Eau, fil du rêve – Patrick Dagonnot expose à l’Haÿ les roses en Septembre
« Miroir insondable de nos peurs, berceau de la vie sur Terre, l’eau, de tous temps, reste au centre de notre existence. Dans un cycle ininterrompu, elle ondule, coule, s’envole en nuage de vapeur, traverse les cieux, retombe et coule à nouveau. Dans les brumes de la lueur naissante du jour, la pose longue photographique écrit le silence du temps qui passe, fixe le mouvement sans le figer, transforme les paysages en décors étranges, et laisse le regard naviguer sur cette fragile et éphémère frontière, entre rêve et réalité… » – Patrick Dagonnot
Patrick Dagonnot est musicien depuis plus de vingt ans, infographiste de métier depuis 1998, passionné de cinéma mais avant tout photographe et le moins que l’on puisse dire est qu’il ne manque pas de talent. Il s’oriente aujourd’hui vers des séries monochromes sombres et contrastées. Travaillant énormément sur la lumière, Patrick aime les tirages denses possédant des noirs profonds.
Patrick Dagonnot vous invite à découvrir la série intitulée Eau, fil du rêve dans le cadre de l’exposition qui aura lieu du 8 au 28 septembre 2010 dans le hall de l’hôtel de ville de l’Haÿ-les-roses. Le vernissage aura lieu le mercredi 8 septembre à 18h30.
Pour en savoir plus sur Patrick et découvrir l’ensemble de ses images, parcourez le site Chambre Noire.
« Mononeuronale ? Monomaniaque ? Si l’un reste à prouver, l’autre reste une évidence dans le bon sens du terme. Si Mono possède une obsession, c’est bien que ses photographies soient les plus parfaites possibles, tant dans le message, l’histoire qu’elles évoquent, la saturation des couleurs, le ton dominant et bien d’autres critères qu’on aurait bien du mal à énumérer. Car en sachant ce qu’elle veut, elle reste sur son idée, fixement, presque fidèlement.
Si Mono peut être synonyme de bien des mots, suivant le point de vue de tout un chacun, il ne peut être synonyme de Monotonie. Chacune de ses photographies a su saisir un instant, un court instant d’une émotion, qu’elle soit jouée ou non. Son impressionnante quantité de photographies prises dans différents concerts – punks, hardcore, electro et la liste est encore longue – se caractérise par un cadre choisi, un simple flash et très peu de retouches informatiques. Ces moments là sont uniques même s’ils sont comme répétés à chaque concert et Mono nous les fait partager, ces émotions sont à la fois réelles : l’artiste est bel est bien sur scène, comme transporté ; et jouées : le spectacle. Ces photographies sont donc un échantillon du spectacle, en les regardant, c’est presque comme si nous étions en train de prendre la photographie, et c’est là tout le talent de Mono.
Pour la deuxième grosse partie de son œuvre, ce sont des photos de modèles avec un thème attribué. Avec une préférence pour la lumière naturelle, et des poses qui peuvent aller du plus naturelle au synthétique publicitaire, les photographies sont toujours d’un charme incomparable avec des retouches informatiques réfléchies, qui restent dans l’esprit, que ce soit onirique, terrifiant, amusant. En jouant sur les contrastes et la saturation, Mono parvient à faire vivre ces modèles à travers la photographie. »
Exposition d’une trentaine de photos (de concerts et divers portraits) de Juliette Guillot aka Mono.
L’Heretic
58 rue du Mirail
33 Bordeaux
Vernissage le samedi 23 janvier de 19h à 21h,
suivi d’un concert.
Les secrets de la photo de nuit de Vittorio Bergamaschi : sortez quand la nuit tombe
La photographie de nuit fascine autant qu’elle intimide les plus débutants. Onze ans après ma première chronique, Vittorio Bergamaschi publie une seconde édition actualisée des Secrets de la photo de nuit chez Eyrolles.
Ce guide pratique de 125 pages promet de démystifier les réglages ISO élevés, les temps de pose longs et l’identification des sujets urbains nocturnes, pour 23 euros. Tient-il ses promesses ?
Pertinence pour les utilisateurs Nikon Bien que l'auteur ne cite aucun boîtier spécifique, les conseils s'appliquent aux Nikon récents comme à tous les autres appareils photo. Les photographes équipés d'un Z6 III, Z8, Z9 ou même d'un Z5 tireront pleinement parti des chapitres sur la gestion du bruit ISO (exploitez les 64-25600 ISO natifs de vos hybrides) et sur l'autofocus en basse lumière. Les possesseurs de reflex D750, D780 ou D850 y trouveront également leur compte, l'auteur restant volontairement générique sur les technologies (plein format vs APS-C) pour garantir la longévité du propos.
Un ouvrage axé sur l’urbain et l’esthétique
Le livre s’articule autour de sept chapitres :
matériel et techniques,
la nuit en ville,
aux portes de la ville,
dans la nature,
traitement et retouche de l’image,
la nuit argentique,
et un portfolio final.
L’orientation est clairement urbaine, ce qui n’est pas pour me déplaire car je trouve les images urbaines nocturnes bien plus fascinantes que les images faites en pleine nature. L’auteur montre une belle connaissance du sujet, qu’il s’agisse de prises de vue classiques comme de la maîtrise d’effets visuels (heure bleue, effet starburst, traînées lumineuses).
Vittorio Bergamaschi est avant tout photographe, il mise sur l’aspect esthétique des images nocturnes plutôt que sur la technique pure. Les dizaines de photographies qui illustrent le texte sont toutefois systématiquement accompagnées de métadonnées (ISO, ouverture, vitesse) et de détails de réalisation. Vous allez comprendre concrètement comment reproduire les images présentées.
Une approche pratique adaptée aux amateurs
Le principal atout de cet ouvrage réside dans son côté immédiatement applicable. Vittorio Bergamaschi partage son expérience à travers des conseils pragmatiques : gestion du bruit ISO élevé, temps de pose longs, utilisation de la pose longue, balance des blancs en éclairage mixte urbain, ou encore gestion de l’autofocus et correction d’exposition en conditions nocturnes.
J’apprécie cette orientation dans un livre dédié à la photo de nuit. Cependant, cette approche implique un traitement parfois général de certains aspects techniques. Contraint par le nombre de pages (125 pages utiles), l’auteur ne peut approfondir chaque sujet de manière exhaustive. Les photographes cherchant des détails techniques poussés devront compléter leur lecture par d’autres ressources dédiées (par exemple Mon cours de photos en 20 semaines chrono).
Les secrets de la photo de nuit de Vittorio Bergamaschi
Points à noter
Le choix de ne pas citer des boîtiers et capteurs spécifiques donne au livre un aspect intemporel. Par rapport à la première édition (que j’ai conservé précieusement dans ma bibliothèque) les hybrides et moyen-formats quasi-inexistants en 2014 sont évoqués dans le chapitre sur les généralités plein format vs. APS-C vs. le reste. Ce choix me convient : l’objectif du livre n’est pas de proposer un guide d’achat photo.
Je suis plus réservé sur le chapitre « traitement et retouche de l’image » avec Lightroom Classic et Photoshop. Sans captures d’écran ni instructions précises, les plus débutants devront aller chercher ailleurs les informations (qu’ils se rassurent, je peux leur venir en aide). Ce manque de support visuel, qui peut frustrer les moins aguerris, ne compromet cependant pas l’intérêt du livre.
Concrètement, l'auteur vous dira qu'il faut réduire le bruit en post-traitement ou ajuster la balance des blancs, mais n'explique pas comment dans l'interface du logiciel. Un débutant en post-traitement devra donc regarder des tutoriels en parallèle pour traduire les conseils en clics concrets dans Lightroom Classic.
Plus anecdotique, le chapitre sur la photo de nuit argentique semblera hors sujet pour le photographe numérique et trop succinct pour satisfaire le véritable passionné d’argentique. Je vous renvoie vers les ouvrages de Gildas Lepetit-Castel pour satisfaire votre curiosité si vous pratiquez l’argentique.
À qui s’adresse ce livre ?
Les secrets de la photo de nuit cible prioritairement les amateurs intéressés par la photographie nocturne mais ne sachant ni comment s’y prendre, ni quoi photographier. C’est une excellente approche du sujet, accessible même aux débutants, à condition d’accepter d’aller chercher des compléments techniques ou artistiques ailleurs pour approfondir certains aspects.
