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Carnet vénitien, place Saint-Marc, portrait de rue

Ce jour-là, je déambulais dans Venise, en pleine chaleur, comme j’en ai l’habitude en été. Toute zone d’ombre est alors la bienvenue.

C’est le cas des arcades de la place Saint-Marc, autour du café Florian par exemple.

Alors que je m’apprêtais à me poser pour souffler, j’ai aperçu cette personne, ses lunettes, sa tenue, ces couleurs en totale cohérence avec le lieu et l’ambiance du moment. Je n’ai pu résister à l’appel du portrait de rue.

Des centaines de personnes traversaient les arcades ce jour-là. Mais elle seule semblait faire partie des pierres, des ombres, de Venise elle-même.

Autour, les touristes se pressaient, l’appareil au bout du bras. Moi, j’avais juste besoin de cette rencontre-là, de ces quelques secondes suspendues.

Je me suis approché, désireux de lui tirer le portrait. Mais ne parlant pas italien, et encore moins vénitien, j’ai dû me contenter des quelques mots que je connais pour expliquer ma démarche. Il faut croire que j’ai été convaincant, car elle a accepté sans aucune hésitation.

Quelques secondes plus tard, ce portrait de rue était fait.

J’ai encore trouvé les mots pour la remercier, pour lui souhaiter une belle journée, puis j’ai poursuivi mon chemin.

C’est ça aussi, photographier des gens : savoir reconnaître l’instant où quelqu’un n’est plus seulement quelqu’un, mais devient une image qui vous appelle.

A découvrir si vous aimez Venise, mes photos avec le Nikon D780 et ma conférence au Nikon Plaza pour l’occasion.


Comment faire un portrait de groupe original ? Démonstration en time-lapse

Les portraits de groupe sont des photos assez appréciées, par les proches, par les sociétés, par des mariés. Pour autant il n’est pas toujours facile d’être original, de sortir du lot, de trouver des idées créatives pour faire la différence.

Voici l’exemple de Calle Hoglund qui a trouvé l’idée et la méthode pour la réaliser : un portrait fait de portraits qui sortent du cadre, un résultat très créatif, tout en couleur et une bonne partie de rigolade pour créer l’image. C’est ce que l’on peut voir dans la vidéo ci-dessous qui détaille, en time-lapse, la réalisation de l’image !

Faire un portrait de groupe original consiste ici à construire une image collective à partir de portraits individuels, assemblés ensuite dans une composition unique.

Pourquoi les portraits de groupe manquent souvent d’originalité

Un portrait de groupe répond presque toujours à la même contrainte : faire poser plusieurs personnes en même temps, au même endroit, avec un rendu lisible et consensuel. Autant dire que c’est souvent peine perdue sinon un calvaire !

Si toutefois vous arrivez à réunir toutes les personnes en même temps, et à faire en sorte qu’elles collaborent, que ce soit en entreprise, lors d’un événement familial ou d’un mariage, le résultat sera correct, mais rarement incroyable.

Le portrait de groupe final va manquer d’originalité : pas en raison d’un manque de compétence technique de votre part, mais en raison d’une approche trop globale du groupe, considéré comme un bloc homogène.

Vidéo time-lapse : making-of complet du portrait de groupe composé de portraits.

Une idée simple : un portrait composé de portraits

L’idée développée ici consiste à inverser la logique habituelle.

Au lieu de photographier le groupe comme un tout, vous photographiez chaque personne individuellement, dans un cadre identique, avant de l’intégrer à une composition finale.

Le portrait de groupe devient alors une image construite, presque illustrée, qui valorise à la fois l’individu et le collectif.

Analyse de la méthode utilisée par Calle Hoglund

Dans la vidéo ci-dessus, le photographe montre l’ensemble du processus sous forme de time lapse. On y voit la préparation du cadre, la répétition du geste, la cohérence des poses et la construction progressive de l’image finale.

Ce qui frappe, ce n’est pas la complexité technique, mais la rigueur du protocole et la constance dans l’exécution. Cette méthode fonctionne parce qu’elle est pensée en amont, avant même la première prise de vue.

Ce qu’il faut verrouiller

Pour que l’assemblage tienne, vous devez verrouiller trois paramètres :

D’abord le cadrage : même focale, même distance, même hauteur d’appareil.

Ensuite la lumière : évitez les variations, sinon chaque portrait “dénonce” le montage.

Enfin l’exposition : en manuel, c’est plus simple, parce que la répétition exige de la stabilité.

Comment faire un portrait de groupe original ? Démonstration en time lapse
Comment faire un portrait de groupe original ? Déroulement de chaque prise de vue

Comment faire un portrait de groupe original ? Déroulement de chaque prise de vue

Un portrait de groupe original n’est pas forcément une pose extravagante. Ici, l’idée consiste à construire le groupe à partir de portraits individuels identiques, assemblés ensuite en une seule image. La vidéo montre surtout une chose : ce qui fait la réussite, c’est la constance du cadrage et du protocole.

Dans quels contextes cette approche fonctionne le mieux

Ce type de portrait de groupe est particulièrement adapté aux entreprises, aux équipes créatives, aux associations ou aux groupes qui souhaitent projeter une image dynamique et non conventionnelle.

Il est moins adapté aux contextes solennels ou très formels, mais peut parfaitement trouver sa place dans un cadre festif, événementiel ou éditorial. A vous de voir, c’est quand même vous qui savez qui vous allez photographier et dans quel but !

Ce que vous pouvez retenir pour vos propres portraits de groupe

L’intérêt de cet exemple n’est pas de reproduire l’image à l’identique, mais de comprendre le raisonnement.

  • Travailler le portrait de groupe comme une construction graphique.
  • Penser la répétition, le rythme et la cohérence visuelle.
  • Accepter de sortir du cadre classique pour proposer une image qui raconte quelque chose du groupe photographié.

Questions fréquentes sur le portrait de groupe original

Qu’est-ce qu’un portrait de groupe original
C’est un portrait qui dépasse la simple représentation collective pour proposer une idée visuelle, narrative ou graphique forte, tout en restant lisible et cohérente.

Comment rendre un portrait de groupe plus créatif
En travaillant la composition en amont, en variant les poses individuelles, en jouant sur la répétition ou en construisant l’image comme un assemblage plutôt que comme une prise unique.

Cette méthode est-elle reproductible par un photographe amateur
Oui, car elle repose davantage sur une organisation rigoureuse et une idée claire que sur un matériel ou une technique complexe.

Source : fstoppers


Un portrait au 35 mm sans permission

Lundi 16 juillet 2012.

Alors que je fais un trek en Thaïlande, je passe par un village isolé. M’approchant de l’école, j’aperçois un groupe d’enfants intrigués par ces visiteurs européens qu’ils n’ont que rarement l’habitude de voir. Plusieurs s’approchent de moi. Je suis tout près de la cloison qui me sépare de leur salle de classe.

Un des enfants me fixe, intimidé. Un autre sourit. Un troisième, plus loin, semble surpris.

