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Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro : l’ultra-macrophotographie en ligne de mire

Présenté en mars 2018 et disponible depuis l’été de la même année contre 499 euros, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro porte bien son nom puisqu’il se destine à l’ultra-macrophotographie. Littéralement. Ce test Laowa 25 mm f/2.8 s’est imposé à moi : que pouvez-vous bien faire avec une telle optique ?

Comme tous les objectifs du constructeur chinois, connu aussi sous le nom de Venus Optics, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro renonce à la polyvalence pour ne se consacrer qu’à une seule et unique tâche, en l’occurrence photographier le monde qui vous entoure en très, très gros plan, avec un facteur de grossissement allant de 2,5 x à 5 x. Autant dire qu’il vaut mieux ne pas le mettre entre toutes les mains.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

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Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro, présentation et contexte

Outre leurs origines asiatiques, il existe un autre point commun entre les optiques coréennes Samyang  et les optiques chinoises Laowa : toutes deux sont, en France, importées par la même société, Digit-Access, qui à n’en pas douter raffole des optiques pour le moins exotiques (voir le test du Samynag AF 14mm f/2.8 F pour Nikon).

Au moment d’écrire ces lignes en janvier 2019, le catalogue Laowa comporte dix optiques, toutes plus folles les unes que les autres. Citons par exemple :

  • le 9 mm f/2,8 Zero-D,
  • le 15 mm f/2 FE Zero-D,
  • le 12 mm f/2,8 Zero-D, tous trois à distorsion nulle.

Le 24 mm f/14 2x Macro, aux faux airs d’endoscope, ambitionne lui d’aller photographier très, très près des sujets inaccessibles aux objectifs de forme commune.

Dans cette famille haute en couleur, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro ne dénote pas.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : le making of de la photo ci-dessous

Disponible en montures Nikon F, Canon EF, Pentax K et Sony FE, il couvre le format 24 x 36 mm. En monture Nikon F, il n’a aucun équivalent, et il faut aller chercher du côté de Canon le MP-E 65 mm f/2.8 1-5x Macro Photo pour trouver quelque chose qui s’en rapproche (plutôt de loin que de près).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

A qui se destine cet Ultra Macro ?

Si vous aimez bien chercher la petite bête, peut-être trouverez-vous en ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro votre parfait compagnon de photographie, qui ne sait faire rien d’autre que capturer les tous petits sujets en les grossissant entre 2,5x et 5x.

Pour tous les autres photographes, vous oscillerez entre le « bizarre bizarre, comme c’est étrange ! » de Louis Jouvet, voire l’un peu plus lapidaire « le tout-venant a été piraté par les mômes. Qu’est ce qu’on fait ? On se risque sur le bizarre ? » d’un Audiard dans la cuisine…

Dans tous les cas, si vous êtes du genre à partir photographier la fleur au fusil, sans aucune préparation, dans l’espoir de revenir avec une cueillette d’images capturées à la volée, vous pouvez rebrousser chemin. Cet « Ultra Macro » est un partenaire particulier qui demande une bonne dose de savoir-faire, et pas mal de patience.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/500 sec. – f/4 – ISO 1.000

Qualité de construction et prise en main

La première chose que vous ferez forcément en sortant le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro de sa boîte sera de lui donner un bon coup de couteau, ou du moins de ciseau. Vraiment. Car cet objectif vient emballé dans du plastique, sous-vide, comme du saumon fumé.

Si le but était de marquer les esprits, c’est réussi, même si la manœuvre n’est pas franchement écolo… Ceci dit, au passage, quitte à faire dans l’excès de zèle quant à l’emballage, j’aurais préféré un petit pochon en textile pour transporter l’objectif, voire une housse sur mesure (soyons fous).

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 2,5:1

Malgré sa silhouette longiligne (58,2 mm de diamètre, entre 82 mm au rapport de grossissement 2,5:1 et 139 mm de longueur au rapport de grossissement 5:1), cet objectif paraît très dense en main. La fiche technique annonce rien de moins que 400 grammes, soit à peine moins que l’AF-S Micro NIKKOR 60mm f/2.8G ED.

La qualité de construction est irréprochable, toute de verre et de métal, avec une jolie finition noir satiné. Juste après la sortie de boîte, la bague de mise au point/de grossissement est un peu raide et dure à manier, un petit rodage manuel s’imposera donc. Ceci dit, cette dureté est la garantie que l’objectif ne se déploiera pas même la tête en bas. Vous trouverez également une seconde bague pour l’ouverture, graduée entre f/2,8 et f/16, qui sert essentiellement à contrôler la profondeur de champ. Le bouchon d’objectif se clipse après une légère rotation, ce qui assure son bon maintien.

Laowa a prévu deux accessoires pour utiliser au mieux son Ultra Macro, accessoires dont je ne dispose pas. Il s’agit d’un collier de pied, pour monter l’objectif sur un trépied ou, encore mieux, un banc de reproduction, et d’une lampe annulaire à LED à fixer autour de la lentille frontale et alimentée en Micro USB, par exemple depuis une batterie d’appoint. Laowa recommande un voltage de 5V pour une intensité de 2,1 A.

Comme il n’y a aucun contact électronique sur l’objectif, il n’y a aucune communication avec le boîtier. Les données EXIF ne seront pas renseignées. Toutefois, cela n’empêche pas notre Nikon D750 sur lequel il était monté de parvenir à produire une exposition correcte en l’utilisant en mode priorité ouverture… à f/2,8. Dès que vous déciderez de fermer un peu le diaphragme, il va falloir jouer avec la compensation d’exposition ou basculer en exposition manuelle et y aller à tâtons.

Mise au point

Dans sa boîte, l’objectif est accompagné d’un mode d’emploi très succinct dont le chapitre « mise au point » vaut le détour. Le constructeur propose deux techniques, qui peuvent être résumées ainsi :

  • Technique 1 : fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point,
  • Technique 2 : faire la mise au point puis fixer le rapport de grossissement puis faire la mise au point.

J’ai connu plus explicite… En fait, c’est juste que la bague de mise au point n’en est pas vraiment une, voire pas du tout, et que la seule manière d’ajuster le point de netteté est soit de rapprocher le boîtier du sujet, soit rapprocher le sujet du boîtier, en fonction des possibilités du moment. En effet, la distance de mise au point est fixe et dépend du rapport de grossissement sélectionné, oscillant entre 45 mm au rapport 2,5:1 et 40 mm au rapport 5:1.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rapport de grossissement 5,0:1

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : position rentrée

Si vous avez bien suivi, entre les deux positions, l’objectif s’allonge de 57 mm, donc à un moment ou un autre vous allez forcément être obligé de déplacer votre boîtier (ou votre sujet). Dans le feu de l’action, le but du jeu va alors être de ne pas perdre votre cadrage et, vous pouvez me croire, ce n’est pas chose aisée tant le moindre millimètre de décalage prend des ampleurs bibliques. Car il faut se souvenir qu’un rapport de grossissement de 2,5:1 signifie que le sujet est projeté en 2,5 x plus grand sur le capteur, et 5x plus grand dans le cas du rapport maximal 5:1.

Dit autrement, même sur un capteur 24 x 36 mm, un simple écart de 5 mm vous fait sortir du cadre (et c’est bien sûr encore pire si vous utilisez un boîtier APS-C)… Du coup, si la prise de vue à main levée n’est pas impossible, l’exercice se révèle très, très compliqué.

Ici, je ne saurais que trop vous conseiller de travailler en Live-View si vous utilisez un reflex, surtout que très rapidement, vous finirez par ne plus rien y voir du tout dans le viseur optique. Si vous utilisez un hybride Nikon Z 6 ou Nikon Z 7, le focus peaking vous sera d’une aide précieuse.

Dans tous les cas, entre la délicatesse de la mise au point, l’obscurité de la visée, les temps de pose souvent assez longs requis, il me semble bien illusoire de capturer sur le vif des fourmis en mouvement, tel que Laowa le suggère dans ses photos de démonstration diffusées lors du lancement de l’objectif.

Rendu optique : Profondeur de champ et Bokeh

Cadrer correctement est déjà en soit un exercice demandant de la minutie. Il faut ensuite jouer avec la profondeur de champ d’une feuille de cigarette.

Comme ils sont sympas chez Laowa, un tableau de profondeur de champ est présent dans la notice d’utilisation. Au plus fin, cette profondeur de champ est de seulement 0,05 mm au grossissement 5:1 et à f/2,8 et, au maximum, de 0,514 mm au grossissement 2,5:1 à f/16. Autant dire que vous oscillez entre rien et pas grand chose.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/40 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

 

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/13 sec. – f/4 – ISO 1.000

Du coup, lorsque vous parvenez à prendre une image focalisée à l’endroit où vous le vouliez, c’est déjà une petite victoire et une grande satisfaction en soit. Mais il faudra garder à l’esprit que si vous voulez jouer la carte de la sécurité en diaphragmant, vous devrez alors compenser en jouant sur la vitesse d’obturation ou la sensibilité. D’où le trépied et/ou un éclairage complémentaire quasiment indispensables.

Et le bokeh dans cette histoire ? Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro utilise un diaphragme à 8 lamelles, ce qui est déjà bien sur un objectif conventionnel mais, dans le cas particulier de la macrophotographie, permet des arrières plans et des transitions très crémeuses et toutes en douceur. D’une manière générale, le rendu est d’une agréable et onirique douceur.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/800 sec. – f/4 – ISO 1.000

Rendu optique : Vignettage et déformation

Laowa s’est fait le champion de l’absence de déformation et force est de reconnaître que sur cet Ultra Macro, vous ne constaterez point de déformation. Du vignettage non plus, d’ailleurs, ce qui est d’autant plus impressionnant lorsque vous vous souvenez que les capteurs 24 x 36 mm sont couverts.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/25 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/320 sec. – f/4 – ISO 1.000

Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : les photos

Toutes les photos de ce test sont disponibles en pleine définition en cliquant sur la photo ci-dessous :

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro peut vous intéresser si :

  • vous êtes déjà équipé en trépieds, bancs de reproduction et éclairages d’appoints,
  • vous cherchez à combiner exercice zen et macrophotographie,
  • vous ne vous êtes jamais remis de Microcosmos (version nature morte),
  • vous aimez bien savoir comment les toutes petites choses sont faites,
  • vous aimez couper les cheveux en quatre.

