NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : super zoom téléobjectif abordable pour Nikon hybride
Nikon annonce le super zoom téléobjectif NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR pour ses hybrides Nikon Z. Digne successeur de la version 200-500 mm pour reflex, ce super zoom offre une plage focale plus importante pour un poids moindre.
Lisez la suite pour découvrir ses caractéristiques techniques, la comparaison avec le 200-500 mm, des exemples de photos et mon avis.
Il ne se passait pas une semaine depuis l’arrivée des Nikon Z hybrides sans que je ne reçoive la question : « à quand un 200-500 en monture Z ?? ». L’AF-S NIKKOR 200-500 mm f/5.6 ED VR a en effet connu un franc succès chez les nikonistes, il faut dire qu’il alliait performances, prix et facilité d’utilisation.
Cependant je ne pourrai désormais répondre que « jamais » puisque Nikon a choisi de proposer non plus un 200-500 mm mais un 180-600 mm, soit une plage focale plus étendue, qui vient marcher sur les platebandes des 150-600 mm Tamron et Sigma. Vous me rétorquerez que 150 n’est pas 180 mais entre vous et moi, lorsque vous utilisez un tel super zoom, c’est quand même plus pour sa focale maximale que sa focale minimale. De plus, entre 150 et 180 mm, l’écart d’angle de champ est faible.
Et l’ouverture maximale ? Le 200-500 est un f/5.6 constant, pourquoi f/6.3 ici ? Parce qu’il s’agit d’un 600 mm et que plus la focale augmente, plus la complexité (et donc le coût) augmente pour disposer d’une grande ouverture. Nikon a fait un compromis, rejoignant en cela ses concurrents directs dont les 150-600 mm ouvrent tous à f/5.6-6.3.
Ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est donc une très bonne nouvelle pour les nikonistes. D’autant plus que le poids de ce super zoom est en chute libre, il gagne 545 gr. face au 200-500 mm et passe sous la barre des 2.000 gr. avec 1.955 gr. A l’inverse il mesure 48 mm de plus, le prix à payer pour atteindre les 600 mm. Toutefois ajoutez l’épaisseur de la bague FTZ (30 mm environ), et vous avez le même encombrement ou presque.
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR
Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR dispose d’un système de réduction des vibrations intégré (gain de 5,5 stops), qui vous permet de faire des photos nettes à main levée tant que vous avez assez de lumière, ce que j’avais pu vérifier lors du test du 200-500 mm. Le mode sport stabilise l’image dans le viseur.
Ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR peut être associé au doubleur de focale Nikon NIKKOR Z TC-2.0 x, pour atteindre la focale de 1,200 mm, toujours à main levée si vous maîtrisez le sujet.
Les photographes adeptes de photographie animalière, ornithologique et aérienne devraient apprécier cette proposition optique pertinente, d’autant plus que la distance minimale de mise au point évolue pour passer de 2,2 m à 200 mm sur la précédente version à 2,4 m à 600 mm, mais surtout à 1,3 m seulement à 180 mm. De quoi cadrer serré de près !
L’autofocus a été optimisé pour tenir compte des spécificités des Nikon Z 8 et Z 9 en particulier, l’objectif doit pouvoir suivre la cadence de ces hybrides. Nikon annonce des résultats à la hauteur de vos attentes sur les sujets en mouvement rapide. La mise au point est silencieuse pour vous permettre d’approcher des animaux craintifs.
Les vidéastes apprécieront cette mise au point silencieuse et la suppression du focus breathing, des caractéristiques qui font de cet objectif un outil pertinent pour filmer en haute définition tout en jouant avec des arrière-plans compressés.
Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR dispose d’une étanchéité conforme à ce que l’on connait de la gamme NIKKOR Z, le traitement au fluor sur la lentille avant offrant l’effet déperlant pour vos séances en conditions humides. Notez aussi que le barillet ne bouge pas pendant que vous zoomez pour éviter que la poussière ne vienne s’accumuler.
