Pourquoi la critique règne en maître en photographie amateur

Dans le monde de la photographie amateur, la critique domine. Les marques, le matériel, le logiciel, les autres, rien n’est assez bien, assez beau, assez performant, assez accessible.

C’est une constante sur le web, les forums, les réseaux sociaux. Pourquoi ?

Pourquoi la critique règne en maître en photographie amateur

Le problème du photographe amateur

Le photographe amateur, celui qui veut faire de belles photos, pas le possesseur de matériel photo (lire ma précédente chronique) est un frustré. C’est normal, ses photos ne sont pas assez originales, pas assez abouties, pas assez reconnues.

Parce qu’il est débutant ou qu’il pratique en dilettante, il n’a pas encore pris le temps d’apprendre, d’étudier la photographie, de développer son style.

Il considère la plupart du temps que son manque de résultat ne peut lui être imputé. C’est forcément la faute de quelqu’un, l’autre, le matériel, la technique. C’est une réaction normale. J’ai réagi ainsi lorsque j’ai débuté en photo, j’ai changé plusieurs fois de boîtiers et d’objectifs pensant faire de meilleures photos. Cela n’a jamais été le cas.

Le problème de la technique

Il est logique que l’amateur rejette la faute sur la technique car les marques le poussent à réagir ainsi. elles proposent des appareils photo plus performants chaque année, mettent à jour les plus récents, rivalisent à grands coups de technologies plus performantes les unes que les autres.

Face à cette déferlante de matériel, comment ne pas penser qu’un nouveau modèle ne donnera pas de meilleurs résultats ?

Comme de plus, les experts youtubeurs auto-proclamés ayant un avis surtout (et surtout un avis) ne cessent de vanter les performances de ces nouveaux matériels, vous faites comme moi. Vous regardez votre équipement en vous disant « non, vraiment, avec ça je n’y arriverai jamais ! ».

Pourquoi les marques sortent autant de nouveaux matériels ? Parce que ce sont des entreprises industrielles qui doivent assurer des revenus et un salaire pour leurs employés. Parce que le monde est ainsi fait que si une marque ne renouvelle pas sa gamme, elle ne vend rien. Il suffit de voir les chiffres de vente à l’époque où les reflex amateurs étaient mis à jour chaque année sans que l’on ne sache bien souvent ce qui changeait par rapport au modèle précédent. Dès la sortie du nouveau boîtier, les ventes reprenaient. Le marketing a bon dos, c’est quand même nous qui achetons.

La (mauvaise) influence

Vous avez certainement vécu cette situation : vous avez un matériel ou un logiciel qui a quelques années. Vous vous en contentez avant de lire un échange sur le web. Ou vous rencontrez un problème et vous posez une question. Et là, oh malheur, vous ne recevez que des réponses pointant du doigt votre erreur : « Mais mon pauvre ami, tu as le mauvais modèle. Tu n’as pas la bonne version. Tu te trompes. Tu n’as rien compris, mais heureusement, tu es au bon endroit parce que moi, ici, je sais tout. Alors je vais te dire ce que tu dois faire. Parce que les autres, tu sais, ils te mentent tous. »

Je force le trait, mais c’est l’idée et c’est courant.

Autrement formulé, l’herbe est plus verte ailleurs, mais vous, pauvre innocent que vous êtes, vous ne l’avez jamais réalisé.

J’ai une mauvaise influence

Ne vous y trompez pas, je suis le premier à avoir une mauvaise influence sur vous. Je commente l’actualité, je teste des nouveaux matériels et logiciels, j’analyse le marché, j’ai un profil technique aussi, je suis donc souvent amené à vous dire que « oui, vraiment, celui-ci est meilleur que celui-là », ou que « oui, vraiment, il faut faire la mise à jour ».

Je m’efforce d’être le plus sincère possible mais nul n’est parfait. Je réponds souvent aux questions aussi en disant « non, inutile de dépenser plus, le problème ne vient pas du matériel ».

En réaction je reçois toutes sortes de commentaires, d’un simple « merci » à toutes formes d’insultes. J’y suis habitué depuis 2004 que je fais ce métier, les insultes ne me touchent plus. Les « merci » par contre me touchent car un grand nombre de ceux qui communiquent avec moi sont des gens adorables, alors les grincheux, je les oublie vite.

La critique règne en photo car elle dédouane

Que nous ayons une bonne ou une mauvaise influence les uns sur les autres, c’est la vie. Nous sommes tous influencés par quelque chose chaque jour. Que nous soyons critiques les uns envers les autres, c’est la logique aussi. On ne va pas refaire l’espèce humaine et le français en particulier.

Ce sur quoi je veux attirer votre attention, c’est que critiquer systématiquement comme certains le font, est une façon de masquer ses craintes, son manque de savoir et son manque d’implication.

Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de dire que ceux qui critiquent tout sont nuls, je suis en train de dire que critiquer les autres ou ce que l’on utilise lorsqu’on n’a pas les résultats attendus est une façon de se dédouaner. De masquer le fait que nous n’avons pas pris le temps d’apprendre, d’étudier, de tester. De masquer nos limites.

Qui n’a jamais dit « mais pourquoi ils ont fait ça comme ça, c’est nul ! » au lieu de se dire « bon, comment ça fonctionne ? » pour chercher à comprendre.

Le photographe amateur critique car c’est un éternel insatisfait

Le photographe amateur est un éternel insatisfait car ses photos ne sont pas à la hauteur de celles des photographes reconnus. Il le sait, je le sais quand je vois mes photos aussi. Alors nous cherchons des excuses. Pas le temps de se former, pas le temps de comprendre, pas le budget pour …, pas l’envie de … tout est bon.

