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Nikon Z 8 : nouveauté Nikon 2023, il a tout du grand, sauf le poids et le prix, première prise en mains

Attendu par les amateurs, experts et pros qui n’ont pas encore franchi le pas vers le Nikon Z 9, le Nikon Z 8 vient compléter la gamme d’hybrides Nikon en reprenant la plupart des capacités de son grand frère dans un format plus compact, plus léger et plus accessible.

Voici une première présentation du Nikon Z 8, l’hybride qui a tout pour devenir le plein format le plus convoité de la gamme Nikon et le digne successeur du reflex Nikon D850.

MàJ : liste détaillée de ce qui manque au Z 8 par rapport au Z 9 et précisions sur le choix des cartes SD et CFexpress.

Nikon Z 8 : il a tout du grand, sauf le poids et le prix, présentation et première prise en mains

Cet hybride Nikon est disponible chez La Boutique Photo Nikon, revendeur spécialisé

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Cet hybride Nikon à la FNAC

Nikon Z 8 : une filiation évidente, le nouveau fer de lance de la gamme

Le Nikon Z 8 est un Nikon Z 9 auquel a été retiré l’emplacement pour batteries qui fait du Z 9 un monobloc, la prise réseau Ethernet, quelques bricoles de second ordre, 14 billets de 100 euros sur la facture et … c’est tout. Voilà, tout est dit, merci de m’avoir lu. Je vous renvoie vers la présentation du Nikon Z 9 pour en savoir plus.

Trop court ? Pourtant c’est bien de cela dont il s’agit. La logique industrielle voulait que Nikon ne réinvente pas la roue et nous refasse le coup du duo D3/D700. C’est fait, le Nikon Z 8 s’avère bien être une version plus légère, plus compacte et plus abordable du Nikon Z 9. Nikon a pris soin de réutiliser tout ce qui fait la force du Nikon Z 9, à savoir :

  • même capteur CMOS BSI empilé de 45 Mp
  • même processeur Expeed 7
  • même autofocus entraîné au deep learning (IA) 
  • même module vidéo 8K 60p
  • même cadence rafale
  • même obturateur électronique unique
  • même volet de protection du capteur
  • même absence d’effet rolling shutter
  • même absence d’effet black out dans le viseur
  • même viseur
  • même construction tous temps

Vous en voulez encore ? Allons-y.

Ce « mini Z 9 », dont la différence principale avec son grand frère est bien le gabarit, a cependant un atout, son tarif. Le Nikon Z 8 est proposé au tarif public de 4.599 euros boîtier nu à sa sortie, soit un tarif équivalent aux modèles concurrents.

Près de 1.400 euros de moins que le Z 9 donc, et même si vous êtes fan des poignées, que celle du Z 9 intégrée au boîtier vous manque, sachez que le Nikon Z 8 peut être équipé de la poignée Nikon MB-N12 disponible en option au tarif de 399 euros. Cela vous laisse encore 1.100 euros à investir dans une optique NIKKOR Z par exemple, par rapport au Z 9.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8 vu de face avec ses 2 touches Fn (3 sur le Z 9)

Les présentations étant faites, venons-en aux détails de la fiche technique.

Nikon Z 8 : caractéristiques principales

Un châssis compact

Le Nikon Z 8 reprend à quelques millimètres près le gabarit des Nikon Z 6II et Z 7II. Il s’avère plus compact que le Nikon D850 (15% moins gros) et surtout plus léger :

  • Nikon Z 8 : 910 gr.
  • Nikon D850 : 1.005 gr.
  • Nikon Z 9 : 1.340 gr.

430 grammes de moins face au Z 9, vos cervicales vous remercieront. L’écart est moindre face au D850 mais le poids passe sous la barre du kilo, c’est toujours bon à prendre (voir le comparatif Nikon Z 8 vs. Nikon D850)

La construction est conforme à ce que nous connaissons des châssis Nikon experts-pros. Alliage de magnésium, joints d’étanchéité sur toutes les parties mobiles, protection tous temps.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 9 à gauche, Nikon Z 8 + MB-N12 à droite
retirez la poignée et vous avez la différence

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables (une troisième est placée en face arrière), le dos du boîtier proposant une disposition des commandes proche de celles des Z 6 et Z7. La couronne supérieure gauche est remplacée par le trèfle bien connu des nikonistes, inspiration D850 on vous a dit.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

les commandes supérieures du Nikon Z 8
notez la touche Fn3

Le Nikon Z 8 reprend le volet de protection rigide du capteur apparu sur le Z 9. Ce volet, à ne pas confondre avec un obturateur mécanique dont le Nikon Z 8 est dépourvu, vient se placer devant le capteur (si vous en décidez ainsi dans le menu) lorsque vous retirez l’objectif. Composé de trois lames rigides revêtues de fluorine et d’un traitement antistatique, ce volet évite le dépôt des poussières sur le capteur tout proche. Il est assez rigide pour être poussé avec le doigt sans broncher.

Le Nikon Z 9 dispose d’une protection supplémentaire du capteur, celui-ci pouvant passer en position d’auto-protection lors du transport. Je n’ai pas encore l’information concernant le Nikon Z 8, à préciser donc.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8, une face arrière bien connue des Nikonistes

Un capteur CMOS 45,7 Mp empilé à double flux

On prend les mêmes et on recommence : le Nikon Z 8 embarque le capteur du Nikon Z 9, un capteur CMOS empilé (« stacked ») d’une définition de 45,7 Mp, avec stabilisation 5 axes sur 6 stops.

Au-delà du seul capteur, le Z 8 reprend aussi le processeur du Z 9. Il est donc le second boîtier Nikon hybride à être équipé de l’Expeed 7, et surtout de l’architecture de bus Dual Stream.

Un processeur Expeed 7 avec dual stream

Je reviens sur ce processeur unique en son genre dans la gamme Nikon. Non seulement il est 10 fois plus rapide que l’Expeed 6 des précédents hybrides et reflex, mais il intègre la technologie Dual Stream. Ce processeur peut ainsi gérer deux flux de données en provenance du capteur en parallèle :

  • un flux de données part en direction du buffer et des cartes (« recording data »),
  • un autre flux des mêmes données part en direction du viseur et de l’écran arrière en Live View (« Live View data »).

Ces deux flux véhiculent les mêmes données issues du même capteur, ils sont indépendants et gérés par deux ensembles de circuits électroniques fonctionnant en parallèle. L’Expeed 7 est complété d’une mini-carte mère en sortie du capteur pour assurer la gestion de ces flux.

Je disais du Nikon Z 9 qu’il disposait du balayage électronique le plus rapide au monde sur un appareil photo hybride de plus de 30 Mp (en octobre 2021), c’est la même chose pour le Nikon Z 8. Une prouesse à noter s’agissant d’un boîtier qui se veut plus accessible qu’un Z 9.

Si vous l’avez manqué au moment de sa sortie, voici comment fonctionne le Dual Streaming Nikon  Z8 / Z 9 :

Cette architecture électronique a pour premier effet de rendre imperceptible l’effet de rolling shutter, les photographes de golf et d’hélices d’avions apprécieront.

Le second effet, c’est la disparition de l’obturateur mécanique. Le Nikon Z 8 ne dispose que d’un obturateur électronique, il est donc silencieux par définition.

La sensibilité du capteur du Nikon Z 8 est la même que celle du Nikon Z 9 :

  • 64 à 25.600 ISO en mode normal
  • 32 à 102.400 ISO en mode étendu

Ce capteur génère un niveau de bruit numérique inférieur à celui du Z 7II (et du D850), il assure le maintien de la chromie jusqu’à 12.800 ISO, ce qui signifie que la colorimétrie de vos photos reste inchangée entre 64 et 12.800 ISO. Gain de temps en post-traitement et, surtout, excellente homogénéité des images JPG natives à ces différentes sensibilités.

Je me répète, mais comme sur le Z 9, la détection autofocus est assurée jusqu’à -6,5 Ev en mode normal et -8 Ev en mode Star Light View.

Une obturation 100% électronique

L’obturation électronique du Z 8 réduit le risque de panne et permet d’augmenter la plage de temps de pose courts. Elle peut toutefois poser des problèmes avec les éclairages LED pour les photographes de plateaux (j’ai le problème avec le Z 6II), je n’ai pas pu encore faire de tests concrets pour vérifier si c’est toujours le cas avec les Z 9 / Z 8.

Par contre finies les lames d’obturateur au déplacement complexe, finie aussi la notion de « nombre de vues maximum » du boîtier. Si j’en crois les retours du SAV Nikon, les hybrides présentent un taux de panne inférieur à celui des reflex, l’absence d’obturateur mécanique devrait encore accentuer la différence.

L’obturation atteint le 32.000 ème de seconde, le mode rafale atteint :

  • 20 vps en RAW pleine définition sur 1.000 vues (avec cartes Cfexpress ProGrade Digital Cobalt),
  • 30 vps en JPG pleine définition,
  • 60 vps en JPG crop DX 19 Mp,
  • 120 vps en JPG FX 11 Mp.

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur. Elle fonctionne jusqu’à 120 vps.

Inutile de préciser que l’exposition et la mise au point autofocus sont assurées entre chaque vue dans ces différents modes.

Attention, une autre différence avec le Z 9 (je le précise tant elles sont peu nombreuses !), le Nikon Z 8 propose deux emplacements pour cartes :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Certains esprits critiques diront « mais pourquoi une carte SD alors qu’elle limite les performances en rafale ?? ». La plupart des amateurs intéressés par ce boîtier diront plutôt « chouette, je peux réutiliser mes cartes SD, heureusement que Nikon a choisi cette option ».

Retenez toutefois que pour obtenir les performances maximales en rafale, il vous faut utiliser une carte CFexpress, les performances des meilleures cartes SD sont moindres. Dans ce cas passez-vous de la fonction de copie des fichiers d’une carte sur l’autre, un mode qui n’a guère d’intérêt alors que les cartes CFexpress présentent une très grande fiabilité, supérieure à celle des cartes SD.

Un autofocus meilleur que celui du Z 9 à sa sortie

J’ai dit plus haut que l’autofocus du Z 8 était le même que celui du Z 9. C’est vrai. Ce que je n’ai pas précisé, c’est qu’il est le même que celui du Z 9 actuel, donc meilleur que celui du Z 9 à sa sortie puisque ce dernier a déjà bénéficié de plusieurs améliorations via les mises à jour firmwares successives.

Le Nikon Z 8 dispose de 493 collimateurs à détection intelligente. Intelligente car cet AF est nourri par une IA de type Deep Learning qui lui permet de reconnaître 9 types de sujets. Oublié l’AF des Z 6 et Z 7 séries 1 et 2, celui-ci m’avait bluffé lors du test du Nikon Z 9, il est tout aussi redoutable sur le Z 8. Les sujets reconnaissables sont :

  • humains
  • chiens
  • chats
  • oiseaux
  • voitures
  • motos
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers, jusqu’à 3 % d’occupation du cadre)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation agit au niveau du sujet détecté, les yeux d’une personne ayant priorité, par exemple, sur le torse de la même personne ou la tête du chien qui passe à proximité dans le cadre. La commande AF latérale avant permet de changer de mode AF sans quitter l’œil du viseur, avec rappel visuel.

Cet AF propose 20 options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Le Z 8 dispose d’un menu dédié au réglage de l’AF avion, avec possibilité de préciser s’il doit suivre le pilote dans le cockpit ou l’avion entier par exemple. N’ayant pas d’avion à disposition le jour de la prise en main, je suis au regret de vous dire que je n’ai pas pu évaluer cette fonction (mais j’accepte les invitations sur les terrains d’aviation, sachez-le).

Autant vous dire que savoir régler l’autofocus du Nikon Z 8 vous prendra du temps, mais la bonne nouvelle c’est que vous pouvez lui faire confiance en mode automatique, il s’en sort très bien déjà. 

