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Nikon D5 : 20Mp, 102.400 ISO, 153 collimateurs AF, vidéo 4K et Expeed 5 !

Nikon frappe fort en ce début d’année avec la présentation du nouveau Nikon D5 annoncé en fin d’année dernière. Ne vous fiez pas aux apparences, elles sont trompeuses : le Nikon D5 semble proche du D4s mais en y regardant bien à deux fois, il s’agit d’un tout nouveau boîtier qui vient de franchir certaines limites et place la barre très haut face à la concurrence.

J’ai eu l’occasion de prendre en main le Nikon D5, voici la revue de détail.

Nikon D5 : présentation, fiche technique, prise en main

Nikon D5 : Je ne suis pas un D4s rhabillé !

Un peu moins de deux ans après l’annonce du Nikon D4s, c’est donc son successeur Nikon D5 qui fait la Une de l’actualité photo de début d’année. Rappelez-vous l’année 2007 : Nikon annonçait un couple mythique, les D3 et D300 … En 2016 c’est d’un nouveau couple dont il s’agit avec les D5 et D500 (voir la présentation détaillée du Nikon D500). Autant dire que la marque a mis les bouchées doubles avec deux boîtiers qui vont marquer les esprits comme l’ont fait leurs prédécesseurs de l’époque.

Nikon D5 : Autofocus 153 collimateurs

Le Nikon D5 dispose du tout nouveau module AF Nikon MultiCam 20K, un module qui propose :

  • 153 collimateurs AF dont 55 sélectionnables
  • 99 collimateurs en croix dont 35 sélectionnables
  • 15 collimateurs compatibles f/8 dont 9 sélectionnables
  • une surface couverte supérieure à celle du format DX et supérieure à celle du module AF du D4s
  • une détection possible jusqu’à -4 Il

Ce module autofocus atteint un tel niveau de performance que les ingénieurs Nikon ont du le doter d’un nouveau processeur dédié afin que l’ensemble suive la cadence imposée. L’autofocus du D5 n’est donc plus piloté par le module Expeed mais bien par un processeur spécifique, une première chez Nikon.

Test Présentation Prise en main Nikon D5

Nikon D5 : Capteur CMOS 20.8 Mp

Le Nikon D5 dispose d’un nouveau capteur CMOS de 20.8Mp, une définition qui répond bien aux attentes des photographes pros en matière de photo d’action, de sport, animalière et sociale.

Ce capteur propose une plage de sensibilité de 100 à 102.400 ISO, produit des fichiers RAW/NEF pleine définition ou de taille réduite au format M/S RAW (S-RAW uniquement sur le D4s).

La valeur ISO étendue maximale (Hi5) atteint 3.280.000 ISO, oui 3.28M d’ISOs !

Pourquoi une telle valeur ISO ?

Il est loin le temps où un boîtier pro ne servait qu’à faire des photos. Les usages d’un boîtier tel que le D5 sont nombreux mais peuvent se répartir entre deux domaines majeurs : la photographie traditionnelle et la reconnaissance de scènes (je laisse volontairement de côté la vidéo, voir plus bas).

En photographie, la valeur limite de 102.400 ISO est déjà une très belle valeur. Les premières images tests montrées par Nikon et réalisées à 51.200 ISO (les autres arrivent ..) sont bluffantes. La qualité d’image est celle du D4 à 6.400 ISO ou presque …

Les valeurs de sensibilité extrêmes sont elles attendues par tous ceux qui utilisent ce type de boîtier pour la reconnaissance : les forces armées, les services de Police, les renseignements et quelques autres acteurs qui ne le disent pas toujours. Leurs usages ne sont pas photographiques du tout mais il peut être crucial de savoir détecter en pleine nuit si une porte s’ouvre vers l’intérieur ou l’extérieur, s’il y a une ou deux serrures et de quel modèle, etc. Le Nikon D5 et ses millions d’ISO deviennent alors une machine indispensable pour obtenir des informations de ce type. Il n’est bien évidemment pas question de photographie à ce niveau là.

Nikon D5 : Expeed 5

Pour permettre un tel niveau de performances, le Nikon D5 est équipé du nouveau module Expeed 5 qui regroupe un processeur, un système d’exploitation embarqué et un système de traitement d’images. Cet ensemble permet également au D5 de proposer la vidéo 4K à 30p à 3840 x 2160 pixels avec un débit de 144 Mbps en Full ISO. Time Lapse en 4K et photo en 8 Mp sont de la partie en tournage vidéo, l’enregistrement des séquences d’une durée maximale de 6 mn étant assuré sur les cartes XQD. La sortie est compatible HDMI 4.2.2.

Nikon D5 : capteur de lumière 180.000 pixels

Le Nikon D5 embarque un nouveau capteur de mesure de lumière RGB d’une définition de 180.000 pixels. Ce capteur est couplé au tout nouveau mécanisme de miroir dont le fonctionnement inédit permet des mouvements plus rapides que sur le D4s, une meilleure reconnaissance de scène en mode rafale et des cadences plus élevées.

Miroir et sous-miroir : une histoire de désynchronisation

Sur un reflex traditionnel, le mouvement du miroir est synchronisé à celui de l’obturateur de façon à ce que chacun fasse ce qu’il a à faire à tour de rôle. Cette architecture a largement fait ses preuves mais limite la cadence maximale puisque le miroir doit attendre l’obturateur et inversement.

