Comment dépasser la perfection technique en photographie pour créer des images impactantes
Tout a commencé par deux messages partagés sur Telegram et qui ont lancé le débat sur la perfection technique en photographie. Le premier concernait un exercice de photo de rue en noir et blanc, inspiré par Moriyama. Le second, une réflexion sur une photo de Steve McCurry avec un horizon penché.
Ces deux sujets ont ouvert la voie à des discussions riches et, surtout, révélatrices des attentes des photographes sur la perfection technique en photographie.
Note : Cet article est tiré de ma lettre photo quotidienne. Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.
Sortir de sa zone de confort
L’exercice auquel je me suis prêté, en noir et blanc, et dont j’ai partagé le résultat, a suscité de nombreuses questions. La principale était « Pourquoi faire un choix aussi radical ? ».
Pour moi, il s’agissait de me forcer à voir différemment, à sortir de ma zone de confort. Vous aimez vous raccrocher à ce que vous maîtrisez. C’est rassurant, mais ça ne vous permet pas de progresser. Ce pas de côté, cet effort pour voir autrement, c’est la clé pour évoluer. J’ai passé des années à garder les mêmes habitudes à mes débuts avant de comprendre qu’il fallait aller au-delà de la perfection technique pour progresser en photo.
L’obsession de la perfection technique
En photographie, la perfection technique est une notion qui revient souvent dans les discussions entre photographes. Beaucoup rêvent de cette quête de l’image parfaite, des réglages parfaits… Ils s’y attachent facilement, alors que ce n’est pas ce qui fait la force d’une photo.
Une photo réussie, c’est avant tout une photo qui provoque une émotion. Si vous êtes touché par une photo, elle a atteint son but, peu importe qu’elle soit techniquement parfaite ou non. Lorsque j’ai montré la photo de Steve McCurry avec son horizon qui penche, vous vous doutez des réactions. Pourtant, un horizon droit ne rendrait pas cette photo meilleure. Ce n’est pas la technique qui fait sa force, mais ce qu’elle transmet.
Sri Lankan Fishermen by Steve McCurry, 1995, via Magnum Photos
L’importance de lâcher prise
J’ai moi aussi longtemps cherché cette perfection technique en photographie. À mes débuts, je pensais que chaque photo devait respecter des règles strictes pour être réussie. Mais avec le temps, j’ai compris qu’il fallait savoir lâcher prise.
Libérer votre regard, ne plus être prisonnier des règles techniques, c’est un processus. McCurry a atteint ce niveau de liberté après des décennies de pratique. Quant à moi, j’y arrive petit à petit. Cette prise de recul avec la technique vous permet de vous concentrer sur l’essence de la photo : l’émotion, le message.
Se détacher des canons esthétiques
Mes photos prises lors de mon exercice, avec leur noir et blanc contrasté et leurs cadrages insolites, sont loin d’être parfaites selon les critères esthétiques habituels. Mais peu m’importe. Dans notre échange sur Telegram (on y est bien !), lorsque on me demandait pourquoi ces choix, je répondais simplement : parce que cela me parle.
C’est ça l’essentiel. Une photo réussie est avant tout une photo qui touche son auteur, même si elle ne correspond à aucun standard habituel. En vous détachant des règles esthétiques, vous trouverez votre propre voie en tant que photographe.
L’émotion avant la technique
Au final, ce que cette discussion sur Telegram a révélé, c’est que pour vraiment s’épanouir en photographie, il faut savoir dépasser la recherche de la perfection technique, avoir le courage de faire des choix audacieux, s’affranchir de règles trop rigides. Vous devez accepter que certaines photos dérangent ou déconcertent. C’est ainsi que vous progresserez. Mais attention, cela ne veut pas dire pour autant que tout vous est permis, prenez le temps d’étudier la photographie pour cerner les limites de votre art.
La puissance de l’émotion vaut plus que la perfection technique
La prochaine fois que vous regarderez une photo, demandez-vous ce qu’elle vous fait ressentir avant de vous concentrer sur sa perfection technique. Car c’est là que réside le véritable pouvoir d’une image : dans l’émotion qu’elle suscite. La technique n’est qu’un outil, l’essentiel est ailleurs, au grand dam des fanas du pixel observé à la loupe et de la sempiternelle règle des tiers.
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Photo de nuit, pourquoi la magie commence quand le soleil se couche
Maintenant que le test du Nikon Z 6III est en ligne, si on parlait photo ? Parce que c’est bien beau d’avoir un appareil photo qui sait tout faire ou presque, mais il faudrait aussi penser à s’en servir. La technique passe, les images restent.
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Alors que j’écris cette lettre, je viens de parcourir le dernier numéro de Reporters Sans Frontières. Regards sur le Japon, 100 photos de 14 grands photographes japonais et gaijin.
Je suis prêt à parier qu’aucun d’entre eux n’avait un hybride dernier cri. Pourtant leurs images m’ont toutes prises aux tripes. Un jour j’irai au Japon avec toi …
Je passe sur les images de Daido Moriyama. Denses, sombres, ses nuits sont plus belles que mes jours.
La série de Julie Glassberg sur les dekotora tranche totalement. Des camions décorés et illuminés par leurs chauffeurs, photographiés de nuit dans un décor naturel ou urbain. En plein jour, toutes ces images n’auraient plus le même attrait.
C’est une remarque que je me fais chaque fois que je sors alors que le soleil s’est couché. Il suffit de quelques éclairages artificiels pour transformer un lieu, un décor, la vie. Et tout ça attend que nous le saisissions.
La photographie a toujours joué un rôle crucial dans la représentation de la vie nocturne. Mon travail sur la RN 305, par exemple, s’inscrit dans une démarche de documentation des transformations urbaines, et révèle non seulement l’évolution des espaces physiques – bâtiments, voies, panneaux – mais aussi l’impact de ces modifications sur la société. La première partie a été faite de jour, mais la seconde pourrait reposer sur la photo de nuit (en savoir plus pour vous lancer). La vie urbaine se s’arrête pas à la journée.
C’est aussi ce que j’aime dans la photo de nuit, ces changements liés aux conditions naturelles. Car après tout, si la nature a décidé de créer des jours et des nuits, pourquoi vous limiter à photographier les jours, surtout avec un appareil capable de voir la nuit.
Alors pourquoi ne pas prendre votre appareil, qu’il s’agisse d’un Nikon ou non, et aller voir par vous-même ce qu’il se passe la nuit autour de chez vous ?
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7 questions pour choisir un appareil photo et 7 réponses qui ne vont pas toujours vous plaire
L’info est tombée sur les téléscripteurs le 17 juin 2024. Le 12ème hybride Nikon est arrivé. Le Nikon Z 6III a été dévoilé à 14h. Mais ce n’est pas du Nikon Z 6III dont je vais vous parler aujourd’hui. C’est du raisonnement à tenir au moment de choisir un appareil photo. Parce que dès l’annonce j’ai reçu des tonnes de questions.
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Choisir un appareil photo : pour changer ?
« Faut-il craquer ? » « T’en penses quoi ? » « C’est koa les différences avec mon Nikon Z [toutcequevousvoulez] ?? » « J’ai un reflex et j’ai pas envie de changer, c’est mal ? »
Ou comme quelqu’un m’a dit sur Telegram :
« J’ai un d750 avec un 50 mm qui me convient. […] Je ne sais pas si pas si un Z6III va m’aider pour mon inspiration «
Non, hein 😉
Y’a une bonne ambiance sur Telegram, vous devriez venir. Surtout que je parle du Z 6III depuis que j’en ai récupéré un. Car je l’ai acheté pour moi. Depuis juillet j’ai même publié le test du Nikon Z 6III ici même.
Quant à vous, je n’ai pas à vous dicter vos choix. Parce que vos usages, envies, pratiques et budgets ne sont pas les miens. Mais je ne vais pas vous laisser sans réponse. Alors voici comment je décide de changer de boîtier ou pas.
Je commence par réfléchir à ce que je fais avec l’actuel Z 6II (en promo). Je me pose les questions suivantes pour cela.
