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Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, zoom ultra grand-angle pour reflex APS-C

Tamron annonce la mise à jour de son zoom super grand-angle pour reflex APS-C, le Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD.

Ce zoom dont la plage focale équivalente en plein format est de 16-37 mm est une belle évolution de la première version datant de 2008.

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, présentation

Ce zoom Tamron 10-24mm fait comme son grand-frère annoncé le même jour, le Tamron 70-200mm G2 f/2.8, il reprend les nouveaux standards de la marque en matière de design, de présentation et d’ergonomie.

Tamron a pris soin d’inclure dans cette nouvelle version ses meilleures technologies afin de proposer un zoom de reportage idéal également pour la photo de rue et – surtout – la photo de paysage.

Une plage focale très étendue

Le Tamron fait jeu égal avec le Nikon 10-24mm en matière de plage focale (équivalent 16-37 mm en plein format), le modèle Nikon n’étant toutefois pas stabilisé. Couvrant à la fois l’ultra grand-angle et le grand-angle, cette plage focale vous permet d’envisager la photo de paysage et le reportage. Mais aussi la photo d’architecture urbaine comme la photo de rue.

Une formule optique entièrement revue

Ce zoom Tamron 10-24mm propose une toute nouvelle formule optique composée de 16 éléments en 11 groupes. Cette formule optique fait appel à des lentilles en verre LD (Low Dispersion), en verre XLD et elle incorpore également un verre asphérique et un verre hybride asphérique.

Ces caractéristiques optiques permettent au Tamron 10-24mm de présenter -selon la marque – un niveau d’aberrations chromatiques très faible sur l’ensemble de la plage focale. Toujours selon la marque les nombreuses déformations dues aux courtes focales sont particulièrement bien corrigées.

En complément,  cette formule optique fait appel au traitement Tamron BBAR (Broad-Band Anti-Reflection) qui réduit les reflets (très fréquents en grand-angle) ainsi que les effets d’images fantômes et le flare.

Stabilisation VC 4IL

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – stabilisation Tamron VC

La stabilisation est importante avec les longues focales pour réduire les risques de flou de bougé. En grand-angle et ultra grand-angle ce risque est réduit mais les objectifs à courte focale sont de plus en plus souvent équipés de systèmes de stabilisation à la demande des utilisateurs.

C’est le cas de ce Tamron 10-24mm qui vous permet donc de faire des photos en basse lumière tout en utilisant des temps de pose longs évitant de trop monter en ISO. Tamron a logé son système VC dans ce 10-24mm sans contrepartie sur la compacité, les proportions de la précédente version dépourvue de stabilisation sont conservées.

Mise au point autofocus HLD

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – motorisation Tamron HLD

Le Tamron 10-24mm embarque le nouveau système de motorisation autofocus Tamron HLD (High/Low Torque Modulated Drive Motor) spécialement développé selon la marque pour cet objectif.

Ce système autorise un contrôle de mise au point très fluide de même que la très classique retouche manuelle du point.

Ergonomie et protection

Tamron 10-24mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD,

Zoom Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD – joints d’étanchéité

Ce type d’objectif est en concurrence directe avec les focales fixes en terme de poids et d’encombrement, mais sa plage focale forcément plus étendue lui permet d’avoir les faveurs des amateurs de reportage. Tamron annonce avoir travaillé la répartition du poids pour donner un meilleur équilibre à son zoom 10-24mm et séduire d’autant plus les photographes désireux de passer de la focale fixe au zoom grand-angle.

Le Tamron 10-24mm reste très compact avec une longueur maximale de 8,5 cm et un poids de 450 gr (8,7cm et 460 gr pour le 10-24mm Nikon).

Ce zoom bénéficie également d’un traitement à la fluorite sur sa lentille frontale. Ce traitement a pour effet de réduire le dépôt de corps gras ainsi que de favoriser l’écoulement des gouttes de pluie. Vous pourrez sortir sous la pluie sans crainte, d’autant plus que l’optique est équipée de joints spéciaux tous temps.

Diaphragme électronique en monture Nikon

Le Tamron 10-24mm dispose d’un diaphragme électronique qui offre plus de précision en matière d’ouverture et une meilleure répétabilité du réglage d’ouverture (par réduction des effets de repositionnements mécaniques).

Ce principe a toutefois quelques contraintes puisqu’il nécessite un boîtier compatible capable de piloter cette fonction. Dans la gamme Nikon récente, les reflex compatibles sont les Nikon D3100, D3200, D3300, D3400, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600, D7000, D7100, D7200, D300 et D300s, D500.

Tamron 10-24 mm f/3,5-4,5 Di II VC HLD, tarif et disponibilité

Le zoom Tamron 10-24mm HLD est disponible dès le 2 mars 2017 en monture Nikon et le 23 mars 2017 en monture Canon.

Son tarif n’est pas encore annoncé, il devra toutefois tenir compte du tarif de 499 euros de la précédente version et de celui du Nikon 10-24mm (non stabilisé, 869 euros couramment constaté).

Source : Tamron


Tamron SP 70-200mm G2 f/2,8 Di VC USD, un zoom téléobjectif en net progrès

Tamron profite du CP+ 2017, le Salon de la Photo au Japon, pour annoncer son nouveau zoom téléobjectif Tamron SP 70-200mm G2 f/2,8 Di VC USD.

Cette nouvelle version du 70-200mm Tamron est une évolution en profondeur du téléobjectif à grande ouverture de l’opticien indépendant. Ce zoom est compatible avec les boîtiers Nikon et Canon.

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2

Tamron SP 70-200 mm G2 f/2,8 Di VC USD : présentation

Tamron continue de faire évoluer sa gamme d’objectifs compatibles pour les principales marques de boîtiers dont Nikon. Passée d’une offre exclusivement Grand Public (et un peu low-cost il faut bien le dire) il y a quelques années, Tamron adresse aujourd’hui les besoins des photographes plus exigeants souhaitant disposer d’objectifs aussi performants que ceux des fabricants de boîtiers, mais avec un rapport prestation/prix plus intéressant.

Il fallait donc monter en gamme pour Tamron et c’est chose faite depuis le lancement de la série SP. Amorcée avec les focales fixes Tamron 35mm et 45mm et Tamron 85mm, cette nouvelle orientation touche désormais les zooms experts pros dont le récent Tamron 150-600mm G2 et ce nouveau Tamron SP 70-200 mm f/2,8 G2.

Tamron 70-200mm f/2.8 G2, caractéristiques

Le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 G2 reprend les caractéristiques de la précédente génération de 70-200mm f/2.8 Tamron, mais apporte de nombreuses évolutions tant en matière de présentation et d’ergonomie qu’en matière de performances optiques pures.

Adoption du design Tamron SP

Selon la marque, ce 70-200mm f/2.8 G2 répond aux demandes des photographes désireux de disposer d’une optique bien construite, agréable à utiliser, esthétique et précise.

La taille du filtre est fixée à 77 mm tandis que l’optique mesure 191,3mm en version Nikon. Le poids total de l’optique est de 1485gr. en version Nikon (1430gr pour le Nikon AF-S 70-200mm f/2.8). L’ouverture minimale est de f/22.

Réduction des vibrations VR 5 stops

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 – modes VC

Le système Tamron VC (Vibration Compensation) Tamron atteint un niveau de stabilisation très élevé puisque la marque revendique 5 stops (voir qu’est-ce qu’un Stop).

Cette valeur qu’il conviendra de vérifier lors des tests terrain dépasse les capacités des zooms Nikon et Canon actuels qui se limitent à 4 stops. C’est donc un atout pour ce zoom Tamron qui devrait ainsi favoriser les prises de vues à faible vitesse pour éviter la montée en ISO lorsque la lumière manque.

Ce système Tamron VC propose trois modes de fonctionnement :

  • Mode VC 1, pour un équilibre judicieux entre stabilité d’image dans le viseur et effets de stabilisation à la prise de vue,
  • Mode VC 2, dédié à la photographie en filé « panning »,
  • Mode VC 3, avec priorité à la stabilisation des images capturées au détriment de la stabilisation de l’image dans le viseur.

Autofocus plus rapide et plus précis

Le Tamron 70-200mm f/2.8 G2 dispose d’une motorisation ultrasonique USD (Ultrasonic Silent Drive) qui utilise deux processeurs pour optimiser la vitesse de mise au point et la précision.

Cette technologie devrait permettre à ce zoom Tamron d’être plus performant en AF que son prédécesseur, la retouche de mise au point manuelle reste bien évidemment possible.

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 – fixation trépied et collier de pied

Formule optique

La formule optique reprise du précédent modèle évolue avec l’adoption de 23 éléments répartis en 17 groupes. Tamron revendique un effet Bokeh amélioré sur l’ensemble de la plage focale.

Les aberrations chromatiques, plus importantes sur les zooms téléobjectifs, sont contrôlées grâce à l’adoption de verres XLD (eXtra Low Dispersion) et LD (Low Dispersion).

