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Mise à jour firmware version 1.2 pour le Nikon Coolpix P7700

Nikon met à jour le Nikon Coolpix P7700 avec un nouveau firmware et règle au passage un problème de réglage de sensibilité ISO.

Mise à jour firmware version 1.2 pour le Nikon Coolpix P7700

Le Nikon Coolpix P7700 est un compact expert dont une des particularités (parce que c’est un expert) est de pouvoir être utilisé en mode manuel avec libre contrôle de plusieurs paramètres de prise de vue. Dans certaines situations, le réglage ISO du P7700 s’avérait incorrect et Nikon corrige le défaut avec ce nouveau firmware. Après la mise à jour en version 1.1, voici donc … la 1.2 !

Défaut corrigé sur le Nikon P7700

Lorsque le Coolpix P7700 est utilisé en mode de prise de vue M (manuel), que la sensibilité est réglée sur Automatique, ISO 80-200, ISO 80-400 ou ISO 80-800 et que le flash est utilisé, la sensibilité n’était pas toujours verrouillée sur ISO 80. Une sensibilité différente était parfois appliquée de façon aléatoire. Pour corriger ce problème certes particulier mais néanmoins bien réel, Nikon demande aux utilisateurs de mettre à jour le firmware.

Télécharger la mise à jour firmware version 1.2 pour le Nikon Coolpix P7700

 


100 photos de Paolo Pellegrin pour la liberté de la presse

100 Photos de Paolo Pellegrin pour la Liberté de la Presse est le dernier ouvrage de Reporters sans Frontières qui met à l’honneur le photographe italien. 100 photos pour la Liberté de la Presse, mais aussi et surtout 100 photos présentées dans un format compact, accessible, un ouvrage à ne pas manquer si vous aimez le beau noir et blanc et le rêve américain.

100 photos de Paolo Pellegrin pour la liberté de la presse

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100 photos de Paolo Pellegrin pour la liberté de la presse, présentation

Paolo Pellegrin résume le concept à la base de cette sélection d’images : elles sont extraites d’un projet intitulé « Postcards from America », un projet lancé par un groupe de photographes qui avaient juste envie d’explorer l’Amérique. Pas de client, pas de commande, pas de contrainte et le souhait avoué de contrôler l’intégralité de la chaîne de production, de la prise de vue à la diffusion.

Les images qui composent cet album sont extraites de la série sur le crime de Paolo Pellegrin (voir la page du photographe sur le site de l’agence Magnum). Le photographe a pris le temps de « trouver ses marques » avec les lieux, avec la Police, à Rochester comme à Miami. On y découvre des scènes dures parfois, mais qui montrent la réalité d’une Amérique divisée, d’un culte de la surveillance « très ancré ». La prolifération des armes à feu, sujet on ne peut plus actuel, est ainsi traité sous un angle nouveau, qu’il fait bon découvrir.

Paolo Pellegrin nous livre un ouvrage photographique riche, de bien belles images pleine page dont la qualité d’impression est très satisfaisante.

Le nouveau format de la maquette, très compact depuis quelques numéros (voir 100 photos de Martin Parr pour la Liberté de la Presse) fait la part belle à l’image. A découvrir sans hésitation !

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Manfrotto Befree : nouveau trépied compact et léger pour le voyage

Manfrotto annonce son nouveau trépied compact Befree. Sa particularité est d’être léger et très facilement transportable tout en proposant une excellente stabilité. Le trépied Befree répond aux besoins des photographes désireux de voyager avec un trépied, accessoire indispensable avec l’arrivée des boîtiers très riches en pixels.

Manfrotto Befree : nouveau trépied compact et léger pour le voyage

Manfrotto Befree : nouveau trépied compact et léger pour le voyage

Les trépieds Manfrotto chez Miss Numerique

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Manfrotto enrichit sa gamme de trépieds de ce nouveau modèle Manfrotto Befree, un petit trépied très compact mais capable de supporter une charge de 4 kg. Le Befree est parfaitement compatible avec un appareil photo doté d’une longue focale, ses bagues de serrage sont en aluminium tout comme sa colonne.

Manfrotto Befree : nouveau trépied compact et léger pour le voyage

Le trépied Manfrotto Befree est facile à emporter, il est doté de jambes qui se replient autour de la tête et se fixent à la plate-forme. Replié, il ne mesure que 40 cm. Il est fourni avec une sacoche permettant de le porter en bandoulière. Elle le protège des chocs éventuels et permet de l’emporter partout comme de le ranger dans une valise.

Depuis la publication de cet article, notez que Manfrotto a proposé différentes versions de ce trépied, dont une déclinaison carbone plus légère que je vous présente ici.

Les différentes versions du trépied Manfrotto Befree sont en vente à partir de 130 euros chez les revendeurs habituels de la marque.

Les trépieds Manfrotto chez Miss Numerique

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Source : Manfrotto


Concours Photo-Vidéo Créatif : une ActionCam Sony à gagner + 7 autres lots !

Nos confrères du site magazinevideo.com organisent un concours créatif photo-vidéo et vous offrent une ActionCam Sony. Ce concours consiste à réaliser les meilleures photos ou les meilleures vidéos sur des thèmes donnés.

ActionCam Sony Concours Photo-Vidéo Créatif : une ActionCam Sony à gagner + 7 autres lots !