Q1 : je peux faire toutes les photos que je veux ou non ?
Avec mon Z 6II, je peux presque tout faire. Sauf les photos de danse en très basse lumière car je suis limité à 12.800 ISO.
J’ai demandé à Nikon un capteur avec des images propres à 100.000 ISO comme à 200. Ils ne répondent pas, allez comprendre … 🙂
Q2 : je peux faire toutes les photos que je veux aisément ou non ?
Oui. Et non. Parfois je dois recaler la mise au point très vite. En danse c’est critique. De quoi rater l’instant suspendu d’un saut ou une expression unique.
Q3 : je peux passer partout ou non ?
Oui.
J’ai la compacité et la discrétion dans la rue. Le silence absolu sur un plateau de danse. Le poids modéré en balade à pied. La résistance aux chocs à moto.
Le Z 6II comme mes précédents Z 6, D750 et D700, me convient. Sauf pour le silence absolu. L’obturation électronique génère parfois des bandes disgracieuses selon les éclairages de plateaux.
Q4 : je me sens bien avec le boîtier ou non ?
Je tiens mon boîtier du bout des doigts d’une main 90% du temps. Il me faut la vraie poignée du Z 6II.
J’ai besoin d’un accès rapide aux principales fonctions. L’ergonomie à la Z 6 me convient. Sauf un bouton qui n’est pas là où il faut. Je l’ai dit à Nikon dès 2018.
Q5 : mon boîtier est fatigué ou non ?
Non, les hybrides sont plus fiables que mes précédents reflex. Avec 20.000 déclenchements à peine et des dizaines d’heures de vidéo, j’ai de la marge.
Je fais des photos avec d’autres boîtiers pour les tests, ce qui explique ce faible nombre de clics sur le mien. Mais certains lecteurs ont déjà passé le cap des 350.000 clics sans voir le SAV.
Q6 : j’ai le budget pour un remplacement ou non ?
Oui car en tant que pro, je récupère la TVA et j’amortis sur 3 ans. De plus c’est un outil du quotidien. Au besoin je peux revendre le précédent au bout de 3 ans.
Ce n’est pas le cas de tout le monde, j’en conviens.
Mais ce n’est pas tout …
Q7 : j’ai envie de me faire plaisir ou non ?
La réponse n’a rien à voir avec la photographie ou la technique. On peut aussi avoir envie de se faire plaisir. Par les temps qui courent, c’est permis.
Ce n’est pas mon envie première. J’ai décidé de passer au Z 6III uniquement pour des raisons pratiques.
Attention, je prends du plaisir à utiliser cette gamme d’hybrides Nikon. Même si je me suis fait plaisir avec une autre marque pour d’autres raisons. J’ai même en projet d’acheter une toute petite caméra pour la vidéo, vous voyez.
Donc pas de souci si pour vous le plaisir passe avant.
Alors alors …
J’ai essayé de vous partager ma démarche :
problème > solution
besoin > réponse adaptée
investissement > retour sur investissement
Une de mes meilleures amies me dit que je suis trop cartésien. Elle n’a pas tort.
Maintenant à vous de me dire : ça vous aide cette approche pour choisir un appareil photo ?
Avant de vous laisser …
A la question « pourquoi tu n’as pas pris un Z 9 ou un Z 8 ? » :
Le Z 9 est bien trop imposant et lourd pour moi. Le gabarit du Z 8 (en promo parfois) me conviendrait mais je n’ai pas besoin de 45 Mp ni de vidéo 8K. Je préfère gagner :
les 2 crans d’ISO des capteurs 24 Mp,
une plus grande performance de calcul pour l’AF,
e moindre besoin de cartes et disques durs quand ce n’est pas justifié.
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Test Nikon Z6III : choix idéal ou simple clone du Z6II ? La réponse en images
Après un Nikon Z6 premier du nom en 2018, puis un Nikon Z6II en 2020 dont l’autofocus était un peu plus réactif, Nikon franchit un cap en termes de performance et de polyvalence pour les photographes et vidéastes avec la troisième itération de son hybride plein format polyvalent 24 Mp, le Nikon Z6III. Cette fois la différence est flagrante avec la génération précédente, qu’il s’agisse de photographie ou de vidéo.
J’utilise ce boîtier acheté le jour de sa sortie en juillet 2024. Je profite donc de ce recul après plus de 2 ans d’utilisation sur le terrain pour vous partager dans ce test Nikon Z6III tout ce que j’ai constaté à l’usage, qu’il s’agisse de reportages évènementiels ou de photos plus personnelles.
Mise à jour août 2025 : le firmware 2.00 apporte le mode Oiseaux, l’Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Les sections concernées ont été mises à jour en conséquence.
Test Nikon Z6III : préambule et contexte
Important : c’est donc mon exemplaire personnel qui a servi pour ce test, et que j’utilise toujours au quotidien pour mes différents besoins personnels comme professionnels.
La différence est grande entre le Nikon Z6III et le Nikon Z6II, les intéressés s’interrogeant sur l’autofocus en photo comme en vidéo, la qualité d’image et la montée en ISO offertes par le nouveau capteur Nikon 24 Mp partiellement empilé, les performances extrêmes en vidéo. N’étant pas vidéaste patenté, je n’ai pas testé le Nikon Z6III lors de tournages vidéo, j’ai par contre longuement testé les performances en photo.
Un nouveau Z6, vraiment ?
Il faut avouer que même si la différence entre le Nikon Z6 et le Nikon Z6II existait, avec deux processeurs pour le Z6II dont un dédié à l’autofocus, le gain en performances n’était pas si évident à identifier selon les usages.
Le Nikon Z6II a par contre bénéficié d’une meilleure évolutivité, les firmwares successifs ayant apporté un gain sensible en précision et réactivité de l’autofocus. Ce modèle est encore au catalogue, et reste un choix pertinent si vous ne cherchez pas les performances ultimes et préférez investir la différence de tarif dans une optique NIKKOR Z.
En réponse à la question, oui, le Nikon Z6III est vraiment un nouveau Nikon Z6 dont les performances n’ont plus grand chose à voir avec celles de la précédente génération :
l’autofocus hérité des Z8 / Z9 piloté par l’IA est aussi efficace que celui du Z8,
le Z6III intègre toutes les évolutions de la gamme Nikon Z plein format dont le pré-déclenchement et le pixel shifting,
il dispose de la plupart des formats et définitions vidéos attendus par les vidéastes, ce qui fait de lui un des meilleurs hybrides plein format du marché (mars 2026) pour la vidéo,
et surtout, il dispose d’un tout nouveau capteur plein format 24 Mp partiellement empilé pour lequel Nikon a préféré jouer la qualité d’image et la facilité de traitement plus que la course à l’ISO, je vous explique pourquoi plus loin.
Comme je le fais pour chacun de mes tests Nikon, j’ai mis l’accent sur ce qui différencie le Z6III du Z6II et je favorise toujours le résultat photographique à la seule fiche technique :
lorsque j’ai des photos à faire dans une situation donnée, le Nikon Z6III me permet-il de les faire ?
si oui avec quelle facilité,
si non, pourquoi.
Je conclus ce test par une série de recommandations d’achat en fonction de vos besoins, et de ce que vous utilisez déjà ou non.
le Nikon Z6III et son écran orientable
Nikon Z6III vs Z6II : les différences essentielles
Description
Nikon Z6II
Nikon Z6III
Capteur
24 Mp BSI CMOS
24 Mp partiellement empilé
Processeur
2x Expeed 6
Expeed 7
Autofocus
AF hybride
AF IA (hérité Z8/Z9)
Viseur électronique
3,68 M points
5,76 M points – 4000 cd/m²
Écran arrière
Inclinable
Orientable (vlogging)
Rafale
14 i/s
20 i/s (mécanique) / 120 i/s (électronique)
Pré-déclenchement
Non
Oui (jusqu’à 1 s)
Vidéo
4K/60p
6K RAW interne, 4K/120p
Autonomie (CIPA)
~340 vues
~290 vues
Prix indicatif
~2 000 €
~2 800 €
Test Nikon Z6III : prise en main
C’est le sujet sur lequel il y a le moins à dire si je dois comparer Z6 /Z6II et Z6III. Le Z6III est à peine plus imposant que les précédentes versions :
Nikon Z6II : 134 x 100,5 x 69,5 mm – 705 g
Nikon Z6III : 138,5 x 101,5 x 74 mm – 750 g
Son ergonomie est très proche. J’apprécie le déplacement de la touche de visualisation des photos en bas à droite, sur la face arrière, son utilisation est plus naturelle. La touche de choix du mode de déclenchement a pris sa place en haut à gauche.
