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La Seine a débordé. J’étais là.

Vendredi 14h. Je pars pour mon tour des quais de Seine.
J’emprunte le chemin de halage, quand une jeune femme à vélo m’arrête.
“Vous ne passerez pas, le chemin est sous l’eau”.
On papote deux minutes, elle file.

J’avance pour réaliser que la Seine a en effet débordé sur une portion du chemin.
En zieutant le garde-corps, je me dis que ça se tente.
Il suffit de mettre les pieds sur le bord et d’avancer ainsi, en restant au sec.
Mais j’ai mon appareil à l’épaule car je ne prends plus mon Billingham en ville pour une courte sortie.
Et je n’ai pas mon brevet de plongée pour aller récupérer le Z6III au cas où.

Je fais donc le tour du quartier pour retrouver l’écluse du Pont à l’Anglais.
C’est mon repère pour évaluer la montée de la Seine.
Quand les plots blancs ont les pieds dans l’eau, c’est 2 m de plus que la normale.
Ce qui était le cas vendredi.

J’ai posté une vidéo en Story sur Instagram, qui m’a valu plein de messages sympas.

Vous pourriez me dire “pourquoi partager ça sur Instagram ?”
Parce que c’est ma façon de montrer l’environnement dans lequel je photographie.
Le territoire Seine-amont que j’ai déjà documenté et montré lors de ma dernière expo.

Parce qu’aussi, je sais que je parle à des photographes qui ont envie de progresser.
Qui n’attendent pas qu’on leur mâche le travail.
Et qui sont déjà en train de se dire “mais oui, la crue, c’est l’occasion de lancer un projet sur la durée !”

La situation est dramatique pour certains ces jours-ci, j’en ai conscience.
Toutefois, quand on s’intéresse à la photographie, que l’on côtoie un tel phénomène, il faut réagir.

Ma commune a la chance de ne pas être inondée (au moment où j’écris cette lettre).
Mais si elle devait l’être, je serais dehors H24 pour documenter cette situation.
Comme je l’ai fait lors de la crue de juin 2016 puis de janvier 2018.
Le D500 venait d’arriver, j’en profitais pour le tester.

Quel appareil pour ce type de travail aujourd’hui ?
Le D500 reste une excellente machine pour ça, il y en a en occasion chez LBPN.
Ceux qui sont passés à l’hybride l’ont remplacé par le Z50II.

Si la photo du territoire ne fait pas partie de votre pratique, j’ai envie de vous dire
que photographier autour de chez vous, la rue, la vie, c’est la meilleure école de photo qui soit.

Photographier un même territoire au fil des saisons, des phénomènes météo, des lumières changeantes,
ça forge l’œil plus sûrement que n’importe quel stage.
Parce que vous revenez au même endroit, vous comparez, vous progressez sans vous en rendre compte.

C’est exactement ce que Gildas Lepetit-Castel décrit dans Les secrets de la photo de rue.
Pratiquer la photo ainsi, c’est témoigner de vous, en imposant un regard particulier sur ce qui vous entoure.

C’est aussi l’occasion de faire des photos tous les jours, d’apprendre à connaître par coeur votre appareil.

Documenter sur la durée, c’est encore régler la question du stockage avant que ça déborde ailleurs que dans la Seine.
Mes disques 4 To ont cinq ans et demi et je lorgne sur les disques 10 To.

Jean-Christophe

PS : Ceux qui lisent cette lettre depuis un moment savent que je ne vends pas des techniques.
PROJET 52, c’est ma méthode pour construire une pratique qui dure.
Si vous en êtes, vous saurez quoi faire avec ce lien.


La photo de paysages nocturnes : comprendre, et pratiquer quand la lumière disparaît

La photo de paysages nocturnes attire de plus en plus de photographes. Moi le premier, lorsque je passe du temps dans le triangle noir du Quercy. Ciel étoilé, silence, atmosphère irréelle, sensation d’être seul face au monde… ça fait rêver, non ?

Sur le papier, tout est réuni pour vivre une expérience unique. Sur le terrain, la réalité est souvent toute autre. Images floues, ciel grisâtre, bruit numérique envahissant, premier plan illisible… Je vois passer des centaines de photos décevantes alors qu’avec quelques conseils judicieux, ces images auraient pu être bien plus attirantes.

En effet, photographier un paysage de nuit n’est pas simplement photographier avec moins de lumière. C’est changer de logique, de rythme et de méthode. C’est précisément ce qui rend la photo de paysages nocturnes à la fois fascinante et difficile à maîtriser.

Cette chronique se veut à la fois didactique et critique, basée sur les conseils donnés dans Les secrets de la photo de paysages nocturnes, de Joël Klinger (éditions Eyrolles).

L’objectif est de vous montrer ce que vous allez apprendre avec ce livre, comment ces apports s’inscrivent dans une pratique concrète, et en quoi cet ouvrage apporte une réponse structurée aux difficultés rencontrées lorsque vous photographiez la nuit. On y va ?

La photo de paysage nocturne pose toujours les mêmes questions : pourquoi mes images sont floues, pourquoi le ciel est terne, pourquoi le bruit envahit la photo, pourquoi le rendu ne correspond pas à ce que j’avais en tête. Si vous vous reconnaissez dans ces situations, vous êtes exactement là où commence la vraie compréhension de la photographie nocturne.

Joël Klinger est photographe et auteur, spécialisé dans la photographie de paysage et de nuit. Son travail est centré sur le patrimoine, les territoires et les ambiances nocturnes en France, avec une pratique fortement ancrée dans le terrain et la transmission pédagogique.

La photo de paysages nocturnes ne fonctionne pas comme la photo de jour

De jour, le photographe compose avec ce qu’il voit. De nuit, il doit composer avec ce qu’il ne voit pas toujours. La scène est peu visible, le ciel très sombre, la lumière artificielle peut parasiter l’ambiance. Le moindre choix technique a des conséquences visibles. Pas simple quand on débute.

Retenez ceci : la nuit impose de ralentir, d’accepter l’incertitude et de penser la prise de vue bien avant d’appuyer sur le déclencheur. Le paysage doit devenir un terrain d’expérimentation. Vous devez jouer avec le relief, le ciel, les sources lumineuses naturelles ou artificielles, la météo et la position des étoiles.

C’est souvent ce changement de logique qui déstabilise les photographes.

Cette rupture entre photographie de jour et de nuit est souvent sous-estimée. Dans le livre Les secrets de la photo de paysages nocturnes, Joël Klinger insiste dès les premiers chapitres sur ce changement de logique, en rappelant que la nuit impose de repenser ses priorités, bien avant de parler de réglages ou de matériel.

Les difficultés concrètes que rencontrent presque tous les photographes de nuit

Les problèmes rencontrés en photo de paysages nocturnes sont toujours les mêmes :

  • La mise au point échoue parce que l’autofocus ne trouve aucun contraste exploitable (même si les Nikon Z récents voient dans le noir).
  • L’exposition vous paraît correcte à l’écran, mais le ciel est fade ou surexposé une fois que vous observez les photos chez vous.
  • Le bruit numérique est trop présent parce que vous avez poussé les ISO.
  • Le premier plan est trop sombre ou mal lisible, alors que c’est un élément essentiel en photo de paysage nocturne.
  • La composition est négligée, ne tient pas compte de l’environnement, le ciel est trop présent.

Ces difficultés ne sont pas seulement des erreurs de débutant. Elles sont propres à la pratique nocturne. Vous pouvez tenter de les corriger en changeant les réglages de votre appareil, mais vous arriverez immanquablement à une accumulation d’échecs si vous ne savez pas comment procéder.

Ces difficultés récurrentes sont celles que l’on retrouve tout au long du livre, notamment dans les chapitres consacrés à la mise au point nocturne, à la gestion de l’exposition et aux pièges liés au boîtier et aux accessoires. Elles ne sont pas traitées comme des cas isolés, mais comme des situations normales de la pratique nocturne.

Pourquoi les réglages seuls ne suffisent pas

Ces « bons réglages » après lesquels vous courez (ISO, ouverture, temps de pose) ou les focales lumineuses qui vous ruinent sont nécessaires, mais rarement suffisants.

Ce qui vous manque le plus souvent, c’est une vision globale :

  • Pourquoi ce lieu fonctionne de nuit et pas un autre.
  • Pourquoi la lune peut être une alliée ou un piège.
  • Pourquoi certaines compositions deviennent plates dès que le soleil disparaît.
  • Pourquoi une image nocturne réussie se prépare parfois plusieurs jours à l’avance.

Sans cette compréhension d’ensemble, vos réglages deviennent de simples pansements appliqués trop tard.

Le livre adopte cette même position : les réglages n’y sont jamais abordés seuls. Ils sont systématiquement reliés au contexte de prise de vue, au type de paysage et aux contraintes du ciel nocturne, afin d’éviter l’illusion de recettes universelles.

En photo de paysage nocturne, les réglages ne sont jamais une solution en soi : ils sont la conséquence d’un lieu, d’un ciel, d’une intention et d’une préparation.

