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Histoire Nikon | Épisode 3 : le Nikon F (1959)

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce troisième épisode, Thierry Ravassod nous fait revivre la naissance du Nikon F, l’appareil qui a révolutionné la photographie moderne.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

Le Nikon F (1959) – Épisode 3 de la série Histoire Nikon

Une révolution technique et photographique

1959 marque une véritable rupture dans l’histoire de la photographie. Avec le Nikon F, la marque japonaise inaugure le concept unique pour l’époque de reflex modulaire professionnel, un système complet et évolutif pensé pour tous les photographes de terrain.

Boîtier, viseur, moteur, optiques : chaque élément du Nikon F est interchangeable. Pour la première fois, un appareil permet de s’adapter à toutes les situations — du reportage de guerre au studio de mode — tout en garantissant robustesse, fiabilité et cohérence des optiques.

Un système complet pour les photographes professionnels

Le Nikon F s’impose très vite comme l’outil préféré des reporters et correspondants de guerre. Ils peuvent compter sur sa solidité exceptionnelle dans les conditions les plus extrêmes. Son ergonomie simple, sa cadence de prise de vue et ses accessoires en font un appareil photo de confiance, prêt à encaisser poussière, humidité et chocs.

Dans le domaine du sport, il permet l’utilisation des super téléobjectifs NIKKOR (300 mm, 400 mm, 600 mm), permettant des images d’une netteté et d’une précision inédites à l’époque.

Les photographes de mode adoptent également le Nikon F, conquis par la réactivité et la souplesse d’un boîtier plus maniable que les lourds moyens formats auxquels ils étaient habitués.

Du terrain au studio : l’essor du Nikon F

Symbole international de cette domination, le Nikon F équipe les photographes professionnels lors des Jeux Olympiques de Tokyo (1964) et Mexico (1968).

Il devient aussi un acteur discret du cinéma : le Nikon F apparaît dans le film culte Blow Up (Michelangelo Antonioni, 1966), immortalisant son statut d’icône pop et d’instrument du photographe moderne.

Au-delà de la presse et du sport, le Nikon F s’impose aussi dans les forces armées américaines, notamment au sein de l’US Navy, qui l’adopte pour ses missions techniques et documentaires.

Le marché allemand, pionnier de la photographie optique, accueille lui aussi ce reflex japonais comme un concurrent crédible des Leica et Contax, confirmant la percée internationale de Nikon.

Le Nikon F, symbole d’une décennie

Durant les années 1960, le Nikon F domine la photographie de presse et de reportage. Des conflits du Vietnam aux défilés de mode parisiens, des stades aux salles de rédaction, il est le compagnon de route des plus grands noms du photojournalisme.

Sa modularité, son viseur interchangeable, son moteur optionnel et sa gamme d’optiques NIKKOR font du Nikon F un système photographique complet, qui servira de base à toute l’évolution des reflex professionnels jusqu’au numérique et aux Nikon Z aujourd’hui.

Plus qu’un simple appareil photo, le Nikon F représente l’alliance parfaite entre ingénierie, fiabilité et liberté créative. Plus d’un demi-siècle plus tard, il demeure une légende vivante et un symbole de la photographie moderne.

À retenir

  • 1959 : lancement du Nikon F, premier reflex modulaire professionnel.
  • Viseurs, optiques et moteurs interchangeables : une première mondiale.
  • Utilisé aux Jeux Olympiques de Tokyo (1964) et Mexico (1968).
  • Adopté par l’US Navy, les reporters de guerre et les photographes de mode.
  • Base de toute la lignée reflex Nikon jusqu’à nos jours.

FAQ sur le Nikon F

En quoi le Nikon F est-il une révolution ?
Parce qu’il introduit la notion de système modulaire complet, combinant robustesse, précision et adaptabilité pour tous les genres photographiques.

Pourquoi le Nikon F est-il si populaire auprès des professionnels ?
Sa fiabilité sur le terrain, sa compatibilité avec de nombreuses optiques NIKKOR et sa modularité en ont fait un standard mondial.

Le Nikon F a-t-il été utilisé au cinéma ?
Oui, il apparaît notamment dans le film Blow Up (1966), symbole de la photographie d’auteur des années 60.

Quel rôle a joué le Nikon F dans la photographie de guerre ?
Son système fiable et sa compacité ont séduit de nombreux reporters sur les zones de conflit, du Vietnam à la Corée.

Que représente aujourd’hui le Nikon F pour les collectionneurs ?
Un appareil mythique, recherché pour sa qualité de fabrication, ses accessoires d’époque et sa valeur symbolique dans l’histoire de Nikon.

Thierry Ravassod, guide de cette saga

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde.
Il consacre sa vie à documenter et préserver l’histoire de Nikon à travers son musée dédié, où il expose de nombreux modèles rares et accessoires emblématiques.

Pour aller plus loin

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Chaque épisode de cette série est publié progressivement.
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Un portrait au 35 mm sans permission

Lundi 16 juillet 2012.

Alors que je fais un trek en Thaïlande, je passe par un village isolé. M’approchant de l’école, j’aperçois un groupe d’enfants intrigués par ces visiteurs européens qu’ils n’ont que rarement l’habitude de voir. Plusieurs s’approchent de moi. Je suis tout près de la cloison qui me sépare de leur salle de classe.

Un des enfants me fixe, intimidé. Un autre sourit. Un troisième, plus loin, semble surpris.

J’attrape mon appareil photo sur lequel j’ai monté mon 35 mm à mise au point manuelle depuis le début du trek. Je fais la mise au point très vite, prenant le risque de me tromper, mais je sais que j’ai très peu de temps avant que l’enfant au premier plan ne bouge. L’ouverture f/4, calée par défaut, convient idéalement pour que le portrait soit net et que l’arrière-plan plonge dans un flou harmonieux.

Je déclenche. L’enfant est déjà reparti. Je fais quelques autres photos, mais aucune ne vaut ce portrait. Je le découvrirai en plein écran au retour chez moi. Depuis, c’est un de mes portraits favoris.

Portrait d’un enfant dans un village thaïlandais, pris au 35 mm en toute spontanéité, à travers une cloison d’école
Portrait spontané au 35 mm, dans un village thaïlandais – photo (C) JC DICHANT

J’ai fait un portrait au 35 mm, à l’inverse de toutes les règles qui voudraient qu’un portrait se fasse au 85 ou au 105 mm. Peu importe, les règles sont faites pour être enfreintes. Avec un 35 mm fixe, pendant toute la durée de ce voyage, je n’ai pas eu besoin de zoom ou d’une autre focale.

Je n’ai pas cherché ce portrait, j’ai cherché la rencontre. Une scène. Le hasard. La capture d’un instant. Cette photo s’est imposée car j’ai réussi à être là, attentif, disponible.

Le 35 mm ne fait pas de portrait au sens académique. Il capture une présence. Peut-être que photographier quelqu’un, ce n’est pas chercher à le figer. C’est accepter de le rencontrer.


Histoire Nikon | Épisode 2 : les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce second épisode, Thierry Ravassod nous propose de découvrir l’histoire des Nikon S télémétriques.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Nikon entre reconstruction et relance industrielle

Les appareils télémétriques Nikon S, fabriqués entre 1945 et 1960, incarnent une période d’innovations techniques majeures et d’aventures humaines qui ont façonné la renommée de Nikon.

Après la Seconde Guerre mondiale, la Compagnie d’Optique Japonaise (Nippon Kogaku), forte de quatorze usines avant guerre, n’en compte plus qu’une à Tokyo. Les effectifs se montent environ 1400 employés. L’armée d’occupation américaine réorganise l’usine d’Ohi, obligeant l’entreprise à se tourner vers la production civile dans un Japon en pleine reconstruction.

Dès cette époque, les jumelles de Nippon Kogaku séduisent les GI américains en poste au Japon, préférées à la concurrence bon marché. La réputation d’excellence de la marque est lancée. Mais Nippon Kogaku, qui a perdu ses marchés militaires, veut poursuivre son développement et créer un appareil photo.

Pourquoi MacArthur a été décisif pour Nikon

Tokyo, frappée par une grave pénurie d’énergie, bénéficie d’une autorisation spéciale du général MacArthur pour couper l’électricité de toute la ville. Sans cette mesure, la puissance disponible n’aurait pas permis d’allumer les fours. Une fois ceux-ci relancés, leur consommation devenant moindre, l’électricité a pu être rétablie dans Tokyo.

Ce geste exceptionnel permet à l’usine Nikon de couler du verre optique, étape décisive dans la reprise de la production.

Les premiers prototypes : Nikon I et Nikon M

Dès 1945, les premiers prototypes voient le jour, dont le prototype Nikon I – 6091, avec un ordre de production de 20 exemplaires.

Ces appareils photo hybrides, inspirés à la fois du Leica et du Contax, témoignent de l’ingéniosité des ingénieurs japonais de l’époque, capables de combiner les meilleures idées venues d’ailleurs pour concevoir un appareil unique.

Avec la série S, Nikon introduit des innovations techniques majeures :

  • viseur télémétrique couplé pour une mise au point rapide,
  • monture Nikon S permettant d’interchanger des objectifs NIKKOR d’une qualité exceptionnelle,
  • mécanismes d’armement et d’obturation améliorés, plus rapides et plus fiables.

L’ergonomie, la robustesse et la modularité de ces appareils séduisent rapidement les photographes professionnels.

David Douglas Duncan et la reconnaissance mondiale

En 1950, un événement change tout. David Douglas Duncan, photographe de guerre travaillant pour Time-Life, fait escale au Japon.

