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Quel est l’objectif Nikon le plus polyvalent ?

Vous envisagez de craquer pour un boîtier Nikon Z, mais vous hésitez sur le choix de votre premier objectif. Le modèle livré en kit vous attire par son prix, mais ne vous semble pas forcément adapté à vos usages. Voici de quoi affiner votre choix avec l’objectif le plus polyvalent que vous pouvez choisir.

Cet article vous donne un avis personnel clair, un choix numéro 1, les alternatives possibles, les erreurs à éviter et un tableau comparatif précis des objectifs polyvalents Nikon Z.

Réponse rapide
Si vous cherchez l’objectif Nikon Z le plus polyvalent en 2025, le meilleur choix est le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Il couvre du grand-angle au petit téléobjectif, offre une ouverture constante f/4, une excellente qualité optique, un encombrement raisonnable et convient aussi bien au voyage qu’au reportage du quotidien.
Pour les boîtiers APS-C comme le Nikon Z50II, l’alternative la plus polyvalente est le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR.

Avant de vous guider vers le bon choix, il faut clarifier ce que signifie réellement “objectif polyvalent” sur un Nikon Z.

Qu’est-ce qu’un objectif polyvalent ?

Un objectif polyvalent est celui que vous allez utiliser dans la plupart des situations. C’est celui qui vous permet de « tout faire », mais qui impose aussi une contrainte : vous limiter pour votre bien.

Ce type d’objectif est souvent appelé « zoom trans-standard », parce qu’il couvre toutes les focales du quotidien — paysage, portrait, rue — sans vous forcer à changer d’optique.

Choisir un objectif polyvalent pour un Nikon Z n’est jamais simple : l’offre est large, les fiches techniques trompent souvent, et les besoins réels ne correspondent pas toujours à ce que promettent les zooms « tout-en-un ».

La réponse qui peut vous sembler la plus évidente est de choisir un méga-zoom. Vous savez, un des bien connus 24-200 mm, 28-400 mm ou 18-300 mm et assimilés en APS-C.

Ces objectifs sont d’excellents choix en apparence, mais vous limitent très vite dès que les conditions de luminosité deviennent plus difficiles. Leur ouverture maximale est réduite, imposant un temps de pose plus long et le flou de bougé qui peut aller avec.

Ils sont parfois plus encombrants (il faut bien loger cette plage focale quelque part) et leur qualité de fabrication peut être en retrait par rapport à des modèles plus experts.

À ces méga-zooms, je privilégie les zooms polyvalents dont l’ouverture maximale est plus généreuse, sans égaler celle des zooms pros. Un zoom ouvrant à f/4 vous rendra bien plus de services en basse lumière, comme le soir pendant un voyage, qu’un 24-200 mm dont l’ouverture maximale est limitée à f/6.3.

Exemple : pour les mêmes conditions de luminosité, toutes choses égales par ailleurs, un zoom ouvrant à f/4 peut déclencher à 1/60 s (et faire une photo nette) quand un zoom ouvrant à f/6.3 est limité à environ 1/20 s, parce qu’il laisse entrer environ 1,33 stop de lumière en moins (et fait une photo floue).

L’autre contrainte que vous allez devoir accepter, c’est la focale maximale. Un objectif polyvalent est en souvent limité à 105 ou 120 mm. En contrepartie, sa formule optique est plus performante et ses prestations sont supérieures.

Notez aussi que disposer d’une ouverture constante tout au long de la plage focale (par exemple f/4) vous permet de conserver une exposition constante lorsque vous zoomez. Ce n’est pas le cas des méga-zooms dont l’ouverture maximale diminue avec la focale. Il vous faut alors adapter l’exposition lors du zoom.

La monture Z, avec son grand diamètre et son tirage mécanique réduit, permet à Nikon d’optimiser la qualité optique même sur des zooms polyvalents.

En pratique, je regarde trois choses : la plage focale, l’ouverture et la manière dont l’objectif s’intègre avec les technologies Nikon Z.

Si un zoom remplit ces trois critères, il devient vite celui que je garde le plus souvent monté sur le boîtier (et vous l'avez deviné, celui que je vous recommande plus bas).

Quel objectif polyvalent choisir pour un Nikon Z ?

Nikon Z plein format

L’objectif le plus polyvalent de la gamme NIKKOR Z plein format est, au moment où j’écris cet article (novembre 2025), le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

Financièrement plus accessible que le 24-70 mm f/2.8 S II, très bien construit, ce zoom à ouverture constante f/4 vous rendra bien des services.

Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S
Le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S

Qu’il s’agisse de reportage du quotidien, de photos de voyage, de portraits, de photos événementielles ou même de vidéo, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S est apprécié par tous ses utilisateurs pour sa polyvalence et ses performances.

Le NIKKOR Z 24-120 mm occupe la première place de mon classement, mais il est suivi de près par le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S, premier objectif annoncé avec la gamme Nikon Z à l’été 2018. Sa plage focale 24-70 mm est plus limitée, mais ses performances sont équivalentes à celles du 24-120 mm. Si vous cherchez plus compact et moins onéreux, c’est un bon choix (et il y a plein d’occasions à petit prix chez ceux qui sont passés au 24-120 mm).

En voyage, le 24-120 mm f/4 S me permet de passer d’un paysage large à un portrait cadré serré en quelques secondes, sans jamais avoir à changer d’objectif. En reportage, il couvre 95 % des situations : une scène de rue, un geste isolé, un portrait, un détail en gros plan. C’est ce genre de confort que j’attend d’un zoom polyvalent.

Caractéristiques techniques du NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S (plein format)
Monture : Nikon Z (plein format)
Focale : 24-120 mm
Ouverture maximale : f/4 constante
Construction optique : 16 lentilles en 13 groupes (dont 3 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique en verre ED, 3 lentilles asphériques, des lentilles avec traitements nanocristal et ARNEO, et une lentille avant traitée au fluor)
Stabilisation : par le boîtier (IBIS)
Distance minimale de mise au point : 0,35 m
Rapport de reproduction : 0,39×
Diamètre de filtre : 77 mm
Poids : 630 g
Longueur : 118 mm

Ce zoom s’avère toutefois trop imposant pour un Nikon Z APS-C, mais vous allez voir que j’ai une proposition pour vous si c’est votre besoin.

Nikon Z APS-C

Ces objectifs concernent les boîtiers APS-C comme les Nikon Z50II, Zfc ou Z30.

Il faut dire les choses : la gamme d’objectifs NIKKOR Z APS-C n’est pas la plus fournie du marché. Nikon la complète petit à petit, mais je suis le premier à penser que cela pourrait aller plus vite alors que le Nikon Z50II a déjà trouvé son public.

L’arrivée récente du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR a toutefois changé la donne. Ce zoom, équivalent à un 24-75 mm en plein format, a pris la première place dans mon classement des objectifs les plus intéressants pour un Nikon Z APS-C.

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Son ouverture constante f/2.8 n’y est pas pour rien : elle vous autorise des prises de vue en basse lumière sans grimper en ISO outre mesure. L’objectif reste compact pour cette plage focale et son tarif sous la barre des 900 euros (novembre 2025) est un autre atout.

Ses prestations en font mon premier choix, même si le NIKKOR Z 18-140 mm reste très intéressant si votre budget est plus limité.

Sur un APS-C comme le Nikon Z50II, le 16-50 mm f/2.8 permet d’aborder un mariage, une fête de famille ou une sortie urbaine sans se poser de questions : la couverture 24-75 mm équivalente est parfaite, et l’ouverture f/2.8 donne un rendu plus flatteur que tous les zooms de kit.

Caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR (APS-C)
Monture : Nikon Z DX (APS-C)
Focale : 16-50 mm (équivalent 24-75 mm en plein format)
Ouverture maximale : f/2.8 constante
Construction optique : 9 lentilles en 7 groupes (dont 1 lentille en verre ED et 4 lentilles asphériques)
Stabilisation : VR intégrée
Distance minimale de mise au point : focale 16 mm : 0,25 m, focale 24 mm : 0,2 m, focale 35 mm : 0,23 m, focale 50 mm : 0,3 m
Rapport de reproduction : 0,2×
Diamètre de filtre : 46 mm
Poids : 330 g
Longueur : 32 mm (distance à partir du plan d’appui de la monture d’objectif lorsque l’objectif est rétracté)

Cas d’usage : photo de voyage

Le voyage est probablement le terrain où un zoom polyvalent révèle le mieux sa valeur. Je passe d’un paysage large à un portrait cadré serré en quelques secondes, sans changer d’objectif, sans perdre un instant de la scène.

Avec le Nikon Z6II ou III, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S me permet de couvrir les rues étroites d’une ville, un détail architectural perché à plusieurs mètres, ou un portrait improvisé sur un marché.

Avec le Nikon Z50II ou le Zfc, le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 offre un confort proche : il reste suffisamment lumineux pour photographier un intérieur sombre ou une scène de rue au crépuscule sans sacrifier la qualité.

Cas d’usage : photo de portrait et événementiel

En portrait comme en événementiel, je cherche deux choses : isoler un sujet et réagir immédiatement. Le 24-120 mm f/4 S offre ce compromis : un cadrage serré entre 85 et 120 mm qui donne du caractère au portrait, et une plage 24-70 mm parfaite pour capter un geste, une expression ou une interaction au milieu d’un groupe.

Sur APS-C, le 16-50 mm f/2.8 devient un véritable couteau suisse : lumineux, réactif, suffisamment long pour isoler un sujet même à distance (enfin, pas trop quand même, ça reste un 50 mm).

Le meilleur objectif polyvalent Nikon Z pour le voyage

Si votre priorité est le voyage, le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S est le choix le plus rationnel : large amplitude, performances homogènes et fiabilité quelles que soient les conditions.

Le meilleur objectif polyvalent Nikon Z pour débuter

Pour un premier équipement, le 24-120 mm f/4 S est le zoom le plus complet. Sur APS-C, le 16-50 mm f/2.8 offre un rendu plus flatteur que tous les zooms de kit.

Tableau comparatif

Objectif Plage focale Ouverture Stabilisation Distance mini MAP Rapport max Filtre Poids Longueur Format
NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S 24-120 mm f/4 constante IBIS (boîtier) 0,35 m 0,39× 77 mm 630 g 118 mm Plein format
NIKKOR Z 24-70 mm f/4 S 24-70 mm f/4 constante IBIS (boîtier) 0,30 m 0,30× 72 mm 500 g 88,5 mm Plein format
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR 16-50 mm (eq. 24-75) f/2.8 constante VR optique 0,25 m 0,2× 46 mm 330 g 32 mm APS-C

Les erreurs à éviter

Attention aux plages focales trop limitées

Les zooms vendus en kit sont intéressants pour leur tarif attractif, mais ils sont trop souvent peu polyvalents. Je pense en particulier au NIKKOR Z 24-50 mm f/4-6.3 pour les Nikon Z plein format. Il n’est pas mauvais, loin de là, mais on ne peut pas dire que la plage focale 24-50 mm soit « polyvalente ».

Il en est de même pour le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3.5-6.3 VR proposé en kit avec les Nikon Z APS-C (par exemple le Nikon Z50II). C’est une optique très intéressante pour son prix, la qualité d’image est à la hauteur, mais son ouverture glissante couplée à sa focale maximale est trop limitée. Le 18-140 mm est un meilleur choix.

Attention aux focales maximales trop ambitieuses

Certains zooms proposent des focales maximales très longues, comme certains télézooms NIKKOR Z. Ces objectifs sont intéressants si vous savez exactement quelles photos vous allez faire avec. Mais pensez aussi à toutes celles que vous n’anticipiez pas forcément au moment du choix. Serez-vous à l’aise au quotidien avec un tel « trombone » fixé au boîtier ?

Quid de la discrétion ? Du poids et de l’encombrement ? Allez-vous apprécier de porter un tel objectif toute la journée pendant une sortie ? Le mieux est souvent l’ennemi du bien.

Foire aux questions

Un 24-200 mm n’est-il pas plus polyvalent qu’un 24-120 mm ?
En théorie oui, puisqu’il zoome davantage. En pratique non, car l’ouverture glissante à f/6.3 limite vos possibilités en intérieur et en soirée. Vous gagnerez en portée, mais vous perdrez en qualité d’image et en réactivité.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/4 n’est-il pas suffisant ?
Il peut l’être si vous privilégiez la compacité. Mais vous perdrez toute la partie téléobjectif, essentielle en portrait, en détail architectural, en événementiel ou pour isoler un sujet.

Quel objectif polyvalent pour débuter avec un Nikon Z plein format ?
Si je devais n’en conseiller qu’un, ce serait le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S. Il couvre le plus grand nombre de cas d’usage et vous accompagnera longtemps.

Existe-t-il un objectif polyvalent lumineux pour Nikon Z ?
En APS-C, oui : le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8.
En plein format, pour plus de lumière il faut monter en gamme (24-70 mm f/2.8 S II) mais on perd en polyvalence (et le tarif grimpe !).

En conclusion : le meilleur objectif Nikon Z polyvalent est celui qui vous correspond

Choisir un objectif polyvalent suppose de faire un choix : vous ne pouvez pas tout avoir. Prenez le temps de noter ce qui vous importe, de lister les photos que vous savez vouloir faire, celles que vous pourriez faire, puis basez votre choix sur ces informations.

Si vous hésitez encore, consultez aussi mon guide « Quel objectif choisir pour un Nikon Z en 2026 ? », il vous aidera à mettre en cohérence boîtier et objectif.


Tamron 70-180mm F/2.8 Di III VC VXD G2 : un téléobjectif plein format Nikon Z qui joue le trouble-fête

Sorti à l’automne 2025, le Tamron 70-180mm f/2.8 Di III VC VXD G2 s’impose comme l’un des téléobjectifs les plus attendus pour monture Nikon Z. Compact, stabilisé et deux fois moins cher que le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, il promet d’offrir une alternative sérieuse sans compromis sur la qualité. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de choisir entre les modèles Nikon et Tamron.

Le Tamron 70-180 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z
Le Tamron 70-180 mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Ce téléobjectif Tamron chez MN Photo Vidéo

Tamron et Nikon Z, une histoire qui a du sens

Tamron entend imposer son savoir-faire sur la monture Nikon Z en proposant une alternative crédible et abordable au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, tout en offrant une conception plus moderne que le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8.

