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Histoire Nikon | Épisode 5 : les Nikonos

Embarquez pour la grande aventure sous-marine de Nikon ! Dans ce cinquième épisode de la série documentaire consacrée à l’histoire de Nikon, Thierry Ravassod, collectionneur et historien de la marque, revient sur la genèse et l’évolution des légendaires appareils photo étanches Nikonos, nés du partenariat visionnaire entre Jacques-Yves Cousteau et Jean de Wouters au début des années 1960.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

La naissance d’un mythe sous-marin

Au tournant des années 60, la photographie sous-marine reste un défi technique majeur. Nikon, fort de son savoir-faire optique, s’associe à Jean de Wouters, ingénieur belge passionné d’océanographie, et au commandant Cousteau, pionnier de l’exploration marine. Ensemble, ils conçoivent un appareil révolutionnaire : le Calypso, premier appareil photo véritablement étanche sans caisson.

Séduit par le projet, Nikon rachète le brevet et perfectionne le concept. En 1963 naît le Nikonos, capable de plonger jusqu’à 50 mètres de profondeur sans protection supplémentaire. Sa robustesse, son étanchéité et sa qualité d’image exceptionnelle en font rapidement l’appareil de prédilection des plongeurs, explorateurs et reporters scientifiques du monde entier.

🧭 Le saviez-vous ?
Le premier Nikonos blanc de pré-série (1962) n’a été produit qu’à 100 exemplaires pour le marché japonais.
Le Nikonos RS coûtait plus de 60 000 francs à sa sortie, soit environ 10 000 € actuels.
Certains modèles ont été utilisés par la marine américaine et par des expéditions océanographiques.

Une nouvelle ère pour la photographie sous-marine

Le succès du Nikonos repose sur une idée simple mais géniale : offrir aux plongeurs un outil aussi performant sous l’eau que sur terre. Grâce à ses optiques spécifiques pour milieu aquatique, conçues pour compenser la réfraction et les aberrations dues à l’eau, les images gagnent en netteté, contraste et réalisme.

Les différentes versions – Nikonos II, III, IV-A et V – apportent chacune leur lot d’améliorations : ergonomie renforcée, viseurs plus précis, obturateurs plus fiables et compatibilité accrue avec les flashs sous-marins. Le Nikonos V, lancé en 1984, marque l’apogée de cette lignée avec une exposition automatique et un système d’étanchéité perfectionné.

Des optiques et accessoires dédiés

Les objectifs du Nikonos, tels que le Nikkor 15 mm f/2.8 ou le 35 mm amphibie, comptent parmi les plus emblématiques de la marque. Spécialement conçus pour l’eau, ils offrent des performances optiques inégalées, bien supérieures à celles des objectifs utilisés dans un caisson traditionnel.

Autour du boîtier, Nikon développe un vaste système d’accessoires : flashs SB-101, bras articulés, joints toriques, viseurs d’angle, sacs de transport étanches… Tout un écosystème pensé pour les photographes aventuriers.

L’héritage du Nikonos

Symbole d’aventure et d’ingéniosité, le Nikonos reste une icône pour les passionnés de photographie et de plongée. Même après la fin de sa production en 2001, son esprit survit à travers les appareils numériques étanches Nikon Coolpix ou Nikon W100, héritiers modernes de la philosophie du Nikonos : permettre à chacun de capturer le monde sous un autre angle.

Thierry Ravassod, passeur de mémoire

Photographe et collectionneur, Thierry Ravassod consacre sa vie à préserver l’héritage de Nikon.

Dans son musée Nikon, il expose des modèles rares, dont plusieurs Nikonos d’époque, témoins de cette époque où l’innovation technique se mêlait à l’esprit d’exploration. Par sa passion et sa connaissance encyclopédique, il nous rappelle que l’histoire de Nikon est aussi celle de l’aventure sous-marine.

FAQ sur les Nikonos

Quelle est la différence entre le Calypso et le premier Nikonos ?
Le Calypso, conçu par Jean de Wouters en 1960, a servi de base au Nikonos. Nikon a racheté le brevet, amélioré l’étanchéité et ajouté des optiques Nikkor spécialement adaptées à l’eau.

Quel est le premier modèle de Nikonos ?
Le premier Nikonos, dérivé du Calypso de Jean de Wouters, sort en 1963. Étanche à 50 mètres, il marque le début de la lignée.

Pourquoi les optiques du Nikonos sont-elles si particulières ?
Elles sont calculées pour corriger la réfraction optique sous l’eau, là où les objectifs standards produiraient des images floues et déformées.

Quelle profondeur maximale atteignaient les Nikonos ?
Le Nikonos V pouvait descendre à 50 mètres, tandis que certains prototypes militaires sont allés bien au-delà. Le Nikonos RS est étanche jusqu’à 100 mètres sans caisson, un record pour un appareil photo reflex de série.

Qu’est-ce que le Nikon RS ?
Le Nikon RS (1992) est le premier appareil photo reflex autofocus étanche au monde. Conçu pour la plongée professionnelle, il reprend la monture F dans une version adaptée à l’usage sous-marin, sans caisson.

Le Nikon RS est-il encore utilisable aujourd’hui ?
Oui, mais avec précaution. L’étanchéité dépend des joints, souvent à remplacer. Peu de réparateurs sont encore capables de le remettre en état, ce qui renforce son statut de pièce de collection.

Existe-t-il des descendants numériques du Nikonos ?
Oui, les Coolpix étanches et le Nikon W100 prolongent son héritage, avec des technologies modernes et un usage grand public.

Pour aller plus loin

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Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême 24-3000 mm pour repousser les limites

Nikon dévoile le Nikon Coolpix P1100, un bridge à très longue plage focale. Successeur direct du P1000, ce bridge défie les lois de l’optique avec un zoom optique motorisé 125x couvrant une plage focale inédite de 24 à 3000 mm.

Le Dynamic Fine Zoom étend la focale effective à 6000 mm, permettant ainsi de capturer la Lune avec des détails saisissants ou d’immortaliser un oiseau à plusieurs centaines de mètres. Un bridge est-il encore un choix pertinent en 2025 ? Décryptage.

Nikon Coolpix P1100 : le bridge extrême pour repousser les limites

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Nikon Coolpix P1100 : le retour du bridge téléobjectif

Le Nikon Coolpix P1100 remplace le Coolpix P1000, dont la commercialisation a cessé il y a un an, pour intégrer un système de connectivité USB conforme aux nouvelles normes. Nikon adopte désormais le standard USB-C pour ses appareils photo, garantissant une compatibilité accrue avec les chargeurs et accessoires modernes. Mais ce n’est pas l’USB-C qui fait la particularité du Coolpix P1100, c’est son objectif intégré et sa très longue plage focale.

Très proche du P1000 en termes de fiche technique, le Coolpix P1100 dispose toujours d’un système de réduction de vibration optique (VR) capable de compenser jusqu’à quatre vitesses d’obturation. Concrètement ? Des photos nettes à main levée, même au téléobjectif extrême.

L’objectif zoom motorisé NIKKOR f/2.8-8 intègre des lentilles Super ED et ED pour minimiser les aberrations chromatiques et garantir une qualité d’image constante sur toute la plage focale.

Des modes spécifiques pour capturer l’invisible

Le Nikon Coolpix P1100 intègre des modes d’assistance pour les photographes les moins aguerris.

Le mode « Observation des oiseaux » optimise la mise au point pour suivre les oiseaux en mouvement dans une zone du viseur prédéfinie tout en vous permettant de désigner l’oiseau de votre choix à l’aide d’un collimateur AF pour assurer le suivi. Ce n’est pas l’autofocus d’un hybride comme le Nikon Z50II mais c’est un mode qui peut vous aider à faire des photos plus nettes sur les yeux et le corps des oiseaux.

Le mode « Lune », quant à lui, ajuste l’exposition et le contraste pour optimiser les détails de la lune.

Une nouveauté fait son apparition : le mode « Feux d’artifice » pour capturer des explosions lumineuses sans surexposition, avec des expositions prolongées protégeant les hautes lumières. Contrairement à la version précédente de ce mode sur le Coolpix P1000 (voir le test), où les éléments de la scène pouvaient être trop sombres ou trop lumineux, cette mise à jour améliore la lisibilité des détails du décor autour des feux d’artifice.

Vidéo 4K UHD : exploitez toute la portée du téléobjectif

Pour les amateurs de vidéo, le Coolpix P1100 filme en 4K UHD/30p. L’effet de zoom à 3000 mm ouvre des possibilités inédites : filmer un aigle en plein vol, suivre un avion à l’horizon, tout devient possible si vous maîtrisez la vidéo.

Les modes superlapse et timelapse vous ouvrent quant à eux de nouvelles possibilités de création.

Une ergonomie pensée pour un confort maximal

Avec ses 1410 g, le P1100 reste plus léger qu’un hybride équipé d’un super téléobjectif. Sa large poignée assure une prise en main ferme, tandis que le sélecteur de mode et la bague de réglage offrent un accès rapide aux paramètres essentiels, comme la balance des blancs et la mise au point manuelle.

Compatibilité et accessoires

Le Coolpix P1100 dispose d’une griffe flash compatible avec divers accessoires Nikon, comme les flashes externes et un viseur point rouge Nikon DF-M1 facilitant le cadrage au téléobjectif.

La télécommande ML-L7 permet de contrôler l’appareil à distance via Bluetooth, limitant les vibrations lors des prises de vue longue portée.

Écran orientable et format RAW : un duo gagnant pour la flexibilité

Le moniteur TFT ACL de 3,2 pouces inclinable facilite les cadrages complexes. Nikon intègre également la compatibilité avec le format RAW (NRW), permettant un post-traitement plus poussé des images.

Connectivité SnapBridge pour un partage instantané

Avec SnapBridge, le Nikon Coolpix P1100 se connecte en Bluetooth et Wi-Fi à un smartphone ou une tablette. Les images se transfèrent automatiquement pour un partage instantané sur les réseaux sociaux ou un stockage en ligne.