Le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro va moins vous intéresser si :

  • vous êtes pressé,
  • vous ne pouvez utiliser votre appareil photo qu’à main levée,
  • vous cherchez un objectif macro rapide à mettre en œuvre,
  • vous devez photographier des sujets dont la zone d’intérêt est plus grande que 5 mm.

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/640 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2.8 2.5-5X Ultra Macro

test Laowa 25 mm f/2,8 2,5-5x Ultra Macro : 1/200 sec. – f/4 – ISO 1.000

Test Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro : ma conclusion

Quel étrange objectif que ce Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro. Inclassable, hors catégorie, il se rapproche plus du domaine de la microphotographie que de la macrophotographie classique.

Le mieux, pour l’apprécier, sera de posséder un banc de reproduction avec vis micrométrique et une flopée d’éclairages d’appoint. Et un sujet docile, c’est à dire inanimé. Exit donc la prise de vue d’insectes à la volée, exit la macrophotographie de pistils et d’étamines lorsque la brise se lève : avec son rapport de grossissement allant jusqu’à 5x et sa profondeur de champ jamais plus épaisse qu’un demi-millimètre, le Laowa 25 mm f/2,8 2,5x-5x Ultra Macro est un très mauvais candidat à la photographie improvisée sur le vif.

Si ses qualités optiques sont certaines, notamment grâce à son bokeh tout doux, sa bonne reproduction des couleurs, son absence de vignettage et de déformation, sa mise en œuvre contraignante et son ultra-spécialisation le catapultent directement dans le domaine des curiosités photographiques plutôt que des outils réellement utilisables, sinon par une poignée de spécialistes et curieux. A 499 euros la bête, sans collier de trépied ni éclairage annulaire à LED intégrés, cela fait cher la curiosité. Mais quand on aime …

Merci à Digit Access et Laowa pour le prêt de l’objectif.

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De la prise de vue à la publication : le flux de travail complet avec Lightroom (et bonnes pratiques 2026)

Trier, classer, référencer, sauvegarder, traiter – et publier vos photos. Voilà ce que recouvre réellement un flux de travail photo complet, et en particulier un flux de travail Lightroom efficace. Dans cet article, je vous partage ma méthode éprouvée — mise à jour pour 2026 — depuis la prise de vue jusqu’à la publication. Elle est pensée pour vous, photographe (débutant ou expérimenté), qui souhaitez gagner du temps, maîtriser votre chaîne de production, et montrer vos images sans perdre de fichier en cours de route.

Ce flux de travail peut aussi être appliqué, avec quelques ajustements, dans d’autres logiciels que Lightroom. Que vous utilisiez Luminar NEO, DxO PhotoLab ou Capture One Pro, les étapes restent identiques : organiser, trier, traiter et publier. Il suffit d’adapter l’outil, pas la méthode — c’est tout l’intérêt d’un workflow cohérent.

Qu’est-ce qu’un flux de travail en photographie numérique ?

Le flux de travail est l’ensemble des opérations qu’il vous faut effectuer depuis la prise de vue jusqu’à la publication de vos photos, pour que vos photos soient :

  • triées
  • classées,
  • référencées,
  • sauvegardées,
  • traitées,
  • publiées,
  • archivées.

Chaque photographe a sa façon de procéder, en particulier pour les étapes de post-traitement.

En matière de publication, les pratiques sont multiples, je présente ici les modes de publications que j’utilise, depuis le web jusqu’aux livres et vidéos.

J’ai fait le choix de l’environnement Lightroom car il me permet de tout faire sans jongler avec plusieurs logiciels, mais vous pouvez l’adapter en partie à celui que vous utilisez (voir le guide d’achat logiciels photo).

Pourquoi cette méthode ?

Parce que j’ai constaté qu’un photographe peut passer plus de temps à « faire le fichier » qu’à faire la photo.

J’ai cherché et optimisé une méthode pour traiter 600 photos en 100 minutes environ. Cela peut vous paraître ambitieux mais c’est ce dont j’ai besoin avec mes photos de spectacle. Je voulais aussi réduire la fatigue visuelle, le temps passé devant l’écran, éviter les doublons, et donner vie à mes images plus rapidement. Aussi je partage ma méthode ici, actualisée pour 2026.

Exemple concret : Vous rentrez d’un week-end photo avec 800 clichés pris au Nikon Z5II et vous voulez publier en ligne le soir : cette méthode vous le permet.

Flux de travail Lightroom étape 1 : gestion des photos, tri et classement

Dès la fin de la prise de vue, il faut récupérer les photos qui se trouvent sur vos cartes. Plus vous le faites vite, plus vous facilitez les opérations de sauvegarde. Attendre trop longtemps pour vider une carte, c’est prendre le risque d’effacer malencontreusement des photos ou de perdre la carte.

J’ai pour habitude de vider chaque carte utilisée lors d’une séance dès que je rentre chez moi, même si je sais que je n’ai pas le temps de gérer et traiter les photos immédiatement. Mais les fichiers sont sauvegardés et la carte peut resservir très vite. Cette première étape est pour moi essentielle, elle consiste à sécuriser les fichiers, sur plusieurs disques.

Vider une carte est l’expression courante, qui ne correspond pas à la réalité. Vous copiez les photos de la carte sur l’ordinateur, mais vous ne la videz pas en procédant ainsi.

1- Import des photos dans le catalogue Lightroom

Je glisse chaque carte concernée dans mon lecteur de carte, j’utilise un Lexar Professional Workflow qui gère les formats CF, SD, micro-SD et XQD car j’utilise souvent des boîtiers différents. Vous pouvez vous contenter d’un lecteur gérant les seuls formats qui vous intéressent.

ATTENTION : Évitez le transfert des fichiers par câble, c’est lent et les erreurs de copie sont fréquentes.

Lors de l’import dans le catalogue, Lightroom exécute automatiquement les opérations suivantes :

  • copie des fichiers depuis la carte vers le dossier d’importation sur mon ordinateur,
  • création d’une copie de sauvegarde de ces fichiers sur un disque dur externe,
  • création des aperçus dynamiques qui m’évitent ensuite de devoir accéder aux fichiers natifs (plus rapide),
  • référencement des photos (lecture des données EXIF).
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - mon écran d'importation dans Lightroom Classic
mon écran d’importation dans Lightroom Classic

Bonus : Lors de l’importation, vous pouvez appliquer automatiquement un paramètre prédéfini ou un mot-clé personnalisé (par exemple « Preset_xxx ») à toutes les images. C’est l’une des fonctions les plus utiles de Lightroom Classic : elle vous évite d’avoir à ajouter ces informations après coup et simplifie énormément les recherches ultérieures.

2- Tri des photos

Avant de faire quoi que ce soit d’autre, dont le traitement, je m’assure que mes fichiers sont tous copiés et dupliqués. J’utilise le logiciel Syncback pour faire les copies de sauvegarde sur mes disques externes et sur le NAS (un QNAP TS-464).

Je range ensuite mes cartes sans les formater. Je le ferai quand je vais les réutiliser.

Pour trier ces photos nouvellement importées, j’utilise les raccourcis du module Bibliothèque de Lightroom :

  • je passe en revue chaque photo (mode Loupe),
  • j’appuie sur la touche X pour marquer les photos à supprimer (flous, doublons, erreurs évidentes de cadrage, essais),
  • j’appuie sur la touche U pour marquer les photos « à revoir » et la touche P pour marquer les photos « à garder »,
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom étape, exemple de tri : supprimer les photos rejetées dans Lightroom
Flux de travail Lightroom étape, exemple de tri : supprimer les photos rejetées dans Lightroom Classic

Une fois cette première revue terminée, j’affiche les photos « à supprimer » à l’aide du filtre associé, et je les supprime définitivement. Mon logiciel de sauvegarde supprimera ces fichiers des disques externes lors de la prochaine copie miroir.

Attention : à ce stade, si vous n’utilisez pas la corbeille de votre ordinateur, les fichiers sont supprimés définitivement

3- Indexation des photos

Je déplace maintenant les photos restantes dans le sous-dossier d’indexation. J’utilise plusieurs sous-dossiers de travail pour m’y retrouver quand je n’ai pas le temps de finaliser mon flux de travail en une seule fois. Ainsi je sais à tout moment à quelle étape se trouve quelle photo.

A ce stade, j’attribue des mots-clés aux photos selon les critères suivants :

  • quoi (par exemple « spectacle »)
  • qui (par exemple « nom des personnes visibles »),
  • (par exemple « France » puis « Auvergne »)
  • sujet (par exemple « ville »)

Je ne renseigne pas la date sous forme de mot clé (ni dans le nom du dossier qui contient la photo) car la date est déjà renseignée dans les données EXIF.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - ajout de mots-clés à une série de photos
ajout de mots-clés à une série de photos

Ces mots-clés vont me permettre ultérieurement de faire des recherches sur l’ensemble de mes photos pour retrouver celles qui m’intéressent.

Notez que Lightroom propose aussi un système de détection de visages qui évite de gérer les mots-clés « personnes » manuellement. Lightroom Desktop (cloud) quant à lui est capable de rechercher des photos qui ne sont pas indexées au préalable, c’est une étape de moins à effectuer.

Selon les cas, il peut m’arriver d’attribuer une localisation géographique à un lot de photos, pour cela je les sélectionne et les glisse dans le module Cartes. Les photos, en provenance de mon smartphone, via la synchronisation avec l’application Lightroom Mobile, sont déjà localisées et apparaissent automatiquement sur la carte.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - exemple de géolocalisation de photos dans le module Cartes
exemple de géolocalisation de photos dans le module Cartes

4- Classement des photos

La dernière étape de mon flux de travail « gestion des photos » consiste à attribuer une note à chaque photo afin de me permettre d’identifier les meilleures ou celles qui correspondent à mes besoins. Je procède ainsi :

  • je donne la note 3 à la première photo (cette valeur moyenne me permet d’identifier des photos moins bonnes et des photos meilleures),
  • j’attribue une note entre 1 et 5 à chaque photo en ayant la première en tête comme référence,
  • je déplace ensuite les photos notées 1 et 2 dans un dossier d’archivage sur mon disque externe principal, elles pourront être supprimées ultérieurement quand les photos requises seront publiées,
  • je répète ces opérations avec les photos restantes notées 3,4 ou 5.