J’attrape mon appareil photo sur lequel j’ai monté mon 35 mm à mise au point manuelle depuis le début du trek. Je fais la mise au point très vite, prenant le risque de me tromper, mais je sais que j’ai très peu de temps avant que l’enfant au premier plan ne bouge. L’ouverture f/4, calée par défaut, convient idéalement pour que le portrait soit net et que l’arrière-plan plonge dans un flou harmonieux.

Je déclenche. L’enfant est déjà reparti. Je fais quelques autres photos, mais aucune ne vaut ce portrait. Je le découvrirai en plein écran au retour chez moi. Depuis, c’est un de mes portraits favoris.

Portrait d’un enfant dans un village thaïlandais, pris au 35 mm en toute spontanéité, à travers une cloison d’école
Portrait spontané au 35 mm, dans un village thaïlandais – photo (C) JC DICHANT

J’ai fait un portrait au 35 mm, à l’inverse de toutes les règles qui voudraient qu’un portrait se fasse au 85 ou au 105 mm. Peu importe, les règles sont faites pour être enfreintes. Avec un 35 mm fixe, pendant toute la durée de ce voyage, je n’ai pas eu besoin de zoom ou d’une autre focale.

Je n’ai pas cherché ce portrait, j’ai cherché la rencontre. Une scène. Le hasard. La capture d’un instant. Cette photo s’est imposée car j’ai réussi à être là, attentif, disponible.

Le 35 mm ne fait pas de portrait au sens académique. Il capture une présence. Peut-être que photographier quelqu’un, ce n’est pas chercher à le figer. C’est accepter de le rencontrer.


Le guide de poses du photographe de portrait par Pauline Petit

Vous aimez le portrait photo, mais vous ne savez pas toujours comment guider vos modèles ? Découvrez Le guide de pose du photographe de portrait, de Pauline Petit, un ouvrage indispensable pour ne jamais être à court d’idées et mettre en valeur vos sujets !

Le guide de poses du photographe de portrait par Pauline Petit

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Le guide de pose du photographe de portrait : qui est Pauline Petit ?

J’ai eu le plaisir de rencontrer Pauline Petit au dernier Salon de la Photographie à Paris. Nous avons échangé sur son premier livre consacré au portrait d’art. Depuis, elle a publié un second ouvrage, qui prolonge naturellement le premier avec un guide de pose.

Pauline est une photographe portraitiste professionnelle. Vous pouvez d’ailleurs la retrouver sur son blog et sa chaîne YouTube pour apprendre la photo de portrait. En complément de sa pratique photographique, elle se consacre également à la formation. Ses images ont déjà été publiées à l’international et exposées dans des festivals photo.

Pose, direction, mise en valeur : ce que vous allez découvrir

Le posing et la direction de modèles sont deux pratiques complémentaires. Chacune demande des compétences spécifiques essentielles pour se lancer en photographie de portrait.

Le posing permet d’identifier les points forts et les contraintes liés à une morphologie.
La direction de modèle, en revanche, consiste à guider vos modèles durant la séance photo, qu’ils soient amateurs ou professionnels. C’est essentiel pour les modèles amateurs, souvent inexpérimentés et en attente de directives claires.

Après avoir détaillé le posing et la direction de modèle, Pauline Petit propose un guide de pose spécifique aux femmes. En effet, vous ne demanderez pas les mêmes poses à un modèle féminin qu’à un modèle masculin.

Dans le cas des modèles féminins, il s’agit de mettre en valeur la féminité. Vous trouverez donc, dans ce premier chapitre, des exemples de poses debout, assises ou allongées. Il comprend également des poses en lingerie, en maillot de bain, ainsi que des propositions adaptées aux femmes rondes ou enceintes.

Le deuxième chapitre, en toute logique, aborde les poses pour les hommes.

Photographier un couple implique une approche différente. Pour cela, le troisième chapitre vous propose un ensemble de poses debout, assises ou allongées. Il inclut également des poses de mariés et des mises en scène spécifiques aux photos de mariage, comme les plans en pied et le plan américain.

Pauline Petit consacre ensuite un chapitre aux enfants, du nouveau-né à l’adolescent. Dans le dernier chapitre elle élargit encore le cadre en abordant les poses pour la famille et les groupes.

Mon avis sur Le guide de pose du photographe de portrait

Pour un guide de pose, il est richement illustré, ce qui est essentiel pour ce type d’ouvrage. Vous ne serez pas déçu : Pauline Petit a inclus de nombreuses photos ainsi que des illustrations utiles, notamment celles qui vous permettent de réaliser un mood board afin de préparer vos séances.

La maquette met particulièrement en valeur les images, tandis que le texte est structuré en encadrés qui attirent votre attention sur les points essentiels. J’ai également apprécié les superpositions d’éléments sur les photos, comme à la page 31, où un portrait féminin est annoté pour souligner immédiatement les points clés à ne pas négliger.

Chaque chapitre se termine par une liste d’erreurs à éviter, comme les reflets dans les lunettes. J’ai aussi apprécié le fait que Pauline Petit ne se limite pas aux modèles professionnels aux morphologies standardisées. Son livre présente des portraits de personnes du quotidien, des sujets que vous serez probablement amené à photographier plus souvent que des mannequins professionnels.

Ce guide, publié aux éditions Eyrolles pour 23 euros, est une ressource précieuse pour les portraitistes. Il peut compléter le premier ouvrage de Pauline ou bien constituer un guide de pose unique si vous n’en possédez pas encore. Accessible et richement illustré, ce guide vous accompagnera dans toutes vos séances de portrait. Que vous soyez débutant ou confirmé, il deviendra rapidement un outil indispensable pour diriger vos modèles avec aisance.

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Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Voici une question qui divise, alimente les débats et passionne : quelle focale focale pour le portrait choisir entre un 135 mm et un 85 mm ? C’est une question cruciale pour tout photographe, qui m’a été posée après la publication du test du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, aussi je vous partage mes idées et pratiques avec la passion que je m’efforce de mettre dans mes conseils.

Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Tous les objectifs Nikon chez Miss Numerique

Les deux valent mieux qu’une ?

Je vais commencer par une réponse de Normand, à la question « quelle focale pour le portrait entre 135 et 85 mm », je vous dis l’un, l’autre et les deux ! En effet, le choix d’une focale pour le portrait dépend de plusieurs facteurs.

Le 135 mm est souvent utilisé pour ses capacités à isoler le sujet du fond avec une grande précision. Cette distance focale plus longue permet de créer un effet de compression qui peut s’avérer flatteur pour les portraits. Le 135 mm utilisé à pleine ouverture f/1.8 ou f/1.2 crée un arrière-plan au flou agréable, le sujet semble se détacher de l’image.

Le 135 mm est particulièrement efficace pour les portraits en extérieur où vous avez de l’espace pour reculer et tirer parti de cette distance focale.

Le 85 mm, quant à lui, offre une autre perspective tout aussi séduisante. L’effet bokeh produit par cet objectif est souvent aussi sublime que celui du 135 mm, donnant des arrière-plans ‘crémeux’ qui mettent le sujet en valeur avec beaucoup de douceur. En studio ou dans des espaces plus confinés comme en portrait de rue, le 85 mm est plus pratique car il impose moins de recul que le 135 mm.