Disponibilité et prix

Le Nikon Coolpix P1100 sera disponible à partir du 27 février 2025 au prix de 1 199 euros TTC.

Pourquoi choisir le Nikon Coolpix P1100 ?

  • Un zoom optique motorisé 125x sans équivalent : 24-3000 mm (6000 mm avec Dynamic Fine Zoom)
  • Une stabilisation optique avancée : VR équivalent à 4 vitesses d’obturation
  • Des modes intelligents : Observation des oiseaux, Lune, Feux d’artifice
  • Vidéo 4K UHD/30p : Filmez l’invisible en mouvement
  • Une conception ergonomique : Poignée large, bague de réglage rapide
  • Compatibilité avec les accessoires Nikon : Flashes, viseur point rouge
  • Connectivité avancée : SnapBridge, Bluetooth, Wi-Fi

Avec le Coolpix P1100, Nikon repousse les limites du téléobjectif. Ce bridge pensé pour les photographes amateurs qui veulent voir plus loin, sans compromis sur la qualité d’image et la simplicité d’utilisation.

Bridge Coolpix P1100 ou hybride APS-C + téléobjectif : lequel choisir ?

Si le Coolpix P1100 impressionne par son zoom extrême, un hybride APS-C comme le Nikon Z50II équipé du téléobjectif NIKKOR Z 50-250 mm DX offre une alternative plus polyvalente. Mais ces deux appareils répondent à des besoins très différents.

Le Nikon Coolpix P1100 : l’ultra-téléobjectif intégré

  • Zoom 125x (24-3000 mm), inégalé dans cette gamme
  • Tout-en-un : pas de changement d’objectif, simplicité d’utilisation
  • Modes automatiques spécialisés (Lune, Observation des oiseaux, Feux d’artifice)
  • Stabilisation efficace pour des photos nettes à main levée
  • Convient aux amateurs souhaitant une solution clé en main pour photographier à très grande distance

Le Nikon Z50II + 50-250 mm : une qualité d’image et une flexibilité supérieures

  • Capteur APS-C, bien plus grand que celui du P1100, offrant une qualité d’image nettement supérieure
  • Plage focale 50-250 mm (équivalent 75-375 mm en plein format), bien inférieure au P1100, mais exploitée avec un capteur plus performant
  • Objectifs interchangeables : possibilité d’ajouter un téléobjectif plus puissant ou un grand-angle selon les besoins
  • Autofocus plus rapide et précis, idéal pour la photo d’action et le suivi de sujets en mouvement
  • Meilleure gestion des hautes sensibilités ISO pour des prises de vue en faible lumière
  • Capacités vidéo avancées avec des profils d’image plus professionnels

Quel choix pour quel usage ?

Si votre priorité est la portée extrême et la simplicité d’un tout-en-un, le Coolpix P1100 est imbattable. Il permet de capturer des sujets lointains comme la Lune ou les oiseaux sans nécessiter d’investissement supplémentaire.

Si vous privilégiez la qualité d’image, la flexibilité et l’évolutivité d’un système hybride, le Nikon Z50II avec le 50-250 mm est un meilleur choix. Vous pourrez l’adapter à vos besoins et obtenir des images techniquement supérieures, même si la portée sera plus limitée sans ajout d’un téléobjectif supplémentaire.

En savoir plus sur le site Nikon

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Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

Nikon annonce la mise à niveau de sa gamme bridge avec l’arrivée du Nikon COOLPIX P950. Le successeur du Coolpix P900 est doté du même zoom 83x dont la plage focale équivaut à 24-2000 mm, et dont le gabarit est plus mesuré que celui de l’énorme Coolpix P1000.

Vous êtes fan de photos de lune, d’avions, d’oiseaux, d’animaux ? Ce bridge peut vous intéresser, revue de détails.

Nikon Coolpix P950 : à vous la lune et les avions avec un zoom 83x équivalent 24-2000 mm !

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Nikon Coolpix P950 : quand le bridge fait de la résistance grâce à la lune

C’est un raccourci un peu facile mais il faut bien reconnaître que les appareils photo Bridge, disposant donc d’un zoom non interchangeable et dotés d’un petit capteur 1/2,3 pouce, satisfont en priorité les amateurs de trèèèès longues focales.

2000 mm dites-vous ma bonne dame ? Oui, et ce n’est (presque) rien face aux 3000 mm du Coolpix P1000 testé ces derniers mois.

Alors avec de telles valeurs, forcément, la lune est à portée de main, les avions vous sautent aux yeux et les oiseaux vous font les yeux doux. Génial non ?

Ou pas. Car attention, ces valeurs sont à prendre avec des pincettes. Il s’agit bien évidemment de focales équivalentes rapportées au format 24×36 (le zoom du P950 est en réalité un 4,3-357 mm). Ne cherchez donc pas à comparer ces 2000 mm avec les 2000 mm d’un objectif pour plein format, mais comme il n’existe pas de telles optiques, la comparaison est bien vite faite, la plus longue focale actuelle chez Nikon est le 800 mm de l’AF-S 800 mm f/5.6E FL ED VR (le tarif va vous calmer mais allez lire quand même par curiosité).

Ne cherchez pas non plus à comparer la qualité d’image que ces bridges vont vous offrir, avec leur petit capteur 1/2,3 pouce, face aux capteurs plus généreux des plein format et autres APS-C.

Pour autant, les bridges ont quelque intérêt si vous ne faites pas trop le difficile en qualité d’image et que les longues focales vous attirent.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vue de face

Nikon Coolpix P950, présentation et caractéristiques

Un zoom 83x

Le zoom optique qui équipe le Coolpix P950 offre un ratio x 83, ce qui permet à ce bridge de passer de 24 mm à 2000 mm d’un simple appui sur la commande de zoom.

Comme dit plus haut, il s’agit de focales équivalentes, mais sachez que le P950 ne s’arrête pas là. Qui peut le plus peut … encore plus, ce zoom est doublé d’une fonction de zoom électronique dite Dynamic Fine Zoom qui procure elle un ratio de x 166 ! Autrement formulé vous avez entre les mains un équivalent 4000 mm. Oui, ça peut faire peur …

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position rentrée 24 mm

Nikon Coolpix P950

le zoom du Nikon Coolpix P950 en position sortie 2000 mm

Un objectif plutôt lumineux

Pour garantir une image satisfaisante avec de telles focales, il faut que l’optique suive. Nikon a doté son Coolpix P950 d’un objectif dont l’ouverture maximale est de f/2.8 (à 24 mm, f/6.5 à 2000 mm).

Là-aussi ne cherchez pas à comparer avec l’ouverture f/2.8 d’un objectif pour plein format, le rapport de conversion s’applique à la focale comme à l’ouverture, mais c’est quand même une valeur satisfaisante. La déception relevée à la focale maximale avec le Coolpix P1000 ne devrait pas être aussi forte avec ce P950.

L’utilisation d’une formule optique de 16 lentilles en 12 groupes dont une lentille en verre ED permet au Coolpix P950 de limiter la distorsion aux plus longues focales, c’est plutôt une bonne idée. Ce zoom est stabilisé, en photo comme en vidéo.

Un capteur 16 Mp

Le Coolpix P950 dispose d’un capteur 16 Mp de 1/2,3 pouce dont la plage de sensibilité varie de 100 à 1600 ISO de façon standard. Cette valeur maximale peut vous sembler limitée face aux 51.200 ISO des APS-C et plein format, n’oubliez toutefois pas qu’il s’agit d’un petit capteur qui a fort à faire pour enregistrer une image en basse lumière.

Pour grimper au-delà, il vous faudra passer outre le mode automatique, les modes P,S,A et M autorisent 6.400 ISO, à utiliser avec précaution pour ne pas générer trop de bruit sur vos photos.

Nikon Coolpix P950

le Nikon Coolpix P950 vu de profil, notez la poignée profilée facilitant la prise en main

Le format RAW, enfin

Curieusement, tandis que le Coolpix P1000 permet d’utiliser le format RAW, le Coolpix P900 ne le permettait pas. C’est corrigé avec le P950 qui propose donc les deux formats d’enregistrement JPG et NRW (Nikon Raw File).

Ce format va vous permettre de post-traiter vos photos, ce qui peut s’avérer une bonne idée si vous souhaitez récupérer des basses et hautes lumières, accentuer les images qui peuvent manquer de piqué aux plus longues focales et caler la balance des blancs. Des opérations de traitement simples à effectuer dans le logiciel maison Nikon Capture NX-D ou un des logiciels du marché, pour donner à vos photos le rendu qu’elles méritent.

Un écran orientable et inclinable

L’écran arrière du Coolpix P950 (921.000 pixels RVB) peut être orienté dans presque toutes les directions, une caractéristique que Nikon pourrait d’ailleurs reprendre sur ses reflex et hybrides dont l’écran n’est que désespérément inclinable.

Cet écran est doublé d’un viseur électronique OLED de 2.459.000 pixels, une valeur séduisante pour offrir une visée de qualité, à vous de ne pas abuser des bonnes choses en l’utilisant la nuit ou en intérieur sombre, tout a ses limites.

Nikon Coolpix P950

l’écran orientable du Nikon Coolpix P950, en position selfie / vlog

La vidéo 4K aussi

C’est le standard désormais sur les appareils photo, et Nikon l’a bien compris en dotant son Coolpix P950 d’un mode vidéo 4K et Full HD à 30 images par seconde avec son stéréo. Le Full HD peut gripper à 60 images par seconde et en mode manuel, préférable sur ce type de boîtier, vous aurez la liberté d’ajuster les réglages d’exposition tout en filmant. Cette caractéristique vous permet d’ajuster le rendu de vos séquences vidéo en temps réel quand les conditions de luminosité changent.