Ce Tamron 70-200mm G2 dispose du traitement de correction eBand (Extended Bandwidth & Angular-Dependency). Il s’agit d’un revêtement multicouches classique couplé à une couche nano-structurée à indice de réfraction extrêmement bas. Ce revêtement eBand permet de diminuer les reflets ainsi que l’effet de flare et les images fantômes.

Mise au point minimale réduite

La mise au point minimale est réduite à 0,95m (1,3m pour le précédent modèle). Le rapport de grossissement est de 1 :6,1.

Construction tropicalisée

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2

Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 – joints d’étanchéité

Tamron revendique une construction tropicalisée pour son nouveau 70-200mm G2, avec la présence de 9 joints aux endroits les plus critiques et par lesquels saleté, poussière et gouttes d’eau peuvent d’infiltrer.

La lentille frontale est traitée à la fluorine pour réduire le dépôt de gouttelettes d’eau lorsqu’il pleut ainsi que les traces grasses.

Diaphragme électromagnétique pour les montures Nikon

Les utilisateurs de boîtiers Nikon apprécieront de disposer du système de diaphragme électromagnétique (type E sur les objectifs Nikon).

Ce système de commande du diaphragme offre une meilleure précision de l’ouverture et une répétabilité plus grande lors de prises de vue en mode rafale par exemple. Il est compatible avec les boîtiers Nikon D3100, D3200, D3300, D3400, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600, D7000, D7100, D7200, D300, D300s, D600, D610, D700, D750, D800, D800E, D810, D810A, D3x, D3s, D4, D4s, Df, D500 et D5.

Tamron 70-200mm f/2.8 G2, tarif et disponibilité

Le Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD G2 est disponible à partir de fin février 2017, son tarif est d’environ 1699 euros selon les vendeurs.

Il devra concurrencer le récent Nikon AF-S 70-200mm f/2.8E FL ED VR qui a mis la barre très haut avec des performances en hausse par rapport à la précédente version VR2 (mais un tarif en hausse aussi). La guerre des prix en matière de zooms 70-200mm f/2.8 pourrait bien commencer sous peu !

Source : Tamron


Nikon a eu 100 ans en 2017, retour sur un siècle d’histoire

Nikon et la photo, c’est une histoire qui dure puisque la marque Nikon a eu 100 ans le 25 juillet 2017 très exactement, mais les célébrations de ce siècle d’existence ont démarré en début d’année et se sont poursuivies pendant plusieurs mois. Retour sur une longue histoire dans laquelle il n’y a pas que de la photo.

Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'innovation

Nikon a 100 ans, un peu d’histoire

Tout commence par une fusion

L’histoire de Nikon démarre officiellement le 25 juillet 1917. Cette année-là, à la demande du gouvernement japonais qui veut rivaliser avec les entreprises allemandes, les fabricants d’optiques Tokyo Keiki Seisaku Sho et Iwaki Glass Manufacturing fusionnent avec Fujii Lens Seizo Sho.

Nikon headquarters at the time was within the Tokyo Keiki company at 120 Haramachi, Koishikawa-ku, Tokyo (present-day Hakusan 4-chome, Bunkyo-ku).

Le siège de Nippon K.K. à ses débuts au 120 Haramachi, Koishikawa-ku, Tokyo – Photo (C) Nikon Corp.

Ces entreprises leader sur leur marché vont désormais évoluer ensemble sous le nom de “Nippon Kōgaku Kōgyō”. L’entreprise qui ne s’appelle donc pas encore Nikon est une filiale du groupe Mitsubishi, un des principaux groupes industriels japonais.

La production d’optiques Nippon K.K. commence en 1918. Nikon fournit alors principalement du matériel militaire. En 1923 un laboratoire de recherche dédié à l’optique voit le jour, tandis que le premier microscope estampillé Nikon arrive en 1925.

Les années 30 et les optiques Nikkor

A partir de 1932 les optiques Nippon K.K. sont produites sous le nom Nikkor. C’est le nom actuel de la gamme d’objectifs Nikon, d’où les appellations Nikon AF-S Nikkor.

Four pour fabrication des optiques Nikon

Four de fusion de 500 kg pour la fabrication des optiques Nikon – Photo (C) Nikon Corp.

L’entreprise Seiki Kogaku (qui deviendra plus tard Canon) propose en 1935 le tout premier appareil photo compact 35 mm japonais. Si le boîtier est bien un Canon, l’objectif est conçu et fabriqué par Nippon K.K.. Le mot Nikkor est d’ailleurs gravé sur l’optique.

L’après-guerre et les télémétriques Nikon S

Après guerre les boîtiers télémétriques ont la faveur des photo-reporters qui apprécient leur compacité et leurs performances. Nippon K.K. doit réorganiser ses activités et délaisser le matériel militaire, ce sera les verres de lunettes et la photo !

Concurrent annoncé des marques allemandes, Nippon K.K. propose son tout premier appareil photo, le Nikon I (pour Industrie) en 1948. La gamme sera vite complétée des modèles Nikon S dont la carrière s’arrêtera en 1957 avec l’arrivée du mythique reflex Nikon F.

Nikon S télémétrique - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Nikon S télémétrique – collection Nikon Passion

En décembre 1950, un article du New-York Times met déjà en avant la grande qualité des boîtiers Nikon et des optiques Nikkor utilisées par les photos journalistes américains durant la guerre de Corée.

David Douglas Duncan, photo-reporter de guerre, couvre le conflit coréen et découvre les télémétriques Nikon S qu’il préfère très vite aux Leica : piqué et contraste des optiques ont sa faveur, ses images font la Une du magazine Life, la réputation de Nippon K.K. est établie.

Années 50, la saga des Nikon S

Nikon continue d’innover et introduit en décembre 1953 son premier microscope stéréo de même que le boîtier télémétrique Nikon S2. Ce télémétrique est le premier boîtier 35 mm japonais à disposer d’un levier d’avance rapide du film (le Nikon S dispose d’une simple molette).

Nikon S2 télémétrique - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Nikon S2 télémétrique – collection Nikon Passion

Le Nikon SP entre dans la légende en 1957. C’est le premier boîtier à disposer d’un système à couplage de motorisation de l’avance du film ainsi que d’un obturateur plan focal en titane.

Nikon F, le reflex en approche

1959 est une année charnière pour Nippon Kogaku qui annonce son reflex Nikon F. Ce boîtier désormais mythique reprend bon nombre de composants du Nikon SP mais apporte la visée reflex et, surtout, la monture F.

La monture F est toujours en usage aujourd’hui, c’est la monture ayant la plus longue durée de vie dans le monde de la photo et qui reste compatible avec les boîtiers et optiques récents. Les optiques Nikkor d’époque sont toujours utilisables sur certains boîtiers Nikon actuels comme le Nikon Df.

Reflex Nikon F Apollo - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikon F Apollo – collection Nikon Passion

Les optiques Nikon, l’ADN de la marque

A la fin des années 50, Nippon K.K. fournit en optiques la marque Zenza Bronica pour ses boîtiers moyen format. La gamme Nikkor (qui vient de passer le cap des 100 millions d’unités produites ces derniers mois) voit arriver trois objectifs inédits en 1962 :

  • le Nikkor 35 mm f/ 3.5 PC, premier objectif à décentrement pour boîtier 35 mm
  • le Nikkor 8 mm f/8 fish-eye
  • le Medical Nikkor 200 mm f/5.6, premier objectif intégrant un flash annulaire pour la photographie rapprochée.

Je suis … sous l’eau

Nikonos I appareil reflex étanche - collection Thierry Parent - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikonos I – Photo et collection Thierry Parent – Nikon Passion

Toujours soucieuse d’étoffer sa gamme de boîtiers et de répondre aux besoins de tous les photographes, Nikon s’approprie le brevet français des boîtiers étanches Calypso en 1963. C’est la naissance de la gamme Nikonos qui va rencontrer un énorme succès en photographie sous-marine.

De nos jours les seuls Nikon étanches sont le compact Coolpix AW130 et l’hybride Nikon 1 AW1.

Je suis … dans l’espace

La NASA veut profiter de ses missions Apollo pour rapporter des clichés de l’espace et de la terre. C’est à Nippon K.K. qu’elle confie le soin de lui proposer des boîtiers compatibles avec les vols spatiaux.

Nikon D4s et matériel photo Nikon à bord de la station spatiale internationale - Nikon a 100 ans - © ESA/NASA

Nikon D4s et objectifs utilisés à bord de la station spatiale internationale – © ESA/NASA

Une version modifiée du Nikon F accompagne chaque vol Apollo. C’est le début de la conquête spatiale par Nikon puisqu’en 1983 plusieurs boîtiers Nikon sont utilisés par les astronautes du Skylab. Et en 2017 Thomas Pesquet utilise des Nikon D4s dans l’ISS.