Faut-il se satisfaire de cette insatisfaction ? Oui, si la photographie est pour vous une passion. Le propre d’une passion est de vous faire rêver, de vous faire vivre une expérience que vous ne vivez pas dans votre emploi, votre quotidien. Une passion est faite de plaisirs, de joies comme de peines et de manques. Une passion se vit à sens unique : vous aimez la photographie mais la photographie ne vous aime pas. Elle n’a rien à faire de vous, elle existe sans vous. Peu importe, vous, vous l’aimez.

Pourquoi les photographes professionnels ne vivent pas la photographie de la même façon ? Non pas parce qu’ils sont meilleurs photographes, tous ne le sont pas. Non pas parce qu’ils sont mieux équipés, tous ne le sont pas non plus. Pour une seule raison : parce qu’ils doivent délivrer une prestation à un client et que pour cela, tout critiquer ne les aide pas. Ce qui les aide est de faire avec ce qu’ils ont pour obtenir le meilleur résultat possible.

J’ai envie de terminer cette chronique avec ma définition de la différence entre un photographe amateur et un photographe professionnel :

L’amateur attend des autres qu’ils l’aident à devenir meilleur, le professionnel travaille pour obtenir les bons résultats.

Je vous laisse réagir, réfléchissez bien au sens du mot critique avant !

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Jean-Christophe Dichant
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47 Commentaires sur "Pourquoi la critique règne en maître en photographie amateur"

  1. Defleur Jean-Claude | 18 mars 2021 à 14 h 27 min | Répondre

    Je te remercie J Christophe, car ton article ma mis du Baume au coeur, Je m’était inscrit il y a quelques années afin de comprendre comment me servir de mon appareil, du logiciel lightroom et aussi de mettre quelques photos afin de recevoir une critique et de pouvoir m’améliorer. Qu’elle déception, rien de bon et bourrer de fautes d’orthographe; donc là je me suis dit je suis ridicule.
    Je n’ai plus jamais demandé avis et j’ai lu beaucoup de livres afin de toujours m’améliorer. J’y arrive plus ou moins et je sais que je ne serai jamais qu’un petit amateur.
    Bref, je continuerai toujours à lire tes articles qui sont toujours super bien fait et je laisserai les pros à leurs critiques.

  2. Bonsoir,
    Je suis moi-même un photographe amateur bien équipé (D850, 500 F/5.6, … et pratique à la fois l’animalier et le paysage, moins le portrait.
    Je suis absolument d’accord avec votre conclusion mais convenons qu’il est difficile de résister à ce qui sonne agréablement à nos oreilles :Ouf! j’ai fait le bon choix technique, ou bien mince, j’ai « raté un épisode sur la toile ». La raison se trouve comme toujours au milieu. Osez discuter avec le patron de son magasin photo préféré. Il aide à relativiser. Bien à vous

  3. Philippe Carpentier | 17 mars 2021 à 11 h 39 min | Répondre

    Bonjour Jean-Christophe et Amateurs de belles( images ou Photos),
    Sur le sujet brulant concernant « la critique »
    Ce que j’admire le plus dans le genre, c’est d’observer les qualités d’un engagement humain actif, et parfois coûteuse, la volonté d’apprendre, et de ceux qui donne de leur personne pour réaliser leur projets photos; Mais aussi ceux qui ont choisi le service aux autres. Communiquer n’est pas facile, car notre sensibilité ,nos perceptions varient en permanence. Nous pouvons choisir de changer notre regard.
    Ca fait mal, et vous forge un caractère!
    l’essentiel, c’est notre bonne volonté à tous; Ne devrait t’elle pas être celle de pouvoir progresser sans écraser ?
    Bon courage à vous et Merci.

  4. Bonjour,
    La démarche logique consiste à déterminer en quoi nos photos nous déçoivent. S’il s’agit d’un mauvais cadrage, c’est au photographe de corriger ce défaut lors des séances de prises de vues suivantes. Un flou peut-être dû à un mauvais emploi de l’appareil, à un mauvais objectif ou à un autofocus insuffisant. Une sur- ou sous-exposition peut être corrigée par le photographe, en revanche un manque de dynamique est due au boîtier.
    Avant d’envisager d’acquérir un nouveau matériel, il faut donc déterminer précisément ce en quoi le nôtre ne convient pas et de vérifier que celui qu’on nous propose est amélioré à ce point de vue. Le nouveau boîtier que j’ai acheté récemment était fustigé par les youtubeurs parce qu’il ne dispose pas des récentes fonctions vidéo. Comme je ne suis pas vidéaste, ça ne me touche pas. En revanche, certaines de ses caractéristiques dont les critiques ne parlent pas sont importantes pour moi : excellente gestion du bruit, fonction GPS, bouton test profondeur de champ.

