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Comment pratiquer la macro créative : technique, composition, esthétique

Vous aimeriez faire de la macro créative mais vous ne savez pas comment aborder la technique photo, quel matériel utiliser, comment composer vos photos et leur donner un aspect plus esthétique ? Denis Dubesset, photographe naturaliste, vous propose de découvrir la macro sous un autre angle, celui de l’art photographique appliqué à la photographie rapprochée. Vous allez apprendre comment vous exprimer sans retenue !

Note : je vous présente ici la seconde édition du livre publié en 2016 à l’origine et entièrement remis à jour en 2023.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique
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Faire de la macro créative : pour qui, pour quoi ?

J’ai déjà commenté de nombreux livres sur la macro. Tous ou presque font référence au matériel nécessaire, à la technique de prise de vue, mais ils laissent souvent de côté la démarche créative qui accompagne cette pratique photo.

Denis Dubesset, photographe professionnel, a pris le parti de faire de ce nouveau livre – voir son précédent ouvrage Les secrets du cadrage photo – un ouvrage destiné à éveiller votre sens créatif. J’apprécie la démarche car si le matériel est important, ce que vous en faites l’est bien plus. Et en macro il est particulièrement difficile d’adopter une démarche qui sorte de l’ordinaire.

De nombreux photographes amateurs se contentent de photographier en macro des plantes et des insectes sans chercher à construire une série, sans construire un projet personnel. Cette accumulation d’images trouverait un sens bien plus fort si chaque image était faite en toute connaissance de cause pour former un ensemble.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

Les secrets de la macro créative : présentation

Le but premier de ce livre est de vous donner les clés pour aller au-delà de la technique et approcher la macro sous un autre angle, plus artistique que technique.

La photographie rapprochée, l’autre nom courant de la macro,  est en effet souvent vue comme technique plus qu’artistique, une approche que je ne valide pas. Denis Dubesset l’a dit à sa façon en quatrième de couverture  :

La photo rapprochée peut être le support d’une expression artistique d’une grande richesse. »

Une citation qui fait suite à celle de la précédente édition, qui vous incitait elle à pratiquer même si vous ne sortez pas de votre jardin :

« En macro le plus petit bout de nature à côté de chez soi est déjà plein de promesses.« 

Inutile d’aller chercher bien loin, oubliez la complexité et adoptez une démarche qui sera le point de départ d’un vrai projet photo.

Les secrets de la macro créative, le contenu

Cette seconde édition n’est pas une simple réimpression du livre initial. Bien que le plan du livre puisse vous paraître proche, tout le contenu est revu, complété pour tenir compte des technologies récentes (comme l’hybride), les photos sont pratiquement toutes nouvelles. Il est rare qu’une seconde édition soit à ce point remaniée.

Les techniques récentes associées à la photo macro font leur apparition, comme le focus stacking.

Le sommaire, parlons-en : vous allez apprendre à adapter votre matériel à vos besoins (chapitre 1), avant d’aborder les différents volets de la macro créative :

  • comment faire naître une idée de photo ou de projet en macro
  • comment composer une photo macro
  • comment jouer avec la lumière et le flou
  • comment profiter de l’eau et des végétaux
  • comment photographier les petits animaux
  • comment acquérir un sens artistique

Notez que les quelques pages de la précédente édition, qui traitaient du tri des photos, du post-traitement et des expositions ont été retirées. Elles n’apportaient pas grand chose de plus, s’agissant de sujets qui méritent un livre à part entière. Je préfère trouver dans cette seconde édition des informations détaillées sur les apports de l’hybride en photo macro, par exemple, c’est bien plus pertinent.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

A qui s’adresse ce livre sur la macro ?

Cet ouvrage s’adresse au photographe débutant en macro qui veut découvrir les bases de cette pratique et les possibilités qu’elle offre.

Il s’adresse aussi aux photographes plus experts qui trouvent leur pratique trop « technique » et cherchent à créer des images plus originales.

Il s’adresse enfin à quiconque pense, comme moi, que la macro créative a gagné ses lettres de noblesse depuis fort longtemps et que cette pratique n’a rien à envier aux pratiques souvent vues comme plus nobles par ceux qui veulent bien les voir ainsi. Qu’ils lisent ce livre pour réaliser qu’ils se trompent.

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Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

La série des interviews de photographes pros continue, et cette fois j’ai le plaisir d’accueillir Christophe Audebert. Je connais Christophe depuis de nombreuses années, nous nous sommes souvent rencontrés, avons échangé plusieurs fois sur nos pratiques.

De plus nous avons un point commun, Christophe vient comme moi du monde de l’industrie, et s’est reconverti pour profiter de sa passion pour la photo. Je luis laisse la parole !

Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 64 ans et suis photographe professionnel depuis 2004 (photo 1).

Je suis installé sur le bassin d’Arcachon. Après avoir passé 20 ans comme responsable marketing et communication, j’ai décidé en 2004 de me consacrer à 100% à ma passion pour la photo et j’ai suivi une formation pendant un an à l’école Spéos, à Paris.

Puis j’ai développé pendant 18 ans une activité comme photographe Corporate.

En parallèle pour mes projets personnels :

J’ai remporté des prix avec la série « Ici et Là » qui met en scène des couples d’amoureux dans des endroits anti-romantiques,

Une deuxième série « Endless Waters » utilisant la technique du bougé intentionnel de l’appareil photo. Celle-ci montre des paysages marins avec un rendu abstrait, quasi pictural.

Et une troisième série primée « Liquid Time », qui montre en pose longue des paysages à la fois urbains (New York, Venise, Paris) et naturels (Islande, France, Royaume-Uni, Irlande, Iles Féroé).

Mon premier livre aux Editions Eyrolles « Les secrets de la pose longue » parait en 2017, puis un deuxième ouvrage fin 2018, « Les secrets du mouvement en photographie » également édité chez Eyrolles.

Je me consacre aujourd’hui à des formations, stages et voyages photo pour enseigner la prise de vue sur le terrain avec en particulier les techniques qui visent à exprimer le mouvement, et la pose longue.

Christophe Audebert

Christophe Audebert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo en pose longue et l’effet de mouvement ? Surtout à une époque qui prône la (sur)netteté des images.

J’étais fasciné par les photos de Michael Kenna, photographe anglais très novateur dans la technique de pose longue.

Ses tirages noir et blanc sont de toute beauté.

D’autres photographes plus récents comme Michael Levin et Joel Tjintjelaar m’ont grandement inspiré.

Notre époque qui prône la (sur)netteté des images ne crée pas pour moi un conflit avec la pose longue, car si les éléments mobiles (nuages, eau…) deviennent flous sur la photo en pose longue, les éléments fixes (maisons, rochers…), eux doivent être parfaitement nets pour que la photo soit réussie.

Quant au mouvement en photographie, je l’ai vraiment découvert pendant mon cursus à l’école Spéos où des travaux devaient être réalisés sur cette thématique.

Pour moi la photographie en tant qu’image fixe a le pouvoir d’être plus évocatrice du mouvement que la vidéo, notamment avec l’utilisation de vitesses lentes.

Sans spoiler ton livre, quelle différence fais-tu entre vitesse lente et pose longue ?

Je vois parfois sur internet des photos de rue avec par exemple un piéton flou accompagné d’un commentaire : « quelle belle pose longue ! ».

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Pour moi il s’agit d’un autre univers : les vitesses lentes.

Elles se différencient de la pose longue dans le sens où la pose longue fait appel à un équipement spécifique (filtres ND, trépied et télécommande) et surtout à un état d’esprit particulier : recherche de lieux qui se prêtent à cette technique, travail soigné de sa composition sur trépied, pratique de la lenteur (certaines photos atteignent 2 minutes voire plus) et de la patience.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Ici pas de photos en mode rafale !!!

Pour revenir aux vitesses lentes, nul besoin d’équipement particulier : il faut d’abord identifier un sujet en mouvement, puis l’exprimer en choisissant une vitesse d’obturation adaptée, souvent inférieure au 1/60 s.

Le sujet en action devient flou : c’est ce qui fait dire à notre cerveau que le sujet est en train de se déplacer.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ? Tu préfères prendre des photos en journée ou le soir (lightpainting ou pas) ?

