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Les secrets de la photo de nuit de Vittorio Bergamaschi : sortez quand la nuit tombe

La photographie de nuit fascine autant qu’elle intimide les plus débutants. Onze ans après ma première chronique, Vittorio Bergamaschi publie une seconde édition actualisée des Secrets de la photo de nuit chez Eyrolles.

Ce guide pratique de 125 pages promet de démystifier les réglages ISO élevés, les temps de pose longs et l’identification des sujets urbains nocturnes, pour 23 euros. Tient-il ses promesses ?

Pertinence pour les utilisateurs Nikon
Bien que l'auteur ne cite aucun boîtier spécifique, les conseils s'appliquent aux Nikon récents comme à tous les autres appareils photo.
Les photographes équipés d'un Z6 III, Z8, Z9 ou même d'un Z5 tireront pleinement parti des chapitres sur la gestion du bruit ISO (exploitez les 64-25600 ISO natifs de vos hybrides) et sur l'autofocus en basse lumière.
Les possesseurs de reflex D750, D780 ou D850 y trouveront également leur compte, l'auteur restant volontairement générique sur les technologies (plein format vs APS-C) pour garantir la longévité du propos.

Un ouvrage axé sur l’urbain et l’esthétique

Le livre s’articule autour de sept chapitres :

  • matériel et techniques,
  • la nuit en ville,
  • aux portes de la ville,
  • dans la nature,
  • traitement et retouche de l’image,
  • la nuit argentique,
  • et un portfolio final.

L’orientation est clairement urbaine, ce qui n’est pas pour me déplaire car je trouve les images urbaines nocturnes bien plus fascinantes que les images faites en pleine nature. L’auteur montre une belle connaissance du sujet, qu’il s’agisse de prises de vue classiques comme de la maîtrise d’effets visuels (heure bleue, effet starburst, traînées lumineuses).

Vittorio Bergamaschi est avant tout photographe, il mise sur l’aspect esthétique des images nocturnes plutôt que sur la technique pure. Les dizaines de photographies qui illustrent le texte sont toutefois systématiquement accompagnées de métadonnées (ISO, ouverture, vitesse) et de détails de réalisation. Vous allez comprendre concrètement comment reproduire les images présentées.

Une approche pratique adaptée aux amateurs

Le principal atout de cet ouvrage réside dans son côté immédiatement applicable. Vittorio Bergamaschi partage son expérience à travers des conseils pragmatiques : gestion du bruit ISO élevé, temps de pose longs, utilisation de la pose longue, balance des blancs en éclairage mixte urbain, ou encore gestion de l’autofocus et correction d’exposition en conditions nocturnes.

J’apprécie cette orientation dans un livre dédié à la photo de nuit. Cependant, cette approche implique un traitement parfois général de certains aspects techniques. Contraint par le nombre de pages (125 pages utiles), l’auteur ne peut approfondir chaque sujet de manière exhaustive. Les photographes cherchant des détails techniques poussés devront compléter leur lecture par d’autres ressources dédiées (par exemple Mon cours de photos en 20 semaines chrono).

Les secrets de la photo de nuit de Vittorio Bergamaschi
Les secrets de la photo de nuit de Vittorio Bergamaschi

Points à noter

Le choix de ne pas citer des boîtiers et capteurs spécifiques donne au livre un aspect intemporel. Par rapport à la première édition (que j’ai conservé précieusement dans ma bibliothèque) les hybrides et moyen-formats quasi-inexistants en 2014 sont évoqués dans le chapitre sur les généralités plein format vs. APS-C vs. le reste. Ce choix me convient : l’objectif du livre n’est pas de proposer un guide d’achat photo.

Je suis plus réservé sur le chapitre « traitement et retouche de l’image » avec Lightroom Classic et Photoshop. Sans captures d’écran ni instructions précises, les plus débutants devront aller chercher ailleurs les informations (qu’ils se rassurent, je peux leur venir en aide). Ce manque de support visuel, qui peut frustrer les moins aguerris, ne compromet cependant pas l’intérêt du livre.

Concrètement, l'auteur vous dira qu'il faut réduire le bruit en post-traitement ou ajuster la balance des blancs, mais n'explique pas comment dans l'interface du logiciel. Un débutant en post-traitement devra donc regarder des tutoriels en parallèle pour traduire les conseils en clics concrets dans Lightroom Classic.

Plus anecdotique, le chapitre sur la photo de nuit argentique semblera hors sujet pour le photographe numérique et trop succinct pour satisfaire le véritable passionné d’argentique. Je vous renvoie vers les ouvrages de Gildas Lepetit-Castel pour satisfaire votre curiosité si vous pratiquez l’argentique.

À qui s’adresse ce livre ?

Les secrets de la photo de nuit cible prioritairement les amateurs intéressés par la photographie nocturne mais ne sachant ni comment s’y prendre, ni quoi photographier. C’est une excellente approche du sujet, accessible même aux débutants, à condition d’accepter d’aller chercher des compléments techniques ou artistiques ailleurs pour approfondir certains aspects.

Si vous possédez déjà la première édition de 2014, le rachat ne se justifie pas vraiment : les améliorations, bien que réelles, restent essentiellement des actualisations et enrichissements du texte original plutôt qu’une refonte complète.

Pour les autres, à 23 €, le rapport qualité-prix est satisfaisant compte tenu de la qualité du contenu et de la présentation soignée (et d’une impression en Europe). La collection « Les secrets de… » chez Eyrolles a fait ses preuves depuis des années, et cet ouvrage perpétue cette tradition de qualité pédagogique.

Ce livre va moins vous intéresser si…

Titre complet : Les secrets de la photo de nuit (2e édition, mai 2025)
Auteur : Vittorio Bergamaschi (photographe professionnel)
Éditeur : Eyrolles (collection « Les secrets de… »)
Date de parution : Mai 2025
Format physique : 17 × 23 cm, reliure dos collé
Nombre de pages utiles : 125
Prix public : 23 € TTC
Première édition : 2014 (cette édition est une refonte modernisée)

FAQ sur le livre Les secrets de la photo de nuit

Ce livre convient-il aux débutants complets en photo ?
Oui, à condition d’avoir quand même les bases (triangle d’exposition, modes PASM). Si vous débutez totalement, suivez d’abord une formation générale puis revenez à ce livre pour la spécialisation nocturne.

Faut-il un trépied pour appliquer les conseils du livre ?
Oui. L’auteur insiste sur les temps de pose longs, impossibles à main levée. Budget minimum : 120-150 € pour un trépied stable type Manfrotto Befree ou équivalent.

Les techniques fonctionnent-elles avec un Nikon d’entrée de gamme (Z50II, Z30, D3500) ?
Oui pour les compositions et l’approche esthétique. Les capteurs APS-C montreront leurs limites au-delà de 3 200 ISO comparés aux plein format, mais les principes restent valables.

Dois-je racheter cette édition si je possède la version 2014 ?
Non. Les améliorations sont réelles mais la base du livre est la même.

Quels chapitres puis-je sauter ?
Aucun. Ne sautez jamais le moindre chapitre dans un livre sur la photographie (!).

En conclusion : mon avis sur Les secrets de la photo de nuit

Ce guide pratique réussit son pari : rendre la photo de nuit accessible sans simplifier à l’excès. Vittorio Bergamaschi livre 125 pages d’expérience concrète, immédiatement applicables avec n’importe quel appareil équipé d’un mode manuel et d’un trépied.

Les 23 euros sont justifiés par la qualité éditoriale Eyrolles, la qualité d’impression et l’absence d’alternative francophone.

Voici donc un ouvrage pratique et inspirant si vous souhaitez franchir le cap de la photo de nuit sans vous perdre dans des considérations techniques trop abstraites. Vittorio Bergamaschi transmet son expérience à chaque page, vous offrant des pistes concrètes pour transformer les sorties nocturnes en véritables séances photo créatives. Un bon point de départ, à compléter au besoin selon votre niveau et vos ambitions.


Vidéo avec un Nikon : vocabulaire, formats, codecs et réglages techniques

Filmer avec un Nikon Z suppose de connaître un vocabulaire technique spécifique, très différent de celui de la photo. Codec, cadence, sous-échantillonnage, N-Log, conteneur, espace colorimétrique : ces termes barbares reviennent dans chaque discussion sur la vidéo. Sans savoir ce qu’ils signifient, point de salut. Point de réglages, aussi.

J’ai rassemblé ici toutes les définitions de référence, avec des exemples concrets sur les boîtiers Nikon Z actuels. Si vous cherchez une méthode pour réussir vos premiers tournages, c’est autre chose et c’est dans l’article Premiers tournages vidéo avec votre Nikon Z.

Comprendre les formats vidéo

Vous devez avoir ces trois notions fondamentales en tête avant de toucher au moindre réglage : le codec, le débit et la définition. N’ayez crainte, c’est plus simple qu’il n’y paraît.

Le codec détermine comment votre appareil compresse la vidéo. C’est le format de compression utilisé pour réduire la taille du fichier tout en conservant la qualité de l’image : H.264, H.265 (HEVC), Apple ProRes, AV1. Le codec est le premier critère à considérer pour équilibrer qualité et poids de fichier. Lorsque vous verrez les volumes mis en jeu par la vidéo, vous me remercierez !

Exemple : H.265 est utilisé pour filmer en 4K sur les Nikon Z récents, car il réduit la taille du fichier tout en maintenant une excellente qualité par rapport au H.264.

Le débit indique la quantité d’informations enregistrées chaque seconde, exprimée en Mbps (mégabits par seconde). Plus il est élevé, plus l’image résiste aux mouvements complexes (feuillages, eau, foule) mais plus le fichier est volumineux. La contrainte est alors évidente : acheter des cartes, et pas qu’un peu.

Exemple : un débit de 25 Mbps convient à une vidéo 4K en usage courant. Les Nikon Z haut de gamme proposent des débits bien supérieurs pour les enregistrements RAW ou ProRes.

La définition correspond à la taille de l’image exprimée en pixels : 1920 x 1080 (Full HD), 3840 x 2160 (4K), 7680 x 4320 (8K). Elle détermine la netteté et la qualité perçue de la vidéo.

Exemple : pour YouTube, le 1080p offre un bon compromis entre qualité d’image et vitesse de chargement. La 4K est utile si vous recadrez en post-production ou diffusez sur grand écran.

Le vocabulaire de la vidéo avec un Nikon Z

Les hybrides Nikon Z intègrent des notions spécifiques à la vidéo puisque tous permettent de filmer. Voici les termes que vous rencontrerez dans les menus et les notices.

  • Conteneur : le fichier qui englobe vos données vidéo et audio. C’est l’emballage de vos vidéos. Les formats MP4, MOV et NEV (propre à Nikon pour le RAW) sont les plus courants sur les Nikon Z. Le conteneur détermine la compatibilité du fichier avec vos logiciels de montage. Le MP4 est compatible avec la quasi-totalité des plateformes en ligne, le MOV est préféré pour la post-production professionnelle.
  • Trame – progressif / entrelacé : en vidéo progressive (p), toutes les lignes de l’image sont affichées simultanément. En entrelacé (i), les lignes paires et impaires alternent. Le mode progressif est aujourd’hui la norme pour le web et la production courante. Les Nikon Z filment exclusivement en progressif, le 1080i appartient à l’ère de la diffusion télévisée traditionnelle.
  • Fréquence d’images (frame rate) : le nombre d’images enregistrées par seconde. Les valeurs courantes sont 24p, 25p, 30p, 50p, 60p, 100p, 120p. Une fréquence élevée permet un rendu plus fluide, utile pour les scènes d’action ou la création de ralentis au montage. Mais attention, plus il y a d’images par seconde, plus le fichier est volumineux.

Exemple : filmez à 50p pour pouvoir ralentir la séquence par deux au montage sans perte de fluidité.

  • Rapport d’aspect : la largeur de la vidéo par rapport à sa hauteur. Le 16:9 est le format standard pour les écrans larges, les TV et les plateformes vidéo. Le 4:3 est un format plus ancien, aujourd’hui quasi obsolète.
  • Espace colorimétrique : le modèle de couleur utilisé pour représenter l’image. Le Rec. 709 est la norme pour la HD et le web. Le Rec. 2020 est utilisé pour la 4K et le HDR, avec une gamme de couleurs plus étendue et plus fidèle à la perception humaine.
  • Profil de couleur : il spécifie la gestion de la plage dynamique. HDR10 et Dolby Vision permettent de capturer et d’afficher des hautes lumières et des ombres plus détaillées qu’en SDR standard. HLG (Hybrid Log-Gamma), disponible sur plusieurs Nikon Z, est compatible avec les téléviseurs HDR sans nécessiter de conversion.

Vidéo HD, Full HD, 4K : que signifient ces termes ?

Encore des barbarismes pour les photographes ! Ces appellations correspondent à des niveaux de définition progressifs. Chacun implique des exigences différentes en matière de débit, de stockage et de capacité de traitement.

8K (4320p) : 7680 x 4320 pixels. Réservé aux productions cinématographiques ou aux tournages prévoyant un recadrage important en post-production. Les Nikon Z6III, Z8 et Z9 en sont capables.

HD (720p) : 1280 x 720 pixels. Suffisant pour les petites productions ou la diffusion web légère.

Full HD (1080p) : 1920 x 1080 pixels. Encore la norme pour la majorité des projets vidéo ne nécessitant pas de recadrage. Excellent compromis qualité / facilité de traitement.

4K (2160p) : 3840 x 2160 pixels, soit quatre fois la résolution du Full HD. Recommandé si vous recadrez en post-production ou visez une diffusion sur grand écran. La nouvelle norme, aussi.

Comprendre le sous-échantillonnage de chrominance

Là, on attaque le mal de tête, j’aurai prévenu. La notation 4:2:2 ou 4:2:0 décrit la façon dont les informations de couleur sont enregistrées dans la vidéo, par rapport aux informations de luminance (luminosité). Plus les chiffres sont élevés, plus les couleurs sont fidèles et plus les fichiers sont volumineux.