Les 493 collimateurs couvrent 90% de la superficie du capteur. 405 points AF (soit 5x plus que sur le Nikon Z 7II) et 10 modes de zone AF dont le mode de suivi 3D sont activables et personnalisables depuis un nouveau menu dédié. Libre à vous de définir votre zone de détection, même si elle n’existe pas par défaut dans le menu.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

Nikon Z 8, des menus bien connus chez Nikon et encore enrichis

Un viseur électronique EVF à plage dynamique étendue

Même viseur que le Nikon Z 9, avec 3,7 Mp. Le Nikon Z 8 permet une visée en mode rafale sans aucun black-out visible ni gel d’image.

Si ce viseur propose « seulement » 3,7 Mp c’est parce qu’il met l’accent sur le confort de visée plus que sur la définition pure. Considéré comme parmi les plus lumineux au monde, il gère en outre une plage dynamique étendue avec 3.000 cd/m2 (1.000 cd/m2 pour le meilleur des concurrents).

C’est cette plage dynamique qui vous offre un plus grand confort de visée lorsque la scène est très lumineuse, qui réduit l’écart de luminosité entre l’œil qui regarde dans le viseur et l’œil qui regarde la scène. Qui permet, aussi, de discerner plus de détails dans les ombres lorsque vous regardez dans le viseur, si le sujet est en contrejour en particulier.

Lors de cette prise en main, j’ai pu noter la présence dans le Nikon Z 8 d’un nouveau réglage du mode d’affichage du viseur dédié au fonctionnement en studio avec des flashs. Dans ce cas particulier, si vous activez la visualisation du rendu des réglages dans le viseur vous ne pouvez plus voir le sujet (le viseur est noir) puisque les flashs sont inactifs. Sur les Nikon Z 6 et Z 7 il faut passer par le menu d9 pour désactiver cet affichage. Le Nikon Z 8 dispose d’un réglage plus fin puisqu’il permet de désactiver automatiquement cette visée à image réelle si le flash est utilisé. Un confort supplémentaire pour les photographes de studio.

Je n’en dirai pas plus, si vous avez encore des doutes sur la visée électronique, allez tester le Nikon Z 8 pendant quelques heures, vous pourriez bien changer d’avis.

Un écran arrière 4 axes, sur charnière, avec affichage responsive

J’ai le sentiment de me répéter mais le Nikon Z 8 utilise l’écran du Nikon Z 9. Cet écran est monté sur charnière, ce qui lui permet être incliné en vertical comme en horizontal sur 4 axes.

Si vous l’orientez en mode portrait, il bascule l’affichage de l’image (en mode de visée Live View), et à la différence du Z 9, il sait aussi basculer l’affichage des menus. 

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

L’écran arrière tactile du Nikon Z 8 en position portrait avec bascule de l’affichage (en mode Live View)

Tout comme pour le viseur, la taille de 3.2 pouces et la définition de 2.1 Mp peuvent sembler limitées, elles permettent toutefois une grande réactivité. Notez que cet écran peut passer en lumière rouge (via menu Warm display colors pour l’astrophoto et l’affut nocturne par exemple).

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le système de charnière de l’écran du Nikon Z 8
orientez le comme bon vous semble

Nouveau format HEIF

Le JPG vous connaissez. Le HEIF c’est le JPG en meilleure qualité, avec une plus grande dynamique et une taille de fichier plus réduite, pour faire simple.

Ce format HEIF sur le Nikon Z 8 implémente le HDR PQ 10 bits avec espace colorimétrique BT.2020 (oui, je sais, ça fait peur … lisez ça pour comprendre). 

En clair, vous pouvez faire du RAW comme toujours, du JPG, mais aussi dorénavant du HEIF. Ce format autorise une profondeur de couleurs sur 10 bits pour 1 milliard de couleurs, il donne des images plus réalistes et plus détaillées que les images en JPG.

Seule ombre au tableau encore, le HEIF n’est pas supporté par tous les logiciels. Nikon dit l’avoir intégré dans NX Studio, Adobe ne l’a pas encore fait dans Lightroom Classic (mai 2023) mais y travaille, les autres éditeurs aussi sans aucun doute.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le menu de réglage des tons pour le format HEIF du Nikon  Z8

Le RAW reprend les caractéristiques du Z 9 :

  • RAW High Efficiency pleine définition mais deux fois plus léger que le RAW 12 bits non compressé classique,
  • RAW High Efficiency de même qualité qu’un RAW non compressé mais proposant une résolution plus faible.

Le Nikon Z 8 en vidéo ou « quand le Z 9 perd sa première place »

Je sais, j’ai dit que le mode vidéo du Z 8 était le même que celui du Z 9, alors pourquoi ce sous-titre accrocheur ? Parce qu’une autre particularité du Z 8 vient compléter le tableau en vidéo, c’est le gabarit du boîtier.

Un boîtier plus petit, plus léger, plus compact est un atout en vidéo car il est plus facilement accessoirisable. Monté sur un stabilisateur, il impose moins de contraintes et se règle plus simplement. Moins lourd, il soulage le cadreur. Capable de tout gérer en interne, il évite l’achat et l’utilisation d’un enregistreur externe type Atomos.

C’est donc tout bon pour les vidéastes et cinéastes, d’autant plus que, je me répète une 28ème fois, les caractéristiques vidéos sont les mêmes. Parlez-en à Albert de SOS Ciné, il vous dira pourquoi de façon détaillée.

Le Nikon Z 8 propose des modes vidéo étendus (sous réserve de vérification précise, je n’ai pas toutes les infos au moment de la publication de cet article) :

  • 8K UHD 30p sans crop (sur 90 mn)
  • 8K 60p en N-RAW
  • Over 8K et Over 4K en N-RAW
  • 4K de 24 à 120p sans crop ou crop 2.3 x
  • 4K UHD à partir d’un suréchantillonnage 8K
  • ProRes 4.2.2 10 bits interne
  • ProRes RAW HQ 12 bits
  • H.265 8 et 10 bits et H.264
  • N-RAW 12 bits compatible 8K 60p
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • Enregistrement audio PCM linéaire sur 64 bits
  • Extraction d’images JPG de 33 Mp à partir d’un flux vidéo
  • Stabilisation vidéo capteur et optiques

Disponible en vidéo comme en photo, la nouvelle fonction « Skin softening » permet d’adoucir l’image des peaux pour les visages. Elle agit selon le réglage choisi dans le menu dédié (avec détection jusqu’à 3 visages par cadre).

Notez que le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique avec downgrading 8K pour conserver la définition initiale.

Batterie et recharge

Le Nikon Z 8 utilise une batterie Nikon EN-EL15, celle des Nikon Z 6 et Z 7 et des reflex récents. La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA (fausses car non optimisées pour les hybrides) est de 300 vues sans poignée additionnelle et 900 vues avec poignée.

La réalité est bien supérieure comme tous les utilisateurs d’hybrides ont déjà pu le constater, l’autonomie par charge atteint aisément 800 vues avec une batterie unique.

Connectique

Connectique et WiFi

Le Nikon Z 8 propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque deux ports USB-C, dont un pour assurer la recharge de la batterie.

La connexion réseau est possible en USB LAN filaire 1000 Base-T (le port Ethernet du Z 9 n’est pas repris). Le FTP direct est disponible, un nouveau menu dédié à la gestion du réseau permet d’ajuster tous les paramètres.

Nikon Z 8, présentation, fiche technique, avis, tarifs, comparaison Nikon Z 8 vs Z 9

le menu réseau du Nikon Z 8

Que manque-t-il au Nikon Z 8 face au Nikon Z 9 ?

J’ai listé ici ce qui manque au Nikon Z 8 et dont le Nikon Z 9 est équipé. La liste peut évoluer au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles infos et de leur vérification.

  • Pas de grip et contrôles avec poignée intégrée (mais une poignée optionnelle Nikon MB-N12)
  • Pas de GPS et de journalisation (utiliser l’application mobile SnapBridge à la place)
  • Pas de connecteur intégré Ethernet (mais un dongle peut débloquer la connectivité Ethernet et les options réseau associées)
  • Pas de fenêtre de verrouillage antivol Kensington
  • Pas de double emplacement cartes CFexpress (mais CFexpress et un SD)
  • Pas de bouton Fn4 (le bouton Fn3 est relocalisé sur la face arrière en haut à gauche)
  • Pas de rangée supplémentaire de boutons sous l’écran arrière
  • Pas de réglage D3 choix de limitation d’affichage des modes de déclenchement
  • Pas de prise synchro flash
  • Pas de bouton flash sur le capot supérieur (mais un bouton de balance des blancs)
  • Pas de construction 100% alliage de magnésium pour le châssis (mais un mélange fibre de carbon et alliage de magnésium)
  • Durée d’enregistrement vidéo maximale limitée à 90 minutes par séquence (125 minutes sur le Z9)

Nikon Z 8 : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 8 sera disponible dès le 25 mai 2023 au tarif public de 4.599 euros boîtier nu et de 5.540 euros en kit avec le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

La poignée optionnelle Nikon MB-N12 sera disponible au tarif public de 399 euros.

Nikon Z 8 : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 8 pendant une courte séance. Difficile de vous donner un avis pertinent pour le moment. Toutefois, reprenant la quasi totalité des fonctions et modules électroniques du Nikon Z 9, il s’avère très proche, si ce n’est au même niveau, dans la plupart des situations photo et vidéo.

Proposé à un tarif inférieur de près de 1.400 euros à celui du Z 9, voici donc une belle alternative au gros monobloc, et un remplaçant pertinent au Nikon D850.

Face au Nikon Z 7II doté lui-aussi de 45 Mp, le Z 8 est à la fois plus performant, plus polyvalent, doté d’un bien meilleur autofocus et capable de rivaliser dans tous les domaines avec un hybride pro monobloc puisqu’il peut en plus recevoir une poignée avec molette de contrôle et port de charge (celle du Z 7II ne fait que loger les batteries).

L’avenir nous le dira mais il semble que Nikon ait (enfin) conçu l’hybride idéal pour affronter une concurrence qui ne mollit pas, pour repositionner son offre hybride plein format sur le devant de la scène et pour répondre aux attentes des nikonistes ne souhaitant pas changer de marque.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

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Lightroom Classic 12.3 : l’IA pour la réduction du bruit et autres nouveautés

Adobe vient de diffuser la mise à jour Lightroom Classic 12.3 dont la particularité est d’intégrer l’IA pour optimiser la réduction du bruit numérique sur les fichiers RAW. Le résultat est à la hauteur des attentes, DxO  qui avait une belle longueur d’avance en la matière, est en bonne partie rattrapé.

Lightroom Classic 12.3 : l'IA pour la réduction du bruit et autres nouveautés

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Lightroom Classic 12.3 : la réduction du bruit IA en ligne de mire

Les utilisateurs de Lightroom Classic ont eu la nouvelle en ouvrant leur logiciel ou leur console Creative Cloud : Lightroom Classic 12.3 est arrivé. Cette mise à jour apporte la tant attendue réduction du bruit numérique assistée par l’IA, une technologie dont DxO s’est fait une spécialité et mise en œuvre dans DxO PhotoLab comme dans DxO PureRAW.

Réglages de réduction du bruit IA dans Lightroom Classic

Réglages de réduction du bruit IA dans Lightroom Classic

Adobe peut-il faire aussi bien sans imposer aux utilisateurs l’achat d’un autre logiciel et les allers-retours entre Lightroom Classic et un éditeur externe? J’avoue que je commençais à en douter, ne voyant toujours rien venir du côté de San José alors qu’Adobe est un des acteurs majeurs de l’industrie du logiciel, et que les annonces d’intégration de l’IA sont quotidiennes désormais chez eux comme chez les autres.