J’aime bien préparer mes sorties en regardant la topographie sur Google Maps, les marées sur maree.info, la météo sur meteoblue et windy.

Mais parfois en déplacement non programmé, une belle lumière peut guider mon trajet à condition qu’il y ait un sujet derrière.

J’attache beaucoup d’importance à avoir une intention en tête, par exemple exploiter le brouillard pour faire du minimalisme, sortir à un moment de la journée où les gens sont peu présents pour renforcer le côté sauvage, ou au contraire capitaliser sur l’humain à un moment où les personnes sont de sortie.

J’adore retourner régulièrement aux mêmes endroits, notamment près de chez moi, et profiter des opportunités météo.

On vante souvent les belles lumières de début et de fin de journée. Je ne m’en prive pas, surtout sur le Bassin d’Arcachon où les orientations Ouest (coucher de soleil sur l’océan) et Est (lever du jour au cap Ferret), sont parfaites.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

L’heure dorée et l’heure bleue sont mes moments préférés, mais je sors fréquemment en journée, surtout si la qualité des nuages est au rendez vous.

J’y attache une grande importance pour la pose longue: j’ai d’ailleurs développé un chapitre sur ce sujet avec une catégorisation des types de nuages, dans la réédition de mon livre.

Comment se déroule une sortie photo ?

Mon équipement est toujours prêt.

Dans mon sac photo j’emporte systématiquement toutes mes optiques, mes deux boîtiers, batteries chargées et cartes mémoire vidées, le kit de filtres ND et ma télécommande.

Le trépied reste en permanence dans le coffre de ma voiture.

Quand je décide de sortir, j’ai un lieu en tête et un deuxième si les conditions ne s’avèrent pas optimales.

Une fois sur le terrain, j’observe longuement le paysage.

Non seulement ça fait partie du plaisir mais ça aide à bien se positionner par rapport à la lumière et à bien identifier le sujet principal.

En pose longue, je réalise plusieurs prises de vue à des durées différentes en changeant de filtres ND : par exemple 1 seconde, 10 secondes, 30 secondes, 1 minute, 2 minutes…

L’idée est de conserver les textures dans les nuages et sur l’eau avec de courtes poses, et d’aller jusqu’à un rendu épuré avec des durées plus longues.

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Je vais régulièrement visiter des expositions de grands photographes : voir des tirages plutôt que des images sur écran est toujours un plaisir.

J’ai une bonne collection de beaux livres photo, couvrant toutes les disciplines de la photographie.

Quels que soient les domaines (portrait, photo de rue…), on peut y trouver l’inspiration, et même dans les œuvres de peintres.

Je complète par une veille sur Instagram et la presse photo.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? …

Bien qu’il m’arrive de faire des cadrages serrés, j’aime bien montrer le contexte et les ambiances avec un plan large.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

D’une manière générale, j’essaie d’exploiter le potentiel d’une scène, en prenant mon temps, en testant plusieurs compositions et durées.

L’important pour moi est d’avoir donné le maximum lors des prises de vue.

Pas de recherche particulière d’un style. Je considère que celui-ci transparaît à la vue du travail général d’un photographe.

Si mes photos peuvent raconter une histoire, tant mieux mais ce n’est pas une quête systématique.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

En février 2018, je suis parti une semaine avec deux amis photographes pour faire des poses longues en Bretagne.

Nous logions chez l’habitant.

Il a fait beau toute la semaine pratiquement sans nuage.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Le premier jour le propriétaire était ravi de nous annoncer du grand soleil : vous voyez en Bretagne il fait beau !

Secrètement nous espérions des ambiances dramatiques, mais nous n’avons rien laissé paraître.

Le deuxième jour, idem, le propriétaire n’était pas peu fier : « Bonne nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! »

Nous lui avons expliqué ce que nous espérions. Il a compris notre point de vue.

Les matins suivants son annonce avait changé : « Mauvaise nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! ».

Le photographe de paysage n’a pas toujours les mêmes souhaits que les vacanciers !

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ?

Je continue à animer des formations d’une journée sur la pose longue et le mouvement en photographie, en me déplaçant dans les photos clubs de la Fédération Photographique de France partout dans l’hexagone.

En complément, en tant que prestataire d’un agent de voyages photo, je continue d’animer des stages de trois jours au Mont St Michel, St Malo et depuis cette année j’ai ajouté une nouvelle destination : le Bassin d’Arcachon.

Cette région offre un gros potentiel photographique avec des paysages variés (dune du Pilat, ports ostréicoles, plages océanes…).

Je me suis fixé trois axes de travail : photos minimalistes (il y a souvent une absence de premiers plans),

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

photos à l’heure bleue et de nuit (l’orientation plein ouest est idéale)

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

et une série avec une ou deux personnes mises en scène dans les paysages naturels.

Pas de nouveau livre à venir pour l’instant.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Site web: https://www.christopheaudebert.com
Instagram: christopheaudebertphoto
Facebook : christophe.audebert.96

Merci à Christophe qui a bien voulu se prêter au jeu de l’interview, je vous invite à visiter son site et ses réseaux, vous y trouverez des pépites !

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Denis Dubesset, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe

Gildas Lepetit-Castel est photographe, mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Il est aussi enseignant en photographie, formateur, cinéaste, éditeur et auteur de livres de photographie et auteur de livres sur la pratique photo.

Je vous ai souvent parlé de ses livres, comme L’inspiration en photographie ou Les secrets de la photo de rue. J’ai fait la connaissance de Gildas il y a de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de l’interviewer sur le stand Nikon Passion au salon de la photo, nous nous sommes croisés plusieurs fois sur des évènements photo comme le festival VIF de Vincennes.

Lorsque j’ai initié cette série d’interviews de photographes pros, j’ai tout de suite pensé à lui. Il a accepté de jouer le jeu, alors voici ce qu’il faut savoir de son parcours, vous allez adorer !

La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe pro

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

Je m’appelle Gildas Lepetit-Castel, nom d’usage un peu long issu de mes deux parents, mais j’essaie surtout de faire mon propre chemin. La photographie me l’a permis, je devais avoir autour de 18 ans lorsque j’ai découvert la chambre noire et sa magie addictive. Depuis elle structure ma vie.

Je l’enseigne dans des écoles supérieures et à travers des ouvrages techniques pour les éditions Eyrolles, grâce à des visio-conférences (2 cycles par an) ainsi que des workshops dans toute la France.

Je réponds également à des commandes de création par exemple pour le Louvre Lens, tout en tentant de poursuivre ma pratique personnelle, qui prend essentiellement corps sur le papier (tirages, livres…).

Gildas Lepetit-Castel

Gildas Lepetit-Castel © Flore-Willefert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo de rue ?

Au lycée où j’ai découvert la photo, on a eu la chance d’avoir une prof qui ne nous bourrait pas de théorie mais nous faisait marcher dans la ville pour prendre des images.

On peut écrire partout avec la lumière, mais dans la rue elle a une saveur particulière, et surtout une intensité en constant mouvement.

Un voyage à Londres fut également décisif dans mon approche et ma pratique de la photo de rue, je le décrypte d’ailleurs dans un ouvrage sorti tout récemment « LONDRES NOTHING MORE THAN FEELINGS », qui mêle images urbaines atmosphériques noir et blancs et récits.

Comment prépares-tu une sortie photo ?

En général la veille au soir ou très tôt le matin du départ !

Premièrement en préparant une paire de baskets confortables et des chaussettes épaisses. Puis ensuite, dans un petit sac qui n’a pas forcément l’apparence d’un sac photo, je place :

  • 2 boitiers, généralement de vieux reflex EOS (500N ou 300) montés de 50 mm f/1,4,
  • ou selon l’envie ou le projet des appareils demi-format (Olympus PEN EE),
  • quelques films 400 iso,
  • un jeu de piles,
  • un chiffon antistatique
  • et… un baladeur MP3
  • ainsi qu’un livre de poche qui m’inspire pour passer le temps lors du trajet.

Clairement, le plus important dans tout cela c’est le choix du film et le choix de le pousser ou non, il doit me permettre d’obtenir la matière que je souhaite donner formellement au projet. C’est donc lui, associé au développement qui donnera la tonalité souhaitée à mes images.