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135 mm vs 85 mm, comment choisir ?

Je dis souvent dans mes Lettres quotidiennes que la photographie est une question de contexte et de style. Pour mes usages, avec ma pratique et mes envies, je considère en priorité l’espace dans lequel je fais mes portraits.

En extérieur, dans un parc ou dans la nature où je peux prendre du recul, le 135 mm est un choix qui me permet de compresser les plans pour mettre en valeur le sujet en l’utilisant l’arrière-plan comme décor.

A l’inverse, en intérieur, en studio ou dans la rue, avec un espace disponible moins important, je privilégie le 85 mm qui me permet de me placer plus près de mes sujets, sans avoir à changer de trottoir ou à me coller contre un mur.

Vient ensuite la question du style. Si vous aimez les portraits très serrés, où chaque détail du visage doit apparaître, le 135 mm vous permet de cadrer très serré. Pour des portraits en plans plus larges, voire en pied, le 85 mm est idéal.

Et pourquoi pas les deux ?

Vous voyez déjà venir ma réponse finale, 85 mm comme 135 mm servent deux besoins différents et sont complémentaires selon vos projets. Seulement investir dans un 85 mm et dans un 135 mm, surtout si vous faites le choix d’objectifs à grande ouverture comme le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S ou le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, ce n’est pas neutre en terme d’investissement financier.

Je vous incite donc à faire des essais dans les conditions de prise de vues qui sont les vôtres, en utilisant un zoom qui couvre ces deux focales. Un 70-200 mm, quel qu’il soit, vous permet de cadrer à 85 mm puis de vous déplacer pour cadrer à 135 mm. Les données EXIF des photos comporteront la distance focale utilisée, vous serez donc capable de comparer en observant vos photos dans votre logiciel favori. Avant de décider de quelle focale vous rend quel service, et le cas échéant, d’investir dans un objectif à focale fixe de 85 mm ou de 135 mm.

Sachez aussi que parfois, un changement de focale peut vous aider à penser autrement et vous offrir de nouvelles perspectives. Faites le test : passez une journée avec chaque focale, variez les situations de prise de vue et observez comment chacune influence vos cadrages, vos compositions selon le lieu, le moment, la lumière, le décor.

Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte vos préférences. Votre équipement doit servir votre vision, et non vous imposer des contraintes. Le plaisir que vous allez prendre à utiliser un 135 mm plutôt qu’un 85 mm, ou l’inverse, se verra dans vos photos. Faites-vous confiance, choisissez la focale qui vous inspire le plus le moment venu.

Au final, focale pour le portrait : la balle est dans votre camp

En conclusion, l’essentiel est de choisir l’objectif et la focale qui vous permettent de vous exprimer et de saisir vos sujets avec toute l’envie que vous êtes capable d’y mettre.

N’hésitez pas à expérimenter et à jouer avec les possibilités offertes par chaque objectif. La photographie est autant une question de technique que d’émotion et de vision personnelle.

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Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : coup de génie ou folie ?

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est-il un coup de génie ou une folie ? La question mérite d’être posée face à une telle optique, différente d’un 135 mm fixe classique, sans être aussi ultime que le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 Noct.

Cet objectif a suscité beaucoup de débats parmi les photographes amateurs comme les professionnels. Avec ses caractéristiques atypiques et son prix élevé, il mérite qu’on s’y attarde sérieusement ; voici ce que j’en pense après avoir passé plus de deux semaines avec lui au quotidien.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

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Le Nikon Plena chez La Boutique Photo Nikon

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Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conditions et objectif du test

En tant que photographe passionné, j’apprécie d’évaluer les usages possibles des objectifs, plutôt que leurs performances optiques qui sont de très haut niveau avec cette gamme NIKKOR Z série S.

Comme pour chacun de mes tests d’objectifs, j’ai donc cherché à évaluer en priorité la facilité d’utilisation d’un tel objectif, ses avantages, ses contraintes et le type d’images qu’il peut vous donner.

C’est très personnel. En aucun cas il ne s’agit d’un test optique qui vous permet de savoir le nombre de paires de lignes par millimètre que cette optique est capable de résoudre. Ce qui m’importe en priorité, c’est de savoir quand, comment, avec quelle facilité et pourquoi utiliser le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena apparu en septembre 2023.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Pourquoi le nom « Plena » ?

Selon Nikon, le nom « Plena » dérive du latin « plenum », signifiant « plein » ou « rempli ». Ce choix de nom reflète l’ambition de Nikon de créer un objectif conçu pour capturer des détails fins et produire un bokeh doux et circulaire, en écho aux objectifs de la série Noct-NIKKOR, mais avec un caractère propre qui le distingue.

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena s’inscrit dans une longue tradition d’objectifs 135 mm chez Nikon, qui remonte aux années 1950.

Le premier objectif 135 mm de Nikon, le NIKKOR 13,5 cm f/4, lancé en octobre 1948, est un téléobjectif à focale fixe, compatible avec les appareils photo télémétriques Nikon de l’époque. Avec sa formule optique avancée pour l’époque, il permettait de capturer des images nettes avec un beau rendu des détails, même à pleine ouverture. Le NIKKOR 13,5 cm f/4 a gagné en popularité auprès des nikonistes, devenant un choix privilégié pour les portraits et les scènes nécessitant une certaine distance de prise de vue.

Au fil des décennies, Nikon a amélioré ses objectifs 135 mm, en introduisant des versions plus lumineuses (NIKKOR-Q.C 13,5 cm f/3.5 en décembre 1950) et avec des éléments optiques plus avancés.

Le NIKKOR 135 mm f/2.8 lancé en novembre 1965, offrait une ouverture maximale plus grande, permettant de meilleures performances en basse lumière et un contrôle accru de la profondeur de champ. Citons aussi le NIKKOR 135 mm f/2.8 Serie E, un téléobjectif à grande ouverture dans la série économique apparue avec le Nikon EM.

Ont suivi le NIKKOR 135 mm f/2 (1975), le NIKKOR 135 mm f/2 AI (1977) et le NIKKOR 135 mm f/2 AIS (1981).

NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control)

Avec l’arrivée des reflex autofocus dans les années 1980, Nikon a lancé le NIKKOR AF 135 mm f/2 DC (Defocus Control) en 1990. Cet objectif permettait de contrôler le degré de flou d’arrière-plan et d’avant-plan, une caractéristique unique qui a renforcé l’attrait de la focale 135 mm pour le portrait. L’AF NIKKOR 135 mm f/2D DC apparu en novembre 1995 apportait la prise en compte de la distance de mise au point.

La monture Nikon Z, avec son diamètre plus large et sa distance de tirage plus courte, permet désormais des conceptions optiques plus complexes et performantes. Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie de ces avancées technologiques ; il intègre des éléments en verre ED et SR pour minimiser les aberrations chromatiques et maximise la qualité d’image.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Une conception pensée pour le portrait

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena a été conçu pour offrir un contrôle précis de la profondeur de champ et un bokeh circulaire quasi parfait, deux caractéristiques essentielles pour les portraitistes. Il permet de capturer des détails fins des cheveux et des tons de peau, donnant des images naturelles et attrayantes.