Une ActionCam Sony à gagner

Le concours se déroule sur une période de trois mois. Chaque mois un thème est proposé, c’est le même qu’il s’agisse de photo ou de vidéo. Après le concours précédent et les thèmes de Février et de Mars, voici le nouveau challenge et le thème de Mai 2013 : « DU CÔTÉ DE CHEZ SOI « . Le concours est ouvert jusqu’au 31 Mai 2013.

Pour participer, il suffit de proposer des photos et/ou des vidéos à l’aide de tout appareil numérique. Vous pouvez proposer jusqu’à 5 photos ou vidéos.

Chaque mois, un thème nouveau est proposé et le précédent est clos. Vous pouvez participer aux différents thèmes ou prendre le train en route. A la fin du trimestre, le jury présélectionne les meilleures photos et vidéos parmi les trois thèmes.

Les photos ou les vidéos doivent être mises en ligne depuis la page dédié sur le forum de magazinevideo.com. La vidéo ne doit pas dépasser 6 minutes, générique compris.

Participer au thème de Mai 2013 …


Nikkor 32mm f/1.2, téléobjectif lumineux pour Nikon 1 hybrides – 849 euros

Nikon annonce un nouvel arrivant dans la gamme d’objectifs pour les Nikon 1 hybrides, le Nikkor 32mm f/1.2 CX. Cet équivalent 85mm en plein format devient le premier téléobjectif ouvert à f/1.2 pour la série Nikon 1 et le premier objectif 1 à disposer d’une bague permettant la retouche du point manuelle.

Nikkor 32mm f/1.2, télé-objectif lumineux pour Nikon 1 hybrides - 849 euros

Les appareils compacts à objectif interchangeables de la série Nikon 1 (Nikon 1 J3, Nikon 1 V2 et Nikon 1 S1) vont désormais pouvoir bénéficier d’un objectif à portrait plutôt lumineux puisque ce 32mm CX ouvre à f/1.2, une belle valeur garantissant des flous d’arrière-plan de meilleure tenue que ce qu’il est possible d’obtenir avec les zooms CX. La taille très réduite du capteur CX ne permet guère en effet une profondeur de champ réduite, cette limite imposant au constructeur de proposer des optiques à très grande ouverture pour compenser ce handicap.

Le Nikkor 32mm f/1.2 CX devrait donc satisfaire les amateurs de portrait, mais aussi tous ceux qui souhaitent isoler leur sujet et retrouver, avec leur boîtier hybride, les sensations du reflex et de ses plus grands capteurs.

Nikkor 32mm f/1.2, télé-objectif lumineux pour Nikon 1 hybrides - 849 euros

Ce Nikkor 32mm f/1.2 CX dispose d’une formule optique à neuf éléments en sept groupes. Il est pourvu d’un diaphragme circulaire à sept lamelles, un gage de plus pour l’obtention de jolis arrière-plans puisque l’ouverture du diaphragme se trouve ainsi la plus proche possible du cercle idéal.

Au programme également le traitement nanocristal Nikon, une première sur une optique CX, censé diminuer les images fantômes et les reflets dus à la lumière parasite. La mise au point est assurée par un moteur SWM – Silent Wave Motor – qui permet en outre d’assurer une mise au point la plus discrète possible lors d’un enregistrement vidéo.

Autre première pour ce Nikkor 32mm f/1.2 CX, la présence d’une bague permettant de faire la retouche du point, que ce soit au travers du viseur ou par le biais de l’écran arrière. Reste à tester cette possibilité et sa pertinence tant l’appréciation de la mise au point est complexe avec ces petits boîtiers et leurs petits viseurs (voir notre Guide d’achat Nikon 1).

Nikkor 32mm f/1.2, télé-objectif lumineux pour Nikon 1 hybrides - 849 euros

Le Nikkor 32mm f/1.2 est disponible en deux coloris, un argent ultra-brillant et un noir semi-brillant. Il est livré avec un parasoleil à baïonnette HB-N107. L’étui souple CL-N101 est lui en option, une indélicatesse de la part de Nikon étant donné le tarif de 849 euros plutôt élevé pour une optique de boîtier compact. Rappelons que le Nikkor 85mm f/1.8 pour reflex est lui proposé à 529 euros soit près de 320 euros moins cher. La date de disponibilité est fixée au 13 juin 2013.

Source : Nikon


Vivre de ses photos, et si le marketing était la clé ? André Amyot

« Vivre de ses photos« , ou Et si le marketing était la clé ? est un ouvrage d’André Amyot paru aux éditions Eyrolles. Ce guide est destiné au photographe qui souhaite générer un revenu de son activité photo.

Sous une présentation très sobre, le livre est riche d’informations « métier » et dispense de nombreux conseils pour éviter les erreurs les plus fréquentes.

MàJ : la seconde édition de ce livre est parue en 2016.

Couverture du livre Vivre de ses photos d'André Amyot

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Vivre de ses photos, et si le marketing était la clé ? Présentation

[su_frame][/su_frame]Vivre de ses photos, combien de photographes rêvent aujourd’hui de pouvoir générer un revenu substantiel pour ne plus se consacrer qu’à leur passion ? Et pourtant, combien y arrivent vraiment ? Pour beaucoup d’observateurs avisés « la profession est en péril ». Pour d’autres, il y a de l’espoir pour quiconque sait établir une vraie stratégie et s’organiser.

André Amyot est un photographe qui a su s’organiser et développer son activité avec succès. Dans la même veine que l’ouvrage de Fabienne Gay-Jacob « Créer et gérer une activité de photographe« , il vous livre dans ce guide pratique ses réflexions sur le métier de photographe. Mais surtout et sans aucune prétention les éléments de base d’une vraie méthodologie. Au-delà des à-priori et des idées reçues, cet ouvrage est un condensé de bon sens.