Il rencontre le photographe japonais Jun Miki, qui utilise un Nikon M équipé d’optiques NIKKOR. Impressionné par la qualité des images prises en basse lumière, Duncan délaisse ses optiques Leica et adopte immédiatement les objectifs NIKKOR S pour son propre équipement.

Ce basculement, porté par un photographe aussi influent, propulse Nikon sur la scène internationale et contribue à asseoir sa réputation en Occident.

Les Nikon S et SP, boîtiers mythiques

Le Nikon S2 puis le Nikon SP sont les plus avancés des télémétriques Nikon.

Le Nikon SP, produit dès 1957, intègre tous les cadres de visée (28, 35, 50, 85, 105, 135 mm) et propose l’objectif 50 mm f/1.1, le plus lumineux de son époque (il a fallu attendre les hybrides et le NIKKOR Z 58 mm f/0,95 S Noct pour faire mieux).

Motorisable d’origine, robuste, polyvalent, le SP reste l’un des boîtiers les plus emblématiques de l’histoire de la photographie.

Un héritage décisif

L’histoire des télémétriques Nikon S est jalonnée d’innovations techniques et de rencontres décisives. Ces appareils ont permis à Nikon de s’imposer comme une référence incontournable, bien avant l’arrivée du reflex Nikon F en 1959.

Thierry Ravassod, guide de cette saga

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur reconnu comme l’un des plus grands spécialistes de Nikon au monde.

Il consacre sa vie à préserver et transmettre l’héritage de la marque à travers un musée dédié, où il expose des modèles rares et emblématiques.

FAQ sur les télémétriques Nikon

Quel est le premier appareil de la série Nikon S ?
Le premier modèle est le Nikon I, présenté en 1948, en format 24×32. Rapidement, il est remplacé par le Nikon M puis par le Nikon S (1951), premier vrai télémétrique exporté.

Quelle est la différence entre les Nikon S, S2 et SP ?
Le Nikon S (1951) introduit la monture S et un télémètre couplé. Le Nikon S2 (1954) est le premier vrai 24×36 avec levier d’armement et possibilité de motorisation. Le Nikon SP (1957) intègre tous les cadres de visée et devient le boîtier télémétrique le plus abouti de Nikon.

Pourquoi le Nikon SP est-il considéré comme mythique ?
Parce qu’il proposait un viseur multifocal couvrant plusieurs focales de 28 à 135 mm, une robustesse remarquable et l’objectif NIKKOR 50 mm f/1.1, le plus lumineux de son temps.

Les Nikon S étaient-ils utilisés par des photographes célèbres ?
Oui. David Douglas Duncan, photographe de guerre pour Time-Life, a popularisé les optiques NIKKOR et contribué à faire connaître Nikon aux États-Unis dès 1950.

Quelle est la rareté des Nikon S aujourd’hui ?
Certains modèles comme le S2 noir ou le SP motorisé sont extrêmement rares et recherchés par les collectionneurs. Le S4, fabriqué en petite série pour le marché japonais, l’est également.

Pourquoi Nikon a arrêté les télémétriques en 1963 ?
Parce que le reflex Nikon F, lancé en 1959, a supplanté les télémétriques auprès des professionnels. Le S3 et le SP ont été retirés du catalogue, marquant la fin de cette lignée.

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Histoire de Nikon (1917-2025) : origines, boîtiers mythiques et innovations

Vous êtes nikoniste dans l’âme ? Fan de la marque ou simplement curieux d’en savoir plus sur l’histoire de la photographie ?

Je vous propose de (re)vivre plus d’un siècle d’histoire Nikon grâce à une série documentaire unique en 11 épisodes, animée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur parmi les plus reconnus au monde.

Nikon, plus qu’une marque d’appareils photo

De la création de Nippon Kogaku en 1917 aux premiers hybrides numériques en 2011, Nikon a su rester aux avant-postes de la photographie, de l’optique scientifique et même de l’aventure spatiale.

Des reporters de guerre aux photographes de sport, des explorateurs sous-marins aux astronautes de la NASA, des photographes de mode aux scientifiques, Nikon a toujours su répondre aux besoins de ses clients avec une gamme d’appareils photo et d’objectifs parmi les plus complètes du marché.

Les boîtiers mythiques (F, F2, F3, D1, Z9) et les objectifs NIKKOR F puis Z ont marqué les grandes étapes de l’histoire visuelle de l’après-guerre à aujourd’hui. Du Nikon I de 1948 à la caméra Nikon ZR en 2025, chaque génération d’appareils a marqué son époque. L’histoire de Nikon est aussi celle de la photographie aux XXe et XXIe siècles.

Visite de l'usine Nikon Sendai au Japon, les photos
Usine Nikon à Sendai au Japon

Frise chronologique Nikon

  • 1917 : création de Nippon Kogaku
  • 1948 : premier appareil photo Nikon I
  • 1959 : lancement du Nikon F
  • 1963 : sortie du Nikonos
  • 1999 : arrivée du premier reflex numérique Nikon D1
  • 2021 : lancement du Nikon Z9
  • 2025 : Nikon lance sa première caméra cinéma Nikon ZR

Saga Nikon : 11 épisodes pour comprendre l’histoire de Nikon

Cette série de vidéos a été réalisée par Nikon France, elle est animée par Thierry Ravassod, fidèle parmi les fidèles et collectionneur Nikon émérite à l’origine du musée Nikon France de Saint-Bonnet de Mure.

Découvrez ci-dessous les thèmes des épisodes.

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki

Découvrez les origines de Nikon Nippon Kogaku en 1917, l’invention du nom NIKKOR en 1932 et l’expansion avant 1945. Épisode 1 de la saga Histoire Nikon.

Les origines de Nikon en 1917, la naissance du nom NIKKOR et l’essor de l’optique japonaise avant 1945.

Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S

(Re)vivez l’après-guerre dans ce deuxième épisode de la saga Histoire de Nikon. Entre 1945 et 1960, Nikon se réinvente avec la série télémétrique Nikon S, qui va conquérir les reporters du monde entier.

Les années 1945-1960, la reconstruction et le rôle décisif du photographe David Douglas Duncan en Corée.

Épisode 3 – Le Nikon F (1959)

Histoire Nikon | le Nikon F (1959) Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce troisième épisode, Thierry Ravassod nous fait revivre la naissance du Nikon F, l’appareil qui a révolutionné la photographie moderne.

1959 : le reflex modulaire qui révolutionna la photo de presse, de sport et de mode.

Épisode 4 – Les objectifs mythiques

Découvrez les optiques mythiques NIKKOR, du fisheye 8 mm au 1200-1700 mm, qui ont fait entrer Nikon dans la légende de la photographie.

Du fisheye 8 mm au 1200-1700 mm, l’histoire des objectifs NIKKOR les plus célèbres et innovants.

Épisode 5 – Les Nikonos

Nikonos : l’appareil photo sous-marin légendaire de Nikon

L’aventure sous-marine née du partenariat avec Jacques-Yves Cousteau et Jean de Wouters.

Épisode 6 – Le Nikon F2

Nikon F2 : le dernier reflex mécanique légendaire | Histoire Nikon épisode 6

Le dernier reflex 100 % mécanique, produit de 1971 à 1981, une référence absolue pour sa robustesse et sa modularité.

Épisode 7 – Le Nikon F3

Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle
Le Nikon F3, une transition vers l’ère moderne de la photo professionnelle

Premier reflex électronique, compagnon de la NASA et des plus grands photojournalistes.

Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6

Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique
Histoire Nikon | Épisode 8 : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique

Les derniers boîtiers argentiques professionnels, à l’aube de la transition numérique.

Épisode 9 – Nikon et le 7e art

Nikon et le 7ème Art : l'aventure Nikon au cinéma

L’influence de Nikon au cinéma et à la télévision, de Star Wars à l’ère numérique.

Épisode 10 – Nikon et l’aventure spatiale

Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, la NASA et la conquête spatiale
Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, la NASA et la conquête spatiale

Des missions Apollo aux projets Artemis, une collaboration unique avec la NASA.

Épisode 11 – Les premiers Nikon numériques

Histoire Nikon | Épisode 11 : les premiers pixels

Du QV-1000C au D6, le passage décisif au numérique et la préparation à l’ère hybride.

Articles complémentaires sur l’histoire de Nikon

Pour aller plus loin dans l’histoire de Nikon, explorez les articles déjà disponibles :

Anniversaires et chiffres clés

Lieux et patrimoine Nikon

Produits et modèles emblématiques

Ressources documentaires

Pourquoi ce dossier ?

L’histoire de Nikon ne concerne pas uniquement les nikonistes. Elle illustre un siècle d’innovations techniques et de bouleversements culturels dans la photographie, le cinéma, l’exploration scientifique et même l’espace.

Ce que vous allez découvrir dans ce dossier :

  • Comment Nikon a conquis la presse et le photojournalisme dès les années 1950
  • Pourquoi le Nikon F reste un boîtier mythique plus de 60 ans après
  • Quels objectifs NIKKOR ont marqué la photographie sportive et scientifique
  • Comment Nikon a collaboré avec la NASA, le cinéma et l’exploration sous-marine
  • Le virage décisif vers le numérique avec le Nikon D1 et ses successeurs

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Chaque épisode sera publié progressivement. Pour être prévenu dès la mise en ligne et découvrir d’autres histoires Nikon, abonnez-vous à la Lettre Photo.

FAQ sur l’histoire de Nikon

Quand Nikon a-t-il été fondé ?
Nikon est né en 1917 au Japon, sous le nom Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha. L’entreprise produisait d’abord des optiques militaires et scientifiques.