Des reflex pour tous

La photographie se démocratise dès les années 60 et Nippon K.K. complète sa gamme pro par un modèle moins onéreux mais guère moins performant, le Nikkormat. Les différents modèles de Nikkormat vont accompagner amateurs et experts pendant de longues années avant de céder leur place.

Reflex Nikon Nikomat - collection Nikon Passion - Nikon a 100 ans en 2017

Reflex Nikon Nikomat (version japonaise du Nikkormat) – collection Nikon Passion

L’arrivée de l’électronique

Les progrès de l’électronique en matière de miniaturisation permettent à Nippon K.K. d’intégrer les premiers composants dès la fin des années 70. Dans la gamme Pro le Nikon F3 prend la suite du Nikon F2, c’est le tout premier Nikon à disposer de composants électroniques.

Le Nikon F3AF permet à la marque de mettre au point l’autofocus. Cette innovation sera pleinement officialisée en 1986 avec le F501, premier modèle reflex autofocus largement diffusé.

En 1983, le Nikon FA est le successeur des Nikon FM et FM2 et le premier boîtier Nikon à disposer de la mesure de lumière matricielle.

Nikon FM2 - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire Nikon FA - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Reflex Nikon FM2 et FA – collection Nikon Passion

1988 : Nippon Kogaku devient Nikon Corporation

En 1988 la société Nippon Kogaku change de nom pour « Nikon Corporation ».

Nikon Corp. ne s’endort pas sur ses lauriers et annonce l’année suivante le Nikon F4. Ce reflex Pro monobloc est tellement apprécié dès sa sortie par les photographes professionnels comme amateurs qu’il inaugure la mode des listes d’attentes encore en vigueur de nos jours pour les nouveaux modèles numériques.

Nikon n’oublie pas pour autant la photographie sous-marine et lance en 1992 le Nikonos RS, premier reflex étanche autofocus accompagné du zoom Nikkor 20-35 mm dont la plage focale est idéale en sous-marine.

Nikon F5 - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Reflex Nikon F5 – collection Nikon Passion

L’argentique finit en force

La gamme Nikon Pro voit l’arrivée du Nikon F5 en 1996. Avant-dernier Nikon F Pro argentique avant le Nikon F6 (toujours au catalogue), le F5 propose des performances exceptionnelles pour l’époque :

  • viseur interchangeable
  • mesure de lumière matricielle couleur
  • obturateur 1/8000 ème de sec.
  • mode rafale 8 images/sec. (un film 36 poses dure 4,5 secondes !)
  • mesure TTL au flash

Le Nikon F5 a introduit bon nombre de modules équipant encore aujourd’hui les reflex numériques Nikon, comme la mesure de lumière matricielle RVB. Il a servi de base à Kodak pour sa gamme numériques Kodak DCS et de modèle pour le plus compact et abordable Nikon F100.

Nikon ne produit plus de boîtiers argentiques amateurs désormais, seul le Nikon F6 reste au catalogue depuis l’arrêt du Nikon FM10 fabriqué sous licence par Cosina.

Le virage numérique et les Nikon D

Après quelques modèles précurseurs lancés au début des années 90 et résultats de l’assemblage de boîtiers Nikon et d’électroniques Kodak, les Nikon E2 et E2s intègrent en 1996 des composants Fuji.

Le virage numérique est réellement pris en 1999 avec la sortie du Nikon D1, premier boîtier professionnel numérique entièrement conçu par Nikon. Le Nikon D1 est loin d’être ridicule malgré un capteur de 2,7 Mp puis 5,3 Mp avec une sensibilité de 1600 ISO, une vitesse d’obturation de 1/16000 ème de sec. et une mesure matricielle couleur issue du Nikon F5.

Nikon D1X - Anniversaire Nikon 100 ans

Nikon D1X – Photo et collection (C) Michel Claude – Nikon Passion

La liste des reflex numériques Nikon ne va faire que s’allonger et la gamme se compléter avec les différents segments que l’on connaît aujourd’hui :

  • reflex numériques grand public
  • reflex numériques amateurs
  • reflex numériques experts
  • reflex numériques pros

Cette gamme reflex est complétée d’une gamme de compacts Nikon Coolpix fortement concurrencée par les smarphones désormais. La gamme Nikon One regroupe des modèles hybrides : compacts à objectifs interchangeables et monture Nikon CX comme le Nikon 1 J5.

En 2016 Nikon a lancé une gamme de caméras d’action, KeyMission, afin de proposer une expérience utilisateur complète en photographie comme en vidéo.

Les scanners Nikon

Nikon a lancé une gamme de scanners films et diapositives, les Nikon Coolscan, dès 1988.

Les modèles les plus performants, Coolscan LS-4000 ED et Coolscan LS-5000 ED, pouvaient recevoir un chargeur de diapositives ou un dérouleur de film en bande pour accélérer la numérisation de lots importants de diapositives et de films argentiques.

Scanner Nikon Coolscan 4 ED - Nikon a 100 ans en 2017, retour sur un siècle d'histoire

Scanner Nikon Coolscan IV ED – collection Nikon Passion

Le Coolscan 9000 ED offrait lui la possibilité de traiter les films Kodachrome au moyen d’un logiciel dédié afin de supprimer, dès la numérisation, les poussières et rayures.

Le logiciel Nikon Scan pilotant ces scanners n’est plus supporté depuis 2007, cet arrêt a signé le retrait du marché des scanners par Nikon, la série Nikon Scantouch (scanners à plat) n’ayant pas connu le succès escompté face à une concurrence importante des fabricants de périphériques pour ordinateurs.

Nikon Sport Optics

Nikon propose de longue date une gamme complète de jumelles, de longues vues,  de télémètres laser, de lunettes de tir et de microscopes de terrain dédiées aux activités Sports et Nature. Regroupés au sein de la gamme Sport Optics, ces équipements reprennent les caractéristiques propres à la marque en matière de conception optique.

Nikon Sport Optics, jumelles, longues-vues, télémètres laser, lunettes de tir, microscopes de terrain

La gamme Nikon Sport Optics – Photo (C) Nikon Corp.

Nikon a 100 ans : Nikon et les sciences

Si Nikon a 100 ans et est connue du grand public pour ses appareils photo, la marque est aussi présente depuis sa naissance dans plusieurs domaines industriels et scientifiques.

Nikon Instruments Scientifiques

Une partie de la gamme d’instruments scientifiques Nikon – Photos (C) Nikon Corp.

Nikon a développé un savoir-faire reconnu en matière d’instruments optiques. La marque propose une gamme complète de microscopes, de systèmes de capture pour l’espace ainsi que des systèmes d’imagerie médicale. N’oublions pas non plus les éléments équipant les télescopes, le domaine de l’ophtalmologie et les verres de lunettes.

En février 2015, Nikon a fait l’acquisition de la société britannique Optos pour développer sa présence dans le domaine de l’optique médicale.

Nikon a 100 ans : systèmes robotisés MRMC

Nikon, bras robotisés MRMC

La gamme de systèmes robotisés Nikon suite au rachat de MRMC – Photos (C) MRMC

En septembre 2016, Nikon a racheté la société MRMC designs qui produit des systèmes robotisés pour permettre la capture automatisée de photos et de vidéos à distance.

Ces solutions sont utilisées par l’industrie cinématographique et les sociétés de diffusion TV et cinéma comme par le monde de la photo. Lors du Salon de la Photo 2016 à Paris, le stand Nikon était filmé et photographié par les bras robotisés Nikon MRMC.

Nikon a 100 ans, la vidéo anniversaire

Pour célébrer cet anniversaire, Nikon vous propose de retrouver les temps forts qui ont ponctué l’histoire de la marque.  mais vous allez voir aussi que si la photo tient une place prépondérante chez les jaunes, il y a d’autres activités moins connues du grand public qui participent au succès de la marque.

Nikon a 100 ans, la vidéo et les différentes activités de la société

100 ans de Nikon et vous …

Si vous fréquentez Nikon Passion c’est probablement que vous avez un attachement particulier à cette marque, au matériel photo qu’elle propose, à votre boîtier. Si Nikon a 100 ans, votre histoire avec la marque dure depuis combien de temps ?

En savoir plus sur Nikon …

Ne manquez pas le dossier complet sur l’histoire de Nikon et la saga de 11 épisodes vidéo.


Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Vous débutez en photo argentique et vous voulez savoir comment procéder de la prise de vue au tirage ? Vous faites déjà de la photo argentique mais vous voulez améliorer votre pratique ?

Quel que soit votre niveau en photo argentique, le guide de Gildas Lepetit-Castel vous aide à :

  • choisir votre matériel,
  • optimiser la prise de vue,
  • développer vos films,
  • les numériser ou les tirer,
  • gérer vos tirages.

Note : il existe une édition plus récente de ce livre ici.

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

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Pourquoi la photo argentique ?

Gildas Lepetit-Castel est photographe et enseignant en photographie dans « une école de création numérique à la pointe des technologies » (lisez l’Interview de Gildas, c’est passionnant). Et pourtant, comme il se plait à le dire, il renseigne au quotidien nombre de jeunes photographes désireux d’en savoir plus sur les films, la prise de vue, le développement et le tirage argentique.