Si vous possédez déjà la première édition de 2014, le rachat ne se justifie pas vraiment : les améliorations, bien que réelles, restent essentiellement des actualisations et enrichissements du texte original plutôt qu’une refonte complète.
Pour les autres, à 23 €, le rapport qualité-prix est satisfaisant compte tenu de la qualité du contenu et de la présentation soignée (et d’une impression en Europe). La collection « Les secrets de… » chez Eyrolles a fait ses preuves depuis des années, et cet ouvrage perpétue cette tradition de qualité pédagogique.
Ce livre va moins vous intéresser si…
Vous cherchez du très technique avec des exercices → Attendez « Photo de nuit – 52 défis » (janvier 2026).
Vous visez l’astrophotographie → Ce livre effleure la nature mais ne couvre pas la Voie lactée en détail. Regardez plutôt l’astrophotographie par Thierry Legault.
Titre complet : Les secrets de la photo de nuit (2e édition, mai 2025) Auteur : Vittorio Bergamaschi (photographe professionnel) Éditeur : Eyrolles (collection « Les secrets de… ») Date de parution : Mai 2025 Format physique : 17 × 23 cm, reliure dos collé Nombre de pages utiles : 125 Prix public : 23 € TTC Première édition : 2014 (cette édition est une refonte modernisée)
FAQ sur le livre Les secrets de la photo de nuit
Ce livre convient-il aux débutants complets en photo ? Oui, à condition d’avoir quand même les bases (triangle d’exposition, modes PASM). Si vous débutez totalement, suivez d’abord une formation générale puis revenez à ce livre pour la spécialisation nocturne.
Faut-il un trépied pour appliquer les conseils du livre ? Oui. L’auteur insiste sur les temps de pose longs, impossibles à main levée. Budget minimum : 120-150 € pour un trépied stable type Manfrotto Befree ou équivalent.
Les techniques fonctionnent-elles avec un Nikon d’entrée de gamme (Z50II, Z30, D3500) ? Oui pour les compositions et l’approche esthétique. Les capteurs APS-C montreront leurs limites au-delà de 3 200 ISO comparés aux plein format, mais les principes restent valables.
Dois-je racheter cette édition si je possède la version 2014 ? Non. Les améliorations sont réelles mais la base du livre est la même.
Quels chapitres puis-je sauter ? Aucun. Ne sautez jamais le moindre chapitre dans un livre sur la photographie (!).
En conclusion : mon avis sur Les secrets de la photo de nuit
Ce guide pratique réussit son pari : rendre la photo de nuit accessible sans simplifier à l’excès. Vittorio Bergamaschi livre 125 pages d’expérience concrète, immédiatement applicables avec n’importe quel appareil équipé d’un mode manuel et d’un trépied.
Les 23 euros sont justifiés par la qualité éditoriale Eyrolles, la qualité d’impression et l’absence d’alternative francophone.
Voici donc un ouvrage pratique et inspirant si vous souhaitez franchir le cap de la photo de nuit sans vous perdre dans des considérations techniques trop abstraites. Vittorio Bergamaschi transmet son expérience à chaque page, vous offrant des pistes concrètes pour transformer les sorties nocturnes en véritables séances photo créatives. Un bon point de départ, à compléter au besoin selon votre niveau et vos ambitions.
Smart photos : 52 exercices à réaliser avec un smartphone pour changer du banal
Vous avez un smartphone dans la poche ? Et si c’était votre meilleur outil créatif ? « Smart photos » de Jo Bradford vous propose 52 exercices à réaliser avec votre smartphone pour transformer votre quotidien en terrain de jeu photographique, sans matériel compliqué, sans jargon. Juste vous, votre œil, un peu de curiosité et de travail aussi …
Quoi, encore un livre d’exercices sur la photo avec un smartphone ? Mais il y a déjà 52 défis smartphone chez Eyrolles ! Oui, et alors ? Des auteurs différents, des livres au contenu différent, c’est monnaie courante. Donc intéressons-nous à celui-ci.
Ce livre est le troisième volume d’une collection dont le premier ouvrage s’appelle Smartphone Smart Photography et le second Smartphone Smart Photo Editing (tous les deux en anglais). Ce troisième livre propose d’aller plus loin avec 52 exercices pratiques à réaliser avec un smartphone, Android ou iPhone.
Avant d’aller plus loin, sachez que je trouve dommage l’absence de traduction des deux premiers volumes : le photographe débutant risque de manquer de repères, et le photographe plus expérimenté trouvera peut-être certains exercices trop éloignés d’une pratique plus traditionnelle.
Message personnel aux éditions Eyrolles, il serait intéressant de vous pencher sur la question, surtout en ayant commencé par le troisième et dernier ouvrage de la série.
C’est dit, alors maintenant, que va vous apporter « Smart photos » ?
Des exercices pour tous les niveaux, vraiment ?
Oui. Parmi les 52 propositions, j’ai repéré plusieurs familles d’exercices. Certains vous entraînent à photographier comme avec votre appareil photo (le bien gros et lourd qui ne tient pas dans votre poche). De quoi découvrir que le smartphone est vraiment un appareil photo.
D’autres vous font explorer des techniques connues, comme le light painting ou le portrait en studio (avec un smartphone, oui). L’exercice n°5, par exemple, intitulé Éclairage, vous permet de créer un clair-obscur en portrait avec les moyens du bord. Et là, j’avoue que si vous arrivez au résultat montré par l’autrice, ce sera génial car la photo en éclairage Rembrandt est quand même sympa.
Accessoires et applications : que faut-il prévoir ?
Qui dit smartphone dit applications, c’est connu. Et ça tombe bien, les applis photo pullulent de nos jours, et l’autrice vous dit lesquelles utiliser (s’il en faut une) pour réaliser chaque exercice. Il vous faudra quelques accessoires, aussi. Rien de coûteux, vous avez déjà tout chez vous, ou vous trouverez ce qui vous manque en ressourcerie pour quelques euros.
Cette personnalisation peut donc aller d’une simple application à installer, à des accessoires comme un petit trépied, des filtres colorés, une lampe d’appoint, un morceau de carton ou de papier pour créer un décor ou une forme. Rien d’extravagant, mais cela demande un peu de préparation. Et parfois quelques euros, car toutes les applications ne sont pas gratuites. Mais à l’usage, vous ne regretterez pas certaines d’entre elles.
Quand le smartphone devient un appareil photo expert
Ce que j’ai aimé, c’est que le livre prend en compte les modes avancés des smartphones. Beaucoup d’entre eux proposent un mode expert, proche de celui des APN : contrôle de l’exposition, gestion de la vitesse, pose longue …
L’exercice n°11, Filé photo, en est une bonne illustration. Il propose d’utiliser une application dédiée à la pose longue (je préfère ce terme à « pose lente », moins usuel en français).
Notez que les termes employés dans le livre ne sont pas toujours conformes au vocabulaire photographique courant, mais rien d’illogique dans l’ensemble.
La photographie mobile, en mode expert, rejoint ici la photographie tout court. Il est donc aussi question de post-traitement, de fichiers RAW, de montages graphiques.
Comme toujours en photographie, l’image ne s’arrête pas à la prise de vue. Même l’exercice n°22, Sous l’eau, vous propose de plonger votre smartphone dans une piscine. Là encore, prudence : tous les modèles ne sont pas étanches. Si vous préférez l’eau salée, votre smartphone vous remerciera si vous le glissez dans un sac étanche. Si l’appareil décède dans la manœuvre, notez bien que je n’y suis pour rien, j’ai prévenu.
L’exercice n°18, Photo de produits, vous apprendra à mettre en valeur un objet à vendre. Très utile pour vos annonces en ligne type packshot. Pas besoin d’un studio coûteux : un tissu de fond, une boîte, une source lumineuse simple suffisent.
La deuxième partie du livre est consacrée à l’inspiration. Elle vous pousse à détourner des objets du quotidien, à construire des mises en scène à partir de presque rien. L’exercice n°24, Flat lay, vous invite à photographier à plat. Celui qui suit met en scène une simple fourchette en noir et blanc (très sympa pour apprendre à jouer avec les ombres).
Le fil rouge de cette deuxième partie, c’est la composition, la perspective, le point de vue. Ce sont des exercices que l’on pourrait tout aussi bien pratiquer avec un appareil photo classique.