Nikon, de son côté, fait tout son possible pour compléter sa gamme d’optiques NIKKOR Z (47 modèles déjà disponibles), mais ne peut être sur tous les fronts.

La collaboration implicite entre Nikon et Tamron montre que Nikon à ouvert depuis plusieurs années sa monture Z à des partenaires triés sur le volet, tout en conservant le contrôle sur la qualité globale de l’écosystème. Après tout, si Tamron le fait aussi bien, pourquoi s’en priver ?

Tous les Tamron pour Nikon Z
Tous les Tamron pour Nikon Z

Tamron souhaite manifestement proposer des objectifs sous son propre nom, ce qui est plutôt logique pour un opticien indépendant. Avec trois optiques pour Nikon Z en 2025, le catalogue Tamron s’est étoffé cette année :

Alors qu’il existe déjà un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, dont l’ADN Tamron ne fait guère de doute, de même qu’un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, qu’en est-il de ce nouveau modèle qui, en toute logique, vient concurrencer son équivalent Nikon ?

Tamron 70-180mm F/2.8 Di III VC VXD G2 : présentation

Tamron suit une stratégie claire : concevoir des optiques performantes, optimisées pour chaque monture (Sony E, Nikon Z), mais suffisamment polyvalentes pour s’adapter à plusieurs systèmes.

Le Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VC VXD G2 illustre parfaitement cette approche. Déjà disponible pour Sony E depuis 2023, il arrive désormais sur Nikon Z, sans passer par Nikon lui-même.

Ce télézoom à ouverture constante f/2.8 est idéal pour le portrait, la photo de sport ou animalière. L’itération G2 introduit plusieurs améliorations notables par rapport à la première génération G1 (déjà appréciée dans sa version NIKKOR Z).

Le Tamron 70-180 mm F/2.8 Di III VC VXD G2 combine grande ouverture, stabilisation d’image VC (Vibration Compensation) et conception compacte et légère adaptée à un usage professionnel.

Encombrement modéré pour le Tamron 70-180mm f/2.8 G2 Nikon Z
Encombrement modéré pour le Tamron 70-180 mm f/2.8 G2

Cette version G2 propose plusieurs caractéristiques notables :

  • une stabilisation Tamron VC absente sur la génération précédente
  • une construction optique incluant plusieurs verres spéciaux pour limiter les aberrations et le vignettage (verres XLD, LD et asphériques)
  • un rapport de grossissement maximum de 1:2,6
  • une motorisation autofocus à moteur linéaire Tamron VXD (Voice-coil eXtreme-torque Drive), silencieuse et réactive, adaptée à la photo comme à la vidéo
  • la compatibilité avec l’application TAMRON Lens Utility™, permettant d’ajouter des fonctions personnalisées selon votre style de prise de vue
  • une protection contre les rayures et l’humidité
  • un fût bien équilibré, de 15 cm de long replié
  • un poids de 865 g (1 360 g pour le NIKKOR Z 70-200mm f/2.8 VR S)
La trilogie Tamron "Daisangen" pour Nikon Z
La trilogie Tamron « Daisangen » pour Nikon Z

Ce Tamron G2 complète la trilogie f/2.8 « Daisangen » chère à la marque, couvrant désormais les focales de 16 à 180 mm.

Fiche technique détaillée et comparaison avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8

Caractéristiques Tamron 70-180 mm f/2.8 Di III VC VXD G2 NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8
Plage focale 70-180 mm 70-180 mm
Monture Nikon Z plein format (compatible APS-C) Nikon Z plein format (compatible APS-C)
Ouverture max f/2.8 f/2.8
Ouverture min f/22 f/22
Angle de champ 34°21′ – 13°42′ (plein format) 34°20′ – 13°40′ (plein format)
Formule optique 20 éléments en 15 groupes 19 lentilles en 14 groupes (5 ED, 1 Super ED, 3 asphériques)
Diaphragme 9 lames 9 lames
Distance minimale de MàP 0,3 m à 70 mm – 0,85 m à 180 mm 0,27 m à 70 mm – 0,85 m à 180 mm
Stabilisation d’image Oui (Tamron VC) Non
Protection Tous temps avec protection contre humidité et poussière Tous temps avec protection contre humidité et poussière
Grossissement max 1:2,6 à 70 mm – 1:4,7 à 180 mm 1:2
Mise au point Tamron VXD linéaire Nikon STM pas à pas
Diamètre du filtre 67 mm 67 mm
Dimensions Ø 83 × 158,7 mm Ø 82 × 151 mm
Poids 865 g 795 g
Accessoires fournis Bouchon avant/arrière, pare-soleil Bouchon avant/arrière, pare-soleil, étui
Tarif public (oct. 2025) 1 099 € 1 449 €

Disponibilité et tarif

Le Tamron 70-180 mm F2.8 Di III VC VXD G2 en monture Nikon Z est disponible depuis le 23 octobre 2025 au tarif public de 1 099 €.

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Voyons maintenant comment il se positionne face au NIKKOR Z 70-180 mm, son homologue presque jumeau.

Comparaison avec le NIKKOR Z 70-180 mm f/2,8

Sur le papier, les deux optiques jouent dans la même cour : même plage focale, même ouverture constante, mêmes compatibilité avec la monture Nikon Z. Cependant, le Tamron G2 apporte quelques différences notables qui peuvent faire pencher la balance selon les usages.

D’abord, la stabilisation d’image : Tamron propose la technologie VC (Vibration Compensation) intégrée, tandis que le NIKKOR Z 70-180 mm n’est pas stabilisé. C’est un avantage réel au Tamron pour les scènes prises à main levée dans des conditions de lumière moyenne. Relativisons toutefois : sur les Nikon Z plein format, le capteur est stabilisé sur 5 axes avec le NIKKOR Z 70-180 mm.

En termes de distance minimale de mise au point, le NIKKOR est légèrement avantagé à 0,27 m à 70 mm contre 0,30 m pour le Tamron. Sur les focales longues, les deux convergent à 0,85 m. Ce petit gain du NIKKOR peut être intéressant pour les cadrages serrés en portrait ou petits sujets.

Concernant le poids et l’encombrement, le Tamron affiche 865 g pour 158,7 mm de longueur, tandis que le NIKKOR pèse 795 g pour 151 mm. Le NIKKOR est donc plus léger et compact, mais le Tamron compense avec sa stabilisation intégrée et des performances optiques renforcées.

Enfin, la politique tarifaire est à l’avantage de Tamron : lancé à 1 099 €, il se positionne comme une alternative plus accessible au NIKKOR, affiché à 1 449 € (tarifs octobre 2025). Pour un photographe soucieux de préserver à la fois son portefeuille et la qualité optique, le Tamron s’impose comme un choix sérieux — surtout si la stabilisation est un facteur clé dans son usage.

Face au 70-200 mm f/2.8 VR S, référence professionnelle de la gamme Nikon Z, le Tamron adopte une autre philosophie.

Comparaison avec le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Face au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, le Tamron 70-180 mm F/2.8 Di III VC VXD G2 ne joue cette fois pas dans la même cour et s’affiche plutôt comme une alternative plus légère et compacte, et bien moins onéreuse.

Le Nikon affiche 1 360 g sur la balance pour 22 cm de long, contre seulement 865 g et 15,8 cm pour le Tamron. En main, la différence est immédiate : le Tamron se manie plus aisément sur un Nikon Z5II ou Z6III, sans déséquilibrer l’ensemble.

Sur le terrain, la perte de 20 mm à la plus longue focale reste marginale pour la majorité des usages, sauf peut-être en photo animalière ou sportive très cadrée. En revanche, le gain en mobilité et en discrétion fait vite oublier cette légère perte de focale, surtout pour le portrait, le reportage ou le voyage.

Côté performances optiques, le NIKKOR conserve un avantage sur la construction mécanique, la résistance aux intempéries et la constance de piqué à pleine ouverture, surtout sur les bords de l’image. Mais le Tamron G2 n’est pas loin derrière : son rendu est homogène, son autofocus VXD rapide et silencieux, et la stabilisation VC s’avère efficace, même à main levée.

Enfin, la différence de prix reste déterminante. Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S se négocie autour de 2 950 €, quand le Tamron G2 est proposé à 1 099 €. Deux fois et demie moins cher pour un gabarit plus léger : un argument de poids, dans tous les sens du terme.

À retenir

  • Stabilisation intégrée (VC) absente du NIKKOR Z 70-180 mm.
  • Autofocus Tamron VXD ultra-silencieux et réactif.
  • Construction solide mais pas aussi ultime que le modèle NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S.
  • Prix plus accessible : 1 099 € contre 1 449 € pour le NIKKOR 70-180 mm f/2.8.

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FAQ sur le Tamron 70-180mm f/2.8 G2 pour Nikon Z

Le Tamron 70-180mm f/2.8 G2 est-il compatible avec tous les hybrides Nikon Z ?
Oui, il fonctionne sur les hybrides plein format (Z5II, Z6III, Z7II, Z8, Z9) et APS-C (Z50II, Z30), avec recadrage automatique.

Quelle est la principale différence entre le Tamron G2 et le NIKKOR Z 70-180 mm ?
La présence de la stabilisation VC et la compatibilité avec le logiciel Tamron Lens Utility, absentes sur le modèle Nikon.

Le Tamron G2 offre-t-il une qualité d’image équivalente au NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ?
Non, le 70-200 reste supérieur en homogénéité et résistance mécanique, mais le Tamron offre un rapport qualité/prix imbattable.

Ce Tamron est-il adapté à la vidéo ?
Oui, grâce à sa motorisation linéaire VXD rapide et silencieuse, il se prête très bien à la captation vidéo.

Premier avis

Le Tamron 70-180 mm F/2.8 Di III VC VXD G2 est une excellente nouvelle pour les utilisateurs Nikon. Il complète la gamme NIKKOR Z en apportant des améliorations bienvenues sur un téléobjectif à grande ouverture constante f/2.8.

Il constitue aussi une alternative très crédible à l’excellentissime mais hors de prix NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Le tarif (2 950 € pour le Nikon), mais aussi le poids et l’encombrement, n’ont en effet rien à voir.

Reste un dilemme pour les utilisateurs Nikon : que penser du NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, sans doute basé sur le Tamron G1, maintenant que le G2 est sorti ? Mieux vaut y réfléchir à deux fois : à choisir, je pencherais volontiers pour le Tamron, stabilisé, plus moderne et plus abordable (1 449 € pour le NIKKOR contre 1 099 € pour le Tamron G2).

En somme, le trouble-fête réussit son pari : offrir aux utilisateurs Nikon une alternative plus légère, plus moderne et plus accessible. Il pourrait même rejoindre mon sac photo en remplacement de mon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8 VR2 encore utilisé avec la bague FTZ.

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Exemples de photos avec le Tamron 70-180mm f/2.8 G2 Nikon z

En savoir plus sur le site Tamron.

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Histoire Nikon | Épisode 4 : les objectifs mythiques NIKKOR

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Dans ce quatrième épisode, Thierry Ravassod nous emmène à la découverte des objectifs NIKKOR légendaires qui ont marqué la photographie mondiale.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page consacrée à l’histoire de Nikon.
👉 Lisez les épisodes précédents :

Les objectifs NIKKOR, une signature optique

Depuis ses débuts, Nikon s’est imposé comme un maître dans l’art de l’optique. Dès les années 1930, la marque dépose le nom NIKKOR, contraction de « Nippon Kogaku », qui deviendra synonyme de précision, de fiabilité et d’innovation.

Les objectifs NIKKOR ont accompagné les plus grandes évolutions technologiques de la photographie, du télémétrique au reflex, jusqu’aux systèmes hybrides modernes avec la gamme NIKKOR Z.

Des bijoux de technologie

Dans cet épisode, Thierry Ravassod présente une sélection d’optiques mythiques : du fisheye 8 mm aux téléobjectifs 1200-1700 mm, en passant par les célèbres Noct-NIKKOR, Micro-NIKKOR, ou encore les optiques spéciales comme les Aéro-Nikkor et les modèles au thorium radioactif.

Chaque objectif incarne une prouesse technologique : un design optique novateur, une qualité de fabrication exemplaire et un rendu d’image unique, reconnaissable entre mille.

Des objectifs pour toutes les missions

Les optiques NIKKOR ont été conçues pour répondre à des usages précis :

  • la photographie sportive et animalière, avec leurs longues focales ultra lumineuses,
  • la photographie scientifique et industrielle, avec les Micro-NIKKOR d’une précision chirurgicale,
  • la photographie astronomique et aérienne, avec les Aéro-Nikkor utilisés dans des programmes d’observation et de cartographie.

Certaines de ces optiques ont même équipé les appareils utilisés par la NASA, notamment pour les missions lunaires et orbitales.

Des anecdotes rares et fascinantes

Thierry Ravassod dévoile dans cet épisode des modèles d’exception issus de sa collection, dont certains n’ont été produits qu’à quelques exemplaires.

Des optiques qui ont voyagé dans l’espace, immortalisé des reportages historiques, ou été fabriquées sur mesure pour des missions confidentielles.

Ces histoires témoignent du génie des ingénieurs de Nippon Kogaku et de la passion qui anime toujours la marque.

Un héritage de précision et d’émotion

Les objectifs NIKKOR ne sont pas seulement des instruments techniques. Ce sont des objets de désir pour des générations de photographes, collectionneurs et amoureux de l’image.

Leur rendu si particulier, souvent décrit comme « organique » ou « vivant », continue d’inspirer les photographes et vidéastes contemporains.

Thierry Ravassod, gardien de la mémoire Nikon

Cette série est racontée par Thierry Ravassod, photographe et collectionneur parmi les plus importants au monde.

Il a consacré sa vie à documenter l’histoire de Nikon, à rassembler des modèles rares et à transmettre cette passion dans son musée dédié.

Un lieu unique qui attire curieux, amateurs et professionnels, désireux de découvrir l’héritage de la marque.

