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Comment sont fabriqués les objectifs Nikon NIKKOR ?

Les objectifs Nikon portent l’appellation NIKKOR depuis 1933, date des premières fabrications. Ils sont conçus et fabriqués par la marque dans ses usines japonaises.

A l’inverse de l’usine de Sendai qui ne fabrique que les boîtiers (dont les Nikon Z 6 et Z 7), les usines de Hikari et Tochigi au Japon ne fabriquent que des objectifs.

Comment sont fabriqués les objectifs Nikon Nikkor ?

Comment sont fabriqués les objectifs Nikon NIKKOR ?

Voici une vidéo produite par Nikon dans laquelle vous allez découvrir les différentes phases de la fabrication d’un objectif NIKKOR :

L’usine d’Hikari, au cœur de la nature japonaise

Voici le texte qui accompagne la vidéo

Dans un environnement pur, entre mer et montagne, des hommes au savoir-faire unique sélectionnent les matières premières pour réaliser les plus beaux verres NIKKOR.

Après plusieurs phases de fusion, un processus complexe et minutieux, le verre en fusion est déversé dans un réservoir d’eau.

Sous l’effet du choc thermique, des milliers d’éclat de verre se forment.

Certaines étapes de fabrication sont confidentielles…

Le verre, aux propriétés recherchées, est coulé en bloc, découpé par phases successives et contrôlé par un expert.

Les morceaux de verre sont placés dans des moules chauffés puis pressés. On obtient enfin la forme de base ronde des lentilles.

Les verres sont ensuite envoyés à l’usine de Tochigi pour révéler leur pureté.

Après usinage, polissage et traitement de surface, on obtient un verre avec la courbure de surface recherchée qui transmet parfaitement la lumière.

Chaque lentille est centrée et alignée avec les nombreux autres composants pour obtenir une optique exceptionnelle.

Nikon a commencé à concevoir des objectifs sous le nom NIKKOR en 1933. Et depuis, plus de 110 millions d’objectifs ont été produits.

Cette autre vidéo vous donnera un autre aperçu de la fabrication des objectifs Nikon NIKKOR :

En savoir plus sur les objectifs Nikon NIKKOR

Découvrez les différentes appellations d’objectifs Nikon NIKKOR depuis que cette gamme existe, quels objectifs Nikon sont compatibles avec quels appareils photo et que signifient les appellations sur les objectifs.

Je vous propose aussi le guide d’achat objectifs pour savoir quels objectifs Nikon utiliser ainsi que la liste des objectifs pour Nikon à moins de 400 euros pour vous faire plaisir sans dépenser trop.

Source : Nikon France


Luminar 3.1.2 : plus rapide, vos photos du jour et la Nik Collection sur Mac

Le logiciel de gestion et de post-traitement des photos Luminar vient de recevoir une mise à jour Luminar 3.1.2.

Cette version apporte une nouvelle fonction « Photos du jour » dans la bibliothèque, l’intégration de la Nik Collection (sur Mac) et des performances supérieures.

Luminar 3.1.2

10 euros de remise sur l’achat du logiciel avec le code NIKONPASSION …

Luminar 3.1.2 : « Ce jour-là » ou « On this day »

Le catalogue de Luminar 3.1.2. propose une nouvelle fonction de tri des photos qui vous permet d’afficher toutes les photos prises à la même date que le jour où vous l’utilisez, mais les années précédentes.

Luminar 3.1.2 : "Ce jour-là" ou "On this day"

Ainsi, si vous activez ce filtre le 1er juillet 2019, vous verrez les photos du 1er juillet des années précédentes si vous avez fait des photos ce jour-là.

Cette fonction vous permet de revenir en arrière sur vos photos pour les redécouvrir. Bien qu’accessoire, c’est un complément aux options de tri et filtres de Luminar 3.1.2.

Cette fonction est disponible dans la liste des raccourcis du mode Bibliothèque en haut à droite.

Pour savoir comment utiliser Luminar, pensez à visionner les tutoriels dans lesquels je partage mon écran.

Intégration de la Nik Collection (Mac)

L’intégration de la Nik Collection, un module additionnel proposé par DxO et qui permet d’utiliser des fonctions de traitement évoluées et des rendus types, est désormais disponible sur la version Luminar 3.1.2. pour Mac.

Cette suite d’outils peut vous aider à traiter plus vite vos images, toutefois le nombre important de filtres évolués disponibles dans Luminar, ainsi que la palette de Looks (rendus créatifs) compense largement les effets et outils de la Nik Collection (voir comment les utiliser).

Amélioration des performances

Luminar souffre encore d’un manque de performances face à la concurrence (Lightroom Classic en particulier) et l’éditeur, Skylum, fait en sorte d’optimiser les différents composants du logiciel à chaque nouvelle version.

Luminar 3.1.2. accélère le transfert des photos depuis une carte mémoire. Cette optimisation concerne la version Mac pour le moment, les versions Windows pourraient recevoir une optimisation particulière dans une prochaine version.

La version Windows bénéficie d’un affichage plus rapide des photos dans le module Bibliothèque, en particulier quand vous passez d’une photo à l’autre. Cet affichage est désormais quasi instantané, une bonne chose.

De même le passage du mode « Image seule » à « galerie de vignettes » est plus rapide, ce qui facilite là-aussi la visualisation et le tri des photos.

D’une manière plus générale, les versions Windows et MacOS gagnent en stabilité et en performances. Bien que n’étant pas encore aussi rapide que Lightroom Classic, Luminar 3.1.2. progresse dans la mesure où l’ordinateur sur lequel il fonctionne est adapté (comptez 16 Go de mémoire RAM au minimum et un disque SSD, ce que demandent la plupart des logiciels photo toutefois). Vous pouvez échanger entre utilisateurs de Luminar dans la section dédiée du forum Nikon Passion.

Pour mettre à jour Luminar, cliquez sur le menu Aide -> Rechercher des mises à jour et suivez les instructions. Attention, une fois la mise à jour téléchargée, son installation peut être lente, ne l’interrompez pas car elle se fait bien.

Source : Skylum

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Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : à savourer sans modération …

Avec ce test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S, nous bouclons la série des tests d’objectifs Nikon Z dédiés aux hybrides plein format Nikon et disponibles à ce jour (juin 2019), avant de passer à quelques optiques compatibles dans les prochaines semaines.

Mais au fait, pourquoi un 24-70 mm f/2.8 S alors qu’il existe un excellent 24-70 mm f/.4 S dans la même monture ?

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Ce zoom au meilleur prix chez Miss Numerique

Note de Jean-Christophe : ce test est particulièrement long, ce qui s’explique par le soin que nous portons à vous fournir le plus possible d’informations détaillées et utiles. Les photos haute définition sont disponibles (voir plus bas), un comparatif 24-70 mm f/2.8 arrive. C’est un travail important que nous avons jugé nécessaire.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : contexte

Dans une gamme optique, surtout pour un système qui se veut professionnel, il est un zoom qui s’est imposé comme incontournable, le couteau suisse des photographes qui exigent polyvalence, flexibilité, luminosité, haut niveau de performance et fiabilité : le 24-70 mm f/2,8.

Pour ses hybrides 24 x 36 mm en monture Z, Nikon fait donc endosser cette lourde responsabilité au Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S (voir la présentation). Celui-ci doit non seulement exceller mais en plus suffisamment se distinguer du standard (et plus modeste) Nikkor Z 24-70 mm f/4 S pour justifier le ticket d’entrée exigé : 2499 euros. Soit 1400 euros de plus que le « simple » (mais déjà très bon) 24-70 mm f/4 en monture Z mais également 300 euros (selon le tarif officiel, l’écart est encore plus marqué selon le « street price ») par rapport à son presque alter ego en monture F, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Une comparaison avec celui-ci fera d’ailleurs l’objet d’un article dédié.

Pour l’heure, évitons de nous mélanger les pinceaux entre les diverses références, concentrons nous sur le test de ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S.

Présentation

Déjà, d’un strict point de vue photographique, il y a quelque chose d’éminemment stratégique dans un 24-70 mm f/2,8, ne serait-ce que pour les raisons brièvement exposées précédemment.