NIGHT-FOG-Gildas-Lepetit-Castel

NIGHT FOG © Gildas-Lepetit-Castel

Comment se déroule une sortie photo ?

Généralement bien !

Je pars tôt pour ne pas perdre de temps et exploiter toutes les lumières.

Et puis parce que le matin la ville est encore endormie, il s’en dégage une atmosphère flottante propice aux images que j’aime, c’est-à-dire aux rues un peu rêveuses et surtout dénuées de passants.

Je ne prends pas de carte, je marche, marche, marche, et oublie volontairement ma montre pour ne pas compter mon temps… et ça fait partie du jeu : j’aime me perdre pour mieux me retrouver.

Si le temps et le portefeuille me le permettent je reste au moins 2 jours quelque part pour pouvoir appréhender de nuit les espaces et ainsi les percevoir différemment.

J’aime beaucoup les hôtels, ils font partis du voyage et me permettent de travailler confortablement la nuit, de réfléchir, d’écrire, voire de développer en cas d’extrême urgence un film !

Parfois je reviens les poches pleines d’images à développer… Parfois avec très peu d’images. Il n’y a pas de règle, c’est une question de feeling et de rencontres.

MOI-NON-PLUS-Gildas-Lepetit-Castel

MOI NON PLUS © Gildas-Lepetit-Castel

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration vient généralement avant le départ, à travers mes recherches, mes lectures, les films, les musiques, les œuvres qui me nourrissent quotidiennement.

Ce temps de découverte est essentiel à mon équilibre. Ce sont donc tous ces coups de cœurs qui me guident ensuite naturellement lors de mes déambulations urbaines.

Une peinture restée dans le coin de ma tête peut alors guider un cadrage ou inciter à jouer avec l’éclairage pour retrouver une ambiance …

Un film peut par exemple m’inspirer atmosphère ou même une séquence photographique, etc, etc.

Mais lorsque je crée, je pense rarement de manière isolée, je pense en LIVRE, c’est-à-dire avec des échos entre les images, je cherche à créer une série qui pourra se déployer à travers les pages.

Tu parles aussi d’expiration, ce qui est plutôt unique. Peux-tu préciser la différence que tu fais entre les deux (inspiration/expiration) ?

Oui c’est un peu devenu ma marque de fabrique, mais il faut bien admettre qu’à force d’inspirer il est nécessaire d’expirer !

Expirer des images est un terme que j’avais utilisé dans un monologue pour mon long métrage « Ma Rencontre » (sorti en 2020 et visible en accès libre sur ma chaîne YouTube).

Il m’avait encore plus parlé lors du confinement. On était enfermé et on avait tous envie de respirer hors de chez soi… Pour garder du lien et passer le temps, j’avais lancé des petites vidéos intitulées : « Expirer des images » pour guider les gens à regarder autrement le quotidien et à savoir en extraire des images singulières.

C’est ça pour moi : « expirer des images ».

Réussir à digérer toutes ses inspirations, puis parvenir à creuser dans le double fond des choses qui nous entourent pour enfin en produire (expirer) des images qui nous ressemblent.

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LE RIDEAU LYNCH © Gildas-Lepetit-Castel

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

La seule chose qui est importante à mes yeux c’est la SINCERITE.

A une époque où l’artificiel domine même l’intelligence, la sincérité est primordiale pour moi.

Ceci induit une forme de justesse sensible, liée à mon ressenti, mes sentiments, mes sensations, mes impressions.

Il faut que mon image, sa composition, son cadrage mais aussi et surtout son support, sa taille, sa matière parvienne à retranscrire mes émotions. Je ne cherche pas la belle image qui plaise à tout un chacun mais une image qui véhicule un ressenti.

Tu pratiques aussi la photo argentique. Comment cela influence ta prise de vue ?

Je ne pratique QUE la photo argentique.

J’utilise le numérique (contre qui je n’ai rien) que pour de rares commandes qui seraient, pour des raisons financières ou de timing, impossibles à traiter autrement. Et également lorsque je réalise des films, car je tourne avec un EOS 6D.

L’argentique est MON écriture, je suis incapable de shooter de la même manière, c’est-à-dire aussi naturellement et instinctivement, en numérique.

Les raisons ?

Une question d’habitude, cela fait plus de 20 ans que je vois en argentique, mais également la matière que ce support m’offre sans avoir à la rajouter artificiellement dans des logiciels de post-production.

La latence (le fait de ne pas voir immédiatement l’image et de rester dans le doute) rythme donc ma pratique et engendre une tension que je considère propice à la création.

J’admets que le coût délirant actuel des consommables argentiques me freine quelque peu…

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NAKED NOTES © Gildas-Lepetit-Castel

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à partager ?

J’en ai plein, dans divers registres.

Que ce soit une personne qui t’interpelle froidement parce que tu as osé photographier son ombre et qui te dis bien fort à moultes reprises : « C’est mon ombre ! Vous n’avez pas le droit, c’est mon ombre !! ».

Ou bien une personne qui souhaite (youpi) t’acheter une image mais pour des raisons de lecture / compréhension très personnelles qui n’ont strictement RIEN à voir avec ce que toi tu as vu en déclenchant…

La photo est un médium ouvert et propice aux interprétations les plus folles. C’est une des choses qui rend la pratique de la photo passionnante.

Ghost Man-Gildas-Lepetit-Castel

Ghost Man © Gildas-Lepetit-Castel

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un nouveau livre ??

Il y en a bien plus que je n’ai de temps à y consacrer hélas ! Je travaille énormément, en moyenne 16 h par jour et je dois, pour des raisons financières, faire passer les projets alimentaires en priorité.

Cependant je viens de terminer le gros livre sur l’impact de LONDRES dans mon processus créatif, je viens également de rééditer un petit livre de pensées sur la photo : « NOTES pour expirer des images » et je prépare deux nouveaux ouvrages monographiques ainsi qu’un autre théorique.

Je démarre également comme chaque année un cycle de conférences en visio sur l’histoire et la pratique de la photographie et c’est toujours un immense plaisir d’échanger avec les participants.

Enfin j’espère avoir cette année un peu de temps à consacrer à un nouveau long métrage qui me titille depuis des mois.

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LONDRES feelings © Gildas-Lepetit-Castel

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ?

Un peu partout, je cours partout, sur les réseaux, le vieux Facebook, Instagram et via mon site : www.gildas-lepetit-castel.com, pour toute demande un mail et hop je réponds généralement dans la journée sauf si je suis parti shooter la rue !

Merci à Gildas pour ces réponses, découvrez-le vite via les liens ci-dessus.

Vous aimerez aussi les interviews de Denis Dubesset, de Christophe Audebert et d’Eric Forey.


Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe et auteur

Derrière chaque photographe se cache un parcours, des pratiques, une méthode d’approche et de travail en photographie. Vous aimeriez en savoir plus sur les photographes pros dont vous appréciez les photos ? Voici le parcours de Denis Dubesset, photographe, auteur et amoureux de la nature.

Photo nature, macro et minimaliste : interview de Denis Dubesset, photographe pro

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de rencontrer Denis Dubesset et d’échanger avec lui. Nous avions même animé une conférence en commun lors du Salon de la photo 2019. Bien que n’étant pas photographe naturaliste moi-même, j’apprécie les photos de Denis, tout comme ses livres, et en particulier celui qui n’est jamais bien loin de mon bureau et m’a permis de travailler sur mon style en photographie.

Plutôt que de vous faire un long discours sur Denis, j’ai préféré lui laisser la parole : un questionnaire personnalisé, des réponses en toute transparence, voici l’interview de Denis Dubesset photographe pour Nikon Passion !

Pour commencer, peux-tu te présenter : qui est Denis Dubesset, quelle est ton activité et à qui tu t’adresses ?

J’ai 44 ans, j’habite dans le Var en Provence et je suis passionné de photographie depuis 2008 (photographe professionnel depuis 2012).

Mon activité est multiple :

  • je propose mes services de photographe de reportage,
  • j’expose mon travail personnel lorsque j’en ai l’occasion,
  • je suis rédacteur occasionnel dans la presse spécialisée,
  • je tiens un blog sur la photographie dans lequel j’aborde les thèmes qui m’intéressent le plus (www.33iso.com),
  • je suis formateur
  • et j’ai publié cinq livres aux éditions Eyrolles.