Ma patience a toutefois été récompensée puisque Lightroom Classic 12.3 intègre bien l’IA lorsqu’il s’agit de réduire le bruit numérique, en complément du précédent module de réduction du bruit qui reste intégré à l’identique. La compatibilité avec les fichiers traités dans des versions précédentes de Lightroom est assurée.

Bien que je n’ai pas eu le temps encore de passer en revue de nombreux fichiers RAW, les premiers résultats sont très encourageants. La réduction du bruit numérique de Lightroom Classic 12.3 est proche de celle de DxO DeepPRIME, ce qui n’est pas rien.

En pratique, cette réduction du bruit assistée par l’IA se présente sous la forme d’un onglet additionnel dans Lightroom Classic, il se situe au même niveau que l’onglet Détail dans le module Développement :

Lightroom Classic réduction du bruit avec l'IA

Cette réduction de bruit IA agit sur les fichiers RAW uniquement dans cette version 12.3, elle crée alors un fichier DNG débruité qu’elle enregistre dans le même dossier que le fichier RAW initial tout en ayant renommé le fichier DNG. Au passage elle positionne les curseurs de la réduction de bruit historique à zéro afin d’éviter les interactions, et vous permet d’empiler les deux fichiers RAW et DNG si vous voulez gagner de la place à l’écran.

Adobe préconise d’appliquer cette réduction du bruit IA avant de traiter les photos, donc au début du flux de travail. Sachez toutefois que cette réduction du bruit IA n’est pas cumulable avec le mode Super Résolution. 

Quelle réduction de bruit utiliser dans Lightroom Classic 12.3 ?

Si vos photos sont peu bruitées, la réduction historique est suffisante, elle présente l’avantage de ne pas créer un fichier DNG additionnel.

Si vos photos sont très bruitées, mieux vaut utiliser la nouvelle réduction de bruit IA qui s’avère bien plus efficace. Elle crée par contre un DNG additionnel qui occupe une place non négligeable sur le disque, comme dans le cas de DxO PureRAW. Utilisez la sur les seules images qui le justifient si vous êtes à court de place.

Lightroom Classic réduction du bruit IA comparaison DxO PureRAW

crop de comparaison fichier RAW Nikon D780 à 28.800 ISO
réduction du bruit IA Lightroom à gauche, fichier natif à droite

Cette première comparaison montre l’image sans traitement à droite, et l’image traitée par Lightroom Classic réduction du bruit IA (réglage à 50).

L’amélioration est sensible, les briques sur le mur, bien que plongées dans un léger flou de profondeur de champ, sont mieux détaillées. La porte d’entrée est mieux définie également.

Lightroom Classic réduction du bruit IA comparaison DxO PureRAW

crop de comparaison fichier RAW Nikon D780 à 28.800 ISO
réduction du bruit IA Lightroom à gauche, traitement DxO PureRAW DeepPRIME à droite

Cette seconde comparaison montre la différence de rendu entre Lightroom Classic 12.3 IA et DxO PureRAW avec DeepPRIME. Le traitement Lightroom Classic est très bon, DxO l’emporte toutefois sur la finesse des détails et la précision de la réduction du bruit.

L’autre différence concerne la taille des fichiers DNG générés :

  • fichier RAW natif : 33 Mo
  • fichier DNG généré par Lightroom Classic : 112 Mo
  • fichier DNG généré par DxO PureRAW : 88 Mo

Cette taille de fichier peut différer d’une image à l’autre, DxO PureRAW semble toutefois plus économe en espace disque dans la plupart des cas.

crop de comparaison fichier RAW Nikon réduction du bruit IA

crop de comparaison fichier RAW Nikon Z 6II à 12.800 ISO
traitement DxO PureRAW DeepPRIME à gauche, réduction du bruit IA Lightroom à droite

Cette seconde comparaison montre un meilleur résultat chez DxO qui propose un rendu plus précis des détails sur les aplats de couleurs, la différence est par contre moins visible sur le vêtement vert à motifs.

Ces tests rapides montrent un vrai progrès de Lightroom Classic en matière de réduction du bruit grâce à l’apport de l’IA. Le résultat reste toutefois en retrait encore face à DxO PureRAW, il sera donc intéressant de voir si Adobe arrive à peaufiner ses algorithmes de traitement pour progresser encore, ce que l’IA autorise.

Le choix reste cornélien : à vous de voir si vous avez besoin d’un résultat le plus précis possible, ce qui impose l’achat d’une licence DxO, ou si vous savez vous contenter d’un résultat moins satisfaisant mais moins couteux à obtenir.

Note : voici quelques compléments pour vous aider à bien utiliser cette nouvelle fonction de réduction du bruit IA si vous disposez aussi de DxO PureRAW.

Le workflow est exactement le même que vous utilisiez l’IA Lightroom Classic ou DxO PureRAW.

Si une photo n’a besoin d’aucune réduction de bruit, vous ne faites rien.
Si une photo a besoin d’une réduction de bruit mineure, vous la faites dans Lightroom Classic avec l’outil de débruitage classique.
Si une photo a besoin d’une réduction de bruit importante, vous la faites :

– dans Lightroom Classic avec la réduction IA si vous n’avez pas PureRAW ou si cette correction vous suffit
– dans DxO PureRAW via l’intégration à Lightroom Classic

Dans Lightroom Classic IA le traitement est plus long de 25 à 30 % environ. Mais le DNG est disponible dès la fin du traitement.
Dans DxO PureRAW le traitement est plus rapide mais le retour du fichier plus long, au final c’est pareil ou presque.

Dans les deux cas, le fichier DNG revient dans le dossier initial (ou le sous-dossier DxO si PureRAW) et vous ne sortez jamais de Lightroom Classic puisque l’envoi du fichier RAW à PureRAW se fait depuis Lightroom Classic et que le retour est automatique.

Ce qui vous donne 3 possibilités si vous avez Lightroom Classic uniquement, et 4 si vous disposez de PureRAW en plus.

Reste maintenant à prendre le temps de savoir quelles sont les photos qui nécessitent l’un ou l’autre de ces traitements. Tout traiter par défaut dans PureRAW ou l’IA Lightroom Classic est contre-productif.

La réduction de bruit IA est aussi disponible dans Camera Raw et Lightroom Desktop. Lightroom Mobile sur smartphones et tablettes n’en bénéficie pas car ces appareils mobiles n’ont pas (tous) la puissance de calcul nécessaire, la compatibilité est toutefois assurée entre Lightroom Classic et Lightroom Mobile qui sait lire les informations de débruitage.

Lire aussi : comment utiliser DxO PureRAW avec et sans Lightroom Classic

Procurez-vous DxO PureRAW chez DxO

Lightroom Classic 12.3 : les nouveautés

Elles auraient pu passer inaperçues, mais d’autres nouveautés existent dans Lightroom Classic 12.3. 

Lightroom Classic 12.3 : courbe de tonalités dans l'outil de masquage

Les outils de masquage bénéficient désormais de la courbe de tonalités qui va vous permettre d’ajuster finement le rendu du contenu d’un masque.

Les outils de masquage automatique sont complétés par la détection de la barbe et des vêtements. Des paramètres prédéfinis adaptatifs viennent compléter ces outils.

Lightroom Classic 12.3 permet l’importation de fichiers JPEGXL, AVIF et HIF. Cette intégration permettra la prise en charge des écrans HDR dans un futur proche.

Lightroom Classic 12.3 : repères visuels de traitements effectués

Les commutateurs permettant d’activer/désactiver un panneau sont remplacés par des icones « œil ». Les utilisateurs de Photoshop CC peuvent créer plusieurs versions de l’éditeur externe Photoshop CC, ce qui leur permet d’avoir des comportements différents selon les besoins lors de l’ouverture de la photo dans Photoshop CC (qui peut ouvrir les RAW sous forme d’objets dynamiques).

Lorsque vous modifiez la position d’un curseur dans le module Développement, et qu’un outil devient actif, un point apparaît dans la rangée des outils sous l’histogramme pour vous signaler qu’un outil est actif.

De même tout masque comportant une sélection IA qui nécessite une mise à jour est repéré par un point rouge. Les noms des masques apparaissent dans l’historique du développement et tous les modes d’affichage du module Développement mettent en œuvre le mode GPU.

La version MacOS de Lightroom Classic affiche la grille de photos plus vite dans le module Bibliothèque.

Lightroom Desktop 6.3 : l’IA et revue de détails

La version Lightroom Desktop 6.3 intègre elle-aussi la réduction du bruit assistée par l’IA, propose le traitement des fichiers vidéos a minima (automatique, conversion en noir et blanc, extraction et exportation d’une vue depuis la vidéo, timeline pour l’outil de coupe).

L’ergonomie (qui n’est pas le point fort de Lightroom Desktop) est améliorée pour faciliter les copier-coller de réglages. La hauteur de la pellicule (film fixe montrant les vignettes) peut être ajustée en hauteur, et l’aide contextuelle peut être désactivée. Enfin Lightroom Desktop intègre une fonction expérimentale de vérification d’authenticité des contenus.

Lightroom Mobile et Lightroom Web

Lightroom Mobile 8.3.1 propose de nouveaux paramètres adaptatifs, de même que la vidéo en noir et blanc (iOS uniquement). Notez que les précédentes versions de l’application avaient déjà apporté la possibilité d’ajouter une bordure (choix de la couleur, de la forme, de la taille) lors de l’exportation d’une photo (version iOS uniquement).

Lightroom Mobile : ajout d'une bordure aux photos lors de l'exportation

Lightroom Web profite de l’intégration de la sélection IA du ciel, des sujets et de l’arrière-plan. Plusieurs paramètres prédéfinis associés font leur apparition.

Adobe Camera RAW 15.3 qui motorise ces nouvelles versions supporte plusieurs nouveaux appareils photo et objectifs, les listes à jour sont sur le site Adobe :

Source : Adobe

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Nouveau NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

Nikon complète sa gamme d’objectifs dédiés aux hybrides APS-C avec le nouveau NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR. Ce zoom motorisé, inédit dans la gamme Nikon, va intéresser les vidéastes et les photographes pour des raisons différentes. Voici pourquoi.

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

Les objectifs NIKKOR Z chez Miss Numerique

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : c’est quoi PZ ?

Deux nouvelles lettres viennent compléter l’appellation officielle de ce nouveau zoom grand angle Nikon pour APS-C. PZ signifie Power Zoom ou zoom motorisé en bon français.

Il s’agit donc d’un objectif zoom dont la focale peut varier en faisant tourner la bague de zoom, de façon traditionnelle comme en appuyant sur une des touches du boîtier, de façon électronique.

Le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR est le seul zoom Nikon actuel à proposer cette fonction, apparue très discrètement sur le NIKKOR VR 10–30 mm f/3.5–5.6 PD-ZOOM dédié en son temps aux hybrides Nikon One.

Ce zoom motorisé dispose de 11 vitesses différentes pilotables depuis le menu du boîtier ou à l’aide des touches « zoom + » / « zoom – » (les hybrides Nikon bénéficieront d’une mise à jour firmware pour l’occasion). Le changement de focale peut être programmé par l’utilisateur, cette programmation sera possible depuis le boîtier ou via l’application SnapBridge.

Cette fonction est aussi compatible avec la télécommande Nikon ML-L7 et l’application Nikon SnapBridge. Il est alors possible de passer de la focale minimale à la focale maximale en 36 secondes pour la vitesse la plus lente ou en 0,5 seconde pour la plus rapide.

Un zoom motorisé intéresse en particulier les vidéastes et vloggeurs qui peuvent ainsi faire varier la focale lors du tournage vidéo, sans les à-coups propres aux bagues manuelles, et dans le plus grand silence puisque cette motorisation interne à l’objectif se veut silencieuse.

