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Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Vous utilisez Lightroom Classic et vous avez importé de nombreuses photos au fil du temps, ce qui a probablement créé des doublons dans votre catalogue. Ces doublons prennent de l’espace inutilement et peuvent rendre l’organisation de vos photos plus difficile. Voici comment vous pouvez identifier et supprimer les doublons dans Lightroom.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

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Supprimer les doublons dans Lightroom, pourquoi ?

Bien gérer votre catalogue Lightroom Classic, c’est vous assurer que vous n’avez pas de doublons inutiles qui encombrent votre espace de stockage et compliquent l’organisation de vos photos. L’un des avantages de Lightroom Classic est justement d’éviter la multiplication des fichiers pour une même photo, en vous permettant de générer à la demande des versions de différentes tailles ou de différents formats sans avoir à dupliquer les fichiers sur le disque :

  • pour publier sur votre site web
  • pour envoyer par email
  • pour partager sur les réseaux sociaux
  • pour faire des tirages
  • pour créer des illustrations

Cependant, il n’est pas rare de commencer à utiliser Lightroom Classic avant de bien comprendre toutes ses fonctionnalités, ce qui peut conduire à la création involontaire de doublons sous forme de photos identiques mais de différentes tailles.

Avant l’importation

Lors de l’importation de nouvelles photos, le logiciel offre une fonctionnalité intégrée pour détecter les doublons potentiels. Dans la boîte de dialogue d’importation, vous pouvez activer l’option « Ne pas importer les éventuels doublons ».

Comment ne pas importer les doublons dans Lightroom Classic

Lorsque cette option est cochée, Lightroom compare les fichiers que vous essayez d’importer avec ceux déjà présents dans votre catalogue. Il utilise plusieurs critères pour cette comparaison, dont :

  • le nom du fichier,
  • la date de création,
  • la taille du fichier.

Si Lightroom détecte un doublon potentie, il marque cette photo pour ne pas l’importer, évitant ainsi d’encombrer votre catalogue avec des copies inutiles.

Cette fonctionnalité est particulièrement utile lorsque vous importez à partir de cartes mémoire ou de dossiers qui peuvent contenir des photos déjà présentes dans votre catalogue. Cependant, il est important de noter que cette méthode n’est pas infaillible et peut parfois manquer certains doublons, en particulier si les fichiers ont été modifiés ou renommés.

Après l’importation

Bien que Lightroom Classic soit l’un des meilleurs outils pour trier et classer vos photos, il ne propose pas encore pas de filtre intégré permettant de rechercher automatiquement les doublons après l’importation. Cela rendrait l’identification et la suppression des photos en double ou triple beaucoup plus facile.

Heureusement, il existe des solutions simples à mettre en œuvre qui vont vous aider à identifier et éliminer ces doublons encombrants de votre catalogue Lightroom.

Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic

Lightroom Classic autorise l’utilisation de modules externes, ou plugins, qui permettent d’étendre les fonctionnalités du logiciel. Utiliser un plugin de détection de doublons dans Lightroom Classic va vous aider à simplifier le processus d’identification et de suppression des photos en double.

Ces plugins sont conçus pour scanner votre catalogue et repérer les doublons en utilisant des critères plus avancés que la simple comparaison de noms de fichiers. Ils peuvent :

  • analyser le contenu visuel des images,
  • comparer les métadonnées,
  • et même détecter des photos similaires mais non identiques.

Une fois les doublons identifiés, ces plugins vous permettent généralement de visualiser les doublons dans une collection créée et gérée par le plugin, ou via l’ajout d’un mot clé spécifique. Vous pouvez alors choisir quelles photos conserver et lesquelles supprimer dans Lightroom comme vous le faites pour toute autre photo.

Il existe différents plugins pour la détection de doublons dans Lightroom Classic, certains plus évolués que d’autres, gratuits comme payants. Notez que ces plugins sont développés par des tiers et non par Adobe. Assurez-vous de les télécharger à partir de sources fiables et de vérifier leur compatibilité avec votre version de Lightroom Classic avant l’installation, de même qu’avec votre système d’exploitation (MacOs ou Windows).

Par ailleurs et par habitude, je privilégie toujours les plugins qui s’intègrent nativement dans Lightroom Classic, plutôt que ceux qui fonctionnent de façon distincte en lisant et écrivant dans le catalogue hors contrôle du logiciel.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom avec Teekesselchen

Parmi les plugins disponibles à la date de publication de cet article, Teekesselchen utilise une approche intéressante basée sur les métadonnées de vos photos pour détecter les doublons. La date et l’heure de capture sont les valeurs essentielles utilisées, mais avec une précision limitée à la seconde. Cette limitation peut parfois conduire Teekesselchen à marquer comme doublons deux photos différentes prises en rafale, par exemple.

Pour affiner la détection dans ces cas, le plugin propose une option utilisant ExifTool, permettant de comparer davantage de métadonnées. Cette option se trouve dans l’onglet « Rules » des paramètres du plugin. Il est recommandé de l’activer si vous constatez des faux positifs dans la détection des doublons.

Comme la plupart des plugins de ce type, Teekesselchen ne supprime jamais vos photos automatiquement. Il vous présente les doublons potentiels et vous laisse le contrôle total sur les suppressions. Cette approche vous permet de vérifier chaque cas avant de prendre une décision, évitant ainsi la suppression accidentelle de photos.

Installation du plugin Teekesselchen

Suivez ces étapes :

  • Téléchargez le fichier teekesselchen.zip le plus récent sur le site de son éditeur
  • Décompressez le fichier téléchargé teekesselchen.zip afin d’obtenir le dossier teekesselchen.lrplugin
  • Copiez ce dossier dans le dossier de modules de votre installation Lightroom

Vous pouvez trouver le dossier Modules sur votre ordinateur en vérifiant où les modules déjà installés (il y en a au moins un) sont localisés :

Localisation des modules dans Lightroom Classic (plugins)

Par défaut dans Windows: \Users\user\AppData\Roaming\Adobe\Lightroom\Modules\

Par défaut dans macOS: /user/Library/Application Support/Adobe/Lightroom/Modules/

Liste des modules externes dans Lightroom Classic, liste des plugins dans le gestionnaire de modules externes

  • Lancez Lightroom Classic
  • Ouvrez le Gestionnaire de modules externes depuis le menu Fichier > Gestionnaire de modules externes
  • Cliquez sur Ajouter et naviguez jusqu’au dossier teekesselchen.lrplugin
  • Vérifiez que le module est bien activé, c’est terminé

Note : Les noms exacts des menus peuvent varier selon la version de Lightroom Classic que vous utilisez, mais la logique reste la même.

Utilisation du plugin pour supprimer les doublons

Il existe plusieurs façons de déterminer quelles photos seront vérifiées par Teekesselchen. Vous pouvez sélectionner :

  • l’ensemble du catalogue
  • des dossiers spécifiques
  • des collections

Je vous recommande de commencer par des sélections réduites (un dossier par exemple) pour vous familiariser avec le fonctionnement du plugin avant de lancer une analyse sur l’intégralité de votre catalogue, surtout si celui-ci contient un grand nombre de photos.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom Classic

Une fois que vous avez lancé la détection de doublons, une fenêtre s’affiche pour vous indiquer ce que le plugin va faire. Je vous mets une copie d’écran avec la traduction superposée, le plugin est en anglais.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Vous pouvez changer les critères de détection en allant dans l’onglet Marks (marques). Notez que vous pouvez changer l’intitulé du mot clé qui sera ajouté aux doublons (‘Duplicate’ par défaut) pour, par exemple, « doublon ». Il en est de même pour la collection dynamique que le plugin va créer et qui contiendra toutes les photos portant le mot clé choisi.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

Le dernier onglet, Rules (règles) vous permet d’affiner les règles de détections des doublons. Les choix par défaut conviennent pour une première identification de doublons. Cliquez sur le bouton « Save (Sauvegarder) pour que le plugin mémorise vos choix, puis lancez la détection des doublons en cliquant sur « Find duplicates » (Trouver les doublons).

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

La durée de recherche est fonction du nombre de photos à parcourir et de la performance de votre ordinateur. Si vous avez coché la case « Clean up before start » cette détection sera plus longue car le plugin doit supprimer tous les mots clés Doublon déjà renseignés avant de lancer la détection.

Une fois la recherche terminée, le résultat s’affiche. Ici, le plugin a trouvé 215 doublons dans Lightroom sur 1198 photos présentes dans le dossier concerné. Il en a sauté 10 (des copies virtuelles) et a mis 7 secondes pour effectuer cette détection.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Le mot clé « doublon » a bien été ajouté aux photos concernées (215) ainsi qu’aux photos originales (215 aussi) mais pas aux photos exclues (10). Ici il a donc ajouté 420 fois le mot clé.

Il me reste maintenant à parcourir la collection « Doublons » (voir comment utiliser les collections) pour choisir quelles photos je veux supprimer (les doublons) ou non. Prenez soin au préalable de sauvegarder vos photos pour pouvoir récupérer toute erreur de suppression.

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

 

En cliquant sur le nom de la collection Doublons, Lightroom Classic affiche toutes les photos ainsi marquées. Pour l’exemple, on peut voir ici qu’il s’agit principalement des couples RAW + JPG :

Comment supprimer les doublons dans Lightroom

Supprimer les doublons dans Lightroom Classic, en conclusion

La suppression des doublons dans Lightroom Classic est une étape essentielle pour maintenir un catalogue organisé ainsi que pour optimiser l’espace disque occupé par vos photos. L’utilisation d’un plugin comme Teekesselchen rend cette tâche simple et efficace :

  • le plugin scanne votre catalogue en utilisant des algorithmes avancés pour identifier les doublons,
  • vous pouvez choisir de scanner tout votre catalogue ou des sections spécifiques,
  • le plugin vous présente les doublons potentiels, vous laissant le choix final de ce que vous souhaitez conserver ou supprimer,
  • tout se fait directement dans l’interface de Lightroom, sans nécessité d’exporter ou d’utiliser un logiciel externe,
  • ce qui prendrait des heures manuellement peut être accompli en quelques minutes.