Le P950 dispose d’une sortie HDMI type D (micro connecteur), d’un port Micro-USB et d’une prise pour micro externe jack 3,5 mm (entrée alimentée prise en charge).

Time-lapse intégré

Le time-lapse, vous savez, ces séquences vidéos dans lesquelles le temps passe plus vite que dans la réalité ?

Vous allez pouvoir mettre en oeuvre ce mode directement, et faire une série de photos à intervalle de temps prédéfini avant que le boîtier ne les assemble pour vous en une séquence vidéo. Limitée à 10 secondes, cette séquence time-lapse n’aura pas la saveur d’une séquence plus longue réalisée à l’aide d’un logiciel de traitement dédié mais elle sera bien plus simple à réaliser et – surtout – le fichier sera disponible immédiatement pour un partage rapide via l’application Snapbridge.

Nikon Coolpix P950

les commandes de zoom du Nikon Coolpix P950

Une griffe flash

Si le Coolpix P950 n’embarque pas de flash intégré qui n’aurait que bien peu d’avantages sur un tel boîtier, il dispose d’une griffe porte-flash autrement plus intéressante. Celle-ci vous permet bien évidemment d’utiliser un des flashs Cobra de la marque comme le Nikon SB-300 ou le Nikon SB-500. Elle vous permet aussi de fixer aisément un micro externe pour assurer un enregistrement audio de qualité professionnelle.

Nikon vous propose – aussi – d’essayer le « viseur point rouge » Nikon DF-M1, une longue-vue pliable qui vous permet de suivre votre sujet et de le garder au centre du cadre, qu’il soit mobile ou non, rapide ou lent.

Transfert automatique et aisé sur smartphone

Le Coolpix P950 est compatible avec l’application mobile Snapbridge (iOS et Android) qui permet de récupérer automatiquement les photos depuis le boîtier vers le smartphone en mode Bluetooth basse consommation. Vous pouvez utiliser l’application pour récupérer une version basse définition de vos photos et les partager sur les réseaux sociaux, comme une version plus définie pour la traiter dans une application mobile comme Lightroom.

Autonomie et dimensions

Le Coolpix P950 permet de faire environ 290 photos avec la batterie Nikon EN-EL20a, comme de tourner 1h20 de vidéo. L’enregistrement se fait sur une carte SD, SDHC ou SDXC.

Il mesure 140,2 x 109,6 x 149,8 mm et pèse 1005 grammes.

Tarif et disponibilité

Le Nikon Coolpix P950 sera disponible dès le 6 février 2020 au tarif public de 899 euros, un tarif certes largement supérieur aux 549 euros que coûte le Coolpix P900 (tarif janvier 2020) mais 200 euros inférieur aux 1099 euros du Coolpix P1000, plus performant mais tellement plus imposant et lourd.

Source : Nikon France


Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon annonce le nouveau Nikon Coolpix A1000, un compact expert de petite taille, doté d’un viseur électronique, d’un zoom équivalent 24-840 mm, d’un flash intégré, du format RAW, d’un écran tactile et capable de tourner en 4k.

Ce compact peut-il concurrencer votre smartphone ou les hybrides entrées de gamme ? Voici quelques éléments de réflexion.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Tous les Nikon Coolpix au meilleur prix

Nikon Coolpix A1000, présentation

Coolpix, une gamme de compacts et bridges Nikon qui a connu des jours meilleurs. Forte de dizaines de modèles d’appareils photo compacts il y a quelques années encore, la gamme Nikon Coolpix a souffert de l’arrivée des smartphones dont les performances en photo s’améliorent de modèles en modèles.

Les smartphones souffrent toutefois toujours de l’absence d’un vrai zoom optique, bien que plusieurs compléments optiques de qualité sachent pallier à ce manque en partie.

Les bridges comme le nouveau Nikon Coolpix B600, dotés d’un zoom surpuissant, arrivent encore à intéresser ceux qui s’intéressent à la photographie de lune ou d’avions (voir le test du Nikon Coolpix P1000).

Les compacts étanches comme les Nikon Coolpix W300 gardent quelques longueurs d’avance sur les smartphones, mais plus pour longtemps puisque ces derniers sont de plus en plus nombreux à résister à l’immersion.

Les compacts experts Nikon Coolpix ont aussi souffert de l’arrivée des petits hybrides entrée de gamme dont certains embarquent même un capteur APS-C.

Toutefois Nikon n’abandonne pas la scène sans combattre, et propose un nouveau compact expert, le Coolpix A1000, qui peut vous intéresser si vous cherchez un complément discret à votre reflex tout en gardant la possibilité de traiter vos fichiers RAW et de partager vos photos très vite.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon Coolpix A1000, fiche technique

Le Nikon Coolpix A1000 dispose d’un capteur CMOS rétro-éclairé 1/2,3 pouce dont la petite taille limite le nombre de pixels à 16,8 Mp. C’est largement suffisant pour autoriser des tirages A3, mais la taille du capteur limite toujours la montée en ISO face aux capteurs APS-C plus généreux.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

L’objectif est un zoom Nikkor optique dont la plage focale varie de 24 à 840 mm (équivalent 24×36) et l’ouverture de f/3.4 à f/6.9. Ce facteur de x35 est intéressant, notez toutefois que les plus longues focales imposent une grande rigueur au moment de la prise de vue pour éviter le flou de bougé. Bien que doté du système de réduction des vibrations Nikon VR, la focale maximale reste sensible aux moindres mouvements. La commande de zoom permet le retour rapide à la focale initiale.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Le viseur électronique est doté de 1.160 Mp, il est complété d’un écran arrière tactile inclinable de 3 pouces (7,6 cm) et 1.036 Mp. La possibilité de retourner complètement cet écran pour viser face au boîtier pourra intéresser les amateurs de selfies et autres vlogs, j’aurais toutefois apprécié que l’écran bascule vers le haut plutôt que le bas, ce qui facilite la fixation sur un trépied ou une perche comme avec le Canon Powershot G7.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon n’a pas oublié la possibilité d’enregistrer les fichiers au format RAW, ce qui vous permettra de les post-traiter avec bien plus de souplesse que les fichiers JPG, une bonne chose pour réduire le bruit numérique en hauts ISO par exemple.

Le flash intégré peut servir à déboucher les ombres en situation de contre-jour, il n’y a pas de griffe porte-flash sur ce compact qui permette de fixer un flash Cobra, ce n’est pas l’idée associé à ce concept.

Le Nikon Coolpix A1000 permet l’enregistrement vidéo en 4K/UHD 30p comme en Full HD 60p.

La fonction de géolocalisation des photos (ajout des coordonnées GPS dans les fichiers) est disponible via l’application pour smartphones Nikon Snapbridge, celle-ci permet aussi le transfert en wifi ou bluetooth des photos depuis le boîtier vers le smartphone pour un partage rapide.

Le Nikon Coolpix A1000 sera disponible dès février 2019 au tarif public de 449 euros TTC en deux coloris, noir et argent métallisé. Face au Canon G7x Mark II, ce Coolpix A1000 a de quoi se défendre, pour un tarif équivalent il a pour lui un zoom plus puissant qui peut faire la différence.

Source: Nikon

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Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Nikon annonce le Nikon Coolpix B600, un bridge doté d’un capteur 16,8 Mp, d’un zoom optique équivalent 24-1440 mm, d’un autofocus rapide et du transfert des images par wifi et bluetooth. Revue de détails.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

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Nikon Coolpix B600, présentation

Le Nikon Coolpix B600 arrive en même temps que le nouveau Nikon Coolpix A1000. Si ce dernier est un compact expert discret et léger, le Coolpix B600 joue lui dans la catégorie Bridges.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Ces appareils photo se caractérisent par un zoom à la plage focale très étendue (ici 24-1440 mm équivalent 24×36) qui en fait un choix idéal pour la photographie en gros plan de sujets lointains. Il faut toutefois calmer vos ardeurs si vous vous intéressez à ce modèle, tout comme son grand frère le Nikon Coolpix P1000, car le Coolpix B600 possède une ouverture limitée (f/3.3-6.5) qui impose le recours à des temps de pose plus longs qu’avec un téléobjectif pour reflex (comme le Nikon AF-S 200-500 mm qui ne joue pas dans la même cour) quand la lumière manque. Le flou de bougé arrive alors très vite bien que le zoom de ce bridge soit stabilisé.

Le capteur est un modèle CMOS rétro-éclairé de 1/2,3 pouce, une taille qui limite la montée en ISO et le nombre de pixels, toutefois les 16,8 Mp vous permettent de faire des tirages A3 si le fichier est de bonne qualité, ce n’est pas le facteur limitant.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Nikon annonce un autofocus rapide, y compris en situation de faible lumière, en soirée et en extérieur par exemple comme en intérieur avec les éclairages artificiels.

Le Nikon Coolpix B600 peut enregistrer des séquences vidéos en Full HD 1080p/30p et en stéréo, son écran arrière de 3 pouces (7,6 cm) et 921.000 pixels traité anti-reflet facilitant le cadrage si vous le tenez bien en mains. Cet écran n’est par contre ni tactile ni inclinable.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

La prise en main devrait s’avérer satisfaisante, la poignée est profonde et les boutons sont positionnés en face arrière sur le côté droit, complétés par une molette de changement de modes supérieure.

Nikon a doté son Coolpix B600 d’une batterie au lithium qui devrait offrir une autonomie satisfaisante, celle-ci n’est toutefois pas citée.

Le Nikon Coolpix B600 et doté d’un flash intégré sans griffe porte-flash.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Vous pourrez partager vos photos via votre smartphone avec l’application Nikon Snapbridge, en wifi comme en bluetooth. Cette application permet également la géolocalisation des photos (ajout des coordonnées GPS aux fichiers).

Le Nikon Coolpix B600 sera disponible en deux coloris noir et rouge dès février 2019 au tarif public de 359 euros TTC.