  5. Amateur je suis, un article bien présenté, avec lequel je suis en accord…des « remontatdas » parfois dans mon club, dans mon groupe noir et blanc…j’ai un âge ou cela glisse sauf si c’est incisif de science infuse….mais sourire est la base d’échanges même contradictoire. Quand je lis les « glaires » crachés à tout va, je quitte la lecture ou je sors du groupe. Pour vos article, je me suis appuyé sur celui du D500 pour enfin l’acquérir ainsi que le 200/5000 NIKKOR et j’en suis satisfais. alors merci à vous, bonne fin de journée

  6. je ne critique aucune autre marques d’appareils photos j’e possède un Nikon D 7500 et un Nikon D 500 je part sur ce principe c’est le photographe qui est derrière l’appareil voilà si ma photo ne réussi pas je recommence et comme on dit Nikon n’y kon souvent je met des photos sur Facebook.je lit souvent vos commentaire qui m’aide beaucoup a avancé voilà bonne journée a vous et merci .je fait aussi partie d’un club photo qui donne de bon conseil et on apprend.et je fait du plaisir comme je dit souvent mon appareil possède beaucoup de boutons faut juste appuie sur le bon
    Gilbert Knoerr

  7. Quelle caricature, il n’y a pas un type unique d’amateur ou de professionnel ! la division est bien arbitraire. il y a aussi des attitudes négatives chez les professionnels (pas vous!) et d’excellents amateurs qui travaillent beaucoup… pour le plaisir de leur passion.
    j’apprécie vos articles en général aujourd’hui un peu moins, vous avez cédé à la facilité.

  8. Bonjour à tous,

    voici la réponse qui m’a plu, celle d’Alexandre :

    « Le meilleur moyen de vivre malheureux, c’est de se comparer.
    Le plus important, c’est d’avoir plaisir à faire ses photos. »

    Le club photo où je vais est principalement axé sur le concours, sur la critique, et du coup, sur l’élitisme. A titre d’illustration, j’ai récemment vu traiter une photo présentée comme étant « ratée, définitivement ratée ; car une photo ratée est définitivement ratée… » La photo en question représentait un pont avec 3 ou 4 personnes regroupées dessus, occupées à le traverser. Bon cadrage, bonne netteté, de la vie dans le sujet « pont », on pouvait juste dire que la lumière était plate. Du coup, j’ai proposé l’idée d’un poste-traitement afin de donner à cette photo de quoi emballer les cœurs. Mais non, « une photo ratée est définitivement ratée » ! Tirer la quintessence d’une image limite, voire « ratée », n’est-ce pas là un beau défi ? Les exemples sont légions en la matière. Le meilleur parti est donc d’y assister comme devant une pièce de théâtre. Alors, on rit dans sa barbe et on y trouve plaisir quand-même 🙂

    Concernant le matériel, c’est comme pour tout : plutôt mourir que d’avoir tort ! Comme l’évoque très bien Alexandre, c’est se faire plaisir qui compte le plus dans la vie, pas toujours faite de plaisirs, justement ! Le matériel coûte et tout le monde ne peut pas y prendre part de la même manière ; car on n’est pas dans une société équitable. Alors, comme dit dans l’article, la solution va dans le « faire avec ce qu’on a » !

    Merci de votre soutien, de votre partage, et de votre sympathie !

    Jean

  9. Bonsoir Jean Christophe,

    La critique du matériel, on la retrouve pour chaque loisir;
    j’anime un club photo et je suis entouré de passionné(e)s. Récemment un des nouveaux membres m’a envoyé ses photos (faites lors d’une sortie le 8 mars) en me demandant une critique sur celle ci
    Ma réponse : je ne vais pas analyser tes photos mais te dire ce que j’aime dans tes photos et pourquoi….
    Concernant la critique sur le matériel, j’ai répondu à ton intervention concernant le D6
    Quand tu l’avais comparé aux nouveaux hybrides et que tu considérais sa sortie comme « dépassé ».
    Le choix de son matériel est différent en fonction de son utilisation. J’utilise mon « vieux Nikon 610 » avec son 50 mm à ouverture 1.4 à tous les mariages en plus de mes Canon. Le fait d’avoir de nombreux appareils, ne m’a pas empêché d’acheter un fuji XT4. Pas dans l’espoir de faire de meilleures photos. Mais par passion comme le passionné de voiture , de vélos ect….
    Je ne me sépare pas de mon ancien matériel, l’argentique a été utilisé récemment par ma fille (Pentax Spotmatic ) Je prête volontiers mon matériel à mes ami(e)s

  10. Un plus complètement juste et la réalité agace toujours mais la progression est toujours sur soit même pas en fonction des autres.
    L’image est une vue, elle se travail comme tous les arts, on doit prendre le temps de faire, le temps d’apprendre.

  11. Bravo Jean-Christophe,
    C’est tellement juste et inattendu comme article !
    Cela me rappelle une formation il y a quelques années où le photographe avait vécu un véritable calvaire à cause de collègues obsédés par la colorimétrique, persuadés que c’était le secret ultime pour faire la photo parfaite…