FAQ sur les optiques mythiques NIKKOR

Quels sont les objectifs NIKKOR les plus rares ?
Certains modèles comme le 6 mm f/2.8 fisheye, le 1200-1700 mm f/5.6-8 ou les prototypes Aéro-Nikkor figurent parmi les plus rares et recherchés.

Qu’est-ce qu’un Noct-NIKKOR ?
C’est une série d’objectifs très lumineux conçus pour les prises de vue nocturnes ou en très basse lumière, célèbres pour leur rendu unique et leur bokeh doux.

Pourquoi certains NIKKOR contiennent-ils du thorium ?
Le thorium, légèrement radioactif, améliorait la transmission lumineuse et la correction des aberrations optiques. Il a été utilisé jusque dans les années 1970.

Les NIKKOR ont-ils servi à la NASA ?
Oui. Plusieurs optiques spécialement modifiées ont été utilisées pour des missions scientifiques et spatiales, notamment pour la photographie de la Lune.

Peut-on encore utiliser les anciens NIKKOR sur les hybrides Nikon Z ?
Oui, grâce à la bague FTZ, la majorité des objectifs F sont compatibles avec les boîtiers Nikon Z, permettant de prolonger leur vie et de profiter de leur rendu.

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NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : enfin une optique experte pour les petits APS-C Nikon ?

Vous l’attendiez ? Nikon l’a (enfin) fait. Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le premier zoom DX stabilisé expert pour Nikon Z APS-C avec une ouverture constante de f/2.8. Il ouvre de nouvelles perspectives pour les passionnés de photographie équipés d’un Nikon Z APS-C.

Voici tout ce qu’il faut savoir avant de l’adopter : qualité d’image, bokeh, vidéo, stabilisation, rapport qualité/prix et comparaison avec les autres zooms DX.

Ce qu’il faut retenir du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

  • Premier zoom DX Nikon Z avec ouverture constante f/2.8
  • Stabilisation optique (VR) jusqu’à 5 stops
  • Bokeh doux grâce à 9 lamelles
  • Poids léger (330 g), format compact
  • Idéal pour photo de voyage, portrait et vidéo
  • Prix public : 899 € TTC

Ce zoom NIKKOR Z DX chez La Boutique Photo Nikon

Ce zoom NIKKOR Z DX chez MN Photo Vidéo

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Ce zoom expert, qui va ravir les utilisateurs de Nikon Z50II en particulier, propose des performances supérieures à celles du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/3,5-6,3 VR.

  • En basse lumière, sa grande ouverture constante est un avantage pour limiter la montée en ISO.
  • Les amateurs d’arrière-plans flous bénéficieront d’un bokeh plus doux et progressif grâce aux 9 lames du diaphragme et à l’ouverture plus généreuse.
  • La plage de focales de 16 à 50 mm (équivalente à 24-75 mm en plein format) offre une couverture polyvalente pour le reportage, le voyage et la photo du quotidien.
  • La stabilisation d’image intégrée favorise les prises de vue à main levée dans des conditions de faible luminosité.
  • La mise au point rapprochée précise offre plus de souplesse pour la composition de l’image.

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Un zoom expert très attendu pour les Nikon Z DX

Depuis le lancement du système Z, Nikon avait laissé le format APS-C dans un certain état de léthargie. Deux boîtiers (Z50, puis Zfc), suivis d’un Z30 destiné aux vidéastes amateurs et vloggers, un zoom de kit 16-50 mm sympathique mais limité, un 50-250 mm utile mais peu lumineux, et un 18-140 mm plus polyvalent mais sans caractère.

Petit à petit, l’arrivée de focales fixes à grande ouverture (NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, NIKKOR Z 26 mm f/2.8) et d’un zoom vidéo (NIKKOR Z DX 12-28 mm f/3.5-5.6 PZ VR) a ravivé l’intérêt. Nikon allait-il enfin réinvestir dans sa gamme APS-C ? Et si oui, quand, parce que ça pressait un peu quand même, hein ?

Le nouveau NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR vient satisfaire cette attente, d’autant plus qu’il est accompagné du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7, une petite focale fixe macro. Le message est clair : le format DX compte encore et j’en suis le premier ravi.

Pourquoi ce zoom f/2.8 DX est une première pour Nikon Z

Un f/2.8 constant, qui n’en a pas rêvé ? Je vous comprends : une plus grande ouverture, c’est un temps de pose plus court et une moindre montée en ISO. Voire les deux.

N’oublions pas non plus les lois de l’optique : la grande ouverture constante de f/2.8 permet de jouer avec l’arrière-plan et la progressivité du flou, ce que ne permet pas aussi bien la plus modeste ouverture (très) glissante de f/3.5 à f/6.3 du 16-50 mm de kit.

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Les caractéristiques techniques… et ce qu’elles changent pour vous

Voici pourquoi ce zoom est bien plus qu’un simple nouveau modèle dans la gamme NIKKOR Z DX :

  • Ouverture constante f/2.8
  • Bokeh doux et progressif
  • Plage de 16 à 50 mm (équivalent 24–75 mm)
  • Stabilisation optique VR jusqu’à 5 stops
  • Distance minimale de mise au point de 15 à 25 cm
  • Formule optique avancée
  • Autofocus rapide, silencieux et focus breathing réduit
  • Zoom haute résolution (fonction boîtier en vidéo)
  • Compacité et légèreté
  • Tarif public 899 euros TTC

Un zoom f/2.8 constant signifie que l’ouverture maximale (2.8) ne change pas selon la focale — ce qui garantit une luminosité stable et un contrôle de la profondeur de champ homogène sur toute la plage.

Plage de focales polyvalente de 16 à 50 mm

Cette plage focale n’est rien moins que l’équivalent de 24-75 mm en plein format. C’est ma plage focale favorite en APS-C pour tous les types de photographie : portraits, paysages, scènes de rue, architecture, voyage. L’essayer, c’est l’adopter.

Distance minimale de mise au point

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Vous aimez les vues rapprochées ? Avec 0,15 m à 16 mm et 0,25 m à 50 mm, il vous est possible de vous rapprocher de votre sujet sans perdre en netteté.

Que contient la formule optique (lentilles, asphériques, ED…)

Le groupe optique du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR comporte 12 lentilles en 11 groupes. Les opticiens Nikon ont incorporé deux lentilles asphériques et une lentille ED. Ce zoom externe s’allonge lorsque vous zoomez.

Un diaphragme à bokeh

Cerise sur le zoom, ce NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR produit un bokeh uniforme en arrière-plan et au premier plan à f/2.8 grâce à son diaphragme à 9 lamelles.

Stabilisation VR & bénéfices en conditions réelles

Ne perdons pas de vue que les Nikon Z DX n’ont toujours pas de capteur stabilisé (mais rassurez-vous, Nikon m’a confirmé qu’ils savent que ça existe, on n’est pas à l’abri d’une surprise un jour).

Grâce à la stabilisation intégrée jusqu’à 5 stops du NIKKOR Z DX 16-50mm f/2.8 VR, vous pouvez désormais descendre à des vitesses de prise de vue plus lentes, avec des temps de pose de 1/30 ou 1/15 s sans flou de bougé, ce qui élargit vos possibilités en intérieur ou à la nuit tombante.

En usage vidéo, vous limitez les tremblements sans stabilisateur externe, ce qui rend vos plans plus fluides, même à main levée.

“VR” désigne la stabilisation optique (Vibration Reduction chez Nikon) — elle compense les petits mouvements de la main pour limiter le flou de bougé.

Conçu (aussi) pour la vidéo

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Nikon annonce un autofocus rapide et silencieux, avec un focus breathing réduit. La bague de réglage est silencieuse et permet d’ajuster les principales fonctions du boîtier en toute discrétion.

En vidéo, la fonction zoom haute résolution (du boîtier) permet de doubler la plage focale de cet objectif sans perte de qualité d’image. En clair, vous disposez d’une focale équivalente à 100 mm sans avoir à changer d’objectif.

Compact et léger

Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR ne pèse que 330 g pour une longueur de 88 mm et un diamètre de 74,5 mm. Il bénéficie d’une protection par joints toriques contre les poussières et l’intrusion d’eau.

NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : protection par joints toriques
NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : protection par joints toriques

Nouveau paresoleil pour une meilleure qualité d’image

Le paresoleil à baïonnette HB-118 est inclus avec l’objectif, il aide à réduire les reflets, effets de flare et la lumière parasite.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR sera disponible dès le 30 octobre 2025 au prix de vente conseillé de 899 euros TTC.

Ce zoom NIKKOR Z DX chez La Boutique Photo Nikon

Ce zoom NIKKOR Z DX chez MN Photo Vidéo

Fiche technique du NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR

Caractéristique Détail
Type Monture Nikon Z
Format DX
Focale 16 – 50 mm
Ouverture maximale f/2.8
Ouverture minimale f/22
Construction optique 12 lentilles en 11 groupes (dont 1 lentille en verre ED et 2 lentilles asphériques)
Angle de champ Format DX : de 83° à 31°30′
Système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point Focale 16 mm : 0,15 m / 0,18 m — Focale 24 mm : 0,18 m — Focale 35 mm : 0,21 m — Focale 50 mm : 0,25 m
Rapport de reproduction maximal 0,24×
Nombre de lamelles de diaphragme 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre 67 mm (P = 0,75 mm)
Dimensions (diamètre maximum × longueur à partir de la monture) Environ 74,5 × 88 mm
Poids Environ 330 g
Autofocus Oui
Mise au point Automatique, manuelle
Accessoires fournis Bouchon d’objectif LC-67B, bouchon d’objectif LF-N1, paresoleil HB-118

Comparatif rapide avec les autres zooms Nikon DX

Objectif Ouverture Stabilisation Plage focale eq. FX Poids Idéal pour
16-50 mm f/3.5–6.3 VR (kit) variable oui 24–75 mm 135 g Débutant, compact
18-140 mm f/3.5–6.3 VR variable oui 27–210 mm 315 g Polyvalence
16-50 mm f/2.8 VR (nouveau) constante oui (5 stops) 24–75 mm 330 g Expert / hybride photo/vidéo

À savoir avant d’acheter

  • Compatible exclusivement avec les boîtiers Nikon Z au format DX (APS-C)
  • Nikon Z avec capteur non stabilisé : la stabilisation est optique (VR dans l’objectif)
  • Zoom motorisé non présent : la bague est manuelle, mais fluide
  • Protection contre l’humidité et la poussière, mais non tropicalisé intégralement
  • Pas de gamme “S-Line” : ce n’est pas un objectif premium FX, mais un excellent choix pour DX
  • Prix de lancement : 899 € — à surveiller lors des prochaines offres ou en kit avec boîtier

Foire aux questions (FAQ)

Ce zoom remplace-t-il celui du kit ?
Non. Il s’adresse à un public plus exigeant. Même plage focale, mais qualité optique, bokeh et confort bien supérieurs.

Est-il trop gros pour un Z50 ou Zfc ?
Pas du tout. À peine plus lourd que le zoom de kit (330 g), il reste équilibré sur un boîtier DX.

Peut-on l’utiliser sur un Nikon Z plein format ?
Oui, mais en mode recadrage DX. Vous perdrez donc la résolution maximale du capteur FX. Je vous le déconseille, mieux vaut choisir le NIKKOR Z 28-75 mm f/2.8.

La stabilisation optique compense-t-elle l’absence d’IBIS ?
Oui, jusqu’à 5 stops selon Nikon. C’est un atout essentiel sur les Z50, Zfc ou Z30.

Le zoom haute résolution est-il utilisable sur tous les boîtiers ?
Non, cette fonction dépend du boîtier. Elle est disponible sur certains modèles récents.

Ce zoom est-il compatible vidéo ?
Oui. Focus breathing réduit, autofocus silencieux, bague fluide : parfait pour la vidéo.

Le pare-soleil est-il fourni ?
Oui. Le HB-118 est inclus dans la boîte.

Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR vaut-il son prix ?
Oui, compte tenu de son ouverture constante, de sa stabilisation et de son rendu optique, son tarif reste cohérent. Il offre un vrai saut qualitatif face au zoom de kit.

Quel zoom choisir pour un Nikon Z DX ?
Le NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR est le plus lumineux. Le 18-140 mm reste plus polyvalent, mais moins adapté aux portraits et à la photo en faible lumière.

Ce zoom NIKKOR Z DX chez La Boutique Photo Nikon

Ce zoom NIKKOR Z DX chez MN Photo Vidéo

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NIKKOR Z DX 16-50 mm f/2.8 VR : exemples de photos

En savoir plus sur le site Nikon.


NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : la macro s’invite enfin sur les hybrides APS-C Nikon

Bonne nouvelle pour les passionnés de macro : Nikon dévoile enfin un objectif lumineux dédié à ses hybrides APS-C. Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 reprend l’esprit du célèbre 40 mm Micro pour reflex et l’adapte à la monture Z, pour une approche plus moderne et plus proche du sujet.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est un objectif macro à focale fixe pour hybrides Nikon Z au format DX. Compact, lumineux et précis, il permet de photographier de très près tout en conservant une grande qualité d’image. C’est le premier vrai objectif macro dédié aux APS-C Nikon Z.

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video

Ce qu’il faut retenir du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 :

  • focale fixe de 35 mm pour les hybrides APS-C Nikon Z
  • mise au point minimale à 16 cm
  • rapport de grandissement 0,67x
  • formule optique à 8 lentilles en 7 groupes, avec une lentille asphérique
  • protection tout temps par joints toriques
  • poids réduit à 220 g
  • tarif public de 449 euros TTC

Pourquoi Nikon lance-t-il un nouvel objectif macro 35 mm pour APS-C ?

Cet objectif macro pour les Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) va satisfaire les amateurs de macro qui ne trouvaient pas encore d’optique à leur goût dans la gamme NIKKOR Z.

Annoncé le même jour que le zoom APS-C NIKKOR Z 16-50 mm f/2.8 VR, ce 35 mm f/1.7 complète la série des focales fixes NIKKOR Z pour APS-C, aux côtés du Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 et du NIKKOR Z 26 mm f/2.8.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 enrichit également la gamme des objectifs macro NIKKOR Z, qui comprend déjà les NIKKOR Z MC 105 mm f/2.8 VR S et NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 pour le plein format.