Source : Nikon

Les Nikon Coolpix au meilleur prix


Remises Nikon et cashback 2018 : jusqu’à 300 euros remboursés sur une sélection de boîtiers et objectifs

Les remises Nikon de fin d’année sont de retour ! De façon assez traditionnelle à l’approche des fêtes de fin d’année, Nikon France propose un ensemble de remises sur une sélection de reflex, compacts et objectifs.

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Remises Nikon Noël 2018

Les remises Nikon Hiver 2018 sont valables jusqu’au 7 janvier 2019 inclus. Elles consistent en un remboursement sur votre achat d’un ou plusieurs des produits concernés et listés ci-dessous (voir modalités plus bas).

Voici les reflex Nikon concernés et le montant de la remise pour chacun. 

Nikon D3500

  • Nikon D3500 + 18-140 mm F/3.5-5.6 AF-S DX ED VR G : 100 EUR
  • Nikon D3500 + 18-55 mm AF-P DX VR : 100 EUR
  • Nikon D3500 + 18-55 mm AF-P VR G + 70-300mm AF-P VR G : 100 EUR
  • Nikon D3500 + 35 mm F/1.8 AF-S DX G : 100 EUR

Nikon D5600

  • Nikon D5600 boîtier nu : 100 EUR
  • Nikon D5600 + 18-140 mm AF-S DX ED VR noir : 100 EUR
  • Nikon D5600 + 18-55 mm AF-P VR + 70-300 mm AF-P VR : 100 EUR
  • Nikon D5600 + 18-55 mm AF-P VR noir : 100 EUR

Notez que pour tout achat de l’un de ces deux reflex en kit avec le zoom Nikon 18-55mm VR, vous bénéficierez d’un sac photo vous permettant de ranger le reflex et l’objectif.

Compacts Nikon Coolpix

Objectifs Nikon F

Objectifs Nikon AF-S à focale fixe

  • Nikon AF-S 24mm f/1.4G ED : 300 EUR
  • Nikon AF-S 28mm f/1.4E ED : 300 EUR
  • Nikon AF-S 35mm f/1,4G : 300 EUR
  • Nikon AF-S 50mm f/1.8G : 50 EUR
  • Nikon AF-S 58mm f/1.4G : 300 EUR
  • Nikon AF-S Micro Nikkor 60mm f/2.8G ED : 50 EUR 
  • Nikon AF-S 85mm f/1.4G : 300 EUR
  • Nikon AF-S Micro Nikkor 105mm f/2.8G IF ED VR : 75 EUR
  • Nikon AF-S 105mm f/1.4E ED : 300 EUR

Objectifs Nikon AF-S Zoom FX

  • Nikon AF-S Fisheye 8-15mm f/3.5-4.5E ED : 100 EUR
  • Nikon AF-S 16-35mm f/4G ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-S 14-24mm f/2.8G ED : 300 EUR
  • Nikon AF-S 70-200mm f/4G ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-S 70-200mm f/2.8E FL ED VR : 300 EUR
  • Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-5.6E ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-S 28-300mm f/3.5-5.6G ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-S 200-500mm f/5.6E ED VR : 200 EUR

Objectifs Nikon DX à focale fixe

  • Nikon AF-S DX Micro Nikkor 40mm f/2.8G ED : 50 EUR
  • Nikon AF-S DX Micro Nikkor 85mm f/3.5G ED VR : 50 EUR

Objectifs Nikon AF-S Zoom DX

  • Nikon AF-P DX 10-20mm f/4.5-5.6G VR : 50 EUR
  • Nikon AF-S DX 10-24mm f/3.5-4.5G ED : 100 EUR
  • Nikon AF-S DX 16-80mm f/2.8-4E ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-S DX 18-200mm f/3.5-5.6G ED VR II : 100 EUR
  • Nikon AF-S DX 18-300mm f/3.5-6.3G ED VR : 100 EUR
  • Nikon AF-P DX 70-300mm f/4.5-6.3G ED : 50 EUR
  • Nikon AF-P DX 70-300mm f/4.5-6.3G ED VR : 100 EUR

Modalités de l’offre de remise Nikon

Cette offre est valable pour tout achat d’un produit porteur de l’offre en France Métropolitaine, à Monaco, dans les DOM ou sur le Nikon Store, entre le 31 octobre 2018 et le 7 janvier 2019 dans la limite des stocks disponibles.

Voir les modalités complètes sur le site Nikon dédié

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Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu’à 3000 mm !

Si vous trouviez que le Coolpix P900 et son « petit » zoom 83 x allant jusqu’à 2000 mm n’était pas assez ambitieux, ce test Nikon Coolpix P1000 va vous montrer que ce nouveau bridge Nikon adopte un zoom stabilisé 125 x équivalent 24-3000 mm f/2,8-8. Oui, 3000 mm, vous avez bien lu ! Mais toute cette surenchère est-elle, finalement, bien raisonnable et utilisable ?

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique

Test Nikon Coolpix P1000 : Gabarit et présentation

Dans le paysage photographique, il est une tradition qui tend à se perdre à cause de la désertion du marché des compacts par la plupart des constructeurs : celle des bridges à très gros zooms. Nikon, néanmoins, compte parmi les rares à ne pas y avoir renoncé et, plus encore, profite d’avoir le champ libre pour s’accaparer, génération avec génération, le record de la plus grosse amplitude de zoom.

Avec un tel appendice optique, le Nikon Coolpix P1000 ne pouvait pas être petit, les lois de l’optique restant ce qu’elles sont. A l’ouverture de la boîte, la première chose qui vous frappera sera donc la taille gigantesque de la bête : 15 cm de large, 12 cm de haut et un peu plus de 18 cm de long (objectif replié), pour un joli 1415 grammes sur la balance.

Pour vous donner une idée du gabarit, ce Nikon Coolpix P1000 est plus encombrant et lourd qu’un reflex Nikon D7500 équipé du zoom AF-P Nikkor 70-300 mm f/4,5-6,3 G ED VR DX ! Du coup, si vous comptiez être discret, c’est raté…

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position repliée

Pour un bridge, la qualité de construction se situe dans le haut du panier, avec des assemblages parfaits, une coque joliment texturée et un gainage de bon aloi. Tout est fait pour, au moins visuellement, vous donner l’impression de posséder un reflex Nikon.

Au toucher, toutefois, certains plastiques sonnent un peu creux, mais rien de répréhensible. Pour peu que vous n’ayez pas le vice de comparer ce Coolpix P1000 aux bridges haut de gamme de Panasonic et Sony, ou aux reflex semi-professionnels de Nikon, c’est donc un agréable sentiment de qualité et de robustesse qui domine.

Histoire de renforcer l’illusion, Nikon a pourvu son mega-bridge d’éléments ergonomiques experts : une véritable molette PSAM, une poignée très creusée, une molette de pouce sur l’épaule droite du boîtier, un écran orientable sur rotule et, cerise sur le gâteau, un très beau viseur OLED de 2 359 000 points.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la molette supérieure et les boutons type reflex

En termes de définition pour un viseur OLED, vous ne trouverez mieux que sur quelques hybrides haut et très haut de gamme, dont les Nikon Z6 et Z7. Histoire de ne rien gâcher, le Coolpix P1000 est capable de photographier en RAW/NEF et de filmer en Full HD 60p ainsi qu’en UHD 30p.

Toutefois, dès que nous nous penchons sur les organes qui animent ce bridge sous stéroïdes, l’esbrouffe manifestée à l’extérieur ne peut pas totalement faire oublier que, fondamentalement, nous avons affaire à un bridge qui n’est rien d’autre qu’un gros compact.

Le capteur est un BSI CMOS de « seulement » 1/2,3 pouces d’une définition de 16 millions de pixels qui équipait déjà les Coolpix P900 et P600 (sortis en 2014).  La plage de sensibilité ne va que de 100 à 1600 ISO (3.200 et 6.400 ISO sous conditions), et ce malgré la greffe d’un « processeur Expeed amélioré » (ce qui veut tout et rien dire).

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’écran arrière et les touches de contrôle

L’écran, certes orientable, n’est pas tactile et doit se contenter d’une définition de 921.000 points. Toute la panoplie sans fil contemporaine est de la partie (Bluetooth 4.1 basse consommation, Wi-Fi 802.11 b/g), et vous avez même droit, en plus des classiques prises micro USB et mini HDMI, à une prise microphone, mais la batterie chargée d’alimenter tout ce petit monde paraît aussi disproportionnellement petite que l’engin est gros, puisqu’il s’agit d’un EN-EL20a de 1100 mAh…

Quelque part, il faut bien comprendre que Nikon a dû procéder à de nombreux arbitrages techniques afin de proposer ce très gros zoom à un tarif  « acceptable » (1100 EUR au moment du lancement) : un capteur plus récent, un écran plus défini et tactile, une batterie de plus grande capacité, sont autant d’éléments qui auraient à la fois alourdi la facture et le boîtier. A un moment, impossible d’avoir le beurre et l’argent du beurre.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : l’écran arrière non tactile mais orientable

Ce qui ne doit pas vous empêcher de vous poser ces deux questions : « un zoom 125x allant jusqu’à 3000 mm vraiment utilisable ? » et « ai-je vraiment besoin d’un Coolpix P1000 ? » Ce qui tombe plutôt bien puisque nous allons tenter d’y répondre pour vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : Mais au fait, ça donne quoi des photos à 3000 mm ?

Faisons une petite entorse à la structure classique d’un test. Ici, normalement, nous devrions parler de la prise en main, mais laissons ces considérations de côté, pour le moment, afin de nous intéresser à l’objet de curiosité de ce bridge, sa focale maximale.