  12. JACQUES BOUHOURS | 14 mars 2021 à 18 h 08 min | Répondre

    Encore une fois, merci pour vos courriers, vos observations, vos mises au point, toujours judicieuses et « expertes ».
    Vous ouvrez cette fois-ci une véritable boîte de Pandore… Enfin, il n’en sortira certainement pas tous les maux de l’humanité, mais on peut gager que ce sera une belle pomme de discorde entre tenants des différentes tendances.
    Si vous le voulez bien, faisons d’abord quelques petites mises au point:
    – Vous parlez de critique: distinguons s’il vous plaît « esprit critique » et « esprit de critique »; malheureusement, beaucoup de gens autour de nous sont plus enclins au second qu’au premier. Avoir un « esprit critique », qui permet de ne pas avaler n’importe quoi, de ne pas écouter un avis parce que celui qui l’émet a été le dernier à parler ou qu’il a parlé plus fort que les autres est très salutaire. Ça fait gagner du temps, ça économise de l’argent, et c’est souvent meilleur pour l’amour-propre! Avoir un « esprit de critique » permet de céder à ses pulsions primaires, souvent peu avouables, mais ne fait guère progresser celui qui s’y adonne.
    – Vous parlez aussi d’amateurs. Au risque de vous faire sourire, je vous renverrai à l’origine du mot: au départ un « amateur », c’est quelqu’un « qui aime ». Que vous soyez amateur de moules-frittes, de grosses voitures ou de belles images, si vous êtes un « vrai » amateur, au premier chef, vous AIMEZ (les moules-frittes, les grosses bagnoles, ou les belles images). Et c’est ça qui est important et que l’on oublie trop souvent.
    – Enfin, vous reprenez l’argument-choc qui sévit depuis des générations: J’AI PAS LE TEMPS. Il y a beaucoup d’injustices en ce monde, mais il y a tout de même UNE justice: pour nous tous, autant que nous soyons, il y a 24 heures dans chaque journée (ou 1440 minutes, ou 86 400 secondes). En face, il y a ce que nous décidons d’en faire: bien sûr, vous êtes obligé de dormir, de manger, de travailler, et je passe sur quelques autres activités « obligatoires », mais après? Que fait-on du reste? On choisit de le consacrer à un(e) être aimé(e), à Facebook, à la Française des Jeux…ou à la photo? On a le temps que l’on veut bien se donner. J’ai pratiqué pendant près de 50 ans un métier où on m’appelait à toute heure du jour et de la nuit, les dimanches et jours fériés compris, mais j’ai toujours trouvé un petit créneau pour la photo. Parce que j’aimais ça. Et c’est peut être ça (entre autres) qui m’a permis de « survivre » à des rythmes souvent infernaux.

    Tout ça pour en arriver où?
    A une chose: si vous aimez faire de belles images, si vous avez envie d’en faire de meilleures, il faut accepter le regard des autres, et donc accepter d’être critiqué de manière constructive. Vous le gardez sans doute pour une autre chronique ou une autre lettre, cher Jean-Christophe (excusez-moi de vous appeler par votre prénom), mais je crois qu’une saine émulation peut exister entre des gens qui ont la même passion, et il vaut la peine de pousser la porte d’un club de quelque renom (il y en a pas mal, dans notre beau pays, et beaucoup ont survécu au « confinement » et à la « distanciation » en adaptant leurs activités aux technologies modernes), de voir ce que font les autres, d’écouter leurs conseils et leurs explications, en bref, d’élargir son champ de vision. On rencontre aussi des gens qui utilisent des matériels différents, qui n’en font ni une religion, ni une maladie, et qui savent expliquer comment ils s’adaptent à telle situation en fonction de la technique qu’ils ont choisi (ou le contraire, c’est selon…). Il n’y a heureusement pas que des obscurs « bidouilleurs », jaloux de leurs astuces et de leurs réussites, dans les clubs, il y a surtout d’autres amateurs, heureux de partager. Et s’essayer à « porter » les « couleurs » de son club en présentant quelques images en concours est aussi un bon moyen: il faudra encore affronter la « critique », mais passé le quart d’heure de vergogne (comme on dit dans mon pays natal) qui suit une déconvenue, on se promet de faire mieux, et on progresse encore.
    La photo, comme les arts, comme la technique, n’est jamais finie. Il y a toujours autre chose à essayer, à comprendre, à réussir, et c’est ce qui est intéressant, en fin de compte.

    Et je me permets de vous rappeler le second aphorisme d’Hippocrate (longtemps, très longtemps avant la photo):
    « L’art est long. La vie est courte. L’expérience, trompeuse. L’occasion, fugace. Le jugement, difficile »

  13. Merci J-Christophe pour vos articles. Ils sont précis et informatifs. J’apprécie beaucoup les articles sur les livres. J’ai acheté le livre de Joel Meyerowitz que je ne connaissais pas. J’ai beaucoup apprécié les astuces pour aborder les gens dans la rue. Je suis de votre avis en ce qui concerne la critique. Comment progresser si on n’accepte pas la critique si elle est constructive. Encore merci pour vos mails.

  14. Très bon article, sur le fond et la forme.
    100 % d’accord avec ces considérations.
    Je fais mienne la conclusion de l’éditorial d’une revue photo d’il y a 4 ou 5 ans,
    malheureusement pas retrouvée dans mes archives: « Ce que j’expose, ce sont mes photos, pas mon matériel ».

    Je vous suis depuis des années, et MERCI pour tous ces conseils,
    astuces, tests et autres, que vous diffusez gratuitement.
    J’ai aussi acheté des formations, payantes ça va de soi.
    NB Ca me dépasse qu’on puisse recevoir des insultes à propos
    du genre d’articles que vous écrivez…

  15. Eh bien merci pour cette chronique 😉
    Le meilleur moyen de vivre malheureux, c’est de se comparer.
    Le plus important, c’est d’avoir plaisir à faire ses photos (ce qui compte le plus, c’est plutôt l’étape qui a conduit à exciter le capteur, un voyage, une sortie…).
    Developer son style, ça prend du temps. Alors patience.
    Juger les photos des autres? Chercher le positif.