Sur le Nikon D5 (et le Nikon D500) les deux mouvements sont désynchronisés. Le mouvement du sous-miroir ne suit plus celui du miroir, il reste plus longtemps en place pour permettre une meilleure mesure de lumière et une cadence extrême. Le Nikon D5 est capable de shooter à 12 im/sec avec AF continu et 14 im/sec. avec miroir relevé.

Pour suivre cette cadence infernale le D5 est équipé d’un buffer qui avale sans sourciller 200 RAW au format 14 bit sur cartes QXD.

Pourquoi deux cartes XQD ?

Le D5 dispose de deux slots XQD et délaisse donc les cartes CF. Nikon prévoit toutefois de proposer la modification du boîtier (via retour SAV) pour remplacer les emplacements XQD par deux emplacements CF si vous êtes (vraiment) nostalgiques de ce format.

L’intérêt des cartes XQD est de satisfaire les besoins du D5 en matière de cadence. Les cartes XQD permettent de stocker 200 RAW 14 bits en rafale quand les cartes CF limitent la cadence à 82 RAW. De même le temps de téléchargement des images via l’interface USB 3 est de 35 secondes seulement pour 1000 RAW contre 2mn avec les cartes CF.

Test Présentation Prise en main Nikon D5

Nikon D5 : connectivité étendue

Nikon répond aux besoins des photographes professionnels qui doivent transmettre leurs images le plus vite possible lors des grands événements qu’ils couvrent. Pour cela le D5 propose plusieurs modes de transfert.

Le nouveau transmetteur WiFi Nikon WT-6 autorise un débit de 130 Mbps (30 Mbps sur le précédent WT-5) avec une portée de 200 m (180 avec le WT-5). Ce débit Wifi est supérieur à celui de la connexion LAN des précédentes générations.

Le transfert via l’interface Ethernet LAN atteint 400 Mbps (175 Mbps précédemment).

Notons également que le D5 est accessible à distance via un navigateur internet (en mode Access Point) pour que le photographe puisse récupérer ses images. La gestion des données IPTC avant le transfert est également rendue possible via ce même mode d’accès (donc au travers du WT-6) pour que le photographe puisse légender et copyrighter ses photos avant de les transmettre.

Test Présentation Prise en main Nikon D5

Nikon D5 : ergonomie revue et construction tous temps

Le Nikon D5 reprend l’architecture générale du Nikon D4s tout en apportant les quelques améliorations ergonomiques demandées par les photographes pros.

La face avant dispose de 3 boutons au lieu de 2, le prisme est légèrement différent. La face arrière fait toujours la part belle aux commandes et boutons à usage unique. Le réglage de la sensibilité ISO est déplacé sur le capot supérieur à proximité du déclencheur, une position utile pour profiter de la plage ISO de ce D5.

L’écran arrière mesure 3,2 pouces, il dispose de 2.360 k pixels au standard XGA 400 dpi et a la particularité d’être tactile.

Pourquoi un écran tactile sur un reflex pro ?

Hérésie ? Que nenni ! L’écran tactile du Nikon D5 est loin d’être un gadget puisqu’il autorise le contrôle de la mise au point en mode Live View. Cette fonction permet de pointer du doigt le sujet et de faire la mise au point sans avoir à déplacer le carré bien connu avec le pad arrière. Gain de temps appréciable.

Cet écran tactile permet également la saisie d’informations textuelles : légendes, copyright, données IPTC sont alors gérables du bout du doigt très rapidement. Et aller vite est un des critères qui compte pour les photographes pros.

Le Nikon D5 dispose d’un châssis en alliage de magnésium intégral, la construction fait appel à bon nombre de joints d’étanchéité qui font de ce boîtier un baroudeur tous temps.

L’autre bonne nouvelle concerne l’alimentation puisque le D5 conserve la batterie Nikon EN-EL18a du D4s mais consomme près de 50% de moins ! L’autonomie est donc largement accrue, elle passe de 2.500 photos environ sur le D4S à près de 3.780 sur le D5 !

nikon-d5-test-prise-en-main-presentation-1.jpg

Nikon D5 : Tarif et disponibilité

Le Nikon D5 est disponible dès le mois de Mars 2016 au tarif public de 6.999 euros TTC. C’est le prix à payer pour un tel ensemble qui dépasse de loin ce que Nikon a pu proposer à ce jour en matière de boîtier pro. Gageons toutefois que ce tarif baissera dans les mois qui viennent, comme pour tout reflex, pour atteindre un probable 6.500 euros TTC et être ainsi aligné avec les tarifs des modèles précédents à leur sortie.

Nikon D5 : premières impressions

Bien loin d’une simple mise à jour cosmétique du D4s, le D5 innove sur tous les fronts : capteur, AF, traitement d’image, vidéo, cadence, connectivité, écran, ergonomie. Nikon frappe un grand coup et rassure ainsi tous ceux qui pensaient que la marque avait perdu toute capacité d’innovation.