Sur le dessus à droite, la touche de correction d’exposition est recentrée, la différence est minime d’autant plus qu’il est bien plus rapide de corriger l’exposition avec une des deux molettes, arrière ou avant, qu’avec cette touche.
J’ai apprécié de retrouver la poignée droite qui me permet de garder le boîtier en main pendant mes reportages, sans qu’aucune fatigue ne se fasse sentir. C’est l’absence de cette poignée que je reproche au Nikon Zf, d’autant plus que celle du Z6III est plus creuse que celle du Z6II. Le poids, y compris avec un zoom de reportage comme le NIKKOR Z 24-120 mm f/4, reste contenu.
L’apparence du viseur électronique ne change pas, je regrette toujours l’absence d’un viseur rond d’autant plus que la petite fenêtre du capteur de proximité a toujours tendance à se salir vite et à bloquer la bascule entre l’écran arrière et le viseur. Pensez à la nettoyer si votre viseur ne s’allume plus.
Dernière modification d’apparence, la présence d’un bouton permettant d’éclairer l’écran supérieur de contrôle. Cet écran affiche en permanence l’emplacement de carte mémoire utilisé et le nombre de photos restantes sur la carte, une bonne idée récupérée des Nikon Z récents.
La finition du Nikon Z6III ne prête à aucun commentaire négatif. C’est du solide, comme l’est la gamme Nikon Z. J’ai utilisé le boitier sous l’orage pendant un reportage, il s’est moins plaint que moi !
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/50 – ISO 10 000
Ergonomie et commandes
Les commandes, parlons-en. Nikon a reproduit sur son Nikon Z6III les principes fondateurs de cette gamme : une fonction = un contrôle, une touche dédiée ou une molette ou une combinaison touche + molette. C’est vieux comme Nikon et personnellement j’apprécie que ça ne change pas car c’est simple et efficace.
C’est d’autant plus efficace que les possibilités de personnalisation sont nombreuses. Au début il faut se faire à l’idée que votre Nikon Z6III finira par vous ressembler, mais qu’il faut accepter d’y consacrer le temps nécessaire et une lecture attentive du manuel utilisateur.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 360
La face avant dispose toujours des deux touches Fn personnalisables, auxquelles j’ai attribué sur mon boîtier le contrôle des modes AF pour Fn1 et le verrouillage de l’exposition pour Fn2.
Le Nikon Z6III implémente la fonction de pré-déclenchement qui permet d’enregistrer des images jusqu’à une seconde avant que vous n’ayez complètement pressé l’obturateur. Cette fonctionnalité vous permet de photographier des sujets en mouvement rapide, comme des éclairs ou des animaux, en vous offrant plus de chances de capturer LA bonne image.
Le viseur électronique et l’écran orientable : ils changent la donne
Première différence majeure entre le Nikon Z6III et les deux précédentes versions, le viseur électronique évolue. Celui du Z6III dispose de 5,76 M de points (3,68 M sur le Z6II), mais plus que sa définition c’est sa dynamique et sa luminosité qui le rendent plus agréable à utiliser, même si le précédent modèle était déjà très bon :
la luminosité peut atteindre 4000 cd/m², une valeur supérieure aux 3000 cd/m² des Nikon Z8 et Z9 par exemple,
le taux de rafraichissement grimpe à 120 Hz hors rafales de plus de 20 i/s où il passe à 60 Hz,
le viseur supporte l’espace colorimétrique DCI-P3 garantissant une meilleure reproduction des couleurs.
Avec ses spécificités, ce viseur électronique s’approche de la qualité de visée des reflex pros à viseur optique de la marque. La fatigue oculaire que certains connaissent avec les viseurs électroniques devrait être moins ressentie avec celui-ci, je ne l’ai pas ressenti depuis que j’ai ce boîtier bien que je porte des lunettes. De plus je suis très sensible à la dynamique de l’image dans le viseur afin d’apprécier au mieux les zones les plus claires et les plus sombres.
Ce viseur autorise bien sûr l’affichage des différentes informations de prise de vue (4 configurations possibles), dont l’histogramme en direct et le rendu des réglages boîtier (vous visez en noir et blanc par exemple ou avec le rendu du Picture Control couleur choisi). Cet affichage permet d’ajuster avec précision l’exposition avant de déclencher, une caractéristique commune à tous les boîtiers équipés d’une visée électronique.
Si vous faites de la macro ou utilisez un objectif à mise au point manuelle, vous pourrez bénéficier de la fonction Loupe qui affiche la zone choisie en grand dans le viseur, de même que de la fonction Focus Peaking qui affiche les zones de netteté. A la différence du Nikon Z6II, le Nikon Z6III dispose aussi de la fonction d’aide à la mise au point assistée par l’autofocus avec les objectifs à mise au point manuelle.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/250 – ISO 100
Seconde différence majeure avec le Nikon Z6II, l’écran arrière orientable alors que celui du Z6II est inclinable. Il est donc possible désormais de :
orienter l’écran vers l’avant pour prendre un selfie ou se filmer face caméra,
orienter l’écran vers le haut pour prendre des photos au ras du sol,
orienter l’écran vers le bas pour les prendre bras levés (par exemple au-dessus d’une foule),
retourner l’écran pour le protéger lors du transport.
J’apprécie ces possibilités, en vidéo face caméra particulièrement, de même qu’en photo lorsqu’il s’agit de photographier une foule. Comme de plus j’ai pu faire confiance à l’autofocus, j’ai été amené à faire plus souvent des photos bras en l’air, sans rien contrôler, les résultats s’avérant satisfaisants.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/8 – 1/500 – ISO 320
Notez toutefois que si vous voulez incliner cet écran pour la prise de vue au ras du sol, le passage de sa position de repos à la position visée poitrine est moins rapide qu’elle ne l’est avec l’écran inclinable du Z6II. On ne peut pas tout avoir.
Cet écran dispose de 5 possibilités de configuration d’affichage différentes, ce qui devrait satisfaire tous les besoins.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/6.3 – 1/800 – ISO 450
Les menus
Le Nikon Z6III reprend les menus traditionnels Nikon. Ils sont toujours plus complets, les options de personnalisation plus nombreuses, l’activation de la plupart des fonctions est toutefois facilitée par la présence de commutateurs numériques ON/OFF qui évitent des validations supplémentaires.
Le Z6III dispose d’un nouveau menu Réseau permettant d’ajuster tous les paramètres de connexion à un ordinateur, un smartphone, un Atomos, un routeur, un serveur FTP, la prise USB, la télécommande sans fil et, nouveauté d’importance, le service Nikon Imaging Cloud que je détaille dans un article distinct.
Le menu « Retouche » change de place, vous y accédez en affichant une photo prise sur l’écran arrière puis en appuyant sur la touche I, les fonctions de retouche apparaissent alors dans la liste déroulante.
L’autonomie
Le Nikon Z6III utilise une batterie EN-EL15c de 2280 mAh (1900 mAh pour la EN-EL15b des séries 1), c’est la même capacité que celle du Nikon Z6II. Il est difficile de faire un test fiable et reproductif de cette autonomie puisqu’elle varie selon l’usage et les options choisies. Toutefois, en utilisant le Nikon Z6III dans des conditions de reportage, sur une période de 6 heures environ, le niveau de la batterie a baissé plus vite qu’il ne le faisait avec mon Z6II. Je n’ai toutefois jamais eu besoin d’en changer avant la fin de mes reportages après plus de 600 à 700 photos.