La troisième et dernière partie, elle, flirte davantage avec la création graphique : collages de paysages (exercice n°42), empilements d’images en rafale (exercice n°45) … Vous serez amené à utiliser des outils comme Snapseed ou Photoshop Mobile. On dépasse ici le cadre strict de la simple photographie.
Smart photos : un guide pratique pour libérer sa créativité
Ce petit livre n’est pas un mode d’emploi. C’est un déclencheur, d’idées, de créativité, de projets simples et motivants. Proposé au tarif de 19 euros, il va vous occuper tout l’été (ou l’hiver, selon l’époque à laquelle vous lisez cette chronique), et pourrait bien vous donner quelques bonnes idées.
Si vous pensiez que le smartphone ne servait qu’à téléphoner ou à passer vos journées sur Facebook, ces 52 exercices vont vous prouver le contraire. Et qui sait, peut-être que ce smartphone dans votre poche deviendra votre appareil photo préféré !
Pourquoi connaître les données EXIF ne vous rend pas meilleur photographe ?
Pensez-vous vraiment que copier une valeur ISO et une ouverture spécifique feront de vous un expert en photographie Détrompez-vous !
Ça y est. Vous avez décidé de vous mettre à la photographie. Vous avez acheté un appareil photo, un ou plusieurs objectifs, des accessoires, et maintenant vous avez besoin de savoir comment utiliser tout cela.
Vous regardez quelques tutoriels, des photos qui vous plaisent, et la première chose que vous faites, c’est de demander à leurs auteurs quels réglages ils ont utilisés, quelles sont les données EXIF correspondantes.
Pourquoi les données EXIF ? Parce qu’on vous a expliqué qu’elles traduisent les réglages de prise de vue, alors vous vous dites qu’en copiant les réglages des autres, vous obtiendrez les mêmes photos que les autres. C’est une erreur. Voici pourquoi.
1/800ème à f/4 – ISO 180 – 70 mm, ça vous aide ?
Les données EXIF : qu’est-ce que c’est ?
En photo numérique, on appelle données EXIF des données qui accompagnent les fichiers numériques, et qui référencent tous les réglages de prise de vue de votre appareil photo ainsi que les caractéristiques de votre matériel. Je vous renvoie vers cet article sur les données EXIF pour bien comprendre ce dont il s’agit.
Ces données ont deux intérêts.
Le premier, c’est de savoir avec quel matériel une photo a été faite. Les données indiquent le type d’appareil photo, son numéro de série, son firmware, le type d’objectif et toutes les caractéristiques du matériel.
Le second intérêt, c’est de connaître les principales données de prise de vue. Vous allez retrouver dans la liste, par exemple, la sensibilité ISO, l’ouverture, le temps de pose, le type de mesure de lumière, le type de réglages autofocus, le type de correction d’exposition ou encore l’utilisation ou non d’un flash.
L’importance (limitée) des paramètres techniques
Toutefois, la photographie ne saurait se limiter à une liste de réglages. Ce n’est pas parce que vous avez une bonne compréhension des techniques de prise de vue, que vous connaissez les réglages à utiliser pour faire la même photo que celle qui vous plaît, que vous allez faire de bonnes photos. La photo, ce n’est pas aussi simple, ce n’est pas qu’une question de technique.
Lorsque vous lisez les données EXIF d’une photographie, vous ne connaissez pas pour autant l’intention du photographe, les conditions de lumière réelles, ou même l’émotion qui se cache derrière cette photo. Tout cela est purement subjectif, ce n’est pas en copiant des réglages techniques que vous obtiendrez cette dose de subjectivité, d’émotion, et d’intention. Les données EXIF ne vous servent absolument à rien pour cela.
De plus, quand bien même vous arriveriez à faire des photos qui sont très proches de celles qui vous plaisent, grâce à la copie des données EXIF, vous n’obtiendriez qu’une copie des photos des autres. Ce ne serait pas vos photos avec votre intention et votre style, mais des images stéréotypées que l’on voit partout, qui ne se différencient pas les unes des autres, qui ne montrent ni votre style ni quel photographe vous êtes.
Les aspects essentiels ignorés par les données EXIF
Observez attentivement la liste des données EXIF d’une photo qui vous plaît. Y voyez-vous des éléments de cadrage, de composition, de placement, des éléments visuels dans le cadre ? Non !
Aucun de ces éléments essentiels n’est réplicable à partir des paramètres de prise de vue seuls. C’est à vous d’apprendre le cadrage, la composition, le choix du placement du sujet et des éléments visuels, vous ne trouverez cette information nulle part sous une forme technique, réplicable.
Les photos qui vous plaisent ont été faites à un instant précis, avec une lumière précise. Sa qualité, son intensité, son orientation, la façon qu’a eue le photographe de l’utiliser ne se trouvent jamais dans les données EXIF.
Mais ce n’est pas tout. Qu’est-ce qui vous attire dans une image et vous fait ressentir une connexion émotionnelle forte avec le sujet ?
Le message que veut transmettre le photographe avec ses photos, l’histoire qu’il vous raconte avec cette série de photos, ne sont pas dans les données EXIF. Chaque photo a son propre jeu de données, elles ne concernent pas une série de photos, ne concernent pas l’histoire autour de cette prise de vue. Les connaître ne vous livre pas les clés de la narration photographique essentielle à toute prise de vue réussie.
Comment les données EXIF peuvent encore être utiles
Les EXIF ont un autre usage. Elles vous permettent d’expérimenter, en testant des réglages différents de ce que vous utilisez d’habitude.
Choisissez quelques photos qui vous plaisent parmi les vôtres, sélectionnez une donnée correspondant à un réglage de prise de vue et changez ce réglage. Vous allez alors pouvoir vérifier le résultat, savoir si ce nouveau réglage vous donne un résultat plus satisfaisant, et si oui, pourquoi. Vous en garderez trace en vérifiant les données EXIF, c’est le bon usage et un travail personnel à faire sur vos photos.
Devenir un meilleur photographe au-delà des EXIF
Vous avez compris que les données techniques ne suffisent pas pour devenir un meilleur photographe. Il importe que vous sachiez développer un regard créatif.
Cela commence par l’observation de la lumière, que vous pouvez observer sans même faire de photos.
Cela concerne également la composition des images. Vous pouvez d’ailleurs observer d’autres formes d’art pour apprendre la composition : la peinture, le cinéma, la vidéo, le dessin…
Vous pouvez encore vous intéresser au détail de votre environnement. En travaillant sur les détails, vous allez mettre en valeur des sujets que tout le monde ne met pas en valeur, vous ne ferez pas les mêmes photos que les autres, c’est cela qui fera petit à petit votre style, votre façon de regarder et de photographier.
Pour devenir meilleur photographe, je vous encourage aussi à créer une série de photos qui raconte une histoire. Laissez de côté les réglages techniques, pensez plutôt narration, récit, chaque photo montrant une partie d’une scène ou d’un évènement, l’ensemble constituant un tout.
Peut-être que votre envie à vous n’est pas de créer des séries, mais de faire une seule photo suffisamment forte pour être attirante. Dans ce cas, lorsque vous portez l’œil au viseur, posez-vous cette question : quelle est la scène que je veux photographier, que se passe-t-il, quels sont les intervenants, quels sont les sujets qui racontent quelque chose quand on regarde ? Traduisez tout cela en une composition forte sur cette unique photo.
Je vous encourage à mettre en œuvre des pratiques photographiques simples qui mettent l’accent sur l’intuition plutôt que sur la technique.
Vous pouvez par exemple utiliser un objectif à focale fixe, définir une ouverture et un temps de pose, et n’utiliser que cet ensemble de réglages pour toute une série de photos. Vous travaillerez alors votre attention et votre regard plus que la technique.
Vous pouvez décider d’utiliser votre appareil photo en figeant à l’avance la zone de mise au point. Dans ce cas, ce sera à vous de vous éloigner ou de vous rapprocher du sujet pour vous assurer que la mise au point est bonne sur ce sujet. C’est une pratique très créative.
Vous pouvez encore choisir de ne photographier qu’en orientation portrait ou paysage, et de ne jamais changer cette orientation tout au long de la journée.