Investir un peu de temps dans la configuration et l’utilisation d’un plugin de détection de doublons est un petit effort qui peut faire une grande différence dans votre pratique photographique au quotidien.

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Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie par Marine Poron est un ouvrage qui vous invite à redécouvrir le plaisir simple de la photographie.

Alors que la technologie est de toutes les discussions entre photographes, que l’IA envahit le monde de la photo, que les réseaux sociaux vous pousser à poster toujours plus pour toujours moins de retours, il est essentiel de vous poser les bonnes questions, comme celle que Marine Poron a posé à son audience : qu’est-ce qui vous plaît le plus dans le fait de faire des photos ?

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Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie : présentation du livre

Marine Poron est photographe professionnelle, ancienne assistante de Marc Riboud chez Magnum (et co-autrice de Les secrets de la photo de mariage.

Je me souviens encore de ma rencontre avec Marc Riboud, un soir de vernissage, alors que je me retrouvais fort démuni pour engager la conversation avec lui. Il avait su ce soir-là le faire à ma place. C’est le même Marc Riboud qui a soufflé un jour dans l’oreille de Marine Porron que savourer la vie au 1/125 sec. est une ode à la photographie comme moyen de connexion au monde.

C’est cette quête photographique que Marine Poron vous propose de mener à votre tour, à la recherche de plaisirs simples, tout en soulignant l’importance d’apprécier l’acte photographique à sa juste valeur.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

À qui s’adresse ce livre

Ce livre s’adresse à tous les photographes, amateurs comme experts, qui cherchent à redécouvrir leur passion pour la photographie.

Je pense en priorité à celles et ceux qui se sentent bloqués dans leur démarche, qui n’arrivent pas à passer ce cap qu’ils estiment devoir passer. Ces photographes qui aimeraient aller au-delà de l’accumulation d’images pour faire de leur pratique photo une pratique plus artistique sans savoir par quel bout prendre les choses.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Si vous êtes de ceux-là, Marine Poron vous propose un cheminement introspectif et pratique, à travers des réflexions, des exercices et des jeux photographiques, afin de libérer votre créativité et de retrouver le plaisir de photographier.

Son objectif est simple : vous encourager à retrouver le plaisir simple et physique de la photographie, ancré dans le réel et dans le temps. probablement la meilleure façon de trouver votre voie et votre voix, en toute liberté.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Qu’allez-vous trouver dans ce livre

La structure du livre se veut didactique et inspirante. Chaque chapitre suit un format régulier, incluant :
– une invitation à étudier le travail de photographes connus, une de leur photo, une série, des contenus complémentaires tous accessibles via un QR code.
– une fiche « Passe à l’action » pour expérimenter et appliquer les concepts abordés.
– Deux images de Marine Poron, accompagnés d’explications sur leur contexte et leur prise de vue.

Cette approche vous permet de vous immerger petit à petit dans le processus photographique, de la réflexion à l’action. Le livre est riche en références et exemples concrets, une aide précieuse si vous ne savez pas où trouver de quoi développer votre culture photographique.

Savourer la vie au 1/125 s ou l’art de la photographie, par Marine Poron

Mon avis sur Savourer la vie au 1/125 s ,ou l’art de la photographie

Ce livre est tout sauf un guide pratique. C’est une invitation à vous reconnecter avec l’essence de la photographie (ce que décrit si bien Bruce Barnbaum dans L’essence de la photographie), à explorer et à savourer chaque moment vécu.

Marine Poron vous propose un outil pertinent pour dépasser les limitations techniques et redécouvrir le plaisir de photographier, comme a pu le faire Nicolas Croce dans Principes de la photographie de tous les jours.

Proposé au tarif de 23 euros par les éditions Eyrolles, imprimé en Europe, ce livre qui manque toutefois de quelques illustrations complémentaires (mais publier les photos des photographes connus n’est pas chose aisée) s’avère une belle découverte que je ne peux que vous recommander.

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La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d’éclairage en 3D

Rembrandt, loop, split, paramount… ces termes vous parlent ? Découvrez comment les maîtriser dans le livre La lumière de studio pour le portrait qui inclut 194 plans d’éclairage en 3D proposés par le photographe Dominique Agius.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

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Présentation du livre La lumière de studio pour le portrait

Le livre Les bases de l’éclairage en studio est une bible pour les photographes souhaitant perfectionner leurs compétences en éclairage. Structuré en deux parties principales, l’ouvrage débute par une exploration des bases de l’éclairage en studio, avant d’aborder les techniques de base pour le portrait.

Chaque chapitre est illustré par des schémas 3D, ce qui rend les concepts complexes plus accessibles. Les photos résultantes, générées artificiellement, permettent de comparer les plans d’éclairage entre eux. Néanmoins ces illustrations, bien que pédagogiques, manquent parfois de la réalité visuelle que des photographies réelles auraient pu apporter.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les bases de l’éclairage en studio

Dès les premières pages du livre, vous allez apprendre que tout commence par les sources de lumière. Chaque source a sa propre personnalité et son rôle spécifique. La key light, par exemple, est la principale source de lumière, celle qui va définir le caractère de l’éclairage. La fill light, quant à elle, adoucit les ombres créées par la key light, tandis que la kick light ajoute des accents et du relief.

Dominique Agius s’intéresse ensuite aux accessoires d’éclairage qui jouent un rôle crucial dans la qualité de la lumière. Un bol réflecteur concentre la lumière pour des effets plus directs et intenses.

Le bol beauté, préféré pour les portraits, diffuse une lumière douce et flatteuse. L’octobox, avec sa forme octogonale, offre une lumière plus enveloppante, idéale pour les prises de vue pleine longueur. Les parapluies sont polyvalents et parfaits pour créer une lumière douce et diffuse. Vous allez apprendre pourquoi chaque accessoire a son utilité et comment les utiliser efficacement.

La lumière de studio pour le portrait : 194 plans d'éclairage en 3D

Les plans d’éclairage

Les schémas classiques comme le Rembrandt, le loop, le split, et le paramount sont des incontournables. Vous allez découvrir leurs caractéristiques, parmi lesquelles :

  • le Rembrandt, avec son triangle de lumière caractéristique sous l’œil, ajoute une profondeur dramatique,
  • le loop, avec son ombre en forme de boucle, est idéal pour des portraits plus naturels,
  • le split, qui divise le visage en deux moitiés de lumière et d’ombre, donne un look intense et mystérieux,
  • le paramount, également connu sous le nom de butterfly, crée une ombre en forme de papillon sous le nez, parfait pour les portraits glamour.

Le plan d’éclairage ne serait rien sans … éclairage. Dominique Agius s’intéresse donc en toute logique aux éclairages particuliers comme le high key et le low key :

  • le high key, avec sa prédominance de tons clairs, crée une atmosphère légère et joyeuse, souvent utilisée dans les portraits d’enfants et de mode,
  • le low key, à l’inverse, utilise des tons sombres pour un effet dramatique et intense, idéal pour des portraits contrastés ou de nu.

Si vous cherchez à aller encore plus loin, les quelques pages en annexe à la fin du livre détaillent la réalisation de portraits fine art, d’enfant, contrasté, de nu, d’homme, de mode.

Mon avis et à qui s’adresse ce livre

Le livre La lumière de studio pour le portrait est riche et complet, couvrant tous les plans d’éclairage et leurs variantes. Les illustrations 3D homogénéisent l’ensemble et facilitent les comparaisons. Ces illustrations, bien que parfaites pour la compréhension, apparaissent toutefois plutôt artificielles et auraient bénéficié d’un complément de photographies réelles pour un rendu plus concret.

La lumière de studio pour le portrait s’adresse aux photographes amateurs comme experts. Les débutants y trouveront une introduction claire et détaillée aux différentes sources de lumière et accessoires d’éclairage. Les photographes plus expérimentés apprécieront les plans d’éclairage de portraits avancés et les techniques spécifiques pour différents types de portraits.

Proposé au tarif public de 30 euros, ce livre se révèle également être un excellent support de cours pour tous les étudiants en photographie, offrant un guide de référence complet pour tester et maîtriser divers éclairages en studio.

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Nikon Z 6III : plus qu’une évolution, un mini Z 8 polyvalent et plus accessible

Si un Nikon Z s’est fait attendre, c’est bien le nouveau Nikon Z 6III, censé intégrer ce qui a fait le renouveau de cette gamme Nikon hybride, un autofocus au sommet de son art et une grande polyvalence en photo comme en vidéo.

Juin 2024 c’est chose faite, le Z 6III est officialisé. J’ai pu le prendre en main en avant première, voici la toute première présentation d’un hybride qui s’avère bien plus que le simple successeur des Nikon Z 6 et Z 6II. 

MàJ septembre 2024 : le test du Nikon Z 6III est disponible ici.

Nikon Z 6III : plus qu'une évolution, un mini Z 8 polyvalent et accessible

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

Nikon Z 6III : un mini-Z 8 qui dynamise le segment des plein format polyvalents

Je m’emballe ? A peine. Utilisateur d’un Nikon Z 6, puis d’un Nikon Z 6II, cela fait six ans que je pratique l’hybride 24 Mp Nikon au quotidien. Aussi quand il a été question d’un nouveau 24 Mp, nommé Z 6III, censé succéder aux Z 6 et Z 6II, vous vous doutez bien que j’avais des attentes.