Cette différence d’autonomie s’explique selon moi par les fonctions avancées de l’autofocus qui fait appel au traitement par le processeur de façon plus intense. Cependant, et ce n’est que mon avis, je préfère de loin avoir un autofocus aussi réactif et précis quitte à perdre en autonomie, que le précédent autofocus et une autonomie supérieure. Je ne m’avancerai pas à donner une différence chiffrée de référence, j’ai noté des niveaux de batterie en fin de séance proches de 20% restants quand j’avais 30 à 35% sur le Z6II. Notez qu’en condition de test, je fais plus souvent appel au menu.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 73 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 1 100
Les versions précédentes des batteries Nikon EN-EL15 A et B restent compatibles. Avec la batterie EN-EL15c, le Nikon Z6III peut être alimenté en continu via son port USB-C, ce qui permet de l’utiliser de façon illimitée sans avoir à changer la batterie, une fonctionnalité très utile pour les longues sessions de shooting ou de tournage en studio.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/7.1 – 1/500 – ISO 280
La connectique et les cartes mémoire
Sur le côté gauche, vous disposez des prises :
USB 3.0 Type C,
HDMI Type A
télécommande,
micro,
casque.
Le Nikon Z6III propose le Wi-Fi IEEE 802.11b/g/n/a/ac et le Bluetooth 5.0. Vous pouvez connecter le Z6III à votre smartphone via l’application Snapbridge de même qu’au Nikon Imaging Cloud en direct.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 34,5 mm – f/8 – 1/800 – ISO 500
Le mode rafale atteignant 20 im/sec. en RAW et jusqu’à 120 im/sec. en JPG C120, prévoyez des cartes dont le taux d’écriture correspond aux performances attendues. J’ai cependant utilisé mes cartes XQD 440 Mb/sec., loin d’être les plus performantes désormais, sans jamais rencontrer de limitation au déclenchement. Pensez toutefois à renouveler les vôtres si elles ne dépassent pas les 300 Mb/sec.
Lors d’un test en mode rafale, le Nikon Z6III a enregistré sur une carte XQD 440 Mb/s les 200 photos promises en RAW 14 bits compressé sans perte avant de décrocher. En obturation mécanique en effet, la limite est fixée à 200 images même si vous outrepassez ce réglage dans le menu d2 > Vues maximales par rafale.
En JPG Fine j’ai atteint plus de 1 300 photos avant de relâcher le déclencheur, le boîtier ne ralentissant toujours pas. Autant dire que la limite du mode rafale est très très loin et ne devrait pas en être une pour vous.
Notez enfin que le Nikon Z6III autorise l’utilisation d’une poignée grip Nikon MB-N14 optionnelle avec contrôles déportés.
Test Nikon Z6III : Autofocus
C’est là que vous attendiez le Nikon Z6III ? Moi-aussi. Pour l’avoir pris en main avant sa sortie, j’avais déjà pu constater que l’autofocus était au moins au niveau de celui du Nikon Zf, donc bien plus réactif et fiable que celui du Nikon Z6II. Après plus de deux ans passés à l’utiliser dans différentes situations, je ne peux que confirmer ce constat.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/2000 – ISO 500
Cet autofocus, aidé par un processeur Expeed 7 et un capteur partiellement empilé, propose des performances de premier ordre pour un hybride plein format expert. Bien que disposant des mêmes modes de détection que le Nikon Z8, il lui arrive toutefois d’avoir quelques sautes d’humeur venant parfois contrarier le suivi du sujet. La différence de traitement du signal est probablement la raison de cette différence, les Z8 et Z9 disposant d’un capteur empilé et d’un double flux de données.
Mais sachons raison garder, l’autofocus du Nikon Z6III est l’un des meilleurs du moment dans sa catégorie, la différence est flagrante par rapport au Z6II. Il est tout à fait possible de faire confiance à cet autofocus pour faire le point quand vous n’avez pas le temps de réagir, comme pour la photo de concert ci-dessous, alors que l’artiste venait de jeter un verre d’eau sans prévenir.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 8 000
Comme pour tout hybride dont l’autofocus propose de nombreux modes de détection et suivi, il vous faut prendre le temps d’identifier les meilleurs réglages pour vous. J’ai opté pour le mode de suivi AF-C continu par défaut, avec deux types de détection et suivi du sujet possibles :
AF-C et suivi 3D avec reconnaissance des visages pour le reportage,
AF-C avec AF zone automatique pour toutes les autres situations.
Avec le firmware 2.00, le Z6III hérite du mode Oiseaux jusqu’alors réservé aux Z8 et Zf. L’autofocus détecte et suit les oiseaux en vol, y compris dans des environnements complexes comme les lisières de forêt ou les falaises. Les photographes animaliers qui hésitaient entre le Z6III et le Z8 pour cette seule raison ont maintenant leur réponse.
Il est probable que j’affine ce choix lorsque je vais retrouver mes scènes de rue et les spectacles de danse, en utilisant par exemple une zone AF personnalisable.
Avec ma configuration reportage, l’autofocus a assuré, détectant et suivant mes sujets lorsqu’ils passaient dans le champ. Il peut lui arriver de ne plus savoir quel sujet suivre s’il y en a plusieurs dont un au premier plan et plusieurs en arrière-plan. Dans ce cas je recentre avec un appui rapide sur le bouton Ok tout en visant le bon sujet.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 46 mm – f/8 – 1/500 – ISO 250
Dans quelques rares cas, alors qu’il y avait beaucoup de monde et que je tenais à suivre une personne se déplaçant dans cette foule, j’ai basculé en AF-C point sélectif pour ne pas avoir à réfléchir.
Dans l’immense majorité des cas, l’autofocus m’a apporté entière satisfaction, il y a une grande différence par rapport au Z6II, qui, bien qu’il ait fait de gros progrès avec les derniers firmwares, ne peut assurer une détection et un suivi de cette qualité.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 102 mm – f/5 – 1/160 – ISO 6 400
Cet autofocus méritant un livre à lui tout seul, je n’irai pas plus loin dans la description de son fonctionnement ici. Je ne peux toutefois que vous inciter à tester différentes configurations avant de choisir les vôtres, comme c’est déjà le cas avec la nouvelle génération d’hybrides Nikon Z8 / Z9 / Zf.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/8 – 1/500 – ISO 180
Test Nikon Z6III : Qualité d’image
Encore un sujet qui interroge puisque le Nikon Z6III est équipé d’un tout nouveau capteur partiellement empilé de 24,5 Mp. En pratique, bien que Nikon n’ait pas diffusé beaucoup d’informations sur ce capteur, voici ce que j’en sais.
L’empilement « total » consiste à déplacer les circuits électroniques cruciaux sous la surface sensible, plutôt que de les positionner à proximité. Il y a trois avantages à cette empilement :
il laisse de la place à l’électronique (buffer et processeur),
il réduit le temps de transfert des données, accélérant ainsi la lecture des photosites,
il limite l’interférence électromagnétique.
L’empilement « total » revient plus cher à mettre en œuvre, aussi Nikon a choisi un empilement partiel pour le capteur de son hybride expert. L’électronique est placée près de la surface sensible du capteur, mais elle fait partie intégrante de ce capteur. Les performances ne sont pas aussi élevées qu’avec un capteur empilé « total » mais elles sont supérieures à celles d’un capteur non empilé comme celui du Z6II ou du Nikon Zf.
N’oublions pas la présence du processeur Expeed 7 : il a un impact majeur sur la qualité des images, et peut expliquer certaines différences par rapport au Z6II, notamment en termes de plage dynamique et de performances en haute sensibilité. En effet, le traitement d’image est aussi important que le capteur pour produire des résultats de haute qualité.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 41 mm – f/8 – 1/500 – ISO 140
Ce capteur partiellement empilé permet au Z6III d’atteindre des vitesses de rafale très élevées:
jusqu’à 20 images par seconde en RAW avec suivi exposition et autofocus,
jusqu’à 120 images par seconde en JPEG.