Quel est le premier appareil photo Nikon ?
Le premier appareil Nikon est le Nikon I, produit en 1948. Il marque l’entrée de la marque sur le marché de la photographie grand public.

Pourquoi le Nikon F est-il si célèbre ?
Sorti en 1959, le Nikon F est le premier reflex modulaire complet. Il a révolutionné la photographie professionnelle et reste une référence pour les collectionneurs.

Quels sont les modèles Nikon les plus emblématiques ?
Les séries Nikon F (F, F2, F3, F4, F5, F6), les Nikonos, le D1 ou encore le récent Z9 font partie des boîtiers les plus marquants de l’histoire.

Nikon travaille-t-il toujours avec la NASA ?
Oui. Depuis Apollo jusqu’à la Station Spatiale Internationale et la mission Artemis, Nikon fournit régulièrement des boîtiers adaptés aux contraintes de l’espace.

Merci à l’équipe Nikon France ainsi qu’à Thierry Ravassod pour avoir réalisé ces vidéos et avoir accepté que je puisse vous les partager ici. Vous pouvez en savoir plus sur la marque Nikon en consultant la section historique de la marque sur le site corporate.

De 1917 au Nikon Z9, revivez l’histoire de Nikon en 11 épisodes. Modèles mythiques, NASA, cinéma… Abonnez-vous à la Lettre Photo quotidienne pour ne rien manquer.


Histoire de Nikon | Épisode 1 : Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)

Cet article inaugure une série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon Nippon Kogaku. Présentée par Thierry Ravassod, historien et collectionneur, cette saga retrace plus d’un siècle d’innovations et de boîtiers légendaires.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Épisode 1 de la saga Histoire Nikon

Avant de devenir la marque mythique internationalement connue, Nikon s’appelait Nippon Kōgaku Kōgyō Kabushikigaisha, la « Société d’optique du Japon ». Nous sommes en 1917, dans un Japon en pleine modernisation, bien décidé à rivaliser avec l’Europe en matière d’instruments de précision.

Les origines de Nikon : Nippon Kogaku

La société Nippon Kōgaku naît de la fusion de trois entreprises japonaises spécialisées dans l’optique. L’objectif de cette fusion est clair : bâtir une industrie nationale indépendante des importations allemandes et européennes. Très vite, Nippon Kogaku concentre son activité sur les microscopes, lentilles et instruments optiques de pointe.

L’armée et la marine japonaises s’intéressent vite à ce savoir-faire. Jumelles, périscopes, viseurs : ces technologies permettent à la jeune entreprise de se forger une réputation d’excellence et d’obtenir des commandes stratégiques.

L’invention du nom NIKKOR

En 1932, la société dépose le nom NIKKOR pour sa gamme d’objectifs photographiques. D’abord destinés à des usages scientifiques et militaires, ces objectifs posent les bases de ce qui deviendra l’une des gammes optiques les plus réputées au monde. Elle se perpétue de nos jours avec la gamme d’objectifs NIKKOR Z pour les hybrides Nikon.

Une puissance industrielle avant 1945

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, Nippon Kogaku emploie déjà plus de 23 000 personnes et possède 14 usines. L’entreprise joue alors un rôle central dans l’effort de guerre japonais, produisant des instruments optiques toujours plus sophistiqués.

Après 1945, la société s’oriente vers la photographie grand public. Mais grâce à son expertise technique et à son exigence de qualité, Nikon était déjà prêt à conquérir le monde de l’image.

Thierry Ravassod, historien et collectionneur Nikon

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde. Il a consacré sa vie à documenter l’histoire de Nikon, à rassembler des modèles rares et à transmettre cette passion dans son musée dédié. Un lieu unique qui attire curieux, amateurs et professionnels.

Pour aller plus loin

FAQ : Nippon Kogaku et les débuts de Nikon

Quand Nikon a-t-il été fondé ?
La société Nippon Kogaku est née en 1917 au Japon, issue de la fusion de trois sociétés spécialisées dans l’optique.

Pourquoi le nom NIKKOR a-t-il été créé ?
Le terme NIKKOR, déposé en 1932, désigne la gamme d’objectifs photographiques de Nikon. Il est rapidement devenu un synonyme de qualité optique.

Quel rôle Nikon a-t-il joué avant 1945 ?
Avant de fabriquer des appareils photo, Nippon Kogaku produisait surtout des microscopes, lentilles et instruments militaires (jumelles, périscopes).

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Collections utilitaires Lightroom Classic : guide pratique pour les créer et les utiliser

Le logiciel Lightroom Classic vous permet de gérer, trier, classer et traiter vos photos. Pour cela, il propose de nombreuses fonctions, dont une bien cachée. Elle vous permet de gérer vos photos avec une souplesse que vous n’avez peut-être jamais connue. J’ai nommé « les collections utilitaires ». Voici de quoi il s’agit et comment les utiliser.

Qu’est-ce qu’une collection dans Lightroom ?

Collections Lightroom Classic : guide pratique pour les créer et les utiliser
Le contenu d’une collection Lightroom

Lightroom Classic utilise un catalogue pour gérer vos photos. Ce catalogue, ou photothèque, n’est rien d’autre qu’une base de données qui vous permet de renseigner bon nombre de critères relatifs à vos photos pour mieux les retrouver ensuite : sujet, lieu, modèle, occasion, projet… la liste est sans fin.

Le catalogue référence aussi toutes les données EXIF : modèle d’appareil, objectif, paramètres de prise de vue, réglages du boîtier. Il conserve même des informations peu connues comme le type de mesure de lumière.

Si vous maîtrisez le catalogue Lightroom (si ce n’est pas le cas, lisez ceci), vous savez qu’il vous faut créer des collections pour gérer vos photos. Les dossiers ne sont pas la meilleure façon de faire.

Une collection est un regroupement logique de photos, à l’inverse des dossiers qui sont des regroupements physiques de fichiers sur le disque. Une collection est donc l’équivalent d’un album. Le terme est d’ailleurs employé dans les versions Lightroom Desktop et Lightroom Mobile.

Une collection regroupe des photos selon les critères que vous renseignez au moment où vous la créez :

  • toutes les photos qui portent le mot-clé « urbain »
  • toutes les photos qui vont être publiées sur votre site
  • toutes les photos à poster sur Instagram
  • vos projets, séries, livres…

La collection est l’unité de classement élémentaire dans Lightroom Classic.
Et ce n’est pas tout. À partir de cette logique de collections, vous pouvez aller plus loin avec les collections utilitaires.

L’abonnement Lightroom Classic au meilleur prix chez Amazon

Pourquoi des collections utilitaires ?

Non pas que les précédentes ne soient pas utiles, mais elles servent en général à regrouper les photos par usage ou projet.

Les collections utilitaires sont aussi des collections, au sens premier du terme, mais elles permettent de regrouper vos photos par critères techniques :

  • par taille de fichier
  • par date de traitement
  • par type de fichier
  • par nombre d’étoiles attribuées

Vous le voyez, aucun critère photographique pur et dur, rien que des critères techniques.

Quel intérêt ? Imaginez avoir traité 50 photos récemment et ne plus réussir à les retrouver (ça arrive à tout le monde).

Il vous suffit de regarder dans la collection utilitaire « Traitées depuis x jours » pour les retrouver. Donnez à x la valeur qui vous arrange. Si x = 2, ce sont les photos traitées durant les deux derniers jours. Si x = 7, ce sont celles traitées dans la semaine écoulée.

Autre exemple concret : vous aimez attribuer des mots-clés à vos photos mais vous ne savez pas lesquelles en ont et lesquelles n’en ont pas.

Une solution consiste à les passer toutes en revue. Avec quelques années devant vous, pourquoi pas…
L’autre solution consiste à créer la collection utilitaire « Sans mot-clé » et, en un clic, vous trouvez les coupables.

Vous comprenez le principe ? Les collections utilitaires sont utiles pour identifier des photos sur la base de critères techniques plus qu’artistiques.

Comment utiliser les collections utilitaires de Lightroom Classic ?

Allez dans le module Bibliothèque, onglet Collections. Mieux vaut connaître son emplacement par cœur, car les collections restent l’outil central pour classer vos photos.

Onglet Collections dans Lightroom Classic
Onglet Collections dans Lightroom Classic

Créez un ensemble de collections nommé « Utilitaires » ou « 01-Utilitaires » si vous voulez qu’il reste en haut de la liste.

Créez autant de collections utilitaires que vous le souhaitez dans cet ensemble.
Utilisez pour cela des collections dynamiques (dont le contenu varie selon les critères associés à la collection).

Critères de choix pour les collections dynamiques Lightroom Classic
Critères de choix pour les collections dynamiques Lightroom Classic

Pour chacune de ces collections, utilisez les critères techniques de la liste déroulante.
Vous pouvez combiner ces critères entre eux comme vous le faites déjà pour les collections classiques.

Voici par exemple comment créer la collection utilitaire Lightroom listant toutes les photos traitées dans les deux derniers jours. J’indique “dans les derniers 1 jour” car Lightroom Classic inclut aujourd’hui et la veille, ce qui correspond en réalité à deux jours.

Collection utilitaire Lightroom "Traitées depuis 2 jours"
Collection utilitaire Lightroom « Traitées depuis 2 jours »

Voici comment créer la collection qui liste toutes les photos sans mot-clé.

Collection utilitaire Lightroom "Mots clés vides"
Collection utilitaire Lightroom « Mots clés vides »

Voici comment créer la collection qui liste toutes les photos au format TIFF.

Collection utilitaire Lightroom "Fichiers TIFF"
Collection utilitaire Lightroom « Fichiers TIFF »

Prenez le temps d’explorer la liste complète des critères disponibles. Vous allez voir que les possibilités sont infinies.