Loin d’être un retour en arrière face au numérique, je pense, tout comme l’auteur de ce guide, que la photo argentique est aujourd’hui une niche dans laquelle certains se retrouvent pour pratiquer la photographie différemment.

La photo argentique n’est pas morte, loin de là. elle est par contre exigeante et il faut en connaître les fondamentaux pour arriver aux résultats escomptés. C’est l’objet de ce guide qui fait aujourd’hui référence.

Quel appareil photo argentique choisir ?

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Commençons par le commencement : quel boîtier argentique utiliser pour débuter comme pour aller plus loin ?

Vous allez découvrir que le choix reste très vaste, du simple compact au moyen-format en passant par le reflex, sans oublier la chambre grand-format. L’avantage de l’argentique est que vous pouvez vous procurer bon nombre de boîtiers experts et pros d’occasion à des prix défiant toute concurrence, aucune commune mesure avec le numérique.

Parmi les modèles listés dans le guide, les nikonistes apprécieront de trouver les :

  • Nikon 28 et 35 Ti,
  • Nikkormat FTN (cher à Bernard Plossu),
  • Nikon FM-10 (tout manuel),
  • Nikon F6 (dernier modèle pro de la lignée F argentique).

Ce chapitre est complété d’un entretien avec le photographe Martin Bogren qui pratique le demi-format, vous allez découvrir de quoi il s’agit (ainsi que quelques magnifiques photos).

L’exposition en photo argentique

Quelques rappels des bases de l’exposition suffisent pour vous lancer, l’argentique ne diffère en aucune façon du numérique en matière d’exposition.

Découvrez toutefois ce qu’est l’effet Schwarzschild (pose longue), l’intérêt du bracketing et – surtout – l’usage des filtres de densité (ND) et colorés très utiles en noir et blanc.

Vous allez apprendre aussi à modifier la sensibilité d’un film, le pousser ou le retenir en fonction de vos envies créatives et de la lumière disponible.

Quel film utiliser en argentique ?

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Le film est à l’argentique ce que sont les Picture Control et autres simulations de films (!) au numérique. Choisir un film n’est donc pas un acte anodin, cela contribue « à la matière et au rendu de l’image finale« .

Ce chapitre vous emmène à la découverte des films disponibles de nos jours, il y en a plus que vous ne pourriez le penser :

  • films noir et blanc,
  • films couleur,
  • films inversible (ou positif pour diapositives),
  • films spéciaux.

L’auteur vous présente également les différents formats de films que vous pouvez utiliser, le choix reste là-aussi important :

  • film 135,
  • film 120,
  • film 110,
  • plan-film.

Certains de ces films sont disponibles au mètre, ce qui vous permet de réaliser vous-même vos bobines 135 de 42 vues par exemple.

J’ai particulièrement apprécié la richesse des tableaux présentant les caractéristiques très détaillées des principaux films actuels, de même que l’entretien avec Lomig Perrotin qui est à ce jour le plus petit fabricant de films au monde (voir www.lomig.fr).

Comment développer un film argentique

Découvrez la magie du développement argentique, une opération que vous pouvez faire chez vous sans devoir trop investir (quelques dizaines d’euros pour le noir et blanc).

Ce long chapitre détaille toutes les opérations de développement pour les films argentiques noir et blanc et couleur. Vous y trouverez les différentes étapes et les accessoires appropriés, de même que les chartes de développement pour les principaux films Kodak et Ilford.

Comment numériser un film argentique

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Vous ne voulez pas investir dans le tirage argentique au labo ? Pourquoi ne pas numériser vos films à l’aide d’un scanner pour travailler vos photos sur ordinateur ?

Vous allez apprendre à choisir un scanner (les principaux modèles sont détaillés) et à régler correctement le logiciel de numérisation pour obtenir les meilleurs résultats.

L’entretien avec Guillaume Geneste du labo La Chambre Noire vous apporte un éclairage complémentaire sur la numérisation d’un film argentique et les possibilités de traitement associées.

Le labo argentique

Si c’est le labo argentique qui vous tente, voici de quoi répondre à vos attentes. Découvrez ce que sont les zones sèches et humides du labo, quel matériel il vous faut, quels éclairages.

L’agrandisseur est au cœur du labo argentique, l’auteur détaille les principaux modèles disponibles plus facilement désormais en occasion que neufs (!). Les objectifs ne sont pas oubliés, ils participent grandement au résultat.

Apprenez à choisir le compte-pose, le margeur, les filtres multigrades, la loupe de mise au point comme les cuvettes, les pinces, le thermomètre et autres accessoires indispensables.

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Il faudrait un livre à part entière pour faire le tour du choix et de l’utilisation d’un labo argentique, mais ce guide recense tout ce qu’il vous faut savoir pour bien démarrer. Vous pourrez compléter la lecture par l’ouvrage de Philippe Bachelier qui s’avère un excellent complément.

Le tirage noir et blanc

« Rien ne remplace une image que l’on peut tenir entre ses mains ou que l’on peut mettre dans un cadre afin de la partager.« . La pratique de la photo argentique ne saurait s’arrêter au développement, le tirage prend toute son importance puisqu’il permet de finaliser la démarche, de créer le support final (c’est vrai aussi en numérique !).

A vous le choix du papier qui va donner son caractère à la photo tirée :

  • RC ou FB,
  • gradé ou multigradé,
  • tonalité,
  • surface,
  • formats.

Le choix du papier est une science qu’il vous faut maîtriser et vous trouverez dans ce chapitre 7 tout ce qu’il faut savoir pour mener à bien vos recherches.

Le tirage suppose l’utilisation de chimie, c’est un des plaisirs de l’argentique (l’odeur au labo …). L’auteur fait le tour des produits à vous procurer :

  • révélateur,
  • bain d’arrêt,
  • fixateur,
  • auxiliaire de lavage,
  • stabilisateur,
  • virage.

Les principales références sont citées, j’aurais aimé en trouver plus pour les produits tels que le virage, mais ils ne sont plus légions non plus désormais.

Avant de réaliser vos tirages, vous allez faire une planche-contact. La planche-contact sert à l’editing et reproduit sous forme de petits formats les différentes vues d’une pellicule. C’est un outil de travail indispensable en argentique, tout comme en numérique d’ailleurs.

Gildas Lepetit-Castel vous montre comment faire une planche-contact et le tirage des photos qui va suivre :

  • le matériel nécessaire (une contacteuse),
  • l’exposition du papier (bout d’essai),
  • le développement du papier,
  • la détermination du bon temps de pose,
  • la réalisation de la planche-contact.

Mais parce qu’il vous faut aller au bout du processus et tirer vos photos, découvrez aussi :

  • le tirage de lecture,
  • le tirage d’exposition,
  • le recadrage,
  • le choix du papier,
  • le choix de la chimie,
  • le virage et la conservation,
  • le contrôle du négatif et son nettoyage,
  • le maquillage,
  • le séchage,
  • la repique,
  • la présentation,
  • la conservation de l’épreuve finale.

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7 tirages argentiques détaillés

Photo argentique : démarche, matériel, développement, tirage

Pour finir votre apprentissage de la photo argentique, voici 7 tirages d’exposition passés en revue par l’auteur qui vous livre :

  • la méthode de tirage,
  • la méthode d’analyse.

Rien de tel que de voir les indications données par le photographe au tireur (lui-même ou un tireur pro) pour aboutir à l’image finale. Chacun des sept tirages est analysé et l’auteur vous dit pourquoi il envisage telle ou telle exposition, les maquillages et le choix du papier.

Le tirage couleur argentique

Le tirage couleur argentique fait appel à un processus bien plus complexe que celui du noir et blanc, et l’auteur vous rappelle à juste titre qu’avant de vous lancer il faut réfléchir à l’opportunité de le faire. Mais si vous êtes de ceux qui ont envie d’oser alors vous trouverez dans ce chapitre 9 de quoi satisfaire vos envies.

C’est Marc Upson, tireur indépendant à Paris, qui vous présente ici les différentes étapes pour réaliser un tirage argentique couleur. Vous allez voir que la démarche est bien plus complexe qu’en noir et blanc et qu’il faut un apprentissage plus long et un matériel souvent plus coûteux.

Mon avis sur le guide Photo argentique de Gildas Lepetit-Castel

Le numérique a supplanté l’argentique depuis de nombreuses années. Pour autant la photo argentique reste un sujet d’actualité chez de nombreux amateurs et pros désireux de retrouver une pratique plus lente, plus assumée de la photographie.

Ce guide vous permet de faire le tour de la question, de comprendre ce qu’est véritablement la photo argentique et comment vous pouvez vous y mettre, petit à petit. C’est un des avantages de cet ouvrage que de vous inciter à pratiquer tout en apprenant au fur et à mesure.