Je rêvais déjà d’un autofocus à la Z 9 / Z 8 / Z f, d’un capteur plus sensible, d’une ergonomie plus proche du Z 6 que celle du Z f (lire le test du Nikon Z f), d’un écran capable de bouger dans tous les sens … bref, du meilleur Nikon possible dans un corps ni bodybuildé, ni étriqué et proposé, forcément, à prix plus doux que celui du Z 8.

Je n’ai pas été déçu lors de la présentation, le Nikon Z 6III arrive avec une fiche technique qui ne peut laisser insensible (plus de détails plus bas) :

  • nouveau capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp (différent de celui des Z 6II et Z f)
  • stabilisation capteur 8 stops
  • plage de sensibilité 100 à 64.000 ISO (50-204.800 en mode étendu)
  • processeur Expeed 7 (celui des Z 8 et Z 9)
  • effet black out indiscernable dans l’EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • prédéclenchement
  • double obturation mécanique et électronique
  • rafale 20 vps en RAW, 60 vps en JPG pleine définition, rafale 120 vps en DX avec obturation 1/16.000 ème de sec.
  • autofocus du Z 8 / Z 9 entraîné par l’IA avec détection à -10 Ev, focus point VR et VR Lock
  • nouveau viseur EVF de 5,8 Mp 120 fps et 4.000 nits couvrant le DCI-P3
  • nouveau module vidéo 6K/60p (RAW) et 5,4K/60p (YUV) interne
  • entrée ligne audio
  • construction magnésium et fibre de carbone avec joints toriques
  • poignée avec double batterie (en option)

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

le Nikon Z 6III vu de profil avant avec les touches de fonction

On est très loin du Z 6II (lire le test du Nikon Z 6II), et – surtout – pas si loin d’un Z 8 à la définition du capteur près.

La définition, parlons-en. Pourquoi 24,5 Mp et non 30 ou 33 Mp ? Limiter la définition à 24,5 Mp permet au Nikon Z 6III de bénéficier de toute la puissance du processeur Expeed 7 qui pilote :

  • l’autofocus,
  • le flux de données du capteur,
  • la réduction du bruit,
  • la détection AF – 10 Ev en basse lumière,
  • l’affichage du viseur EVF,
  • l’enregistrement vidéo 6K,
  • et quelques autres fonctions.

A ce jour, dans cette configuration, c’est la définition qui donne les meilleurs performances possibles sans aucun compromis sur les performances. En effet, plus il y a de pixels, à capacité de traitement égale, plus il y a de données à traiter, la performance s’en ressent forcément.

Sur le plan photographique, 24 Mp est une définition qui autorise une double page dans un magazine, un tirage 60×90, un gain en sensibilité (25.600 ISO seulement sur le Z 8), et qui permet la vidéo 6K. Le tout, il faut aussi le préciser, sans dépasser la barre tarifaire des 3.000 euros puisque le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros à sa sortie.

Ce « mini Z 8 » n’a donc pas à rougir face à son grand frère, et creuse nettement l’écart avec les générations précédentes, enterrant au passage la probabilité de voir arriver un Nikon Z 7III. Celui n’aurait pas d’intérêt face au Z 8, bien que je puisse toujours me tromper.

L’autre atout du Nikon Z 6III est son gabarit, il est plus carré que le Z 6II mais pas plus gros, tandis que son poids de 750 gr. (705 gr. pour le Z 6II) fait la différence avec les 910 gr. du Z 8.

Le Nikon Z 6III est proposé au tarif public de 2.999 euros boîtier nu à sa sortie, soit 1 600 euros de moins que le Z 8 et 500 euros de plus que le Z f qui adresse d’autres besoins.

Le Nikon Z 6III peut recevoir une poignée Nikon MB-N14 optionnelle (avec molette et déclencheur) qui double l’autonomie (399 euros), il est compatible avec la poignée vidéo Nikon MC-N10 (499 euros). Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif de 57,99 euros, la livraison du chargeur étant désormais interdite par les règles européennes (le boîtier peut être rechargé en USB-C).

Le tableau général est dressé, intéressons-nous maintenant aux détails.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III vu de face avec ses 2 touches Fn

Nikon Z 6III : caractéristiques principales

Un châssis compact

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

comparaison Nikon Z 6III vs Nikon Z 8 vs Nikon Z 9

Le gabarit du Nikon Z 6III est le même que celui des Nikon Z 6 et Z 6II. Plus carré, son profil se rapproche de celui du Nikon Z 8.

Pesant 45 grammes de plus que le Z 6II (c’est toujours trop mais ça reste limité), ce châssis est construit en alliage de magnésium et en fibre de carbone (Sereebo). A la différence du Z 6II, le Z 6III est donné pour une résistance aux basses températures jusqu’à -10°C (0°C pour le Z 6II), ce qui explique la nouvelle poignée MB-N14 (celle du Z 6II est donnée pour 0°C).

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques

Nikon Z 6III étanchéité par joints toriques

Un ensemble de joints toriques protège le boîtier de toute intrusion d’humidité ou de poussière. Ces caractéristiques sont celles des Nikon Z 8 et D850 dont la réputation de robustesse n’est plus à faire.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la molette de modes et la connectique latérale du Nikon Z 6III

La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables, le dos du boîtier propose une disposition des commandes proche de celle des Z 6 avec l’inversion, toutefois, des touches de visualisation d’image et de mode de déclenchement, ce qui est une bonne chose (je le réclamais depuis l’arrivée du Z 6).

le Nikon Z 6III vue de dos

le Nikon Z 6III vu de dos

La couronne supérieure gauche est identique à celle du Z 6II, elle diffère de celle du Z 8. Le capot supérieur droit reprend lui-aussi l’ergonomie du Z 6II en ajoutant une touche d’éclairage des commandes tandis que le logo Z 6III y trouve sa place, comme sur les Nikon Z récents.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

les commandes supérieures du Nikon Z 6III

Du fait de son positionnement dans la gamme, le Nikon Z 6III ne dispose pas d’un volet de protection du capteur, mais il autorise son verrouillage lorsque le boîtier est sur OFF. Il conserve la double obturation mécanique et électronique. Notez enfin que le Nikon Z 6III dispose de deux emplacements pour cartes mémoire :

  • un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
  • un emplacement pour cartes SD

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, notez l’inversion de position des touches visualisation et modes de déclenchement

Un capteur CMOS BSI partiellement empilé de 24,5 Mp à simple flux

Le Nikon Z 6III inaugure un tout nouveau capteur de 24,5 Mp, différent donc de celui des Z 6II et Z f. Ce capteur adopte une construction à mi-chemin entre le simple BSI CMOS et le BSI CMOS empilé, d’où l’intitulé « partiellement empilé ».

Les circuits de lecture et de conversion analogique-numérique, disposés en périphérie de la puce capteur, sont empilés. Cette disposition permet de rapprocher ces circuits des pixels, ce qui se traduit par une lecture plus rapide des données. C’est bien une nouvelle conception de capteur dont le but premier est d’offrir une cadence de balayage bien plus rapide que celle du Z 6II.

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

le capteur BSI CMOS partiellement empilé du Nikon Z 6III

La définition de 24,5 Mp (24 Mp exploitables) est donc la même que celle des Z 6II et Z f, avec par contre une stabilisation 5 axes sur 8 stops (5 stops sur Z 6II et 6 stops sur Z 8). Le Nikon Z 6III reprend le processeur Expeed 7 des Z 8 et Z 9 comme le Z f.

Un processeur Expeed 7 pour 3,5 fois plus de rapidité

L’Expeed 7 et le nouveau capteur permettent au Nikon Z 6III d’être 3,5 x plus rapide que le Z 6II. Cette performance autorise la rafale à 120 vps en JPG, le 240 p et le 6K RAW en vidéo. Ce gain permet aussi au Z 6III de réduire très fortement le rolling shutter et de donner une visée bien plus fluide dans l’EVF en mode rafale (j’ai pu le constater). 

La plage de sensibilité du nouveau capteur du Nikon Z 6III est élargie par rapport à celle du Z 6II  : 100 à 64.000 ISO en mode normal (contre 100 à 51.200 pour Z 6II).

La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur, tout en assurant mesure de l’exposition et mise au point autofocus entre chaque vue.

Un autofocus de Z 8/ Z 9

Grâce à l’Expeed 7 et au nouveau capteur, le Nikon Z 6III peut disposer des mêmes algorithmes autofocus que les Z f, Z 8 et Z 9, avec 273 points AF. Ce nombre de points, qui peut vous paraître limité face à certains concurrents, est à mettre en perspective avec la définition de 24 Mp :

  • plus il y a de pixels, plus il est possible de définir un nombre important de points AF,
  • plus il y a de points AF, moins l’AF est rapide (à puissance de calcul égale, il doit traiter plus de données),
  • ce n’est pas parce qu’il y a plus de points AF sur certains boîtiers que tous sont utilisés.

En clair, avec 24 Mp et la puissance de calcul du Z 8, le Z 6III pédale plus vite que ce dernier tout en couvrant l’intégralité du champ. Un joli score.

Cet autofocus est géré par l’IA Nikon de type Deep Learning qui autorise la détection et le suivi de différents types de sujets, parmi lesquels :

  • humains
  • animaux (la plupart)
  • oiseaux (via le mode animaux)
  • véhicules (autos, motos, camions, …)
  • avions
  • trains
  • vélos

Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :

  • pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers)
  • pour les animaux : corps, yeux, tête

La hiérarchisation permet de donner la priorité à ce qui semble (pour l’IA) le plus important, les yeux d’une personne par rapport à son torse par exemple.

Le Nikon Z 6III reçoit également un mode de suivi 3D qui complète le mode AF Zone Automatique du Z 6II et fonctionne sur le même principe que le suivi 3D des reflex, élargi toutefois à l’ensemble du champ cadré. Cet AF propose de nombreuses options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.

