mm f/2.8 si vous avez besoin d’un long téléobjectif à grande ouverture. Attention donc à bien définir vos besoins. Mais il faut admettre que Nikon fait là une proposition qui mérite de vous y intéresser si vous cherchez un couteau suisse, en sachant que vous pourrez toujours le compléter d’un petit 28 mm pour sortir léger et discret quand vous en éprouverez l’envie.

En savoir plus sur le site Nikon

Ce zoom Nikon chez Miss Numerique


DxO PureRAW 4 : la guerre du bruit est déclarée, XD2 mène la danse

Avec l’intégration de la nouvelle génération d’intelligence artificielle de débruitage XD2, DxO PureRAW 4 prend de l’avance dans l’amélioration de la qualité d’image RAW face à la précédente version PureRAW 3 et, surtout, à la réduction de bruit IA des concurrents dont celle de Lightroom Classic qui n’a plus qu’à bien se tenir.

DxO PureRAW 4 : la guerre du bruit est déclarée, XD2 mène la danse

Version d’essai 30 jours de DxO PureRAW

DxO PureRAW 4 : les nouveautés

DxO PureRAW 4 est la nouvelle évolution de DxO PureRAW, succédant à la version 3. Cette nouvelle mouture repousse les limites de la réduction de bruit et de la correction des défauts et aberrations des images. Elle propose en outre de nouvelles fonctions de prévisualisation et de gestion des fichiers, qui, sans être révolutionnaires, constituent un apport ergonomique et pratique significatif.

Réduction de bruit DeepPRIME XD2

Le mode DeepPRIME XD2, toujours basé sur une intelligence artificielle de type réseau neuronal, a été amélioré et permet à DxO PureRAW 4 de progresser en matière de réduction de bruit tout en améliorant le détail des images.

Mes comparaisons effectuées sur des fichiers RAW de Nikon Z f, par exemple, montrent un gain visible entre DxO PureRAW 3 et DxO PureRAW 4, ce dernier prenant nettement l’avantage sur le débruitage IA de Lightroom Classic, alors que DxO PureRAW 3 pouvait peiner à se démarquer selon les images.

Modules optiques

La force de DxO PureRAW 4 réside dans ses modules optiques, qui corrigent les spécificités et défauts de chaque combinaison appareil-objectif. La correction ne se fait pas de manière générique, mais en tenant compte des particularités du couple boîtier + optique, ainsi que des conditions d’exposition.

Avec une base de données de plus de 90 000 modules, la plupart des configurations sont prises en charge, quelle que soit la marque de votre appareil photo et de votre objectif.

Mode Aperçu

DxO PureRAW 4 XD2

La nouveauté ergonomique de PureRAW 4 est son mode Aperçu, permettant de visualiser en temps quasi réel l’effet des ajustements apportés, afin d’affiner les résultats sans se contenter du traitement par défaut.

Ce mode s’accompagne également de la fonctionnalité d’ajustement de la luminance et de la force des détails (mémorisables), qui assure un meilleur équilibre de l’exposition.

Cette version 4 permet de comparer différents fichiers de sortie (DNG, TIFF, JPEG) avec le fichier RAW d’origine lors de la visualisation des images après traitement. La fenêtre de traitement a aussi été repensée.

Traitement par lots et renommage de fichiers

DxO PureRAW 4 propose une file d’attente pour le traitement par lots, permettant de traiter de grandes quantités de photos automatiquement sans vous imposer de rester devant votre écran. Cette nouvelle version introduit aussi un outil de renommage de fichiers plus performant, améliorant le flux de travail.

Widget de traitement automatique

Un nouveau widget détecte l’insertion d’une carte mémoire ou d’un disque externe et leur montage sur l’ordinateur. Il lance alors automatiquement DxO PureRAW 4 pour intégrer et traiter les fichiers RAW sans délai. Ce widget fournit des informations sur la progression et le statut des tâches en cours.

PureRAW 4 vs PureRAW 3 : Quelles différences ?

Mes premiers tests montrent une qualité d’image supérieure entre PureRAW 3 et PureRAW 4, la nouvelle version offrant moins de granulation dans les aplats (murs, sols) et moins de lissage sur les détails, ce qui rend les images plus naturelles.

DxO PureRAW 3 XD vs DxO PureRAW 4 XD2

DxO PureRAW 3 XD vs DxO PureRAW 4 XD2

Face à la réduction de bruit par l’IA de Lightroom Classic, DxO PureRAW 4 s’impose, l’écart entre les deux traitements étant désormais clairement perceptible.

Lightroom Classic réduction de bruit IA vs DxO PureRAW 4 XD2

Lightroom Classic réduction de bruit IA vs DxO PureRAW 4 XD2

Une autre différence notable est le temps de traitement. Mesuré à 20,78 secondes pour un NEF de Nikon Z f (24 Mp) avec DxO PureRAW 3 XD, le traitement avec DxO PureRAW 4 XD2 n’a pris que 12,09 secondes. Ce gain significatif est à prendre en compte si vous avez de nombreux fichiers à traiter.

Conclusion : DxO PureRAW 4 vaut-il le coup ?

Si vous privilégiez la réduction de bruit et l’amélioration des fichiers RAW et souhaitez obtenir le meilleur résultat possible, DxO PureRAW 4 élève le standard d’un cran par rapport à DxO PureRAW 3. Son mode Aperçu et son nouveau traitement DeepPRIME XD2 font la différence.

La possibilité de personnaliser le traitement (Luminance et Forcer les détails) et de le mémoriser représente un apport intéressant si vous aimez ajuster vos fichiers selon vos goûts.

L’intégration dans Lightroom Classic accélère les traitements et l’importation des fichiers (voir comment utiliser DxO PureRAW avec Lightroom Classic).

Si toutefois vous ne cherchez pas la performance ultime, vous n’utilisez pas des très hautes sensibilités et ne souhaitez pas gérer deux fichiers par photo traitées (le RAW initial et le DNG traité), DxO PureRAW 4 n’est pas un passage obligé.

Si vous utilisez Lightroom Classic et êtes dans la situation ci-dessus, l’IA de Lightroom Classic pourra vous suffire.

Si vous utilisez un appareil photo Fujifilm, vérifiez la liste de compatibilité de PureRAW 4 car le logiciel ne supporte pas les fichiers RAF dans cette première mouture, les mises à jour à venir pourraient le faire.

Le logiciel est commercialisé sur le site de DxO, son éditeur, au tarif de :

  • DxO PureRAW 4 nouvel utilisateur : 119 euros
  • DxO PureRAW 4 mise à jour : 79 euros

Version d’essai 30 jours de DxO PureRAW


Le Nikon Z9 dans l’espace, l’aventure spatiale Nikon d’Apollo à Artemis

L’aventure spatiale Nikon commence en 1971 avec Apollo 15 et le Nikon F, elle se poursuit de nos jours avec l’arrivée du Nikon Z 9 dans l’ISS en janvier 2024.

Depuis plus de 50 ans, Nikon fournit des appareils photo à la NASA et à l’ESA, documentant certains des moments les plus emblématiques de l’exploration spatiale. Cet article retrace l’épopée des appareils photo Nikon dans l’espace, soulignant leur impact sur l’épopée spatiale, la science et l’histoire humaine.

Note : bien que j’ai pris soin de vérifier toutes les informations citées, je ne suis pas à l’abri d’avoir fait une erreur, aussi je vous invite à laisser vos remarques en commentaire si vous voyez un modèle, une date, un nom qui méritent d’être modifiés.

Je tiens à remercier Thierry Ravassod qui m’a été d’une grande aide lors de la préparation de ce sujet sur l’aventure spatiale Nikon.

Découvrez sa collection au musée Nikon France/Maison de la photo

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F Photomic FTN Skylab(Apollo 15)

Nikon F NASA Skylab – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F est le premier appareil Nikon emmené dans l’espace par la NASA, pendant la fin de l’ère Apollo et les missions Skylab au début des années 1970. La NASA exige que l’appareil résiste au vide et à l’apesanteur, sans dégager de gaz nocifs, sans risque d’incendie, il doit aussi être facile à utiliser avec des gants. Ce choix est dû à la fiabilité reconnue du Nikon F, essentielle pour les conditions extrêmes de l’espace.

Des modifications spéciales, incluant l’utilisation de lubrifiants et adhésifs spécifiques et le remplacement de certaines pièces en plastique par du métal, sont réalisées pour assurer sa fiabilité et sa sécurité.

Le compartiment de la batterie est conçu pour éviter les fuites. Un gros capuchon moleté en métal avec un ressort robuste assure le maintien du contact. Le circuit électrique est protégé par un fusible d’un ampère, facilement accessible. En cas de problème, des emplacements sont prévus pour deux fusibles de rechange.

En 1971, lors de la mission Apollo 15, la NASA explore la Lune en profondeur, pour la première fois avec un véhicule lunaire, le Lunar Roving Vehicle (LRV). L’appareil photo utilisé sur le LRV est une version du Nikon F Photomic FTN modifiée selon les spécifications de la NASA.

