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Pourquoi je me suis lamentablement vautré dans la poudreuse avec un D4s

-10° à 22h03 le 6 mars 2014.

Ce n’est pas dans mes habitudes de traîner à 2 876 m d’altitude.
Par une nuit d’hiver avec neige et glace au menu.
D’autant plus pour faire des photos.

Mais vous savez ce que c’est… l’occasion s’était présentée, je n’avais pas pu refuser.
Une nuit sur le pic, imaginez…

A 22h03 donc, j’ai fait cette photo (oui y’a les EXIFs).
Avant d’en faire bien d’autres, y compris à l’aube le matin suivant.

La photo n’est pas parfaite.
Le bruit est excessif dans le ciel, sous les étoiles.
Le Nikon D4s utilisé à l’époque n’avait pas la montée en ISO des hybrides actuels.
Je l’ai retraitée ces jours-ci avec Lightroom Classic, merci le RAW.

L’AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4 S, le zoom polyvalent pour reflex, était loin d’être le mieux corrigé.
Les déformations en périphérie d’image et le vignettage à f/4 se voyaient.
J’ai du corriger aussi dans Lightroom.
Re-merci le RAW.

Et … ma composition, aussi.
Cette binoculaire au premier plan, manquant de netteté.

Vous allez me dire que j’aurais pu fermer le diaph pour plus de profondeur de champ et moins d’aberrations, en augmentant le temps de pose.
C’est vrai.

Sauf que… elles font quoi les étoiles la nuit d’après vous ?
Elles suivent la rotation de la Terre.

Un temps de pose trop long et j’aurais obtenu de jolis traits lumineux sur mes photos.
Pas le but attendu. Déjà qu’il y en a un.

Mais il y a autre chose que je dois vous avouer.

La photographie de ciels étoilés n’est pas ma tasse de thé.
Vous avez d’ailleurs remarqué que j’en parle peu.
Car dans ce domaine, je suis loin d’être expert.

En ski non plus d’ailleurs, puisque je me suis lamentablement vautré avec le D4s dans la poudreuse le matin suivant en descendant du pied du téléphérique à ski.

Aussi quand des lecteurs me posent des questions, comme c’est le cas en cette période estivale propice à la photo de ciels étoilés, je fais appel à mon ami David Jutier.
Le ciel et les étoiles, c’est son dada.
Hiver comme été.

David fonctionne comme moi quand il maîtrise un sujet et qu’on lui pose des questions.
Il détaille sa méthode de préparation, de prise de vue et de post-traitement.
Et en fait une formation.

Les épisodes neigeux étant passés, le mois de juin est là, et avec lui de belles occasions de photographier les ciels nocturnes d’été, les étoiles, la voie lactée.

Voici la méthode pas à pas et des exemples de photos que vous allez pouvoir réaliser ensuite :

https://laphotonature.com/photographiez-la-voie-lactee-et-le-ciel-etoile/

Vous bénéficiez du tarif spécial lecteurs de Nikon Passion avec 40 euros de remise ces jours-ci.

Jean-Christophe

PS : cette formation à suivre en ligne et en vidéo comme les miennes, traite de :

  • comment préparer votre sac, votre appareil et choisir les objectifs appropriés parce que si vous ne prenez pas le bon, vous passerez à côté de tous les ciels qui vous tendent leurs étoiles

  • tous les réglages pour réussir vos photos de ciels, d’étoiles, de lune et de la voie lactée parce que les trucs de pro ne sont dans aucun manuel utilisateur

  • comment faire des fusions d’expositions et de mises au point parce que ce sont les deux techniques essentielles à maîtriser pour gérer les écarts de contraste du ciel nocturne et des étoiles

  • comment repérer à coup sûr les phénomènes les plus étonnants du ciel nocturne sans quoi aucune photo attirante n’est possible

  • quels traitements appliquer à vos photos pour les sublimer après la prise de vue (avec démo d’un logiciel gratuit si vous n’en avez pas déjà un)

  • toutes les étapes de réalisation des photos montrées par David, de la prise de vue au traitement, parce que les exemples réels, c’est concret

BONUS : ces jours-ci uniquement, pour les lecteurs de Nikon Passion, David a bien voulu ajouter 5 bonus.