Le métier de photographe consiste à organiser son temps pour développer son activité. Il ne consiste pas à faire des photos ou si peu ! Même si c’est résumer un peu rapidement les propos de l’auteur, il faut reconnaître que si vous acceptez ce postulat de départ, la lecture du guide va s’avérer très enrichissante (sans mauvais jeu de mot …).

Vivre de ses photos André Amyot

« Pour bien évoluer dans la profession, aimer l’image doit rester un fil conducteur, mais ne suffit pas« .

Oubliez le temps de la lecture de ce guide ce qui fait votre quotidien d’amateur de belles images et plongez-vous dans la vraie vie du photographe : un commercial, un négociateur, un marketeur, un gestionnaire, un développeur d’affaires, etc. Si vous êtes prêt à relever le défi alors voici les thèmes auxquels vous serez sensibilisé :

  • Devenir photographe professionnel, c’est un choix
  • Combattre les idées reçues
  • Appliquer une stratégie marketing pour se lancer
  • Définir, identifier et connaître votre marché
  • Promouvoir votre entreprise et votre propre personne
  • Fixer votre salaire et établir vos tarifs
  • Concevoir la vente
  • Savoir réagir face au client
  • Utiliser le marketing pour se développer et durer

Vivre de ses photos André Amyot

Que faut-il retenir de ce livre ?

Qu’il est plein de bon sens. Aucune activité aujourd’hui ne peut s’exercer sans une organisation stricte, un business plan et des capacités avérées de gestion et de marketing. Acceptez-le ou non mais c’est la réalité et c’est ce que l’auteur nous confirme. La bonne nouvelle c’est qu’il nous livre les clés pour entreprendre.

Qu’il est « straight » comme dirait les anglo-saxons, parce que l’auteur est canadien et a adopté tout naturellement le mode de fonctionnement nord-américain. Il va à l’essentiel, traite du sujet et explique. J’aime ça car c’est pertinent.

Qu’il est sobre, très sobre. Peut-être un peu trop sobre car les 150 pages ne comportent pas une seule illustration si ce n’est quelques encarts mettant en avant les notions principales. Ceci dit, je vous l’ai dit en introduction, ce n’est pas un guide pour apprendre à faire de belles images mais pour apprendre à vendre vos images (qu’elles soient belles ou non, mais de préférence oui …).

Qu’il vaut le tarif que l’éditeur en demande. Pour 20 euros, vous disposez de tout ce qu’il faut savoir pour réfléchir à votre activité, vous y préparer, vous lancer et éviter les pires erreurs. Pas mal non ?

Certains trouveront cet ouvrage idéaliste, prétendront que l’auteur vit dans un monde qui n’est pas le nôtre en Europe, que ces recettes ne sont pas applicables chez nous. Ils se trompent. André Amyot vous livre ici les éléments indispensables à connaître pour « vivre de ses photos » et ce serait dommage de ne pas en prendre connaissance.

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Pratique de la composition – Bryan Peterson, le guide pratique

Pratique de la composition par Bryan Peterson est un ouvrage paru aux éditions Pearson et qui a pour but de proposer un ensemble de conseils et d’exercices pour améliorer la force de vos images. Bryan Peterson est un habitué du genre et chacun de ses ouvrages rencontre généralement un joli succès. Voici la présentation détaillée de celui-ci.

Pratique de la composition - Bryan Peterson

Qu’est-ce que la composition pour Bryan Peterson ? C’est tout simplement l’art de mettre en place le contenu à votre disposition dans l’image. Plus que le contenu lui-même, le sujet et les différents éléments de l’image, c’est leur arrangement qui compte et donne de la force à l’image. Cette définition est le point de départ de cet ouvrage qui vous livre les clés de La Composition. L’auteur nous a déjà livré quelques livres à succès comme « Pratique de l’exposition« , celui-ci est la suite logique des précédents.

Traduit de fort belle façon par Bernard Jolivalt, auteur et photographe lui-même, ce guide pratique vous enseigne l’art d’exploiter la matière à votre disposition à chaque prise de vue pour en faire un ensemble qui a du sens et de la force. Vous allez par exemple découvrir pourquoi il est impératif de bouger AVANT la prise de vue pour changer le cadrage et trouver un angle plus intéressant (plutôt que d’abuser de votre zoom). Vous apprenez également à choisir votre arrière-plan (ce qui ne se voit pas à la prise de vue mais toujours sur la photo !). Bryan Peterson vous explique pourquoi il faut jouer sur les contrastes dans l’image, pourquoi le nombre d’or et la règle des tiers ne sont pas que des formules pour mathématiciens (mais aussi comment les oublier quand on les maitrise).

Pratique de la composition - Bryan Peterson

Le cadre est un des éléments prépondérants dans l’image, savoir jouer avec est un atout que tout photographe doit pouvoir maitriser. Ce guide s’efforce de vous expliquer les tenants et aboutissants de cette gestion du cadre, en se basant sur de nombreux exemples, sur des photos de l’auteur, en évitant les formules complexes et la théorie (pour cela il y a « Les fondamentaux de l’optique » !).