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Houston – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA avec support articulé – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F Photomic FTN (Apollo 15)

Nikon F NASA Apollo Soyouz – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F2 « Titov » est une variante spéciale du Nikon F2, adaptée pour répondre aux exigences des missions spatiales soviétiques. Cette version est probablement modifiée pour résister aux conditions extrêmes de l’espace, bien que les détails spécifiques sur ces modifications faites par les soviétiques soient moins documentés publiquement que ceux des modèles utilisés par la NASA.

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F2 Titov (utilisation par les soviétiques)

Nikon F2 Titov – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (navette spatiale)

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans les années 80, la NASA demande à Nikon d’adapter le Nikon F3 pour l’utiliser à bord des navettes spatiales.  A cette époque en effet, l’appareil photo et les images qu’il autorise sont un outil essentiel pour documenter la vie et le travail en orbite. La performance des caméras de l’époque et les capacités de communication en temps réel limitées ne permettent pas la capture et la récupération d’images telle qu’on la connait de nos jours. La photographie, bien qu’argentique encore, est la solution.

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 (Navette Spatiale)

Nikon F3 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 big (navette spatiale)

Le Nikon F3 Big est une variante spéciale du Nikon F3, disposant d’un dos MD-4 modifié. Ce modèle peut prendre jusqu’à 250 images, ce qui le rend idéal dans l’espace pour les sessions prolongées ou les situations où le changement de film est impossible.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F3 Big ne ressemble à aucun autre appareil photo avant lui, et aucun appareil commercial n’a été construit comme lui depuis.

Le Nikon F3 Big a une apparence similaire à celle du Nikon F3 « small » de la NASA, il partage de nombreuses modifications nécessaires pour fonctionner dans l’espace, comme l’absence de revêtement en similicuir, les vis collées, l’entraînement motorisé intégré et la connexion Bendix externe pour la prise de vue à distance ainsi que le même bloc-batterie encastré.

Bien qu’un dos de 250 vues ne soit pas nouveau pour Nikon, qui a construit le F250 pour le Nikon F plus de dix ans auparavant, ce qui est nouveau, c’est le fait que ce nouveau magasin incorpore un volet, ce qui permet de retirer le dos de l’appareil photo au milieu d’une bobine, d’installer un nouveau dos avec un type de film différent pour faire quelques poses, puis de remettre l’original en place avant de retirer le volet et de continuer là où l’astronaute s’est arrêté. C’est révolutionnaire à l’époque et prémonitoire de ce que l’on sait faire en numérique avec le changement d’ISO d’une photo à l’autre.

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F3 250 Big (Navette Spatiale)

Nikon F3 Big NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F4 offre une mise au point automatique fiable et précise, il intègre également un système de mesure matricielle évolué qui permet d’améliorer la mesure de la lumière, un critère essentiel dans l’espace quand on sait que le film ne peut être développé qu’au retour et qu’il est trop tard pour refaire la photo.

Le Nikon F4, comme le Nikon F3 NASA, est équipé d’un moteur intégré pour assurer l’avancer du film. Le moteur séparé n’était plus d’actualité sur cette génération d’appareils professionnels.

Nikon, fort de son apprentissage au fur et à mesure des missions pour que ses appareils fonctionnent dans l’espace, en profite pour incorporer la plupart des modifications des boîtiers NASA dans la version commerciale du Nikon F4. Ainsi, lorsque les modèles NASA sont livrés, ils sont pratiquement identiques aux versions commerciales vendues dans les magasins, à l’exception de quelques lubrifiants spéciaux et peut-être d’autres modifications internes.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Jean-François Clervoy et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Eileen Marie Collins et le Nikon F4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F4 ECS numérique (navette spatiale)

Le Nikon F4 ECS (Electronic Still Camera) est le premier appareil photo numérique (il n’y a pas d’erreur)) utilisé par la NASA à bord des navettes spatiales. La conception débute en 1987 et des prototypes sont développés au cours des années suivantes, avant que l’appareil ne fasse son premier voyage à bord de la navette Discovery lors de la mission STS-48 en 1991.

Plusieurs clients da la NASA souhaitent un moyen plus rapide de capturer et de transmettre des images de la navette vers la Terre en temps aussi réel que possible. Auparavant, les pellicules n’étaient développées qu’après le retour sur Terre, ce qui entraînait de longs délais de transmission des images au centre de contrôle ainsi qu’aux médias. Les principaux acteurs de ce projet sont Intelsat et le télescope spatial Hubble, ainsi que les médias, la communauté scientifique et le centre de contrôle de la mission.

Le premier prototype d’appareil photo numérique Nikon NASA est construit à partir d’un Nikon F3 développé dans le laboratoire de la NASA. Il est constitué d’un assortiment de circuits imprimés et de câbles en fil de fer, car les techniciens essayent de faire une démonstration de faisabilité.

Une fois que les détails de la conception interne ont pu être affinés, un boîtier fini portable est mis au point. Nikon étant occupé à développer l’autofocus du Nikon F4, et dans l’état actuel du prototype F3, il devient vite évident que la NASA et Nikon doivent s’associer pour produire ce Nikon F4 ESC.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

La conception du Nikon F4 ESC permet pour la première fois à un appareil photo de capturer et de numériser une image avec une résolution proche de celle d’un film. La chambre reflex est dotée d’un capteur spécifique, l’image numérique est stockée sur des disques durs amovibles. Elle est convertie dans un format adapté à la transmission par liaison descendante ou améliorée à l’aide d’un logiciel de traitement d’images.

La possibilité d’améliorer et d’annoter les images haute résolution en orbite et de les transmettre en temps réel améliore les capacités de documentation photographique des astronautes sur les observations de la Terre et les activités à bord de la navette spatiale.

La forme et les fonctions du Nikon F4 ESC restent très proches de celles de la version grand public, avec les mêmes modes de prise de vue et la possibilité de monter et de contrôler les mêmes objectifs. Nikon doit toutefois modifier l’électronique pour permettre l’échange de signaux entre le boîtier F4 ESC et l’électronique construite par la NASA pour le contrôle de l’exposition.

La NASA est responsable du développement de l’électronique, du firmware, du logiciel, des boîtiers mécaniques et des systèmes au sol de l’ESC, tous développés par une équipe du Johnson Space Center de la NASA.

Nikon F4 (Navette Spatiale et ISS)

l’équipement associé au Nikon F4 ESC NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Nikon F5 est le dernier Nikon argentique que la NASA emmène dans l’espace. Il fait ses débuts en décembre 1998 à bord de la navette Endeavour.

Comme le Nikon F4 qui l’a précédé, il est pratiquement identique à la version commerciale disponible pour le public, à l’exception du remplacement et de la reformulation des lubrifiants internes afin de répondre aux exigences strictes de la NASA.

L’autofocus rapide et précis du Nikon F5 de même que la mesure matricielle extrêmement précise permettent aux astronautes d’obtenir des images plus exploitables, l’automatisation permet de raccourcir les cycles de formation des astronautes.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Les modèles Nikon F5 de la NASA sont tous équipés d’un dos numérique Nikon MF-28. Ce dos multifonctions permet aux astronautes d’enregistrer des données clés (liées à l’image qu’ils photographient) directement sur le film. Ce principe évite toute erreur de retranscription des données d’une photo à l’autre.

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 (Navette Spatiale et ISS)

Soichi Noguchi et le Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Le Kodak DCS 460 C sur base de Nikon F90 est le deuxième appareil photo numérique Nikon utilisé par la NASA dans l’espace, après le Nikon F4 ESC. Le DCS 460 C est un appareil beaucoup plus compact et à plus haute résolution qui fait ses débuts à bord de la navette Atlantis en mars 1996.

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C (navette spatiale et ISS)

Nikon F90 avec dos numérique Kodak DCS 460 C – photo collection Thierry Ravassod

Le DCS 460 est produit pour la NASA en trois versions (couleur, monochrome et infrarouge), toutes reposant sur un boîtier Nikon F90. La version monochrome utilise le Nikon F90 standard tandis que la version couleur utilise le Nikon F90s. Je n’ai pas  trouvé l’information pour la version infrarouge (si vous l’avez …).

Son dos numérique est capable de restituer des images de 6 Mp à 12 bits/couleur. Son capteur mesure 18,4 mm x 27,6 mm, soit un ratio x 1,3 par rapport aux capteurs plein format (à comparer au x 1,5 de l’APS-C actuel).

Le boîtier Nikon F90 permet un fonctionnement normal dans tous les modes d’exposition, avec un temps d’acquisition d’image de 12 secondes. La batterie rechargeable est installée à l’intérieur du dos numérique, sur le côté du lecteur, et permet de réaliser 250 images par charge.

Les appareils photo Kodak DCS 460 / Nikon F90 jouent un rôle clé dans la transmission d’images haute résolution vers la Terre en temps quasi réel. L’appareil photo joue également un rôle essentiel dans le projet EarthKam, qui connait un grand succès : des étudiants peuvent envoyer dans l’espace des instructions sur les images qu’ils souhaitent photographier, et ces images leur sont renvoyées directement par la station spatiale.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 C sur base de Nikon F5 fait ses débuts en novembre 2001 à bord de la navette Endeavour.

Cet appareil photo numérique de 6,3 Mp remplace l’appareil photo Kodak DCS 660 utilisé par la NASA lors de missions précédentes la même année.