Il offre également une vitesse d’obturation maximale de 1/16 000e de seconde en mode d’obturation électronique, une caractéristique idéale pour figer des sujets rapides. Ce capteur permet de limiter l’effet de rolling shutter, bien qu’il ne puisse pas tout à fait rivaliser avec les performances des Nikon Z8 ou Z9 dont le capteur est totalement empilé.
D’après les tests labo que j’ai pu vérifier auprès de mes confrères, le Nikon Z6III perd environ un stop de plage dynamique par rapport au Z6II. Ce compromis permet des vitesses de rafale plus élevées en mode d’obturation électronique. La perte de plage dynamique est cependant moins perceptible à partir de 800 ISO et au-delà. De même, je n’ai constaté aucune différence de dynamique entre les images faites en obturation mécanique et celles faites en obturation électronique, ce qui va simplifier le choix du mode lorsque j’aurai à couvrir des spectacles de danse (obturation électronique recommandée pour un déclenchement silencieux).
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/25 – ISO 16 000
En pratique, le photographe se moque de savoir comment son capteur a été empilé, ce qui l’intéresse c’est l’impact de cet empilement, partiel ou non, sur la qualité d’image et la montée en sensibilité, ce que j’ai cherché à vérifier sur une série d’images de test (je précise bien que ce n’est pas un test en labo réalisé selon un protocole documenté et reproductible).
En conditions réelles, le Nikon Z6 III est capable de conserver des détails dans les hautes lumières comme dans les ombres profondes. À des sensibilités élevées, comme 25 600 ISO, il offre une qualité d’image remarquable, avec peu de bruit et une conservation fine des détails. La différence avec le Z6II est alors difficile à mesurer, c’est le temps de traitement des images réduit sur le Z6III qui m’a le plus apporté au final.
Attention donc aux résultats de tests techniques en labo, ils ne reflètent pas forcément la réalité de la prise de vue sur le terrain.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/160 – ISO 20 000
Nikon précise que la stabilisation d’image du Z6III peut compenser jusqu’à 8 stops, un net progrès par rapport aux 5 stops du Z6II. En conditions réelles, j’ai pu faire des photos nettes à 1/20ème de sec., ce qui est tout de même très performant.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 39 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400
Montée en sensibilité
100 à 800 ISO
Le Nikon Z6III délivre des images de grande qualité, exemptes de bruit numérique visible.
1 600 ISO
Mes images test montrent une belle richesse de détails avec un niveau de bruit très contenu.
3 200 ISO
Les résultats restent très bons, il n’y a que très peu de dégradation d’image sur un grand écran, en aucun cas visible sur une image web comme celle-ci, mais il faut bien que j’illustre mon propos.
6 400 ISO
Les images perdent un peu en détail si vous zoomez à 200%, sur une taille d’image plus réaliste, la perte n’est pas vraiment perceptible.
12 800 ISO
Un moutonnement apparaît dans les détails les plus fins, les images restent cependant utilisables sans optimisation logicielle ni réduction du bruit.
25 600 ISO
La perte de détails est sensible, le lissage se fait sentir mais les images restent utilisables avec un minimum de traitement. Le résultat est en toute logique variable selon la lumière, le sujet et la qualité de l’optique qui peut ajouter au manque de netteté apparent.
51 200 ISO
On touche à la limite acceptable, un traitement performant de réduction du bruit et d’optimisation des images (par exemple dans DxO PureRAW) aidera à récupérer une image exploitable.
102 400 ISO
Mieux vaut oublier la qualité d’image, seul un traitement très performant pourra sauver ces photos si vous n’êtes pas très regardant. Elles peuvent par contre parfaitement servir en identification de scènes ou de sujets.
Montée en ISO, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6II
J’ai fait quelques tests comparatifs entre Nikon Z6III et Nikon Z6II dans des conditions de prise de vue identiques. Il ne s’agit en rien d’un test protocolaire, mais je rappelle que je m’intéresse plus au résultat photographique qu’à la preuve technique.
Les copies d’écran ci-dessous vous donnent un aperçu des différences de qualité d’image entre le Z6III à gauche et le Z6II à droite.
A 6 400 ISO la différence est négligeable, bien que très légèrement en faveur du Z6III dans les détails fins.
A 12 800 ISO le Z6II donne une image de meilleure qualité, ce qui mérite d’être vérifié dans d’autres conditions de prise de vue.
Jusqu’à 51 200 ISO le Z6III reprend le dessus. C’est toujours la limite de l’acceptable.
A 102 400 ISO les deux boîtiers donnent des images non utilisables hors détection de scène, le Z6III s’en sort toutefois bien mieux.
Traitement d’images, comparaison Nikon Z6III vs. Nikon Z6 et Z6II
Par rapport au Nikon Z6 et Z6II que j’ai longuement utilisés dans les mêmes situations, j’ai apprécié de devoir passer moins de temps en post-traitement pour obtenir des images conformes à mes attentes.
Tous mes tests à ce jour montrent le même résultat : si l’exposition est bonne à la prise de vue, le RAW est très vite ajusté (clarté et ajustement de la colorimétrie par exemple), les tonalités n’ont quasiment pas besoin de retouche.
C’est une très bonne chose si vous êtes adepte du JPG natif, une fois votre boîtier réglé à votre guise, vous pouvez obtenir des JPG de grande qualité que ce soit en couleur ou en noir et blanc.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 100
Le Nikon Z6III et la vidéo
Le Nikon Z6III offre l’enregistrement interne jusqu’en 6K à 60 images par seconde en N-RAW 12 bits ou en Apple ProRes Raw HQ 12 bits (limité à 30 fps), tout cela sans recadrage. Si vous optez pour la 4K à 120 fps, vous devrez composer avec un léger crop, mais vous pouvez aussi filmer en 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ. Grâce à sa compatibilité avec l’Atomos UltraSync Blue via Bluetooth, il peut synchroniser plusieurs caméras pour des tournages multi-caméras.
Si vous recherchez des ralentis encore plus poussés, la Full HD à 240 fps est de la partie, avec un recadrage minime d’environ 5 %.
Côté stabilisation, Nikon combine une stabilisation électronique à la stabilisation mécanique du boîtier. Cela permet, à partir d’un flux 6K, de recadrer sans perte de qualité visible avec un facteur de 1,4x pour obtenir une image en 4K ou 2x pour une image en Full HD.
Pour ce qui est de la durée de tournage, Nikon annonce 2 heures de vidéo en 4K 60p sans risque de surchauffe. En pratique la captation en 6K RAW sera limitée par la capacité de vos cartes mémoire.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 26,5 mm – f/4 – 1/20 – ISO 6 400
Test Nikon Z6III : pour qui et quels usages
Vous avez déjà un Nikon Z6 série 1
Il y a un véritable écart entre le Z6 et le Z6III : réactivité générale, fiabilité de l’autofocus, évolutivité potentielle, grande polyvalence en photo comme en vidéo. La différence se fera sentir si vous pratiquez la photo de sujet en mouvement rapide.
Vous gagnerez en sensibilité ISO, le capteur partiellement empilé donnant des fichiers natifs très propres, qui nécessitent moins de post-traitement.
Vous pourrez disposer de deux emplacements pour cartes mémoire, une carte SD venant seconder la carte XQD / CFexpress. L’écran orientable vous offrira des possibilités créatives plus étendues. Vous pourrez également utiliser une poignée grip avec commandes déportées.
A l’inverse, si vous faites des photos de paysage ou de sujets dont le mouvement n’est ni très rapide, ni erratique, vous avez moins à gagner, les performances du Nikon Z6 étant déjà très bonnes pour un plein format de 24 Mp.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/11 – 1/500 – ISO 1 800
Vous avez déjà un Nikon Z6II
Le choix de passer ou non au Nikon Z6III est plus difficile. L’autofocus est en grand progrès, ce qui vous aidera pour la photo d’oiseaux en vol ou de sport. Toutefois ce seul argument ne saurait suffire pour justifier la bascule dans de nombreux autres cas puisque la qualité d’image dans son ensemble ne progresse que peu.