Contrairement à d’autres objectifs qui peuvent présenter des effets ‘œil de chat’ ou un bokeh déformé en bordure du cadre, le Plena maintient un bokeh circulaire sur toute l’image. Cette caractéristique est due à une conception optique incluant un diaphragme à 11 lamelles et une grande lentille arrière pour minimiser le vignettage.

Ergonomie et construction

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena bénéficie d’une construction robuste en alliage de magnésium censée assurer une grande durabilité. C’est le cas des autres optiques de la série S depuis 2018, il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas pour celui-ci.

La finition de l’ensemble est excellente, et il faut avouer que l’inscription jaune orangée « Plena » sur le fût apporte la petite touche de classe qui peut manquer au design sobre des NIKKOR Z. C’est personnel, mais j’ai aimé.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’objectif pèse 995 grammes, un poids élevé en raison des éléments en verre qu’il contient (16 éléments en 14 groupes) et à ses dimensions : 98 mm de diamètre et 140 mm de longueur. Il est imposant, mais guère plus que ses concurrents comme le Sony FE 135 mm f/1.8 GM (2 000 euros) ou le Canon RF 135 mm f/1.8 L IS USM (2 700 euros).

Ce poids conséquent pour un 135 mm fixe ne dégrade toutefois pas l’équilibre qui reste bon sur un Nikon Z de taille modérée comme le Nikon Z 6II utilisé pour ce test. Sur un Z 8 ou un Z 9 ce n’est que mieux.

Les commandes manuelles comprennent une bague de mise au point fluide et précise, très proche du boîtier, ce qui a quelques conséquences en pratique, comme je l’explique plus bas. La bague multifonction se fait discrète, tandis que deux boutons programmables viennent compléter cette personnalisation.

Le bouton L-FN à gauche, utilisable d’un appui du pouce, active la fonction de votre choix. Je lui ai attribué le suivi 3D du sujet. Le bouton supérieur peut jouer le même rôle en cadrage portrait. La position de ces deux boutons est idéale, vous évitant de changer la position de votre main pour actionner une commande.

J’émets quelques réserves sur la large bague de mise au point. Autant sa grande largeur est un atout en mise au point manuelle, autant elle est un inconvénient en mise au point automatique. En effet, il m’est arrivé d’avoir des images manquant de netteté, de chercher pourquoi, avant de me rendre compte que j’avais dû bouger très légèrement la bague alors que je tenais l’objectif entre le pouce et le majeur de ma main gauche. Attention donc, mieux vaut reculer vos doigts au plus près de la monture pour éviter ce désagrément selon la taille de votre main.

L’objectif est livré avec un pare-soleil qui se fixe en un quart de tour. Il n’y a pas de support pour trépied, mais vous n’en aurez a priori pas besoin, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena étant plus lourd que long et assez compact avec un diamètre de 98 mm et une longueur de 140 mm.

Compatibilité avec les boîtiers Nikon Z

L’objectif NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est compatible avec la gamme de boîtiers plein format Nikon Z. Sur un APS-C, il cadre comme un 202 mm, ce qui peut vous intéresser mais attention, le poids et la taille de l’optique seront disproportionnés par rapport à la compacité d’un petit Nikon Z 50 ou Z fc.

Cette compatibilité garantit une intégration optimale avec l’autofocus ultra-rapide et précis des Nikon Z f, Z 8 et Z 9, ainsi qu’avec la stabilisation d’image intégrée au capteur. Car, rappelons-le, ce Plena n’est pas stabilisé, ce qui peut poser problème lorsque la lumière manque et que le temps de pose augmente. L’utiliser avec un capteur stabilisé est donc une bonne idée.

Notez, enfin, que cet objectif n’est pas compatible avec les téléconvertisseurs NIKKOR Z en raison de la spécificité de sa formule optique. Il est et restera un 135 mm.

Performances optiques

Piqué et qualité d’image

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’ouverture maximale de f/1.8 et la longue focale permettent un excellent contrôle de la profondeur de champ, tandis que l’effet de compression de l’arrière-plan crée une isolation optimale du sujet. Mes tests révèlent une excellente netteté sur toute la surface du cadre et une transition très douce des plans nets aux plans flous, produisant un effet « crémeux » dans le flou.

La formule optique comporte 16 éléments en 14 groupes, avec quatre éléments ED, un élément asphérique et un élément SR. L’élément SR est rare dans les objectifs Nikon ; il a un indice de réfraction plus élevé pour la lumière bleue et les courtes longueurs d’onde, ce qui aide à contrôler l’aberration chromatique axiale.

L’utilisation de cet élément SR permet aussi de prévenir les franges colorées, tandis que le revêtement limite les reflets tout en maintenant le contraste. Nikon s’est concentré sur le rendu et le caractère de son Plena, c’est réussi.

Bokeh et profondeur de champ

Le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est équipé d’un diaphragme à 11 lamelles qui joue un rôle crucial dans la qualité du bokeh. Ce diaphragme à lamelles multiples permet de créer une ouverture plus circulaire, même lorsqu’elle est partiellement fermée. Cela se traduit par un bokeh plus doux et plus attrayant, avec des disques de flou qui restent circulaires plutôt qu’hexagonaux ou octogonaux, comme c’est souvent le cas avec des diaphragmes à moins de lamelles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Vous remarquerez sur les photos que le bokeh reste quasiment circulaire du centre jusqu’à la périphérie des images. C’est loin d’être le cas avec d’autres optiques de très bon niveau pourtant. Voici une performance à mettre au crédit de Nikon, qui peut faire la différence avec le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S (3 350 euros) pour le portrait, si toutefois la focale 135 mm vous convient.

La conception optique du Plena inclut également des éléments spécifiques qui contribuent à la qualité du bokeh. Parmi ces éléments, on trouve des lentilles ED (Extra-Low Dispersion) et SR (Short-wavelength Refractive), qui aident à minimiser les aberrations chromatiques et à maintenir une haute qualité d’image sur toute la plage d’ouverture. De plus, une grande lentille arrière est utilisée pour maintenir une luminosité uniforme jusqu’aux bords de l’image, réduisant ainsi le vignettage mécanique et les effets indésirables comme l’œil de chat.

Le bokeh doux et circulaire du Plena permet de mettre en valeur le sujet. De plus, sa capacité à produire des transitions de flou très progressives donne une sensation de profondeur et d’effet 3D à l’image, ce qui favorise les portraits artistiques.

Autofocus

La mise au point est assurée par deux moteurs pas à pas (STM). En pratique (et en vidéo), le silence est garanti, la réactivité de cet autofocus est grande, la mise au point est stable, même sur un Nikon Z 6II comme ci-dessous (mode AF suivi du sujet).