 

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Le Kodak DCS 760 utilise un boîtier Nikon F5 pour la capture d’images. Le Nikon F5 étant déjà utilisé dans l’espace, l’adoption du DCS 760 permet aux astronautes de se familiariser plus rapidement avec le fonctionnement de l’appareil.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Après la perte de la navette Columbia (mission STS-107) en février 2003, la NASA attribue une tâche essentielle à l’appareil photo embarqué dans la navette. Il sert à photographier au téléobjectif les possibles dommages causés par le lancement de la navette.

Pour cela, une fois la navette arrivée à l’ISS, le pilote effectue un retournement de la navette, afin qu’elle puisse exposer son bouclier thermique aux astronautes de la station. Ceux-ci, équipés d’objectifs NIKKOR de 400 mm et 800 mm montés sur le Nikon F 5 / DCS 760, sont alors en mesure de photographier tout dommage d’une taille de 2,54 cm (1 pouce) à une distance de 180 m (600 pieds). Les photos sont ensuite transmises par satellite pour être examinées de plus près sur Terre.

Avant cette ère numérique et ces images bien définies, la NASA devait s’appuyer sur les images des caméras de suivi terrestres et aériennes, et compte tenu de la distance, ces images avaient une résolution bien plus faible.

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon F5 avec dos numérique Kodak DCS 760 (navette spatiale et ISS)

Kodak DCS 760 Nikon F5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Le Nikon D2Xs est le premier appareil 100% Nikon numérique a être utilisé pour la première fois dans l’espace lors de la mission STS 124 de la navette spatiale Discovery en 2008.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

À l’exception des changements d’huile de lubrification des éléments mécaniques afin de répondre aux spécifications de la NASA et de l’adoption d’un firmware spécialisé, le Nikon D2XS utilisé à bord de la navette spatiale et dans l’ISS est essentiellement le même que les modèles commerciaux.

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D2Xs (navette spatiale et ISS)

Nikon D2Xs NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

En 2013, le Nikon D4 est utilisé dans l’espace pour la première fois. Il est modifié pour utiliser des lubrifiants spéciaux, un peu d’isolation, un sabot rapide adapté et quelques bandes velcro collées ici et là. Rien de plus.

Entre 2013 et 2016, la NASA commandera 48 Nikon D4 et 64 objectifs Nikon NIKKOR en monture F.

Le Nikon D4 est utilisé par Thomas Pesquet lors de ses missions dans l’ISS. C’est avec le D4 qu’on été prises la plupart des photos de la mission Proxima, que vous pouvez retrouver dans le livre La Terre entre nos mains. C’est aussi avec le D4 que Thomas Pesquet réalise les photographies du premier Google Street View de l’ISS, qui permet de l’explorer virtuellement en trois dimensions depuis votre ordinateur.

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS)

setup Cameraplex avec les Nikon D4 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Thomas Pesquet et le Nikon D 4 Mission Proxima ESA NASA Thomas Pesquet

Nikon D4 NASA – photo (C) NASA ESA Thomas Pesquet

Nikon D5 (ISS)

En 2017, la NASA commande 53 appareils photo Nikon D5 sans modification pour les utiliser à bord de l’ISS et dans les installations d’entraînement des astronautes. Ces appareils, identiques aux modèles commerciaux, sont choisis pour leur haute performance et durabilité sous des conditions extrêmes​.

Nikon D5 (ISS)

Nikon D5 NASA – photo collection Thierry Ravassod

Nikon Z 9 (ISS, 2024)

Le Nikon Z 9 est envoyé à la Station Spatiale Internationale en janvier 2024, marquant la première utilisation d’un appareil photo hybride Nikon dans l’espace. Il remplace les modèles précédents.

Nikon Z 9 NASA ESA - photo (C) NASA ESA

l’aventure spatiale Nikon continue avec le Z 9 et l’ISS – photo (C) NASA ESA

L’appareil photo est physiquement le même, cependant les ingénieurs de Nikon ont travaillé avec ceux de la NASA pour créer un firmware dédié aux besoins des astronautes et à l’environnement spatial. Il bénéficie de fonctions de réduction du bruit plus étendue et de temps de pose plus courts afin de contrer les effets de bombardement constant de radiations cosmiques à bord de la station spatiale.

D’autres modifications sont apportées à la séquence de dénomination des fichiers, ainsi qu’aux paramètres et commandes par défaut, optimisés pour la vie à bord du laboratoire orbital et pour la prise de vue lorsque que le boîtier est dans la housse de protection pour les missions extérieures (EVA).

Des modifications sont également apportées au protocole FTP de transfert dans l’appareil photo afin de simplifier le travail de l’astronaute, d’augmenter l’efficacité et de réduire la consommation d’énergie lors de l’envoi d’images de l’espace vers la Terre.

L’envoi comprend 13 boîtiers Nikon Z 9, 15 objectifs NIKKOR Z, dont des super-téléobjectifs et des objectifs macro, et 15 bagues Nikon FTZ II.

L’aventure spatiale Nikon, mais aussi …

Les Nikon utilisés lors des sorties spatiales, dans le vide de l’espace, doivent subir des modifications complémentaires, les lubrifiants et adhésifs devant pouvoir résister à des températures allant de -50 à + 110 degrés C.

Avec de telles températures, le boîtier doit aussi être isolé. Lors des EVA, les activités extra-véhiculaires, le boîtier est recouvert d’une couverture thermique composée de 12 couches de film mylar aluminisé avec une coquille de tissu Ortho à l’extérieur et de tissu Téflon à l’intérieur. Ces couvertures existent depuis que les appareils photo Nikon sont utilisés dans l’ISS (pour les missions Apollo je n’ai pas trouvé l’information).

Manteau thermique NASA EVA pour Nikon dans l'espace

Couverture thermique pour Nikon NASA – photo collection Thierry Ravassod

Dans un environnement en apesanteur, les œillets de courroie des appareils Nikon sont remplacés par des éléments de velcro visibles sur les photos (les zones bleues), sauf sur certains Nikon F4 si j’en crois les photos.

L’appareil photo ne pouvant être posé en apesanteur, cette fixation évite qu’il ne s’éloigne (à ne pas reproduire sur Terre, c’est dit). L’astronaute peut ainsi le fixer à l’intérieur du vaisseau spatial grâce à cette attache, qui adhère à des zones correspondantes équipées de velcro.

Fixation velcro des Nikon dans l'espace

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

Nikon D4 (ISS) Thomas PESQUET (C) ESA/NASA

Nikon D4 NASA avec fixations velcro – photo collection Thierry Ravassod

L’aventure spatiale Nikon, une histoire faite pour durer

En 2026, le programme Artemis mené conjointement par la NASA et l’ESA, devrait permettre aux astronautes de reposer le pied sur la lune. En vue de ces missions, le Nikon Z 9 et l’objectif NIKKOR Z 40 mm f/2 sont en phase de test pour la mission lunaire américaine « Artemis III ». Des essais ont eu lieu en octobre 2023 dans les paysages lunaires de Lanzarote, en Espagne.

L’appareil photo Artemis Moon sera le premier appareil photo hybride à être utilisé à la main dans l’espace. Les appareils photo hybrides offrent une excellente qualité d’image dans les situations de faible luminosité, ce qui les rend bien adaptés à l’environnement difficile et très contrasté de la Lune.

Thomas Pesquet NASA ESA pour le programme lunaire Artemis

Thomas Pesquet avec le Nikon Z 9 + NIKKOR Z 40 mm f/2 NASA ESA Artemis
photo: ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

Artemis Moon camera Nikon Z 9

Nikon Z 9 NASA ESA Artemis – photo : ESA–A. Romeo ; Image: ESA/NASA

La NASA a effectué des tests approfondis sur les trois principaux défis de l’espace : les effets thermiques, le vide et les radiations. A la différence de l’ISS, sur la Lune la nature abrasive de la poussière lunaire constitue un défi supplémentaire. Si le cœur du Nikon Z 9 reste le même, l’interface et le boîtier continuent d’évoluer.

Le Nikon Z 9 enregistrera également des vidéos. Elles permettront aux équipes au sol de connaître la situation et de documenter l’exploration de la lune.

L’aventure spatiale Nikon, pour en savoir plus

Vous trouverez plus d’infos détaillées sur l’aventure spatiale Nikon sur le site de Timm Chapman et sur le site de l’ESA.

Thomas Pesquet a publié des photos de la mission Proxima sur son compte Flickr Thom Astro.

Merci à Thierry Ravassod pour l’aide qu’il m’a apportée à la réalisation de cet article. Si vous passez à proximité de Lyon, ne manquez pas sa collection et le :

musée Nikon France à la Maison de la photo de St Bonnet de Mure (69).


Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Après avoir testé le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR Z en 2020, j’ai passé une nouvelle semaine sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8. J’étais curieux de découvrir les performances de ce « petit » 70-180 mm, dont la particularité réside dans sa grande ouverture constante de f/2.8, à l’instar de son aîné. Voici mon avis et des éléments pour déterminer s’il mérite un investissement de votre part ou non.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : investissement judicieux ou dépense superflue ?