  16. je vais vous donner ce qui pour moi fait la différence entre un « amateur » et un « pro »..
    ce n’est pas le matériel ,ce n’est pas le talent ..
    il y a que le photographe « pro » est soumis à un devoir de résultat…
    moi, qui suis amateur depuis toujours , si je fais une sortie photo sans déclencher ,ou que je constate que ce que j’ai fait mérite juste la poubelle (pour être sincère ,je le sais bien avant de visionner) , cela ne m’apporte aucun préjudice ,je dirais même que cela m’a permit de faire une sortie ,de prendre l’air…la photo ‘étant que la cerise sur le gateau …
    pour ce qui est des critiqueurs ,mon avis rejoint plutôt le tien ! 🙂

    https://www.flickr.com/photos/patrice_hick/

  17. Maurice Léon De Potter | 14 mars 2021 à 11 h 38 min | Répondre

    Bonjour Christophe,
    Avec ces commentaires sur la  » critique « , vous donnez dans le psychologique. Et cet aspect fait évidemment partie du monde des photographes.
    Quelqu’un disait :  » La critique est aisée mais l’art est difficile « .
    Je pense que la critique est nécessaire et efficace dès l’instant où elle consiste en une analyse de tous les paramètres , sans aboutir au dénigrement systématique. Elle aide à prendre les bonnes décisions. Comme les marins qui parlent de  » critiquer le point  » pour savoir où ils en sont dans leur navigation.
    La réalité n’étant jamais parfaite, et pour tout dire, perfectible. C’est un grand bonheur de se réjouir de ce qu’elle apporte à ce qui existe déjà.
    Je m’attache donc à critiquer le plus profondément possible pour me réjouir sans modération.
    Votre commentaire est bienvenu et je le partage entièrement.
    Merci pour le temps que vous prenez à rédiger ces articles et le soin que vous leur apportez.
    C’est dimanche .
    On parle de la photo.
    L’art de la lumière magique !!!
    Je n’y connais pas grand chose mais j’aime beaucoup !!!

  18. Mes 76 ans sont sans doute une garantie pour une appréhension plus mesurée des problèmes en général. Cet article m’a rassuré et mon seul souhait est d’apprendre chaque jour un peu plus que la veille. Oui, je suis passionné par la photo et malgré des ambitions de clichés d’exception, la réalité des résultats m’inspire modestie et humilité. Merci pour cette approche qui correspond à ma réalité. Louis-Xavier.

  19. Heureusement il y a des critiques constructives si on sait les recevoir et les interpreter avec modestie et réalisme !

  20. bonjour.
    impeccable. juste.
    a lire et relire

  21. je vais faire court. photographe tres amateur depuis 50 ans j ai toujours utilisé mon materiel Olympus du temps de l argentique -OM 1N puis 2 puis 4 puis Nikon D 70S enfin D90 – a environ 40/% de leurs capacités. je suis encore a faire de la prise de vue comme je le faisais avec l OM1 c ‘est a dire se poser, réflechir a l ensemble ? des paramètres choisir le réglage qui m apparait etre le plus approprié et … déclencher. finalement tres peu de photos, beaucoup de déchet et… la satisfaction de ce que j ai capturé. le seul truc qui me ferait changer c’est la panne et l obsolescence marketing entrainant l impossibilité de remettre en marche. mon reve un hasselblad 6×6 argentique… et oui c ‘est un truc de vieux mais aussi comme dirait les momes un truc de ouf.

  22. Canard Claude Raymond | 14 mars 2021 à 10 h 37 min | Répondre

    Cher Jean Christophe, je suis choqué de votre révélation, on vous insulte ? Alors je prend mon clavier pour vous dire un grand merci. Je ne suis pas inscrit à une de vos sessions de formation, mais j’apprécie de lire vos chroniques sans langue de bois ni excès, ainsi que de m’efforcer d’absorber et mettre en pratique vos conseils techniques éclairés. Vous partagez tout cela en totale gratuité ! Je suis de ces amateurs ( pas trop râleur, du moins dans le domaine de la photo, celle-ci m’a un peu amélioré mon revenu d’ouvrier en faisant correspondant de presse locale, expérience formatrice par les exigences du genre.) Membre d’un club photo, j’y vois d’autres amateurs de divers niveaux de débutant à expert confirmé. On s’y efforce de mettre en commun nos pratiques et faire vivre des expositions pour rencontrer le public ( bloqués depuis un an, bien entendu). Pas facile de se confronter aux critiqueurs pas toujours bienveillants ! On pourrai leur conseiller de vous lire, ils y gagneraient ( sans jeu de mots) un certain esprit d’ouverture ! Encore merci a vous de continuer à nous informer et nous former. Claude Raymond.

  23. Voilà une excellente définition du photographe amateur que je suis. Heureusement tous ne sont pas aussi critiques que vous le décrivez.
    Je fais partie d’un club photo où la bienveillance ce et la critique positive sont de mise.

  24. Bonjour, je ne suis pas d’accord avec ta dernière phrase est ce une critique ? c’est ton avis et il est parfaitement respectable car tu as beaucoup plus d’expérience que moi. L’amateur pour moi est quelqu’un qui prend en photo un sujet photographique sans l’interpréter, je le fais très souvent en photo animalière et cela me convient, mais pas toujours, le professionnel répond à une commande et essaye d’y coller le plus possible pour être sur de vendre son produit. Cela n’est pas grave, c’est sa vision de la photographie et il doit en vivre. Il manque une catégorie dans ta phrase, l’artiste photographique, il voit un sujet, l’interprète, met en avant sa vision photo. c’est beaucoup plus difficile à atteindre et j’en suis encore loin. On est loin , pour l’artiste photographique des likes sur facebook, des critiques stériles souvent en rapport avec la technique et rarement avec l’intention photographique de l’artiste photographe. Donc , en conclusion vivons notre vie de photographe, essayons de faire passer le plus possible « notre âme de photographe (David Duchemin). Quand au matériel, Doisneau, Cappa, Cartier-Bresson avait mille fois moins de possibilité que le 1er nikon de base alors, quand on voit ce qu’ils ont produit. Bonne journée et surtout faîtes de la photo, sorter, regarder le monde