Que vaut ce 35 mm macro sur le terrain ?

En pratique, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est conçu pour les photographes de terrain : nature, culinaire, objets, petits détails du quotidien. Sa focale polyvalente et sa distance minimale de mise au point en font un objectif créatif qui ne se limite pas à la macro pure.

Optimisé pour la macrophotographie, le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 offre un rapport de reproduction maximal de 0,67×, soit l’équivalent d’un grossissement 1:1 au format plein format. Il permet donc des prises de vue macro dynamiques, avec une restitution détaillée des sujets les plus petits.

Mais sa focale de 35 mm (équivalente à un 50 mm en plein format) en fait aussi un objectif polyvalent. Son rendu naturel convient aussi bien aux portraits de voyage qu’à la photo culinaire ou de paysage, avec une perspective équilibrée et agréable à l’œil. Il va peut-être même vous forcer à choisir entre lui et le 40 mm f/2 (voir le tableau comparatif plus bas).

Sa distance minimale de mise au point de 16 cm (sujet à 7,2 cm de la lentille frontale) autorise des cadrages très serrés. L’ouverture à f/1.7 permet de jouer sur la profondeur de champ et avec l’effet bokeh : grâce au diaphragme à 9 lamelles, les hautes lumières s’arrondissent, tandis que la lentille asphérique en verre ED garantit un rendu précis du sujet principal. En basse lumière, l’ouverture généreuse f/1.7 facilite les prises de vue à main levée, avec des temps de pose plus courts et des sensibilités ISO plus faibles (le beurre et l’argent du beurre).

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 se montre aussi à l’aise en vidéo : l’autofocus est rapide et silencieux, le focus breathing est réduit, et la bague de réglage peut être configurée pour ajuster discrètement l’ouverture, la sensibilité ISO ou la mise au point manuelle.

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : protection tous temps
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 : protection tous temps

Enfin, son poids plume de 220 g et sa construction protégée contre la poussière et l’humidité en font un compagnon de voyage idéal. Compact, léger et robuste, il se glisse partout et vous accompagne sur le terrain sans contrainte.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 coche donc toutes les cases pour remplacer la version 40 mm pour reflex APS-C, une optique qui, en son temps, a rencontré un grand succès puisqu’elle figurait parmi les plus vendues.

  • En basse lumière, sa grande ouverture f/1.7 limite la montée en ISO.
  • Sa très faible distance de mise au point minimale lui permet de s’approcher au plus près des sujets.
  • Sa protection tout temps lui permet d’être utilisé en extérieur, même lorsque la météo n’est pas favorable — ce qui est souvent le cas pour ce type de photographie.
  • Sa compacité et son poids léger le rendent discret dans un sac photo.

Encore un 35 mm chez Nikon ?

Oui, mais un 35 mm bien spécifique, puisqu’il n’a rien à voir avec les 35 mm f/1.8 S, f/1.2 S ou f/1.4 pensés pour le plein format. De plus, ces objectifs ne sont pas des optiques macro.

Le NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 peut se monter sur les boîtiers APS-C, puisque la monture Z est commune aux deux formats. Mais un 50 mm sur un APS-C cadre comme un 75 mm en plein format, une focale équivalente souvent trop longue pour la macro.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est proposé au tarif de 449 euros TTC et sera disponible dès le 30 octobre 2025.

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video

Fiche technique du NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Type : Monture Nikon Z
Format : DX
Focale : 35 mm
Ouverture maximale : f/1.7
Plage des ouvertures : À une distance de mise au point « infini » : f/1.7 à f/16. À une distance de mise au point de 0,16 m : f/3.2 à f/22
Construction optique : 8 lentilles en 7 groupes (1 lentille asphérique en verre ED)
Angle de champ : Format DX : 44°
Système de mise au point : Système AF multi-groupes, système de mise au point interne
Distance minimale de mise au point : 0,16 m à partir du plan focal
Rapport de reproduction maximal : 0,67x
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 52 mm (P = 0,75 mm)
Dimensions (diamètre maximum × longueur à partir de la monture d’objectif) : Environ 70 × 72 mm
Poids : Environ 220 g
Autofocus : Oui
Mise au point : Automatique, manuelle
Accessoires fournis : Bouchon d’objectif LC-52B, bouchon d’objectif LF-N1

NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 sur Nikon Z50II
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 sur Nikon Z50II

Comparatif avec les autres NIKKOR Z

Modèle Format Ouverture max. Distance min. de MAP Rapport de reproduction Dimensions (mm) Poids Particularités
NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 DX f/1.7 0,16 m 0,67× 70 × 72 220 g Macro 0,67×, léger, protégé tout temps
NIKKOR Z MC 50 mm f/2.8 FX f/2.8 0,16 m 1,0× 74,5 × 66 260 g Macro 1:1, lentille ED et asphérique, construction soignée
NIKKOR Z 40 mm f/2 FX f/2 0,29 m 0,17× 70 × 45,5 170 g Compact, léger, idéal pour le voyage

Pour quel photographe est fait le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 ?

Ce 35 mm s’adresse aux photographes équipés d’un Nikon Z APS-C (Z50II, Zfc, Z30) qui souhaitent découvrir la macro sans investir dans une optique lourde et coûteuse. Il conviendra aussi à ceux qui veulent un 35 mm lumineux pour la photo de tous les jours, le reportage ou la vidéo légère.

À savoir avant d’acheter

  • compatible uniquement avec les Nikon Z APS-C (DX)
  • objectif macro non stabilisé
  • large bague multifonction personnalisable
  • protection contre l’humidité et la poussière
  • pas de gamme “S-Line” : ce n’est pas un objectif premium FX, mais un excellent choix pour DX
  • prix de lancement : 449 € — à surveiller lors des prochaines offres

Foire aux questions (FAQ)

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il compatible avec tous les boîtiers Nikon Z ?
Oui, il est compatible avec tous les hybrides Nikon Z au format DX : Z50II, Zfc et Z30. Il peut aussi être monté sur un boîtier plein format (FX), mais dans ce cas, l’image sera recadrée automatiquement (et je ne vous le conseille pas).

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 est-il stabilisé ?
Non, il ne dispose pas de stabilisation optique intégrée. Il faut donc compter sur la stabilisation du boîtier (IBIS) si celui-ci en est équipé, ou utiliser des temps de pose adaptés.

Quelle différence entre le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 et le 40 mm f/2 ?
Le 35 mm est une optique macro dédiée avec un rapport 0,67×, alors que le 40 mm f/2 est une focale standard sans possibilité de gros plan.

Le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7 vaut-il le coup face au 50 mm f/2.8 MC ?
Oui, si vous utilisez un boîtier DX. Le 35 mm est plus compact, plus léger et plus adapté à la prise de vue rapprochée sur un capteur APS-C. De plus, le 50 mm cadre comme un 75 mm sur un APS-C.

Peut-on faire de la vidéo macro avec cet objectif ?
Oui, son autofocus silencieux et son focus breathing limité en font un bon choix pour filmer des séquences macro fluides.

Mon avis sur le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Avec ce nouveau 35 mm macro, Nikon poursuit la relance de sa gamme APS-C. Compact, lumineux et abordable, il offre enfin aux photographes une vraie optique macro adaptée à l’esprit des hybrides Z. La macro n’est plus réservée au plein format : elle s’invite dans toutes les poches.

Exemples de photos avec le NIKKOR Z DX MC 35 mm f/1.7

Ce NIKKOR Z DX Macro chez La Boutique Photo Nikon

Ce NIKKOR Z DX Macro chez MN Photo Video


Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Nikon propose désormais une nouvelle déclinaison de son hybride plein format Nikon Zf : une version argentée « Silver », inspirée des appareils emblématiques de l’ère argentique comme les Nikon F ou Nikkormat.

Cette finition au design très authentique renforce le caractère vintage du boîtier, déjà très apprécié depuis son arrivée sur le marché en 2023 par les nikonistes de longue date.

Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

Prix et disponibilité du Nikon Zf Silver

Le Nikon Zf Silver est disponible depuis le 4 septembre 2025, au prix de 2 499 € (boîtier nu).

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique

À l’occasion de ce lancement, Nikon a sorti sa palette de couleurs et propose une gamme de six coloris Premium qui habillent les parties extérieures : brun sépia, vert mousse, gris pierre, ainsi que trois nouvelles teintes — brun cognac, bleu canard et rose mauve — qui viendront aussi compléter la version noire déjà existante. Autant dire que si vous êtes fan de mode, vous êtes servi.

Une promotion spéciale est même prévue pour vous aider à craquer : jusqu’au 30 octobre 2025, un étui et une courroie en cuir sont offerts pour tout achat du Zf Silver chez les revendeurs participants (voir la liste sur le site Nikon).

Une alternative « classe » à la version noire

Comparée à la version noire, la déclinaison argentée joue la carte de la distinction visuelle, la « classe » quoi !

Là où le Nikon Zf Noir s’inscrit dans la continuité des hybrides modernes et discrets, tels que les Nikon Z6III ou Z5II, le Zf Silver assume un héritage plus marqué, proche de l’esthétique argentique traditionnelle. Les nikonistes nostalgiques me comprendront.

Dans ma collection ... les NIKKORMAT Silver et Noir
Dans ma collection … les NIKKORMAT Silver et Noir

Ce choix dépasse la simple cosmétique : cette présentation argentée rappelle la mécanique visible des Nikon F, Nikkormat, FM ou FE des décennies passées, quand la finition métallique incarnait la robustesse et l’élégance des reflex.

Tout ce que le Nikon Zfc, APS-C, n’a pas su apporter aux fans de Nikon FM avec sa présentation moins attirante (ce qui n’enlève rien à ses performances). Pour les photographes sensibles à l’histoire de la marque, cette nouvelle version va renforcer le lien affectif avec leur appareil (si, si, j’en connais)

Noir ou argenté : un choix historique chez Nikon

Historiquement, la distinction entre boîtiers noirs et argentés n’a jamais été qu’un simple détail esthétique. Dans les années argentiques, les reporters de guerre et de presse privilégiaient les versions noires pour une raison simple : la discrétion. Un boîtier argenté, dans une rue ensoleillée ou au cœur d’une scène tendue, reflétait la lumière et attirait les regards. Le noir, lui, se faisait discret, et le photographe avec.

Mais cette recherche de discrétion avait un revers. Les boîtiers noirs, peints ou anodisés, finissaient vite par révéler l’argent ou le bronze aux angles et sur les arêtes. Ils laissaient alors apparaître des traces brillantes, signes d’un usage intensif.

À l’inverse, les boîtiers argentés ne cherchaient pas à cacher leur misère matière. Ils accrochaient davantage la lumière, certes, mais vieillissaient avec plus d’harmonie, leur patine renforçant l’impression de robustesse et de vécu.

Une mise à jour firmware tournée vers la créativité

Au-delà de l’apparence, Nikon prépare également une mise à jour firmware attendue courant 2025.
Elle introduira la fonctionnalité « Film Grain », permettant d’ajouter un effet de grain aux photos et aux vidéos.

Associée aux recettes d’images téléchargeables depuis le Nikon Imaging Cloud, cette fonction offrira aux utilisateurs des rendus proches de l’argentique, adaptés à leur style personnel.

Comparatif : Nikon Zf Silver vs Nikon Zf Black

Caractéristique Nikon Zf Silver Nikon Zf Black
Design Finition argentée rétro, héritage argentique Finition noire classique, plus discrète
Coloris disponibles Brun sépia, vert mousse, gris pierre, cognac, bleu canard, rose mauve Noir + nouvelles teintes à venir
Prix (09/2025) 2 499 € (boîtier nu) 2 499 € (boîtier nu)
Public visé Photographes sensibles au design vintage Photographes privilégiant sobriété et discrétion
Usages historiques Inspiré des reflex argentiques civils Héritage des boîtiers reporters de guerre

Un boîtier qui relie passé et présent

Avec le Zf Silver, Nikon enrichit sa gamme hybride d’un modèle qui assume pleinement son héritage visuel tout en offrant les atouts techniques d’un boîtier moderne. Un clin d’œil à l’histoire qui rappelle combien la marque s’appuie sur son passé pour imaginer l’avenir (promis, je n’ai aucune info encore sur les nouveautés Nikon 2026).

Questions fréquentes sur le Nikon Zf Silver

Quelle est la différence entre le Nikon Zf Silver et le Nikon Zf Black ?

Aucune si ce n’est que la version Silver se distingue par sa finition argentée et ses déclinaisons de coloris Premium. Techniquement, les deux modèles sont identiques.

Le Nikon Zf Silver est-il une édition limitée ?

Non, il s’agit d’une version commerciale standard, disponible en continu à partir du 4 septembre 2025.

Qu’apporte la mise à jour firmware prévue en 2025 ?

Elle introduira une fonction « Film Grain » permettant d’ajouter un effet de grain argentique aux photos et vidéos.

En savoir plus sur le site Nikon France.

Le Nikon Zf chez La boutique photo Nikon

Le Nikon Zf chez Miss Numerique


Nikon ZR : RED dingue de cinéma, Nikon élargit sa gamme avec une caméra plein format

Nikon surprend ! Après 8 années passées à perfectionner ses hybrides, la marque lance une nouvelle gamme baptisée Z Cinéma, conçue en collaboration avec RED, propriété de Nikon depuis 2024.

Première représentante de cette famille : la Nikon ZR, une caméra cinéma plein format 6K est une porte d’entrée dans l’univers cinéma. La Nikon ZR n’est pas un simple hybride photo qui filme, mais une caméra cinéma plein format conçue dès l’origine pour la vidéo.

Première représentante de la nouvelle gamme Nikon Z Cinema, la Nikon ZR marque un tournant : celui où Nikon passe de la vidéo intégrée à ses hybrides à une caméra professionnelle pensée pour le cinéma.

Fruit de l’alliance avec RED, propriété de Nikon depuis 2024, la Nikon ZR annonce la couleur ! Celle de la science colorimétrique RED et du codec R3D NE, et celle qui consiste à conserver la monture Z et la compatibilité avec les objectifs NIKKOR Z.