  • les fondamentaux de la photo, 3 leçons offertes
    * toutes les mises à jour de la formation quand il y en a
    * un accès direct au formateur, il vous ouvre sa messagerie privée
    * le téléchargement possible de toutes les leçons pour les suivre si votre accès internet a des faiblesses
    * et cerise sur le gâteau, le module “Bien choisir et utiliser une monture équatoriale” parce que cet accessoire peut vous rendre bien des services


D’un photographe de rue brésilien au sabre laser d’Obi-Wan Kenobi, un exercice pour jouer avec la lumière

Miguel Rio Branco, le photographe brésilien auteur de Maldicidade, a écrit ceci :

“Ce qu’il y a d’intéressant en photographie, c’est d’arriver à transcender le banal pour révéler quelque chose qui ne soit pas forcément visible à l’œil nu.
Montrer ce que tout le monde voit relève de la publicité et cela ne m’intéresse pas du tout.”

Je repensais à ces mots hier matin alors que je m’amusais à mettre en page 4 images sans intérêt faites à l’iPhone.
Enfin sans intérêt… pas tout à fait.
C’était un exercice que je m’étais imposé quelques jours plus tôt.
La canicule frappait, je n’avais aucune envie de sortir griller dans la rue.
La lumière m’avait entendu. Elle avait décidé de jouer avec moi.

De ces quelques minutes de jeu, il est resté 4 images.
D’une banalité à toute épreuve.
Si ce n’est qu’elles sont toutes les 4 traversées par la lumière.
Dont une par un sabre laser qu’Obi-Wan Kenobi ne renierait pas.

Je n’ai pas transcendé le banal.
N’exagérons rien.
J’ai simplement réagi à une envie.
Jouer-avec-la-lumière.

S’imposer un tel exercice est essentiel car si vous ne vous entraînez jamais à capturer la lumière quand l’image importe peu, il sera trop tard pour le faire quand l’image comptera vraiment.

Faites l’exercice chez vous.
Ça ne coute rien d’autre que quelques minutes.
Vous allez vite réaliser que jouer avec la lumière est aussi important qu’avec le sujet.
C’est aussi ça la photographie.

Cet exercice ne fera pas de vous un(e) grand(e) photographe pour autant.
Il fera par contre de vous un(e) photographe averti(e).

Ce qui vaut tout l’or du monde.

Jouer avec la lumière, c’est ce que je vous aide à apprendre avec une méthode structurée, la méthode SERECA.
Je me suis filmé en situation réelle, sur le terrain.

C’est ici :

https://formation.nikonpassion.com/methode-exposition-creative-sereca

Jean-Christophe

PS : à propos du livre sur la photo de rue de Miguel Rio Branco cité plus haut : extrait de la 4ème de couverture :

“Les clichés sont d’une qualité irréprochable, mais les images ne sont pas toujours belles.
Rio Branco ne cherche pas à immortaliser les monuments historiques de la ville, sa silhouette impressionnante, ni les rêves ambitieux qui s’élèvent vers elle.
Au contraire, il braque son objectif sur les déchets et les marges de la ville, sur ce qu’elle a rejeté et sur ceux qu’elle a mis au rebut et déçus.”

Ce n’est clairement pas pour tout le monde.
J’ai mis du temps à rentrer dedans.
Mais quand j’y suis arrivé, petit à petit, j’ai commencé à comprendre.

Un autre livre a fait le même effet sur vous ? Lequel ?


Faut-il forcément éditer deux fois pour réussir en photo ?

Ces derniers jours, j’ai finalisé l’editing de mon reportage au cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon, pour le Memorial Day.
J’ai mis du temps, car j’ai fait deux editings.

Mêmes photos, zéro différence de traitement ou de recadrage.
Mais les deux ne racontaient pas la même histoire.