La formule optique a été calculée pour que l’objectif reste équilibré lors du changement de focale et de mise au point, ce qui facilite là-aussi le fonctionnement avec un gimbal (stabilisateur pour la vidéo).

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : zoom grand angle motorisé

NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR : la photo aussi !

Qui peut la vidéo peut aussi la photo ! Ce NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR, équivalent 18-42 mm en 24 x 36, va intéresser les adeptes de la photo de paysage comme d’intérieur. A 12 mm c’est un véritable grand angle tandis qu’à 28 mm il se comporte comme une focale standard, pour la photo de rue par exemple.

Pesant 205 grammes, mesurant 72 x 63,5 mm, ce zoom reprend le design du zoom NIKKOR Z DX 18-140 mm. La bague est personnalisable, le diaphragme comporte 7 lamelles, la formule optique comporte 12 éléments en 11 groupes (dont une lentille en verre ED et une lentille asphérique). La mise au point minimale est fixée à 19 cm.

Ce NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR peut recevoir des filtres au diamètre de 67 mm.

Disponible courant mai 2023, le NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR sera vendu seul au tarif de 429 euros TTC.

Nikon envisage des kits avec le Nikon Z 30, un hybride APS-C dédié aux vloggeurs et aux créateurs de contenu désireux de disposer d’un boîtier photo + vidéo performant tout en bénéficiant d’une gamme d’objectifs complète permettant de repousser les limites des smartphones.

Source : Nikon France

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Mots clés Lightroom France : liste des régions, départements et villes

Vous utilisez un logiciel de classement des photos comme Lightroom ? Vous voulez associer à vos photos des mots clés Lightroom France afin d’ajouter la région, le département et la ville de France dans laquelle vous avez fait vos photos ? Les retrouver plus facilement ?

Voici comment faire pour importer une liste prête à l’emploi dans Lightroom Classic, cette méthode peut être adaptée aux autres logiciels compatibles.

Liste des régions, départements et villes de France pour Lightroom

Mots clés Lightroom France : liste des régions, départements et villes

Les mots-clés souvent utilisés par une majorité de photographes pour référencer leurs photos sont ceux qui désignent le lieu de prise de vue : région, département, ville. En effet tous les appareils photo ne proposent pas un GPS ajoutant les données de géolocalisation aux données EXIF, il est alors plus simple et rapide de « localiser » les photos en leur ajoutant des mots-clés.

Dans Lightroom Classic cette opération est facilitée par l’importation d’une liste de mots clés existante, puis par l’association d’un ou plusieurs de ces mots-clés à chaque photo ou lots de photos.

Rien de plus simple en effet que d’attribuer le mot-clé « Dordogne » à une photo pour pouvoir trouver plus tard « toutes les photos que j’ai bien pu faire en Dordogne » – ça fonctionne aussi pour les autres départements, pas de panique …

Comment ajouter les mots clés régions, départements et villes de France à Lightroom Classic

Lightroom Classic permet d’importer une liste de mots-clés au format texte. Cette liste doit adopter une structure particulière, qui permet de gérer la notion de mots-clé parent et d’arborescence.

La structure idéale d’une telle liste est la suivante :

Région

— Département

———————Ville

Créer la structure n’est pas complexe, il suffit d’utiliser un éditeur de texte. Par contre lister toutes les villes de France, leur associer le département et la région, c’est plus fastidieux.

Pour vous éviter de faire ce travail, je vous propose une liste prête à l’emploi. Elle est créée au format texte, structurée pour Lightroom Classic, et à jour (avril 2023).

Comment ajouter le thésaurus France à Lightroom Classic

Pour intégrer cette liste de mots-clés, un thésaurus en langage de documentaliste, suivez les étapes ci-dessous.

Mots clés Lightroom : Liste des régions, départements et villes de France pour Lightroom

Ouvrez Lightroom Classic et le module Bibliothèque pour visualiser le volet droit des mots clés. Vous devez retrouver vos mots-clés habituels.

Faites une sauvegarde de cette liste au format TXT, on n’est jamais assez prudent :

Exporter mots-clés Lightroom Classic Liste des régions, départements et villes de France pour Lightroom

Une fois cette sauvegarde faite, demandez à recevoir ma liste de mots-clés :

Vous allez recevoir un email incluant une pièce jointe. Cette pièce jointe est un fichier texte archivé au format Zip. Le format texte ne s’affiche pas toujours très bien selon les messageries, le Zip passe mieux.

Décompressez ce Zip pour extraire le fichier texte. Ne le modifiez pas.

Dans Lightroom Classic, ouvrez le menu d’importation de mots-clés et désignez le fichier texte que vous venez de recevoir :

Importer mots clés Lightroom Classic : Liste des régions, départements et villes de France pour Lightroom

Validez.

Quelques secondes plus tard, vous allez retrouver la liste des régions, départements et villes de France dans le volet Liste de mots clés de Lightroom Classic.

Attention : ces nouveaux mot clés peuvent interférer avec les vôtres si vous aviez déjà utilisé certains noms. Faites le tri nécessaire le cas échéant.

Il ne vous reste plus qu’à ajouter les bons mots-clés aux bonnes photos, à l’unité ou par lots.

Par défaut, cette liste permet l’ajout des mots-clés dépendants et des synonymes lors de l’export d’une photo. Vous pouvez modifier cette option en changeant les propriétés de chacun des mots-clés. Les synonymes ne sont pas renseignés dans cette version de la liste. De même les mots-clés ont été saisis sans accents ni espaces afin que la liste reste compatible avec la plupart des logiciels et langues disponibles.

Il vous est possible d’ajouter pour chaque département les villes ou lieux-dit manquants. De même je suis preneur de listes d’autres pays, en particulier les pays francophones, je me ferai un plaisir de les mettre à disposition ici si vous me faites parvenir les fichiers textes.


Comment pratiquer la macro créative : technique, composition, esthétique

Vous aimeriez faire de la macro créative mais vous ne savez pas comment aborder la technique photo, quel matériel utiliser, comment composer vos photos et leur donner un aspect plus esthétique ? Denis Dubesset, photographe naturaliste, vous propose de découvrir la macro sous un autre angle, celui de l’art photographique appliqué à la photographie rapprochée. Vous allez apprendre comment vous exprimer sans retenue !

Note : je vous présente ici la seconde édition du livre publié en 2016 à l’origine et entièrement remis à jour en 2023.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique
Ce livre chez vous via Amazon

Faire de la macro créative : pour qui, pour quoi ?

J’ai déjà commenté de nombreux livres sur la macro. Tous ou presque font référence au matériel nécessaire, à la technique de prise de vue, mais ils laissent souvent de côté la démarche créative qui accompagne cette pratique photo.

Denis Dubesset, photographe professionnel, a pris le parti de faire de ce nouveau livre – voir son précédent ouvrage Les secrets du cadrage photo – un ouvrage destiné à éveiller votre sens créatif. J’apprécie la démarche car si le matériel est important, ce que vous en faites l’est bien plus. Et en macro il est particulièrement difficile d’adopter une démarche qui sorte de l’ordinaire.

De nombreux photographes amateurs se contentent de photographier en macro des plantes et des insectes sans chercher à construire une série, sans construire un projet personnel. Cette accumulation d’images trouverait un sens bien plus fort si chaque image était faite en toute connaissance de cause pour former un ensemble.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

Les secrets de la macro créative : présentation

[su_frame][/su_frame]Le but premier de ce livre est de vous donner les clés pour aller au-delà de la technique et approcher la macro sous un autre angle, plus artistique que technique.

La photographie rapprochée, l’autre nom courant de la macro,  est en effet souvent vue comme technique plus qu’artistique, une approche que je ne valide pas. Denis Dubesset l’a dit à sa façon en quatrième de couverture  :

La photo rapprochée peut être le support d’une expression artistique d’une grande richesse. »

Une citation qui fait suite à celle de la précédente édition, qui vous incitait elle à pratiquer même si vous ne sortez pas de votre jardin :

« En macro le plus petit bout de nature à côté de chez soi est déjà plein de promesses.« 

Inutile d’aller chercher bien loin, oubliez la complexité et adoptez une démarche qui sera le point de départ d’un vrai projet photo.

Les secrets de la macro créative, le contenu

Cette seconde édition n’est pas une simple réimpression du livre initial. Bien que le plan du livre puisse vous paraître proche, tout le contenu est revu, complété pour tenir compte des technologies récentes (comme l’hybride), les photos sont pratiquement toutes nouvelles. Il est rare qu’une seconde édition soit à ce point remaniée.

Les techniques récentes associées à la photo macro font leur apparition, comme le focus stacking.

Le sommaire, parlons-en : vous allez apprendre à adapter votre matériel à vos besoins (chapitre 1), avant d’aborder les différents volets de la macro créative :

  • comment faire naître une idée de photo ou de projet en macro
  • comment composer une photo macro
  • comment jouer avec la lumière et le flou
  • comment profiter de l’eau et des végétaux
  • comment photographier les petits animaux
  • comment acquérir un sens artistique

Notez que les quelques pages de la précédente édition, qui traitaient du tri des photos, du post-traitement et des expositions ont été retirées. Elles n’apportaient pas grand chose de plus, s’agissant de sujets qui méritent un livre à part entière. Je préfère trouver dans cette seconde édition des informations détaillées sur les apports de l’hybride en photo macro, par exemple, c’est bien plus pertinent.

Les secrets de la macro créative: techniques, esthétique

A qui s’adresse ce livre sur la macro ?

Cet ouvrage s’adresse au photographe débutant en macro qui veut découvrir les bases de cette pratique et les possibilités qu’elle offre.

Il s’adresse aussi aux photographes plus experts qui trouvent leur pratique trop « technique » et cherchent à créer des images plus originales.

Il s’adresse enfin à quiconque pense, comme moi, que la macro créative a gagné ses lettres de noblesse depuis fort longtemps et que cette pratique n’a rien à envier aux pratiques souvent vues comme plus nobles par ceux qui veulent bien les voir ainsi. Qu’ils lisent ce livre pour réaliser qu’ils se trompent.

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Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

La série des interviews de photographes pros continue, et cette fois j’ai le plaisir d’accueillir Christophe Audebert. Je connais Christophe depuis de nombreuses années, nous nous sommes souvent rencontrés, avons échangé plusieurs fois sur nos pratiques.

De plus nous avons un point commun, Christophe vient comme moi du monde de l’industrie, et s’est reconverti pour profiter de sa passion pour la photo. Je luis laisse la parole !

Photo en pose longue : interview de Christophe Audebert, photographe et auteur

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

J’ai 64 ans et suis photographe professionnel depuis 2004 (photo 1).

Je suis installé sur le bassin d’Arcachon. Après avoir passé 20 ans comme responsable marketing et communication, j’ai décidé en 2004 de me consacrer à 100% à ma passion pour la photo et j’ai suivi une formation pendant un an à l’école Spéos, à Paris.

Puis j’ai développé pendant 18 ans une activité comme photographe Corporate.

En parallèle pour mes projets personnels :

J’ai remporté des prix avec la série « Ici et Là » qui met en scène des couples d’amoureux dans des endroits anti-romantiques,

Une deuxième série « Endless Waters » utilisant la technique du bougé intentionnel de l’appareil photo. Celle-ci montre des paysages marins avec un rendu abstrait, quasi pictural.

Et une troisième série primée « Liquid Time », qui montre en pose longue des paysages à la fois urbains (New York, Venise, Paris) et naturels (Islande, France, Royaume-Uni, Irlande, Iles Féroé).

Mon premier livre aux Editions Eyrolles « Les secrets de la pose longue » parait en 2017, puis un deuxième ouvrage fin 2018, « Les secrets du mouvement en photographie » également édité chez Eyrolles.