  • 4:4:4 : toutes les informations de couleur et de luminance sont conservées intégralement. Qualité maximale, idéale pour l’étalonnage professionnel et les effets spéciaux. Peu courant sur les appareils photo hybrides.

Exemple : utilisé dans les productions cinématographiques nécessitant une précision colorimétrique absolue.

  • 4:2:2 : les informations de couleur sont réduites de moitié horizontalement, la luminance reste intacte. Excellent rapport qualité / taille de fichier pour un usage professionnel ou semi-professionnel. Disponible sur les Nikon Z haut de gamme (Z6III, Z8, Z9).

Exemple : le Nikon Z6III permet d’enregistrer en 4:2:2 avec le codec H.265 10 bits, ce qui donne une souplesse appréciable en étalonnage.

  • 4:2:0 : les informations de couleur sont réduites horizontalement et verticalement. Format le plus courant sur les hybrides en usage standard, ainsi que sur les plateformes de streaming. Qualité acceptable pour l’œil humain dans la grande majorité des usages.

Exemple : les vidéos YouTube sont encodées en 4:2:0 à la diffusion. Pour un usage final sur le web, le 4:2:0 est tout à fait suffisant.

Choisir la vitesse d’obturation et la cadence en vidéo

Oubliez ce que vous savez du temps de pose en photo. Pour une vidéo au rendu fluide et naturel, la règle du 180° est la référence à retenir. Le principe est simple : le temps de pose doit être égal au double de la cadence d’image choisie.

  • À 25 images par seconde : choisissez une vitesse d’obturation de 1/50 s.
  • À 50 images par seconde : choisissez une vitesse d’obturation de 1/100 s.
  • À 120 images par seconde : choisissez une vitesse d’obturation de 1/250 s.

En dessous de cette valeur, le flou de mouvement devient excessif. Au-dessus, l’image paraît saccadée. Si la luminosité ambiante vous oblige à choisir une vitesse d’obturation au-delà de la valeur cible, ajoutez un filtre ND (densité neutre) : c’est son rôle en vidéo.

Exemple concret : filmez une scène en famille à 25p avec une vitesse d’obturation de 1/50 s, puis comparez avec 1/500 s sur le même plan. La différence de rendu du mouvement est immédiatement visible.

Stabiliser votre prise de vue vidéo

Une vidéo 4K c’est bien, une vidéo nette, c’est mieux. La stabilité est la première condition à respecter pour tourner une vidéo agréable à regarder. Les hybrides Nikon Z plein format ont une stabilisation capteur (IBIS) qui compense les micro-mouvements et suffit pour les plans fixes ou les panoramiques lents.

Ses limites apparaissent dès que vous marchez ou bougez de manière plus ample : les vibrations des pas se transmettent au capteur et aucune stabilisation électronique ne les efface entièrement. Une poignée, une cage légère ou un stabilisateur vidéo transforment le rendu des séquences en déplacement.

Exemple : filmez une scène en ville à main levée sans accessoire, puis avec une poignée. La différence de stabilité est visible dès la première comparaison.

Calibrer les couleurs et régler la balance des blancs

Là, on rejoint la photo, ou presque Fixez toujours une balance des blancs manuelle avant de filmer, même en extérieur. La balance automatique peut varier en cours d’enregistrement et créer des différences de teinte d’un plan à l’autre, difficiles à corriger au montage. C’est LA différence avec la photo.

Si votre Nikon Z propose un profil d’image plat (Flat) ou le N-Log, il offre une plus grande souplesse en étalonnage en conservant davantage d’informations dans les hautes lumières et les ombres. Ce type de profil nécessite une correction colorimétrique obligatoire au montage : c’est un outil pour la post-production, pas une amélioration automatique. En clair, il faut savoir ce que vous faites.

Exemple : en intérieur sous lumière chaude, fixez la balance des blancs à 3200 K. Cela garantit une teinte constante entre tous les plans, même si la lumière varie légèrement hors champ.

Pour aller plus loin : En savoir plus pour obtenir les couleurs qui vous plaisent

Particularités Nikon Z

Les hybrides Nikon Z intègrent plusieurs outils conçus spécifiquement pour faciliter la prise de vue vidéo. Certains fonctionnent en permanence, d’autres doivent être activés selon la situation.

Prévisualisation de l’exposition

Le viseur ou le moniteur du Nikon Z affiche le rendu final en temps réel, avant de lancer l’enregistrement. Vous pouvez ajuster vitesse d’obturation, ouverture ou ISO et observer l’effet directement sur l’image. C’est l’un des avantages majeurs des hybrides par rapport aux reflex en vidéo : ce que vous voyez avant de tourner est exactement ce que vous allez enregistrer.

Autofocus vidéo

Le mode AF-C assure un suivi continu du sujet en mouvement. Le suivi des yeux fonctionne en vidéo sur la quasi-totalité des Nikon Z récents et maintient la netteté sur un visage même si la personne se déplace légèrement dans le cadre. Pour les plans statiques ou les scènes prévisibles, la mise au point manuelle avec le peaking actif reste plus précise et évite les décrochages d’AF dans les situations complexes.

Zébra

Le zébra surligne les zones surexposées sur l’écran avant et pendant l’enregistrement. Activez-le systématiquement en extérieur ou en contre-jour pour éviter de cramer un ciel ou un visage sans vous en rendre compte. Il vous donne une lecture directe des limites d’exposition sans avoir besoin d’interpréter un histogramme en temps réel.

Peaking

Le peaking surligne les contours nets en couleur sur l’écran lors de la mise au point manuelle. Particulièrement utile pour les plans rapprochés, les portraits ou les séquences où vous préférez garder la main plutôt que de faire confiance à l’autofocus.

Pour aller plus loin : Qu’est-ce que le focus peaking ?

Profil d’image Flat et N-Log

Le profil Flat adoucit le contraste et préserve davantage d’informations dans les tons extrêmes. Il facilite l’harmonisation des plans au montage si vous débutez dans la correction colorimétrique.

Le N-Log pousse cette logique plus loin : il produit une image volontairement plate et désaturée, conçue pour l’étalonnage professionnel (comme le Picture Control neutre en photo). Il donne accès à une plage dynamique plus étendue, au prix d’une correction colorimétrique obligatoire. Sans cette étape, l’image N-Log rendue telle quelle est inexploitable.

Stabilisation IBIS

L’IBIS intégré des Nikon Z plein format stabilise efficacement les petits mouvements sur les plans fixes. Il atteint ses limites dès que vous vous déplacez : dans ce cas, une cage, une poignée ou un stabilisateur complètent avantageusement la stabilisation capteur.

L’exemple du Nikon Z6III

Le Nikon Z6III illustre l’étendue des possibilités vidéo des hybrides Nikon actuels. Voici ses caractéristiques techniques vidéo détaillées, avec ce que chacune signifie concrètement.

Taille d’image et cadence de prise de vue

  • 5376 x 3024 (5,4K) : 60p / 50p / 30p / 25p / 24p
  • 3840 x 2160 (4K UHD) : 120p / 100p / 60p / 50p / 30p / 25p / 24p
  • 1920 x 1080 : 240p / 200p / 120p / 100p / 60p / 50p / 30p / 25p / 24p
  • 1920 x 1080 (ralenti) : 30p x4 / 25p x4 / 24p x5

Note : les cadences réelles pour 240p, 200p, 120p, 100p, 60p, 50p, 30p, 25p et 24p sont respectivement de 239,76 / 200 / 119,88 / 100 / 59,94 / 50 / 29,97 / 25 / 23,976 vps.

Ce que cela signifie concrètement : la cadence 120p en 4K UHD vous permet de créer des ralentis x4 ou x5 en Full HD avec une fluidité parfaite. La définition 5,4K offre une marge de recadrage significative en post-production tout en conservant une image 4K finale.

Taille d’image et cadence en format RAW

  • 6048 x 3402 : 60p / 50p / 30p / 25p / 24p
  • 4032 x 2268 : 60p / 50p / 30p / 25p / 24p
  • 3984 x 2240 : 120p / 100p / 60p / 50p / 30p / 25p / 24p

L’enregistrement RAW interne sur le Z6III est une capacité rare à ce niveau de prix : il permet de travailler sur les données brutes du capteur en post-production, sans la compression d’un codec standard. Le résultat en étalonnage est nettement supérieur, au prix de fichiers beaucoup plus volumineux.

Formats de fichiers et options de compression

Formats disponibles : NEV (RAW Nikon), MOV, MP4.

  • N-RAW (12 bits) : format RAW propriétaire Nikon. Qualité maximale, fichiers très lourds, nécessite NX Studio ou DaVinci Resolve pour le traitement.
  • Apple ProRes RAW HQ (12 bits) : format RAW Apple. Compatible avec Final Cut Pro et DaVinci Resolve.
  • Apple ProRes 422 HQ (10 bits) : codec intermédiaire professionnel. Fichiers volumineux mais montage très fluide, étalonnage de qualité.
  • H.265 / HEVC (8 bits et 10 bits) : codec haute efficacité. Bon rapport qualité / taille de fichier pour la 4K. Le 10 bits offre une meilleure marge en étalonnage.
  • H.264 / AVC (8 bits) : codec standard, compatible avec tous les logiciels et plateformes. Fichiers plus lourds que le H.265 à qualité identique.

Options supplémentaires d’enregistrement vidéo

  • Time-lapse : capture de séquences à intervalles réguliers, assemblées en vidéo accélérée. Utile pour un coucher de soleil, l’évolution d’une scène urbaine ou un chantier.
  • Réduction de vibration électronique : stabilisation complémentaire à l’IBIS, active en permanence lors des déplacements à main levée.
  • Codes temporels : permettent de synchroniser image et audio lors du montage, notamment en configuration multi-caméra.
  • N-Log et HDR (HLG) : profils d’image offrant une plage dynamique étendue pour une meilleure gestion des hautes lumières et des ombres en post-production.
  • Moniteur de forme d’onde : affiche les niveaux de luminosité pour vérifier que l’exposition est correcte avant et pendant l’enregistrement. Plus précis que l’histogramme pour la vidéo.
  • Cadre REC rouge : indicateur visuel clair confirmant que l’enregistrement est en cours. Évite les oublis lors de prises importantes.
  • Zoom sur l’affichage pendant l’enregistrement (50 %, 100 %, 200 %) : permet de vérifier la mise au point en détail sans interrompre le tournage.
  • Enregistrement proxy : enregistre simultanément une version haute qualité et une version proxy légère. Facilite le montage sur des ordinateurs moins puissants, avant de rebrancher les fichiers haute qualité en export final.
  • Zoom haute résolution : zoom numérique permettant de recadrer sans changer d’objectif, avec une perte de qualité limitée grâce à la haute définition de départ.

Format d’enregistrement audio

La qualité audio est aussi plus déterminante encore que la qualité d’image. Un plan excellent avec un son mauvais est inexploitable. Les Nikon Zproposent deux formats d’enregistrement audio selon le conteneur utilisé.

  • PCM linéaire (48 KHz, 24 bits) : disponible pour les vidéos enregistrées au format NEV ou MOV. Qualité maximale, aucune compression audio. Idéal pour les interviews, les voix off ou toute prise de son destinée à être montée.
  • AAC (48 KHz, 16 bits) : disponible pour les vidéos enregistrées en MP4. Format compressé, plus léger. Suffisant pour les vidéos destinées aux réseaux sociaux ou à un usage web courant.

Options d’enregistrement disponibles : micro stéréo intégré ou externe, entrée ligne, sensibilité réglable, atténuateur, réponse en fréquence, réduction du bruit du vent.

Le microphone intégré des Nikon Z est utilisable en dépannage ou pour de la captation personnelle. Pour tout usage plus sérieux, un micro externe directionnel ou un micro-cravate améliore immédiatement la qualité sonore. C’est le premier accessoire à acquérir.

Accessoires vidéo pour Nikon Z

FAQ : vocabulaire et réglages vidéo Nikon Z

Quelle est la différence entre H.264 et H.265 sur un Nikon Z ?

H.265 (HEVC) compresse environ deux fois plus efficacement que H.264 à qualité équivalente. Choisissez H.265 pour filmer en 4K. H.264 reste plus compatible avec les anciens ordinateurs et les plateformes en ligne, mais produit des fichiers plus lourds à qualité identique. Si votre ordinateur et vos logiciels acceptent le H.265, préférez-le systématiquement.

Qu’est-ce que le N-Log sur les Nikon Z ?

Le N-Log est un profil d’image logarithmique qui enregistre une plage dynamique étendue en conservant le maximum d’informations dans les hautes lumières et les ombres. Il produit une image intentionnellement pâle et sans contraste, conçue pour être corrigée en étalonnage. Il est utile si vous maîtrisez un logiciel de correction colorimétrique comme DaVinci Resolve. Si vous débutez, choisissez le profil Standard ou Neutre : vous obtiendrez un meilleur résultat immédiat.

Quelle cadence vidéo choisir pour un rendu naturel ?

25p pour un rendu naturel en Europe (norme PAL). 24p donne un rendu légèrement plus cinématographique, souvent associé au cinéma. 50p est utile si vous souhaitez ralentir la séquence par deux au montage, ou pour les sujets en mouvement rapide. Au-delà de 100p, vous entrez dans le domaine du super-ralenti.

Pourquoi utiliser un filtre ND en vidéo ?

En vidéo, le temps de pose est contraint par la règle du 180°. En plein soleil, cette valeur fixe vous oblige à fermer le diaphragme pour ne pas surexposer, ce qui nuit à la qualité d’image ou vous prive d’une grande ouverture. Le filtre ND réduit la quantité de lumière entrante pour que vous puissiez maintenir le bon temps de pose et l’ouverture souhaitée, indépendamment de la luminosité ambiante.