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Lors de mes différentes séances de prise de vue, bien que j’ai trouvé la mise au point rapide et précise, j’ai toutefois pu constater que le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena est très exigeant envers le boîtier. Il ne suffit en effet pas que l’autofocus de l’optique soit réactif, il faut que le boîtier suive. Or sur la génération Nikon Z 6II et Z 7II, dont l’autofocus est loin d’égaler celui des Z f, Z 8 et Z 9, l’AF est aux limites de ses capacités. Le mode AF zone automatique a parfois du mal à identifier le sujet si le contraste de la scène n’est pas suffisant, il faut alors avoir recours au suivi du sujet. Rien de bloquant cependant car il est courant d’utiliser ce type de zone de mise au point, ce que l’AF des Z 6II et Z 7II gère très bien avec cet objectif.

Sur le côté gauche de l’optique se trouve un sélecteur de mise au point, permettant, comme on peut s’y attendre, de passer en mode de mise au point manuel avec la bague de mise au point ou en mode de mise au point automatique avec l’autofocus à correction du point manuelle. Vous suivez ?

Le Plena a une distance minimale de mise au point de 0,82 m, proche de celle des autres objectifs 135 mm haut de gamme sur le marché.

NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : utilisation

En pratique, cet objectif s’avère très maniable et portable, bien que son poids et son encombrement soient importants. Certes, vous le sentirez une fois monté sur votre boîtier, mais comme mentionné plus haut, l’équilibre général reste excellent.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

test de bokeh à ouverture f/5.6

Avec une ouverture maximale de f/1.8, bien que vous ne travailliez pas nécessairement à cette ouverture car le bokeh est déjà très prononcé à f/4 ou f/5.6, vous allez pouvoir réaliser des portraits avec de jolis fonds. Toutefois attention, la focale 135 mm peut aussi s’avérer bien longue pour le portrait. Il faut donc composer en demandant à votre modèle de s’éloigner, en photographiant en plan plus serré ou en vous reculant si vous en avez la possibilité.

A pleine ouverture ou proche de la pleine ouverture, la profondeur de champ reste minimale : 14 cm avec une mise au point à 5 m, et 5 cm avec une mise au point à 3 m. Il vous faut donc être prudent sur la zone de mise au point : si vous la faites sur le bout du nez de votre modèle placé à 3 m, vous prenez le risque d’avoir des oreilles floues. A vous de gérer.

Le Plena étant pensé pour les arrière-plans harmonieux, je vous recommande de chercher des scènes qui vont vous permettre de mettre en valeur cette spécificité. En effet, si l’arrière-plan ne permet pas d’avoir de jolis cercles bien ronds, à quoi bon utiliser un tel objectif ? Cherchez les scènes lumineuses, avec une matière qui se prête à ce type de flou : les feuillages sont un bon exemple, les murs lisses le sont moins. Les scènes nocturnes et les décors de studio sont un autre bon choix si vous savez tirer profit des différentes lumières artificielles.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Ici, clairement, le Plena n’est pas mis en valeur, c’est le type de scène à éviter avec cette optique

Faire de la photographie animalière en plan serré, comme je l’ai vu déjà, n’a guère d’intérêt avec le Plena si vous coupez les arrière-plans. A l’inverse, faire des photos de fleurs et de végétation avec un bel arrière-plan flou peut vous donner de belles compositions.

Comparaison

À 3 000 euros, il est légitime de se demander si cet objectif vaut vraiment son prix. Comparé à d’autres objectifs similaires, notamment ceux de Canon et Sony, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena se distingue par son excellence, mais il est également plus cher que ses concurrents. L’absence de stabilisation est un autre point à considérer et pourrait être un inconvénient pour certains usages en basse lumière.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

La comparaison avec d’autres focales, notamment le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, est également pertinente. La compression des plans entre ces deux focales influe sur la perception de l’espace et la taille des éléments en arrière-plan. Le choix entre un 85 mm et un 135 mm dépendra donc de votre style de photographie et de l’effet que vous souhaitez obtenir.

Comparé à d’autres objectifs similaires de Sony, Canon ou Sigma, le 135 mm f/1.8 S Plena offre un bokeh nettement plus circulaire et une compression des plans plus prononcée que les focales de 85 mm. Cependant, son absence de stabilisation peut être considérée comme un inconvénient, tout comme son poids conséquent, le rendant moins adapté aux longues séances.

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena : conclusion

Bien que coûteux, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena répond largement aux attentes en termes de qualité d’image et de bokeh. Sa construction robuste et ses commandes personnalisables en font un outil performant. Si vous cherchez un objectif à portrait de grande qualité, avec un rendu spécifique, offrant une belle séparation entre sujet et arrière-plan, ce modèle pourrait bien valoir l’investissement.

L’utilité du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena dans des contextes de photographie de portrait ou événementielle est indéniable. Sa capacité à capturer des détails fins, des tons de peau naturels et à minimiser le vignettage en fait un outil précieux si vous recherchez la perfection dans vos images. Pour tous les autres usages, la question reste posée : le poids, l’encombrement et le tarif ne plaident pas forcément en faveur de cette optique si vous n’êtes pas portraitiste.

En conclusion, le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena offre des performances exceptionnelles, mais comme toujours, il est essentiel de considérer vos propres besoins et priorités en tant que photographe avant de faire un tel achat. Alors, coup de génie ou folie ? Tout dépend de votre vision et de vos aspirations en photographie. Pour ma part je serais tenté de vous dire « soyons fous » car cette optique est vraiment séduisante !

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Exemples de photos faites avec le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

Test NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

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Le portrait d’art avec Pauline Petit

J’ai rencontré Pauline Petit pour la première fois au Salon de la Photo. La couverture de son livre « Le Portrait d’Art » m’avait attiré et j’avais envie de connaître la personne qui se cachait derrière. Lorsque j’ai reçu ce livre quelques semaines plus tard, je n’ai pas été déçu. « Un univers photographique », c’est bien vrai. Vous allez comprendre pourquoi.

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Le portrait d’art avec Pauline Petit, présentation

Regardez bien la photo de couverture ci-dessus. Du noir, du blanc, des accessoires incroyables, un traitement d’image particulier tout en contraste. Bienvenue dans l’univers photographique de Pauline Petit. Quand vous réalisez que Pauline Petit a débuté la photo à 18 ans, qu’elle a commencé en 2004 et qu’elle est depuis publiée dans les magazines spécialisés et exposée dans les festivals photo, vous vous demandez ce qui se cache derrière tout ça.

La réponse est simple : du travail, encore du travail, beaucoup de travail. Et une bonne dose d’imagination couplée à quelques choix drastiques, dont celui qui l’a poussée à opter pour le noir et blanc en 2019, au détriment de la couleur.

Allez visiter son site, vous comprendrez très vite ce qui fait l’univers de Pauline, collectionneuse d’hommes (je vous laisse découvrir pourquoi !).

Maintenant que les présentations sont faites, parlons du livre.

Qu’allez-vous découvrir dans « Le Portrait d’art » de Pauline Petit ?

Tout ce que vous devez savoir pour partir d’une idée (à vous de la trouver, quand même), pour transformer cette idée en projet, puis en prise de vue, avant de traiter vos images, de les publier et de les vendre.

