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Comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue

Vous êtes nombreux à me demander comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs, avec le même catalogue. Je vous comprends d’autant plus qu’il m’arrive aussi de devoir le faire. Cependant Lightroom ne supporte pas l’utilisation d’un même catalogue réparti sur plusieurs ordinateurs de manière synchronisée.

Voici 3 méthodes qui vous permettent de contourner cette limite, je vous donne pour chacune ses avantages et inconvénients.

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Important : ces méthodes fonctionnent mais demandent des connaissances avancées en informatique. Ne vous lancez pas si vous ne maîtrisez pas les principes avancés de copie-déplacement-synchronisation de fichiers et dossiers sur vos ordinateurs.

Un catalogue Lightroom, deux ordinateurs, quel est le problème ?

L’utilisation d’un même catalogue Lightroom sur deux ordinateurs pose un problème majeur lié à la structure même du catalogue : comment travailler sur ce catalogue sans risquer de perdre des modifications ou de créer des conflits de versions ?

Le catalogue Lightroom Classic est une base de données (en savoir plus). Comme toute base de données, il enregistre en temps réel toutes les opérations faites sur les photos, les dossiers, les collections, vous n’avez pas besoin de sauvegarder les modifications comme vous le feriez avec d’autres logiciels.

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Cet avantage a ses contraintes. Pensez au catalogue comme à un livre de recettes où chaque recette représente une photo triée, classée et traitée. Ce livre note l’emplacement de vos photos, les modifications apportées, les mots-clés, et plus encore. Si vous copiez ce livre pour l’utiliser dans un second lieu, les mises à jour d’un côté ne se reflètent pas automatiquement de l’autre. Avec le catalogue Lightroom c’est pareil, vous devez donc trouver un moyen de synchroniser ces informations entre deux ordinateurs.

Les services de cloud génériques, tels que Dropbox, OneDrive ou Google Drive, peuvent sembler offrir une solution facile pour partager ce catalogue entre deux ordinateurs. Cependant, ils ne sont pas adaptés à cette tâche. Ils ne gèrent pas bien la synchronisation des modifications spécifiques à Lightroom, car ils ne sont pas conçus pour gérer la synchronisation d’une base de données mise à jour en continu. Ils peuvent provoquer des conflits de versions si vous travaillez sur le même catalogue depuis deux ordinateurs différents, même si ce n’est pas en même temps.

De plus, ces solutions de fichiers partagés dans le cloud ne traitent pas efficacement la synchronisation des aperçus et des métadonnées, ce qui est essentiel pour un travail fluide dans Lightroom. Sans une méthode de synchronisation qui prend en compte la nature unique du catalogue Lightroom, vous risquez de rencontrer des erreurs, des doublons, ou de perdre des modifications. Cela rend le processus compliqué et peu fiable.

Toutefois l’informatique étant ce qu’elle est, il existe des solutions de contournement qui vous permettent d’arriver à vos fins, utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue, sans remettre en cause l’intégrité de votre catalogue.

Première méthode : le disque dur externe

Cette méthode consiste à utiliser un disque dur externe pour héberger le catalogue Lightroom, les fichiers annexes (« sidecar », si vous utilisez cette option) et les fichiers d’aperçu, ce qui permet de les rendre accessibles depuis n’importe quel ordinateur auquel le disque est connecté.

Mise en œuvre

Assurez-vous que le disque externe est formaté pour être compatible avec les systèmes d’exploitation des deux ordinateurs s’ils sont différents (par exemple Windows et MacOS). Assurez-vous aussi que ce disque est fiable et facilement portable, j’utilise des disques LaCie pour cet usage.

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Comment utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec le même catalogue

tous les dossiers et fichiers Lightroom Classic à transférer sur le disque externe

Fermez Lightroom Classic, puis transférez votre catalogue Lightroom (.lrcat) ainsi que les fichiers annexes (xmp) et les fichiers d’aperçu (.lrdata) sur le disque dur externe. Relancez Lightroom Classic à partir du catalogue sur le disque externe (attention à ce ne pas laisser une copie du catalogue sur le disque interne, et à bien dire à Lightroom Classic d’utiliser le catalogue du disque externe).

Pour utiliser ce catalogue sur un autre ordinateur sur lequel vous avez préalablement installé Lightroom Classic, connectez le disque dur au second ordinateur ouvrez le catalogue Lightroom directement depuis le disque.

Pour changer d’ordinateur à nouveau, déconnectez le disque dur puis reconnectez-le sur l’autre ordinateur.

Attention : à ce stade vous n’avez pas transféré les fichiers photos natifs sur le disque dur, seulement les aperçus. Vous pouvez trier, classer, traiter vos photos mais pas les exporter. Si vous avez ce besoin, il vous faut aussi transférer les fichiers natifs.

Avantages

  • Le catalogue et les fichiers d’aperçu sont facilement transportables entre différents ordinateurs, offrant une flexibilité d’accès sans nécessiter de connexion Internet.
  • La mise en place est simple et directe, ne nécessitant que le transfert des fichiers sur le disque externe et aucune configuration logicielle complexe.
  • Vous avez un contrôle total sur vos données, qui restent physiquement avec vous, réduisant les risques associés à la perte de données dans le cloud ou à des problèmes de confidentialité.
  • Contrairement à une solution basée sur le cloud qui peut nécessiter un abonnement, l’utilisation d’un disque dur externe n’engendre pas de frais récurrents après l’achat initial du disque.

Inconvénients

  • Les disques durs externes peuvent être perdus, volés, ou subir des dommages physiques, ce qui peut entraîner la perte de toutes les données (puisque vous n’avez plus de catalogue « interne »).
  • Il faut vous assurer que le disque dur est formaté de manière à être compatible avec les systèmes d’exploitation des deux ordinateurs, ce qui peut nécessiter un reformatage du disque et donc une perte de données si cela n’est pas bien géré.
  • La vitesse d’accès aux données peut être limitée par la connexion USB, surtout si le disque dur externe utilisé n’est pas de dernière génération (préférez les disques SSD via USB 3.0 ou plus).
  • Toutes les modifications doivent être manuellement synchronisées entre les différents ordinateurs en déplaçant physiquement le disque dur, ceci augmente le risque d’erreurs humaines ou de conflits de versions.

Seconde méthode : l’export-import de catalogues

Cette méthode repose sur l’exportation d’un sous-ensemble du catalogue principal sous forme de catalogue secondaire temporaire pour travailler sur le second ordinateur, suivie de la réimportation des modifications faites au catalogue secondaire dans le catalogue original.

Lightroom Classic export-import de catalogues - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

export de catalogue dans Lightroom Classic

Mise en œuvre

Sur l’ordinateur principal, sélectionnez les photos du catalogue principal à travailler et exportez-les en tant que nouveau catalogue.

Transférez ce catalogue secondaire exporté et les fichiers associés vers le second ordinateur, via un disque externe ou le réseau.

Ouvrez le catalogue Lightroom Classic ainsi exporté directement depuis le second ordinateur.

Lightroom Classic export-import de catalogues - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

import de catalogue dans Lightroom Classic

Après avoir effectué les modifications sur ce second ordinateur, faites l’opération inverse qui consiste à copier le catalogue secondaire modifié sur l’ordinateur principal, puis à l’importer dans le catalogue principal.

Avantages

  • Flexibilité dans le travail pour des besoins spécifiques sans avoir à déplacer l’ensemble du catalogue, ce qui permet de se concentrer uniquement sur les photos nécessaires.
  • Sécurité des données améliorée car seules les copies des fichiers sélectionnés sont déplacées et travaillées, laissant le catalogue et les fichiers photos originaux intacts sur l’ordinateur principal.
  • Facilite la collaboration avec d’autres photographes, en permettant de partager facilement des portions du catalogue principal sans exposer l’intégralité de votre photothèque.
  • Pas de dépendance à une connexion Internet ou à un abonnement cloud pour le transfert des données, puisque le partage peut se faire via un disque externe ou le réseau local.

Inconvénients

  • Processus fastidieux et chronophage, en particulier pour des projets de grande envergure ou des modifications fréquentes, car il implique plusieurs étapes manuelles.
  • Risque de conflits ou de pertes de modifications si les mêmes photos sont modifiées sur les deux ordinateurs sans une gestion soignée des versions.
  • Nécessite une bonne organisation et de la discipline pour éviter la confusion entre les différentes versions du catalogue et s’assurer que toutes les modifications sont correctement réimportées dans le catalogue principal.
  • Peut entraîner une duplication des données si les fichiers exportés sont conservés sur le second ordinateur après leur réimportation dans le catalogue principal, occupant inutilement de l’espace de stockage.

Troisième méthode : synchroniser les photos dans Adobe Cloud

Cette méthode consiste à utiliser la synchronisation Adobe Cloud pour accéder à certaines collections de votre catalogue Lightroom Classic de l’ordinateur principal sur une seconde machine équipée de Lightroom Desktop (ordinateur) ou Lightroom Mobile (tablette).

Lightroom Classic collection synchronisée

Collection synchronisée dans Lightroom Classic

Mise en œuvre

Dans Lightroom Classic, glissez les photos à travailler dans des collections, puis activez la synchronisation pour les collections souhaitées (attention à bne pas utiliser des collections dynamiques non synchronisables).

Ces collections synchronisées seront accessibles dans Lightroom Desktop sur le second ordinateur, permettant la modification et la synchronisation automatique des modifications avec le catalogue principal via Adobe Cloud.

Collection synchronisée dans Lightroom Desktop - utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

Collection synchronisée dans Lightroom Desktop

Attention : ne pas utiliser Lightroom Classic et Lightroom Desktop sur le même ordinateur si vous ne savez pas précisément ce que vous faites, cette configuration peut entraîner la perte de données et n’est pas recommandée par Adobe.

Avantages

  • Accès et édition facile des collections depuis n’importe quel ordinateur ou tablette/smartphone connecté
  • Possibilité de travailler sur le second ordinateur même sans connexion Internet une fois que les collections sont synchronisées
  • Élimine le besoin de transferts physiques des données, tout passe par le cloud Adobe
  • Synchronisation automatique des modifications sur tous les appareils connectés à votre compte Adobe
  • Couche supplémentaire de sauvegarde pour les photos synchronisées (les fichiers sont stockés sur le cloud Adobe)
  • Idéal pour les flux de travail mobiles ou utilisant plusieurs ordinateurs/tablettes

Inconvénients

  • Dépendance à la connexion Internet et à la continuité du service cloud pour assurer la synchronisation
  • Limitations de l’espace de stockage dans le cloud Adobe pouvant restreindre le nombre de photos synchronisables
  • Préoccupations relatives à la confidentialité et à la sécurité des données stockées sur des serveurs externes
  • Peut nécessiter un abonnement Adobe Creative Cloud allant au-delà des 20 Go de stockage et représentant un coût récurrent
  • Moins adapté pour les grandes bibliothèques d’images ou les fichiers de haute résolution (nécessite beaucop d’espace de stockage et des temps de synchronisation importants)

Limites de ces méthodes pour utiliser Lightroom sur deux ordinateurs

Chacune de ces méthodes offre une solution au défi d’utiliser Lightroom sur deux ordinateurs avec un même catalogue. Elles supposent toutes de prendre des précautions particulières, et de maîtriser l’informatique personnelle :

  • la sauvegarde régulière des données est cruciale pour prévenir toute perte,
  • une organisation et une planification minutieuses sont nécessaires pour maintenir la cohérence du catalogue entre les différents ordinateurs,
  • la compréhension des limites de chaque méthode est essentielle pour choisir la solution la plus adaptée à vos besoins spécifiques, que ce soit en termes de mobilité, de capacité de stockage, ou de facilité d’accès aux données.

Si vous avez des lacunes en informatique, que vous préférez les choses simples, je vous recommande la troisième solution qui vous évite de manipuler fichiers, dossiers et disques durs.

Ne vous lancez pas dans une de ces méthodes avant d’avoir bien compris comment procéder, d’avoir aussi compris comment gérer les différents médias, supports physiques, espaces cloud et d’avoir fait une sauvegarde complète de votre configuration Lightroom Classic et de vos fichiers photos.