D’un point de vue économique, en tant que porte-étendard des zooms professionnels, il s’agit de la combinaison « plage focale/ouverture » parmi les plus populaires, donc qui se vend le mieux. Money money money… Ce n’est donc pas un hasard si chaque opticien, « titulaire » ou tiers (Tamron, Sigma, c’est surtout à vous que je pense) se démène pour sortir sa déclinaison la meilleure et la plus agressive possible sur le plan du prix.

S’en suivent de longs dilemmes à l’heure de passer à la caisse, les nikonistes équipés en reflex en savent quelque chose. Heureusement, du moins pour l’heure, le choix est plus simple en monture Z puisque seul existe ce Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Pour paraphraser Henry Ford, peu importe la marque de votre 24-70 mm f/2,8 pour votre hybride Nikon Z, tant que c’est un Nikkor.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Du point de vue symbolique, ce 24-70 mm f/2,8 a pour Nikon et les nikonistes une saveur particulière. En effet, lors de sa sortie, l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR avait quelque peu déçu. Oh, non, ce n’est pas un mauvais objectif, loin de là, mais en apportant en plus la stabilisation (optique et par ailleurs excellente) par rapport à l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8G ED qu’il remplace – en fait, seconde puisque les deux coexistent au catalogue – Nikon a sacrifié le piqué sur l’autel de l’homogénéité… et parfois l’inverse, en fonction des exemplaires testés. Et tout cela en étant à la fois plus gros, plus lourd et plus cher !

Jean-Christophe a très bien détaillé son avis sur la question dans son « test du Nikon 24-70mm f/2.8E ED VR et comparatif 24-70 f/2.8 Nikon ». Pour ma part, à cette époque, j’officiais encore chez les Numériques et, déçus du premier exemplaire fourni par Nikon, nous en avons demandé un autre. Et puis un autre. Et puis encore un autre, quelques mois plus tard. Et aucun ne nous avait vraiment emballés à la rédaction, nous faisant regretter l’ancien modèle non stabilisé.

Bref, je vous donne peut-être l’impression de raconter ma vie mais chat échaudé craignant l’eau froide, c’est avec ce précédent à l’esprit que j’aborde le test du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S… tout en sachant que le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, testé quelques semaines auparavant, m’avait beaucoup impressionné (pour sa catégorie), ce qui me mettait en de meilleures dispositions.

Comme je suis, avant d’être un mercenaire des tests photographiques, un amoureux de la photographie comme vous, je suis persuadé que vous êtes nombreux à partager ce sentiment (Ça rend le test plus humain et plus sympa. Enfin, je crois). Bref.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/250 ème – f/4

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S est le premier zoom à ouverture f/2,8 constante disponible en monture Z alors que jusqu’à présent nous n’avions eu droit qu’à des zooms f/4 constants. Les prochains zooms f/2,8 devraient être les 70-200 mm f/2,8 S (courant 2019) et 14-24 mm f/2,8 S (courant 2020) afin de compléter la « trinité f/2,8 ».

En attendant le Noct-Nikkor Z 58 mm f/0,95 S, dont quelques exemplaires de pré-production commencent à circuler, le 24-70 est, pour l’heure l’objectif le plus gros et le plus cher de la gamme. Ce n’est pas sans raison car, outre son ouverture constante f/2,8, il bénéficie d’un traitement ergonomique aux petits oignons qui tranche nettement avec la sobriété/simplicité de ses congénères : troisième bague multifonction programmable, écran OLED intégré, doublure velours à l’intérieur du pare-soleil. Il « manque » juste la stabilisation mais ce n’est pas grave puisque les boîtiers, eux, en disposent.

Rien n’est trop beau pour le nouveau porte étendard ! C’est que, si Nikon a crânement misé sur le leitmotiv « l’hybride réinventé » pour évoquer ses boîtiers, en ce qui concerne notre zoom du jour la mission n’était nulle autre que « le 24-70 mm f/2,8 réinventé » (mais c’est sûr, dit comme ça, c’est moins sexy).

À qui se destine ce zoom 24-70 mm ?

De par leur plage focale, les Nikkor Z 24-70 mm se destinent aux photographes recherchant un zoom polyvalent, à la fois capable de photographier du paysage, de l’architecture, de s’adonner à la photographie de rue et au reportage.

De par son ouverture f/2,8, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S se prête encore mieux au portrait que son petit frère f/4 grâce à la profondeur de champ plus étroite et, surtout, aux prises de vue dans de faibles conditions lumineuses. Même si, nous n’avons de cesse de le répéter, les excellentes aptitudes des boîtiers Nikon Z en montée en sensibilité rendent, pour le commun des mortels, cet avantage physique un peu caduc.

Même s’il est un diaphragme (et un tiers) moins lumineux que les focales fixes en f/1,8, acquérir le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut, virtuellement, vous dispenser de l’acquisition d’un 35 mm ou 50 mm complémentaire (même si c’est toujours bien d’avoir une focale fixe lumineuse et spécialisée en plus d’un zoom). Ce qui prend moins de place dans le sac photo et, économiquement, peut se révéler intéressant dans la mesure où la triplette 24-70/4 + 35/1,8 + 50/1,8 vous reviendra à 2707 euros (1079 + 949 + 679), un peu moins si vous achetez le 24-70/4 en kit avec votre boîtier.

Notez, au passage, que Nikon n’a pas prévu de kit incluant un boîtier Nikon Z et un zoom Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : son acquisition se fera alors forcément de manière additionnelle (à moins qu’un revendeur ne décide de lancer son propre kit, mais c’est alors une autre histoire).

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

Qualité de construction

Jusqu’à présent, tous les Nikkor Z que nous avons testés nous avaient impressionnés par leur qualité de construction, d’autant plus compte tenu de leur positionnement et leur niveau de gamme respectif. En même temps, en 2019, encore plus de la part d’un constructeur qui ne se prive jamais de rappeler avoir dépassé le siècle d’existence, il s’agit du minimum syndical, ce qui n’enlève rien à la performance industrielle.

Avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S cependant, une marche de plus est clairement franchie. Voire deux.

Si comme ses petits frères il profite de nombreux joints d’étanchéité caoutchouc, dont celui très important au niveau de la monture, tout le reste passe à la vitesse supérieure.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Exit la finition satinée du fût, retour du noir mat légèrement texturé. Plus sobre. Plus professionnel. Plus classe. Accouplé à un Z 7, la combinaison du plus bel effet ne manquera pas de vous arracher un « putain, faut quand même reconnaître que ça a de la gueule ».

Cela ne permet pas forcément de faire de meilleures photos mais il faut bien reconnaître que ce seul changement de finition confère à l’objectif un côté désirable. Or, on a tendance à faire de meilleures photos avec un matériel que l’on trouve joli. Du coup, alors, se pourrait-il que… ?

L’ergonomie n’est pas en reste. Bien plus riche que sur les autres objectifs : outre les classiques bague de zoom, bague de mise au point et commutateur AF/MF, une troisième bague programmable près de la monture, le bouton L-Fn correspondant, un écran OLED et son bouton DISP. correspondant s’ajoutent à la fête.

S’il est bien connu que « plus de boutons, ça fait plus pro », cela permet surtout de personnaliser l’objectif selon vos habitudes de travail afin d’avoir la meilleure maîtrise possible de votre outil de prise de vue.

Ainsi, reconnu comme une touche fonction supplémentaire, il vous sera possible d’attribuer au bouton L-Fn l’une des 21 fonctions différentes via le menu de votre boîtier (Menu > Réglages Perso > (f2) Définition réglages perso.), par exemple le mode de mesure, le bracketing, le verrouillage de l’exposition, le zoom électronique (pratique en mise au point manuelle). La bague programmable se paramètre selon la même procédure. Par défaut, c’est la correction d’exposition qui est activée.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/2.8

Le pare-soleil profite quant à lui de la même attention, avec, comble du luxe, une doublure en velours, coquetterie qui n’en est pas une mais reste rare dans l’industrie. Celle-ci n’est pas là que pour la frime, ni pour attraper les poussières, mais afin de limiter les réflexions parasites que l’intérieur d’un pare-soleil satiné classique pourrait causer. Par là même, ce revêtement permet donc de minimiser le flare.

Pour rester de ce côté de l’anatomie de l’objectif, notez que le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S utilise des filtres de 82 mm de diamètre, soit exactement le même que l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR. Du coup, même si vous changez d’objectif, vous pourrez conserver les filtres et vous épargner des dépenses supplémentaires. Bien vu.