Contrairement au Nikon Z6III, qui reste un boîtier polyvalent photo/vidéo, la Nikon ZR, caméra cinéma, assume une vocation unique : offrir le rendu, les workflows et l’ergonomie d’une vraie caméra, dans un format compact et accessible.

« Encore un Nikon trop cher !! » ? Commencez par dire « une Nikon » avant de noter que la Nikon ZR est proposée au prix public de 2 349 euros TTC. Vous allez vite comprendre pourquoi ce tarif est loin d’être élevé eu égard à la fiche technique de cette caméra cinéma.

Nikon ZR : connectique et profil
Nikon ZR : connectique et profil

En bref : Nikon ZR

  • Première caméra de la gamme Nikon Z Cinema, née de l’alliance Nikon et RED
  • Capteur plein format semi-empilé 24,5 MP, enregistrement interne jusqu’à 6K/60p RAW
  • Codec R3D NE, science colorimétrique RED et workflow cinéma complet
  • Audio 32 bits flottant, micros OZO intégrés et micro externe ME-D10 en option
  • Grand écran 4 pouces orientable, LUTs 3D en temps réel
  • Stabilisation capteur 5 axes et Focus Point VR
  • Compatibilité monture Z : objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ) et optiques cinéma tierces
  • Endurance : plus de 2 heures d’enregistrement continu sans surchauffe
  • Prix : 2 349 € – Disponibilité : 20 octobre 2025

La Nikon ZR est-elle aussi un appareil photo ?

Parce que je sens que vous allez poser la question … La Nikon ZR est équipée d’un capteur photo plein format de 24,5 MP, identique à celui du Nikon Z6III. Elle peut donc produire des images fixes de même qualité. Elle hérite ainsi des performances photographiques de l’hybride : définition, dynamique, gestion des hautes sensibilités et autofocus.

Mais soyons clair : la ZR n’est pas une caméra pour la photographie. Ses fonctions photo sont secondaires, pensées comme un complément, et non comme un usage principal. La Nikon ZR reste avant tout une caméra cinéma, conçue pour tourner, pas pour photographier, elle ne possède pas de viseur. Je vous gâte, j’ai ajouté un tableau comparatif Nikon ZR vs Nikon Z6III, lisez plus bas.

Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo
Nikon ZR : commandes supérieures, touches raccourcis et mode vidéo/photo

Une philosophie : une caméra cinéma Nikon sans rupture de système

La Nikon ZR n’est pas un hybride photo qui fait de la vidéo, c’est une caméra cinéma dès la conception. Elle reprend le capteur 24,5 MP semi-empilé du Z6III et l’adapte à une logique vidéo pure. L’idée est simple : proposer une solution de tournage pro prête à l’emploi, compacte et légère (540 g), mais capable d’intégrer les standards de production des flux RED.

Nikon fait d’une caméra deux coups : séduire les vidéastes et cinéastes qui rêvent de s’offrir une RED, sans se lancer dans les investissements lourds d’une caméra RED traditionnelle. Séduire aussi les photographes désireux de passer à la vidéo pro en conservant leur parc optique.

Nikon et RED : la troisième étape de la gamme Nikon Z Cinéma

Depuis 2024 et le rachat de RED par Nikon, l’intégration de l’offre RED dans l’univers Nikon s’est faite en trois temps.

Première étape : la mise à disposition des LUTs RED pour hybrides Nikon Z, une façon d’ouvrir la porte au rendu cinéma dans un hybride plutôt orienté photo.

Deuxième étape : l’annonce de caméras RED adoptant la monture Z, permettant d’utiliser directement les objectifs NIKKOR Z comme sur les hybrides de la marque.

Troisième étape : la création de la gamme Z Cinema, dont la première représentante est la Nikon ZR.

Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site
Nikon ZR : la caméra cinéma idéale pour le tournage sur site

Capteur Nikon ZR plein format et rendu d’image cinéma

Je dois vous avouer que lorsque j’ai aperçu le tableau précisant tous les formats disponibles, j’ai pris peur tant il était immense. Pour faire simple, retenez que la Nikon ZR enregistre en interne jusqu’à 6K/60p RAW, sans crop et sans recourir à un enregistreur externe.

Nikon ZR et zoom motorisé NIKKOR Z 28-135 mm Power Zoom
Nikon ZR et zoom motorisé NIKKOR Z 28-135 mm Power Zoom

Les cadences vont du 24p cinématographique au ralenti extrême à 240 i/s en Full HD. La plage dynamique dépasse les 15 stops (oui, vous pouvez sourire), avec une double plage ISO 800/6400 en Log3G10. Le rolling shutter est fortement réduit, gage de fluidité sur des mouvements rapides.

Les formats couvrent … tout : R3D NE (Nikon Edition), N-RAW, ProRes RAW pour la qualité maximale en 12 bits, ProRes 422 HQ et H.265 en 10 bits, jusqu’aux H.265/H.264 en 8 bits. En pratique, cela signifie qu’un même projet peut passer du flux léger pour le montage rapide au flux cinéma calibré pour l’étalonnage exigeant.

Définitions d’images

Formats disponibles Qualité Profondeur Nuances possibles par canal Total de couleurs possibles
R3D NE / N-RAW / ProRes RAW Qualité maximale 12 Bit 4096 × 4096 × 4096 68 milliards +
ProRes 422 HQ / H.265 Équilibré 10 Bit 1024 × 1024 × 1024 1 073 741 824
H.265 / H.264 Efficace 8 Bit 256 × 256 × 256 16 777 216

Codec R3D NE : la science des couleurs RED dans la Nikon ZR

C’est sans doute le point le plus marquant pour les vidéastes qui en rêvaient : le codec RAW exclusif R3D NE. Il intègre la science colorimétrique RED, référence dans l’industrie cinéma. Rien que ça.

Avec le Log3G10 et l’espace REDWideGamutRGB, la Nikon ZR s’aligne sur les workflows RED. Pour les productions à plusieurs caméras, la compatibilité est immédiate : on peut monter des séquences issues de la Nikon ZR avec celles issues de caméras RED V-Raptor ou Komodo sans rupture visuelle.

Nikon ZR : presets cinéma
Nikon ZR : presets cinéma

La Nikon ZR propose plusieurs modes créatifs pensés pour simplifier la production d’images au rendu cinéma. Quatre modes vidéo cinématographiques sont intégrés, auxquels s’ajoutent neuf préréglages RED personnalisés qui offrent une large palette de styles prêts à l’emploi. Ces derniers sont à télécharger sur le site Nikon (gratuitement), et peuvent être remplacés par les préréglages de votre choix.

Enfin, les Picture Control RED permettent d’affiner le rendu directement dans la caméra pour adapter l’esthétique de vos images à chaque projet.

Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting
Nikon ZR : aperçu des LUT en shooting

L’audio 32 bits flottant : une première mondiale sur la Nikon ZR

A l’instant où j’écris ces lignes (10/09/2025), la Nikon ZR revendique être la première caméra cinéma à intégrer l’enregistrement audio 32 bits flottant en interne.

Le 32 bits flottant en audio, c’est un peu comme le RAW en imagerie : plus trop besoin de surveiller les niveaux de près, la dynamique énorme évite l’écrêtage, et l’on ajuste en post-prod.

Trois micros internes avec technologie OZO (Nokia) offrent cinq modes directionnels (avant étroit, avant large, arrière, omni, binaural stéréo 3D). De quoi couvrir des situations allant du reportage à l’ASMR, excusez du peu.

micro numérique Nikon ME-D10
micro numérique Nikon ME-D10

Pour ceux qui veulent aller (encore) plus loin, Nikon propose un nouveau micro numérique Nikon ME-D10. Compatible 32 bits flottant, avec un rapport signal/bruit de 77 dB, il s’intègre directement via la griffe numérique, sans câble, avec accessoires anti-vent et modes spécialisés.

A la question que vous allez me poser et qui est : ce micro est-il compatible avec les hybrides, la réponse est non, les hybrides ont une griffe analogique, pas numérique.

Un moniteur tactile orientable 4 pouces pensé pour le tournage sur le terrain

Le grand écran tactile et orientable de 4 pouces au format 16:10 (3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3) est l’interface principale (je rappelle que la Nikon ZR n’a pas de viseur). Plus lumineux et plus grand que la concurrence, il permet de contrôler le rendu même en plein soleil.

Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable
Nikon ZR : écran 4 pouces tactile et orientable

Le support des LUTs est élargi : jusqu’à 10 LUTs 3D (17, 33 ou 65 points) peuvent être chargées et appliquées en visualisation temps réel, sans incrustation. Le cadreur sait exactement ce qu’il tourne, tout en conservant l’intégrité du signal RAW.

Obturation de la caméra cinéma Nikon ZR

La Nikon ZR adopte un réglage en angle d’obturation, entre 5,6° et 360°, avec une valeur standard fixée à 180°.

Parce que je voulais en savoir plus (je suis photographe avant tout), j’ai creusé. Voici ce qu’il faut retenir de ce principe : en vidéo il remplace le temps de pose exprimé en fractions de seconde par un angle lié à la cadence d’images : à 180°, l’exposition correspond à la moitié du temps entre deux images, ce qui produit un mouvement naturel et fluide, proche de ce que perçoit l’œil. En passant à 5,6°, vous figez presque totalement le mouvement en donnant un rendu très haché, tandis qu’un angle proche de 360° crée un effet de flou accentué.

Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR
Filmer un concert la nuit avec la caméra Nikon ZR

Ce type de réglage est hérité des caméras cinéma et offre un contrôle précis sur la sensation de mouvement en permettant d’obtenir des effets créatifs impossibles à reproduire avec un simple réglage de vitesse d’obturation classique. Vous avez tout compris ?

A l’instar des Nikon Z8 et Z9, la caméra dispose d’un obturateur électronique (donc pas d’obturateur mécanique devenu inutile en vidéo) qui atteint une vitesse maximale de 1/16 000 s. Vive les tournages en plein soleil !

Autofocus et stabilisation : le savoir-faire Nikon appliqué au cinéma

L’autofocus de la Nikon ZR reprend les performances du Nikon Z6III : il peut détecter et suivre les personnes, les chats, les chiens, les oiseaux, les vélos, les motos, les voitures, les avions et les trains (et même les libellules, faites l’essai).

Nikon ZR et téléobjectif - filmage à main levée
Nikon ZR et téléobjectif – filmage à main levée

Ajoutons la stabilisation IBIS capteur 5 axes, le Focus Point VR (stabilisation sur la zone de mise au point) et la réduction du focus breathing : les transitions sont plus naturelles, sans nécessité de bricoler en post-production.

Endurance et fiabilité : la Nikon ZR en tournage longue durée

Parce que filmer une interview peut durer longtemps, la Nikon ZR peut enregistrer plus de deux heures en continu sans surchauffe. Elle dispose d’une dissipation thermique optimisée, sans ventilateur. En pratique, c’est une garantie de silence de fonctionnement et une fiabilité accrue.

Avec une batterie seule, la durée maximale d’une vidéo en 4K/60p est de 125 minutes avec alimentation continue, et de 95 minutes sur batterie (c’est la limite de la batterie).

Nikon ZR et téléobjectif - vidéo à main levée
Nikon ZR et téléobjectif – vidéo à main levée

Connectivité et workflow : la Nikon ZR pour les pros

La caméra est compatible camera-to-cloud via Frame.io (le smartphone sert de passerelle mais ne stocke pas les fichiers). La sortie se fait via un connecteur HDMI type A (avant de râler sachez que Nikon propose un adaptateur HDMI D to A), et l’enregistrement se fait sur cartes CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s) et microSD.

Monture Z et compatibilité optique pour la Nikon ZR

La monture Z reste le cœur du système optique. Elle ouvre l’accès aux objectifs NIKKOR Z, aux optiques F via adaptateur (Nikon FTZII), et aux optiques cinéma tierces via adaptateurs standards (par ex. Megadap).

Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII
Monter un objectif NIKKOR Reflex sur la Nikon ZR avec la bague FTZII

Nikon promet aussi une compatibilité étendue avec ses partenaires accessoires pour faire de la Nikon ZR une plateforme évolutive (je vous épargne la liste qui fait peur elle-aussi tant il y a de références, tout est régulièrement mis à jour sur le site Nikon).

À qui s’adresse la Nikon ZR ?

La Nikon ZR vise les créateurs vidéastes et les cinéastes qui trouvent leurs hybrides limités en vidéo, mais qui ne souhaitent pas (ou ne peuvent pas) investir pour autant dans une RED V-Raptor ou Komodo plus haut de gamme.

caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR
caméras cinéma RED Komodo, V-Raptor et Nikon ZR

Elle intéressera les réalisateurs indépendants, les vidéastes exigeants, les écoles de cinéma, ou encore les photographes déjà équipés en optiques NIKKOR Z qui veulent explorer (très) sérieusement la vidéo sans changer leur parc optique.

Nikon ZR : prix, disponibilité et offre de lancement

La Nikon ZR sera disponible à partir du 20 octobre 2025 au prix conseillé de 2349 € TTC.

Une offre de lancement prévoit 150 € de remise à l’achat sur les accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025 (à voir avec votre revendeur).