Un editing racontait la cérémonie selon un axe documentaire.
“Il y a eu ceci, puis aussi cela, et pendant .. et après…”.
Pas 100% chronologique, ce que je ne fais jamais, mais proche.

Un autre editing racontait ce que j’avais vécu pendant cette cérémonie.
Pas “moi le photographe”, mais “moi l’être humain”.

Vous commencez à me connaître, j’ai choisi la seconde narration.
Pour l’émotion, le ressenti, le vécu, l’Histoire.
C’est tellement plus fort que de montrer “untel et unetelle qui ont dit et fait ceci et cela”.

Il n’est pas nécessaire d’éditer 2 fois pour réussir en photo.
Mais il est nécessaire d’editer.

Je sais que editing et narration ne parlent pas à tout le monde.
Certains le disent “Raconter ? Mais raconter quoi ? Mes photos, c’est ce que j’ai vu et voilà.”

Et bien non, justement.
Personne ne sait ce que vous avez vu.
Car ce que nous voyons nous, ce sont vos photos.
Qui sont une interprétation de la réalité.
A quelques heures (secondes…) d’intervalle, tout peut changer.

Lorsque vous faites vos photos de voyage, d’évènements, et même vos séries animalières, il est donc essentiel d’intégrer des éléments narratifs dans vos images.

1- le choix du sujet
Il pose les bases de votre récit.
Un sujet qui attire l’attention est un bon point de départ.

2- le choix de l’angle de prise de vue et de la perspective
L’endroit d’où vous prenez la photo et l’angle de prise de vue définissent la perspective de l’image.
Ce qui influe sur l’ambiance de vos images.

3- le choix de la composition
Sans un cadre organisé et bien pensé, le spectateur a toutes les chances de passer à côté de l’histoire que vous voulez montrer.

4- le choix de la post-prod
Le post-traitement peut modifier l’effet narratif de vos photos.
Sombre, clair, neutre ou coloré, il renforce ou pas le message que vous souhaitez transmettre.

Ces principes de narration, nous allons en parler souvent dans l’espace “Atelier photo” de la communauté qui ouvre dans quelques jours.
Car c’est important, même quand on débute.

L’objectif de cette communauté n’est pas de redire ce que je présente dans les formations.
Les formations vous donnent une méthode, un parcours structuré, un résultat attendu.
Vous apprenez à votre rythme, vous suivez les leçons seul(e).

Sur la narration par exemple, il est essentiel de commencer par connaître les principes et les outils du cadrage et de la composition.
C’est le but de ma formation COMPOMASTER.

Lorsque vous pratiquez, il est essentiel de confronter vos photos au regard des autres.
Ce sera le but de l’espace “Regards croisés” dans la communauté.

Les espaces de la communauté seront là pour pratiquer, échanger et montrer ce que vous faites.
Pour recevoir des retours de gens comme vous, bienveillants, désireux de progresser.
Vous avancerez avec les autres, comme dans un club.
Ce ne sera pas un réseau social avec tous ses travers.
Et je serai là pour participer à ces échanges.

Je prends mon temps pour ouvrir cette communauté car je suis en train de remplir les rayons.
Ouvrir une boutique vide, ce ne serait pas très attirant, non ?

Jean-Christophe

PS: le mot editing est un anglicisme qui désigne la sélection des photos que l’on fait en vue de publier un sujet ou de créer un livre.
Il s’agit d’un terme utilisé par tout le monde en photographie, je l’utilise donc aussi.
Après tout, on utilise bien aussi le mot flash.

PPS : le reportage est sur mon site.

Ces ouvrages peuvent vous aider à étudier les principes de narration en photographie :

Le storytelling en photographie, apprenez à raconter des histoires en images

L’oeil de Reza – 10 leçons de photographie

Leçon de photographie

C’est de voir qu’il s’agit


Cet appareil photo que je refuse d’acheter

Ce livre attendait sur mon bureau depuis trop longtemps.
Alors jeudi dernier, je me suis pris par la main.
Et j’ai été scotché.