Au bout de quelques minutes, j’ai passé l’ensemble en revue et il ne me reste plus que les photos à traiter, les moins intéressantes sont archivées. Je ne les supprime pas immédiatement car je peux avoir besoin d’en retrouver une pour des besoins précis (par exemple une demande spécifique d’un danseur).

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom, l'organisation de mes dossiers de tri et classement
Flux de travail Lightroom, l’organisation de mes dossiers de tri et classement

Les opérations de tri et classement sont terminées. Pour gérer une séance photo de 600 photos, il me faut environ 100 minutes pour en arriver là.

Temps moyen pour traiter et publier une série de 600 photos avec Lightroom

Étape du workflow photo Description concrète Temps moyen pour 600 photos
Importation et préparation Copie des fichiers, application d’un paramètre prédéfini, ajout d’un mot-clé commun pour la série 5 minutes
Tri rapide Lightroom Parcours chronologique, suppression des doublons, sélection ou notation rapide 20 à 25 minutes
Traitement photo Ajustements globaux, corrections rapides, synchronisation des réglages sur l’ensemble de la série 60 minutes
Exportation et publication Export JPEG, ajout du filigrane, mise en ligne ou partage 5 à 10 minutes
Temps total du workflow Du boîtier à la publication Environ 100 minutes

Flux de travail Lightroom étape 2 :  post-traitement

Avant de pouvoir publier ou livrer les photos retenues, j’effectue des opérations de post-traitement au niveau global comme local.

1- Débruitage

Si mes photos le nécessitent, j’effectue l’opération de débruitage (assisté ou non par l’IA) avant toute autre opération. C’est la consigne donnée par Adobe pour les versions les plus récentes de Lightroom qui incluent le débruitage IA.

2- Recadrage

Je vérifie toujours le cadrage de mes photos, pour, le cas échéant, redresser un horizon ou supprimer un détail en bord d’image qui ne m’intéresse pas.

3- Traitement

Si la photo le nécessite, j’applique un traitement global qui consiste à :

  • appliquer un profil si cela n’a pas été fait lors de l’importation (Picture Control pour Nikon ou autre selon le modèle de boîtier),
  • ajuster les tonalités : exposition, hautes et basses lumières ainsi que les noirs et les blancs.

Au besoin je copie-colle ces réglages d’une photo à toutes celles qui sont concernées.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - ajustement des réglages de tonalités dans Lightroom
ajustement des réglages de tonalités dans Lightroom

Pour certaines photos, par exemple des photos de famille que je ne vais ni publier ni tirer en grand format, je peux utiliser le traitement automatique du module Bibliothèque. Ce traitement s’appuie sur l’intelligence artificielle (technologie Adobe Sensei) et donne des résultats rapides et plutôt corrects. Cela me permet d’accélérer le traitement de nombreuses photos dont la valeur ne justifie pas d’y passer plus de temps.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - traitement des photos en mode automatique dans Lightroom
traitement des photos en mode automatique dans Lightroom

La plupart de mes photos peuvent en rester là, elles ne nécessitent pas d’autres ajustements. Comptez entre 1 et 2 minutes par photo retenue.

J’applique quelques opérations localisées à celles qui m’imposent d’aller plus loin :

  • éclaircissement ou assombrissement d’une zone de la photo,
  • accentuation et renforcement de la netteté,
  • suppression d’une tache ou d’un petit élément gênant.

J’utilise pour cela les outils « filtre gradué » et « filtre radial ». Je n’utilise que rarement l’outil pinceau tant les deux autres sont souples à configurer.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom
adapter le rendu d’un ciel dans Lightroom

Lightroom dispose désormais d’un ensemble de masques Paysage permettant de créer automatiquement les masques nécessaires. Je les utilise à la place des « filtre gradué » et « filtre radial », pour le ciel par exemple.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - accentuer la netteté sur une zone de l'image
accentuer la netteté sur une zone de l’image

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - retirer une tache de capteur
retirer une tache de capteur

Si le besoin s’en fait sentir, c’est rare, je peux être amené à utiliser l’outil pinceau en coordination avec les outils filtre gradué et filtre radial, cela me permet d’éviter le passage par Photoshop pour détourer.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - utiliser le pinceau avec les outils filtre gradué et filtre radial
utiliser le pinceau avec les outils filtre gradué et filtre radial

Une fois ces opérations effectuées, toutes les photos retenues sont traitées et prêtes à être utilisées. Le temps de traitement total d’une photo ne doit pas dépasser 5 minutes pour toutes les images courantes. Mes tirages d’exposition, retraités pour des raisons évidentes de calage de colorimétrie et exposition, demandent plus de temps mais sont bien moins nombreux.

Flux de travail Lightroom étape 3 : publication

Dans mon flux de travail Lightroom, mes besoins en matière de publication diffèrent selon l’utilisation prévue des photos :

  • publication web pour mes photos personnelles (réseaux sociaux, site web),
  • tirage labo Internet,
  • création de livres de photographies,
  • génération de fichiers JPG pour les commandes et demandes spécifiques,
  • création de galeries web privées comme publiques,
  • création de supports de communication multimédia.

1- Publication sur mon site personnel

Pour mon site personnel, j’exporte la photo à publier en utilisant un modèle d’export qui :

  • change le nom du fichier pour un nom compréhensible par les moteurs de recherche,
  • redimensionne la photo à 1 024 px de large,
  • applique un réglage de netteté pour écran,
  • conserve les métadonnées (pour copyright),
  • applique un filigrane avec le nom de mon site.

Je publie ensuite la photo manuellement sur mon site personnel.

2- Publication sur les réseaux sociaux

Pour Instagram, je glisse les photos concernées dans une collection synchronisée nommée « à publier ». J’accède ensuite à la photo, et à celles qui attendent, depuis mon smartphone dans l’application Lightroom Mobile. A partir de là :

  • j’exporte la photo depuis LR Mobile,
  • LR Mobile applique un filigrane avec le nom de mon site,
  • j’ajoute une bordure blanche qui me permet de m’affranchir des contraintes de format d’Instagram,
  • j’exporte la photo sur le smartphone pour la publier depuis l’application Instagram avec une légende et les tags concernés (j’utilise TextExpander pour aller plus vite).

Cette méthode m’évite de devoir au préalable transférer les fichiers JPG exportés depuis Lightroom via une clef USB ou un dossier partagé (comme Dropbox). C’est rapide et fiable, et je peux gérer le rythme des publications depuis mon smartphone.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - Flux de travail Lightroom, publication d'une photo depuis Lightroom Mobile
Flux de travail Lightroom, publication d’une photo depuis Lightroom Mobile

3- Création d’un livre de photographies, autre possibilité d’un flux de travail Lightroom

Lorsque j’ai finalisé une série qui m’importe, par exemple un voyage, je prépare un livre de photographies.

Pour cela je glisse les photos concernées dans une collection Lightroom puis je trie et finalise le choix des photos depuis le module Bibliothèque.

Je n’utilise pas le module Livres de Lightroom que je trouve trop limité en matière de présentation. J’exporte les photos finalisées au format JPG et je passe par les services d’un labo en ligne et son logiciel de mise en page.

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - création d'un livre de photos avec Lightroom : le module Livres est limité à Blurb et propose des présentations peu abouties
création d’un livre de photos avec Lightroom : le module Livres est limité à Blurb et propose des présentations peu abouties

4- Flux de travail Lightroom : création d’une galerie web (privée ou publique)

Selon les besoins, je peux être amené à créer une galerie web pour partager le résultat d’une séance photo avec d’autres personnes. C’est le cas pour mes photos de danse que je soumets parfois aux danseurs et chorégraphes pour leur permettre de faire leur choix.

Pour cela je crée une collection dans Lightroom, je la synchronise avec Lightroom cloud qui me donne un lien de partage.

J’ai le choix de le faire en privé comme en public, ainsi que d’autoriser ou non le téléchargement des photos. Je ne le propose que pour les photos privées, ce qui m’évite d’envoyer les fichiers par mail. Chacun récupère à distance ce qui l’intéresse. Pour les commandes, je ne propose pas cette possibilité, je veux contrôler la diffusion des fichiers et les formats. 

De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - exemple de galeries web gérées par Lightroom Web
exemple de galeries web gérées par Lightroom Web
De la prise de vue à la publication, un exemple de flux de travail dans Lightroom - une galerie web avec Lightroom Web
une galerie web avec Lightroom Web

5- Présentation des photos sur mon site personnel

Si vous ne disposez pas d’un site personnel, vous pouvez envisager d’utiliser le service Adobe Portfolio. Il permet de créer un site, d’adapter la présentation des pages et photos, de publier les photos directement depuis Lightroom sans passer par toutes les phases manuelles de mise en ligne.

Adobe Portfolio est un gestionnaire de site web pour les photographes. Le site est hébergé par Adobe, sauvegardé et sécurisé. Son utilisation est gratuite dans le cadre de l’abonnement Adobe Creative Cloud pour la photo.

6- Création d’un diaporama vidéo

Lorsque je vais rendre visite à mes proches il peut m’arriver de préparer un diaporama vidéo pour leur montrer des séries de photos. C’est le cas lorsque je rentre d’un voyage par exemple. Glisser le fichier finalisé sur une clef USB, insérer la clef dans un lecteur (TV, box Internet) et lancer le diaporama reste le plus rapide dans bien des cas car tout le monde ne dispose pas d’une TV connectée capable d’accéder à Lightroom Web et mes galeries.

Pour réaliser ce diaporama, je glisse les photos retenues dans une collection, puis je bascule dans le module Diaporama qui me permet de gérer la présentation et d’exporter l’ensemble au format vidéo.

Erreurs courantes et comment les éviter

Je vois trop souvent les mêmes erreurs revenir lorsque vous traitez vos images. Elles ne sont jamais dramatiques en soi, mais elles vous font perdre du temps, de la qualité ou, parfois, des photos. Voici les principales, et comment les éviter facilement.

La première erreur consiste à formater la carte mémoire avant d’avoir au moins une seconde sauvegarde sur votre ordinateur ou sur un disque externe. C’est tentant, surtout après une sortie chargée, mais c’est le meilleur moyen de regretter une mauvaise manipulation ou un disque défaillant. Copiez, vérifiez, sauvegardez. Ensuite seulement vous pouvez formater.

La seconde erreur revient à importer des séries sans les renommer correctement. Vous pensez vous y retrouver, jusqu’au jour où vous cherchez une image dans plusieurs milliers de fichiers nommés DSC_1234. Donnez un nom de série cohérent, ajoutez la date et un numéro de photo unique. Lightroom s’en charge très bien à l’importation.