Prise en main

Avec 805 grammes sur la balance et une longueur de 126 mm, le zoom f/2,8 Z ne joue clairement pas dans la même catégorie que son cadet en f/4 (500 grammes, 88,5 mm de longueur).

Cet écart de poids s’explique par la formule optique plus ambitieuse contenant plus de verre (17 lentilles dont 2 ED et 4 asphériques du côté du f/2,8, contre 14 lentilles dont 1 ED, 1 ED asphérique et 3 asphériques du côté du f/4), l’électronique supplémentaire mais aussi par le fait que le f/2,8 ne s’encombre pas d’un système de « pliage » afin de prendre moins de place au repos. Ce qui explique, aussi, les 4 cm de longueur supplémentaires.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

à gauche le Nikon Z7 + Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S
à droite le Nikkor AF-S 24-70 mm f/2.8E ED VR + bague FTZ

Le zoom tient bien en main, très bien même. Tout tombe parfaitement sous les doigts et ce serait le nirvana du tripatouillage de bagues, molettes et chevillettes si seulement la bague programmable ne venait pas gâcher le tableau.

En effet, positionnée très proche de la monture afin d’éviter les manipulations accidentelles, elle n’en demeure pas moins un poil trop souple et a tendance à tourner trop facilement lorsque vous rangez votre boîtier dans le sac ou l’en sortez. Il nous est arrivé, à de nombreuses reprises, de nous retrouver avec une correction d’exposition ou une ouverture non désirée au moment de déclencher.

Ceci dit, et c’est le bon côté de la visée électronique des APN hybrides, vous vous en rendez immédiatement compte à l’écran, alors que sur un reflex, si vous n’êtes pas attentif, vous ne pouvez constater l’accident de prise de vue qu’une fois la photo capturée.

Autre légère imperfection, l’écran OLED tend à manquer de luminosité. Celle-ci est réglable sur six niveaux mais, même au maximum, par jour de grand soleil,  elle demeure insuffisante pour consulter confortablement ce qui s’y affiche. Notez au contraire que, pour une totale furtivité dans l’obscurité, il est possible d’éteindre cet écran.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de l’ouverture sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la distance de mise au point et de la profondeur de champ
sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

affichage de la focale sur l’écran OLED du Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

L’écran OLED est le véritable point de curiosité de cet objectif. Bien plus versatile que celui des Zeiss Batis, parmi les premiers à en disposer, il permet de compenser la frustration que vous pouvez ressentir avec les autres objectifs Nikkor Z.

Ainsi s’y affichent successivement en cliquant sur la touche DISP de l’objectif les informations relatives à la distance de mise au point (graduée en mètres ou en pieds) doublée d’une échelle de profondeur de champ (enfin !), la distance focale précise au millimètre près (plus besoin de faire des allers-retours dans le menu lecture pour vérifier si vous êtes bien à 50 mm pile poil et pas à 49 ou 51 mm), et l’ouverture.

Ouverture qui, par ailleurs, peut aussi bien être commandée depuis la troisième bague de l’objectif que depuis le boîtier. Mine de rien, cela permet de retrouver un geste sinon authentique, au moins traditionnel, et ce n’est pas pour me déplaire.

Autofocus

Il y a une autre différence entre les deux zooms Nikkor Z 24-70 mm S, mais celui-ci au désavantage du f/2,8 : la mise au point minimale est de 38 cm alors qu’il est possible de se rapprocher jusqu’à 30 cm avec le zoom f/4.

Du côté de l’autofocus, nous avons toujours affaire à une motorisation parfaitement silencieuse, précise et vive… malgré quelques ratés en basse lumière. Mais pour le coup, cela était plus dû au boîtier Z 7 qu’à l’objectif, puisque le même comportement s’est retrouvé avec le 14-30 mm f/4 testé simultanément.

Le suivi AF-C est très accrocheur, Nikon prouve une fois de plus sa maîtrise du sujet.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/125 ème – f/2.8

Stabilisation

Comme tous ses congénères Nikkor Z/S, le Z 24-70 mm f/2,8 S est dépourvu de stabilisation optique. Cela permet d’alléger un peu la bête et de constater, une fois de plus, à quel point la stabilisation capteur intégrée aux boîtiers est exemplaire. Vous pourrez aisément descendre à ½ seconde au 24 mm et ¼ seconde au 70 mm.

C’en est presque lassant, à force, de ne pas avoir grand chose à lui reprocher…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 49 mm – ISO 12.800 – 1/50 ème – f/3.2

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Histoire de correctement martyriser l’objectif et savoir ce qu’il a dans le ventre, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S a été accouplé au très exigeant capteur de 45 Mpx du Z 7. Lavera-t-il l’honneur des opticiens Nikon, mis à mal par l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR ?

Nous l’avons vu lors du test du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : les ingénieurs maison n’hésitent pas à exploiter la communication entre objectif et boîtier pour laisser au second le soin de corriger les imperfections du premier, notamment en termes d’homogénéité et de vignettage.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/400 ème – f/2.8

De cet artifice électronique il n’est nullement besoin avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S, qui est une bête de course au naturel. Ce qui est rassurant et permet de faire, un peu mieux, passer la pilule de son tarif haut perché.

Pour preuve, alors que des différences flagrantes étaient visibles entre les fichiers NEF et les JPEG internes capturés avec le zoom grand angle, dans le cas des clichés produits par le transtandard f/2,8 c’est blanc bonnet et bonnet blanc.

Cette béquille algorithmique de l’accentuation, le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S en avait lui aussi besoin, mais de manière plus subtile, sa plage focale combinée à son ouverture rendant sa conception optique plus aisée et moins piégeuse.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S impressionne. Vraiment. À toutes les focales, à toutes les ouvertures, même dès f/2,8, le niveau de piqué est très élevé. Du centre au bord.

Pleinement exploitable dès la pleine ouverture, c’est entre f/4 et f/5,6 que vous atteindrez les sommets, avec une mention spéciale pour les plus courtes focales (24 et 28 mm) vraiment excellentes. Même en chipotant et scrutant la périphérie extrême, il faut y passer beaucoup de temps pour constater une dégradation de l’homogénéité. Et cela, encore une fois, à toutes les focales, toutes les ouvertures.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/2.500 ème – f/2.8

Pour autant est-il parfait ? Nous serions presque tentés d’écrire que oui, au moins dans le contexte d’une utilisation normale, c’est à dire si vous faites autre chose que passer votre temps à photographier des mires et des murs de briques (ce qui peut être une passion comme une autre, soit dit en passant).

L’intervention du traitement JPEG interne a cependant deux intérêts, pas criants mais néanmoins appréciables sur un Z 7. Le premier est de reculer la dégradation induite par la diffraction (à partir de f/8, gênante à f/16 et f/22), et cela à toutes les focales.

Le second est de réduire le moirage qui surgit sur les très fins détails, ce que vous constaterez en scrutant vos clichés à la loupe, i.e. À 100 %. Pour le reste, notamment en ce qui concerne l’accentuation, ce que le JPEG vous fera gagner (un peu) en semblant de netteté, vous le perdrez en subtilité des nuances.

Pour résumer, si avec les autres objectifs de la gamme nous vous invitions volontiers à photographier en JPEG pour tirer le meilleur de leur potentiel directement depuis le boîtier, cela n’est plus nécessaire avec le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. C’est à la fois cohérent et rassurant avec le positionnement professionnel du zoom.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/1.250 ème – f/4

En matière de vignettage, c’est presque le désert… sauf aux focales extrêmes, 24 mm et 70 mm. Là, à f/2,8 et f/4, un très léger vignettage sera perceptible dans les coins extrêmes. « Perceptible » est le bon mot tant, si vous n’avez pas deux clichés du même sujet à deux ouvertures différentes sous les yeux, il passe inaperçu. Et cela aussi bien en NEF qu’en JPEG. De la belle ouvrage, si vous voulez mon avis.

