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NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II : nouvelle mue pour le dragon

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous présenter le zoom NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II et ses usages. Incontournable en sport, en portrait, en reportage, en animalier proche, et de plus en plus en vidéo. Nikon en proposait déjà une version de très haut niveau, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S version 1, annoncé il y a tout juste 6 ans (oui, déjà).

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II, annoncé aujourd’hui, est une évolution assumée de ce zoom professionnel. Chez Nikon, le 70-200 mm f/2,8 appartient à la lignée des « Three Big Dragons », ces zooms pro lumineux f/2,8 réputés puissants, complexes et difficiles à dompter. Avec cette version II, le dragon mue : même qualification S, mêmes ambitions, mais une silhouette allégée de 362 g et de 12 mm et un autofocus profondément revu.

En bref : le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II apporte trois améliorations majeures par rapport à la version 1 : un gain de poids de 362 g, un autofocus 3,5 fois plus rapide grâce au moteur Silky Swift VCM, et un traitement méso-amorphe inédit sur cette focale. Prix : 3 349 € TTC. Disponible le 19 mars 2026.

Ce qui change dans le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II

Poids et compacité : 362 g de moins, sans compromis S

Le premier argument du NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II est physique. Le 70-200 S première génération pesait 1 360 g sans collier. Cette version II a fait un beau régime pour arriver à 998 g, soit 362 g de moins, presque 26 %.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec collier de protection
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec collier de protection

Sur une journée de travail avec un hybride pro comme les Z8 ou Z9, on est loin du détail. C’est la différence entre rentrer chez vous pour souffler après deux semaines de JO d’hiver ou pour prendre rendez-vous avec votre ostéo.

Ce gain de poids est obtenu sans rogner sur la qualification S, ce qui aurait été inconcevable. C’est là que la formule optique joue un rôle central.

Autre critère physique, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II gagne 12 mm en compacité, passant à 208 mm de longueur. Si votre sac photo était un poil juste pour caser la version 1, cette version II vous évitera de changer de sac.

Formule optique : moins de lentilles, plus de complexité

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II passe de 21 éléments en 18 groupes à 18 éléments en 16 groupes. Moins de verre, grâce à une formule plus complexe, excusez du peu :

  • deux éléments asphériques double face,
  • du verre Super ED,
  • de la fluorite,
  • du verre SR à haute dispersion,
  • et des éléments combinant asphérique et ED.
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II - formule optique 18 éléments 16 groupes
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II – formule optique 18 éléments 16 groupes

N’allez pas penser que Nikon a réduit le nombre de lentilles pour grapiller quelques euros sur le coût de revient. Que nenni. Cette réduction du nombre d’éléments est annoncée comme une optimisation rendue possible par des technologies de fabrication plus avancées. Ben oui, on est déjà en 2026, tout progresse.

Les traitements de surface des lentilles évoluent également. Le traitement méso-amorphe fait son apparition, en complément du traitement ARNEO déjà présent sur la version 1.

L’ARNEO traite les lumières parasites incidentes frontales. Le méso-amorphe prend en charge les lumières obliques et diagonales. A eux deux, ils offrent une résistance au contre-jour annoncée comme supérieure à celle de la génération précédente, avec moins d’images fantômes et moins de travail en postproduction. Les tests confirmeront, ou pas, et il va falloir un sacré protocole en labo optique pour vérifier ça sans ambiguïté (autant dire que vous aurez du mal à distinguer la différence si vous n’avez pas un usage hyper pro de ce zoom).

Un point va beaucoup plaire aux fans de bokeh : le diaphragme passe de 9 à 11 lamelles, pour un bokeh plus circulaire et plus régulier. Les portraitistes apprécieront, les vidéastes se pâmeront devant cet arrière-plan défocalisé.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II : un bokeh encore amélioré
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II : un bokeh encore amélioré

Autofocus : le Silky Swift VCM change la donne

Parce qu’il faut bien justifier le montant de l’addition… C’est l’amélioration qui me semble la plus substantielle avec le gain de poids. Le moteur Silky Swift VCM, déjà introduit sur le 400 mm f/2,8 puis le 600 mm f/4, et plus récemment sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2,8 S II, équipe désormais ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II.

Il s’agit d’un moteur à bobine acoustique avec guides magnétiques, plus rapide, plus précis et plus silencieux que les motorisations conventionnelles.

Les chiffres annoncés par Nikon sont particulièrement évocateurs :

  • autofocus 3,5 fois plus rapide que la génération précédente,
  • 50 % plus silencieux,
  • et un temps de transition entre sujet proche et sujet éloigné réduit de 45 %.

Le dernier point devrait faire tilt si vous faites de la photo de sports collectifs ou de spectacles vivants Vous savez comme moi que le sujet à suivre change rapidement de plan (en photo de danse, c’est sans cesse). La précision du suivi AF en zoomant progresse de 40 %, ce qui réduit les décrochages lors des changements de focale en cours de prise de vue.

L’architecture multi-groupe, avec deux moteurs déplaçant indépendamment des groupes de lentilles distincts, contribue à cette précision accrue. Je rêve déjà de tester ça face à un plateau de danse, mon juge de paix.

Stabilisation : 6 stops avec la Synchro VR

Parce que Nikon ne s’est pas arrêté là. La Synchro VR monte à 6 stops sur les boîtiers compatibles Synchro VR, contre 5 auparavant. Si vous n’avez pas suivi l’actu Nikon des dernières années, je vous rappelle que la synchro VR est conditionnée à l’utilisation d’un boîtier équipé de l’Expeed 7, comme les Z8, Z9, Z6 III ou la Nikon ZR… Sur les boîtiers antérieurs, la stabilisation reste fonctionnelle mais sans atteindre ce palier.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec stabilisation 6 stops Synchro VR
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec stabilisation 6 stops Synchro VR

Distance minimale de mise au point et rapport de reproduction

La distance minimale de mise au point est de 0,38 m à 70 mm et 0,80 m à 200 mm, avec un rapport de reproduction maximum de 0,25x à 70 mm et 0,3x à 200 mm.

Ces chiffres ne font pas du NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II un objectif macro, ce qui tombe bien car ce n’est pas le but. Ces valeurs devraient toutefois permettre une pratique sérieuse de la proxiphotographie, notamment en photo d’objets ou de faune et flore.

Ergonomie : deux colliers, bague débrayable, trappe filtre

Deux colliers sont fournis :

  • un collier avec pied intégré compatible ARCA-SWISS pour une utilisation sur trépied ou rotule,
  • et un collier de protection destiné à la prise en main libre, qui masque le système de fixation.

Notez aussi que la bague de zoom est débrayable entre un mode fluide pour la vidéo et un mode cranté pour la photo. Ceci évite les modifications accidentelles de réglage lors des déplacements (ne me dites pas que cela ne vous ai jamais arrivé).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec le collier de trépied compatible ARCA-SWISS
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec le collier de trépied compatible ARCA-SWISS

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II propose deux boutons L-Fn personnalisables, un limiteur d’autofocus Full/5 m et plus. Le diamètre de filtre est de 77 mm, identique à la première génération.

Astuce pratique : le pare-soleil Nikon HB-119 intègre une trappe permettant de gérer les filtres ND ou les matte-box sans le retirer, détail apprécié en vidéo.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec pare-soleil à trappe filtre Nikon HB-119
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec pare-soleil à trappe filtre Nikon HB-119

Le zoom interne, quant à lui, préserve l’équilibre de l’ensemble sur un stabilisateur, et évite de recalibrer ce dernier à chaque changement de focale. Amis vidéastes, c’est pour vous.

Comparatif NIKKOR Z 70-200 VR S vs S II : ce qui change concrètement

Caractéristique 70-200 S (Ver. 1) 70-200 S II
Poids (nu) 1 360 g 998 g
Longueur 220 mm 208 mm
Construction optique 21 él. / 18 gr. 18 él. / 16 gr.
Lamelles diaphragme 9 11
Motorisation AF Multi-Focus System Silky Swift VCM (Multi-Focus)
Stabilisation (Synchro VR) 5 stops 6 stops
Distance MAP mini (70 mm) 0,5 m 0,38 m
Distance MAP mini (200 mm) 1,0 m 0,80 m
Rapport reproduction max 0,2x 0,25x / 0,3x
Traitement méso-amorphe Non Oui
Prix indicatif (février 2026) ~2 800 € 3 349 €

Fiche technique NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II

  • Monture : Nikon Z
  • Format : FX (plein format 35 mm)
  • Plage focale : 70-200 mm
  • Ouverture maximale : f/2,8
  • Ouverture minimale : f/22
  • Construction optique : 18 éléments en 16 groupes (1 ED, 1 Super ED, 2 asphériques, 1 asphérique ED, 1 fluorite, 1 SR)
  • Traitements : Méso-amorphe, ARNEO, Fluorine
  • Angle de champ (FX) : 34°20′ à 12°20′
  • Angle de champ (DX) : 22°50′ à 8°
  • Système de mise au point : Silky Swift VCM, Multi-Focus, interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,38 m (70 mm) / 0,80 m (200 mm)
  • Rapport de reproduction maximal : 0,25x (70 mm) / 0,3x (200 mm)
  • Stabilisation : 6 stops (Synchro VR sur boîtiers Expeed 7)
  • Lamelles de diaphragme : 11 (circulaire)
  • Diamètre de filtre : 77 mm
  • Dimensions : 90 x 208 mm
  • Poids : 998 g (nu) / 1 030 g (avec collier de protection) / 1 180 g (avec collier et pied)
  • Sélecteur de plage AF : Full / Limit (5 m et +)
  • Modes de mise au point : Auto, Manuel
  • Boutons assignables : 2 x L-Fn
  • Bague de zoom : débrayable (mode fluide / mode cranté)
  • Compatibilité trépied : collier Arca-Swiss fourni
  • Disponibilité : 19 mars 2026
  • Prix public TTC (France) : 3 349 €

Questions fréquentes sur le Nikkor Z 70-200 mm f/2.8 VR S II

Le NIKKOR Z 70-200 VR S II est-il compatible avec les anciens boîtiers Nikon Z ?
Oui, le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II est compatible avec tous les boîtiers monture Z. En revanche, la stabilisation Synchro VR à 6 stops est réservée aux boîtiers équipés de l’Expeed 7 dont les Z8, Z9, Z6 III… ou la Nikon ZR. Sur les boîtiers antérieurs, la stabilisation fonctionne, mais sans atteindre ce palier.

Vaut-il la peine de passer de la version 1 à la version 2 ?
Si vous travaillez principalement en photo avec un boîtier Expeed 6, non. La version 1 reste excellente. Si vous faites de la vidéo, utilisez un stabilisateur, ou shootez avec un Z8, Z9, Z6 III… ou une Nikon ZR, les gains en poids, silence et autofocus rendent la migration sérieusement envisageable.

Quelle est la différence entre le traitement ARNEO et le traitement méso-amorphe ? L’ARNEO traite les lumières parasites qui arrivent frontalement dans l’objectif. Le méso-amorphe s’attaque aux lumières obliques et diagonales, typiquement en contre-jour latéral. Ensemble, ils couvrent pratiquement toutes les situations à risque de flare ou d’images fantômes.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec protection tous temps
NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II avec protection tous temps

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S II : mon avis

Six ans après l’arrivée de la première version de ce zoom (février 2020) le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II est une mise à jour qui me semble cohérente et bien venue. La version 1 était déjà superlative, mais Nikon a identifié les faiblesses réelles du premier modèle et les a traitées une à une : le poids, la motorisation AF, et la résistance aux lumières parasites.

NIKKOR Z 70-200 S II : faut-il passer de la version 1 à la version 2 ?

Si vous possédez la première génération et que vous travaillez principalement en photo avec un boîtier équipé d’un Expeed 6, passer au NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II ne s’impose pas. Le premier modèle est toujours capable de produire des images exceptionnelles. Attendez de changer de boîtier pour la génération Expeed 7 ou Expeed 8.

En revanche, si vous travaillez en vidéo avec stabilisateur sur un Z8, Z9, Z6 III ou une Nikon ZR, réfléchissez : poids, silence, Synchro VR à 6 stops, focus breathing réduit, trappe filtre sur le pare-soleil. Ça commence à faire beaucoup. Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II a clairement été pensé pour répondre à des usages hybrides photo-vidéo intensifs.

Si vous débarquez chez Nikon (bienvenue), ou venez du reflex et cherchez votre premier 70-200 mm en monture Z, la question se pose autrement. La version 1 va inévitablement arriver sur le marché de l’occasion, à prix plus doux que le neuf.

Si votre budget est contraignant, une version 1 en bon état reste un excellent investissement.
Si le budget vous autorise la version 2, autant la prendre directement.

3 349 € pour un 70-200 mm f/2,8 : cher ou justifié ?

On ne va pas se mentir, 3 349 € pour un 70-200 f/2,8, c’est une somme. Ce n’est pas pour tout le monde. Mais pour un 70-200 mm f/2.8 VR S II de ce niveau, c’est dans la norme du segment.

Le Sony 70-200 f/2,8 GM II vaut 3 000 euros. Le Canon RF 70-200 mm f/2.8L IS USM Z est affiché à 3 600 euros. Nikon a choisi de jouer dans la même cour tarifaire, avec des arguments techniques qui n’ont pas à rougir. Maintenant, entre vous et moi, s’il était arrivé à 2 990 euros, j’aurais eu un sourire de plus lorsque je l’ai découvert.

Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2,8 VR S II n’est pas donné, c’est clair. Mais retenez quand même qu’un tel objectif est un investissement sur dix ans minimum pour un professionnel ou un amateur sérieux.

Source : Nikon France


Retouche photo : 3 habitudes simples qui améliorent tous vos résultats

La plupart des photographes cherchent à progresser en retouche photo et post-traitement en fouillant dans les menus de leur logiciel pour trouver de nouveaux outils. C’est rarement là que se joue la différence.

Voici trois habitudes que j’ai mis des années à intégrer vraiment. Pas à connaître, à intégrer. Elles s’appliquent quel que soit votre logiciel. J’utilise Lightroom Classic, c’est mon logiciel photo de référence, mais ce n’est pas le sujet.

Ce que beaucoup appellent "retouche photo" est en réalité du post-traitement, ou du développement RAW si vous shootez en NEF. C'est le terme que j'utilise sur ce site, et la distinction n'est pas qu'une question de vocabulaire.