L’ouvrage se termine sur la notion d’instant décisif cher à Cartier-Bresson et repris dans l’ouvrage de  Bernard Jolivalt « La photo sur le vif« . Vous allez apprendre à exercer votre regard et à anticiper pour ne pas rater ces ‘instants décisifs’ qui vont vous passer devant les yeux, ou le moins possible. Parce que vous aurez intégré les différentes notions présentées précédemment, vous serez prêt à regarder différemment, à oublier les règles, les contraintes et la technique pour vous focaliser sur le sujet et son placement dans l’image.

Pratique de la composition - Bryan Peterson

Voici un ouvrage qui s’adresse à tous les photographes, qu’ils soient amateurs débutants comme plus expérimentés, voire très experts. Revenir aux fondamentaux de la photographie en se posant les bonnes questions, apprendre à regarder autrement, se libérer de la technique pour laisser libre cours à sa créativité, autant de points critiques qui feront de vous un bon photographe (ou pas, à vous de décider !).

Pourquoi il faut lire cet ouvrage ? Pour prendre le temps de faire le point sur sa pratique, pour prendre l’indispensable recul permettant de mieux appréhender une prise de vue, pour améliorer sa pratique photo. L’auteur a fait ses preuves, la présentation des différents notions est bien mise en valeur, les illustrations participent à l’intérêt du livre et l’ensemble est plein de bon sens. Bourré de conseils très concrets, d’exemples simples à reproduire, ce livre pourrait bien devenir votre livre de chevet pour les mois à venir !

Procurez-vous « Pratique de la Composition » de Bryan Peterson chez Amazon.


Tutoriel Photoshop : créer un effet de Bokeh en arrière-plan

Ce tutoriel pour Photoshop CS vous apprend à créer de toutes pièces un arrière-plan reprenant l’effet de Bokeh. Cet effet se crée généralement à la prise de vue, en utilisant une faible profondeur de champ de façon à mettre en valeur le premier plan. L’arrière-plan est lui plongé dans un flou dont la qualité est très liée à l’objectif utilisé et plus particulièrement au diaphragme.

Si vous n’avez pu créer cet effet à la prise de vue, ou si vous voulez donner un effet créatif intéressant à une photo existante, voici comment créer un effet Bokeh dans Photoshop en quelques minutes.

Après la conversion en noir et blanc avec zone de couleur sélective dans Lightroom, voici un nouveau tutoriel qui utilise les fonctions avancées de Photoshop pour agrémenter vos images. Certains ne supportent pas ce type de traitement à posteriori, d’autres en raffolent, et comme il en faut pour tous les goûts nous avons jugé bon de vous proposer ce sujet.

L’effet créé ici n’a évidemment rien à voir avec le véritable effet Bokeh qui est un effet optique, réalisé à la prise de vue. Néanmoins il permet de créer un arrière-plan qui donnera une autre allure à vos photos. Rien ne remplace l’effet naturel mais le résultat de ce traitement s’avère assez convaincant. De plus vous allez voir qu’il suffit de quelques minutes pour créer cet arrière-plan que vous pouvez réutiliser en partie ultérieurement. De quoi tester différentes approches pour vos images et, peut-être, trouver une combinaison sympathique.

Qu’allez-vous apprendre dans ce tutoriel vidéo ?

Ce tutoriel vous présente les outils à utiliser et toute la démarche pour partir d’une feuille vierge et arriver au résultat final, l’arrière-plan à effet Bokeh :

  • comment sélectionner une couleur d’arrière-plan
  • comment créer une bulle pour préparer l’effet bokeh
  • comment utiliser les options de fusion
  • comment utiliser l’option incrustation de Photoshop
  • comment appliquer un filtre flou gaussien
  • comment utiliser les calques pour ajouter les bulles de fond sur une photo
  • comment utiliser l’outil brosse
  • comment utiliser les filtres dynamiques
  • comment ajouter un effet de scintillement/brillance
  • comment insérer une signature
  • comment utiliser un filtre de simulation d’éclairage

Pour suivre le tutoriel, cliquez sur la flèche du lecteur ci-dessous. Le tutoriel dure environ 17 mns, il est possible qu’il vous faille attendre quelques secondes ou dizaines de secondes (selon votre connexion) pour que la vidéo se lance. Patientez pendant que le trait blanc tourne … Ensuite vous pouvez l’agrandir en plein écran pour profiter au mieux des explications et visualiser l’écran du formateur.

Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que nous avons sélectionné pour la qualité de ses publications. Comme pour les autres tutoriels gratuits, vous pouvez lire la vidéo à l’aide de l’écran ci-dessus. De même il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.

En complément, tuto.com vous propose des formations vidéos de plus longue durée, accessibles après achat de crédits que vous pouvez utiliser comme bon vous semble.

Suivez le lien pour créer un compte gratuit et accéder aux tutoriels vidéos gratuits sur Photoshop, Lightroom, Capture NX2 et autres logiciels. Une fois le compte créé, vous trouverez tous les tutos gratuits sur le site, l’achat de crédits en option permet d’accéder aux formations de plus longue durée. Ce n’est pas une obligation.


Les fondamentaux de l’optique – Cours photo Eyrolles

Découvrez les secrets de l’optique avec « Les Fondamentaux de l’Optique – Cours Photo Eyrolles ». Ce manuel complet va vous permettre de maîtriser les principes d’optique relatifs à la photographie argentique et numérique.

Plongez dans 41 leçons fascinantes qui dévoilent tout, de la science fondamentale de l’optique aux techniques avancées pour éliminer les aberrations chromatiques.