J’ai déjà eu l’occasion de chroniquer des livres sur le portrait photo, mais c’est la première fois que j’en découvre un qui traite de tous ces sujets. DE A à Z. Car ce que je n’ai pas dit plus haut, c’est que la photographe a plus d’un tour dans son sac. Elle maîtrise non seulement la photographie, mais aussi les codes et pratiques du web actuel. Décidément, cette jeune génération a bien du talent.

Au fil des pages de ce livre dédié au portrait d’art, vous plongerez dans l’univers complexe et néanmoins fascinant de la photographie artistique. Vous l’avez compris en voyant la couverture du livre, Pauline Petit n’y va pas par quatre chemins, son style est unique et identifiable immédiatement.

Vous commencerez par découvrir les secrets d’une création réussie, depuis l’idée originale jusqu’à la diffusion publique de la photo finale.

Le premier chapitre pose les bases en explorant le processus créatif avant même la prise de vue, soulignant l’importance de la conceptualisation et d’une préparation méticuleuse.

Le second chapitre vous emmène dans les coulisses d’une prise de vue en studio. Vous verrez que la maîtrise technique et la connaissance du matériel sont aussi cruciales que l’espace de travail lui-même.

Le troisième chapitre est une immersion dans le travail de post-traitement, Pauline Petit ayant une méthode bien à elle pour transformer les fichiers RAW en portraits noir et blanc (pour la plupart) très contrastés.

Le quatrième chapitre détaille l’art du tirage, un élément souvent sous-estimé mais essentiel dans la présentation finale d’une photographie.

Enfin, le livre présente des stratégies concrètes pour gagner en visibilité et en notoriété, un aspect indispensable pour tout artiste souhaitant vivre de son art.

Vous êtes photographe portraitiste aspirant ? Pour 25 euros, vous disposez de toutes les étapes pour mener à bien votre apprentissage.

Vous êtes portraitiste confirmé ou professionnel ? Venez chercher une bonne dose d’inspiration avant de travailler sur votre style, car si copier, c’est tricher, chercher des idées neuves reste indispensable.

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NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

Nikon annonce le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S, un objectif à portrait et à grande ouverture destiné aux photographes et vidéastes professionnels. Ce 85 mm f/1.2 pour Nikon hybrides vient rejoindre le 50 mm f/1.2 dans la gamme d’optiques Nikon, voici ce qu’il faut savoir, son tarif et un premier avis.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : du portrait photo à la vidéo, à vous les grandes ouvertures

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Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : le roi du portrait ?

En parallèle de l’annonce du nouveau NIKKOR Z 26 mm f/2.8 voici venir un second objectif NIKKOR Z qui va faire parler de lui.

Dans la gamme NIKKOR Z on comptait jusqu’ici deux optiques à très grande ouverture. Le NIKKOR Z 58 mm Noct f/0.95 S est un OVNI destiné à prouver les performances de la monture Z, tandis que le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S s’avère plus utilisable au quotidien. Je vous en ai parlé lors du test de ce 50 mm f/1.2 S.

Désormais il faut compter sur un troisième larron puisque le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S rejoint cette cour fermée d’optiques aux caractéristiques assez exceptionnelles, destinées aux photographes professionnels comme aux vidéastes appréciant ces optiques aux dégradés de flou très harmonieux en plus d’être silencieuses.

Voyez un peu :

  • revêtement nano crystal pour la lentille frontale,
  • motorisation AF Multi groupe silencieuse (2 groupes de lentilles se déplacent de façon synchronisée pour garantir une mise au point précise sur la zone souhaitée même lorsque le sujet bouge librement)
  • diaphragme à 11 lames (9 sur les modèles ouvrant à f/1.8), pour un bokeh plus rond et naturel,
  • suppression de l’effet onion ring (les cercles concentriques disgracieux par-dessus l’effet bokeh),
  • excellente maîtrise des tons chairs et des textures si j’en crois la présentation par Nikon France qui nous promet en outre un rendu des couleurs encore plus éclatant.

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S

Attention toutefois, ces performances ne peuvent s’obtenir sans que l’optique ne soit dimensionnée pour, ce qui était déjà le cas du NIKKOR 50 mm f/1.2 S. Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S pèse 1,160 gr. et sera plus confortable à utiliser en studio sur trépied qu’au bout du bras si vous devez l’utiliser toute une journée. Mais bon, un f/1.2 se mérite.

Le NIKKOR Z 85 mm f/1. 2 S dispose d’une bague sans clic programmable, telle que nous la connaissons déjà sur l’ensemble de la gamme Z. Le fût comporte un commutateur A/M pour l’autofocus de même qu’un bouton personnalisable L-Fn.

L’optique est livrée avec son jeu de bouchons, un sac tissu et le pare-soleil Nikon HB-106.

Fiche technique

  • Type : Monture Z Nikon
  • Format : FX (compatible DX)
  • Focale : 85 mm
  • Ouverture maximale : f/1.2
  • Ouverture minimale : f/16
  • Construction optique : 15 lentilles en 10 groupes (dont 1 lentille en verre ED, 2 lentilles asphériques et des lentilles avec traitement nanocristal)
  • Angle de champ : Format FX : 28°30′ Format DX : 18°50’
  • Système de mise au point : Système de mise au point interne
  • Distance minimale de mise au point : 0,85 m
  • Rapport de reproduction maximal : 0,11×
  • Nombre de lamelles de diaphragme : 11 (diaphragme circulaire)
  • Traitements : Traitement nanocristal
  • Diamètre de fixation pour filtre : 82 mm (P = 0,75 mm)
  • Diamètre x longueur : (à partir de la monture d’objectif) : Environ 102,5 × 141,5 mm
  • Poids : Environ 1 160 g
  • Autofocus : Oui
  • Mise au point interne : Oui
  • Mise au point : Automatique, manuelle
  • Accessoires fournis : Bouchon d’objectif avant LC-82B, bouchon d’objectif arrière LF-N1, parasoleil HB-106, étui pour objectif CL-C2

Nikon NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S : tarif et premier avis

Ce NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible à partir du 23 mars 2023 au tarif public TTC de 3.349 euros. Cher, oui, mais « c’est le prix d’un 85 mm f/1.2 » pour reprendre les propos d’une confrère, on s’y attend quand on lorgne sur ce type d’objectif. Pour rappel le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S coûte lui 2.600 euros et n’est qu’un 50 mm, le plus modeste mais très attirant NIKKOR Z 85 mm f/1.8 S vaut lui 950 euros.

A la concurrence, le Sony FE 85 mm f/1.4 GM vaut 1.900 euros mais n’ouvre qu’à f/1.4 tandis que le Canon RF 85 mm f/1.2 L USM DS vaut 300 euros de plus que le Nikon à 3.650 euros.

Il est encore bien tôt pour vous donner un avis circonstancié, toutefois je ne prends guère de risques à affirmer que :

  • Nikon nous a habitués à proposer des NIKKOR Z tous aussi excellents les uns que les autres (à une ou deux exceptions près),
  • le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S a reçu bon nombre d’éloges,
  • la monture Z permet aux opticiens Nikon de proposer des performances optiques supérieures à celles de la monture F à toutes les focales.