Qui plus est, 70 mm f/2,8 étant la combinaison favorisée pour les portraits, un peu de vignettage dans ces conditions n’aura rien d’esthétiquement dérangeant, bien au contraire. À croire que c’est fait exprès…

Performances optiques : déformation et distorsion

« Déformation ? Distorsion ? Jamais entendu parler… » Circulez, il n’y a rien à voir. Littéralement : ce qui est droit ressort droit, ce qui doit être perpendiculaire ressort à 90°, et en ce qui concerne cette partie du test, c’est plié. Ah, si seulement tous les objectifs pouvaient se montrer aussi exemplaires…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 24 mm – ISO 100 – 1/100 ème – f/4

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Un objectif sans aberrations chromatiques, cela n’existe pas. Du moins dans la photographie civile, parce que dans les domaines militaires et médicaux, c’est une autre affaire. Et, au hasard, il se trouve que Nikon fait aussi du médical et équipe de nombreuses armées. Faut-il, au passage, rappeler combien l’histoire de la Nippon Kōgaku Kōgyō, premier nom de l’entreprise, est intimement liée à l’histoire militaire moderne du Japon ?…

Cette petite digression culture G pour expliquer que oui, dans de très rares cas, typiquement sur de très fins détails pris en contre-jour avec un fort éclairage de face créant alors un contraste marqué, vous pourrez constater des aberrations chromatiques. En NEF. Le JPEG les corrige. Mais dans tous les autres cas, vous aurez beau chasser les franges chromatiques, vous aurez bien du mal à prendre ce zoom en défaut.

Même commentaire en ce qui concerne le flare : ici, il ne s’agira pas d’images fantômes parasites mais plutôt d’une reproduction fidèle de l’ambiance lumineuse du moment. Parfait pour les filets de lumière filtrant à travers les feuillages ou les couchers de soleil romantiques. Le nouveau traitement multicouche ARNEO, utilisé conjointement avec le bien connu traitement nanocristal, fait des miracles. Et le velours du pare-soleil n’est pas non plus étranger à la performance.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 100 – 1/80 ème – f/4

Jusqu’à présent, les objectifs Nikkor Z testés pouvaient se vanter d’un rendu colorimétrique neutre. C’est presque le cas du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S qui profite de couleurs plus chaleureuses que ses petits camarades. C’est très subtil mais suffisant pour donner du caractère et de l’humanité aux images qu’il produit. Un comportement presque surprenant pour un objectif japonais, lesquels sont réputés chirurgicaux et froids, mais que les photographes de rue et les reporters sauront apprécier.

Les ombres elles aussi sont plus nuancées et riches. Attention, pour en profiter, privilégiez les clichés en NEF plutôt qu’en JPEG qui, selon les profils « Picture Control » sélectionnés, auront tendance à vouloir remettre la colorimétrie dans le froid chemin. Le mieux est l’ennemi du bien.

Dans tous les cas, cela fait plaisir un objectif qui, en plus de bien faire son travail, jouit d’une âme photographique.

Rendu optique : profondeur de champ

C’est probablement sur la gestion de la profondeur de champ et du bokeh que, sur le papier, vous attendez le plus du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S par rapport au Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Outre l’ouverture plus généreuse, le f/2,8 bénéficie aussi d’un diaphragme circulaire (électro-magnétique) comportant neuf lamelles, contre sept seulement pour son petit frère. Il en résulte, en toute logique, des profondeurs de champ plus courtes, malgré la distance de mise au point minimale allongée, et surtout des arrières plans au bokeh plus délicat et progressif. Plus « crémeux » et « naturels », si vous préférez. En fait, comme en ce qui concerne le rendu colorimétrique, moins japonais et plus allemand. Mais allemand façon Leica, pas façon Zeiss.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 6.400 – 1/100 ème – f/2.8

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S peut vous intéresser si…

  • vous avez besoin d’un objectif polyvalent, lumineux, avec des performances de haut vol,
  • vous ne sauriez photographier avec autre chose que LE meilleur zoom 24-70 mm f/2,8 de Nikon,
  • vous vous sentez bloqué ou frustré par la relative faible ouverture du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S,
  • vous désirez un objectif dont vous pouvez pleinement prendre le contrôle et personnaliser selon vos habitudes,
  • vous souhaitez alléger votre matériel et troquer votre duo reflex FX + 24-70 mm f/2,8 pour gagner à la fois en qualité et mobilité. C’est le bon moment pour passer à l’hybride.

Le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S va moins vous intéresser si…

  • 2499 euros, c’est une sacrée somme à débourser. Surtout que cela rend ce transtandard encore plus onéreux que ses homologues en monture F, déjà pas réputés abordables,
  • vous ne jurez que par les objectifs stabilisés (bien que les boîtiers Nikon Z le soient),
  • vous trouvez que c’est quand même gros, pour un objectif hybride…

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 70 mm – ISO 12.800 – 1/800 ème – f/2.8

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S : ma conclusion

Dans toute bonne dégustation, certains recommandent de garder le meilleur pour la fin. Au terme de notre long cycle de test de tous les objectifs Nikkor Z disponibles à date, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S boucle le périple (jusqu’au prochain épisode). Et quelle conclusion magistrale pour, justement, terminer de convaincre même les plus sceptiques que cette nouvelle lignée d’hybrides 24 x 36 mm signée Nikon est fort bien née.

Tout système optique a besoin d’un objectif phare et, dans le cas des Nikkor Z, ne cherchez plus, vous l’avez trouvé.

Ce zoom transtandard f/2,8 justifie à lui seul la bascule vers l’hybride, si vous êtes déjà nikoniste, et saura séduire ceux déjà équipés en hybride de sombrer du côté jaune de la Force. C’est que les opticiens ont mis les petits plats dans les grands et, une fois n’est pas coutume pour Nikon, de faire dans l’avant-gardisme.

À la conception optique sans faille (piqué exceptionnel, homogénéité sans peur ni reproche, couleurs chatoyantes, traitement contre les images fantômes et les reflets redoutables) s’ajoutent une qualité de fabrication et un plaisir de prise en main savoureux.

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S

Test Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S : 35 mm – ISO 10.000 – 1/400 ème – f/2.8

Si Nikon n’a pas forcément réinventé l’hybride, la centenaire maison profite du Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S pour ajuster au goût du jour et à l’air du temps certaines pratiques ergonomiques que l’on pensait oubliées avec l’avènement du numérique : échelle de profondeur de champ, bague de diaphragme modernisée (même si le système « clutch » utilisé par des concurrents a un charme indéniable), écran OLED personnalisable… Et ce velours sur le pare-soleil, quelle délicate attention !

Vous l’aurez peut-être constaté au fil de ce test : ce n’est pas sans raisons s’il s’agit du plus long, à ce jour, consacré à un Nikkor Z. À n’en pas douter, le Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S marque un nouveau jalon optique et standard, au moins pour les nikonistes, assurément dans le monde des hybrides.

Si la mission était de faire oublier le couac de l’AF-S Nikkor 24-70 mm f/2,8E ED VR pour reflex, elle est accomplie haut la main. Main qui, par contre, aura peut-être plus de scrupule d’aller au portefeuille pour débourser les 2499 euros demandés par le constructeur pour faire sien cet objectif. Nous serions presque tentés d’écrire que le jeu en vaut clairement la chandelle.

À savourer sans modération sur un Z 7. Dommage qu’il ait fallu le rendre…

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Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01 avec autofocus

Il est désormais possible de monter un objectif Sony E sur un hybride Nikon Z grâce à la bague d’adaptation Techart TZE-01 qui supporte les échanges électroniques entre boîtier et objectif.

L’arrivée des appareils photo hybrides plein format, avec leur tirage optique court, remet au goût du jour l’utilisation de bagues d’adaptation qui faisaient le bonheur des utilisateurs d’anciens appareils argentiques. Voici pourquoi et comment.

Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01 avec autofocus

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Techart TZE-01 : objectif Sony E sur hybride Nikon Z

Les gammes hybrides plein format des différents constructeurs ne sont pas encore toutes  riches de nombreux objectifs. C’est le cas avec la gamme Nikon Z, bien que Nikon mette les bouchées doubles pour développer son offre avec les récents Nikkor Z 24-70 mm f/2.8 S et Nikkor Z 14-30 mm f/.4 S par exemple.

La bague Nikon FTZ permet de monter la plupart des optiques pour reflex Nikon F, mais ne permet pas de monter des objectifs dont la monture diffère.

Il existe pourtant quelques optiques intéressantes chez d’autres constructeurs, compatibles avec les gammes hybrides Sony, Canon ou Panasonic pour ne citer que ces trois marques.