La troisième erreur consiste à vouloir tout garder, et tout traiter. Lorsque je rentre avec 600 photos de spectacle, je ne vais jamais traiter les 600, c’est évident. Je trie, pour en garder 20 ou 30, ce sont celles que je traite, uniquement.

La quatrième erreur vient du manque d’attention au filigrane lors de l’export. Vous publiez une photo, le filigrane est trop gros, trop petit, mal placé ou absent. Ce n’est pas gênant pour vous, mais votre lectorat le voit tout de suite. Préparez un modèle d’export stable, et n’y touchez plus.

Foire aux questions

Combien de temps faut-il pour appliquer ce workflow sur 600 photos ?

Avec la méthode optimisée, comptez environ 30 à 45 mn en «gestion + tri» puis 1 h «post-traitement minimal», soit approximativement 100 mn pour 600 images si votre matériel et votre préparation sont calibrés.

Puis-je appliquer ce workflow avec d’autres logiciels que Lightroom ?

Oui : l’étape de gestion/tri peut se faire avec DxO PhotoLab ou Luminar NEO, à condition d’adapter certains raccourcis (voir mon module spécifique pour Luminar NEO).

Faut-il obligatoirement une sauvegarde externe avant tri ?

Oui. Tant que les fichiers sources ne sont pas dupliqués, votre travail de tri/post-traitement reste vulnérable à la perte, un risque majeur que j’ai observé chez de nombreux photographes.

Flux de travail Lightroom : en conclusion

Un flux de travail adapté à vos besoins vous permettra, vous-aussi, de réaliser toutes les opérations nécessaires de gestion et de traitement de vos photos. Il vous permettra d’aller plus loin en publiant vos photos sous différents formats, auprès de différents publics, sans devoir manipuler de façon excessive – et répétitive – les fichiers photo.

J’affine la méthode ci-dessus au fur et à mesure de l’évolution des logiciels, et de Lightroom en particulier. Je cherche toujours à gagner du temps en réduisant les opérations fastidieuses. En procédant tel qu’indiqué, j’arrive à gérer et traiter 600 photos par heure environ. La publication des photos retenues me prend quelques dizaines de minutes de plus selon le format retenu.

Ce délai reste convenable pour montrer mes photos sous 24 heures. Cette méthode m’évite de remplir mes disques durs de fichiers en double ou triple, et je connais avec précision l’état d’avancement de chaque série photo.


La photographie de paysage, heure par heure : comment faire de belles photos de paysage

Faire de la photographie de paysage, c’est apprendre à être patient. Mais aussi à bien préparer vos séances. La lumière, élément essentiel d’une photographie de paysage, change d’heure en heure, le type de photo que vous pouvez faire aussi.

Dans ce guide à la présentation originale, vous allez découvrir quelles photos faire à quel moment de la journée, comment vous préparer, quel matériel utiliser et comment finaliser le rendu de vos photos.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Ce livre chez vous via Amazon

La photographie de paysage, heure par heure : présentation

Les livres sur la photographie de paysage ne manquent pas, j’en ai déjà présenté plusieurs dont Les secrets de la photo de paysage ou encore Photos de paysage. Ces guides vous permettent de savoir comment faire des photos de paysage en fonction du lieu dans lequel vous vous trouvez : plaine, montagne, bord de mer, …

Le livre de Ross Hodddinott et Mark Bauer, deux photographes de paysages britanniques dont vous pouvez découvrir les photos souvent primées sur leurs sites respectifs, vous propose une approche différente.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

[su_frame][/su_frame]Le livre est organisé non pas autour du lieu mais autour de l’heure de la journée à laquelle vous prévoyez de faire vos photos de paysages.

Pourquoi cela change tout ?

Parce qu’entre la lumière du matin, celle de midi, celle de fin d’après-midi ou celle du soir il y a une très grande différence.

Parce qu’au final ce n’est pas le lieu qui fait la complexité de l’exercice, mais la gestion de la lumière.

Cette approche est pleine de bon sens et j’avoue que j’ai adhéré très vite au découpage du livre tel qu’il est proposé :

  • l’aube
  • le matin
  • le midi
  • l’après-midi
  • le soir
  • le crépuscule
  • la nuit.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

L’autre centre d’intérêt de ce livre, outre le fait qu’il présente de magnifiques photographies de paysage, est la façon qu’ont les deux auteurs de traiter leur sujet.

Plutôt que de découper les différentes phases (préparation, prise de vue, sélection, traitement) en autant de chapitres, ils ont pris le parti de détailler la conception de chaque photo de A à Z.

La photographie de paysage, heure par heure : conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Si vous vous intéressez à la photographie de paysage le matin, par exemple, vous allez découvrir dans le chapitre du même nom (page 64 et suivantes) :

  • des explications sur les particularités de la lumière matinale,
  • comment trouver des opportunités de photos le matin (sujets, approche),
  • des conseils sur le matériel (par exemple objectifs) le plus adapté,
  • des encarts « gros plan sur …« , par exemple le mouvement intentionnel (voir aussi Les Secrets du mouvement),
  • la composition des images, comment cadrer, que mettre en avant,
  • le post-traitement, d’une photo, étape par étapes,
  • la présentation commentée de la photo finale.

J’aime beaucoup cette approche, elle présente l’avantage de regrouper toute la démarche, de la préparation au traitement, sans vous forcer à passer de chapitres en chapitres. La lecture est plus agréable et l’apprentissage aussi.

Vous voulez plus d’informations sur les photographies de paysage que vous voyez dans le livre ? L’annexe finale regroupe toutes les photos avec les données EXIF correspondantes.

Vous y trouverez aussi les références et adresses des accessoires et applications citées dans le livre, ainsi qu’un glossaire des principaux termes photographiques utilisés et à connaître.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Mon avis sur ce livre

Voici un ouvrage qui a le mérite de proposer une nouvelle organisation de son contenu, avec une logique plus proche de celle du lecteur photographe qui souhaite comprendre comment est composée une photo de A à Z.

Les photos des deux auteurs sont magnifiques et sources d’inspiration si vous cherchez des idées et que vous voulez savoir quelles photos sont faisables à quels endroits. Elles sont toutes documentées, tant dans leur réalisation que par leurs données techniques.

Le texte qui accompagne chaque chapitre, et les photos qui vont avec, est complet. Le ton narratif utilisé pour introduire chaque situation de prise de vue est attirant, il donne envie de connaître la suite … et de voir le résultat final.

Conseils et exemples pour faire de belles photos de paysage

Le livre en lui-même est agréable à consulter, l’impression des photos est qualitative, même si la tenue en main du papier pourrait être plus agréable avec un grammage supérieur.

Proposé au tarif public de 23 euros, ce livre va vous intéresser si la photographie de paysage vous intéresse, et vous séduire si ce n’est pas encore le cas.

De quoi vous mettre au paysage à votre tour ?

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Western Digital My Passport Go et My Passport Wireless SSD : le disque SSD portable pour les photographes

Western Digital, fabricant de solutions de stockage de données industrielles comme grand public, annonce deux nouveaux modèles de disques portables dont la caractéristique est d’intégrer un disque SSD et non un disque dur traditionnel.

Idéal pour le photographe voyageur, le disque SSD portable a plusieurs atouts. Il est plus résistant aux chutes (courantes en déplacement), plus rapide en lecture-écriture et plus robuste puisqu’il n’embarque aucune pièce en mouvement.

Western Digital My Passport Go et My Passport Wireless SSD

Un disque SSD portable, pour quoi faire ?

La capacité des cartes mémoire a beau augmenter sans cesse (la carte SD Lexar la plus récente fait 1 To !), multiplier les supports de stockage est une bonne idée lorsque vous êtes en voyage ou que vous devez garantir la sauvegarde de vos photos.

Pour cela, vous pouvez utiliser plusieurs cartes mémoire ou bien copier chaque fois que faire se peut les fichiers sur un disque externe qui constitue alors un autre moyen de sauvegarde bien moins coûteux que les cartes.

J’utilise un disque portable Wifi Western Digital (j’en parle ici) pour sauvegarder mes photos quand je suis en voyage. Ce disque prend peu de place, est auto-alimenté et je peux y accéder en Wifi depuis ma tablette pour charger les photos dans Lightroom CC par exemple. J’ai par contre toujours un peu la crainte de le tomber (c’est arrivé déjà) et qu’il ne fonctionne plus car les disques durs n’apprécient pas les chocs violents.

En réponse à cette problématique, que je ne suis pas le seul à rencontrer, ainsi qu’au besoin de copier toujours plus vite des fichiers RAW toujours plus gros, Western Digital vient de présenter deux nouveaux disques SSD portables.

Western Digital My Passport Go, présentation

Le disque My Passport Go est un petit boîtier plutôt joli, bleu ou orange, qui contient un disque SSD (Solid State Drive). Un disque SSD, que vous avez peut-être déjà dans votre ordinateur, est un disque qui utilise des composants identiques aux cartes mémoires, à l’inverse des disques durs traditionnels à mécanisme tournant et plateaux. Le disque SSD consomme peu, est très rapide en lecture-écriture, et très peu fragile, tout comme une carte mémoire.

Western Digital My Passport Go Western Digital My Passport Go

Le disque SSD portable My Passport Go est compatible avec les systèmes Windows PC et MacOS, il se connecte à un ordinateur via une prise USB 3.0 (compatible 2.0). Il contient un disque SSD de 500 Go ou 1To selon la déclinaison choisie.

L’ensemble ne mesure que 95 mm de long pour 67 de large et 10 d’épaisseur. Autant dire pas grand-chose, il rentre dans une poche de pantalon bien mieux que votre smartphone XXL. Le câble et la prise USB sont intégrés au boîtier, rien ne dépasse une fois qu’ils sont rangés.

A l’inverse du même smartphone, ce disque résiste à une chute de 2m, le boîtier comporte des éléments protecteurs amortisseurs de chocs et comme dit précédemment la technologie SSD n’est guère fragile.

Ce disque SSD portable Western Digital My Passport Go peut gérer la transmission de données au taux de 400 Mo/sec. soit environ 2,5x plus vite qu’un disque traditionnel équivalent.

Ce disque est vendu au tarif public de 155 euros pour la version 500 Go et 272 euros pour la version 1 To.