Les collections utilitaires Lightroom Classic, un nouvel outil à votre service

Bien que les collections utilitaires ne soient pas un nouveau type de collection, mais une façon de créer des collections « techniques », c’est un outil puissant à votre service.
Si, comme moi, vous gérez des dizaines de milliers de photos, les collections utilitaires vont vous faire gagner un temps fou au quotidien.

Ces collections sont particulièrement utiles pour la maintenance de votre catalogue. Identifier les photos sans mot-clé permet d’ajouter les mots-clés manquants. Identifier les photos qui ne disposent pas d’aperçu dynamique vous permet de les créer si vous en avez besoin.

Ces collections ne chargent pas plus le catalogue puisque le principe d’une collection est de ne pas dupliquer les fichiers. Il s’agit simplement d’une entrée dans le catalogue, sans impact sur sa taille sur le disque.

Les collections utilitaires deviennent encore plus puissantes si vous les combinez avec les filtres de bibliothèque. Vous pouvez, par exemple, afficher uniquement vos photos en noir et blanc notées 5 étoiles, prêtes pour un projet d’exposition.

Collection utilitaire Lightroom "5 étoiles NB Expo"
Collection utilitaire Lightroom « 5 étoiles NB Expo »

À vous de tester, puis d’imaginer la collection utilitaire qui vous serait la plus utile, et de la mettre en œuvre. Si vous avez une collection particulièrement utile, partagez-la via les commentaires : elle pourra servir à d’autres !

FAQ sur les collections utilitaires dans Lightroom Classic

Quelle est la différence entre une collection et une collection utilitaire ?
Tehniquement aucune. C’est l’usage qui diffère : la collection classique a pour vocation de regrouper les photos par projets (albums), tandis qu’une collection utilitaire est créée pour durer et répondre à un besoin précis de gestion du catalogue.

Les collections utilitaires ralentissent-elles Lightroom ?
Non. Elles ne dupliquent pas vos fichiers, elles ne font qu’ajouter une entrée dans le catalogue.

Puis-je exporter directement depuis une collection utilitaire ?
Oui, vous pouvez exporter ou publier vos photos depuis n’importe quelle collection, qu’elle soit classique ou utilitaire.

Quelle différence entre dossier et collection Lightroom ?
Un dossier reflète l’emplacement physique de vos photos sur le disque dur.
Une collection est un regroupement virtuel qui vous permet d’organiser vos photos sans déplacer les fichiers. En savoir plus sur les collections

L’abonnement Lightroom Classic au meilleur prix chez Amazon


Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Nikon propose désormais une nouvelle déclinaison de son hybride plein format Nikon Zf : une version argentée « Silver », inspirée des appareils emblématiques de l’ère argentique comme les Nikon F ou Nikkormat.

Cette finition au design très authentique renforce le caractère vintage du boîtier, déjà très apprécié depuis son arrivée sur le marché en 2023 par les nikonistes de longue date.

Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Prix et disponibilité du Nikon Zf Silver

Le Nikon Zf Silver est disponible depuis le 4 septembre 2025, au prix de 2 499 € (boîtier nu).

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

À l’occasion de ce lancement, Nikon a sorti sa palette de couleurs et propose une gamme de six coloris Premium qui habillent les parties extérieures : brun sépia, vert mousse, gris pierre, ainsi que trois nouvelles teintes — brun cognac, bleu canard et rose mauve — qui viendront aussi compléter la version noire déjà existante. Autant dire que si vous êtes fan de mode, vous êtes servi.

Une promotion spéciale est même prévue pour vous aider à craquer : jusqu’au 30 octobre 2025, un étui et une courroie en cuir sont offerts pour tout achat du Zf Silver chez les revendeurs participants (voir la liste sur le site Nikon).

Une alternative « classe » à la version noire

Comparée à la version noire, la déclinaison argentée joue la carte de la distinction visuelle, la « classe » quoi !

Là où le Nikon Zf Noir s’inscrit dans la continuité des hybrides modernes et discrets, tels que les Nikon Z6III ou Z5II, le Zf Silver assume un héritage plus marqué, proche de l’esthétique argentique traditionnelle. Les nikonistes nostalgiques me comprendront.

Dans ma collection ... les NIKKORMAT Silver et Noir
Dans ma collection … les NIKKORMAT Silver et Noir

Ce choix dépasse la simple cosmétique : cette présentation argentée rappelle la mécanique visible des Nikon F, Nikkormat, FM ou FE des décennies passées, quand la finition métallique incarnait la robustesse et l’élégance des reflex.

Tout ce que le Nikon Zfc, APS-C, n’a pas su apporter aux fans de Nikon FM avec sa présentation moins attirante (ce qui n’enlève rien à ses performances). Pour les photographes sensibles à l’histoire de la marque, cette nouvelle version va renforcer le lien affectif avec leur appareil (si, si, j’en connais)

Noir ou argenté : un choix historique chez Nikon

Historiquement, la distinction entre boîtiers noirs et argentés n’a jamais été qu’un simple détail esthétique. Dans les années argentiques, les reporters de guerre et de presse privilégiaient les versions noires pour une raison simple : la discrétion. Un boîtier argenté, dans une rue ensoleillée ou au cœur d’une scène tendue, reflétait la lumière et attirait les regards. Le noir, lui, se faisait discret, et le photographe avec.

Mais cette recherche de discrétion avait un revers. Les boîtiers noirs, peints ou anodisés, finissaient vite par révéler l’argent ou le bronze aux angles et sur les arêtes. Ils laissaient alors apparaître des traces brillantes, signes d’un usage intensif.

À l’inverse, les boîtiers argentés ne cherchaient pas à cacher leur misère matière. Ils accrochaient davantage la lumière, certes, mais vieillissaient avec plus d’harmonie, leur patine renforçant l’impression de robustesse et de vécu.

Une mise à jour firmware tournée vers la créativité

Au-delà de l’apparence, Nikon prépare également une mise à jour firmware attendue courant 2025.
Elle introduira la fonctionnalité « Film Grain », permettant d’ajouter un effet de grain aux photos et aux vidéos.

Associée aux recettes d’images téléchargeables depuis le Nikon Imaging Cloud, cette fonction offrira aux utilisateurs des rendus proches de l’argentique, adaptés à leur style personnel.

Comparatif : Nikon Zf Silver vs Nikon Zf Black

Caractéristique Nikon Zf Silver Nikon Zf Black
Design Finition argentée rétro, héritage argentique Finition noire classique, plus discrète
Coloris disponibles Brun sépia, vert mousse, gris pierre, cognac, bleu canard, rose mauve Noir + nouvelles teintes à venir
Prix (09/2025) 2 499 € (boîtier nu) 2 499 € (boîtier nu)
Public visé Photographes sensibles au design vintage Photographes privilégiant sobriété et discrétion
Usages historiques Inspiré des reflex argentiques civils Héritage des boîtiers reporters de guerre

Un boîtier qui relie passé et présent

Avec le Zf Silver, Nikon enrichit sa gamme hybride d’un modèle qui assume pleinement son héritage visuel tout en offrant les atouts techniques d’un boîtier moderne. Un clin d’œil à l’histoire qui rappelle combien la marque s’appuie sur son passé pour imaginer l’avenir (promis, je n’ai aucune info encore sur les nouveautés Nikon 2026).

Questions fréquentes sur le Nikon Zf Silver

Quelle est la différence entre le Nikon Zf Silver et le Nikon Zf Black ?

Aucune si ce n’est que la version Silver se distingue par sa finition argentée et ses déclinaisons de coloris Premium. Techniquement, les deux modèles sont identiques.

Le Nikon Zf Silver est-il une édition limitée ?

Non, il s’agit d’une version commerciale standard, disponible en continu à partir du 4 septembre 2025.

Qu’apporte la mise à jour firmware prévue en 2025 ?

Elle introduira une fonction « Film Grain » permettant d’ajouter un effet de grain argentique aux photos et vidéos.

En savoir plus sur le site Nikon France.

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique


Nikon ZR : RED dingue de cinéma, Nikon élargit sa gamme avec une caméra plein format

Nikon surprend ! Après 8 années passées à perfectionner ses hybrides, la marque lance une nouvelle gamme baptisée Z Cinéma, conçue en collaboration avec RED, propriété de Nikon depuis 2024.

Première représentante de cette famille : la Nikon ZR, une caméra cinéma plein format 6K est une porte d’entrée dans l’univers cinéma. La Nikon ZR n’est pas un simple hybride photo qui filme, mais une caméra cinéma plein format conçue dès l’origine pour la vidéo.

Première représentante de la nouvelle gamme Nikon Z Cinema, la Nikon ZR marque un tournant : celui où Nikon passe de la vidéo intégrée à ses hybrides à une caméra professionnelle pensée pour le cinéma.

Fruit de l’alliance avec RED, propriété de Nikon depuis 2024, la Nikon ZR annonce la couleur ! Celle de la science colorimétrique RED et du codec R3D NE, et celle qui consiste à conserver la monture Z et la compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z.

Contrairement au Nikon Z6III, qui reste un boîtier polyvalent photo/vidéo, la Nikon ZR, caméra cinéma, assume une vocation unique : offrir le rendu, les workflows et l’ergonomie d’une vraie caméra, dans un format compact et accessible.

« Encore un Nikon trop cher !! » ? Commencez par dire « une Nikon » avant de noter que la Nikon ZR est proposée au prix public de 2 349 euros TTC. Vous allez vite comprendre pourquoi ce tarif est loin d’être élevé eu égard à la fiche technique de cette caméra cinéma.