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR sur Nikon Z 8
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : fiche technique
Type : monture Nikon Z
Format : FX plein format compatible APS-C
Plage focale : 180–600 mm
Ouverture maximale : f/5.6 à f/6.3
Ouverture minimale : f/32 à f/36
Construction optique : 25 lentilles en 17 groupes (dont 6 lentilles en verre ED, 1 lentille asphérique et une lentille avant traitée au fluor)
Angle de champ Format FX : 13° 40’ à 4° 10’ – format DX : 9° à 2° 40’
Système de mise au point : interne autofocus ou manuel
Distance minimale de mise au point : à 180 mm : 1,3 m, à 200 mm : 1,36 m, à 300 mm : 1,67 m, à 400 mm : 1,94 m, à 500 mm : 2,19 m, à 600 mm : 2,4 m
Rapport de reproduction maximal : 0,25×
Réduction de vibration : par déplacement des lentilles à l’aide de moteurs à bobine acoustique (VCM)
Nombre de lamelles de diaphragme : 9 (diaphragme circulaire)
Diamètre de fixation pour filtre : 95 mm (P = 1,0 mm)
Diamètre × longueur (à partir de la monture d’objectif) : environ 110 × 315,5 mm
Poids : environ 1955 g
Accessoires fournis : bouchon d’objectif avant LC-95B, bouchon d’objectif arrière LFN1, parasoleil HB109, étui pour objectif CLC6
NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR : tarif et premier avis
Le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR sera disponible en août 2023 au prix estimé de 1.999 euros TTC.
Longtemps attendu, le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est une belle évolution du précédent 200-500 mm Nikon, avec une plage focale plus généreuse, un poids réduit et un encombrement proche.
Reste la question du tarif puisque ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR coûte 400 euros de plus que le 200-500 mm à sa sortie en 2015. Cet écart de prix justifie-t-il l’investissement ?
Si vous disposez déjà du 200-500 mm Nikon et d’une bague FTZ, vous pouvez patienter. Prenez toutefois en compte le poids et la plage focale si ce sont des critères importants pour vous. Sachez que le 200-500 mm est assez recherché en occasion, vous avez peut-être une bonne opération à faire avec votre revendeur.
Si vous n’êtes pas encore équipé d’un super télézoom, alors le NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR est le meilleur choix du moment. Face au 200-500 mm Nikon, comme face aux 150-600 mm Tamron et Sigma qui restent en monture F reflex et non Z native à ce jour.
Vous pouvez hésiter aussi entre ce NIKKOR Z 180-600 mm f/5.6-6.3 VR et le NIKKOR Z 100-400 mm f/4.5-5.6 couplé au doubleur Nikon. Le 100-400 a l’avantage d’une plus grande ouverture maximale, d’une plus grande compacité et d’un poids moindre mais il vous coûtera 1.000 euros de plus (et le prix du doubleur si vous ne l’avez pas déjà).
L’autre alternative est d’envisager le NIKKOR Z 600 mm f/6.3 VR S PF, mais attention, il ne joue pas dans la même cour côté tarif.
Combien de mégapixels faut-il ? La réponse claire pour les photographes Nikon
Pour 95 % des photographes, 24 Mp sont suffisants. C’est la réponse courte, et elle est valable dans presque tous les cas courants : partage en ligne, tirages jusqu’à 30×50 cm, usage quotidien. Si vous imprimez grand format, recadrez des sujets éloignés ou travaillez à des fins commerciales, 36 à 45 Mp deviennent intéressants , mais jamais indispensables. Ce qui compte davantage que le nombre de pixels, c’est la taille du capteur, la qualité de l’objectif et votre maîtrise technique.
En résumé : Pour un usage web ou tirage jusqu’à ~30×50 cm, 24 Mp suffisent. Pour tirages grand format, recadrage ou usage commercial, 36-45 Mp ou plus sont intéressants. Mais la qualité d’image dépend surtout du capteur, de l’optique et de votre technique.