  25. Bonjour Jean-Christophe, bonjour à tous.
    Je viens de lire votre article et les commentaires qu’il a suscité. Je trouve l’un comme les autres posés et modérés et en suis réconforté. Cela m’incite a participer au débat. Dire tout d’abord que je suis un amateur passionné. Cela ne dit rien de mes compétences ni de mon sens artistique mais beaucoup de la façon dont j’appréhende la photo. « Ma » photo devrais-je dire car il me semble que les pratiques sont très diverses, artistiques, scientifiques, documentaires, testimoniales… Parfois ces différentes approches vont difficilement « se croiser » et cela génère peut-être un premier niveau d’incompréhension entre les gens. Abonné à un mensuel sur la photo, je ne comprends plus vraiment sa ligne éditoriale mais j’évite d’en rejeter la faute sur les journalistes, j’essaie de comprendre pourquoi je n’ai aucun ressenti émotionnel à regarder nombre des photos publiées. Ce questionnement parfois m’enrichit mais me rend malheureux le plus souvent car je me sens en décalage avec une approche « main stream ». Suis-je à côté de la plaque ? Ma pratique et ma « vision » de la photo sont-elles si mauvaises que ça ? Je ne cherche ni reconnaissance (hormis dans un cercle familial et amical restreint) ni encouragements, je poursuis mon petit bonhomme de chemin, cherche et trouve du plaisir à faire les plus belles photos que je peux, pas à la mode, pas géniales mais sources d’émotions pour moi et, peut-être, pour quelques autres. Je ne serai jamais un artiste, j’essaie d’être un bon artisan. Du coup, j’essaie aussi d’être tolérant avec ce que je ne comprends pas et qui ne suscite chez moi aucune émotion, sans y adhérer inconditionnellement.
    Nous vivons tous de la photo, que ce soit pécuniairement, émotionnellement ou autre… Dernier point, depuis l’arrivée des Z6 et Z7, le paysage « technique » est chamboulé… et moi aussi ! Certains de mes repères ont volé en éclats et loin de m’inciter à acheter, cela a provoqué un repli et un attentisme dubitatif.
    Je vous souhaite à tous beaucoup de bonheur photographique.

  26. Bonjour du lit, c’est dimanche.
    Pour cet article j’ai une pensée. Comment à l’heure actuelle peux t’on dire que telle ou telle photo est belle? C’est un choix personnel à part si l’on détaille les critères de base, cadrage expo, couleurs etc…
    Nous sommes abreuvés avec indigestion de photos. Je m’arrête sur quelques une qui me font réagir positivement mais la mode l’emporte sur les photos flashies les pressets et les recettes automatiques. Si les photographes en herbe trouvent ta rubrique fâcheuse pour moi c’est normal car ils sont habitués à mauvaise école entre you tube et toute ces rubriques qui bourrent le crâne.
    Toute photo vue est une copie d’une autre et l’on peut se demander quoi faire pour sortir de cette tendance anarchique à vouloir claquer la toile.

  27. Une analyse que je partage à 100%. C’est le constat que je fais depuis plusieurs années maintenant dans tous les secteurs, réseaux de partage, club photo, fédération photographique. La mode actuelle est d’être toujours plus « créatif ». Evidemment l’industrie s’y est engouffrée pour nous proposer des outils en conséquence, car elle nous fait croire que la créativité passe par plus de technologie. Elle y participe, certes, mais ce n’est pas pour autant qu’il y a une augmentation du talent photographique, on le saurait déjà ! Alors on invente de nouveaux styles, toujours plus de contraste lumineux, plus de saturation des couleurs, on se libère de tout carcan qui freine la créativité. Internet est un merveilleux jardin d’analyses des tendances. La photographie n’échappe pas non plus au mouvement des réseaux sociaux qui libère la parole avec tous ses excès. Alors quels sont les exemples pour un débutant qui lui permettront d’acquérir les bases techniques et culturelles nécessaire pour progresser ? La profusion d’images, les critiques douteuses et l’influence des publicitaires sont à l’évidence des cartes brouillées dans lesquelles il faut trouver la bonne. A l’image de l’information, il faut trouver des sources sûres.
    Tout le monde n’a pas la chance de connaître un professionnel ou se payer des stages onéreux. Mais cela n’empêche pas de se documenter, de se rendre sur des sites culturels (en ligne, expo, …). L’édition est pour ma part une des sources les plus sûres et elle offre un gigantesque choix dont NP se fait le promoteur. Mais alors il faut du temps ! Eh oui, c’est sans doute le mal du siècle : prendre le temps !
    Une technique qui demande de la patience, apprendre de ses erreurs et de ses faiblesses, être curieux et bien connaître les outils employés. Changer de matériel ou de logiciel est une remise en cause à chaque fois et donc une perte de temps qui peut être consacrée à la photographie.
    Le talent photographique est inné chez certains, c’est un fait. Cependant, à force de travail et d’expérience, le photographe amateur comme le professionnel, deviendra meilleur sans pour cela être un grand talent. Le but est de se faire plaisir et au diable les grincheux !