La préparation, clé invisible de la réussite nocturne

En photo de paysages nocturnes, la majorité du travail se fait avant la séance de prise de vue :

  • Repérer les lieux de jour permet d’anticiper les lignes, les obstacles, les accès et les angles de vue.
  • Consulter les prévisions météo générales ne suffit pas : il faut aussi surveiller la couverture nuageuse, la transparence atmosphérique et la visibilité du ciel.
  • La position de la lune, son lever, son coucher et sa phase influencent directement l’ambiance de l’image.
  • La pollution lumineuse transforme radicalement le rendu du ciel selon la direction choisie.

Une sortie nocturne improvisée peut vous offrir une image correcte par chance. Une sortie préparée augmente le taux de réussite et les chances de revenir avec des images flatteuses. À vous de décider ce que vous voulez montrer.

Une large partie du livre est consacrée à cette phase invisible mais déterminante : repérage des lieux, consultation des prévisions météo classiques et spécialisées, planification des prises de vue, gestion des accès et vérification du matériel. Autant d’étapes souvent négligées, mais qui conditionnent la réussite d’une sortie nocturne.

Préparer une séance photo de paysages nocturnes, ce n’est pas être maniaque. C’est simplement accepter que la nuit ne pardonne pas l’improvisation et que chaque décision prise en amont évite une erreur irréversible sur le terrain.

Composer des paysages nocturnes, pas seulement un ciel étoilé

Lorsque j’en parle avec mes lecteurs, j’ai souvent l’impression que, pour eux, la photo nocturne se réduit aux photos de la voie lactée et des étoiles, tel que le présente Adam Woodworth dans Comment photographier le ciel nocturne. Pourtant, un paysage nocturne réussi, c’est bien autre chose : c’est un équilibre entre ciel et terre. Vittorio Bergamaschi en parle aussi dans Les secrets de la photo de nuit.

Paysages ruraux, littoral, montagne, bâtiments historiques, ouvrages humains, routes, ponts, silhouettes urbaines… Où que vous soyez, chaque environnement vous offre des choix différents. La nuit révèle certaines formes, en masque d’autres et vous oblige à simplifier la composition. Repérez ces contraintes et mettez-les à votre service.

En photo de paysages nocturnes, composer consiste souvent à simplifier : moins d’éléments, mais mieux choisis. À intégrer la lumière existante plutôt que de l’écarter. À utiliser la lune comme une source de modelé, et non comme un point lumineux qui va brûler vos hautes lumières.

Le livre développe cette approche en distinguant clairement les types de paysages nocturnes. Chaque environnement impose ses propres choix de composition et de gestion de la lumière, loin d’une vision uniforme de la nuit.

Photographier sereinement quand tout devient lent et irréversible

Si vous avez déjà essayé de photographier la nuit, vous savez qu’elle ne pardonne pas l’improvisation. Vous installez votre trépied, puis chaque réglage compte. Une erreur de mise au point, une vibration, un mauvais choix de temps de pose peuvent ruiner plusieurs minutes de travail.

Parfois, c’est l’emplacement qui pose problème, comme lorsque j’ai réalisé des photos de paysages nocturnes en bord de Seine, en plaçant mon trépied à quelques centimètres du quai. Attention à votre sécurité.

Vous devez comprendre le comportement du capteur de votre boîtier, maîtriser la focale utilisée, savoir quand allonger ou raccourcir l’exposition, anticiper le mouvement du ciel, accepter de refaire une prise plutôt que de vous entêter. Aucun automatisme ne fonctionne correctement la nuit. Rien n’est jamais acquis. Restez serein et multipliez les tests.

Cette notion de sérénité revient souvent dans le livre, notamment dans les chapitres consacrés aux réglages, à la maîtrise de la focale, à la mise au point et aux erreurs à éviter. La nuit ne tolère pas l’à-peu-près, et le livre insiste sur l’importance d’un processus clair pour limiter les erreurs irréversibles.

Le traitement, prolongement naturel de la prise de vue nocturne

Une photo de paysages nocturnes brute est rarement exploitable telle quelle. Le traitement fait partie intégrante du processus, à condition de rester au service de l’ambiance :

  • Utilisez systématiquement le format RAW.
  • Appliquez un traitement des tonalités qui préserve les couleurs nocturnes.
  • Gérez la réduction du bruit numérique sans lisser les détails.
  • Assemblez plusieurs images issues d’expositions multiples si la scène l’exige.

Le but n’est pas de transformer la nuit en jour, mais de révéler ce que votre œil n’a pas pu percevoir sur le moment. C’est tout l’intérêt du post-traitement en photographie.

Le traitement est abordé dans le livre comme une continuité logique de la prise de vue. Organisation des fichiers RAW, traitement des images nocturnes, gestion du bruit, assemblage d’expositions multiples, focus stacking ou time blending sont présentés comme des outils, pas comme des effets.

Quand une méthode structurée devient nécessaire

À ce stade, beaucoup de photographes ressentent un même besoin : arrêter de multiplier les recettes de cuisine pour passer à une approche cohérente. Une méthode pertinente permet de mettre en perspective la préparation, la prise de vue et le traitement. En clair : non seulement comment faire, mais surtout pourquoi et dans quel ordre.

C’est dans cette logique que s’inscrit Les secrets de la photo de paysages nocturnes. Ce n’est pas un catalogue de recettes, mais un guide pensé pour le terrain. Il couvre l’ensemble du processus, du choix du matériel jusqu’au traitement final, en passant par la planification, la composition et les techniques spécifiques à la nuit.

Le livre devient alors un support logique si vous souhaitez structurer votre pratique plutôt que multiplier les essais infructueux.

En mettant bout à bout toutes ces contraintes (préparation, composition, prise de vue, traitement), vous comprendrez rapidement que réussir la photo de paysage nocturne ne consiste pas à accumuler des conseils isolés, mais suppose une approche structurée et cohérente.

FAQ – FAQ – ce que vous voulez savoir sur Les secrets de la photo de paysages nocturnes

Le livre est-il plutôt pour débutants ou pour confirmés ?
Il s’adresse à des photographes déjà à l’aise avec les bases (exposition, composition, mise au point) mais qui butent sur les spécificités de la nuit. Ce n’est pas une introduction à la photo, mais une méthode pour résoudre les difficultés propres à la photographie nocturne de paysage.

Ce livre donne-t-il des réglages « prêts à l’emploi » ?
Non. Il explique pourquoi les réglages varient selon le contexte et comment les adapter à la situation. Vous y trouverez des principes, des raisonnements et des exemples, pas une liste figée de paramètres à appliquer quelles que soient les conditions.

Traite-t-il de la voie lactée ?
Oui, mais de manière intégrée à une approche plus large du paysage nocturne. Le livre ne réduit pas la nuit à l’astrophotographie pure, mais montre comment inclure le ciel étoilé dans une composition cohérente avec le paysage.

Est-il utile si je n’ai pas de matériel haut de gamme ?
Absolument. L’auteur replace souvent le matériel dans son usage réel et montre comment réussir même avec un équipement « classique », à condition d’adapter sa méthode et ses choix à la scène.

Le livre couvre-t-il le post-traitement ?
Oui. Il consacre une partie à l’organisation des fichiers RAW, à la gestion du bruit, au traitement des tonalités et aux techniques comme l’assemblage d’expositions ou le focus stacking, toujours avec l’intention de préserver l’ambiance nocturne.

Est-ce un guide purement théorique ?
Non. Il s’appuie sur des cas concrets, des exemples illustrés et des situations de terrain pour montrer comment appliquer les principes dans la réalité, pas seulement en théorie.

Pour qui cette approche fait réellement sens… et pourquoi ce livre y répond

Cette démarche et cette lecture s’adressent aux photographes qui maîtrisent déjà les bases de la photographie et veulent comprendre pourquoi la nuit résiste autant. À ceux qui photographient paysages, nature, patrimoine ou scènes extérieures et souhaitent progresser sans dépendre d’un coup de chance ou d’un réglage trouvé au hasard.

La photo de paysage nocturne n’est ni une discipline réservée aux professionnels ni une affaire de matériel coûteux. Elle exige surtout de la préparation, de la compréhension et une méthode adaptée. Si vous acceptez cette réalité, la nuit cesse d’être un obstacle et devient un terrain de jeu photographique fascinant.

Les secrets de la photo de paysages nocturnes est un ouvrage publié par Eyrolles, illustré de très nombreuses photos de l’auteur. Il compte 131 pages et propose une approche complète et structurée de la photographie de paysage nocturne, depuis la préparation et le choix du matériel jusqu’à la prise de vue et au traitement des images.

Publié dans la collection « Les secrets de… », il s’agit d’un guide de terrain qui s’appuie sur de nombreux exemples concrets, des schémas explicatifs et des cas réels. L’ensemble vous aide à comprendre les contraintes spécifiques de la nuit et à progresser de manière méthodique. Il vous en coûtera 23 €, un investissement limité si vous rêvez de pratiquer la photo de nuit ailleurs que dans les centres-villes.


Le regard cinéma en photographie : découvrez comment vos films préférés peuvent inspirer vos photos

« Le regard cinéma en photographie » est un livre de Gildas Lepetit-Castel dans lequel il développe une approche intéressante de la pratique photographique en la comparant à la pratique cinématographique.

Préparez-vous à fouiller dans vos souvenirs : ils pourraient bien vous aider à développer une pratique photographique plus personnelle.