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Le seul reproche que l’on peut faire à ce disque SSD portable est qu’il nécessite un ordinateur pour le transfert des données. Le Wireless SSD s’avère plus souple à l’usage.

Western Digital My Passport Wireless SSD, présentation

A l’inverse de son frère de gamme, le Western Digital Wireless SSD intègre un module WiFi en sus de la prise USB, ce qui autorise l’accès aux données depuis un smartphone ou une tablette. Il intègre également un lecteur de carte SD, vous permettant ainsi de vider vos cartes sans passer par un ordinateur.

Western Digital My Passport Wireless

Une fois le disque en fonction, insérez la carte dans le lecteur, laissez-le copier et quelques minutes plus tard le transfert est effectué. Western Digital propose un mode de copie incrémental qui évite de dupliquer l’ensemble des fichiers présents sur la carte si vous en avez déjà copié une partie précédemment. Seuls les nouveaux fichiers sont alors transférés.

Le disque SSD portable My Passport Wireless est auto-alimenté lui-aussi, il permet même la recharge de votre smartphone (ou de votre boîtier s’il le permet comme les Nikon Z 6 et Z 7).  Avec 6,700 mAh  et 1.5A, vous avez de quoi recharger plusieurs fois un smartphone tandis que le disque présente lui une autonomie en fonctionnement de 10 heures.

Western Digital My Passport Wireless

Le Western Digital My Passport Wireless SSD est plus qu’un disque de sauvegarde. C’est aussi un disque de travail qui crée un réseau Wifi 802.11ac autorisant l’accès aux photos et vidéos, de même que le streaming en 4k.  Les vidéastes pourront y stocker leurs rushs et les monter via les applications mobiles telles que FiLMiC Pro ou LumaFusion.

Ce disque SSD portable est capable d’afficher le contenu des fichiers RAW (voir la liste des formats supportés), un plus pour le photographe qu veut s’assurer que la copie de sa carte s’est bien déroulée.

Ce disque est disponible en 3 versions, 500 Go (303 euros), 1 To (459 euros) et 2 To (668 euros). Il mesure 135 mm de côté (c’est un carré) pour 30 mm d’épaisseur et est compatible avec les ordinateurs fonctionnant sous Windows 10, 8.1 ou 7 ainsi que Mac OS X El Capitan, Sierra ou High Sierra.

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Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon : voyez les choses en grand !

En une petite décennie, le constructeur coréen Samyang s’est imposé dans le paysage photographique avec ses objectifs aux tarifs très attractifs dont les qualités optiques n’ont pas à rougir face à celle de Canon et Nikon (en ce qui concerne les reflex).

C’est notamment grâce à ses diverses déclinaisons de 14 mm que Samyang a su se faire une place et un nom. Nous avons testé le Samyang AF 14 mm f/2,8 F qui a la double particularité de succéder au Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical (déjà testé en 2010) et, surtout, d’être le premier modèle du constructeur en monture Nikon F pourvu d’un autofocus.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

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Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : présentation et contexte

A n’en pas douter, la focale de 14 mm appartient au domaine des grands-angles, et nous ne risquons rien à affirmer que nous sommes même carrément dans celui des ultra-grand-angles puisqu’avec un angle de champ de 116,6 degrés vous allez pouvoir voir les choses en grand ! Ou du moins, en large.

Notez que sur un reflex DX à capteur APS-C, un 14 mm se comporte comme un 21 mm, ce qui reste très large.

En monture Nikon F et capables de couvrir les capteurs 24 x 36 mm (reflex FX), les représentants de cette focale se comptent sur les doigts d’une seule main (à six doigts) :

  • le zoom autofocus Nikon AF-S Nikkor 14-24 mm f/2,8G ED (2199 euros),
  • la focale fixe autofocus Nikon AF Nikkor 14 mm f/2,8 ED (1699 euros),
  • le zoom autofocus Sigma 14-24 mm f/2,8 DG HSM | Art (1449 euros),
  • la focale fixe autofocus Sigma 14 mm f/1,8 DG HSM | Art (1599 euros),
  • la focale fixe à mise au point manuelle Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical (349 euros)
  • et, donc, ce Samyang  AF 14 mm f/2,8 F disponible depuis la mi-2018 à 749 euros.

Un positionnement technique unique et un tarif très attractif : combinaison gagnante pour les amateurs de cette focale ?

Par rapport au précédent  Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical, la formule optique a été revue et modernisée. Nous passons d’une formule à 14 lentilles (dont une asphérique et deux ED) réparties en 12 groupes à 15 lentilles (dont deux asphériques, une ED et quatre HR) réparties en 10 groupes. Au passage, l’angle de champ est passé de 114° à 116,6°.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon : ici avec le Nikon D750

L’ouverture maximale ne change pas (f/2,8) mais le diaphragme comporte désormais 7 lamelles au lieu de 6. La distance minimale de mise au point est raccourcie à 20 cm, soit 8 cm de moins que sur le prédécesseur.

Enfin, bien que légèrement plus encombrant (90,5 mm de diamètre et 95,6 mm de longueur contre 86 x 92 mm) ce nouveau modèle autofocus réussit le tour de force de peser moins lourd que son aîné à mise au point manuelle : 484 contre 530 grammes !

Petit raffinement supplémentaire : la monture est désormais protégée des infiltrations de poussière et d’humidité par un joint d’étanchéité.

A qui se destine ce Samyang 14 mm ?

A celles et ceux qui aiment avoir leurs pieds dans les photos (souvent, de manière involontaire et accidentelle) et qui n’ont pas envie de dépenser 1500 euros, voire plus, pour cela.

Plus sérieusement, et de manière peut-être un peu contre-intuitive, un 14 mm ne se destine pas forcément à la photographie de paysage (c’est vraiment très, très large) mais plutôt à la capture de sujets se trouvant à moins de 10 mètres et dans les situations où vous risquez de manquer de recul.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/400 sec. – f/2.8 – ISO 4000

Cela peut comprendre une certaine photographie de reportage, où vous désirez être très proche de votre sujet tout en le contextualisant, et surtout à la photographie d’architecture aussi bien en extérieur qu’en intérieur (les agents immobiliers apprécieront). Ce 14 mm excelle dans l’exagération des perspectives et des fuyantes, de quoi créer des ambiances « dramatiques », comme le diraient les anglo-saxons.

Les plus sadiques l’apprécieront pour des portraits « comiques » ou en tous cas peu flatteurs : l’effet « Cyrano de Bergerac », ça a aussi son charme. Avec son ouverture de f/2,8, le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F sait aussi se montrer à l’aise lorsque la luminosité faiblit. Par contre, si vous avez été traumatisé par les couloirs de l’hôtel de « Shining », il est encore temps de rebrousser chemin …

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/60 sec. – f/2.8 – ISO 4000

Toutefois, bien qu’à 749 euros le Samyang AF 14 mm f/2,8 F se montre compétitif face à la concurrence, il faut bien garder à l’esprit qu’il s’agit d’une focale très spécifique et que 749 euros restent un investissement certain.

Si vous n’êtes pas sûr d’apprécier son très large angle de champ, mieux vaudra peut-être d’abord vous faire la main avec un Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical acquis neuf ou d’occasion. Une fois habitué, à vous les joies de la mise au point automatique qui, vraiment, facilite grandement la vie.

Qualité de construction

Le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F reprend le design désormais bien connu sur les objectifs autofocus du constructeur : un fût noir légèrement texturé, une bague de mise au point finement cannelée et un petit liseré rouge orangé pour faire joli.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F :  : le liseré rouge caractéristique des optiques Samyang

La qualité de construction est irréprochable et, même s’il ne confère pas le même sentiment d’indestructibilité qu’un AF-S Nikkor récent, ses presque 500 grammes suffisent à rappeler que vous avez à faire à du sérieux et non pas un jouet.

Pour celles et ceux qui apprécient les choses qui s’emboîtent parfaitement, vous serez admiratif face au bouchon d’objectif démesuré qui, contrairement aux habitudes, ne se clipse pas mais se glisse comme un couvercle sur l’imposant paresoleil, lequel est solidaire du reste de l’objectif afin de protéger la lentille frontale très bombée.

Prise en main et autofocus

Monté sur un Nikon D750, le couple forme un ensemble très équilibré, qui ne pique pas du nez. Puisqu’il s’agit d’un objectif autofocus, il sera aisé de manipuler le tout d’une seule main, même si dans les faits nous aurions plutôt tendance à vous le déconseiller puisque c’est la meilleure manière de perdre l’horizontalité de votre cadrage. Déjà qu’à deux mains, ce n’est pas toujours évident…

Sur l’objectif lui-même, vous ne disposez que du strict minimum : un commutateur latéral permettant de basculer entre la mise au point automatique et la mise au point manuelle, et une bague de mise au point. Celle-ci, très fluide, peut être bougée du bout des doigts… et c’est peut-être son seul avantage.

En effet, comme il s’agit d’une « mise au point par fil » (« wire focusing ring » en anglais), la bague tourne librement à l’infini dans les deux sens, sans butée pour l’arrêter. Comme, en plus, et fort logiquement, il n’y a pas de graduation de la distance de mise au point, vous ne savez jamais très bien où vous en êtes : il faut alors faire une aveugle confiance à l’autofocus. Nous y reviendrons. Quitte à paraître vieux jeu, nous aurions quand-même apprécié que, sur ce genre de focale, la bague de diaphragme soit conservée ou, au moins, un abaque de profondeur de champ afin de pouvoir travailler plus efficacement en hyperfocale.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/250 sec. – f/2.8 – ISO 1250

En effet, si l’autofocus se débrouille fort bien dans la majorité des situations, dans un silence parfait en sans aucune vibration parasite, il y au moins trois cas de figure dans lesquels il a tendance à paniquer et tomber à côté de la plaque. En tous cas, avec notre D750.

Le premier, mais ce n’est pas vraiment une surprise, est lorsque les conditions lumineuses deviennent très défavorables : en photographie de rue, l’éclairage urbain (le parisien, du moins), est suffisant, mais en intérieur, cela ne suffit pas toujours. Bien que ce Samyang 14 mm ouvre à f/2,8, ce n’est pas encore assez si vous êtes adepte de photographies de fin de soirée ou de fonds de cavernes (si si, il y a certaines similitudes entre les deux exercices).