Dire que j’avais cette pépite depuis plusieurs mois et que je n’avais pas regardé.

Le bouquin parle des drones.
Vous allez peut-être me dire que ce n’est pas hyper passionnant quand on est photographe.
Les drones, “c’est pour les vidéastes”.

Que nenni, lisez mon avis et dites m’en des nouvelles.

Le site de l’auteur mérite votre visite, son Instagram aussi.

Entre vous et moi, le drone est l’appareil photo que je refuse d’acheter.
Car sinon, je ne penserais plus qu’à ça. Je me connais.

En parlant d’Instagram, lorsque je découvre quelqu’un, je regarde toujours son Instagram en premier.
C’est désormais la carte de visite par défaut des créatifs.

Puis je cherche le lien vers son site, dans sa bio Insta avec de la chance.
Site personnel que tout photographe devrait avoir pour exister ailleurs que sur les seuls réseaux sociaux.
Pour le jour où Instagram fermera la porte ou votre compte.
La question n’‘est pas de savoir si c’est possible, mais quand ça va arriver.

J’en parle dans mon dossier sur la publication web, entièrement mis à jour la semaine dernière.
8 articles, un sacré boulot. Lisez au moins pour que je sache que je n’ai pas fait ça pour rien.

Publier sur son site, ce n’est pas juste poster quelques photos.
C’est fonctionner comme un photographe.
Trier, sélectionner, traiter, ordonner, pour que la publication soit pertinente.
Présenter l’ensemble avec quelques mots, un contexte, des légendes.
Insérer des infos pratiques si c’est utile.
Des liens pour aller plus loin.
Pensez au visiteur.

Ce n’est pas pour tout le monde.
Vous préférez peut-être vous contenter de publier vos photos dans une galerie.
C’est possible aussi, bien sûr.

Si je vous raconte tout ça aujourd’hui, c’est parce que j’ai souvent des demandes.
Et parce que le web complète le papier.
Des albums photo papier ? Une galerie web.
Un reportage imprimé ? Un site de publications.
Une image à la sauvette ? Une page de photos à la sauvette aussi.

Pourquoi vous limiter au seul support physique si vous pouvez avoir les deux ?

Une alternative consiste à publier vos photos dans un espace de partage.
Ce ne sera pas votre site, mais vous n’aurez rien à gérer ni à payer pour cet espace.

Chaque participant à mes formations PROJET 52 et MINI PROJET MAXI DECLICS, par exemple, a accès à un tel espace.
Et j’y vois de belles images qu’il m’arrive de commenter (pas toutes, je ne ferais plus que ça tant il y en a).

Une dernière chose… la communauté photo dont je parle souvent ouvre dans quelques jours.
Je suis en train de mettre la dernière touche aux nouveaux espaces.

Jean-Christophe

Note : j’ai trouvé deux batteries externes qui peuvent vous intéresser :

Anker PowerBank 25K 165W

UGREEN Nexode 55W 20 000 mAh

Les deux peuvent servir à recharger votre appareil photo via la prise USB-C.
Vérifiez toute fois la compatibilité du boîtier et de sa batterie.
Chez Nikon, les hybrides récents le sont tous, avec la batterie EN-EL15c.

Si votre appareil ne permet pas la recharge directe dans le boîtier, il existe des batteries avec port USB-C.


204 800 ISO, c’est n’importe quoi, on est d’accord ? Pourtant …

… pourtant, la plupart des boîtiers savent faire.
Le Nikon D5 affiche même une sensibilité max de 3 280 000 ISO.
3,2 millions, vous avez bien lu.
La photo illustrant cet article a été faite avec un Nikon D7500, pour un test, à 1.638.400 ISO.

Avant de vous dire pourquoi, notez que je célèbre jusqu’à ce soir les 35 degrés affichés sur mon thermomètre ces jours-ci
avec une remise de 35% jusqu’à ce soir sur ma formation à la photo de nuit.