Le regard cinéma en photographie

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Le regard cinéma en photographie, présentation du livre

Gildas Lepetit-Castel n’en est pas à son premier essai en matière de livres. Après deux ouvrages de la collection Les Secrets de … (Les secrets de la photo de rue et Les secrets de la photo argentique), puis une de mes références sous le titre L’inspiration en photographie, il nous revient avec un ouvrage très original.

Le principe en est simple : Gildas vous invite à en appeler à vos souvenirs cinématographiques pour trouver l’inspiration en fonction de ce qui vous touche.

Ce qui peut paraître abstrait dit ainsi est pourtant très concret : vous aimez le cinéma ? Des films vous ont marqué(e) ? Qu’en avez-vous retenu ? Qu’est-ce qui vous a touché et que vous pouvez apporter à vos photographies ?

Pourquoi un parallèle entre cinéma et photographie ?

Vous n’avez pas besoin d’un livre pour savoir que le cinéma utilise des images animées, alors que la photographie se limite aux images fixes. Mais vous aurez besoin du livre pour réaliser et comprendre pourquoi l’image fixe possède aussi la capacité d’animer les pensées de ceux qui regardent vos photos.

Le regard cinéma en photographie

En effet, cinéma comme photographie mettent en scène et en lumière des instants, des détails, des mouvements que vous avez vus et que d’autres n’auraient pas vus au même moment et au même endroit.

Dans le monde du cinéma, d’ailleurs, de nombreux chefs opérateurs sont également photographes. D’autres, à l’instar du réalisateur Alain Resnais, utilisent la photographie comme outil de repérage avant de tourner.

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Comment utiliser ce livre ?

Les films et les images qui ont marqué votre enfance, si vous prenez la peine d’y repenser et de les noter, reviendront à votre esprit lorsque vous cadrerez ou composerez vos photos.

En termes de narration, le cinéma peut aussi vous venir en aide. Les histoires que vous aimez, la façon de les raconter, l’enchaînement des séquences, … en photographie comme au cinéma, c’est l’histoire qui compte.

Le message de Gildas Lepetit-Castel est alors clair : repensez à tout ce qui vous attire dans vos films préférés, et appliquez tout ce que vous identifiez ainsi à votre pratique photo.

Le regard cinéma en photographie

Vous voulez un exemple ? J’aime toujours autant les films d’Audiard, en noir et blanc, ce langage de la rue, ces répliques mythiques. Que puis-je en tirer pour ma photographie ? Je peux (et je le fais) photographier en noir et blanc des scènes du quotidien, tout en y intégrant cette petite touche d’humour capable de vous faire sourire, même si la scène que j’observe n’est pas nécessairement comique.

Vous trouverez dans le livre de nombreux exemples de photographes tirant leur inspiration du cinéma, parmi lesquels Bernard Plossu, Gregory Crewdson, Raymond Depardon, Robert Frank, Todd Hido, Gueorgui Pinkhassov …

Qu’allez-vous apprendre ?

Parce que réaliser est une chose mais apprendre et mettre en œuvre en est une autre, sachez que Gildas Lepetit-Castel est aussi enseignant en photographie à l’École Supérieure des Métiers d’Art d’Arras. Il est bien placé pour traduire en notions concrètes ce que vous devez retenir.

Le regard cinéma en photographie

Voici quelques chapitres du livre qui vous aideront à adapter votre pratique photographique en intégrant une pensée cinématographique :

  • comment choisir le ratio des images dans un projet photo, surtout s’il y a deux ratios
  • comment jouer avec le champ et le hors champ
  • quels angles de vue choisir selon l’émotion attendue
  • comment utiliser la prise de vue en plongée pour renforcer l’aspect dramatique de l’image
  • quelle narration pour quels sujets
  • comment organiser votre prise de vue pour raconter en images (« du fragment au récit »)

Vous découvrirez par exemple comment associer deux images d’un même sujet, composées de points de vue différents, pour créer un effet de zoom qui peut bien fonctionner.

Enfin, la dernière partie du livre propose plusieurs interviews d’auteurs, vous permettant de comprendre comment ces experts du cinéma mettent en pratique les enseignements du livre dans leur travail photographique.

Le regard cinéma en photographie

Mon avis sur « Le regard cinéma en photographie »

Je ne vous cache pas que j’apprécie les idées de Gildas Lepetit-Castel, surtout lorsqu’il s’agit de penser inspiration plutôt que technique pure. J’ai donc parcouru ce livre avec plaisir, d’autant plus qu’il est unique, je ne connais pas d’autre ouvrage traitant du même sujet.

Bien qu’il ne s’agisse en rien d’un guide pratique de photographie, Gildas a choisi un enchaînement logique des chapitres qui vous permet de considérer votre matériel et votre pratique dans leur ensemble. De l’équipement au post-traitement, en passant par le cadrage, la composition, la lumière et la forme de l’image, tout est là pour vous aider à établir un lien entre cinéma et photographie.

Le chapitre 2 (l’équipement au service du regard) initie ce déroulé, les notions que vous connaissez peut-être par ailleurs y sont replacées dans le contexte « image » plus que « technique ». J’aurais apprécié plus d’encarts jaunes, ces blocs visuels qui relient matériel, vision et récit. Mais je chipote.

Le regard cinéma en photographie

Sachez que pour vous procurer un exemplaire du livre, il vous en coûtera 26 euros, soit guère plus que le tarif de deux places de cinéma dans le multiplex du coin. Soyez rassuré(e) : ce sera un investissement judicieux si vous appréciez le septième art et la photographie.

Les éditions Eyrolles ont opté pour un papier de qualité, une maquette très lisible enrichie de photos et d’illustrations, et une belle couverture, le tout imprimé en Europe, ce qui est une excellente initiative.

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Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie par Marine Poron est un ouvrage qui vous invite à redécouvrir le plaisir simple de la photographie.

Alors que la technologie est de toutes les discussions entre photographes, que l’IA envahit le monde de la photo, que les réseaux sociaux vous pousser à poster toujours plus pour toujours moins de retours, il est essentiel de vous poser les bonnes questions, comme celle que Marine Poron a posé à son audience : qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait de faire des photos ?

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

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Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie : présentation du livre

Marine Poron est photographe professionnelle, ancienne assistante de Marc Riboud chez Magnum (et co-autrice de Les secrets de la photo de mariage.

Je me souviens encore de ma rencontre avec Marc Riboud, un soir de vernissage, alors que je me retrouvais fort démuni pour engager la conversation avec lui. Il avait su ce soir-là le faire à ma place. C’est le même Marc Riboud qui a soufflé un jour dans l’oreille de Marine Porron que savourer la vie au 1/125 sec. est une ode à la photographie comme moyen de connexion au monde.

C’est cette quête photographique que Marine Poron vous propose de mener à votre tour, à la recherche de plaisirs simples, tout en soulignant l’importance d’apprécier l’acte photographique à sa juste valeur.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

À qui s’adresse ce livre

Ce livre s’adresse à tous les photographes, amateurs comme experts, qui cherchent à redécouvrir leur passion pour la photographie.

Je pense en priorité à celles et ceux qui se sentent bloqués dans leur démarche, qui n’arrivent pas à passer ce cap qu’ils estiment devoir passer. Ces photographes qui aimeraient aller au-delà de l’accumulation d’images pour faire de leur pratique photo une pratique plus artistique sans savoir par quel bout prendre les choses.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Si vous êtes de ceux-là, Marine Poron vous propose un cheminement introspectif et pratique, à travers des réflexions, des exercices et des jeux photographiques, afin de libérer votre créativité et de retrouver le plaisir de photographier.

Son objectif est simple : vous encourager à retrouver le plaisir simple et physique de la photographie, ancré dans le réel et dans le temps. probablement la meilleure façon de trouver votre voie et votre voix, en toute liberté.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Qu’allez-vous trouver dans ce livre

La structure du livre se veut didactique et inspirante. Chaque chapitre suit un format régulier, incluant :
– une invitation à étudier le travail de photographes connus, une de leur photo, une série, des contenus complémentaires tous accessibles via un QR code.
– une fiche « Passe à l’action » pour expérimenter et appliquer les concepts abordés.
– Deux images de Marine Poron, accompagnés d’explications sur leur contexte et leur prise de vue.

Cette approche vous permet de vous immerger petit à petit dans le processus photographique, de la réflexion à l’action. Le livre est riche en références et exemples concrets, une aide précieuse si vous ne savez pas où trouver de quoi développer votre culture photographique.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Mon avis sur Savourer la vie au 1/125 s ,ou l’art de la photographie

Ce livre est tout sauf un guide pratique. C’est une invitation à vous reconnecter avec l’essence de la photographie (ce que décrit si bien Bruce Barnbaum dans L’essence de la photographie), à explorer et à savourer chaque moment vécu.

Marine Poron vous propose un outil pertinent pour dépasser les limitations techniques et redécouvrir le plaisir de photographier, comme a pu le faire Nicolas Croce dans Principes de la photographie de tous les jours.

Proposé au tarif de 23 euros par les éditions Eyrolles, imprimé en Europe, ce livre qui manque toutefois de quelques illustrations complémentaires (mais publier les photos des photographes connus n’est pas chose aisée) s’avère une belle découverte que je ne peux que vous recommander.