Puis-je enregistrer la vidéo en RAW avec tous les Nikon Z ?

Non. L’enregistrement vidéo en N-RAW ou ProRes RAW est réservé aux boîtiers haut de gamme : Z6III, Z8, Z9, ZR. Les modèles d’entrée et de milieu de gamme proposent les codecs H.264 et H.265, qui restent largement suffisants pour la production courante et la grande majorité des usages.

Quelle est la différence entre 4:2:0 et 4:2:2 en pratique ?

Pour un usage web standard tel que YouTube, réseaux sociaux, diffusion en ligne, le 4:2:0 est tout à fait suffisant. La différence devient visible en étalonnage poussé : le 4:2:2 conserve plus d’informations de couleur, ce qui donne une plus grande marge de correction sans dégradation de l’image. Si vous étalonnez sérieusement votre vidéo, choisissez le 4:2:2 dès que votre boîtier le propose.

En conclusion

Maîtriser le vocabulaire vidéo, c’est comprendre pourquoi votre Nikon Z vous propose tel ou tel réglage, et ce que vous perdez ou gagnez selon vos choix. Codec, cadence, sous-échantillonnage, espace colorimétrique : ces notions ne sont pas réservées aux vidéastes professionnels. Elles sont les clés pour (enfin) comprendre ce que peut faire votre boîtier.

Vous souhaitez passer à la pratique et réussir vos premiers tournages ? C’est par ici : premiers tournages vidéo avec votre Nikon Z.


35 défis pour booster sa pratique photo d’Alexandra Sophie : sortez de votre routine créative

Vous enchaînez les sorties photo sans vraiment progresser ? Vous tournez en rond avec les mêmes sujets, les mêmes cadrages, les mêmes lieux et heures de prise de vue ? Votre appareil prend la poussière parce que vous manquez de motivation ? Si vous vous dites « oui, c’est ça » en lisant ces lignes, le livre d’Alexandra Sophie pourrait bien être le coup de pied aux fesses dont votre pratique photographique a besoin.

Publié chez Eyrolles, « 35 défis pour booster sa pratique photo » rejoint la collection des livres pratiques destinés aux photographes en quête de progression. Contrairement aux manuels techniques classiques, ce livre mise sur l’action et la créativité plutôt que sur la théorie pure.

EN BREF

Livre : 35 défis pour booster sa pratique photo
Autrice : Alexandra Sophie
Éditeur : Eyrolles
Année : 2025
Pages : 157 (4 pages par défi)
Prix : 20 €
Public : Débutants et intermédiaires
Format : Dos collé, maquette couleur

Une photographe qui assume son univers

Alexandra Sophie est photographe et réalisatrice. Elle a développé un univers visuel très personnel autour de la mode, de la beauté, de l’art et particulièrement du corps féminin et de la nature. Cette approche se voit dans tout le livre, ses photographies assument une esthétique sensible et une lumière travaillée.

Son travail a notamment été publié dans Harper’s Bazaar ou Vogue. Sur Instagram, elle partage régulièrement son approche de la photographie de portrait en lumière naturelle, ce qui se retrouve pleinement dans certains exemples du livre.

Si vous cherchez un ouvrage formaté « grand public neutre », passez votre chemin. Ici, on sent une patte, une direction artistique affirmée qui donne une vraie cohérence visuelle à l’ensemble.

Le principe : 35 défis pour réenchanter sa pratique

Le concept est simple mais efficace : 35 défis photographiques répartis en quatre grandes catégories (couleurs et lumières, composition et jeux graphiques, portrait figuratif, entre rêve et réalité).

Chaque défi occupe 4 pages et suit une structure identique : un titre accrocheur avec sous-titre, l’idée sous-jacente du défi, la mission concrète à réaliser, une description détaillée, des photos d’exemple et des astuces techniques pour y arriver.

35 défis pour booster sa pratique photo d'Alexandra Sophie : sortez de votre routine créative

J’ai particulièrement apprécié l’approche de l’autrice : pas de carnet de suivi, pas de planning imposé, pas de pression. J’y ai retrouvé un peu de « Slow photo » de Sophie Howart. L’objectif est de « réenchanter » votre vie photographique, comme de faire un état des lieux de votre pratique actuelle. Vous pourrez ensuite choisir librement entre les thèmes proposés ou vos propres idées basées sur ces thèmes.

Le message est clair dès l’introduction : pour réussir, prenez votre temps, coupez-vous des réseaux sociaux toxiques, et concentrez-vous sur votre plaisir photographique. Inutile de vous dire que je suis en phase avec elle, surtout en ce qui concerne les réseaux sociaux toxiques.

Quels défis photo allez-vous relever ?

Les 35 défis couvrent un spectre large, des classiques incontournables aux exercices plus créatifs. Sans reprendre la classification du livre, voici comment les distinguerais.

Les fondamentaux revisités : heure dorée, heure bleue, contre-jour, noir et blanc, photo de nuit, silhouettes. Ces défis permettent aux débutants de maîtriser les bases, mais on ne va pas se mentir, ce sont des sujets archi-connus que vous avez probablement déjà croisés dans d’autres ouvrages comme sur ce site

Voir aussi mon guide complet de la photographie à l’heure dorée

Les défis créatifs avancés : couleurs complémentaires, ton sur ton, flares assumés, hors-champ, expérimentation avec la mise au point, portrait sans visage. Ici, on monte d’un cran en complexité et en réflexion créative. J’ai aimé.

Les défis originaux : portraits d’animaux, l’art de la mise en scène, le chronomètre comme contrainte créative, « à travers » (jouer avec la transparence), réaliser une mini-série. Ces défis sortent des sentiers battus et offrent de vraies pistes d’exploration.

Chaque défi est accompagné de photographies de l’autrice qui illustrent le rendu attendu. La qualité d’impression est excellente, fidèle à ce que les éditions Eyrolles proposent, avec une maquette couleur qui met les images en valeur.

Les points forts du livre

Un format pensé pour l’action
Chaque défi tient sur 4 pages (soit environ 140 pages de contenu pur sur les 157 pages du livre). Cette densité permet d’aller droit au but sans noyer le lecteur dans des explications interminables. Le reste du livre comprend l’introduction et quelques pages sur la démarche de l’autrice.

Des photographies motivantes : c’est le premier atout du livre. Les images d’Alexandra Sophie donnent vraiment envie de sortir son appareil. Son travail sur la lumière naturelle, les portraits en extérieur et l’univers féminin apporte une vraie personnalité à l’ouvrage.

Une belle qualité d’impression : à 20 euros pour 157 pages au format dos collé, la finition est soignée. Les couleurs sont fidèles, le papier agréable, et le format se glisse facilement dans un sac photo pour l’avoir toujours avec vous sur le terrain.

Les défis créatifs qui sortent du lot : même si certains défis sont des classiques, les propositions les plus originales (transparence, portrait sans visage, mise en scène, contrainte chrono) offrent de vraies pistes pour renouveler sa pratique.

Un ouvrage abordable : pas de pression, pas de rythme imposé, liberté totale dans le choix et l’ordre des défis. De plus, à 0,57 centime le défi, le rapport qualité-prix est honnête (!).

35 défis pour booster sa pratique photo d'Alexandra Sophie : sortez de votre routine créative

Pour qui est fait ce livre ?

Ce livre s’adresse clairement aux photographes débutants et intermédiaires qui cherchent des idées sans jamais les trouver, ou qui ont besoin d’un fil conducteur pour se remettre en action.

Si vous êtes dans une phase de stagnation créative, que vous ne savez plus pourquoi vous avez acheté un appareil photo, ou que vous voulez tester vos capacités à travers des exercices variés, ce livre remplira parfaitement son rôle.

En revanche, si vous êtes un(e) photographe avancé(e) à la recherche de techniques pointues ou d’analyses approfondies, vous risquez de trouver le contenu un peu léger. Et soyons honnêtes : le principe du livre-défis photo n’est pas nouveau, notamment chez Eyrolles avec la série des « 52 défis photo« .

Ce qui fait la différence ici, c’est vraiment l’univers photographique d’Alexandra Sophie et son approche particulière du portrait féminin en lumière naturelle.

Si vous avez déjà travaillé avec « Composez, réglez, déclenchez ! » de Anne-Laure Jacquart ou « L’âme d’une image » de David duChemin, ce livre sera un excellent complément pratique orienté exercices plutôt que théorie.

Questions fréquentes sur ce livre

Quel est le niveau requis pour « 35 défis pour booster sa pratique photo » ?
Le livre s’adresse aux photographes débutants et intermédiaires (je n’aime pas l’expression amateur avancé). Les défis « classiques » (heure dorée, contre-jour) conviennent aux débutants, les défis créatifs (hors-champ, mini-série) challengeront les intermédiaires.

Faut-il suivre les 35 défis dans l’ordre ?
Non, c’est justement la force du livre. Vous faites comme vous voulez, quand vous voulez. Les défis sont indépendants et vous pouvez les réaliser dans l’ordre qui vous inspire. L’autrice vous encourage même à créer vos propres défis en parallèle.

Combien de temps faut-il pour terminer tous les défis ?
Il n’y a aucune contrainte de temps. Certains lecteurs feront un défi par semaine (soit 8-9 mois), d’autres préféreront en réaliser plusieurs rapidement puis faire une pause. L’approche est totalement libre.

Ce livre convient-il à tous les types de photographie ?
Les défis couvrent principalement la photo de portrait, de paysage et la photographie créative en lumière naturelle. Si vous êtes plutôt orienté photo animalière, macro ou sport, ces défis seront moins pertinents pour votre pratique.

Quelle est la différence avec les autres livres « 52 défis photo » ?
La principale différence réside dans l’approche visuelle d’Alexandra Sophie, centrée sur le portrait féminin et la lumière naturelle. Les photos d’illustration sont toutes de l’autrice, avec une vraie cohérence esthétique, contrairement à d’autres livres qui abordent des domaines plus classiques.

Mon avis sur « 35 défis pour booster sa pratique photo »

« 35 défis pour booster sa pratique photo » fait ce qu’on lui demande : offrir un support concret, visuellement inspirant, pour sortir de sa zone de confort photographique. Ce n’est pas un livre révolutionnaire dans son concept, mais l’autrice assume son positionnement et l’éditeur propose une impression soignée .

Le format 15×21 est idéal pour glisser le livre dans le sac et le consulter avant une sortie photo. Ce qui fait la vraie valeur ajoutée, c’est l’approche visuelle d’Alexandra Sophie et sa capacité à montrer plutôt qu’à expliquer.

Je vous le recommande si : vous manquez d’inspiration, vous cherchez un cadre bienveillant pour progresser, vous aimez l’esthétique du portrait en lumière naturelle.

Passez votre chemin si : vous êtes photographe avancé(e), vous cherchez de la technique pure, vous possédez déjà un livre de défis photo similaire.

« 35 défis pour booster sa pratique photo » par Alexandra Sophie – Éditions Eyrolles – 157 pages – 20 €

Vous avez déjà ce livre ? Quel est votre défi préféré ? Partagez-le en commentaire !


Correction d’exposition : comment sous-exposer ou sur-exposer pour des photos créatives

L’automatisme de votre appareil photo vous permet de régler l’exposition pour que vos photos soient bien exposées. Il doit être capable de vous donner de bonnes photos et de déjouer les principaux pièges. En modifiant le réglage d’exposition, vous pouvez toutefois faire plus de photos créatives, voici comment.

Résumé rapide : En sous-exposant légèrement, vous évitez de brûler le ciel, vous renforcez le contraste et vous donnez plus de présence aux nuages. En testant plusieurs valeurs, vous choisissez l’ambiance qui correspond à votre intention. Et si vous travaillez en RAW, cette maîtrise dès la prise de vue vous offre plus de latitude pour affiner le rendu au développement. L’exposition devient alors un choix créatif autant qu’une décision technique.

Corriger l’exposition pour obtenir le rendu que vous cherchez

Correction d’exposition, définition : la correction d’exposition est le réglage qui permet de décaler volontairement l’exposition calculée par l’appareil photo. Elle s’exprime en valeurs d’exposition (EV ou IL). Une correction de –1 EV réduit la luminosité d’un facteur 2. Une correction de +1 EV la double. Elle s’applique en conservant un ou deux paramètres du triangle d’exposition constants.

Principe de base de l’exposition

La bonne exposition d’une photo est la combinaison de trois réglages :

  • le temps de pose,
  • l’ouverture,
  • la sensibilité ISO.

En combinant ces réglages de la meilleure façon, la mesure de lumière automatique de votre appareil photo vous donne l’exposition idéale. “Idéale” signifie que votre photo n’est ni trop claire, ni trop sombre.

Si le ciel est lumineux il ne doit pas être pour autant brûlé. Si les ombres sont très sombres, elles ne doivent pas être bouchées. Le sujet principal doit être agréable à regarder.

Ce fonctionnement par défaut de votre appareil photo est celui que vous utilisez la plupart du temps. Mais régler l’exposition ne se limite pas à faire des photos correctement exposées. D’ailleurs que signifie “correctement exposées” ?

Comment fonctionne la correction d’exposition

La correction d’exposition consiste à modifier volontairement la valeur d’exposition calculée par l’automatisme de l’appareil photo, en sous-exposant ou en sur-exposant de façon délibérée. Ce réglage, exprimé en valeurs d’exposition (EV), permet d’adapter l’ambiance, le contraste et la lisibilité d’une scène selon l’intention photographique, et non selon ce que la mesure automatique juge « correct ».

En savoir plus sur la correction d’exposition.

Utiliser le triangle d’exposition pour ajuster la lumière

C’est le principe du triangle d’exposition, un des trois réglages joue sur la luminosité de la photo, les deux autres restant égaux par ailleurs.

Pour corriger l’exposition, utilisez le correcteur d’exposition. Sur la plupart des appareils photo il s’agit d’une molette à tourner, d’un bouton sur lequel appuyer avant de tourner la molette, ou d’une touche particulière. Consultez le mode d’emploi de votre appareil photo pour trouver comment faire.