À ce tarif, et avec ce niveau d’intégration technique, la Nikon ZR va faire parler d’elle :

  • pour un utilisateur Nikon déjà familier des hybrides Z, c’est l’entrée la plus accessible dans un flux RED sans changer de parc optique,
  • pour un vidéaste équipé en hybride APS-C ou entrée de gamme plein format, c’est la caméra cinéma 6K/60p la plus complète et accessible (au 10/09/2025).
Nikon ZR avec TASCAM
Nikon ZR avec TASCAM

Nikon ZR : fiche technique

  • Capteur : plein format 24,5 MP semi-empilé (Z6III)
  • Enregistrement interne : jusqu’à 6K/60p RAW, 4K/120p, Full HD 240p
  • Formats : R3D NE, N-RAW, ProRes RAW (12 bits), ProRes 422 HQ / H.265 (10 bits), H.265/H.264 (8 bits)
  • Plage dynamique : plus de 15 stops, double ISO natif 800 et 6400 en Log3G10
  • Écran : tactile orientable 4 pouces, 3 070k, 1000 cd/m², DCI-P3, format 16:10, LUTs 3D (jusqu’à 10)
  • Audio interne : 32 bits flottant, 3 micros OZO, 5 modèles de captation directionnelle
  • Micro externe : ME-D10 (32 bits flottant, SNR 77 dB, connexion griffe digitale, prix 299 €)
  • Autofocus : détection/suivi sujets, AF zone large, vitesses ajustables, AF du Z6III
  • Stabilisation : capteur 5 axes, Focus Point VR, focus breathing réduit
  • Obturateur : électronique seul, 1/16 000 s, angle réglable 5,6° à 360°
  • Endurance : plus de 2 heures sans surchauffe, autonomie 95 min (batterie seule) / 125 min (alim continue)
  • Connectivité : HDMI type A, Frame.io via smartphone, CFexpress Type B (jusqu’à 4 Go/s), microSD
  • Construction : 540 g, boîtier résistant aux intempéries, dissipation thermique passive
  • Compatibilité : monture Z, objectifs NIKKOR Z, Nikon F (FTZ), optiques cinéma tierces
  • Prix et dispo : 2349 €, sortie 20 octobre 2025, offre de lancement –150 € accessoires jusqu’au 31/12
Ecran orientable de la Nikon ZR
Ecran orientable de la Nikon ZR

FAQ Nikon ZR

La Nikon ZR est-elle un appareil photo ou une caméra ?
La Nikon ZR est une caméra cinéma plein format à part entière, conçue pour la vidéo professionnelle, et non un appareil photo hybride.

Quelle est la différence entre la Nikon ZR et un hybride comme le Nikon Z6III ?
Le Nikon Z6III reste polyvalent photo/vidéo, tandis que la Nikon ZR est dédiée au cinéma : codec R3D NE, workflow RED, audio 32 bits flottant et LUTs professionnelles.

Quel est le prix de la Nikon ZR ?
La Nikon ZR est proposée à 2 349 € (septembre 2025), avec une remise de 150 € sur accessoires pour toute commande avant le 31 décembre 2025.

Peut-on utiliser ses objectifs NIKKOR Z avec la Nikon ZR ?
Oui, la Nikon ZR adopte la monture Z et accepte les objectifs NIKKOR Z, les optiques F via adaptateur FTZ et de nombreuses optiques cinéma tierces.

La Nikon ZR peut-elle enregistrer en 6K ?
Oui, la Nikon ZR filme en interne jusqu’à 6K/60p RAW, avec un workflow pensé pour la post-production cinéma grâce au codec R3D NE.

Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR
Filmer en mode portrait vertical avec la Nikon ZR

Nikon ZR vs Nikon Z6III

Caractéristiques Nikon ZR Nikon Z6III
Usage principal Cinéma pur, workflow RED Photo + vidéo polyvalente
Type Caméra cinéma Hybride photo/vidéo
Capteur Plein format 24,5 MP Plein format 24,5 MP
Formats vidéo R3D NE, N-RAW, ProRes RAW N-RAW, ProRes RAW, H.265
Audio 32 bits flottant interne 24 bits PCM
Écran 4″ tactile orientable 3,2″ orientable
Prix (09/2025) 2 349 € 2 599 € env.

Nikon ZR : pourquoi la choisir ?

Parce qu’elle est la première caméra cinéma Nikon pensée dès l’origine pour la vidéo, avec la technologie RED intégrée.

Parce qu’elle combine compacité, workflow cinéma et compatibilité monture Z.

Parce qu’à 2 349 €, la Nikon ZR, caméra cinéma plein format 6K, rend enfin accessible un vrai rendu cinéma sans rupture d’écosystème.

En savoir plus sur le site Nikon France


NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Nikon vient d’annoncer le zoom NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II. Lancé en 2019, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S est très vite devenu l’outil de base des photographes désireux d’utiliser le meilleur 24-70 mm f/2.8 jamais produit par Nikon. Il faut dire que ce type de zoom permet de tout faire, du reportage au paysage en passant par le portrait. Mais s’il s’agissait du meilleur 24-70 f/2.8 jamais produit, pourquoi le remplacer ?

Nikon présente cette nouvelle version de son zoom comme le premier objectif de nouvelle génération en monture Z, destiné aux utilisateurs exigeants – photographes professionnels ou vidéastes – qui réclamaient une version plus robuste, plus agile et mieux équipée.

Le NIKKOR Z 24‑70 mm  f/2,8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025, au tarif conseillé de 2 899 €, soit 400 € de plus que la version V1 à son lancement.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : ce qui change vraiment… et ce que cela change pour vous

Ce qui change avec le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Bien que très performant, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S version 1 présentait quelques faiblesses : un autofocus rapide mais pas hyper rapide, un poids pas hyper léger, une longueur du fût à 70 mm pas hyper courte, un traitement de lentilles excellent mais pas hyper précis, et quelques autres hyper qui pouvaient faire la différence avec la concurrence.

C’est donc bien dans les détails que se cachent les nouveautés du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II comme dans son usage sur le terrain.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : profil

Un poids réduit qui se ressent

Passer de 805 g à 675 g, ça peut ne pas vous paraître énorme. Pourtant, porter 130 grammes de plus pendant une journée de reportage ou de mariage, ça finit par se sentir. En réduisant le poids de son zoom sans en réduire les performances, Nikon vous permet d’alléger la charge sur votre poignet et le poids de votre sac photo.

Un objectif plus léger est aussi un objectif plus agile et mobile. N’oubliez pas que l’on joue ici sur le « hyper bien » vs le « très bien », mais la différence est réelle quand on a fait de la photo et de la vidéo son quotidien.

Un zoom interne qui change l’équilibre

Le poids est une chose, mais ce qui est plus important encore, c’est l’équilibre. Et là, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S n’était pas le plus doué des élèves. Avec un allongement conséquent de l’objectif en passant de 24 à 70 mm, l’équilibre de l’ensemble boîtier-objectif est modifié. Les photographes ne le sentent pas trop, soyons honnête, mais pour les vidéastes c’est le contraire. Un équilibre modifié et il faut recaler le gimbal (stabilisateur) en cours de tournage.

Nikon ayant investi fortement en vidéo, il est donc logique que tous les objectifs NIKKOR Z qui arrivent désormais soient pensés aussi bien pour la vidéo que la photo, si ce n’est l’inverse.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : gimbal et video
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : vidéo et gimbal

La construction interne du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II évite au fût de s’allonger en zoomant. Le bénéfice est évident : une longueur maximale réduite, une meilleure stabilité, une meilleure étanchéité et surtout un équilibrage bien plus simple sur gimbal. En extérieur, cela réduit aussi l’aspiration toujours possible de poussière et d’humidité.

Notez la disparition du petit écran de contrôle présent sur la V1, un choix qui allège le design mais enlève une information pratique pour certains utilisateurs. A titre personnel, cet écran ne me manquera pas, je ne l’ai jamais trouvé très lisible sur les NIKKOR Z sur lesquels il est disponible.

L’optique profite des traitements Arneo et Meso‑Amorphe, optimisés pour supprimer flare et reflets même en contre-jour, là où la V1 utilisait encore le Nano Crystal.

Un bokeh plus doux mais pas transformé

Le diaphragme du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II passe de 9 à 11 lamelles arrondies. Le rendu devrait gagner en rondeur et en douceur dans les transitions. Oui, ça se voit, et tout le monde n’utilise pas un NIKKOR Z 135 mm Plena pour jouer avec le bokeh.

Il est donc essentiel que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II soit le plus polyvalent possible. Ici, c’est un bonus appréciable plus qu’un argument majeur, mais un point important pour les vidéastes à nouveau.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : à gauche la version 1, à droite la version S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : formule optique, à gauche la version 1, à droite la version S II

Une mise au point rapprochée plus créative

La distance minimale de mise au point du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II descend à 0,24 m au 24 mm et 0,33 m au 70 mm, avec un rapport de grandissement qui grimpe jusqu’à 0,32x.

Il devient possible de s’approcher davantage du sujet, de jouer avec les détails, de varier les perspectives. Très sincèrement, ce n’est pas le critère qui va vous faire changer de modèle, mais c’est un nouveau plus qui s’ajoute à la liste.

Un autofocus modernisé

L’autofocus est le sujet principal depuis que les hybrides ont pris le pas sur les reflex. Nikon n’avait pas forcément très bien débuté avec l’autofocus des Nikon Z6 et Z7, mais tout a bien changé depuis que le Z9 est arrivé.

Les Nikon Z8, Z6III, Zf, Z5II et autres boîtiers de cette génération sont bien plus véloces. Il était donc critique que l’autofocus du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II suive ces cadences infernales.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : motorisation autofocus Silky Swift VCM

Doté du nouveau moteur Silky Swift VCM qui apporte plus de vitesse, de précision et surtout de silence, le zoom Nikon gagne en vélocité de mise au point. En photo, le suivi est plus accrocheur, notamment sur des sujets rapides. En vidéo, les transitions deviennent fluides et inaudibles, avec un focus breathing mieux contenu.

Il est logique de penser, aussi, que les nouvelles générations d’autofocus Nikon qui devraient arriver après la génération actuelle, soient très exigeants envers les optiques. Cette modernisation de la gamme NIKKOR Z n’est peut-être pas qu’une envie de la part de Nikon de proposer un objectif plus véloce, mais aussi un besoin non avoué encore. L’avenir nous le dira.

Un filetage plus pratique

La photographie et les filtres, c’est une longue histoire. Il est toujours désagréable de devoir multiplier les filtres, aussi le passage de 82 mm à 77 mm sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II va-t-il permettre de réutiliser facilement des filtres ND ou polarisants déjà utilisés avec d’autres optiques. Un détail qui vous simplifie la vie en reportage ou en tournage.

Vidéo : des détails qui font pro

Le vidéaste pro que j’ai interrogé avant d’écrire cet article et qui a longuement testé ce zoom me l’a confirmé : l’absence d’allongement du zoom permet un équilibrage sur gimbal très stable du début à la fin d’une séquence. Les accessoires comme la matte box ou le follow-focus ne nécessitent plus d’ajustement en cours de tournage.

L’autofocus est plus doux et plus silencieux, il assure des transitions plus nettes en tournage d’interview et un suivi plus propre en plan séquence, sans distraction sonore ni à-coups visuels.

Le focus breathing contenu évite que le cadrage ne « pompe » à chaque mise au point, ce qui renforce le rendu cinéma des plans.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : fenêtre filtres

Enfin, la bague de contrôle devient crantée et dé‑cliquable (via petit commutateur). On gagne également un limiteur de MAP, deux boutons L‑Fn personnalisables et un pare-soleil avec trappe pour filtrer sans retirer le pare-soleil.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : la bague dé-cliquable via commutateur

Ce que cela change en post-traitement

Les fichiers produits par le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sont plus « propres » en contre-jour, avec moins d’aberrations et de flare. Le contraste est optimisé dès la prise de vue.

Le piqué renforcé en périphérie d’image offre une plus grande liberté de recadrage sans perte visible de netteté, que ce soit pour un tirage grand format ou un affichage sur écran 4K ou 8K.

Ce qui ne change pas entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le S II

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II n’est pas stabilisé. Comme la V1, cette V2 ne comporte pas de VR. La stabilisation repose toujours sur le boîtier Nikon Z dont le capteur est stabilisé sur 5 axes.

En matière de qualité d’image et de piqué, la version 1 était déjà excessivement performante. Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est encore plus précis en périphérie d’image et gère mieux les reflets parasites.

Comparatif complet : NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S

Le tableau ci-dessous regroupe les critères principaux de comparaison NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II vs NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S :

Caractéristique NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II (V2) NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S (V1)
Poids 675 g 805 g
Mécanisme de zoom zoom interne (longueur constante) zoom externe (longueur variable)
Construction optique 14 éléments / 10 groupes (2 ED, 3 asph.) 17 éléments / 15 groupes (2 ED, 4 asph.)
Diaphragme 11 lamelles circulaires 9 lamelles circulaires
Distance mini de MAP 0,24 m (24 mm) / 0,33 m (70 mm) 0,38 m (70 mm)
Grandissement max. 0,21× (24 mm) / 0,32× (70 mm) 0,089× (24 mm) / 0,22× (70 mm)
Filetage filtre 77 mm 82 mm
Autofocus Multi-groupes Silky Swift VCM2 (silencieux/rapide) Multi-groupes (STM2)
Traitement Meso Amorphe / ARNEO / Fluorine Nano Crystal / ARNEO / Fluorine
Stabilisation optique Non Non
Bague cliquable oui non
Dimensions Ø 84 × 142 mm (longueur constante) Ø 89 × 126 mm (24 mm) / Ø 89 × 156 mm (70 mm)
Prix au lancement 2 899 € (écart ≈ +400 €) 2 499 €

Résumé : ce que le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte concrètement

Domaine Impact concret sur le terrain
Maniabilité Moins de fatigue, usage prolongé à main levée
Stabilité & robustesse Tournage plus fiable en conditions difficiles, flux plus régulier sur gimbal
Esthétique visuelle Bokeh plus doux, transitions plus naturelles
Proximité de l’image Cadrages plus variés, possibilité de jouer avec les détails
Netteté & contraste Moins de flare/images fantomes, image plus piquée dès la prise de vue
Autofocus Focus fluide et silencieux — tournage vidéo plus professionnel, prise de vue photo d’action plus efficace
Ergonomie vidéo Réglage plus silencieux, accessoires plus compatibles
Post-traitement Moins de corrections à effectuer, compatibilité des filtres améliorée, meilleure image exploitable

Quelques exemples concrets d’utilisation

  • Mariage et reportage : le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II réduit la fatigue sur une journée complète, surtout en mobilité.
  • Vidéo professionnelle : le zoom interne facilite l’équilibrage sur gimbal et évite le focus breathing en plan séquence.
  • Voyage et photo d’action : la mise au point rapprochée permet de varier les compositions, des plans larges immersifs aux détails serrés.
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Alors, faut-il changer si vous avez déjà le premier ?

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II allège, fluidifie et modernise l’utilisation en photo comme en vidéo. Mais il ne rend pas la version I obsolète : le vrai gain est plutôt à noter chez les vidéastes et les photographes d’action.