Il reste en outre à vérifier des aspects plus pratiques tels que la précision du point à f/1.2 avec le système AF Multi groupe et l’équilibrage de l’optique qui gagnerait à ne pas changer avec la mise au point (sentir l’ensemble boîtier-objectif basculer vers l’avant lorsque ces grandes et lourdes lentilles se déplacent n’est guère agréable).

Des retours que je ne manquerai pas de vous faire dès que le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S sera disponible pour test.

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Exemple de photos à f/1.2

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

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NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

NIKKOR Z 85 mm f/1.2 - photo (C) Augusta Sagnelli

photo (C) Augusta Sagnelli

Source : Nikon

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Les secrets de la photo de portrait, matériel, éclairage, direction du modèle

Comment faire un portrait photo, avec quel matériel et comment gérer le modèle ? Ces questions reviennent souvent si vous vous intéressez au portrait en studio. Dans « Les secrets de la photo de portrait », dont la seconde édition vient de paraître, Pascal Druel vous apprend à choisir et exploiter votre matériel photo comme à gérer la lumière et le modèle.

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Les secrets de la photo de portrait

Pascal Druel est photographe et auteur (voir son guide du Nikon D750), à ce titre il a longtemps collaboré avec le magazine Chasseur d’Images. Il vous propose un livre dédié à la photo de portrait, conçu pour aider le débutant comme l’amateur à apprendre et progresser.

La collection « Les secrets de … » regroupe plusieurs ouvrages qui ont pour caractéristique de traiter un sujet photo précis pour vous aider à le découvrir et maîtriser les bases. A l’inverse des guides photo généralistes qui parlent aussi de portrait, le guide de Pascal Druel ne parle que de portrait. Vous allez voir en le lisant que cela fait la différence.

Notez au passage que cette seconde édition adopte la nouvelle couverture de la collection, déjà vue avec Les secrets de la pose longue.

Les secrets de la photo de portrait, matériel, éclairage, direction du modèle
Les gros livres n’ont plus trop la faveur du public, j’avoue préférer aussi des ouvrages plus abordables, moins imposants, dans lesquels j’accède à la bonne information directement. Le sommaire du livre donne le ton, vous allez avoir de quoi découvrir et pratiquer en parcourant les 185 pages (166 pour la première édition) que comporte l’ouvrage.

Comment faire un portrait : exploiter le matériel de prise de vue

Commençons par le commencement : il vous faut un appareil photo et un objectif. Vous allez découvrir en quoi chaque modèle de boîtier est adapté ou non au portrait. Pascal Druel est nikoniste, mais n’hésite pas à citer d’autres marques et modèles pour vous aider à faire votre choix.

Vous allez ensuite découvrir quel objectif utiliser pour le portrait. J’ai bien aimé l’encart « Focale à portrait, mythe ou réalité » page 25, vous verrez que la notion de focale à portrait est relative, vous pourriez bien éviter de dépenser quelques centaines d’euros au passage en vous posant les bonnes questions.

Pratiquer le portrait photo : appréhender la prise de vue

En portrait, peut-être plus que pour d’autres types de photos (la macro mise à part), il vous faut accepter de réfléchir à la technique. Le second chapitre vous livre les notions à connaître (par exemple la mesure spot, page 54) ou la mise au point manuelle (page 61) souvent plus pertinente que l’autofocus.

Ce chapitre est dense et il vous faudra du temps pour tout assimiler si vous débutez. Si vous possédez déjà les bases de l’exposition, vous irez plus vite pour découvrir les particularités de la photo de portrait.

Maîtriser la composition d’un portrait

Les secrets de la photo de portrait, matériel, éclairage, direction du modèle

Saviez-vous que le point de vue a son importance et que perspectives douce et forte ne donnent pas les mêmes résultats ? Vous allez apprendre ici les règles propres au portrait, et les différents plans :

  • général
  • en pied
  • italien
  • américain
  • rapproché
  • en buste
  • gros plan
  • très gros plan

Le guide présente de nombreuses photos de l’auteur pour que vous puissiez réaliser ce dont il est question dans le texte. J’ai apprécié la mention des données EXIF pour chaque photo. Ce sont des informations complémentaires qui peuvent avoir leur importance pour vous aider à reproduire ces images.

Ne passez pas à côté de la composition : lignes de force, diagonales, agencement des plans, grammaire et sens de lecture des images, équilibre des valeurs de l’image, hautes et basses lumières, … Vous allez pouvoir prendre des notes car il y a matière à travailler vos prochaines prises de vue.

Cette seconde partie du chapitre 2 m’a particulièrement intéressé car elle pose les bases du portrait. Si vous voulez aller à l’essentiel, commencez par la page 64 et les suivantes avant de lire la partie matériel.

Maîtriser la lumière en portrait photo

Les secrets de la photo de portrait, matériel, éclairage, direction du modèle

Voici un autre chapitre fondamental puisque sans lumière il n’y a pas de portrait. Vous allez découvrir ici ce qui concerne la balance des blancs et le contraste d’éclairage. Mais aussi les caractéristiques de la lumière naturelle et de la lumière artificielle.

Pascal Druel a longuement présenté les différences entre le flash et la lumière continue. Il vous donne des références, les accessoires indispensables (modeleurs et réflecteurs), vous pourrez alors constituer votre liste personnelle selon vos envies. Si vous ne savez pas ce que sont les éclairages Paramount, Loop, Rembrandt ou Split, ouvrez la page 132, tout y est.

Comment diriger un modèle photo

Une fois que vous avez le bon matériel et que vous savez l’utiliser, il faut passer à l’action. Une des difficultés du photographe amateur est de diriger son modèle, qu’il soit amateur (famille, proche) ou professionnel. Dans « Les secrets de la photo de portrait », vous allez trouver de nombreuses indications pour mettre votre modèle à l’aise (et pour l’être vous-aussi !).

Vous savez faire un « Moodboard » pour préparer votre séance ? Cette planche d’inspiration va vous aider à savoir quelles photos vous voulez faire. Et à les faire sans laisser votre modèle dans le doute.

Il suffit parfois de peu de choses pour mettre un modèle en confiance, vous allez trouver tous les conseils pratiques page 144 et suivantes. Demandez à votre modèle de tourner les yeux vers l’appareil au dernier moment pour obtenir un regard direct, par exemple, ou apprenez à éviter les reflets dans les lunettes si votre modèle en porte.

Comment post-traiter un portrait photo

Un portrait photo ne s’entend pas sans post-traitement approprié. Après un tour d’horizon des différents logiciels de traitement des fichiers RAW, apprenez à traiter vos portraits dans Lightroom Classic et à les retoucher – au besoin – dans Photoshop CC.