Ces sensibilités, donc, ne servent pas à faire de la photographie, mais de la reconnaissance de scènes nocturnes.
La qualité d’image n’est pas la préoccupation des forces de défense.
La présence d’une silhouette dans la nuit, si.

Quant à nous, photographes, nous freinons des quatre fers avant de pousser les ISO.
(clin d’oeil amical à Arthur A. et Benjamin F.)

Pourtant, dès que le soleil se couche, vous avez tendance à monter, monter, monter…
Pour voir un joli 12 800 ou 25 600 ISO dans le viseur de votre appareil.
Et vous tremblez.
Car vous savez que le bruit numérique est monté aussi.

Les solutions logicielles sont là pour aider, mais c’est du temps en plus à y passer.

Alors que si vous preniez soin de régler votre appareil pour les vraies conditions de lumière nocturnes,
vous pourriez photographier tranquillou à 1 600 ISO ou moins très souvent.

Seulement pour ça, il faut dire STOP à l’automatisme de votre boîtier.
Qui fait grimper les zizos sans rien vous demander.

La solution consiste donc à évaluer avec vos deux yeux la lumière réellement disponible.
Puis à ajuster l’exposition pour cette lumière.

La photographie de nuit suppose un raisonnement par zones.
Vous n’évaluez plus l’exposition “pour la photo”.
Mais “pour la zone de la photo” à mettre en avant.

Essayez, ça va tout changer. Promis.

En procédant ainsi, il m’arrive couramment de faire des photos le soir et la nuit à 400 ou 800 ISO.
Sans avoir à débruiter ensuite, forcément.
Sans utiliser de trépied non plus, si c’est ce que vous pensiez.

Cette façon de régler votre appareil photo en basse lumière, c’est ce que je vous apprends à faire dans ma formation à la photo de nuit.
Nous allons explorer les deux façons de procéder, celle que je viens de décrire, et l’autre, plus traditionnelle.

Notez enfin que la remise de 35% (en réaction aux 35 degrés chez moi) expire ce soir.

Voici le lien :

https://formation.nikonpassion.com/formation-photo-de-nuit-basse-lumiere?coupon=VZDF3GY

Jean-Christophe

PS : vous n’êtes pas forcé(e) de faire des photos à 3h du matin pour suivre cette formation.
“La nuit”, c’est dès que le soleil se couche.
Plus tard en été, mais dès 18h en hiver.

Ce sont les photos que vous allez faire les soirs d’hiver en rentrant du boulot.
A la campagne quand vous prenez le frais en soirée.
En ville lors de vos déambulations nocturnes.
Dans la nature pour photographier les animaux qui sortent le soir.


Combien valent vos photos ?

Il y a plusieurs mois, une lectrice m’a écrit alors qu’elle venait d’arriver à New-York pour un court séjour.
Elle ne savait pas comment régler son appareil pour réussir ses photos de nuit.

Elle me disait n’avoir jamais suivi aucun cours, ni lu aucune de mes lettres avec attention.
Elle voulait juste des conseils, par email.
Sans préciser ni l’appareil, ni l’objectif, ni les photos qu’elle comptait faire.

J’ai beau m’efforcer de répondre à toutes les questions censées, je ne suis pas devin.
Je n’ai donc pas pu l’aider.

Mais depuis, je me demande toujours quelle valeur elle pouvait bien attribuer à ses photos ?

Faire un tel voyage, qui coûte un gros billet, vouloir rapporter les meilleures photos possibles, et ne pas chercher à savoir comment les faire avant d’être sur place, ça ne vous interpelle pas, vous ?

Moi, si.

Surtout quand on sait que pour une fraction du prix de son voyage, elle pouvait passer de “photographe débutante en photo de nuit” à “photographe experte en photo de nuit”.

Pour connaître New-York la nuit, je vous promets que ça fait une sacrée différence.

Je n’ai plus jamais entendu parler d’elle, je ne pourrai pas vous dire si elle s’en est sortie.
Ce que je sais, c’est qu’en suivant ma formation à la photo de nuit, elle aurait eu toutes ses chances.
Mais ça, c’était à elle de le décider avant de partir.