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

Cet objectif chez Amazon

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : contexte

Pour un photographe urbain comme moi, tester un téléobjectif implique de repenser ma photographie. Je suis davantage habitué à photographier avec des focales comprises entre 24 et 70 mm sur le Nikon Z 6II, mais j’ai apprécié cet exercice qui m’a permis de sortir de mon cadre habituel.

Je précise que ce test a été réalisé avec un Nikon Z 6II doté de 24 Mp et non avec un capteur de Z 7, Z 8 ou Z 9 de 45 Mp, ce qui a son importance pour la suite.

Je tiens également à préciser que la météo n’a pas été clémente, puisque j’ai dû annuler plusieurs sorties en raison de pluies importantes pour travailler en extérieur. Mais au final, j’ai pu évaluer tout ce que je souhaitais.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : présentation

Bien que cela ne soit pas officiellement annoncé par les deux parties, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 possède toutes les caractéristiques d’un « Tamrikon », c’est-à-dire une formule optique et une fabrication Tamron selon les normes Nikon. Cela permet à Nikon de proposer une triplette de zooms à grande ouverture et abordables : 17-28 mm f/2.8, 28-75 mm f/2.8 et 70-180 mm f/2.8. De 17 à 180 mm, l’ouverture f/2.8 est reine.

Ces trois objectifs offrent une construction similaire, un diamètre de filtre de 67 mm et sont plus compacts et légers que les NIKKOR Z 14-24 mm, 24-70 mm et 70-200 mm f/2.8 S.

Ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ressemble en de nombreux points au Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VXD, proposé en monture E pour Sony. Sauf erreur de ma part, la version Nikon se distingue par son apparence, sa monture et sa motorisation autofocus. Les deux versions, Tamron et Nikon, contiennent 19 éléments répartis en 14 groupes, avec des agencements d’éléments spécifiques et un diaphragme à 9 lames. La version Nikon offre :

  • une distance minimale de mise au point plus courte,
  • un rapport de grossissement maximal d’environ 1:2,
  • une motorisation autofocus pas à pas Nikon pour la mise au point (à la différence du moteur linéaire sur la version Tamron),
  • la compatibilité avec les téléconvertisseurs Nikon.

Pas si mal pour un téléobjectif f/2.8 en monture Z native proposé à 1 300 euros. Dommage toutefois que Nikon ne soit pas partie sur la version stabilisée du même zoom Tamron, qui n’est guère plus couteuse toujours en monture Sony E.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : l’objectif sur Nikon Z 6II

Long de 151 mm (contre 220 mm pour le 70-200 mm VR) et pesant seulement 795 g (contre 1 437 g pour le VR), ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est incontestablement plus léger et compact, cela se ressent quand vous prenez l’ensemble en main. J’ai beaucoup apprécié de pouvoir porter l’appareil à la main pendant deux heures, sans ressentir le poids excessif d’un long téléobjectif.

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 VR S

Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S à gauche
Comparaison NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vs. AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 (sans bague FTZ) à droite

Autres différences avec le 70-200 mm VR, ce 70-180 mm ne permet pas d’utiliser un collier de pied, ce qui ne serait pas un gros problème étant donné son poids, mais peut toutefois en devenir un puisqu’il n’est pas stabilisé. Attention donc à bien réfléchir aux usages que vous en attendez, selon qu’il s’agisse d’affût posé sur trépied ou de photo à main levée.

Qualité de fabrication

S’agissant d’un zoom externe, l’objectif s’allonge d’environ 30 mm entre 70 et 180 mm, alors que le 70-200 mm VR, zoom interne, conserve une longueur constante. La présence d’un loquet de verrouillage vous permet toutefois de bloquer l’objectif en position rentrée lors du transport, une bonne idée.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 : 70 mm à gauche – 180 mm à droite
le loquet de verrouillage est visible sur la photo de droite

Présenté par Nikon comme résistant à la poussière et aux éclaboussures, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 vous permettra de sortir même sous la pluie, comme ce fut le cas pour moi. Bien que la conception zoom externe puisse sembler moins protégée contre la poussière et l’humidité, sauf à sortir sous un déluge, il est probable que vous souffrirez plus de l’eau vous-même que l’objectif.

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est vendu 1 310 euros au moment de la publication de cet article, alors que le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est vendu 2 900 euros, soit plus de deux fois plus cher. Dernière précision qui a de l’importance pour certains (mais pas pour moi), le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est fabriqué en Chine, alors que le 70-200 mm VR est fabriqué en Thaïlande.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une qualité de construction adaptée à un usage amateur ou expert en toutes conditions tout en restant portable et facile d’utilisation au quotidien. Toutefois, certains photographes pourront préférer les caractéristiques et la robustesse des objectifs plus lourds et mieux protégés, en fonction de leurs besoins spécifiques et de leur style de photographie.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ?

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’adresse plutôt aux utilisateurs suivants :

  • photographes de voyage et de reportage : sa légèreté et sa compacité en font un téléobjectif idéal si vous vous déplacez beaucoup et que vous avez besoin d’un objectif moins encombrant qu’un plus volumineux 70-200 mm f/2.8 VR S,
  • utilisateurs de Nikon Z 5 et des séries Z 6 I et II : pour ces appareils photo dotés d’un capteur de 24 Mp, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 constitue une option abordable sans compromis significatifs sur la qualité,
  • utilisateurs de Nikon Z DX (APS-C) : avec un cadrage équivalent à 105-270 mm sur les capteurs APS-C, ce téléobjectif offre une belle plage focale pour la photographie de sport, animalière ou toute situation nécessitant un téléobjectif léger et maniable,
  • photographes intéressés par la macrophotographie : avec sa capacité de grossissement de 1:2, cet objectif vous permet d’explorer la macrophotographie sans investir dans un objectif macro spécifique.

Cet objectif peut ne pas vous convenir si vous avez besoin de la meilleure performance optique possible à toutes les ouvertures, en particulier à pleine ouverture et en périphérie de l’image, ou s’il vous faut une stabilisation d’image intégrée à l’objectif, par exemple dans des conditions de faible luminosité ou pour la vidéo, et sur les Nikon Z APS-C dont le capteur n’est pas stabilisé.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Prise en main

La prise en main du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a agréablement surpris, car j’ai l’habitude de porter mon boîtier à la main la plupart du temps et je fatigue après quelques dizaines de minutes lorsque l’objectif est long et lourd (comme ce fût le cas lors du test du NIKKOR Z 50 mm f/1.2). Avec celui-ci, je n’ai pas souffert du poids ; la longueur restant raisonnable (proche de celle du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, l’ensemble n’attire pas les regards comme avec le plus imposant 70-200 mm f/2.8 VR S.

La large bague de zoom est facile d’accès, sa plage de rotation limitée entre 70 et 180 mm réduit le déplacement du poignet, ce qui est très confortable. La seconde bague bien plus étroite et personnalisable vous permet par exemple d’ajuster l’ouverture ou la correction d’exposition ou la mise au point manuelle selon vos préférences.

En résumé, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 offre une bonne prise en main et une manipulation confortable, que vous soyez comme moi adepte de la photographie à main levée, ou que vous préfériez prendre vos photos après avoir trouvé un emplacement et vous être bien installé, par exemple, contre un arbre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8
notez le pas de vis pour filtres de diamètre 67 mm

Autofocus

Un sujet qui fait parler chez Nikon depuis que les hybrides Nikon Z ont fait leur apparition. Je vais faire simple : avec le Nikon Z 6II, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 s’est révélé très réactif en autofocus AF-C en zone automatique, mon réglage par défaut, précis et tout aussi réactif en suivi 3D. Il m’a permis de laisser l’AF se caler sur l’œil de mes sujets sans différence notable avec ce que j’ai l’habitude d’avoir en courte focale. Autant dire qu’avec tout Nikon Z doté d’un autofocus plus récent (Nikon Z f, Nikon Z 8 et Z 9), les performances sont encore meilleures.

Le moteur pas à pas Nikon est réactif, se cale sans hésiter, son fonctionnement est silencieux, ce qui est appréciable lorsque vous devez être discret ou que vous enregistrez une vidéo.

Même à 180 mm, la focale maximale qui impose souvent une diminution de la rapidité de mise au point si la distance au sujet change beaucoup, je n’ai pas remarqué de lenteur particulière, arrivant même à faire des photos nettes avec détection de l’œil à l’improviste.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

La distance de mise au point minimale varie avec la focale, de 0,27 m à 70 mm à 0,85 m à 180 mm. Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 permet un rapport de grossissement maximum d’environ 1:2, ce qui est plutôt satisfaisant pour un zoom et vous intéressera si vous appréciez la macro ou les prises de vue rapprochées et que vous ne disposez pas encore d’une optique macro comme le NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S.

Les photographes adeptes des plus longues focales seront ravis d’apprendre que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peut être utilisé avec les téléconvertisseurs Nikon, ce qui revient à cadrer comme un :

Multipliez ces valeurs par 1,5 pour avoir les équivalences en APS-C :

  • 147-378 mm avec le Nikon Z TC x 1.4
  • 210-540 mm avec le doubleur de focale

Dans l’ensemble, l’autofocus du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 m’a autorisé une belle performance dans les différentes situations de prise de vue auxquelles je l’ai soumis, y compris en suivant les oiseaux à travers les branches, mais là c’est l’autofocus du boîtier qui fait le gros du travail.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Stabilisation

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 ne possède pas de stabilisation d’image intégrée à l’objectif. À la place, il s’appuie sur la stabilisation du capteur (IBIS), si le boîtier la propose, ce qui est le cas de tous les Nikon Z plein format mais pas des APS-C Z 30, Z 50 et Z fc. L’efficacité de la stabilisation de l’ensemble dépend donc largement de la performance du système de stabilisation intégré à l’appareil photo.