Vous allez découvrir qu’il ne vous faut pas investir des sommes folles pour vous lancer, que vous pouvez trouver films, chimie et papier sans trop de difficultés (la liste des sites de vente en fin de guide vous aide) et que vous pouvez développer vos propres films par vous-même sans sortir de chez vous.

Outre les étapes indispensables au traitement du film et du tirage, j’ai apprécié de lire un ouvrage dont l’auteur est lui-même totalement investi dans son sujet. Qui, mieux qu’un fervent pratiquant et enseignant, pourrait ainsi vous accompagner ?

Si vous avez encore quelques hésitations, considérez que les 24 euros requis pour vous procurer cet ouvrage vous feront économiser bien plus en investissant dans le bon matériel et les bons produits, et que vous gagnerez énormément de temps dans votre apprentissage. Une bonne raison de craquer non ?

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​6 idées pour faire plus de photos sans rien dépenser

Vous aimez la photographie mais vous avez laissé tombé car vous manquez de motivation ? Vous êtes à court d’idées pour retrouver le plaisir d’utiliser votre appareil photo ? Vous voudriez faire plus de photos sans avoir plus de temps libre ?

Je vous propose 6 idées pour relancer votre pratique photo, applicables immédiatement sans rien dépenser !

idées pour faire plus de photos sans rien dépenser

​6 idées pour faire plus de photos et relancer votre pratique

Avec le temps nous connaissons tous ces périodes de morosité, de perte d’envie, de laisser aller qui font que nous ne pratiquons plus autant qu’avant. Cela m’arrive aussi.

Mais ma passion pour la photo est restée intacte, je suis toujours aussi attiré par cette pratique et tout ce que cela suppose : découvrir des nouveaux photographes, voir des expos, parcourir des livres de photos, monter des nouveaux projets …

Pour éviter de baisser les bras, j’ai quelques trucs que je partage avec vous dans la vidéo ci-dessous.

Voici les 6 idées que je vous propose pour relancer votre pratique photo dès aujourd’hui sans dépenser un centime. Prévoyez simplement une séance photo lors de laquelle vous allez :

  • utiliser une même focale,
  • photographier un sujet unique,
  • utiliser toujours le même appareil photo,
  • faire un nombre précis de photos par séance,
  • ne jamais regarder l’écran arrière pendant la prise de vue,
  • vous imposer un rythme de prise de vue.

Je détaille tout dans la vidéo, je vous laisse écouter et réagir via les commentaires car je suis preneur de vos bonnes idées à vous-aussi !

Pour aller plus loin …

Voici de quoi en savoir plus sur le sujet, trouver d’autres idées et vivre pleinement votre passion pour la photographie :

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Tous les conseils pour bien choisir et utiliser un reflex, le guide pratique

Vous voulez savoir comment choisir et utiliser un Reflex et ses objectifs ? Le guide pratique Photo Reflex 2017 vous aide à :

  • comprendre les réglages du boîtier,
  • réussir vos premières photos,
  • perfectionner votre technique.

Voici la présentation détaillée de ce guide et mon avis.

Choisir et utiliser un Reflex, guide pratique 2017

Procurez-vous ce guide en ligne ici …

Choisir et utiliser un reflex

L’offre n’a jamais été aussi abondante en matière d’appareils photo, du compact au moyen-format en passant par les smartphones (voir le guide d’achat appareils photo). Mais le boîtier Reflex conserve les préférences de nombreux photographes débutants car il offre la garantie de faire de bonnes photos dans les différentes situations de prise de vue.

Les smartphones sont à la traîne en basse lumière, les hybrides sont encore exclusifs pour certains et peu convaincants pour d’autres, les compacts sont passés de mode. Choisir et utiliser un reflex est donc une bonne pratique, ce guide vous explique tout ce qu’il vous faut savoir pour vous en sortir.

Choisir et utiliser un Reflex, guide pratique 2017

Présentation

Sous une fausse apparence de magazine photo, cet ouvrage est bien un guide pratique complet. 9 chapitres vous détaillent :

  • le choix du boîtier et des objectifs,
  • la prise en main du reflex,
  • comment réussir vos premières photos,
  • le choix d’un mode d’exposition,
  • comment faire des photos nettes,
  • comment utiliser les réglages avancés,
  • comment utiliser le flash,
  • comment gérer les connexions USB, Wifi et le GPS quand il existe.

Choisir et utiliser un Reflex, guide pratique 2017

La maquette du guide fait la part belle aux illustrations et j’ai particulièrement apprécié les conseils donnés en marge du texte principal. Il y a plein de petites choses à savoir pour choisir et utiliser un reflex – par exemple savoir si vous pouvez utiliser une batterie compatible (moins chère) ou pas.

Pourquoi un reflex, les différentes gammes d’appareil photo

Si vous vous posez encore la question de choisir un reflex ou pas, vous trouverez la réponse dans les premières pages du guide. Toutes les gammes sont détaillées, avec leurs avantages et leurs inconvénients.

Vous allez apprendre par exemple quelles sont les différences entre les Reflex APS-C et les Reflex Plein Format et pourquoi il faut parfois privilégier l’APS-C au détriment du Plein Format (en savoir plus …).

Choisir et utiliser un Reflex, guide pratique 2017

Bien démarrer avec un reflex

Vous avez acheté votre premier reflex mais vous êtes perdu face à la complexité apparente des menus et fonctions ?

Faites vos premières photos sans peine avec les explications des pages 64 à 77. Vous allez voir qu’il est tout à fait possible de faire des bonnes photos sans maîtriser (encore) les réglages avancés.

Ces réglages vont toutefois vous servir à faire des progrès, c’est l’objet des chapitres 5,  6 et 7 dans lesquels vous trouverez des explications comme :

  • comment bien exposer vos photos,
  • comment faire des photos nettes quand le sujet bouge,
  • comment ne pas faire des photos jaunes,

ainsi que des notions plus complexes comme :

  • à quoi sert le focus stacking et comment l’utiliser,
  • qu’est-ce que le pixel shifting,
  • comment utiliser le bracketing d’exposition,
  • comment faire des photos HDR,
  • etc.

Choisir et utiliser un Reflex, guide pratique 2017

Mais aussi le flash et les accessoires

Utiliser un flash

Un guide pratique pour choisir et utiliser un reflex ne serait pas complet sans traiter du flash et des accessoires. C’est l’objet des derniers chapitres dans lesquels vous apprendrez :

  • comment utiliser le flash intégré d’un reflex,
  • comment obtenir un arrière-plan bien éclairé,
  • comment faire une photo nette grâce à un éclair de flash,
  • qu’est-ce qu’un flash Cobra et pourquoi il est utile,
  • comment régler le flash en mode synchro second rideau.

Transférer les photos sur l’ordinateur ou le mobile

Un reflex récent dispose de plusieurs modes de communication avec le monde extérieur. Ceci vous permet de transférer vos photos sur un ordinateur ou un mobile. Apprenez à bien utiliser transférer vos photos et à configurer et utiliser le module Wifi comme le module GPS si votre reflex en dispose.

Mon avis sur le guide pratique photo Reflex 2017

Ce guide est un ouvrage que je recommande si vous débutez en photographie et que vous envisagez de choisir et utiliser un reflex au quotidien. Il contient tout ce qu’il vous faut savoir, sa présentation est très visuelle, les explications sont claires et accessibles à tous.

Si vous possédez déjà un Reflex mais que vous avez du mal à bien l’utiliser, vous trouverez de nombreux conseils pour vous en sortir sans peine.

Proposé au tarif attractif de 15 euros, ce guide est disponible dans toute bonne librairie comme dans les points Presse, il en est d’autant plus accessible.

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Mode Auto et Mode Programme, quelles différences et à qui ils s’adressent

Quelle est la différence entre mode Auto et mode Programme automatique sur un appareil photo ? Voici la réponse avec des exemples d’utilisation. Vous allez également découvrir à qui s’adressent ces deux modes et lequel des deux peut vous aider à progresser en photographie.

mode auto et mode programme, quelles differences

Mode Auto et Mode Programme

Un appareil photo comporte plusieurs types de modes de prise de vue. Selon les modèles vous trouvez :

  • le mode Automatique,
  • les modes Scènes,
  • les modes Experts.

Parmi les modes experts – P, S, A, M – le mode P pour Programme est le plus automatique mais il se différencie du mode Automatique dont l’intérêt est tout autre.

Dans la vidéo ci-dessous je détaille la différence entre ces deux modes, et je vous dis à quels besoins ils répondent.

Vous allez voir que chacun de ces deux modes à un usage bien précis et qu’ils ne s’adressent pas aux mêmes types de photographes.

Quel mode utiliser ?

Le mode Automatique, symbolisé par une touche verte ou un repère de couleur, s’adresse aux plus débutants. Il permet de se concentrer sur le cadrage et la composition sans devoir prendre en compte les paramètres de prise de vue.