La retouche d’un portrait vous permet d’affiner le rendu de chaque image, par exemple de la peau via la séparation des fréquences dans Photoshop) ou le traitement Dodge and Burn de gestion des densités de l’image. Vous serez alors capable d’envisager le post-traitement de différents types de portraits comme :

  • portrait Low-Key
  • portrait High Key
  • portrait selon la méthode « Brenizer »
  • portait et prise de vue sportive
  • portrait « boudoir »
  • portrait et lingerie
  • semi-nu et nu
  • nu et light-painting
  • portrait et nu texturé

Mon avis sur Les secrets de la photo de portrait

Vous voulez faire de beaux portraits photo mais vous ne savez pas comment vous lancer ? Ce livre va vous permettre de faire le tour de la question et de passer à l’action. Il ne remplace bien évidemment pas la pratique, mais vous invite à pratiquer, ce qui est déjà beaucoup. J’avoue ne pas être portraitiste mais après avoir lu le livre, j’ai quelques envies de séances photo !

Ce guide est l’outil d’apprentissage idéal pour vous lancer, il est aussi une bonne référence si vous avez déjà pratiqué mais manquez de connaissances approfondies. Faire le portrait d’un proche est une chose, diriger un modèle professionnel en est une autre.

L’auteur n’est pas avare de conseils, il cite de nombreuses références de matériels et accessoires, le guide est très bien illustré. Chaque portraitiste a son style, ces photos ne vous correspondront peut-être pas mais vous aurez à disposition toutes les notions indispensables pour trouver votre voie. Pour un tarif contenu de 24 euros (sans augmentation par rapport à la première édition), c’est un ouvrage qui viendra compléter votre collection de références photo.

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Comment faire un selfie artistique, l’autoportrait en photo avec Sorelle Amore

Vous voulez faire un autoportrait, plus communément nommé selfie, mais vous voulez que cette photo ressemble à quelque chose et non aux milliards d’autres images prises à bout de bras sans aucun soin et que l’on peut voir à longueur de journée sur les réseaux sociaux.

Voici comment mettre en œuvre l’art de la pose, de l’éclairage et du traitement photo pour faire des selfies artistiques dont vous serez fier(e) et qui donneront une meilleure image de vous. Leçons pratiques par Sorelle Amore, photographe et vidéaste professionnelle et influenceuse qui a fait du selfie artistique sa spécialité.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

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L’autoportrait photographique : pourquoi, comment ?

Certains parlent du selfie comme du mal du siècle. D’autres y voient par contre une façon de renouveler l’art de l’autoportrait, de produire des images créatives (j’en fais partie).

Avouons-le, le selfie est une pollution visuelle la plupart du temps. Ces images sans autre intérêt que de tenter, vainement, de mettre en valeur leur auteur, inondent les réseaux.

Le selfie peut toutefois devenir un art. Du selfie artistique à l’autoportrait, il n’y a qu’un pas que de nombreux photographes ont franchi, et pas des moindres : Richard Avedon, Robert Doisneau, André Kertész, Vivian Maier, Nadar, Helmut Newton, Irving Penn, Cindy Sherman, Jeanloup Sieff, Man Ray, Willy Ronis, Weegee pour ne citer que ceux-là, se sont tous essayé à cette pratique de l’autoportrait.

Comment faire un autoportrait en photo ou le selfie artistique, le guide de Sorelle Amore

Comment font-ils ? Quelles techniques utilisent-ils ? Ils mettent en œuvre les trois compétences de base suivantes :

  • savoir poser
  • savoir utiliser l’éclairage
  • savoir retoucher ses photos avec soin

Mais cela ne suffit pas. Pour réussir un selfie artistique, vous devez passer outre la technique pour développer une pratique créative personnelle.

Avantage de l’autoportrait ? Votre sujet est toujours disponible !

Sorelle Amore est une jeune photographe australienne arrivée à l’autoportrait par accident. Pour des raisons professionnelles, elle a eu besoin de montrer des photos la mettant en scène dans des résidences de luxe alors qu’elle ne pouvait avoir aucun assistant avec elle pour faire les photos.

Elle a donc pris le problème à bras le corps et a développé une pratique qui lui a permis de répondre à la demande. Mais aussi de générer une audience incroyable car après avoir publié plus de 1.000 « selfies artistiques » sur son compte Instagram, elle compte 1 million d’abonnés à sa chaîne Youtube et 500.000 à son compte Instagram. Elle compte aussi parmi les photographes les plus talentueuses lorsqu’il s’agit de parler autoportrait.

Forte de cette expérience, elle a publié un livre dans lequel elle présente sa méthode et ses conseils pour réussir un selfie (ou un autoportrait) artistique.

Sachez qu’au-delà de l’exercice photographique, l’autoportrait est aussi pour Sorelle Amore l’occasion de travailler sur vous, votre ressenti, l’image que vous souhaitez montrer. J’en veux pour preuve cet extrait du livre (page 37) :

J’ai toujours été gênée par mon corps. On m’a d’ailleurs longtemps dit que je n’étais pas féminine à cause de mes muscles, de mes épaules larges et de ma poitrine plate. Se sentir non désirable en tant que femme laisse des séquelles. En apprenant à poser, j’ai repris confiance dans ma capacité à plaire, voir à inspirer l’amour.

  • Sorelle Amore

Qu’allez-vous apprendre dans ce livre ?

Au-delà des indispensables notions sur la pose et l’éclairage, ce livre va vous aider à faire le point sur ce que vous voulez montrer de vous, et comment le montrer. Vous apprendre en particulier à changer de point de vue sur le selfie, à considérer cette pratique comme une véritable pratique photographique créative (des notions fort différentes de celles que vous pouvez trouver dans le guide Les ateliers du photographe).

Vous allez pouvoir prendre le recul nécessaire pour savoir ce qui vous motive, qui vous êtes vraiment, comment vous voulez être perçu(e) par ceux qui verront vos photos. En matière de pose, vous allez découvrir les bons angles comme ceux à éviter, vous apprendrez à évaluer votre corps et votre visage pour mieux les mettre en valeur.

La seconde partie du livre vous aide à mettre en œuvre la logistique nécessaire pour faire un selfie artistique : quel matériel utiliser (du smartphone à l’appareil photo expert), quel objectif utiliser, quels accessoires peuvent être utiles (le drone est une option). 

Sur un plan plus créatif, vous apprendrez à créer votre style, à faire un autoportrait unique, qui vous ressemble : composition, cadrage, choix du rendu (dont le noir et blanc ou la couleur).

Vous apprendrez également à veiller au moindre détail et à raconter une histoire en photo, à choisir avec soin vos tenues ou même, si vous n’éprouvez pas de gène particulière, à poser nu(e) face à votre objectif.

Enfin vous découvrirez les quelques notions de traitement photo nécessaires à donner à vos images un rendu très personnel. Ce n’est toutefois pas le chapitre le plus détaillé du livre, il manque de présentations plus concrètes.

En conclusion, proposé au tarif de 15,95 euros par son éditeur, cet ouvrage est une bonne entrée en matière à l’art du selfie artistique, de l’autoportrait, et il ne peut que vous inciter à développer votre pratique et votre culture de cet art photographique que tant d’autres avant vous ont travaillé aussi.

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