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Lightroom : profil ou preset, lequel utiliser

Vous utilisez Lightroom Classic ou Lightroom Desktop, vous avez remarqué que vous pouvez choisir un profil en plus des presets. Mais savez-vous pourquoi le faire ? Quelle différence de rendu cela va générer et comment faire ? Voici de quoi en savoir plus sur la différence entre profil et preset dans Lightroom.

Lightroom : profil ou preset, lequel utiliser ?

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Profil ou preset dans Lightroom, quelle différence ?

Lorsque vous développez vos fichiers RAW dans Lightroom Classic ou Lightroom Desktop, vous voulez obtenir le rendu le plus fidèle à vos attentes. Vous avez peut-être pris soin de régler votre appareil photo avec un Picture Control spécifique, et vous voulez retrouver ce rendu dans Lightroom.

Pour arriver au résultat final, vous pouvez utiliser les profils et les presets (ou préréglages ou réglages prédéfinis).

Les profils et les presets sont deux outils qui interviennent sur le fichier RAW pour produire l’image finale, mais à des niveaux différents du processus de développement :

  • les profils appliquent une correction colorimétrique globale sans modifier les curseurs de réglage individuels. Ils définissent le caractère de l’image, reprennent le rendu des Picture Control du boîtier si vous utilisez les profils « Camera Matching » ou « profils boîtier »,
  • les presets ajustent finement toutes les variables globales ou locales (tonalités, couleurs, détails, transformations, …) du module Développement de Lightroom, vous permettant d’appliquer des modifications avancées du rendu et de personnaliser vos images.

Vous pensez peut-être que profil ou preset c’est similaire puisqu’ils apparaissent comme des ajustements d’édition. Mais ce n’est pas le cas.

Lightroom profil ou preset

Lightroom preset (à gauche) ou profil (à droite)

Qu’est-ce qu’un profil Lightroom, quand et comment l’utiliser

Un profil Lightroom est un ensemble d’instructions qui définissent la couleur et le ton de vos photos, comme le fait une LUT (Look Up Table ou Table de Correspondance des Couleurs).

Vous savez que votre appareil photo possède des profils de couleur internes. Ces profils utilisent souvent des termes comme : vif, paysage, monochrome, etc.

Si vous optez pour le format JPG au lieu du RAW, et utilisez un profil noir et blanc, votre jpg aura ce profil de couleur appliqué. Le profil est « intégré » au jpg et les modifications ne peuvent pas être inversées.

Si vous optez pour le format RAW, et que vous appliquez ensuite, en post-traitement, des profils de couleur non destructifs à vos fichiers RAW en utilisant les profils Lightroom depuis le module de développement, vous obtenez le même résultat mais ce traitement est non destructif, réversible.

Les profils agissent en ajustant les couleurs et les tons des hautes lumières, des ombres et des tons moyens de la photo, basés sur les espaces colorimétriques d’entrée et de sortie. Ils peuvent être utilisés pour obtenir un look spécifique ou pour corriger des problèmes de couleur.

Un profil Lightroom applique des ajustements non destructifs à l’ensemble de l’image, sans modifier les valeurs des curseurs de développement. Il s’agit de reproduire au mieux le rendu déterminé par Adobe si vous utilisez un profil Adobe, ou par votre appareil photo si vous utilisez un profil boîtier.

Contrairement aux presets, les profils peuvent créer des rendus qui ne sont pas possibles avec les contrôles de Lightroom seuls. Vous pouvez ainsi voir les profils Lightroom comme des « rendus films virtuels ».

Utiliser un profil est recommandé au début du processus de développement, pour établir une base cohérente et fidèle à la vision que vous avez eue à la prise de vue.

Lightroom afficher Nikon Picture Control

Par défaut, dans Lightroom, vous utilisez le profil « Adobe Couleur » disponible dans Adobe Camera Raw.

Mais si vous parcourez le menu déroulant des profils de couleur, vous verrez plus de profils de couleur ainsi que des profils de correspondance de boîtier associés au type d’appareil photo que vous utilisez.

Lightroom afficher Nikon Picture Control

Pour intégrer un profil Nikon, par exemple, sélectionnez votre image dans le module Développement de Lightroom Classic, puis accédez au panneau « Réglages de base » pour choisir le profil désiré sous la section « Profil ». Cliquez ensuite sur « parcourir » pour découvrir tous les profils boîtiers connus pour ce fichier RAW. Choisissez celui qui vous correspond, il vous assure que les couleurs et les tonalités restent fidèles au Picture Control Nikon correspondant.

Notez que comme sur votre appareil photo, la plupart des profils créatifs disposent d’un curseur de quantité qui vous permet de choisir l’ajustement visuel du profil à appliquer à votre photo.

Qu’est-ce qu’un preset Lightroom, quand et comment l’utiliser

Un preset Lightroom est un ensemble d’ajustements que vous pouvez appliquer à vos photos en un seul clic, ou lors de l’importation. Il s’agit donc d’un ensemble d’éditions sauvegardées qui peuvent inclure des modifications de l’exposition, du contraste, de la saturation et d’autres paramètres.

Lightroom preset adaptatif

Lightroom presets adaptatifs avec détection de masquage automatique intégré

Les presets modifient le rendu d’une photo à l’aide d’un ou plusieurs curseurs de traitement, vous permettant d’appliquer rapidement des modifications plus ou moins avancées à vos photos.

Les presets assurent une cohérence d’ensemble à une série de photos, qu’elles aient été faites avec le même appareil photo ou non.

Après avoir choisi le profil, vous pouvez utiliser les presets pour peaufiner les détails et ajuster l’image à votre goût.

En pratique : exemple d’utilisation profil et preset conjointe

Utilisation des profils Lightroom

Vous faites des photos tout au long de la journée, avec des conditions lumineuses différentes. En début de matinée comme en fin de journée, vous avez peut-être utilisé un Picture Control « Paysage » pour accentuer les couleurs chaudes et la dynamique de la lumière naturelle.

Lightroom profil Adobe couleur

Lightroom profil Adobe couleur

En milieu de journée, alors que la lumière était plus dure, vous avez choisi un Picture Control « Neutre » qui atténue les forts contrastes et les saturations de couleurs excessives (à ne pas confondre avec le D-Lighting).

Vous voulez retrouver le rendu de ces Picture Control dans Lightroom lorsque vous traitez ces photos. Vous choisissez donc les profils boîtiers correspondants.

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage

Utilisation des presets Lightroom

Après avoir obtenu une base de travail avec un profil, vous voulez harmoniser votre série de photos avant de la montrer. Pour des photos de paysage, un preset adapté vous permet de renforcer la netteté, d’augmenter légèrement le contraste, d’ajouter une touche de vibrance. Vos photos adoptent alors un rendu plus vif et détaillé.

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage avec preset adaptatif pour renforcer le bleu du ciel

Lightroom profil Nikon Picture Control paysage
avec preset adaptatif pour renforcer le bleu du ciel

Si certaines de vos photos incluent des ciels bleus de milieu de journée, que vous voulez « faire claquer » ces ciels, un preset spécifique à la correction de la saturation des bleus avec masquage du ciel assisté par l’IA (preset adaptatif) va vous aider. A l’inverse du profil, il n’affecte pas toute l’image.

Les différences de rendus à attendre

Profil ou preset, la différence peut vous sembler bien faible, pourtant ces deux outils sont différents dans leur approche.

En utilisant un profil, vous obtenez une correction colorimétrique globale qui maintient l’intégrité initiale de l’image. Les presets, en revanche, permettent une personnalisation plus poussée, et peuvent modifier l’apparence de l’image en fonction des ajustements appliqués.

Je vous recommande de commencer votre processus de traitement avec le choix d’un profil de façon à établir une base colorimétrique fidèle à ce que votre boîtier sait proposer selon le Picture Control choisi.

Ensuite, vous pouvez soit modifier les curseurs comme bon vous semble, soit utiliser un preset pour appliquer en un clic toutes les corrections qui vous conviennent. Celles-ci viennent alors compléter le travail préliminaire fait par le profil.

Lightroom, profil ou preset, en conclusion

Les profils et les presets de Lightroom Classic ou Desktop sont deux outils complémentaires à mettre en œuvre dans votre flux de traitement. Comprendre leurs intérêts respectifs et leur fonctionnement vous permet de les utiliser à bon escient, de réduire le temps passé à traiter vos photos, et d’améliorer la qualité du rendu final.

Il n’existe pas une seule façon de faire en post-traitement, aussi je vous invite à expérimenter pour voir ce qui vous convient en fonction de vos envies, besoins et de votre matériel photo.

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Nikon Z 8 firmware 2.0 : AF oiseaux, Pixel Shift, capture auto, …

Pour le plus grand plaisir des utilisateurs, Nikon n’en finit plus de proposer des mises à jour pour ses hybrides. Le Nikon Z 8, firmware 2.0, fait un nouveau bond en avant en récupérant les fonctions qui faisaient encore la différence avec le Z 9. Revue de détails.

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Nikon Z 8 firmware 2.0 : une mise à jour majeure

Les appareils photo hybrides ont adopté le principe des mises à jour comme les logiciels l’ont fait depuis toujours. A la différence près que sur les hybrides, les mises à jour sont pour la plupart gratuites.

Conséquence directe : votre appareil photo évolue, quitte parfois à devenir très différent de ce qu’il était à sa sortie, rappelez-vous l’évolution du Nikon Z 9 au fil du temps.

Quitte aussi à concurrencer directement le modèle supérieur de la marque, c’est le cas pour le Nikon Z 8 firmware 2.0 qui ne laisse plus guère au Z 9 que sa construction monobloc et son GPS, c’est maigre pour 1.400 euros d’écart en faveur du Z 8.

Voyons cela en détail.

Autofocus mode oiseaux

Nikon Z 8 : Autofocus mode oiseaux

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 est désormais pourvu d’un mode de détection des oiseaux, en complément du mode Animaux. Ce mode Oiseaux s’avère plus véloce, il est compatible avec le suivi 3D en plus de la zone AF automatique.

Nikon Z 8 : Autofocus mode oiseaux

Par rapport au mode Animaux, le mode Oiseau apporte une meilleure détection des oiseaux devant une variété d’arrière-plans très contrastés, comme les forêts et les montagnes rocheuses, quelle que soit la position de l’oiseau, en vol ou statique.

Déclenchement automatique (auto-capture)

Vous faites des photos de sport, d’action, d’évènements, mais vous ne pouvez pas toujours vous placer là où vous aimeriez l’être. Le Nikon Z 8 firmware 2.0 vous propose désormais le mode Auto-Capture qui autorise le déclenchement automatique d’un boîtier distant :

  • si un sujet en mouvement entre dans le champ,
  • si le sujet entre dans une zone de mise au point prédéfinie,
  • si le sujet est conforme au type de détection choisie (par exemple vélo ou animal).

Vous pouvez aussi combiner deux ou trois de ces critères pour autoriser le déclenchement automatique, comme la prise de vue si le sujet est un animal qui entre dans la zone de distance choisie et est en mouvement.

Ce mode est utilisable en recadrage DX, il ne nécessite aucune connexion réseau ni WiFi. Seule la détection des oiseaux n’est pas (encore ?) disponible, il vous faut avoir recours à la détection Animaux pour cela.

Ce mode est aussi compatible avec la fonction de pré-déclenchement qui vous permet d’enregistrer des images en appuyant sur le déclencheur à mi-course. A vous de trouver comment faire toutefois si le boîtier est distant. Notez que la mémoire tampon de cette fonction passe de 30 à 300 secondes, soit l’équivalent de 120 photos.

Pixel shift

Vous faites des photos de bâtiments et d’œuvres d’art, vous voulez un rendu précis des couleurs, des textures et des structures ?

Nikon Z 8 : pixel shift

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 reprend le mode Pixel Shift apparu sur le Nikon Z f (voir le test du Z f). Ce mode vous permet d’enregistrer 4, 8, 16 ou 32 images qui seront ensuite fusionnées dans le logiciel maison Nikon NX Studio pour produire une image RAW en très haute définition (jusqu’à 180 Mp, 96 Mp sur le Nikon Z f).

Mode portrait (maquillage)

Les portraitistes apprécieront de trouver sur le Nikon Z 8 firmware 2.0 le mode Portrait du Z 9 et du Z f. Ce mode apporte un traitement plus doux du visage (« skin softening »), vous permettant des tons plus riches sur les teintes chairs tout en conservant le niveau de détails initial.