    • Bonjour Pat21
      En tant qu’amateur que je n’ai jamais cessé d’être, j’ai effectivement suivi une formation photo par internet à l’époque où je « roulais » en Fuji XT1.
      J’ai suivi une des formations distillée par Laurent Breillat, excellent photographe mais aussi et surtout excellent pédagogue. La formation s’intitulait simplement « Devenez un Photographe Accompli ». A l’époque elle m’a coûté environ 350€.
      Personnellement je ne trouve pas du tout excessif un tel tarif.
      Je n’avais jamais suivi de formations et donc appris que par moi-même. Cette formation me fut très utile pour fixer et approfondir ce que je connaissais et apprendre tout un tas d’autres choses.
      JC, je suis désolé de parler ici de Laurent Breillat, mais à l’époque je ne connaissais pas NikonPassion …

    • En vous citant : « …La photographie n’échappe pas non plus au mouvement des réseaux sociaux qui libère la parole avec tous ses excès… ».
      je « plussoie » à vos propos en y ajoutant cette sage et pertinente réflexion :
      « « Les réseaux sociaux ont donné le droit de parole à des légions d’imbéciles qui, avant, ne parlaient qu’au bar, après un verre de vin et ne causaient aucun tort à la collectivité. On les faisait taire tout de suite alors qu’aujourd’hui ils ont le même droit de parole qu’un prix Nobel.
      C’est l’invasion des imbéciles.  Umberto Eco  »

      Et quand on sait que ces « réseaux » ont créé ce qu’on appelle aujourd’hui « les influenceurs/sseuses », on ne peut que se dire que ce n’est pas « ça » qui fera avancer le
      Schmilblick…(Merci Coluche…)

  28. Pour compléter mon précédent commentaire, la photo est un art qui permet à chacun de s’exprimer, amateur ou pro.
    Maintenant entre avoir l’idée d’un sujet et rendre l’idée géniale sur un cliché existe un gap important. La technique et les connaissances de bases en matière de physique et de son propre matériel photo.
    Entre photographier un sujet en mode P et le même en utilisant certains principes de base de la photo comme distance de map, ouverture, ISO, temps de pause, la focale qui va bien et aussi l’environnement du sujet comme les contrastes de couleurs, les avant et arrière plans, … le gap est gigantesque.
    Dans ce cadre, les Pro, qui font de la photo tous les jours pour vivre, et les amateurs avertis qui sont aussi de très bons connaisseurs, vont savoir faire de tels clichés.
    Les autres amateurs qui shootent essentiellement en mode P n’arriveront jamais au mêmes résultats. Là le matériel n’y est pour rien. Ils possèderaient un Leica M10R ou un D6 que le résultat ne serait pas meilleur.

  29. Bonjour
    Tien! un dimanche pas comme les autres.
    Cet article me fait revenir en mémoire les dires d’un humoriste qui m’ont guidés dans ma vie professionnelle …. (autre que photo).
    « Un technicien sait rien sur tout, un ingénieur sait tout sur rien » …
    Apprend et travaille, travaille et apprend …. c’est ce qui fait avancer la technique et l’ingénierie.
    Merci Jean Christophe de la rubrique d’aujourd’hui, j’y adhère car tout le monde se croit créateur juste parce qu’un blog est facilement ´commerciable’.
    Bon dimanche

  30. Bonjour a toutes et tous, merci Christophe, en tant qu amateur aillant travaille, je partage ce point de vu. Pour ma part j ai pu réaliser quelque stages bien cibles avec des pros ce qui m à permis de progresser et de prendre conscience du chemin à parcourir. Beaucoup de pratique de partage sur réseaux sociaux et de critiques constructives permettent également de se remettre en question et de continuer à avancer. Bonnes photos à tous !

  31. Merci beaucoup pour ces chroniques qui remettent les choses à leur place ! Je crois que les pires critiques c’est nous mêmes mais que l’on a du mal à entendre cela venant des autres !!! Ah! L’égo !!!!
    Bonne journée

  32. Bonjour JC,
    Excellent article et toujours aussi bien écrit. Merci.
    Je suis un photographe amateur depuis les années 1970.
    Je connais quelques photographes professionnels avec qui j’ai justement beaucoup discuté de la critique. Celle-ci existe dans le monde pro mais elle est bien cadrée et basée sur des critères le plus objectif possible.
    J’ai vendu un Leica CL a l’un d’entre eux et un Leica Q2 à un autre. Je dois avouer de la jalousie quand je visualise les photos qu’ils font avec 😢 C’est le jour et la nuit et pourtant c’est le matériel que j’utilisais.
    Où est l’erreur ? Tout simplement entre le sol et le viseur.
    Concernant les amateurs, Il y a de la bonne et de la mauvaise critique.
    La mauvaise d’abord issue essentiellement d’un a priori que l’on se porte à soi-même et bien sûr d’une certaine méconnaissance exacerbée souvent par les réseaux sociaux.
    La bonne, celle qui permet de nous améliorer en posant des questions à l’auteur de la photo en lui demandant comment et pourquoi il a fait de tels choix.
    Avec mon ancienneté et une certaine expérience, je pense que le matériel ne joue pas beaucoup dans nos échecs. En revanche c’est beaucoup plus facile de l’accuser que de se remettre en question.

  33. Merci Jean Christophe de remettre la vérité en place même si ça n’est pas toujours agréable. Par rapport à la course au matériel, je reste certain qu’avec la raquette de Federer, je ne battrai pas Nadal!!!