De nombreuses autres possibilités s’offrent à vous : photographiez en noir et blanc, en pose longue, en très grande ouverture, peu importe la pratique que vous mettrez en œuvre tant que vous serez capable de prendre de la distance avec la technique.
Conclusion : pour être un meilleur photographe …
Vous l’avez compris, la maîtrise technique est nécessaire, mais n’est pas suffisante pour faire des photos attirantes.
En vous contentant de chercher à copier les réglages des autres photographes, vous ne progressez pas, vous ne faites que vous enfermer dans la technique qui vous prive de l’essentiel.
En conclusion, je ne peux que vous encourager à vous concentrer sur le regard, la composition, la lumière, l’émotion que vous allez être capable d’introduire dans votre pratique photographique.
Sachez lire les données EXIF de vos photos pour comprendre ce qui pose problème lorsqu’elles ne vous plaisent pas, mais ne mettez pas un point d’honneur à devenir l’expert des données EXIF, car cela ne fera jamais de vous un photographe affirmé.
52 projets photo pour progresser en photographie
Vous voulez progresser en photo mais vous ne savez pas comment faire ? Vous savez que cela passe par une pratique plus assidue ? Une tactique efficace consiste à mettre en place 52 projets photo que vous allez mener l’un après l’autre chaque semaine pendant un an. Chris Gatcum vous propose sa liste et vous dit comment procéder, suivez le guide.
Je ne cesse de le répéter dans chacune de mes Lettres Photo, seule une pratique régulière peut vous aider à progresser en photo. Vous pouvez suivre tous les cours que vous voulez, si vous n’appliquez pas, il ne se passera rien. Cette pratique doit être complétée par une démarche de compréhension de ce qu’est la photographie, il ne s’agit alors plus de parler technique mais culture photo.
Dans ce livre édité par First Editions, Chris Gatcum s’intéresse à la pratique, et vous propose 52 idées à réaliser tout au long de l’année. Le principe est connu, en menant à bien une prise de vue par semaine, soit 52 prises de vue dans l’année, vous ne pouvez que faire des progrès. C’est une démarche que vous pouvez retrouver dans les ouvrages de la série « 52 défis … » par exemple.
Toutefois là où Chris Gatcum se démarque, c’est dans le contenu des propositions. Plutôt que de vous proposer des sujets photo uniquement, l’auteur vous invite à expérimenter différents usages, dont certains atypiques, de votre équipement photo. Si vous aimez autant la technique et le matériel que la prise de vue, cela va vous intéresser.
De façon assez classique, chaque double page présente :
le sujet de la semaine,
le contexte,
des photos d’illustration,
le but à atteindre,
comment commencer,
les réglages techniques,
des conseils pratiques.
Certaines fiches occupent plus de place, comme la #21 qui vous propose d’utiliser un sténopé numérique, elle comporte plus d’illustrations. Vous voici donc avec une liste de 52 projets photo, qu’allez vous pouvoir faire avec ça ?
4 types de projets photo
L’auteur a classé ses 52 projets photo en quatre catégories :
la photo créative
le matériel de prise de vue
l’éclairage
la post-production
Vous l’avez compris, chaque catégorie regroupe des projets de nature différente. En matière de photo créative, vous allez travailler par exemple l’effet silhouette (page 12), le filé photo (page 36) ou la pose longue de jour (page 60). Je suis plus dubitatif sur le lancer d’appareil photo (sans risque toutefois) ou la lévitation qui sont des pratiques très particulières ne s’adressant pas forcément aux plus débutants.
Dans la catégorie « Matériel de prise de vue », vous allez pouvoir expérimenter l’objectif inversé (page 64), le tube macro (page 74) ou le bean bag (page 80). Il s’agit là d’utiliser votre équipement photo d’une façon très différente de celle dont vous avez l’habitude.
La catégorie « Eclairage » vous invite à expérimenter l’utilisation de diffuseurs, d’accessoires de studio (bol beauté, snoot, éclairage à LED, …) comme la table lumineuse ou la boîte à lumière.
La catégorie « Post-production », enfin, vous permettra de jouer avec votre logiciel photo et quelques techniques de prise de vue (comme le photogramme ou le cyanotype numérique) afin de créer des images inhabituelles. C’est une autre façon de progresser que de faire ce que vous ne faites jamais, même avec un logiciel et quelques accessoires.
A qui s’adresse ce livre ?
52 projets photo va vous intéresser si vous êtes attiré à la fois par la prise de vue et la technique, il vous faudra même être bricoleur parfois pour réaliser à moindre frais quelques petits accessoires utiles.
Vous ne mènerez probablement pas à bien les 52 projets photo proposés, mais vous aurez de quoi vous occuper toute l’année sans problème. Avec 52 propositions, vous aurez le choix des armes.
Ce livre va vous aider aussi si vous ne connaissez que très peu l’existence des pratiques de « photographie technique », qui n’en sont pas moins pertinentes. L’utilisation de filtres super ND (page 66) ou d’un objectif à bascule (page 86) sont courantes chez les photographes spécialisés en pose longue et en architecture, respectivement.
Ce livre va moins vous intéresser si mener un projet photo signifie pour vous utiliser votre appareil photo pour tester différents domaines de la photographie, et passer par exemple de la photo de paysage à la photo urbaine, la photo macro, le portrait photo et la photo de sport, pour ne citer que ces pratiques. Dans ce cas je vous recommande plutôt le livre « Des idées pour faire des photos mois après mois, une année de pratique photo détaillée« .
Sachez que bien qu’il s’agisse d’un auteur anglais, la traduction est de qualité grâce au travail de Bernard Jolivalt. First Editions, l’éditeur, vous propose un ouvrage de qualité, avec une reliure dos collé qui permet presque de plier le livre en deux pour consulter une double page sans le tenir. L’impression et les images sont de qualité, le tarif de 24,95 euros mérité si l’on considère la quantité d’informations fournies et les possibilités créatives que l’ouvrage vous propose.
Les secrets de la photo de portrait, matériel, éclairage, direction du modèle
Comment faire un portrait photo, avec quel matériel et comment gérer le modèle ? Ces questions reviennent souvent si vous vous intéressez au portrait en studio. Dans « Les secrets de la photo de portrait », dont la seconde édition vient de paraître, Pascal Druel vous apprend à choisir et exploiter votre matériel photo comme à gérer la lumière et le modèle.
Pascal Druel est photographe et auteur (voir son guide du Nikon D750), à ce titre il a longtemps collaboré avec le magazine Chasseur d’Images. Il vous propose un livre dédié à la photo de portrait, conçu pour aider le débutant comme l’amateur à apprendre et progresser.
La collection « Les secrets de … » regroupe plusieurs ouvrages qui ont pour caractéristique de traiter un sujet photo précis pour vous aider à le découvrir et maîtriser les bases. A l’inverse des guides photo généralistes qui parlent aussi de portrait, le guide de Pascal Druel ne parle que de portrait. Vous allez voir en le lisant que cela fait la différence.
Notez au passage que cette seconde édition adopte la nouvelle couverture de la collection, déjà vue avec Les secrets de la pose longue.
Les gros livres n’ont plus trop la faveur du public, j’avoue préférer aussi des ouvrages plus abordables, moins imposants, dans lesquels j’accède à la bonne information directement. Le sommaire du livre donne le ton, vous allez avoir de quoi découvrir et pratiquer en parcourant les 185 pages (166 pour la première édition) que comporte l’ouvrage.
Comment faire un portrait : exploiter le matériel de prise de vue
Commençons par le commencement : il vous faut un appareil photo et un objectif. Vous allez découvrir en quoi chaque modèle de boîtier est adapté ou non au portrait. Pascal Druel est nikoniste, mais n’hésite pas à citer d’autres marques et modèles pour vous aider à faire votre choix.
Vous allez ensuite découvrir quel objectif utiliser pour le portrait. J’ai bien aimé l’encart « Focale à portrait, mythe ou réalité » page 25, vous verrez que la notion de focale à portrait est relative, vous pourriez bien éviter de dépenser quelques centaines d’euros au passage en vous posant les bonnes questions.
Pratiquer le portrait photo : appréhender la prise de vue
En portrait, peut-être plus que pour d’autres types de photos (la macro mise à part), il vous faut accepter de réfléchir à la technique. Le second chapitre vous livre les notions à connaître (par exemple la mesure spot, page 54) ou la mise au point manuelle (page 61) souvent plus pertinente que l’autofocus.