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Comment faire des photos de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Erwan Balança, photographe professionnel, vous propose de découvrir comment faire des photos de nature comme les photographes pros. Au programme, le choix de l’équipement photo et de l’équipement du photographe, les connaissances de bases, la photo animalière et la photo de paysages.

Voici la présentation de l’édition 2024 de ce livre, en tous points identique à l’édition précédente de 2018 (lisez ma note sur le premier chapitre toutefois).

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

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Comment faire des photos de nature : présentation

Erwan Balança est photographe de nature et photographe animalier depuis plus de 25 ans. Il a déjà écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, dont Les secrets de la photo d’animaux et Le grand livre de la photo nature.

Ce dernier livre a rencontré un joli succès auprès des photographes amateurs attirés par la photographie animalière et le livre présenté ici est une réédition: le texte est strictement le même, les illustrations aussi, la maquette est identique à quelques coloris près.

Erwan Balança a la double qualité de photographe animalier et de photographe de paysage, d’où le titre du guide regroupant ces deux disciplines. Il prend soin par contre de détailler ces deux domaines particuliers de la photo nature dans les différents chapitres.

Quel matériel photo pour la photo de nature ?

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Dans cette première partie de l’ouvrage, Erwan Balança vous donne sa vision du matériel idéal pour pratiquer la photo de nature. Je dois préciser ici que tout ce qui touche au matériel photo dans ce premier chapitre est obsolète. Citer les reflex, passe encore, mais les compacts experts ont disparu, et je n’ai trouvé aucun mot sur les hybrides.

J’aurais apprécié la mise à jour de ce qui concerne la prise de vue, comme les critères de choix d’un capteur (9 et 12 Mp n’existent plus), ou l’intérêt des nouveaux modes autofocus propres à la photo nature. Rien de ce qui est dit n’est faux, mais ce n’est pas à jour pour une édition datée 2024.

Vous trouverez par contre des conseils toujours valables pour choisir vos objectifs (le téléobjectif n’est pas le seul à considérer) de même que les compléments optiques (multiplicateurs de focale, bagues allonge).

Tous les accessoires photo indispensables sont passés en revue, et l’expérience de l’auteur étant ce qu’elle est est, vous allez également trouver dans cet ouvrage de nombreux conseils sur la tenue du photographe et les matériels annexes importants (des protections de mousse pour les jambes de votre trépied par exemple, voir page 38).

L’exposition : la différence entre une photo réussie ou non

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Savoir mesurer la lumière et choisir les valeurs d’exposition (ouverture, temps de pose) en fonction de votre sujet et de votre boîtier sont deux notions que vous devez maîtriser pour réussir vos photos de nature.

Peut-être plus que dans d’autres domaines, l’exposition prend toute son importance en photo de nature car le ciel, lumineux, est souvent présent dans les photos (par exemple les oiseaux en vol) à et le sujet peut occuper une faible proportion du cadre. Choisir la bonne exposition pour le mettre en valeur est alors critique.

Le chapitre dédié aux connaissances photo fait la part belle à l’exposition, vous y trouverez des conseils adaptés à la photo animalière comme à la photo de paysage. L’auteur vous explique comment faire des choix en cas de scène trop contrastée ou de contre-jours. Ce sont toujours les cas les plus difficiles quand on débute.

Vous allez également comprendre à analyser les différents types de lumière pour régler au mieux votre boîtier :

  • lumière venant du dessus,
  • lumière directe,
  • lumière de côté,
  • lumière en contre-jour,
  • lumière par ciel couvert,
  • lumière de l’aube et temps de brume.

La seconde moitié de ce chapitre vous apprend à construire vos images :

  • composition,
  • cadrage,
  • mise en valeur du sujet,
  • prise en compte des lignes et du graphisme de la scène photographiée.

La photo animalière

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Dans le troisième chapitre vous entrez dans le monde fabuleux de la photo animalière :

  • comment repérer et observer,
  • les techniques de prise de vue,
  • comment saisir un animal en mouvement,
  • comment faire des images d’animaux nettes.

L’auteur insère des doubles pages spécifiques à certains animaux dans cette section. Pages 104 et 105 vous apprendrez comment photographier le cerf, pages 118 et 119 comment photographier le lapin.

Après avoir passé en revue les différents types d’affûts (fixe, cubique, couché, flottant), Erwan Balança vous explique :

  • comment les construire,
  • comment les mettre en œuvre,
  • comment vous équiper lors de l’affût.

Les pages suivantes concernent le déclenchement à distance ainsi que le télépiégeage (faire des photos sans être présent sur le site). Vous allez apprendre à discerner les différents systèmes et accessoires, à en construire par vous-même au besoin (voir aussi Comment fabriquer vos accessoires photo). 

Les plans rapprochés

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

La transition entre la photo animalière et la photo de paysage se fait en douceur : le chapitre 4 est consacré à la photographie en plans rapprochés (macro et proxyphotographie).

Vous allez voir comment vous pouvez photographier la rainette près de l’eau (fiche dédié pages 152 et 153), de même que vous découvrirez quel est l’équipement photo indispensable pour ce type de prises de vue.

Insectes, serpents, escargots, détails d’oiseaux ou de plantes, nombreuses sont les illustrations qui vous permettent de comprendre comment l’auteur fait ses photos et comment vous pouvez faire aussi.

La photo de paysage

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Le tour d’horizon ne serait pas complet sans un chapitre dédié à la photographie de paysage. C’est le  chapitre 5 qui traite du sujet, avec un focus particulier sur votre sécurité, le matériel nécessaire et les repérages.

Vous allez trouver dans ce chapitre des conseils sur le choix et l’utilisation d’un trépied, de filtres et de divers accessoires complémentaires. Viennent ensuite des conseils pour réussir vos photos d’arbres et de forêts, de montagne, de marais et de zones humides, de bords de mer et du littoral.

Mon avis sur le guide « Les secrets de la photo de nature »

Les secrets de la photo de nature : technique, pratique, matériel par Erwan Balança

Réédition à l’identique d’un précédent ouvrage de qualité, cette nouvelle version du guide photo de nature d’Erwan Balança reste en toute logique aussi intéressante. Les photos  d’illustration, l’insertion de fiches conseils sont autant de bonnes idées pour vous offrir un guide agréable à consulter.

Notez toutefois que tout ce qui touche au matériel photo, dont le premier chapitre sur le choix d’un boîtier, est obsolète. J’aurais apprécié la mise à jour de ces pages et l’ajout des hybrides, des nouveaux modes autofocus propres à la photo nature, des considérations plus en phase avec le matériel actuel (la définition des capteurs par exemple).

Ceci ne retire rien à tous les autres chapitres qui traitent de prise de vue et de comportement sur le terrain. Les notions présentées sont nombreuses, complètes et l’auteur sait transmettre sa passion au lecteur.

Si vous vous intéressez à la photographie nature, la photographie animalière et/ou la photographie de paysage, voici un guide qui peut vous aider à franchir un cap dans votre pratique. Vous pourrez toujours consulter d’autres ouvrages pour choisir votre matériel photo si vous n’êtes pas encore équipé.

Si vous possédez la précédente édition du guide, inutile d’acheter celle-ci puisque c’est une simple réédition avec une nouvelle couverture. Si vous possédez la toute première édition, celle-ci n’est pas non plus indispensable. Si par contre vous découvrez cet ouvrage, choisissez bien évidemment cette édition 2024, elle est plus attirante et plus simple à trouver.

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Comment pratiquer la macro créative : technique, composition, esthétique

Vous aimeriez faire de la macro créative mais vous ne savez pas comment aborder la technique photo, quel matériel utiliser, comment composer vos photos et leur donner un aspect plus esthétique ? Denis Dubesset, photographe naturaliste, vous propose de découvrir la macro sous un autre angle, celui de l’art photographique appliqué à la photographie rapprochée. Vous allez apprendre comment vous exprimer sans retenue !

Note : je vous présente ici la seconde édition du livre publié en 2016 à l’origine et entièrement remis à jour en 2023.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique
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Faire de la macro créative : pour qui, pour quoi ?

J’ai déjà commenté de nombreux livres sur la macro. Tous ou presque font référence au matériel nécessaire, à la technique de prise de vue, mais ils laissent souvent de côté la démarche créative qui accompagne cette pratique photo.

Denis Dubesset, photographe professionnel, a pris le parti de faire de ce nouveau livre – voir son précédent ouvrage Les secrets du cadrage photo – un ouvrage destiné à éveiller votre sens créatif. J’apprécie la démarche car si le matériel est important, ce que vous en faites l’est bien plus. Et en macro il est particulièrement difficile d’adopter une démarche qui sorte de l’ordinaire.

De nombreux photographes amateurs se contentent de photographier en macro des plantes et des insectes sans chercher à construire une série, sans construire un projet personnel. Cette accumulation d’images trouverait un sens bien plus fort si chaque image était faite en toute connaissance de cause pour former un ensemble.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

Les secrets de la macro créative : présentation

Le but premier de ce livre est de vous donner les clés pour aller au-delà de la technique et approcher la macro sous un autre angle, plus artistique que technique.