Oublié donc l’autofocus du Nikon Z 6II, qui, s’il a bien progressé avec les mises à jour firmware successives, ne peut rivaliser avec celui du Z 6III.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

Nikon Z 6III, des menus Nikon bien connus et enrichis

Un nouveau viseur électronique EVF DCI-P3 de 4.000 nits

Contrairement au viseur des Nikon Z précédents, dotés de dalles 3,7 Mp Quad VGA, le Nikon Z 6III inaugure un nouveau viseur de 5,8 Mp (5.760 points) couvrant l’espace colorimétrique DCI-P3. C’est 25 % de plus d’espace colorimétrique par rapport au sRVB ; de plus la luminosité de ce viseur grimpe à 4.000 nits.

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

le viseur compatible DCI-P3 du Nikon Z 6III

Ces deux caractéristiques font de ce viseur le plus lumineux et le plus fidèle en restitution des couleurs du marché (à la date de publication de cet article). Le rafraîchissement de l’image est assuré jusqu’à 120 fps et ne descend jamais en-dessous de 60 fps (selon configuration).

Un seul bémol me concernant, Nikon a utilisé le cadre rectangulaire du Z 6II et non le viseur rond du Z 8 que j’aurais apprécié. Mais il faut bien en laisser pour les gammes supérieures (et plus chères).

Un écran arrière sur rotule

Enfin ! L’écran arrière du Z 6II était inclinable mais il n’était pas possible de le positionner sur un autre axe. L’écran du Nikon Z 6III adopte le montage sur rotule, ce qui vous permet de le positionner comme vous l’entendez, y compris en position de tournage vidéo face caméra (ce qui manquait vraiment au Z 6II).

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

L’écran arrière tactile du Nikon Z 6III sur rotule

Le Nikon Z 6II et la vidéo

Je disais déjà à propos du Z 8 qu’un boîtier plus petit, plus léger et plus compact était un atout en vidéo. Plus simple à accessoiriser, plus simple à stabiliser, il impose moins de contraintes et se gère plus simplement. Le Nikon Z 6III est plus petit, plus léger et plus compact que le Nikon Z 8, vous voyez où je veux en venir.

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

les différents modes vidéo du Nikon Z 6III

Le Nikon Z 6III dispose de capacités vidéos encore jamais vues sur un hybride Nikon de cette catégorie :

  • 6K 60p en N-RAW interne
  • 4K 120p en crop DX
  • 4K UHD suréchantillonné
  • Prise en charge N-Log et HLG
  • zoom électronique dans l’image
  • double plage ISO débutant à 800 ou 200 ISO (avec plage dynamique plus riche dans le sombre)
  • Enregistrement audio PCM linéaire 48 kHz sur 24 bits avec entrée ligne
  • Stabilisation vidéo capteur

Le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique dans l’image 6K. Vous trouverez touts les détails sur la vidéo dans la fiche technique ci-dessous.

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

la double plage de sensibilité ISO en vidéo du Nikon Z 6III

Batterie et recharge

Le Nikon Z 6III utilise une batterie Nikon EN-EL15 C, celle des Nikon Z 6II, Z f et Z 8. Il est compatible avec toutes les batteries EN-EL15 C (par contre seule la version C autorise la recharge USB). La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA est de 360 vues sans poignée additionnelle et 720 vues avec poignée.

Attention, la réalité est toujours supérieure, les normes CIPA ne prenant pas en compte les spécificités des hybrides. L’autonomie réelle est en moyenne au moins deux fois supérieure à celle mentionnée par ces normes.

Connectique

Le Nikon Z 6III propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque un ports USB-C capable d’assurer la recharge de la batterie.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

la poignée Nikon MB-N14

Fiche technique Nikon Z 6III

Nikon Z 6III vs Nikon Z 8, principales différences

Je dresse ici une liste de capacités qui peuvent faire la différence entre les Nikon Z 6III et Nikon Z 8 pour les versions de firmwares connues :

  • 24,5 Mp vs 45 Mp
  • vidéo 6K vs 8K
  • absence de volet de protection du capteur
  • 2 touches Fn vs 3
  • viseur rectangulaire vs viseur rond
  • accès BdB et bracketing via menu Info vs. trèfle supérieur

Nikon Z 6III vs Nikon Z 6II, principales différences

Toujours sur la base des informations reçues au jour de la publication de cet article et avec les versions de firmwares connues (entre parenthèses les caractéristiques du Z 6II):

  • nouveau capteur CMOS BSI 24,5 Mp
  • processeur Expeed 7 (vs Expeed 6)
  • stabilisation capteur 8 stops (vs 5 stops)
  • obturateur 1/16.000 en rafale (vs 1/8.000)
  • nouveau viseur EVF 5,7 Mp à 4.000 nits et 120 fps DCI-P3 (vs OLED 3,7 Mp VGA)
  • nouvel autofocus type Z 8 (vs première génération)
  • AF suivi 3D (vs suivi du sujet simple)
  • détection AF basse lumière à -10 Ev (vs -4,5 Ev)
  • focus point VR
  • VR Lock
  • plage de sensibilité étendue à 64.000 ISO (vs 51.200 ISO)
  • rafale 20 vps RAW et 60 vps JPG (vs 14 vps)
  • réduction du rolling shutter
  • suppression (quasi) de l’effet blackout en visée EVF
  • pixel shift 96 Mp
  • vidéo 6K RAW interne (vs 4K)
  • entrée ligne audio
  • écran monté sur rotule (vs inclinable)
  • poignée optionnelle avec molette, touches et double batterie
  • protection jusqu’à -10°C (vs 0°C)

Nikon Z 6III : disponibilité et tarif

Le Nikon Z 6III sera disponible dès le 25 juin 2024 au tarif public de 2.999 euros boîtier nu.

La poignée photo optionnelle Nikon MB-N14 sera disponible au tarif public de 399 euros.

La poignée vidéo optionnelle Nikon MC-N10 est disponible au tarif public de 499 euros.

Le chargeur Nikon MH-34 est disponible au tarif public de 57,99 euros.

Du 17 au 25 juin 2024, pour toute précommande du Nikon Z6III au Nikon Plaza ou sur le Nikon Store, une formation eLearning de la Nikon School d’une valeur de 99 euros sera offerte. Animée par Vincent Lambert, et d’une durée de 2h30, elle permettra aux possesseurs du Nikon Z6III de s’approprier les fonctionnalités et d’optimiser les réglages.

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis

le gabarit compact du Nikon Z 6III

Nikon Z 6III : premier avis

J’ai pu prendre en main le Nikon Z 6III pendant une courte séance. Je n’avancerai donc rien ici avant de prendre le temps de le tester longuement, d’autant plus qu’il va remplacer mon actuel Nikon Z 6II. Je vous invite d’ailleurs à me retrouver dans ma messagerie privée Telegram pour avoir la primeur de ce test dès que le boîtier sera disponible.

Face au Nikon Z 8 qui est LA référence du moment, il est clair que le Nikon Z 6III ne peut s’aligner sur tous les fronts. Toutefois il reprend bon nombre de fonctions du Z 8, dont un autofocus qui a déjà fait ses preuves. Pour 1.600 euros de moins, la fiche technique est attirante si vous n’avez pas absolument besoin de 45 Mp ni de la vidéo 8K, tout en ayant la possibilité de gagner 2 valeurs de sensibilité ISO, un viseur à la luminosité et à la définition supérieures et un autofocus au moins aussi réactif pour ne pas dire plus. Pour mes photos de danse, j’en rêve déjà.

Face au Nikon Z 6II doté lui-aussi de 24 Mp, le Z 6III est à la fois plus rapide, plus complet, plus polyvalent, et dispose de l’autofocus de nouvelle génération, d’un viseur plus lumineux et mieux défini, d’un nouveau capteur gagnant un cran d’ISO, et d’un processeur assurant les meilleures performances dans cette catégorie d’hybrides.

Ces différences peuvent vous inciter à regarder de près ce nouveau Nikon si vous pensez être aux limites de votre Z 6II, ou que vous souhaitez remplacer votre Nikon Z 6 série 1 avec un véritable écart en performances.

Si vous disposez d’un Nikon Z 7 ou Z 7II, que vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas passer au Z 8, mes arguments sont les mêmes, le Nikon Z 6III est l’hybride le plus polyvalent qui soit désormais chez Nikon.

La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.

Source : Nikon France

Cet hybride Nikon chez La Boutique Photo Nikon sur place et par correspondance

Cet hybride Nikon chez Miss Numerique

 


Nikon Imaging Cloud : le cloud ultime pour vos photos, Picture Control et mises à jour firmwares automatiques

L’arrivée du Nikon Z 6III s’accompagne d’une innovation majeure dans l’univers de la photographie Nikon : le Nikon Imaging Cloud (NIC). Ce service promet de révolutionner la manière dont les nikonistes gèrent et stockent leurs images et leurs Picture Control. Voici un aperçu détaillé de ce que le NIC apporte et comment il peut améliorer votre flux de travail.

Nikon Imaging Cloud : le cloud ultime pour vos photos, Picture Control et mises à jour firmwares

Transfert d’images simplifié et sécurisé dans le Nikon Imaging Cloud

Le Nikon Imaging Cloud offre un transfert d’images sécurisé du boîtier vers un cloud dédié Nikon, comme l’est déjà le Nikon Image Space. Le Nikon Imaging Cloud se veut toutefois plus ouvert puisqu’il autorise l’intégration sous forme de passerelle entre cet espace de stockage Nikon et d’autres services de cloud compatibles tels que OneDrive, Dropbox, Adobe cloud, Google Drive ou Google Photos.