Ce chapitre est dense et il vous faudra du temps pour tout assimiler si vous débutez. Si vous possédez déjà les bases de l’exposition, vous irez plus vite pour découvrir les particularités de la photo de portrait.
Maîtriser la composition d’un portrait
Saviez-vous que le point de vue a son importance et que perspectives douce et forte ne donnent pas les mêmes résultats ? Vous allez apprendre ici les règles propres au portrait, et les différents plans :
général
en pied
italien
américain
rapproché
en buste
gros plan
très gros plan
Le guide présente de nombreuses photos de l’auteur pour que vous puissiez réaliser ce dont il est question dans le texte. J’ai apprécié la mention des données EXIF pour chaque photo. Ce sont des informations complémentaires qui peuvent avoir leur importance pour vous aider à reproduire ces images.
Ne passez pas à côté de la composition : lignes de force, diagonales, agencement des plans, grammaire et sens de lecture des images, équilibre des valeurs de l’image, hautes et basses lumières, … Vous allez pouvoir prendre des notes car il y a matière à travailler vos prochaines prises de vue.
Cette seconde partie du chapitre 2 m’a particulièrement intéressé car elle pose les bases du portrait. Si vous voulez aller à l’essentiel, commencez par la page 64 et les suivantes avant de lire la partie matériel.
Maîtriser la lumière en portrait photo
Voici un autre chapitre fondamental puisque sans lumière il n’y a pas de portrait. Vous allez découvrir ici ce qui concerne la balance des blancs et le contraste d’éclairage. Mais aussi les caractéristiques de la lumière naturelle et de la lumière artificielle.
Pascal Druel a longuement présenté les différences entre le flash et la lumière continue. Il vous donne des références, les accessoires indispensables (modeleurs et réflecteurs), vous pourrez alors constituer votre liste personnelle selon vos envies. Si vous ne savez pas ce que sont les éclairages Paramount, Loop, Rembrandt ou Split, ouvrez la page 132, tout y est.
Comment diriger un modèle photo
Une fois que vous avez le bon matériel et que vous savez l’utiliser, il faut passer à l’action. Une des difficultés du photographe amateur est de diriger son modèle, qu’il soit amateur (famille, proche) ou professionnel. Dans « Les secrets de la photo de portrait », vous allez trouver de nombreuses indications pour mettre votre modèle à l’aise (et pour l’être vous-aussi !).
Vous savez faire un « Moodboard » pour préparer votre séance ? Cette planche d’inspiration va vous aider à savoir quelles photos vous voulez faire. Et à les faire sans laisser votre modèle dans le doute.
Il suffit parfois de peu de choses pour mettre un modèle en confiance, vous allez trouver tous les conseils pratiques page 144 et suivantes. Demandez à votre modèle de tourner les yeux vers l’appareil au dernier moment pour obtenir un regard direct, par exemple, ou apprenez à éviter les reflets dans les lunettes si votre modèle en porte.
Comment post-traiter un portrait photo
Un portrait photo ne s’entend pas sans post-traitement approprié. Après un tour d’horizon des différents logiciels de traitement des fichiers RAW, apprenez à traiter vos portraits dans Lightroom Classic et à les retoucher – au besoin – dans Photoshop CC.
La retouche d’un portrait vous permet d’affiner le rendu de chaque image, par exemple de la peau via la séparation des fréquences dans Photoshop) ou le traitement Dodge and Burn de gestion des densités de l’image. Vous serez alors capable d’envisager le post-traitement de différents types de portraits comme :
portrait Low-Key
portrait High Key
portrait selon la méthode « Brenizer »
portait et prise de vue sportive
portrait « boudoir »
portrait et lingerie
semi-nu et nu
nu et light-painting
portrait et nu texturé
Mon avis sur Les secrets de la photo de portrait
Vous voulez faire de beaux portraits photo mais vous ne savez pas comment vous lancer ? Ce livre va vous permettre de faire le tour de la question et de passer à l’action. Il ne remplace bien évidemment pas la pratique, mais vous invite à pratiquer, ce qui est déjà beaucoup. J’avoue ne pas être portraitiste mais après avoir lu le livre, j’ai quelques envies de séances photo !
Ce guide est l’outil d’apprentissage idéal pour vous lancer, il est aussi une bonne référence si vous avez déjà pratiqué mais manquez de connaissances approfondies. Faire le portrait d’un proche est une chose, diriger un modèle professionnel en est une autre.
L’auteur n’est pas avare de conseils, il cite de nombreuses références de matériels et accessoires, le guide est très bien illustré. Chaque portraitiste a son style, ces photos ne vous correspondront peut-être pas mais vous aurez à disposition toutes les notions indispensables pour trouver votre voie. Pour un tarif contenu de 24 euros (sans augmentation par rapport à la première édition), c’est un ouvrage qui viendra compléter votre collection de références photo.
Comment photographier le ciel nocturne et les étoiles
Vous aimeriez réussir à photographier le ciel nocturne et les étoiles mais vous ne savez ni comment vous y prendre, ni quel matériel photo utiliser ?
Voici comment choisir votre matériel, les techniques essentielles, comment capturer les principaux phénomènes du ciel nocturne, quel flux de travail mettre en œuvre et de belles images d’illustration pour vous motiver.
Comment photographier le ciel nocturne : le guide pratique illustré
Imaginez …
Un ciel nocturne étoilé. La grande ourse. La voie lactée. La lune. Vous vous voyez déjà montrer vos magnifiques photos de ces phénomènes du ciel nocturne ?
Cependant vous n’êtes pas au bout de vos peines car ce n’est pas une pratique photo qui s’improvise. Vous devez utiliser le matériel photo adéquat, les bons accessoires aussi (trépied, rotule, intervallomètre, monture équatoriale, …). Parfois même des accessoires improbables comme un chauffe-objectif pour éviter la rosée !
Mais ce n’est pas tout.
Photographier le ciel nocturne impose des réglages particuliers. Mieux vaut :
utiliser le format RAW qui vous donne plus de souplesse pour traiter vos photos et en finaliser le rendu,
régler votre boîtier pour qu’il minimise le bruit numérique si vous utilisez des poses longues (menu réduction du bruit en pose longue sur les appareils photo Nikon),
mettre en œuvre la fusion d’exposition qui vous donnera plusieurs images à assembler par la suite en post-traitement à l’aide d’un logiciel dédié (par exemple Lightroom Classic),
utiliser aussi la fusion de mise au point si vos sujets sont trop éloignés dans l’image, comme ces petits détails au tout premier plan et ces étoiles à l’infini dans le ciel,
ne pas oublier de gérer l’exposition avec soin pour protéger les hautes et basses lumières.
Ces quelques réglages en tête, il va aussi vous falloir préparer vos séances, choisir avec soin les lieux de prise de vue. Vous devrez suivre la météo afin qu’elle soit la plus clémente possible le jour J, pensez à établir un calendrier.
Si je devais résumer tout ce à quoi vous devez penser pour photographier le ciel nocturne, j’emploierais le mot anticipation. De la rigueur personnelle donc, mais aussi quelques astuces de pros peuvent vous aider. Pensez à la fabuleuse application smartphone Photopills, elle vous rendra bien des services.
Toutefois les meilleurs aides disponibles ne remplacent jamais l’expérience et la connaissance de votre sujet. Adam Woodworth est un photographe professionnel spécialisé dans ce type de photographie et le moins que l’on puisse dire en voyant ses images, c’est que l’expertise, il l’a.
Observez la première photo de son livre faite au Nikon Z 7 avec un 14-24 mm AF-S. Une première fusion de 10 images avec expositions et mises au point différentes, à 6.400 ISO, pour le ciel. Une seconde fusion de 3 images à 1.600 ISO, 2×10 min et 1×20 min, pour le premier plan. Du grand art.
De quoi vous (re)donner le goût de lever les yeux au ciel. Pas par dépit, mais pour faire de magnifiques photos.
C’est justement ce que vous allez apprendre à faire en lisant le livre d’Adam Woodworth, car il vous livre les conseils essentiels pour bien démarrer, choisir votre matériel, planifier vos séances, réussir vos premières photos.