Dézoomer régulièrement : la première règle du post-traitement

Je me souviens d’une session de post-traitement, tard le soir. Je préparais une exposition biennale. Une scène urbaine, lumière de fin d’après-midi, ce moment où les rayons du soleil illuminent joliment la scène. J’ai passé … je ne sais plus… vingt minutes sur cette photo. À travailler la teinte, la luminosité, la séparation des tons. Je voulais que la lumière force le regard.

Mais ça claquait. De ouf comme diraient les jeunes qui exposaient avec moi.

Quand j’ai dézoomé, j’ai compris : j’étais arrivé, sans m’en rendre compte, à un ciel de carte postale bon marché très accentué avec un premier plan bien trop débouché. L’image ne tenait plus la route, et pour une photo urbaine, c’est ballot non ?

Travailler en zoomant à 100 % dans Lightroom Classic, c’est utile. Mais c’est une loupe à utiliser ponctuellement, jamais en permanence. Prenez l’habitude de revenir à la vue d’ensemble le plus souvent possible, pas seulement en fin de post-traitement. C’est à son échelle native que votre image existe pour qui va la regarder. Personne ne va le faire en zoomant à 100% sur le tirage !

Dans Lightroom Classic, la touche Y bascule entre l'original et le traitement en cours.
Ce va-et-vient régulier suffit à détecter les déséquilibres que l'on ne voit plus à 100 %.

Fond gris, blanc ou noir : pourquoi le fond Lightroom fausse votre perception de l’exposition

Par défaut, Lightroom Classic affiche vos images sur fond gris moyen (vous savez, l’histoire du gris 18%…). Tout le monde garde ce réglage. Presque personne ne s’y intéresse.

Retouche photo : Fond gris, blanc ou noir : pourquoi le fond Lightroom fausse votre perception de l'exposition
Fond gris moyen dans Lightroom Classic

Avant d’utiliser Lightroom Classic, j’ai longtemps travaillé sur fond blanc. Ça me semblait plus propre, plus proche d’une feuille, d’un tirage. C’était un reste de mon apprentissage du tirage argentique, et de la tireuse qui disait sans cesse « on doit voir la limite entre le blanc du papier et celui de l’image« .

Retouche photo : Fond gris, blanc ou noir : pourquoi le fond Lightroom fausse votre perception de l'exposition
Fond blanc dans Lightroom Classic

Mais un jour, un photographe que j’écoutais religieusement m’a montré la même image sur trois fonds différents : noir, gris moyen, blanc. En moins de dix secondes. Même fichier, trois images visuellement différentes.

Le fond qui entoure votre photo influence directement la façon dont votre cerveau perçoit sa luminosité. Ce n’est pas une question de goût. C’est de la physiologie.

Retouche photo : Fond gris, blanc ou noir : pourquoi le fond Lightroom fausse votre perception de l'exposition
Fond noir dans Lightroom Classic

Depuis, j’utilise le changement de fond en fin de traitement quand je sais que je vais tirer mes images sur papier. Un clic droit sur le fond dans Lightroom, et vous pouvez passer du gris au noir en deux secondes.

Si l’exposition vous semble soudainement bancale, c’est qu’elle l’est. Ce test prend dix secondes. Il m’a évité d’exporter des dizaines de photos surexposées que je n’aurais pas remarquées avant de les tirer en pure perte.

Laisser reposer ses yeux : l’outil de post-traitement le plus sous-estimé

C’est le conseil que je donne le plus souvent en formation. C’est aussi celui qu’on applique le moins, et ce que j’ai fait pendant longtemps.

Voilà ce qui se passe : vous passez une heure sur vos photos. Vos yeux s’adaptent. Petit à petit, ce qui était très lumineux devient normal, ce qui était sur-saturé devient acceptable. Ce n’est pas un manque de compétence. C’est un mécanisme physiologique que vous ne pouvez pas court-circuiter. Vous pouvez seulement en tenir compte. Ce mécanisme peut même être amplifié selon votre vue.

En post-traitement, l’adaptation visuelle est le principal ennemi d’un jugement objectif. Une pause de quelques heures entre le traitement et l’export, voire 24 heures si vous pouvez vous le permettre, est la mesure la plus efficace pour y remédier.

La méthode est hyper simple : quand vous pensez avoir terminé, fermez Lightroom. Allez faire autre chose, filez au jardin, au grand air, en pleine lumière. Revenez 24 heures plus tard.

Retouche photo : Affichage avant-après dans Lightroom Classic
Affichage avant-après dans Lightroom Classic

Regardez alors vos photos.

Dans la majorité des cas, vous ajusterez encore quelque chose : un léger recadrage, une correction d’exposition, une couleur qui dénote. Parfois, il m’arrive même de repartir de zéro. Dans tous les cas, vous sortirez une meilleure image que si vous aviez exporté dans la foulée la toute première fois.

Ne prenez pas cela pour un manque de savoir-faire ou de la lenteur. C’est de la rigueur.

Ces trois habitudes ne sont pas des recettes miracles. Elles ne s’apprennent pas dans un tutoriel sur les masques ou l’étalonnage. Ni en demandant à l’IA qui sait tout en pillant les sites. Elles s’acquièrent avec la pratique, ou avec quelqu’un qui vous les signale au bon moment.

Si vous m’avez lu jusqu’ici, considérez que c’est fait.

Questions fréquentes sur la retouche photo

Faut-il retoucher ses photos sur fond noir ou fond gris dans Lightroom ?
Il n’y a pas de réponse universelle, mais il y a une bonne pratique : ne pas rester sur un seul fond. Chaque couleur de fond influence votre perception de l’exposition. Testez les trois (gris, blanc, noir) en fin de retouche photo et fiez-vous au résultat le plus cohérent sur l’ensemble.

Combien de temps faut-il laisser reposer une retouche avant de l’exporter ?
Idéalement 24 heures. Ce n’est pas une question de perfectionnisme, c’est physiologique. L’œil s’adapte en moins d’une heure à ce qu’il fixe. Passé ce délai, vous ne voyez plus votre image, vous voyez ce à quoi vous vous êtes habitué.

Pourquoi mes retouches semblent bonnes à l’écran mais décevantes une fois triées ou imprimées ?
Plusieurs facteurs : écran mal calibré, profil colorimétrique mal géré, fond d’écran qui fausse la perception, adaptation visuelle après une longue session. Les trois habitudes décrites dans cet article réduisent ce problème avant même d’aborder les réglages techniques. J’en parle longuement dans ma formation sur le tirage et l’impression des photos.


Mes élèves ont arrêté de chercher la perfection. Ils font enfin des photos

En bref : Après avoir analysé des centaines de messages de photographes complètement bloqués dans leur pratique, j’ai identifié 6 freins psychologiques récurrents qui vous empêchent de progresser en photo. Aucun n’a de rapport avec le talent ou le matériel. Voici des solutions concrètes et actionnables. C’est pas beau ça ?

Ces derniers mois, j’observe un changement radical chez mes élèves : ceux qui me disaient stagner depuis des années font soudain des photos. Beaucoup. Et de bon niveau.

Vous me connaissez. Un tel changement, ça m’interpelle. Alors j’ai creusé.
Ce qui a changé ? Tous ont cessé de chercher la perfection avant de déclencher.

En échangeant avec eux et en analysant leurs parcours, j’ai identifié 6 blocages psychologiques qui reviennent systématiquement. Des blocages que personne ne vous explique dans les tutos techniques. Forcément, ce n’est pas vendeur. Les Masterclass matos, ça séduit plus.

Le pire, c’est que ces blocages sont bien plus simples à résoudre que vous ne le croyez.

Qu’est‑ce que progresser en photo ?

Progresser en photographie, ce n’est pas accumuler du matériel ou passer vos soirées devant YouTube. C’est développer votre capacité à observer, déclencher et créer des images qui vous plaisent, en transformant chaque sortie en séance d’apprentissage.

Concrètement, progresser en photo signifie :

  • Pratiquer régulièrement, même de façon imparfaite, plutôt que d’attendre la perfection.
  • Appliquer immédiatement ce que vous apprenez, pour que votre cerveau retienne l’information.
  • Explorer différentes compositions, angles et réglages, afin d’avoir du choix et de développer votre regard.
  • Mesurer vos progrès non seulement par la qualité des images, mais aussi par le volume et la diversité de votre pratique.

Attention, je ne dis pas non plus que la qualité de vos images s’évalue au poids des disques durs nécessaires à les stocker. Mais si vous faites trop peu de photos, vous ne pouvez pas progresser. Les sportifs et les musiciens me comprendront.

En résumé, progresser en photographie, c’est passer de la théorie à l’action, apprendre de ses erreurs, et transformer chaque prise de vue en apprentissage concret. C’est dit.

Maintenant, voyons la liste détaillée de ce qui vous freine.

Les 6 vrais blocages qui paralysent votre pratique photo

J’ai analysé 750 messages reçus en réponse à ma lettre photo quotidienne entre septembre 2024 et janvier 2026. Oui, j’ai transpiré, mais c’était pour la bonne cause.

Résultat : 6 blocages reviennent dans 89% des cas. Aucun n’a de rapport avec le talent, le matériel, ou le temps disponible.

Et les 11% manquants ? Des problèmes personnels, de santé, familiaux. Rien qui n’ait un rapport direct avec la photographie.

Voici ces 6 blocages et surtout, comment les lever. Attention, sortez votre bloc-notes.

1. Pourquoi cherchez-vous la photo parfaite avant de déclencher ?

Le faux problème : « Je suis nul(le) en photo. »
Le vrai problème : Vous voulez que chaque photo soit parfaite dès la prise de vue. C’est impossible.

Concrètement : Vous êtes en balade, vous voyez une scène intéressante. Mais au lieu de déclencher, vous vous dites : « Oui mais non… La lumière n’est pas top », « Je n’ai pas le bon objectif », « Je ne sais pas comment composer ça ».
Résultat : vous ne déclenchez pas.

Planche contact dans Lightroom Classic : Voilà à quoi ressemble vraiment le travail d'un photographe
Voilà à quoi ressemble vraiment le travail d’un photographe

La réalité : Les photographes que vous admirez font des milliers de photos médiocres pour en garder une dizaine de bonnes. La différence ? Eux, ils déclenchent ! Oui, ça casse le mythe, mais il faut savoir dire les choses.

La solution : Imposez-vous une règle simple : 10 déclenchements minimum avant de juger si le sujet mérite d’être photographié. Vous verrez, la 8ème photo est souvent la bonne.

2. Pourquoi voulez-vous maîtriser avant d’avoir essayé ?

Le faux problème : « Je ne sais pas faire. »
Le vrai problème : Vous attendez de tout comprendre avant de toucher à votre appareil.

Concrètement : Vous venez d’acheter un Nikon Z. Vous lisez le manuel de 990 pages, regardez 152 tutos YouTube sur les modes de mesure, les espaces colorimétriques, les profils Picture Control…
Mais votre boîtier reste dans son sac.

Manuel utilisateur Nikon Z5II de 990 pages
Manuel utilisateur Nikon Z5II de 990 pages

La réalité : Personne n’apprend à faire du vélo en lisant le manuel. On apprend en tombant. En photo, c’est pareil : vous comprendrez le mode A en l’utilisant, pas en le lisant.

Attention, je n’ai pas dit qu’il faut vraiment tomber, hein ? Je n’assumerai pas cette responsabilité.

La solution : Réglez votre appareil en mode A, ISO auto, AF-C Zone automatique. Sortez. Faites 50 photos. Puis au retour, revenez à la théorie pour comprendre ce que vous avez fait. L’apprentissage sera 10 fois plus rapide.

Pour aller plus loin : découvrez comment maîtriser le mode A de votre Nikon

3. Pourquoi oubliez-vous tout ce que vous apprenez en photo ?

Le faux problème : « J’oublie tout ce que j’apprends. J’ai pas de mémoire. »
Le vrai problème : Vous regardez des tutos comme des séries Netflix, sans jamais ouvrir votre appareil. Sans jamais prendre de notes.

Concrètement : Vous passez votre soirée à regarder des vidéos sur la balance des blancs, la profondeur de champ, l’exposition. Vous trouvez ça génial, vous comprenez. Vous vous dites que ça y est, vous avez progressé en photo ! 48h plus tard, vous avez tout oublié.
Normal : votre cerveau a classé ça dans « information inutile ».

La réalité : Le cerveau efface ce qui n’est pas utilisé dans les 48h. Si vous ne prenez pas de photos immédiatement après avoir appris quelque chose, vous n’avez rien appris.

La solution : Jamais plus de 20 minutes de théorie sans 20 minutes de pratique. Vous regardez un tuto sur l’ouverture ? Sortez votre appareil et faites 10 photos à différentes ouvertures. Immédiatement. Même sans sortir de chez vous.

4. Pourquoi votre première version doit-elle être la bonne ?

Le faux problème : « Je manque de créativité. Je n’arrive pas à passer un cap ».
Le vrai problème : Vous refusez le droit à l’erreur et à l’exploration.

Concrètement : Vous êtes face à un paysage. Vous cadrez une première fois. Ça ne vous plaît pas totalement, mais au lieu d’explorer 5 autres cadrages, 3 autres points de vue, 2 autres focales… vous passez à autre chose en vous disant « j’suis pas inspiré(e) aujourd’hui ».

Quelle photo est la meilleure ? Impossible de le savoir sans avoir fait des variations.
Laquelle est la meilleure ? Impossible de le savoir sans avoir fait des variations.

La réalité : La créativité n’est pas un don. C’est une exploration méthodique. Il m’est déjà arrivé de prendre 50 photos du même sujet avant de trouver la bonne en les comparant sur l’écran de mon ordinateur (comme sur la côte de granit rose, vous connaissez ?).

La solution : Pour chaque sujet qui vous intéresse, imposez-vous un minimum de 5 versions : changez la distance, l’angle, la hauteur, la focale, le cadrage. La créativité viendra par l’exploration, pas par l’attente. Et ne me dites pas que déclencher coûte cher, on parle de numérique, hein ?

5. Pourquoi votre liste de tâches photo ne cesse de grandir ?

Le faux problème : « Je n’arrive pas à finir ce que j’ai prévu. »
Le vrai problème : Plus vous cochez de cases, plus vous en ajoutez. Votre liste est devenue un repoussoir.