Voir comment procéder pour corriger l’exposition sur un hybride ou un reflex

Quand corriger l’exposition : 5 situations fréquentes

  • Scène très contrastée (paysage avec ciel lumineux + premier plan sombre)
  • Contre-jour ou silhouette
  • Ambiance dramatique ou ciel gris (lever/coucher de soleil, nuages sombres)
  • Hautes lumières critiques à préserver (nuages, ciel, reflets)
  • Pour favoriser les détails dans les ombres quand vous prévoyez un post-traitement RAW

Photos de paysage : choisir la bonne exposition selon la lumière

Exposition automatique : ce que l’appareil interprète

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : 0 Ev (mesure matricielle automatique Nikon Z 6II)

La photo de paysage ci-dessus a été faite en hiver, vous voyez que le ciel est très lumineux avec des zones brûlées tandis que le champ est peu éclairé. La difficulté ici est d’ajuster l’exposition pour que le ciel ne soit pas trop blanc, et que les détails du champ soient bien visibles.

A la limite du ciel et de la terre vous apercevez un arbre. Ses branches se superposent au ciel, provoquant un effet silhouette qui peut avoir de l’intérêt sur le plan graphique. La colline en arrière-plan n’est que très peu visible.

Au premier plan, la barrière et les poteaux marquent l’espace. C’est un élément graphique à prendre en considération dans le rendu final de la photo.

La valeur moyenne de mesure de lumière donnée par l’automatisme permet de conserver du détail dans le ciel comme dans le champ. Les nuages sont visibles, mais la zone brûlée est importante. L’herbe et les poteaux sont visibles aussi, bien que l’ensemble manque de détail.

C’est une photo correctement exposée au sens de l’automatisme mais bien fade. En corrigeant l’exposition, vous pouvez lui donner un tout autre rendu.

Sous-exposition : –1 EV et –2 EV pour récupérer le ciel

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -1 Ev

Sur ce deuxième exemple, j’ai sous-exposé d’1 Ev en changeant le temps de pose, à ouverture (f/8) et ISO 100 constants. La photo est plus sombre, il y a plus de détails dans le ciel, les nuages sont plus visibles. Les zones brûlées sont moins importantes. Le champ est plus sombre, il est plus difficile d’apercevoir les poteaux, de même que les détails dans l’herbe.

Cette version m’intéresse car les motifs créés par les nuages sont plus intéressants. L’ambiance plus sombre me plaît mieux également.

Le champ au premier plan reste toutefois trop sombre pour que le résultat me convienne.

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -2 Ev

Pour ce troisième exemple j’ai sous-exposé de 2 Ev. Le premier plan est très sombre, les détails ne sont presque plus visibles. La matière dans le ciel, apportée par les nuages, devient intéressante. La zone brûlée est réduite et la limite entre le ciel et la terre est très graphique.

Cela peut être intéressant, mais le rendu global est encore bien trop sombre.

Sous-exposition poussée : –3 EV et dynamique du capteur

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : -3 Ev

Pour pousser l’exercice jusqu’au bout, j’ai appliqué ici une correction d’exposition de -3 Ev. Si le premier plan est complètement sombre, le ciel prend une nouvelle apparence. Les nuages noirs prédominent, le soleil apparaît derrière les nuages. C’est la zone très lumineuse précédente qui n’est presque pas brûlée ici.

Cela démontre au passage la capacité du capteur à encaisser les hautes lumières. Faites l’essai avec votre appareil photo pour voir jusqu’où il sait aller en matière de dynamique. Je ne conserverai pas cette version en l’état, mais le ciel m’intéresse.

Pour aller plus loin : vérifiez toujours l’histogramme. Si, en sous-exposant, vous voyez que les hautes lumières ne sont pas cramées et que l’histogramme n’est pas « clipé » à droite, c’est un bon signe. Vous évitez de perdre des détails irréversiblement. A contrario, une exposition « à droite » bien mesurée (sans écrêtage) vous donnera un maximum d’information dans les ombres — idéal si vous shootez en RAW.

Sur-exposition : +1 EV et +2 EV pour éclaircir le premier plan

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : +1 Ev

Pour cette cinquième version de la photo, j’ai appliqué une correction d’exposition de + 1 Ev. Le rendu est totalement différent.

Le premier plan est lumineux, les détails dans l’herbe très visibles, les poteaux de la barrière aussi.

À la frontière de la terre et du ciel vous percevez de nombreux détails dans les arbres et les branchages, de même que la colline au fond. Le ciel est par contre très lumineux, cette masse claire plombe la photo, elle n’est pas intéressante en l’état.

Comment régler l'exposition pour faire des photos créatives
Correction d’exposition : +2 Ev

Afin de voir ce que je pouvais espérer de cette scène et de cette lumière, j’ai ici exposé à + 2 Ev. Le ciel est bien plus blanc, brûlé en grande partie. La matière des nuages n’est plus visible, son intérêt graphique est perdu.

Le champ est lui très lumineux, trop à mon goût. L’ambiance générale de la photo est très différente. Il est presque difficile de se croire en plein hiver. Je ne garderai pas non plus cette version, mais cette belle luminosité du premier plan m’intéresse.

En pratique : 3 étapes pour corriger l’exposition sur le terrain

  1. Observez la scène et identifiez la zone prioritaire (ciel, sujet, premier plan).
  2. Déclenchez à 0 EV, puis consultez l’histogramme ou les zones cramées.
  3. Ajustez par paliers de 1/3 EV jusqu’à obtenir le rendu souhaité, en testant au moins une valeur négative et une valeur positive.

Comment utiliser la correction d’exposition sur le terrain

Lorsque je déclenche, j’utilise la correction d’exposition comme un outil créatif simple. Selon la scène, elle change tout. Voici quelques situations typiques dans lesquelles vous pouvez en profiter.

PAYSAGE AVEC CIEL LUMINEUX
Face à un ciel trop clair, une correction de -1 EV suffit souvent à révéler du relief dans les nuages et à densifier l’ambiance.
À f/8, ISO 100, vous gagnez un ciel plus expressif sans assombrir exagérément le premier plan.

PORTRAIT EN CONTRE-JOUR
Ici c’est l’inverse : si vous exposez « normalement », le visage se retrouve souvent trop sombre. En ajoutant +1 EV ou +1,3 EV, vous éclairez le sujet sans perdre toute la dynamique du fond.
Par exemple f/2,8, ISO 200, +1 EV pour garder un visage lisible.

SCÈNE DE NUIT
En ville, l’automatisme surexpose souvent les façades ou les lampadaires. Un –1 EV ou –2 EV évite que les hautes lumières soient cramées et vous garde du détail dans les zones éclairées.
À f/4, ISO 1600, –1 EV donne déjà un rendu plus fidèle.

LUMIÈRE DOUCE EN FIN DE JOURNÉE
Cette lumière flattera votre scène, mais peut conduire le boîtier à sous-exposer légèrement. Dans ce cas, ajouter +0,3 EV ou +0,7 EV suffit à donner plus de présence au sujet sans trahir l’ambiance douce.
Par exemple f/5,6, ISO 200, +0,7 EV.

LUMIÈRE DURE EN PLEIN SOLEIL
Au contraire, la lumière peut être violente et le contraste très fort. Pour éviter de cramer les hautes lumières, réduisez l’exposition à –0,7 EV ou –1 EV.
À f/11, ISO 100, –1 EV protège les détails et simplifie la scène.

Attention : ces ajustements ne sont pas des règles, ce sont des points de départ fiables. Ils vous aident à « sentir » ce que le correcteur d’exposition permet, et à développer progressivement votre propre signature.

En procédant ainsi, par variations successives du réglage d’exposition dans un sens comme dans l’autre, je peux analyser la scène. La sous-exposition m’informe sur les détails disponibles dans les zones très lumineuses, la sur-exposition me donne de l’information sur les détails disponibles dans les zones sombres.

Le capteur de mon appareil photo n’est pas capable d’enregistrer l’ensemble de cette plage dynamique, c’est normal. Mais en corrigeant l’exposition, et en travaillant le rendu final en post-traitement, je vais pouvoir adapter le rendu final de l’image à mes envies.

Tableau récapitulatif des effets de la correction d’exposition

Situation Ce qui se passe sans correction Effet de la correction d’exposition Résultat sur l’image
Paysage avec ciel clair Ciel trop lumineux, peu de texture Sous-exposition –1 EV Densité accrue, nuages plus visibles
Paysage très lumineux Partiellement surexposé, ciel brûlé Sous-exposition –2 EV Ciel récupéré, contraste renforcé
Variations d’ambiance dans un même paysage Une seule exposition n’équilibre pas toute la scène Tester 0 / –1 / –2 EV Sélection du rendu le plus adapté à l’intention
Recherche d’une atmosphère marquée Exposition standard trop neutre Ajustement fin de l’exposition Ambiance plus personnelle et expressive
Image destinée au traitement RAW Risque de hautes lumières irrécupérables Sous-exposition légère Meilleure marge de récupération au développement

Chaque fois que vous êtes confronté à une scène comme celle-ci, avec un écart important entre hautes et basses lumières, n’hésitez pas à régler l’exposition en la décalant. Cela vous permet de distinguer ce qu’il est possible de voir dans les zones claires comme dans les zones sombres.

Si vous utilisez un hybride, ajustez l’exposition avant la prise de vue, visualisez le résultat dans le viseur, et choisissez la valeur qui vous convient.

Si vous utilisez un reflex, faites plusieurs photos en corrigeant l’exposition et regardez sur l’écran arrière le résultat qui vous convient le mieux.

Dans les deux cas, utilisez le format RAW pour pouvoir corriger en post traitement. C’est ce que nous allons faire maintenant.

Complément : RAW vs JPEG

Si vous shootez en RAW, la correction d’exposition offre une marge très confortable en post-traitement. Vous pouvez souvent récupérer des détails dans les ombres ou les hautes lumières. En revanche, en JPEG, l’exposition « juste » devient plus cruciale : un ciel cramé ou des ombres bouchées seront bien plus difficiles à rattraper.

RAW et traitement : affiner l’exposition au développement

Pourquoi partir d’une version sous-exposée

Pour corriger l’exposition, selon vous, de quelle version je vais partir ?

J’ai choisi de partir de la version sous-exposée -2 Ev. C’est un choix personnel, vous pourriez en faire un autre, j’ai pris cette version car elle me permet de récupérer un maximum de détails dans le ciel sans rien perdre dans le premier plan.

C’est une décision que j’applique systématiquement sur les paysages à fort contraste : exposer pour préserver les hautes lumières, puis récupérer les ombres en post-traitement. Lightroom Classic récupère facilement 2 à 3 EV dans les ombres d’un fichier RAW Nikon sans dégradation visible. Ce n’est pas le cas pour les hautes lumières écrêtées : une fois cramées, elles sont perdues.

Comment traiter une photo de paysage

Ajuster l’exposition du ciel en premier

Dans un premier temps j’ajuste l’exposition sur le ciel, j’augmente l’exposition pour récupérer de la matière dans les nuages sans trop éclaircir la zone très claire. Je la travaille à part pour en diminuer les hautes lumières j’assume le fait que le soleil soit brûlé, il y a une logique.

Comment traiter une photo de paysage

Récupérer les détails du premier plan

Dans un second temps, j’ajuste le premier plan en remontant l’exposition. Je diminue le réglage des ombres, pour faire apparaître du détail au tout premier plan, avant la barrière.

Comment traiter une photo de paysage

Équilibrer la zone intermédiaire de l’image

Ce premier résultat ne me satisfaisant pas encore, j’ajuste l’exposition sur la partie intermédiaire entre la barrière et les arbres. Ceci me permet au passage de récupérer du bleu dans le ciel à la limite entre ciel et terre. La partie droite de l’image s’éclaircit.

Comment traiter une photo de paysage

Ajuster couleurs, clarté et contrastes pour finaliser le rendu

La zone gauche sous l’arbre étant encore bien sombre je l’éclaircis elle-aussi en faisant en sorte de faire le lien avec la zone précédente. J’aurais pu traiter toute cette zone en une seule fois, mais je trouve plus simple de le faire en deux passages, la précision est plus grande.

Comment traiter une photo de paysage

Il ne me reste plus qu’à ajuster les couleurs. Je renforce les verts et bleus en augmentant la luminance de ces teintes. Pour finir, j’augmente légèrement la clarté sur l’ensemble de l’image, cela joue sur l’accentuation pour renforcer les détails. Quelques points de vibrance me permettent de renforcer les zones bleues sombres du ciel.

FAQ : correction d’exposition et exposition créative

Faut-il corriger l’exposition sur chaque photo ?

Non. Sur une scène uniforme et bien éclairée, l’automatisme est fiable. La correction d’exposition devient utile dès que la scène présente un fort contraste, un contre-jour, un ciel très lumineux ou que vous cherchez une ambiance particulière. En paysage, c’est plus souvent la règle que l’exception.

Quelle différence entre correction d’exposition et réglage manuel ?

En mode manuel, vous fixez vous-même les trois paramètres du triangle d’exposition. La correction d’exposition s’utilise en mode semi-automatique (priorité ouverture ou priorité temps de pose) : vous décalez la valeur calculée par l’appareil sans tout rerégler. C’est plus rapide sur le terrain.

Pourquoi sous-exposer plutôt que récupérer le ciel en post-traitement ?

Parce qu’une haute lumière écrêtée est irrémédiable, même en RAW. Si vous shootez à 0 EV et que le ciel est brûlé, aucun logiciel ne récupérera l’information perdue. En sous-exposant de 1 à 2 EV, vous conservez cette information et vous la restituez au développement.

Peut-on corriger l’exposition en travaillant en JPEG ?