Je me consacre aujourd’hui à des formations, stages et voyages photo pour enseigner la prise de vue sur le terrain avec en particulier les techniques qui visent à exprimer le mouvement, et la pose longue.

Christophe Audebert

Christophe Audebert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo en pose longue et l’effet de mouvement ? Surtout à une époque qui prône la (sur)netteté des images.

J’étais fasciné par les photos de Michael Kenna, photographe anglais très novateur dans la technique de pose longue.

Ses tirages noir et blanc sont de toute beauté.

D’autres photographes plus récents comme Michael Levin et Joel Tjintjelaar m’ont grandement inspiré.

Notre époque qui prône la (sur)netteté des images ne crée pas pour moi un conflit avec la pose longue, car si les éléments mobiles (nuages, eau…) deviennent flous sur la photo en pose longue, les éléments fixes (maisons, rochers…), eux doivent être parfaitement nets pour que la photo soit réussie.

Quant au mouvement en photographie, je l’ai vraiment découvert pendant mon cursus à l’école Spéos où des travaux devaient être réalisés sur cette thématique.

Pour moi la photographie en tant qu’image fixe a le pouvoir d’être plus évocatrice du mouvement que la vidéo, notamment avec l’utilisation de vitesses lentes.

Sans spoiler ton livre, quelle différence fais-tu entre vitesse lente et pose longue ?

Je vois parfois sur internet des photos de rue avec par exemple un piéton flou accompagné d’un commentaire : « quelle belle pose longue ! ».

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Pour moi il s’agit d’un autre univers : les vitesses lentes.

Elles se différencient de la pose longue dans le sens où la pose longue fait appel à un équipement spécifique (filtres ND, trépied et télécommande) et surtout à un état d’esprit particulier : recherche de lieux qui se prêtent à cette technique, travail soigné de sa composition sur trépied, pratique de la lenteur (certaines photos atteignent 2 minutes voire plus) et de la patience.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Ici pas de photos en mode rafale !!!

Pour revenir aux vitesses lentes, nul besoin d’équipement particulier : il faut d’abord identifier un sujet en mouvement, puis l’exprimer en choisissant une vitesse d’obturation adaptée, souvent inférieure au 1/60 s.

Le sujet en action devient flou : c’est ce qui fait dire à notre cerveau que le sujet est en train de se déplacer.

Comment prépares-tu une sortie photo ? Est-ce que tu sors avec une idée ? Tu préfères prendre des photos en journée ou le soir (lightpainting ou pas) ?

J’aime bien préparer mes sorties en regardant la topographie sur Google Maps, les marées sur maree.info, la météo sur meteoblue et windy.

Mais parfois en déplacement non programmé, une belle lumière peut guider mon trajet à condition qu’il y ait un sujet derrière.

J’attache beaucoup d’importance à avoir une intention en tête, par exemple exploiter le brouillard pour faire du minimalisme, sortir à un moment de la journée où les gens sont peu présents pour renforcer le côté sauvage, ou au contraire capitaliser sur l’humain à un moment où les personnes sont de sortie.

J’adore retourner régulièrement aux mêmes endroits, notamment près de chez moi, et profiter des opportunités météo.

On vante souvent les belles lumières de début et de fin de journée. Je ne m’en prive pas, surtout sur le Bassin d’Arcachon où les orientations Ouest (coucher de soleil sur l’océan) et Est (lever du jour au cap Ferret), sont parfaites.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

L’heure dorée et l’heure bleue sont mes moments préférés, mais je sors fréquemment en journée, surtout si la qualité des nuages est au rendez vous.

J’y attache une grande importance pour la pose longue: j’ai d’ailleurs développé un chapitre sur ce sujet avec une catégorisation des types de nuages, dans la réédition de mon livre.

Comment se déroule une sortie photo ?

Mon équipement est toujours prêt.

Dans mon sac photo j’emporte systématiquement toutes mes optiques, mes deux boîtiers, batteries chargées et cartes mémoire vidées, le kit de filtres ND et ma télécommande.

Le trépied reste en permanence dans le coffre de ma voiture.

Quand je décide de sortir, j’ai un lieu en tête et un deuxième si les conditions ne s’avèrent pas optimales.

Une fois sur le terrain, j’observe longuement le paysage.

Non seulement ça fait partie du plaisir mais ça aide à bien se positionner par rapport à la lumière et à bien identifier le sujet principal.

En pose longue, je réalise plusieurs prises de vue à des durées différentes en changeant de filtres ND : par exemple 1 seconde, 10 secondes, 30 secondes, 1 minute, 2 minutes…

L’idée est de conserver les textures dans les nuages et sur l’eau avec de courtes poses, et d’aller jusqu’à un rendu épuré avec des durées plus longues.

Comment trouves-tu l’inspiration ?

Je vais régulièrement visiter des expositions de grands photographes : voir des tirages plutôt que des images sur écran est toujours un plaisir.

J’ai une bonne collection de beaux livres photo, couvrant toutes les disciplines de la photographie.

Quels que soient les domaines (portrait, photo de rue…), on peut y trouver l’inspiration, et même dans les œuvres de peintres.

Je complète par une veille sur Instagram et la presse photo.

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ? …

Bien qu’il m’arrive de faire des cadrages serrés, j’aime bien montrer le contexte et les ambiances avec un plan large.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

D’une manière générale, j’essaie d’exploiter le potentiel d’une scène, en prenant mon temps, en testant plusieurs compositions et durées.

L’important pour moi est d’avoir donné le maximum lors des prises de vue.

Pas de recherche particulière d’un style. Je considère que celui-ci transparaît à la vue du travail général d’un photographe.

Si mes photos peuvent raconter une histoire, tant mieux mais ce n’est pas une quête systématique.

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à citer ?

En février 2018, je suis parti une semaine avec deux amis photographes pour faire des poses longues en Bretagne.

Nous logions chez l’habitant.

Il a fait beau toute la semaine pratiquement sans nuage.

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

Le premier jour le propriétaire était ravi de nous annoncer du grand soleil : vous voyez en Bretagne il fait beau !

Secrètement nous espérions des ambiances dramatiques, mais nous n’avons rien laissé paraître.

Le deuxième jour, idem, le propriétaire n’était pas peu fier : « Bonne nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! »

Nous lui avons expliqué ce que nous espérions. Il a compris notre point de vue.

Les matins suivants son annonce avait changé : « Mauvaise nouvelle ! Grand soleil aujourd’hui encore ! ».

Le photographe de paysage n’a pas toujours les mêmes souhaits que les vacanciers !

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ?

Je continue à animer des formations d’une journée sur la pose longue et le mouvement en photographie, en me déplaçant dans les photos clubs de la Fédération Photographique de France partout dans l’hexagone.

En complément, en tant que prestataire d’un agent de voyages photo, je continue d’animer des stages de trois jours au Mont St Michel, St Malo et depuis cette année j’ai ajouté une nouvelle destination : le Bassin d’Arcachon.

Cette région offre un gros potentiel photographique avec des paysages variés (dune du Pilat, ports ostréicoles, plages océanes…).

Je me suis fixé trois axes de travail : photos minimalistes (il y a souvent une absence de premiers plans),

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

photos à l’heure bleue et de nuit (l’orientation plein ouest est idéale)

Christophe Audebert photographe

© Christophe Audebert

et une série avec une ou deux personnes mises en scène dans les paysages naturels.

Pas de nouveau livre à venir pour l’instant.

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ? Réseau social ? Lieu ?

Site web: https://www.christopheaudebert.com
Instagram: christopheaudebertphoto
Facebook : christophe.audebert.96

Merci à Christophe qui a bien voulu se prêter au jeu de l’interview, je vous invite à visiter son site et ses réseaux, vous y trouverez des pépites !

Si vous avez aimé cette interview, vous aimerez aussi celles de Denis Dubesset, d’Eric Forey et de Gildas Lepetit-castel.


Comment et pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie

Le pare-soleil fait partie des accessoires livrés par défaut avec la plupart des objectifs. Toutefois il passe plus de temps dans votre sac photo que sur l’objectif ? Il y a bien mieux à faire avec. Voici pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie peut vous aider.

Comment et pourquoi utiliser un pare-soleil en photographie

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique

Qu’est-ce qu’un pare-soleil pour appareil photo ?

Le pare-soleil est l’accessoire à fixer devant la lentille frontale de vos objectifs. Il existe deux types de pare-soleils :

  • les pare-soleil à pétales,
  • les pare-soleils à tube, ou circulaires.

Le type de pare-soleil que vous allez utiliser dépend de la forme du capteur de votre appareil photo et de l’objectif.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

pare-soleils Nikon de style pétale

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

pare-soleil Nikon de style tubulaire

Pourquoi utiliser un pare-soleil ?

Le pare-soleil bloque la lumière indésirable

Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images. 

Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.

Le pare-soleil protège l’objectif contre les chocs

C’est peut-être pour cela que les photographes utilisent le plus souvent un pare-soleil, c’est mon cas d’ailleurs. Le pare-soleil, positionné devant la lentille frontale, lui sert de protection.

Lorsque vous vous déplacez, si l’objectif vient à heurter une surface rigide qui pourrait endommager la lentille, le pare-soleil fait office d’écran protecteur.

Si vous laissez tomber votre objectif, ça arrive malheureusement, le pare-soleil va encaisser une partie du choc.

Selon le choc, il se peut que le pare-soleil casse ou se fende. Rassurez-vous, c’est une bonne chose car le remplacer vous coutera bien moins cher que de remplacer l’objectif.

De même le pare-soleil peut protéger la lentille frontale des rayures, un incident fréquent si vous faites des photos dans un environnement hostile.

Le pare-soleil vous aide à garder votre lentille frontale propre

Photographier par temps pluvieux est une belle façon de faire des photos qui sortent de l’ordinaire. Par contre la lentille frontale de l’objectif est vite salie par les gouttes d’eau, même si le traitement déperlant des objectifs pros facilite l’évacuation des gouttes.

Utiliser un pare-soleil dans ces conditions est une bonne idée : puisqu’il dépasse de la lentille frontale, il la protège d’une bonne partie des ruissellements.

Protection tous temps et poussières Nikon Z 5

parfois le pare-soleil sert à limiter la poussière sur l’objectif

Il en est de même si vous faites des photos dans un environnement poussiéreux, c’est encore une fois le pare-soleil qui va faire office de « filtre à poussières » pour limiter les dépôts sur la lentille.

Le pare-soleil vous fait gagner en contraste

Lorsque vous faites des photos par temps ensoleillé, il peut être difficile d’obtenir des photos bien contrastées sans avoir recours au post-traitement. Le pare-soleil vous permet de limiter la baisse de contraste inhérente à ces conditions.

Quand ne pas utiliser un pare-soleil ?

Bien qu’il soit fort utile, le pare-soleil peut parfois se révéler … indésirable.

S’il y a beaucoup de vent

Lorsque vous faites des photos en extérieur alors que le vent souffle fort, le pare-soleil peut s’avérer votre pire ennemi. Sa taille et la prise au vent qu’elle induit peuvent entraîner des mouvements de l’objectif. Ces mouvements peuvent à leur tour créer un flou sur l’image.

Le pare-soleil, s’il est très grand comme sur un long téléobjectif, peut même faire basculer un appareil photo posé sur un trépied. Prenez vos précautions si vous vous trouvez dans ces conditions, lester le trépied peut aider.

Quand vous voulez du flare dans vos images

L’effet de flare, souvent vu comme un défaut sur les photos, peut aussi être un effet créatif à votre service. Le pare-soleil ayant pour fonction de limiter la passage de la lumière parasite qui crée l’effet de flare, le retirer permet de faciliter l’apparition de cet effet.