Concrètement : Votre liste ressemble à ça : « apprendre le mode M, maîtriser Lightroom, refaire toute ma bibliothèque photo, trier mes 10 000 photos de vacances, comprendre les courbes, acheter un nouvel objectif, lire 3 livres sur la composition, prendre des notes à partir des lettres photos de Jean-Christophe chaque matin, … »
Résultat : vous ne savez plus par où commencer. Donc vous ne commencez pas.

La réalité : Une liste trop longue, sans aucune échéance, est pire qu’aucune liste. Elle vous donne l’illusion de progresser en ajoutant un tas de trucs à faire, alors qu’elle vous paralyse.

La solution : Une seule tâche photo par semaine. Pas dix. Une. Exemple : « Cette semaine, je fais 100 photos en mode A. » Point. Le reste attendra. Vous verrez : cette unique tâche, faite, vaut mieux que 10 autres listées.

6. Pourquoi êtes-vous constamment distrait quand vous photographiez ?

Le faux problème : « Je manque de volonté. »
Le vrai problème : Tout autour de vous est organisé pour capter votre attention et vous empêcher de pratiquer.

Concrètement : Vous décidez de passer une heure à trier vos photos. Vous ouvrez votre ordinateur. Une notification. Un mail. Un message. Vous allez « juste vérifier ». 45 minutes plus tard, vous n’avez pas regardé une seule photo.

Ou pire : vous sortez faire des photos, mais vous passez votre temps sur Instagram au lieu de déclencher.

La réalité : Ce n’est pas un problème de volonté. Vous allez sur des plateformes qui dépensent des milliards de dollars de R&D pour détourner votre attention. Leur intérêt et de vous garder chez elles, pas que vous alliez pratiquer la photographie.

La solution : Quand vous sortez photographier, quand vous triez vos photos, coupez moi ces foutues notifications (coupez les définitivement d’ailleurs, vous vous sentirez mieux).

Changez d’environnement : votre cerveau ne peut pas créer là où il a l’habitude de consommer. Pour vraiment progresser en photo, passez du salon au bureau !

Action immédiate : test sur 7 jours pour progresser en photo

Vous voulez vérifier si ces blocages vous concernent ? Vous ne me croyez pas ?

Test simple (7 jours)

Jour 1-2 : Notez combien de fois vous pensez « je vais faire des photos » sans déclencher. Notez la raison exacte.
Jour 3-7 : Appliquez la règle du point 1 : 10 déclenchements minimum par sujet. Notez combien de photos vous faites.
Résultat attendu : Vous passerez de 5-10 photos/semaine à 50-100 photos/semaine. La qualité suivra.

Progresser en photo avec le principe du Mini Projet Photo tel que je l'apprends à mes élèves
Le principe du Mini Projet Photo tel que je l’apprends à mes élèves

Que faire maintenant ? Passer de la prise de conscience à l’action pour progresser en photo

Si vous vous êtes reconnu(e) dans au moins un de ces points, vous venez de franchir une étape décisive : identifier le vrai problème.

Maintenant, deux options s’offrent à vous.

Option 1 : Refermer cet article en vous disant « c’est intéressant », puis retourner à vos habitudes. Dans trois mois, vous serez exactement au même endroit.

Option 2 : Décider que ces blocages ne sont pas une fatalité et agir pour les lever.

C’est exactement pour cela que j’ai créé mes formations photo.
Pas pour vous abreuver de théorie supplémentaire, mais pour vous donner des méthodes structurées qui transforment la connaissance en pratique réelle.

5 étapes pour bien (re)débuter en photo, par exemple, vous donne ma méthode pour profiter enfin de votre appareil et faire de bonnes photos, quelle que soit sa marque.

Projet 52 photos vous aide à progresser en photo en développant votre pratique sur 12 mois, même si vous pensez ne jamais avoir le temps.

Mini-projets Maxi-déclics transforme chaque sortie photo en projet créatif, même sans anticipation.

Comment savoir si vous êtes réellement bloqué(e) en photographie ?

Définition : le blocage en photographie
Un blocage en photographie est une résistance psychologique qui empêche de pratiquer régulièrement, indépendamment du niveau technique ou du matériel utilisé.

Vous êtes concerné(e) si :

  • Vous consommez plus de contenu photo que vous ne produisez d’images.
  • Vous achetez du matériel en pensant que cela résoudra votre manque de progression.
  • Vous attendez “le bon moment” pour sortir photographier.
  • Vous passez plus de temps à organiser qu’à déclencher.

Si au moins deux de ces phrases vous parlent, votre problème n’est pas technique.

Questions fréquentes sur les blocages en photographie

Comment sortir du perfectionnisme en photographie ?
Fixez-vous un quota de déclenchements, pas un objectif de qualité.
Exemple concret : « 50 photos cette semaine » plutôt que « faire de belles photos ».
Le volume crée la compétence.

Pourquoi je n’arrive pas à pratiquer la photo régulièrement ?
Parce que vous vous fixez des objectifs de maîtrise (« apprendre le mode A ») au lieu d’objectifs d’action (« faire 30 photos en mode A »).
Les objectifs de maîtrise paralysent, les objectifs d’action libèrent.

Comment apprendre la photo sans oublier ce que j’apprends ?
Règle des 48h : toute notion apprise doit être pratiquée dans les 2 jours, sinon votre cerveau l’efface.
Ma règle personnelle : 20 minutes de théorie = 20 minutes de pratique. Immédiatement.

Mon conseil après 15 ans d’enseignement photo

Si je ne devais retenir qu’un seul blocage à lever en priorité pour vous aider à progresser en photo, ce serait le n°3 : consommer sans pratiquer.

Voici ma règle personnelle que je partage à tous mes élèves : jamais plus de 20 minutes de théorie sans 20 minutes de pratique immédiate.

Concrètement :

  • Vous regardez un tuto sur l’ouverture ? Sortez immédiatement faire 10 photos à différentes ouvertures.
  • Vous lisez un article sur la composition ? Refaites les exemples avec votre appareil dans les 24h.
  • Vous suivez une formation ? Un exercice pratique après chaque module. Sans exception.

Cette règle simple a débloqué plus de photographes que tous les conseils techniques que je peux donner.

Pourquoi ça marche :
Le cerveau apprend par l’action, pas par l’accumulation. Vous pouvez regarder 100 heures de tutos, si vous ne déclenchez pas, vous n’apprenez rien.

Mes élèves qui progressent le plus vite ne sont pas les plus techniques. Ce sont ceux qui appliquent immédiatement, même imparfaitement. Ils peuvent faire 200 photos par semaine. Dont 180 médiocres. Mais ces 180 photos ratées leur apprennent plus que 10 heures de vidéos.

Par où commencer cette semaine :
Choisissez UNE seule action parmi ces 6 blocages. Une seule. Exemple : « Cette semaine, je fais 50 photos en mode A, même si elles sont nulles. »

Pas de liste. Pas de 10 objectifs. Un seul. Faites-le. Puis revenez me dire ce qui a changé.


Quel objectif reportage Nikon Z choisir ? Guide complet APS-C et plein format

Ah, le reportage photo… Qui n’a pas rêvé de se transformer, l’espace d’une semaine, en reporter pour immortaliser les grands évènements internationaux ? Mais le reportage photo, c’est aussi celui que vous pouvez faire au pied de chez vous, sans prendre la grosse tête, tout en vous faisant plaisir en racontant une belle histoire.

À retenir rapidement
Pour le reportage photo avec un Nikon Z, l’objectif idéal est celui qui vous permet de cadrer vite sans réfléchir à la technique.
En pratique, un zoom polyvalent comme le 24-120 mm f/4 en plein format, ou le 16-50 mm en APS-C, couvre la majorité des situations.
Les focales fixes comme le 35 mm ou le 50 mm restent idéales pour un reportage plus immersif et narratif.

Le reportage photo, une pratique plus courante et plus exigeante qu’il n’y paraît

Chez les photographes amateurs, le reportage photo est l’une des pratiques les plus courantes, bien que certains n’en aient pas conscience. Pourtant, faire des photos d’un événement local, pour une association, une fête de famille, un voyage, c’est faire un reportage photo. Ce qui signifie que vous devez adopter les mêmes codes et les mêmes pratiques que les photographes professionnels.

Le reportage photo a toutefois ses contraintes : en reportage, vous ne pouvez pas refaire la scène. Pas de pause, pas de deuxième chance. Je suis bien placé pour le savoir : chaque fois que je me prête à l’exercice, je rentre en me disant que j’aurais pu aussi photographier ceci et cela, mais que je ne l’ai pas fait et que c’est foutu. Pratiquer le reportage photo, c’est aussi accepter de ne pas atteindre la perfection.

Le critère technique le plus important lors d’un reportage photo n’est pas le réglage de l’appareil. Ce n’est même pas l’appareil lui-même, d’ailleurs. C’est vous. La capacité que vous avez à saisir les instants les plus importants comme les plus anodins, à les montrer, en utilisant au mieux les conditions du moment : scène, lumière, sujets.

Ce qui va compter aussi, puisqu’il faut bien aborder quelques principes techniques, c’est l’objectif pour le reportage photo que vous allez utiliser. S’il est adapté au besoin, tout va bien. Il suffit d’ouvrir les yeux. Si la focale, ou la plage focale, n’est pas la bonne, c’est une autre paire de manches : il faut envisager une approche décalée. C’est déjà moins simple.

Un bon objectif de reportage n’est pas forcément celui dont tout le monde vante les mérites, ni le plus cher. C’est celui qui convient à votre pratique, à vos besoins et à votre boîtier. Au moment du choix, le mieux est trop souvent l’ennemi du bien.

Les critères essentiels pour choisir un objectif de reportage

Je vais vous faire gagner du temps car cet article est long : un bon objectif de reportage permet de cadrer vite, en étant sûr de son rendu, sans réfléchir à la technique.

Voici la version longue et les critères qui comptent réellement.

Angle de champ et polyvalence

En reportage, vous devez jongler entre scène large, situation serrée, portrait, détail, ambiance.

Selon votre manière de photographier, une focale fixe vous aidera à être plus créatif, tandis qu’un zoom vous fera gagner en réactivité.

En pratique, on ne va pas se mentir, le zoom polyvalent est souvent l’objectif privilégié des reporters photographes. Il autorise différents plans sans imposer le changement d’objectif grâce à sa plage focale.

Ouverture

En intérieur, en soirée, dans la rue de nuit, une ouverture f/1.8 ou f/2.8 est un vrai avantage. Pas seulement pour la luminosité : l’ouverture influence le rendu, l’ambiance, la séparation du sujet de l’arrière-plan.

Je ne dis pas qu’il est impossible de faire un reportage photo avec un zoom f/3.5-6.3, c’est bien sûr possible. Mais si vous vous prenez au jeu, et que vous voulez couvrir les différentes situations qui vont s’offrir à vous, « plus ça ouvre, mieux c’est« .

Distance de travail

La distance au sujet dépend du reportage. Dans certains cas, vous serez à quelques mètres, dans d’autres à quelques dizaines de centimètres, voire à quelques centimètres.

Un 24 mm vous plonge dans la scène. Un 35 mm vous en rapproche. Un 70-200 mm vous laisse prendre du recul. Cette distance change votre attitude et celle du sujet : une donnée déterminante en reportage.

Poids et discrétion

Sortir un 70-200 mm dans la rue change immédiatement l’ambiance… et la manière dont les gens se comportent. Cela change aussi la façon dont votre dos va supporter la charge, surtout si vous avez un boitier imposant comme un Nikon Z8 ou Z9.

À l’inverse, un 35 mm ou un 40 mm compact passe partout. Il est bien plus léger. Croyez-moi, au bout de deux heures, vous sentirez la différence.

Les focales indispensables pour le reportage photo

Qu’il s’agisse d’un objectif à focale fixe ou d’un zoom, commençons par nous intéresser aux focales. Vous l’avez compris, il n’existe pas une unique focale « pour le reportage ». Chacune a ses particularités.

Le 24 mm : immersion totale

Reportage photo à Venise pour la fête du Redentore - 24 mm
Fête du Redentore à Venise – 24 mm – photo © JC Dichant

Avec un 24 mm, vous êtes dans la scène, pas à côté. Très large sans être caricatural, il oblige à s’approcher, à assumer sa présence, à composer avec l’environnement immédiat.

Le 24 mm est une focale exigeante mais redoutable en reportage. Elle donne de l’air, du contexte, de la profondeur. Elle raconte autant le lieu que les personnes qui l’habitent. Mal utilisée, elle dilue le sujet. Bien maîtrisée, elle plonge le spectateur au cœur de l’action.

Exemple concret : un reportage en immersion dans un événement, une scène de rue dense, une manifestation, des coulisses, un reportage architectural habité. Vous êtes au plus près, parfois à quelques dizaines de centimètres. Le décor devient partie intégrante de l’histoire. Le 24 mm ne pardonne pas l’hésitation, mais quand ça fonctionne, l’image est immédiatement lisible et vivante.

Le 28 mm : proximité maîtrisée

Reportage photo à Venise pour le carnaval - 28 mm - photo © JC Dichant
Carnaval de Venise – 28 mm – photo © JC Dichant

Le 28 mm occupe une position intermédiaire très intéressante en reportage. Moins spectaculaire qu’un 24 mm, moins immersif qu’un 35 mm, il offre un équilibre subtil entre largeur et lisibilité. C’est une focale qui permet de montrer le contexte sans écraser le sujet, et d’être proche sans être envahissant.

En reportage, le 28 mm est souvent plus facile à exploiter que le 24 mm. Il laisse davantage de marge dans la composition, limite les déformations et reste très polyvalent, notamment en intérieur ou dans des espaces contraints. Il convient parfaitement à ceux qui veulent travailler au grand-angle sans tomber dans l’effet démonstratif.

Exemple concret : un reportage urbain, des scènes de rue animées, des événements en intérieur, la documentation d’un lieu avec présence humaine. Vous vous approchez, mais sans devoir être au contact direct. Le 28 mm raconte l’histoire avec le décor, sans que celui-ci ne prenne le dessus sur le sujet.