Nikon ZR : connectique et profil
Nikon ZR : connectique et profil

En bref : Nikon ZR

  • Première caméra de la gamme Nikon Z Cinema, née de l’alliance Nikon et RED
  • Capteur plein format semi-empilé 24,5 MP, enregistrement interne jusqu’à 6K/60p RAW
  • Codec R3D NE, science colorimétrique RED et workflow cinéma complet
  • Audio 32 bits flottant, micros OZO intégrés et micro externe ME-D10 en option
  • Grand écran 4 pouces orientable, LUTs 3D en temps réel
  • Stabilisation capteur 5 axes et Focus Point VR
  • Compatibilité monture Z : objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ) et optiques cinéma tierces
  • Endurance : plus de 2 heures d’enregistrement continu sans surchauffe
  • Prix : 2 349 € – Disponibilité : 20 octobre 2025

La Nikon ZR est-elle aussi un appareil photo ?

Parce que je sens que vous allez poser la question … La Nikon ZR est équipée d’un capteur photo plein format de 24,5 MP, identique à celui du Nikon Z6III. Elle peut donc produire des images fixes de même qualité. Elle hérite ainsi des performances photographiques de l’hybride : définition, dynamique, gestion des hautes sensibilités et autofocus.

Mais soyons clair : la ZR n’est pas une caméra pour la photographie. Ses fonctions photo sont secondaires, pensées comme un complément, et non comme un usage principal. La Nikon ZR reste avant tout une caméra cinéma, conçue pour tourner, pas pour photographier, elle ne possède pas de viseur. Je vous gâte, j’ai ajouté un tableau comparatif Nikon ZR vs Nikon Z6III, lisez plus bas.

Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo
Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo

Une philosophie : une caméra cinéma Nikon sans rupture de système

La Nikon ZR n’est pas un hybride photo qui fait de la vidéo, c’est une caméra cinéma dès la conception. Elle reprend le capteur 24,5 MP semi-empilé du Z6III et l’adapte à une logique vidéo pure. L’idée est simple : proposer une solution de tournage pro prête à l’emploi, compacte et légère (540 g), mais capable d’intégrer les standards de production des flux RED.

Nikon fait d’une caméra deux coups : séduire les vidéastes et cinéastes qui rêvent de s’offrir une RED, sans se lancer dans les investissements lourds d’une caméra RED traditionnelle. Séduire aussi les photographes désireux de passer à la vidéo pro en conservant leur parc optique.

Nikon et RED : la troisième étape de la gamme Nikon Z Cinéma

Depuis 2024 et le rachat de RED par Nikon, l’intégration de l’offre RED dans l’univers Nikon s’est faite en trois temps.

Première étape : la mise à disposition des LUTs RED pour hybrides Nikon Z, une façon d’ouvrir la porte au rendu cinéma dans un hybride plutôt orienté photo.

Deuxième étape : l’annonce de caméras RED adoptant la monture Z, permettant d’utiliser directement les objectifs NIKKOR Z comme sur les hybrides de la marque.

Troisième étape : la création de la gamme Z Cinema, dont la première représentante est la Nikon ZR.

Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site
Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site

Capteur Nikon ZR plein format et rendu d’image cinéma

Je dois vous avouer que lorsque j’ai aperçu le tableau précisant tous les formats disponibles, j’ai pris peur tant il était immense. Pour faire simple, retenez que la Nikon ZR enregistre en interne jusqu’à 6K/60p RAW, sans crop et sans recourir à un enregistreur externe.

Nikon ZR et zoom motorisé NIKKOR Z 28-135 mm Power Zoom
Nikon ZR et zoom motorisé NIKKOR Z 28-135 mm Power Zoom

Les cadences vont du 24p cinématographique au ralenti extrême à 240 i/s en Full HD. La plage dynamique dépasse les 15 stops (oui, vous pouvez sourire), avec une double plage ISO 800/6400 en Log3G10. Le rolling shutter est fortement réduit, gage de fluidité sur des mouvements rapides.

Les formats couvrent … tout : R3D NE (Nikon Edition), N-RAW, ProRes RAW pour la qualité maximale en 12 bits, ProRes 422 HQ et H.265 en 10 bits, jusqu’aux H.265/H.264 en 8 bits. En pratique, cela signifie qu’un même projet peut passer du flux léger pour le montage rapide au flux cinéma calibré pour l’étalonnage exigeant.

Définitions d’images

Formats disponibles Qualité Profondeur Nuances possibles par canal Total de couleurs possibles
R3D NE / N-RAW / ProRes RAW Qualité maximale 12 Bit 4096 × 4096 × 4096 68 milliards +
ProRes 422 HQ / H.265 Équilibré 10 Bit 1024 × 1024 × 1024 1 073 741 824
H.265 / H.264 Efficace 8 Bit 256 × 256 × 256 16 777 216

Codec R3D NE : la science des couleurs RED dans la Nikon ZR

C’est sans doute le point le plus marquant pour les vidéastes qui en rêvaient : le codec RAW exclusif R3D NE. Il intègre la science colorimétrique RED, référence dans l’industrie cinéma. Rien que ça.

Avec le Log3G10 et l’espace REDWideGamutRGB, la Nikon ZR s’aligne sur les workflows RED. Pour les productions à plusieurs caméras, la compatibilité est immédiate : on peut monter des séquences issues de la Nikon ZR avec celles issues de caméras RED V-Raptor ou Komodo sans rupture visuelle.

Nikon ZR : presets cinéma
Nikon ZR : presets cinéma

La Nikon ZR propose plusieurs modes créatifs pensés pour simplifier la production d’images au rendu cinéma. Quatre modes vidéo cinématographiques sont intégrés, auxquels s’ajoutent neuf préréglages RED personnalisés qui offrent une large palette de styles prêts à l’emploi. Ces derniers sont à télécharger sur le site Nikon (gratuitement), et peuvent être remplacés par les préréglages de votre choix.

Enfin, les Picture Control RED permettent d’affiner le rendu directement dans la caméra pour adapter l’esthétique de vos images à chaque projet.

Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting
Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting

L’audio 32 bits flottant : une première mondiale sur la Nikon ZR

A l’instant où j’écris ces lignes (10/09/2025), la Nikon ZR revendique être la première caméra cinéma à intégrer l’enregistrement audio 32 bits flottant en interne.

Le 32 bits flottant en audio, c’est un peu comme le RAW en imagerie : plus trop besoin de surveiller les niveaux de près, la dynamique énorme évite l’écrêtage, et l’on ajuste en post-prod.

Trois micros internes avec technologie OZO (Nokia) offrent cinq modes directionnels (avant étroit, avant large, arrière, omni, binaural stéréo 3D). De quoi couvrir des situations allant du reportage à l’ASMR, excusez du peu.

micro numérique Nikon ME-D10
micro numérique Nikon ME-D10

Pour ceux qui veulent aller (encore) plus loin, Nikon propose un nouveau micro numérique Nikon ME-D10. Compatible 32 bits flottant, avec un rapport signal/bruit de 77 dB, il s’intègre directement via la griffe numérique, sans câble, avec accessoires anti-vent et modes spécialisés.

A la question que vous allez me poser et qui est : ce micro est-il compatible avec les hybrides, la réponse est non, les hybrides ont une griffe analogique, pas numérique.

Un moniteur tactile orientable 4 pouces pensé pour le tournage sur le terrain

Le grand écran tactile et orientable de 4 pouces au format 16:10 (3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3) est l’interface principale (je rappelle que la Nikon ZR n’a pas de viseur). Plus lumineux et plus grand que la concurrence, il permet de contrôler le rendu même en plein soleil.

Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable
Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable

Le support des LUTs est élargi : jusqu’à 10 LUTs 3D (17, 33 ou 65 points) peuvent être chargées et appliquées en visualisation temps réel, sans incrustation. Le cadreur sait exactement ce qu’il tourne, tout en conservant l’intégrité du signal RAW.

Obturation de la caméra cinéma Nikon ZR

La Nikon ZR adopte un réglage en angle d’obturation, entre 5,6° et 360°, avec une valeur standard fixée à 180°.

Parce que je voulais en savoir plus (je suis photographe avant tout), j’ai creusé. Voici ce qu’il faut retenir de ce principe : en vidéo il remplace le temps de pose exprimé en fractions de seconde par un angle lié à la cadence d’images : à 180°, l’exposition correspond à la moitié du temps entre deux images, ce qui produit un mouvement naturel et fluide, proche de ce que perçoit l’œil. En passant à 5,6°, vous figez presque totalement le mouvement en donnant un rendu très haché, tandis qu’un angle proche de 360° crée un effet de flou accentué.

Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR
Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR

Ce type de réglage est hérité des caméras cinéma et offre un contrôle précis sur la sensation de mouvement en permettant d’obtenir des effets créatifs impossibles à reproduire avec un simple réglage de vitesse d’obturation classique. Vous avez tout compris ?

A l’instar des Nikon Z8 et Z9, la caméra dispose d’un obturateur électronique (donc pas d’obturateur mécanique devenu inutile en vidéo) qui atteint une vitesse maximale de 1/16 000 s. Vive les tournages en plein soleil !

Autofocus et stabilisation : le savoir-faire Nikon appliqué au cinéma

L’autofocus de la Nikon ZR reprend les performances du Nikon Z6III : il peut détecter et suivre les personnes, les chats, les chiens, les oiseaux, les vélos, les motos, les voitures, les avions et les trains (et même les libellules, faites l’essai).