Qu’est-ce qu’un mégapixel (Mp) ? Un mégapixel (Mp) correspond à un million de pixels. Un capteur de 24 Mp capte 24 millions de points lumineux par image. Plus ce chiffre est élevé, plus les tirages peuvent être grands et les recadrages importants, mais ce n’est pas le seul facteur de qualité d’image.
Combien de mégapixels pour obtenir des photos qui vous plaisent
« Plus il y a de pixels, mieux c’est ! » Ce cri du cœur de certains photographes (et vendeurs …) ne traduit que rarement la nécessité d’avoir un capteur très riche en pixels.
En effet, le nombre de mégapixels (la définition) n’est pas le seul déterminant de la qualité d’image. La taille du capteur, la qualité de l’objectif et la maîtrise de la composition et de l’exposition jouent un rôle crucial. A nombre de pixels égal, un appareil photo avec un capteur plus grand dispose de photosites plus grands, ce qui améliore la qualité de l’image même avec un nombre de mégapixels plus faible.
Une définition plus élevée peut toutefois être nécessaire pour les impressions grand format ou pour les photographes professionnels travaillant dans l’édition ou la publicité. Pour obtenir une netteté optimale et des détails fins dans une impression de grande taille, une définition de 45 Mp ou plus peut être nécessaire.
Cependant pour la plupart des photographes amateurs, une définition de 24 Mp est suffisante, offrant un bon équilibre entre qualité d’image et taille des fichiers. Il existe toutefois un usage bien particulier qui peut justifier de passer à 45 Mp, je vous en parle plus bas.
A titre de comparaison, un film argentique 24×36 scanné à 4000 dpi, une valeur élevée permettant de restituer tous les détails de l’image, correspond à un fichier numérique qui ferait 5.600 x 3.700 points, soit environ 20 Mp si l’on considère qu’un point équivaut à un pixel. Ce repère argentique montre à quel point la course aux mégapixels est largement au-delà de ce que la plupart des pratiques exigent.
La plupart des appareils photo actuels offrent donc une définition suffisamment élevée pour un usage courant, comme le partage sur les réseaux sociaux ou l’impression de photos de taille standard. Inutile donc de vous ruiner pour passer à 45 Mp « absolument », un bon 24 Mp vous rendra les services attendus. L’écart de prix en sa faveur vous permettra par exemple de vous procurer un objectif à focale fixe et grande ouverture très intéressant pour faire de meilleures photos.
Au moment du choix, prenez en compte l’ensemble du système photo, y compris la taille du capteur, la sensibilité ISO, la plage dynamique et les objectifs envisagés plutôt que de vous concentrer uniquement sur le nombre de mégapixels.
À retenir : la définition (mégapixels) ne fait pas tout ; la taille du capteur, la qualité optique et votre maîtrise technique sont au moins aussi déterminantes.
Nombre de mégapixels et tirages photo
La résolution (fonction de la surface du capteur) idéale dépend de vos besoins spécifiques et de la taille des tirages envisagés. Notez bien que ces dimensions et résolutions sont basées sur une utilisation courante de 300 PPP (Point par Pouce) pour une qualité d’impression élevée. Cette valeur peut varier en fonction des préférences individuelles et des exigences du projet. A 200 PPP vous obtiendrez des tirages de très bonne qualité et de plus grande taille pour le même nombre de pixels.
Nombre de mégapixels
Tirage conseillé (à 300 PPP)
12 Mp
jusqu’à 20×25 cm
24 Mp
jusqu’à 30×50 cm
36 Mp
jusqu’à 40×60 cm
45 Mp+
60×90 cm et plus
Ce que dit la règle en pratique
à 300 PPP (impression qualité pro) : 24 Mp permettent un tirage net jusqu’à 50×33 cm.
à 200 PPP (qualité très bonne, distance normale) : ce même 24 Mp atteint 75×50 cm sans problème perceptible.