La sortie simultanée d’un couple D5/D500 aux caractéristiques proches va permettre aux photographes pros de disposer de deux boîtiers complémentaires, un au format FX et l’autre au format DX. La gamme retrouve ainsi toute sa consistance.

Ce Nikon D5 devrait occuper les premières places sur un marché pro qui ne compte que peu d’acteurs majeurs, c’est en tout cas une très belle proposition qui reste à confirmer après les premiers tests qui s’annoncent déjà passionnants !

Source : Nikon


Nikon AF-P DX Nikkor 18-55MM F/3.5-5.6G, moteur AF pas à pas avec ou sans VR

En ouverture du CES de Las Vegas et avant le grand show annuel et la présentation officielle du Nikon D5, Nikon annonce l’arrivée de deux nouvelles versions de son zoom entrée de gamme Nikon AF-P DX Nikkor 18-55MM F/3.5-5.6G.

Cette nouvelle déclinaison de l’objectif kit par définition comporte un moteur autofocus pas à pas pour une plus grande rapidité de mise au point et propose, plus curieusement, un système de réduction des vibrations en option.

Nikon AF-P DX Nikkor 18-55MM F/3.5-5.6G

Ce n’est donc pas un mais deux nouveaux 18-55mm que Nikon annonce en marge du CES 2016. Le petit zoom qui équipe la plupart des reflex entrée de gamme évolue une fois de plus (on ne compte plus les versions depuis la toute première) et se voit désormais doté d’un inédit – en gamme reflex – moteur pas à pas pour la mise au point.

Ce moteur, déjà présent dans les optiques Nikon One pour hybrides, permet au Nikon AF-P DX Nikkor 18-55MM F/3.5-5.6G de faire la mise au point encore plus vite qu’avant et dans la plus grande discrétion. Les vidéastes amateurs apprécieront la discrétion en mise au point automatique, un mode que n’utilisent pas les vidéastes experts adeptes du follow-focus.

Ce nouveau zoom est décliné en deux versions, la plus luxueuse des deux reprenant le système de réduction des vibrations de la marque. C’est assez étonnant de voir un tel objectif décliné ainsi en une version « pauvre » et une plus « riche » car le système VR a largement fait ses preuves et ne peut que rassurer le débutant qui n’est pas encore très à l’aise avec son équipement reflex. Dans le doute optez pour la version avec VR, c’est dommage de passer à côté.

Les deux versions AF-P DX NIKKOR 18-55mm f/3.5-5.6G VR et AF-P DX NIKKOR 18-55mm f/3.5-5.6G non VR partagent par contre les mêmes spécifications. Le zoom optique x3.1 équivaut à une plage focale de 27-82.5mm en plein format, les ouvertures minimales et maximales sont les mêmes (f/3.5-5.6 et f/22-f/38), seul le poids diffère.

Nikon AF-P DX Nikkor 18-55MM F/3.5-5.6G

La version VR pèse 10 grammes de plus que la version non-VR (!) avec 205 gr. contre 195. Le système VR permet de gagner 4 IL (vitesse ou ouverture ou sensibilité). L’objectif dispose d’un bouton de verrouillage pour le transport, ce qui évite l’allongement intempestif.

La formule optique commune aux deux modèles comprend 12 éléments en 9 groupes et deux lentilles asphériques.

Le zoom n’est par contre toujours pas motorisé, une faiblesse pour cette entrée de gamme dont la plage focale reste de plus limitée et impose le recours à un objectif complémentaire pour les prises de vues de sujets lointains (voir quel objectif choisir après un 18-55mm).

Le tarif et la disponibilité ne sont pas encore connus, il est toutefois probable que ces zooms équipent les reflex D3300 et D5500 d’ici peu dans leurs versions kit.

Source et illustrations : Nikon


Comment restaurer des photos anciennes, de famille, méthode et outils

Vous aimeriez savoir comment restaurer des photos anciennes pour leur redonner une belle apparence ? Comment faire revivre une partie de votre patrimoine familial ? Vous trouverez toutes les réponses à vos questions dans le livre Comment restaurer ses photos de famille, les logiciels et outils à utiliser, les techniques de traitement d’image, et les trucs de pros pour donner une nouvelle apparence à vos photos !

Restaurer ses photos de famille

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La photographie et le labo numérique ont ce pouvoir de vous permettre de traiter et retoucher vos images vous-même, de restaurer des photos anciennes sans devoir faire appel à un expert aux tarifs élevés.

Il vous suffit de disposer d’un matériel très accessible, d’un bon logiciel photo et de savoir comment restaurer une photo sans y passer des heures et sans en dégrader encore plus le rendu. Vous allez voir qu’avec un peu de méthode restaurer des photos est une activité très ludique.

Restaurer des photos : lesquelles choisir ?

Vous pouvez penser qu’avec quelques centaines de photos anciennes stockées dans vos albums et boîtes, la tâche est insurmontable. Sachez que toutes les photos anciennes ne méritent pas d’être restaurées.

Pour l’auteur du livre, de nombreuses photos ne méritent pas un quelconque effort de restauration car elles sont floues, inesthétiques, inintéressantes. J’ajouterais à titre plus personnel que beaucoup de photos anciennes sont aussi très bien comme elles sont.