Nikon ZR et téléobjectif - filmage à main levée
Nikon ZR et téléobjectif – filmage à main levée

Ajoutons la stabilisation IBIS capteur 5 axes, le Focus Point VR (stabilisation sur la zone de mise au point) et la réduction du focus breathing : les transitions sont plus naturelles, sans nécessité de bricoler en post-production.

Endurance et fiabilité : la Nikon ZR en tournage longue durée

Parce que filmer une interview peut durer longtemps, la Nikon ZR peut enregistrer plus de deux heures en continu sans surchauffe. Elle dispose d’une dissipation thermique optimisée, sans ventilateur. En pratique, c’est une garantie de silence de fonctionnement et une fiabilité accrue.

Avec une batterie seule, la durée maximale d’une vidéo en 4K/60p est de 125 minutes avec alimentation continue, et de 95 minutes sur batterie (c’est la limite de la batterie).

Nikon ZR et téléobjectif - vidéo à main levée
Nikon ZR et téléobjectif – vidéo à main levée

Connectivité et workflow : la Nikon ZR pour les pros

La caméra est compatible camera-to-cloud via Frame.io (le smartphone sert de passerelle mais ne stocke pas les fichiers). La sortie se fait via un connecteur HDMI type A (avant de râler sachez que Nikon propose un adaptateur HDMI D to A), et l’enregistrement se fait sur cartes CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s) et microSD.

Monture Z et compatibilité optique pour la Nikon ZR

La monture Z reste le cœur du système optique. Elle ouvre l’accès aux objectifs NIKKOR Z, aux optiques F via adaptateur (Nikon FTZII), et aux optiques cinéma tierces via adaptateurs standards (par ex. Megadap).

Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII
Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII

Nikon promet aussi une compatibilité étendue avec ses partenaires accessoires pour faire de la Nikon ZR une plateforme évolutive (je vous épargne la liste qui fait peur elle-aussi tant il y a de références, tout est régulièrement mis à jour sur le site Nikon).

À qui s’adresse la Nikon ZR ?

La Nikon ZR vise les créateurs vidéastes et les cinéastes qui trouvent leurs hybrides limités en vidéo, mais qui ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) investir pour autant dans une RED V-Raptor ou Komodo plus haut de gamme.

caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR
caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR

Elle intéressera les réalisateurs indépendants, les vidéastes exigeants, les écoles de cinéma, ou encore les photographes déjà équipés en optiques NIKKOR Z qui veulent explorer (très) sérieusement la vidéo sans changer leur parc optique.

Nikon ZR : prix, disponibilité et offre de lancement

La Nikon ZR sera disponible à partir du 20 octobre 2025 au prix conseillé de 2349 € TTC.

Une offre de lancement prévoit 150 € de remise à l’achat sur les accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025 (à voir avec votre revendeur).

À ce tarif, et avec ce niveau d’intégration technique, la Nikon ZR va faire parler d’elle :

  • pour un utilisateur Nikon déjà familier des hybrides Z, c’est l’entrée la plus accessible dans un flux RED sans changer de parc optique,
  • pour un vidéaste équipé en hybride APS-C ou entrée de gamme plein format, c’est la caméra cinéma 6K/60p la plus complète et accessible (au 10/09/2025).
Nikon ZR avec TASCAM
Nikon ZR avec TASCAM

Nikon ZR : fiche technique

  • Capteur : plein format 24,5 MP semi-empilé (Z6III)
  • Enregistrement interne : jusqu’à 6K/60p RAW, 4K/120p, Full HD 240p
  • Formats : R3D NE, N-RAW, ProRes RAW (12 bits), ProRes 422 HQ / H.265 (10 bits), H.265/H.264 (8 bits)
  • Plage dynamique : plus de 15 stops, double ISO natif 800 et 6400 en Log3G10
  • Écran : tactile orientable 4 pouces, 3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3, format 16:10, LUTs 3D (jusqu’à 10)
  • Audio interne : 32 bits flottant, 3 micros OZO, 5 modèles de captation directionnelle
  • Micro externe : ME-D10 (32 bits flottant, SNR 77 dB, connexion griffe digitale, prix 299 €)
  • Autofocus : détection/suivi sujets, AF zone large, vitesses ajustables, AF du Z6III
  • Stabilisation : capteur 5 axes, Focus Point VR, focus breathing réduit
  • Obturateur : électronique seul, 1/16 000 s, angle réglable 5,6° à 360°
  • Endurance : plus de 2 heures sans surchauffe, autonomie 95 min (batterie seule) / 125 min (alim continue)
  • Connectivité : HDMI type A, Frame.io via smartphone, CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s), microSD
  • Construction : 540 g, boîtier résistant aux intempéries, dissipation thermique passive
  • Compatibilité : monture Z, objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ), optiques cinéma tierces
  • Prix et dispo : 2349 €, sortie 20 octobre 2025, offre de lancement –150 € accessoires jusqu’au 31/12
Ecran orientable de la Nikon ZR
Ecran orientable de la Nikon ZR

FAQ Nikon ZR

La Nikon ZR est-elle un appareil photo ou une caméra ?
La Nikon ZR est une caméra cinéma plein format à part entière, conçue pour la vidéo professionnelle, et non un appareil photo hybride.

Quelle est la différence entre la Nikon ZR et un hybride comme le Nikon Z6III ?
Le Nikon Z6III reste polyvalent photo/vidéo, tandis que la Nikon ZR est dédiée au cinéma : codec R3D NE, workflow RED, audio 32 bits flottant et LUTs professionnelles.

Quel est le prix de la Nikon ZR ?
La Nikon ZR est proposée à 2 349 € (septembre 2025), avec une remise de 150 € sur accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025.

Peut-on utiliser ses objectifs NIKKOR Z avec la Nikon ZR ?
Oui, la Nikon ZR adopte la monture Z et accepte les objectifs NIKKOR Z, les optiques F via adaptateur FTZ et de nombreuses optiques cinéma tierces.

La Nikon ZR peut-elle enregistrer en 6K ?
Oui, la Nikon ZR filme en interne jusqu’à 6K/60p RAW, avec un workflow pensé pour la post-production cinéma grâce au codec R3D NE.

Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR
Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR

Nikon ZR vs Nikon Z6III

Caractéristiques Nikon ZR Nikon Z6III
Usage principal Cinéma pur, workflow RED Photo + vidéo polyvalente
Type Caméra cinéma Hybride photo/vidéo
Capteur Plein format 24,5 MP Plein format 24,5 MP
Formats vidéo R3D NE, N-RAW, ProRes RAW N-RAW, ProRes RAW, H.265
Audio 32 bits flottant interne 24 bits PCM
Écran 4″ tactile orientable 3,2″ orientable
Prix (09/2025) 2 349 € 2 599 € env.

Nikon ZR : pourquoi la choisir ?

Parce qu’elle est la première caméra cinéma Nikon pensée dès l’origine pour la vidéo, avec la technologie RED intégrée.

Parce qu’elle combine compacité, workflow cinéma et compatibilité monture Z.

Parce qu’à 2 349 €, la Nikon ZR, caméra cinéma plein format 6K, rend enfin accessible un vrai rendu cinéma sans rupture d’écosystème.

En savoir plus sur le site Nikon France


Mise à jour firmware 2.00 du Nikon Z6III : suivi oiseaux, auto capture et Authenticity Service

Nikon annonce la mise à jour du firmware 2.00 pour son hybride plein format Nikon Z6III. Cette première évolution majeure depuis le lancement du boîtier à l’été 2024 apporte des fonctions héritées des modèles phares Nikon Z9 et Nikon Z8 : le (très attendu) mode Oiseaux, la fonction Auto Capture et le Nikon Authenticity Service.

Etes-vous concerné(e) ? Voyons cela en détail.

Note : ne faites pas cette mise à jour si un objectif autre qu’un objectif NIKKOR à monture Z ou un adaptateur pour monture autre que le FTZ II/FTZ est fixé au boîtier.

Mise à jour du firmware 2.00 du Nikon Z6III : suivi oiseaux, auto capture et Authenticity Service

Une mise à jour majeure pour le Nikon Z6III

Le Nikon Z6III a ravi les utilisateurs du Z6II qui rêvaient d’un autofocus plus musclé. Il a ravi les vidéastes qui cherchaient une alternative au Z8, il a moins ravi les photographes animaliers qui attendaient une alternative moins onéreuse mais tout aussi performante au Z8.

Nikon a sorti un nouveau firmware pour le Nikon Z8, un autre pour le Nikon Zf, un Nikon Z5II qui a le vent en poupe. Mais pour le Z6III, la mise à jour se faisait attendre. C’est désormais officiel, la mise à jour firmware 2.00 pour le Nikon Z6III arrive, ce qui va permettre à cet hybride plein format de gagner en maturité et de se rapprocher des capacités du Z8. Possédant un Z6III, je suis le premier intéressé, j’ai donc épluché les infos officielles dès que je les ai reçues.

Nikon Z6III firmware 2.00 : le mode Oiseaux arrive enfin

Les photographes animaliers piaffaient à peu près autant que les oiseaux qu’ils adorent photographier, et je les comprends puisque les Zf et Z5II savaient déjà suivre les oiseaux en vol, mais pas le Z6III. « Mais que fait Nikon ?? » Avec la mise à jour firmware 2.00 pour le Z6III, c’est fait, le mode Oiseaux est disponible.

En pratique : une fois l’autofocus Mode Oiseaux enclenché, l’appareil suit automatiquement les oiseaux en vol avec une plus grande précision que sans ce mode. Nikon revendique même la détection dans des environnements complexes, vous savez, lorsque les oiseaux volent aux abords d’une forêt ou de falaises rocheuses. Cette fonction va donc vous faciliter la vie (et la prise de vue animalière) en photo comme en vidéo. Car ne l’oublions pas, le Nikon Z6III est aussi (plus ?) doué en vidéo qu’il ne l’est en photo.