Modes Monochrome

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 reprend les deux modes monochrome du Nikon Z f, le Picture Control Monochrome Flat et le Picture Control Monochrome Deep Tone.

Test Nikon Z f

Ces deux rendus spécifiques vous donnent des photos en noir et blanc natifs limitant le recours au post-traitement, avec la possibilité d’ajuster le rendu des noirs et des blancs de façon plus souple que le seul Picture Control initial avec ses filtres colorés.

Meilleure sensibilité ISO en N-Log

La valeur basse en ISO et en vidéo n’est plus limitée à 800 ISO, elle peut-être désormais abaissée (en mode étendu) aux valeurs Lo1 (400 ISO) et Lo2 (200 ISO).

Nikon annonce un gain de l’ordre de 10% de sensibilité en vidéo N-Log, disponible également en N-RAW. Ce gain s’accompagne d’une réduction du niveau de bruit et de moiré dans les images.

Nouveaux sons de déclencheur

Cela peut vous paraître anecdotique, mais le Nikon Z 8 firmware 2.0 propose 4 types de sons personnalisables lors du déclenchement. N’oubliez pas que l’obturation électronique du Nikon Z 8 est parfaitement silencieuse, ce qui s’avère parfois troublant lorsque vous avez besoin de savoir si vous avez déclenché.

Avec cette mise à jour, vous pouvez désormais choisir le bruit que fera le déclencheur à la prise de vue :

  • reflex
  • argentique
  • télémétrique
  • électronique

Taille de la visée

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 adopte le réglage de taille de la visée, déjà présent sur d’autres hybrides de la marque. Vous pouvez choisir une visée (électronique) plein cadre ou taille réduite. Cette dernière peut aider les porteurs de lunettes (en savoir plus).

Modes de copie sur les cartes

Un nouveau mode de copie des fichiers sur les cartes fait son apparition. Vous pouvez désormais enregistrer le JPG principal sur une carte et un format JPG secondaire (aux caractéristiques différentes) sur la seconde carte.

Nikon Z 8 : mode de copie JPG sur les cartes

Ce mode peut vous servir si vous devez conserver un JPG plein définition et livrer très vite, en parallèle, un JPG qualité Web par exemple. Il vous évite la conversion préalable.

Zoom sans perte

Le Nikon Z 8 firmware 2.0 récupère le mode Zoom haute résolution du Nikon Z 9, avec 11 niveaux de zoom sans perte.

Mode slow motion

Le Z 8 n’est plus limité au 120p en MP4, il peut aussi enregistrer en 30p avec ralenti 4x.

Modes FTP

Le menu Réseau se voit enrichi de la possibilité de mémoriser jusqu’à 99 profils de serveurs FTP pour le transfert des images sur un serveur de fichiers distant, avec reconnexion automatique au bout de 15 secondes en cas de coupure.

Comment mettre à jour le Nikon Z 8 firmware 2.0 ?

Rendez-vous sur le site du support Nikon, puis suivez les instructions pour télécharger le firmware et l’installer sur votre boîtier.

Cette opération est simple et sans risque si vous suivez les instructions à la lettre :

télécharger le firmware 2.0 pour Nikon Z 8

Source : Nikon

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Test Nikon Zf: ergonomie, autofocus, ISO, répond-il aux attentes ?

Après avoir utilisé le nouvel hybride Nikon apparu à l’automne 2023 pendant deux semaines, je vous propose ce test du Nikon Z f, mon ressenti à l’usage et ce que vous pouvez en attendre.

Le Nikon Z f est censé satisfaire les nikonistes désireux de retrouver le look de leurs appareils argentiques Nikon, sans rien vouloir sacrifier aux performances actuelles. Doté d’un capteur plein format, le Nikon Z f se distingue par ses performances, et vous verrez que, mis à part en matière d’ergonomie, il n’a pas à rougir face au Nikon Z 8.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Zf : ergonomie, autofocus, ISO, répond-il vraiment aux attentes ?

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Test Nikon Zf : contexte

L’arrivée du Nikon Zf marque une étape importante dans l’évolution de la gamme hybride Nikon, confrontée à une concurrence accrue et à des attentes élevées concernant son autofocus.

En effet, si les Nikon Z8 et Z9 proposent un autofocus de premier plan, les Nikon Z6II et Z7II restent en retrait. Seul le plus récent Nikon Z6III (voir le test du Nikon Z6III) est plus réactif. Ce nouveau Nikon Zf a vite suscité un débat animé : est-il plus performant que le Nikon Z6II, doté lui-aussi d’un capteur plein format de 24 Mp ? Son autofocus aussi réactif et efficace que celui du Nikon Z8 ?

Utilisant le Nikon Z6 puis le Z6II depuis 2019, dans divers contextes, y compris des spectacles de danse et la photo urbaine, j’ai pu faire la comparaison très vite avec le Nikon Zf. Cet hybride est le sujet principal de ce test, dans lequel je vous partage aussi des éléments de comparaison avec les Z6II et Z8 :

  • Nikon Z f vs. Nikon Z 6II pour leurs 24 Mp et leur positionnement tarifaire,
  • Nikon Z f vs. Nikon Z 8 pour leurs autofocus.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

le Nikon Z f avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S

Le Nikon Z f partage de nombreuses caractéristiques avec le Z 6II, ce test se concentre sur les nouveautés et les améliorations spécifiques à ce modèle. L’objectif était de déterminer comment le Z f se comportait dans des situations photographiques spécifiques :

  • quelle est sa facilité d’usage pour obtenir les résultats escomptés ?
  • quel mode AF est le plus efficace pour atteindre l’objectif désiré ?

Le test se conclut par une série de recommandations adaptées à vos besoins et à votre équipement actuel.

Important : ce test du Nikon Z f est un test terrain, j’ai utilisé le boîtier avec plusieurs objectifs NIKKOR Z, comme vous le feriez si vous êtes photographe. Il ne s’agit pas pour moi de faire le tour de 100 % des fonctions, ce qui est impossible avec un hybride, ni de tester les performances vidéo.

Le Nikon Z f s’adressant en priorité aux photographes, j’ai réalisé ce test pour répondre à ces attentes. N’attendez pas non plus de mesures physiques en laboratoire, je suis photographe, pas électronicien.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Test Nikon Z f Luberon

Test Nikon Z f : construction et prise en main

Il a fière allure ce Nikon Z f, avec son look vintage qui rappelle le Nikon FM2, sa sobriété (surtout en version noire), son châssis en métal, ses couronnes de réglages supérieures, son déclencheur à l’ancienne, et son grand viseur rond typique des appareils photo Nikon experts et pros.

La différence est flagrante avec le Nikon Z fc APS-C qui, avec son look vintage aussi, semble moins abouti. Sur le Nikon Z f, pas de plastique, pas de faux semblant, c’est un Nikon bien construit comme les nikonistes les apprécient.

C’est le cas pour les autres appareils de la gamme expert-pro Nikon, le Nikon Z f est aussi conçu pour résister aux conditions météorologiques difficiles. Sa construction tous temps le rend adapté à une utilisation sous la pluie ou dans la neige.

Comparaison Nikon Z 6II vs Nikon Z f

comparaison Nikon Z 6II à gauche vs. Nikon Z f à droite

La prise en main du Nikon Z f, malgré sa compacité, présente toutefois quelques particularités. L’absence de poignée latérale droite, comme sur les Z 5/6/7, requiert une attention accrue lors de la manipulation, surtout en déplacement. La prise en main n’est pas aussi ferme qu’avec la poignée proéminente des autres modèles, il vous faut donc pincer le bord droit du boîtier pour bien le tenir. Comme beaucoup de courroies de cou d’origine, celle du Z f s’avère peu confortable et ne vous aidera guère en raison de sa longueur insuffisante.

Si, comme moi, vous tenez l’appareil à la main pendant plusieurs heures, sachez qu’il existe des solutions :

  • Nikon a prévu une poignée SmallRig qui se visse sous le boîtier et apporte une meilleure prise en main (offerte avec les premiers modèles livrés (comptez 50 euros si votre revendeur ne vous la propose pas sous forme de geste commercial),
  • vous pouvez utiliser une dragonne SmallRig ou Optech qui vous permet de ternir le Nikon Z f du bout des doigts sans crainte de le laisser tomber (c’est ce que j’utilise avec tous mes boîtiers).

Ergonomie et commandes

L’ergonomie du Nikon Z f se distingue nettement de celle des Z 5, 6, 7, 8 et 9. Le Z f favorise le pilotage à l’ancienne, avec des couronnes de réglage de la sensibilité ISO, à gauche, et du temps de pose, à droite. J’ai apprécié la petite couronne de correction d’exposition, bien qu’étant un fervent partisan de la molette arrière pour ce réglage.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : la molette de sélection d’ISO à gauche et celles des temps de pose à droite

Les habitudes étant ce qu’elles sont, il est toutefois difficile de revenir à des couronnes supérieures lorsqu’on a pris le réflexe de tout contrôler avec des touches, molettes et menus sans que l’œil ne quitte le viseur. Bien que ces couronnes soient visuellement attrayantes et très pratiques, elles le sont parfois moins dans l’action, forçant la main qui tient l’objectif à changer l’équilibre du boîtier pour tourner la couronne.

C’est personnel, et cela dépend de vos habitudes. Notez, si vous étiez habitué à régler l’ouverture avec la bague de diaphragme de vos NIKKOR AI, que la bague multifonction de l’objectif peut être programmée pour remplir le même rôle (sans le crantage).

Puisque nous en sommes aux commandes, retenez que le Nikon Z f offre une touche de fonction personnalisable en face avant (j’aurais aimé en avoir une seconde), et que vous pouvez attribuer une fonction photo au bouton rouge supérieur de déclencheur vidéo si vous ne filmez jamais.

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : notez la position Noir et Blanc B&W

Le levier de bascule des modes experts P, S, A, M s’avère par contre très pratique, manipulable aisément avec le pouce gauche. J’ai aussi apprécié l’accès direct aux modes Noir et Blanc, via le levier supérieur droit.

La présence d’une seule touche Fn à l’avant nécessite un recours plus fréquent au menu Info pour certaines actions (j’ai l’habitude de caler la visualisation des images sur la Fn inférieure et le changement de mode AF sur la Fn supérieure sur le Z 6II). Une seconde touche serait vraiment appréciable pour éviter le recours trop fréquent au menu I.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’unique touche de fonction en face avant

Les molettes arrière et avant sont petites, plutôt fermes lorsque le boîtier est neuf, elles s’assouplissent vite pour devenir plus confortables (ceci m’a été confirmé par des lecteurs possédant le boîtier).

Autre manque du Nikon Z f, le joystick arrière pour déplacer les zones AF. Ceci peut vous étonner, mais en pratique j’ai toujours trouvé plus ergonomique d’utiliser la couronne arrière sur les boîtiers de ce gabarit, et vous allez voir que l’efficacité de l’autofocus compense largement cette absence.

Le petit écran supérieur, affichant l’ouverture, est un rappel pratique lorsque vous préréglez le boîtier, d’autant plus que les objectifs NIKKOR Z n’ont pas de bague de diaphragme. Il est par contre difficile à lire en pleine lumière, et a fortiori en soirée car il n’est pas éclairé.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : l’écran de rappel supérieur de l’ouverture

Le déclencheur, avec pas de vis standard (belle idée) se révèle sensible, ce que d’autres utilisateurs m’ont confirmé. Toutefois il vous suffit d’effacer la photo faite par erreur, nous ne sommes plus à l’époque des 36 vues par film.

Le commutateur ON/OFF qui l’entoure est plutôt ferme, il m’est aussi arrivé plusieurs fois de penser avoir éteint le boîtier alors que ce n’était pas le cas, soyez vigilant(e).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : des commandes classiques en face arrière
mais pas de joystick ni d’AF-ON
et la visualisation des photos toujours en haut à gauche

Enfin, la touche de visualisation des photos, placée en haut à gauche comme sur les reflex, serait plus accessible en pleine action si elle se trouvait sous le pouce droit (c’est pour cette raison que je programme la Fn inférieure avec cette fonction).