Les thèmes de mes ouvrages sont le cadrage, la photographie rapprochée, le minimalisme et le style en photographie. J’ai eu la chance que tous ces ouvrages soient traduits et diffusés dans divers pays d’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), mais aussi au Brésil.

Enfin, je tiens parfois des conférences dont les thèmes sont liés aux livres que j’ai écrits.

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo nature ?

C’est venu tout simplement.

Depuis mon enfance, l’environnement dans lequel j’évolue est naturel. Je n’ai jamais vraiment habité en milieu urbain ou seulement de manière ponctuelle. Depuis toujours, je suis observateur et contemplatif.

C’est principalement pour cette raison que la photographie a été une révélation pour moi : je pouvais donner un support à ma personnalité. C’est instinctivement que j’ai pointé mon objectif vers ce qui me passionnait le plus : la Nature.

Le fil rouge qui lie mon travail est d’ailleurs le regard que pose l’humanité sur la nature et la manière qu’il a de la respecter, de la transformer ou de la détruire.

Denis-Dubesset - Coccinelle

photo (C) Denis Dubesset

Tu t’es aussi spécialisé dans la photo macro et la photo minimaliste (avec en toile de fond la nature). Pourquoi ? Comment ?

Initialement, lorsque je me suis intéressé à la photo, j’ai été captivé (et je le suis toujours) par la possibilité de me servir de l’optique de l’appareil photo pour observer les détails qui nous entourent.

Des détails qui sont parfois peu visibles à l’œil nu et qui échappent au regard des autres. Au départ, j’utilisais mon appareil un peu comme une loupe, pour voir la nature en gros plan, puis c’est devenu une véritable fascination.

D’abord, je me suis spécialisé dans la photo de petits animaux et progressivement, j’ai traité aussi d’autres sujets (végétaux, eau et même la lumière elle-même). À force de voir la nature en gros plan, j’ai pris goût aux formes simples et graphiques. J’ai commencé à opter pour des compositions qui suggèrent les choses plus qu’elles ne montrent.

C’est grâce à la macro que j’ai commencé à m’intéresser à la photographie minimaliste et à devenir de plus en plus créatif. Par la suite, j’ai souhaité transposer cette esthétique vers la photo dite « classique ». Par exemple, il est généralement admis que les compositions de paysage doivent fourmiller de détails alors que moi, je recherche constamment à utiliser le moins de motifs possible.

Denis-Dubesset - deux fleurs

photo (C) Denis Dubesset

Comment prépares-tu une sortie photo ? As-tu toujours un objectif macro avec toi ? Même si tu cherches à faire de la photo minimaliste ?

Dans les premiers temps, je voulais que mon sujet apparaisse le plus nettement possible sur mes clichés dans la droite lignée de l’école naturaliste (afin de déterminer l’espèce animale ou l’essence végétale photographiée).

Mais après quelques années, mes préoccupations ont donc changé. Je me sentais encombré par la quantité de matériel que j’emportais avec moi (trépieds, éclairages artificiels, diffuseurs…). En même temps que mes goûts esthétiques ont évolué vers des compositions épurées, j’ai allégé mon matériel.

Maintenant, il est très fréquent que je n’emporte avec moi que mon boitier (Nikon bien sûr) et mon objectif photo. J’aime bien le sigma 150 mm macro pour sa longueur focale me permettant d’obtenir de beaux flous sans faire de concessions sur le piqué de l’image.

J’emporte parfois plus de matériel (bagues allonge, trépied, lampe led), mais lorsque je le fais, j’essaie d’être peu encombré pour ne pas interférer sur ma liberté de mouvement. J’aime en effet prendre des positions un peu alambiquées pour obtenir des angles de vue atypiques.

Du coup, comment se déroule une sortie photo ?

Je ne vais pas toujours au même endroit. Selon les moments de l’année, la nature nous offre différents spectacles. En macro, la saison chaude (à partir du printemps) est évidemment plus généreuse, car on rencontre dans la nature énormément de sujets, mais en hiver, j’essaie de sortir de temps en temps afin de traiter des thèmes différents. Les formes végétales, la glace, les mousses ou les champignons sont autant de sujets fascinants.

Lors de mes sorties, j’ai parfois une idée en tête (sujet spécifique), mais bien souvent, je me laisse guider par ce que je rencontre. Il n’y a pas de règle. Parfois, au bout de quelques mètres je trouve quelque chose d’intéressant. D’autres fois, je marche longtemps avant de rencontrer un détail qui m’interpelle.

Denis-Dubesset - maison neige

photo (C) Denis Dubesset

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Ce n’est pas forcément simple de répondre à cette question. L’inspiration est quelquefois généreuse, tandis qu’elle nous délaisse à certains moments. C’est évidemment la nature qui m’inspire et je ne fais que « cadrer au bon endroit ».

Il arrive que nous ayons l’impression de faire toujours un peu les mêmes images et puis un déclic se produit et nous faisons une découverte qui change notre perception des choses. C’est alors tout un nouveau monde qui s’ouvre à nous.

Dans mon livre « les secrets de la macro créative 2ᵉ édition » je donne le maximum d’astuces et d’exemples pour ne pas être en panne d’idée. Je fais un tour d’horizon d’un maximum de sujets en expliquant à chaque fois les différentes façons d’aborder chaque sujet.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? … Tu as d’ailleurs écrit un livre sur le sujet.

J’essaie de prendre des clichés dans lesquels les spectateurs vont avoir envie d’entrer et de projeter leur imaginaire.

Cela passe souvent par la recherche d’une atmosphère, d’une lumière singulière. Je revendique une filiation (en toute humilité bien sûr) avec les peintres impressionnistes, mais aussi les estampes des peintres asiatiques Hiroshige ou Hokusai ou encore les « peintres chinois de la voie excentrique ».

Mes clichés seraient un peu un mixte entre ces courants. Lors d’expositions, mes images provoquent parfois un questionnement. S’agit-il de photo ou de peinture ? Bien que je ne la recherche pas, cette ambiguïté ne me gêne pas.

Denis-Dubesset - Libélule

photo (C) Denis Dubesset

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un projet de livre ?

Je suis en train d’écrire un livre d’un nouveau genre, toujours sur l’apprentissage de la photographie. Je suis désolé de ne pas pouvoir en dire plus, mais pour l’instant ce n’est pas encore assez abouti pour en exposer les détails (mars 2023). J’espère arriver au bout de ce projet d’ici à la fin de l’année.

J’ai aussi finalisé un ouvrage intitulé « Contes et légendes de Bord de mer ». Dans ce travail, je suis parti d’un projet dont le thème était le bord de mer. À partir des photographies que j’ai pu faire, j’ai ensuite imaginé des histoires. Les textes viennent donc illustrer les photos plutôt que l’inverse.

Je suis également en train de monter une exposition dans le cadre de l’événement Art et Vin. J’indiquerai le lieu prochainement sur les réseaux sociaux.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ?

Pour toute demande sur mes livres, pour une formation, un conseil ou autre, vous pouvez me suivre  :

Enfin mon site internet de photographe est https://www.denisdubesset.com/

Merci à Denis d’avoir bien voulu jouer le jeu de l’interview.

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Christophe Audebert, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


Comment réussir une pose longue en photo, le guide

Faire de la pose longue vous permet de prendre des photos appréciées pour le rendu très particulier qu’elles offrent quand une partie du sujet est en mouvement. Cette technique convient aux étendues d’eau, aux rivières et cascades, mais il y a plein d’autres possibilités pour la mettre à profit.

Christophe Audebert a mis à jour son guide « Les secrets de la pose longue » paru en 2017. Abordant la pratique photographique et l’analyse d’images, cette seconde édition s’impose si vous ne possédez pas déjà la première.

Comment faire de la pose longue

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Les secrets de la pose longue, présentation du guide

Ce guide s’inscrit dans la collection « Les secrets de … » des éditions Eyrolles. Cette collection rassemble de nombreux ouvrages dédiés chacun à un domaine de la photographie. Loin des guides pour débuter et apprendre la photo, ils sont écrits par des photographes experts de leur sujet qui vous livrent des notions avancées sur leur thème de prédilection.