Cette fonctionnalité devrait être particulièrement utile pour les photographes désireux d’accéder à leurs images depuis différents appareils sans avoir à passer par un smartphone. En effet le Nikon Imaging Cloud permet un transfert automatique des photos via WiFi, même lorsque le boîtier est éteint.

Lorsque vous faites des photos, vous pouvez choisir entre un transfert immédiat ou un transfert différé une fois connecté au réseau WiFi de votre choix. Ces deux méthodes de transfert sont gérées directement par le boîtier (un nouveau menu a fait son apparition) et ne nécessitent pas l’utilisation d’un smartphone et de l’application mobile Nikon SnapBridge.

De plus, grâce à l’accès simultané possible à votre compte Nikon cloud, vous pouvez envoyer vos images dans votre espace de stockage pendant qu’un autre intervenant y accède pour les trier et les exporter par exemple, une flexibilité qui peut rendre service lors d’évènements nécessitant une mise à disposition rapide des photos.

Tous les utilisateurs du Nikon Z 6III bénéficient gratuitement de 20 Go de stockage permanent sur le Nikon Imaging Cloud. Une fois cette limite atteinte, vous disposez d’une extension illimitée dont la durée de conservation en ligne est de 30 jours (comme le proposent certains labos en ligne).

Ce stockage est disponible dans le format de prise de vue d’origine (RAW ou JPG) , garantissant ainsi que la qualité des images est préservée.

Picture Control personnalisés et partageables

Une des fonctionnalités les plus intéressantes du Nikon Imaging Cloud est la possibilité de transférer et stocker dans le cloud Nikon des Picture Control complémentaires à ceux du boîtier : vos propres réglages comme ceux d’autres photographes qui vous les partagent.

Une fois stockés sur le cloud Nikon, ces Picture Control peuvent être téléchargés sur le boîtier et utilisés comme les Picture Control natifs (jusqu’à neuf Picture Control personnalisés dans le boîtier). Cette fonction vous permet de personnaliser les paramètres de prise de vue, en partant d’un Picture Control natif par exemple, et de les activer facilement.

Mises à jour automatiques du firmware

Fini les mises à jour de firmware manuelles : le Nikon Imaging Cloud assure la mise à jour automatique du firmware de votre boîtier via le cloud. Cette fonctionnalité garantit que votre appareil photo reste toujours à jour avec les dernières améliorations et corrections de bugs.

Ce service, calqué sur celui des applications et OS de smartphones, autorise la mise à jour automatique (à 23h chaque soir) si un nouveau firmware est disponible, via le WiFi. Vous gardez le choix d’autoriser ou non cette installation.

Inscription simplifiée et gratuite

L’inscription au Nikon Imaging Cloud sera simple et gratuite pour tous les utilisateurs du Nikon Z 6III dans un premier temps. Bien que le service soit lancé en exclusivité avec le Z 6III, il s’étendra à d’autres modèles Nikon dans le futur, le service devant être activé dans les prochaines semaines.

En conclusion, le Nikon Imaging Cloud, une bonne idée ?

La mise à jour automatique du firmware et le transfert facilité des fichiers sont des avancées significatives pour les nikonistes. La gestion des Picture Control personnalisés est une vraie bonne nouvelle si vous aimez, comme c’est mon cas, régler de façon très personnelle votre boîtier et mémoriser ces différents jeux de rendus.

Reste à tester ce nouveau service dès sa mise à disposition qui devrait avoir lieu dans le courant de l’été.

Source : Nikon France


Pourquoi faire comme tout le monde alors que vous pouvez faire des photos uniques

Avez-vous déjà été dans une situation où, entouré d’autres photographes, vous vous êtes retrouvé à ne pas savoir comment faire pour obtenir des photos différentes ? A ne pas savoir quoi changer pour que vos photos ne soient pas « comme toutes les photos faites au même endroit » ?

Voici des éléments de réflexion qui vont vous aider à trouver votre voie, votre style, et quelques conseils pour vous lancer. Vous allez voir que ce n’est pas si complexe que cela peut en avoir l’air.

Pourquoi faire comme tout le monde alors que vous pouvez faire des photos uniques

L’importance de la différenciation

Susan Meiselas, la photojournaliste américaine, l’exprime parfaitement : ce qui compte, ce n’est pas seulement l’histoire racontée, mais la vision unique que vous apportez à cette histoire. En tant que photographe, avec votre propre regard, vos propres émotions et votre propre interprétation, vous pouvez transformer une scène banale en une photo unique.

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Rendre une photo unique est la garantie de ne jamais faire la même photo que quelqu’un d’autre dans les mêmes conditions. Un paysage, un décor, c’est toujours pareil.

Bien que vous puissiez penser le contraire, ce paysage, ce décor, d’un jour à l’autre est tellement peu différent que vos photos ne seront jamais uniques si vous vous contentez de ces vues classiques. Après tout, les autres aussi peuvent revenir faire la même photo que vous le lendemain.

Il existe pourtant une façon simple de faire des photos que personne d’autre ne pourra faire, vous allez comprendre pourquoi avec les exemples ci-dessous.

L’impact des personnes dans vos photos

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

En incluant les gens dans vos photos, vous créez une interaction unique entre l’environnement et les personnes présentes dans le cadre, une situation impossible à reproduire.

Imaginez… vous photographiez une rue animée : chaque passant apporte sa contribution à vos images. Les tenues, les expressions ou même la démarche particulière d’une personne, tout participe à cette singularité que vous ne retrouverez jamais à l’identique.

Autre exemple, prenez la place centrale d’un village un jour de marché. Photographiez les marchands en pleine activité, les clients et leurs achats, les enfants jouant autour des étals. Chaque photo est un instantané unique impossible à recréer. Cette diversité apportée par l’humain est une source inépuisable de singularité.

L’impact du temps dans vos photos

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Il y a une autre façon de rendre vos photos uniques : photographier une zone de travaux. Pas besoin d’humains, les travaux changent le décor sans cesse. Il y a sûrement une zone de travaux près de chez vous. Commencez dès aujourd’hui à la photographier car chaque jour, les évolutions du chantier apportent un nouveau visage à ces paysages.

Revenez-y souvent pour documenter cette évolution. Au fil du temps, vos photos constitueront un témoignage visuel unique et fascinant de la transformation d’un lieu.

Augmenter la difficulté pour plus d’originalité

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Joel Meyerowitz ajoute une dimension intéressante à ces idées en affirmant que les photos ainsi réalisées doivent être difficiles à faire et les scènes difficiles à trouver. Augmentez la difficulté de vos prises de vue, vous limiterez le nombre de personnes capables de réaliser des photos similaires, vous vous démarquerez plus facilement.

Votre propre regard, vos propres émotions et votre propre interprétation peuvent transformer une scène banale en une photo unique. C’est cette vision personnelle et cette recherche de la complexité qui doivent vous motiver.

Se réapproprier son environnement

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Encore plus simple. En explorant votre environnement quotidien avec votre appareil photo, vous développerez un nouveau regard sur votre quartier. Vous découvrirez des détails que vous n’aviez jamais remarqués auparavant, documentant ainsi l’histoire en devenir de votre commune.

Pour intégrer ces principes dans votre pratique, commencez par des exercices simples. Par exemple, consacrez quelques minutes chaque jour à observer votre environnement immédiat avec un œil neuf comme le décrit si bien le photographe nantais Franck Gérard « faites comme si vous visitiez votre commune pour la première fois ». Cherchez des détails uniques dans des lieux familiers.

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Prenez votre appareil photo avec vous lors de vos sorties habituelles, comme faire les courses ou vous promener dans le quartier. Essayez de capturer des scènes banales sous un angle différent, en jouant avec la composition et les perspectives.

Fixez-vous des défis, comme photographier uniquement en noir et blanc pendant une semaine, ou trouver des sujets intéressants dans un rayon de 100 mètres autour de chez vous.

En pratiquant régulièrement et en variant les approches, vous développerez un regard plus attentif et créatif, rendant vos photos plus uniques et personnelles.

La photographie comme art et témoignage

La photographie n’est pas qu’une question de technique, c’est avant tout un art et un témoignage. Chaque photo que vous prenez est une nouvelle contribution à votre démarche.

Pensez aux photos de voyages que vous avez faites, chacune raconte une histoire : le coucher de soleil sur une plage déserte, les ruelles animées d’une vieille ville ou le calme d’un lac au petit matin. Chacune de ces images est un témoignage visuel de moments uniques et éphémères.

Se confronter au réel

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Raymond Depardon a dit « La photographie, c’est la confrontation avec le réel, et cette confrontation est toujours très difficile parce que le réel n’est jamais là où on l’attend. »

En photographiant, vous ne capturez pas seulement une image, mais aussi une réalité, souvent imprévue et surprenante. C’est votre capacité à voir au-delà du visible, à saisir l’instant et à montrer l’invisible qui va transformer une simple image en un témoignage unique.

Trouver sa voix

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Steve McCurry résume parfaitement l’essence de la photographie lorsqu’il dit : « Le style est votre propre voix, votre propre personnalité, votre manière de voir le monde. Pour trouver son style, il est crucial de sortir, de prendre votre temps et de vous concentrer sur ce qui vous intrigue et vous inspire, sur ce que vous souhaitez exprimer de la vie. »

Que vous photographiiez des fleurs, des paysages ou des portraits, chaque sujet a un sens profond. McCurry, fasciné par les cultures étrangères et les comportements humains, a choisi cette voie. Vous n’êtes ni McCurry ni Depardon mais vous avez une voix.

L’importance de partager

Partager vos photos permet d’échanger avec d’autres passionnés, des locaux, des commerçants, des associations, autant d’occasions de trouver de nouveaux sujets pour enrichir votre quête photographique. Que ce soit un sourire, une rue en chantier ou un détail anodin, chaque photo est une opportunité de montrer votre regard sur le monde.