Avec le Nikon Z 6II, j’ai pu photographier avec des temps de pose de l’ordre de 1/5ème de seconde sans flou particulier sur mes photos.

L’absence de stabilisation d’image spécifique à l’objectif signifie que, lors de l’utilisation avec des boîtiers sans stabilisation intégrée, vous pouvez rencontrer plus de défis pour obtenir des images nettes avec les temps de pose longs, compensez en augmentant l’ISO quand c’est possible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion, aberrations chromatiques, flare

Les performances optiques du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 peuvent être résumées ainsi :

Piqué

  • À 70 mm : le piqué est bon au centre dès f/2.8, pour atteindre une excellente netteté sur l’ensemble de l’image, mieux vaut fermer à f/5.6. Mes images montrent un très bon piqué à f/8, ouverture souvent utilisée pour garder de la profondeur de champ.
  • À 135 mm : le centre à f/4 est très bon, et en fermant le diaphragme, la qualité s’étend vers les bords.
  • À 180 mm : j’ai observé le meilleur piqué au centre à f/4. La netteté des bords s’améliore significativement en fermant jusqu’à f/8.

Homogénéité

Le piqué est moins homogène à pleine ouverture, surtout à 180 mm. En fermant le diaphragme de deux à trois crans, l’homogénéité s’améliore sur l’ensemble du champ.

Vignettage

  • À 70 mm et f/2.8 : Le vignettage est léger. En fermant à f/4, il devient négligeable.
  • À 180 mm et f/2.8 : Le vignettage est plus marqué, avec un assombrissement notable des coins, tandis qu’à f/5.6 il est négligeable.

Distorsion

  • La distorsion en barillet est minimale à 70 mm, elle reste peu prononcée à 180 mm.
  • Sauf à faire des photos d’architecture nécessitant une distorsion minimale à toutes les ouvertures, aucun handicap à prévoir surtout si votre logiciel photo tient compte des corrections du boîtier ou que vous faites du JPG.

Toutefois, comme avec de nombreux zooms, pour obtenir la meilleure qualité sur tout le champ, il est souvent nécessaire de fermer le diaphragme de quelques stops. La prise en compte du vignettage et de la distorsion est essentielle pour les utilisateurs exigeants une qualité d’image optimale dans diverses conditions de prise de vue.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques, qui se manifestent par des franges de couleur le long des bords des objets contrastés, sont bien contrôlées. Elles restent à un niveau qui ne gêne pas la qualité de l’image. Rappelons que le 70-200 mm f/2.8 VR S a fixé la barre tellement haut que nous en devenons vite très exigeants, mais ce 70-180 mm f/2.8 tient très bien la comparaison.

Flare

Bien que le soleil ait manqué pendant ce test (!), je n’ai pas constaté d’apparition d’un tel effet lors des rares éclaircies. Le pare-soleil HB-113 fourni avec l’objectif contribue à réduire le flare si vous avez la chance de côtoyer le soleil en frontal plus souvent que moi.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Rendu optique : focus breathing

Sauf à fixer l’appareil sur trépied pour faire des mesures très précises, ce que je n’ai pas fait car je ne pratique pas ce type de test de laboratoire, le focus breathing n’est pas visible sur mes images.

Il est d’autant plus difficile à déceler qu’à 180 mm, focale qui serait la plus sensible à cet effet, il faut comparer deux photos faites à la distance minimale de mise au point et à l’infini, situation très peu courante en pratique.

Autant dire que pour la plupart des situations que vous allez rencontrer, comme la photographie de paysage, de sport ou d’animaux, où les fortes variations de mise au point sont moins fréquentes, l’impact du focus breathing est négligeable.

En conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente des performances élevées en matière de distorsion et aberrations, de même qu’un piqué très satisfaisant dès f/4 ou f/5.6 selon la focale, ce qui contribue à sa capacité à produire des images nettes et contrastées.

Sans égaler le redoutable NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, ces prestations sont de très bon niveau, seul le piqué à pleine ouverture marque le pas de façon plus visible.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 : mon avis

Que penser de ce zoom téléobjectif à la fin de ce test ? Le NIKKOR Z 70-180mm f/2.8 est un objectif polyvalent et de qualité, bien construit, compact, léger pour un téléobjectif, bien adapté aux styles de photographie qui nécessitent une telle plage focale.

Points forts

  1. légèreté et compacité : par rapport au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le 70-180 mm est plus léger et plus compact, ce qui le rend idéal pour les voyages et les longues séances de prise de vue
  2. qualité optique : il offre un très bon piqué, surtout si vous prenez soin de fermer de quelques crans l’ouverture. La performance est particulièrement bonne à mi- portée de zoom tandis que la focale maximale, à pleine ouverture, n’est pas aussi exceptionnelle que sur le 70-200 mm.
  3. polyvalence : avec sa plage de 70 à 180 mm et une ouverture maximale de f/2.8, cet objectif autorise le portrait, le sport, l’animalier (avec les limites d’un 180 mm), la photographie de voyage
  4. distance minimale de mise au point : la capacité de mise au point rapprochée et le rapport de grossissement maximum d’environ 1:2 sont deux bons points pour la « macrophotographie sans objectif macro » ou les vues rapprochées
  5. construction : la résistance à la poussière et aux éclaboussures est suffisante pour utiliser ce zoom dans la plupart des conditions météo, sa compacité vous permettant de le protéger très vite sous une veste en cas d’orage, ce que je ne me suis pas gêné de faire.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Points faibles

  1. absence de stabilisation d’image : le manque de stabilisation d’image intégrée à l’objectif peut être un inconvénient dans des conditions de faible luminosité ou pour les vidéos sans trépied, si vous utilisez des temps de pose longs, ou un Nikon Z APS-C non stabilisé
  2. vignettage: le vignettage, en particulier à la focale extrême, reste plus marqué que sur le 70-200 mm, bien que cela puisse être corrigé en post-traitement aisément
  3. homogénéité du piqué : le piqué n’est pas uniforme sur tout le champ à pleine ouverture, la périphérie des images pouvant montrer des signes de faiblesse par rapport au centre.

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Conclusion

Le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 est un excellent choix si vous recherchez un objectif polyvalent offrant des résultats très satisfaisants et dont le tarif reste accessible pour une telle plage focale et une grande ouverture constante.

Son poids et sa construction compacte le rendent très attrayant pour le voyage et la photographie du quotidien, tandis que sa qualité optique et sa distance minimale de mise au point le rendent également adapté à la macro et au portrait.

Cependant, si vous souhaitez bénéficier d’une stabilisation intégrée ou de la meilleure qualité d’image possible à toutes les ouvertures et focales, le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8 présente quelques limitations. Compromis intéressant en termes de portabilité, flexibilité et performance, il constitue néanmoins une proposition attirante pour les utilisateurs de Nikon Z plein format comme pour les utilisateurs de Nikon Z APS-C désireux de disposer d’un téléobjectif de plus grande ouverture que le plus modeste NIKKOR Z 50-250 mm f/4.5-6.3 VR.

Je conclus ce paragraphe en adressant un message personnel à Nikon, à quand le même objectif en version stabilisée puisqu’il existe pour la concurrence ?

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un téléobjectif polyvalent pour le portrait, le sport, l’animalier et la photographie de voyage
  • vous préférez les objectifs légers et compacts
  • vous photographiez souvent en extérieur
  • vous aimez les arrière-plans flous esthétiques
  • vous avez besoin d’une bonne performance en basse lumière
  • vous recherchez une alternative moins coûteuse que les objectifs professionnels Nikon S
  • vous faites des vidéos
  • vous n’avez pas déjà un AF-S NIKKOR 70-200 mm f/.8 VR avec bague FTZ ou équivalent Tamron/Sigma

Le Nikkor Z 70-180 mm f/2,8 va moins vous intéresser si :

  • vous avez besoin d’une stabilisation d’image intégrée
  • vous avez besoin d’une plus longue portée de zoom
  • vous exigez la meilleure qualité d’image à toutes les ouvertures et acceptez d’en payer le prix
  • vous privilégiez les objectifs avec un support de collier de trépied
  • vous recherchez un objectif pour des conditions extrêmes
  • vous avez déjà un NIKKOR Z 100-400 mm

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif chez La Boutique Photo Nikon

Cet objectif chez Miss Numerique

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Quelques photos faites avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Test NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

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Comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue

Vous êtes nombreux à me demander comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs, avec le même catalogue. Je vous comprends d’autant plus qu’il m’arrive aussi de devoir le faire. Cependant Lightroom ne supporte pas l’utilisation d’un même catalogue réparti sur plusieurs ordinateurs de manière synchronisée.

Voici 3 méthodes qui vous permettent de contourner cette limite, je vous donne pour chacune ses avantages et inconvénients.

Comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue

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Important : ces méthodes fonctionnent mais demandent des connaissances avancées en informatique. Ne vous lancez pas si vous ne maîtrisez pas les principes avancés de copie-déplacement-synchronisation de fichiers et dossiers sur vos ordinateurs.

Un catalogue Lightroom, deux ordinateurs, quel est le problème ?

L’utilisation d’un même catalogue Lightroom sur deux ordinateurs pose un problème majeur lié à la structure même du catalogue : comment travailler sur ce catalogue sans risquer de perdre des modifications ou de créer des conflits de versions ?

Le catalogue Lightroom Classic est une base de données (en savoir plus). Comme toute base de données, il enregistre en temps réel toutes les opérations faites sur les photos, les dossiers, les collections, vous n’avez pas besoin de sauvegarder les modifications comme vous le feriez avec d’autres logiciels.

raccourcis Lightroom Classic indispensables

Cet avantage a ses contraintes. Pensez au catalogue comme à un livre de recettes où chaque recette représente une photo triée, classée et traitée. Ce livre note l’emplacement de vos photos, les modifications apportées, les mots-clés, et plus encore. Si vous copiez ce livre pour l’utiliser dans un second lieu, les mises à jour d’un côté ne se reflètent pas automatiquement de l’autre. Avec le catalogue Lightroom c’est pareil, vous devez donc trouver un moyen de synchroniser ces informations entre deux ordinateurs.

Les services de cloud génériques, tels que Dropbox, OneDrive ou Google Drive, peuvent sembler offrir une solution facile pour partager ce catalogue entre deux ordinateurs. Cependant, ils ne sont pas adaptés à cette tâche. Ils ne gèrent pas bien la synchronisation des modifications spécifiques à Lightroom, car ils ne sont pas conçus pour gérer la synchronisation d’une base de données mise à jour en continu. Ils peuvent provoquer des conflits de versions si vous travaillez sur le même catalogue depuis deux ordinateurs différents, même si ce n’est pas en même temps.

De plus, ces solutions de fichiers partagés dans le cloud ne traitent pas efficacement la synchronisation des aperçus et des métadonnées, ce qui est essentiel pour un travail fluide dans Lightroom. Sans une méthode de synchronisation qui prend en compte la nature unique du catalogue Lightroom, vous risquez de rencontrer des erreurs, des doublons, ou de perdre des modifications. Cela rend le processus compliqué et peu fiable.

Toutefois l’informatique étant ce qu’elle est, il existe des solutions de contournement qui vous permettent d’arriver à vos fins, utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue, sans remettre en cause l’intégrité de votre catalogue.

Première méthode : le disque dur externe

Cette méthode consiste à utiliser un disque dur externe pour héberger le catalogue Lightroom, les fichiers annexes (« sidecar », si vous utilisez cette option) et les fichiers d’aperçu, ce qui permet de les rendre accessibles depuis n’importe quel ordinateur auquel le disque est connecté.

Mise en œuvre

Assurez-vous que le disque externe est formaté pour être compatible avec les systèmes d’exploitation des deux ordinateurs s’ils sont différents (par exemple Windows et MacOS). Assurez-vous aussi que ce disque est fiable et facilement portable, j’utilise des disques LaCie pour cet usage.

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Comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue

tous les dossiers et fichiers Lightroom Classic à transférer sur le disque externe

Fermez Lightroom Classic, puis transférez votre catalogue Lightroom (.lrcat) ainsi que les fichiers annexes (xmp) et les fichiers d’aperçu (.lrdata) sur le disque dur externe. Relancez Lightroom Classic à partir du catalogue sur le disque externe (attention à ce ne pas laisser une copie du catalogue sur le disque interne, et à bien dire à Lightroom Classic d’utiliser le catalogue du disque externe).

Pour utiliser ce catalogue sur un autre ordinateur sur lequel vous avez préalablement installé Lightroom Classic, connectez le disque dur au second ordinateur ouvrez le catalogue Lightroom directement depuis le disque.

Pour changer d’ordinateur à nouveau, déconnectez le disque dur puis reconnectez-le sur l’autre ordinateur.

Attention : à ce stade vous n’avez pas transféré les fichiers photos natifs sur le disque dur, seulement les aperçus. Vous pouvez trier, classer, traiter vos photos mais pas les exporter. Si vous avez ce besoin, il vous faut aussi transférer les fichiers natifs.

Avantages

  • Le catalogue et les fichiers d’aperçu sont facilement transportables entre différents ordinateurs, offrant une flexibilité d’accès sans nécessiter de connexion Internet.
  • La mise en place est simple et directe, ne nécessitant que le transfert des fichiers sur le disque externe et aucune configuration logicielle complexe.
  • Vous avez un contrôle total sur vos données, qui restent physiquement avec vous, réduisant les risques associés à la perte de données dans le cloud ou à des problèmes de confidentialité.
  • Contrairement à une solution basée sur le cloud qui peut nécessiter un abonnement, l’utilisation d’un disque dur externe n’engendre pas de frais récurrents après l’achat initial du disque.

Inconvénients

  • Les disques durs externes peuvent être perdus, volés, ou subir des dommages physiques, ce qui peut entraîner la perte de toutes les données (puisque vous n’avez plus de catalogue « interne »).
  • Il faut vous assurer que le disque dur est formaté de manière à être compatible avec les systèmes d’exploitation des deux ordinateurs, ce qui peut nécessiter un reformatage du disque et donc une perte de données si cela n’est pas bien géré.
  • La vitesse d’accès aux données peut être limitée par la connexion USB, surtout si le disque dur externe utilisé n’est pas de dernière génération (préférez les disques SSD via USB 3.0 ou plus).
  • Toutes les modifications doivent être manuellement synchronisées entre les différents ordinateurs en déplaçant physiquement le disque dur, ceci augmente le risque d’erreurs humaines ou de conflits de versions.

Seconde méthode : l’export-import de catalogues

Cette méthode repose sur l’exportation d’un sous-ensemble du catalogue principal sous forme de catalogue secondaire temporaire pour travailler sur le second ordinateur, suivie de la réimportation des modifications faites au catalogue secondaire dans le catalogue original.

Lightroom Classic export-import de catalogues - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

export de catalogue dans Lightroom Classic

Mise en œuvre

Sur l’ordinateur principal, sélectionnez les photos du catalogue principal à travailler et exportez-les en tant que nouveau catalogue.

Transférez ce catalogue secondaire exporté et les fichiers associés vers le second ordinateur, via un disque externe ou le réseau.

Ouvrez le catalogue Lightroom Classic ainsi exporté directement depuis le second ordinateur.

Lightroom Classic export-import de catalogues - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

import de catalogue dans Lightroom Classic

Après avoir effectué les modifications sur ce second ordinateur, faites l’opération inverse qui consiste à copier le catalogue secondaire modifié sur l’ordinateur principal, puis à l’importer dans le catalogue principal.

Avantages

  • Flexibilité dans le travail pour des besoins spécifiques sans avoir à déplacer l’ensemble du catalogue, ce qui permet de se concentrer uniquement sur les photos nécessaires.
  • Sécurité des données améliorée car seules les copies des fichiers sélectionnés sont déplacées et travaillées, laissant le catalogue et les fichiers photos originaux intacts sur l’ordinateur principal.
  • Facilite la collaboration avec d’autres photographes, en permettant de partager facilement des portions du catalogue principal sans exposer l’intégralité de votre photothèque.
  • Pas de dépendance à une connexion Internet ou à un abonnement cloud pour le transfert des données, puisque le partage peut se faire via un disque externe ou le réseau local.

Inconvénients

  • Processus fastidieux et chronophage, en particulier pour des projets de grande envergure ou des modifications fréquentes, car il implique plusieurs étapes manuelles.
  • Risque de conflits ou de pertes de modifications si les mêmes photos sont modifiées sur les deux ordinateurs sans une gestion soignée des versions.
  • Nécessite une bonne organisation et de la discipline pour éviter la confusion entre les différentes versions du catalogue et s’assurer que toutes les modifications sont correctement réimportées dans le catalogue principal.
  • Peut entraîner une duplication des données si les fichiers exportés sont conservés sur le second ordinateur après leur réimportation dans le catalogue principal, occupant inutilement de l’espace de stockage.

Troisième méthode : synchroniser les photos dans Adobe Cloud

Cette méthode consiste à utiliser la synchronisation Adobe Cloud pour accéder à certaines collections de votre catalogue Lightroom Classic de l’ordinateur principal sur une seconde machine équipée de Lightroom Desktop (ordinateur) ou Lightroom Mobile (tablette).

Lightroom Classic collection synchronisée

Collection synchronisée dans Lightroom Classic

Mise en œuvre

Dans Lightroom Classic, glissez les photos à travailler dans des collections, puis activez la synchronisation pour les collections souhaitées (attention à bne pas utiliser des collections dynamiques non synchronisables).

Ces collections synchronisées seront accessibles dans Lightroom Desktop sur le second ordinateur, permettant la modification et la synchronisation automatique des modifications avec le catalogue principal via Adobe Cloud.