La photographie rapprochée, l’autre nom courant de la macro,  est en effet souvent vue comme technique plus qu’artistique, une approche que je ne valide pas. Denis Dubesset l’a dit à sa façon en quatrième de couverture  :

La photo rapprochée peut être le support d’une expression artistique d’une grande richesse. »

Une citation qui fait suite à celle de la précédente édition, qui vous incitait elle à pratiquer même si vous ne sortez pas de votre jardin :

« En macro le plus petit bout de nature à côté de chez soi est déjà plein de promesses.« 

Inutile d’aller chercher bien loin, oubliez la complexité et adoptez une démarche qui sera le point de départ d’un vrai projet photo.

Les secrets de la macro créative, le contenu

Cette seconde édition n’est pas une simple réimpression du livre initial. Bien que le plan du livre puisse vous paraître proche, tout le contenu est revu, complété pour tenir compte des technologies récentes (comme l’hybride), les photos sont pratiquement toutes nouvelles. Il est rare qu’une seconde édition soit à ce point remaniée.

Les techniques récentes associées à la photo macro font leur apparition, comme le focus stacking.

Le sommaire, parlons-en : vous allez apprendre à adapter votre matériel à vos besoins (chapitre 1), avant d’aborder les différents volets de la macro créative :

  • comment faire naître une idée de photo ou de projet en macro
  • comment composer une photo macro
  • comment jouer avec la lumière et le flou
  • comment profiter de l’eau et des végétaux
  • comment photographier les petits animaux
  • comment acquérir un sens artistique

Notez que les quelques pages de la précédente édition, qui traitaient du tri des photos, du post-traitement et des expositions ont été retirées. Elles n’apportaient pas grand chose de plus, s’agissant de sujets qui méritent un livre à part entière. Je préfère trouver dans cette seconde édition des informations détaillées sur les apports de l’hybride en photo macro, par exemple, c’est bien plus pertinent.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

A qui s’adresse ce livre sur la macro ?

Cet ouvrage s’adresse au photographe débutant en macro qui veut découvrir les bases de cette pratique et les possibilités qu’elle offre.

Il s’adresse aussi aux photographes plus experts qui trouvent leur pratique trop « technique » et cherchent à créer des images plus originales.

Il s’adresse enfin à quiconque pense, comme moi, que la macro créative a gagné ses lettres de noblesse depuis fort longtemps et que cette pratique n’a rien à envier aux pratiques souvent vues comme plus nobles par ceux qui veulent bien les voir ainsi. Qu’ils lisent ce livre pour réaliser qu’ils se trompent.

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Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

La série des interviews de photographes pros continue, et cette fois j’ai le plaisir d’accueillir Christophe Audebert. Je connais Christophe depuis de nombreuses années, nous nous sommes souvent rencontrés, avons échangé plusieurs fois sur nos pratiques.

De plus nous avons un point commun, Christophe vient comme moi du monde de l’industrie, et s’est reconverti pour profiter de sa passion pour la photo. Je luis laisse la parole !

Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 64 ans et suis photographe professionnel depuis 2004 (photo 1).

Je suis installé sur le bassin d’Arcachon. Après avoir passé 20 ans comme responsable marketing et communication, j’ai décidé en 2004 de me consacrer à 100% à ma passion pour la photo et j’ai suivi une formation pendant un an à l’école Spéos, à Paris.

Puis j’ai développé pendant 18 ans une activité comme photographe Corporate.

En parallèle pour mes projets personnels :

J’ai remporté des prix avec la série « Ici et Là » qui met en scène des couples d’amoureux dans des endroits anti-romantiques,

Une deuxième série « Endless Waters » utilisant la technique du bougé intentionnel de l’appareil photo. Celle-ci montre des paysages marins avec un rendu abstrait, quasi pictural.

Et une troisième série primée « Liquid Time », qui montre en pose longue des paysages à la fois urbains (New York, Venise, Paris) et naturels (Islande, France, Royaume-Uni, Irlande, Iles Féroé).

Mon premier livre aux Editions Eyrolles « Les secrets de la pose longue » parait en 2017, puis un deuxième ouvrage fin 2018, « Les secrets du mouvement en photographie » également édité chez Eyrolles.

Je me consacre aujourd’hui à des formations, stages et voyages photo pour enseigner la prise de vue sur le terrain avec en particulier les techniques qui visent à exprimer le mouvement, et la pose longue.

Christophe Audebert

Christophe Audebert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo en pose longue et l’effet de mouvement ? Surtout à une époque qui prône la (sur)netteté des images.

J’étais fasciné par les photos de Michael Kenna, photographe anglais très novateur dans la technique de pose longue.

Ses tirages noir et blanc sont de toute beauté.

D’autres photographes plus récents comme Michael Levin et Joel Tjintjelaar m’ont grandement inspiré.

Notre époque qui prône la (sur)netteté des images ne crée pas pour moi un conflit avec la pose longue, car si les éléments mobiles (nuages, eau…) deviennent flous sur la photo en pose longue, les éléments fixes (maisons, rochers…), eux doivent être parfaitement nets pour que la photo soit réussie.

Quant au mouvement en photographie, je l’ai vraiment découvert pendant mon cursus à l’école Spéos où des travaux devaient être réalisés sur cette thématique.

Pour moi la photographie en tant qu’image fixe a le pouvoir d’être plus évocatrice du mouvement que la vidéo, notamment avec l’utilisation de vitesses lentes.

Sans spoiler ton livre, quelle différence fais-tu entre vitesse lente et pose longue ?

Je vois parfois sur internet des photos de rue avec par exemple un piéton flou accompagné d’un commentaire : « quelle belle pose longue ! ».

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Pour moi il s’agit d’un autre univers : les vitesses lentes.

Elles se différencient de la pose longue dans le sens où la pose longue fait appel à un équipement spécifique (filtres ND, trépied et télécommande) et surtout à un état d’esprit particulier : recherche de lieux qui se prêtent à cette technique, travail soigné de sa composition sur trépied, pratique de la lenteur (certaines photos atteignent 2 minutes voire plus) et de la patience.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Ici pas de photos en mode rafale !!!

Pour revenir aux vitesses lentes, nul besoin d’équipement particulier : il faut d’abord identifier un sujet en mouvement, puis l’exprimer en choisissant une vitesse d’obturation adaptée, souvent inférieure au 1/60 s.

Le sujet en action devient flou : c’est ce qui fait dire à notre cerveau que le sujet est en train de se déplacer.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ? Tu préfères prendre des photos en journée ou le soir (lightpainting ou pas) ?

J’aime bien préparer mes sorties en regardant la topographie sur Google Maps, les marées sur maree.info, la météo sur meteoblue et windy.

Mais parfois en déplacement non programmé, une belle lumière peut guider mon trajet à condition qu’il y ait un sujet derrière.

J’attache beaucoup d’importance à avoir une intention en tête, par exemple exploiter le brouillard pour faire du minimalisme, sortir à un moment de la journée où les gens sont peu présents pour renforcer le côté sauvage, ou au contraire capitaliser sur l’humain à un moment où les personnes sont de sortie.

J’adore retourner régulièrement aux mêmes endroits, notamment près de chez moi, et profiter des opportunités météo.

On vante souvent les belles lumières de début et de fin de journée. Je ne m’en prive pas, surtout sur le Bassin d’Arcachon où les orientations Ouest (coucher de soleil sur l’océan) et Est (lever du jour au cap Ferret), sont parfaites.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

L’heure dorée et l’heure bleue sont mes moments préférés, mais je sors fréquemment en journée, surtout si la qualité des nuages est au rendez vous.

J’y attache une grande importance pour la pose longue: j’ai d’ailleurs développé un chapitre sur ce sujet avec une catégorisation des types de nuages, dans la réédition de mon livre.

Comment se déroule une sortie photo ?

Mon équipement est toujours prêt.

Dans mon sac photo j’emporte systématiquement toutes mes optiques, mes deux boîtiers, batteries chargées et cartes mémoire vidées, le kit de filtres ND et ma télécommande.

Le trépied reste en permanence dans le coffre de ma voiture.

Quand je décide de sortir, j’ai un lieu en tête et un deuxième si les conditions ne s’avèrent pas optimales.

Une fois sur le terrain, j’observe longuement le paysage.

Non seulement ça fait partie du plaisir mais ça aide à bien se positionner par rapport à la lumière et à bien identifier le sujet principal.

En pose longue, je réalise plusieurs prises de vue à des durées différentes en changeant de filtres ND : par exemple 1 seconde, 10 secondes, 30 secondes, 1 minute, 2 minutes…

L’idée est de conserver les textures dans les nuages et sur l’eau avec de courtes poses, et d’aller jusqu’à un rendu épuré avec des durées plus longues.

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Je vais régulièrement visiter des expositions de grands photographes : voir des tirages plutôt que des images sur écran est toujours un plaisir.

J’ai une bonne collection de beaux livres photo, couvrant toutes les disciplines de la photographie.

Quels que soient les domaines (portrait, photo de rue…), on peut y trouver l’inspiration, et même dans les œuvres de peintres.

Je complète par une veille sur Instagram et la presse photo.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? …

Bien qu’il m’arrive de faire des cadrages serrés, j’aime bien montrer le contexte et les ambiances avec un plan large.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

D’une manière générale, j’essaie d’exploiter le potentiel d’une scène, en prenant mon temps, en testant plusieurs compositions et durées.

L’important pour moi est d’avoir donné le maximum lors des prises de vue.

Pas de recherche particulière d’un style. Je considère que celui-ci transparaît à la vue du travail général d’un photographe.