Exemple de photo avec le NIKKOR Z 20 mm f/1.8 S pour hybride Nikon

sans pare-soleil, effet de flare entre les rayons lumineux, en forme de cercles

Comment acheter ou remplacer un pare-soleil

Votre objectif préféré ne dispose pas d’un pare-soleil ? Vous l’avez égaré ? Il est cassé ? Vous pouvez acheter un pare-soleil d’origine ou un pare-soleil de remplacement, compatible.

Vérifier sur le site de la marque de votre objectif si le pare-soleil est disponible à l’achat. Vous trouverez la référence précise du pare-soleil sur ce même site de marque.

Votre revendeur photo peut vous le procurer, de même que les sites de vente en ligne d’accessoires photo.

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique

Si vous faites le choix d’un pare-soleil compatible, assurez-vous qu’il peut se monter sur votre objectif. La longueur, la forme et le diamètre du pare-soleil ne suffisent pas à vous garantir sa compatibilité. Le système de fixation doit être le bon aussi.

Selon les pare-soleils et les objectifs, la fixation se fait à l’aide de crans en plastique ou bien le pare-soleil est vissé.

Notez que vous ne pouvez pas utiliser un pare-soleil conçu pour un objectif bien précis sur d’autres objectifs. Chaque focale suppose un pare-soleil dédié, chaque objectif aussi, afin que le pare-soleil ne vienne pas interférer et provoque une ombre disgracieuse sur vos photos.

Toutefois certains pare-soleils sont les mêmes pour plusieurs objectifs d’une même marque. C’est souvent le cas dans les courtes focales, moins exigeantes, tandis que les longs téléobjectifs ont toujours un pare-soleil dédié.

Comment utiliser un pare-soleil ?

L’utilisation d’un pare-soleil est simple. Il vous suffit de le fixer à l’avant de l’objectif, soit en le faisant pivoter jusqu’à entendre un clic (montage le plus courant) ou en le vissant sur le filetage frontal, sans insister si vous voulez pouvoir le retirer !

L’objectif comporte en général des marques de positionnement, vérifiez bien avant de forcer.

Test Nikkor Z 85 mm f/1.8 S

ce pare-soleil dispose d’un repère blanc facilitant son orientation

Une fois le pare-soleil fixé, vérifiez qu’il tient bien en place en bougeant l’ensemble boîtier-objectif. Orientez l’appareil vers le sol, le pare-soleil ne doit jamais ni bouger, ni tourner, ni tomber.

Comment ranger un pare-soleil ?

La solution simple pour ranger un pare-soleil et l’avoir toujours à proximité, c’est de le monter à l’envers sur l’objectif.

Le système de fixation permet la plupart du temps de retourner le pare-soleil et de le fixé dirigé vers le boîtier. Ainsi positionné il ne sert plus de pare-soleil ni de protection, mais ne tient pas de place dans votre sac photo.

Comment utiliser un pare-soleil en position inversée

pare-soleil en position inversée pour le transport et lorsqu’il n’est pas utilisé

Pourquoi utiliser un pare-soleil  ? Parce qu’il est indispensable !

Utiliser un pare-soleil n’a que des avantages. Protection, qualité d’image, limitation des saletés sur les lentilles, cet accessoire devrait toujours vous accompagner.

Vous trouverez toutefois des photographes qui ne veulent pas de pare-soleil, qui ne craignent pas les chocs, ou ne veulent pas s’encombrer. Tous les goûts sont dans la nature, à vous de voir, mais pensez aux conséquences si vous ne l’utilisez pas, vous voici prévenu(e).

Tous les pare-soleils chez Miss Numerique


La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe

Gildas Lepetit-Castel est photographe, mais l’homme a d’autres cordes à son arc. Il est aussi enseignant en photographie, formateur, cinéaste, éditeur et auteur de livres de photographie et auteur de livres sur la pratique photo.

Je vous ai souvent parlé de ses livres, comme L’inspiration en photographie ou Les secrets de la photo de rue. J’ai fait la connaissance de Gildas il y a de nombreuses années, j’ai eu le plaisir de l’interviewer sur le stand Nikon Passion au salon de la photo, nous nous sommes croisés plusieurs fois sur des évènements photo comme le festival VIF de Vincennes.

Lorsque j’ai initié cette série d’interviews de photographes pros, j’ai tout de suite pensé à lui. Il a accepté de jouer le jeu, alors voici ce qu’il faut savoir de son parcours, vous allez adorer !

La photo de rue selon Gildas Lepetit-Castel, photographe pro

Pour commencer, peux-tu te présenter : quelle est ton activité en photographie et à qui tu t’adresses ?

Je m’appelle Gildas Lepetit-Castel, nom d’usage un peu long issu de mes deux parents, mais j’essaie surtout de faire mon propre chemin. La photographie me l’a permis, je devais avoir autour de 18 ans lorsque j’ai découvert la chambre noire et sa magie addictive. Depuis elle structure ma vie.

Je l’enseigne dans des écoles supérieures et à travers des ouvrages techniques pour les éditions Eyrolles, grâce à des visio-conférences (2 cycles par an) ainsi que des workshops dans toute la France.

Je réponds également à des commandes de création par exemple pour le Louvre Lens, tout en tentant de poursuivre ma pratique personnelle, qui prend essentiellement corps sur le papier (tirages, livres…).

Gildas Lepetit-Castel

Gildas Lepetit-Castel © Flore-Willefert

Comment t’es venu cet intérêt pour la photo de rue ?

Au lycée où j’ai découvert la photo, on a eu la chance d’avoir une prof qui ne nous bourrait pas de théorie mais nous faisait marcher dans la ville pour prendre des images.

On peut écrire partout avec la lumière, mais dans la rue elle a une saveur particulière, et surtout une intensité en constant mouvement.

Un voyage à Londres fut également décisif dans mon approche et ma pratique de la photo de rue, je le décrypte d’ailleurs dans un ouvrage sorti tout récemment « LONDRES NOTHING MORE THAN FEELINGS », qui mêle images urbaines atmosphériques noir et blancs et récits.

Comment prépares-tu une sortie photo ?

En général la veille au soir ou très tôt le matin du départ !

Premièrement en préparant une paire de baskets confortables et des chaussettes épaisses. Puis ensuite, dans un petit sac qui n’a pas forcément l’apparence d’un sac photo, je place :

  • 2 boitiers, généralement de vieux reflex EOS (500N ou 300) montés de 50 mm f/1,4,
  • ou selon l’envie ou le projet des appareils demi-format (Olympus PEN EE),
  • quelques films 400 iso,
  • un jeu de piles,
  • un chiffon antistatique
  • et… un baladeur MP3
  • ainsi qu’un livre de poche qui m’inspire pour passer le temps lors du trajet.

Clairement, le plus important dans tout cela c’est le choix du film et le choix de le pousser ou non, il doit me permettre d’obtenir la matière que je souhaite donner formellement au projet. C’est donc lui, associé au développement qui donnera la tonalité souhaitée à mes images.

NIGHT-FOG-Gildas-Lepetit-Castel

NIGHT FOG © Gildas-Lepetit-Castel

Comment se déroule une sortie photo ?

Généralement bien !

Je pars tôt pour ne pas perdre de temps et exploiter toutes les lumières.

Et puis parce que le matin la ville est encore endormie, il s’en dégage une atmosphère flottante propice aux images que j’aime, c’est-à-dire aux rues un peu rêveuses et surtout dénuées de passants.

Je ne prends pas de carte, je marche, marche, marche, et oublie volontairement ma montre pour ne pas compter mon temps… et ça fait partie du jeu : j’aime me perdre pour mieux me retrouver.

Si le temps et le portefeuille me le permettent je reste au moins 2 jours quelque part pour pouvoir appréhender de nuit les espaces et ainsi les percevoir différemment.

J’aime beaucoup les hôtels, ils font partis du voyage et me permettent de travailler confortablement la nuit, de réfléchir, d’écrire, voire de développer en cas d’extrême urgence un film !

Parfois je reviens les poches pleines d’images à développer… Parfois avec très peu d’images. Il n’y a pas de règle, c’est une question de feeling et de rencontres.

MOI-NON-PLUS-Gildas-Lepetit-Castel

MOI NON PLUS © Gildas-Lepetit-Castel

Comment trouves-tu l’inspiration ?

L’inspiration vient généralement avant le départ, à travers mes recherches, mes lectures, les films, les musiques, les œuvres qui me nourrissent quotidiennement.

Ce temps de découverte est essentiel à mon équilibre. Ce sont donc tous ces coups de cœurs qui me guident ensuite naturellement lors de mes déambulations urbaines.

Une peinture restée dans le coin de ma tête peut alors guider un cadrage ou inciter à jouer avec l’éclairage pour retrouver une ambiance …

Un film peut par exemple m’inspirer atmosphère ou même une séquence photographique, etc, etc.

Mais lorsque je crée, je pense rarement de manière isolée, je pense en LIVRE, c’est-à-dire avec des échos entre les images, je cherche à créer une série qui pourra se déployer à travers les pages.

Tu parles aussi d’expiration, ce qui est plutôt unique. Peux-tu préciser la différence que tu fais entre les deux (inspiration/expiration) ?

Oui c’est un peu devenu ma marque de fabrique, mais il faut bien admettre qu’à force d’inspirer il est nécessaire d’expirer !

Expirer des images est un terme que j’avais utilisé dans un monologue pour mon long métrage « Ma Rencontre » (sorti en 2020 et visible en accès libre sur ma chaîne YouTube).

Il m’avait encore plus parlé lors du confinement. On était enfermé et on avait tous envie de respirer hors de chez soi… Pour garder du lien et passer le temps, j’avais lancé des petites vidéos intitulées : « Expirer des images » pour guider les gens à regarder autrement le quotidien et à savoir en extraire des images singulières.

C’est ça pour moi : « expirer des images ».

Réussir à digérer toutes ses inspirations, puis parvenir à creuser dans le double fond des choses qui nous entourent pour enfin en produire (expirer) des images qui nous ressemblent.

LE-RIDEAU-LYNCH-Gildas-Lepetit-Castel

LE RIDEAU LYNCH © Gildas-Lepetit-Castel

Qu’est-ce qui est important pour toi dans le rendu final de tes photos ? Une impression ? Un style ? Une ambiance ?

La seule chose qui est importante à mes yeux c’est la SINCERITE.

A une époque où l’artificiel domine même l’intelligence, la sincérité est primordiale pour moi.

Ceci induit une forme de justesse sensible, liée à mon ressenti, mes sentiments, mes sensations, mes impressions.

Il faut que mon image, sa composition, son cadrage mais aussi et surtout son support, sa taille, sa matière parvienne à retranscrire mes émotions. Je ne cherche pas la belle image qui plaise à tout un chacun mais une image qui véhicule un ressenti.

Tu pratiques aussi la photo argentique. Comment cela influence ta prise de vue ?

Je ne pratique QUE la photo argentique.

J’utilise le numérique (contre qui je n’ai rien) que pour de rares commandes qui seraient, pour des raisons financières ou de timing, impossibles à traiter autrement. Et également lorsque je réalise des films, car je tourne avec un EOS 6D.

L’argentique est MON écriture, je suis incapable de shooter de la même manière, c’est-à-dire aussi naturellement et instinctivement, en numérique.

Les raisons ?

Une question d’habitude, cela fait plus de 20 ans que je vois en argentique, mais également la matière que ce support m’offre sans avoir à la rajouter artificiellement dans des logiciels de post-production.

La latence (le fait de ne pas voir immédiatement l’image et de rester dans le doute) rythme donc ma pratique et engendre une tension que je considère propice à la création.

J’admets que le coût délirant actuel des consommables argentiques me freine quelque peu…

NAKED-NOTES-Gildas-Lepetit-Castel

NAKED NOTES © Gildas-Lepetit-Castel

As-tu une anecdote croustillante/drôle de photographe à partager ?

J’en ai plein, dans divers registres.