Pour ce qui est de faire de la pose longue, c’est Christophe Audebert que l’on retrouve aux commandes, cette technique étant une de ses spécialités (avec la gestion du mouvement en photo).

Dans cette seconde édition, Christophe a mis l’accent sur les deux problématiques principales que vous rencontrez lorsque vous voulez vous frotter à la pose longue :

  • la mise en œuvre sur le terrain, les réglages associés et les accessoires nécessaires,
  • le travail sur l’image finale.

Les 4 parties déjà présentes dans la première édition du livre sont reprises et complétées pour certaines :

  • quels sont les sujets qui se prêtent à la pose longue,
  • quel est l’équipement nécessaire pour faire de la pose longue,
  • quelles sont les techniques de prise de vue pour la pose longue, 
  • comment post-traiter les photos en pose longue. 

Chaque chapitre est joliment illustré des photos de l’auteur qui n’est pas avare de conseils pour vous aider à comprendre, assimiler, appliquer et finaliser.

Quels sujets pour la pose longue

Comment faire de la pose longue

La première partie du livre vous présente une série de sujets photographiés de façon classique comme en pose longue. Vous comprendrez ce que cette technique peut vous apporter en terme de résultat final, la comparaison saute aux yeux. Vous apprendrez à sélectionner les sujets qui conviennent le mieux à ces images particulières.

L’auteur commence par vous livrer des clés de compréhension sur la pose longue. Avant de parler technique, il est en effet important de comprendre quel va être, par exemple, l’impact du temps de pose (long …) sur le rendu des images (pages 3 à 17).

Ce chapitre comprend des indications précises, comme le tableau de la page 17 dans lequel vous allez comprendre l’influence de la durée d’exposition sur le sujet quand il s’agit de :

  • surfaces aquatiques,
  • nuages,
  • personnes et véhicules en mouvement.

Quel équipement faut-il vraiment ?

Comment faire de la pose longue

Faire de la pose longue nécessite un minimum de matériel. Il faut en effet pouvoir gérer des temps de pose variant de quelques secondes à quelques minutes, disposer d’un trépied et d’une télécommande (ou d’une application autorisant le déclenchement à distance).

Sachez que lorsque la lumière est importante, vous serez amené à utiliser un filtre ND. Vous apprendrez à les choisir en page 20 (en savoir plus sur les filtres ND).

Je vous invite à copier les tableaux comme celui de la page 27 dans lequel vous trouvez les correspondances entre le nombre de stops (en savoir plus sur les stops) et le temps de pose. Ils vous seront utiles sur le terrain et vous n’aurez pas à porter le livre dans le sac photo.

Les sujets adaptés

Toutes les scènes ne conviennent pas pour faire de la pose longue. La mer est LE sujet de prédilection, aussi bien que les rivières, lacs et chutes d’eau.

Vous découvrirez que les montagnes, la campagne et la ville ne sont pas en reste. La pose longue peut devenir une technique de plus à votre service pour faire disparaître un premier plan trop présent ou désordonné comme le flux de circulation au pied d’un immeuble.

Cette seconde édition comporte 12 pages supplémentaires dans lesquelles l’auteur vous apprend à étudier la nature des nuages et à avoir lesquels sont bons pour la pose longue, lesquels ne le sont pas.

Comment faire de la pose longue

Passons à la pratique dès la page 73. Christophe Audebert vous aide à préparer votre sortie et vous propose une check-list pour ne rien oublier avant de partir. Vous y trouverez tout ce qu’il vous faut pour :

  • repérer les lieux,
  • vérifier le matériel de prise de vue,
  • choisir et emporter les accessoires photo,
  • emporter les accessoires hors photo,
  • sauvegarder vos photos sur le terrain.

Vous apprendrez à faire les bons réglages, à choisir le bon format de fichier et à gérer au mieux le bruit numérique qui prennd une place très importante en pose longue.

Cadrage et composition ont leur importance aussi, d’autant plus qu’il est complexe de multiplier les vues « au cas où » du fait de la durée du temps de pose.

Les 10 étapes essentielles

Comment faire de la pose longue

J’ai apprécié la mise en perspective faite à partir de la page 87 sous forme d’étapes. Vous avez à disposition un condensé de ce qu’il vous faut faire, dans le bon ordre, pour réussir vos photos en pose longue :

  1. imprégnation sur le terrain,
  2. réglages du boîtier (en particulier gestion du bruit ISO),
  3. cadrage et composition,
  4. photo de référence,
  5. verrouillage de la mise au point (vous ne pouvez pas utiliser l’autofocus de façon classique),
  6. choix du filtre ND,
  7. placement du filtre ND,
  8. occultation du viseur (important)
  9. déclenchement de la pose longue,
  10. vérification du rendu (critique !)

Post-traitement des photos en pose longue

Il est temps de finir le travail. Les photos en pose longue demandent une finition qu’il vous faut faire avec un logiciel de traitement d’images.

L’auteur vous montre comment procéder et vous livre son flux de travail dans Lightroom Classic. Vous verrez que ce traitement est à votre portée et donnera à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Pour aller plus loin, Christophe Audebert vous livre des conseils pour utiliser Photoshop comme le module complémentaire Silver Efex Pro (dans la Nik Collection by DxO) pour les photos en noir et blanc.

Exemples de photos en pose longue

Rien de tel que de voir des photos pour apprendre. J’ai apprécié le dernier chapitre dans lequel Christophe Audebert présente les regards de trois photographes spécialistes de la pose longue.

Vous y découvrirez leur univers, tous différents, et vous trouverez comme moi des idées pour réaliser vos propres photos :

Je vous invite également à lire l’interview de Christophe Audebert, et à découvrir mon dossier pour réussir une pose longue en photo.

Mon avis sur Les secrets de la pose longue

Ce guide pratique va vous permettre de faire le tour du sujet sans devoir ingurgiter des centaines de pages. Grâce aux nombreuses illustrations, aux tableaux de référence et à un contenu textuel pertinent, Christophe Audebert fait le tour du sujet sans en faire ni trop ni trop peu.

Le format de l’ouvrage vous permet de le glisser dans votre sac photo pour avoir les références avec vous sur le terrain si vous n’avez pas choisi de recopier les informations importantes et tableaux. L’impression sur papier glacé, la reliure et la qualité de réalisation font de ce livre un ouvrage de référence sur la pose longue. Je rappelle toutefois que si vous possédez déjà la première édition, cette seconde édition ne vous est pas indispensable. Dans le doute si vous avez les deux éditions sous la main, optez pour la seconde mise à jour et complétée.

Proposé au tarif très abordable de 23 euros , ce livre vous évitera les erreurs du débutant (achat d’accessoires inutiles ou inadaptés par exemple) et sera bien vite amorti si vous vous intéressez à la pose longue.

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Comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune, l’astrophotographie par Thierry Legault

Vous rêvez de savoir comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune ?  Saviez-vous qu’en matière d’astrophotographie « les résultats obtenus aujourd’hui en numérique par les amateurs surpassent les photographies prises il y a quelques décennies depuis les plus grands observatoires » ? Tout vous est donc permis.

Dans cette quatrième édition du guide de l’astrophotographie, dont le contenu est quasiment identique à la troisième édition, Thierry Legault vous livre ses conseils pour faire des photos d’étoiles et de la lune, de la prise de vue au post-traitement.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

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Astrophotographie : comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

J’hésite à qualifier cet ouvrage de guide tant la qualité des photos d’illustration réalisées par l’auteur est grande. Il faut dire que Thierry Legault n’en est pas à son coup d’essai. Astrophotographe amateur de renommée mondiale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Les secrets de l’astrophoto et il écrit dans de nombreux magazines spécialisés en France comme aux Etats-Unis.

La quatrième édition de cet ouvrage de référence sur l’astrophotographie ne manque pas d’intérêt. Le livre en lui-même est un bel objet, bien imprimé sur un papier brillant qui met en valeur les photos. Le format supérieur à celui des guides photo habituels le classe à part, proche des beaux livres de photographies.