Le 35 mm : dans l’action

Reportage photo à Reims pour le Grand Prix de l'excellence - 35 mm - photo © JC Dichant
Grand Prix de l’excellence à Reims – 35 mm – photo © JC Dichant

Avec un 35 mm, vous êtes dans l’action. Proche sans déranger, large sans déformer.

C’est la focale naturelle pour raconter une scène, comprendre son rythme, montrer un personnage dans son environnement. C’est aussi ma focale favorite, mais ça, c’est personnel.

Exemple concret : vous couvrez une fête locale, en ville, une ambiance de marché, en voyage, un évènement festif, en intérieur. Vous vous approchez, vous discutez, vous êtes en rapport direct avec votre sujet. Le 35 mm est une invitation à raconter.

Le 50 mm : équilibre et simplicité

Reportage sur le Street Art à Vitry-sur-Seine - 50 mm - photo © JC Dichant
Street Art à Vitry-sur-Seine – 50 mm – photo © JC Dichant

Certains diront que c’est la focale historique des plus grands, c’est vrai. Que c’est la focale qui voit comme l’œil humain, c’est moins vrai.

Le 50 mm donne une vision naturelle, mais n’offre pas un angle de champ aussi large que vos yeux. Peu importe, c’est la focale idéale pour les portraits spontanés, les regards complices, les détails qui participent à l’histoire que vous racontez, toutes les situations où un cadrage trop large casserait l’intention.

Exemple concret : un reportage sur un artisan au travail, un portrait avec arrière-plan contextuel, une scène de vie en intérieur, une soirée animée.

Le 24-70 mm ou le 24-120 mm : polyvalence absolue

Reportage photo pendant un shooting mode - 85 mm - photo © JC Dichant
Reportage photo pendant un shooting mode – 85 mm – photo © JC Dichant

Les zooms ne sont plus les objectifs moyens qu’ils étaient il y a quelques décennies. Ils sont aussi qualitatifs que les focales fixes, leur ouverture maximale est généreuse, leur poids et leurs mensurations restent raisonnables.

Sur un Nikon Z, le 24-120 mm est devenu une référence. Il remplace avantageusement le duo 24-70 + 70-200 dans de nombreuses situations, surtout en reportage où la rapidité prime.

A 24 mm, vous plongez le spectateur dans la scène. A 50 ou 70 mm vous faites vos portraits contextuels, à 105 ou 120 mm vous jouez les plans serrés. Tout ça sans jamais changer d’objectif. Ce zoom est mon objectif de reportage habituel, il a remplacé mon 24-70 mm.

Le 24-120 mm f/4 est l’objectif de reportage le plus polyvalent en Nikon Z plein format.
Reportage photo sur la centrale électrique de Dun/Meuse - 105 mm - photo © JC Dichant
Entretien de la centrale électrique de Dun/Meuse – 105 mm – photo © JC Dichant

Le 24-70 mm garde pour lui une plus grande compacité, et reste une optique à reportage très pertinente, surtout dans ses versions à ouverture f/4.

Les 24-70 mm f/2.8 sont souvent plus imposants, plus lourds, et surtout bien plus chers. Ils ne vous donneront pas forcément de meilleures images si vous ne savez pas pourquoi il vous faut un f/2.8.

Reportage photo sur les illuminations de Dun/Meuse - 120 mm- photo © JC Dichant
Illuminations de Dun/Meuse – 120 mm- photo © JC Dichant

24-120 mm et 24-70 mm sont aussi des objectifs rassurants pour les photographes hésitants : ils “font tout”, sans être médiocres.

Exemple concret pour l’un comme pour l’autre : un reportage mariage, un événement d’entreprise, un voyage avec une seule optique, un festival, une fête de rue.

Le 70-200 mm : distancer pour mieux observer

La traversée de Paris en anciennes - 185 mm - photo © JC Dichant
La traversée de Paris en anciennes – 185 mm – photo © JC Dichant

Un reportage photo au 70-200 mm ? Bien sûr, il existe des situations pour lesquelles cette plage focale est idéale.

Parfait en événementiel avec des sujets distants, pour faire des portraits sur le vif, en concert, pour le sport de proximité, le zoom 70-200 mm (ou 70-300 mm) est vite indispensable si vous voulez varier les plaisirs. Ce téléobjectif n’est pas là juste pour “zoomer”. Il sert à isoler, contrôler l’arrière-plan, isoler le calme d’une scène agitée.

Exemple concret : une cérémonie, un discours, un portrait discret, une scène capturée à la volée en ville sans forcer l’espace intime du sujet.

Reportage photo : APS-C ou plein format, quelles différences concrètes ?

Que vous utilisiez un Nikon hybride ou reflex, le choix entre un appareil à capteur APS-C ou plein format va porter sur la taille, le poids, la discrétion, le rapport de conversion de la plage focale.

Un APS-C (Nikon Z50II, Zfc, Z30) favorise les situations où vous souhaitez rester discret, sans pointer un gros appareil face à vos sujets. Le rapport de focale de x 1,5 vous permet de disposer d’une plage focale équivalente à la plage 24-120 mm en vous contentant d’un 16-50 mm bien plus compact.

En APS-C, le 16-50 mm couvre l’équivalent 24-75 mm, idéal pour le reportage généraliste.

En effet, sur un APS-C :

  • un 24 mm cadre comme un 35 mm en plein format,
  • un 35 mm cadre comme un 50 mm.

Je vous renvoie vers mon sujet sur la focale équivalente entre APS-C et plein format si cette histoire de ratio vous pose toujours problème.

Vous gagnez en légèreté, en discrétion, en simplicité de sac photo. En reportage, c’est un vrai avantage.

Avec un plein format (Z5II, Z6III, Zf, Z7II, Z8, Z9), vous gardez la vraie sensation de chaque focale, le rendu plus doux en arrière-plan, et le potentiel maximum en faible lumière. Les objectifs pour le plein format sont en effet souvent plus ouverts.

Tableau comparatif des objectifs de reportage Nikon

Notez bien que ce tableau comparatif des objectifs pour le reportage photo s’applique à toutes les marques d’appareils photo. Mais sur Nikon Passion, je parle quand même plus souvent de Nikon.

Comparatif objectifs de reportage pour le plein format

Objectif (type) Usage reportage idéal Avantages Limites
24 mm f/1.8 Reportage immersif, environnement, architecture humaine Très large sans excès, forte présence du décor, dynamique visuelle Demande une vraie maîtrise de la composition, proximité obligatoire
28 mm f/2.8 Photo de rue, reportage léger, voyage Compact, discret, angle polyvalent, très bon en APS-C Moins immersif qu’un 24 mm, ouverture plus modeste
35 mm f/1.8 Rue, reportage humain, intérieur Immersif, naturel, polyvalent, facile à lire Oblige à être proche du sujet
40 mm f/2 Reportage discret, narration douce, quotidien Ultra-compact, très naturel, rendu subtil, idéal pour passer inaperçu Moins typé qu’un 35 ou 50 mm, ouverture limitée
50 mm f/1.8 Portrait sur le vif, détail, reportage calme Séparation sujet/fond, rendu classique, lumineux Pas toujours assez large en intérieur
24-70 mm f/4 ou f/2.8 Reportage généraliste, événement Réactif, homogène, bon compromis Plage focale plus courte
28-75 mm f/2.8 Reportage polyvalent Très bon rendu, compact pour un zoom lumineux Pas ultra-large (28 mm seulement)
24-105 mm f/4-7.1 Voyage, reportage polyvalent léger Léger, économique, large plage focale Ouverture glissante, moins à l’aise en basse lumière
24-120 mm f/4 Voyage, événement, reportage long Ultra-polyvalent, qualité constante, excellent en Nikon Z (moins en AF-S) Encombrement supérieur
70-200 mm f/2.8 ou f/4 Portrait, cérémonie, concert Compression, isolation du sujet, rendu pro Volumineux, visible en reportage

Comparatif objectifs de reportage pour l’APS-C

Si vous utilisez un Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30), le choix de l’objectif change sensiblement. Le facteur de conversion 1,5× transforme complètement l’usage des focales. Voici un tableau récapitulatif des objectifs NIKKOR Z DX et FX les plus pertinents pour le reportage photo en APS-C.

Objectif (type) Éq. plein format Usage reportage idéal Avantages Limites
NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR ~18-42 mm Street, paysage, immersive Ultra-large, très polyvalent pour l’environnement Ouverture modeste, pas top en basse lumière
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR ~24-75 mm Reportage général, événement, voyage Zoom constant f/2.8, stabilisé, polyvalent Ouverture moyenne, moins isolant qu’un fixe
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR ~24-75 mm Reportage léger, compact Ultra léger, discret, bon en voyage Ouverture variable, limité en faible lumière
NIKKOR Z DX 18-140 mm f/3.5-6.3 VR ~27-210 mm Voyage, reportage polyvalent Très large plage focale, remplace plusieurs optiques Ouverture modeste, qualité variable
NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ~36 mm Street, portraits environnementaux Très lumineux et compact, excellent pour récit visuel Moins large que 12-28 ou 16-50
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 ~52,5 mm Portrait sur le vif, détails Lumineux, bon bokeh, macro léger Focale unique, exige bouger
NIKKOR Z DX 50-250 mm f/4.5-6.3 VR ~75-375 mm Portrait serré, sport, animaux Longue portée, bon rapport portée/poids Ouverture faible, pas optimal en faible lumière
Objectifs FX montés sur APS-C (ex. NIKKOR Z 28 mm f/2.8, 40 mm f/2) variable Street, portraits, scènes variées Optique FX souvent meilleure en rendu, polyvalence Plus volumineux, moins discret

Tous les objectifs NIKKOR Z DX listés sont conçus spécifiquement pour les capteurs APS-C des Nikon Z (Z50II, Z30, Zfc). Vous trouverez la liste complète des objectifs hybrides Nikon Z sur Nikon Passion.

Rappel : Les focales plein format (FX) fonctionnent sur APS-C avec recadrage 1,5× — utile pour la portée mais parfois moins compactes. Lisez aussi Quel objectif Nikon Z choisir pour votre hybride ?

Exemples tirés du terrain

Reportage nocturne

J’utilise un 35 mm. L’ambiance est dense, les gens passent vite, les lumières se reflètent. Impossible de rester à distance : je dois sentir la scène, être dedans. Le 35 mm me suit, silencieux. Je déclenche sans réfléchir.

Reportage lors d’un évènement officiel

J’utilise le 70-200 mm. Je n’ai pas à me faufiler, je laisse les moments se dérouler. Les expressions sont naturelles, je ne dérange personne, j’obtiens des portraits que je n’aurais jamais capturés à 35 mm.

Reportage voyage, une seule optique

Je choisis le 24-120 mm. Je peux documenter un lieu, un visage, une scène de marché, un détail de porte, une silhouette dans la lumière. Je ne change pas d’objectif, jamais. C’est un gain de temps énorme.

Faut-il privilégier les zooms ou les focales fixes ?

La question n’a pas de bonne réponse universelle. Elle dépend de votre personnalité et du type de reportage que vous menez.

Retenez que :

  • Une focale fixe vous pousse à réfléchir, à vous déplacer, à créer une cohérence visuelle.
  • Un zoom vous offre de la réactivité, du confort, de la flexibilité.

En reportage, les deux se complémentent. Certains photographes alternent d’ailleurs deux boîtiers : un avec focale fixe, un avec zoom. Ce n’est pas une obligation, mais c’est une pratique efficace, surtout si vous alternez scènes lumineuses et scènes sombres.

Quand le megazoom suffit (et quand il vous pose problème)

Je ne suis pas fan des megazoom, mais je me dois d’en parler.

Il s’agit des objectifs comme les 18-140 mm, 24-200 mm ou 28-400 mm qui peuvent dépanner en voyage léger ou en reportage “documentaire pur”, où l’enjeu principal est de capturer l’événement plus que l’esthétique.

Ils ont pour avantage de favoriser la liberté, la légèreté, le côté “prêt à tout”. Ils ont pour limites une ouverture souvent modeste, un rendu moins homogène, un moins bon contrôle du sujet.

En étant à peine taquin, je dirais que les megazooms sont bons partout mais excellents nulle part. Toutefois au final, mieux vaut une photo correcte qui a le mérite d’exister qu’une photo excellente que vous n’avez pas faite.

FAQ : vos questions les plus fréquentes

Quel est le meilleur objectif pour débuter le reportage avec un Nikon Z ?
Avec un plein format, le 24-120 mm est le choix le plus polyvalent et le plus accessible pour débuter sérieusement.
Avec un APS-C, le 16-50 mm est le choix le plus polyvalent et le plus souple dans toutes les situations comme en basse lumière.

Une focale fixe suffit-elle pour un reportage complet ?
Oui, si vous acceptez la contrainte. Un 35 mm f/1.8 peut couvrir 90 % d’un reportage narratif.

Dois-je absolument utiliser des objectifs Nikon ?
Non. Les optiques compatible peuvent convenir, mais la compatibilité AF/VR varie selon les modèles.

APS-C ou plein format pour le reportage ?
L’APS-C est plus léger et discret. Le plein format donne un rendu plus doux et une meilleure tenue en haute sensibilité. Les deux fonctionnent très bien.

Quel est l’objectif pour le reportage photo le plus discret pour la rue ?
Un 35 mm f/1.8. Compact, précis, silencieux, il ne fait pas peur et vous permet de travailler dans la proximité.

Conclusion : objectif pour le reportage photo, choisissez celui qui vous permet de raconter l’instant

Un bon objectif pour le reportage photo ne se résume pas à une fiche technique. C’est un outil qui s’oublie, une optique qui vous laisse jouer avec ou dans la scène, qui vous permet de suivre ce qui se joue, d’anticiper, de raconter.

Quand vous trouvez cette optique là, le reportage devient fluide. Le reste n’est qu’une question d’expérience.


NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 : l’alternative Nikon Z légère et abordable qui interroge

Depuis le lancement de la gamme NIKKOR Z mi-2018, Nikon annonce les objectifs NIKKOR Z les uns après les autres. En ce début d’année 2026, le 50e objectif arrive, en comptant les téléconvertisseurs, et avec lui une question simple : ce NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 vaut-il vraiment le coup ?

Un zoom polyvalent, plein format, que tout nikoniste peut enfin s’offrir sans y laisser un morceau de sa personne, proposé au prix public de 599 euros (valorisé 400 euros en kit avec un Nikon Z5II ou un Nikon Z6III) ? Ce NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 est-il le bon compromis entre prix, légèreté et usages réels ?