Que ce soit une personne qui t’interpelle froidement parce que tu as osé photographier son ombre et qui te dis bien fort à moultes reprises : « C’est mon ombre ! Vous n’avez pas le droit, c’est mon ombre !! ».

Ou bien une personne qui souhaite (youpi) t’acheter une image mais pour des raisons de lecture / compréhension très personnelles qui n’ont strictement RIEN à voir avec ce que toi tu as vu en déclenchant…

La photo est un médium ouvert et propice aux interprétations les plus folles. C’est une des choses qui rend la pratique de la photo passionnante.

Ghost Man-Gildas-Lepetit-Castel

Ghost Man © Gildas-Lepetit-Castel

Parle-nous de tes projets personnels et de ton actualité, quels sont-ils ? Comment tu y travailles ? Un nouveau livre ??

Il y en a bien plus que je n’ai de temps à y consacrer hélas ! Je travaille énormément, en moyenne 16 h par jour et je dois, pour des raisons financières, faire passer les projets alimentaires en priorité.

Cependant je viens de terminer le gros livre sur l’impact de LONDRES dans mon processus créatif, je viens également de rééditer un petit livre de pensées sur la photo : « NOTES pour expirer des images » et je prépare deux nouveaux ouvrages monographiques ainsi qu’un autre théorique.

Je démarre également comme chaque année un cycle de conférences en visio sur l’histoire et la pratique de la photographie et c’est toujours un immense plaisir d’échanger avec les participants.

Enfin j’espère avoir cette année un peu de temps à consacrer à un nouveau long métrage qui me titille depuis des mois.

Livre-Londre-Gildas-Lepetit-Castel

LONDRES feelings © Gildas-Lepetit-Castel

Pour finir, où peut-on te trouver pour en savoir plus sur toi ? Site web ?

Un peu partout, je cours partout, sur les réseaux, le vieux Facebook, Instagram et via mon site : www.gildas-lepetit-castel.com, pour toute demande un mail et hop je réponds généralement dans la journée sauf si je suis parti shooter la rue !

Merci à Gildas pour ces réponses, découvrez-le vite via les liens ci-dessus.

Vous aimerez aussi les interviews de Denis Dubesset, de Christophe Audebert et d’Eric Forey.


Comment régler votre nouvel appareil photo Nikon Z : guide de démarrage rapide

Vous venez d’acheter un appareil photo Nikon (Z50II, Z5II, Z6III…) et vous ne savez pas par où commencer ? Menus trop nombreux, acronymes étranges, boutons partout… Ce guide va vous simplifier la vie et vous épargner la lecture des 1 000 pages du manuel utilisateur le premier jour.

La version courte parce que je sens que vous êtes pressé(e) pour régler votre nouvel appareil photo Nikon Z dès la première utilisation. Suivez ces étapes dans l’ordre : charger la batterie, formater la carte mémoire depuis le boîtier, régler la date et l’heure, monter l’objectif, choisir le format RAW + JPG, sélectionner le mode automatique pour les premières photos, puis configurer l’autofocus et le mode de déclenchement. Ce guide couvre tous les modèles de la gamme Nikon Z (Z50II, Z5II, Z6III, Zf, Z8, Z9).

C’est fait ? Pour aller plus loin, lisez la suite !

Régler votre appareil photo : chargez la batterie

Batterie et carte mémoire Nikon Z 30
Sur certains appareils photo, l’emplacement batterie et carte est commun

Votre nouvel appareil photo est livré avec une batterie chargée, ou chargée en partie. Elle peut donc servir sans délai, il vous suffit de l’insérer dans le compartiment prévu. Consultez le mode d’emploi, ou le guide de démarrage rapide, pour trouver comment faire selon le modèle d’appareil photo.

Je vous recommande toutefois de ne pas attendre pour procéder à une charge complète, vous allez vite vider la batterie en testant votre appareil, autant qu’elle soit pleine.

Les batteries actuelles ne nécessitent plus d’être vidées avant d’être rechargées, mais je vous conseille de les mettre en charge après votre séance photo, plutôt que de trop attendre. Vous risquez de vous retrouver avec une batterie presque vide alors que vous partez pour une belle séance.

Formatez la carte mémoire

Comment régler un hybride Nikon : menu configuration
Régler votre nouvel appareil photo : formatage de la carte sur un hybride Nikon

La carte mémoire est indispensable pour stocker les photos et les vidéos que vous allez prendre. Aucun appareil photo ne dispose d’une mémoire interne qui permettrait de se passer d’une carte.

Je vous conseille d’ailleurs de chercher dans les menus de votre boîtier où se trouve le réglage qui empêche de prendre des photos si la carte est absente. Cela vous évitera des déconvenues sur le terrain (c’est du vécu !).

Si votre boîtier dispose de deux compartiments différents pour cartes, assurez-vous de disposer des cartes compatibles.

Procédez au formatage des cartes depuis l’appareil photo, jamais depuis un ordinateur ! Formater la carte avant utilisation, même s’il s’agit d’une nouvelle carte mémoire, vous assure que la carte est bien vierge de tout fichier. Le boîtier va alors pouvoir créer les dossiers et sous-dossiers lui permettant de stocker les fichiers selon ce que le fabricant a déterminé.

Si la carte a déjà été utilisée, assurez-vous que toutes les données sont sauvegardées avant le formatage, sans quoi vous perdrez tout (en savoir plus sur les cartes mémoire).

Quelle carte mémoire choisir pour votre Nikon Z ?
Lorsque vous venez d’acquérir un boîtier de la gamme Nikon Z (Z50II, Z5II, Z6III…), le choix de la carte mémoire n’est pas un détail : il influence à la fois la vitesse d’écriture (rafales, vidéo) et la fiabilité de vos images.

Pour les modèles d’entrée ou milieu de gamme (comme Zfc, Z50II) qui acceptent des cartes SD/SDXC : privilégiez une carte SDXC de qualité, minimum « UHS-I U3 » voire « UHS-II V60 » si vous filmez en 4K. Par exemple, la SanDisk Extreme Pro SDXC convient très bien.

Pour les modèles pro ou très hautes performances (Z6III, Z8…) dotés d’emplacements CFexpress ou XQD, optez pour une carte de type SanDisk CFexpress Extreme Pro afin de suivre les débits élevés et ne pas bloquer le tampon en rafale. À titre d’exemple, sur le Nikon Zf, une carte UHS-II V60 est déjà suffisante pour 4K mais que pour des rafales importantes il faut monter en V90.

En pratique

  • capacité : visez au minimum 64 Go pour ne pas être à l’étroit.
  • vitesse : pour vidéo 4K ou RAW continu, privilégiez « V60/V90 » ou CFexpress.
  • fiabilité : évitez les cartes bon marché génériques dans des sessions importantes. Enfin, formatez toujours la carte dans le boîtier avant de l’utiliser.

Avec ce choix fait dès la première séance, vous éviterez les ralentissements, les erreurs d’écriture ou les cartes saturées au mauvais moment.

Réglez l’heure, la date et le lieu

Votre appareil photo va écrire la date et l’heure de chaque photo dans les données EXIF des fichiers. Il vous faut donc régler ces deux valeurs, prenez soin de choisir le bon fuseau horaire.

Certains appareils photo disposent d’une fonction de géolocalisation (GPS) qui enregistre les coordonnées du lieu de prise de vue dans les fichiers. Assurez-vous d’activer cette fonction si vous en avez besoin.

Montez un objectif

Test NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR - Régler votre nouvel appareil photo
Notez le repère blanc sur l’objectif proche du ‘140’

Prenez votre objectif en main, retirez le bouchon arrière et présentez le face à la monture de l’appareil photo (dépourvu lui-aussi de son bouchon). Tous les objectifs ont un repère visuel qui vous indique le bon positionnement.

Alignez le repère de l’objectif avec celui du boîtier, puis tournez dans le sens indiqué dans le manuel de l’appareil photo. Les repères Nikon sont souvent blancs, tandis que ceux de Canon sont rouges.

Vérifiez que tout est bien aligné AVANT de forcer. Si vous constatez une résistance mécanique, n’insistez pas. Retirez l’objectif et vérifiez ce qui peut bloquer. Il se peut que la monture de l’objectif soit endommagée, voire défectueuse (c’est rare). En cas de doute, montrez tout ça à votre revendeur.

Vérifiez les paramètres de l’objectif

NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 VR S
Régler votre nouvel appareil photo : les commutateurs et boutons de fonction d’un téléobjectif

Certains objectifs ont des commandes intégrées. Vérifiez si c’est le cas du vôtre (des vôtres) :

  • commutateur de mise au point manuelle / automatique
  • commutateur de stabilisation optique
  • commutateur de distance de mise au point illimitée ou limitée
  • boutons de fonction (à régler via les menus du boîtier)
  • bague personnalisable (par exemple sur les NIKKOR Z)

Faites la différence entre bague de mise au point et bague de zoom. Si vous voyez que votre appareil photo ne fait pas la mise au point automatique (‘autofocus’), vérifiez en priorité la position du commutateur AF/MF (ou toute autre inscription), il est peut être en position manuelle.

La stabilisation optique (sur l’objectif) peut être activée en permanence lorsque vous faites des photos à main levée. Mieux vaut la désactiver sur trépied par contre, elle pourrait générer des micros vibrations induisant un flou de mouvement visible sur les images, et surtout elle ne sert à rien sur trépied.

Certains objectifs sont suffisamment sophistiqués pour savoir s’ils sont sur un trépied, dans ce cas ils gèrent eux-mêmes la désactivation de la stabilisation. Consultez la fiche technique de vos optiques.

Fixation sur un trépied

Test trépied Leofoto Urban LX-324CT avec rotule XB-38
La semelle amovible du trépied, fixée sur le boîtier

Pour fixer votre appareil photo sur un trépied, commencez par visser sans forcer le boîtier sur la vis du trépied en positionnant avec soin le pas de vis présent sur la semelle du boîtier. La monture du trépied indique en général l’orientation de l’appareil photo.

Si vous utilisez un trépied récent, celui-ci doit disposer d’une plaque de fixation amovible. Retirez la du trépied, et fixez la sur le boîtier. Elle peut y rester à demeure, il vous suffit d’en avoir plusieurs si vous avez plusieurs boîtiers. Ne forcez jamais sur la vis, utilisez une pièce de monnaie plutôt qu’un tournevis pour tourner la vis si nécessaire, en cas de mouvement intempestif, votre boîtier vous remerciera.

Insérez ensuite l’ensemble boîtier + plaque sur le trépied. Pensez à vérifier que tout bien bien, tout en tenant l’appareil avec une main (on ne sait jamais !).

Si vous utilisez un long téléobjectif, il est probable qu’il dispose de sa propre fixation à vis. Ces objectifs sont longs et lourds, et cela modifie l’équilibrage de l’ensemble boîtier + objectif, mieux vaut alors fixer le trépied sous l’objectif. Si l’objectif dispose d’un collier de pied, utilisez-le.

Retenez que lorsque vous vous déplacez avec le boîtier fixé sur son trépied, tenez toujours l’appareil photo à l’aide du collier de pied ou tenez l’objectif et l’appareil photo, cela évite de forcer sur la monture.

Régler votre nouvel appareil photo : les modes d’exposition et de mise au point

Les modes P, S, A, M d'un reflex Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo :  les modes d’exposition experts (P, S, A, M) et scènes

Vous débutez en photo ? Mieux vaut prendre vos premières photos en mode de prise de vue automatique. Vous éviterez les erreurs du débutant, ferez des photos correctes, et vous aurez tout le temps ensuite de tester chaque mode un par un.

Le mode automatique – souvent indiqué par une icône verte – autorise l’appareil photo à décider pour vous des paramètres de prise de vue. Vous constaterez plus tard qu’il vous limite, mais pour débuter c’est plus simple.