Ou vous, ces jours-ci, alors que la remise de 35% s’applique encore jusqu’à demain soir.

Voici le lien :

https://formation.nikonpassion.com/formation-photo-de-nuit-basse-lumiere?coupon=VZDF3GY

Jean-Christophe

PS: ça va toujours mieux en le disant, il ne s’agit pas d’apprendre à faire des photos de nuit à New-York.
Des fois que vous l’ayez pensé.
Il s’agit d’en faire partout où vous voulez.
Même au bout de votre terrain, ou dans la rue d’à côté.

PPS: utiliser des sensibilités supérieures à 6 400 ISO est chose courante aujourd’hui.
Les capteurs encaissent.Les logiciels finissent le boulot.

PPPS : je parle aussi de la photo de nuit sur pied, c’est évident.


Elle fait tout ça sans le moindre éclairage artificiel

La photographe Hanna Price explique sa série “Cursed by Night” (Maudit par la nuit) :
elle a construit un concept où les hommes noirs sont maudits par la société à cause de la couleur de leur peau.

Des photos en noir et blanc.
Toutes prises de nuit avec la seule lumière disponible.
Une contrainte qui lui donne des temps de pose de 8 à 12 secondes au minimum.

Cette contrainte est un atout créatif.

Hannah Price utilise la noirceur de la nuit comme un décor, une toile de fond, un linceul.
Ses sujets sont plongés dans l’obscurité.

C’est ce qui fait tout l’intérêt de cette série.
Les sujets sont obscurcis par cette noirceur.

La photographe revendique l’allusion à la perception de la société selon laquelle les hommes noirs sont une menace et sont dangereux.

Pourquoi ça fonctionne ?
Parce que le spectateur n’a pas accès à la personne réelle, du fait de cette noirceur.
Il ne voit qu’en noir et blanc.
Et peut avoir de la sympathie pour cette projection d’une personne bien réelle.

Observez les photos car ce n’est pas évident à la seule lecture de cette lettre.

Qu’est-ce que ça vous évoque ?

Chez Hannah Price, la nuit participe à la construction des images.
C’est un jeu de lumières, d’ombres, de perception, de composition.
Tout ça sans le moindre éclairage artificiel.

La photographie nocturne est plus simple désormais.
Nos capteurs, tous plus sensibles les uns que les autres.
La stabilisation des optiques et/ou des capteurs.
Le traitement d’images.
La technique n’est plus un frein.

Ce qui l’est peut-être encore pour vous, c’est la gestion de ces lumières nocturnes.
Les réglages à utiliser sur votre boîtier.
Car photographier la nuit, c’est pratiquer une photographie très différente de celle de la journée.

Et c’est ça qui est passionnant.
Le simple fait de changer d’horaire change votre photographie.
Et par les températures qui courent, faire des photos quand le soleil est parti, c’est plus agréable que par 35° en plein cagnard, non ?

Savoir gérer ces lumières, les très hautes sensibilités ISO, les très longs temps de pose, la réduction du bruit, et les réglages de votre boîtier, c’est ce que je vous apprends à faire dans ma formation à la photo de nuit et en basse lumière.

Et puisqu’il fait 35 chez moi, j’ai décidé de vous faire bénéficier pour quelques jours de 35% de remise sur cette formation.

Voici le lien :

https://formation.nikonpassion.com/formation-photo-de-nuit-basse-lumiere?coupon=VZDF3GY

Jean-Christophe


Ce photographe célèbre dont les photos ne sont pas justes, mais comment a t-il fait ?

Certaines photos du livre New York d’Elliott Erwitt ne sont pas justes techniquement.
Rien que la photo de couverture, regardez, mise au point approximative.
Parfois c’est un flou avec un temps de pose qui paraît trop lent.
Et d’autres défauts par ci et par là.

Et alors ?
On s’en moque. Elliott Erwitt fait partie des plus grands photographes du 20ème siècle.