Comment rendre une photo unique - photo (C) JC Dichant

Faire des photos uniques doit être votre préoccupation de tous les instants

Lorsque vous vous trouvez face à une scène banale ou familière, souvenez-vous que ce qui importe, c’est votre vision et votre capacité à rendre cette scène unique.

Cherchez la difficulté, cherchez l’inédit et le banal, suivez votre instinct et votre passion. Chaque photo que vous allez faire est l’occasion de montrer le monde sous un nouvel angle, le vôtre. Alors explorez, créez et partagez votre vision unique.


Couleur et noir et blanc : pourquoi choisir quand on peut avoir les deux ?

Dans l’univers de la photographie, le débat entre la couleur et noir et blanc est permanent. Chaque approche a ses fervents défenseurs et ses atouts uniques. Mais pourquoi se limiter à l’une ou l’autre quand on peut avoir les deux ?

Si vous êtes attiré par l’éclat des couleurs, découvrez comment vous pouvez ajouter la sobriété du noir et blanc dans votre pratique photographique.

Une époque de contraintes

Quel est le point commun entre tous ces photographes légendaires que sont Ralph Gibson, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Lee Friedlander, Gary Winogrand, Daido Moriyama, et Josef Koudelka ?

Ils étaient trop pauvres pour faire de la couleur.

À l’époque de l’argentique, la couleur coûtait une fortune : films, développement, tirages de lecture, tirages d’exposition. Le noir et blanc était une nécessité économique autant qu’un choix artistique.

Ces photographes se sont donc tournés vers le noir et blanc par nécessité. Mais cette contrainte les a aussi poussés à se concentrer sur la composition, le contraste et la lumière, faisant de la limitation économique une différenciation artistique.

Aujourd’hui, plus de différence de coût entre couleur et noir et blanc

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Venise – photo (C) JC Dichant

Depuis l’arrivée du numérique, il n’y a plus de différence de coût entre couleur et noir et blanc. Appareil photo, carte mémoire, logiciel de post-traitement ou tirages, tout est équivalent. Cette démocratisation de la photographie a ouvert de nouvelles possibilités, mais a aussi introduit un nouveau dilemme pour les photographes.

Vous avez un appareil photo qui peut tout faire, donc aucune raison de vous limiter à la couleur. Que vous soyez adepte de la photographie de paysages, de nature, de portraits, de scènes de famille, de sport, d’urbain, d’architecture ou de photo animalière, tout peut être photographié aussi bien en couleur qu’en noir et blanc.

Avec le format RAW, vous avez la liberté de décider après la prise de vue si votre photo sera en couleur ou en noir et blanc, même si je persiste à penser qu’une photo en noir et blanc se crée à la prise de vue.  Pourtant, quelque chose coince encore chez de nombreux photographes amateurs.

La difficulté apparente du noir et blanc

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Les oies bernache du Canada – lac de Créteil – photo (C) JC Dichant

De nombreux photographes amateurs n’osent pas le noir et blanc, car ils ne savent pas quoi faire de ces images souvent peu séduisantes en version « brut de carte ». Produire un noir et blanc direct de qualité (lire « en JPG ») est effectivement difficile sans une bonne maîtrise des réglages de votre appareil.

Vous pouvez jouer avec les ajustements fins ainsi qu’avec l’exposition et le contraste global, mais vous ne pouvez pas ajuster une zone particulière d’une photo sans que les autres ne soient impactées.

L’importance des ajustements locaux

Le noir et blanc est souvent une question de traitement local. En argentique, on utilise nos mains et des masques pour moduler l’exposition des différentes zones de la photo.

Passer au noir et blanc numérique vous permet de simplifier ces ajustements locaux comme globaux, sans y passer le temps que le labo argentique suppose. Les essais ne vous coûtent plus rien et il existe une multitude de modèles de rendus (‘presets’) pour vous lancer, y compris les simulations de films argentiques que je partage dans mes formations.

La liberté de revenir à la couleur

Si le résultat ne vous convient pas, un clic suffit pour revenir à la version couleur. Cette flexibilité apportée par le format RAW est un atout majeur du numérique. Vous pouvez expérimenter sans gaspiller de la chimie, du papier et votre temps.

Non, ce n’était pas mieux avant

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
MacVal Vitry sur Seine – photo (C) JC Dichant

Chaque époque a ses défis et opportunités. Les photographes d’hier ont créé leurs images avec les moyens limités dont ils disposaient. Aujourd’hui, vous avez à votre disposition des outils performants pour repousser les limites de votre pratique photo.

L’important est de toujours explorer, expérimenter et apprendre. Que ce soit en couleur ou en noir et blanc, l’essentiel est de vous faire plaisir.

La puissance de la simplicité

Revenons-en à ce qui a fait le succès des photographes de l’époque argentique, dont ceux cités en introduction. Le noir et blanc simplifie la scène en éliminant la distraction apportée par les couleurs. Il permet au spectateur de se concentrer sur les éléments fondamentaux de l’image : la lumière, la forme, la texture et le sujet.

Rien n’a changé avec le noir et blanc numérique. Cette simplification vous permet de mettre en avant ce que vous voyez de la scène photographiée. Par exemple, un portrait en noir et blanc peut révéler des traits de caractère, des émotions et des expressions qui seraient noyées dans une image en couleur.

Une évocation du passé

Le noir et blanc évoque souvent une sensation de nostalgie et de temps révolu. Cela peut créer une connexion émotionnelle plus profonde avec le spectateur, rappelant les photographies d’époque ou les films muets.

Cette évocation du passé peut également rendre des scènes ordinaires plus attirantes et apporter ce supplément de personnalité qui fait la différence en cette période où tout doit toujours être plus visible, plus rapide, plus riche, plus voyant, plus racoleur.

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Les quais de Seine à Vitry sur Seine – photo (C) JC Dichant

Accentuation des émotions

Sans les distractions des couleurs, les émotions sont souvent plus prononcées en noir et blanc. Les contrastes entre les zones claires et sombres peuvent intensifier les sentiments de tristesse, de joie, de solitude ou de contemplation.

Les photographies de Robert Doisneau, par exemple, montrent souvent des moments de vie quotidienne avec une telle émotion que vous pouvez presque sentir l’atmosphère du moment.

Création d’une atmosphère dramatique

Le noir et blanc peut ajouter un effet dramatique à une image, rendant les scènes plus intenses et captivantes. Les jeux de lumière et d’ombre créent des contrastes forts, souvent renforcés en post-traitement, qui peuvent transformer une scène banale en une photo spectaculaire.

Photographiez un paysage urbain sous une pluie battante, une rue déserte éclairée par des réverbères, un visage éclairé par une lumière latérale ou un alignement d’arbres et vous obtiendrez des images puissantes et dramatiques en noir et blanc.

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Alignement d’arbres dans le Lot  – photo (C) JC Dichant

Renforcement de la structure et de la forme des photos

En éliminant la couleur, le noir et blanc favorise la mise en avant de la structure et de la forme de vos sujets. Les lignes, les motifs et les textures deviennent plus visibles, ils vous permettent de créer des compositions visuelles fortes et attirantes.

En procédant ainsi, vous invitez le spectateur à explorer les détails et les éléments graphiques de vos images. Les photos de Lee Friedlander, par exemple, exploitent souvent ces éléments pour créer des compositions complexes et intrigantes.

Une intimité accrue

Le noir et blanc peut créer un sentiment d’intimité et de proximité avec le sujet en réduisant les distractions visuelles. En photographie de portrait, cela peut rendre le sujet plus accessible et vulnérable, permettant à la personne qui observe la photo de ressentir une connexion plus profonde.

Les portraits en noir et blanc de Yousuf Karsh sont ainsi connus pour leur capacité à capturer l’essence des sujets avec une intensité et une intimité remarquables.

Un recentrage sur le sujet

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Pauline – photo (C) JC Dichant

Le noir et blanc aide à concentrer l’attention du spectateur sur le sujet principal de l’image. En supprimant les couleurs, il n’y a plus de distractions chromatiques qui pourraient détourner l’attention. Cela permet de mettre en avant le sujet et de renforcer le message ou l’émotion que le photographe souhaite transmettre.

Une photo de rue en noir et blanc, par exemple, peut mettre en valeur les interactions humaines et les expressions des personnes, créant ainsi une narration plus forte.

La pureté de l’expression

Le noir et blanc peut être perçu comme une forme de photographie plus pure et directe. Cette approche minimaliste, chère à Denis Dubesset, peut rendre les images plus honnêtes et authentiques, permettant une interprétation plus profonde et personnelle de la part du spectateur.

Les photos en noir et blanc peuvent inciter à la contemplation et à la réflexion. Elles invitent le spectateur à s’arrêter, à regarder plus attentivement, à réfléchir sur ce qu’il voit. Le manque de couleur peut permettre au spectateur de mieux rentrer dans l’image. L’expérience émotionnelle est alors plus riche, car le spectateur prend le temps de regarder la photo et non plus de la voir.

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Monts du Jura – photo (C) JC Dichant

Alors, couleur et noir et blanc, vous prenez les deux ?

Le noir et blanc a une portée universelle. Sans les différences de couleur, les photos en noir et blanc peuvent transcender les cultures, les époques et les frontières. Cette universalité permet de communiquer des émotions et des idées qui résonnent avec un public plus large.

En explorant ces aspects, vous allez mieux comprendre comment le noir et blanc peut être une pratique séduisante pour créer des images chargées en émotion et intemporelles.

Testez le noir et blanc numérique, il peut vous ouvrir de nouvelles perspectives et enrichir votre approche photographique en vous permettant de montrer la beauté du monde avec une profondeur et une intensité que vos photos en couleur ne montrent pas forcément.