Les modes d’exposition experts P, S, A et M sont plus difficiles à maîtriser lorsqu’on débute.

Certains appareils photo disposent de modes scènes  (par exemple portrait, action, sport, coucher de soleil, macro …). Ces modes vous facilitent la vie au début, ils appliquent les réglages les plus appropriés à la situation de prise de vue. Préférez quand même l’apprentissage des bases de la photo pour comprendre comment fonctionne un appareil photo. Vous progresserez bien plus vite qu’en vous contentant de ces préréglages.

Mode Quand l’utiliser Résultat attendu
Auto Pour débuter Tout automatique, peu de contrôle
P Pour progresser Exposition assistée mais modifiable
A Portraits, paysages Profondeur de champ maîtrisée
S Sport, mouvement Mouvement figé ou filé
M Création totale Contrôle complet de l’exposition

Choisissez la qualité d’image

Définition des images sur un hybride Nikon - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : choix du type de format de fichier et de la définition (en pixels)

Vous devez choisir le type de format de fichier et la qualité des images avant de faire vos premières photos.

Vous avez le choix entre JPG, RAW et TIFF (selon les boîtiers). Chaque format a des avantages et des inconvénients, considérez que :

  • le JPG vous donne des photos prêtes à l’emploi avec peu de possibilités de post-traitement,
  • le RAW est votre négatif numérique, il offre des possibilités de traitement très supérieures,
  • le TIFF est anecdotique à la prise de vue désormais.

En savoir plus sur les formats d’images.

Si vous n’utilisez pas encore de logiciel de développement RAW, commencez en RAW + JPG. Le JPG vous permet de partager immédiatement, le RAW vous permet de revenir sur la photo plus tard avec un logiciel comme Lightroom Classic pour en extraire le meilleur.

Choisissez ensuite la définition des images. Selon l’appareil photo, vous disposez d’un réglage dans le menu qui permet de fixer le nombre de pixels par photo et leur taux de compression JPG ou RAW.

Je vous conseille d’utiliser la meilleure définition possible (par exemple 45 Mp sur un boîtier de 45 Mp), mieux vaut conserver les meilleurs fichiers possibles quitte à réduire la taille des photos lors du post-traitement, que de ne pas utiliser toute la puissance de l’appareil.

Régler votre nouvel appareil photo : le mode de mise au point automatique

Mise à jour firmware 3.00 pour Nikon Z 6 et Z 7 et 1.10 pour Nikon Z 50 : nouveau suivi AF, Eye-AF animaux et autres améliorations - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les (nombreuses) options de mise au point autofocus

Sur les boîtiers Nikon Z, deux modes autofocus principaux : AF-S (mise au point unique, pour sujets immobiles comme un paysage ou un portrait statique) et AF-C (mise au point continue, pour sujets en mouvement comme un sportif ou un animal).

L’autofocus repose sur la mesure de distance entre le sujet et vous, la mesure est faite par l’appareil photo à partir d’un ou plusieurs collimateurs AF. Ces collimateurs AF peuvent fonctionner :

  • en mode de mise au point unique (une fois la mise au point faite elle ne change plus tant que vous pressez le déclencheur à mi-course),
  • en mode de mise au point continue (la mise au point s’ajuste sur le collimateur AF en continu jusqu’à ce que l’image soit prise).

La détection automatique des sujets, activable dans les menus, permet à l’appareil de suivre un visage ou un œil sans intervention manuelle, même si le sujet se déplace.

Le mode de mise au point unique (AF-S pour Single chez Nikon) convient aux sujets statiques (paysages, portraits, nature).

Le mode de mise au point continue convient aux sujets en mouvement (action, sport, course, spectacle, …).

En savoir plus sur les modes de mise au point.

Réglez le mode de déclenchement

Votre appareil photo peut déclencher photo par photo, chaque appui sur le déclencheur générant une photo unique (mode de prise de vue dit « vue par vue »).

Il peut aussi déclencher en mode rafale, lors de l’appui sur le déclencheur plusieurs photos sont prises tant que vous maintenez le déclencheur enfoncé. Le nombre de photos prises par seconde dépend du type d’appareil photo (variable entre 4 et 30 environ).

Le mode vue par vue est approprié pour les photos de sujets statiques, paysages, portraits, nature, studio, macro … tandis que le mode rafale vous permet de multiplier les chances de saisir la meilleure vue en photo d’action, de sport, de reportage parfois.

Réglez le mode vidéo

Comment régler un hybride Nikon : menu prise de vue Vidéo - Régler votre nouvel appareil photo
Régler votre nouvel appareil photo : les options vidéo

Vous envisagez d’utiliser votre appareil photo pour enregistrer des vidéos ? Vous allez devoir comprendre comment ce mode se règle.

En vidéo vous gérez, comme en photo, l’ouverture, la vitesse d’obturation et la sensibilité ISO. Mais vous devez aussi choisir la résolution et la fréquence d’images.

Les résolutions vidéo standard sont :

  • Full HD (1920 x 1080)
  • 4K UHD (3840 x 2160)
  • 8K UHD (7680 x 4320)

Les chiffres désignent le nombre de pixels pour chacun des côtés de l’image vidéo. Plus les chiffres sont élevés, plus vous obtiendrez de détails dans les images, mais plus le fichier vidéo sera volumineux. Prévoyez des cartes de grande capacité.

La fréquence d’images définit le nombre d’images par secondes enregistrées dans le flux vidéo :

  • le cinéma tourne souvent à 24 ips (image par seconde),
  • la télévision américaine diffuse à 29,97 ips (environ 30 ips),
  • YouTube accepte les deux cadences sans soucis

Retenez que plus vous montez en cadence d’images, plus la vidéo est ‘lisse’, mais plus le fichier vidéo est volumineux (en savoir plus sur les modes vidéos).

Certains appareils photo peuvent enregistrer à 60 ips pour des vidéos encore plus fluides. Le mode 120 ips quant à lui permet de filmer des séquences au ralenti : les 120 images peuvent être étalées jusqu’à quatre fois pour correspondre à un enregistrement 30 ips sans que l’image ne saute. Cette cadence vous permet de décomposer les mouvements de façon très agréable à visionner.

Attention toutefois à la taille des fichiers vidéo, qui incluent aussi les pistes audio stéréo. Le réglage audio à 48 kHz (taux d’échantillonnage) et 16 bits (profondeur de bits) est une bonne base.

À faire après la configuration

Une fois votre Nikon Z configuré, testez-le dans des conditions réelles : portrait en lumière naturelle, paysage au lever du soleil, scène urbaine de nuit. Ces essais révéleront les forces et limites de vos réglages.

Faut-il vraiment formater la carte dans l’appareil et non sur l’ordinateur ?

Oui. Lorsque vous formatez depuis le boîtier, l’appareil photo crée sa propre arborescence de dossiers et s’assure que la carte est préparée selon ses spécifications. Un formatage depuis l’ordinateur peut laisser des données résiduelles ou créer des structures incompatibles. En pratique, formatez systématiquement dans le boîtier en début de séance, après avoir sauvegardé vos images.

Vaut-il mieux commencer en RAW ou en JPG ?

Commencez en RAW + JPG. Le JPG vous donne des images prêtes à partager sans logiciel, le RAW vous conserve toute la latitude de traitement pour la suite. Ce réglage combiné ne coûte que de l’espace disque, il ne vous ferme aucune porte.

Le mode automatique suffit-il pour débuter ?

Pour les premières photos, oui. Il vous permet de vous concentrer sur le cadrage et la mise au point sans vous préoccuper de l’exposition. Mais dès que vous sentez ses limites, passez aux modes experts : ils gardent l’assistance de l’appareil tout en vous laissant ajuster ce que vous voulez.

Faut-il désactiver la stabilisation optique sur trépied ?

Oui, sauf si votre objectif détecte automatiquement le trépied et gère lui-même cette désactivation. Dans le doute, désactivez-la manuellement : la stabilisation active sur trépied peut générer des micro-vibrations et dégrader légèrement la netteté sur de longues expositions.

Régler votre nouvel appareil photo : à vous de jouer !

En résumé, les 8 réglages essentiels pour démarrer avec un Nikon Z

Charger la batterie complètement avant la première utilisation.
Formater la carte mémoire depuis le menu du boîtier, jamais depuis l’ordinateur.
Régler la date, l’heure et le fuseau horaire pour des données EXIF correctes.
Monter l’objectif en alignant le repère blanc de l’objectif avec celui du boîtier.
Choisir le format RAW + JPG pour combiner souplesse de traitement et fichiers prêts à l’emploi.
Sélectionner le mode automatique pour les premières prises de vue, puis progresser vers P, A, S, M.
Activer la détection de sujet (visages, yeux, animaux) dans les réglages autofocus.

Si vous avez suivi les différentes étapes de cette liste pour régler votre nouvel appareil photo, vous avez toutes les chances de réussir vos premières photos avant d’aller plus loin dans les réglages avancés.

Commencez par vous faire plaisir, faites des photos ! Vous pourrez ensuite découvrir l’ensemble des réglages dont votre appareil photo dispose, vous allez vite voir qu’ils sont très nombreux.

Pour aller plus loin, je vous propose en complément ces deux articles dédiés pour finaliser vos premiers réglages :


52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Vous aimez la macro, la nature, les plantes, les fleurs, les insectes … mais vous ne savez pas toujours comment réussir vos photos macro. Vous manquez peut-être aussi d’idées lorsque vous êtes face à vos sujets préférés. Pourquoi ne pas tenter de relever les 52 défis photo macro présentés ci-dessous ?

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Ce livre chez vous via Amazon

52 défis macro : pour faire des photos toute l’année

Je vous ai déjà parlé de cette série de livres « 52 défis … » dont chaque volume porte sur un domaine photo précis. Après le paysage, la photo de rue ou le noir et blanc, pour ne citer que ceux-là, voici un nouvel ouvrage écrit par David Taylor qui vous oppose 52 défis macro. Un défi par semaine, si vous décidez de jour exemple de jouer le jeu ainsi !

Comme les autres ouvrages de la série, chaque défi se présente sous la forme d’une double page dans laquelle vous allez trouver :

  • un exemple de photo à réaliser,
  • la description du défi, les contraintes et des conseils pratiques,
  • une liste d’astuces à mettre en oeuvre pour y arriver,
  • une liste du matériel photo conseillé,
  • un encart pratique

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Les 52 défis photo macro sont classés selon le type de pratique :

  • technique macro
  • équipement photo
  • créativité
  • lumière et couleur
  • post-traitement ordinateur

[su_frame][/su_frame]Vous disposez aussi d’encarts réguliers pour prendre des notes et tirer profit des 52 défis photo macro. Notez-y ce que vos avez appris, vos échecs comme vos succès, et profitez de ce carnet de nord pour progresser de semaines en semaines.

A qui s’adresse ce livre ?

52 défis photo macro : saurez-vous les relever ?

Ce recueil de 52 défis photo macro va vous être utile si vous débutez en photo macro et ne savez pas trop quelles photos réaliser. Vous y trouverez des idées pour bien démarrer, des conseils pour éviter les erreurs habituelles.

Il s’adresse aussi aux photographes amateurs en manque d’inspiration, ils y trouveront des idées, des photos à reproduire à leur façon, c’est formateur.

Il s’adresse enfin aux photographes experts qui pensent avoir fait le tour du sujet, et laissent peut-être de côté sans le réaliser des prises de vues intéressantes qui leur permettront de compléter leur pratique.

Le format du livre permet de le glisser dans votre sac photo … toute l’année (52 défis = 52 semaines) ce qui s’avèrera utile lorsque, sur le terrain, vous serez en manque d’idées !

Le tarif de 13,90 euros rend ce livre accessible, à 26 cents le défi, ne vous privez pas !

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