Tout comme les vidéastes qui s’intéressent plus aux optiques qu’aux boîtiers et utilisent les bagues Metabones pour coupler les uns et les autres, les photographes vont bientôt avoir le choix d’associer un objectif non compatible avec une monture grâce à des bagues dédiées.

Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01

bague Techart TZE-01 – Sony E / Nikon Z

Après K&F, c’est au tour de Techart d’annoncer une première bague de couplage entre les objectifs Sony E et les hybrides Nikon Z. Outre une faible épaisseur, 2 mm seulement puisque c’est l’écart entre le tirage Sony et le tirage Nikon, cette bague TZE-01 conserve l’autofocus et ses différents modes dont l’Eye-AF.

2 mm c’est très mince, au point que l’on ne voit presque pas la bague lorsqu’elle est montée sur un Nikon Z. Il n’y a plus alors qu’à monter une optique Sony E pour utiliser son hybride de la même façon qu’avec une optique Nikon Z native. En effet, la bague Techart TZE-01 met en oeuvre deux rangées de contacteurs qui assurent le dialogue entre l’objectif et le boîtier et la conversion des données de pilotage.

Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01

Nikon Z 7 avec bague Techart TZE-01

Non seulement l’autofocus est conservé, mais le mode Eye-AF aussi selon la société Techart. Celle-ci précise que les optiques d’opticiens indépendants comme Tamron, si elles sont compatibles avec les Sony E sont de même utilisables sur les Nikon Z. Les objectifs Samyang/Rokinon ne sont pas encore supportés, ce devrait être le cas avec une future mise à jour.

Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01

Sony FE 28 mm f/2 sur Nikon Z 7 avec bague Techart TZE-01

Objectif Sony E sur hybride Nikon Z : bague Techart TZE-01

Sony FE 28 mm f/2 sur Nikon Z 7 avec bague Techart TZE-01

Pour les nikonistes, c’est une excellente nouvelle car moyennant l’achat de la bague Techart TZE-01 pour la somme de 249 USD (précommande sur le site du fabricant, chez les revendeurs par la suite), c’est la possibilité d’utiliser sans restriction des objectifs d’excellente facture (Sony, par exemple).

Le choix entre une marque de boîtier ou une autre est aussi facilité puisqu’ils se fait en bonne partie en fonction de la gamme d’optiques. La gamme Nikon Z native étant peu fournie encore, pouvoir utiliser les objectifs concurrents est un atout majeur.

Pour vous rendre compte de ce que cette bague peut donner en autofocus, voici la vidéo de présentation publiée par Techart :

La bague Techart TZE-01 est disponible en précommande depuis le 24 juin et sera diffusée via les canaux habituels d’ici quelques semaines. Son tarif de 249 USD la rend assez compétitive face à la bague FTZ (300 euros seule, 150 euros en kit avec le boîtier) bien que l’usage ne soit pas le même.

Il y a fort à parier que Techart ne s’arrête pas là et produise ultérieurement d’autres bagues pour Nikon Z, tant que les tirages des montures concernées sont compatibles.

Source : Techart

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Matériel photo, vidéo, drone, studio : soldes photo été 2019 chez Miss Numerique

Miss Numerique vous propose ses soldes photo été 2019 sur une sélection de matériels photo, vidéo, drone, studio du 26 juin au 6 août 2019.

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Le site de vente en ligne Miss Numerique vous propose une opération spéciale Eté 2019 du 26 juin au 6 août.

Vous voulez vous faire plaisir avant les vacances pour compléter votre équipement ? Visitez le site et découvrez les différentes offres actualisées à partir du 26 juin.

Vous voulez vous faire un avis avant achat ? Parcourez le Guide d’Achat photo Nikon Passion et choisissez en toute connaissance de cause.

Vous voulez savoir quel reflex Nikon choisir avant de vous décider ? Je vous explique les gammes et vous dis ce qu’il faut prendre en compte pour choisir un appareil photo.

Les soldes photo été sont mis à jour par période sur le site Miss Numerique, pensez à vérifier régulièrement si quelque chose vous intéresse qui pouvait ne pas être présenté lors de votre précédente visite.


Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Dans la série « tout système photographique se doit de posséder telle ou telle optique », Nikon avait pour obligation d’accompagner son zoom transtandard Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un zoom grand angle. Vous allez découvrir dans ce test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S pourquoi le compagnon classique aurait été un 14-24 mm et pourquoi ce n’est pas le cas.

Profitant de l’ouverture plus modeste f/4, la maison jaune a préféré tourner cette relative faible luminosité en avantage en offrant un zoom grand angle à la plage focale plus étendue. C’est ainsi que le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S vit le jour.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, un zoom grand-angle polyvalent presque parfait

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4S, présentation et contexte

Nikon a beau jouer les bons élèves, il était dit qu’avec son système Z le constructeur profiterait de l’occasion pour sortir des sentiers battus. Avec ce Nikon Z 14-30 mm f/4 S, les opticiens maison font presque dans l’originalité, puisqu’après tout, sur reflex, cette plage focale n’est pas tout à fait inconnue.

Ainsi existe-t-il déjà en monture F l’AF-S Nikkor 16-35 mm f/4G ED VR et l’un peu plus ancien AF-S Zoom-Nikkor 17-35 mm f/2,8 IF-ED quand, chez les concurrents, existent le Tamron SP 15-30 mm f/2,8 Di VC USD G2 et le Tokina Opera 16-28 mm f/2,8. Mais point de strict équivalent en termes de plage focale ni d’ouverture.

Du côté hybride, chez les concurrents (en fait, chez Sony), il existe bien un Vario-Tessar T* FE 16-35 mm f/4 ZA OSS mais ce qu’il gagne dans les focales les plus élevées il le perd dans le grand angle. Or, s’il y a un domaine où chaque millimètre compte, c’est bien dans celui-ci.

Nous aurions donc pu nous attendre à ce que Nikon accompagne son Nikkor Z 24-70 mm f/4 S d’un Nikkor Z 14-24 mm f/4 S, histoire de coller au duo « canonique » (sans mauvais jeu de mot), mais finalement il n’en est rien.

Pourquoi donc ? Probablement afin de ne pas priver les amateurs de grand angle d’une focale un peu plus « normale » qui, au besoin, pourrait se substituer quasiment à un 35 mm, permettant une fois sur le terrain d’effacer cette frustration de se dire « zut, je suis un peu trop court ».

Mise à jour : depuis la publication de ce test, le NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 est arrivé.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

En fait, c’est plutôt bien vu. Quitte à ce que ces deux zooms f/4 se chevauchent légèrement et qu’entre 24 et 30 mm ils fassent doublons. Cela diminuera les situations où le changement d’objectif serait requis.

Affiché à 1449 euros TTC lors de son lancement, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est, à date, le seul objectif en monture Z permettant de passer sous la barre des 24 mm. Bon, en fait, pour être tout à fait exact, Samyang propose bien un 14 mm f/2,8 en monture Z, mais celui-ci est à mise au point manuelle (et ne coûte, au passage, « que » 469 euros.) En somme, en attendant le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S qui est prévu pour 2020 au mieux, il vous faudra donc débourser un très gros SMIC pour goûter aux joies du grand angle autofocus en monture Z native.

Et la question que vous attendez tous, pour laquelle vous êtes là : le jeu, du moins l’investissement, en vaut-il la chandelle ?

À qui se destine ce zoom 14-30 mm ?

Si vous possédez déjà le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S et que vous vous sentez un peu à l’étroit au 24 mm, que vous ne pouvez vous passer de l’autofocus, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est donc la seule option qui, pour l’instant, s’offre à vous. À moins, bien sûr, d’adapter un grand angle en monture F sur votre flambant neuf hybride Nikon Z 6/Z 7 par le truchement de la bague FTZ.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Chaque photographe a ses motivations pour désirer du très grand angle : photographie de paysage, d’architecture, photographie en intérieur avec peu de recul, ou juste l’envie sadique de réaliser des portraits déformant beaucoup, beaucoup les visages.

Je ne répèterai jamais à quel point les grands angles grossissent les visages (ce que les adeptes de selfie au smartphone découvrent à leurs dépends, mais là est un autre débat).

Qualité de construction

Sans grande surprise, et c’est une bonne chose, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’inscrit dans la ligne esthétique et qualitative des Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, Nikkor Z 35 mm f/1,8 S et Nikkor Z 50 mm f/1,8 S déjà testés.