C’est pourtant bien d’un guide technique dont il s’agit, ce que vous allez réaliser dès les premières pages.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Le sommaire très détaillé liste l’ensemble des sujets abordés, du choix du matériel au traitement de vos photos (et à la détection des défauts) :

  • l’astrophotographie sans instrument
  • les appareils de prise de vue et leur fonctionnement
  • les défauts et la correction des images
  • les techniques instrumentales
  • les planètes et la lune
  • le soleil
  • le ciel profond

Chacun de ces chapitres vous présente une quantité d’informations importante, le texte est dense, accompagné de très nombreuses illustrations. Arnaud Frich qui a participé à la réalisation de l’ouvrage vous permet de découvrir tous les matériels cités par l’auteur en photo, de façon très détaillée là-aussi.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Un monde d’amateurs … experts !

L’astrophotographie telle que la pratique l’auteur est assez éloignée des simples photos de lunes et d’étoiles que vous pouvez voir passer sur les réseaux sociaux. Il s’agit d’images de qualité professionnelle, faisant appel pour leur réalisation à des notions pointues et des équipements qui ne le sont pas moins.

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

Vous allez par exemple découvrir pourquoi une caméra CCD peut vous servir tout autant qu’un reflex ou un hybride. Et pourquoi tous les reflex et hybrides actuels peuvent être utilisés dans la mesure où ils disposent du format RAW, de la pose B, du mode manuel et de l’affichage de l’histogramme (tout le reste est superflu en astrophotographie).

Le chapitre consacré aux défauts et correction des images est un des plus pertinents – et utiles !

Thierry Legault vous explique les différents défauts liés au matériel d’acquisition de l’image (par exemple signal thermique et signal d’offset), ou comment faire un dark pour diminuer le bruit numérique en ayant pris soin de gérer les sources de bruit au préalable.

Il s’agit ici de notions complexes (par exemple la technique du compositage par médiane) qu’il vous faut connaître si vous voulez faire partie vous-aussi des experts. Rassurez-vous, tout y est et si vous prenez le temps d’assimiler ces différentes notions vous allez passer un cap certain !

Astrophotographie, comment faire des photos du ciel, des étoiles et de la lune

A qui s’adresse ce livre ?

A la différence du guide Les Secrets de l’astrophoto du même auteur, cet ouvrage s’adresse à des photographes experts, désireux de parfaire leur technique et de découvrir les trucs de pros qui vont les aider sur le terrain comme devant leur ordinateur.

Il vous faudra un minimum de connaissances en technique photo et en astronomie pour tirer le maximum de ce guide, mais si c’est votre cas allez-y les yeux fermés. Les 39,90 euros qu’il vous en coûtera seront un investissement certain.

Si vous êtes plus novice mais que vous souhaitez vous mettre à l’astrophotographie, vous allez pouvoir comprendre les tenants et aboutissants de cette pratique et faire les meilleurs choix dès le départ.

Si vous avez des ambitions plus limitées, je vous conseille plutôt l’autre ouvrage de Thierry Legault plus didactique et abordable.

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Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Comment capturer des moments de vie, faire des photos de famille, immortaliser une fête ou un événement entre proches tout en donnant à vos photos un aspect créatif, en adoptant un style résolument moderne ? Découvrez ce qu’est la photo lifestyle, comment vous pouvez intégrer cette approche dans votre pratique et quels sont les principes à connaître et respecter.

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La photo Lifestyle : de quoi parle-t-on ?

Lorsque vous éprouvez l’envie de photographier les gens comme vos proches, deux façons de faire s’offrent à vous :

  • vous organisez une séance photo dans un espace approprié, voire un studio, avec quelques accessoires d’éclairage,
  • vous faites cette séance en mode reportage, sans accessoire d’éclairage particulier, de façon spontanée.

Cette deuxième façon de procéder définit au mieux ce qu’est la photo lifestyle. C’est ce style de prise de vue que Baptiste Dulac, photographe, vous présente dans la seconde édition de son livre paru dans la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles.

Pourquoi vous intéresser à la photo lifestyle ? Parce qu’elle correspond à une réalité, c’est une démarche commune de nos jours, et un besoin. Ce besoin, c’est celui de l’authenticité, l’envie de s’éloigner du portrait posé, plus académique. La photo lifestyle pourrait même être définie comme transverse, comme un style plus qu’un domaine particulier puisqu’on va le retrouver aussi bien en photo sociale qu’en photo de mariage ou en photo de voyage.

Un dernier critère définit la photo lifestyle, et non des moindres. Il s’agit de photographier des gens, de saisir des scènes de vie, de capturer des moments d’émotion.

Vous vous sentez bien timide face à votre modèle, connu ou non, lorsque vous voulez faire un portrait ? Intéressez-vous à la photo lifestyle et vous allez voir que cette timidité va bien vite disparaître puisque cette approche va vous permettre, à l’inverse du portrait posé, de saisir des scènes de vie, ce qui est toujours plus accessible.

Enfin, notez que la photo lifestyle est aussi une démarche artistique, un jeu créatif avec la lumière, un travail sur la composition et la mise en valeur de vos sujets.

Vous voulez donner un nouvel élan à votre pratique de la photo de famille ? Lisez la suite.

Comment faire de la photo Lifestyle et capturer des moments de vie dans un cadre naturel

Ce que vous allez découvrir dans ce livre

Comme chacun des ouvrages de cette collection « Les secrets de … », ce livre vous initie à une pratique particulière de la photographie. S’agissant de la photo lifestyle, vous allez donc découvrir :

  • le contexte, pourquoi cette pratique, ce qu’elle va vous apporter,
  • comment aborder ce type de prise de vue, et vous sentir en confiance,
  • quel matériel photo utiliser (vous allez voir qu’il n’est guère coûteux),
  • comment vous comporter pour créer les conditions nécessaires et mettre vos sujets à l’aise.

En complément, parce que la photo lifestyle reste une pratique créative, vous allez apprendre :

  • à cadrer (choisir ce qui va entrer dans le cadre),
  • à composer vos images (disposer les différents éléments composant l’image),
  • à gérer la lumière (artificielle la plupart du temps, mais le flash aussi en intérieur),
  • à traiter vos images (le post-traitement fait partie intégrante du processus créatif).

Photo lifestyle : l’émotion avant tout

Dans cette seconde édition du livre paru initialement en 202, Baptiste Dulac a remanié une partie du contenu, réorganisé certains chapitres afin d’apporter toujours plus de logique et de favoriser votre apprentissage.

Le précédent chapitre 4 sur « L’émotion avant tout » se retrouve en introduction dans le premier chapitre. Une différence qui peut vous sembler minime si vous avez déjà lu ce livre mais qui permettra à ceux qui le découvrent de réaliser que la technique passe souvent au second plan en photographie, pour laisser la place aux sentiments, à l’émotion.

Puisque cette pratique photographique laisse une grande place à l’interaction que vous allez être capable de créer avec vos sujets, apprenez à faire ressortir l’émotion de la scène photographiée. C’est votre rôle, en tant que photographe, de donner quelques directions à vos sujets, mais aussi et surtout, de les mettre en situation de donner l’image d’eux qu’ils veulent bien vous donner.

Dans le nouveau chapitre 3, partie centrale du livre qui m’est apparue comme la plus pertinente et justifie à elle seule la lecture, Baptiste Dulac s’attache à vous livrer les grands principes qu’il applique lors de ses prises de vues.

Vous allez découvrir par exemple que la musique prend une part importante et qu’elle lui permet de mettre ses sujets à l’aise. Vous allez aussi découvrir comment diriger vos sujets sans en donner l’impression. Comment les faire interagir les uns avec les autres, faire participer les enfants pour obtenir des photos sur le vif de leurs parents, comment tirer profit d’un moment qui se déroule bien pour multiplier les prises de vues et créer des photos différentes.

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Composition et cadrage

Dans le chapitre 4, vous allez découvrir comment la composition et le cadrage sont des fondamentaux à maîtriser pour réussir vos photos lifestyle. Ce type de photo a quelques particularités comme l’isolement du sujet par rapport au fond (grande ouverture et faible profondeur de champ), la tonalité des images (balance des blancs élevée), le type de cadrage prend toute son importance. Devez-vous :

  • cadrer serré ?
  • cadrer large ?
  • en plongée ?
  • en contre-plongée ?