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

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Les fondamentaux de l’optique : présentation

Quand vous allez parcourir ce guide, ne vous attendez pas de belles images détaillant les bases de la photographie comme j’ai l’habitude de les présenter (voir par exemple le Cours de Photo de Michael Freeman). Non, il s’agit bien ici de parler d’optique pour les … opticiens.

Attendez-vous à devoir décrypter formules mathématiques, figures optiques et autres schémas scientifiques. Cet ouvrage de référence s’adresse à ceux qui cherchent à comprendre pourquoi leur matériel arrive à faire une photo plutôt qu’à ceux qui veulent savoir comment faire de plus belles photos.

Ce guide des fondamentaux de l’optique s’adresse aussi et avant tout aux étudiants en photographie ainsi qu’à quiconque veut acquérir un bagage technique sur l’optique dans un contexte photographique.

La lecture peut vite s’avérer rébarbative si vous ne maitrisez pas un tant soi peu le vocabulaire scientifique et si vous n’êtes pas plus que cela intéressé par les formules optiques. L’éditeur nous dit avoir conçu cette version française d’un ouvrage édité en langue allemande en collaboration avec l’Ecole Louis Lumière. C’est un gage de qualité indéniable et force est de constater que le contenu est à la hauteur. Présentations, explications, précisions sont de très bon niveau.

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

Au fil des chapitres, vous allez découvrir différentes notions comme tout ce qui touche à la nature de la lumière, sa température de couleur, ses caractéristiques. Vous apprendrez également ce que sont réflexion, réfraction et autre dispersion. Les chapitres traitant de l’optique photographique vous parleront de verre, de lentilles, de vergence, de bonnettes ou encore de téléconvertisseurs.

Au rayon des aberrations, il sera question d’aberrations chromatiques, sphériques ou d’astigmatisme. Les plus férus trouveront les informations requises pour comprendre la fonction de transfert de modulation MTF. Ils seront probablement capables ensuite de décrypter les courbes de tests que certains journalistes photo se plaisent à publier dans les magazines sans jamais en livrer la clé de lecture (Claude Tauleigne, si tu me lis …) !

La dernière partie de l’ouvrage s’intéresse aux objectifs, à leur formule optique, leur construction : astigmate symétrique ou mi-symétrique (!), anastigmate. Il y sera question d’objectifs grand-angle comme de téléobjectifs, d’objectifs à miroir comme d’objectifs d’agrandisseurs. Et pour terminer, vous pourrez découvrir ce qui fait le charme d’un objectif à bascule et décentrement, et saurez peut-être enfin pourquoi vous en avez un dans votre sac photo (que celui qui sait déjà lève la main !).

Les fondamentaux de l'optique - Cours photo Eyrolles

A qui s’adresse ce livre ?

Très clairement aux férus de technique, de théorie et de formules scientifiques qui permettent de comprendre pourquoi un assemblage de verre et de métal est capable de produire (parfois) de si belles images. Et si vous faites partie de ces curieux, alors vous serez comblés, le livre contient à peu près tout ce qu’il faut savoir.

Si vous pensez être plutôt un photographe à la recherche de renseignements concrets sur l’utilisation de votre matériel, sur sa construction et ses réglages, sur son origine, alors orientez vous plutôt vers un ouvrage plus généraliste et plus abordable comme celui de René Bouillot « La pratique du reflex numérique« .

Ce cours de photo sur les fondamentaux de l’optique est un ouvrage à classer plutôt dans la catégorie support de cours que guide pratique, cela ne lui enlève rien. Il est complet, précis, et reste très abordable sur le plan financier. A réserver aux plus aguerris toutefois.

Dans la même série, découvrez aussi Les fondamentaux de la prise de vue.

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Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière

Pour photographier un spectacle de danse en basse lumière sans flou : passez en RAW, montez les ISO à 6 400 voire 8 000, gardez un temps de pose d’au moins 1/250e (1/500e en sécurité, 1/1000e si vous êtes tranquille), ouvrez votre objectif au maximum (f/2.8 ou plus lumineux) et bannissez le flash. Anticipez en questionnant les organisateurs avant la représentation et placez-vous dans l’axe médian de la scène.

Comment photographier un spectacle de danse quand la lumière manque, que les danseurs bougent rapidement et que vous ne pouvez pas vous placer où vous le voulez ? Quel objectif utiliser, quels réglages choisir ?

Je photographie souvent des spectacles de danse et j’ai fini par adopter des comportements qui me permettent d’avoir un taux de réussite satisfaisant (je vous en parle ici en vidéo). Voici quelques conseils et les grands principes qui vont vous aider à réussir vos photos de danse vous-aussi.

Pour photographier un spectacle de danse, anticipez !

Pour réussir au mieux cette épreuve qui s’avère complexe, il va vous falloir anticiper au maximum. Si vous arrivez au dernier moment sans connaître ni la taille du plateau, ni celle de la salle, ni les conditions d’éclairage, ni la durée du spectacle, ni les temps forts, ni … vous partez perdant.

Vous devez donc poser quelques questions à celui ou celle qui va danser, aux organisateurs, aux professeurs, aux chorégraphes … avant la représentation, deux ou trois jours si possible, afin d’anticiper :

  • combien de danseurs seront présents ?
  • quelles seront les dimensions de la scène ?
  • combien de temps durera le spectacle ?
  • quelles seront les éclairages utilisés ?
  • de quel type de danse s’agira-t-il ?
  • quels sont les emplacements possibles pour vous (sans déranger) ?
  • quelles sont les contraintes connues ?