Pour l’affichage web ou les réseaux sociaux : 8 Mp suffisent. Tous les appareils actuels dépassent largement ce seuil.
Pour l’impression commerciale ou expo grand format (> 60 cm de côté) : 36 à 45 Mp sont justifiés.
À 200 PPP, la taille des tirages augmente d’environ 50 % pour le même capteur. Un 24 Mp vous permet ainsi d’atteindre facilement un 40×60 cm de très bonne qualité perçue, dès lors que vous n’observez pas le tirage à 20 cm. En pratique, personne ne le fait.
Avec un appareil photo de 12 Mp vous pouvez obtenir des impressions de qualité jusqu’à 20 x 25 cm, idéales pour les cadres photo, les albums de famille ou les petits tirages. Par exemple, si vous souhaitez une impression de 10 x 15 cm avec une résolution de 300 pixels par pouce (PPI), vous aurez besoin d’une définition de 1181 x 1772 pixels soit … 2 Mp.
Un appareil photo de 24 mégapixels offre une définition double, ce qui permet d’agrandir les impressions jusqu’à 30 x 50 cm tout en maintenant une netteté et des détails fins.
Avec 36 Mp vous avez une définition plus élevée pour des projets d’impression grand format, tels que des expositions, des tirages d’art ou des travaux commerciaux. Avec cette définition, vous pouvez réaliser des impressions allant jusqu’à 40 x 60 cm avec une netteté exceptionnelle et une grande richesse de détails.
Un appareil photo de 45 Mp ou plus est destiné aux photographes pour lesquels chaque détail compte. Cette définition extrêmement élevée permet de réaliser des tirages de très grande taille, allant jusqu’à 60 x 90 cm ou plus, tout en conservant une netteté et des détails exceptionnels.
La formule qui lie nombre de pixels et taille du tirage est la suivante.
ex. pour 24 Mp, nombre de pixels : 6.000 x 4.000
à 300 PPP cela donne 6.000 / 300 = 20 pouces
1 pouce vaut 2,54 cm dont cela fait 20 x 2,54 = 50,8 cm
Avec 24 Mp, vous pouvez donc avoir un tirage de grande qualité à 300 PPP qui mesure 50 x 33 cm (en savoir plus).
Nombre de mégapixels et recadrage
Lorsque vous recadrez les photos d’un appareil plein format au format APS-C (« crop DX »), vous réduisez le nombre de pixels. Supposons que vous ayez un appareil photo plein format de 45 Mp, le recadrage APS-C vous laissera environ 20 Mp. Avec un capteur 24 Mp, il vous reste environ 10 Mp.
Cela signifie que vous avez toujours une définition élevée avec l’appareil photo de 45 Mp, ce qui n’est pas le cas avec le 24 Mp. Si vous pratiquez le « crop DX » fréquemment pour bénéficier du ratio x 1,5 sur la focale, mieux vaut envisager un 45 Mp. Attention, le revers de la médaille c’est le manque de netteté qui peut être plus visible avec ce type de recadrage si l’objectif n’est pas suffisamment qualitatif, ou si le flou de bougé vous guette.
Exemple concret : si vous utilisez un Nikon Z7II ou Z8/Z9 (45 Mp), en recadrage DX (~1,5×) vous conservez encore environ 20 Mp – ce qui vous offre une très large marge en post-prod.
Nombre de mégapixels et niveau de bruit numérique
Il est souvent admis que plus un capteur comporte de pixels, plus les photosites sont petits et moins ils captent de lumière. Sur le papier, cela devrait produire davantage de bruit en haute sensibilité. C’est vrai en théorie… mais beaucoup moins dans la pratique.
Aujourd’hui, le nombre de pixels n’est plus le facteur déterminant. Ce qui compte, c’est ce que les processeurs internes et les logiciels de traitement font des données brutes. Le bruit est un phénomène aléatoire : un pixel peut être affecté, son voisin non.