Si mes photos peuvent raconter une histoire, tant mieux mais ce n’est pas une quête systématique.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

En février 2018, je suis parti une semaine avec deux amis photographes pour faire des poses longues en Bretagne.

Nous logions chez l’habitant.

Il a fait beau toute la semaine pratiquement sans nuage.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Le premier jour le propriétaire était ravi de nous annoncer du grand soleil : vous voyez en Bretagne il fait beau !

Secrètement nous espérions des ambiances dramatiques, mais nous n’avons rien laissé paraître.

Le deuxième jour, idem, le propriétaire n’était pas peu fier : « Bonne nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! »

Nous lui avons expliqué ce que nous espérions. Il a compris notre point de vue.

Les matins suivants son annonce avait changé : « Mauvaise nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! ».

Le photographe de paysage n’a pas toujours les mêmes souhaits que les vacanciers !

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ?

Je continue à animer des formations d’une journée sur la pose longue et le mouvement en photographie, en me déplaçant dans les photos clubs de la Fédération Photographique de France partout dans l’hexagone.

En complément, en tant que prestataire d’un agent de voyages photo, je continue d’animer des stages de trois jours au Mont St Michel, St Malo et depuis cette année j’ai ajouté une nouvelle destination : le Bassin d’Arcachon.

Cette région offre un gros potentiel photographique avec des paysages variés (dune du Pilat, ports ostréicoles, plages océanes…).

Je me suis fixé trois axes de travail : photos minimalistes (il y a souvent une absence de premiers plans),

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

photos à l’heure bleue et de nuit (l’orientation plein ouest est idéale)

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

et une série avec une ou deux personnes mises en scène dans les paysages naturels.

Pas de nouveau livre à venir pour l’instant.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Site web: https://www.christopheaudebert.com
Instagram: christopheaudebertphoto
Facebook : christophe.audebert.96

Merci à Christophe qui a bien voulu se prêter au jeu de l’interview, je vous invite à visiter son site et ses réseaux, vous y trouverez des pépites !

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Denis Dubesset, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe

Gildas Lepetit-Castel est photographe, mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Il est aussi enseignant en photographie, formateur, cinéaste, éditeur et auteur de livres de photographie et auteur de livres sur la pratique photo.

Je vous ai souvent parlé de ses livres, comme L’inspiration en photographie ou Les secrets de la photo de rue. J’ai fait la connaissance de Gildas il y a de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de l’interviewer sur le stand Nikon Passion au salon de la photo, nous nous sommes croisés plusieurs fois sur des évènements photo comme le festival VIF de Vincennes.

Lorsque j’ai initié cette série d’interviews de photographes pros, j’ai tout de suite pensé à lui. Il a accepté de jouer le jeu, alors voici ce qu’il faut savoir de son parcours, vous allez adorer !

La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe pro

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

Je m’appelle Gildas Lepetit-Castel, nom d’usage un peu long issu de mes deux parents, mais j’essaie surtout de faire mon propre chemin. La photographie me l’a permis, je devais avoir autour de 18 ans lorsque j’ai découvert la chambre noire et sa magie addictive. Depuis elle structure ma vie.

Je l’enseigne dans des écoles supérieures et à travers des ouvrages techniques pour les éditions Eyrolles, grâce à des visio-conférences (2 cycles par an) ainsi que des workshops dans toute la France.

Je réponds également à des commandes de création par exemple pour le Louvre Lens, tout en tentant de poursuivre ma pratique personnelle, qui prend essentiellement corps sur le papier (tirages, livres…).

Gildas Lepetit-Castel

Gildas Lepetit-Castel © Flore-Willefert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo de rue ?

Au lycée où j’ai découvert la photo, on a eu la chance d’avoir une prof qui ne nous bourrait pas de théorie mais nous faisait marcher dans la ville pour prendre des images.

On peut écrire partout avec la lumière, mais dans la rue elle a une saveur particulière, et surtout une intensité en constant mouvement.

Un voyage à Londres fut également décisif dans mon approche et ma pratique de la photo de rue, je le décrypte d’ailleurs dans un ouvrage sorti tout récemment « LONDRES NOTHING MORE THAN FEELINGS », qui mêle images urbaines atmosphériques noir et blancs et récits.

Comment prépares-tu une sortie photo ?

En général la veille au soir ou très tôt le matin du départ !

Premièrement en préparant une paire de baskets confortables et des chaussettes épaisses. Puis ensuite, dans un petit sac qui n’a pas forcément l’apparence d’un sac photo, je place :

  • 2 boitiers, généralement de vieux reflex EOS (500N ou 300) montés de 50 mm f/1,4,
  • ou selon l’envie ou le projet des appareils demi-format (Olympus PEN EE),
  • quelques films 400 iso,
  • un jeu de piles,
  • un chiffon antistatique
  • et… un baladeur MP3
  • ainsi qu’un livre de poche qui m’inspire pour passer le temps lors du trajet.

Clairement, le plus important dans tout cela c’est le choix du film et le choix de le pousser ou non, il doit me permettre d’obtenir la matière que je souhaite donner formellement au projet. C’est donc lui, associé au développement qui donnera la tonalité souhaitée à mes images.

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NIGHT FOG © Gildas-Lepetit-Castel

Comment se déroule une sortie photo ?

Généralement bien !

Je pars tôt pour ne pas perdre de temps et exploiter toutes les lumières.

Et puis parce que le matin la ville est encore endormie, il s’en dégage une atmosphère flottante propice aux images que j’aime, c’est-à-dire aux rues un peu rêveuses et surtout dénuées de passants.

Je ne prends pas de carte, je marche, marche, marche, et oublie volontairement ma montre pour ne pas compter mon temps… et ça fait partie du jeu : j’aime me perdre pour mieux me retrouver.

Si le temps et le portefeuille me le permettent je reste au moins 2 jours quelque part pour pouvoir appréhender de nuit les espaces et ainsi les percevoir différemment.

J’aime beaucoup les hôtels, ils font partis du voyage et me permettent de travailler confortablement la nuit, de réfléchir, d’écrire, voire de développer en cas d’extrême urgence un film !

Parfois je reviens les poches pleines d’images à développer… Parfois avec très peu d’images. Il n’y a pas de règle, c’est une question de feeling et de rencontres.

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MOI NON PLUS © Gildas-Lepetit-Castel

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration vient généralement avant le départ, à travers mes recherches, mes lectures, les films, les musiques, les œuvres qui me nourrissent quotidiennement.

Ce temps de découverte est essentiel à mon équilibre. Ce sont donc tous ces coups de cœurs qui me guident ensuite naturellement lors de mes déambulations urbaines.

Une peinture restée dans le coin de ma tête peut alors guider un cadrage ou inciter à jouer avec l’éclairage pour retrouver une ambiance …

Un film peut par exemple m’inspirer atmosphère ou même une séquence photographique, etc, etc.

Mais lorsque je crée, je pense rarement de manière isolée, je pense en LIVRE, c’est-à-dire avec des échos entre les images, je cherche à créer une série qui pourra se déployer à travers les pages.

Tu parles aussi d’expiration, ce qui est plutôt unique. Peux-tu préciser la différence que tu fais entre les deux (inspiration/expiration) ?

Oui c’est un peu devenu ma marque de fabrique, mais il faut bien admettre qu’à force d’inspirer il est nécessaire d’expirer !

Expirer des images est un terme que j’avais utilisé dans un monologue pour mon long métrage « Ma Rencontre » (sorti en 2020 et visible en accès libre sur ma chaîne YouTube).

Il m’avait encore plus parlé lors du confinement. On était enfermé et on avait tous envie de respirer hors de chez soi… Pour garder du lien et passer le temps, j’avais lancé des petites vidéos intitulées : « Expirer des images » pour guider les gens à regarder autrement le quotidien et à savoir en extraire des images singulières.

C’est ça pour moi : « expirer des images ».

Réussir à digérer toutes ses inspirations, puis parvenir à creuser dans le double fond des choses qui nous entourent pour enfin en produire (expirer) des images qui nous ressemblent.

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LE RIDEAU LYNCH © Gildas-Lepetit-Castel

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

La seule chose qui est importante à mes yeux c’est la SINCERITE.

A une époque où l’artificiel domine même l’intelligence, la sincérité est primordiale pour moi.

Ceci induit une forme de justesse sensible, liée à mon ressenti, mes sentiments, mes sensations, mes impressions.

Il faut que mon image, sa composition, son cadrage mais aussi et surtout son support, sa taille, sa matière parvienne à retranscrire mes émotions. Je ne cherche pas la belle image qui plaise à tout un chacun mais une image qui véhicule un ressenti.

Tu pratiques aussi la photo argentique. Comment cela influence ta prise de vue ?

Je ne pratique QUE la photo argentique.

J’utilise le numérique (contre qui je n’ai rien) que pour de rares commandes qui seraient, pour des raisons financières ou de timing, impossibles à traiter autrement. Et également lorsque je réalise des films, car je tourne avec un EOS 6D.

L’argentique est MON écriture, je suis incapable de shooter de la même manière, c’est-à-dire aussi naturellement et instinctivement, en numérique.

Les raisons ?

Une question d’habitude, cela fait plus de 20 ans que je vois en argentique, mais également la matière que ce support m’offre sans avoir à la rajouter artificiellement dans des logiciels de post-production.