Restaurer une photo est donc avant tout un choix personnel. Plusieurs des photos montrées dans l’ouvrage n’ont pour moi aucun besoin de restauration. L’auteur a toutefois pris le soin de vous expliquer comment les améliorer, c’est une initiative louable.

Restaurer ses photos de famille

Quels dommages récupérer en retouchant une photo ancienne ?

[su_frame][/su_frame]Si vos photos anciennes sont bien rangées dans des boîtes ou des albums cristal, il est probable que la plupart soient en bon état. Malheureusement il y en a toujours un bon nombre qui ont été glissées dans des albums aux pages collantes et d’autres qui ont subi les affres du temps à force de manipulation.

Sur une photo ancienne, vous pouvez assez rapidement supprimer les taches, les dégâts physiques (déchirures, rayures), les couleurs passées et le manque de luminosité et de contraste.

Comment restaurer une photo ancienne : les étapes

L’auteur du livre vous propose de suivre la méthode mise au point pour ses propres besoins après avoir restauré plusieurs milliers de photos.

Les étapes décrites en détail dans le livre sont les suivantes :

  • préparer les photos, les sortir des albums, les trier, les sélectionner
  • choisir le bon matériel (scanner, logiciel)
  • apprendre à utiliser les outils indispensables de Photoshop, Photoshop Elements ou tout logiciel adapté à ce travail
  • apprendre à nettoyer les photos, à retirer les poussières et les taches
  • apprendre à réparer les photos, à effacer les déchirures, à reproduire des zones manquantes
  • apprendre à améliorer les couleurs et la luminosité pour redonner vie aux photos qui le méritent
  • optimiser les images pour les embellir sans les dénaturer

Si vous possédez déjà un scanner et le logiciel Photoshop, sachez que vous avez tout ce qu’il vous faut pour vous lancer. Sinon vous trouverez des conseils de choix pour le scanner dans le livre, de même que des indications pour utiliser Photoshop Elements, plus accessible, à la place de Photoshop.

Je vous recommande toutefois d’envisager sérieusement l’utilisation de Photoshop (le guide Photoshop est alors un bon complément) qui vous facilitera la vie et s’avère au final peu onéreux face au coût de restauration des mêmes photos par un professionnel, si vous avez des centaines de photos à traiter.

Restaurer ses photos de famille

A qui s’adresse ce livre Restaurer ses photos de famille ?

Ce livre intéresse tout photographe qui souhaite redonner vie à sa photothèque familiale en restaurant de nombreuses photos (si vous n’en avez que quelques-unes, sous-traitez !).

La méthode décrite et les outils nécessaires vous permettront de faire vite et bien. Il vous faudra compter néanmoins un temps d’apprentissage du logiciel selon vos connaissances préalables de Photoshop. Cet apprentissage vous servira également pour vos photos actuelles.

Si vous êtes photographe ou graphiste professionnel et que vous cherchez une activité complémentaire à proposer à vos clients, le livre vous donne les clés de la restauration de photos que vous compléterez avec votre savoir-faire. Vous possédez probablement déjà le scanner et Photoshop, l’investissement est alors proche de zéro, vous n’avez plus qu’à vous lancer en suivant la méthode.

Restaurer ses photos de famille

Je terminerai en soulignant qu’il n’est pas fait mention dans l’ouvrage de la numérisation des diapositives et de leur reproduction papier. C’est un sujet qui aurait sa place dans un tel ouvrage car la durée de vie de nos diapos est un vrai problème, de nombreuses images sont en train de disparaître à jamais. Une idée pour un prochain ouvrage ?

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Les 10 tutoriels photo les plus appréciés en 2015

Parmi les centaines de tutoriels photo publiés sur le site, certains rencontrent plus de succès que d’autres. Voici les 10 tutoriels photo que vus avez le plus appréciés en 2015, ce sont vos retours !

Les 10 tutoriels photo les plus appréciés en 2015

1- Quel reflex Nikon choisir, comment et pourquoi ?

Vous êtes nombreux à vous poser la question de savoir s’il faut dépenser plus ou pas, choisir un APS-C ou un Plein Format, et à être un peu perdus dans la gamme actuelle.

Voici quelques conseils pour faire le bon choix en fonction de votre profil.

2- 7 bonnes raisons d’utiliser un objectif à focale fixe 35mm

Voici 7 raisons pour lesquelles vous devriez utiliser plus souvent un 35mm fixe ainsi que les différents modèles du moment pour votre boîtier Nikon.

3- Tout savoir sur les formats DX et FX Nikon, compatibilité et équivalences

Voici un tutoriel pour tout savoir sur les particularités des formats DX et FX : équivalence de focales, angle de champ, compatibilité, etc.

4- P, S, A, M, auto : quel mode de prise de vue choisir et 3 exercices pour comprendre

La plupart des boîtiers photo reflex (et hybrides) comportent 4 modes de fonctionnement représentés par les 4 lettres P, S, A et M. Que sont ces modes ? A quoi servent-ils ? Comment les utiliser ? Voici quelques conseils pour y voir plus clair et mieux utiliser votre appareil photo.

5- AF-C, AF-S, AF-A, 9 points, 21 points, suivi 3D … : quel mode autofocus et mode zone AF choisir

Voici les principaux modes autofocus Nikon présentés en détail :  AF-S, AF-C et AF-A. Nous avons également indiqués quels sont les différents modes de zone AF pour essayer d’y voir … clair !