Pourquoi ?
Parce que l’émotion passe avant la technique, le moment est plus important que la photo elle-même.

Quand je vous parlais hier de l’émotion ressentie en photographiant des vétérans entourés de 14 246 tombes,
c’est l’émotion qui m’a fait déclencher.
La technique, c’était avant d’arriver, le préréglage de mon boîtier, de l’exposition.
Une fois en action, je n’y ai plus pensé une seule seconde.

Le conseil que je partage souvent, c’est d’apprendre à regarder avant de déclencher.
A observer plutôt que régler.
Et de ne pas regarder vos photos tant que vous êtes en train de les faire.
Car vous laisserez passer des moments uniques.

Comme le fait ce photographe alors que derrière lui, la scène est magique.

Cette capacité à regarder devant vous plutôt qu’à regarder votre appareil, nous allons en parler souvent dans la communauté photo qui se met en place.
J’ai créé un espace nommé L’Atelier Photo rien que pour ça.
Dans un autre, nommé Regards Croisés, vous aurez l’occasion de partager vos photos pour recevoir des avis.

Je sais que cette communauté se fait attendre, mais les ponts de Mai n’ont pas aidé.
Et je tiens à prendre le temps de tout caler au mieux.
Dont les contenus exclusifs que j’ajoute déjà depuis plusieurs semaines.
Et qui seront disponibles dès l’ouverture.

D’ici là, les deux espaces PROJET 52 et MINI PROJETS PHOTO ouverts depuis l’an dernier fonctionnent à plein régime.
Tous les participants à ces deux formations y ont accès par défaut.
Si vous êtes de ceux-là, allez voir sur le site de formation et participez aussi.

Jean-Christophe

PS : la section Chroniques de livres photo du site est toujours disponible si vous cherchez des idées de livres.


Pourquoi les jeunes sapeurs tombaient comme des mouches pendant que je photographiais

Ce weekend, j’ai photographié la cérémonie du Memorial Day au cimetière américain de Romagnes-sous-Montfaucon dans la Meuse.

Ce qui m’a fait supporter ce reportage par 35 degrés en plein cagnard ?
Alors que les jeunes sapeurs tombaient comme des mouches ?
Et y retourner le lendemain pour faire les photos manquantes en étant presque seul dans ce cimetière ?

Je l’ai écrit dans mon journal :

“C’est la photographie que j’aime faire. Être dans l’action, ne plus penser à autre chose, me concentrer sur mes sujets, trouver des cadrages originaux, sortir du cadre.
C’est le reportage photo par excellence, de sujets qui me passionnent, qui provoquent en moi des sentiments forts. Plus de 14 000 soldats américains sont enterrés dans ce cimetière, depuis la fin de la première guerre.
Et je suis là, en 2026, à l’emplacement même du champ de bataille, à faire des photos.
Il y a quelque chose de fort, c’est indescriptible.”

Imaginez que vous soyez capable de dire vous-aussi, en quelques phrases, pourquoi vous faites de la photographie.
La vraie raison.
Pas “parce que c’est une passion” ou “pour passer le temps” ou encore “parce que j’aime ça”.
Non, la raison qui vous fait vous lever contre vents et marées parce que c’est plus fort que vous.
Parce que vous devez le faire.

Qu’est-ce que ça changerait pour vous ? Dites-moi.

Alors que j’écris cette lettre, je viens d’importer mes photos dans mon catalogue Lightroom Classic.
J’ai revécu cette séance en regardant vite fait mes images.
Maintenant, je vais trier et traiter très vite.
Et publier.

Parce que c’est de l’évènementiel, déjà.
Ça n’attend pas autant que les photos d’oiseaux.

Et parce que trier et publier avec ses tripes, ça apporte quelque chose que l’on ne vit plus quelques semaines plus tard de la même façon.

Je sais, je dis ça alors que souvent je vous recommande de laisser retomber le soufflé avant de trier vos photos.
Il faut aussi savoir faire des exceptions quand c’est justifié, et fonctionner avec vos émotions.