Comprendre par là qu’il bénéficie d’une jolie qualité de construction, d’un fût noir lisse, de nombreux joints d’étanchéité dont un au niveau de la monture, permettant de le préserver des infiltrations de poussières et d’humidité entre l’objectif et le boîtier.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

Comprenez aussi par là que du côté de l’ergonomie il faudra vous contenter du minimum syndical : une bague de zoom, une bague de mise au point, un commutateur AF/MF, aucune stabilisation optique (puisque les boîtiers auxquels il se destine sont stabilisés) et puis basta.

Le pare-soleil est étonnamment court pour un grand angle. L’objectif utilise des filtres de 82 mm de diamètre qui, bonne nouvelle, seront les mêmes que vous pourrez utiliser sur votre Nikkor Z 24-70 mm f/2,8 S. Mais pas le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S qui, lui, utilise des filtres de 72 mm.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position rétractée

L’objectif pèse 489 grammes pour une longueur de 85 mm en position rétractée. La préhension est très agréable et, une fois monté sur un hybride Z, l’ensemble est très équilibré.

Prise en main et autofocus

Ce qui est sympa avec la sobriété ergonomique de ces objectifs Nikon Z (à part quelques exceptions), c’est qu’il n’y a pas grand chose à raconter sinon écrire que ça marche, et plutôt bien.

Toutefois, tout comme son compère Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S est rétractable afin qu’il prenne moins de place dans votre sac photo. J’ai relevé relevé un crantage légèrement moins marqué que sur le 24-70 f/4, donc un poil plus lâche, mais rien de vraiment méchant ni handicapant.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 14 mm

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

le Nikkor Z 14-30 mm en position 30 mm

J’ai testé testé le zoom Nikkor grand angle sur un boîtier Z 7 équipé du firmware 2.0. Avec sa couverture autofocus de 93 %, le Z 7 est un allié précieux pour ce genre d’objectif qui voit large à très large, et avec lequel il arrive facilement que le sujet soit excentré.

La grande profondeur de champ engendrée par les courtes focales combinées aux relatives faibles ouvertures se révèle plutôt un avantage puisque la mise au point n’a pas besoin d’être des plus précises, ce qui permet de gagner un peu de temps.

La bonne vieille technique du collimateur central et du « verrouiller-décaler » se révèle, à l’usage, aussi pratique que l’utilisation des collimateurs multiples, surtout si vous êtes du genre à ne pas vous fier aux automatismes.

Dans tous les cas, quelles que soient les conditions et situations de prise de vue, la motorisation autofocus s’avère, comme avec tous les objectifs Nikkor Z de la ligne S testés jusqu’à présent, parfaitement silencieuse et exempte de toute vibration.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 30 mm – 1/50 ème – f/4 – ISO 10.000

Stabilisation

Le débat continue à faire rage et n’est pas près de s’arrêter : est-il ou non nécessaire de stabiliser les objectifs grand angle ?

Nikon a clairement choisi son camp et prive le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, à l’instar de ses congénères de la ligne S, de toute stabilisation optique. Ce qui n’est pas grave compte tenu du fait que les boîtiers, eux, disposent de capteurs stabilisés. Vous pouvez dès lors, sans grande peine, photographier jusqu’au quart de seconde à main levée, en position 14 mm, l’esprit tranquille.

En fait, la plus grande difficulté ne sera donc pas d’avoir des photos nettes à main levée mais plutôt d’avoir des photos parfaitement horizontales. Pour le coup, c’est l’une des situations où la légèreté de l’ensemble hybride joue en sa défaveur… et où les 45 Mpx d’un Z 7 permettent une confortable marge de manœuvre lorsqu’il s’agit de redresser ses images en post-traitement.

Performances optiques : déformation et distorsion

La déformation est une seconde nature chez les objectifs grand angle, et c’est ce qui fait aussi leur charme notamment lorsqu’il s’agit d’accentuer des perspectives, ce pour quoi le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’avère, entre 14 et 20 mm, très joueur.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/6.400 ème – f/6.3 – ISO 320

En fait de déformation, il faudrait plutôt parler d’anamorphose de volume, ça fait toujours une petite tournure sympa à glisser dans les dîners mondains.

Cette dernière (anamorphose) est, forcément, très marquée au 14 mm, avec des coins qui filent loin vers l’extérieur : en fonction des situations, cela peut créer un effet comique (les passants dans le coin de l’image qui semblent complètement penchés) ou au contraire un effet désastreux (les visages qui s’allongent façon Alien).

À manipuler avec tact et parcimonie, donc, sur les sujets humains, mais aussi sur des sujets statiques par exemple en photographie d’architecture.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S souffre d’une légère déformation en coussinet à 14 mm, qui disparaît ensuite rapidement en zoomant. Comme évoqué précédemment, il faudra bien veiller à votre ligne d’horizon et vos fuyantes, qui seront alors d’autant plus exagérées que la focale de prise de vue sera courte.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14.5 mm – 1/1.600 ème – f/8 – ISO 320

Par contre, là où ce zoom impressionne autant qu’il rassure, c’est qu’il y a très peu, voire pas du tout, de déformation des lignes droites : horizontales, verticales et diagonales restent bien droites et ne se courbent pas. La double correction optique et logicielle fait des merveilles.

Performances optiques : piqué, homogénéité et vignettage

Un autre domaine dans lequel cette double correction optique et logicielle fait des merveilles : le piqué et l’homogénéité sur l’ensemble du champ.

Nikon n’a eu de cesse de le répéter : la monture Z et ses nombreux contacts électroniques – 11 au total, soit 3 de plus que la monture F – permet au boîtier et à l’objectif de s’échanger encore plus d’informations, et ce de manière encore plus rapide.

Pour les opticiens, c’est une bénédiction car cela permet de « simplifier » la formulation des objectifs et d’en corriger les éventuels défauts de manière logicielle plutôt que de manière matérielle, menant in fine à des objectifs à la fois plus légers, plus compacts, moins complexes et moins onéreux à produire. Et c’est tout bénéf pour le photographe/client/utilisateur final.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 24 mm – 1/40 ème – f/4 – ISO 100

Ce fonctionnement en symbiose est ici, dans le cas du Nikkor Z 14-30 mm f/4 S, encore plus flagrant qu’avec tous les autres objectifs de la gamme S testés jusqu’à présent (les deux focales fixes 35 mm et 50 mm f/1,8 ainsi que le transtandard 24-70 mm f/4). Cela est frappant notamment en termes de piqué, d’homogénéité et de vignettage.

Le vignettage est à peine perceptible (et encore, il faut aimer couper les cheveux en quatre). Pour un zoom grand angle, c’est totalement bluffant !

Mais c’est bien en matière de piqué et d’homogénéité que l’apport de la correction logicielle est la plus décisive. Il suffit, pour cela, de comparer n’importe quelle image dans sa version NEF et sa version JPEG (toutes deux directement issues du boîtier).

Si le NEF est déjà très beau d’origine, le traitement JPEG permet de gagner nettement en piqué dans les coins extrêmes, en jouant sur le micro-contraste et l’accentuation. Par la même occasion, le traitement JPEG permet de corriger les rares aberrations chromatiques. On en viendrait presque à apprécier la photographie uniquement en JPEG, en réservant l’usage du NEF pour les conditions lumineuses vraiment compliquées… mais ce serait sacrilège de l’écrire.

Sur mon Nikon Z 7 de test et ses plus de 45 Mpx, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S s’en sort haut à la main, à toutes les focales.

Excellent dès la pleine ouverture, les meilleurs résultats sont obtenus à f/5,6. Cependant, à partir de f/8, la diffraction intervient, mais ce n’est visible qu’en étant très attentif. À toutes les focales, le piqué et l’homogénéité sont excellents, même si entre 20 mm et 24 mm les performances sont en très léger retrait par rapport aux focales extrêmes.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/400 ème – f/5.6 – ISO 100

Performances optiques : rendu des couleurs et aberrations chromatiques

Il faut vraiment des conditions très spécifiques pour prendre ce zoom en défaut en matière d’aberrations chromatiques. Vous en verrez notamment lorsque de très fines branches se détacheront sur un ciel très clair, mais même ces légers défauts se corrigent facilement.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 15 mm – 1/13 ème – f/4 – ISO 20.000

Le rendu des couleurs est conforme à celui des autres objectifs de la lignée : très neutre, sans fioriture, peut-être un peu impersonnel et chirurgical (c’est une histoire de goût), il se prêtera aisément à toutes vos fantaisies en post-traitement.