Ce mode convient pour débuter mais il vous limite énormément car il ne vous permet pas de comprendre ce que vous faites : c’est le boîtier qui décide tout à votre place et laisse, au final, peu de place à la créativité.

Le mode P Programme automatique est lui un mode expert qui vous laisse le choix des paramètres de prise de vue tout en assurant une exposition correcte. Dans ce mode l’ouverture et la vitesse sont gérées par l’automatisme tandis que vous devez régler tout le reste : balance des blancs, autofocus, Picture Control, flash, etc.

Le mode Programme peut être décalé : dans ce cas vous agissez sur la molette du boîtier pour changer le couple vitesse/ouverture préalablement choisi par l’automatisme. Vous conservez ainsi toute liberté de modifier à votre guise la profondeur de champ comme la netteté sur le sujet.

Le mode Programme est un mode qui vous permet de savoir ce que vous faites avant d’utiliser le mode Priorité Ouverture (Mode A) ou Priorité Vitesse (Mode S) dont la finalité est encore plus exclusive.

Pour en savoir plus …

Vous voulez en savoir plus sur les différents modes de prises de vue de votre boîtier ? Voici des sujets complémentaires qui vont vous aider.

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Qu’est-ce que le HDR et à quoi ça sert en photographie ?

Le HDR est une technique de prise de vue en photographie, qui permet de produire des photos à large plage dynamique. Utilisée parfois de fort belle façon, elle est aussi décriée pour les excès de certains de ses utilisateurs. Pourquoi ? Comment fonctionne le HDR ? A quoi ça sert ? Les  réponses détaillées et des photos ci-dessous.

Qu'est-ce que le HDR et à quoi ça sert en photographie ?

Photo (C) Pierre-Henry Muller

Qu’est-ce que le HDR ?

HDR signifie « High Dynamic Range » ou « large plage dynamique » en bon français.

Pourquoi parler de large plage dynamique ?

Tout système d’enregistrement d’image, et le capteur de votre appareil photo numérique en particulier, n’est pas capable de rendre l’ensemble des niveaux d’intensité lumineuse dans une image. Aucun n’est aussi performant que votre œil. Celui-ci peut voir du détail dans les ombres comme dans les hautes lumières, tandis que le capteur de votre appareil photo peut faire l’un ou l’autre, mais pas les deux en même temps.

Lorsque vous faites une photo alors que la scène est à la fois composée de zones sombres et de zones très claires, le capteur enregistre l’ensemble de ces tonalités avec les limites propres à sa nature. Les noirs les plus profonds sont souvent absents, les très hautes lumières aussi et la scène n’est pas rendue comme elle pourrait l’être si le capteur savait enregistrer ces valeurs extrêmes. Sa plage dynamique est réduite.

Les capteurs récents font des merveilles en terme de dynamique par rapport aux capteurs des générations précédentes mais pour autant ils n’ont pas (encore) la capacité à capturer toute la gamme de niveaux souhaitée. Ils n’ont pas la performance de vos yeux.

Tout l’intérêt du HDR est de fournir un moyen technique de récupérer l’information ainsi perdue et de la réintégrer, via un traitement logiciel spécialisé, afin de rendre une image dont la dynamique (lire « l’étendue des niveaux d’intensité lumineuse du plus noir au plus blanc ») sera plus large qu’en l’absence de ce traitement. Autrement formulé, de vous rapprocher de ce que vos yeux ont vu.

L’illustration ci-dessous vous donne un aperçu de la problématique à couvrir quand vous photographiez des scènes très contrastées.

qu'est-ce que le HDR ?

Image (C) Petapixel

Sur la gauche du schéma apparaissent les différents niveaux de luminosité présents dans la scène à photographier, du noir absolu en bas (« shadows ») aux hautes lumières en haut (« Highlights »).

La zone grise marquée « Camera Range » donne la gamme de niveaux que le capteur sait enregistrer, il manque des noirs – valeur rouge sous-exposée (« Clipped Underexposed ») – et des blancs – valeur rouge surexposée (« Clipped overexposed ») – c’est la limite de votre capteur.

Si vous exposez votre photo en suivant la mesure de lumière donnée par le boîtier, alors il vous manquera ls zones en rouge. Vous n’aurez aucun détail dans les hautes lumières, les zones claires, et aucun détail dans les basses lumières, les zones sombres. C’est pourquoi on parle de plage dynamique réduite.

Si vous voulez élargir cette plage dynamique et voir du détail dans les noirs comme les blancs extrêmes, donc récupérer l’ensemble des niveaux de la scène, il faut être capable d’enregistrer ces niveaux extrêmes. En pratique, il faut corriger l’exposition de 2 EV (dans cet exemple) dans un sens comme dans l’autre.

Vous faites donc une photo en corrigeant l’exposition de +2 Ev pour avoir les hautes lumières, et une en corrigeant de -2 Ev pour avoir les basses lumières. Plus la photo à correction zéro pour avoir l’ensemble de la scène.

Le principe du HDR est celui-ci : faire plusieurs photos, ici trois pour simplifier l’explication, une décalée vers la sous-exposition de 2 EV, une autre décalée en sur-exposition de 2 EV. Vous pouvez multiplier les vues pour enregistrer des valeurs encore plus extrêmes, par exemple 5 photos :

  • – 3Ev
  • -1 Ev
  • 0 Ev
  • + 1Ev
  • +3 Ev

Afin de produire la photo finale, il faut maintenant combiner ces images à l’aide d’un logiciel dédié afin de récupérer toute la gamme de valeurs et de produire l’image HDR résultante (« HDR Image »). La plage dynamique finale pourra ainsi atteindre des limites impossibles à atteindre sur une seule vue.

En prenant ainsi en compte toutes les photos, vous créez une nouvelle image, c’est l’image HDR !

Reste à travailler cette image résultante pour l’adapter à la capacité de l’écran de rendu (« Tone mapping »), votre écran d’ordinateur ou la feuille de papier qui permet le tirage.

Exemple de photo HDR : le Lavoir de charbon en contre jour

Une image valant mieux que bien des mots, voici un exemple de photo HDR réalisée à partir de trois photos exposées selon le principe précédent. L’image finale est la dernière, elle résulte du traitement logiciel fait sur la base des trois précédentes photos.

Qu'est-ce que le HDR ?

photo correctement exposée (0 Ev)

Qu'est-ce que le HDR ?

photo sous-exposée de 4 EV (-4 Ev)

Qu'est-ce que le HDR ?

photo sur-exposée de 4 EV (+ 4Ev)

Qu'est-ce que le HDR ?

Rendu final ou « image HDR » – Photos (C) Pierre-Henry Muller

Cet exemple comporte 9 photos sources de -4 EV à + 4EV par palier de 1 EV. Sans l’usage du HDR il aurait été impossible de rendre la vision de ce bâtiment en ruine avec le coucher de soleil. Le contre jour est tel que l’appareil photo ne peut capturer que le ciel avec le bâtiment sous exposé ou que le bâtiment avec un ciel sur exposé.

En combinant ces 9 photos sources l’auteur de ces images arrive à redonner à cette prise de vue la vision qu’il a eu avec ses yeux. Il n’a pas abusé de l’effet HDR, la photo finale reste agréable. Attention en effet à ne pas pousser les curseurs à fond, sans quoi vous obtiendrez une photo tellement peu crédible qu’elle n’aura aucun intérêt.

La technique HDR peut être adaptée pour permettre l’enregistrement de scènes à très haute dynamique, rien n’interdit en effet de multiplier les images – 3 sous-exposées, 3 sur-exposées ou plus – pour bénéficier d’une gamme encore plus étendue. Vous intègrerez dans ce cas 5, 7 ou plus images.

Le HDR natif de votre appareil photo

Afin de vous faciliter la vie, et la fusion logicielle HDR en particulier, les constructeurs ont intégré une fonction HDR native dans le menu de votre appareil photo. Le principe est le même, enregistrer plusieurs images pour récupérer une plage dynamique étendue, mais le résultat diffère.

La fonction HDR intégrée de votre reflex ou hybride produit une seule photo JPG qui est le résultat de la fusion par le boîtier des différentes prises de vue. Ce n’est donc pas la même chose que de faire plusieurs photos RAW en bracketing avant de les fusionner dans un logiciel.

L’appareil photo ne peut produire qu’un JPG car il ne peut pas recréer un RAW à partir de plusieurs autres RAW, seul le capteur sait faire cela.

Cette fonction s’avère plus rapide à mettre en œuvre, toutefois le résultat n’est pas aussi abouti. Vous ne pouvez que très peu agir sur le JPG en post-traitement, et en aucun cas revenir sur les paramètres de la fusion HDR. Mieux vaut donc utiliser la fusion logicielle HDR (par exemple avec Lightroom ou Photoshop).

En savoir plus sur le HDR

Pour en savoir plus sur le HDR, je vous conseille le site photo-hdr et la lecture du livre de Pierre-Henry Muller « Photographie HDR, des photos hors du commun« .

Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir sur la mise en œuvre de la technique HDR en photographie, ainsi que de nombreuses images qui prouvent que cette technique, bien utilisée, peut donner des résultats intéressants sans pour autant tomber dans les excès bien connus du HDR.

Photos publiées avec l’aimable autorisation de Pierre-Henry Muller.

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Comment photographier la lune, la voie lactée, la foudre et les aurores boréales – Guide complet

Photographier les aurores boréales comme les grands phénomènes du ciel nocturne exige un minimum de préparation. Découvrez les réglages, les objectifs et les astuces pour réussir vos images, même dans l’obscurité totale. Pour vous fournir des informations pertinentes, j’ai sollicité l’aide des photographes professionnels de l’agence Aguila. Leurs conseils sont issus d’expériences concrètes sur le terrain, souvent dans des conditions extrêmes, et vous feront gagner un temps précieux.

Voici comment photographier quatre spectacles naturels spectaculaires : la pleine lune, la voie lactée, les aurores boréales et la foudre. Ce guide de prise de vue du ciel nocturne vous présente les réglages essentiels, le matériel recommandé et les bonnes pratiques de photographie de nuit, que vous soyez débutant ou déjà expérimenté. Une FAQ vous attend en fin d’article pour répondre aux questions les plus fréquentes.

Comment photographier les aurores boréales, la lune, la foudre, la voie lactée

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec Aguila Voyages Photo, une agence pionnière dans l’organisation de stages photo en conditions réelles. Depuis, l’agence a cessé son activité, mais les conseils partagés ici restent pleinement d’actualité pour tout photographe amateur de nature et de ciel nocturne.

Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales

Quel matériel pour photographier les aurores boréales, la lune, la foudre et la Voie Lactée ?

Avant de parler matériel photo, n’oubliez pas de vous munir de l’équipement vestimentaire adapté à la fraîcheur nocturne, voire le très grand froid : bonnet, couches et sous-couches de vêtements, doudoune coupe-vent, gants, chaussures ou bottes hivernales qui vous gardent au chaud si vous restez longtemps immobile.

La lampe frontale est un accessoire indispensable pour voir les boutons, molettes et menus de votre appareil photo. Il existe des lampes à éclairage rouge, moins violent, pour éviter d’éblouir vos amis photographes (par exemple celle-ci). Cet éclairage évite également que le faisceau lumineux soit visible sur vos images quand vous déclenchez en pose longue.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

L’accessoire photo le plus important ? Votre trépied !

Sans trépied, inutile d’aller plus loin. La pose longue est indispensable pour photographier les aurores boréales : les temps de pose utilisés sont bien trop longs pour être réalisés à main levée.

Votre trépied doit être stable même en cas de vent léger, et capable de supporter votre objectif le plus lourd.

Deuxième accessoire photo utile : la télécommande.

La télécommande vous permet de déclencher à distance. Si vous n’en possédez pas, vous pouvez utiliser le retardateur de votre appareil photo en ayant au préalable relevé le miroir du boîtier. Vous évitez ainsi toute vibration qui pourrait favoriser l’apparition de flous sur vos images.

Enfin, n’oubliez pas de sélectionner le mode de prise de vue RAW (ou RAW + JPG). Vous aurez alors plus de facilité à reprendre vos photos en post-traitement si besoin.

Une fois équipé et briefé, il est temps de découvrir les spécificités de chaque phénomène. Commençons par l’un des plus fascinants : les aurores boréales.

Comment photographier les aurores boréales : conseils, réglages et matériel

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Vous prévoyez une virée dans le grand nord ? Vous aurez peut-être la chance d’y observer et de photographier les aurores boréales !

Attention, photographier les aurores boréales demande beaucoup de préparation. C’est durant l’hiver que vous avez le plus de chances de les apercevoir, à condition que le ciel soit parfaitement clair de tout nuage et de toutes formes de pollution lumineuse.

Quel objectif utiliser pour photographier les aurores boréales ?

Le grand angle est souvent le meilleur allié pour photographier les aurores boréales : il permet d’englober un large pan de ciel et de jouer avec l’horizon, les silhouettes d’arbres ou de montagnes, créant ainsi une composition plus narrative.

Comme dans le cas précédent, privilégiez les objectifs à grande ouverture qui permettent de diminuer le temps de prise de vue et de bien saisir les mouvements des aurores boréales dans le ciel.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Denis Palanque

Quels réglages pour réussir vos photos d’aurores boréales ?

Pour bien photographier les aurores boréales tout est affaire de dosage et plusieurs facteurs sont critiques : l’intensité de l’aurore boréale d’une part, mais aussi les autres éléments qui composent votre image (par exemple le col d’une montagne, une plaine enneigée, un chalet éclairé, des reflets dans un lac, …).

Commençons par les ISO : choisissez la plus haute valeur que votre appareil peut gérer sans bruit numérique excessif. 800 ISO est un bon point de départ.

Le temps de pose doit être assez long, souvent entre 10 et 30 secondes. Tenez compte de la luminosité de l’aurore et des autres éléments photographiés. Au-delà de 20 à 30 secondes il est probable que les mouvements de l’aurore boréale disparaissent pour ne laisser qu’un fondu de couleurs. Ou que les étoiles forment de courtes traînées lumineuses. Si cet effet n’est pas voulu, il faut diminuer le temps de pose.

Enfin, le diaphragme : il peut être ouvert au maximum pour capturer le plus de lumière possible, mais attention à ne pas négliger la profondeur de champ et la netteté de votre image, surtout si vous intégrez des éléments du paysage autres que les aurores. À nouveau, tout est question d’équilibre !

Quels réglages et quel objectif pour photographier la pleine lune ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Cécile Domens

La lune se fait ronde et belle dans le ciel ? C’est le moment d’en profiter. Photographier la lune est un excellent exercice de photographie de nuit. Privilégiez les nuits avec un ciel dégagé durant lesquelles la lune est pleine (ou presque).

Quelques nuages, doucement éclairés par la lumière naturelle nocturne, peuvent ajouter des éléments intéressants à la composition : il faut qu’ils soient proches de la lune ou la masquent en partie. Vous pouvez aussi imaginer un plan large sur un site qui favorise les reflets de lune dans un lac ou des brillances sur un cours d’eau.

Quel téléobjectif choisir pour photographier la lune ?

Pour photographier la lune il vous faut un téléobjectif avec une focale d’au moins 150 mm afin de donner de la grandeur à la lune. Sans cela elle sera bien trop petite pour être le sujet principal de votre photo.

Réglages photo recommandés pour une pleine lune nette et bien exposée

Vous pouvez utiliser la mesure de lumière manuelle (mode M). Commencez par fermer de quelques valeurs le diaphragme afin de gagner en netteté, par exemple f/8 ou f/11. Gardez une sensibilité aussi basse que possible, mais pas au point de forcer des poses trop longues. Si nécessaire, n’hésitez pas à monter à 800 ISO pour limiter le bruit thermique.

Choisissez le temps de pose en effectuant quelques vues tests pour obtenir l’exposition souhaitée, en contrôlant le résultat de chaque essai sur votre écran arrière.

Vous pouvez aussi choisir un mode semi-automatique – priorité vitesse ou ouverture, mode mesure de lumière spot – afin d’évaluer la quantité de lumière renvoyée par la lune et déterminer le temps de pose nécessaire à la photo. Attention à ne pas faire la mesure spot 100% sur la lune mais sur « un peu » de lune et « un peu » de ciel bleu marine ou noir autour. Vous risquez sinon d’obtenir un rendu sous-exposé avec peu de détails visibles à la surface de la lune.

Pour la mise au point, si l’autofocus patine, passez en mode manuel et basez-vous sur l’infini comme repère.

Comment réussir ses photos d’étoiles et de voie lactée sans pollution lumineuse ?

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Pour photographier les phénomènes naturels nocturnes comme la voie lactée, et dans une plus large mesure les étoiles, il est impératif que le ciel soit dégagé et exempt de toute pollution lumineuse, y compris celle de la lune !

Préférez les nuits très sombres, avec un ciel étoilé sans pollution lumineuse, pour voir un maximum d’étoiles et capturer la voie lactée dans toute sa netteté.

Eloignez-vous des zones urbaines trop éclairées.

Une fois sur le terrain, éteignez votre lampe torche et attendez quelques minutes pour que vos yeux s’habituent à l’obscurité. La voie lactée se trouve dans la direction du sud, entre les constellations du Sagittaire et du Scorpion. Pour l’identifier plus facilement, vous pouvez utiliser une application gratuite pour smartphone telle que « Carte du ciel » (version iPhone et Android).

Ces conditions font de la voie lactée un excellent sujet pour pratiquer l’astrophotographie débutant, sans matériel spécialisé, avec simplement un bon trépied, un objectif lumineux et un ciel bien sombre.

Quel objectif grand angle pour photographier la voie lactée ?