  34. Bonjour à tous! (j’ai bien dit à tous…)
    Je trouve le clivage pro/amateur extrêmement limité, quand il s’agit de la photographie. En effet la photographie est, me semble t il, un art et comme en peinture il existe des pro et des amateur qui la pratique. Mais cela ne limite pas l’acte à de la peinture en bâtiment…
    D’un point de vue fiscal, oui il y a une différence entre pro et amateur, mais du point de vue artistique bien des amateurs méritent le titre d’artiste et alors que des professionnels peinent à exprimer leur talent.
    En effet je trouve le crédit donné aux élucubrations de certains sur les réseau sociaux est bien trop grand et que les titres autoproclamés d' »expert » seraient à prendre avec des pincettes. Mais, comme vous le dite sans vraiment le dire, les fabricants ne sont pas étrangers à cette façon de faire. Sur quelles bases sont établies les notion de matériel amateur, pro, expert… ? Au temps de l’argentique sur les boitiers reflex ou non les réglages réservés de nos jours aux boitiers pro étaient inévitables et pour le coup les personnes qui faisaient des photos devaient savoir appliquer les règles technique ou ne pas faire de photo. De nos jours c’est l’intelligence artificielle qui régente tout et qui permet au premier venu de « réussir » une image sans se poser la moindre question. Alors je comprends que la faute soit imputée au matériel par les « amateurs » quand le résulta ne correspond pas à leurs attentes. Mais soyons raisonnables et changeons nos habitudes linguistiques quand à la qualification des amateurs de photographie. Parlons de bon photographes, d’artistes ou de piètres éditeurs d’images et alors chacun trouvera sa place si ce n’est par lui même, à minima au travers du regard des autres.
    Bonne journée à tous.
    Amicalement
    Jean-Yves

  35. Hi,
    Très bon article, j’adore. Pas de critique à formuler 😉
    Merci

  36. Très bonne analyse issue d’une expérience certaine.
    Je dirais (enfin pour mon cas) que l’amateur st un sportif qui souhaite toujours progresser, faire mieux, voire d’égaler ou dépasser le travail des meilleurs. Bref un éternel insatisfait comme dit dans l’article et suite à une remarque faite à ma fille, il vaut mieux rester amateur.
    Ma fille qui adore le cheval s’entretenait avec une professionnelle lors d’un salon de l’étudiant sur les métiers du cheval : la réponse fut « reste passionnée, tu conserveras toujours le plaisir, si tu deviens professionnelle, ça deviendra une charge ». Un réponse identique lui a été donnée par une monitrice qui teanai également maison d’hôte.

  37. Bonjour J.C.

    Merci beaucoup pour cet article de débat « existentiel ». Dans ce context de pandémie, l’échange direct sur ce genre de réflexions psychologiques avec des autres photographes amateurs est presque inexistant.
    Personnellement, je vois la situation que vous décrivez comme réelle, mais aggravée par l’utilisation massive des réseaux sociaux. Je trouve que les critiques negatives sur ce moyen de communication sont largement plus courantes qu’avec un échange face à face.
    Et merci encore parce que votre article m’a fait réfléchir également sur l’équilibre fragile entre le plaisir d’une passion et le « plaisir » au boulot.
    Bonne journée.

  38. Merci pour cette réflexion originale.
    Les amateurs critiquent car ils ont le temps de la faire. La photographie est pour eux une fin en soi. Pour le professionnel, la photographie est un outil. Plus on passe de temps à améliorer l’outil, moins on passe de temps à l’utiliser. Le problème des critiques, c’est qu’elles sont souvent égocentrèes. Exemple typique : « ce matériel est très cher ». Cela ne nous renseigne pas sur la valeur réelle du matériel, mais sur les capacités d’achat de celui qui émet cette critique. Autre exemple : « ce matériel est trop lent ». Trop lent pour qui? Pour celui qui couvre les évènements en Afganistan ou le 100 m olympique. Certes. Je fais de la photographie d’oeuvres d’art pour les musées et galleries et cet appareil me convient très bien. Cela exprimé, on trouve au travers des critiques une tendance que chaque lecteur peut analyser en fonction de ses propres aspirations.

  39. Excellent article. Bravo. Je partage votre analyse.
    Revenons des années en arrière. Nous avions des boîtiers argentiques, bien moins sophistiqués que nos boîtiers actuels.
    Nous réalisions de jolies photos. Nous photographions avec notre émotion, notre sensibilité, notre œil.

  40. ma définition a moi de la différence entre un photographe amateur et un photographe professionnel.
    Un photographe amateur dépense de l’argent pour son plaisir , faire de la photo
    un photographe professionnel fait de la photo pour gagner sa vie

  41. je fais de la photo amateur depuis 1970. « à l’époque » les remarques étaient « c’est chouette » ou « j’aime pas ». Maintenant, c’est quelques fois tout et n’importe quoi comme critique parfois très cinglantes .La plupart du temps émises par des personnes dont on ne voit jamais leurs propres réalisations. De même pour la critique matériel à la sortie de tel ou tel produits, la critique se fait sur la base « des raisons sociaux « y compris « Youtube » mais pas l’utilisation de son matériel ni sur le ressenti de la personne qui possède réellement le produit concerné .
    Le Z9 vient seulement d’être annoncé (avec de vagues spécifications)et vous pourrez constater « le degré » des critiques qui seront faites.

  42. Ce que vous dites sur l’.amateur est assez juste mais incomplet.
    Vous négligez la notion essentiel du plaisir de faire une photo quel qu’en soit le fondement.
    Le professionnel a parfois du talent, mais a t il ce plaisir dès lors qu’il répond à une exigence, la commande.
    On ne peut lui reprocher, c’est juste une réalité.
    A t il le te temps ou la volonté pour le plaisir ?
    En fait on retrouve ici la problématique du plaisir dans le travail.
    L’amateur n’a pas les mêmes contraintes, son plaisir il l’a peut être en utilisant son (bel appareil). Ou en faisant parfois une belle photo, pourquoi pas.
    Si il en a les moyens, pourquoi pas.