Viseur électronique et écran tactile

Le viseur électronique du Nikon Z f, identique à celui du Z 6II avec son OLED de 3.690.000 points, a déjà été évalué dans mon test du Nikon Z 6II. Le viseur rond ne séduit pas seulement par son esthétique ; il offre une luminosité, une clarté et une précision remarquables.

Si vous avez des difficultés à voir en périphérie, le réglage de la taille d’affichage du viseur peut améliorer votre confort visuel. Ajustez cette taille dans le menu Configuration > réglage « Taille affichage viseur (Lv photo).

Utiliser ce viseur électronique offre plusieurs avantages par rapport à un viseur optique de reflex :

  • visualisation en temps réel de l’exposition et de la balance des blancs,
  • aperçu du rendu final de l’image selon le Picture Control sélectionné, y compris en visée noir et blanc,
  • affichage de l’histogramme pour un ajustement précis de l’exposition,
  • affichage des réglages dans le viseur,
  • niveau électronique activable,
  • assistance à la mise au point manuelle avec focus peaking et loupe.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière fermé

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en position … avant
attention, dans cette position les menus restent inaccessibles

L’écran sur rotule se distingue par sa grande praticité. Sa capacité à se replier complètement pour le transport, à se positionner face  caméra, et à basculer pour les prises de vue en mode portrait ou macro est appréciable. Notez que dans ce dernier cas, les menus basculent en mode portrait (très pratique en macro).

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : écran arrière en mode portrait

Les amateurs de macrophotographie apprécieront particulièrement le focus peaking pour une mise au point manuelle précise, sachant que l’autofocus est souvent moins pertinent dans ce domaine.

L’écran tactile permet une visualisation des photos similaire à celle d’un smartphone, avec des gestes pour faire défiler les photos prises et zoomer. Comme sur les reflex Nikon récents, il offre une excellente fidélité des couleurs.

En mode Live View, le Nikon Z f est aussi performant qu’en visée « viseur ». Son processeur Expeed 7 apporte une fluidité accrue dans le contrôle de la mise au point, en photo comme en vidéo. Les vidéastes apprécieront la possibilité de faire la mise au point en Live View sans latence, tandis que les photographes bénéficieront d’un Live View parfaitement fonctionnel, comme sur les autres modèles Z et de la possibilité de faire des photos au ras du sol sans effort.

Test Nikon Z f

Les menus

Le Nikon Z f intègre une combinaison des menus que l’on retrouve dans les modèles Z 5/6/7/8, tout en offrant des différences notables, notamment en ce qui concerne l’autofocus.

Manque toutefois la personnalisation des menus avec les réglages Utilisateur (U1/U2/U3) et les banques de réglages des Z 8 et Z 9. Vous devez recourir au menu pour ajuster chaque réglage. J’ai utilisé le menu I (comme Info) plus souvent que sur le Z 6II, toutefois ce menu autorise tous les raccourcis vers les fonctions que vous utilisez le plus souvent.

Autonomie

Le Nikon Z f est alimenté par une batterie EN-EL15c d’une capacité de 2.280 mAh (Les batteries EN-EL15b et ENE-L15a peuvent être utilisées mais pas de recharge USB avec la EN-EL15). Cette capacité est supérieure à celle de la batterie EN-EL15b de 1.900 mAh utilisée sur d’autres Nikon.

Nikon semble ne pas autoriser l’utilisation de batteries compatibles qui seraient bloquées à l’allumage (je n’ai pas pu vérifier ce point cependant un lecteur m’a confirmé qu’il pouvait utiliser ses batteries Powerextra). Renseignez-vous auprès des vendeurs avant d’investir.

Test Nikon Z f

Le Nikon Z f intègre un mode « économie d’énergie » qui diminue la luminosité de l’écran et du viseur lorsqu’ils ne sont pas utilisés.

L’autonomie de la batterie du Nikon Z f est au moins égale à celle de mon Z 6II, il est toutefois difficile de donner des chiffres précis car tout dépend de l’usage que vous allez faire du boitier. Sans allumer l’écran arrière après chaque photo, vous pouvez toutefois compter sur un minimum de 600 photos par charge, de quoi voir venir et tenir la journée.

Le Nikon Z f est livré sans chargeur, il est compatible avec les chargeurs Nikon EH-7P et EH-8P. Le câble USB UC-E25 est fourni avec l’appareil, il permet un chargement avec batterie portable ou prise USB.

Capacité du buffer

Le buffer garde en mémoire les photos avant qu’elles ne soient copiées sur la carte, plus il a de capacité, plus vous pouvez enchaîner les photos en mode rafale sans ralentissement de la prise de vue. Notez toutefois que la performance en écriture de votre carte mémoire est critique pour vous garantir les meilleures performances.

En pratique et avant ralentissement, j’ai pu faire :

  • 134 photos RAW en 11,75 secondes
  • 206 photos JPG Fine en 15,37 secondes

Notez qu’en RAW la rafale ralentit mais reste active, en JPG elle se bloque, mais un nouvel appui immédiat sur le déclencheur la relance au même rythme. Au final, plus que le buffer, c’est la capacité de votre carte qui vous limitera si vous faites des rafales de 200 photos toutes les 15 secondes (!).

Test Nikon Z f

Connectique et cartes mémoire

Le Nikon Z f propose le WiFi 2,4 et 5 Ghz et le Bluetooth 5.0 Low Energy. Il vous est ainsi possible de connecter le Z f à votre smartphone via l’application Snapbridge.

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : connectique sur le profil gauche

Sur le côté gauche, vous disposez des prises :

  • port USB SuperSpeed type C autorisant la recharge
  • port HDMI type D
  • fiche mini stéréo d’entrée/sortie séparées (3,5 mm ; entrée alimentée prise en charge)

Nikon Z f : le test terrain Nikon Passion

test Nikon Z f : emplacement batterie et 2 cartes mémoire
l’emplacement Micro-SD entre la batterie et la carte SD

Le Nikon Z f dispose de deux emplacements pour cartes mémoire. Mais attention, il s’agit de deux emplacements différents :

  • un pour cartes mémoire SD,
  • un pour cartes mémoire Micro-SD.

Ce dernier permet de glisser une carte Micro-SD dans le Z f pour dupliquer, par exemple, les photos à la prise de vue. C’est une sécurité, qui peut aussi vous éviter de faire choux blanc si vous partez en oubliant la carte mémoire principale (qui ne l’a jamais fait ?).

Notez toutefois que manipuler cette minuscule carte Micro-SD se révèle peu pratique. En effet, son accès nécessite le retrait de la batterie, ce qui peut s’avérer contraignant dans certaines situations. Il vous faut ensuite faire pression sur la carte pour qu’elle soit éjectée, elle va alors sauter, prenez soin de la retenir. C’est la limite de ce petit format Micro-SD.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : autofocus

Oserai-je dire que le Nikon Z f était attendu sur le plan de l’autofocus ? Oui, et pas qu’un peu depuis que Nikon a présenté les autofocus de Z 9 puis Z 8 dont les performances sont de tout premier plan. Alors je fais court : l’autofocus du Nikon Z f est aussi de tout premier plan.

Pour faire plus long, l’autofocus du Nikon Z f intègre les fonctionnalités avancées du Z 8, tout en apportant des améliorations significatives. Il offre une couverture du champ de 96 % (90 % du Z 6II), avec 299 points de mesure AF contre 273 pour le Z 6II.

La puissance du processeur Expeed 7 permet au Nikon Z f de proposer de nombreuses configurations AF, ce qui vous vaudra bien des maux de tête à la lecture du manuel utilisateur :

  • en photo, 77 zones personnalisables
  • en vidéo, 66 zones personnalisables

Oui, vous avez bien lu, il vous est possible de choisir entre 77 zones de détection AF différentes rien qu’en photo (20 zones sur le Z 8). Est-bien raisonnable ? Non. Mais Nikon aurait tort de s’en priver si la puissance de calcul est suffisante, à chacun de trouver les quelques zones lui convenant.

Test Nikon Z f

Ici j’ai calé l’autofocus du Nikon Z f en détection automatique
il a accroché le bec bien que les barres métalliques soient souvent dans le cadre

Le suivi 3D, héritage des reflex et absent sur les Z 6 et Z 7, est bien présent sur le Z f, et enrichi d’une reconnaissance de scène similaire à celle des Z 8 et Z 9. La fonction de pré- et post-déclenchement avec suivi AF, capturant des moments jusqu’à 1 seconde avant et 4 secondes après le déclenchement, est aussi disponible.

L’autofocus du Nikon Z f utilise l’IA « deep learning » (apprentissage progressif en profondeur) pour reconnaître 9 types de sujets, incluant les humains, chiens, chats, oiseaux, voitures, motos, avions, trains et vélos.

J’ai pu le vérifier sur le terrain, cet autofocus reconnait tout ce qui passe dans le viseur. Il est même capable de passer d’un type de sujet à l’autre (par exemple d’un animal à une voiture) si les conditions s’y prêtent (la voiture est en approche, alors que l’animal est plus loin). Cet autofocus est surtout très (très) réactif, la bascule de type de sujet détecté, l’accroche du sujet, le suivi même dans l’obscurité sont étonnantes.

Cet autofocus ravira les photographes adeptes de la photographie sociale, elle reconnaît sans se tromper le visage, les yeux, la tête et le torse, même lorsque le visage est orienté à l’envers ou n’occupe que 3 % du cadre. Je me suis pris au jeu de photographier par-dessus l’épaule une personne derrière moi, l’autofocus a identifié le sujet, et fait le point.

Les photographes animaliers seront quant à eux ravis de savoir que ce même autofocus peut identifier le corps, les yeux et la tête des animaux quels qu’ils soient, à l’arrêt comme en pleine course.

En basse lumière, l’autofocus du Z f détecte les sujets jusqu’à -10 EV (-4 EV sur le Z 6II). Lors de mes séances nocturnes, la différence avec le Z 6II était très sensible, le Z f trouve et accroche vite et bien.

Test Nikon Z f

Garder de la profondeur de champ et assurer le point dans de telles conditions est appréciable

Oui mais …

Certes, le Nikon Z f intègre toutes les caractéristiques autofocus des Z 8/Z 9, avec quelques ajouts (détection du sujet en mise au point manuelle, VR sur la zone AF sélectionnée). Le menu est identique à celui du Z 8, tandis que le processeur EXPEED 7 est utilisé de la même manière dans le Z f que dans le Z 8, sans aucune restriction. Cela ne signifie pourtant pas que les performances soient exactement identiques.

Les Z 8 et Z 9 bénéficient d’un flux constant de données à 120 fps provenant du capteur d’image, sans interruption. Pendant les rafales continues, le Z f connaît lui des interruptions de ce flux de données, avec des passages au noir dans le viseur en raison de son obturateur mécanique.

De plus, avec l’obturateur électronique, l’effet de rolling shutter est plus lent que sur un Z 8 ou Z 9. Recueillant moins d’informations de mise au point, moins rapidement et de manière moins fiable que les Z 8 et Z 9, le Nikon Z f est donc « un peu » en retrait. « Un peu » car le commun des nikonistes mortels ne verra jamais aucune différence en pratique, surtout en mode déclenchement vue par vue. Mais la précision me semblait importante à mentionner.

Test Nikon Z f

Ici le Nikon Z f a trouvé la personne arrivant à droite, et l’a suivie bien que le premier plan soit chargé

Reste toutefois à comprendre que si cet autofocus est étonnant, il demande un temps d’apprentissage. Ne maitrise pas un AF de ce niveau qui veut sans y passer du temps. Après quelques jours de test, voici la combinaison « tout venant » que j’ai adoptée, et qui m’a donné satisfaction dans la plupart des cas :

  • mode AF-C (détection continue)
  • AF Zone automatique
  • options AF/MF de détection du sujet automatique

Cette configuration permet à l’autofocus de se caler sur le sujet le plus évident pour lui, et dans la plupart des cas pour vous.

Cependant, si vous voulez faire le point sur un autre sujet, qu’il n’a pas choisi, vous devez changer de mode. Pour cela j’ai programmé la touche de fonction de la face avant pour qu’elle active le mode de suivi 3D en AF-C, ce qui me permet alors de choisir avec précision la zone de l’image sur laquelle je veux faire le point. L’autofocus active le suivi 3D tant que je laisse la touche enfoncée, il repasse en mode AF Zone automatique dès que je relâche la touche.