C’est la vidéo qui pourra faire la différence, le Nikon Z6III étant bien mieux armé pour répondre à tous les besoins de tournage. Son écran orientable peut vous aider si vous faites des vidéos face caméra (interviews ou formation par exemple).
Le firmware 2.00 ajoute également le mode Oiseaux et la fonction Auto Capture, ce qui renforce l’intérêt du passage au Z6III pour les photographes animaliers.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 115 mm – f/5.6 – 1/250 – ISO 6 400
Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format
Le Nikon Z6III est l’hybride expert pro le plus polyvalent de la gamme Nikon Z si vous savez vous contenter de 24 Mp. Le Nikon Z8 et ses 45 Mp offre une meilleure définition, au détriment du prix et des exigences d’un capteur de 45 Mp (taille des fichiers, informatique nécessaire, stockage, obturation électronique uniquement).
Le Nikon Z6III est à mes yeux le successeur logique de la gamme Nikon D700 / D750 / D780. Son capteur 24 Mp est suffisant pour la plupart des usages photo, le Z6III vous accompagnera sans aucun problème pour le paysage, la nature, le portrait, l’animalier, le reportage. Je ne vois pas de limite à ce jour à ses capacités en photo. Le firmware 2.00 a même étendu ses possibilités avec le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service, ce qui le rapproche encore davantage du Z8.
En vidéo il est très supérieur à tous les reflex Nikon existants ou ayant existé, il n’y a rien à ajouter.
Notez également que la bague FTZ vous permettra d’utiliser vos optiques Nikon F ou compatibles en attendant de passer aux NIKKOR Z pour gagner encore en qualité d’image et en réactivité globale.
Si toutefois vous ne faites que très peu de vidéo, que vous acceptez de vous passer de l’écran orientable, le Nikon Z6II toujours au catalogue reste une alternative très sérieuse et moins onéreuse.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/6.3 – 1/500 – ISO 280
Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z6III vous fait de l’œil
S’il vous faut un boîtier et des objectifs, le Z6III couplé à un zoom polyvalent et une ou deux petites focales fixes pourrait bien être celui-là. Il est polyvalent, propose une qualité d’image très élevée en photo et des performances parmi les meilleures du marché en vidéo.
Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques Nikon F. Le zoom NIKKOR 24-120 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les récents NIKKOR Z 35 mm et 50 mm f/1.4 complèteront votre équipement pour les conditions fréquentes de faible lumière.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/8 – 1/500 – ISO 1 250
Test Nikon Z6III : conclusion
Le Nikon Z6III creuse l’écart avec le Nikon Z6II dont il n’est pas une simple évolution. Le progrès est partout, depuis le capteur partiellement empilé couplé à un processeur Expeed 7 qui offrent à eux deux rapidité de l’autofocus, grande diversité de reconnaissance de scènes et module vidéo très complet.
Le Nikon Z6III est le plus polyvalent des 24 Mp de la gamme Nikon Z actuelle, il reprend une bonne partie des caractéristiques de son grand frère Nikon Z 8 dont les performances sont souvent éloignées des besoins plus simples de l’amateur photographe.
Face au Nikon Zf, le Z6III propose une ergonomie plus aboutie, une meilleure prise en main, des capacités vidéos très supérieures.
Mis à jour avec le firmware 2.00 depuis août 2025, le Z6III a gagné le mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service. Ce qui n’était pas encore fait au lancement est maintenant fait.
Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 8 1mm – f/7.1 – 1/250 – ISO 900Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 120 mm – f/4 – 1/80 – ISO 6 400Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24 mm – f/4 – 1/40 – ISO 16 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 61 mm – f/4 – 1/30 – ISO 16 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S -120 mm – f/4 – 1/500 – ISO 9 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 76mm – f/4.5 – 1/500 – ISO 125Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 24mm – f/8 – 1/500 – ISO 360Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 94 mm – f/4 – 1/250 – ISO 6 400Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 110 mm – f/4 – 1/2 000 – ISO 4 000Test Nikon Z6III NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S – 67 mm – f/4 – 1/8 – ISO 16 000
Comment maîtriser la lumière diffuse en photographie de paysage
Quand je pense à mes sorties photos nature ces derniers mois, la lumière ne m’a pas toujours facilité la tâche. Vous connaissez peut-être cette sensation, en plein après-midi, quand le soleil d’été est au zénith et que tout semble trop contrasté. C’est là que l’importance de la qualité de la lumière joue sur le résultat, et qu’il est souvent plus intéressant lorsque le ciel vous offre une belle lumière diffuse.
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Septembre : ciel gris, pluies intermittentes, manque de couleur. Chez moi, c’est tous les jours ces dernières semaines. Sur le plan personnel, je préfère de loin le printemps. Mais pour la photographie ces ciels couverts sont nos amis.
La première raison ?
Un ciel couvert est un fantastique diffuseur de lumière naturelle. Pas de fort contraste, une belle répartition de la lumière. Des ombres douces. L’exposition est d’autant plus facile à régler les jours de lumière diffuse.
La seconde raison ?
Cette météo favorise la pratique de la photo nature avec un rendu très doux. Faire de la couleur par temps gris est une manière différente de représenter un paysage, adieu le ciel bleu, place à la quiétude et aux couleurs pastel.
Plutôt que de jouer avec les contrastes de luminosité, vous jouez avec les tons moyens. Vous isolez un paysage peu éclairé dans un environnement plus clair ou un premier plan lumineux dans une ambiance plombée.
Lorsque vous en serez au post-traitement, soignez le travail sur les tonalités.
Pas de fort contraste à la prise de vue ? Pourquoi en ajouter au post-traitement ?
Ambiance vaporeuse ? Soignez les tons moyens, ajustez l’exposition pour ne pas boucher les basses lumières tout en montant les hautes lumières.
Un ciel gris occupe la plus grande partie de vos photos ? Jouez l’effet High Key.
Ces nuances sur lesquelles vous pouvez jouer en post-traitement, ces tonalités à soigner, ce rendu à travailler, c’est ce qui fera l’intérêt de vos photos les jours où la lumière diffuse l’emporte sur le ciel bleu.
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Pourquoi votre taux de réussite n’augmente pas même si vous avez un nouvel appareil photo
Un lecteur de ma Lettre photo m’a écrit ceci à propos de son taux de réussite en photo, et de la déception que cela engendrait chez lui :
Je m’intéresse trop à la technique au détriment de ma disponibilité et au regard dans la prise de vue. Les réglages me préoccupent trop et je perds en spontanéité au moment de prendre une photo.
Ensuite, je passe trop de temps à chercher les nouveautés et le matériel photo qui pourraient me manquer, sans réfléchir à la bonne utilisation de mon matériel déjà en ma possession et en tirer tous les avantages.
J’ai donc besoin de prendre un peu de recul sur ma pratique photo : – approfondir mes motivations et mon approche de la prise de vue, – mieux gérer l’utilisation de mon matériel pour bien comprendre ses particularités.
Je cherche à recentrer ma pratique photo sur l’intérêt qui m’a poussé à me lancer et retrouver la joie du débutant.
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Je le comprends d’autant mieux que j’ai fait pareil quand j’ai débuté. Et pendant quelques années ensuite.
Lorsque vous débutez en photo, vous vous prenez au jeu. Vous vous faites plaisir avec le matériel qui va tout régler pour vous. Vous déclenchez à tout va. Vous finissez par faire quelques bonnes images.
Pour en faire plus vous investissez dans un nouvel objectif. Ou un nouveau boîtier, ou les deux le plus souvent.
Toutefois petit à petit vous vous rendez compte que quelque chose cloche. Le taux de réussite n’augmente pas avec le renouvellement du matériel. Il n’augmente pas ‘tout court’ en fait.
C’est normal.
Le hasard vous aide parfois, c’est LA bonne photo. Facile. Mais recommencer souvent, c’est difficile. Car le hasard ne peut pas tout faire, il faut l’aider.