Par rapport aux 2000 mm d’un Coolpix P900, nous serions tentés de penser intuitivement que les 3000 mm d’un Coolpix P1000 permettent de « voir » 50 % plus loin. Mais cette intuition est-elle la bonne ? Pour y répondre, mieux vaut une petite animation qu’un long discours :

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : de 24mm à 3000mm
voir les images au format natif

Cette animation est rendue possible par le fait que le Coolpix P1000 est capable de zoomer « pas à pas », c’est à dire d’une focale fixe prédéfinie à une autre, ce qui donne, dans l’ordre croissant des focales :

24 mm < 28 mm < 35 mm < 50 mm < 70 mm < 85 mm < 105 mm < 135 mm < 200 mm < 400 mm < 600 mm < 800 mm < 1000 mm < 1200 mm < 1400 mm < 1600 mm < 1800 mm < 2000 mm < 2200 mm < 2400 mm < 2600 mm < 2800 mm < 3000 mm.

Comme vous pouvez le constater, il faut neuf paliers pour aller du grand angle maximal (24 mm) jusqu’à 200 mm, focale après laquelle l’évolution se fait par pas de 200 mm.

Visuellement, cela se traduit par la sensation de zoomer rapidement entre 24 mm et 200 mm, puis de zoomer un peu plus lentement entre 200 mm et 1200 mm, encore plus lentement entre 1200 mm et 2000 mm et, enfin, de manière presque imperceptible entre 2000 mm et 3000 mm.

C’est, justement, ces focales qui distinguent le Coolpix P900 du Coolpix P1000. Cette progression semble, visuellement, tellement négligeable que l’on en vient à se demander si, en pratique, il ne serait pas plus intéressant de simplement appliquer un recadrage après la prise de vue… Et c’est d’ailleurs ce que nous vous encourageons à faire !

En effet, au-delà de l’aspect visuel, augmenter la focale maximale entraîne des complications lors de la prise de vue, notamment en termes de stabilisation. Celle, optique, du zoom 125 x du Coolpix P1000 a beau se révéler rudement efficace, elle connaît néanmoins des limites.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/800 sec. – f/5

Au-delà de 1000 mm, la prise de vue à mains levée devient nettement plus compliquée, puisque l’appareil devient très sensible aux micro-mouvements du photographe. De plus, même en plein jour, comme c’est le cas dans notre exemple, le bridge est obligé d’opter pour des vitesses d’obturation élevées (au-delà de 1/000 s) pour continuer à obtenir des images suffisamment nettes.

Pas question de jouer sur l’ouverture, qui se limite rapidement à f/8, ni sur la sensibilité (la dégradation de la qualité de l’image est trop violente au-delà de 400 ISO), pour tenter de rattraper le coup.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 500mm – ISO 1.600 – 1/10 sec. – f/7.1

Utiliser un trépied ? Oui, bien sûr, cela est possible, mais même avec un excellent trépied, il faut que celui-ci soit parfaitement stable, et que la surface sur laquelle vous le placiez le soit tout autant.

Gardez également à l’esprit que tous ces désagréments s’amplifient au fur et à mesure que la lumière naturelle baisse, ce qui laisse une plage d’utilisation effective très faible en journée, quelques heures à peine en été, bien moins en  hiver…

Test Coolpix P1000 : un zoom 3000 mm vraiment utilisable à main levée jusqu’à 1000 mm

A main levée, l’utilisation du Coolpix P1000 sur la totalité de sa plage focale se révèle donc périlleuse. D’abord pour les problèmes de stabilisation évoqués, mais aussi, tout simplement, de la difficulté de cadrer aux focales extrêmes.

Le moindre micro-mouvement du boîtier peut entraîner un très fort décalage par rapport au sujet, qui peut aller jusqu’à une dizaine de mètres, ce décalage s’amplifiant au fur et à mesure que le sujet est loin de vous.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : la touche fonction de contrôle du zoom

Nikon, conscient de ce problème, a greffé sur le côté gauche de l’objectif une intéressante touche fonction, symbolisée par un rectangle entouré de quatre flèches. En appuyant sur ce bouton, et en le maintenant enfoncé, l’objectif dézoome automatiquement à la focale inférieure. Relâchez le bouton, et vous revenez à la position initiale.

Par exemple, si vous étiez à 1000 mm, vous descendez passagèrement à 800 mm, si vous étiez à 3000 mm, vous descendez passagèrement à 2800 mm, et ainsi de suite.

L’idée est de pouvoir cadrer un peu plus large que la scène que vous allez réellement capturer. Dans le principe, la bonne intention est évidente et cette fonction se révèle rudement pratique jusqu’à 1000 mm. Mais, au-delà, comme nous l’évoquions précédemment, les différences entre deux paliers sont trop minimes pour que l’assistance au cadrage se révèle vraiment utile.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 600mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/5

Un autre souci, enfin, et non des moindres : l’autofocus. Là encore, jusqu’à 1000 mm environ, aucun problème à signaler. Le Coolpix P1000 se révèle même, dans cet exercice, étonnamment agile, vif et précis malgré son gabarit et la masse de lentilles à déplacer !

Mais si vous avez l’idée saugrenue de zoomer plus loin (idée que vous aurez forcément, sinon vous ne vous seriez pas embêté à acheter un bridge disposant d’un zoom 125 x), ce sera la loterie. La mise au point se fera au petit bonheur la chance… quand elle voudra bien se faire.

Entre deux prises de vues successives du même sujet, il pourra arriver qu’une fois l’appareil photo veuille bien effectuer la mise au point, mais la fois d’après pas du tout (ou l’inverse). C’est, avouons-le, plutôt frustrant… Mais lorsque ça marche, vous aurez alors l’immense satisfaction d’avoir réalisé une image avec une très longue focale avec un bridge à 1000 euros alors que pour obtenir la même avec un reflex il aurait fallu investir de manière beaucoup plus lourde, dans tous les sens du terme !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 3.000mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/8

Test Coolpix P1000 : le trépied, son meilleur ami pour la vie ?

« Si cela ne marche pas à main levée, alors ça doit passer avec un trépied, non ? » Raisonnement tout à fait logique, plein de bon sens… et partiellement vrai. Avoir recours à un trépied élimine une partie des problèmes, permet d’exploiter des temps de pose plus longs ainsi que des sensibilités plus faibles. Bien sûr, dans ces conditions, pas question de photographier un sujet en mouvement, il faudra plutôt préférer les scènes statiques.

De plus, sur un trépied, vous pouvez contourner l’inconsistance de l’autofocus aux plus longues focales en optant pour la mise au point manuelle.

A ce propos, Nikon a plutôt bien fait les choses. D’une part, la mise au point s’effectuera à l’aide de la bague d’objectif, dont la fluidité parfaitement dosée est à saluer. De plus, en basculant en mise au point manuelle, vous pourrez, simultanément, avoir recours à deux aides à la mise au point : une loupe, pour grossir la zone sur laquelle effectuer votre netteté, et du focus peaking, qui va surligner en blanc le contour du sujet lorsque celui-ci est net.

Ce focus peaking doit être salué car il propose une fonction rare : en tournant la molette de pouce, sur l’épaule droite, vous pouvez, sans avoir à revenir dans les menus, augmenter ou baisser à la volée l’intensité du surlignage. Vraiment bien vu, bravo Nikon ! Une fois la mise au point faite, ne reste donc qu’à déclencher, et hop, la photo est prise.

Oui… mais non.

Il y a toujours, malgré tout, ce soucis de vibrations dérangeantes inhérentes à l’utilisation des longues focales qui revient à la charge.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : position déployée à 3.000mm

Là, sur trépied, cette vibration est générée par le simple fait de déclencher l’appareil photo. Cette simple pression peut faire, même très légèrement, bouger votre boîtier, ce qui, au mieux, entraînera un décalage dans votre cadrage, au pire, causera du flou de bougé. Parfois même les deux.

Une première solution s’offre alors à vous : pour éviter les vibrations au déclenchement, utiliser le retardateur. Sauf qu’il n’est pas possible d’activer simultanément la mise au point manuelle et le retardateur ! Si vous le faites, le boîtier forcera alors la mise au point automatique, vous fera perdre le point si précieusement acquis. Retour à la case départ.

Une deuxième solution consiste à utiliser une télécommande, soit la télécommande filaire MC-DC2, soit la télécommande Bluetooth ML-L7, lesquelles coûtent respectivement 35 euros et 45 euros. A vous de définir si cet investissement complémentaire en vaut le coup, en fonction de la fréquence à laquelle vous comptez photographier aux très longues focales. Et puis, cela fait un accessoire de plus dans le sac photo, déjà bien garni…

La troisième solution, si vous possédez déjà un smartphone, est d’utiliser la fonction « Déclenchement  à distance » en passant par l’application Snapbridge. Mais là, il faudra prendre le temps d’appairer votre boîtier à votre terminal mobile, ce qui peut s’avérer plus ou moins rapide et stable en fonction du smartphone (modèle, système d’exploitation) que vous possédez.

Décidément, utiliser un très gros zoom censé vous faciliter la vie car « universel », ça se mérite, et ce n’est finalement pas si simple que cela !

Test Coolpix P1000 : la prise en main

Maintenant que nous avons fait le tour de l’utilisation (ou non) de l’objectif, mettons-le de côté, et abordons l’utilisation du Coolpix P1000 en tant que boîtier photographique.

Grâce à sa poignée bien creusée, autorisant une préhension ferme même avec de grandes mains et un maniement étonnamment aisé compte tenu de la masse et de l’encombrement de l’appendice optique, secondé par un viseur électronique de tout premier ordre, viser, cadrer et déclencher avec le Coolpix P1000 s’avère un vrai plaisir.

C’est à se demander si Nikon n’a pas fait exprès de mettre un viseur OLED aussi bon pour vous dissuader d’utiliser l’écran arrière, lui, tout à fait passable. Notez d’ailleurs que cet écran arrière est polarisé : si vous avez l’habitude de porter des lunettes (de soleil ou non) elles-même polarisées, en fonction de leur sens de polarisation, il pourra vous arriver, comme à nous, de vous trouver dans l’incapacité de lire ce qui s’affiche à l’écran. A moins de tourner l’appareil à 90°, ce qui est le principe de la polarisation, mais qui du coup n’est pas des plus pratiques et pour naviguer dans les menus et pour cadrer.