Chaque possibilité est détaillée, illustrée (le livre présente de nombreuses photos, c’est un point fort) et l’auteur vous donne les avantages et inconvénients de chacun de ces choix.

Gestion de la lumière

Au chapitre 5 c’est de lumière dont il s’agit. Outre le fait de savoir exposer, il va vous falloir apprendre à déterminer la qualité de la lumière, son orientation, sa couleur.

Vous allez voir quels sont les réglages que choisit l’auteur pour aboutir au résultat final (vous remarquerez combien ses photos présentent toutes une tonalité très chaude, ce n’est pas que l’effet de la lumière, voir pourquoi page 47).

Le post-traitement

Si Baptiste Dulac fait en sorte de s’approcher du résultat final en réglant au mieux son boîtier, il ne néglige pas pour autant le post-traitement.

Dans cet ultime chapitre du livre, il vous montre comment utiliser Lightroom pour affiner le traitement de l’image, lui donner un caractère encore plus personnel, comment créer votre style et en faire un preset que vous allez ensuite pouvoir réutiliser pour gagner du temps.

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Mon avis sur « Les secrets de la photo lifestyle »

Lorsque je commente un livre, j’ai pour habitude de le survoler dans un premier temps, avant de le lire plus en détail. Puis je le compare aux autres livres que j’ai pu lire sur le même thème (j’en ai quelques centaines en référence). Je peux alors réagir, et c’est très personnel, en vous disant si ce livre m’a marqué, m’a inspiré, ou m’a laissé plus indifférent.

Celui-ci m’a donné envie, déjà, et m’a surtout donné de nombreuses idées. Il y a bien sûr des notions connues, quelques digressions sur le matériel photo et l’hybride Canon de l’auteur (clin d’œil aux canonistes qui me liront), mais ce n’est en rien contrariant à la lecture. J’y ai plus vu une passion qu’a Baptiste Dulac pour la photographie qu’une volonté de parler matériel.

J’ai apprécié que chacun des chapitres reste centré sur le sujet, sans être trop généraliste, il y a suffisamment de livres généralistes par ailleurs. Composer, cadrer, ajuster l’exposition, oui, mais avec la pratique lifestyle en tête, c’est important.

Ce livre s’adresse à vous si vous aimez faire des photos de vos proches, des portraits, des photos d’enfants, des photos de fêtes ou d’événements familiaux, et que vous photos actuelles vous laissent un arrière goût d’inachevé.

Il s’adresse aussi à vous si vous souhaitez vous mettre à la photo sociale, si vous êtes un peu timide ou manquez d’idée et de savoir-faire.

Si vous avez déjà parcouru la première édition, sachez que cette édition reste très proche, la dépense n’est pas justifiée.

Pour finir, si vous pensez comme moi que les êtres humains sont l’avenir de l’humanité, quoi de mieux, pour un photographe, que d’immortaliser leurs meilleurs moments ? C’est ce que Baptiste Dulac vous invite à faire !

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Comment faire de la photo de rue : approche, pratique et editing, le guide

Comment faire de la photo de rue, quel matériel choisir, quel comportement adopter ? Le guide Les secrets de la photo de rue de Gildas Lepetit-Castel vous dit tout et vous invite à réfléchir au sujet pour mieux vous lancer.

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

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Les livres de photographie et les expositions traitant de la photo de rue – ou Street Photography – sont nombreux, sans compter les vidéos et reportages TV.

La photo de rue n’est pourtant pas une pratique simple : il vous faut y consacrer du temps et un certain savoir-faire pour obtenir autre chose que de simples photos de la rue. Si cette pratique vous intéresse, alors le cette seconde édition du livre de de Gildas Lepetit-Castel va probablement occuper une bonne place sur votre table de nuit (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant) !

Comment faire de la photo de rue ? De la technique, un peu, beaucoup … pas trop !

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

La première partie du livre est, de façon assez classique, dédiée aux choix techniques que le photographe de rue amateur va devoir faire : boîtier, objectifs, accessoires, logiciels.

Gildas Lepetit-Castel, photographe et enseignant, passe en revue les différents composants primordiaux du photographe de rue. Vous allez voir que ce n’est pas la dépense qui compte mais plutôt un choix judicieux des bons instruments. Certains vont même vous surprendre tel le smartphone qui pourra vous dépanner si vous n’avez rien d’autre sur vous (les images smartphone de Patrice Bellot en fin d’ouvrage sont à voir !).

La photo de rue, peut-être plus que toute autre pratique photographique, fait avant tout appel à la sensibilité du photographe, à l’acuité de son regard, à l’émotion qu’il est capable de ressentir et de traduire en image. Et beaucoup aussi à cette patience qu’il vous faudra avoir pour tomber nez à nez avec l’image à ne pas manquer.

Des exemples et des regards

La technique c’est bien mais point trop n’en faut. La seconde partie du guide est entièrement consacrée aux exemples. C’est celle que j’ai le plus appréciée car c’est la plus instructive.

Non pas que les chapitres techniques ne soient pas pertinents, mais on trouve ces renseignements par ailleurs. Par contre découvrir des photos de rue, avoir l’explication de l’auteur, savoir pourquoi il a choisi de faire cette photo, pourquoi il l’a retenu à l’editing, est quelque chose de bien plus intéressant.

Des exercices pratiques

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Tous les appareils photo actuels peuvent faire des photos techniquement correctes. Mais tous les photographes ne font pas de bonnes photos.

Ce n’est qu’en cultivant votre regard, en observant, en étudiant, en copiant que vous parviendrez à progresser. Je retiens cette phrase de l’auteur qui nous dit que « au-delà de la culture visuelle fondamentale, il faut aussi faire ses gammes » (page 153).

C’est donc l’objet du chapitre 9 que de vous inciter à bouger : la série d’exercices proposée vous permettra de pratiquer car « seule la pratique permet d’acquérir les bons réflexes dans des situations réelles« .

Au programme vous aurez donc à suivre onze exercices concrets comme connaître votre boitier et vous pencher sur votre quotidien ou encore profiter de la foule et penser en ombre et lumière.

Autres regards sur la photo de rue

Comment faire de la photo de rue, le guide de Gildas Lepetit-Castel

Ce guide se termine par plusieurs interviews de photographes francophones dont certains se sont fait une spécialité de la photo de rue. Vous en reconnaîtrez certains dont Bernard Plossu ou Jean-Christophe Béchet et vous découvrirez autant d’univers différents.

En conclusion

S’il fallait retenir un message fort de ce livre, je dirais que c’est probablement cette phrase qu’il vous faut noter dans un coin de votre carnet de bord :

« être constamment en quête du boîtier ou de l’objectif dernier cri ne sert à rien … Seul votre regard compte. Le matériel doit s’inscrire comme étant le prolongement de votre œil.« 

J’ai déjà apprécié plusieurs guides sur la photo de rue, dont l’excellent ouvrage de David Gibson. Ce guide de Gildas Lepetit-Castel s’inscrit dans la lignée de ces livres à consulter régulièrement, pour s’éduquer, ouvrir son esprit et, au final, progresser.

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Le storytelling en photographie ou comment raconter une histoire avec vos photos

Vous pouvez montrer vos photos une par une, sur votre site ou sur les réseaux. Mais pour attirer l’attention, mieux vaut raconter une histoire avec vos photos, ce qui les rend bien plus attractives. Cet art narratif s’appelle le storytelling en photographie. Voici ce que cela signifie et comment faire.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

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Raconter une histoire avec vos photos : qu’est-ce que le storytelling en photographie ?

Vous faites des photos. Par centaines ou milliers. Pour les faire, vous avez plusieurs possibilités :

  • déclencher en réagissant à ce qui vous passe devant les yeux, la photo de vacances, par exemple,
  • partir avec une idée en tête et chercher des sujets qui correspondent, la série photo.

Ou …

  • ne pas vous reposer sur le hasard,
  • ne pas chercher des sujets identiques.

Mais raconter une histoire. Comme vous le feriez si vous écriviez un journal de voyage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

« Attends, série de photos, histoires, storytelling en photographie, tu te la racontes un peu l’histoire là non ?? » Non.