Pourquoi Nikon propose enfin un zoom Z plein format à moins de 600 euros

Ce NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 n’est pas un objectif ambitieux sur le papier. Il est stratégique. Nikon répond ici à une attente claire : proposer un zoom polyvalent, léger et accessible pour ceux qui veulent entrer dans l’univers Nikon Z plein format sans investir 1 000 euros ou plus dans une optique standard.

Plus personne n’est dupe depuis la naissance de la gamme NIKKOR Z. Ce sont tous des objectifs qualitatifs, certains étant même classés parmi les meilleurs de leur époque, et parmi les meilleurs que Nikon ait jamais produits. Mais pour les mériter, il faut souvent casser plusieurs tirelires (ou envisager l‘occasion garantie).

Fort heureusement, la série de focales fixes low cost constitue une belle porte d’entrée dans l’univers Nikon Z, comptant même des 35 mm f1.4 et 50 mm f/1.4 qui n’ont pas à rougir. En matière de zooms, en revanche, si l’on oublie le peu attrayant et peu pertinent NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3, il était difficile de trouver une optique polyvalente neuve à moins de 600 euros.

Nikon, qui semble écouter davantage ses clients que vous ne pourriez le croire, a donc décidé de changer la donne en ce début d’année 2026. Le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 arrive au prix public de 599 euros. Vous avez bien lu : c’est 500 euros de moins que le 24-200 mm f/4-6.3 VR (tarif public hors promos), adulé par de nombreux nikonistes. C’est aussi 700 euros de moins que le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S qui joue dans une autre cour, mais a la mauvaise idée de peser deux fois le poids du 24-105. Car oui, le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 ne pèse que 350 g.

Zoom NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1
Zoom NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1

Ce que le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 offre réellement sur le terrain

Sur le papier, je vous vois venir, la fiche technique peut sembler modeste. Dans la pratique, elle révèle surtout les choix assumés de Nikon.

Maintenant, soyons réalistes. Un tarif tiré vers le bas, une ouverture limitée à f/7.1 à 105 mm, pas de stabilisation : on ne peut pas tout avoir. Mais avant de crier au scandale en voyant la baïonnette en polycarbonate et le pare-soleil en option, jetez un œil sur la fiche technique :

  • une formule optique en 10 groupes comprenant 2 lentilles asphériques et 2 lentilles ED (Nikon ne se moque pas de vous),
  • un moteur pas à pas haute vitesse (STM) compatible détection du sujet, silencieux en vidéo,
  • une mise au point minimale de 20 cm à 24 mm et de 28 cm à 105 mm,
  • un rapport de reproduction de 0,5x,
  • une protection contre les intempéries par joints toriques (buée, poussières, humidité et tout ce qui s’infiltre partout),
  • une bague de réglage personnalisable,
  • un diaphragme à 7 lamelles,
  • un diamètre de filtre de 67 mm,
  • un parasoleil à baïonnette HB-93B (en option)
  • une longueur de 106,5 mm pour un diamètre de 73,5 mm,
  • un poids de 350 g.,
  • et un tarif public de 599 euros (janvier 2026)

Cerise sur le gâteau pour les vidéastes : le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 est compatible avec la fonction de zoom haute résolution en vidéo, ce qui en fait un 24-210 mm (il n’y a pas d’erreur : il peut cadrer de 24 à 2×105 en vidéo).

Le zoom NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 sur Nikon Z5II
Le zoom NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 sur Nikon Z5II

Pour tout vous dire, lorsque je l’ai découvert pendant la présentation officielle, je me suis dit que je n’allais pas regretter mon 24-120 mm. Mais après coup, en lisant les caractéristiques de ce zoom standard, en sachant aussi que tout Nikon Z digne de ce nom grimpe en ISO sans jamais râler, je me suis aussi dit que passer de 1 390 g autour du cou avec le couple Nikon Z6III et 24-120 mm à 1 110 g pourrait soulager mes cervicales. Quant à passer à 1 050 g avec le couple Nikon Z5II et NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1, cela pourrait soulager les vôtres.

J’en viens à la comparaison qui fâche. Vous n’êtes pas sans savoir que les rouges proposent le Canon RF 24-105 mm f/4-7.1 IS STM. Même positionnement, mêmes caractéristiques ou presque, même tarif. Mais quand même : le Canon se paye le luxe d’une stabilisation intégrée, d’une baïonnette métallique et ne pèse que 45 g de plus, pour 100 euros de moins à sa sortie en 2020 (et 45 euros de moins actuellement). Heureusement, il est lui aussi livré avec le pare-soleil en option ! Les nikonistes s’en moquent, il leur faut un NIKKOR Z. Mais les primo-accédants qui lorgnent un peu chez les jaunes, un peu chez les rouges, pourraient bien pencher du mauvais côté de la force.

Autant dire que je suis dubitatif.

À qui s’adresse (ou pas) le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1

Pour qui ce NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 a du sens
Pour le photographe qui voyage léger et privilégie le confort au cou.
Pour celui qui découvre le plein format Nikon Z et veut un zoom unique, polyvalent et abordable.
Pour l’utilisateur de Nikon APS-C qui cherche une plage focale étendue sans multiplier les optiques.

Pour qui ce NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 n’a guère d’intérêt
Pour ceux qui photographient souvent en basse lumière.
Pour ceux qui attendent une stabilisation optique sur un zoom standard.
Pour ceux qui hésitent avec un 24-200 mm et acceptent un peu plus de poids.

Dis autrement, je trouve excellente l’idée de Nikon de proposer une alternative aux zooms plus gros, plus longs et plus chers pour ceux qui veulent « juste » faire des photos en voyage ou de temps en temps. Le kit Nikon Z5II + NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 à 2 299 euros, ce n’est pas si mal.

Toutefois, pour 200 euros de plus selon les promotions, et souvent moins en kit, les mêmes peuvent s’offrir un 24-200 mm qui ouvre un (petit) peu plus et qui est stabilisé. Les Nikon Z plein format ont un capteur stabilisé, mais quand même.

Sur les APS-C comme le Nikon Z50II, ce 24-105 cadre comme un 36-158 mm, ce qui n’est pas dénué d’intérêt. Dommage donc pour l’absence de stabilisation, le capteur des APS-C n’étant toujours pas stabilisé.

Pour voyager relativement léger, le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, excellent sous tous rapports, reste une très belle alternative (d’ailleurs, j’utilise toujours le mien).

Finalement, celui qui a le plus à perdre dans la gamme NIKKOR Z avec l’arrivée de ce 24-105 mm f/4-7.1, c’est le 24-50 mm f/4-6.3. Paix à son âme.

FAQ – NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1

Le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 est-il un bon premier objectif en Nikon Z plein format
Oui, c’est clairement l’un de ses usages les plus cohérents. Il permet de couvrir la majorité des situations courantes avec un seul objectif, sans alourdir le sac ni exploser le budget.

Le NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1 est-il stabilisé
Non. Il ne dispose pas de stabilisation optique. Sur les boîtiers Nikon Z plein format, la stabilisation capteur compense en partie cette absence. Sur les APS-C comme le Z50II, il faut en tenir compte.

Le NIKKOR Z 24-105 mm est-il un bon objectif de voyage
Oui, clairement, si la priorité est le poids et la polyvalence. Avec 350 g sur la balance, il fait partie des zooms plein format Nikon Z les plus confortables à transporter.

Quelle est la différence avec le NIKKOR Z 24-200 mm
Le 24-200 mm est plus polyvalent, stabilisé et ouvre légèrement plus, mais il est plus lourd et plus cher. Le 24-105 mm privilégie la légèreté et le prix.

Peut-on utiliser le NIKKOR Z 24-105 mm sur un Nikon Z50II
Oui. Il cadre alors comme un 36-158 mm, ce qui en fait un zoom très polyvalent en APS-C.

Maintenant que les présentations sont faites, je ne peux que vous inviter à patienter jusqu’au 22 janvier 2026 pour découvrir le NIKKOR Z 24-105 mm chez votre revendeur, puis quelques semaines de plus pour lire mon test, dès qu’un exemplaire voudra bien rejoindre mon sac photo pour quelques jours. Je l’attends de pied ferme, en photo de nuit en particulier !

Source : Nikon France (aucune IA n’a mis ses pattes dans la rédaction de cet article écrit avec amour par votre serviteur).

Exemples de photos faites avec le zoom NIKKOR Z 24-105 mm f/4-7.1


De la technique à la photographie : le parcours que vous pouvez vivre vous aussi

Vous êtes peut-être venu(e) sur Nikon Passion pour savoir comment choisir et utiliser votre appareil photo. C’est normal. J’ai commencé de la même façon, à une époque où les sites pour apprendre la photo n’étaient pas nombreux. Mais si vous êtes resté(e), ou si quelque chose vous freine dans votre pratique actuelle, alors cet article est probablement pour vous.

Avant d’être photographe, j’ai été ingénieur. La technique a longtemps été mon langage. Et pourtant, la photographie s’est imposée. Sans ambition particulière au départ. Juste mon attrait pour l’image.

Débuter en photo : les premières images souvenirs

Comme beaucoup, j’ai commencé par des photos souvenirs. J’ai emprunté l’appareil photo de mon père. J’ai photographié mes vacances, mes voyages, mes filles. Des moments, des lieux, la famille. Rien de réfléchi. Rien de construit.

Et puis, sans prévenir, le plaisir a changé de nature. La photo n’était plus seulement un moyen pour moi de garder une trace. Elle devenait une activité créative et motivante à part entière.

Le piège du photographe débutant : la technique avant tout

Avec le web et la photo numérique, tout s’est accéléré. Forums, tests, comparatifs, fiches techniques. J’ai plongé dedans très vite. Je comparais. J’optimisais. J’accumulais des connaissances.

Comme beaucoup de photographes débutants et amateurs aujourd’hui, j’ai cru que progresser passait d’abord par la maîtrise du matériel.

J’ai fait de meilleures photos, oui. Mais pas beaucoup. Assez toutefois pour avoir envie de continuer à apprendre.

Le club photo : confrontation et prise de conscience

Je me suis inscrit dans un club photo. Pour voir ce que faisaient les autres. Pour échanger. Pour comprendre.

J’y ai trouvé des amis, certains le sont encore aujourd’hui. J’y ai vécu mes premiers reportages, mes premières expositions. Et j’y ai surtout compris une chose essentielle : la technique ne suffisait pas.

Avant / Après

Quand le matériel photo montre ses limites

Pendant longtemps, la photographie n’était pas ma priorité. Il y avait le travail, la famille, la vie. Mais quelque chose me travaillait en profondeur. Une frustration :

  • Je revenais avec beaucoup de photos et réalisais que la majorité étaient quelconques.
  • Je constatais qu’avec un appareil plus performant, mes photos n’étaient jamais meilleures.
  • Je cherchais à faire comme ceux dont j’aimais les photos, sans jamais trouver comment y arriver.
  • Je n’avais pas encore compris que je pouvais faire mieux avec moins.
  • Je sentais que comprendre mon appareil photo ne me faisait pas apprendre la photo.
  • Je ne me sentais pas photographe et je finissais par me décourager.

C’est là que tout a changé.

Apprendre la photographie au-delà de la technique

J’ai étudié des photos par centaines. J’ai visité des expositions, fait des stages, suivi des formations.
J’ai parlé avec des photographes professionnels.

Je me suis formé. Sérieusement.
J’ai lu énormément. Pas seulement des guides pratiques.

Je ne venais pas d’un milieu artistique. J’avais beaucoup à déconstruire. Beaucoup à faire pour apprendre la photo.
Petit à petit, quelque chose s’est mis en place.

Avant / après

Passer de « matériel d’abord » à « photographie d’abord »

J’ai commencé à développer une pratique plus personnelle.
À laisser de côté ce qui ne me parlait pas.
À ne plus raisonner en termes de boîtiers, d’objectifs ou de réglages, mais en termes d’intention, de regard, de cohérence.

Concrètement, tout a changé :

  • Avant, je pensais juste à faire des photos nettes. Maintenant, je pense lumière et composition avant tout.
  • Avant, je ne faisais que du JPG brut de boîtier. Maintenant, je traite mes photos pour les sublimer.
  • Avant, je faisais ces photos que l’on voit partout. Maintenant, j’ai mon univers.
  • Avant, je ne lisais que des articles techniques. Maintenant, je parcours des livres de photographes.

La technique n’a pas disparu. Elle a changé de rôle. Elle est devenue un outil au service de ma photographie, et non l’inverse.

Développer sa pratique photographique personnelle

Aujourd’hui, je me cherche encore. J’ai toujours plusieurs projets en cours. Beaucoup d’idées. La différence, c’est que j’aime ce que je fais. Et surtout, je sais pourquoi je le fais.

Ce parcours, du photographe souvenir au photographe assumé, c’est le mien. Et c’est exactement de cela que je vous parle chaque jour dans ma Lettre Photo.

Et vous, où en êtes-vous ?

Peut-être que votre objectif est simplement de faire de belles photos souvenirs. C’est légitime. Je l’ai fait pendant des années.

Mais je sais aussi que certains lecteurs sentent qu’ils pourraient aller plus loin. Sans chercher à devenir professionnels, ce n’est ni leur envie, ni mon propos. Juste pour prendre plus de plaisir, donner plus de sens à leurs images.

Vous faites peut-être partie :

  • De ces photographes débutants qui ne savent pas comment utiliser au mieux leur appareil photo.
  • De ces photographes amateurs qui viennent de l’argentique et qui ont du mal avec la photo numérique.
  • De ces photographes de longue date qui ne maîtrisent pas les codes du numérique, du web, des logiciels photo.
  • De ces amateurs victimes du syndrome d’acquisition de matériel, qui changent sans cesse sans comprendre pourquoi leurs photos ne progressent pas.
  • Ou de ces personnes qui ont découvert la photo avec un smartphone et veulent apprendre la photo avec un hybride.

C’est votre cas ? Alors sachez que c’est pour vous que j’écris.

Je partage ma pratique, mes réflexions, mes doutes, mes méthodes, parce que j’ai énormément appris des autres. Et parce que transmettre a toujours été une évidence pour moi.

Avant / Après

La photographie comme apprentissage permanent

Apprendre.
Se questionner.
Se remettre en cause.