Les menus sont bien ceux déjà présents chez les compacts et bridges de la marque, l’interface ayant été hérité de feu les hybrides Nikon 1.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 400 – 1/250 sec. – f/4.5

Très sobres, dans leur livrée mêlant le noir, le gris, le blanc et un vert léger, la navigation y est aisée pour qui est habitué aux boîtiers à objectifs fixes de Nikon. Si vous venez d’un reflex Nikon, le temps d’adaptation sera très bref, donc pas de soucis à avoir de ce côté là.

Il faudra juste bien repérer certaines fonctions spécifiques au gros télézoom de ce Coolpix P1000 :

  • la « Sélection focales fixes », qui permet de définir sur quelles focales fixes vous voulez que le zoom pas à pas s’arrête,
  • la « Position de zoom initiale », qui permet de déterminer à quelle focale vous voulez que l’appareil se positionne lorsque vous l’allumez (par défaut, il s’allume en position 24 mm),
  • la « Commande de zoom latérale », qui permet au choix de zoomer (en continu, le pas à pas étant réservé à la gâchette de zoom au niveau du déclencheur) ou d’effectuer la mise au point,
  • et le « Retour au zoom initial », qui définit le comportement de la touche fonction sur le côté de l’objectif.

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : sélection des valeurs de focales fixes

Ce zoom, puisque décidément nous ne faisons qu’en parler, est assez lent à mettre en branle. Compte tenu de ses dimensions, c’est fort compréhensible. Mais, à l’allumage de l’appareil, même si l’électronique est déjà d’attaque, il faut attendre que le zoom se déploie. Une fois l’ensemble en ordre de marche, passer du grand angle au téléobjectif maximal prend plusieurs secondes, et de même dans l’autre sens. Plus, bien sûr, le délai fluctuant requis par l’autofocus, mais nous l’avons déjà évoqué.

Pour en finir avec la prise en main, le Coolpix P1000 ne souffre pas de défauts rédhibitoires, mais quelques points sont néanmoins perfectibles.

Par exemple, à côté du déclencheur, la touche fonction « Fn » n’est pas idéalement placée et souvent difficile à trouver à tâtons, lorsque vous avez l’œil dans le viseur.

La disposition de la lampe d’éclairage AF, au sommet de la poignée, n’est pas des plus judicieuses puisque, régulièrement, elle sera masquée par un doigt baladeur.

Le Coolpix P1000 se charge, par défaut, via la prise USB (un câble et un adaptateur secteur USB sont fournis), et il vous faudra débourser 44 euros pour acquérir le chargeur d’accumulateur MH-29 qui permet de charger la batterie en l’enlevant de l’appareil.

La batterie EN-EL20a, enfin, avec toute l’énergie drainée par les mouvements de l’objectif, ne tiendra guère que 200 vues. D’où l’utilité d’une batterie secondaire (43 euros) que vous aurez préalablement chargée sur le chargeur externe.

Qualité d’image

Vous l’aurez compris, le Nikon Coolpix P1000 n’est pas, en soi, si difficile à manipuler, mais son utilisation impose de nombreuses contraintes. Tous ces efforts valent-ils le coup, par rapport aux images qu’il est capable de produire ?

D’un point de vue optique, en mettant de côté la facilité d’usage pur, il faut lever notre chapeau aux ingénieurs opticiens de Nikon. Ce 24-3000 mm f/2,8-8 n’a rien d’évident à concevoir sur le papier et, pourtant, le constructeur s’en est sorti haut la main car nous n’avons rien de grave à lui reprocher en termes de rendu : pas de déformation ni de vignettage excessifs, pas de manque d’homogénéité sur l’ensemble de la plage focale, vraiment, de la belle ouvrage !

Test Nikon Coolpix P1000 : une semaine avec le bridge au zoom 125 x qui grimpe jusqu'à 3000 mm !

Test Nikon Coolpix P1000 : 200mm – ISO 100 – 1/400 sec. – f/4.5

De plus, la stabilisation optique se révèle redoutable et vous vous surprendrez à capturer des clichés nets au 500 mm à 1/8 ème de seconde. Bluffant ! Dommage qu’aux focales supérieures l’objectif soit aussi peu évident à pleinement exploiter.

Notez que, si vous avez majoritairement une utilisation urbaine du Coolpix P1000, la pollution atmosphérique viendra, au-delà de 1500 mm environ, parasiter votre image. C’est comme ça, c’est la vie, et cela fait partie des bonnes raisons pour lesquelles les villes devraient être bâties à la campagne. Ou en montagne.

D’un point de vue électronique, le processeur Expeed « amélioré » ne permet pas de miracles sur ce capteur BSI CMOS 1/2,3 pouces de 16 Mpx déjà daté. Si l’ensemble tient à peu près la route jusqu’à 800 ISO (pour peu que vous vous cantonniez à une diffusion de vos images uniquement sur écran et sur internet), n’espérez pas de miracles au-delà. Utiliser 1600 ISO et les sensibilités supérieures ne sera que lorsque vous n’aurez plus le choix. Du coup, de ce côté-ci, pas d’amélioration notable par rapport au Coolpix P900 de précédente génération.

Test Nikon Coolpix P1000 - ISO

Test Nikon Coolpix P1000 : cliquez pour voir des exemples de photos aux différentes sensibilités

Test Nikon : pour qui et quels usages ?

Au terme de ce test, nous pouvons désormais répondre à la seconde question que nous nous posions tout au début : « ai-je réellement besoin d’un Coolpix P1000 ? »

Vous l’aurez compris, le facteur limitant et frustrant de ce bridge réside, paradoxalement, dans son zoom gargantuesque à l’utilisation aussi exigeante et capricieuse. Néanmoins, s’il vous en faut plus pour vous décourager…

Le Nikon Coolpix P1000 peut vous intéresser si…

  • vous ne possédez pas déjà de compact ni de bridge à très gros zoom,
  • vous cherchez un appareil « tout en un » pour vous essayer à la photographie aux très longues focales,
  • vous êtes curieux et aimez les défis.

Le Nikon Coolpix P1000 va moins vous intéresser si…

  • vous cherchez un compact ou bridge à gros zoom facile à utiliser en toutes circonstances,
  • vous possédez déjà un Coolpix P600, P900 ou A900,
  • vous ne disposez pas déjà d’un trépied pour pleinement l’exploiter,
  • vous cherchez le bridge avec un gros zoom vraiment polyvalent,
  • vous cherchez un bridge avec une excellente qualité d’image.

Test Nikon Coolpix P1000 : ma conclusion

De tous temps, les bridges à très gros zooms se sont toujours posés comme d’intrigantes curiosités photographiques et techniques, occasion pour les constructeurs d’exploiter des territoires inexplorés, vers l’infini et au-delà.

Plus rarement, ces genres de bridges se présentent comme de véritables options viables lorsqu’il s’agit de s’équiper et passer à la caisse. Le Coolpix P1000 n’échappe pas à la règle.

Excitante curiosité photographique pour les techniciens, il constitue, en soi, un palier dans l’état de l’art optique. Ce qui est une très bonne chose. Mais lorsqu’il s’agit de sortir avec et prendre des photos, il faut abandonner tout sens pratique. Car un zoom 125x qui grimpe jusqu’à 3000 mm, cela frôle le dispensable, voir l’inutile, et ce qui est censé faire sa force et son intérêt devient finalement son plus gros handicap et défaut.

Ce qui est dommage car, pour le reste, le Coolpix P1000 regorge de tout un tas de bonnes idées ergonomiques qui ne demandent qu’à être reprises sur d’autres bridges à dimensions plus humaines et réalistes.

Ne vous y trompez donc pas : le Coolpix P1000 est bien « le champion du zoom », tel que le présente Nikon, mais seulement d’un point de vue quantitatif, pas qualitatif.

En aucun cas il ne s’agit d’un appareil universel que l’on voudrait vous faire miroiter. Si vous voulez atteindre « les étoiles », prendre « de la hauteur tel un oiseau », faire que « le ciel [ne soit] plus une limite », et tout cela avec « une netteté sans précédent » (ce qui est forcément vrai puisqu’il n’y avait pas, jusque là, de bridge allant jusqu’à 3000 mm ni d’APN à zoom 125 x) il y a à la fois mieux, moins cher, et ailleurs.

Chez Nikon, les bridges de la génération précédente suffisent amplement.

Chez Panasonic, le Lumix FZ300 dispose d’un zoom 24x 25-600 mm f/2,8 à la fois plus polyvalent et lumineux, associé une électronique bien plus moderne (alors qu’il est sorti en 2015).  Et tout cela pour environ 400 euros …

Toujours chez Panasonic, et sous la barre des 1000 euros, le Lumix FZ2000 dispose d’un zoom 20x (24-480 mm) bien suffisant et, surtout, d’un capteur Type 1′ pouce à la qualité d’image sans commune mesure.

Enfin, si vous êtes d’humeur dépensière et qu’investir un peu plus de 1000 euros dans un bridge ne vous dérange pas, nous ne saurions que trop vous conseiller le Sony RX10 Mark III qui, avec son zoom 25x 24-600 mm f/2,8-4 d’une qualité exceptionnelle et son capteur Type 1′ pouce, ferait passer le Coolpix P1000 pour un jouet pour enfant.

Ce bridge Nikon chez Miss Numerique


Promotions Nikon 2017-2018, jusqu’à 100 euros remboursés sur reflex, compacts et objectifs

Mise à jour Novembre 2018 : les offres Nikon actuelles sont ici.

Les promotions Nikon 2017-2018 sont arrivées. Nikon vous permet de bénéficier d’un remboursement pouvant atteindre 100 euros selon les produits. Voici le détail des offres et les infos pratiques pour en bénéficier.