Oui, mais avec des marges bien plus étroites. Le JPEG applique une compression irréversible : il reste peu de latitude pour récupérer les ombres ou les hautes lumières. En JPEG, la précision de la correction à la prise de vue est donc plus critique qu’en RAW.

Comment savoir si j’ai bien corrigé l’exposition sans regarder l’écran de mon appareil ?

Utilisez l’histogramme en temps réel (viseur électronique sur un hybride) ou après la prise de vue. Un histogramme décalé vers la droite sans coupure indique une bonne gestion des hautes lumières. Une coupure à droite signale un écrêtage : revenez en arrière d’1/3 EV.

Conclusion : corrigez l’exposition pour créer votre propre rendu

La démarche mise en œuvre ici m’a permis de passer d’une photo faite en mode automatique à une photo au rendu personnalisé.

Comment traiter une photo de paysage, avant-après
Avant – Après

Certains préféreront le rendu d’origine, d’autres apprécieront cette version plus lumineuse. Peu importe. Ce que je cherche à vous montrer, c’est que régler l’exposition vous permet de faire des photos créatives aisément.

Cette photo aurait peut-être mérité un autre traitement, une fusion HDR… toutes les solutions ont un intérêt. Régler l’exposition à la prise de vue reste toutefois le plus simple à faire, même si vous ne faites pas de post-traitement final.

Si vous êtes adepte du format JPG à la prise de vue, corriger l’exposition à votre convenance est une bonne façon de faire des photos créatives qui ne seront pas « celles des autres ».


Quand le ciel gris est l’ami des photographes

Alors que la météo enchaînait les caprices, j’ai décidé de sortir lui tenir tête. Un appareil photo comme témoin, et à nous deux, le ciel gris. Au retour, parmi les quelques images capturées, celles-ci m’ont touché plus que les autres. La raison ? Ce qu’évoquait ce ciel gris, ce que j’avais vécu pendant la sortie, et mon envie de montrer la ville autrement que sous son visage habituel.

Le ciel gris est souvent le cauchemar des photographes qui ne jurent que par les ciels bleus. Pourtant, lorsque les nuages sont de la partie, que le ciel se pare de différentes teintes et affiche un joli contraste entre zones lumineuses et zones sombres, c’est le moment que je préfère pour sortir.

« Le ciel gris est mon ami » pourrais-je dire. Ce qui tombe bien en automne, ou à l’approche de l’hiver, alors que le soleil se cache plus souvent que nous l’aimerions. C’est pourquoi savoir profiter de ces ambiances particulières, sombres, chargées, surtout en ville, est une pratique que je ne peux que vous recommander.

Rendre l’ambiance, plus que montrer la scène

Dans ma série de lettres photos sur le programme DESTINATION PHOTO, je parle du traitement à appliquer aux images. Celles que vous voyez ici ont subi un traitement rapide ayant pour seul but de renforcer cette ambiance chargée. Une fois la prise de vue terminée, j’utilise un de mes presets Lightroom personnalisés. Il joue sur le profil des fichiers (un des profils disponibles sur mon appareil photo) puis corrige légèrement la colorimétrie de l’image. Pour rendre l’ambiance encore plus pesante, j’ajoute un zeste de clarté et de texture.

En savoir plus sur la prise de vue par temps gris (exposition, réglages)

Je vous laisse regarder ces images. Intéressez-vous à ce qu’elles vous évoquent, au-delà des apparences. Qu’y voyez-vous ? A quoi vous font-elles penser ? Peut-être que, comme moi, vous y trouverez cette complicité discrète que seul un ciel gris peut vous offrir.


Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic

Une de vos photos vous plaît, vous aimeriez la présenter sur Instagram ou votre site web. Pourquoi ne pas lui donner de l’espace pour mieux la mettre en valeur ? Mais voilà, Lightroom Classic ne propose aucun outil direct pour ajouter une bordure. Pas de contour, pas de taille de fond étendue comme dans Photoshop. Heureusement, il existe une méthode simple pour y arriver dans Lightroom Classic. Voici comment faire.

À RETENIR
Lightroom Classic ne peut pas créer une bordure en pixels ou en pourcentage. La seule solution interne repose sur le module Impression, qui génère une image finalisée en simulant une mise en page. C’est une méthode fiable, rapide et suffisante pour la majorité des usages photo et web.

Pourquoi ajouter une bordure dans Lightroom Classic ?

La bordure, souvent blanche, n’est pas qu’un choix esthétique. Elle sert à structurer la présentation d’une photo, à renforcer le contraste sur fond sombre. C’est aussi un moyen efficace de valoriser une série.

Sur Instagram, la bordure a un autre avantage : elle permet de respecter le ratio d’image de votre photo sans subir le recadrage sauvage imposé par le réseau. Il n’y a rien de pire que de cadrer avec soin une image pour la voir recadrée arbitrairement selon les bons vouloirs d’une plateforme peu respectueuse de ses utilisateurs.

C’est aussi une astuce très utilisée pour afficher une photo plein cadre sur un site web ou dans un portfolio sans que l’arrière-plan de la page interfère avec la perception de l’image.

Ce que Lightroom permet… et ce qu’il ne permet pas

C’est l’une des questions les plus fréquentes parmi les utilisateurs de Lightroom Classic.

Le module Développement ne permet pas de modifier la zone de travail autour de l’image, ce qui explique pourquoi les utilisateurs cherchent souvent une solution alternative pour ajouter un cadre ou une marge.

Le seul recours, dans l’environnement Adobe, est d’ouvrir la photo dans Photoshop, d’ajouter la bordure, puis de récupérer le fichier dans Lightroom.

Encore faut-il disposer de Photoshop. Avec l’augmentation des tarifs de l’abonnement Creative Cloud pour la photo, vous vous êtes peut-être tourné vers la formule Lightroom Classic 1 To, dont le prix reste raisonnable. Vous gagnez en espace de stockage, mais vous perdez Photoshop au passage.

Si vous êtes dans ce cas, ou si vous estimez que passer par Photoshop pour « juste » ajouter une bordure est une étape de trop, voici comment vous en sortir sans quitter Lightroom Classic.

Tout repose alors sur la mise en page du module Impression, via les marges et la taille de la cellule.

Cela peut surprendre au début, mais une fois la logique comprise, ajouter une bordure devient simple, reproductible et parfaitement intégré au flux Lightroom.

La méthode Lightroom Classic : le module Impression

C’est la seule méthode interne permettant de générer une image JPEG contenant réellement une bordure autour de la photo.

Ce procédé fonctionne avec toutes les versions de Lightroom Classic, même les plus anciennes, car le module Impression n’a pratiquement pas changé depuis ses débuts.

Étape 1
Sélectionnez la photo concernée.
Passez dans le module Impression.

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic : module d'impression
Module d’impression de Lightroom Classic

Étape 2
En bas à gauche, ouvrez Mise en page…
Choisissez un format, par exemple A4.
Ce réglage définit la surface finale du JPEG.

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic

Étape 3
Dans le panneau droit, sous Style de disposition, choisissez « Une seule image / planche contact ».
Décochez les trois cases de l’onglet Paramètres d’image.
Dans l’onglet Disposition, définissez vos marges. Ce sont elles qui créent la bordure.
L’image vient ensuite se placer dans la cellule centrale.

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic

Étape 4
Dans l’onglet Page, choisissez la Couleur d’arrière-plan de la page.
C’est elle qui définit la couleur de la bordure. Pour cet exemple, j’ai choisi le blanc.

Étape 5
Dans Travaux d’impression, choisissez Imprimer vers : Fichier JPEG.
Sélectionnez une résolution élevée, par exemple 300 ppp.
Cochez Netteté d’impression : standard.
Choisissez Qualité JPEG : 100.

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic

Générez le fichier en cliquant sur Impr. dans fichier….

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic

Lightroom crée alors un fichier JPEG dans lequel la bordure blanche fait partie intégrante de l’image finale. Cette image peut ensuite être utilisée sur votre site, Instagram, Flickr ou dans une galerie web Lightroom.

EXEMPLE DE RÉGLAGE
Pour obtenir une bordure blanche visible avec un format carré pour Instagram, essayez :

- dans Travaux d'Impression/ Dimensions de fichier personnalisées : 250 mm x 250 mm
- Marges : 0 mm tout autour
- Taille des cellules : 235 mm

Cette configuration maximise votre photo dans un cadre carré tout en ajoutant un filet blanc régulier.

Comprendre la logique de la bordure dans Lightroom

Lightroom n’affiche jamais la taille finale en pixels. Pourquoi ? Parce que le module Impression fonctionne comme un pilote virtuel : vous définissez une page, Lightroom y place la photo, puis génère un JPEG correspondant à la page entière.

Ce fonctionnement est différent du module d’export. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’un export à proprement parler, mais d’une génération de fichier JPEG.

La largeur de la bordure dépend donc de deux éléments :

  • la taille de la page (A4, A3, etc.),
  • les marges et la taille de la cellule.

Cette logique n’est pas intuitive, mais elle devient parfaitement maîtrisable dès que vous êtes à l’aise avec les marges.

Quand cette méthode est-elle idéale ?

Pour ajouter une bordure propre, élégante et régulière sans quitter Lightroom.

Pour préparer une planche test, une image de portfolio, une photo destinée à un site web ou un tirage rapide.

Pour obtenir un rendu « cadre blanc » sans passer par un logiciel externe.

Limites de cette méthode

Cette technique ne permet pas de choisir une bordure exprimée en pixels exacts. Lightroom Classic ne sait produire qu’un fichier basé sur la page définie dans le module Impression.

Si vous avez besoin d’une bordure très précise en pixels pour un format strict, il faudra utiliser un logiciel externe.

FAQ : ajout d’un cadre autour d’une photo avec Lightroom Classic

Peut-on ajouter une bordure en restant dans le flux Lightroom ?
Oui, tant que vous utilisez le module Impression. C’est la seule solution interne permettant d’ajouter une marge autour de votre photo sans ouvrir Photoshop. Vous restez donc 100 % dans le flux Lightroom Classic, avec une mise en page reproductible et un JPEG final contenant la bordure.

Comment ajouter une bordure dans Lightroom Classic ?
Il faut utiliser le module Impression, ajuster les marges et exporter la page en JPEG via « Imprimer vers : Fichier JPEG ». Lightroom ne propose aucune autre méthode interne.

Puis-je choisir la largeur de la bordure en pixels ?
Non. Lightroom Classic ne travaille pas en pixels dans le module Impression. La largeur dépend du format de page et des marges que vous définissez.

La bordure sera-t-elle visible après export ?
Oui. Le JPEG généré contient la bordure telle qu’elle apparaît dans la mise en page du module Impression.

Pourquoi Lightroom n’a-t-il pas d’outil de cadre ?
Parce que le module Développement n’a jamais été conçu comme un outil de mise en page. Seul le module Impression permet d’ajouter une bordure via une page virtuelle.

Est-ce que cela fonctionne pour plusieurs photos en même temps ?
Oui. Il suffit de sélectionner plusieurs images avant d’ouvrir le module Impression. Toutes seront exportées avec la même mise en page.

Mon retour de formateur

La grande majorité des photographes que j’accompagne dans l’apprentissage de Lightroom Classic veulent juste une présentation élégante, facile à reproduire, sans s’éparpiller entre plusieurs outils.

Le module Impression répond parfaitement à cette demande. Il est stable, cohérent, intégré au flux Lightroom Classic, et permet de générer un JPEG final propre, prêt à être partagé ou imprimé.

Autre avantage : une fois votre mise en page définie, vous pouvez la sauvegarder sous forme de modèle utilisateur pour la réutiliser ultérieurement, sans avoir à tout réajuster.

De même, vous pouvez ajouter des bordures à plusieurs photos en les sélectionnant toutes au préalable. Le principe de traitement par lots de Lightroom Classic reste opérationnel. Si vous avez de nombreuses photos pour lesquelles vous souhaitez ajouter une bordure, c’est un gain de temps appréciable.

Il faut simplement accepter la logique de cette méthode : on ne crée pas une bordure en pixels, on crée une mise en page.

Pour conclure

Lightroom Classic ne propose pas de bordure « à la demande », mais son module Impression permet d’obtenir un résultat propre, esthétique et totalement exploitable.

Une fois vos réglages créés, vous pourrez reproduire votre cadre en un clic, pour conserver une cohérence visuelle dans vos présentations.

Vous venez d’apprendre à ajouter une bordure. Parfait.
Mais si vous voulez vraiment maîtriser Lightroom Classic… ce n’est que la surface.

Pour tout le reste — ce qui fait gagner du temps, ce qui évite les erreurs coûteuses, ce qui transforme des heures de tâtonnements en minutes de maîtrise — tout est ici :


Histoire Nikon | Épisode 10 : Nikon, NASA et la conquête spatiale

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Quand Nikon monte en orbite, l’histoire de la photographie change d’échelle. Depuis 1971, la NASA fait confiance à la marque japonaise pour documenter ses missions, du programme Apollo aux programmes modernes comme Artemis. Exigences extrêmes, innovations uniques et boîtiers légendaires, voici comment Nikon est devenu le leader de l’espace.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6
Épisode 9 – Nikon et le 7ème Art

Aux origines du partenariat Nikon – NASA

Dès 1971, Nikon devient l’interlocuteur unique de la NASA pour la photographie. La conquête spatiale entre alors dans une nouvelle phase : après les premiers pas sur la Lune, il faut documenter la vie en orbital, les sorties extra-véhiculaires, les réparations, les expériences scientifiques.

Nikon fournit alors un boîtier très particulier : un Nikon F spécialement modifié, motorisé, sécurisé et entièrement adapté aux conditions extrêmes du vide spatial.

La NASA ne veut prendre aucun risque : coupe-circuits, verrous spéciaux, matériaux résistants aux chocs thermiques, documentation rigoureuse. C’est le début d’un partenariat de confiance qui durera plus d’un demi-siècle.