Il ne s’arrête pas là puisqu’il vous offre aussi ses conseils de pros pour aller plus loin :
comment composer vos images de ciels nocturnes,
comment faire des photos de la voie lactée, y compris en panoramique,
comment faire des photos d’aurores boréales (en savoir plus).
J’ai particulièrement apprécié dans ce livre le chapitre dans lequel l’auteur détaille quatre de ses photos, et vous explique point par point comment il est arrivé à ce résultat. L’apprentissage par l’exemple reste le plus efficace.
A qui s’adresse ce livre ?
Tout à la fois guide pratique pour apprendre à photographier le ciel nocturne et beau livre de photographie pour découvrir de forts belles images de ciels, cet ouvrage s’adresse en priorité au photographe amateur désireux de réussir ses photos de ciel sans forcément avoir envie de devenir professionnel du domaine.
Si c’est votre cas, vous trouverez les conseils indispensables, le matériel à privilégier , les réglages de prise de vue et le détail du post-traitement de vos photos.
Ce livre s’adresse également aux photographes plus experts mécontents des résultats qu’ils obtiennent et désireux d’aller plus loin. Si c’est votre cas, vous serez comblé en découvrant toutes les astuces d’un pro, comme le fait d’arriver à travailler dans la pénombre, ou d’éclairer vos scènes nocturnes sans transporter des tonnes de matériel. Les techniques avancées de fusion (d’exposition ou de mise au point) n’auront plus de secret pour vous, tout comme le réglage des niveaux et des courbes qui permet de finaliser les images de fort belle façon.
J’ai souvent pour habitude de dire qu’un bon livre est plus rentable qu’un nouvel accessoire photo sans vous couter aussi cher, je ne peux que me répéter au sujet de cet ouvrage. Bien que n’étant pas du tout un spécialiste de la photo de ciel nocturne, j’avoue qu’après avoir parcouru ce livre et découvert ces images, je pourrais me laisser tenter le jour où le ciel de mes régions préférées m’en donnera l’occasion !
Certains accessoires photo sont indispensables pour profiter de votre passion. D’autres sont moins utiles à l’amateur ou à l’expert. Dans cette quatrième partie du guide photo nous allons voir quels sont les accessoires photo qu’il vous faut et ceux dont vous pouvez vous passer.
Guide photo : pourquoi des accessoires complémentaires ?
Contrairement à ce que vous pourriez penser, les accessoires indispensables à une pratique courante de la photographie sont peu nombreux.
Privilégiez cette règle simple : n’achetez un accessoire photo que si, et uniquement si, il vous manque pour faire les photos que vous voulez vraiment faire ou pour vous faciliter la vie au quotidien.
Posez-vous ces questions avant un achat photo :
s’agit-il de photos que vous devez vraiment faire sans avoir le choix de faire autrement ?
existe-t-il une alternative pour faire autrement et éviter de remplir votre sac photo d’un nouvel accessoire ?
cet accessoire va-t-il vous permettre de gagner du temps pour arriver à vos fins ?
Voici la liste des accessoires photos les plus indispensables. Cette liste est subjective, elle varie selon le type de photos que vous souhaitez faire. Vous pouvez réagir via les commentaires pour dire ce que vous jugez indispensable vous-aussi.
Guide photo : Cartes mémoire
Quelle carte mémoire choisir ?
Les cartes mémoire sont indispensables pour enregistrer les photos. Il existe trois formats principaux de cartes :
les cartes SD,
les cartes XQD,
les cartes CFexpress.
Les cartes XQD sont désormais remplacées par les cartes CFexpress.
Vérifiez quel modèle de carte utilise votre boîtier avant de choisir le fabricant et le type de carte tant les modèles sont nombreux (SDXC et SDHC par exemple).
Je ne vous recommande pas d'utiliser une carte MicroSD dans un adaptateur SD, ce type de carte n’est pas toujours compatible avec les reflex et hybrides et peut entraîner des ralentissements, des dysfonctionnements et pertes de photos.
Privilégiez l’utilisation de cartes mémoire de qualité. Certaines cartes s’avèrent moins fiables que d’autres entraînant des pertes de photos, des problèmes de lecture ou des défauts sur les photos (en savoir plus sur l’utilisation des cartes mémoire).
Les marques les plus utilisées par les photographes experts et pros sont Lexar et Sandisk. Ces cartes sont garanties à vie et livrées avec un logiciel de récupération des photos effacées par erreur le cas échéant.
Le format XQD qui équipe certains appareils photo Nikon impose un choix plus limité. Les cartes CFexpress sont toutefois compatibles avec les emplacements pour cartes XQD et une mise à jour du firmware de votre boîtier, quand elle est disponible, peut le rendre compatible avec ces cartes.
Guide photo – carte SD 128 Go Sandisk rapide pour la vidéo et le mode rafale
Comment choisir une carte mémoire
Prenez l’habitude d’avoir au moins deux cartes mémoire de façon à ne pas formater une carte avant de vous assurer que les photos sont bien sauvegardées sur votre ordinateur et à prévenir les problèmes de fiabilité ou de perte qui peuvent toujours arriver.
Evitez les cartes de trop grande capacité si vous n’en avez pas besoin. Mieux vaut utiliser deux cartes de 32 Go qu’une seule de 64 Go : en cas de perte ou d’effacement accidentel, vous ne perdrez que la moitié des photos !
Une capacité de 32 Go convient pour la plupart des appareils photo jusqu’à 24 Mp. Au-delà, optez pour 64 Go. Si vous filmez en FullHD ou 4K, n’hésitez pas à choisir un modèle de 128 Go ou plus pour avoir suffisamment de stockage sans devoir multiplier les cartes.
Choisissez des cartes rapides, avec une vitesse d’écriture au moins égale à 150 Mb/s (idéalement 300 Mb/s), surtout si vous faites des prises de vue en rafale. La vitesse d’écriture sur la carte est souvent le maillon faible qui ralentit le boîtier (plus que la capacité du buffer).
Rangez toujours vos cartes dans leur étui en plastique, c’est une sécurité supplémentaire pour éviter de les détériorer ou de les perdre. Pensez à vérifier avant de photographier si la carte que vous venez d’insérer dans le boîtier ne contient pas déjà des photos non sauvegardées.
Formatez toujours une carte dans le boîtier (jamais avec l’ordinateur) avant de commencer à l’utiliser, cela facilitera l’utilisation éventuelle du logiciel de restauration.
Lecteur de carte mémoire
Guide photo Lecteur externe via port USB 3.0 à double format SD/CF
De nombreux boîtiers permettent le transfert des photos sur l’ordinateur via un câble USB. Evitez cette solution car elle est peu fiable : le transfert utilise la batterie du boîtier, les erreurs de transfert et les corruptions de fichiers sont courantes.
Préférez l’utilisation d’un lecteur de carte. La plupart des ordinateurs disposent d’un lecteur intégré (cartes SD sur les portables, plusieurs formats sur les tours).
Si votre ordinateur ne dispose pas d’un lecteur intégré, vous pouvez trouver dans le commerce des lecteurs externes pour quelques dizaines d’euros. C’est un investissement indispensable pour vous faciliter la vie et sécuriser le transfert depuis vos cartes.
Avec les cartes XQD et CFexpress le lecteur de cartes est obligatoire pour bénéficier des performances de la carte. Ces cartes ont une vitesse de lecture qu’un transfert par câble ne peut pas mettre en œuvre, le lecteur accélère la copie depuis la carte et offre toute garantie d’intégrité des fichiers.
Guide photo : Batteries
Guide photo – batterie de marque (mention en est faite sur le dessus)
Quelle batterie pour appareil photo choisir ?
Utiliser plusieurs batteries permet de continuer à photographier sans devoir attendre que votre unique batterie soit rechargée.
Choisissez une batterie de marque qui correspond au modèle précis livré avec votre appareil photo.
Certaines batteries compatibles sont vendues moins cher mais peuvent poser des problèmes de fiabilité ou de tenue dans le temps. D'autres ne sont pas acceptées par le boîtier qui sait reconnaître les types de batteries et le fabricant.
Si vous n’utilisez pas souvent votre matériel ou que vos séances photo sont courtes, ne multipliez pas les batteries. Une batterie qui ne sert pas se dégrade et c’est un investissement inutile. Quand vous achetez un nouveau boîtier, prenez le temps de mesurer l’autonomie de la batterie avant d’en acheter une seconde, certaines batteries permettent de faire plus de 1.500 photos sans recharge !