Si vous en avez la possibilité, faites votre possible pour suivre le déroulement d’une répétition, la générale de préférence qui permet d’avoir l’ensemble des danseurs, les costumes et les éclairages en condition de spectacle. Vous pourrez alors faire une première série de photos, regarder ce que cela donne et ajuster au mieux vos choix pour le Jour J.

120 mm – ISO 6 400 – 1/25 eme – f/4 – photo (©) JC Dichant

Comment bien vous placer

Les spectacles de danse, particulièrement dans les écoles, se font sur divers types de scènes : une simple salle, une estrade, une scène de théâtre, un plateau professionnel, tout est possible. Il va vous falloir trouver le meilleur emplacement pour être au plus près des danseurs sans déranger ni ces danseurs, ni le public.

Une chose est sûre : en vous plaçant au fond de la salle, vous serez gêné par les personnes devant vous. Or pour cadrer correctement, vous avez besoin d’un champ libre.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
83 mm – ISO 6 400 – 0,5 sec. – f/4 – photo (©) JC Dichant

Un téléobjectif ne vous sauvera pas, car qui dit téléobjectif, mouvements rapides et faible lumière dit temps de pose long, voire très long en intérieur et donc risque de flou.

Si vous vous placez parmi le public, vous aurez à coup sûr quelqu’un devant vous qui vous empêchera de cadrer en toute liberté (si ce n’est pas un spectateur qui a la brillante idée de filmer avec sa tablette pendant toute la durée du spectacle, c’est du vécu …).

Tenez aussi compte du type d’appareil photo que vous utilisez. Un reflex et son miroir qui claque à chaque déclenchement ne sera pas adapté dans la salle, vos voisins vont vite vous le faire remarquer et ils auront raison. En bord de scène, vous risquez de déranger les danseurs. Sachez que le déclenchement d’un reflex, quel qu’il soit, s’entend quand on danse, tous les danseurs le disent.

C’est là qu’un boîtier hybride change la donne. Sans miroir mécanique, vous pouvez activer l’obturateur électronique et déclencher en totale discrétion, y compris en rafale, sans que les danseurs ni le public n’entendent quoi que ce soit. Sur un reflex, même en mode silencieux, le miroir reste audible. J’utilise aujourd’hui un Nikon Z6III et cette différence seule justifie le passage au hybride pour qui photographie régulièrement des spectacles.

Critère Reflex Hybride
Bruit du déclenchement Audible, miroir mécanique Silencieux en mode électronique
Visée Optique, temps réel mais pas d’aperçu exposition Électronique, aperçu exposition en direct
Détection yeux/visage en mouvement Limitée ou absente Souvent performante, utile pour les instants décisifs
Cadence rafale en basse lumière Variable selon le boîtier Généralement plus rapide en électronique

La solution ? Arriver bien en avance et vous placer devant la scène, au pied des premiers rangs de spectateurs. Osez. Si vous vous faites discret  et si de plus vous avez expliqué votre démarche au préalable, tout se passera très bien.

Placez vous de préférence dans l’axe médian de la scène, c’est préférable pour :

  • cadrer de face,
  • éviter les éléments indésirables dans l’arrière-plan (sur le côté vous risquez de voir les accessoires, machines, danseurs qui attendent, profs …),
  • les déformations (un décor vu de profil est déformé sur les photos),
  • les problèmes de perspective selon la focale utilisée (un grand-angle déforme si le cadrage est latéral).

Assurez-vous de ne jamais gêner la vue des personnes du premier rang, d’avoir avec vous dans votre sac photo posé au sol tout ce qu’il vous faut (batterie de rechange, cartes mémoire, objectifs au besoin). Une fois installé, vous ne pouvez plus bouger pendant la durée du spectacle, en général.

Choisir le bon format d’image

Photographier un spectacle de danse, c’est composer avec le mouvement mais aussi, et surtout, avec la lumière. Les lumières même. Si l’éclairagiste a bien fait son travail, guidé par les professeurs, il a mis en place des éclairages spots, des poursuites, des éclairages du décor de fond, … Vous devez tenir compte de tout ça pour réussir vos photos.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
59 mm – ISO 6 400 – 1/250 sec. – f/4 – photo (©) JC Dichant

Le premier problème que vous avez à gérer, c’est le réglage de balance des blancs. Ce type d’éclairage est très difficile à évaluer car les températures de couleur sont toutes différentes, les couleurs changent.

L’idéal pour vous en sortir avec les honneurs est d’éviter le format JPG qui interdit toute modification de la balance des blancs ultérieure. Choisissez le format RAW et la balance des blancs automatique. Une fois rentré chez vous, vous aurez la possibilité de caler avec précision la balance des blancs pour chaque série de photos, comme pour chaque photo.

Le second problème, c’est le manque de lumière fréquent dans ces conditions. Vous allez devoir monter en sensibilité pour éviter les temps de pose trop longs et les flous inévitables. N’ayez pas peur de passer à 6 400, voire 8 000 ISO si votre boîtier le supporte.

Le format RAW vous offre plus de latitude en post-traitement pour réduire le bruit numérique. Retenez qu’il vaut mieux des photos un peu bruitées que des photos floues !

Comment gérer l’exposition

Photographier un spectacle de danse, c’est figer le mouvement des danseurs. Si votre temps de pose est trop long, et que l’ouverture maximale de votre objectif est trop modeste, vous aurez des photos floues, un danseur ça bouge !

Tenez compte de la focale utilisée : si vous avez un téléobjectif (70 mm ou plus) le temps de pose doit être plus court que si vous utilisez un grand-angle (35 mm ou moins).