Le Nikon F NASA : un boîtier unique au monde

Pour les missions Apollo tardives, Nikon développe quelques exemplaires d’un Nikon F motorisé, conçu pour être utilisé avec des gants épais, sans rembobinage manuel et avec des sécurités électriques inédites.

Aucun autre boîtier Nikon ne possède ce type de coupe-circuits, ajoutés pour éviter toute étincelle dans une atmosphère en oxygène pur : un risque mortel pour les astronautes.

Produit à très faible tirage, ce Nikon F NASA reste l’un des boîtiers les plus rares jamais construits par la marque.

Le Nikon F2 ne volera jamais… place au Nikon F3

Alors que le F2 aurait pu prendre la relève, Nikon juge le modèle trop récent pour les normes NASA. Le partenariat reprend directement avec le Nikon F3, conçu dès 1980 pour les missions orbitales, la navette spatiale et le laboratoire Spacelab.

Préparé avec une minutie extrême, le F3 NASA se distingue par :

  • des commandes surdimensionnées pour l’usage avec gants,
  • une typographie agrandie pour compenser la perte d’acuité visuelle en microgravité,
  • un verrouillage de la mise au point sur l’infini,
  • des objectifs spéciaux (UV, 55, 105, 35 f/1.4…), souvent produits à la demi-douzaine.

Chaque boîtier est numéroté, documenté, suivi, photographié. La NASA trace tout : optique, boîtier, moteur, poignée, viseur. Certains de ces appareils peuvent être admirés au Nikon Museum de Tokyo.

Small Camera et Big Camera : le F3 dans toutes les configurations

Le Nikon F3 NASA existe en deux versions :

Small Camera : le modèle standard, utilisé avec des films adaptés permettant parfois jusqu’à 72 vues.

Big Camera (F3 250) : version rarissime équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues d’affilée avec des films spécifiques à faible épaisseur. Seulement 13 exemplaires auraient été fabriqués.

Cette configuration était essentielle pour les opérations documentaires : inspection de la navette, relevés de surface, réparations, photographies structurelles.

Les images étaient ensuite scannées et envoyées directement sur Terre pour analyse.

L’arrivée du numérique : D1, D3, D4, D5… puis Z9 en 2024

À partir des années 1990, les systèmes numériques simplifient grandement la transmission des images. La NASA adopte successivement :

  • les systèmes DCS (Kodak/Nikon)
  • le Nikon D1
  • le Nikon D3
  • le Nikon D4
  • le Nikon D5

En janvier 2024, un lot de Nikon Z9 rejoint la Station Spatiale Internationale (ISS) grâce à SpaceX. Des optiques Z montent également à bord, accompagnées de bagues FTZ pour conserver les téléobjectifs en monture F, encore indispensables.

Artemis : Nikon prépare son retour sur la Lune

En février 2024, Nikon annonce que la mission Artemis, qui marquera le retour de l’humanité sur la Lune, sera photographiée au Nikon Z9.

Des firmwares spécifiques sont déjà prévus : gestion thermique, sécurité électrique, utilisation avec gants, modes adaptés aux environnements extrêmes.

La boucle est bouclée : 50 ans après Apollo, Nikon se prépare à poser de nouveau l’œil de l’humanité sur la Lune.

Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon

Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des informations, des anecdotes et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où situations inédites et conditions extrêmes sont les moteurs de l’innovation.

FAQ : Nikon et la NASA

Nikon a-t-il vraiment fabriqué des boîtiers spécifiques pour la NASA ?
Oui. Nikon a conçu des versions spéciales du Nikon F et du Nikon F3, puis des reflex numériques et désormais de l’hybride Nikon Z9 avec commandes agrandies, interrupteurs sécurisés et optiques dédiées.

Qu’est-ce que le Nikon F3 “Big Camera” ?
Une version rare équipée d’un dos grande capacité permettant jusqu’à 500 vues avec films spéciaux à faible épaisseur.

Quels boîtiers Nikon sont utilisés aujourd’hui dans l’espace ?
La NASA utilise désormais des Nikon Z9, accompagnés d’optiques Z et de bagues FTZ pour les téléobjectifs en monture F.

Le Nikon F2 est-il allé dans l’espace ?
Non. Nikon ne l’a jamais certifié pour les missions, la NASA est passée directement du Nikon F au Nikon F3.

Les Nikon F NASA sont-ils visibles aujourd’hui ?
Oui, certains sont exposés au Nikon Museum de Tokyo, mais les exemplaires d’Apollo ne sont jamais revenus sur Terre.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Nikon et le 7ème Art : le cinéma à l’honneur
👉 Lisez l’épisode suivant : Les premiers Nikon numériques


Nikon Z6III vs Zf : comparatif complet pour bien choisir (2026)

Le Nikon Z6III et le Nikon Zf partagent beaucoup de choses sous le capot : même génération de processeur, autofocus moderne, vidéo… mais pas du tout la même philosophie. Le Nikon Z6III joue la carte de l’efficacité et de la polyvalence, le Nikon Zf celle du boîtier « coup de cœur » au look argentique. La vraie question n’est donc pas de savoir lequel est “meilleur”, mais lequel correspond vraiment à vos besoins et votre façon de photographier.

Je pourrais résumer ce comparatif à cette question : qu’est-ce que vous allez réellement sentir sur le terrain, une fois l’appareil en main, avec vos objectifs, vos sujets, vos habitudes de prise de vue ? Dans ce comparatif Nikon Z6III vs Zf, je mets face à face ces deux boîtiers pour vous montrer, point par point, ce qui change en pratique : vitesse, confort de visée, gestion des ISO, vidéo, mais aussi ergonomie et plaisir d’utilisation.

J’utilise le Nikon Z6III depuis sa sortie et j’ai également passé du temps à photographier avec le Zf, dans des conditions variées, du reportage au portrait en passant par les ambiances nocturnes. Voici les différences concrètes que j’ai constatées, et ce que cela implique pour vous selon que vous privilégiez l’action, la vidéo, le travail en faible lumière ou une pratique plus contemplative et posée.

En résumé : Le Nikon Z6III et le Nikon Zf sont deux hybrides plein format 24,5 Mp de même génération, mais avec des choix techniques différents : le Z6III utilise un capteur partiellement empilé orienté performance, alors que le Zf s’appuie sur un capteur classique et mise davantage sur le design rétro, les commandes dédiées et le plaisir de prise de vue.
En pratique, le Z6III s’adresse aux photographes et vidéastes qui cherchent un boîtier polyvalent, rapide et évolutif, tandis que le Zf convient mieux à une pratique plus posée (portrait, rue, paysage, nature, voyage) où l’expérience d’utilisation compte autant que la fiche technique.

Note : mon test du Nikon Z6III est disponible ici. Mon test du Nikon Zf est disponible ici.

NIKON Z6III NIKON Zf
Le Nikon Z6III chez La Boutique Photo Nikon Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon
Le Nikon Z6III chez MN Photo Vidéo Le Nikon Zf chez MN Photo Vidéo

Différences techniques principales entre le Nikon Z6III et le Nikon Zf

Avant de décortiquer les fiches techniques, il faut poser le décor : si vous photographiez depuis longtemps, que vous avez déjà vos habitudes avec les objectifs NIKKOR Z, ou que vous venez du reflex avec une pratique bien ancrée, vos critères ne sont pas ceux d’un débutant, d’un créateur de contenu ou d’un vloggeur. Ce comparatif doit donc se lire comme une discussion entre passionnés, appareil en bandoulière, à chercher ce qui compte vraiment une fois sur le terrain : le plaisir d’usage, la réactivité, la précision… et aucun compromis qui n’en vaut pas la peine.

Photographe, je m'intéresse plus aux usages possibles des boîtiers qu'aux détails sur les murs de briques.  J'aborde ici des critères techniques sans oublier de les relier aux usages terrain, pour vous donner un avis d'utilisateur au quotidien.

Comparatif Nikon Z6III vs Nikon Z6II : différences clés à connaître

La vraie différence entre le Nikon Z6III et le Nikon Zf vient du capteur – bien qu’ils partagent tous les deux un 24 Mp de dernière génération – mais pas du processeur et de tout ce qu’il autorise. Le processeur Expeed 7, qui équipe le Z6III comme le Zf, ouvre la porte à toutes les fonctions avancées de la génération actuelle : pré-déclenchement, pixel shifting haute résolution, cadence élevée avec un buffer plus profond, et une maîtrise plus fine du rolling shutter (en savoir plus sur l’Expeed 7).

Nikon Z 6III : prise en main, comparatif Z 6III vs Z 6II, tarif, avis
Nikon Z 6III

Le capteur partiellement empilé du Z6III n’est pas qu’un détail technique. Il permet d’accélérer la lecture des données sans atteindre les coûts d’un capteur totalement empilé comme ceux des Z8 ou Z9

Dans la pratique, le capteur du Z6III réduit le rolling shutter et autorise des cadences plus élevées sans saturer le processeur. Il s’avère également plus rapide en vidéo. C’est un compromis intelligent : vous gagnez en fluidité, en précision et en stabilité d’image, tout en conservant une très bonne qualité de rendu aux sensibilités usuelles.

En vidéo, l’écart est encore plus visible. Le Z6III délivre les formats, définitions et cadences attendus par les vidéastes exigeants, avec des profils avancés et une meilleure gestion thermique. Le Zf reste crédible, mais il n’a clairement pas été pensé pour un usage vidéo intensif.

Le viseur reflète aussi cette différence de positionnement. Celui du Z6III affiche 5,76 millions de points avec une dynamique et une luminosité supérieures, ce qui rend le suivi de l’action et le travail en faible lumière nettement plus confortables. Celui du Zf, moins défini, joue davantage la carte du charme et de la simplicité, dans l’esprit d’un boîtier rétro.

Le Nikon Z6III a un positionnement affirmé « photo / vidéo pro » tandis que le Zf se positionne sur le créneau « photo plaisir ».

Différences techniques principales entre le Nikon Z6III et le Nikon Zf

Caractéristique Nikon Z6III Nikon Zf Impact terrain (ce que ça change vraiment)
Monture Nikon Z Nikon Z Même compatibilité avec tous les objectifs NIKKOR Z et les optiques F via FTZ.
Format du capteur Plein format FX 35,9×23,9 mm Plein format FX 35,9×23,9 mm Pas de différence : rendu, profondeur de champ et qualité globale identiques.
Pixels effectifs 24 Mp 24 Mp Aucune différence : même définition.
Type de capteur Capteur partiellement empilé (stacked) CMOS classique Z6III plus réactif, rolling shutter réduit, AF légèrement plus rapide en conditions difficiles.
Processeur EXPEED 7 EXPEED 7 Même génération de processeur, mais optimisation différente : Z6III plus orienté performance pure en photo et vidéo ; Zf plus orienté confort et photo « plaisir ».
Rafale 20 i/s (jusqu’à 60 i/s en JPEG crop) 14 i/s Z6III plus adapté au sport, animalier, action. Le Zf reste suffisant pour reportage et photo quotidienne.
Mémoire tampon Très profonde Plus réactive que Z6II mais moins que Z6III Les longues rafales saturent beaucoup moins vite sur le Z6III.
Viseur électronique 5,76 M points 3,69 M points Z6III nettement plus confortable : meilleure dynamique, moins de fatigue visuelle, meilleur suivi des sujets.
Écran arrière 3,2’’ orientable 4 axes 3,2’’ orientable 4 axes Identique.
Écran supérieur Affichage des données de prise de vue, autonomie Afficheur minimaliste L’écran du Z6III est lisible et complet ; celui du Zf est trop minimaliste pour être utile.
Sensibilité ISO native 100–64 000 (50–204 800 étendu) 100–64 000 (50–204 800 étendu) Montée ISO très proche ; le traitement de bruit est similaire, RAW rapides à exploiter.
Stabilisation capteur IBIS Jusqu’à 8 stops (selon optique) Jusqu’à 8 stops (selon optique) Équivalent : tous deux très efficaces en basse lumière et vidéo à main levée.
Autofocus – Détection Détection Z8/Z9 : humains, animaux, véhicules Détection Z8/Z9 : humains, animaux, véhicules Performances très proches ; Z6III plus incisif en vidéo grâce au capteur plus rapide.
Autofocus – Sensibilité Jusqu’à –10 EV Jusqu’à –10 EV Identique.
Vidéo – Définition 6K/60p RAW, 4K 120p 4K jusqu’à 60p Gros avantage Z6III si vous faites de la vidéo avancée. Le Zf convient pour un usage vidéo simple.
Vidéo – Formats N-RAW, ProRes RAW interne H.264 / H.265 10 bits interne Z6III bien plus complet pour production exigeante ; Zf suffisant pour création de contenus plus légers.
Vidéo RAW Oui (interne N-RAW / ProRes RAW) Non Avantage net Z6III pour les vidéastes.
Obturateur électronique Oui (rolling shutter réduit) Oui Z6III moins sujet aux déformations sur sujets rapides.
Obturateur mécanique Oui Oui Identique.
Stabilisation vidéo e-VR e-VR améliorée e-VR améliorée Identique : bonne stabilisation à main levée.
Stockage 1× CFexpress/XQD + 1× SD UHS-II 2× SD (UHS-II + UHS-I) Z6III plus adapté rafale/vidéo 6K ; Zf plus économique et simple en cartes SD.
Batterie EN-EL15c EN-EL15c Identique. Recharge USB sur les deux.
Autonomie CIPA environ 400 vues environ 380 vues Très proche ; légère avance Z6III.
Connectique HDMI type A (pleine taille) HDMI type D Avantage Z6III pour les setups vidéo pro.
Poids 760 g 710 g Zf plus léger mais moins “sportif” en prise en main ; Z6III plus stable avec gros objectifs.
Résistance climatique Protection tous temps renforcée Protection tous temps renforcée Tous deux correctement protégés ; Z6III un peu plus robuste dans l’ensemble.
Année de sortie 2024 2023 1 an d’écart mais philosophie très différente : Z6III = performance ; Zf = plaisir d’usage.
Exemple terrain : lors d'un weekend de reportage, dont les soirées (éclairage faible, mouvement constant, scènes lumineuses), j’ai utilisé mon Z6III avec un NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.