Promotions Nikon 2017-2018, jusqu'à 100 euros remboursés sur reflex, compacts et objectifs

Voir les conditions de l’offre sur le site Nikon …

Promotions Nikon 2017-2018 : reflex, compacts et objectifs Nikon

Nikon France lance une nouvelle offre promotionnelle valable jusqu’au 7 janvier 2018 pour un nombre limité de produits.

Voici le détail des remboursements qui s’appliquent sur les produits ayant un volet de garantie européen et achetés à un vendeur domicilié en Europe (voir la liste sur le site de l’opération). Vous pouvez également commander sur le site Nikon Store, site de vente en ligne de Nikon France.

Si vous envisagez de vous offrir – ou d’offrir – un reflex APS-C pour les fêtes, l’occasion est à saisir. Les utilisateurs de reflex Plein Format apprécieront l’offre sur le zoom de reportage Nikon 24-120 ainsi que sur le téléobjectif entrée de gamme 70-300mm.

Promotions Nikon reflex

Promotions Nikon Coolpix

  • Nikon Coolpix  A900 : 30 euros
  • Nikon Coolpix B700 : 30 euros

Promotions Nikon Objectifs

  • Nikon AF-S DX MICRO Nikkor 40mm f/2.8G : 30 euros
  • Nikon AF-S DX MICRO Nikkor 85mm f/3.5G ED VR : 50 euros
  • Nikon AF-P DX Nikkor 70-300mm f/4.5-6.3G : 30 euros
  • Nikon AF-P DX Nikkor 70-300mm f/4.5-6.3G VR : 40 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-200mm f/3.5-5.6G ED VR II : 75 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-300mm f/3.5-6.3G ED VR : 75 euros
  • Nikon AF-S DX Nikkor 18-300mm f/3.5-5.6G ED VR : 100 euros
  • Nikon AF-S Nikkor 24-120mm f/4G ED VR : 100 euros
  • Nikon AF-P Nikkor 70-300mm f/4.5-5.6E ED VR : 75 euros

Faites don du remboursement

Promotions Nikon 2017-2018, jusqu'à 100 euros remboursés sur reflex, compacts et objectifs

Si vous le souhaitez, vous pouvez demander à ce que votre remboursement soit donné par Nikon à l’association « Les enfants du Mékong »,  les conditions sont détaillées sur le site de l’opération.

Voir les conditions de l’offre sur le site Nikon …


Nikon Coolpix W300 : le compact étanche à 30m avec vidéo 4k

Nikon met à jour son compact étanche et annonce le nouveau Nikon Coolpix W300, un appareil photo étanche à 30m, résistant aux chutes de 2,4m et doté du GPS et de nombreuses fonctions utiles aux photographes baroudeurs. Revue de détails.

Nikon Coolpix W300

Nikon Coolpix W300, le compact casse-cou !

Les appareils photo compacts n’ont plus trop le vent en poupe depuis que les smartphones ont pris leur place pour nous permettre de faire des photos au quotidien facilement. Il reste toutefois des usages bien particuliers pour lesquels utiliser un smartphone n’est ni possible ni recommandé.

Le Nikon Coolpix W300 répond à vos attentes si vous aimez faire des photos sous l’eau, en plongée ou en bord de mer sans risquer de noyer votre smartphone ou de l’endommager irrémédiablement.

Le Nikon Coolpix W300 est aussi plus résistant chaque fois que vous faites des photos dans des situations à risque pour un reflex ou un hybride : VTT, ski, environnements très poussiéreux ou humides, moto, sports nautiques, escalade …

Nikon Coolpix W300

Le W300 vient remplacer le précédent Nikon Coolpix AW130 (voir le test ici) avec une fiche technique mise au goût du jour :

  • capteur CMOS 16Mp,
  • zoom optique x5 équivalent 24-120mm et ouverture f/2.8-4.9 ED,
  • stabilisation optique Nikon VR,
  • vidéo 4k à 30 im./sec,
  • fonction AE Lock pour verrouiller l’exposition,
  • time-lapse,
  • super-lapse.

Nikon Coolpix W300

Les randonneurs apprécieront les fonctions couplées au module GPS :

  • géolocalisation intégrée aux données EXIF des photos (modes GPS / Glonass / QZSS),
  • fonction d’enregistrement des parcours,
  • boussole,
  • altimètre (sur terre),
  • profondimètre (sous l’eau).

L’ergonomie du Nikon Coolpix W300 est proche de celle de l’AW 130 : la trappe batterie et carte comporte toujours un joint d’étanchéité à vérifier avant de la fermer.

Les trois boutons latéraux commandent la plupart des fonctions de l’appareil photo dont le déclenchement photo et vidéo et l’accès aux fonctions en inclinant le boîtier.

Nikon Coolpix W300

Le Nikon W300 est doté de la fonction Snapbridge qui permet le transfert automatique des photos sur un mobile compatible (iOS, Android). Il peut recevoir en option le flash sous-marin Nikon et une dragonne flottante qui vous évitera de le perdre si vous l’utilisez dans l’eau.

Ce Nikon W300 ne propose par contre toujours pas l’enregistrement des photos au format RAW, tout comme les modèles précédents. Il est dommage que Nikon ne l’inclut pas alors que de nombreuses photos sous-marines par exemple nécessitent un traitement pour être optimisées.

Cette génération de compact étanche Nikon répond à de nombreux besoins depuis son lancement et peut même rivaliser avec les caméras d’action dans certaines situations.

La gamme Nikon AW (renommée W pour Waterproof) a permis à plusieurs photographes professionnels de tourner des séquences vidéos de qualité dans des conditions difficiles. C’est le cas du reportage « Australie – la route des rêves » de Sébastien Lafont diffusé sur France 3 et dont certaines séquences sont tournées avec un Coolpix AW 120.

Le Nikon Coolpix W300 sera disponible fin Juin 2017 au tarif public de 449 euros.

Source : Nikon


Test terrain Nikon Coolpix AW130 : la photo et la vidéo dans toutes les conditions !

Le Nikon Coolpix AW130 est un compact étanche et résistant capable de vous accompagner dans toutes vos balades un tant soi peu aventureuses. Etanche à 30m il vous permet également de photographier et filmer sous l’eau.

Le Coolpix AW130 cherche aussi à concurrencer les caméras d’action (type GoPro) avec une belle qualité vidéo et une stabilisation très efficace. J’ai utilisé ce petit compact pendant deux semaines, voici ce que j’en pense !

est terrain Nikon Coolpix AW130

Le Nikon Coolpix AW130 en version camouflage, il existe également en noir, jaune, bleu et rouge

chez Miss Numerique  chez Amazon

Présentation du Nikon Coolpix AW130

Le Coolpix AW130 est un petit compact. Son gabarit réduit est en bonne partie du à son zoom qui ne sort pas du boîtier comme c’est le cas avec d’autres compacts. Une particularité imposée par la construction étanche car un zoom mobile externe est impossible à étanchéifier aisément.

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Cette compacité est couplée à un poids réduit qui permet à l’AW130 de se faire discret: laissez le dans votre poche pour l’avoir toujours sous la main. Ou pendez-le autour du cou avec une courroie fiable (comme la courroie Black Rapid) comme je l’ai fait pendant un roadtrip moto de près de 2000kms.

Ergonomie et accès aux principales fonctions

En face avant, l’AW130 est doté d’une vitre de protection de l’objectif assez imposante, sans qu’elle ne dépasse trop du boîtier. Cette protection indispensable pour l’étanchéité est le point faible potentiel du boîtier (comme de tous les compacts étanches), il convient d’en prendre soin si vous ne voulez pas voir l’humidité pénétrer à l’intérieur. Je n’ai toutefois rencontré aucun souci pendant le test bien quelques chutes intempestives et des situations … atypiques.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Prise de vue sous l’eau, l’autofocus réagit bien et arrive à suivre le sujet aisément

Les deux commandes supérieures permettent de déclencher via un gros bouton pratique lorsqu’on porte des gants. Je regrette toutefois que ce déclencheur ne puisse être utilisable en mode vidéo, cela m’aurait évité bien des hésitations lors de mes tournages.

est terrain Nikon Coolpix AW130

Le bouton marche/arrêt est un peu plus discret mais rien à dire de ce côté là, il suffit de laisser le boîtier s’éteindre seul (via le réglage menu correspondant) pour ne pas avoir à trop utiliser ce bouton.

est terrain Nikon Coolpix AW130

En face arrière on retrouve le panneau classique des Coolpix récents avec un pad (trèfle de commande) pratique mais aux touches bien trop petites pour être facilement utilisables. Sans gants (et avec des ongles), passe encore. Mais avec des gants les touches sont très difficilement accessibles, un vrai point faible car ce type de boîtier est souvent utilisé en montagne, au ski, à vélo, en moto, autant de situations pour lesquelles le port de gants est fréquent. Je ne parle même pas de la plongée qui se fait rarement à mains nues.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Même remarque pour la commande de zoom qui est ridiculement petite. Dommage également car ce zoom s’avère agréable à utiliser, sa réactivité est très satisfaisante et la plage focale plutôt bien adaptée (équivalent 24-120mm).

Du côté de l’écran arrière, rien à redire en revanche. Cet écran s’avère très lisible en extérieur, y compris en plein soleil ou sous une pluie battante (testé pour vous …). Il n’est pas tactile, mais je doute que ce soit une bonne idée pour un boîtier capable d’aller sous l’eau.

est terrain Nikon Coolpix AW130

exemple de géolocalisation des photos via le module GPS du boîtier et le logiciel Lightroom

Le côté gauche de l’AW130 propose plusieurs touches à accès direct assez bien pensées. Vous pouvez ainsi ouvrir directement la carte de géolocalisation pour voir où vous vous trouvez (l’AW130 est doté d’un module GPS) et où vos photos ont été prises.