Soulignons au passage l’excellente résistance au flare, même au très grand angle : il faut vraiment faire exprès de photographier une source lumineuse de face, ou en position très rasante, pour créer un flare qui, somme toute, apporte plus de poésie à l’image qu’il ne la dégrade.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 14 mm – 1/640 ème – f/5.6 – ISO 400

Rendu optique : profondeur de champ

S’il n’était déjà pas aisé d’obtenir une très faible profondeur de champ avec le Nikkor Z 24-70 mm f/4 S, vous devez vous douter que l’exercice se révèle encore plus délicat avec son compère grand angle. Si vraiment, vous avez envie d’avoir des arrières plans flous, il va falloir ruser en vous approchant très près de votre sujet.

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S

test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : 20 mm – 1/200 ème – f/4 – ISO 100

La distance minimale de mise au point est de 28 cm, à toutes les focales : une constance appréciable. Néanmoins, avec son diaphragme certes circulaire mais comptant seulement 7 lamelles, le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S ne sera pas un roi du bokeh, et n’en a de toutes manières pas la prétention.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S peut vous intéresser si…

  • vous désirez un grand angle autofocus plus large que le 24 mm en monture Z native,
  • vous désirez compléter votre 24-70 mm f/4,
  • vous désirez un zoom grand angle compact Nikon bien moins encombrant qu’un zoom grand angle en monture F adapté via la bague FTZ,
  • vous êtes féru de photographie d’architecture, de paysage et de rue,
  • vous n’avez pas le budget pour le Nikkor Z 14-24 mm f/2,8 S,
  • vous désirez un zoom grand angle un peu plus polyvalent qu’un 14-24 mm.

Le Nikkor Z 14-30 mm f/4 S va moins vous intéresser si vous pratiquez majoritairement la photographie en faible luminosité et avez besoin du surcroît de luminosité d’un f/2,8.

Retrouvez les photos réalisées lors du test en pleine définition sur Flickr :

Test Nikon Z 14-30 mm f/4 S

Test Nikkor Z 14-30 mm f/4 S : ma conclusion

Avec ce Nikkor Z 14-30 mm f/4 S Nikon rend une copie optique quasiment parfaite : léger, compact, presque irréprochable d’un point de vue optique, fort piqué, déformation nulle, vignettage nul, bien construit et muni de nombreux joints d’étanchéité, silencieux…

Finalement, son seul défaut est qu’il n’ouvre pas à f/2,8 mais, en même temps, c’est comme le Port-Salut, c’est écrit dessus qu’il n’ouvre « que » à f/4.

En optant pour une plage de 14-30 mm plutôt qu’un classique 14-24 mm, ce zoom a le bon goût d’offrir un surcroît de polyvalence bienvenu qui permet de séduire celles et ceux qui pourraient se trouver un peu à l’étroit avec « seulement » 24 mm comme focale la plus longue. Et tout cela sans empiéter sur les plates bande du Nikkor Z 24-70 mm f/4 S.

Maintenant, le plus compliqué, c’est de trouver des photos intéressantes à faire avec, et de bien cadrer à l’horizontale. Mais ça, c’est votre affaire.

Ce zoom 14-30 mm au meilleur prix chez Miss Numerique


Promotions Nikon Miss Numerique : un service pro en ligne

Découvrez tout au long de l’année les promotions Nikon Miss Numerique, le revendeur en ligne spécialisé dans le matériel photo, vidéo, drone et studio.

Promotions Nikon Miss Numerique

Les promos en cours chez Miss Numerique sur le matériel Nikon …

Promotions Nikon Miss Numerique : présentation

Comme je l’indique dans le guide « Où acheter son matériel photo« , si vous choisissez de commander en ligne je vous recommande de bien vérifier que le site sur lequel vous achetez propose les services associés au tarif du matériel : garantie française, support après-vente, assistance téléphonique, réponse rapide, facture française avec TVA, … 

Miss Numerique est l’un des sites qui répond à ces attentes. J’ai choisi de le mettre en avant depuis le début de Nikon Passion car le service client est parmi lesmeilleurs, je n’ai jamais eu de retours négatifs de lecteurs et Miss Numerique est reconnu par les marques dont Nikon et peut vendre le matériel professionnel réservé aux seuls revendeurs pros (par exemple Nikon D850 et Nikon D5).

Miss Numerique fait régulièrement des promotions sur le matériel photo Nikon, boîtiers ou objectifs.

Vous pouvez retrouver sur leur site les offres du jour en suivant ce lien.

Voici quelques exemples des offres de juin 2019, ces offres peuvent ne plus être disponibles ultérieurement.

Promotion Nikon Miss Numerique  Nikon D750

Nikon D750

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Nikon AF-S NIKKOR 28-300 mm f/3.5-5.6G ED VR

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Tutoriel Filtres Luminar, espaces de travail et looks, comment les utiliser

Bien utiliser Luminar c’est exploiter les possibilités de post-traitement offertes par ce logiciel pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent. Les filtres Luminar, les espaces de travail et les Looks sont des notions à connaître pour bien utiliser le logiciel, je vous les présente dans la vidéo ci-dessous.

Tutoriel filtres Luminar, espaces de travail, et looks, comment les utiliser

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Tutoriel filtres Luminar, espaces de travail et looks, comment les utiliser

Luminar dispose de nombreux outils de traitement global de l’image comme de retouche localisée. Je vous ai montré le développement d’un fichier RAW de A à Z dans Luminar dans un premier tutoriel, de même que le traitement plus avancé avec des opérations de retouche locale dans une seconde vidéo.

Cette fois nous allons voir comment sont organisés ces différents outils, comment les regrouper pour aller plus vite et comment enrichir votre expérience du logiciel à l’aide de réglages personnalisés et prédéfinis.

Je partage mon écran ci-dessous pour vous présenter les groupes d’outils et leur organisation :

Espaces de travail Luminar

Un espace de travail est un ensemble de filtres que vous choisissez d’appliquer à une photo. Luminar propose de nombreux filtres correspondant à différents besoins. Afin de ne pas saturer l’interface utilisateur, ces filtres sont classés dans des espaces de travail, tout comme c’est le cas dans Photoshop CC.

Vous pouvez utiliser les espaces de travail par défaut livrés avec le logiciel, comme créer votre propre espace de travail ou télécharger des espaces de travail d’autres photographes.

Vous pouvez télécharger mes espaces de travail RAW basique, RAW essentiel et Conversion noir et blanc.

Filtres Luminar

Dans Luminar un filtre est un ensemble d’outils qui effectuent des actions de traitement sur l’image. Plutôt que d’afficher des curseurs par dizaines et de rendre l’ensemble confus, l’éditeur a fait le choix de rassembler ces outils par types de traitements, ce sont les filtres.

Certains filtres sont classiques et vous les trouverez dans la plupart des logiciels, comme le filtre de développement RAW qui reprend les mêmes curseurs que Camera Raw. D’autres sont plus exotiques, comme le filtre « Rayons de soleil » qui comme son nom l’indique ajoute … des rayons de soleil.

Les filtres s’appliquent au calque image principale comme aux calques images secondaires et aux calques de réglages.

Looks Luminar

Luminar vous permet également d’appliquer des rendus prédéfinis à vos images à la manière des prestes de Lightroom. Ces jeux de filtres préréglés sont regroupés dans le panneau Looks.

Un Look rassemble donc un ou plusieurs filtres et la position des curseurs pour chaque réglage. Vous pouvez utiliser les Looks « essentiels » fournis avec le logiciel comme télécharger des Looks gratuits ou payant sur le site de l’éditeur et de certains photographes.

Voir les Looks Luminar disponibles

Pour en savoir plus

Le logiciel Luminar est disponible à l’achat en version Licence perpétuelle. Les mises à jour mineures sont incluses, de même qu’une garantie remboursement de 60 jours si vous n’êtes pas satisfait.

Vous pouvez bénéficier de 10 euros sur le prix du logiciel en saisissant le code NIKONPASSION lors de votre commande depuis ce lien.

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Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7, le guide pratique par Bernard Rome

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7 lorsqu’on vient du reflex ou d’une autre marque ? Quelles sont les spécificités de ces boîtiers hybrides au capteur plein format ?