Le Z6III est arrivé à ses limites vers ISO 10 000, l’AF ne montrant aucun signe de ralentissement en soirée et de nuit. Le boîtier a résisté à l'orage (mieux que moi) sans qu'aucune trace de condensation n'apparaisse.

Avec le Zf, les performances AF sont là mais la prise en main et l'ergonomie sont moins pertinentes en conditions reportage. Le Zf manque d'une poignée, ses contrôles par molette sont très agréables, mais la dualité molettes/touches finit par perturber l'utilisateur — pour les contextes (et les photographes) exigeants, le Z6III est plus à l’aise.
NIKON Z6III NIKON Zf
Le Nikon Z6III chez La Boutique Photo Nikon Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon
Le Nikon Z6III chez MN Photo Vidéo Le Nikon Zf chez MN Photo Vidéo

Vidéo : que vaut le Nikon Z6III face au Zf ?

En vidéo, le Nikon Z6III creuse nettement l’écart avec le Zf. Le Zf reste un très bon boîtier pour filmer au quotidien, produire une belle 4K 60p, faire du reportage léger ou du vlog occasionnel. Mais dès que vous voulez aller plus loin, le Z6III joue dans une autre catégorie.

Le Nikon Z6III enregistre en interne jusqu’en 6K 60p en N-RAW 12 bits, propose du ProRes Raw HQ, de la 4K 120p (avec un crop léger) ou encore de la 5,4K en ProRes 4:2:2 HQ : de quoi couvrir des usages avancés sans accessoire externe.

Les ralentis montent jusqu’à 240 fps en Full HD avec un crop minimal, et la stabilisation combinée (mécanique + électronique) permet de recadrer proprement dans un flux 6K sans perte visible.

NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes
NIKKOR Z 28-135 mm f4 PZ, le zoom motorisé plein format pour les vidéastes

Le Z6III n’est pas seulement plus complet, il est aussi plus robuste en tournage : deux heures en 4K 60p sans surchauffe, une meilleure tenue en longues séances, et la possibilité de synchroniser plusieurs caméras via l’Atomos UltraSync Blue, très pratique en production multi-caméras.

Le Zf, lui, se concentre sur la simplicité : autofocus vidéo moderne, 10 bits interne, écran orientable. C’est largement suffisant si la vidéo reste un complément. Mais si vous voulez un boîtier pensé pour la vidéo sérieuse, exigeante, capable d’accompagner une montée en gamme sans changer de matériel, le Z6III s’impose clairement.

Les Nikon Z6III et Zf sont-ils compatibles avec les objectifs Nikon F ?

Oui, de la même façon que tous les Nikon Z plein format, le Nikon Z6III et le Nikon Zf sont compatibles avec les objectifs Nikon NIKKOR F AF-S et AF-P pour reflex (ou autres marques compatibles) via l’adaptateur FTZ I ou II.

Cela vous permet de continuer à utiliser vos objectifs NIKKOR F tout en bénéficiant des fonctionnalités modernes des Z6III et Zf, comme la stabilisation d’image intégrée et l’autofocus performant.

Quelle est l’autonomie de la batterie du Nikon Z6III et du Nikon Zf ?

Sur l’autonomie, les deux boîtiers jouent dans la même catégorie : ils utilisent tous deux la batterie EN-EL15c et profitent d’une gestion d’énergie plus moderne que celle de la génération précédente (Z6II/Z7II). Les chiffres CIPA (peu adaptés aux hybrides) les distinguent à peine, avec environ 400 vues annoncées pour le Z6III et 380 pour le Zf, mais ces valeurs théoriques ne reflètent pas la réalité du terrain.

En pratique, je tourne autour de 700 photos par charge sur l’un comme sur l’autre, et je dépasse régulièrement les 900 photos dès que j’économise l’écran arrière, par exemple en spectacle ou en sortie urbaine.

La différence se joue plutôt dans l’usage : le Z6III, un peu plus orienté action et rafales longues, tient légèrement mieux la charge dans ces conditions soutenues, en raison de son capteur, là où le Zf reste très stable dans une pratique plus posée. En pratique la différence est toutefois négligeable. Dans les deux cas, la recharge USB-C simplifie beaucoup les déplacements, et vous pouvez alimenter le boîtier en continu via une batterie externe si nécessaire.

Nikon Zf
Nikon Zf

Photo de sport : Nikon Z6III ou Nikon Zf ?

Pour la photo de sport, le Nikon Z6III prend clairement l’avantage, mais le Zf n’est pas complètement hors-jeu si votre pratique reste occasionnelle.

Le Z6III dispose d’une rafale plus rapide, jusqu’à 20 i/s (contre 14 i/s pour le Zf), ce qui fait une vraie différence lorsqu’il faut capter l’instant précis d’un geste sportif. Son autofocus, hérité des Z8/Z9, suit les sujets rapides avec plus de constance, surtout en faible lumière ou sur des trajectoires imprévisibles. Le Zf fait toutefois aussi bien.

Ajoutez au Z6III son capteur partiellement empilé, qui réduit le blackout en mode rafale et facilite le suivi du sujet, et vous obtenez un boîtier bien plus à l’aise dès que l’action s’accélère.

Le Nikon Zf reste capable, mais il s’adresse davantage aux photographes qui veulent couvrir une épreuve de temps en temps, sans chercher les performances maximales. Sa prise en main et l’équilibre général avec un long téléobjectif ne sont pas aussi bons qu’avec le Z6III. Pour un usage régulier ou exigeant en sport, la supériorité du Z6III est nette.

Construction et prise en main : ce qui change vraiment

Le Nikon Z6III profite d’une construction robuste en alliage de magnésium, avec une protection tous temps renforcée et un ensemble de joints toriques censés améliorer encore l’étanchéité par rapport aux générations précédentes. Je ne démonte pas mes boîtiers pour vérifier ce niveau de renfort, mais je sais que je peux utiliser le Z6III sous la pluie sans hésiter, exactement comme le Zf.

Nikon Z 6III protection étanchéité par joints toriques
Nikon Z 6III : protection étanchéité par joints toriques

La différence se joue plutôt sur la sensation en main : le Z6III offre une prise plus franche, plus stable avec les objectifs lourds, là où le Zf privilégie l’esthétique et une ergonomie plus compacte. Dans les faits, l’avantage reste discret, mais il penche tout de même du côté du Z6III pour une utilisation intensive ou longue durée.

Prix et positionnement : comment choisir entre Nikon Z6III et Zf

Si vous hésitez encore avec tout ce que je vous ai dit avant, voici des éléments complémentaires. Le Nikon Z6III et le Nikon Zf n’occupent pas la même place dans la gamme, et c’est ce qui rend le choix intéressant.

Le Nikon Z6III se situe autour de 2 500 à 2 800 euros en boîtier nu, clairement positionné comme un hybride plein format polyvalent et moderne, pensé pour ceux qui veulent un outil capable de tout couvrir : action, vidéo avancée, reportage, faible lumière. À ce tarif, il représente le cœur de gamme “performance” chez Nikon, et le zoom de reportage NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S lui convient à merveille.

Le Nikon Zf, lui, joue sur une autre corde. Souvent moins cher d’environ 200 euros, il s’adresse autant au photographe attiré par son look rétro qu’à celui qui apprécie un boîtier simple, inspirant, très efficace en photo pure mais moins orienté vers la vidéo et la performance brute. Le rapport qualité-prix du Zf est excellent si votre priorité reste le plaisir de prise de vue, les scènes urbaines, le portrait ou la street photo.

En résumé : si vous cherchez un boîtier complet, rapide, évolutif et prêt à tout, le Z6III justifie pleinement son tarif supérieur.
Si vous privilégiez l’expérience, l’esthétique et une pratique plus contemplative sans sacrifier la qualité d’image, le Zf est une option plus abordable et tout aussi séduisante.
NIKON Z6III NIKON Zf
Le Nikon Z6III chez La Boutique Photo Nikon Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon
Le Nikon Z6III chez MN Photo Vidéo Le Nikon Zf chez MN Photo Vidéo

FAQ : vos questions sur les Nikon Z6III vs Nikon Zf

Les Z6III et Zf sont-ils compatibles avec mes anciens objectifs NIKKOR F ?
Oui via l’adaptateur FTZ I/II : vous pouvez continuer à utiliser vos optiques AF-S ou AF-P, tout en bénéficiant de l’AF et de la stabilisation du Z6III comme du Zf. Cependant, n’oubliez pas que certaines fonctionnalités (comme le pré-déclenchement) peuvent dépendre de l’optique utilisée.

Puis-je utiliser le Zf pour la vidéo ?
Oui, si vos besoins sont simples : interviews, scènes fixes, clips courts en 4K-30/60. Le Z6II n’offre pas la 6K, pas les ralentis 120p et pas les codecs avancés du Z6III, mais il reste pleinement utilisable pour des vidéos propres et faciles à monter.

Puis-je utiliser le Z6III pour le Vlog ou la création de contenu ?
Absolument : il offre le profil N-RAW, ProRes 4:2:2 HQ, et grâce à la stabilisation combinée (boîtier + optique), il s’impose comme une option sérieuse pour les créateurs et les passionnés de mobilité.

Le Nikon Zf convient-il au vlog ou à la création de contenu ?
Techniquement, oui. Son écran orientable sur rotule, son autofocus plus moderne et son enregistrement interne 10 bits en font un boîtier plus confortable et plus polyvalent que le Z6II pour la création de contenu occasionnelle.
Sur le plan pratique, par contre, je lui préfère le Nikon Z50II pour le vlog et la création de contenu, l’APS-C Nikon est plus adapté.

Quel boîtier choisir si je viens d’un reflex comme le D750 ou le D610 ?
Le Nikon Z6III est le choix le plus naturel : il vous offre un vrai saut technologique en photo ET en vidéo. Son capteur réduit le rolling shutter et autorise des cadences plus élevées sans saturer le processeur. Il est plus rapide et complet en vidéo.
Le Nikon Zf reste une option très cohérente si votre pratique est plus posée : portrait, ville, paysage, photo plaisir. Il propose la même qualité d’image, un autofocus moderne et une ergonomie plus intuitive, mais il n’a pas la polyvalence brute du Z6III.

Le Nikon Z6III est-il une bonne alternative au Z8 ?
Oui, pour les photographes qui veulent une partie des performances du Nikon Z8 dans un boîtier plus compact et moins coûteux, le Z6III est une alternative crédible et bien moins onéreuse.

Le Nikon Zf est-il une alternative crédible au Z6III ?
Pour la photo du quotidien, le reportage léger et la basse lumière, oui. Son autofocus reprend l’ADN des Z6III/Z8/Z9 et il offre une stabilisation très efficace. En revanche, il ne remplace pas un Z6III pour la photo d’action intensive, la robustesse extrême ou la vidéo avancée.

Les Nikon Z6III et Zf sont-ils compatibles avec Lightroom, Luminar NEO et Capture One ?
Oui, les dernières versions de Lightroom Classic, Luminar NEO et Capture One prennent en charge les fichiers RAW du Nikon Z6III comme du Nikon Zf
Lightroom Classic et les logiciels Adobe sont de plus compatibles avec le format RAW HE (Haute Efficacité) des deux boîtiers, de même que le logiciel Nikon NX Studio (gratuit).

Faut-il attendre des versions futures ?
Le Nikon Z6III est encore très récent, il ne sera donc pas remplacé avant un bon moment. Le Zf, lui, pourrait théoriquement connaître un successeur — un éventuel Nikon Zf2 — mais rien n’est confirmé, aucune date n’est connue, et ce n’est absolument pas garanti.

Si votre pratique est bien couverte par les performances actuelles du Zf, vous pouvez attendre… mais sans certitude que quelque chose arrive.

Note : pour savoir quel objectif Nikon choisir pour le Nikon Z6III, découvrez le guide complet pour choisir un objectif NIKKOR Z adapté à votre hybride Nikon.

Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf
Nikon Zf Silver : la nouvelle version argentée du Nikon Zf

À retenir pour votre usage

Si votre pratique est tournée vers le paysage, le voyage ou la photo urbaine et nature, le Nikon Zf suffit largement. Sa dynamique est bonne, sa stabilisation efficace, et son ergonomie rétro apporte un vrai plaisir d’usage pour qui aime prendre le temps. Vous n’avez pas forcément besoin de rafales rapides dans ces contextes, et le Zf offre tout ce qu’il faut pour revenir avec de belles images sans vous surcharger.

En revanche, si vous travaillez souvent tôt le matin, tard le soir ou sans trépied, le Z6III devient plus pertinent. Le viseur est plus confortable en basse lumière. C’est une différence qui ne saute pas aux yeux sur la fiche technique (et c’est très personnel, je porte des lunettes) mais qui change votre expérience du terrain : la scène est plus lisible et les réactions de l’autofocus plus visibles.

Si vous êtes photographe de mariage ou que vous couvrez régulièrement des scènes exigeantes, le capteur fait toute la différence. Le Zf est très bon, mais le Z6III est plus constant dans les salles sombres, sur les mouvements rapides ou dans les moments imprévisibles. Je trouve les RAW du Z6III plus simples et rapides à traiter en post-traitement (dans Lightroom Classic). Le Zf reste capable, mais demande plus d’attention dans les situations limites.

Si vous avez déjà un Nikon Z5 ou un Z6/Z6II, le choix dépend de votre niveau d’exigence. Le Zf vous offre une transition douce, dans la continuité, sans bouleverser vos habitudes. Le Z6III, lui, vous fait passer à une génération clairement plus moderne : viseur plus agréable, réactivité plus élevée, vidéo pro. Ce sont des améliorations qui comptent lorsqu’on connaît déjà ses besoins et qu’on veut un boîtier qui ne vous ralentit plus.