Ce ne sont pas des slogans pour vous retenir. Ce sont mes préoccupations quotidiennes en photographie. Et, avec le temps, c’est devenu une véritable philosophie de vie.

Si vous avez l’impression de ne pas profiter pleinement de votre passion.
Si vous ne savez plus très bien où vous en êtes avec la photo.
Si la technique vous rassure mais ne vous satisfait plus totalement.

Alors je vais continuer à vous écrire.

Je continuerai à parler de technologie, parce qu’elle est partout et qu’elle complique souvent les choix.
Je continuerai à parler de photographie, parce que c’est elle qui donne du sens à tout le reste.
Même si votre plaisir reste celui des photos souvenirs. J’en fais encore beaucoup moi aussi.

Comment ça va se passer

Nous ne nous connaissons peut-être pas encore.
Mais si ce parcours résonne en vous, je vous invite à recevoir ma Lettre Photo.

Chaque matin, à 8h, vous recevez un texte qui nourrit votre pratique photographique.

Certains jours, je vous présente le travail d’un photographe : son parcours, ses choix, ses images commentées. Pour comprendre comment d’autres ont construit leur regard.

D’autres jours, je partage des conseils de réglage précis, issus de situations réelles. Pas de théorie abstraite, mais ce qui fonctionne sur le terrain.

Et régulièrement, je raconte mes propres séances photo : ce que j’ai cherché, ce qui a marché, ce qui a échoué, ce que j’en tire.

Vous y trouverez bien plus que des conseils techniques sur Nikon ou les logiciels photo.
Vous y trouverez un chemin possible, clair, accessible, pour progresser à votre rythme et apprendre la photo.

Concrètement, cela signifie :

  • Faire de la photographie une activité motivante au quotidien.
  • Trouver quels sont les domaines qui vous plaisent vraiment, comme j’ai découvert l’urbain et le spectacle vivant.
  • Mettre du vôtre dans vos photos, et ne pas vous contenter de cartes postales.
  • Devenir capable de traiter un sujet pour lequel vous éprouvez une attirance particulière.
  • Ne plus jamais avoir peur de montrer vos photos.

La Lettre Photo : chaque matin, un pas vers la photographie que vous voulez vraiment faire.


Comment faire une exposition photo quand on est photographe amateur ou passionné ?

Comment monter une exposition photo quand on est photographe amateur ou passionné ? Choix des images, présentation, accrochage : cette interview vous aide à comprendre comment exposer vos photos avec intention.

À travers l’interview de Michel Aguilera, photographe professionnel, je vous propose un retour d’expérience concret pour comprendre comment exposer vos photos sans vous perdre dans la technique.

À retenir : Monter une exposition photo, ce n’est pas seulement accrocher des images, c’est faire des choix et affirmer une intention. Choisir ses photos, penser leur présentation et leur accrochage oblige à clarifier son regard et sa démarche.
Cette étape est souvent la plus difficile pour les photographes amateurs, car elle implique de renoncer à certaines images. Exposer ses photos permet pourtant de progresser, de donner du sens à son travail et de confronter ses images au regard des autres.

Pourquoi monter une exposition photo change votre pratique

Monter une exposition photo ne se limite pas à accrocher des tirages au mur : c’est une démarche artistique qui structure votre regard et précise votre narration visuelle.

Contrairement à une simple galerie de photos en ligne, l’espace physique impose des contraintes de format, de rythme et de sens que tout photographe doit maîtriser pour transmettre son message. C’est précisément ce que pose la question de l’exposition photo : faire des choix, renoncer à certaines images, et assumer une intention claire face au regard des autres.

Monter une exposition photo : un exemple concret avec l’expo « Made in Japan »

À l’occasion de l’exposition photographique « Made in Japan » à Vitry-sur-Seine, j’ai eu l’occasion d’interviewer Michel Aguilera, photographe professionnel et directeur artistique de l’exposition. Cette interview aborde une question centrale pour beaucoup de photographes : comment monter une exposition photo et faire les bons choix.

Je connais Michel depuis de longues années. Il anime également les ateliers photo de la Maison de la Jeunesse dans notre commune, où il accompagne des jeunes photographes dans leur pratique et leurs projets d’exposition.

L’exposition « Made in Japan » présentait les images réalisées lors d’un voyage d’un mois au Japon. Elle met en avant le travail des jeunes de l’atelier photo de la MDJ, qui ont produit plusieurs milliers d’images autour de différents thèmes.

Pour monter l’exposition photo, il a fallu trier ces images, choisir lesquelles seraient exposées, comprendre pourquoi, et définir une mise en scène cohérente. C’est un travail indispensable pour présenter une expo photo, mais aussi l’un des points, avec la réalisation de leur portfolio, sur lesquels les photographes amateurs butent le plus souvent.

Des conseils concrets pour monter une exposition photo

Michel Aguilera s’est prêté au jeu de l’interview pour partager son expérience de photographe et de directeur artistique d’exposition. Loin des considérations techniques ou du choix du matériel, il est ici question de démarche créative, de regard et de choix photographiques.

Vous allez découvrir en particulier :

  • comment trier vos photos avant une exposition, et aborder concrètement la question de l’editing,
  • comment présenter vos photos et penser leur mise en scène dans un espace d’exposition,
  • pourquoi exposer ses photos est essentiel, même lorsqu’on se considère comme un simple amateur.

Ce sujet est riche d’enseignements. Prenez le temps de l’écouter en entier : Michel partage de nombreuses réflexions qui peuvent nourrir votre manière de photographier et de montrer vos images.

Vous verrez que la plupart de ces conseils s’appliquent aussi bien aux photographes amateurs qu’aux plus expérimentés, et qu’ils restent pertinents dès lors que vous cherchez à donner du sens à vos images, que ce soit en exposition, sur votre site web ou dans un livre photo.

Erreurs fréquentes que font les photographes en expo

Beaucoup de photographes amateurs exposent trop d’images sans fil conducteur, négligent le contraste des formats, ou oublient l’importance du cheminement du visiteur. Ces erreurs ne sont pas techniques : elles viennent presque toujours d’un manque de réflexion en amont sur le sens de l’exposition.

Pour éviter ces pièges, pensez à définir un thème cohérent, limiter le nombre d’images à celles qui racontent vraiment une histoire, et tester votre accrochage avant le vernissage.

FAQ – Monter une exposition photo

Combien de photos faut-il exposer lors d’une exposition photo ?
Il n’existe pas de nombre idéal. Une exposition photo réussie repose avant tout sur la cohérence de l’ensemble. Mieux vaut présenter peu d’images fortes, qui racontent une histoire claire, plutôt qu’un grand nombre de photos sans lien évident entre elles. Je me limite en général à un ensemble de 12 à 16 photos.

Comment choisir ses photos pour une exposition quand on est amateur ?
Le plus difficile n’est pas de faire des photos, mais de choisir lesquelles montrer. Pour monter une exposition photo, il faut accepter de renoncer à certaines images, même réussies, afin de ne conserver que celles qui servent réellement le propos et la narration de l’ensemble.

Faut-il maîtriser la technique ou avoir du matériel haut de gamme pour exposer ses photos ?
Non. Exposer ses photos ne dépend ni du niveau technique ni du matériel utilisé. Ce qui compte, c’est la démarche, le regard porté sur le sujet et la capacité à faire des choix assumés dans la sélection, la présentation et l’accrochage des images.

A vous !

Si vous envisagez de monter une exposition photo, ou si cette interview vous a aidé à mieux comprendre comment choisir, présenter et montrer vos images, n’hésitez pas à partager vos questions ou votre expérience en commentaire, ici ou directement sur YouTube.

Le montage d’une expo photo est aussi une affaire de réflexion collective, de regards croisés et de discussions entre photographes. Exposer ses photos, c’est avant tout apprendre à faire des choix et à assumer un regard.


Nikon Z5II vs Nikon Z6II – quel hybride 24 Mp choisir ?

Vous hésitez entre le Nikon Z5II et le Nikon Z6II ? Ces deux hybrides plein format de 24 Mp paraissent proches, mais leurs différences réelles – processeur, autofocus, vidéo, ergonomie et prix – peuvent totalement changer votre choix. Ce comparatif Nikon Z5II vs Nikon Z6II vous montre clairement ce qui les distingue afin de vous aider à choisir le bon hybride selon votre pratique photo ou vidéo.

Le Nikon Z6II, en fin de vie commerciale, reste un boîtier solide, compatible avec toute la gamme d’objectifs NIKKOR Z et les montures F via FTZ. Le Nikon Z5II, plus récent, bénéficie du processeur EXPEED 7 qui améliore nettement l’autofocus, la détection des sujets et la réactivité générale.

Les deux partagent la même qualité d’image et une ergonomie très proche, mais leurs différences techniques peuvent peser lourd selon votre manière de photographier. C’est précisément ce que ce comparatif va vous permettre de clarifier.

En résumé : Le Nikon Z5II offre un autofocus plus moderne, une meilleure détection des sujets et des options vidéo avancées (N-RAW, HLG interne). Le Nikon Z6II conserve pour lui un prix souvent inférieur, un écran supérieur et une ergonomie éprouvée. La qualité d’image est identique, le choix repose donc sur vos priorités : performance technique récente ou rapport qualité-prix amélioré.
Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II
Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II

Les différences entre Nikon Z5II et Nikon Z6II : processeur EXPEED 7 vs double EXPEED 6

Avec l’arrivée du Nikon Z5II en avril 2025, la gamme Nikon Z 24 MP s’est élargie. Vous avez désormais le choix entre cinq modèles:

  • les anciennes générations comme le Z6II et le Z5, équipés du processeur EXPEED 6,
  • les générations actuelles (2026) comme le Zf, le Z5II et le Nikon Z6III, pilotés par le processeur EXPEED 7.

Le Nikon Z6II a une particularité : afin d’assurer une mise au point autofocus plus rapide et efficace que celle du Nikon Z6 premier du nom, Nikon l’a doté de deux processeurs Expeed 6. Un premier processeur gère le boitier, tandis que le second est entièrement dédié à l’autofocus.

Les deux processeurs du Z6II améliorent légèrement la réactivité par rapport au Z6 première génération, mais cette architecture reste loin des performances du processeur EXPEED 7 du Nikon Z5II. La différence est nette dès qu’il s’agit de détecter un sujet complexe, en mouvement ou en basse lumière, domaine où le Z5II excelle désormais parmi les hybrides Nikon 24 Mp.

Nikon Z 6II écran supérieur et molettes
Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z6II

Comparaison autofocus Nikon Z5II vs Nikon Z6II

Les boîtiers équipés du processeur EXPEED 7 sont plus réactifs que ceux qui disposent de l’Expeed 6. L’autofocus est plus évolué, sa détection automatique de neuf types de sujets (humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains, vélos), même en basse lumière, est très efficace. Les deux processeur du Z6II font ce qu’ils peuvent, mais ne permettent pas à ce boîtier de faire aussi bien que le Z5II.

Si vous cherchez le meilleur AF de la gamme Nikon Z, orientez votre choix vers le Z5II sans aucune hésitation.

Comparaison ergonomie Nikon Z5II vs Nikon Z6II

Autant la différence d’ergonomie entre Z6II et Zf est flagrante, autant il n’y en a peu entre Z6II et Z5II. L’ergonomie de ces boîtiers, leur forme, la présence d’une poignée, tout est quasiment identique, à deux différences près. La première, c’est la présence d’un écran de rappel sur le capot supérieur du Z6II alors que le Z5II n’en a pas.

Ayant toujours utilisé un Nikon avec écran de rappel supérieur, j’ai eu du mal me faire à son absence lorsque j’ai utilisé le Z5II. C’est personnel : si vous doutez, je ne peux que vous conseiller d’aller voir votre revendeur et de prendre l’un et l’autre de ces deux Nikon Z en main pour vous faire votre propre idée.

Autre différence pratique entre Z5II et Z6II, l’écran arrière. Celui-ci est inclinable sur le Z6II, il est orientable sur charnière sur le Z5II. Sur le terrain, vous passerez plus vite en mode visée poitrine avec un Z6II, il suffit d’incliner l’écran. Sur Z5II, il faut le tourner autour de sa charnière, comme sur un Z6III, une manoeuvre un peu plus longue. Le Z5II l’emporte toutefois si vous souhaitez filmer en mode face caméra : son écran pivote pour vous faire face, quand celui du Nikon Z6II ne sait pas le faire.

Les deux adoptent un design conforme à ce que l’on connaît des Nikon F et Z experts : équilibré, rassurant. On se sent immédiatement chez soi lorsqu’on vient d’un reflex ou d’un autre hybride Nikon.

Les deux se positionnent comme des boîtiers polyvalents, dont le gabarit est idéal pour les longues sessions photo ou vidéo.

Exemple concret
Photographie de rue : sur le terrain, l’écran inclinable du Z6II permet une prise de vue plus rapide en contre-plongée. Le Z5II demande une manipulation supplémentaire mais offre la possibilité de filmer face caméra.

Exemple concret
Vidéo amateur : le Z5II simplifie les vlogs ou tutoriels avec son écran orientable, ce que le Z6II ne propose pas.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II: le Z5II
Nikon Z5II vs Nikon Z6II: l’écran orientable du Z5II

Différences vidéo Nikon Z5II vs Nikon Z6II

Par rapport au Nikon Z6II, le Nikon Z5II propose l’enregistrement interne en N-RAW 12 bits, une rareté dans cette gamme de prix, mais ne filme pas en 6K ni en 4K/60p sans recadrage. Il reste toutefois plus complet que le Z6II grâce aux formats RAW internes et à une meilleure souplesse de post-production.

En pratique, les deux boîtiers couvrent très bien un usage polyvalent photo-vidéo, mais le Z5II prend l’avantage dès que l’on parle de formats de fichiers experts et de marge de manœuvre en post-production. Le Z6II garde pour lui un positionnement plus ancien mais solide pour qui ne cherche pas absolument l’enregistrement RAW interne.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II — quel boîtier offre le meilleur rapport qualité/prix ?

Le dernier critère de choix qui va vous aider à pencher pour l’un ou l’autre de ces deux hybrides Nikon, c’est leur prix. C’est aussi là que ça se complique, car le Z6II coûte encore environ 100 euros de plus que le Z5II prix catalogue. Seulement, étant en fin de vie commerciale, son tarif fait l’objet de baisses significatives (d’où l’intérêt de ce comparatif, si vous en doutiez encore).