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 7200

La deuxième source de problème est, cette fois-ci, l’angle de champ très large de l’objectif combiné à la couverture AF du reflex : dès que votre sujet ne se trouve pas dans le tiers central du cadre, le boîtier a tendance à paniquer et fait le point sur l’arrière plan.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/400 sec. – f/5.6 – ISO 100

Enfin, l’autofocus a tendance à perdre les pédales sur les sujets pas assez contrastés. Typiquement, pour peu que le ciel prenne une partie un peu trop importante de votre cadrage, vous pouvez être certain que ce sera la panique à bord. Dans tous ces cas là, mieux vaudra reprendre la main en mise au point manuelle. Oui. Sauf que…

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 15 sec. – f/5.6 – ISO 100

Cette bague de mise au point pose vraiment problème de par son manque de retour d’information. Combiné à la visée reflex, vous aurez souvent du mal à distinguer si oui ou non le petit coup de poignée dans un sens ou un autre a réellement eu un effet sur le focus, surtout si votre sujet se trouve à plus de deux mètres.

Pour le coup, c’est sans conteste sur un Nikon Z 6 ou Nikon Z 7 que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F sera le plus agréable et pratique à utiliser car vous pourrez alors vous appuyer sur le focus peaking pour vous aider dans l’exercice. De plus, vous profiterez directement dans le viseur du niveau électronique afin de bien ajuster votre horizontalité et votre verticalité, ce qui est loin d’être du luxe. Et pour finir d’abonder dans le sens de la visée électronique, vous saurez apprécier, sur trépied, les vertus du zoom électronique pour affiner la mise au point.

Pour autant, malgré les petits désagréments relevés, ne vous y trompez pas : le Samyang AF 14 mm f/2,8 F est un objectif agréable à vivre, docile et fidèle compagnon de balade. Vous devrez juste faire attention à la lentille frontale proéminente, dont la courbure empêche d’ailleurs l’utilisation d’un filtre, qu’il s’agisse d’un modèle vissant ou d’un porte-filtre tel qu’en propose le constructeur Cokin à son catalogue.

Stabilisation

Le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F ne dispose pas de stabilisation optique mais, dans le fond, ce n’est pas bien grave. Sa très faible longueur focale permet aisément des prises de vue au 1/15ème de seconde, ce qui est fort plaisant en faible luminosité.

Sur un hybride Z 6 ou Z 7, dont le capteur est stabilisé, vous pourrez même descendre encore un peu plus en vitesse. Dans tous les cas, ce Samyang supporte très bien les micro-vibrations à la prise de vue, et ce n’est donc pas cela qui vous posera problème.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 3200

Performances optiques : vignettage

Lorsque vous lisez « vignettage », vous pensez probablement à « assombrissement des coins ». Ce qui est vrai, dans la majorité des cas.

Toutefois, les très grands-angles, qui aiment bien ne rien faire comme tout le monde, ont une tendance inverse : lorsqu’ils vignettent, les coins deviennent plus clairs, et non pas plus sombres. Du coup, est-ce que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F est lui aussi affecté par ce vignettage ? Oui. Est-ce pour autant un problème ? En fait… non.

A moins de ne photographier que des surfaces uniformes (un grand ciel bleu, un pan de mur de briques rouges, du bitume en gros plan, et autres idées), vous ne distinguerez jamais ce vignettage en pratique. En plus, si votre truc ce sont les grands ciels bleus uniformes, il existe toute une ribambelle d’objectifs bien moins onéreux et polyvalents pour cela (le zoom de base ou un simple 50 mm f/1,8 suffisent, mais c’est une autre histoire). Donc savoir que le  Samyang AF 14 mm f/2,8 F souffre d’un vignettage positif est une chose, mais mieux vaut retenir que cela n’a pas de réel impact sur vos images.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/1000 sec. – f/4- ISO 100

De toutes manières, lorsque vous regarderez les bords du cadre, vous vous attarderez sur un élément bien plus visible : la déformation (et non pas la distorsion).

Performances optiques : déformation et distorsion

Quelle est la différence entre la déformation et la distorsion ? Le premier n’est pas un défaut au sens strict du terme, le second, si.

Il y aurait distorsion si les lignes droites étaient rendues légèrement (ou fortement) courbées, ce qui n’est absolument pas le cas sur ce  Samyang AF 14 mm f/2,8 F. Et c’est probablement son plus grand tour de force ! Les lignes droites restent bien droites : c’est un vrai régal pour les yeux (et les maniaques des fuyantes). Non seulement ce 14 mm voit très large, mais il le fait sans effet fisheye (objectifs pour lesquels la distorsion a été élevée au rang de raison d’être).

Le fait que ce Samyang soit exempt de distorsion permet d’encore mieux jouer sur la déformation inhérente à tout très grand angle.

Si dans le tiers central de l’image tout se passe à peu près normalement, au fur et à mesure que vous vous éloignez vers la périphérie tout s’allonge, s’allonge, s’alloooonge de manière exagérée. Et c’est, justement, cette exagération qui fait tout le piquant de ce type d’objectif, et l’intérêt du  Samyang AF 14 mm f/2,8 F en particulier. La moindre photo d’architecture en contre-plongée prend une tournure dramatique impressionnante, le moindre portrait en plongée transforme complètement une personnalité, la moindre ruelle ou le moindre couleur semble devenir une route sans fin. Même en très gros plan à 20 cm de votre sujet, celui-ci semble flotter dans l’espace.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/50 sec. – f/8 – ISO 100

Tout devient plus grand, tout devient plus large, et même un sujet à deux mètres vous semble loin, loin, loin, perdu dans les vastes landes du Connemara ou les pleines arides du Far West. C’est aussi saisissant que perturbant, et il faudra, pour pleinement tirer profit de ces capacités, vous creuser un peu les méninges pour sortir de l’image juste « très large ».

Mais c’est ce qui fait de cet objectif un outil tellement attachant : comme il voit le monde d’une manière dont vous n’êtes a priori pas habitué, il vous forcera à sortir de votre zone de confort, remettre en question votre approche photographique, reconsidérer votre manière d’aborder un sujet. Alors que vous pourriez être tentés de vous dire « bah, c’est très large, de toutes manières ça va passer », vous allez au contraire vous rendre compte que l’exercice ne consiste pas à faire rentrer le maximum de choses dans le cadre mais plutôt à ne pas faire rentrer dans le cadre les éléments parasites qui pourraient perturber la lecture de l’image. Et tout cela, donc, sans la moindre distorsion (au risque de nous répéter).

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/3200 sec. – f/4 – ISO 200

Performances optiques : piqué et homogénéité

Exiger d’un tel objectif une parfaite homogénéité n’a pas vraiment de sens puisque, comme nous venons de le voir, tout est fait pour que la périphérie vous fasse entrer dans la cinquième dimension.

Toutefois, ce n’est pas pour rien que les ingénieurs opticiens de Samyang se sont embêtés à remanier leur formule optique et à intégrer quatre lentilles à fort indice de réfraction (les lentilles HR), deux lentilles asphériques et une lentille à faible dispersion (la lentille ED). Alors que le Samyang 14 mm f/2,8 IF ED UMC Aspherical à mise au point manuelle avait tendance à ramollir sur les bords, le nouveau  Samyang AF 14 mm f/2,8 F n’est plus sujet à ce désagrément. Les bords sont juste déformés, mais pas flous. La totalité de la surface d’un capteur 24 x 36 mm est donc correctement exploitée, et c’est un joli tour de force.

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/250 sec. – f/8 – ISO 100

Rendu optique : profondeur de champ

La profondeur de champ augmente lorsque la focale diminue (à point de vue constant) : logiquement, avec le Samyang AF 14 mm f/2,8 F, même à f/2,8 et à 20 cm de votre sujet, la zone de netteté reste très ample. Cet objectif est donc un mauvais candidat si vous êtes du genre à aimer parfaitement isoler votre sujet sur quelques millimètres en le noyant dans un arrière-plan tout flou. Ceci dit, ce n’est pas non plus ce qu’on lui demande.

Pour autant, n’allez pas croire qu’il n’y a pas de profondeur de champ et que tout sera toujours totalement net, bien au contraire. Il suffira pour cela d’une ou deux erreurs de mise au point à f/2,8 pour constater que si l’arrière plan est net, le sujet devant ne l’est pas. Si vous doutez, n’hésitez pas à diaphragmer un petit peu, cet objectif supporte bien les faibles ouvertures.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F :1/640 sec. – f/3.2 – ISO 200

En fait, ce qu’il y a de plus embêtant dans la gestion de la profondeur de champ avec ce 14 mm, c’est qu’il y a tellement d’informations dans le viseur que vous finissez par ne plus rien distinguer et devenez donc incapable de faire la part des choses. D’où l’intérêt de laisser activé le focus peaking des viseurs électroniques même lorsque vous êtes en mise au point automatique.

Rendu optique : exposition et reflets parasites

Toujours dans cette idée de l’excès d’information, exposer avec un 14 mm n’a rien d’évident. Pour l’occasion, l’excellente mesure matricielle des boîtiers Nikon se révèle salvatrice tant, dans un même cadre, les éléments très lumineux cohabitent facilement avec les zones bien plus sombres.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/200 sec. – f/2.8 – ISO 125

En exposition pondérée centrale ou spot, l’exercice s’avère des plus délicats, à moins que ce ne soit une licence artistique que d’opter pour des images fortement contrastées. Ça peut aussi être très joli.

En termes de reflets parasites, le traitement de surface du Samyang AF 14 mm f/2,8 F fait de petits miracles. Bien sûr, si vous le faites exprès et êtes d’humeur particulièrement sadique, vous parviendrez toujours à obtenir du flare, mais même dans ce cas celui-ci demeure contenu.

Lors de nos pérégrinations sur le terrain, nous n’avons eu à faire aux reflets parasites que lorsque des sources de lumière artificielles ponctuelles venaient s’inviter dans le cadre malgré nous sans pour autant perturber le reste de l’image. Tout comme pour la gestion de la distorsion, les ingénieurs ont réalisé du très bon travail.

Test Samyang AF 14 mm f/2.8 F pour Nikon

test Samyang AF 14 mm f/2.8 F : 1/15 sec. – f/2.8 – ISO 10000

Samyang AF 14 mm f/2.8 F : pour qui, pour quoi ?