Si vous venez d’un reflex comme le D750 ou le D610, le Zf vous donnera un point d’entrée confortable dans l’hybride avec une vraie cohérence dans l’usage photo. Le Z6III, lui, change franchement la sensation : il réagit plus vite, sa visée est plus confortable, sa tenue en main renforce la confiance au moment de déclencher. C’est le type de gain que l’on ressent immédiatement en pratique.

Enfin, si vous filmez régulièrement vos voyages, vos sorties ou vos performances, le Z6III s’impose nettement. La 6K, la 4K 120p, la stabilisation plus efficace et les profils avancés apportent un rendu propre et flexible sans accessoire externe. Le Zf est très correct pour une vidéo simple, mais atteint vite ses limites dès que vous demandez plus de souplesse ou de marge en post-production.

Conclusion : Nikon Z6III vs Zf, lequel choisir ?

Le Nikon Z6III et le Nikon Zf n’ont pas la même philosophie, et c’est précisément ce qui rend le choix intéressant.

Le Nikon Z6III est le boîtier pro et polyvalent par excellence, rapide, réactif, pensé pour couvrir toutes les pratiques : sport, action, mariage, faible lumière, vidéo avancée. C’est un outil moderne, complet, évolutif, conçu pour celles et ceux qui ne veulent aucun compromis sur les performances.

Le Nikon Zf, lui, joue la carte du plaisir de prise de vue. Il offre la même qualité d’image, un autofocus moderne, une stabilisation très efficace et une ergonomie qui donne envie de sortir photographier. Il brille en portrait, en ville, en reportage tranquille, en photo créative. Mais il n’a pas l’ambition technologique du Z6III.

En résumé : si vous voulez un boîtier conçu pour évoluer avec vous, capable de tout faire et de tout encaisser, le Z6III s’impose sans ambiguïté. Si vous voulez un appareil inspirant, orienté photo pure, qui privilégie la sensation et la simplicité, le Zf est un choix profondément cohérent.

Dans tous les cas, vous ne vous trompez pas : il s’agit simplement de choisir le boîtier qui correspond le mieux à votre façon de photographier.
NIKON Z6III NIKON Zf
Le Nikon Z6III chez La Boutique Photo Nikon Le Nikon Zf chez La Boutique Photo Nikon
Le Nikon Z6III chez MN Photo Vidéo Le Nikon Zf chez MN Photo Vidéo

Histoire Nikon | Épisode 9 : Nikon et le 7e art

Cet article fait partie de la série documentaire en 11 épisodes consacrée à l’histoire de Nikon. Thierry Ravassod explore un territoire souvent méconnu même des passionnés : celui du Nikon invisible, celui des studios, des plateaux, des maquettes miniatures et des caméras de cinéma.

Depuis l’après-guerre, Nikon a façonné une part de l’histoire du 7e art en fournissant optiques, caméras et innovations qui ont servi aussi bien les télévisions japonaises que les plus grands réalisateurs américains.

👉 Retrouvez la présentation complète et le sommaire des épisodes sur la page dédiée à l’histoire de Nikon.

👉 Lisez les épisodes précédents :

Épisode 1 – Nippon Kogaku et le Baron Iwasaki (1917-1945)
Épisode 2 – Les télémétriques Nikon S et SP (1945-1960)
Épisode 3 – le Nikon F (1959)
Épisode 4 – les objectifs mythiques Nikon NIKKOR mythiques
Épisode 5 – les Nikonos
Épisode 6 – Le Nikon F2
Épisode 7 – Le Nikon F3
Épisode 8 – Les Nikon F4, F5 et F6

Des optiques NIKKOR au service du cinéma

Dès les années 1950, Nikon produit des optiques destinées au cinéma et à la télévision japonaise. Monture C, focales grand-angle, objectifs spécialisés pour l’image animée : la marque devient rapidement un acteur technique majeur dans une industrie en plein essor.

Certaines focales deviennent mythiques — 19 mm, 38 mm, 50-100 mm — utilisées sur des caméras professionnelles comme sur des modèles grand public.

Le Super 8 et les caméras Nikon

Avec l’explosion du cinéma amateur, Nikon se lance dans les caméras Super 8. Les Nikkorex, puis les modèles R8 et R10, s’imposent par leur qualité optique et leur ergonomie intuitive.

La Nikon R10, dotée d’un zoom 7-70 mm f/1,4, est encore aujourd’hui recherchée pour ses performances et sa fiabilité.

Nikon fabrique même une caméra vidéo : la très rare Nikon S100, première et seule caméra vidéo 100 % Nikon, équipée d’un zoom 11-69 mm f/1,2.

Nikon à Hollywood : Star Wars, Spielberg, Lucas

L’histoire devient légendaire lorsque Nikon fait son entrée sur les plateaux américains :

En 1977, George Lucas utilise des optiques Nikon sur ses caméras Arriflex pour filmer les maquettes de Star Wars.
Le 28 mm à décentrement, le 15 mm orthoscopique et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 deviennent des outils essentiels pour donner l’illusion de vaisseaux gigantesques.

Steven Spielberg, dans Indiana Jones et le Temple maudit, tourne la célèbre scène des wagonnets avec un Nikon F3 monté sur un rig spécial.

Plus tard, dans Danse avec les loups, Kevin Costner utilise le légendaire NIKKOR 300 mm f/2 pour capturer la scène de la chasse aux bisons.

Ces contributions, souvent invisibles pour le grand public, témoignent de l’ingéniosité et de la fiabilité des optiques Nikkor.

Du Super 16 à la télévision japonaise : un héritage unique

Nikon produit également des optiques destinées à la télévision japonaise, souvent fabriquées à l’unité, d’une rareté extrême aujourd’hui. Ces objectifs professionnels sont devenus des pièces mythiques, jalousement conservées par les collectionneurs.

Nikon, MRMC et RED : une influence qui continue

L’histoire ne s’arrête pas au cinéma argentique. Nikon est aujourd’hui présent dans l’industrie du cinéma grâce à deux acquisitions majeures :

  • MRMC (Mark Roberts Motion Control) : leader mondial du robot de tournage

Ces deux acteurs majeurs équipent Hollywood, Netflix ou HBO et prolongent l’héritage cinématographique de Nikon avec des technologies de pointe.

Thierry Ravassod, témoin d’un pan méconnu de l’histoire Nikon

Dans cet épisode, Thierry Ravassod dévoile des optiques, des caméras et des pièces rares issues de son musée Nikon. Son expertise éclaire une période exceptionnelle où innovation optique et créativité cinématographique se croisent.

FAQ : Nikon et le cinéma

Quelle optique Nikon a été utilisée dans Star Wars ?
George Lucas a notamment utilisé le 28 mm à décentrement, le 15 mm et le NIKKOR-UD 20 mm f/3,5 sur des caméras Arriflex pour filmer les maquettes.

Quel objectif Nikon Spielberg a-t-il utilisé ?
Pour Danse avec les loups, Spielberg a eu recours au NIKKOR 300 mm f/2 modifié en monture cinéma.

Nikon a-t-il fabriqué des caméras Super 8 ?
Oui : les Nikkorex, R8 et R10 sont parmi les plus populaires, connues pour leur optique très performante.

Nikon a-t-il fabriqué une caméra vidéo ?
Oui, la Nikon S100, une caméra vidéo entièrement conçue par Nikon.

Quelle est la place de RED dans l’histoire Nikon ?
Depuis son rachat en 2024, RED fait partie du groupe Nikon, renforçant la présence de la marque dans le cinéma numérique moderne.

Les optiques cinéma Nikon existent-elles toujours ?
Les anciennes optiques cinéma sont très rares, mais Nikon développe aujourd’hui des optiques Z adaptées à la vidéo professionnelle.

Pour aller plus loin

👉 Retrouvez la page complète de la série Histoire Nikon
👉 Lisez l’épisode précédent : Les Nikon F4, F5 et F6, les derniers géants de l’argentique
👉 Lisez l’épisode suivant : L’aventure spatiale Nikon


Photographier chiens et chats : comment maîtriser vraiment l’art du portrait animalier

Photographier votre chien ou votre chat vous semble simple… jusqu’au moment où vous déclenchez. L’animal remue, l’autofocus hésite, le cadrage est aléatoire. Vous voulez enfin comprendre pourquoi vos images ne ressemblent jamais à ce que vous aviez en tête ? Le livre de Natacha Brunet, photographe animalière, peut vraiment vous aider.

Résumé rapide : « Photographier chiens et chats, l’art de la photographie animalière » est un guide pratique pour apprendre à photographier chiens et chats, attirer leur attention, soigner le cadrage, la composition et le post-traitement, et créer des images pertinentes et expressives.

Photographier chiens et chats, le vrai défi n’est pas celui que vous croyez

Natacha Brunet pratique « le portrait canin, félin ou équin ». Elle a écrit ce livre pour vous montrer comment photographier votre chien ou votre chat dans des conditions réelles, pas idéales.

Elle vous explique aussi comment capter son attention, ce qui est plus subtil qu’il n’y paraît. Nos animaux sont attendrissants, mais rarement coopératifs. Ils changent de pose, tournent la tête au moment où vous déclenchez, repartent d’un coup quand vous pensiez avoir “la” photo. Même avec un autofocus moderne, les suivre reste un défi. Et vous ne pouvez rien leur imposer, c’est frustrant.

C’est là que commence votre travail de photographe animalier.

Vous voyez ce qui se passe quand le sujet bouge ?

Cadrer et composer une photo de chien ou de chat devient plus complexe dès que l’animal remue. Et il remue souvent. Comment ajuster le cadre, gérer l’arrière-plan ou construire une image cohérente quand rien ne reste en place plus de deux secondes ?

Avec les chats, c’est parfois plus simple. Ils bougent moins, se laissent approcher.
Avec les chiens, c’est une autre histoire. Plus joueurs, plus vifs, ils imposent de réagir plus vite.

Natacha Brunet vous montre comment adapter votre position, votre distance et votre cadrage selon la morphologie du sujet. Vous n’allez pas cadrer un dogue comme vous cadreriez un teckel : l’exemple est simple, mais très révélateur.

L’erreur que tous les propriétaires commettent

Lorsqu’il s’agit de votre chien ou de votre chat, vous pensez souvent à lui imposer une attitude, à le faire poser “comme vous l’imaginez”. Mauvaise idée : c’est l’arrière-plan qui crée l’ambiance, et vous l’oubliez souvent.

Même erreur avec la composition : vous voulez tout mettre dans le cadre. Résultat : l’essentiel disparaît.

Natacha Brunet adopte une approche que je partage complètement : moins, c’est mieux.
Les conseils qu’elle donne sont simples, accessibles, et surtout applicables immédiatement, quel que soit votre niveau.

Regardez ces pages : la preuve en images

Photographier chiens et chats : comment maîtriser vraiment l’art du portrait animalier
Photographier chiens et chats : comment maîtriser vraiment l’art du portrait animalier

J’ai apprécié de voir de nombreuses photos dans ce guide. Elles donnent des idées de cadrages, illustrent les conseils et montrent la progression du travail.

Surtout, j’ai aimé la douceur des images de Natacha. Rien de flashy, rien d’artificiel. On n’est pas sur Instagram.

À la prise de vue comme au post-traitement, elle précise les étapes, explique ses choix, et le résultat est visible au premier coup d’œil.

La colorimétrie met en valeur l’animal et le décor, dans un style cohérent, délicat et très maîtrisé. Jetez un œil aux pages 86 à 90 : c’est là que tout se joue.

Ce n’est pas un livre d’art, mais un vrai guide pratique. Et c’est ce qui en fait sa force.

Ce que vous allez trouver dans le livre

Le livre suit une progression logique : préparation, prise de vue, gestion du comportement, composition et post-traitement. Voici la structure complète :

1- Préparer une séance photo réussie
Des séances qu’on n’improvise pas • Connaître son modèle animal • Choisir le lieu idéal pour une photo réussie

2- Choisir son matériel et ses accessoires
L’appareil photo • Les objectifs • Les accessoires pour le photographe • Les accessoires pour l’animal

3- Comprendre et capter l’attention de l’animal
Comprendre les expressions animales • Quelques astuces pour capter l’attention • S’adapter au comportement • Collaborer avec le propriétaire

4- Les réglages spécifiques de l’animalier
Les modes de prise de vue adaptés • Gérer l’autofocus en mouvement • Adapter l’exposition au pelage et au décor

5- Composer des images impactantes
Les poses pour l’animal • Adapter la composition aux sujets à quatre pattes • Exploiter les couleurs • Maîtriser la lumière

6- Photographier en situation difficile
Gérer les animaux compliqués • Photographier plusieurs animaux • Inclure les humains • Réussir les photos d’action

7- L’art du post-traitement
Organiser et préparer ses images • Développer ses photos • Affiner les détails • Développer son style • Adapter ses images à leur destination

À qui s’adresse le livre « Photographier chiens et chats » ?

À vous, si vous aimez la photo et votre animal, et que vous voulez simplement obtenir de meilleures images, sans complication inutile.

Aux débutants, qui veulent comprendre les bases et éviter les erreurs classiques.

Aux photographes confirmés ou professionnels, qui souhaitent explorer un domaine qu’ils connaissent encore peu.

Si vous regardez bien, ce livre ne vous apprend pas seulement à faire poser votre chien ou votre chat dans un décor bien pensé. Il vous montre surtout comment voir votre animal comme un véritable sujet photographique, et non comme un simple compagnon. C’est là que tout change. Et c’est peut-être pour cela que ce guide, sous ses airs pratiques, vous fait franchir un cap que vous ne pensiez pas atteindre.

Infos pratiques

  • Éditeur ‏ : ‎ EYROLLES
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Nombre de pages de l’édition imprimée  ‏ : ‎ 150 pages
  • Dimensions ‏ : ‎ 15.1 x 1 x 21 cm

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