Concrètement, en décembre 2025, alors que j’écris ce comparatif Nikon Z5II vs. Z6II, les deux boîtiers présentent un écart de tarif d’environ 200 € en faveur du Nikon Z6II. Tout me laisse penser que cet écart ira en augmentant puisque le Z6II a déjà été remplacé par le Z6III alors que le Z5II est le plus récent de la série Z5. Bref, comparez les tarifs le jour où vous lisez cet article.

Si vous êtes prêt à faire quelques concessions sur les performances autofocus, et si vous n’avez pas besoin d’un module vidéo très expert, le Nikon Z6II reste un bon choix. Il m’a permis de faire toutes mes photos de reportage et de spectacle ces trois dernières années.

L’économie réalisée en choisissant le Nikon Z6II peut vous permettre d’investir, par exemple, dans un objectif NIKKOR Z à focale fixe sur le Z6II (j’utilise encore le duo NIKKOR Z 28 mm f/2.8 et NIKKOR Z 40 mm f/2 sur le Z6II que j’ai conservé en complément de mon Z6III).

À l’inverse, si la performance de mise au point est primordiale pour vous et que vous êtes prêt à vous passer de l’écran supérieur, le Nikon Z5II est le meilleur choix. Il vous évitera de passer au Nikon Z6III, un peu plus imposant, très orienté vidéo pro, et surtout plus onéreux.

Nikon Z5II vs Nikon Z6II — tableau comparatif complet

Caractéristique Z5II Z6II
Capteur CMOS BSI plein format 24.5 Mp CMOS BSI plein format, 24.5 Mp
Plage ISO 100–64 000 (Photo), 100–51 200 (Vidéo) 100–51200 (étendue : 50–204800)
Processeur EXPEED 7 Double EXPEED 6
Format photo RAW/JPG/HEIF RAW/JPG
Spécifications AF 273 points, zone Auto AF 299 points 273 points
Sujets détectés 9 types: Humain (yeux, visage, tête, torse), oiseau, chien, chat, voiture, vélo, moto, train, avion Humain (œil/visage), animal (œil/visage)
Détection AF basse lumière -10 EV (f/1.2, ISO 100) -4.5 EV (AF), jusqu’à -6 EV en mode faible luminosité (f/2, ISO 100)
Rafale (mécanique/électronique) 14 fps RAW C30 JPEG 14 fps (JPEG/RAW, avec AF/AE)
Stabilisation 5 axes VR 8.0 stops 5 axes VR 5.0 stops
Vitesse d’obturation mécanique 1/8 000–900 sec 1/8 000–30 sec (mode Bulb/Time disponible)
CODEC N-RAW H.265/H.264 H.264/MPEG-4 (10 bits via HDMI, ProRes RAW/Blackmagic RAW via enregistreur externe)
Mode d’enregistrement vidéo 4K UHD/30p, 4K UHD/60p (crop APS-C) Full HD/120p N-Log/HLG 4K UHD/60p (APS-C) 4K UHD/30p (FX) Full HD/120p N-Log/HLG (via HDMI 10 bits)
Limite d’enregistrement 125 mn (85 mn sur batterie) 29 min 59 s (limite standard des modèles Z6II)
Viseur EVF 3,7 Mp 3 000 cd/m² EVF 3,7 Mp
Ecran arrière tactile vari-angle 3,2 pouces 2.100 points tactile 3,2 pouces inclinable 2.100 points
Ecran supérieur non oui
Taux de rafraîchissement EVF 60 fps 60 fps
Stockage Double logement SD (UHS-II) XQD/CFexpress Type B + SD (UHS-II)
Interface USB-C 3.2 Gen2 HDMI-D Jack micro et casque Audio USB-C 3.2 Gen1 HDMI Type C Micro + casque
Batterie Nikon EL-EN15c Nikon EN-EL15c
Autonomie 390 vues normes CIPA 410 vues normes CIPA (env.)
Dimensions 134 x 100.5 x 72 mm 134 x 100.5 x 69.5 mm
Plage de température -10 à 40°C 0 à 40°C
Poids 700 g 705 g

Nikon Z5II ou Nikon Z6II : lequel choisir selon votre pratique ?

Si vous pratiquez la photo de reportage, la photo du quotidien, les scènes en basse lumière ou la vidéo amateur, le Nikon Z5II sera le plus cohérent. Son autofocus plus moderne sait reconnaître davantage de types de sujets, suit mieux les mouvements et tient mieux en lumière difficile. Son écran orientable aide aussi pour les cadrages complexes et la vidéo face caméra. C’est un boîtier plus récent, plus réactif, plus souple dans les situations où tout peut bouger d’une seconde à l’autre.

Si votre pratique est plus orientée voyage, randonnée, portrait ou photo de rue, le Nikon Z6II reste un excellent choix. Il offre la même qualité d’image, une ergonomie éprouvée et un prix inférieur. Il n’a pas la réactivité du Z5II, mais son comportement reste fiable, constant et suffisant pour la majorité des usages amateurs et passionnés.

Pour faire simple : choisissez le Z5II si vous voulez les performances les plus récentes de la gamme Nikon 24 Mp. Choisissez le Z6II si votre priorité est de rester dans un budget maîtrisé tout en profitant d’un hybride complet, polyvalent et éprouvé.

FAQ Nikon Z5II vs Nikon Z6II

Quelle est la différence principale entre le Nikon Z5II et le Nikon Z6II ?
Le Z5II utilise le processeur EXPEED 7, bien plus performant en autofocus et en vidéo que les doubles EXPEED 6 du Z6II. La qualité d’image est identique.

Quel boîtier est meilleur en autofocus ?
Le Nikon Z5II, grâce à l’EXPEED 7, détecte neuf types de sujets et fonctionne beaucoup mieux en basse lumière.

Quel modèle privilégier pour la vidéo ?
Le Nikon Z5II pour les profils avancés (N-RAW, HLG interne). Le Z6II pour un usage basique sans exigence de formats experts.

Quelle carte utiliser sur le Nikon Z5II et le Nikon Z6II ?
Le Nikon Z5II dispose de deux emplacements pour cartes mémoire SD (UHS-II).
Le Nikon Z6II dispose d’un emplacement pour carte mémoire XQD/CFexpress Type B et d’un emplacement pour carte SD (UHS-II).

Quel est le meilleur rapport qualité-prix ?
Le Z6II lorsque son prix est fortement remisé. Le Z5II lorsque vous privilégiez les performances récentes.

À qui convient mieux le Z5II ? À qui s’adresse le Z6II ?

Le Nikon Z5II conviendra parfaitement si vous êtes photographe amateur ou confirmé et pratiquez régulièrement la photo de reportage, du quotidien, sociale ou la vidéo amateur.

Sa rafale rapide, son autofocus performant en basse lumière et ses capacités vidéo avancées (N-RAW, 4K/30p) en font un outil polyvalent, capable de suivre des sujets rapides, de capturer des scènes complexes et de produire des images pour les plus photographes les plus exigeants.

Le Nikon Z5II s’adresse aux photographes exigeants, tandis que le Z6II constitue un excellent compromis pour un usage polyvalent photo/vidéo à un tarif plus contenu.

Le Nikon Z6II, quant à lui, s’adresse aux photographes passionnés qui privilégient la randonnée, les voyages, le portrait ou la photo de rue.

Mais ne vous y trompez pas: il offre également des performances satisfaisantes en photo animalière et en photo de sport. Son autofocus sait être précis même s’il est moins réactif et complet. Sa cadence de prise de vue est identique à celle du Z5II, et sa qualité d’image est celle du Nikon Z5II, puisqu’il partage le même capteur.

Le Nikon Z6II reste un choix sûr pour celles et ceux qui recherchent un hybride fiable, complet, et accessible, sans pour autant être un modèle de toute dernière génération.

Ce comparatif Nikon Z5II vs Nikon Z6II vous donne les repères essentiels pour choisir le Nikon Z 24 MP le mieux adapté à vos exigences, à votre pratique et à votre univers photographique.

Vous voulez savoir quel objectif Nikon choisir pour votre Z5II ou Z6II? Découvrez le guide complet pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.


La retouche pour révéler ses photos, d’Agnès Colombo : d’une photo smartphone brute à une image attirante

La photographie au smartphone est une pratique courante chez les photographes comme le grand public. Dotés de capacités avancées, nos chers smartphones ne font plus de la figuration lorsqu’il s’agit de faire des photos de paysages, des portraits, des scènes urbaines ou nocturnes. Mais en vous limitant à la prise de vue, vous passez à côté de ce qui va faire le charme de vos photos : le post-traitement.

Le guide pratique d’Agnès Colombo a pour objectif de vous aider à pratiquer la retouche sur votre smartphone, sans passer par l’ordinateur. Rêve ou réalité, c’est ce que je vous propose de découvrir !

En résumé : ce livre vous présente les opérations de traitement à appliquer à l'aide de l'application photo de votre smartphone, pour donner à vos images une apparence plus attirante. Il s'adresse aux débutants comme aux utilisateurs réguliers de smartphones photo désireux de donner une touche plus personnelle à leurs images.

La pratique d’abord, le traitement après

Agnès Colombo est photographe avant d’être autrice. Bien qu’elle ait publié un premier livre sur la photographie au smartphone, son expérience va bien au-delà. Ce point a son importance car il permet de différencier ce livre des nombreuses vidéos à la va-vite vous promettant monts et merveilles en 3 clics et 12 filtres Instagram.

Le livre s’articule autour de cinq chapitres :

  • diagnostiquer sa photo,
  • les outils simples pour retoucher,
  • l’expérimentation,
  • la conversion noir et blanc,
  • l’apport de l’IA dans la retouche.

Agnès Colombo suit une trame logique : de l’étude de la photo à son traitement, en passant par les principes qui vont vous permettre de savoir si vos photos méritent d’être traitées. Le smartphone facilite la prise de vue et, il faut bien le reconnaître, nous avons tendance à déclencher plus que nécessaire. Trier et sélectionner les meilleures photos avant de les traiter est un passage obligé. C’est la raison pour laquelle le livre débute par les dix principes de base vous permettant de réussir vos photos smartphones.

Une approche pratique adaptée à tous les smartphones

L’intérêt principal de ce livre est de proposer des opérations applicables quel que soit le modèle de votre mobile. L’autrice utilise un iPhone et son application de retouche native, mais tout ce qui est présenté peut être mis en œuvre dans l’application d’une autre marque d’appareil.

J’aime l’idée, toutefois pensez à vous procurer le manuel de votre application si vous n’utilisez pas un appareil Apple, et si vous ne vous sentez pas à l’aise pour fouiller dans les menus de votre mobile. Faire des photos avec un smartphone est une chose, en prendre le contrôle pour traiter vos images suppose des compétences de base.

De même, considérez que ce livre parle de traitement, et qu’il ne constitue pas un cours de photo. Je vous renvoie vers d’autres ouvrages pour cela, celui d’Agnès sur la photo smartphone, comme un guide de photographie plus traditionnelle tel que Mon cours de photos en 20 semaines chrono.

Points à noter

Le format de ce livre et le nombre de pages limité en font un guide idéal à glisser dans votre poche, à côté du smartphone. Le choix de présenter des opérations de traitement pas à pas, avec une logique de photographe (on recadre avant de corriger les tonalités, par exemple) ne vous déroutera pas.

Ne vous attendez toutefois pas à un cours complet sur le post-traitement photo, ce n’est pas le but de ce livre. Voyez-le plutôt comme un aide-mémoire, une collection de fiches pratiques pour toujours savoir quoi faire et comment.

Concrètement, Agnès Colombo vous explique comment elle part d'une photo native pour en faire une photo plus attirante, en suivant une logique de photographe. Mais elle ne vous partage pas une méthode en x étapes à répliquer point par point, chaque photo appelant un traitement différent.

La mise en œuvre des fonctions de traitement par l’IA, présentée dans le dernier chapitre, nécessite l’application Lightroom Mobile. Si vous disposez de Lightroom Classic, votre abonnement vous autorise à utiliser cette application. Dans le cas contraire, vous pouvez l’utiliser en version gratuite limitée. Vérifiez alors si les fonctions attendues sont disponibles dans la version gratuite, Adobe opère parfois des changements d’une version à l’autre.

Note : si vous utilisez Lightroom Mobile avec abonnement, sachez que vos photos sont synchronisables avec votre catalogue Lightroom Classic sur ordinateur. C'est une façon parfois plus conviviale de traiter les photos du smartphone sur grand écran. Je vous en parle plus longuement dans ma formation Lightroom Mobile.
La retouche pour révéler ses photos, d'Agnès Colombo : d'une photo smartphone brute à une image attirante
La conversion noir et blanc d’une photo sur smartphone

À qui s’adresse ce livre ?

La retouche pour révéler ses photos smartphone s’adresse en priorité aux utilisateurs de smartphones désireux de profiter de l’appareil photo qu’ils ont toujours dans leur poche, tout en apportant une touche finale à leurs images. C’est une bonne approche, accessible même aux débutants, à condition d’accepter de passer du temps sur votre petit écran pour traiter vos images.

Si vous possédez un smartphone capable de faire de bonnes photos, ce livre va vous faire découvrir des fonctions méconnues, et des traitements auxquels vous n’auriez peut-être pas pensé.

Si vous maîtrisez déjà bien l’application native de votre mobile, le livre ne vous aidera guère que pour la conversion noir et blanc et l’utilisation de l’IA Lightroom. À vous de voir.

Titre complet : La retouche pour révéler ses photos (juin 2025)
Auteur : Agnès Colombo (photographe professionnelle)
Éditeur : Eyrolles
Format physique : 15 × 19 cm, reliure dos collé
Nombre de pages utiles : 95
Prix public : 19 € TTC

FAQ sur le livre La retouche pour révéler ses photos

Ce livre convient-il aux débutants complets en photo smartphone ?
Oui, à condition d’avoir quand même les bases de la photo mobile (cadrage, exposition, mise au point, formats d’image). Si vous débutez totalement, lisez d’abord le livre sur la prise de vue puis revenez à celui-ci pour l’approche retouche photo.