Avis personnel : si vous êtes photographe avant tout, que vous ne souffrez pas particulièrement du poids ni du zoom externe qui s’allonge, le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S reste une excellente optique.

Les gains du NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ne justifient pas de vendre la V1 pour dépenser 400 euros supplémentaires, voire même plus puisque le tarif de la V1 en occasion va probablement baisser dans les prochains mois. Soyez attentif, il y aura peut-être même des affaires à faire.

En revanche, si vous êtes vidéaste, si vous travaillez beaucoup sur gimbal ou si le poids est un critère majeur pour vous, alors le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II apporte des avantages concrets. Ce n’est pas que du marketing, c’est une vraie optimisation.

NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo
NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II : avec accessoires vidéo

FAQ sur le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II

Quelle est la différence entre le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S et le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II ?
La version II est plus légère (675 g vs 805 g), adopte un zoom interne, un diaphragme à 11 lamelles, une mise au point plus proche et un autofocus plus rapide et silencieux.

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II est-il stabilisé ?
Non. Comme la version I, il n’a pas de stabilisation optique. La stabilisation repose sur le boîtier Nikon Z.

Faut-il passer au NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II si l’on possède déjà le premier ?
Pas forcément. La V1 reste très performante. Le changement se justifie surtout si vous faites beaucoup de vidéo, si vous utilisez un gimbal ou si le poids est devenu un critère majeur.

Tarif et disponibilité

Le NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S II sera disponible dès le 18 septembre 2025 au prix de vente conseillé de 2 899 Euros TTC, soit 400 euros de plus que le modèle d’origine lancé en 2019.

Nikon vous dira que si l’on tient compte de l’inflation, le prix de lancement de la première version équivaudrait aujourd’hui à plus de 2 800 euros. Il n’en reste pas moins que ce zoom reste un objectif d’exception dont la cible première est le monde de la vidéo et de la photo professionnelles, et amateurs très passionnés qui apprécient de disposer du meilleur de la production Nikon.

En savoir plus sur le site Nikon.


Photo de nuit au smartphone : l’illusion qui vous trompe

Vous voulez faire des photos de nuit au smartphone car vous avez remarqué que les résultats sont meilleurs qu’avec votre appareil photo ? C’est vrai. Mais en apparence seulement. Voici pourquoi vous vous faites avoir.

Pourquoi le smartphone semble meilleur la nuit

La nuit, lorsque la lumière manque, le smartphone a un avantage sur l’appareil photo traditionnel. Il capture la scène puis déclenche une pause longue automatique pour gagner en lumière.

Cette technique, rendue possible par la puissance de calcul des smartphones et leur logiciel très performant, leur est propre. Elle permet de produire une image de bien meilleure qualité que celle que vous pourriez faire avec une exposition simple.

De plus, bien que la plupart des smartphones possèdent désormais un mode d’exposition manuel, sa mise en œuvre n’est pas aisée. L’application photo native ne le permet pas forcément, il faut utiliser une application photo dédiée, comme Lightroom Mobile ou Slow Shutter.

L’avantage, c’est que vous pouvez faire du RAW.

L’inconvénient, c’est que peu d’applications sont capables d’effectuer les mêmes traitements avancés sur les photos de nuit que font les applications natives.

Ce que fait vraiment votre smartphone en basse lumière

Votre smartphone a plus de capacités logicielles que votre appareil photo, c’est un fait. Les marques photo ne sont pas les plus avancées en matière de développement logiciel, ce n’est pas leur métier historique.

Par contre le capteur d’un smartphone a bien moins de capacités que celui d’un APN. C’est là que vous vous faites avoir, car vous pensez que les photos de nuit au smartphone sont meilleures, alors qu’elles ne font qu’illusion.

Le JPG généré par votre smartphone semble être une image de bonne qualité, comme celles que vous pouvez voir ci-dessous faites avec mon iPhone. Mais si vous regardez bien, la dynamique des images, la gestion du bruit et la gestion des tonalités sont bien inférieures à ce que vous pourriez obtenir avec votre appareil photo. Y compris en JPG.

Imaginez ce que vous pouvez obtenir si, en plus, vous faites du RAW avec votre APN !

Comment un appareil photo peut faire mieux

Votre appareil photo peut donc faire bien mieux en photo de nuit que votre smartphone. Seulement attention : la prise de vue est plus complexe.

Nikon D4s + AF-S NIKKOR 24-120 mm f/4
3 sec. F/4 – 6400 ISO

Votre appareil photo ne sait pas capturer la lumière d’une même scène pendant plusieurs secondes à main levée. Essayez et vous obtiendrez une belle photo floue.

Vous devez donc éviter tout mouvement pendant une prise de vue pouvant durer plusieurs secondes ou dizaines de secondes. Le trépied s’impose.

Le traitement de l’image, simple puisque automatique sur le smartphone, ne l’est pas avec l’appareil photo. Il vous faut faire du RAW puis post-traiter ce RAW dans un logiciel photo. Cette étape garantit le meilleur résultat, à condition de maîtriser les bases et d’avoir un logiciel dédié.

Faut-il encore utiliser son smartphone pour la photo de nuit ?

Oui, car bien souvent vous n’avez pas besoin d’une image de qualité extrême.

Les photos ci-dessous sont suffisantes pour poster sur le web ou illustrer un album de vacances, par exemple.

Non, oubliez le smartphone en photo de nuit si vous voulez obtenir le meilleur résultat possible. Seul un appareil photo et une maîtrise technique de la photo de nuit pourront vous sauver.

Pour aller plus loin et profiter pleinement de votre appareil en photo de nuit, profitez de mon accompagnement personnalisé pour maîtriser la photo de nuit et la photo en basse lumière.


Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z ? Avantages, inconvénients, le comparatif complet

Vous utilisez un hybride Nikon plein format. Mais problème : pour disposer de longues focales, cela vous coûte cher en téléobjectifs. Alors vous envisagez d’utiliser le mode DX intégré à votre hybride, ou d’investir dans un convertisseur de focale, bien moins onéreux qu’une optique.

Vous n’avez pas tort, ces deux façons de faire vont vous donner une focale équivalente plus longue pour un coût (à peu près) raisonnable. Mais… car il y a un mais, les principes optiques mis en œuvre sont très différents. Les résultats seront alors distincts.

Je vous ai préparé ce sujet pour vous aider à déterminer laquelle des deux solutions, convertisseur ou mode DX, vous conviendra le mieux, selon vos besoins — et votre budget aussi, disons-le.

Deux principes fondamentalement différents

Le recadrage en mode DX est la solution immédiate, de facilité, disponible sur tous les Nikon Z plein format. Un clic, et paf, vous passez d’une focale de 200 mm, par exemple, à une focale équivalente de 300 mm. Ce ratio ×1,5 est lié au rapport de taille des deux capteurs APS-C et plein format.

Sur un plein format, l’appareil réglé en mode recadrage DX n’utilise que la partie centrale du capteur. Celle-ci est équivalente à la taille d’un capteur APS-C (environ 24×16 mm au lieu des 36×24 mm du plein format).

En procédant ainsi, vos photos vont subir un effet de recadrage avec un facteur ×1,5. Notez bien qu’il s’agit d’une focale équivalente, puisque votre objectif n’a pas changé : il n’est pas soudainement devenu un 300 mm pour reprendre l’exemple ci-dessus.

L’autre solution, c’est le convertisseur de focale. Changement de régime : ici, c’est bien d’une variation réelle de la focale dont il s’agit. Mais attention, pas celle de l’objectif : c’est le convertisseur, un ensemble optique, qui se glisse entre l’objectif et le boîtier. Ce bloc optique a pour effet de modifier physiquement le trajet de la lumière. L’augmentation de focale est donc bien réelle, optique.

Il existe deux convertisseurs de focale pour Nikon Z : le TC-1.4× (il multiplie la focale par 1,4) et le TC-2.0× (il la multiplie par 2, vous vous en doutiez).

Lisez cet article pour en savoir plus sur les convertisseurs de focale de différentes marques pour les hybrides et reflex Nikon

Vous voyez déjà le dilemne : conversion par recadrage DX (facile, rapide, gratuite) ou ajout d’un convertisseur de focale (facile aussi, mais allonge la longueur de l’objectif, coûteux).

Il y a quand même quelques conséquences qu’il va vous falloir prendre en compte si vous ne voulez pas faire face à de mauvaises surprises.

Téléconvertisseur, doubleur ou convertisseur de focale, c’est pareil ?
Oui. En français comme en anglais, on parle souvent de téléconvertisseur (terme usuel, venu de teleconverter) ou de convertisseur de focale.
C’est exactement le même accessoire : un système optique additionnel placé entre l’objectif et le boîtier pour allonger la focale effective.
Doubleur de focale est l’autre nom du téléconvertisseur x2 puisqu’il double la focale.
Il ne faut pas le confondre avec un multiplicateur numérique ou un zoom numérique, qui n’a rien d’optique.

Mode DX : perte de définition ?

C’est ce qui coince le plus chez les photographes amateurs : ils n’ont pas toujours intégré que le recadrage DX, s’il augmente bien artificiellement la focale, diminue aussi le nombre de pixels composant l’image.

Comment passer en mode DX sur un Nikon Z
Comment passer en mode DX sur un Nikon Z dans le menu Prise de vue > Zone d’image

Rappelez-vous, on a dit que seule la partie centrale du capteur plein format était utilisée.
Résultat, votre beau capteur de 24 Mp n’en donne plus que 10 en recadrage DX. Adieu les grands tirages (au-delà de 60 cm). Les plus généreux 45 Mp des Z7II, Z8 et Z9, eux, en conservent encore 20. De quoi faire des tirages de bonne taille.

Ça vous plaît moyennement ? Reste la solution du convertisseur de focale.

Avec cet accessoire, glissé entre l’objectif et le boîtier, vous conservez tous vos pixels (enfin, sauf si vous recadrez sauvagement en post-traitement, hein ?).

Mais, car il y a un autre mais, ce convertisseur de focale peut introduire de légères aberrations et réduire de façon visible la netteté globale de vos photos.

Vous êtes donc en train de comprendre qu’il faut choisir un convertisseur de qualité, adapté à votre boîtier. Et là, comme par enchantement, Nikon vous propose deux convertisseurs spécifiquement conçus pour les Nikon Z, qu’ils soient à 24 ou 45 Mp.

Attention toutefois : Nikon a beau être à la pointe de l’optique, une légère dégradation reste perceptible, surtout avec le TC-2.0× ou si vous poussez les ISO. Toujours l’histoire du beurre et de l’argent du beurre.

Convertisseur ou mode DX : quelles différences d’exposition ?

Pas celle de vos photos en galerie, non. L’exposition de vos images, au sens temps de pose, ouverture et ISO.

Bonne nouvelle, le mode DX ne change rien à l’exposition. L’ouverture maximale, la transmission lumineuse et les paramètres d’exposition restent strictement identiques. Un objectif f/2.8 conserve sa pleine ouverture et sa capacité à capter la lumière en mode DX, comme si vous n’aviez activé aucun recadrage… DX. Hourra.

Par contre, un convertisseur de focale fonctionne différemment. C’est du verre, donc cela modifie la transmission de la lumière vers le capteur. Concrètement, le NIKKOR Z TC-1.4×, comme tout convertisseur ×1,4, entraîne une perte de luminosité équivalente à un IL. Ou un EV. Ou un stop. Ou un cran de temps de pose, un cran d’ouverture, un cran d’ISO… comme vous préférez.

Mais en clair (si je peux me permettre), un objectif à ouverture maximale f/2.8 couplé à un TC-1.4× devient un système optique à ouverture maximale f/4. Si vous avez choisi de doubler la focale équivalente avec le TC-2.0×, ce sont deux stops que vous allez perdre. Votre objectif d’ouverture maximale f/2.8 devient alors un système optique à ouverture maximale f/5.6.

Mauvaise nouvelle ? Pas forcément. Il vous suffit de faire un compromis :

  • soit vous augmentez le temps de pose (attention tout de même au risque de flou de bougé),
  • soit vous augmentez la sensibilité ISO (attention à la montée du bruit numérique),
  • soit vous acceptez une exposition plus sombre (qui peut se rattraper en post-traitement si vous savez y faire).

Faites toutefois attention à la photographie en basse lumière, car à force de perdre, il faut qu’il reste quelque chose. Dans cette situation particulière, le mode DX a la préférence des photographes, car il conserve la pleine capacité de l’objectif à capter la lumière. Le convertisseur impose des compromis parfois difficiles à gérer. C’est à vous de voir, je ne peux choisir à votre place.

Angle de champ et perspective

S’il n’y avait que ça… mais il y a des conséquences optiques à noter aussi. Les deux solutions réduisent l’angle de champ, mais pas de la même façon.

Le recadrage DX opère un simple recadrage dans l’image formée par l’objectif, sans modifier ses caractéristiques optiques. Donc, un objectif de 200 mm en mode DX donne un cadrage équivalent à un 300 mm, je l’ai dit plus haut, mais conserve la perspective, la compression et les caractéristiques visuelles d’un 200 mm. Intéressant.

Le convertisseur, par contre, modifie réellement la focale effective. Je l’ai dit plus haut aussi. Notre 200 mm équipé d’un TC-1.4× devient un système optique de 280 mm (200 × 1,4, vous suivez toujours ?), avec toutes les caractéristiques optiques associées :

  • la perspective est modifiée,
  • la compression des plans est légèrement accentuée,
  • le rendu global diffère.

Cette modification optique, bien réelle, peut s’avérer critique pour certaines photos où le rendu attendu de la perspective joue un rôle crucial.
Là aussi, à vous de voir ce que vous attendez. Je ne peux toujours pas choisir à votre place.

Quel bokeh avec un convertisseur Nikon Z ?

Vous en voulez encore ? Alors parlons plage de netteté apparente et effet bokeh, le fameux effet qui crée ces jolis ronds lumineux en arrière-plan.

En recadrage DX, la profondeur de champ physique est identique, avec ou sans recadrage, à même ouverture. Logique : on a dit plus haut que la focale réelle ne changeait pas. Cependant, comme l’image est plus agrandie pour obtenir un cadrage équivalent, la profondeur de champ vous paraît visuellement réduite. C’est parfois subtil, mais c’est bien réel.