Le Samyang AF 14 mm f/2,8 F peut vous intéresser si :

  • vous recherchez un très grand angle exempt de distorsion,
  • vous appréciez jouer avec les fuyantes,
  • vous êtes amateur de photographie d’architecture,
  • vous êtes régulièrement emmené à photographier dans des lieux avec peu de recul,
  • vous désirez un 14 mm autofocus qui vous coûtera moins de 1000 euros,
  • vous possédez déjà un 14 mm à mise au point manuelle et voulez profiter du confort de l’autofocus.

Le Samyang AF 14 mm f/2,8 F va moins vous intéresser si :

  • vous utilisez un reflex au viseur un peu trop étroit,
  • vous êtes allergique aux images très déformées,
  • vous êtes un fervent utilisateur de filtres optiques,
  • vous n’avez pas le compas (ou le niveau à bulle) dans l’œil.

Cliquez sur l’illustration pour voir les photos de ce test en pleine définition :

Test Samyang AF 14mm F pour Nikon

Test Samyang AF 14 mm f/2,8 F : ma conclusion

Samyang est passé maître dans l’art du 14 mm et, pour sa première proposition d’une telle focale dotée d’autofocus en monture F, c’est une véritable réussite.

D’un point de vue optique, ce Samyang AF 14 mm f/2,8 F est irréprochable : distorsion quasiment inexistante, silence de fonctionnement, facilité de manipulation, résistance au flare. Tous les ingrédients sont là pour faire de cet objectif un must have pour tous les amateurs de très grand angle, qu’ils soient équipés de reflex FX ou d’hybrides 24 x 36 mm.

Ces derniers, d’ailleurs, seront avantagés dès lors qu’il faudra basculer en mise au point manuelle, car c’est bien, paradoxalement, sur ce seul terrain que le Samyang AF 14 mm f/2,8 F se révèle perfectible, la faute à une bague de mise au point plutôt floue dans son maniement.

Mais à 749 euros, il s’offre le double luxe d’être à la fois unique en son genre et d’être disponible moitié moins cher que ses concurrents les plus proches.

Fiche technique et plus d’infos sur le site Samyang

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Bagues d’adaptation pour Nikon Z K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta …

L’accessoiriste K&F vient d’annoncer la disponibilité d’une gamme complète de bagues pour Nikon Z, de quoi utiliser la plupart des objectifs d’autres marques sur un hybride Nikon.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

Bagues d’adaptation pour Nikon Z, présentation de la gamme K&F

Les Nikon Z 7 et Z 6 hybrides plein format utilisent une monture Nikon Z spécifique, de grand diamètre. Nikon propose une gamme d’optiques Nikon Z pour ces boîtiers, ainsi qu’une bague d’adaptation Nikon FTZ pour les optiques Nikon F reflex.

K&F est un accessoiriste qui propose plusieurs gammes de produits dont des trépieds, des sacs photo, des flashs, des micros ou encore des filtres.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

bague Canon EF – Nikon Z

Vous connaissez peut-être aussi les bagues d’adaptation K&F pour objectifs qui permettent de monter un objectif compatible avec  une monture bien précise sur un boîtier qui dispose d’une autre monture (par exemple une optique Canon sur un Fujifilm série X).

K&F a complété sa gamme avec une série de bagues permettant de monter sur un hybride plein format Nikon de la série Z un objectif d’une autre marque.

Bagues d'adaptation pour Nikon Z chez K&F : utilisez vos objectifs Sony, Canon, Pentax, Leica, Minolta ...

Voici la liste des bagues disponibles au moment de la publication de ce sujet:

  • bague d’adaptation Canon FD – Nikon Z
  • bague d’adaptation Canon EF – Nikon Z
  • bague d’adaptation Pentax – Nikon Z
  • bague d’adaptation Nikon F  (type G) – Nikon Z
  • bague d’adaptation Nikon F – Nikon Z
  • bague d’adaptation Yashica-Contax – Nikon Z
  • bague d’adaptation Olympus OM – Nikon Z
  • bague d’adaptation Sony/Minolta A – Nikon Z
  • bague d’adaptation Minolta MD – Nikon Z
  • bague d’adaptation M42 – Nikon Z
  • bague d’adaptation Leica M – Nikon Z

Ces bagues sont fabriquées en aluminium. Elles permettent le montage mécanique de l’objectif sur le boîtier, sans apporter d’automatismes en raison de l’absence de couplages électriques. K&F précise que la mise au point à l’infini est possible.

Quelle différence avec la bague Nikon FTZ ?

La bague Nikon FTZ assure le couplage entre les optiques compatibles avec la monture Nikon F pour reflex et les boîtiers hybrides de la série Z (voir la compatibilité).

Cette bague, outre le couplage mécanique, assure la transmission des informations entre le boîtier et l’objectif et permet de conserver les automatismes de mise au point (Nikon AF-S et AFP-P), la mesure de lumière et la réduction des vibrations pour les optiques concernées.

A l’inverse, la bague K&F Nikon F – Nikon Z n’assure que le couplage mécanique et impose un fonctionnement entièrement manuel.

Le tarif des bagues K&F est de l’ordre de 30 à 56 USD (hors frais de port), elle sont également disponibles sur Amazon pour certaines d’entre elles.

Bagues K&F Nikon Z chez Amazon

 En savoir plus et source : K&F bagues Nikon Z


Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon annonce le nouveau Nikon Coolpix A1000, un compact expert de petite taille, doté d’un viseur électronique, d’un zoom équivalent 24-840 mm, d’un flash intégré, du format RAW, d’un écran tactile et capable de tourner en 4k.

Ce compact peut-il concurrencer votre smartphone ou les hybrides entrées de gamme ? Voici quelques éléments de réflexion.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

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Nikon Coolpix A1000, présentation

Coolpix, une gamme de compacts et bridges Nikon qui a connu des jours meilleurs. Forte de dizaines de modèles d’appareils photo compacts il y a quelques années encore, la gamme Nikon Coolpix a souffert de l’arrivée des smartphones dont les performances en photo s’améliorent de modèles en modèles.

Les smartphones souffrent toutefois toujours de l’absence d’un vrai zoom optique, bien que plusieurs compléments optiques de qualité sachent pallier à ce manque en partie.

Les bridges comme le nouveau Nikon Coolpix B600, dotés d’un zoom surpuissant, arrivent encore à intéresser ceux qui s’intéressent à la photographie de lune ou d’avions (voir le test du Nikon Coolpix P1000).

Les compacts étanches comme les Nikon Coolpix W300 gardent quelques longueurs d’avance sur les smartphones, mais plus pour longtemps puisque ces derniers sont de plus en plus nombreux à résister à l’immersion.

Les compacts experts Nikon Coolpix ont aussi souffert de l’arrivée des petits hybrides entrée de gamme dont certains embarquent même un capteur APS-C.

Toutefois Nikon n’abandonne pas la scène sans combattre, et propose un nouveau compact expert, le Coolpix A1000, qui peut vous intéresser si vous cherchez un complément discret à votre reflex tout en gardant la possibilité de traiter vos fichiers RAW et de partager vos photos très vite.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon Coolpix A1000, fiche technique

Le Nikon Coolpix A1000 dispose d’un capteur CMOS rétro-éclairé 1/2,3 pouce dont la petite taille limite le nombre de pixels à 16,8 Mp. C’est largement suffisant pour autoriser des tirages A3, mais la taille du capteur limite toujours la montée en ISO face aux capteurs APS-C plus généreux.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

L’objectif est un zoom Nikkor optique dont la plage focale varie de 24 à 840 mm (équivalent 24×36) et l’ouverture de f/3.4 à f/6.9. Ce facteur de x35 est intéressant, notez toutefois que les plus longues focales imposent une grande rigueur au moment de la prise de vue pour éviter le flou de bougé. Bien que doté du système de réduction des vibrations Nikon VR, la focale maximale reste sensible aux moindres mouvements. La commande de zoom permet le retour rapide à la focale initiale.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Le viseur électronique est doté de 1.160 Mp, il est complété d’un écran arrière tactile inclinable de 3 pouces (7,6 cm) et 1.036 Mp. La possibilité de retourner complètement cet écran pour viser face au boîtier pourra intéresser les amateurs de selfies et autres vlogs, j’aurais toutefois apprécié que l’écran bascule vers le haut plutôt que le bas, ce qui facilite la fixation sur un trépied ou une perche comme avec le Canon Powershot G7.

Nikon Coolpix A1000 : un compact expert avec zoom 24-840 mm, RAW et écran tactile

Nikon n’a pas oublié la possibilité d’enregistrer les fichiers au format RAW, ce qui vous permettra de les post-traiter avec bien plus de souplesse que les fichiers JPG, une bonne chose pour réduire le bruit numérique en hauts ISO par exemple.

Le flash intégré peut servir à déboucher les ombres en situation de contre-jour, il n’y a pas de griffe porte-flash sur ce compact qui permette de fixer un flash Cobra, ce n’est pas l’idée associé à ce concept.

Le Nikon Coolpix A1000 permet l’enregistrement vidéo en 4K/UHD 30p comme en Full HD 60p.

La fonction de géolocalisation des photos (ajout des coordonnées GPS dans les fichiers) est disponible via l’application pour smartphones Nikon Snapbridge, celle-ci permet aussi le transfert en wifi ou bluetooth des photos depuis le boîtier vers le smartphone pour un partage rapide.

Le Nikon Coolpix A1000 sera disponible dès février 2019 au tarif public de 449 euros TTC en deux coloris, noir et argent métallisé. Face au Canon G7x Mark II, ce Coolpix A1000 a de quoi se défendre, pour un tarif équivalent il a pour lui un zoom plus puissant qui peut faire la différence.

Source: Nikon

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Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Nikon annonce le Nikon Coolpix B600, un bridge doté d’un capteur 16,8 Mp, d’un zoom optique équivalent 24-1440 mm, d’un autofocus rapide et du transfert des images par wifi et bluetooth. Revue de détails.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

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Nikon Coolpix B600, présentation

Le Nikon Coolpix B600 arrive en même temps que le nouveau Nikon Coolpix A1000. Si ce dernier est un compact expert discret et léger, le Coolpix B600 joue lui dans la catégorie Bridges.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Ces appareils photo se caractérisent par un zoom à la plage focale très étendue (ici 24-1440 mm équivalent 24×36) qui en fait un choix idéal pour la photographie en gros plan de sujets lointains. Il faut toutefois calmer vos ardeurs si vous vous intéressez à ce modèle, tout comme son grand frère le Nikon Coolpix P1000, car le Coolpix B600 possède une ouverture limitée (f/3.3-6.5) qui impose le recours à des temps de pose plus longs qu’avec un téléobjectif pour reflex (comme le Nikon AF-S 200-500 mm qui ne joue pas dans la même cour) quand la lumière manque. Le flou de bougé arrive alors très vite bien que le zoom de ce bridge soit stabilisé.