Mise à jour du firmware 2.00 du Nikon Z6III : suivi oiseaux, auto capture et Authenticity Service
photo (C) Nikon Corp.

Exemple concret : un photographe peut désormais suivre le vol d’un rapace dans un ciel contrasté sans perdre la mise au point, ce qui était plus difficile avec le suivi classique.

Nikon Z6III Auto Capture : le déclenchement intelligent du firmware 2.00

Chez Nikon, la fonction Auto Capture vous permet de configurer des règles de déclenchement à distance. Vous avez bien compris : alors que vous n’êtes pas proche de votre boîtier, celui-ci peut déclencher selon le type de sujet, sa direction et une plage de distance que vous aurez préalablement définie.

Vous allez me dire que déclencher sans être proche de son boîtier est une hérésie ? Que nenni. Certains animaux, par exemple, ne sont visibles que lorsque certaines conditions s’y prêtent. Ou ne sortent que peu souvent. Devoir passer la journée à attendre l’hypothétique passage de votre sujet préféré peut vite être rébarbatif (plus personne n’a le temps pour rien désormais).

Nikon Z6III Auto Capture menu
Nikon Z6III Auto Capture

Avec la fonction Auto Capture, il vous suffit de poser votre boîtier sur un trépied, de caler le cadre, de programmer l’Auto Capture puis de rentrer tranquillement chez vous voir votre série Netflix préférée en attendant que les photos soient prises de façon automatique si et seulement si les conditions de déclenchement de l’auto-capture sont respectées.

Le Nikon Z6III se transforme ainsi en piège photographique intelligent, autonome et de bien meilleure qualité que les pièges habituels.

Exemple concret : placez le Z6III sur un trépied près d’un point d’eau et laissez l’appareil déclencher uniquement lorsqu’un animal franchit la zone programmée.

Nikon Authenticity Service : la garantie d’authenticité des photos

Vous savez comme moi que plus aucune photo ne peut désormais être considérée comme originale si vous n’en apportez pas la preuve. L’intelligence artificielle a rebattu les cartes. Les photographes n’avaient guère d’autre solution à ce jour que de conserver leur fichier natif à titre de preuve. Ce qui n’empêchait pas qui le voulait de contester l’image publiée, toute image pouvant être modifiée.

Désormais et pour la première fois sur un boîtier Nikon, le Z6III prend en charge le Nikon Authenticity Service. Cette nouvelle fonction enregistre la provenance des images selon le standard C2PA, garantissant l’authenticité des photos depuis la prise de vue jusqu’à la retouche.

Les entreprises, les photojournalistes et les créateurs de contenu peuvent souffler. S’ils doivent prouver que les photos publiées sont bien celles qu’ils ont prises, ce service d’authentification le leur permet.

Autres nouveautés du firmware 2.00 du Nikon Z6III

En plus du mode Oiseaux, de l’Auto Capture et du Nikon Authenticity Service, le firmware 2.00 du Nikon Z6III apporte plusieurs fonctions supplémentaires très attendues :

Limiteur de mise au point intégré

Le Z6III hérite du limiteur de mise au point dans le boîtier, une fonction introduite avec le firmware 3.00 du Z8.

JPEG fine pour la capture avant déclenchement

Vous pouvez désormais définir le niveau de compression des JPEG générés par le système de pré-déclenchement, utile pour préserver la qualité d’image dans ces situations.

Désactivation automatique du viseur

Une extension des options du mode Moniteur permet de désactiver le viseur électronique lorsque l’écran arrière est déployé.

Prise de vue combinée Pixel Shift et Focus Shift

Comme sur le Z8, le Z6III peut désormais combiner Pixel Shift et Focus Shift pour enrichir les possibilités créatives et techniques.

Rappel des fonctions de prise de vue

Une personnalisation absente du firmware initial du Z6III est enfin ajoutée : le rappel des fonctions de prise de vue programmées.

Compatibilité UVC/UAC

Le Z6III peut maintenant assurer du streaming direct via USB-C, sans nécessiter le logiciel Webcam Utility. Nikon poursuit ainsi l’ouverture vers des usages plus modernes et simplifiés.

Annulation du zoom par demi-pression du déclencheur

Une nouvelle option permet d’annuler l’agrandissement de l’image en cours de cadrage en appuyant à mi-course sur le déclencheur.

Où télécharger le firmware 2.00 du Nikon Z6III

Comme toutes les mises à jour firmware Nikon, le firmware 2.00 pour Nikon Z6III est disponible gratuitement sur le site de téléchargement du support Nikon.

L’installation se fait de façon traditionnelle en copiant le fichier sur une carte mémoire, puis en lançant la mise à jour depuis le menu du boîtier. Vous pouvez aussi mettre à jour votre Z6III en mode connecté via le Nikon Imaging Cloud, depuis le menu de mise à jour sur le boîtier.

FAQ sur le firmware 2.00 mise à jour du Nikon Z6III

Comment installer le firmware 2.00 du Nikon Z6III ?
Téléchargez le fichier depuis le site Nikon, copiez-le sur une carte mémoire et mettez-la dans votre boîtier. Le processus s’effectue depuis le menu.
Ou
Utilisez le service de mise à jour automatique depuis les menus dédiés du boîtier si vous avez accès à un réseau Wi-Fi fiable.

Quelles sont les nouveautés les plus importantes ?
Le mode Oiseaux, Auto Capture et le Nikon Authenticity Service sont les principales nouveautés de cette mise à jour firmware.

Comment activer le limiteur de mise au point du Z6III ?
Le limiteur de mise au point se règle depuis le menu de prise de vue, section autofocus. Il permet de restreindre la plage de mise au point pour accélérer l’acquisition sur des sujets situés dans une zone précise.

Peut-on choisir la qualité des JPEG en pré-déclenchement ?
Oui. Le firmware 2.00 permet de régler le niveau de compression des JPEG capturés en mode pré-déclenchement (par exemple en Fine), ce qui était impossible auparavant.

Le Z6III peut-il servir de webcam sans logiciel dédié ?
Oui. Grâce au support UVC/UAC ajouté par ce firmware, il est possible de connecter directement le boîtier en USB-C pour du streaming, sans passer par le logiciel Webcam Utility.

Qu’apporte la combinaison Pixel Shift et Focus Shift ?
Elle permet de réaliser des séries de prises de vue décalées (Pixel Shift) tout en variant le plan de netteté (Focus Shift). C’est une fonction puissante pour les photographes de reproduction d’art, de paysage ou de macro.

Comment désactiver automatiquement le viseur électronique ?
Lorsque l’écran arrière est déployé, le firmware 2.00 permet de désactiver le viseur automatiquement, une option disponible dans les réglages du mode Moniteur.

Peut-on annuler un zoom d’aperçu avec le déclencheur ?
Oui. Une demi-pression sur le déclencheur annule immédiatement le zoom de cadrage, ce qui accélère la reprise de la visée.

Le firmware 2.00 est-il gratuit ?
Oui, toutes les mises à jour Nikon sont gratuites.


NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Nikon vient d’annoncer le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II. Lancé en 2019, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est très vite devenu l’outil de base des photographes désireux d’utiliser le meilleur 24-70 mm f/2.8 jamais produit par Nikon. Il faut dire que ce type de zoom permet de tout faire, du reportage au paysage en passant par le portrait. Mais s’il s’agissait du meilleur 24-70 f/2.8 jamais produit, pourquoi le remplacer ?

Nikon présente cette nouvelle version de son zoom comme le premier objectif de nouvelle génération en monture Z, destiné aux utilisateurs exigeants – photographes professionnels ou vidéastes – qui réclamaient une version plus robuste, plus agile et mieux équipée.

Le NIKKOR Z 24‑70 mm  f/2,8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025, au tarif conseillé de 2 899 €, soit 400 € de plus que la version V1 à son lancement.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Ce qui change avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Bien que très performant, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S version 1 présentait quelques faiblesses : un autofocus rapide mais pas hyper rapide, un poids pas hyper léger, une longueur du fût à 70 mm pas hyper courte, un traitement de lentilles excellent mais pas hyper précis, et quelques autres hyper qui pouvaient faire la différence avec la concurrence.

C’est donc bien dans les détails que se cachent les nouveautés du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II comme dans son usage sur le terrain.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil

Un poids réduit qui se ressent

Passer de 805 g à 675 g, ça peut ne pas vous paraître énorme. Pourtant, porter 130 grammes de plus pendant une journée de reportage ou de mariage, ça finit par se sentir. En réduisant le poids de son zoom sans en réduire les performances, Nikon vous permet d’alléger la charge sur votre poignet et le poids de votre sac photo.

Un objectif plus léger est aussi un objectif plus agile et mobile. N’oubliez pas que l’on joue ici sur le « hyper bien » vs le « très bien », mais la différence est réelle quand on a fait de la photo et de la vidéo son quotidien.

Un zoom interne qui change l’équilibre

Le poids est une chose, mais ce qui est plus important encore, c’est l’équilibre. Et là, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S n’était pas le plus doué des élèves. Avec un allongement conséquent de l’objectif en passant de 24 à 70 mm, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est modifié. Les photographes ne le sentent pas trop, soyons honnête, mais pour les vidéastes c’est le contraire. Un équilibre modifié et il faut recaler le gimbal (stabilisateur) en cours de tournage.