Quelques photos en noir et blanc

Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Beach photography – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Les chevaux de la Meuse – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
MacVal de Vitry sur Seine – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Location d’utilitaires – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Au skate park – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Sous l’A86 – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Parc des lilas de Vitry sur Seine – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Les vaches de la Meuse – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Maëlle  – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Le phare du Minou – Plouzané – photo (C) JC Dichant
Couleur vs noir et blanc - photo Jean-Christophe Dichant
Grande Halle de la Villette – photo (C) JC Dichant

Objectifs Nikon NIKKOR : l’héritage se monte à 120 millions

Nikon a franchi le cap des 120 millions d’objectifs NIKKOR produits en avril 2024. Au-delà de ce chiffre impressionnant, examinons comment la marque a su se réinventer au fil des générations d’optiques.

Objectifs Nikon NIKKOR : l'héritage se monte à 120 millions

Tous les objectifs NIKKOR chez Miss Numerique

Tous les objectifs NIKKOR chez La Boutique Photo Nikon

Au-delà du chiffre, l’héritage et l’innovation

En tant que photographe, j’ai toujours apprécié de pouvoir monter un objectif Nikon sur un boîtier Nikon, quelle que soit l’année de production ou ses particularités. Ce qui peut sembler un détail aujourd’hui, avec l’excellence des optiques pour hybrides, ne l’a pas toujours été. La compatibilité, l’étendue de la gamme et les performances font de NIKKOR, la gamme d’optiques Nikon, un nom marquant depuis 1932.

En 1932, Nikon, alors Nippon Kogaku K.K., a enregistré la marque NIKKOR pour désigner ses objectifs. En 1933, les premiers objectifs Aero-Nikkor pour la photographie aérienne ont initié ce qui deviendra, au fil des décennies, l’une des plus belles gammes d’optiques pour la photo. Le récent rachat de RED.com par Nikon laisse entrevoir l’ouverture de la gamme NIKKOR aux optiques pour le cinéma, une nouvelle qui ravira les vidéastes et cinéastes utilisant des hybrides plein format pour leurs tournages.

Objectifs Nikon : tout commence par le verre

fabrication du verre pour les objectifs Nikon NIKKOR

Nikon est l’un des rares fabricants à commencer la production de ses objectifs par la création du verre optique, un verre utilisé sous d’autres formes et via d’autres procédés industriels, dans les verres de lunettes Nikon.

Pour comprendre ces 90 ans de production d’objectifs NIKKOR, il faut remonter aux années 1930, une époque où la photographie était encore en pleine évolution. Les photographes cherchaient constamment à améliorer la qualité de leurs images. C’est dans ce climat d’innovation que Nippon Kogaku K.K., fondée en 1917, a décidé de fabriquer des objectifs sous la marque NIKKOR.

Le Japon s’efforçait de rattraper son retard technologique par rapport aux puissances occidentales. En développant ses propres objectifs, Nikon s’inscrivait dans cette dynamique de modernisation et de perfectionnement. Les premiers objectifs, les Aero-Nikkor destinés à la photographie aérienne, illustrent cette ambition. Utilisés pour des missions de cartographie et de reconnaissance pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont joué un rôle crucial dans le développement des technologies aériennes et militaires.

Après la guerre, Nikon a su tirer parti de l’expérience accumulée pour conquérir de nouveaux marchés. Dans les années 1950 et 1960, l’essor des appareils photo reflex, dont le légendaire Nikon F en 1959, a transformé la pratique photographique des professionnels et des amateurs. Tous avaient désormais accès à des appareils performants, avec des objectifs leur permettant d’explorer le monde, pour les reporters, et les différents domaines artistiques pour les autres. La robustesse et la qualité des objectifs NIKKOR ont rapidement fait de Nikon une référence incontournable.

Pendant les années 1960 et 1970, marquées par plusieurs mouvements artistiques et sociaux, la photographie n’a cessé d’évoluer. Les objectifs NIKKOR ont permis aux photographes de documenter les grands événements de l’époque, des manifestations sociales aux conflits mondiaux, en passant par la conquête de l’espace.

Qualité et innovation

L’excellence optique se reflète dans chaque étape de la fabrication de ses objectifs. De la conception initiale à l’inspection finale, chaque objectif NIKKOR est soumis à des normes de qualité strictes.

le système de motorisation autofocus du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena

L’évolution des objectifs NIKKOR est toujours passée par l’intégration continue de technologies innovantes. Le réglage automatique de l’ouverture, l’autofocus, la réduction de vibration (Nikon VR), le diaphragme à commande électronique, la mise au point avec moteurs pas à pas et le traitement au fluor des lentilles frontales ne sont pas seulement des améliorations techniques ; elles ouvrent de nouvelles possibilités créatives. Elles nous permettent, par exemple, de photographier sans flash en très basse lumière sans craindre le flou, ou de suivre un oiseau en vol grâce à la grande réactivité de l’autofocus. Des capacités impensables dans les années 70 qui sont pourtant intégrées dans tous les objectifs NIKKOR de nos jours.

Objectifs Nikon NIKKOR Z

L’arrivée des objectifs NIKKOR Z, conçus pour les hybrides Nikon, a marqué un tournant décisif. Nikon délaissait sa mythique monture F pour une monture Z innovante, avec le diamètre le plus large du marché. Partir d’une feuille blanche a permis aux opticiens de concevoir des objectifs plus performants, offrant une qualité d’image, notamment en périphérie, impossible à atteindre avec la monture F.

Le NIKKOR Z 58mm f/0.95 S Noct, avec son ouverture record de f/0.95, est un exemple des capacités de cette monture, tout comme le récent NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena.

Cette gamme NIKKOR Z, qui continue de s’étendre, satisfait déjà de nombreux photographes équipés d’hybrides Nikon. Vous pouvez découvrir l’étendue de la gamme dans mon article dédié, ainsi que sur le site Nikon.

Tous les objectifs NIKKOR chez Miss Numerique

Tous les objectifs NIKKOR chez La Boutique Photo Nikon


Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

Voici une question qui divise, alimente les débats et passionne : quelle focale focale pour le portrait choisir entre un 135 mm et un 85 mm ? C’est une question cruciale pour tout photographe, qui m’a été posée après la publication du test du NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, aussi je vous partage mes idées et pratiques avec la passion que je m’efforce de mettre dans mes conseils.

Quelle focale pour le portrait, 135 vs 85 mm ?

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Les deux valent mieux qu’une ?

Je vais commencer par une réponse de Normand, à la question « quelle focale pour le portrait entre 135 et 85 mm », je vous dis l’un, l’autre et les deux ! En effet, le choix d’une focale pour le portrait dépend de plusieurs facteurs.

Le 135 mm est souvent utilisé pour ses capacités à isoler le sujet du fond avec une grande précision. Cette distance focale plus longue permet de créer un effet de compression qui peut s’avérer flatteur pour les portraits. Le 135 mm utilisé à pleine ouverture f/1.8 ou f/1.2 crée un arrière-plan au flou agréable, le sujet semble se détacher de l’image.

Le 135 mm est particulièrement efficace pour les portraits en extérieur où vous avez de l’espace pour reculer et tirer parti de cette distance focale.

Le 85 mm, quant à lui, offre une autre perspective tout aussi séduisante. L’effet bokeh produit par cet objectif est souvent aussi sublime que celui du 135 mm, donnant des arrière-plans ‘crémeux’ qui mettent le sujet en valeur avec beaucoup de douceur. En studio ou dans des espaces plus confinés comme en portrait de rue, le 85 mm est plus pratique car il impose moins de recul que le 135 mm.

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135 mm vs 85 mm, comment choisir ?

Je dis souvent dans mes Lettres quotidiennes que la photographie est une question de contexte et de style. Pour mes usages, avec ma pratique et mes envies, je considère en priorité l’espace dans lequel je fais mes portraits.

En extérieur, dans un parc ou dans la nature où je peux prendre du recul, le 135 mm est un choix qui me permet de compresser les plans pour mettre en valeur le sujet en l’utilisant l’arrière-plan comme décor.

A l’inverse, en intérieur, en studio ou dans la rue, avec un espace disponible moins important, je privilégie le 85 mm qui me permet de me placer plus près de mes sujets, sans avoir à changer de trottoir ou à me coller contre un mur.

Vient ensuite la question du style. Si vous aimez les portraits très serrés, où chaque détail du visage doit apparaître, le 135 mm vous permet de cadrer très serré. Pour des portraits en plans plus larges, voire en pied, le 85 mm est idéal.

Et pourquoi pas les deux ?

Vous voyez déjà venir ma réponse finale, 85 mm comme 135 mm servent deux besoins différents et sont complémentaires selon vos projets. Seulement investir dans un 85 mm et dans un 135 mm, surtout si vous faites le choix d’objectifs à grande ouverture comme le NIKKOR Z 85 mm f/1.2 S ou le NIKKOR Z 135 mm f/1.8 S Plena, ce n’est pas neutre en terme d’investissement financier.

Je vous incite donc à faire des essais dans les conditions de prise de vues qui sont les vôtres, en utilisant un zoom qui couvre ces deux focales. Un 70-200 mm, quel qu’il soit, vous permet de cadrer à 85 mm puis de vous déplacer pour cadrer à 135 mm. Les données EXIF des photos comporteront la distance focale utilisée, vous serez donc capable de comparer en observant vos photos dans votre logiciel favori. Avant de décider de quelle focale vous rend quel service, et le cas échéant, d’investir dans un objectif à focale fixe de 85 mm ou de 135 mm.