Collection synchronisée dans Lightroom Desktop - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

Collection synchronisée dans Lightroom Desktop

Attention : ne pas utiliser Lightroom Classic et Lightroom Desktop sur le même ordinateur si vous ne savez pas précisément ce que vous faites, cette configuration peut entraîner la perte de données et n’est pas recommandée par Adobe.

Avantages

  • Accès et édition facile des collections depuis n’importe quel ordinateur ou tablette/smartphone connecté
  • Possibilité de travailler sur le second ordinateur même sans connexion Internet une fois que les collections sont synchronisées
  • Élimine le besoin de transferts physiques des données, tout passe par le cloud Adobe
  • Synchronisation automatique des modifications sur tous les appareils connectés à votre compte Adobe
  • Couche supplémentaire de sauvegarde pour les photos synchronisées (les fichiers sont stockés sur le cloud Adobe)
  • Idéal pour les flux de travail mobiles ou utilisant plusieurs ordinateurs/tablettes

Inconvénients

  • Dépendance à la connexion Internet et à la continuité du service cloud pour assurer la synchronisation
  • Limitations de l’espace de stockage dans le cloud Adobe pouvant restreindre le nombre de photos synchronisables
  • Préoccupations relatives à la confidentialité et à la sécurité des données stockées sur des serveurs externes
  • Peut nécessiter un abonnement Adobe Creative Cloud allant au-delà des 20 Go de stockage et représentant un coût récurrent
  • Moins adapté pour les grandes bibliothèques d’images ou les fichiers de haute résolution (nécessite beaucop d’espace de stockage et des temps de synchronisation importants)

Limites de ces méthodes pour utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

Chacune de ces méthodes offre une solution au défi d’utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec un même catalogue. Elles supposent toutes de prendre des précautions particulières, et de maîtriser l’informatique personnelle :

  • la sauvegarde régulière des données est cruciale pour prévenir toute perte,
  • une organisation et une planification minutieuses sont nécessaires pour maintenir la cohérence du catalogue entre les différents ordinateurs,
  • la compréhension des limites de chaque méthode est essentielle pour choisir la solution la plus adaptée à vos besoins spécifiques, que ce soit en termes de mobilité, de capacité de stockage, ou de facilité d’accès aux données.

Si vous avez des lacunes en informatique, que vous préférez les choses simples, je vous recommande la troisième solution qui vous évite de manipuler fichiers, dossiers et disques durs.

Ne vous lancez pas dans une de ces méthodes avant d’avoir bien compris comment procéder, d’avoir aussi compris comment gérer les différents médias, supports physiques, espaces cloud et d’avoir fait une sauvegarde complète de votre configuration Lightroom Classic et de vos fichiers photos.

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Lightroom : profil ou preset, lequel utiliser

Vous utilisez Lightroom Classic ou Lightroom Desktop, vous avez remarqué que vous pouvez choisir un profil en plus des presets. Mais savez-vous pourquoi le faire ? Quelle différence de rendu cela va générer et comment faire ? Voici de quoi en savoir plus sur la différence entre profil et preset dans Lightroom.

Lightroom : profil ou preset, lequel utiliser ?

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Profil ou preset dans Lightroom, quelle différence ?

Lorsque vous développez vos fichiers RAW dans Lightroom Classic ou Lightroom Desktop, vous voulez obtenir le rendu le plus fidèle à vos attentes. Vous avez peut-être pris soin de régler votre appareil photo avec un Picture Control spécifique, et vous voulez retrouver ce rendu dans Lightroom.

Pour arriver au résultat final, vous pouvez utiliser les profils et les presets (ou préréglages ou réglages prédéfinis).

Les profils et les presets sont deux outils qui interviennent sur le fichier RAW pour produire l’image finale, mais à des niveaux différents du processus de développement :

  • les profils appliquent une correction colorimétrique globale sans modifier les curseurs de réglage individuels. Ils définissent le caractère de l’image, reprennent le rendu des Picture Control du boîtier si vous utilisez les profils « Camera Matching » ou « profils boîtier »,
  • les presets ajustent finement toutes les variables globales ou locales (tonalités, couleurs, détails, transformations, …) du module Développement de Lightroom, vous permettant d’appliquer des modifications avancées du rendu et de personnaliser vos images.

Vous pensez peut-être que profil ou preset c’est similaire puisqu’ils apparaissent comme des ajustements d’édition. Mais ce n’est pas le cas.

Lightroom profil ou preset

Lightroom preset (à gauche) ou profil (à droite)

Qu’est-ce qu’un profil Lightroom, quand et comment l’utiliser

Un profil Lightroom est un ensemble d’instructions qui définissent la couleur et le ton de vos photos, comme le fait une LUT (Look Up Table ou Table de Correspondance des Couleurs).

Vous savez que votre appareil photo possède des profils de couleur internes. Ces profils utilisent souvent des termes comme : vif, paysage, monochrome, etc.

Si vous optez pour le format JPG au lieu du RAW, et utilisez un profil noir et blanc, votre jpg aura ce profil de couleur appliqué. Le profil est « intégré » au jpg et les modifications ne peuvent pas être inversées.

Si vous optez pour le format RAW, et que vous appliquez ensuite, en post-traitement, des profils de couleur non destructifs à vos fichiers RAW en utilisant les profils Lightroom depuis le module de développement, vous obtenez le même résultat mais ce traitement est non destructif, réversible.

Les profils agissent en ajustant les couleurs et les tons des hautes lumières, des ombres et des tons moyens de la photo, basés sur les espaces colorimétriques d’entrée et de sortie. Ils peuvent être utilisés pour obtenir un look spécifique ou pour corriger des problèmes de couleur.

Un profil Lightroom applique des ajustements non destructifs à l’ensemble de l’image, sans modifier les valeurs des curseurs de développement. Il s’agit de reproduire au mieux le rendu déterminé par Adobe si vous utilisez un profil Adobe, ou par votre appareil photo si vous utilisez un profil boîtier.

Contrairement aux presets, les profils peuvent créer des rendus qui ne sont pas possibles avec les contrôles de Lightroom seuls. Vous pouvez ainsi voir les profils Lightroom comme des « rendus films virtuels ».

Utiliser un profil est recommandé au début du processus de développement, pour établir une base cohérente et fidèle à la vision que vous avez eue à la prise de vue.

Lightroom afficher Nikon Picture Control

Par défaut, dans Lightroom, vous utilisez le profil « Adobe Couleur » disponible dans Adobe Camera Raw.

Mais si vous parcourez le menu déroulant des profils de couleur, vous verrez plus de profils de couleur ainsi que des profils de correspondance de boîtier associés au type d’appareil photo que vous utilisez.

Lightroom afficher Nikon Picture Control

Pour intégrer un profil Nikon, par exemple, sélectionnez votre image dans le module Développement de Lightroom Classic, puis accédez au panneau « Réglages de base » pour choisir le profil désiré sous la section « Profil ». Cliquez ensuite sur « parcourir » pour découvrir tous les profils boîtiers connus pour ce fichier RAW. Choisissez celui qui vous correspond, il vous assure que les couleurs et les tonalités restent fidèles au Picture Control Nikon correspondant.

Notez que comme sur votre appareil photo, la plupart des profils créatifs disposent d’un curseur de quantité qui vous permet de choisir l’ajustement visuel du profil à appliquer à votre photo.

Qu’est-ce qu’un preset Lightroom, quand et comment l’utiliser

Un preset Lightroom est un ensemble d’ajustements que vous pouvez appliquer à vos photos en un seul clic, ou lors de l’importation. Il s’agit donc d’un ensemble d’éditions sauvegardées qui peuvent inclure des modifications de l’exposition, du contraste, de la saturation et d’autres paramètres.

Lightroom preset adaptatif

Lightroom presets adaptatifs avec détection de masquage automatique intégré

Les presets modifient le rendu d’une photo à l’aide d’un ou plusieurs curseurs de traitement, vous permettant d’appliquer rapidement des modifications plus ou moins avancées à vos photos.

Les presets assurent une cohérence d’ensemble à une série de photos, qu’elles aient été faites avec le même appareil photo ou non.

Après avoir choisi le profil, vous pouvez utiliser les presets pour peaufiner les détails et ajuster l’image à votre goût.

En pratique : exemple d’utilisation profil et preset conjointe

Utilisation des profils Lightroom

Vous faites des photos tout au long de la journée, avec des conditions lumineuses différentes. En début de matinée comme en fin de journée, vous avez peut-être utilisé un Picture Control « Paysage » pour accentuer les couleurs chaudes et la dynamique de la lumière naturelle.

Lightroom profil Adobe couleur

Lightroom profil Adobe couleur

En milieu de journée, alors que la lumière était plus dure, vous avez choisi un Picture Control « Neutre » qui atténue les forts contrastes et les saturations de couleurs excessives (à ne pas confondre avec le D-Lighting).

Vous voulez retrouver le rendu de ces Picture Control dans Lightroom lorsque vous traitez ces photos. Vous choisissez donc les profils boîtiers correspondants.

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage

Utilisation des presets Lightroom

Après avoir obtenu une base de travail avec un profil, vous voulez harmoniser votre série de photos avant de la montrer. Pour des photos de paysage, un preset adapté vous permet de renforcer la netteté, d’augmenter légèrement le contraste, d’ajouter une touche de vibrance. Vos photos adoptent alors un rendu plus vif et détaillé.