Pour ce travail, j’ai utilisé mon Nikon Z6III testé ici.
Et le zoom NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S, le plus polyvalent que je connaisse pour ce type de prise de vue.

Jean-Christophe

PS : ce matériel bénéficie d’une remise immédiate actuellement.
Vous le trouverez par exemple chez LBPN en ligne et en boutique.

PPS : si vous préférez la photographie de paysage, j’ai publié la chronique de Photographier les îles Lofoten ces derniers jours. Elle est en page d’accueil du site.


600 km en 18 jours, mais quel résultat !

Je vous parle souvent de photographie et de voyages, quelque fois de voyages à moto.
Mais jamais de voyages à pied.
Jusqu’à aujourd’hui.

Depuis 2 ans, je suis les trajets d’un marcheur à pied photographe.
Avec un Leica, mais bon, tout le monde ne peut pas être parfait, hein ?

Il est américain et vit au Japon depuis plus de 20 ans.
Ses passions sont l’écriture, la photographie et la marche à pied.
Vous comprenez pourquoi je le suis, maintenant ?

Mais attention, pas “à pied, petit tour du quartier”.
Non, des trajets de plusieurs centaines de km.

En 2024, par exemple, il a suivi la Pachinko Road de Kyoto à Tokyo.
18 jours, 600 km.
Moi qui rêve de traverser le Japon, imaginez ma tête quand je lis ça.

La performance est déjà remarquable, mais le bougre ne s’arrête pas là.
Il en profite pour faire des photos tout au long de ses journées de marche.
De son parcours, des détails du quotidien, des gens.

Si je vous parle de Craig Mod (c’est son nom), ce n’est pas pour son Leica.
C’est parce que sa démarche est celle que vous pouvez adopter aussi.
Sans aller jusqu’à marcher 600 km en 18 jours.

Il vous suffit de prendre votre appareil photo chaque fois que vous marchez, roulez, pédalez, voyagez…
De faire des photos de tout ce qui vous passe devant les yeux et vous attire.
De publier une photo par jour, ou plusieurs selon vos envies.

Agrémentez vos photos d’un texte.
Quelques lignes suffisent.

En procédant ainsi, vous n’imaginez même pas les progrès que vous allez faire !

Vous allez apprendre à :
– faire des photos tout en faisant autre chose
– regarder autour de vous sans négliger vos proches s’ils vous accompagnent
– trouver un look pour vos photos et vous y tenir pour créer une série homogène
– trier vite et bien pour montrer vite et bien
– créer une histoire personnelle illustrée de vos photos

Vous pourrez même créer un album, un livre, des tirages à offrir.

La bonne nouvelle, c’est que tout le monde peut le faire.
Même vous si vous avez débuté hier.
Il suffit d’ouvrir les yeux et de faire clic.

J’ai conscience que le plus complexe est de savoir trier pour que vos photos racontent quelque chose.
Je vous recommande le livre de Finn Beales si la notion de storytelling vous échappe.

Raconter en images, ce sera un des thèmes récurrents dans le nouvel espace dédié de la communauté photo.
Je suis en train de mettre la dernière couche de peinture.
Restez à l’écoute !

Jean-Christophe

PS : Pascale, (déjà) membre de la communauté photo, m’a écrit ceci en décembre dernier :

===
Ayant une semaine de vacances dans les Landes, je me suis dit qu’un mini-projet adapté sur cette semaine pourrait donner quelque chose de bien.
C’était donc parti pour un mini projet : les Landes en novembre.
Entre océan, plage, dunes et forêt de pins, en format paysage.
J’ai fait tirer tout ça sur un album papier argentique.
En paysage, Magnifique, super souvenir d’une semaine vivifiante et ressourçante au bord de l’océan !
tout ça grâce à cette formation très bien faite.
Merci pour tes formations qui permettent vraiment de réaliser des projets photos , même en tant que photographe “amateur”
===

Elle parlait de ce programme pour monter et éditer un projet photo en une journée maximum.
Toute inscription inclut l’accès au premier espace de la communauté photo.


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