Le capteur est un modèle CMOS rétro-éclairé de 1/2,3 pouce, une taille qui limite la montée en ISO et le nombre de pixels, toutefois les 16,8 Mp vous permettent de faire des tirages A3 si le fichier est de bonne qualité, ce n’est pas le facteur limitant.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Nikon annonce un autofocus rapide, y compris en situation de faible lumière, en soirée et en extérieur par exemple comme en intérieur avec les éclairages artificiels.

Le Nikon Coolpix B600 peut enregistrer des séquences vidéos en Full HD 1080p/30p et en stéréo, son écran arrière de 3 pouces (7,6 cm) et 921.000 pixels traité anti-reflet facilitant le cadrage si vous le tenez bien en mains. Cet écran n’est par contre ni tactile ni inclinable.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

La prise en main devrait s’avérer satisfaisante, la poignée est profonde et les boutons sont positionnés en face arrière sur le côté droit, complétés par une molette de changement de modes supérieure.

Nikon a doté son Coolpix B600 d’une batterie au lithium qui devrait offrir une autonomie satisfaisante, celle-ci n’est toutefois pas citée.

Le Nikon Coolpix B600 et doté d’un flash intégré sans griffe porte-flash.

Nikon Coolpix B600 : un bridge à zoom 24-1440 mm et capteur CMOS de 16,8 Mp

Vous pourrez partager vos photos via votre smartphone avec l’application Nikon Snapbridge, en wifi comme en bluetooth. Cette application permet également la géolocalisation des photos (ajout des coordonnées GPS aux fichiers).

Le Nikon Coolpix B600 sera disponible en deux coloris noir et rouge dès février 2019 au tarif public de 359 euros TTC.

Source : Nikon

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Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Comment faire de la photo de rue ? Quels conseils « photo de rue » croire ? Quel matériel pour la photo de rue ? Quels règles ? Comment publier ?

Vous vous posez au moins une de ces questions ? Bernard Jolivalt y répond, ainsi qu’à beaucoup d’autres, dans ce nouvel ouvrage intitulé «  Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques ».

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

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Toute la photo de rue, présentation du livre

Je connais bien Bernard pour l’avoir plusieurs fois invité lors des rencontres Nikon Passion comme au Salon de la Photo. Je suis moi-même parfois photographe « de rue », aussi j’étais très curieux de voir ce que Bernard pouvait nous faire découvrir avec ce nouveau livre .

L’homme n’en est pas à sa première expérience de publication (il a déjà écrit La photo sur le vif difficile à trouver désormais), le parcours de Bernard Jolivalt est riche d’expériences photographiques, et il déploie également des talents de formateurs (par exemple chez Studio Jiminy).

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Dès les premières pages, dans un style direct qui le caractérise, Bernard Jolivalt donne le ton : ce livre s’adresse « aux photographes qui débutent dans la photo de rue et à ceux qui visent à améliorer leur pratique ». Entendez par là « il va falloir bosser un peu quand même, ça ne va pas venir tout seul« . J’apprécie !

Le livre comprend plusieurs grands chapitres qui vont vous permettre de :

  • choisir votre équipement et apprendre quels sont les bons réglages (pour la photo de rue, bien évidemment),
  • comment préparer votre sortie photo (et passer le plus inaperçu possible),
  • comment composer vos images (une pratique trop souvent négligée en photo de rue),
  • comment faire vos photos sur le terrain et comment traiter vos sujets.

Vous allez aussi découvrir les principales règles en matière de droit à l’image, un sujet sensible dès lors que vous photographiez les gens dans la rue sans leur demander leur avis (ce qui reste plus dangereux désormais que de voler un sac à main, je partage l’avis de Bernard).

Enfin, et parce qu’il faut bien finir le travail, vous apprendrez à trier et sélectionner vos photos une fois rentré chez vous.

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Comment se présente ce livre ?

Les six chapitres décrits ci-dessus regroupent l’ensemble des 101 fiches. Chaque fiche est une double-page, une présentation classique désormais pour ce type d’ouvrage, comprenant :

  • une introduction,
  • des photos d’illustration,
  • des informations pratiques (par exemple sur le matériel utilisé),
  • une présentation de ce qu’il faut savoir et retenir,
  • des détails contextuels sur les photos présentées,
  • les liens vers d’autres fiches qui peuvent traiter du même sujet (par exemple « les dormeurs », page 75).

Qu’allez-vous apprendre avec ce livre sur la photo de rue ?

Vous allez déjà pouvoir comprendre de quoi il s’agit : je vois beaucoup (trop) de photographes déclencher à tout va dans la rue et prétendre être « photographe de rue » alors qu’ils ne sont que « déclencheurs compulsifs dans la rue ».

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Je vous rassure, cela m’arrive aussi, rien de péjoratif, mais la photographie de rue est une pratique exigeante, qui demande une grande culture photographique, un sens très développé du regard et beaucoup de pratique. Ne s’improvise donc pas photographe de rue qui veut, même s’il faut bien commencer par faire ses classes.

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Vous allez aussi apprendre à trouver un thème, qui vous correspond, et à identifier des sujets à traiter dans ce thème. La photographie de rue n’est pas faite que d’improvisation, il ne faut d’ailleurs pas confondre « improvisation » et « instant décisif » cher à qui vous savez.

Quand vous faites des photos dans la rue, il vous faut savoir composer vos images. Cela peut paraître évident mais pourtant, là-aussi, je vois passer bien trop de photos dans lesquelles il est bien difficile d’identifier le sujet car la composition est négligée. Peur d’être vu, environnement défavorable, foule, objets indésirables, je suis le premier à déclencher parfois « à la va-vite » et à supprimer 100% des photos faites une fois rentré chez moi car cela n’a aucun intérêt visuel.

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Enfin, vous allez apprendre à trier et choisir vos photos. En photographie de rue chaque détail compte : un regard, une ombre, un geste, … tout est bon pour vous donner un « keeper », une photo à garder, comme des tonnes de photos à éliminer bien vite (c’est plus souvent ce second cas qui se présente). Et là-aussi nous sommes tous pareils, nous conservons trop de photos sans intérêt.

Mon avis sur ce livre de Bernard Jolivalt

La photographie de rue présente deux difficultés majeures :

  • elle est complexe à pratiquer en raison de l’environnement urbain et de la nature même des sujets à photographier,
  • elle est complexe à cerner car ses codes visuels ne sont pas évidents si vous n’avez pas une culture photographique suffisante.

Ce livre va vous rendre la tache un peu plus facile en vous livrant des conseils pratiques, applicables dès votre première sortie. Vous saurez quel matériel utiliser, comment le régler et comment vous comporter dans la rue. C’est déjà beaucoup.

Ce livre va également vous donner à voir de nombreuses photos, vous y trouverez des références et citations inspirantes, vous allez pouvoir entamer votre apprentissage de la culture « Street photography » si vous ne l’avez pas déjà commencé par ailleurs.

Pour ces deux raisons là, et pour la somme de conseils donnés, c’est un ouvrage que vous devriez consulter si la photographie de rue vous attire.

Toute la photo de rue en 101 fiches pratiques par Bernard Jolivalt

Vous allez voir que contrairement à ce que vous pouvez penser, c’est une pratique à votre portée si vous suivez les conseils donnés. Et si vous faites l’effort minimum pour vous intéresser à ce domaine.

Je vous renvoie d’ailleurs, pour compléter votre apprentissage, vers le livre de David Gibson intitulé « Street Photography, le savoir-faire du photographe de rue » qui vous présente une vision parmi tant d’autres en matière de photographie de rue. Citons aussi « Mobile Street Photography » ou « Creative Vision behind the lens » de Valérie Jardin (je vous ai mis quelques livres de Photo de rue ici aussi pour le plaisir des yeux).

Les 24 euros que vous allez investir, si vous prenez la peine de parcourir chacune des 101 fiches de ce livre, devraient vous rapporter bien plus en plaisir et en satisfaction personnelle qu’un accessoire supplémentaire au fond de votre sac photo. Pour ma part j’ajoute bien vite cet ouvrage à ma liste de référence sur le sujet, et je vous invite à faire de même.

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Nikon Film Festival 2019 : les courts-métrages en compétition et l’appel aux votes du public

Déjà 9 ans que Nikon propose le Nikon Film Festival dont l’objectif est de permettre à de jeunes réalisateurs de se faire connaître du public et des professionnels du monde du cinéma.

En proposant un court-métrage de 2 minutes et 20 secondes, chaque réalisateur peut en effet tenter sa chance et remporter l’un des 10 Prix dont celui du Public pour lequel vous êtes invité à voter.

Nikon Film Festival 2019 : les courts-métrages en compétition et l'appel aux votes du public

Nikon Film Festival 2019 : votre vote compte

Cette année, pas moins de 1250 courts-métrages ont été postés sur le site du Festival. Tout comme en 2018, l’un d’entre eux va remporter le Prix du Public, un Prix qui vous concerne directement puisque vous avez possibilité de voter pour vos films préférés jusqu’au 10 mars 2019.

Les films en compétition

Les films sont classés en différentes catégories :

Le choix du Jury

Jury Nikon Film Festival 2019

Le Jury va lui faire sa propre sélection de 50 films parmi lesquels il choisira les lauréats des 9 autres Prix dont « Le Prix du Jury« .

Le Jury 2019 est composé de :

  • Marjane Satrapi, réalisatrice, scénariste et actrice
  • Thierry Chèze, Journaliste et critique cinéma
  • François Civil, Acteur
  • Alexandre Dino, Membre de l’organisation du Nikon Film Festival
  • Louane Emera, actrice, chanteuse et musicienne
  • Pascale Faure, Responsable des programmes courts de Canal+
  • Alice Isaaz, Actrice
  • Elisha Karmitz, Directeur Général de MK2 Agency
  • Pio Marmaï, Acteur
  • Guillemette Odicino, Journaliste et critique cinéma pour Télérama et France Inter

En savoir plus sur le site du Festival et voter : https://www.festivalnikon.fr/


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