Avec un convertisseur de focale, deux effets contraires se manifestent :

  • l’augmentation de la focale (bien réelle) tend à réduire la profondeur de champ,
  • la réduction de l’ouverture effective (bien réelle aussi) tend à l’augmenter.

Pour un TC-1.4× sur un 200 mm f/2.8, par exemple, on obtient un système optique 280 mm f/4, ce qui donne grosso modo une profondeur de champ légèrement plus importante qu’un hypothétique 280 mm f/2.8 (que Nikon n’a toujours pas imaginé).

Mais attention : la profondeur de champ (PdC pour les intimes) sera plus réduite qu’avec un 200 mm f/2.8 en mode DX pour un cadrage similaire. Oui, ça se complique.

Quant à l’effet bokeh, avec le convertisseur vous obtenez généralement un rendu plus prononcé et plus esthétique, car on a dit que le convertisseur augmentait réellement la focale sans modifier autant les caractéristiques de profondeur de champ.

Impact sur les performances d’autofocus

Vous en voulez toujours plus ? Alors parlons autofocus, car vous savez que les systèmes autofocus sont sensibles à la luminosité.

En recadrage DX, les performances autofocus restent inchangées par rapport au mode plein format. Précision, vitesse et sensibilité en basse lumière sont identiques.

Avec un convertisseur, par contre… qui dit moins de lumière sur le capteur (relisez plus haut si vous ne comprenez pas pourquoi il y en a moins), dit performances AF affectées.

Le TC-1.4× réduit la sensibilité AF d’environ 1 IL (indice de lumination, ou stop, ou EV…). Le TC-2.0× la réduit d’environ 2 IL.

Sur les Nikon Z les plus récents, cela reste gérable en montant les ISO dans de bonnes conditions lumineuses. C’est plus problématique en basse lumière ou avec des sujets peu contrastés, même s’il faut bien avouer que cela s’arrange : les capteurs récents, dopés par des processeurs Expeed très performants, gèrent beaucoup mieux la montée en sensibilité.

Et puis, il y a l’objectif. On aurait tendance à l’oublier dans cette longue histoire. Certains objectifs peuvent voir leurs performances AF sensiblement ralenties avec un convertisseur, particulièrement avec le TC-2.0×.

Notez également que tous les objectifs ne sont pas compatibles avec les convertisseurs, alors que le recadrage DX fonctionne avec n’importe quel objectif. Une nouvelle question se pose à vous : quel objectif utiliser, et dans quelles conditions de lumière ?

Applications pratiques sur le système Nikon Z

Dans la gamme Nikon Z, les convertisseurs de focale officiels (Z TC-1.4× et Z TC-2.0×) sont conçus spécifiquement pour certains téléobjectifs comme les :

Leur intégration optique comme électronique est pensée pour être optimale. Revers de la médaille : leur compatibilité reste limitée à ces objectifs haut de gamme.

Ne pensez pas utiliser un TC sur un zoom polyvalent comme le 24-200 mm. « Ça ne marchera jamais », comme disait la pub. Mais pourquoi donc ?

Incompatibilité des zooms polyvalents avec les téléconvertisseurs

Les zooms polyvalents bons à tout faire, comme le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR, ne sont pas compatibles avec les convertisseurs Nikon. Il y a plusieurs raisons techniques à cela :

1- Contraintes physiques
La formule optique de ces zooms comprend souvent des lentilles arrière qui s’approchent très près du capteur, ne laissant pas l’espace nécessaire pour insérer un convertisseur, surtout quand on connaît la position du capteur sur un hybride.

2- Limitations d’ouverture
Les convertisseurs réduisent la luminosité effective. Sur un zoom polyvalent dont l’ouverture maximale est déjà limitée à f/6.3 à 200 mm, ajouter un TC-1.4× vous fait passer à f/9. Cela dépasse la limite de f/8 au-delà de laquelle la plupart des systèmes AF peinent à fonctionner correctement. En clair, ça va fonctionner… un peu, beaucoup ou pas du tout selon la lumière.

3- Qualité d’image
Les zooms polyvalents privilégient… la polyvalence (c’est pour ça que vous les achetez) au détriment des performances optiques à chaque focale.

Ajouter un convertisseur à ces zooms amplifie les aberrations existantes. Attention, je ne dis pas que le NIKKOR Z 24-200 mm est mauvais — c’est même tout l’inverse — mais il ne peut pas rivaliser avec un NIKKOR Z 70-180 mm f/2.8, ou un NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 S.

4- Contraintes de conception
Nikon optimise spécifiquement certains téléobjectifs pro pour fonctionner avec les convertisseurs. Leurs formules optiques compensent les effets négatifs de cet accessoire.

Si vous vous demandiez pourquoi certains téléobjectifs sont hors de prix, vous avez une partie de la réponse ici.

Pour ces zooms polyvalents, le recadrage DX est donc la solution idéale pour augmenter la puissance effective du zoom (pour reprendre un langage grand public, bien que ce soit optiquement incorrect). Sur un NIKKOR Z 24-200 mm, le recadrage DX transforme la plage focale en un équivalent 36-300 mm, sans aucune perte de luminosité. Ce n’est pas si mal, surtout si vous disposez d’un boîtier haute définition comme le Z7II, le Z8 ou le Z9. Il vous restera 20 Mp une fois le recadrage DX appliqué : de quoi imprimer confortablement jusqu’à 60 cm.

Le même recadrage DX appliqué aux boîtiers Nikon Z de 24 Mp (Z5II, Z6, Z6II, Zf) vous laissera avec 10 Mp. À vous de voir. S’il s’agit de poster vos œuvres sur Instagram, aucun problème (et comme personne ne voit plus les photos sur Instagram, il y a encore moins de problème). S’il s’agit en revanche de faire des tirages de 90 × 60 cm, ça peut être juste.

Pourquoi on passe de 24 à 10 Mp ou de 45 à 20 Mp en recadrage DX ?
Un capteur plein format de 24 Mp (6000 × 4000 px) voit tous ses pixels répartis sur toute la surface.
Quand on recadre en mode DX, on n’utilise qu’une surface centrale environ 1,5 fois plus petite en largeur et en hauteur.
Ce facteur de ×1,5 donne une surface divisée par 2,25.
Donc :
24 Mp / 2,25 ≈ 10,7 Mp
45 Mp / 2,25 ≈ 20 Mp

Ce n’est pas une interpolation ni une réduction logicielle : c’est une limitation physique liée à la surface exploitée. C’est aussi de la géométrie, et je vous renvoie à vos cours du collège.

Quand privilégier chaque solution ?

Vous êtes toujours là ? Ok, donc convertisseur ou mode DX, il va falloir choisir. Je vous aide à y voir plus clair.

Le recadrage DX s’avère avantageux dans les cas suivants :

  • en conditions de faible lumière, où chaque photon compte ;
  • lorsque la réactivité de l’autofocus est cruciale (sports, oiseaux en vol) ;
  • sur les boîtiers haute définition comme les Z7II, Z8 ou Z9, qui conservent suffisamment de pixels même en recadrage DX ;
  • lorsque vous avez besoin de flexibilité pour passer rapidement du plein format au cadrage serré sans devoir démonter l’objectif pour insérer le convertisseur ;
  • quand l’objectif utilisé n’est pas compatible avec les convertisseurs ;
  • et bien sûr pour les zooms polyvalents, où le convertisseur n’est tout simplement pas une option.

Le convertisseur est préférable dans les cas suivants :

  • lorsque la qualité d’image et la définition sont prioritaires ;
  • en bonne lumière ou sur trépied, où la perte de luminosité peut être compensée par le temps de pose ;
  • pour les photos nécessitant un maximum de détails (nature, documentaire) ;
  • sur les boîtiers à définition modérée comme les 24 Mp, où le recadrage réduirait trop la définition finale ;
  • quand le rendu spécifique d’une plus longue focale est recherché (compression, bokeh) ;
  • et avec les téléobjectifs pros spécifiquement conçus pour cette compatibilité.

Stratégie idéale pour les nikonistes passionnés de longues focales

Parce qu’il faut quand même se décider à la fin… deux valent mieux qu’un.

La solution idéale consiste à disposer des deux options. Un convertisseur 1.4× représente un excellent compromis entre augmentation de focale et préservation de la qualité optique, tout en restant assez compact. Il peut être utilisé comme solution principale pour augmenter la portée de votre (ou vos) téléobjectif(s).

Le recadrage DX sert de solution complémentaire lorsque les conditions deviennent plus difficiles (baisse de luminosité, sujets rapides) ou lorsqu’une portée encore plus importante est nécessaire momentanément.
Car oui, rien ne vous empêche de greffer le convertisseur sur votre téléobjectif, puis de passer en recadrage DX. Le beurre et l’argent du beurre — comme quoi c’est possible.

Pour le prix d’un convertisseur x1.4, sur un Nikon Z de 45 Mp, avec le Z 70-200 mm f/2.8 et le TC-1.4×, vous disposez alors d’un zoom 70-280 mm f/4 en plein format, qui peut devenir un équivalent 105-420 mm en activant le recadrage DX. Elle n’est pas belle, la vie du photographe ?

Cette souplesse représente l’un des grands avantages des systèmes hybrides plein format modernes : ils permettent d’adapter précisément le matériel aux conditions de prise de vue, sans transporter une multitude d’objectifs.

Tableau comparatif : recadrage DX vs convertisseur de focale sur Nikon Z

Critère Recadrage DX Convertisseur de focale
Type de modification Numérique (recadrage capteur) Optique (modification réelle de focale)
Focale équivalente Oui (×1,5) Oui (×1,4 ou ×2)
Focale réelle Inchangée Allongée
Définition conservée Non (24 Mp → 10 / 45 Mp → 20) Oui (tous les pixels sont utilisés)
Perte de lumière Aucune Oui (–1 IL avec TC-1.4×, –2 IL avec TC-2.0×)
Impact sur l’autofocus Aucun Réduction de la sensibilité AF
Compatibilité objectifs Universelle Limitée à certains téléobjectifs S
Qualité d’image Inchangée (hors recadrage) Potentiellement dégradée (aberrations, piqué)
Perspective et bokeh Inchangés Modifiés (plus compressés, bokeh accentué)
Flexibilité en conditions réelles Très grande Moins flexible
Coût Gratuit Élevé (achat d’un accessoire optique)
Cas d’usage idéal Faible lumière, sujet rapide, zoom polyvalent Fort grossissement, haute qualité optique

FAQ : Convertisseur ou mode DX sur Nikon Z – que faut-il savoir ?

Convertisseur ou mode DX, quelle est la différence ?
Le mode DX recadre l’image en n’utilisant que la zone centrale du capteur plein format. Le convertisseur de focale, lui, modifie optiquement la focale en intercalant un bloc optique entre l’objectif et le boîtier. Le premier est numérique, le second optique.

Le recadrage DX change-t-il vraiment la focale ?
Non. Il donne une focale équivalente plus longue en recadrant l’image, mais la focale réelle de l’objectif ne change pas. La perspective et la profondeur de champ restent celles de la focale d’origine.

Y a-t-il une différence entre le mode DX à la prise de vue et le recadrage DX en post-traitement (image plein format recadrée) ?
Non, aucune différence en termes d’angle de champ, de profondeur de champ, de compression ou de perspective : dans les deux cas, on exploite une zone équivalente du champ couvert par l’objectif. La seule vraie différence est opérationnelle :

  • le recadrage DX dans l’appareil s’opère sur la zone centrale de l’image uniquement
  • le recadrage logiciel en post-traitement, à partir de toute l’image plein format, offre plus de latitude car il permet de recadrer sans forcément centrer le recadrage

Perd-on de la définition en mode DX ?
Oui. Le recadrage DX utilise une surface réduite du capteur, ce qui diminue le nombre total de pixels. Un capteur de 24 Mp passe à environ 10 Mp, et un 45 Mp à environ 20 Mp.

Un téléconvertisseur fait-il perdre de la lumière ?
Oui. Le TC-1.4× réduit l’ouverture de 1 IL (f/2.8 devient f/4), et le TC-2.0× de 2 IL (f/2.8 devient f/5.6). Cela peut impacter l’exposition et la réactivité de l’autofocus, surtout en basse lumière.

Peut-on cumuler mode DX et téléconvertisseur ?
Oui. Rien n’empêche d’utiliser un convertisseur optique et d’activer ensuite le mode DX. Cela augmente fortement la portée équivalente, mais réduit aussi la luminosité et la définition.

Tous les objectifs Nikon Z sont-ils compatibles avec les convertisseurs ?
Non. Les téléconvertisseurs Nikon Z ne sont compatibles qu’avec certains téléobjectifs de la gamme S, comme les 70-200 mm f/2.8, 100-400 mm ou 400 mm f/4.5. Les zooms polyvalents (24-200 mm) ne sont pas compatibles.

Que choisir entre mode DX et convertisseur ?
Le mode DX est gratuit, immédiat, idéal en basse lumière ou pour les zooms non compatibles. Le convertisseur offre une vraie allonge optique sans perte de définition, mais au prix d’une perte de lumière. Les deux peuvent se compléter selon les situations.

Convertisseur ou mode DX : conclusion

Le choix entre recadrage DX et convertisseur ne se résume pas à une simple question de budget ou de facilité. Il s’agit d’une décision technique et photographique qui a un impact réel sur les caractéristiques de l’image finale.

Le recadrage DX est une solution simple, gratuite, sans compromis sur la luminosité ni sur la réactivité. Il faut simplement accepter la perte de définition.

Le convertisseur, lui, préserve la définition maximale tout en modifiant les caractéristiques optiques. Mais il impose des compromis en termes d’exposition et, parfois, d’autofocus.

Le photographe exigeant (que vous êtes), équipé d’un Nikon Z plein format, doit maîtriser ces deux approches et leurs implications techniques pour exploiter pleinement la souplesse du système. Il faut savoir adapter la configuration aux conditions de prise de vue et aux priorités créatives du moment.

Loin d’être mutuellement exclusives, ces deux solutions peuvent au contraire se compléter harmonieusement dans une pratique photographique assumée et experte.


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