6- Comment choisir un objectif pour le portrait – comparaison des différentes focales

Quel objectif choisir pour faire des portraits ? Quelle est la focale idéale ? Comment comparer les résultats d’une optique à l’autre ? Ce tutoriel répond à la plupart des questions et s’appuie sur des images comparatives pour vous aider à faire votre choix !

7- Comment réussir ses photos de nuit

Voici les différents points qui feront de vos photos de nuit des images exceptionnelles. Les photographes admireront votre technique, et les non-photographes seront tout simplement épatés par un tel rendu.

8- 10 conseils pour bien débuter en photographie

Voici quelques conseils pour y voir clair si vous débutez en photo numérique. Ils devraient vous aider à éviter les erreurs les plus fréquentes et à progresser plus rapidement.

9- Quelques notions de base sur la photo

Parmi les questions qui reviennent le plus souvent de la part des débutants en photo numérique, il y a tout ce qui concerne les notions de base de la photo : qu’est-ce que l’ouverture, qu’est-ce que la vitesse d’obturation, comment régler la sensibilité, qu’est-ce que le second rideau, etc.

10- 15 réglages que tout photographe débutant et amateur devrait connaître

Vous venez de faire l’acquisition d’un reflex et il y a beaucoup de réglages qui vous échappent. Vos premières photos ne sont pas satisfaisantes. Vous vous en sortez à peu près mais vous aimeriez faire de meilleures photos ? Voici 15 réglages à connaître pour vous faire des photos qui vous plaisent.

Et pour 2016 ?

A nouvelle année, nouveaux sujets ! Quels sont ceux que vous aimeriez voir traités sur Nikon Passion en 2016 ? Laissez votre liste via les commentaires !

 


Question Photo S01E17 : Changer d’objectif quand on change de boîtier ?

Vous venez de changer de boîtier ou vous envisagez de le faire. Et vous vous posez la question de savoir s’il vous faut aussi changer d’objectifs car ils ne seront plus adaptés ?

Voici quelques conseils en vidéo pour faire les bons choix.

hanger d’objectif quand on change de boîtier ?

Les questions sur le choix des boîtiers et des objectifs sont au cœur de vos préoccupations si j’en crois les nombreux messages reçus. Dans une précédente vidéo je vous disais ce que je pensais du choix à faire entre changer d’abord le boîtier ou d’abord l’objectif.

Pour compléter ces conseils, je vous propose une nouvelle vidéo dans laquelle je vous donne mon avis sur le fait de vouloir changer systématiquement d’objectif quand on change de boîtier. Ecoutez bien jusqu’au bout, vous avez probablement quelques économies à faire …

Lien direct vers la vidéo : Changer systématiquement d’objectif quand on change de boîtier ?

Quelques ressources pour en savoir plus :

Vous pouvez retrouver tous les épisodes de cette série vidéo en suivant ce lien :

Questions Photo – Réponses en Vidéo

Abonnez-vous à la chaîne Youtube pour ne pas manquer les prochaines vidéos …


Comment utiliser les filtres de couleur pour convertir une photo en noir et blanc

Il existe différentes méthodes pour convertir une photo couleur en noir et blanc. Si la conversion en soi n’est guère difficile, c’est le travail sur le rendu qui l’est. Il vous faut en effet trouver une tonalité et un style qui vont apporter la touche personnelle que vous souhaitez donner à vos photos.

C’est en observant le travail d’autres photographes que vous pouvez exercer votre œil. Ansel Adams, le photographe américain inventeur du Zone System et grand spécialiste de la photographie de paysage, a beaucoup travaillé sur l’utilisation des filtres à la prise de vue.

En numérique le filtre de couleur existe toujours, il est utilisé à la prise de vue (via les menus du mode Noir et Blanc de votre boîtier), soit plus aisément en post-traitement.

Le tutoriel vidéo ci-dessous vous explique comment Ansel Adams utilisait les filtres de couleurs pour la conversion noir et blanc et en particulier :

  • les filtres pour objectifs
  • comment fonctionnent les filtres
  • le filtrage des couleurs complémentaires
  • comment reproduire l’utilisation des filtres dans un logiciel de post-traitement

Ce tutoriel est extrait de la série Photographiez et éditer comme Ansel Adams, un ensemble de plusieurs vidéos d’une durée totale de 90 minutes dans lesquelles vous pouvez apprendre à travailler vos photos noir et blanc comme le faisait le grand maître américain :

  • visualisation : définition des zones
  • exposition, correction de l’objectif et de l’aberration chromatique
  • conversion noir et blanc grâce aux filtre de couleurs
  • Contraste, points blanc et noir, courbe
  • Dodge & burning
  • Netteté
  • Grains
  • Vignettage

Vous pouvez suivre l’extrait vidéo seul pour apprendre le fonctionnement des filtres de couleurs ou vous procurer, en supplément, l’ensemble des vidéos pour tout savoir de la méthode Ansel Adams.