Du fait de l’interdiction faite désormais aux marques de livrer (en Europe) un chargeur par défaut, les appareils récents autorisent la recharge de la batterie via le port USB. C’est aussi un moyen de récupérer de l’autonomie si votre batterie est vide, le chargeur externe optionnel reste toutefois plus rapide pour effectuer une recharge complète.
Entretien
Faut-il stocker une batterie chargée ou déchargée ? Il est préférable de charger une batterie avant de la stocker, elle est ainsi prête à servir et c’est une mesure de protection pour l’accumulateur. Comme la logique du photographe est de toujours avoir une batterie prête à l’emploi, c’est idéal !
Evitez de stocker les batteries dans un lieu trop chaud (elles peuvent en souffrir) ou trop froid (elles se déchargent plus vite). Si vous êtes en voyage au Pôle Nord, glissez vos batteries additionnelles dans une poche intérieure de votre vêtement, elle souffriront moins du froid.
Certains appareils photo (compacts) utilisent des batteries non amovibles. Pensez à recharger régulièrement sans quoi vous serez forcé de patienter une ou deux heures (généralement au plus mauvais moment …) puisque vous ne pouvez pas changer la batterie par une autre.
Enfin retenez que les appareils hybrides à viseurs électroniques ou ceux que vous utilisez souvent avec l’écran arrière Live View consomment plus que les autres. Si vous êtes fan de la visée électronique, prévoyez vos batteries en conséquence.
Guide photo : paresoleil
pare-soleil pour objectif Nikon NIKKOR
Le pare-soleil vous permet de bloquer la lumière indésirable, de façon à ce qu’elle n’entre pas dans l’objectif et n’apparaisse pas sur vos photos. Une lumière indésirable est une lumière qui provoque un éblouissement, des traces ou des reflets non voulus sur les images (en savoir plus).
Chaque pare-soleil est spécifique à un objectif, sa forme autorise le passage de la lumière directe, selon l’angle de vue choisi. Le pare-soleil bloque les rayons lumineux parasites qui pourraient pénétrer dans l’objectif alors que vous n’avez pas inclus cette source de lumière indésirable dans votre angle de vue.
Guide photo Différents modèles de sacs pour différents usages
Le sac photo est LE complément indispensable de votre matériel photo. Il protège votre matériel des agressions du monde extérieur pendant le transport ou le stockage. Il vous permet d’avoir tout ce qu’il vous faut avec vous.
Il existe des centaines de modèles de sacs photo aussi prenez le temps d’en essayer quelques-uns avant de faire votre choix. Sachez qu’un seul sac ne suffit souvent pas : mieux vaut avoir deux ou trois sacs spécifiques à certains usages que de tenter à tout prix de trouver LE sac qui répond à tous vos besoins.
Vous pouvez trouver des tests de sacs photo sur Virus Photo (d’autres test d’accessoires aussi).
Guide photo – sac à dos avec ceinture ventrale
Sac à dos photo
Avantages
charge bien répartie
vous gardez les mains libres
vous pouvez ajouter des effets personnels
certains modèles permettent de transporter un trépied à l’extérieur du sac
Inconvénients
nécessite de poser le sac pour rentrer et sortir le boîtier
la sangle a souvent tendance à glisser et à faire mal à l’épaule
peut s’arracher facilement (vol et agressions)
souvent volumineux et peu discret
Guide photo – sac type Sling
Sac photo Sling
Avantages
bon compromis entre sac d’épaule et sac à dos
pivote facilement pour faciliter la manipulation du matériel sans poser le sac
port aisé avec bonne répartition de la charge
laisse les mains libres
Inconvénients
souvent moins logeable qu’un sac à dos
peu stable au sol
pas de possibilité de transporter un trépied à l’extérieur
espace réservé aux effets personnels très limité
présente un risque de chute lors des manipulations du matériel (par exemple changement d’objectif)
Comment choisir un sac photo
Choisissez un sac adapté à votre pratique : ne prenez pas un sac à dos si vous ne faites que de la photo en ville, l’accès ne sera pas aisé. De même ne prenez pas un gros sac d’épaule si vous marchez beaucoup, votre dos vous remerciera.
Prenez soin de choisir un sac le plus étanche possible ou possédant une housse étanche si vous envisagez de voyager dans des pays humides. Certaines pluies tropicales ont vite fait de venir mouiller votre matériel au fond du sac s’il n’est pas suffisamment protégé.
Pensez également à utiliser un sac discret quand vous photographiez en ville ou dans des zones sensibles. Votre boîtier est déjà suffisamment visible, inutile d’en rajouter !
Guide photo : accessoires de nettoyage
Kit de nettoyage capteur
Si vous observez des taches noires plus ou moins diffuses sur vos photos, toujours au même endroit, ne cherchez pas, ce sont des poussières collées sur le capteur.
Enclencher la fonction de nettoyage du capteur au démarrage et à l’arrêt du boîtier suffit à se débarrasser de la plupart des poussières sèches (cela n’use pas le capteur contrairement aux idées reçues).
kit de nettoyage de capteur pour appareil photo
Les taches grasses sont plus difficiles à retirer car il faut exercer une action mécanique sur le capteur à l’aide d’un accessoire spécifique.
Les kits de nettoyage de capteur NE SONT PAS une nécessité. Mieux vaut avoir quelques taches sur vos photos et les corriger à l’aide de votre logiciel de traitement de photos que de détériorer votre capteur.
Si vous vous sentez à l’aise avec cette opération, procurez-vous un kit de nettoyage et lisez bien la notice avant (attention, tous les kits ne se valent pas et peuvent être spécifiques à certains capteurs).
Dans le cas contraire, rendez visite à votre revendeur ou au centre technique de la marque le plus proche. Le nettoyage est souvent offert ou proposé à un tarif bien inférieur au remplacement d’un capteur rayé !
Evitez toute forme de poire, soufflette ou autre bombe d’air comprimé, cela ne fera que déplacer les poussières d’un endroit à l’autre du capteur et du boîtier.
Les capteurs des appareils photo hybrides sont plus en évidence que ceux des reflex cachés derrière le miroir. Ils peuvent attirer plus facilement les poussières mais sont bien plus simples à nettoyer car très simples d’accès.
Nettoyage des objectifs
Pour retirer les poussières collées sur les lentilles avant et arrière de vos objectifs, utilisez un chiffon spécifique (ou une feuille de papier adaptée) et faites toujours un mouvement de rotation.
Si vous n’avez rien sous la main, prenez un tissu bien propre et doux (mouchoir, laine polaire, coton) et ne frottez surtout pas. Le revêtement externe des lentilles est fragile et vous pouvez l’endommager sans vous en rendre compte.
Evitez les accessoires de nettoyage stockés au fond du sac sans précaution qui apportent plus de poussières qu’ils n’en retirent.
Pensez à mettre les couvercles sur vos objectifs quand vous ne les utilisez pas, y compris lors d’une séance photo si vous faites une pause. Attention à la pluie qui laisse des gouttes également.
Retenez enfin que quelques saletés sur la lentille frontale d’un objectif ne nuisent pas à la qualité des photos, elles seront invisibles sur l’image. C’est différent sur la lentille arrière qui est plus sensible.
Nettoyage du boîtier
Ayez toujours avec vous un chiffon microfibre pour nettoyer votre boîtier et le corps des objectifs. Les boîtiers ne sont pas très sensibles aux poussières mais moins il y en a, moins vous courez le risque qu’elles ne se déplacent sur le capteur lors du changement d’objectif (selon le type de boîtier).
N’utilisez jamais de solvant ou de produit type WD40 ! Si une tache résiste, humidifiez un chiffon propre et frottez en douceur sans ajouter de savon. Séchez rapidement si nécessaire.
Guide photo : protection d’écran
Guide photo Protection pour écran arrière (selon boîtier)
En matière de protection d’écran, les avis divergent. Si votre boîtier est pourvu d’une protection amovible d’origine, utilisez-la sans vous poser de question.
Si ce n’est pas le cas, faites attention aux films de protection auto-adhésifs et amovibles. Certains sont bien conçus, d’autres ont tendance à adhérer un peu trop et à ne pas se retirer aisément, faisant plus de mal que de bien au final.