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
90 mm – ISO 6 400 – 1/125 ème – f/2.8 – photo (©) JC Dichant

Tenez aussi compte de la distance au sujet : si vous êtes au pied de la scène, à deux ou trois mètres des danseurs (ça m’arrive couramment), même un grand-angle pourra vous donner des photos floues car le temps de pose sera encore trop long.

Un temps de pose plus lent que 1/250e vous expose au flou de mouvement dans la plupart des situations de danse. À 1/500e vous êtes plus en sécurité, à 1/1000e vous êtes tranquille.

Si l’ouverture est au maximum (par exemple f/1.8) et les ISO aussi (par exemple 6.400 ISO), et que le temps de pose est encore trop long, il vous faut envisager d’autres solutions :

  • laissez de côté votre zoom à tout faire à l’ouverture limitée et passez à la focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.4, vous gagnerez en netteté ce que vous perdrez en polyvalence de cadrage (il y a moindre mal),
  • utilisez la correction d’exposition pour sous-exposer, ce qui vous fera gagner un stop ou deux que vous rattraperez aisément en post-traitement avec un fichier RAW,
  • jouez le flou volontaire, un danseur dont le visage est net et les bras et jambes flous peut donner une jolie photo (le visage bouge souvent moins vite que les bras et jambes, ça vous aide).
Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
35 mm – ISO 2 000 – 1/160 ème – f/2 – photo (©) JC Dichant

Pourquoi il faut bannir le flash pour photographier un spectacle de danse !

Soyons clairs :

Utiliser un flash lors d’un spectacle de danse sans en avoir l’autorisation est une insulte aux danseurs, aux chorégraphes, aux professeurs, aux éclairagistes, au public.

Envoyer des éclairs de flash incessants, en plus du bruit de déclenchement s’il s’agit d’un reflex,  c’est pénible pour tout le monde :

  • les danseurs éblouis par vos éclairs et qui peuvent perdre le fil de leur chorégraphie,
  • les encadrants qui ne peuvent plus gérer le déroulement de la représentation aisément,
  • les éclairagistes qui sont perturbés par votre flash,
  • le public qui ne voit que ça.

Sans compter que vous commettez la pire des erreurs en procédant de la sorte : vous dénaturez totalement la scène, vous cassez l’ambiance lumineuse et vous faites des photos banales.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
53 mm – ISO 5 000 – 1/250 ème – f/2 -photo (©) JC Dichant

En cas de très faible luminosité, au lieu d’utiliser le flash privilégiez les objectifs lumineux ouvrant à f/2.8 voire f/1.8 ou f/1.4. Et sachez ne pas faire certaines photos si la lumière disponible ne le permet pas. Toute pratique a ses limites.

Déclencher au bon moment

L’instant décisif cher à Henri Cartier-Bresson ça vous parle ? Lorsque vous photographiez un spectacle de danse, vous ne devriez avoir « que » des instants décisifs. C’est ce qui fait le charme de cette pratique, et sa grande difficulté.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
75 mm – ISO 3 200 – 1/250 ème sec. – f/3.2 – photo (©) JC Dichant

L’instant décisif c’est le saut du danseur, lorsqu’il est à sa hauteur maximale. C’est aussi le mouvement des membres lorsqu’il est à son amplitude maximale. C’est – encore – l’émotion qui se lit sur les visages, les regards, les gestes, tout ce qui fait que le moment est magique ou non.

Capturer ces instants à coup sûr n’est pas faisable. Ne pensez pas qu’il suffit de déclencher de ci de là pour faire des photos mémorables. Il va vous falloir beaucoup de patience, de la chance, du savoir-faire pour réussir. Mais c’est tout à fait faisable si vous anticipez.

Soyez toujours aux aguets : observez le mouvement des danseurs, écoutez la musique, les temps forts, les temps faibles, suivez les éclairages. Une chorégraphie n’est jamais faite au hasard : la relation musique-mouvement est fondamentale. Vous devez arriver à savoir quelques dixièmes de secondes à l’avance qu’il va vous falloir déclencher. Cela s’apprend, avec le temps vous serez de plus en plus à l’aise.

Si vous débutez, faites en sorte de mettre toutes les chances de votre côté. Procurez-vous des cartes mémoire rapides (voir comment les choisir) et utilisez le mode rafale de votre appareil photo. Prendre une seule photo par action c’est diviser par 3/4/5 vos chances de photos réussies. En rafale, la probabilité d’obtenir le bon geste, la bonne pose, le bon regard … la bonne photo est bien plus grande, mettez donc toutes les chances de votre côté ! Avec l’expérience vous apprendrez à vous passer de ce mode et à déclencher au bon moment, tout deviendra plus simple.

C’est d’ailleurs ce que défend Sébastien Mathé, photographe professionnel à l’Opéra Garnier et à l’Opéra Bastille, dans son livre sur les secrets de la photo de spectacle : la rafale ne remplace pas l’anticipation, elle ne fait que multiplier vos chances quand vous débutez. Avec l’expérience, mieux vaut apprendre à déclencher à l’instant précis plutôt que d’arroser large.

Sachez qu’il n’y a aucune honte à prendre 100 photos pour n’en conserver que 5 au final, personne ne vous jugera, seul le résultat final compte. Pour vous donner une idée, je fais en moyenne 600 photos pour un spectacle de 90 minutes, sans mode rafale (j’anticipe beaucoup et je déclenche plusieurs fois manuellement au besoin). J’en garde 25 s’il s’agit d’un travail à livrer, et moins de 20 pour ma sélection personnelle finale. Je supprime tout le reste une fois que les danseurs ont vu les images publiées.