Encore plus de tutoriels vidéos gratuits

Ce tutoriel est proposé par tuto.com qui vous donne accès à plus de 2500 tutoriels photo et que j’ai sélectionné pour la qualité de ses publications. Comme pour les autres tutoriels gratuits, vous pouvez lire la vidéo à l’aide de l’écran ci-dessus. De même il vous suffit de créer gratuitement un compte sur tuto.com pour accéder à l’ensemble des tutoriels photo gratuits, plus de 2500 actuellement.

En complément, tuto.com vous propose des formations vidéos de plus longue durée, accessibles après achat de crédits que vous pouvez utiliser comme bon vous semble.

Suivez le lien pour créer un compte gratuit et accéder aux tutoriels vidéos gratuits sur Photoshop, Lightroom, DxO et la pratique photo. Une fois le compte créé, vous trouverez tous les tutos gratuits sur le site, l’achat de crédits en option permet d’accéder aux formations de plus longue durée. Ce n’est pas une obligation.


Test du système Nikon VR – Vibration Reduction – avec Nikon AFS 200-400 F4 VR

Le système VR (et VR2) Nikon permet la stabilisation d’image depuis l’objectif et est compatible avec les différents boîtiers de la gamme. Ce système est censé permettre un gain de 3 (VR) ou 4 (VR2) EV (soit autant de vitesses ou d’ouvertures selon votre vision des choses). Qu’en est-il réellement sur le terrain en conditions de prises de vue ? Olivier Comment a testé pour nous le VR de son Nikkor AFS 200-400 F4.

Test Nikon 200-400 AFS VR

Test proposé par Olivier Comment pour Nikon Passion

Vous trouverez, au travers de ces quelques lignes et images, un comparatif entre des prises de vue réalisées avec ou sans le système VR. Je vous laisse juger de son efficacité et de son utilité au quotidien, notamment dans des conditions de faible luminosité comme les concerts ou les prises de vue au soleil levant ou couchant. Bien entendu, ce système peut être un atout majeur dans bien d’autres situations.

1- Ma position

Assis sur une chaise, le coude appuyé sur les genoux et la main placée sous l’objectif, un peu la même position que si vous tirez avec un fusil en étant assis sur une chaise (d’où l’expression chasse photographique ?)

2- Traitement des images

Les images proposées ci-dessous ont été réalisées dans mon appartement. Les images initiales proviennent de fichiers RAW / NEF qui n’ont subi aucun post-traitement. Photoshop s’est occupé automatiquement des corrections dans Camera Raw et aucun autre post-traitement n’a été réalisé (netteté, couleur, contraste, …) hormis simplement un « crop » sur les parties intéressantes des images (et ensuite un redimensionnement et enregistrement en fichier de 30Ko pour les besoins de publication web).

3- Exifs

Concernant plus particulièrement les vitesses d’obturation et d’ouverture utilisées, elles sont toutes identiques, c’est-à-dire 1/3 à f/4, certaines sont donc probablement sous-exposées. Néanmoins comme le test porte sur l’efficacité du système VR, je n’ai pas jugé nécessaire de rectifier l’exposition. La focale est de 400mm pour toutes les images et la distance objet-objectif n’était pas identique (environ 3-3,5 m).

4- Réglages boîtier

Le Nikon D2X était réglé en mode standard, aucune accentuation de netteté, contraste ou autre.

5- Avis personnel

Mon jugement porte essentiellement sur les images de concert que j’avais réalisées avec l’AFS 70-200 f/2.8 VR ainsi que sur les images animalières réalisées avec l’AFS 200-400 f/4 VR. Mes constatations ne peuvent être que positives considérant qu’un grand nombre d’images ne seraient probablement pas utilisables sans le système anti-vibration. Une grande quantité d’image a été réalisée en transgressant les règles connues et souvent utilisées de base : vitesse = minimum la focale /100 (ex : 200mm = 1/200).

Force est de constater que le système adopté par Nikon permet aisément de violer cette règle et de prendre de bonnes images probablement irréalisables avec une optique identique sans le VR dans les mêmes conditions.

A noter également que la performance du système est encore plus grande pour un sujet à grande distance, où dans ces conditions le moindre bougé provoque un flou.

Le résultat en images

test système VR Nikon Vibration Reduction

Pour compléter ce test, j’ai réalisé une série sur le même objet avec 5 vitesses différentes avec le VR enclenché, lumière naturelle sans flash :

test système VR Nikon Vibration Reduction

J’envisage également de réaliser quelques tests sur des sujets en mouvement afin de me rendre compte par l’image de l’impact du VR dans ce genre de situation.

Ceux qui sont près à dépenser beaucoup d’argent trouveront le Nikon AFS 200-400 VRII ici et sinon partagez vos impressions sur le système VR avec les lecteurs sur le forum.


Les secrets de la série photo, démarche, cohérence, impact

Comment développer votre créativité et faire des photos qui sortent de l’ordinaire ? Comment devenir un photographe apprécié et montrer des photos intéressantes ? Comment passer du statut de simple amateur à celui de photographe expert ?

C’est ce que Frédéric Lanfragin tente de vous expliquer avec le guide pratique Les secrets de la série photo.

Les secrets de la série photo, démarche, cohérence, impact

Retrouvez « Les secrets de la série photo » chez Amazon …

Au diable la technique ?