Nikon ayant investi fortement en vidéo, il est donc logique que tous les objectifs NIKKOR Z qui arrivent désormais soient pensés aussi bien pour la vidéo que la photo, si ce n’est l’inverse.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : gimbal et video
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : vidéo et gimbal

La construction interne du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II évite au fût de s’allonger en zoomant. Le bénéfice est évident : une longueur maximale réduite, une meilleure stabilité, une meilleure étanchéité et surtout un équilibrage bien plus simple sur gimbal. En extérieur, cela réduit aussi l’aspiration toujours possible de poussière et d’humidité.

Notez la disparition du petit écran de contrôle présent sur la V1, un choix qui allège le design mais enlève une information pratique pour certains utilisateurs. A titre personnel, cet écran ne me manquera pas, je ne l’ai jamais trouvé très lisible sur les NIKKOR Z sur lesquels il est disponible.

L’optique profite des traitements Arneo et Meso‑Amorphe, optimisés pour supprimer flare et reflets même en contre-jour, là où la V1 utilisait encore le Nano Crystal.

Un bokeh plus doux mais pas transformé

Le diaphragme du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II passe de 9 à 11 lamelles arrondies. Le rendu devrait gagner en rondeur et en douceur dans les transitions. Oui, ça se voit, et tout le monde n’utilise pas un NIKKOR Z 135 mm Plena pour jouer avec le bokeh.

Il est donc essentiel que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II soit le plus polyvalent possible. Ici, c’est un bonus appréciable plus qu’un argument majeur, mais un point important pour les vidéastes à nouveau.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : à gauche la version 1, à droite la version S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : formule optique, à gauche la version 1, à droite la version S II

Une mise au point rapprochée plus créative

La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II descend à 0,24 m au 24 mm et 0,33 m au 70 mm, avec un rapport de grandissement qui grimpe jusqu’à 0,32x.

Il devient possible de s’approcher davantage du sujet, de jouer avec les détails, de varier les perspectives. Très sincèrement, ce n’est pas le critère qui va vous faire changer de modèle, mais c’est un nouveau plus qui s’ajoute à la liste.

Un autofocus modernisé

L’autofocus est le sujet principal depuis que les hybrides ont pris le pas sur les reflex. Nikon n’avait pas forcément très bien débuté avec l’autofocus des Nikon Z6 et Z7, mais tout a bien changé depuis que le Z9 est arrivé.

Les Nikon Z8, Z6III, Zf, Z5II et autres boîtiers de cette génération sont bien plus véloces. Il était donc critique que l’autofocus du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II suive ces cadences infernales.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM

Doté du nouveau moteur Silky Swift VCM qui apporte plus de vitesse, de précision et surtout de silence, le zoom Nikon gagne en vélocité de mise au point. En photo, le suivi est plus accrocheur, notamment sur des sujets rapides. En vidéo, les transitions deviennent fluides et inaudibles, avec un focus breathing mieux contenu.

Il est logique de penser, aussi, que les nouvelles générations d’autofocus Nikon qui devraient arriver après la génération actuelle, soient très exigeants envers les optiques. Cette modernisation de la gamme NIKKOR Z n’est peut-être pas qu’une envie de la part de Nikon de proposer un objectif plus véloce, mais aussi un besoin non avoué encore. L’avenir nous le dira.

Un filetage plus pratique

La photographie et les filtres, c’est une longue histoire. Il est toujours désagréable de devoir multiplier les filtres, aussi le passage de 82 mm à 77 mm sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II va-t-il permettre de réutiliser facilement des filtres ND ou polarisants déjà utilisés avec d’autres optiques. Un détail qui vous simplifie la vie en reportage ou en tournage.

Vidéo : des détails qui font pro

Le vidéaste pro que j’ai interrogé avant d’écrire cet article et qui a longuement testé ce zoom me l’a confirmé : l’absence d’allongement du zoom permet un équilibrage sur gimbal très stable du début à la fin d’une séquence. Les accessoires comme la matte box ou le follow-focus ne nécessitent plus d’ajustement en cours de tournage.

L’autofocus est plus doux et plus silencieux, il assure des transitions plus nettes en tournage d’interview et un suivi plus propre en plan séquence, sans distraction sonore ni à-coups visuels.

Le focus breathing contenu évite que le cadrage ne « pompe » à chaque mise au point, ce qui renforce le rendu cinéma des plans.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres

Enfin, la bague de contrôle devient crantée et dé‑cliquable (via petit commutateur). On gagne également un limiteur de MAP, deux boutons L‑Fn personnalisables et un pare-soleil avec trappe pour filtrer sans retirer le pare-soleil.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur

Ce que cela change en post-traitement

Les fichiers produits par le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sont plus « propres » en contre-jour, avec moins d’aberrations et de flare. Le contraste est optimisé dès la prise de vue.

Le piqué renforcé en périphérie d’image offre une plus grande liberté de recadrage sans perte visible de netteté, que ce soit pour un tirage grand format ou un affichage sur écran 4K ou 8K.

Ce qui ne change pas entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le S II

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II n’est pas stabilisé. Comme la V1, cette V2 ne comporte pas de VR. La stabilisation repose toujours sur le boîtier Nikon Z dont le capteur est stabilisé sur 5 axes.

En matière de qualité d’image et de piqué, la version 1 était déjà excessivement performante. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est encore plus précis en périphérie d’image et gère mieux les reflets parasites.

Comparatif complet : NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Le tableau ci-dessous regroupe les critères principaux de comparaison NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S :

Caractéristique NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (V2) NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (V1)
Poids 675 g 805 g
Mécanisme de zoom zoom interne (longueur constante) zoom externe (longueur variable)
Construction optique 14 éléments / 10 groupes (2 ED, 3 asph.) 17 éléments / 15 groupes (2 ED, 4 asph.)
Diaphragme 11 lamelles circulaires 9 lamelles circulaires
Distance mini de MAP 0,24 m (24 mm) / 0,33 m (70 mm) 0,38 m (70 mm)
Grandissement max. 0,21× (24 mm) / 0,32× (70 mm) 0,089× (24 mm) / 0,22× (70 mm)
Filetage filtre 77 mm 82 mm
Autofocus Multi-groupes Silky Swift VCM2 (silencieux/rapide) Multi-groupes (STM2)
Traitement Meso Amorphe / ARNEO / Fluorine Nano Crystal / ARNEO / Fluorine
Stabilisation optique Non Non
Bague cliquable oui non
Dimensions Ø 84 × 142 mm (longueur constante) Ø 89 × 126 mm (24 mm) / Ø 89 × 156 mm (70 mm)
Prix au lancement 2 899 € (écart ≈ +400 €) 2 499 €

Résumé : ce que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte concrètement

Domaine Impact concret sur le terrain
Maniabilité Moins de fatigue, usage prolongé à main levée
Stabilité & robustesse Tournage plus fiable en conditions difficiles, flux plus régulier sur gimbal
Esthétique visuelle Bokeh plus doux, transitions plus naturelles
Proximité de l’image Cadrages plus variés, possibilité de jouer avec les détails
Netteté & contraste Moins de flare/images fantomes, image plus piquée dès la prise de vue
Autofocus Focus fluide et silencieux — tournage vidéo plus professionnel, prise de vue photo d’action plus efficace
Ergonomie vidéo Réglage plus silencieux, accessoires plus compatibles
Post-traitement Moins de corrections à effectuer, compatibilité des filtres améliorée, meilleure image exploitable

Quelques exemples concrets d’utilisation

  • Mariage et reportage : le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II réduit la fatigue sur une journée complète, surtout en mobilité.
  • Vidéo professionnelle : le zoom interne facilite l’équilibrage sur gimbal et évite le focus breathing en plan séquence.
  • Voyage et photo d’action : la mise au point rapprochée permet de varier les compositions, des plans larges immersifs aux détails serrés.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Alors, faut-il changer si vous avez déjà le premier ?

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II allège, fluidifie et modernise l’utilisation en photo comme en vidéo. Mais il ne rend pas la version I obsolète : le vrai gain est plutôt à noter chez les vidéastes et les photographes d’action.

Avis personnel : si vous êtes photographe avant tout, que vous ne souffrez pas particulièrement du poids ni du zoom externe qui s’allonge, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S reste une excellente optique.

Les gains du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ne justifient pas de vendre la V1 pour dépenser 400 euros supplémentaires, voire même plus puisque le tarif de la V1 en occasion va probablement baisser dans les prochains mois. Soyez attentif, il y aura peut-être même des affaires à faire.

En revanche, si vous êtes vidéaste, si vous travaillez beaucoup sur gimbal ou si le poids est un critère majeur pour vous, alors le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte des avantages concrets. Ce n’est pas que du marketing, c’est une vraie optimisation.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo

FAQ sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ?
La version II est plus légère (675 g vs 805 g), adopte un zoom interne, un diaphragme à 11 lamelles, une mise au point plus proche et un autofocus plus rapide et silencieux.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est-il stabilisé ?
Non. Comme la version I, il n’a pas de stabilisation optique. La stabilisation repose sur le boîtier Nikon Z.

Faut-il passer au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II si l’on possède déjà le premier ?
Pas forcément. La V1 reste très performante. Le changement se justifie surtout si vous faites beaucoup de vidéo, si vous utilisez un gimbal ou si le poids est devenu un critère majeur.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025 au prix de vente conseillé de 2 899 Euros TTC, soit 400 euros de plus que le modèle d’origine lancé en 2019.

Nikon vous dira que si l’on tient compte de l’inflation, le prix de lancement de la première version équivaudrait aujourd’hui à plus de 2 800 euros. Il n’en reste pas moins que ce zoom reste un objectif d’exception dont la cible première est le monde de la vidéo et de la photo professionnelles, et amateurs très passionnés qui apprécient de disposer du meilleur de la production Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.


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