Pourquoi faire des photos de tous les danseurs

Vous êtes parti pour photographier le spectacle de danse de votre enfant, mais qu’en est-il des autres ? Ce n’est pas votre problème, vous ne les photographiez pas ?

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
27 mm – ISO 6 400 – 1/180 ème sec. – f/2.8 – photo (©) JC Dichant

C’est une erreur. Pour trois raisons.

La première raison c’est qu’en photographiant les autres danseurs, vous apprenez. Vous multipliez les prises de vue, vous pouvez regarder sur l’écran de votre reflex ou dans le viseur de votre hybride ce que donnent vos réglages et quand vient le tour de votre enfant (s’il ne passe pas en premier …), vous êtes fin prêt. Les spectacles n’ont pas lieu chaque semaine, profitez de l’occasion pour pratiquer.

La seconde raison c’est qu’en photographiant tous les danseurs, vous pouvez faire plaisir à d’autres. Et la photographie est aussi – surtout – une question de plaisir. Offrir une photo réussie à un jeune ou sa famille et voir les regards s’émerveiller, ça n’a pas de prix. Ne manquez pas cette occasion d’être généreux. Vous pouvez même offrir des tirages papier, ça ne coûte pas bien cher et ça fait encore plus plaisir.

La troisième raison c’est qu’en photographiant tout le spectacle vous allez intéresser les professeurs et l’encadrement. Ils ont souvent peu de temps pour la photographie, voire pas du tout, et souvent pas les compétences non plus. Or garder une trace visuelle d’un spectacle est toujours intéressant quand on l’a créé. La plupart des spectacles de danse sont filmés désormais, mais cela ne remplace pas quelques belles photos. De plus si vos images sont de qualité, vous pourrez être invité à d’autres spectacles, autant d’occasions de pratiquer. Et, pourquoi pas, proposer une exposition de vos photos, ce qui est toujours un temps fort dans la vie d’un photographe.

Sachez que ce que souhaitent les professeurs, ce sont des photos d’ensemble, quelques portraits et surtout des visages bien éclairés.

Photographier un spectacle de danse, ce n’est pas photographier un seul danseur en gros plan.

Comment photographier un spectacle de danse en basse lumière
87 mm – ISO 6 400 – 1/200 ème sec. – f/3.8 – photo (©) JC Dichant

À retenir pour réussir vos photos de spectacle de danse

  1. Anticipez : renseignez-vous sur la scène, l’éclairage et le déroulé avant le jour J
  2. Placez-vous dans l’axe médian de la scène, jamais sur le côté
  3. Shootez en RAW, ISO 6 400 à 8 000, ouverture maximale de votre objectif
  4. Gardez un temps de pose au moins au 1/250e, idéalement 1/500e
  5. Bannissez le flash, préférez un objectif lumineux (f/2.8 à f/1.4)
  6. Déclenchez en rafale pour capter l’instant décisif : saut, amplitude maximale, émotion du visage
Ai-je le droit de photographier un spectacle de danse ?

En général oui, à condition de poser la question à l’organisation en amont, en précisant l’usage personnel, l’absence de flash et de bruit. Les refus sont rares dans ces conditions. En revanche, sans autorisation demandée à l’avance, certains organisateurs peuvent effectivement interdire la prise de vue, notamment lors de concours.

Quel objectif choisir pour photographier la danse en basse lumière ?

Une focale fixe lumineuse (35 mm, 50 mm ou 85 mm à f/1.8 ou f/1.4) donne de meilleurs résultats qu’un zoom à ouverture variable. Si vous devez composer avec plusieurs distances, un zoom lumineux à ouverture constante f/2.8 reste un bon compromis, au prix d’une sensibilité ISO plus élevée.

Faut-il un trépied pour photographier un spectacle de danse ?

Ce n’est pas indispensable mais ça aide à stabiliser les prises avec un téléobjectif lourd sur une longue soirée. Si vous shootez au ras de la scène, un trépied permet aussi de tenir une position basse sans fatigue et d’obtenir un effet de perspective intéressant.

Comment éviter le flou sur les photos de danse sans utiliser le flash ?

Montez en ISO plutôt que de ralentir le temps de pose, ouvrez votre objectif au maximum, et acceptez un peu de bruit numérique en RAW plutôt qu’une photo floue. Le bruit se corrige en post-traitement, le flou de bougé ne se rattrape pas.

Combien de photos faut-il prendre pour un spectacle de danse ?

Il n’y a pas de limite basse. Pour un spectacle de 90 minutes, plusieurs centaines de photos ne sont pas excessives, l’essentiel est le tri final. Mieux vaut 600 photos dont 25 réussies que 60 photos dont 5 réussies.

Photographier un spectacle de danse, en conclusion

Photographier un spectacle de danse est une pratique difficile, qui demande du savoir-faire, un minimum de matériel et beaucoup d’humilité. Vous ne réussirez pas toutes vos photos dès la première fois.

Mais avec le temps, la pratique et avec un peu de patience, vous pouvez faire de bonnes photos que vous aurez plaisir à voir, à partager, à offrir.

Les conseils ci-dessus vous aident à démarrer, mais rien ne remplace l’expérience. Alors faites comme moi, dès que l’occasion se présente, foncez et … faites des photos !


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