Vous pouvez également enclencher le transfert wifi vers l’application Nikon WMU pour smartphones et tablettes.

est terrain Nikon Coolpix AW130

transfert des photos du boîtier vers une tablette via wifi et l’application Nikon WMU

Une autre touche est dédiée au pilotage du boîtier par le mouvement. Cette fonction permet en effet de basculer entre les modes photo, vidéo et visualisation en remuant le boîtier, tout simplement. Il faut par contre appuyer sur le bouton au préalable (toujours l’histoire des gants …) et ré-appuyer dessus pour photographier ou filmer.

Nikon serait bien inspiré de modifier ce principe au demeurant très pratique pour permettre le déclenchement automatique d’un tournage vidéo ou d’une prise de vue car l’ensemble perd de l’intérêt dès lors qu’il faut appuyer sans cesse sur ce bouton. J’ai quand même pu réussir de nombreuses séquences vidéos ‘à une main’ en utilisant ce principe alors que je n’aurais rien pu tourner du tout avec le système de déclenchement traditionnel.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Le côté droit du boitier comporte le logement pour la carte SD et la batterie, toutes les deux protégées par une trappe imposante mais fiable et simple à verrouiller. C’est d’autant plus important que cette protection est critique, c’est l’étanchéité du compact qui est en jeu.

Le Nikon Coolpix AW130 à l’usage

Contrairement à d’autres compacts dotés d’énormes zooms, l’AW130 se fait bien plus discret. Je passe sur la livrée ‘camouflage‘ du modèle testé, tous les goûts sont dans la nature, mais je dois avouer que ce compact s’est vite fait oublier alors que je l’avais sur moi en permanence.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Dans les conditions (humides …) de ce test, je reconnais que c’est très appréciable. Il suffit de le sortir en une seconde, de l’allumer et de déclencher pour capturer un moment particulier lors d’une balade ou d’une sortie ‘aventure‘. Dans mon cas, je l’ai gardé autour du cou pendant mes trajets sur la route, ce qui m’a permis de réaliser quelques photos et séances vidéos inédites que je n’aurais jamais pu faire autrement. Et comme il ne craint pas la pluie, c’est un souci en moins. Ayant un peu dans l’idée de comparer les résultats en vidéo de ce Coolpix AW130 avec ce que je connais des caméras GoPro, j’avoue ne pas avoir été déçu.

Test vidéo du Nikon Coolpix AW130

J’ai profité d’un roadtrip sur la Route Nationale 7 pour tourner quelques séquences avec le Coolpix AW130 en complément d’une caméra GoPro. Voici quelques extraits juxtaposés dans Adobe Premiere Pro :

Lien direct vers la vidéo : Test vidéo du Nikon Coolpix AW130

Les avantages du Coolpix AW130 en mode vidéo – caméra d’action

Ce compact est doté d’un capteur dont les performances sont très largement suffisantes pour tourner des séquences vidéos Full HD qui ne choqueront pas si vous les montez en complément de rushs tournés avec un reflex ou une caméro pro.

Le système de stabilisation de l’AW130 s’avère redoutable d’efficacité, il est très supérieur à celui de la caméra GoPro utilisée en parallèle, avec des séquences pourtant ‘remuantes’ pour lesquelles je n’ai pas eu à stabiliser en post-production. Un vrai plus.

La dynamique du capteur s’avère elle-aussi satisfaisante et supérieure à ce que l’on peut obtenir avec une GoPro. Les ciels ne sont pas brûlés, les ombres pas (trop) bouchées. Le résultat est assez plaisant à voir.

La réactivité de l’AW130 s’avère suffisamment grande pour que vous puissiez déclencher (et tourner) rapidement, les rushs vidéos ne présentant aucun défaut de type saccades ou sauts d’images.

Les inconvénients (en mode vidéo)

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Nikon Coolpix AW130 et mode macro

Premier constat, ce Coolpix reste un modèle compact et ne propose pas d’entrées complémentaires pour un micro externe. C’est assez logique pour un modèle étanche mais cela reste une limitation si vous voulez faire une meilleure capture audio que ce que propose le micro intégré. Celui-ci propose toutefois un mode réduction du bruit du vent qu’il convient d’activer au besoin.

Tenez également compte du fait que le cadrage vidéo diffère du cadrage photo. Si vous venez de faire une photo sympa et que vous voulez tourner une séquence de quelques secondes en vue de votre montage vidéo final, il faut prendre du recul car en vidéo le champ se resserre de façon importante.

J’ai également noté quelques hésitations de l’autofocus en vidéo, dès lors que le boîtier est plongé sous l’eau avec une distance de mise au point faible. Dans tous les autres cas il s’avère très efficace, même si quelques séquences sous la pluie en roulant s’avèrent moins nettes que prévues.

Enfin il faut mettre au rayon des inconvénients une offre en accessoires de fixation bien trop limitée pour pouvoir concurrencer une GoPro ou assimilé. Nikon propose un harnais qui a l’avantage de tenir le boîtier face à la route, mais qui limite l’utilisation du mode de contrôle par le mouvement. Et comme les touches de déclenchement sont très petites et qu’il n’y a pas de déclencheur vidéo sur le dessus …

De même j’aurais apprécié de pouvoir disposer d’une télécommande permettant de fixer le boîtier puis de déclencher à distance. L’application Nikon WMU en mode wifi ne permet pas de déclencher en mode vidéo et elle est loin d’être aussi pratique qu’une simple télécommande comme la conucrrence sait le faire.

Le Coolpix AW130 et la photo

Test terrain Nikon Coolpix AW130

Il s’agit bien d’un compact : attendez-vous donc à des JPG très corrects aux plus faibles sensibilités, mais un peu trop lissés aux plus hautes. La gestion du bruit numérique donne de très bons résultats, mais en agrandissant les images le lissage s’avère souvent un peu trop prononcé. C’est toutefois une constante avec la plupart des compacts et non une spécificité de ce modèle. J’aurais apprécié de pouvoir photographier au format RAW de façon à traiter les photos en post-production pour optimiser les résultats.

Tenez également compte du fait que l’AW130 produit des images au format 4/3 et non 3/2 comme un reflex. Il faudra recadrer si vous souhaitez garder une certaine homogénéité au final, ou vous passer d’une partie des pixels en photographiant directement en 3/2, c’est un peu dommage.

Le petit flash intégré fait plutôt bien le boulot. Comme tout flash de compact il ne faut pas chercher à le provoquer en étant trop près du sujet, celui-ci sera alors probablement brûlé, mais dès que vous prenez un peu de recul l’éclairage d’appoint est très équilibré et le rendu assez agréable.

Je passe volontairement sur la multitude de modes scènes et d’effets à la mode, je ne suis pas fan mais si cela vous attire, l’AW130 est bien doté : effet miniature, effets vintages, etc.

Mon avis sur le Nikon Coolpix AW130

Nikon a fait évoluer son modèle étanche en lui apportant plusieurs améliorations dignes d’intérêt. Les précédents AW110 et AW120 péchaient en matière de stabilisation en vidéo, de performances globales (autofocus, réactivité). L’AW130 est bien plus réactif et son stabilisateur s’avère très performant. Un utilisateur de GoPro averti a même lâché un ‘ah oui, quand même …‘ en voyant quelques séquences vidéos tournées d’une main en moto à bonne allure.

Pour autant, il reste à la marque à faire quelques progrès en matière d’ergonomie. Si celle-ci s’avère correcte pour un usage classique en mode photo ou vidéo (à la taille des boutons près), il n’en est pas de même en mode action. Il manque vraiment à ce Coolpix AW130 de bon gros boutons pour déclencher une photo ou une vidéo sans avoir à chercher la commande correspondante. De même qu’une série d’accessoires de fixation et une télécommande simple pour pouvoir oser différents cadrages sans devoir toujours penser à laisser libre d’accès le petit déclencheur manuel.

Test terrain Nikon Coolpix AW130

A qui s’adresse le Nikon Coolpix AW130

Usages familiaux, grand public, profil amateur

Le Coolpix AW130 vous permet de disposer d’un compact à tout faire qui sait se faire oublier tout en restant disponible à tout instant pour une photo ou une vidéo dans toutes les situations. Il ne craint pas grand-chose, et vos limites seront probablement atteintes avant les siennes.

Il vous permettra également de faire des prises de vues que vous ne feriez pas autrement, sous la pluie, dans la neige, sous l’eau, à la plage, en plongée sans jamais craindre de le mettre à mal. Les résultats en photo sont à la hauteur des meilleurs compacts du moment et le mode vidéo s’avère très efficace avec un stabilisateur vraiment performant.

Usages avancés, profil expert

Les experts trouveront là un appareil pouvant compléter un équipement reflex moins résistant et pas étanche sans caisson (onéreux), il suffit de bien connaître ses limites et de tenir compte du fait que vous ne disposez pas du mode RAW pour traiter vos photos.

L’AW130 sera plus probablement un complément idéal si vous cherchez un remplaçant au caméscope ou si vous ne voulez pas sortir votre (gros) reflex pour tourner quelques équences. Les résultats sont très probants. Il lui manque toutefois un mode RAW et des modes P,S,A,M pour pouvoir concurrencer dignement les compacts experts (mais non étanches) ou le Nikon 1 AW1 (hybride, étanche, mais bien moins compact).

Usages avancés, profil professionnel

Si vous avez des usages professionnels, vous vous pencherez probablement plus sur le Nikon1 AW1 pour avoir accès à plus de fonctions, une meilleure ergonomie et une optique étanche de meilleure qualité. Toutefois les séquences vidéos tournées avec le Coolpix AW130 méritent que l’on s’y intéressent.

Certains reporters pros ont d’ailleurs déjà utilisé ce boîtier dans plusieurs reportages TV sans que cela ne soit visible à l’écran, preuve s’il le fallait que ce petit compact sait se débrouiller quand il est bien piloté.

Vous pouvez vous procurer le Nikon Coolpix AW130 chez la plupart des revendeurs photos comme :

Miss Numerique Amazon


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