Lorsque j’ai compris cela, j’ai commencé à voir ma photographie autrement. Je savais qu’il me fallait étudier.
Ce qui m’a le plus aidé, c’est l’étude des livres de photographes. Et l’étude de ce que ces photographes ont à dire. Surtout lorsqu’ils parlent cadrage et composition.
Pour faire de même et augmenter votre taux de réussite, vous n’avez besoin d’aucun nouveau matériel photo. Il vous faut juste du temps pour étudier et mettre en pratique.
J’ai créé ma récente formation cadrage et composition dans cet esprit car vous pouvez avoir le meilleur appareil photo au monde, si vous ne savez ni cadrer ni composer vos photos, vous ne ferez rien de bon.
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La réponse à ces 2 questions va régler tous vos problèmes de mise au point avec un Nikon Z
Ouvrez le manuel de votre appareil photo. Regardez au chapitre Autofocus. Combien de réglages comporte-t-il ? Je viens de vérifier pour le Nikon Z f. La réponse est 26. Sans compter la mémorisation de la mise au point, la configuration des boutons, les options de mise au point manuelle, la définition des tailles personnalisées de zones AF.
Nos appareils photo n’ont jamais été aussi performants en matière d’autofocus. Et vous n’avez jamais été aussi perdu(e) lorsqu’il faut les régler.
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Comment faire une photo nette avec un Nikon Z
Là où la technologie est censée vous faciliter la vie, elle vous la complique. Le résultat, ce sont deux catégories d’utilisateurs :
ceux qui veulent tout comprendre de leur AF,
ceux qui veulent juste faire des photos nettes (ou plus exactement contrôler la netteté de leurs photos).
Les premiers passent leurs journées à poser des questions sur les forums ou les réseaux sociaux. Ils lisent des dizaines d’articles, regardent des heures de vidéos YouTube. Il leur arrive même de lire le manuel utilisateur. Ils font des tableaux Excel de configuration avec des macros. Ils en oublient de faire des photos.
Les seconds identifient un mode qui leur convient. Et font des photos. Si vraiment ça ne fonctionne pas, ils changent un réglage. Et font des photos.
Vous avez déjà compris que je suis partisan de la seconde catégorie. Même si mon rôle de formateur consiste à comprendre ce que sont tous ces modes, pour déterminer lequel est utile, pour qui, dans quelle situation.
Le conseil du jour est ici
Pour trouver les réglages qui vous correspondent, la réponse à ces deux questions est essentielle :
quelle taille votre sujet occupe-t-il dans le cadre ?
quelle est sa vitesse de déplacement ?
La SEULE chose à retenir en matière d’autofocus, c’est de savoir répondre à ces deux questions.
Entraînez-vous pour répondre à ces deux questions en moins de 2 secondes. Tout le monde peut y arriver. Vous réaliserez alors que dans 80% des cas, le mode AF-C Zone automatique des Nikon Z est le plus adapté.
Si vous avez un appareil photo d’une autre marque, il a un réglage AF zone de détection automatique avec suivi continu AF-C.
Quel que soit son nom.
Apprenez à simplifier la mise au point
Pour ne pas vous laisser bouffer par la technologie, il est critique de savoir simplifier. C’est ce que je fais chaque fois que je prends un appareil photo en main.
Même si le mode AF utilisé n’est pas LE mode idéal et que les gourous vous rient au nez, l’essentiel est de savoir faire avec. Et de faire des photos.
D’ailleurs, rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, vous n’aviez pas tous ces réglages et vous faisiez des photos nettes, non ?
Passer de la complexité technologique pilotée par l’IA à un usage raisonné de votre appareil photo, c’est ce que je vous aide à faire avec ma formation « 5 étapes pour bien (re)débuter en photo« .
Parce que le plaisir de faire des photos ne doit jamais être gâché par la contrainte technologique. C’est ma devise. Si c’est la vôtre aussi et que vous galérez trop souvent encore en photo, ce programme peut vous aider.
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La meilleure façon de rater une photo, résultat garanti
La meilleure façon de rater une photo ? Vous passez en mode manuel et vous changez plusieurs réglages en même temps. Je vous garantis le résultat. Poubelle assurée.
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Mais savez-vous quelle est aussi la meilleure façon de passer à côté d’une photo remarquable ?
Vous passez en mode Auto et vous ne touchez à rien d’autre.
Je vous garantis aussi le résultat.
Une photo correcte, sans aucune originalité 99 fois sur 100.
« Mais alors on fait quoooooiiiiiii ????? »
On réfléchit 2 secondes (pas plus).
Si votre boîtier comporte 4 modes de prises de vue, ce n’est pas le fruit du hasard ou le délire du marketing.
Tous ont une utilité, 2 en ont plus que les 2 autres.
Si et seulement si vous savez à quoi il servent et quand les utiliser.
L’essentiel : ce qu’il y a devant l’objectif
Maintenant concentrez-vous sur les 2 modes restants et vous allez droit dans le mur. Car vous commettez l’erreur que trop de photographes amateurs commettent. Ils se concentrent sur le réglage du boîtier. Lisent (parfois) les 3 245 pages du manuel.
Et oublient l’ESSENTIEL.
Ce qu’il y a devant l’objectif. La scène, le sujet, la lumière.
Essayez de faire une photo sans scène, sans sujet, sans lumière, vous pouvez avoir le tout dernier NiCaFilmNy Turbo 200 Mp ou un Nikon Z 6III, vous n’aurez pas de photo.
L’ordre logique : scène, sujet, lumière
L’ordre logique des choses, c’est donc de commencer par définir votre scène et votre sujet.
Puis analyser la lumière.
Puis décider de comment vous voulez rendre tout ça.
Puis de régler très vite votre boîtier.
Pour finir par déclencher.
« Mais t’es dingue, comment tu veux que je fasse tout ça en une fraction de seconde ?? »
Et comment ils font les autres, hein ?
Ils utilisent une méthode.
Qui leur permet de procéder ainsi, sans passer plus de 2 secondes pour déclencher.
Car au-delà de 2 secondes, si votre sujet est en mouvement, il est probablement déjà trop tard.
Le seul maître à bord, c’est vous
Vous pouvez tourner ça dans tous les sens.
Prétendre que j’ai tort.
Me dire que votre boîtier est tellement performant qu’il fait le boulot pour vous.
C’est faux.
Le seul maître à bord c’est vous.
Le mode d’emploi du boîtier ne vous sert QUE pour savoir comment mettre en œuvre telle ou telle fonction.
Mais en aucun cas comment réussir une photo, juste comment rater une photo.
Attention : une photo réussie, c’est bien plus
Maintenant attention, warning, danger. Si c’était tout, ce serait trop simple.
Parce qu’une photo réussie, au sens où elle vous plaît, c’est autre chose encore.
C’est une scène bien définie.
Un sujet à la bonne place.
Des éléments secondaires harmonieusement positionnés.
Et surtout une lumière venant donner tout son intérêt visuel à cette scène.
Il est donc essentiel de maîtriser tout ça aussi.
Ce qui prend plus de 2 secondes à apprendre, mais reste ensuite valable sans date limite de consommation.
Deux options pour vous améliorer et ne plus jamais rater une photo
Maintenant que vous savez tout, il vous reste deux options.
La première consiste à passer le temps nécessaire à identifier tous ces éléments, tout ce qu’il faut savoir, et à tout mettre en perspective.
C’est aussi ça l’intérêt de la photographie et vous pouvez trouver plein de bonnes ressources sur le web.
Par exemple ici sur Nikon Passion.
La seconde option consiste à appliquer une méthode qui a fait ses preuves. Et vous fait gagner beaucoup de temps. Le temps, la seule chose que vous ne pouvez pas acheter.
Cette méthode, j’en ai une et je vous la partage si vous voulez bien la suivre. Je la présente ici.