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage avec preset adaptatif pour renforcer le bleu du ciel

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage
avec preset adaptatif pour renforcer le bleu du ciel

Si certaines de vos photos incluent des ciels bleus de milieu de journée, que vous voulez « faire claquer » ces ciels, un preset spécifique à la correction de la saturation des bleus avec masquage du ciel assisté par l’IA (preset adaptatif) va vous aider. A l’inverse du profil, il n’affecte pas toute l’image.

Les différences de rendus à attendre

Profil ou preset, la différence peut vous sembler bien faible, pourtant ces deux outils sont différents dans leur approche.

En utilisant un profil, vous obtenez une correction colorimétrique globale qui maintient l’intégrité initiale de l’image. Les presets, en revanche, permettent une personnalisation plus poussée, et peuvent modifier l’apparence de l’image en fonction des ajustements appliqués.

Je vous recommande de commencer votre processus de traitement avec le choix d’un profil de façon à établir une base colorimétrique fidèle à ce que votre boîtier sait proposer selon le Picture Control choisi.

Ensuite, vous pouvez soit modifier les curseurs comme bon vous semble, soit utiliser un preset pour appliquer en un clic toutes les corrections qui vous conviennent. Celles-ci viennent alors compléter le travail préliminaire fait par le profil.

Lightroom, profil ou preset, en conclusion

Les profils et les presets de Lightroom Classic ou Desktop sont deux outils complémentaires à mettre en œuvre dans votre flux de traitement. Comprendre leurs intérêts respectifs et leur fonctionnement vous permet de les utiliser à bon escient, de réduire le temps passé à traiter vos photos, et d’améliorer la qualité du rendu final.

Il n’existe pas une seule façon de faire en post-traitement, aussi je vous invite à expérimenter pour voir ce qui vous convient en fonction de vos envies, besoins et de votre matériel photo.

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Nikon Z 8 firmware 2.0 : AF oiseaux, Pixel Shift, capture auto, …

Pour le plus grand plaisir des utilisateurs, Nikon n’en finit plus de proposer des mises à jour pour ses hybrides. Le Nikon Z 8, firmware 2.0, fait un nouveau bond en avant en récupérant les fonctions qui faisaient encore la différence avec le Z 9. Revue de détails.

Nikon Z 8 firmware 2.0 : AF oiseaux, Pixel Shift, capture auto, ...

Nikon Z 8 chez Miss Numerique, 5 ans de garantie jusqu’au 19/2/2024

Nikon Z 8 firmware 2.0 : une mise à jour majeure

Les appareils photo hybrides ont adopté le principe des mises à jour comme les logiciels l’ont fait depuis toujours. A la différence près que sur les hybrides, les mises à jour sont pour la plupart gratuites.

Conséquence directe : votre appareil photo évolue, quitte parfois à devenir très différent de ce qu’il était à sa sortie, rappelez-vous l’évolution du Nikon Z 9 au fil du temps.

Quitte aussi à concurrencer directement le modèle supérieur de la marque, c’est le cas pour le Nikon Z 8 firmware 2.0 qui ne laisse plus guère au Z 9 que sa construction monobloc et son GPS, c’est maigre pour 1.400 euros d’écart en faveur du Z 8.

Voyons cela en détail.

Autofocus mode oiseaux

Nikon Z 8 : Autofocus mode oiseaux

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 est désormais pourvu d’un mode de détection des oiseaux, en complément du mode Animaux. Ce mode Oiseaux s’avère plus véloce, il est compatible avec le suivi 3D en plus de la zone AF automatique.

Nikon Z 8 : Autofocus mode oiseaux

Par rapport au mode Animaux, le mode Oiseau apporte une meilleure détection des oiseaux devant une variété d’arrière-plans très contrastés, comme les forêts et les montagnes rocheuses, quelle que soit la position de l’oiseau, en vol ou statique.

Déclenchement automatique (auto-capture)

Vous faites des photos de sport, d’action, d’évènements, mais vous ne pouvez pas toujours vous placer là où vous aimeriez l’être. Le Nikon Z 8 firmware 2.0 vous propose désormais le mode Auto-Capture qui autorise le déclenchement automatique d’un boîtier distant :

  • si un sujet en mouvement entre dans le champ,
  • si le sujet entre dans une zone de mise au point prédéfinie,
  • si le sujet est conforme au type de détection choisie (par exemple vélo ou animal).

Vous pouvez aussi combiner deux ou trois de ces critères pour autoriser le déclenchement automatique, comme la prise de vue si le sujet est un animal qui entre dans la zone de distance choisie et est en mouvement.

Ce mode est utilisable en recadrage DX, il ne nécessite aucune connexion réseau ni WiFi. Seule la détection des oiseaux n’est pas (encore ?) disponible, il vous faut avoir recours à la détection Animaux pour cela.

Ce mode est aussi compatible avec la fonction de pré-déclenchement qui vous permet d’enregistrer des images en appuyant sur le déclencheur à mi-course. A vous de trouver comment faire toutefois si le boîtier est distant. Notez que la mémoire tampon de cette fonction passe de 30 à 300 secondes, soit l’équivalent de 120 photos.

Pixel shift

Vous faites des photos de bâtiments et d’œuvres d’art, vous voulez un rendu précis des couleurs, des textures et des structures ?

Nikon Z 8 : pixel shift

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 reprend le mode Pixel Shift apparu sur le Nikon Z f (voir le test du Z f). Ce mode vous permet d’enregistrer 4, 8, 16 ou 32 images qui seront ensuite fusionnées dans le logiciel maison Nikon NX Studio pour produire une image RAW en très haute définition (jusqu’à 180 Mp, 96 Mp sur le Nikon Z f).

Mode portrait (maquillage)

Les portraitistes apprécieront de trouver sur le Nikon Z 8 firmware 2.0 le mode Portrait du Z 9 et du Z f. Ce mode apporte un traitement plus doux du visage (« skin softening »), vous permettant des tons plus riches sur les teintes chairs tout en conservant le niveau de détails initial.

Modes Monochrome

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 reprend les deux modes monochrome du Nikon Z f, le Picture Control Monochrome Flat et le Picture Control Monochrome Deep Tone.

Test Nikon Z f

Ces deux rendus spécifiques vous donnent des photos en noir et blanc natifs limitant le recours au post-traitement, avec la possibilité d’ajuster le rendu des noirs et des blancs de façon plus souple que le seul Picture Control initial avec ses filtres colorés.

Meilleure sensibilité ISO en N-Log

La valeur basse en ISO et en vidéo n’est plus limitée à 800 ISO, elle peut-être désormais abaissée (en mode étendu) aux valeurs Lo1 (400 ISO) et Lo2 (200 ISO).

Nikon annonce un gain de l’ordre de 10% de sensibilité en vidéo N-Log, disponible également en N-RAW. Ce gain s’accompagne d’une réduction du niveau de bruit et de moiré dans les images.

Nouveaux sons de déclencheur

Cela peut vous paraître anecdotique, mais le Nikon Z 8 firmware 2.0 propose 4 types de sons personnalisables lors du déclenchement. N’oubliez pas que l’obturation électronique du Nikon Z 8 est parfaitement silencieuse, ce qui s’avère parfois troublant lorsque vous avez besoin de savoir si vous avez déclenché.

Avec cette mise à jour, vous pouvez désormais choisir le bruit que fera le déclencheur à la prise de vue :

  • reflex
  • argentique
  • télémétrique
  • électronique

Taille de la visée

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 adopte le réglage de taille de la visée, déjà présent sur d’autres hybrides de la marque. Vous pouvez choisir une visée (électronique) plein cadre ou taille réduite. Cette dernière peut aider les porteurs de lunettes (en savoir plus).

Modes de copie sur les cartes

Un nouveau mode de copie des fichiers sur les cartes fait son apparition. Vous pouvez désormais enregistrer le JPG principal sur une carte et un format JPG secondaire (aux caractéristiques différentes) sur la seconde carte.

Nikon Z 8 : mode de copie JPG sur les cartes

Ce mode peut vous servir si vous devez conserver un JPG plein définition et livrer très vite, en parallèle, un JPG qualité Web par exemple. Il vous évite la conversion préalable.

Zoom sans perte

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 récupère le mode Zoom haute résolution du Nikon Z 9, avec 11 niveaux de zoom sans perte.

Mode slow motion

Le Z 8 n’est plus limité au 120p en MP4, il peut aussi enregistrer en 30p avec ralenti 4x.

Modes FTP

Le menu Réseau se voit enrichi de la possibilité de mémoriser jusqu’à 99 profils de serveurs FTP pour le transfert des images sur un serveur de fichiers distant, avec reconnexion automatique au bout de 15 secondes en cas de coupure.

Comment mettre à jour le Nikon Z 8 firmware 2.0 ?

Rendez-vous sur le site du support Nikon, puis suivez les instructions pour télécharger le firmware et l’installer sur votre boîtier.

Cette opération est simple et sans risque si vous suivez les instructions à la lettre :

télécharger le firmware 2.0 pour Nikon Z 8

Source : Nikon

Nikon Z 8 chez Miss Numerique, 5 ans de garantie jusqu’au 19/2/2024 


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