Le manuel utilisateur vous dit à quoi servent chaque touche et entrées de menu, mais cela ne suffit pas toujours (et c’est assez rébarbatif). Un guide pratique comme celui écrit par Bernard Rome s’avère plus convivial et riche de cas pratiques. Revue de détail.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

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Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7, présentation

Nombreux sont les utilisateurs d’appareils photo à apprécier de disposer d’un guide pratique qui leur explique pourquoi utiliser telle ou telle fonction. En effet, si le manuel utilisateur est (très) complet il se contente de vous dire à quoi servent les touches, contrôles et entrées de menu de votre boîtier. Mais il ne vous dit pas pourquoi et comment utiliser une fonction plutôt qu’une autre. Ni comment régler votre hybride Nikon dans une situation photo bien précise.

Ce guide pratique pour savoir comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7 remplit ce rôle. Son auteur, Bernard Rome, n’en est pas à ses débuts en matière de livres, il a déjà écrit des guides pour la plupart des reflex Nikon. En toute logique il a repris la formule des précédents ouvrages pour préparer celui-ci.

Le guide traite des deux modèles Z 6 et Z 7 car il n’y a aucune différence de fonctionnement entre les deux, seul le capteur change. Les rares différences sont mises en avant dans l’ouvrage.

J’ai émis un avis très mitigé sur le guide du Nikon D850, les reprises trop nombreuses des précédents ouvrages nuisent à la crédibilité de l’ensemble. J’attendais donc de voir ce qu’il en était de ce guide sur les Nikon Z 6 et Z 7, d’autant plus que j’ai échangé avec l’éditeur à ce sujet.

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Je suis ravi de voir que mon avis a été entendu car ce nouveau guide a été entièrement modernisé. Les deux hybrides Nikon Z 6 et Z 7 sont présentés pour ce qu’ils sont, des hybrides plein format Nikon, et non une nouvelle version d’un appareil photo Nikon pour lequel de nombreux copier-coller des textes précédents suffisent. Bon point.

Bernard Rome a pris le temps de faire le tour de ce qui fait la différence entre un reflex et un hybride, puisque c’est aussi une des caractéristiques de ce type de guide, mettre en avant les spécificités d’un appareil photo.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Le seul bémol à noter, indépendant du bon vouloir de l’auteur, est l’absence d’informations sur les fonctions apportées par le nouveau firmware 2.0 des Nikon Z 6 et Z 7 arrivé après la publication de l’ouvrage.

Le chapitre sur l’autofocus ne peut donc présenter la fonction Eye-AF. Il faut s’attendre à ce que ce type de guide subisse la même contrainte que les guides sur les logiciels : les mises à jour logicielles et firmwares imposent des mises à jour des guides qu’il est difficile de réaliser quand on gère un format papier. Sauf à ce que l’auteur fasse un complément au format PDF sur son site, ce qui est le cas ici (télécharger le complément firmware 2.0 sur le site de B. Rome).

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Vous allez également trouver dans ce guide ce que vous ne trouvez pas dans le manuel utilisateur, des présentations de cas pratiques. Vous voulez faire un reportage photo avec votre Z 6 ou Z 7 ? Ouvrez la page 116 et découvrez comment l’auteur réglerait le boîtier s’il était à votre place. Pour le paysage et le portrait c’est page 100, le panoramique est en page 112.

Quels objectifs pour Nikon Z 6 ou Z 7 ?

Le chapitre dédié aux objectifs pour Nikon Z 6 et Z 7 vous présente les objectifs Z disponibles lorsque le livre a été écrit, de même que les objectifs Nikon F susceptibles de convenir aux deux hybrides Nikon.

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Vous trouverez pour chaque optique une fiche de présentation, la courbe FTM (fonction de transfert de modulation) de même que l’avis de l’auteur sur l’objectif.

17 objectifs Nikon sont passés en revue, du grand-angle au super téléobjectif. Les optiques Tamron, Sigma, Samyang, Tokina et autres ne le sont pas, toutes ne sont pas compatibles avec les Nikon Z toutefois (voir la liste ici).

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Quels logiciels utiliser avec les Nikon Z ?

Pour que le tour d’horizon soit complet, Bernard Rome vous présente les principaux logiciels compatibles avec les deux hybrides Nikon. Tous vous permettent de développer vos fichiers RAW et de donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Vous allez avoir un aperçu des possibilités qui vous sont offertes avec :

  • Nikon View NX-I
  • Nikon Capture NX-D
  • Photoshop
  • Lightroom
  • DxO Optics Pro 11
  • DxO Photolab

Comment utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Et la vidéo avec les hybrides Nikon ?

La vidéo fait l’objet de l’avant-dernier chapitre (le dernier est plus anecdotique et concerne l’entretien des boîtiers). Comme c’est le cas pour la plupart des guides reflex déjà parus, la vidéo est toujours le parent pauvre car les auteurs photographes sont rarement vidéastes professionnels. Toutefois ce qui est présenté ici est assez complet et permet à un photographe qui veut découvrir l’univers de la vidéo de faire ses débuts. Il conviendra pour aller plus loin de consulter un ouvrage spécialisé comme le cours de vidéo ou Osez la vidéo avec votre appareil photo.

Mon avis sur ce guide pour utiliser un Nikon Z 6 ou Z 7

Le premier intérêt de ce livre est d’exister puisque les livres de qualité en français sur les hybrides Nikon se font encore rares. Entièrement remis à jour par rapport aux ouvrages sur les reflex, complet, ce livre va vous aider à prendre en main votre hybride Nikon si vous êtes un peu perdu dans les nombreuses entrées de menus et fonctions spécifiques.

Comme dans les précédents ouvrages de Bernard Rome, le contenu reste assez technique. Les problématiques propres à la prise de vue sont abordées sous cet angle plus que sous celui de la créativité, mais ce n’est pas le but premier de ce type de livre (lisez celui-ci si le sujet vous intéresse). Les 27 euros que vont vous coûter le livre peuvent vous permettre de prendre en main rapidement votre hybride Nikon, et d’en comprendre les particularités.

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Comment utiliser Luminar : tutoriel filtres, calques; retouche locale

Comment utiliser Luminar pour traiter un fichier RAW ? C’est la question qui revient souvent car il existe peu de tutoriels en français sur ce logiciel, concurrent avoué de Lightroom Classic.

Pour vous aider à bien utiliser Luminar, je vous propose un second tutoriel dans lequel je détaille les opérations de traitement global comme de retouche locale.

Comment utiliser Luminar : tutoriel filtres, calques et retouche locale

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Comment utiliser Luminar ? Des tutoriels en français

Luminar 3, successeur de Luminar 2018, est un logiciel de gestion et de développement de fichiers RAW. Se voulant concurrent de Lightroom Classic, qu’il est toutefois loin d’égaler encore, Luminar a pour lui un avantage de taille : le logiciel ne coûte que très peu cher (environ 50 euros avec code de réduction NIKONPASSION) et ne vous force pas à prendre un abonnement comme c’est le cas avec Lightroom ou Lightroom Classic.

Le problème de Luminar c’est qu’il existe peu de tutoriels en français encore, et ce que vous pouvez trouver concerne principalement Luminar 2018, la précédente version. Luminar 3 dispose d’un gestionnaire de catalogue pour trier et classer les photos, et les outils de développement RAW sont parfois différents de ceux de Luminar 2018.

Dans un premier tutoriel Luminar je vous ai montré comment utiliser Luminar pour développer un fichier RAW de A à Z.

Dans ce second tutoriel Luminar je vous montre comment faire de même en utilisant, en plus, les outils de retouche locale (tampon de duplication, gomme, vignettage).

Qu’allez-vous apprendre dans ce tutoriel Luminar ?

Dans ce tutoriel, je partage mon écran avec vous pour vous montrer comment je traite un fichier RAW :

  • ouverture du fichier depuis la bibliothèque Luminar,
  • traitement global de la photo avec le filtre de développement RAW
  • traitement local pour supprimer les défauts de l’image avec l’outil gomme et l’outil tampon de duplication
  • ajout de vignettage avec le filtre Vignettage
  • finalisation et exportation de la photo

Pour ne pas manquer les prochains tutoriels Luminar, abonnez-vous à la chaîne Youtube Nikon Passion, vous serez prévenu immédiatement de la publication :

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