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Comment l’apprentissage de la photographie permet de développer son style personnel
Je me souviens encore du jour où j’ai reçu un e-mail d’une participante à ma formation photo. Elle me confiait se sentir perdue, incapable de comprendre comment avancer malgré les efforts fournis. Elle se demandait pourquoi ses photos, malgré tout ce qu’elle apprenait, ne correspondaient pas à ce qu’elle imaginait. Ce sentiment de frustration, c’est quelque chose que j’ai moi-même vécu lors de mon propre apprentissage de la photographie. Voici comment réagir.
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Se libérer de la perfection pour mieux apprendre
Nous passons tous par cette phase où, après avoir appris les bases techniques, nous nous sentons submergés.
L’apprentissage de la photographie n’est pas une ligne droite. Il y a des moments de confusion, et c’est tout à fait normal. Je me rappelle d’une de mes premières photos, une ancienne façade de magasin prise plein cadre. Fier de mon travail, je l’ai montrée à un ami photographe qui l’a critiquée sèchement.
Sur le moment, j’ai été vexé, mais en y repensant, c’était mon apprentissage de la photographie qui se jouait. Cette photo, bien que techniquement imparfaite et peu représentative pour l’ami en question, représentait quelque chose d’important pour moi. Elle participait à mes premières prises de vue sur le territoire urbain. J’ai donc continué à photographier ces scènes quotidiennes comme j’avais envie de le faire, tout en intégrant les remarques constructives qui m’avaient été faites.
L’apprentissage de la photographie par la déconstruction
Après avoir assimilé les bases, vient un moment où il faut déconstruire pour avancer.
La déconstruction, en photographie, consiste à désapprendre les règles strictes pour laisser place à l’intuition et à l’émotion (les règles de composition par exemple). C’est ce qui va vous permettre de faire des photos qui reflètent vraiment votre vision personnelle. L’apprentissage de la photographie, c’est ainsi accepter que la technique ne fait pas tout. On apprend à ressentir, à réagir face à une scène, plutôt qu’à se focaliser uniquement sur les réglages.
Ce processus de déconstruction est indispensable pour faire des photos qui vous ressemblent, des photos qui transmettent une émotion. Je me souviens de Joel Meyerowitz dans « Une vision de la photographie« , qui expliquait que la technique doit venir en second plan pour laisser place à l’instinct.
photo (C) JC Dichant
Se fier à ses émotions
Une fois que vous avez dépassé cette phase de confusion, vous pouvez commencer à agir à l’instinct.
Vous ouvrez à f/2.8 non pas parce que « c’est ce qu’il faut faire » ou parce que « c’est les meilleurs objectifs », mais parce que cela traduit ce que vous ressentez. L’apprentissage de la photographie doit consister à écouter vos émotions et à faire confiance à votre instinct.
« Faites vos photos pour vous, pas pour les autres »
C’est la seule réaction saine pour vous aider à identifier puis formaliser votre style (lire Comment développer votre style de Denis Dubesset).
Oublier les réglages pour mieux apprendre
Je sais que ce conseil peut sembler paradoxal, mais c’est en oubliant la technique que vous apprenez le plus.
L’apprentissage de la photographie passe par ces moments où vous arrêtez de penser aux réglages, pour vous concentrer sur ce que vous avez envie de montrer. Prenez votre appareil, sortez, et laissez-vous guider par ce qui vous passe devant les yeux. Déclenchez sans trop réfléchir. Ce n’est qu’en pratiquant de cette manière que vous pourrez faire des photos qui vous ressemblent vraiment.
photo (C) JC Dichant
Regarder ses photos avec du recul
Après une sortie photo, prenez le temps de regarder vos images.
Analysez-les, essayez de comprendre ce qui a fonctionné et ce qui a moins bien marché. C’est une étape clé de votre apprentissage de la photographie. N’ayez pas peur des erreurs, faites-en, elles sont nécessaires pour progresser.
C’est en apprenant de vos échecs que vous allez affiner votre regard et améliorer vos compétences.
Note : Cet article est tiré de ma lettre photo quotidienne. Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.
Mise à jour Lightroom Classic 13.5 : flux HDR, synchronisation et nouveaux matériels supportés
Les mises à jour des logiciels photo sont un peu comme les saisons : on sait qu’elles arrivent, mais on ne sait jamais vraiment ce qu’elles vont changer. Alors, qu’est-ce qui se cache derrière cette mise à jour Lightroom Classic 13.5 et comment peut-elle améliorer votre flux de travail photographique ?
Nouvelle gestion du flux HDR dans Lightroom Classic
L’un des points forts de cette mise à jour Lightroom Classic, c’est l’amélioration du flux HDR dans le module Bibliothèque. Le HDR est souvent perçu comme le moyen de forcer exagérément le traitement des contrastes et de la lumière, mais il n’en est rien (en savoir plus).
Dans cette version, il prend une autre dimension. Les modes Loupe et Comparaison permettent de visualiser les détails avec plus de précision. Ces fonctions sont particulièrement intéressantes pour les utilisateurs de smartphones dont les modes HDR sont courants pour ne pas dire qu’ils s’imposent par défaut désormais.
L’affichage inclut les options d’affichage côte-à-côte et fractionné. Cependant, l’affichage HDR n’est pas pris en charge dans la vue Grille de la Bibliothèque, dans le module Diaporama, dans les miniatures Film fixe ou dans les boîtes de dialogue qui affichent du contenu photo, telles que les boîtes de dialogue Fusion HDR, Fusion panorama ou Améliorer.
Pour activer l’affichage HDR dans la bibliothèque, sélectionnez Modifier > Préférences > Performances > Activer la HDR dans Bibliothèque.
Synchronisation simplifiée entre Lightroom Classic et le cloud
Cette mise à jour Lightroom Classic 13.5 apporte une amélioration bienvenue dans le suivi des synchronisations. Avec l’arrivée du nouveau service de synchronisation avec catalogue dédié dans les précédentes versions, les erreurs restaient fréquentes. Adobe travaille à corriger ces erreurs en améliorant son nouveau service, ce qui se traduit par l’évolution intégrée à cette version 3.5.
Désormais, la liste des photos en attente de synchronisation apparaît à nouveau et un simple clic droit dans la fenêtre de suivi de cette synchronisation permet de retirer les fichiers en attente. Cette simplification permet de gagner en efficacité et, surtout, d’éviter des blocages inutiles dans votre flux de travail.
Changements dans Lightroom Web : ce qui vous attend
Lightroom ne se limite pas à son application pour ordinateur ou mobiles, et Lightroom web a également évolué ces derniers mois. Même si tout n’est pas encore clair concernant ces changements, Adobe semble se diriger vers une plus grande flexibilité et simplicité d’usage, quant à savoir ce qui arrive dans les prochaines versions prévues à l’automne, c’est encore un mystère, nous en reparlerons.
Nouveaux matériels pris en charge avec la mise à jour Lightroom Classic 13.5
En plus des améliorations logicielles, la mise à jour Lightroom Classic s’accompagne de la prise en charge de nouveaux matériels. Parmi les plus notables, on retrouve :
Canon RF
SIGMA 10-18mm F2.8 DC DN C023
Sony E
Sony E PZ 16-50mm F3.5-5.6 OSS II
Samsung (smartphones)
Samsung Galaxy Z Flip6
Samsung Galaxy Z Fold6
Xiaomi (smartphones)
Xiaomi MIX Flip
Xiaomi MIX Fold 4
C’est d’ailleurs fascinant de voir comment les smartphones, souvent perçus comme des appareils photo d’appoint, deviennent de plus en plus intégrés dans des flux de travail professionnels. Lightroom Classic s’adapte à cette nouvelle tendance, vous permettant de profiter des fonctionnalités avancées de votre smartphone (voir le format HDR plus haut par exemple).
La mise à jour Lightroom Classic 13.5 est installée automatiquement si vous avez choisi cette option dans l’utilitaire Adobe Creative Cloud qui gère votre installation. Dans le cas contraire, lancez la mise à jour depuis ce même utilitaire. Notez qu’un correctif a été apporté à cette version qui devrait apparaître comme Lightroom Classic 13.5.1 si vous êtes parfaitement à jour.