Test Nikon Z f

Ici l’AF Zone automatique s’est calé sur les branches du premier plan
Avec le suivi 3D activé du bout du doigt, il s’est recalé sur l’oiseau sans jamais le perdre alors que je changeais mon cadre

Notez que si vous utilisez un objectif à mise au point manuelle, via la bague FTZ, la détection du sujet reste possible. L’autofocus vous indique le sujet, il ne vous reste plus qu’à tourner la bague de mise au point de l’objectif jusqu’à voir la zone de détection passer au vert.

Vous l’avez compris, il n’existe pas de configuration « qui fonctionne à tous les coups », c’est à vous de définir vos besoins, vos envies et la personnalisation de votre boîtier.

Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que l’autofocus du Nikon Z f est largement plus efficace que celui des générations Z 5/6 et 7 séries 1 et 2.

C’est de bon augure pour un potentiel Nikon Z 6III qui ne pourrait que progresser encore.

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Test Nikon Z f : Qualité d’image

Montée en sensibilité

Le Nikon Z f utilise le même capteur que le Nikon Z 6II, le processeur est différent, les résultats restent proches. Le niveau de bruit reste très limité jusqu’à 3.200 ISO, il reste visible mais agréable à 6.400 ISO.

Note : les photos ci-dessous sont des JPG non traités.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

A 12.800 ISO une première bascule se fait sentir, qui reste gérable en post-traitement classique. Le rendu des couleurs reste fidèle, je l’ai déjà constaté des centaines de fois avec le Z 6II. Une simple réduction de bruit améliore le rendu final. Attention toutefois aux zones texturées, aux visages qui vont souffrir de cette montée en ISO.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Une seconde bascule arrive à 25.600 ISO. Les résultats se dégradent et les photos sont moins souvent exploitables. Un traitement du bruit par l’IA (Lightroom Classic, DxO PureRAW) sur les fichiers RAW est indispensable. C’est LA limite du Nikon Z f en photo.

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà, à 51.200 ou 102.800 ISO, les images ne sont pas exploitables en JPG. Utilisez là-aussi le RAW et l’IA de débruitage. Vous obtiendrez des images plus proches de la qualité « illustration » que « photographie », mais elles peuvent vous rendre service (par exemple en reconnaissance de scène).

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Test ISO Nikon Z f montée en sensibilité

Au-delà de cet exercice qui s’éloigne vite d’une pratique photo raisonnée, notez qu’en faible lumière, la stabilisation du capteur (supérieure à celle du Nikon Z 6II/Z 7II) évite de trop augmenter le temps de pose et permet de conserver une sensibilité ISO réduite. Couplée à une focale fixe ouvrant à f/1.8 ou f/1.2 (comme le NIKKOR Z 50 mm f/1.2 S),  à vous la photo de nuit sans trépied.

Je reprends l’argument donné lors du test du Z 6 :

« Cette stabilisation Nikon est probablement l’un des plus grands bénéfices à passer à un hybride, que vous saurez très rapidement apprécier sur le terrain ».

Test Nikon Z f : vidéo

Je ne vous en dirai pas beaucoup sur les capacités vidéo du Nikon Z f, je ne teste pas la vidéo des boîtiers. Ceci dit, le Z f s’adresse avant tout à des photographes, les vidéastes s’orientant plutôt vers le Nikon Z 6II ou le Nikon  Z8.

Sachez quand même que comme le Z6 II doté du même capteur, le Z f autorise les vidéos en 4K/30P, suréchantillonné. Le 4K/60P en format DX est aussi disponible. Le N-Log 10 bits 4:2:2 est enregistrable directement sur la carte. Contrairement aux modèles Z précédents, le Nikon Z f permet l’utilisation de la priorité à l’obturateur en vidéo sans se limiter aux réglages entièrement automatiques.

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f : pour qui et quels usages

Vous avez déjà un Nikon Z 5, Z 6 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 5, Z 6 ou Z 6II au Nikon Z f présente plusieurs avantages notables :

Design et ergonomie : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie repensée, offre une expérience utilisateur différente et peut-être plus engageante pour certains photographes, tout en conservant la qualité de construction tous temps caractéristique de la marque.

Système autofocus amélioré : Le Nikon Z f intègre des fonctionnalités avancées d’autofocus inspirées des Z 8/Z 9, incluant la détection de sujet en mise au point manuelle et un suivi amélioré grâce au processeur EXPEED 7, offrant une meilleure réactivité et précision.

Qualité d’image : Bien que partageant un capteur similaire avec le Z 6II, le nouveau processeur d’image du Z f améliore le traitement des images, notamment en offrant un meilleur rendu grâce au support du format HEIF, qui assure une meilleure dynamique.

Capacités en basse lumière : Le Z f affiche une performance supérieure en basse lumière, avec une mise au point efficace jusqu’à -10 EV, surpassant les capacités du Z 6II dans des conditions de faible luminosité.

Prise de vue par décalage de pixels : Le Z f introduit la prise de vue par décalage de pixels, permettant de créer des images de 24 Mp ou 96 Mp (pour les sujets statiques), offrant ainsi une flexibilité et une qualité d’image accrues pour des travaux nécessitant une haute résolution.

Test Nikon Z f

Vous avez déjà un Nikon Z 7 série 1 ou 2

Passer du Nikon Z 7 ou Z 7II au Nikon Z f présente peu prou les mêmes avantages que si vous avez un Z 6.

Il vous faudra faire avec la perte de définition (45 Mp pour les Z 7 contre 24 Mp pour le Z f), en sachant que le Zf ajoute la fonctionnalité de prise de vue par décalage de pixels. Vous pourrez ainsi créer des images haute définition de 96 Mp pour des sujets statiques, lorsque vous en avez besoin pour des tirages de grande taille ou des recadrages importants.

Si vous avez un besoin courant des 45 Mp, la solution d’évolution logique (mais plus couteuse) reste le Nikon Z 8.

Vous avez un reflex Nikon et souhaitez passer à l’hybride plein format

Passer d’un reflex Nikon plein format au Nikon Z f offre plusieurs avantages significatifs, tirant parti des innovations technologiques et des fonctionnalités avancées des hybrides :

Réduction de poids et de taille : Le design sans miroir du Z f permet une construction plus compacte et légère comparée aux reflex plein format traditionnels, facilitant la portabilité et réduisant la fatigue lors d’utilisations prolongées.

Système Autofocus avancé : Le Nikon Z f bénéficie d’un autofocus performant inspiré des Z 8/Z 9, incluant le suivi plein cadre, l’identification des sujets, la détection en mise au point manuelle et un suivi en basse lumière unique.

Qualité d’image : Bien que conservant un capteur de 24 Mp, le Nikon Z f intègre un processeur d’image Expeed 7 très supérieur à celui des Nikon D780 ou D850, avec une montée en ISO très supérieure aussi.

Meilleure performance en basse lumière : Grâce à des capacités de mise au point efficaces jusqu’à -10EV, le Z f excelle dans des conditions de faible luminosité, surpassant souvent les capacités des reflex Nikon plein format.

Viseur électronique haute définition : Le viseur électronique du Z f offre une vision claire et précise de la scène, avec l’avantage de visualiser l’exposition en temps réel, la mise au point avec Focus Peaking et loupe, l’horizon artificiel, l’histogramme, des fonctions que les viseurs optiques des reflex ne peuvent pas fournir.

Compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z : Le Z f permet l’utilisation des objectifs NIKKOR Z (hybrides), offrant une qualité optique améliorée et une plus grande ouverture (par ex. f/1.2). Avec la bague FTZ, il est possible d’utiliser les objectifs NIKKOR F sans devoir renouveler votre parc optique.

Conception et ergonomie vintage : Le design rétro du Z f, combiné à une ergonomie moderne, offre une expérience utilisateur unique, que même le Nikon Df (retiré du catalogue reflex) ne savait proposer.

Réduction du bruit de fonctionnement : Le mécanisme sans miroir du Z f réduit le bruit de fonctionnement, un avantage considérable pour la photographie dans des environnements exigeant discrétion et silence.

Test Nikon Z f

Vous n’avez pas de matériel Nikon et le Z f vous fait de l’œil

Choisir le Nikon Z f sans posséder auparavant de reflex ou d’hybride Nikon, présente plusieurs avantages marquants (lire les détails plus haut) :

Compatibilité des objectifs : Grâce à la monture Z et à la disponibilité d’adaptateurs, le Z f est compatible avec une large gamme d’objectifs, offrant aux utilisateurs la flexibilité de choisir parmi les derniers objectifs NIKKOR Z et d’utiliser des objectifs NIKKOR F existants comme les gammes concurrentes telle la gamme Sony E.

Investissez de préférence dans des optiques NIKKOR Z puisque vous êtes censé ne pas avoir d’optiques. Le zoom NIKKOR 24-70 mm sera un très bon premier choix pour passer partout, les NIKKOR Z 40 mm f/2 et NIKKOR Z 28 mm f/2.8 combleront les amateurs de petites focales fixes lumineuses.

Test Nikon Z f : conclusion

Le Nikon Z f est un appareil hybride polyvalent et très capable, fusionnant un design rétro séduisant avec des technologies modernes.

Son système autofocus avancé, sa qualité d’image, et ses fonctionnalités innovantes comme le support du format HEIF et la prise de vue par décalage de pixels, en font un choix attrayant pour les photographes appréciant « le beau matériel » qui fonctionne aussi « très bien ». Dit autrement, il est attirant !

Bien qu’il présente quelques défis en termes d’ergonomie, ces aspects sont compensés par ses performances très élevées en basse lumière, son autofocus véloce et sa qualité d’image en haute sensibilité.

Le Nikon Z f est aussi une excellente porte d’entrée dans l’univers Nikon ou une mise à niveau significative si vous utilisez un APS-C. Quant à moi je vais retrouver mon Nikon Z 6II, proche du Z f en encombrement et poids (voir le comparatif Nikon Z 6II vs. Nikon Z f), mais dont l’autofocus marque nettement le pas désormais face à la nouvelle génération d’hybrides Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

Quelques photos avec le Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Test Nikon Z f

Note : Vous cherchez des infos pour mieux utiliser cet hybride Nikon ? Abonnez-vous gratuitement pour recevoir chaque jour des conseils exclusifs et approfondir vos compétences en photographie.

 

En savoir plus sur le site Nikon.

Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique


Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Pouvoir monter un objectif Sony E sur un hybride Nikon Z n’est plus un bricolage approximatif. La bague Megadap ETZ21 Pro est une solution que plusieurs de mes lecteurs utilisent au quotidien, de manière fiable. Certains souhaitent conserver leurs optiques Sony après un passage à Nikon, d’autres veulent profiter de focales que la gamme NIKKOR Z ne propose pas encore. Voici les avantages réels, les limites, et l’intérêt d’une bague comme la Megadap ETZ21 Pro.

En résumé : La bague Megadap ETZ21 Pro permet d’utiliser des optiques Sony E ou FE sur les hybrides Nikon Z avec un bon niveau de fiabilité. L’autofocus, la stabilisation, l’ouverture automatique et les données EXIF sont correctement transmis. Plusieurs utilisateurs m’ont indiqué un comportement très proche de celui d’une optique native, y compris en vidéo. Il reste quelques limites avec certaines optiques tierces, mais pour les objectifs Sony d’origine, l’ensemble fonctionne bien et offre une vraie solution de transition ou d’élargissement de votre parc optique.

Quand on change de système, la première frustration vient souvent des objectifs. Devoir changer un parc optique que l’on apprécie pour son rendu ou son ergonomie n’est jamais agréable (et ça coute). C’est là que la monture Nikon Z fait la différence : son tirage mécanique court et sa communication électronique moderne permettent ce type d’adaptation sans perte optique.

Pour plusieurs photographes, l’intérêt est simple :

  • continuer à utiliser leurs objectifs Sony FE ou E après un passage à Nikon,
  • tester une optique bien précise que Nikon n’a pas encore au catalogue,
  • ou profiter de focales fixes Sony compactes et lumineuses très appréciées.

L’idée n’est donc pas de mélanger les marques par fantaisie, mais de garder une cohérence dans sa pratique, tout en élargissant ses possibilités. L’idée est aussi – ne nous voilons pas la face – de réduire le coût du passage de Sony à Nikon en évitant de racheter trop vite tous les objectifs.

Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Présentation de la bague Megadap ETZ21 Pro

La Megadap ETZ21 Pro est une bague électronique discrète, légère et conçue pour assurer la communication complète entre un objectif Sony E et un boîtier Nikon Z. Plusieurs utilisateurs m’ont décrit un fonctionnement stable : autofocus opérationnel, gestion de l’ouverture, transmission des EXIF, stabilisation via le boîtier, et compatibilité avec la plupart des optiques Sony natives.

Son faible encombrement est un atout. Quelques millimètres d’épaisseur, un poids insignifiant : une fois montée, on n’y pense plus. C’est souvent ce qui fait la différence entre une bague que l’on conserve dans le sac et une bague que l’on utilise vraiment.

La toute première fois que j’ai découvert cette bague, c’était chez un revendeur photo. Un client équipé en Sony venait d’acheter un Nikon Z6II. Il a aussi acheté la bague pour utiliser son téléobjectif 70-200 f/2.8 Sony E sur le Z6II. Le revendeur (que je connais très bien) m’a dit en vendre régulièrement.

Compatibilité : boîtiers Nikon Z et optiques Sony E

La bague fonctionne avec :

• les Nikon Z plein format (Z5II, Z6II et Z6III, Z7II, Zf, Z8, Z9)
• les Nikon Z APS-C (Z30, Z50II, Zfc)

Les optiques Sony FE plein format sont utilisables, tant que les fonctionnalités internes respectent les protocoles pris en charge par la bague (et Nikon). Les mises à jour de firmware de la bague améliorent régulièrement la compatibilité, notamment avec des objectifs plus récents.

Performances autofocus : ce que rapportent les utilisateurs

Je n’ai pas testé cette bague moi-même car j’ai des optiques NIKKOR Z, vous vous en doutez. Mais les échanges réguliers que j’ai avec mes lecteurs — en ligne comme lors d’événements photo — me donnent une vision assez claire de son comportement.

L’autofocus est réactif, le suivi AF fonctionne de manière stable, et la détection du sujet — y compris de l’œil — offre des résultats convaincants sur les boîtiers récents.

Certains utilisent des zooms professionnels comme le Sony FE 70-200 mm f/2.8 (voir l’encadré), d’autres des focales fixes compactes. Le point commun dans leurs retours est clair : le comportement se rapproche de celui d’une optique native, en photo comme en vidéo, avec un suivi qui ne décroche pas brusquement et une utilisation suffisamment fluide pour oublier qu’il s’agit d’un montage croisé.

Bague Megadap ETZ21 Pro : monter un objectif Sony E sur un Nikon Z avec autofocus

Avantages, limites et précautions

Les retours présentent une tendance nette :

• la communication électronique est efficace,
• l’autofocus fonctionne en continu,
• la stabilisation du boîtier Z prend bien le relais,
• et il n’y a aucune dégradation optique puisque la bague n’intègre aucune lentille.

Quelques points de vigilance reviennent cependant. Certains objectifs tiers (Viltrox, Yongnuo…) peuvent être partiellement compatibles. Une légère consommation électrique supplémentaire peut apparaître si la bague reste montée en permanence. Et l’autofocus peut être légèrement plus variable sur certains objectifs Sony plus anciens.

Ce ne sont pas des défauts majeurs, mais ce sont des éléments à connaître avant d’investir.

Megadap ETZ21 Pro, la connectique pour Nikon Z

Dans quels cas cette bague devient un vrai atout

D’après ce que je constate, elle est particulièrement utile dans trois situations :

  • Vous venez de Sony et souhaitez conserver votre parc optique le temps de passer progressivement à Nikon.
  • Vous voulez tester une optique Sony que Nikon ne propose pas (encore) en monture Z.
  • Vous travaillez en vidéo et appréciez le rendu ou l’ergonomie de certaines optiques Sony FE.

Ce sont des cas d’usage suffisamment fréquents pour comprendre pourquoi cette bague revient souvent dans les échanges.

Ce qui change avec la version Pro+ par rapport à la Pro

Megadap propose désormais la version Megadap ETZ21 Pro+ qui se distingue de la Pro par une construction plus robuste. Les contacts internes sont renforcés, les broches ont été retravaillées et l’ensemble gagne en durabilité, ce qui en fait une option plus rassurante pour un usage intensif. La Pro+ ajoute également un joint d’étanchéité pour mieux résister à la poussière et à l’humidité, un point important si vous photographiez en extérieur ou si vous manipulez souvent votre matériel.

L’ergonomie évolue aussi légèrement avec un mécanisme de verrouillage et de libération de l’objectif repensé. Le bouton est plus agréable à utiliser et les retours d’utilisateurs montrent une manipulation plus fluide lors des changements d’optique. La Pro+ propose aussi quelques fonctions étendues, comme une meilleure prise en charge d’objectifs plus anciens ou manuels, avec confirmation de mise au point, ainsi qu’une compatibilité élargie via certains adaptateurs intermédiaires.

Pour le reste, les deux modèles restent très proches. L’autofocus, la gestion de l’ouverture, la stabilisation, les EXIF et toutes les fonctions de base sont identiques. Si vous utilisez principalement des objectifs Sony natifs ou des optiques récentes et que vous ne travaillez pas dans des conditions difficiles, la version Pro reste parfaitement adaptée (elle se trouve d’occasion).

Préférez toutefois la Pro+ pour un achat neuf, surtout si vous recherchez plus de fiabilité, une meilleure résistance et une compatibilité plus large avec des optiques particulières.

Megadap ETZ21 Pro, adapter une optique Sony E sur un Nikon Z

Tableau des caractéristiques techniques : Megadap ETZ21 Pro / Pro+

Caractéristique ETZ21 Pro ETZ21 Pro+
Monture objectif Sony E / FE Sony E / FE
Monture boîtier Nikon Z (FX et DX) Nikon Z (FX et DX)
Autofocus AF-S, AF-C, AF-F, suivi sujet, Eye-AF AF-S, AF-C, AF-F, suivi sujet, Eye-AF
Transmission électronique Ouverture, EXIF, distance, modes AF Ouverture, EXIF, distance, modes AF
Stabilisation Compatible IBIS boîtier Z Compatible IBIS boîtier Z
Compatibilité optiques Sony natifs, Sigma, Tamron, Zeiss, Samyang… Sony natifs, Sigma, Tamron, Zeiss, Samyang…
Différences matérielles Modèle standard Construction renforcée, contacts durcis, broches revues, meilleure fiabilité
Résistance Standard Version renforcée + joint d’étanchéité (anti-poussière / humidité)
Épaisseur ajoutée ~2 mm ~2 mm
Mise à jour firmware Via boîtier Nikon Z Via boîtier Nikon Z
Poids Très léger Très léger
Particularité Support de nombreuses optiques tierces Améliorations structurelles pour usage intensif
Tarif environ 299 euros (novembre 2025) environ 299 euros (novembre 2025)

Tableau de compatibilité

Boîtier Nikon Z Compatibilité Notes
Séries Z5, Z6, Z7 Oui Autofocus, ouverture, stabilisation
Zf, Z8, Z9 Oui Excellent avec suivi AF
Z30, Z50I et II, Zfc Oui Très bon comportement en APS-C

À noter : la compatibilité dépend aussi des versions de firmware, côté boîtier comme côté bague. Avant d’acheter ou d’installer, vérifiez simplement que vous utilisez les versions les plus récentes. C’est souvent ce qui débloque un objectif récalcitrant.

Perte de performance : faut-il s’y attendre avec la Megadap ETZ21 Pro ?

Les retours que je reçois sont assez constants : avec des objectifs Sony récents, la performance perçue est très proche de celle d’un objectif natif. L’autofocus ne devient pas plus lent au point d’être gênant, la stabilisation fonctionne, la qualité d’image reste identique puisqu’aucune lentille n’est ajoutée.

La seule différence possible concerne certains objectifs tiers ou plus anciens, qui peuvent montrer une légère variabilité dans le suivi AF. Rien de bloquant, mais c’est bon à savoir.

En clair : la Megadap ETZ21 Pro permet d’utiliser des objectifs Sony E/FE sur un Nikon Z sans perte de qualité et avec un autofocus fonctionnel. La version Pro+ ajoute surtout de la robustesse et une meilleure étanchéité.

Alternatives possibles

D’autres adaptateurs Sony E → Nikon Z existent, mais ils offrent rarement le même niveau de compatibilité, notamment en autofocus continu. La Megadap ETZ21 Pro reste l’une des solutions les plus solides, avec un suivi dans le temps assuré par des mises à jour régulières.

FAQ : réponses aux questions sur la bague Megadap ETZ 21 Pro Sony E vers Nikon Z

L’autofocus fonctionne-t-il en pratique ?

Oui, selon les retours d’utilisateurs, l’autofocus continu fonctionne bien et le suivi de sujet se montre fiable sur les boîtiers récents.

La stabilisation est-elle active ?

Oui. La stabilisation du boîtier fonctionne, et lorsqu’une optique Sony stabilisée est utilisée, les deux systèmes se complètent correctement.

L’adaptateur change-t-il la qualité d’image ?

Non. Il n’y a aucune lentille interne dans la Megadap ETZ21 Pro, donc aucune dégradation optique possible.

Faut-il mettre à jour la bague ?

Oui, les mises à jour améliorent la compatibilité et corrigent certains comportements AF avec des optiques spécifiques.

Est-ce une solution fiable ?

Les retours que je reçois sont cohérents : la bague est fiable dans le temps, tant que l’ensemble boîtier/optique est compatible avec les versions de firmware en cours.

Plus d’infos sur le site Megadap.


Flicker sur un Nikon Z, c’est quoi et comment l’utiliser

Le terme « Flicker » ou « Flickering » sur un appareil photo hybride Nikon Z désigne la fonction de réduction du scintillement. Cette fonction détecte la fréquence de clignotement des sources lumineuses artificielles comme l’éclairage fluorescent ou LED, puis elle ajuste le temps de pose pour réduire l’effet de scintillement sur les photos. Voici comment elle fonctionne et comment l’utiliser.

Flickr : comment ça fonctionne ?

La fonction Flicker sur un Nikon Z détecte la fréquence de scintillement des sources d’éclairage artificielles (lumières fluorescentes, LED). Elle synchronise alors la prise de vue avec les instants précis où le scintillement est le moins prononcé.

La fonction de réduction du scintillement est capable de détecter le scintillement à 100 et 120 Hz, ce qui correspond respectivement aux alimentations électriques en courant alternatif de 50 et 60 Hz.

Une fois la fréquence détectée, l’appareil ajuste le temps de pose pour qu’il soit en phase avec les moments où la lumière est à son maximum de luminosité. Cela permet d’éviter les variations d’exposition dues au scintillement, d’une photo à l’autre. Cela peut impliquer de prendre la photo à un instant précis dans le cycle de scintillement de la lumière.

En mode automatique ou expert, l’appareil gère tout de manière autonome. En mode manuel, vous choisissez d’activer ou non la fonction Flickr, selon les conditions de prise de vue et les résultats souhaités.

Quand utiliser la fonction Flickr sur un Nikon Z ?

Les situations de prise de vue suivantes sont des exemples pour lesquels la fonction Flickr sur un Nikon Z est utile pour améliorer la qualité de vos photos :

  1. Photo de sport en intérieur : Dans les gymnases ou les locaux fermés, l’éclairage est souvent fluorescent ou à LED, il peut causer des variations d’exposition et de couleur sur les photos prises avec des temps de pose courts. La fonction Flicker sur un Nikon Z permet d’éviter ces variations, en assurant une exposition uniforme.
  2. Reportage et spectacles en intérieur avec éclairage artificiel : Lors de concerts, conférences ou événements en salle, le scintillement des lumières peut créer des stries ou des incohérences de couleur sur vos photos. Utiliser la fonction Flickr vous aide à assurer la meilleure qualité d’image possible.
  3. Portrait en studio : Certains types d’éclairage peuvent provoquer un scintillement. Utiliser la fonction de réduction de scintillement Flickr permet d’éviter des variations indésirables d’éclairage sur le visage ou les vêtements du sujet.
  4. Photo animalière en éclairage artificiel : Dans les zoos ou les aquariums, l’éclairage peut présenter des fluctuations selon sa nature, la fonction Flickr des Nikon Z aide à obtenir des images bien exposées des animaux.
  5. Photo urbaine de nuit : Les éclairages urbains et les panneaux d’affichage LED peuvent causer du scintillement. La réduction de scintillement Flickr aide à faire des photos urbaines nocturnes plus uniformes.
  6. Vidéo : En vidéo, le scintillement peut être encore plus visible qu’en photo. Utilisez la fonction Flickr sur un Nikon Z lors de l’enregistrement vidéo dans des conditions d’éclairage artificiel.