La latence (le fait de ne pas voir immédiatement l’image et de rester dans le doute) rythme donc ma pratique et engendre une tension que je considère propice à la création.

J’admets que le coût délirant actuel des consommables argentiques me freine quelque peu…

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NAKED NOTES © Gildas-Lepetit-Castel

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à partager ?

J’en ai plein, dans divers registres.

Que ce soit une personne qui t’interpelle froidement parce que tu as osé photographier son ombre et qui te dis bien fort à moultes reprises : « C’est mon ombre ! Vous n’avez pas le droit, c’est mon ombre !! ».

Ou bien une personne qui souhaite (youpi) t’acheter une image mais pour des raisons de lecture / compréhension très personnelles qui n’ont strictement RIEN à voir avec ce que toi tu as vu en déclenchant…

La photo est un médium ouvert et propice aux interprétations les plus folles. C’est une des choses qui rend la pratique de la photo passionnante.

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Ghost Man © Gildas-Lepetit-Castel

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un nouveau livre ??

Il y en a bien plus que je n’ai de temps à y consacrer hélas ! Je travaille énormément, en moyenne 16 h par jour et je dois, pour des raisons financières, faire passer les projets alimentaires en priorité.

Cependant je viens de terminer le gros livre sur l’impact de LONDRES dans mon processus créatif, je viens également de rééditer un petit livre de pensées sur la photo : « NOTES pour expirer des images » et je prépare deux nouveaux ouvrages monographiques ainsi qu’un autre théorique.

Je démarre également comme chaque année un cycle de conférences en visio sur l’histoire et la pratique de la photographie et c’est toujours un immense plaisir d’échanger avec les participants.

Enfin j’espère avoir cette année un peu de temps à consacrer à un nouveau long métrage qui me titille depuis des mois.

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LONDRES feelings © Gildas-Lepetit-Castel

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ?

Un peu partout, je cours partout, sur les réseaux, le vieux Facebook, Instagram et via mon site : www.gildas-lepetit-castel.com, pour toute demande un mail et hop je réponds généralement dans la journée sauf si je suis parti shooter la rue !

Merci à Gildas pour ces réponses, découvrez-le vite via les liens ci-dessus.

Vous aimerez aussi les interviews de Denis Dubesset, de Christophe Audebert et d’Eric Forey.


Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe et auteur

Derrière chaque photographe se cache un parcours, des pratiques, une méthode d’approche et de travail en photographie. Vous aimeriez en savoir plus sur les photographes pros dont vous appréciez les photos ? Voici le parcours de Denis Dubesset, photographe, auteur et amoureux de la nature.

Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe pro

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Denis Dubesset et d’échanger avec lui. Nous avions même animé une conférence en commun lors du Salon de la photo 2019. Bien que n’étant pas photographe naturaliste moi-même, j’apprécie les photos de Denis, tout comme ses livres, et en particulier celui qui n’est jamais bien loin de mon bureau et m’a permis de travailler sur mon style en photographie.

Plutôt que de vous faire un long discours sur Denis, j’ai préféré lui laisser la parole : un questionnaire personnalisé, des réponses en toute transparence, voici l’interview de Denis Dubesset photographe pour Nikon Passion !

Pour commencer, peux-tu te présenter : qui est Denis Dubesset, quelle est ton activité et à qui tu t’adresses ?

J’ai 44 ans, j’habite dans le Var en Provence et je suis passionné de photographie depuis 2008 (photographe professionnel depuis 2012).

Mon activité est multiple :

  • je propose mes services de photographe de reportage,
  • j’expose mon travail personnel lorsque j’en ai l’occasion,
  • je suis rédacteur occasionnel dans la presse spécialisée,
  • je tiens un blog sur la photographie dans lequel j’aborde les thèmes qui m’intéressent le plus (www.33iso.com),
  • je suis formateur
  • et j’ai publié cinq livres aux éditions Eyrolles.

Les thèmes de mes ouvrages sont le cadrage, la photographie rapprochée, le minimalisme et le style en photographie. J’ai eu la chance que tous ces ouvrages soient traduits et diffusés dans divers pays d’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), mais aussi au Brésil.

Enfin, je tiens parfois des conférences dont les thèmes sont liés aux livres que j’ai écrits.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo nature ?

C’est venu tout simplement.

Depuis mon enfance, l’environnement dans lequel j’évolue est naturel. Je n’ai jamais vraiment habité en milieu urbain ou seulement de manière ponctuelle. Depuis toujours, je suis observateur et contemplatif.

C’est principalement pour cette raison que la photographie a été une révélation pour moi : je pouvais donner un support à ma personnalité. C’est instinctivement que j’ai pointé mon objectif vers ce qui me passionnait le plus : la Nature.

Le fil rouge qui lie mon travail est d’ailleurs le regard que pose l’humanité sur la nature et la manière qu’il a de la respecter, de la transformer ou de la détruire.

Denis-Dubesset - Coccinelle

photo (C) Denis Dubesset

Tu t’es aussi spécialisé dans la photo macro et la photo minimaliste (avec en toile de fond la nature). Pourquoi ? Comment ?

Initialement, lorsque je me suis intéressé à la photo, j’ai été captivé (et je le suis toujours) par la possibilité de me servir de l’optique de l’appareil photo pour observer les détails qui nous entourent.

Des détails qui sont parfois peu visibles à l’œil nu et qui échappent au regard des autres. Au départ, j’utilisais mon appareil un peu comme une loupe, pour voir la nature en gros plan, puis c’est devenu une véritable fascination.

D’abord, je me suis spécialisé dans la photo de petits animaux et progressivement, j’ai traité aussi d’autres sujets (végétaux, eau et même la lumière elle-même). À force de voir la nature en gros plan, j’ai pris goût aux formes simples et graphiques. J’ai commencé à opter pour des compositions qui suggèrent les choses plus qu’elles ne montrent.

C’est grâce à la macro que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie minimaliste et à devenir de plus en plus créatif. Par la suite, j’ai souhaité transposer cette esthétique vers la photo dite « classique ». Par exemple, il est généralement admis que les compositions de paysage doivent fourmiller de détails alors que moi, je recherche constamment à utiliser le moins de motifs possible.

Denis-Dubesset - deux fleurs

photo (C) Denis Dubesset

Comment prépares-tu une sortie photo ? As-tu toujours un objectif macro avec toi ? Même si tu cherches à faire de la photo minimaliste ?

Dans les premiers temps, je voulais que mon sujet apparaisse le plus nettement possible sur mes clichés dans la droite lignée de l’école naturaliste (afin de déterminer l’espèce animale ou l’essence végétale photographiée).

Mais après quelques années, mes préoccupations ont donc changé. Je me sentais encombré par la quantité de matériel que j’emportais avec moi (trépieds, éclairages artificiels, diffuseurs…). En même temps que mes goûts esthétiques ont évolué vers des compositions épurées, j’ai allégé mon matériel.

Maintenant, il est très fréquent que je n’emporte avec moi que mon boitier (Nikon bien sûr) et mon objectif photo. J’aime bien le sigma 150 mm macro pour sa longueur focale me permettant d’obtenir de beaux flous sans faire de concessions sur le piqué de l’image.

J’emporte parfois plus de matériel (bagues allonge, trépied, lampe led), mais lorsque je le fais, j’essaie d’être peu encombré pour ne pas interférer sur ma liberté de mouvement. J’aime en effet prendre des positions un peu alambiquées pour obtenir des angles de vue atypiques.

Du coup, comment se déroule une sortie photo ?

Je ne vais pas toujours au même endroit. Selon les moments de l’année, la nature nous offre différents spectacles. En macro, la saison chaude (à partir du printemps) est évidemment plus généreuse, car on rencontre dans la nature énormément de sujets, mais en hiver, j’essaie de sortir de temps en temps afin de traiter des thèmes différents. Les formes végétales, la glace, les mousses ou les champignons sont autant de sujets fascinants.

Lors de mes sorties, j’ai parfois une idée en tête (sujet spécifique), mais bien souvent, je me laisse guider par ce que je rencontre. Il n’y a pas de règle. Parfois, au bout de quelques mètres je trouve quelque chose d’intéressant. D’autres fois, je marche longtemps avant de rencontrer un détail qui m’interpelle.

Denis-Dubesset - maison neige

photo (C) Denis Dubesset

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Ce n’est pas forcément simple de répondre à cette question. L’inspiration est quelquefois généreuse, tandis qu’elle nous délaisse à certains moments. C’est évidemment la nature qui m’inspire et je ne fais que « cadrer au bon endroit ».

Il arrive que nous ayons l’impression de faire toujours un peu les mêmes images et puis un déclic se produit et nous faisons une découverte qui change notre perception des choses. C’est alors tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

Dans mon livre « les secrets de la macro créative 2ᵉ édition » je donne le maximum d’astuces et d’exemples pour ne pas être en panne d’idée. Je fais un tour d’horizon d’un maximum de sujets en expliquant à chaque fois les différentes façons d’aborder chaque sujet.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? … Tu as d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

J’essaie de prendre des clichés dans lesquels les spectateurs vont avoir envie d’entrer et de projeter leur imaginaire.