Faut-il un iPhone impérativement pour appliquer les conseils du livre ?
Non. L’autrice insiste sur le fait que tout peut être mis en œuvre sur un appareil d’une autre marque. Il vous faut dans ce cas vous procurer le manuel détaillé de votre appareil et de son application photo par défaut si vous ne l’utilisez pas déjà.

Les techniques fonctionnent-elles avec un smartphone d’entrée de gamme ?
Oui, avec une réserve liée au matériel. Tous les smartphones ne disposent pas de toutes les fonctions avancées réservées aux modèles haut de gamme. De même, les fonctions très avancées de certains modèles ne sont pas traitées dans le livre.

Faut-il faire du RAW pour appliquer ce qui est présenté dans le livre ?
Non. Tout est réalisable avec le format par défaut de votre appareil, qu’il s’agisse du JPG ou du HEIC.

En conclusion : mon avis sur La retouche pour révéler ses photos smartphone

Ce petit guide pratique fait ce qu’il est censé faire : vous aider à identifier vos meilleures photos, à leur appliquer des traitements simples mais pertinents. Agnès Colombo sait se mettre à la portée des plus débutants, comme des photographes plus aguerris. Les nombreuses opérations présentées sont simples à comprendre et bien illustrées.

Les 19 euros, limite haute pour ce format, sont justifiés par la qualité éditoriale Eyrolles, la qualité de la maquette et l’impression en Europe.

Voici donc un guide pratique et inspirant si vous souhaitez profiter de l’appareil qui vous suit au quotidien. Agnès Colombo transmet son expérience, vous donne des pistes concrètes pour traiter vos photos comme elles le méritent, mettre en évidence le potentiel de vos images et vous permettre de pratiquer toujours plus même si vous n’avez pas votre équipement complet avec vous.


DxO FilmPack 8 : test, avis et nouveautés pour retrouver un rendu argentique authentique

Certains logiciels ne cherchent pas à remplacer votre flux de travail, ni à devenir le centre de votre univers photo. DxO FilmPack 8 est de ceux-là : un outil complémentaire, une banque de modèles, un logiciel ludique mais professionnel qui vous permet de retrouver ce que le numérique ne sait pas offrir de façon native, et pour cause : le rendu argentique.

DxO FilmPack 8 est un logiciel de rendus argentiques. Il permet d’appliquer des simulations de films fidèles, analysées scientifiquement, sans modifier les fichiers RAW. C’est l’un des rares outils capables de transformer une photo numérique en image au rendu argentique crédible, sans ce côté artificiel que l’on voit avec de nombreux presets Lightroom (sans parler des filtres Instagram). Cette version marque un pas en avant pour ceux qui cherchent à retrouver la texture, la matière, l’imperfection maîtrisée de la photographie chimique.

En résumé : DxO FilmPack 8 est un logiciel de rendus argentiques basés sur des analyses scientifiques précises.
Nouveautés majeures : Time Warp (Voyage dans le temps, Vieillissement), 15 nouveaux films, optimisation de pellicule numérisée, effets haute résolution.
Le mode Time Machine enrichi permet d’explorer l’évolution des rendus au fil des décennies.
Intégration directe dans Photoshop pour une utilisation plus fluide.
Idéal pour obtenir un rendu argentique expressif sans expertise technique avancée.

Une fidélité scientifique au service d’un rendu authentique

DxO le répète depuis que l’éditeur français a mis le grapin sur la suite Nik Collection et lancé FilmPack : pour obtenir un rendu argentique fidèle et de qualité, le preset à la Lightroom ne suffit pas. Il faut une analyse scientifique poussée des caractéristiques des pellicules et des papiers d’origine.

Or l’analyse scientifique, c’est le coeur de métier de DxO depuis toujours. Dans la pratique, cela se ressent. Les rendus proposés par FilmPack ne sont pas des approximations comme on en trouve dans quantité de presets Lightroom ou Luminar NEO : dans FilmPack, chaque nuance a été mesurée, chaque granulation étudiée, chaque dérive chromatique reproduite avec une précision chirurgicale.

Ce que j’apprécie dans ce logiciel : il ne surfe pas sur la vague Vintage « vite fait mal fait ». FilmPack cherche à transmettre quelque chose de bien plus authentique. Faites tirer vos images ainsi traitées, puis posez-vous la question : arrivez-vous à faire la différence avec un véritable tirage argentique ?

Le mode Time Machine : voyage au coeur de 200 ans d’histoire

FilmPack a toujours eu un côté ludique. C’est ce qui m’a attiré dès la sortie de sa Time Machine. On clique, on explore, on remonte le temps en visualisant des photos dont le rendu vous ramène à l’époque. Ou l’inverse. C’est presque un jeu — mais un jeu qui éduque l’œil, ça ne peut pas nuire.

Avec FilmPack 8, cette fonctionnalité est encore plus riche avec 19 images historiques supplémentaires, des textes mieux structurés et une navigation WebView plus fluide.

DxO FilmPack 8 : test, avis et nouveautés pour retrouver un rendu argentique authentique
DxO FilmPack 8 Time Machine

La Time Machine n’est pas seulement une encyclopédie de la photo argentique : elle permet d’appliquer, en un clic, le rendu correspondant à l’époque explorée. Le lien entre histoire et création de votre image est alors immédiat.

Pour un photographe qui a connu l’argentique, c’est un vrai plaisir : revoir des images emblématiques, replonger dans une époque, puis adapter ce rendu à une photo moderne prise avec un Nikon Zf ou un Z6III.

Exemple : sur un Nikon Zf, FilmPack 8 permet de rapprocher le rendu de vos NEF de ce que produisait un Ilford HP5 ou un Kodak Portra.

Nouveautés : Time Warp, ou comment voyager dans le temps sans changer de film

FilmPack 8 introduit le mode Time Warp, qui s’appuie sur deux outils totalement nouveaux :

Le voyage dans le temps
Un curseur transforme votre image en croisant époques, types de pellicules, techniques optiques et styles historiques.
Cette fonction couvre près de 200 ans d’évolution photographique — du daguerréotype aux films modernes.
Le résultat n’est jamais caricatural : DxO a choisi de créer un résultat crédible, pas un nième filtre Instagram déguisé.

Le vieillissement
Cet outil applique une patine progressive, comme si l’image subissait vraiment le passage du temps. Usure, dérives, poussières. On peut créer une ambiance très subtile, idéale pour une série narrative ou un reportage documentaire.

Ces deux outils donnent un contrôle du résultat très agréable pour ceux qui veulent un rendu argentique sans passer des heures devant leur logiciel de traitement.

Quinze nouveaux rendus de films : couleur, noir et blanc, cinéma

DxO a ajouté à FilmPack 8 15 nouvelles émulations, réparties entre pellicules couleur et noir et blanc avec des films populaires : Amber D100, Amber D400, Cinestill Boutiqueness, Ilford Lfocolor Retro 400, Lomography Color Negative 800, Lady Grey B&W 120/ISO 400, Kodak T-MAX P3200…

DxO FilmPack 8 : tous les rendus de films argentiques

J’insiste, ce n’est pas une simple collection de presets : FilmPack est probablement aujourd’hui la bibliothèque de rendus argentiques la plus cohérente du marché. Les « pellicules » se comportent comme leurs homologues réels : grain, contraste, dérive, textures, tout est répliqué avec finesse.

Optimisation de pellicule numérisée : une fonctionnalité peu courante

FilmPack 8 introduit un outil pensé pour les photographes (comme moi) qui numérisent eux-mêmes leurs films. Il permet :

  • d’inverser les valeurs tonales des négatifs couleur,
  • d’appliquer des corrections spécifiques,
  • de gérer les dérives chromatiques souvent présentes sur des scans artisanaux,
  • de restaurer des films anciens.

Là encore, c’est une fonctionnalité qui s’adresse à un public expert, exigeant, souvent attaché à ses archives argentiques.

Pour un utilisateur Nikon, c’est particulièrement utile si vous scannez vos pellicules 35 mm maison ou si vous archivez d’anciens négatifs familiaux. FilmPack vous permet alors d’obtenir un rendu harmonieux entre vos archives argentiques et vos fichiers numériques issus d’un Nikon Z, comme les Z6III ou Zf.

FilmPack 8 dans Photoshop : une intégration plus fluide

DxO améliore néanmoins l’intégration en ajoutant une palette complète intégrée dans Photoshop. On peut appliquer les rendus sans quitter Photoshop, sur un calque. Pour ceux qui aiment les retouches locales et les compositions plus complexes, c’est une avancée notable.

FilmPack est aussi un bon compagnon pour Lightroom Classic :

  • cataloguez dans Lightroom,
  • exportez en TIFF,
  • finalisez dans FilmPack,
  • revenez affiner dans Photoshop si nécessaire.

Un flux classique chez les photographes experts, même s’il reste plus lourd à gérer que le flux Lightroom Classic interne natif.

Comment intégrer FilmPack 8 dans votre workflow Nikon Z ?

FilmPack ne remplace pas Lightroom Classic, DxO PhotoLab ou Capture One. La logique est plutôt la suivante :

  • vous faites vos photos avec un Nikon Z (Zf, Z6III, Z8…),
  • vous traitez les RAW dans votre logiciel habituel,
  • vous exportez en TIFF 16 bits,
  • vous appliquez le rendu argentique dans FilmPack.

C’est un flux de travail qui a un avantage majeur : vous gardez la puissance du traitement RAW (détails, hautes lumières, traitements non destructifs) tout en bénéficiant des rendus films les plus crédibles du marché.

C’est aussi une manière efficace d’éviter les erreurs de colorimétrie courantes lorsqu’on débute en développement numérique. FilmPack vous donne un rendu cohérent, reproductible et fidèle.

FilmPack 8 et les simulations Fujifilm : pourquoi ce n’est pas la même chose

On me pose souvent la question : « À quoi bon FilmPack si Fujifilm propose déjà des simulations de films directement dans ses boîtiers ? ». La réponse est simple : ce n’est pas la même philosophie, ni la même technologie.

DxO FilmPack 8 et les profils Fujifilm

Les simulations Fujifilm sont pensées pour reproduire les films Fujifilm, et uniquement ceux-là. Elles offrent une vraie cohérence esthétique, mais elles restent des profils intégrés au boîtier, appliqués avant même le développement du fichier. Elles sont rapides, efficaces, et limitées à l’univers Fuji.

Autre différence notable : FilmPack intervient après le développement RAW, ce qui vous laisse récupérer la dynamique du capteur, les détails dans les ombres et les hautes lumières, sans les contraintes du JPEG direct boîtier. Vous combinez donc la latitude moderne des capteurs Fujifilm avec un rendu argentique fidèle.

FilmPack face aux Picture Control créatifs des Nikon Z

Les boîtiers Nikon Z proposent de plus en plus de profils créatifs intégrés, mais ceux-ci restent des variations colorimétriques appliquées au JPEG ou utilisées comme point de départ dans le développement RAW. FilmPack 8 va plus loin : il reproduit le comportement d’un film réel, avec son grain, ses dérives et ses contrastes typiques.

En résumé :

  • Nikon vous donne une identité visuelle maison.
  • FilmPack vous donne accès à toute l’histoire de la photographie argentique, sans vous enfermer dans un look unique.

Les deux approches coexistent très bien, mais FilmPack conserve une longueur d’avance : il ne remplace rien, il enrichit.

Mon avis : un logiciel ludique, pertinent… mais qui peut progresser encore

Depuis ses débuts, FilmPack a toujours eu quelque chose de ludique. On navigue parmi les films, on essaie des variations, on remonte le temps, on se laisse surprendre. Cette exploration demeure dans FilmPack 8.

Le logiciel reste également pertinent, car la qualité de ses rendus est supérieure à la plupart des presets maison qu’on voit partout. Un photographe qui ne maîtrise pas parfaitement Lightroom Classic ou DxO PhotoLab, ou qui ne veut pas passer trop de temps à créer ses propres rendus, peut obtenir un look argentique sans passer des heures en traitement, et sans commettre d’erreurs de colorimétrie.

En revanche, FilmPack 8 a toujours la même limite : bien qu’il traite les RAW directement en version standalone, il n’autorise pas le traitement direct des RAW sans export puis réimport si vous partez de Lightroom ou PhotoLab. Vous devez donc accepter :

  • une double gestion des fichiers,
  • un workflow plus lourd,
  • une sauvegarde plus longue et coûteuse en espace disque.

Dom­mage, alors que l’époque est à l’économie de moyens. Surtout quand on sait que Lightroom, Capture One, DxO PhotoLab et même Luminar NEO prennent tous en charge les RAW en interne. FilmPack permet de retrouver l’émotion, mais pourrait encore simplifier la méthode.

FAQ : DxO FilmPack 8

FilmPack peut-il remplacer Lightroom ou PhotoLab ?
Non. Il ne dématrice pas les RAW et ne gère pas votre photothèque.

FilmPack 8 fonctionne-t-il avec les fichiers NEF Nikon Z ?
Indirectement : vous devez d’abord développer vos NEF dans Lightroom ou PhotoLab, puis exporter en TIFF.

Quel est l’intérêt de FilmPack si j’ai déjà des presets Lightroom ?
Les presets imitent un style. FilmPack imite un film réel, analysé scientifiquement.

FilmPack 8 est-il utile pour les débutants ?
Oui : il évite les erreurs de retouche (dominantes, contrastes agressifs, saturation excessive).

DxO FilmPack 8 en 2026, pour qui ?

Pour un photographe expert, FilmPack 8 répond à plusieurs attentes :

  • retrouver un rendu argentique authentique sans complexité,
  • explorer l’histoire de la photo de manière vivante,
  • donner un style cohérent à ses images sans apprentissage lourd,
  • éviter les dérives colorimétriques courantes lorsqu’on débute en retouche,
  • retrouver une dimension tactile et sensible dans le traitement.

Ce n’est pas un logiciel pour remplacer Lightroom ou PhotoLab. C’est une extension pratique et conviviale du flux de travail.

Disponibilité et tarif

DxO FilmPack 8 est disponible sur le site de DxO pour macOS et Windows.

Le prix d’une nouvelle licence est de 139,99 € (décembre 2025). Si vous avez déjà une version précédente (FilmPack 7), la mise à jour coûte 79,99 €.

Une version d’essai gratuite de 30 jours, sans engagement, est proposée. Je ne peux que vous recommander de l’installer pour juger par vous-même.


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