Comment activer la fonction Flickr sur un Nikon Z

Pour activer la fonction de réduction de scintillement sur un hybride Nikon, suivez ces étapes :

  1. Allumez l’appareil photo
  2. En mode photo, allez dans le menu de prise de vue photo, puis sélectionnez l’option « Photo avec réduction scintillement » ou assimilé
  3. En mode vidéo, allez dans le menu de prise de vue vidéo, puis sélectionner « Réduction du scintillement » et choisissez l’option de fréquence
  4. Sélectionnez l’option et activez là et sortez du menu
  5. Prenez quelques photos dans un environnement où le scintillement est un problème pour voir comment la fonction affecte vos images.

Notez que les étapes spécifiques peuvent varier selon le modèle de votre appareil photo Nikon. Vérifiez dans le manuel utilisateur ce qu’il en est pour le vôtre.

Avantages / Inconvénients

Avantages

Amélioration de la qualité d’image : la réduction de scintillement permet d’obtenir des images avec une exposition et une couleur plus constantes dans des environnements avec éclairage artificiel.

La Flicker sur un Nikon Z est particulièrement utile dans des environnements où l’éclairage change rapidement, comme les salles de sport, les concerts ou les intérieurs éclairés par des lumières fluorescentes ou LED. Elle aide à éviter les photos sous-exposées ou avec des couleurs inexactes dues au scintillement.

Inconvénients

L’utilisation de la fonction Flicker sur un Nikon Z peut limiter les choix de temps de pose, car l’appareil doit synchroniser la prise de vue avec le cycle de scintillement. Cela peut être contraignant dans des situations nécessitant un temps de pose spécifique, comme dans la capture de mouvements très rapides.

L’efficacité de la réduction de scintillement peut varier en fonction du type et de la qualité de l’éclairage artificiel. Dans certains cas, elle peut ne pas être totalement efficace, notamment avec des lumières qui ont un scintillement très rapide ou irrégulier.

Vous risquez de ne pas obtenir les résultats attendus si la fréquence de l’alimentation secteur de l’éclairage change pendant la prise de vue en rafale.

Il se peut que le scintillement ne soit pas détecté ou que les résultats attendus ne soient pas obtenus selon la source lumineuse et les conditions de prise de vue, par exemple avec les scènes très éclairées ou comportant des arrière-plans sombres. Il est également possible de ne pas obtenir les résultats attendus avec des sources lumineuses décoratives ou non standard.

Tous les conseils de réglage et utilisation de la série Nikon Z


Quelle précision des points autofocus en bord d’image sur un Nikon Z hybride ?

Quelle précision pouvez-vous attendre des points autofocus sur un Nikon Z hybride quand on sait que les points autofocus (collimateurs) situés en périphérie du cadre sont moins précis que les collimateurs centraux ? La réponse est simple.

Précision des points autofocus sur un Nikon Z hybride : principe

Le fonctionnement de l’autofocus des appareils photo hybrides Nikon Z diffère de celui des reflex numériques de la marque.

Dans les reflex Nikon, en mode visée optique, la mise au point automatique implique l’emploi d’un capteur AF spécifique pour la détection de phase, situé à l’intérieur du boîtier. En mode visée écran Live View, ces appareils utilisent plutôt la détection de contraste sur le capteur d’image.

En revanche, la série Nikon Z adopte une approche hybride pour l’autofocus, combinant les technologies de détection de phase et de contraste et le capteur image. Cette combinaison permet à l’appareil de basculer entre les deux systèmes selon les besoins, que ce soit en utilisant le viseur électronique ou l’écran.

Quelle précision des points autofocus sur un Nikon Z hybride ?

répartition des points AF sur un hybride Nikon Z (ici 493 points AF sur Nikon Z 7II)
Illustration (C) Nikon Corp.

Un des points forts de ce système réside dans la répartition des points AF à détection de phase sur la quasi intégralité du capteur image alors qu’ils sont concentrés au centre du cadre sur les reflex. Les hybrides offrent ainsi une couverture des points AF d’environ 90 % dans la zone d’image, particulièrement lors de l’utilisation de l’AF point sélectif.

Les hybrides Nikon Z se démarquent des reflex ainsi

  1. Couverture AF étendue : Les hybrides Nikon Z offrent une couverture AF plus large, couvrant la majeure partie du cadre. Cela permet une mise au point précise même sur des sujets situés en périphérie.
  2. Technologie AF sur le capteur : Les hybrides utilisent des capteurs avec des pixels dédiés à la détection de phase. Cette technologie permet une mise au point plus précise et réactive sur l’ensemble du cadre.
  3. AF en faible lumière : Les hybrides Nikon Z sont généralement capables de faire la mise au point dans des conditions de faible luminosité plus efficacement que les reflex, ce qui améliore également la précision des points AF périphériques.
  4. Mises à jour du firmware : Nikon sait mettre à jour le firmware de ses hybrides, améliorant souvent les performances de l’AF, y compris la précision et la réactivité des points AF sur tout le cadre.
  5. Détecteurs AF multipoints : Les hybrides Nikon Z disposent d’un nombre plus élevé de points AF, ce qui permet une meilleure précision et suivi des sujets, même lorsqu’ils se déplacent vers les bords du cadre.

Tous les conseils de réglage et utilisation de la série Nikon Z


Bague Nikon FTZ vs FTZ2 comparatif et rumeurs, rétablissons la vérité !

Vous ne savez pas quelle bague Nikon FTZ choisir entre la version 1 et la version 2 ? Vous lisez de nombreuses rumeurs qui circulent sur ces bagues Nikon FTZ et FTZ2, vous laissant penser qu’elles nuisent au bon fonctionnement de votre hybride Nikon lorsqu’il est équipé d’un objectif Nikon pour reflex ?

Voici de quoi savoir choisir entre la bague Nikon FTZ et la FTZ2, de quoi distinguer les mythes de la réalité et comment optimiser l’utilisation de votre hybride Nikon sans devoir remplacer tous vos objectifs.

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Depuis la sortie des premiers Nikon hybrides en 2018, je lis tout et son contraire sur le web et les réseaux sociaux à propos de la bague Nikon FTZ. Il en est de même depuis octobre 2021 et l’arrivée de la bague Nikon FTZ2.

Afin de lever le doute sur le choix et l’utilisation de cette bague, qui permet de coupler un objectif pour reflex Nikon F sur un hybride Nikon Z plein format ou APS-C, je réponds aux fausses informations et je vais les détailler dans cet article qui reprend le contenu de cette vidéo.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2 : le jeu des différences

Il existe deux versions de bague Nikon FTZ (F to Z), la version 1 et la version 2. La différence principale entre ces deux bagues d’adaptation réside dans leur conception physique et leur ergonomie.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de profil, les bagues Nikon FTZ (à gauche) et FTZ2 (à droite) sont identiques au support pour trépied près pour la bague FTZ.

Bague Nikon FTZ vs FTZ2

Vue de face, seul le support pour trépied, à nouveau, différentie ces deux bagues.

Conception et taille

La première version de la bague d’adaptation Nikon FTZ présente un design plus grand avec une face inférieure proéminente. Cette partie s’étend en dessous de la bague, pouvant servir de support ou de prise en main supplémentaire. Cependant, cette conception peut gêner l’utilisation de certains trépieds.

Avec la FTZ II, Nikon a supprimé la proéminence inférieure, pour un design plus compact. La bague est moins encombrante et plus compatible avec les trépieds ou accessoires de fixation.

Compatibilité

Les deux bagues offrent la même compatibilité en termes d’objectifs. Dotées d’une électronique interne et d’un contrôle par firmware, elles permettent d’utiliser la majorité des objectifs à monture Nikon F sur les hybrides à monture Z, de même que la plupart des objectifs tiers en monture Nikon F compatibles AF-S ou AF-P. Cependant, les objectifs sans moteur de mise au point intégré (comme les AF-D) ne bénéficient que d’une mise au point manuelle.

J’ai listé plus bas toutes les incompatibilités et limites connues à ce jour avec les objectifs Nikon F pour reflex.

Les fonctionnalités offertes par les deux bagues, comme la transmission des informations EXIF, le support de l’autofocus et de la mesure d’exposition, sont identiques. La différence entre la Nikon FTZ et la FTZ II est donc principalement esthétique et ergonomique.

Nikon FTZ Nikon FTZ 2
Poids 136 g 121 g
Largeur 70 mm 70 mm
Hauteur 80 mm 70 mm
Accessoires fournis bouchon arrière pour objectif LF-N1 bouchon arrière pour objectif LF-N1

Bagues Nikon FTZ et FTZ2 et fausses rumeurs

La bague Nikon FTZ dégrade la qualité d’image

Faux. La bague Nikon FTZ ne dégrade pas la qualité d’image. Elle consiste en un simple couplage mécanique et électronique, ne comporte aucune lentille, elle ne peut donc pas affecter la qualité d’image.

La bague FTZ ralentit l’autofocus

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas l’autofocus. Elle sert de liaison entre l’objectif et le boîtier, transmettant les informations électroniques. Si l’autofocus est lent, cela dépend de l’objectif, non de la bague. Certains téléobjectifs Nikon F peuvent prendre plus de temps à parcourir toute la plage de mise au point que les NIKKOR Z équivalents.

La bague FTZ modifie la focale

Faux. La bague ne modifie pas la focale de l’objectif. La focale est propre à l’objectif et ne change pas selon le boîtier et/ou la bague sur lequel il est monté. De plus la bague FTZ ne comporte aucune lentille, elle ne peut pas avoir d’impact sur la focale. Sa longueur permet de compenser la différence de position du capteur dans le boîtier entre reflex et hybride (le tirage mécanique) pour que la focale reste identique.

La bague FTZ génère un flou de bougé

Faux. La bague FTZ n’induit aucun flou de bougé. C’est un système sans jeu mécanique. Tout flou de bougé potentiel est lié à des facteurs externes à la bague (le photographe et le temps de pose par exemple) mais en aucun cas à la bague elle-même.

La bague FTZ ralentit le mode rafale

Faux. La bague FTZ ne peut pas ralentir le taux de déclenchement en mode rafale car la transmission électronique et le couplage mécanique sont sans incidence sur ce mode. La bague FTZ communique avec un objectif Nikon F plus vite qu’un reflex, la performance ne peut en aucun cas être dégradée.

La bague FTZ ralentit le déclenchement sur un Nikon Z

Faux. La bague FTZ ne ralentit pas le déclenchement. Le seul ralentissement à noter est un délai ponctuel de l’ordre d’1,5 seconde à l’allumage du boîtier, correspondant à l’initialisation du dialogue entre objectif et boîtier.

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Incompatibilité des objectifs et spécifications de la bague Nikon FTZ

Note : la bague FTZ/FTZ 2 comprend une électronique pilotée par un processeur, donc un firmware. Pensez à faire les mises à jour de ce firmware lorsque Nikon les publie afin d’assurer la compatibilité la plus grande.

Objectifs AF-S, AF-I et AF-P

Ces objectifs récents offrent une expérience optimale avec la bague Nikon FTZ. Ils garantissent une mise au point automatique rapide, des corrections de distorsion et un contrôle total des données EXIF et de l’exposition.

Toutefois, les corrections de distorsion ne sont pas toujours complètes, et une certaine distorsion peut subsister, comme avec le 28-300mm VR. Le diaphragme s’ouvre et se ferme automatiquement pour chaque prise de vue, restant ouvert pour une mise au point précise.

Objectifs DX APS-C

La bague FTZ permet de monter un objectif pour reflex APS-C sur un hybride Nikon Z DX, comme le Z 50. La monture Z est alors compatible avec la monture F des objectifs Nikon APS-C.