Cela passe souvent par la recherche d’une atmosphère, d’une lumière singulière. Je revendique une filiation (en toute humilité bien sûr) avec les peintres impressionnistes, mais aussi les estampes des peintres asiatiques Hiroshige ou Hokusai ou encore les « peintres chinois de la voie excentrique ».

Mes clichés seraient un peu un mixte entre ces courants. Lors d’expositions, mes images provoquent parfois un questionnement. S’agit-il de photo ou de peinture ? Bien que je ne la recherche pas, cette ambiguïté ne me gêne pas.

Denis-Dubesset - Libélule

photo (C) Denis Dubesset

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre ?

Je suis en train d’écrire un livre d’un nouveau genre, toujours sur l’apprentissage de la photographie. Je suis désolé de ne pas pouvoir en dire plus, mais pour l’instant ce n’est pas encore assez abouti pour en exposer les détails (mars 2023). J’espère arriver au bout de ce projet d’ici à la fin de l’année.

J’ai aussi finalisé un ouvrage intitulé « Contes et légendes de Bord de mer ». Dans ce travail, je suis parti d’un projet dont le thème était le bord de mer. À partir des photographies que j’ai pu faire, j’ai ensuite imaginé des histoires. Les textes viennent donc illustrer les photos plutôt que l’inverse.

Je suis également en train de monter une exposition dans le cadre de l’événement Art et Vin. J’indiquerai le lieu prochainement sur les réseaux sociaux.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ?

Pour toute demande sur mes livres, pour une formation, un conseil ou autre, vous pouvez me suivre  :

Enfin mon site internet de photographe est https://www.denisdubesset.com/

Merci à Denis d’avoir bien voulu jouer le jeu de l’interview.

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Christophe Audebert, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


Comment réussir une pose longue en photo, le guide

Faire de la pose longue vous permet de prendre des photos appréciées pour le rendu très particulier qu’elles offrent quand une partie du sujet est en mouvement. Cette technique convient aux étendues d’eau, aux rivières et cascades, mais il y a plein d’autres possibilités pour la mettre à profit.

Christophe Audebert a mis à jour son guide « Les secrets de la pose longue » paru en 2017. Abordant la pratique photographique et l’analyse d’images, cette seconde édition s’impose si vous ne possédez pas déjà la première.

Comment faire de la pose longue

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Les secrets de la pose longue, présentation du guide

Ce guide s’inscrit dans la collection « Les secrets de … » des éditions Eyrolles. Cette collection rassemble de nombreux ouvrages dédiés chacun à un domaine de la photographie. Loin des guides pour débuter et apprendre la photo, ils sont écrits par des photographes experts de leur sujet qui vous livrent des notions avancées sur leur thème de prédilection.

Pour ce qui est de faire de la pose longue, c’est Christophe Audebert que l’on retrouve aux commandes, cette technique étant une de ses spécialités (avec la gestion du mouvement en photo).

Dans cette seconde édition, Christophe a mis l’accent sur les deux problématiques principales que vous rencontrez lorsque vous voulez vous frotter à la pose longue :

  • la mise en œuvre sur le terrain, les réglages associés et les accessoires nécessaires,
  • le travail sur l’image finale.

Les 4 parties déjà présentes dans la première édition du livre sont reprises et complétées pour certaines :

  • quels sont les sujets qui se prêtent à la pose longue,
  • quel est l’équipement nécessaire pour faire de la pose longue,
  • quelles sont les techniques de prise de vue pour la pose longue, 
  • comment post-traiter les photos en pose longue. 

Chaque chapitre est joliment illustré des photos de l’auteur qui n’est pas avare de conseils pour vous aider à comprendre, assimiler, appliquer et finaliser.

Quels sujets pour la pose longue

Comment faire de la pose longue

La première partie du livre vous présente une série de sujets photographiés de façon classique comme en pose longue. Vous comprendrez ce que cette technique peut vous apporter en terme de résultat final, la comparaison saute aux yeux. Vous apprendrez à sélectionner les sujets qui conviennent le mieux à ces images particulières.

L’auteur commence par vous livrer des clés de compréhension sur la pose longue. Avant de parler technique, il est en effet important de comprendre quel va être, par exemple, l’impact du temps de pose (long …) sur le rendu des images (pages 3 à 17).

Ce chapitre comprend des indications précises, comme le tableau de la page 17 dans lequel vous allez comprendre l’influence de la durée d’exposition sur le sujet quand il s’agit de :

  • surfaces aquatiques,
  • nuages,
  • personnes et véhicules en mouvement.

Quel équipement faut-il vraiment ?

Comment faire de la pose longue

Faire de la pose longue nécessite un minimum de matériel. Il faut en effet pouvoir gérer des temps de pose variant de quelques secondes à quelques minutes, disposer d’un trépied et d’une télécommande (ou d’une application autorisant le déclenchement à distance).

Sachez que lorsque la lumière est importante, vous serez amené à utiliser un filtre ND. Vous apprendrez à les choisir en page 20 (en savoir plus sur les filtres ND).

Je vous invite à copier les tableaux comme celui de la page 27 dans lequel vous trouvez les correspondances entre le nombre de stops (en savoir plus sur les stops) et le temps de pose. Ils vous seront utiles sur le terrain et vous n’aurez pas à porter le livre dans le sac photo.

Les sujets adaptés

Toutes les scènes ne conviennent pas pour faire de la pose longue. La mer est LE sujet de prédilection, aussi bien que les rivières, lacs et chutes d’eau.

Vous découvrirez que les montagnes, la campagne et la ville ne sont pas en reste. La pose longue peut devenir une technique de plus à votre service pour faire disparaître un premier plan trop présent ou désordonné comme le flux de circulation au pied d’un immeuble.

Cette seconde édition comporte 12 pages supplémentaires dans lesquelles l’auteur vous apprend à étudier la nature des nuages et à avoir lesquels sont bons pour la pose longue, lesquels ne le sont pas.

Comment faire de la pose longue

Passons à la pratique dès la page 73. Christophe Audebert vous aide à préparer votre sortie et vous propose une check-list pour ne rien oublier avant de partir. Vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour :

  • repérer les lieux,
  • vérifier le matériel de prise de vue,
  • choisir et emporter les accessoires photo,
  • emporter les accessoires hors photo,
  • sauvegarder vos photos sur le terrain.

Vous apprendrez à faire les bons réglages, à choisir le bon format de fichier et à gérer au mieux le bruit numérique qui prennd une place très importante en pose longue.

Cadrage et composition ont leur importance aussi, d’autant plus qu’il est complexe de multiplier les vues « au cas où » du fait de la durée du temps de pose.

Les 10 étapes essentielles

Comment faire de la pose longue

J’ai apprécié la mise en perspective faite à partir de la page 87 sous forme d’étapes. Vous avez à disposition un condensé de ce qu’il vous faut faire, dans le bon ordre, pour réussir vos photos en pose longue :

  1. imprégnation sur le terrain,
  2. réglages du boîtier (en particulier gestion du bruit ISO),
  3. cadrage et composition,
  4. photo de référence,
  5. verrouillage de la mise au point (vous ne pouvez pas utiliser l’autofocus de façon classique),
  6. choix du filtre ND,
  7. placement du filtre ND,
  8. occultation du viseur (important)
  9. déclenchement de la pose longue,
  10. vérification du rendu (critique !)

Post-traitement des photos en pose longue

Il est temps de finir le travail. Les photos en pose longue demandent une finition qu’il vous faut faire avec un logiciel de traitement d’images.

L’auteur vous montre comment procéder et vous livre son flux de travail dans Lightroom Classic. Vous verrez que ce traitement est à votre portée et donnera à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Pour aller plus loin, Christophe Audebert vous livre des conseils pour utiliser Photoshop comme le module complémentaire Silver Efex Pro (dans la Nik Collection by DxO) pour les photos en noir et blanc.

Exemples de photos en pose longue

Rien de tel que de voir des photos pour apprendre. J’ai apprécié le dernier chapitre dans lequel Christophe Audebert présente les regards de trois photographes spécialistes de la pose longue.

Vous y découvrirez leur univers, tous différents, et vous trouverez comme moi des idées pour réaliser vos propres photos :

Je vous invite également à lire l’interview de Christophe Audebert, et à découvrir mon dossier pour réussir une pose longue en photo.

Mon avis sur Les secrets de la pose longue

Ce guide pratique va vous permettre de faire le tour du sujet sans devoir ingurgiter des centaines de pages. Grâce aux nombreuses illustrations, aux tableaux de référence et à un contenu textuel pertinent, Christophe Audebert fait le tour du sujet sans en faire ni trop ni trop peu.

Le format de l’ouvrage vous permet de le glisser dans votre sac photo pour avoir les références avec vous sur le terrain si vous n’avez pas choisi de recopier les informations importantes et tableaux. L’impression sur papier glacé, la reliure et la qualité de réalisation font de ce livre un ouvrage de référence sur la pose longue. Je rappelle toutefois que si vous possédez déjà la première édition, cette seconde édition ne vous est pas indispensable. Dans le doute si vous avez les deux éditions sous la main, optez pour la seconde mise à jour et complétée.

Proposé au tarif très abordable de 23 euros , ce livre vous évitera les erreurs du débutant (achat d’accessoires inutiles ou inadaptés par exemple) et sera bien vite amorti si vous vous intéressez à la pose longue.

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