Sachez aussi que parfois, un changement de focale peut vous aider à penser autrement et vous offrir de nouvelles perspectives. Faites le test : passez une journée avec chaque focale, variez les situations de prise de vue et observez comment chacune influence vos cadrages, vos compositions selon le lieu, le moment, la lumière, le décor.

Enfin, n’oubliez pas de prendre en compte vos préférences. Votre équipement doit servir votre vision, et non vous imposer des contraintes. Le plaisir que vous allez prendre à utiliser un 135 mm plutôt qu’un 85 mm, ou l’inverse, se verra dans vos photos. Faites-vous confiance, choisissez la focale qui vous inspire le plus le moment venu.

Au final, focale pour le portrait : la balle est dans votre camp

En conclusion, l’essentiel est de choisir l’objectif et la focale qui vous permettent de vous exprimer et de saisir vos sujets avec toute l’envie que vous êtes capable d’y mettre.

N’hésitez pas à expérimenter et à jouer avec les possibilités offertes par chaque objectif. La photographie est autant une question de technique que d’émotion et de vision personnelle.

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Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

DxO a annoncé en mai 2024 l’arrivée de la suite Nik Collection 7, un an après celle de la précédente version 6. Au programme de cette mise à jour, une rapidité et une efficacité accrues ainsi qu’une utilisation plus intuitive des différents plugins. Cette mise à jour pose toutefois la question de l’intérêt de cette suite désormais, alors que les logiciels photo experts progressent de leur côté en implémentant bon nombre des fonctions offertes par la Nik Collection sans en justifier l’achat.

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

La suite et la version d’essai 30 jours sur le site de DxO

Cette introduction particulièrement provocatrice résulte de ce que j’ai retenu de la conférence de lancement par DxO de la Nik Collection 7. Cette suite logicielle intégrée aux logiciels photo Adobe Photoshop CC, Adobe Lightroom Classic, Affinity Photo et DxO PhotoLab propose sept plugins créatifs :

  • Color Efex : correction des couleurs et application de filtres créatifs
  • Silver Efex : conversion des photos en noir et blanc
  • Analog Efex : application de rendus argentiques
  • Viveza : ajustement fin des couleurs
  • HDR Efex : fusion et traitement HDR des prises de vue en bracketing
  • Dfine : réduction du bruit numérique
  • Sharpener  : amélioration des détails et de la netteté

Sans rapport direct avec son numéro de version, la Nik Collection 7 ne dispose en effet « que » de 7 plugins alors que les versions précédentes en comptaient 8. C’est le plugin Perspective Efex qui est absent de cette nouvelle mouture. Selon DxO, il était peu utilisé, son ergonomie différait de celle des autres plugins, et ses fonctions sont intégrées au logiciel maison DxO ViewPoint.

Exit donc Perspective Efex : si vous l’utilisez, ne le désinstallez surtout pas car vous ne pourrez plus en bénéficier. Je peux comprendre le souci de rationaliser une suite dont la couverture fonctionnelle est grande, mais de là à supprimer un plugin sans proposer d’alternative aux utilisateurs, c’est plutôt sévère.

DxO annonce une augmentation significative de la vitesse d’exécution des plugins, pouvant aller jusqu’à 30 %. Cette amélioration est bienvenue, les utilisateurs de Photoshop CC, principaux concernés par la Nik Collection, apprécieront.

Nouvelles fonctionnalités de la Nik Collection 7

Outils ellipse et polygone

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

L’une des innovations majeures de la Nik Collection 7 réside dans l’introduction des outils de retouche sélective en ellipse et polygone. Ces outils permettent de définir avec précision les zones à traiter grâce à la technologie U Points, chère aux anciens utilisateurs de Nikon Capture NX2.

L’outil polygonal, semblable à celui de Photoshop CC, permet de dessiner un tracé précis autour d’une zone complexe. Il facilite des ajustements ciblés comme la modification de la couleur d’un objet aux contours irréguliers.

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

L’outil ellipse permet de spécifier une zone circulaire ou elliptique pour des retouches fines grâce à la pipette qui sélectionne avec précision la couleur à corriger.

Ces outils sont disponibles dans l’ensemble des plugins.

Masques de luminosité

Les nouveaux masques de luminosité de la Nik Collection 7 sont similaires à ceux de Photoshop CC et de Lightroom Classic. Ils permettent de cibler avec précision les zones d’une image en fonction de leur luminosité.

L’intégration de cette fonctionnalité dans les plugins de la Nik Collection 7 évite le recours à des logiciels tiers et simplifie le flux de travail. Ces masques de luminosité permettent des ajustements précis des tonalités et offrent la possibilité de revenir à chaque étape des modifications grâce au traitement non-destructif.

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

Outils TSL, Clearview et grain

L’outil TSL (Teinte, Saturation, Luminosité) permet de modifier rapidement la colorimétrie des photos en sélectionnant une plage de couleurs spécifique et en ajustant la vibrance via un curseur dédié.

L’outil Clearview améliore la clarté et réduit le voile atmosphérique.

L’outil grain, comme son nom l’indique, permet d’ajouter un effet de grain argentique aux photos.

Ces trois outils sont disponibles comme n’importe quel filtre depuis la barre de gauche de l’interface des plugins de la Nik Collection 7.

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

Viveza dans Color Efex

La Nik Collection 7 apporte l’intégration des fonctionnalités de Viveza au sein de Color Efex.

Cette intégration vous permet d’effectuer des corrections de couleurs et de luminosité tout en appliquant des filtres créatifs. Vous pouvez par exemple ajuster les ombres ou l’intensité des couleurs avant d’appliquer un filtre spécifique. De là à penser qu’une fusion est envisageable entre Viveza et Color Efex, tout est permis, ce qui pourrait amener à la disparition du plugin Viveza dans une future Nik Collection 8.

Bascule rapide d’un plugin à l’autre et exportation rapide

Nik Collection 7 : plus rapide, efficace et simple mais quel avenir ?

La Nik Collection 7 améliore le flux de travail grâce à des fonctionnalités de bascule rapide entre les plugins et propose aussi une exportation plus rapide. Un nouveau bouton permet de passer d’un plugin à un autre en un clic.

La nouvelle option d’exportation rapide permet de générer des fichiers en JPEG ou TIFF directement depuis le plugin, sans avoir à fermer celui-ci et à retourner dans Lightroom Classic ou Photoshop CC. Les options de compression vous permettent d’affiner le format final de l’image.

La suite et la version d’essai 30 jours sur le site de DxO

Facilité d’usage du logiciel

DxO met un point d’honneur à simplifier l’utilisation de la Nik Collection 7, qui en a bien besoin tant cette suite peut paraître complexe. L’interface propose des améliorations comme la barre d’outils Nik Selective Tool pour Photoshop CC, qui offre un accès rapide aux fonctionnalités principales.

La bascule rapide entre les différents plugins grâce au bouton dédié, ainsi que l’exportation rapide en un clic, contribuent à la fluidité du flux de travail.

La présence d’un moteur de recherche amélioré pour retrouver vos filtres et presets, ainsi que la possibilité de créer des catégories personnalisées selon vos besoins, ajoute à la convivialité de la Nik Collection 7.

Nik Collection 7 : tarif et compatibilité

La Nik Collection 7 est disponible sur le site de DxO au tarif public de 159 euros, sans abonnement.

La mise à jour depuis une version précédente est facturée 89 euros.

La version d’essai gratuite, sans restriction fonctionnelle, est valable 30 jours.

La Nik Collection 7 est compatible avec DxO PhotoLab (à partir de la version 5), Photoshop CC (version 2022 et ultérieure), Photoshop Elements (2021 et ultérieur), Lightroom Classic (2022 et ultérieur) et Affinity Photo (à partir de la version 1.8). Rappelons que les plugins fonctionnent aussi de façon autonome, sans passer par l’un de ces logiciels experts.

Nik Collection 7 : pour qui, pour quoi ?

Depuis qu’elle a été reprise par DxO, la Nik Collection adresse en particulier les utilisateurs de Photoshop CC qui ne disposent pas des fonctions avancées et intégrées que l’on trouve dans Lightroom Classic. Si vous utilisez Photoshop CC, c’est un moyen d’accéder à de nombreuses fonctions avancées plus simples à mettre en œuvre que certains traitements lourds dans Photoshop CC.

Dans les autres logiciels, l’intérêt d’utiliser la Nik Collection est plus limité. L’intégration de fonctions d’intelligence artificielle dans les logiciels photo (par exemple Lightroom Classic ou DxO PhotoLab) tend à remplacer les traitements précédemment faits par la Nik Collection (réduction du bruit numérique, ajout de grain, travail sur la colorimétrie).

La disparition de l’outil de traitement des perspectives ne joue pas non plus en faveur de cette nouvelle version 7. De plus, le tarif de la Nik Collection 7 s’ajoute à celui des autres logiciels, et même si faire la mise à jour annuelle n’est pas indispensable, les utilisateurs réguliers vont le faire. L’addition finale augmente, justifier le recours à la Nik Collection 7 devient plus difficile.

J’ajouterai que cette suite ne traite toujours pas les fichiers RAW ; il vous faut donc passer par la gestion de deux fichiers RAW et TIFF si vous avez recours à la Nik Collection dans Lightroom Classic par exemple.

Cette version 7, reposant sur une base technique entièrement réécrite et modernisée en 2023, sera-t-elle le chant du cygne d’une suite dont l’intérêt n’était pas à prouver, mais qui s’est émoussé avec le temps ? Ce serait dommage pour la seule suite logicielle aussi complète proposée par un éditeur français, mais c’est une possibilité. Il va être intéressant de voir quels sont les plans de DxO pour donner un nouvel élan à cette suite qui fête ses 29 ans cette année, une belle prouesse pour un logiciel photo !

La suite et la version d’essai 30 jours sur le site de DxO


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