Une série est basée sur la répétition. D’un thème, d’un motif, d’une couleur, d’un graphisme, d’un sujet. Une histoire est basée sur le récit.

Une série n’a ni début ni fin. Vous pouvez décider de la terminer un jour, ou pas. Et dans ce cas, vous la complétez.

Une histoire a un début et une fin. Comme un livre ou un film.

Les 3 composantes nécessaires pour raconter une histoire avec vos photos sont :

  • un lieu,
  • un personnage ou un ensemble de personnages,
  • un événement.

L’histoire la plus connue à raconter en photo, c’est le mariage :

  • un lieu : la mairie,
  • deux personnages : les mariés,
  • un événement : la cérémonie.

Vous commencez à comprendre ce qu’est le storytelling en photographie ?

Découvrir le guide Les secrets de la photo de mariage

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie
Le storytelling en photographie ne s’improvise pas. Raconter une histoire en photo nécessite d’avoir pensé au script avant. Vous devez penser à un début, un déroulement et une fin (introduction, développement, conclusion, ça vous rappelle quelque chose ?).

Ne cherchez pas à en faire trop. Un bon storytelling en photographie n’a pas besoin de complications. Restez simple. Mais n’oubliez pas : la fin de l’histoire doit fonctionner en écho avec le début de l’histoire.

Lorsque vous préparez votre récit, faites la liste des personnages, des évènements et des lieux. Des scènes correspondantes. Pensez-y comme si vous écriviez. Dans votre langage à vous, parce que c’est votre histoire.

Traduisez votre récit en critères photographiques : focale, profondeur de champ, exposition, composition, traitement … Ce sont vos éléments de langage.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

Si vous ne savez pas comment passer un cap en photo pour développer votre démarche, intéressez-vous au storytelling en photographie, ce terme anglais qui signifie « raconter une histoire ». Finn Beales est un photographe dont c’est la spécialité.

Il a publié un livre pas très cher (21 euros) qui vous livre les outils essentiels et une méthode en cinq étapes pour raconter des histoires avec vos photos.

Voici ce que vous allez apprendre sur le storytelling en photographie :

  • comment présenter vos photos et négocier la vente de l’histoire si vous êtes professionnel,
  • comment préparer le récit photographique, l’outil indispensable (qui ne coûte rien) et les deux étapes à respecter,
  • comment gérer la prise de vue, quel que soit votre style et votre matériel photo ( même si c’est un smartphone),
  • comment éditer vos photos, les organiser et les techniques clés pour sortir du lot,
  • comment livrer vos photos, les montrer, pour que l’histoire soit mise en valeur.

Comment raconter une histoire avec vos photos, ou le storytelling en photographie

A qui s’adresse ce livre sur le storytelling ?

Ce guide du storytelling en photographie va vous intéresser si vous êtes photographe expert ou pro et souhaitez démarcher des clients pour vendre vos images.

Il va aussi vous intéresser si vous êtes amateur et avez envie de montrer vos meilleures photos autrement qu’en les juxtaposant sans lien direct;

Il va enfin vous intéresser si vous êtes influenceur sur Instagram et les réseaux sociaux et souhaitez vous démarquer des autres influenceurs qui se contentent de poster des photos de produits alors que ce type de placement n’a plus la côte auprès du public.

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Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Vous aimeriez réussir vos photos macro et vos gros plans mais vous rencontrez des problèmes de matériel, de réglages, d’approche sur le terrain ? Ghislain Simard, que vous pouvez retrouver dans Nat’Images, plusieurs fois primés à Montier en Der, vous propose la nouvelle édition de son guide Les secrets de la macro et du gros plan.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

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Macro photo et gros plan : présentation du guide …

Vous vous en êtes vite rendu compte, lorsque vous commencez à vous intéresser à la photo de nature en macro, vous faites face à différentes problématiques techniques nouvelles pour vous.

Le matériel doit être adapté (objectifs, éclairage), la technique en elle-même est spécifique. La profondeur de champ prend toute son importance, les accessoires sont particuliers, même le format du boîtier a son importance (voir le dossier macro pour en savoir plus).

Je vous ai déjà présenté de nombreux guides sur la photo nature et sur la macro. Celui de Ghislain Simard que je vous propose de découvrir ici a l’avantage de regrouper l’ensemble des problématiques que vous devez affronter pour les traiter conjointement. Vous pouvez en effet faire des photos nature sans faire de macro et l’inverse. Ici vous allez faire … les deux !

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Il s’agit de la seconde édition d’un livre dont je vous ai parlé à sa sortie, en 2014. Il a été pour l’occasion entièrement remanié. Ghislain Simard vous invite à découvrir :

  • le matériel de prise de vue, boîtiers et objectifs,
  • les techniques de prise de vue en macro et gros plan (lumière naturelle, flash, profondeur de champ, focus stacking).

Saviez-vous par exemple que la variation de la distance de mise au point pilotée par l’autofocus de votre boîtier change le rapport de reproduction en macro et donc le cadrage ? Et qu’il vaut donc mieux travailler en mode manuel ?

Une fois le matériel choisi, vous allez ensuite pouvoir partir sur le terrain afin d’expérimenter ce que vous avez découvert, et il ne s’agit pas d’aller bien loin bien souvent :

  • photographier en macro sur le pas de votre porte,
  • faire de la macro en forêt,
  • faire de la macro et des gros plans en montage,
  • photographier au bord de l’eau,
  • faire des photos dans les prairies et pelouses sèches,
  • photographier à l’automne et au crépuscule

Autant d’occasions de vous faire plaisir, que vous habitiez en ville comme à la campagne.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Pour aller plus loin, Ghislain Simard vous initie aux approches alternatives :

  • comment utiliser des objectifs spéciaux en macro,
  • pourquoi oser le minimalisme en macro,
  • comment faire de la macro en noir et blanc,
  • comment filmer et réaliser des vidéos en macro.

Chaque situation est décrite en détail avec ses problématiques et les conseils de l’auteur pour réussir vos photos. Inutile de préciser que les illustrations sont abondantes et viennent compléter les fiches descriptives associées.

Vous allez pouvoir vous intéresser aux techniques avancées : le grand-angle en proxiphoto (découvrez par exemple le Laowa 25 mm f/2.8 Ultra macro), la photographie ultrarapide, le flash stroboscopique ou la macro avec un moyen format.

Auriez-vous imaginer qu’un objectif à bascule pouvait vous rendre des services en macro ? Vous allez découvrir pourquoi dans le guide.

Savez-vous qu’une barrière lumineuse complète à merveille les capacités d’un reflex numérique et qu’il vaut mieux choisir une barrière laser qu’une barrière infrarouge ?

Mon avis sur Les secrets de la macro et du gros plan

Si vous débutez, vous pouvez envisager de faire de la macro en amateur et commencer à vous faire plaisir. Un objectif spécialisé, quelques accessoires vous offriront déjà de belles images. Mais n’espérez pas aller bien plus loin sans prendre le temps de vous former car la macro est une pratique qui devient très vite complexe.

Ghislain Simard connait son sujet : qu’il s’agisse de technique, de prise de vue ou de traitement d’image, l’auteur a pris le temps de détailler ce qu’il vous faut connaitre pour réussir vos photos macro. Il vous présente la théorie et la complète d’illustrations adaptées, de fiches dédiées et de nombreux exemples et conseils. J’ai apprécié également les encarts « entomologie » qui complètent idéalement cet ouvrage.

Macro photo et gros plan : comment faire pour réussir vos prises de vues macro

Les photos d’illustration ne pourront que vous donner envie de pousser l’exercice plus loin, elles sont toutes magnifiques et je vous souhaite d’arriver à en faire quelques-unes du même niveau, ce sera le signe que vous avez tiré profit de ce livre !

Cet ouvrage s’adresse en premier lieu au photographe qui souhaite faire ses premiers pas en macro. Le photographe ayant une première expérience y trouvera lui de quoi optimiser ses prises de vues, son matériel, sa technique.

Cette seconde édition, entièrement mise à jour et actualisée sur le plan matériel, est une autre belle réussite de la collection « Les secrets de … » chez Eyrolles. Il vous en coutera 26 euros pour vous la procurer, de quoi éviter bien des déconvenues.

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