Ce guide pratique ne commence pas par un chapitre sur la technique photo et le choix du matériel. Non ? Non, et c’est tant mieux car traiter des secrets de la série photo est un exercice qui fait appel au sens de l’observation bien plus qu’à la technique (rassurez-vous, le chapitre 5 comprend un passage sur le choix du matériel et du format …).

Créer une série photo, c’est travailler en tout premier lieu votre intention. L’intention du photographe – David duChemin en parle très bien aussi – c’est ce qui fait que vous allez passer du stade d’utilisateur d’appareil photo à celui de photographe.

Ce qu’il faut retenir de cet ouvrage de Frédéric Landragin c’est qu’une série photo n’est pas une suite d’images prises les unes après les autres et qui s’accumulent sur votre ordinateur. C’est même tout le contraire si vous vous fiez à ce qui est écrit dans le chapitre 5, « photographier en vue d’une série« .

Une série photo est une production visuelle que vous devez construire au fil du temps et des occasions. C’est un peu de hasard mais surtout du travail de préparation et de réflexion une fois sur le terrain. C’est aussi un travail de longue haleine, le reportage photo mis à part qui dure souvent moins longtemps.

Les secrets de la série photo, démarche, cohérence, impact

Les critères qui font une bonne série photo

Une série photo s’appui sur 6 critères majeurs :

  • un contexte
  • un sujet
  • des référents
  • un rythme
  • des connecteurs
  • une cohésion

Je vous renvoie vers les différents chapitres du guide pour en savoir plus sur chacun de ces critères. Mais sachez que l’ensemble est bien détaillé et que vous ne pouvez pas terminer la lecture de ce guide sans en sortir un tout petit peu transformé (c’est l’intérêt de consulter des ouvrages didactiques …).

Les secrets de la série photo, démarche, cohérence, impactPour ma part, j’ai apprécié le ton de l’ouvrage dans lequel l’auteur met l’accent sur l’image plus que sur sa « fabrication technique« , sur la démarche et l’impact d’une série de photos. C’est un ouvrage à relire fréquemment pour en ingurgiter la substantifique moelle …

Apprendre à construire une série photo

Savoir construire une série c’est être capable de maîtriser suffisamment la technique photo pour mieux s’en éloigner mais aussi et surtout être capable de ressentir, visualiser, avoir des émotions. Une simple accumulation d’images du même sujet n’est pas forcément une série, c’est une collection d’images.

De même qu’il n’y a pas de série photo sans intention à la prise de vue, il n’y a pas de série sans editing et post-traitement. Le tri et le classement des photos, de même que leur traitement participent à la construction de la série au moins autant que la prise de vue.
Les secrets de la série photo, démarche, cohérence, impact

Des exemples de séries photo

Enfin, parce que rien ne remplace l’exemple par l’image, vous trouvez en dernière partie du guide plusieurs séries parmi lesquelles :

  • des paysages
  • des portraits d’enfants
  • un reportage en montgolfière
  • des instants animaliers
  • des photos urbaines et sous-marines
  • de la macro
  • des photos de spectacle

Autant d’occasions de découvrir comment les autres traitent des sujets qui vous sont pour certains familiers.

Comme chacun des ouvrages de la collection « Les secrets de … », ce guide pratique est très bien illustré (c’est important pour parler de séries que de voir de nombreuses photos …) et l’auteur fait la part belle aux conseils à retenir. je vous engage à prendre des notes pour pouvoir les relire sur le terrain car c’est là que tout commence !

Que retenir du guide Les Secrets de la série photo ?

Si vous maîtrisez déjà à peu près votre reflex, que vous savez faire des photos satisfaisantes dans la plupart des situations, mais que vous trouvez que votre production photo manque encore de caractère, je vous conseille la lecture de ce guide sans plus attendre.

Vous allez découvrir comment construire un sujet plutôt que vous laisser déborder par l’instant présent. Vous allez apprendre à travailler votre regard et votre mémoire afin de compléter des séries existantes en toutes occasions. Et vous allez apprendre à trier et classer vos images avant de leur donner un rendu uniforme. Un joli programme en perspective non ?

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Question Photo S01E16 : Changer de boitier ou d’objectif ?

Faut-il changer de boîtier ou d’objectif ? Vous êtes nombreux à me poser la question aussi j’ai décidé de vous faire une réponse en vidéo. Vous allez voir que vous détenez une partie de cette réponse mais je vous livre des pistes pour décider au mieux !

Changer de boitier ou d'objectif ?

Si vous utilisez déjà un reflex avec un ou plusieurs objectifs, il est fort possible que vous vous posiez la question de l’évolution de votre équipement. Et comme un ensemble reflex est composé d’un boîtier et d’un objectif, vous ne savez pas vraiment s’il vous faut remplacer l’un, l’autre ou les deux.

Visionnez la vidéo ci-dessous pour en savoir plus, je vous donne les critères importants pour vous aider à y voir clair. Cette vidéo fait partie de la série Questions Photo – Réponses en vidéo, je vous poste quelques liens pour visionner d’autres sujets en rapport avec celui-ci un peu plus bas.

Lien direct vers la vidéo : Changer de boîtier ou d’objectif ?