Sur les appareils Nikon Z, un recadrage DX est appliqué automatiquement, et l’image DX remplit intégralement le viseur. Les objectifs DX récents, y compris les séries AF-S et AF-P, sont parfaitement fonctionnels, tandis que les anciens modèles DX nécessitent une mise au point manuelle.

Objectifs AF-D

Les objectifs AF-D ne bénéficient pas de la mise au point automatique avec la bague FTZ, en raison de l’absence de moteur intégré dans le boîtier. Le diaphragme reste fixe à l’ouverture de prise de vue, ce qui peut rendre la mise au point manuelle moins précise. Cependant, ces objectifs conservent une communication EXIF complète et un contrôle de l’exposition.

Objectifs AF

Sans moteur de mise au point automatique dans la bague FTZ ni dans le boîtier, les objectifs AF ne supportent pas l’autofocus. Cependant, ils maintiennent une communication EXIF complète et un contrôle d’exposition.

Les objectifs AI-P, similaires aux anciens objectifs AF, fonctionnent en mise au point manuelle avec une communication et un contrôle d’exposition complets.

Objectifs AI, AI-S & Series E

Pour ces objectifs la bague FTZ ne gère pas l’ouverture automatique du diaphragme, limitant ainsi leur fonctionnalité en termes de données EXIF et d’aide à la mise au point. La visée se fait à ouverture réelle, commandée par la bague de diaphragme sur l’objectif.

Pour les objectifs à monture F manuelle (non-AI), si vous pouvez monter en toute sécurité un ancien objectif pré-AI, il fonctionne de la même manière que les objectifs manuels AI convertis, AI, AI-S & séries E.

Téléconvertisseurs Nikon F

Les téléconvertisseurs, notamment le TC-20E et ses versions ultérieures, sont compatibles avec la bague. C’est une amélioration significative par rapport aux reflex numériques, où la mise au point automatique ne fonctionnait qu’avec le capteur central.

Bague FTZ/FTZ2 Nikon : en conclusion

Ne croyez pas tout ce qui circule sur le web à propos de la bague Nikon FTZ ou FTZ2. Beaucoup d’informations sont fausses. Pour plus de détails, consultez le site Nikon.

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Licence Luminar NEO 2024, toutes les infos sur la licence perpétuelle

En 2024, la licence perpétuelle (à vie) de Luminar NEO continue d’exister. Ce qui a fait le buzz sur les sites d’infos US, publié par certains rédacteurs n’ayant pas toujours pris le temps de lire l’intégralité du communiqué de presse et de poser les bonnes questions pressés qu’ils étaient de faire des vues, s’est avéré faux. Les plus consciencieux ont rectifié quelques jours plus tard, mais le mal était fait. Voici pourquoi.

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Luminar NEO : la licence perpétuelle reste

Après avoir reçu moi aussi ce communiqué de presse étonnant de la part de Skylum, je me suis senti obligé de poser des questions à l’éditeur. En effet j’avais échangé avec eux quelques jours plus tôt au sujet des nouveaux modes de licences en 2024 pour Luminar NEO. Or, ce qui m’avait été dit était l’inverse de ce que je pensais comprendre du communiqué de presse. Étonné, j’ai donc repris contact et demandé des explications. Elles ont mis quelques jours à arriver car l’équipe de communication Skylum avait fort à faire pour corriger le tir.

Le texte du communiqué de presse n’était pas le plus judicieux qui soit, il faut le dire. Ce qui fait que beaucoup de sites, dont les sites US et les sites de rumeurs, l’ont interprété au premier degré sans aller plus loin. Ont suivi des annonces fracassantes sur le passage forcé à l’abonnement. C’est faux.

Après avoir échangé plusieurs fois avec Skylum, j’ai fini par obtenir le détail précis des nouveaux modes de licences Luminar NEO 2024, publié depuis sur leur site (voir le détail plus bas).

En 2024, Skylum met l’accent sur le mode de licence Luminar NEO avec abonnement pro, mais la licence perpétuelle reste. Je précise bien « en 2024 », je ne présage surtout pas de l’avenir.

Concrètement, cela signifie que vous pourrez toujours vous procurer une licence Luminar NEO 2024 perpétuelle ou « à vie », disposer des mises à jour, mais que vous ne pourrez pas utiliser les extensions basées sur l’IA générative. C’est la limite.

Les extensions et outils d’IA générative sont GenErase, GenSwap et GenExpand, et les futures fonctionnalités non encore connues à la date de publication de cet article.

Voici ce qui change : dès le 26 décembre 2023, Luminar Neo ne mettra plus à disposition des options d’achat additionnelles comme les Extensions individuelles et les Packs d’Extensions. Ces dernières seront dorénavant intégrées directement dans Luminar Neo. Par ailleurs, le Pass « Parcours Créatif 2023/24 » ne sera plus proposé après le 5 janvier 2024.

Plutôt que de lancer des extensions et mises à jour tout au long de l’année, Skylum envisage de proposer deux importantes mises à jour annuelles de Luminar NEO. Ces mises à jour majeures comprendront de nouvelles fonctionnalités et améliorations. En outre, des mises à jour mineures seront déployées régulièrement pour optimiser les performances et corriger les bugs.

En savoir plus sur Luminar NEO et la différence entre ce logiciel et les précédents Luminar AI et Luminar 4

Luminar NEO 2024 : tous les détails

Voici les informations reprises du site Skylum (voir la version officielle en anglais) qui précise comment tout s’organise selon ce que vous avez déjà ou allez acheter.

1- vous avez une licence Luminar NEO perpétuelle sans extension

  • vous avez accès à toutes les mises à jour (sauf outils d’IA générative)
  • vous pouvez passer à l’abonnement pro pour accéder aux outils d’IA générative et aux extensions
  • vous n’avez pas accès aux extensions sans ce forfait

2- vous avez une licence Luminar NEO perpétuelle et le pack d’extensions

  • vous avez accès à toutes les mises à jour (sauf outils d’IA générative)
  • vous pouvez passer à l’abonnement pro pour accéder aux outils d’IA générative et aux extensions associées
  • vous conservez l’accès aux extensions déjà achetées

3- vous avez une licence Luminar NEO perpétuelle et le Creative Pass 2023/24

  • vous avez un accès étendu aux extensions IA génératives jusqu’au 31 décembre 2024
  • vous pouvez passer à l’abonnement pro pour accéder aux outils d’IA générative et aux extensions associées après le 31 décembre 2024

4- Vous avez une licence Luminar NEO perpétuelle et des extensions et le Creative Pass 2023/24

  • vous avez accès à toutes les mises à jour (sauf outils d’IA générative)
  • vous avez un accès étendu aux outils d’IA générative jusqu’au 31 décembre 2024
  • vous avez un accès illimité aux extensions déjà achetées
  • vous pouvez passer à l’abonnement pro pour accéder aux outils d’IA générative et aux extensions associées après le 31 décembre 2024

5- Vous avez un abonnement Luminar NEO « Explore »

  • vous avez accès à toutes les mises à jour (sauf outils d’IA générative)
  • vous pouvez passer à l’abonnement pro pour accéder aux outils d’IA générative et aux extensions associées

6- Vous avez un abonnement Luminar NEO « Ultimate ou Pro »

  • vous avez accès à tout sans aucune limite d’outils ou de date

Skylum a souhaité simplifier son modèle de licences, vous comprenez pourquoi.

Toujours est-il que contrairement à ce que vous pouvez peut-être lire ailleurs, votre licence Luminar NEO perpétuelle va continuer à vous autoriser l’utilisation du logiciel, le logiciel recevra les mises à jour et vous pourrez toujours acheter la licence perpétuelle valable « à vie ».

Si vous avez déjà des extensions, vous pourrez continuer à les utiliser. Si par contre vous souhaitez disposer des outils et extensions d’IA génératives, vous devrez passer au forfait pro, la formule unique et complète désormais.

Comprenez toutefois que, comme pour la plupart des éditeurs de logiciels, le modèle de l’abonnement est le modèle conçu pour rester, et que rien ne garantit que la licence perpétuelle va rester en 2025. Ceci peut d’ailleurs vous rappeler l’histoire de la licence perpétuelle Lightroom 6 et de son concurrent interne de l’époque, l’abonnement Lightroom CC devenu depuis une unique formule Lightroom Classic dans le Creative Cloud pour la photo Adobe.

Le modèle de l’abonnement est le modèle choisi par la plupart des éditeurs de logiciels et d’applications mobiles (dont Adobe, Capture One, Photomator ou Photo Mechanic). Ce modèle leur assure un revenu régulier, alors que les achats de licences perpétuelles ne le peuvent pas. De là à dire que c’est une bonne chose, il y a un pas que je ne franchis pas, mais c’est la réalité du moment pour les logiciels propriétaires.

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Sur des photographies, David Campany

Dans son livre « Sur des photographies », David Campany vous offre un nouveau regard sur votre façon de penser les photos. Vous êtes curieux de découvrir ce que cela signifie et qui est David Campany ? Je vous dis tout.

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Sur des photographies : présentation

Ce livre va vous dérouter si vous vous attendez à trouver un livre sur la culture photographique. Il s’agit plutôt d’une exploration profonde de la photographie, au-delà de la simple capture d’images.

David Campany est un auteur britannique, commissaire d’exposition et enseignant. Dans ce livre, il aborde la photographie non seulement en tant qu’artiste mais aussi en tant que théoricien et historien à la différence de ses livres de photographie tels que « Road Trips » ou « Adventures in the Lea valley« , mettant en lumière sa passion pour les voyages et l’histoire de la photo.

Sur des photographies, David Campany

Dans ce livre, Campany vous propose une exploration de la photographie comme moyen de rendre les choses immobiles, « calmant ainsi le flux incessant d’un monde agité » pour reprendre son expression.

Il aborde en particulier le changement de signification d’une photographie au fil du temps et se pose la question de l’impact de la surproduction d’images à l’ère numérique sur notre pratique photographique.

Sur des photographies, David Campany

À qui s’adresse ce livre ?

A lire le début de cette chronique, vous pourriez penser que ce n’est pas pour vous, que ces réflexions ne s’adressent pas aux photographes amateurs, que « ça phosphore un peu trop » à la différence de la chronologie et histoire de la photo de Paul Lowe. Détrompez-vous.

Ce livre s’adresse autant aux amateurs éclairés qu’aux experts en photographie. Il va vous intéresser si vous cherchez à approfondir votre compréhension de l’art photographique, si vous vous sentez l’âme d’un(e) passionné(e) d’histoire et de culture photographique. « Sur des photographies » va vous offrir des perspectives variées basées sur la présentation de nombreuses oeuvres dont quelques-unes sont passées à la postérité comme Beverly Boulevard and La Brea Avenue de Stephen Shore, page 185, ou Marylin Monroe, Actress par Richard Avedon page 206.

Sur des photographies, David Campany

David Campany vous propose deux façons d’étudier ces photographies, par l’attrait pour les conventions esthétiques ou par l’attrait pour les mots accompagnant les photos. Ceux-ci illustrent les légendes, enrichissant et transformant la lecture des images. Il évoque aussi des figures emblématiques telles que William Henry Fox Talbot et des œuvres influentes comme « The Pencil of Nature », reliant ainsi l’histoire et l’évolution contemporaine de la photographie.

J’ai mis du temps à savoir sous quel angle parcourir ce livre, et quoi en tirer. Avant de comprendre que Campany, en tant qu’enseignant et historien, s’intéresse non seulement aux images elles-mêmes mais à la façon dont nous les percevons. Le livre peut d’ailleurs se lire de différentes manières, de façon chronologique ou en vous arrêtant sur les photos qui vous attirent.

Sur des photographies, David Campany

« Sur des photographies » de David Campany est une lecture pertinente si vous cherchez à comprendre la photographie en considérant que ce n’est pas qu’un art mais qu’il s’agit aussi d’un reflet de notre société et de notre histoire commune. Un livre déroutant de prime abord, qui deviendra vite fascinant si vous prenez le temps de l’étudier.

Proposé par les éditions Eyrolles, adapté en français par l’auteur, enseignant et photographe Gildas Lepetit-Castel, disponible au tarif de 29,90 euros, voici un ouvrage de 264 pages joliment relié et fort bien imprimé qui pourra devenir un des piliers de votre bibliothèque.

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