Afin d’avoir un rendu intéressant, utilisez un objectif de courte focale, en dessous de 24mm. Choisissez également un objectif assez lumineux ouvrant au moins à f/2.8.

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Alexandre Sattler

Quels réglages ISO et temps de pose pour capturer la Voie Lactée ?

Commencez par identifier la valeur ISO la plus élevée que votre appareil est capable de gérer sans engendrer une formation excessive de bruit. Pour certains (les appareils anciens généralement), le bruit peut apparaître dès 400 ISO, alors que d’autres supportent 3200 ISO sans problème.

Choisissez ensuite l’ouverture maximale de votre objectif, couplée à une vitesse d’obturation lente. Attention cependant, par expérience, si vous utilisez des temps de pose plus longs que 20 ou 30 secondes, les étoiles risquent d’être floues en raison de leur déplacement dans l’espace.

Enfin, dernier point important : la mise au point. L’autofocus a peu de chances d’accrocher les étoiles : elles sont trop fines pour lui. Passez en mise au point manuelle et utilisez le zoom en mode liveview pour viser une étoile brillante et régler au mieux.

Vous devez débrayer l’autofocus et utiliser l’astuce du point de netteté. Pour y parvenir, passer en mode « liveview » et zoomez sur l’étoile la plus brillante. Il ne vous restera plus qu’à effectuer la mise au point manuellement sur cette étoile précise.

L’usage d’ISO élevés en photo est ici incontournable. N’hésitez pas à tester les limites de votre boîtier pour trouver le meilleur compromis entre luminosité et bruit numérique.

Comment photographier la foudre : techniques de prise de vue en toute sécurité

Comment photographier les aurores boréales, la pleine lune, la foudre et la voie lactée

Photo (C) Aguila – Richard Fasseur

Des quatre principaux phénomènes naturels nocturnes, la foudre est probablement le plus complexe à photographier car il reste largement imprévisible ! Complexe oui… mais pas impossible !

Avant d’aller plus loin, n’oubliez jamais que la foudre peut être dangereuse et qu’il est important de faire preuve de bon sens et de respecter les règles de sécurité : ne pas s’installer sous un arbre, s’abriter dans un bâtiment ou dans une voiture lorsque l’orage se rapproche dangereusement de vous.

Quel objectif photo utiliser pour capter la foudre ?

Encore une fois, il n’y a pas de bon ou mauvais objectif pour photographier la foudre, néanmoins les objectifs à focales courtes (24 mm et en dessous) possèdent quelques avantages. Avec un plan large, vous augmentez vos chances de voir la foudre s’abattre à l’intérieur de votre cadre.

Réglages photo pour capturer les éclairs de foudre en toute sécurité

L’idéal est de prendre en compte l’ensemble des éléments qui composent votre photo. En effet, la lumière ne sera pas la même si vous êtes en pleine nature dans l’obscurité ou sur le toit d’un immeuble en ville. Tout dépend donc de l’endroit où éclate l’orage.

Gardez à l’esprit que les lumières renvoyées par la foudre sont souvent très fortes : inutile donc de trop monter en ISO.

En revanche, n’hésitez pas à fermer un peu le diaphragme de votre objectif : vous gagnerez en netteté sur l’ensemble de votre paysage et surtout, vous augmenterez votre temps de pose et donc les chances que des éclairs frappent le sol durant votre prise de vue !

Réglages photo pour la voie lactée, la lune, la foudre et les aurores : le tableau complet

Phénomène ISO Ouverture Temps de pose Objectif recommandé
Aurores boréales 800-3200 f/2.8 à f/4 10-30s Grand angle lumineux
Pleine lune 100-400 f/8 à f/11 1/125 à 1/250s Téléobjectif (≥150 mm)
Voie lactée 1600-3200 f/2.8 15-25s Ultra-grand-angle lumineux
Foudre 100-400 f/8 à f/11 5-30s Grand angle

FAQ – Photographier les phénomènes naturels de nuit

Quel appareil photo choisir pour photographier les aurores boréales ?
Un hybride plein format est idéal pour sa gestion du bruit en haute sensibilité ISO, mais un reflex APS-C peut suffire si vous respectez les bons réglages.

Peut-on photographier la lune avec un smartphone ?
Oui, mais le résultat sera limité. Utilisez un zoom optique puissant, stabilisez l’appareil et baissez la sensibilité ISO pour éviter le bruit numérique.

Comment éviter le flou quand on photographie les étoiles ?
Utilisez un trépied stable, déclenchez à distance ou avec le retardateur, et limitez le temps de pose à 20 secondes maximum pour éviter les filés d’étoiles.

Pourquoi mes photos de foudre sont trop claires ou trop sombres ?
Adaptez l’ouverture et les ISO à l’intensité de l’éclair. Mieux vaut sous-exposer légèrement et corriger en post-traitement.

Où peut-on photographier la voie lactée en France ?
Dans les zones à faible pollution lumineuse comme le Queyras, les Cévennes, la Corse intérieure ou les Pyrénées.

Livres recommandés pour photographier les aurores boréales

Pour compléter ce guide et approfondir vos connaissances en photographie de nuit, voici quelques références utiles que je vous recommande :

Photographier la lune, la voie lactée, la foudre ou les aurores boréales, c’est bien plus qu’une question de technique. C’est une expérience. Une manière d’être dehors, la nuit, de regarder autrement, et de s’émerveiller en silence.

Si ce type de sujet vous passionne, je partage régulièrement d’autres conseils, retours d’expérience et réflexions dans ma lettre photo. C’est gratuit, sans algorithme, et vous recevez un message directement dans votre boîte mail.

👉 Rejoindre ma lettre photo – Pour recevoir chaque jour des conseils concrets sur la photographie, la composition et les réglages utiles à toutes les lumières.

Les secrets de l’astrophoto et les aurores boréales


Comment faire des photos nettes à l’improviste

Vous faites souvent des photos à l’improviste sans avoir calculé votre prise de vue ? Vous réagissez à ce qui se passe devant vous mais vos photos ne sont pas toujours nettes ? Voici comment je procède pour faire des photos nettes quand je n’ai pas le temps d’anticiper ma prise de vue et comment vos pouvez faire aussi.

Comment faire des photos nettes à l'improviste

Comment faire des photos nettes, le problème du photographe

Parmi les principaux problèmes cités par les photographes débutants et amateurs, savoir comment faire des photos nettes revient souvent. Les appareils photo actuels sont complexes à bien régler, le module autofocus des hybrides Nikon n’échappe pas à la règle. Vous pouvez trouver une série de conseils pour bien régler votre autofocus dans ce sujet dédié.

Une des situations de prise de vue qui génère le plus de frustrations est celle qui consiste à faire des photos à la volée, dans la rue, en famille, quand un sujet vous passe sous les yeux et que vous souhaitez l’immortaliser.

Vous n’avez pas toujours le temps de bien caler votre prise de vue, de vérifier vos réglages et si parfois « ça marche », souvent « ça ne marche pas » !

Vos photos ne sont pas nettes car le boîtier a choisi de faire la mise au point en fonction des réglages que vous avez faits au préalable et qui ne s’avèrent pas adaptés à cette prise de vue improvisée.

Comment prérégler votre appareil photo

Lorsque l’occasion se présente il est trop tard. Vous n’avez plus le temps de vous pencher sur les menus et molettes de votre appareil photo pour chercher le réglage qui vous donnera des photos nettes.

Vous devez donc prérégler votre appareil photo pour n’avoir rien à régler le moment venu, ou un simple ajustement très rapide.

  • réglez le mode autofocus sur «continu» pour une mise au point plus rapide et le suivi du sujet,
  • choisissez un temps de pose plus court pour éviter les flous de bougé, passez en mode S au besoin,
  • utilisez une ouverture plus faible pour avoir une meilleure profondeur de champ et une zone de netteté plus grande,
  • réglez la sensibilité ISO sur une valeur basse pour obtenir des images moins bruitées qui paraîtront plus nettes.

Dans la rue en pleine journée, quelles que soient les conditions de lumière, vous pouvez utiliser ces valeurs indicatives par exemple :

  • mode AF-C
  • ISO 400
  • ouverture f/8
  • temps de pose 1/500 ème de sec.

Selon le modèle d’appareil photo dont vous disposez, n’hésitez pas à monter en ISO.

Pensez à activer la réduction de vibration intégrée au boîtier sur votre hybride.

Faites de même pour le système VR des objectifs sur les reflex.

Configurez le mode ISO-Auto pour que ces valeurs restent les valeurs par défaut lorsque vous allumez votre appareil photo.

Dans la vidéo ci-dessous je vous explique comment je règle mon boîtier pour la photo à l’improviste, dans la rue ou ailleurs :

  • les préréglages de vitesse, ouverture et sensibilité,
  • le choix du mode autofocus,
  • le mode de déclenchement unique ou rafale.

Pour en savoir plus

Pour en savoir plus, je vous propose plusieurs sujets complémentaires qui vont vous aider à faire de meilleures photos :

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