Quelques ressources pour en savoir plus :

Vous pouvez retrouver tous les épisodes de cette série vidéo en suivant ce lien :

Questions Photo – Réponses en Vidéo

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Pour ou Contre : recadrer une photo après la prise de vue

Si l’on en croît certains photographes, recadrer une photo après la prise de vue est un sacrilège. Pour eux, il convient de cadrer juste et de ne toucher à rien ensuite. Je ne partage pas cet avis, je vous dis pourquoi je suis POUR le recadrage et dans quel but.

Pour ou Contre : recadrer une photo après la prise de vue

Nous avons parlé recadrage plusieurs fois déjà, voir Recadrer ses photos ? 5 règles à respecter … et Règles de composition, mais jamais vraiment traité du fait de recadrer ou pas ses photos.

Recadrer à la prise de vue, tout le monde connaît : il suffit de vous déplacer, de changer d’angle, de changer de focale pour modifier ce qui apparaît dans votre viseur.

Mais une fois la photo faite, qu’en est-il ? Peut-on encore recadrer sans dénaturer la photo ? Je pense que oui, voici mes arguments et je vous invite à me donner les vôtres via les commentaires, particulièrement si vous ne pensez pas comme moi !

1- Nul n’est parfait

Que celui (celle) qui n’a jamais fait une photo penchée lève le doigt ! Idem pour le sac plastique ou le papier de bonbon qui viennent jouer les trouble-fêtes en bord d’image, ou le personnage qui apparaît en arrière-plan alors qu’on ne l’a pas vu avant de déclencher.

Nous ne sommes pas tous pros et parfois ces détails nous échappent. Pouvoir recadrer une image en coupant les bords pour se débarrasser de ces détails est une solution simple pour récupérer une photo qui le mérite (si elle ne le mérite pas, jetez !).

2- Le grand-angle peut vous jouer des tours

Les objectifs à courte focale utilisés avec les boîtiers APS (particulièrement) et leur petit viseur ne facilitent pas la vie du photographe. Une erreur de verticalité ou d’horizontalité est vite arrivée et elle se voit sur la photo. Résultat ? Un horizon qui penche, des murs qui subissent des déformations, etc.

Le recadrage, couplé ou non à la correction des perspectives, permet de récupérer toute photo qui a un réel intérêt par ailleurs (sinon, jetez aussi !).

3- La définition est suffisante

Les capteurs actuels sont tellement riches en pixels par rapport aux reflex des générations précédentes qu’il n’est pas critique de recadrer une photo quitte à perdre 15% de l’image. Avec 24 ou 36Mp, il en reste suffisamment pour faire un grand tirage alors que ce n’était pas le cas avec 6 ou 8Mp précédemment.

Le recadrage fait perdre en définition d’image puisqu’il consiste à supprimer une partie de la photo mais il n’aura pas d’incidence sur la qualité du tirage (sauf si vous recadrez vraiment trop mais là il faut revoir votre pratique !!).

4- Notre regard évolue

Il m’arrive souvent de regarder une série de photos longtemps après l’avoir faite. Et de porter sur ces images un regard différent de celui que j’ai eu immédiatement après la prise de vue.

Ce nouveau regard peut m’amener à avoir une lecture différente de la série, à identifier des photos qui peuvent prendre du sens alors que ce n’était pas le cas précédemment. Et à devoir recadrer légèrement certaines images pour renforcer ce sens. Je ne considère pas cela comme un crime de lèse-majesté que de le faire.

5- Notre matériel est parfois limité

Nous n’avons pas toujours dans notre sac photo le bon objectif, celui qui aurait permis de cadrer plus serré. Vous utilisez un 24mm et il vous aurait fallu un 28mm ? Pourquoi ne pas tenter de recadrer pour voir si l’image finale est intéressante ?

Attention, je ne dis pas que c’est une bonne pratique et je ne vous encourage pas à procéder ainsi, mais il m’est arrivé de recadrer assez fortement une série d’image car je n’avais pas la bonne optique au bon moment sans que cela ne soit préjudiciable au final. Pratiquer la photo c’est aussi tester ses limites et celles de son matériel …

6- Tous les goûts sont dans la nature …

La technologie permet désormais de recadrer facilement, d’un coup de curseur dans un logiciel, à la différence du tirage argentique qui imposait bien plus de contraintes. Pourquoi ne pas en profiter pour améliorer les images qui le méritent ?

A vous !

Contrairement à ce que vous pourriez penser en lisant ce sujet, j’aime cadrer juste dès la prise de vue. Mais parfois je ne peux le faire, je fais des erreurs, j’ai envie de tester. J’utilise alors le recadrage pour évaluer l’intérêt de l’image ainsi transformée avant de valider ce choix.

Cette opération de recadrage doit rester limitée, il n’est pas question d’en généraliser l’usage en vous disant « je vais tout shooter au 35 et je recadrerai tout … » ou « je me moque du cadre, je verrai ça au post-traitement …« . Loin de moi ces idées, mais savoir utiliser une possibilité technique pour donner à vos images un meilleur rendu est un choix que vous pouvez vous autoriser.

Et vous ? Quel est votre avis sur le sujet : vous recadrez ou pas en post-traitement ? Donnez-moi votre avis via les commentaires et débattons pour enrichir le sujet !


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