Plusieurs lecteurs de Nikon Passion utilisent les films de protection Swido et en sont satisfaits. Vous pouvez les trouver sur Amazon.
Les écrans arrières sont de plus en plus résistants aux rayures : si vous êtes précautionneux, vous ne risquez pas grand-chose à utiliser votre boîtier sans protection. A l’inverse, ou si vous fréquentez des zones dangereuses pour la survie de votre matériel, procurez-vous à minima un bon film de protection ou un écran amovible, voire même une coque antichoc en néoprène.
Guide photo : Trépied photo
Guide photo – trépied avec rotule et fixation standard
Avec des capteurs très riches en pixels (par exemple 45 Mp), le recours au trépied est plus fréquent qu’on ne peut le penser. C’est la garantie d’avoir des photos sans flou de bougé (en savoir plus).
Selon le type de photo que vous faites (par exemple pose longue), le trépied peut même s’avérer indispensable (voir le test d’un trépied courant)
Choisissez toujours un modèle stable, doté d’un système de fixation le plus standard possible (les pas de vis sont normalisés). Les trépieds possédant une semelle intermédiaire permettent de fixer/retirer le boîtier très vite, la rotule facilite les mouvements et le cadrage.
Guide photo – monopode avec vis de fixation au pas standard
Si vous trouvez le trépied trop encombrant, sachez que les monopodes sont une bonne alternative. Ils vous permettent de gagner en stabilité tout en restant mobile.
Certains fabricants proposent des petits trépieds type GorillaPod. Ce sont des accessoires bien souvent futiles qui ne sauraient compenser l’usage d’un vrai trépied stable et capable de supporter sans risque votre cher boîtier.
Guide photo : Flash externe
Guide photo – flash externe Nikon SB-5000 pour hybrides et reflex
A l’exception des appareils photo experts et pros, les boîtiers d’entrée de gamme disposent d’un flash intégré censé compenser le manque de lumière en intérieur ou en soirée.
Ce flash intégré reste limité : sa portée est réduite (2 à 3 mètres bien souvent) et son emplacement proche de l’axe optique du boîtier favorise le phénomène des yeux rouges sur vos photos.
Le complément idéal du flash intégré est le flash externe ou flash cobra. Il est plus puissant, peut être équipé de réflecteurs, déclenché à distance depuis le boîtier, il dispose souvent d’une tête orientable.
Guide photo – flash externe pour usages ponctuels
Le choix d’un flash externe doit se faire en fonction de vos besoins : le recours fréquent à une source de lumière additionnelle importante nécessite un modèle expert tandis que l’usage amateur et ponctuel sera couvert par un flash d’entrée de gamme moins onéreux et moins complexe à utiliser.
Maîtriser l’usage du flash demande du temps aussi prenez soin de découvrir votre matériel, de le tester dans différentes conditions de prise de vue et d’observer les résultats obtenus (voir l’ouvrage de référence sur l’utilisation des flashs pour Nikon).
Mais encore …
Cette liste d’accessoires photo reprend l’essentiel de ce qu’il faut avoir avec vous pour vous faire plaisir. Elle n’est ni objective, ni limitative aussi vous êtes invité à réagir et à la compléter en laissant un commentaire !
Il y a quoi dans votre sac qui n’apparaît pas ici et qui vous est pourtant indispensable ?
Comment photographier la lune, le ciel, le soleil … le guide de l’astrophoto
Vous aimeriez savoir photographier la lune, le ciel, le soleil, les planètes mais vous ne savez pas quel matériel utiliser ni comment le régler ? Vous trouverez les réponses dans « Les secrets de l’astrophoto » de Thierry Legault, astrophotographe français confirmé dont la renommée dépasse largement nos frontières.
Comment photographier la lune, le ciel, le soleil … présentation du guide
Dans ce livre dédié à la pratique de l’astrophoto, Thierry Legault partage avec vous son savoir en matière de photographies du ciel, des planètes, du soleil et de nombreux évènements astronomiques. Il vous montre quelles photos vous pouvez faire avec quel matériel, comment régler votre appareil photo pour réussir vos photos du ciel et de la voûte céleste parmi de nombreuses autres possibilités créatives.
Il s’agit de la seconde édition de ce livre paru dans la série « Les secrets de … » chez Eyrolles, des ouvrages dédiés à un domaine photographique précis, dans lesquels leurs auteurs vous apportent des conseils ciblés.
Thierry Legault est un astrophotographe amateur dont la renommée dépasse largement les frontières. Ses images ont fait le tour du monde, il publie dans le monde entier et anime des stages d’astrophotographie pour les plus férus.
Que vous utilisiez un reflex ou un hybride, vous voulez photographier la lune, les étoiles, le ciel nocturne pour votre plaisir ? Créer des photos que vous aurez plaisir à partager ? Vous allez trouver comment faire en parcourant ce guide qui répond à de nombreuses questions que se posent amateurs comme pros.
Sachez par exemple que même avec un appareil photo d’entrée de gamme, vous pouvez déjà réussir vos photos de la lune, des planètes, des constellations, de la voie lactée, des grandes nébuleuses. Vous pouvez faire des filés d’étoiles, photographier des aurores boréales, des comètes … tout ce qui rentre dans le cadre de l’astrophoto au sens premier du terme.
Qu’allez-vous apprendre avec ce livre ?
Thierry Legault a découpé son livre en trois parties principales : le choix du matériel photo, les techniques de prise de vue et les techniques d’observation :
quel appareil photo utiliser pour faire des photos du ciel et de la lune,
quels objectifs utiliser,
faut-il utiliser un trépied,
quels accessoires utiliser,
comment préparer une sortie astrophoto.
Mais aussi :
comment photographier le ciel avec un trépied (lune, comètes, filé d’étoiles, aurores boréales, éclipses, time-lapses),
comment photographier la lune (réglages, temps de pose, traitement des images),
comment photographier les planètes (photo, vidéo),
comment photographier le soleil (filtres, cycle solaire, éclipses).
Vous découvrirez pourquoi, par exemple, le reflex est l’appareil photo idéal pour l’astrophoto et le trépied son complément indispensable.
Vous verrez aussi pourquoi il vaut mieux privilégier un grand angle qu’un téléobjectif, et pourquoi un objectif pro onéreux n’est pas la meilleure solution pour l’astrophoto.
L’astrophoto en détail
L’auteur vous livre de nombreux conseils pratiques pour profiter au mieux de votre sortie, comme comment protéger du froid ou de la buée votre équipement photo en pleine nuit.
Chaque type de photo est ensuite passé en revue : prise de vue, précautions à prendre, réglages. Le post-traitement n’est pas oublié pour vous aider à réaliser, par exemple, un time-lapse.
Les vidéastes tireront aussi profit du guide puisque l’auteur s’adresse autant à eux qu’aux photographes, les contraintes de tournage vidéo sont proches de celles de l’astrophoto.
Des conseils très pratiques
J’ai apprécié de trouver bon nombre d’informations pratiques dans ce guide (comme dans chaque ouvrage de la série « Les secrets de …« ), comme une liste d’applications pour smartphones vous permettant de vous repérer ou d’identifier les étoiles, et les techniques de pro pour traiter vos images (RAW obligatoire) une fois la séance terminée.
Vous apprendrez que pour optimiser vos photos de la lune, il n’est pas nécessaire d’augmenter l’accentuation contrairement à ce que vous pourriez penser. Vous saurez pourquoi saturer les couleurs lors du développement du RAW permet de mettre en évidence les variations de teinte de la surface lunaire.
Enfin vous apprendrez à vous protéger, vous et votre matériel photo, des lumières éblouissantes lorsque vous photographiez le soleil par exemple.
Mon avis sur ce guide pour photographier la lune et le ciel
Ce livre va vous aider à vous lancer à peu de frais. Proposé au tarif public de 24 euros, il vous donne l’essentiel de ce qu’il vous faut savoir pour réussir vos photos de lune, d’aurores boréales ou de ciels étoilés.
Accessible au débutant comme au plus expert et exhaustif, compact, ce guide est idéal pour découvrir l’astrophotographie et réussir vos images sans essuyer trop d’échecs.
Si vous voulez aller – encore – plus loin, sachez que Thierry Legault est aussi l’auteur du guide de l’astrophotographie dans lequel il recense toutes les possibilités, techniques avancées et moyens matériels et logiciels pour devenir expert ou pro du sujet.