Un capteur haute définition est-il plus bruité ? Pas nécessairement. Les algorithmes de réduction de bruit modernes (DxO PureRAW, Lightroom, Topaz) travaillent mieux avec davantage de pixels disponibles : plus l’image est définie, plus le logiciel dispose d’informations pour distinguer le détail réel du bruit aléatoire. En pratique, un Nikon Z8 (45 Mp) traité sous DxO PureRAW ou Lightroom Classic produit un rendu souvent aussi propre qu’un Z6III (24 Mp) en haute sensibilité, parfois meilleur au-delà de 6400 ISO.
Concrètement, une image très détaillée fournit davantage de « matière » aux algorithmes de débruitage modernes. Ils comparent des zones similaires, repèrent les répétitions naturelles dans l’image, et les utilisent pour lisser le bruit sans toucher au détail. Avec un grand nombre de pixels, la marge d’analyse est plus large, la probabilité d’erreurs diminue et le rendu final est souvent plus propre.
En pratique, un capteur à haute définition bien exploité peut donc produire une image moins bruitée après traitement qu’un capteur moins défini, simplement parce que le logiciel a plus d’informations pour travailler. Le nombre de mégapixels ne suffit donc pas à prédire le niveau de bruit : c’est la combinaison capteur + traitement interne + traitement logiciel qui fait la différence.
C’est ce que l’on observe concrètement en comparant le Nikon Z6III (24 Mp) et le Z8 (45 Mp) : en haute sensibilité, les fichiers RAW traités dans DxO PureRAW ou Lightroom Classic tendent à être comparables en termes de propreté finale, alors que la théorie suggérerait le contraire. Le Z6III garde un léger avantage à ISO natifs très élevés, mais l’écart est marginal dans la pratique courante.
FAQ : tout comprendre sur les mégapixels et la qualité d’image
Combien de mégapixels pour imprimer en grand format ?
Pour un tirage de 60×90 cm à 300 PPP, il faut environ 45 Mp. À 200 PPP, ce qui reste une très bonne qualité d’impression pour une image regardée à distance normale, un capteur de 24 Mp suffit pour atteindre 60×40 cm sans perte perceptible.
Quelle est la différence entre un capteur 24 Mp et 45 Mp en pratique ?
Sur écran, aucune différence visible. En tirage jusqu’à 50×30 cm, aucune différence visible. La différence s’exprime au-delà, en recadrage intensif, ou lors de l’impression d’œuvres destinées à être vues de près. Pour la majorité des usages photographiques courants, 24 Mp est la résolution plafond utile.
Un capteur très défini génère-t-il plus de bruit en haute sensibilité ?
Pas forcément. Les algorithmes de traitement profitent de la densité de pixels pour mieux séparer le détail du bruit. Une image très définie peut être moins bruitée après traitement qu’une image moins définie.
Plus de mégapixels signifie-t-il toujours de meilleures photos ?
Non. Une photo réussie dépend surtout de la lumière, du choix de l’objectif, de la technique et du sujet. Les mégapixels permettent de gagner en précision et en recadrage, mais ils ne remplacent pas la qualité du capteur et de l’optique.
Faut-il plus de mégapixels pour photographier des oiseaux ou de la faune ?
Un capteur 45 Mp est utile pour la photo animalière si vous recadrez souvent. Un crop à 50 % sur un fichier 45 Mp laisse encore 22 Mp utilisables, confortable pour l’impression ou le web. Avec 24 Mp, le même recadrage à 50 % donne 6 Mp, suffisant pour le web mais limite pour l’impression.
Pourquoi mon smartphone affiche 50 Mp mais produit des photos moins détaillées qu’un Nikon 24 Mp ?
Parce que les capteurs de smartphones sont très petits. Les 50 Mp annoncés utilisent le « pixel binning » : plusieurs petits photosites sont regroupés pour simuler un pixel plus grand. La taille physique du capteur reste le facteur dominant en qualité d’image, bien avant le nombre de mégapixels.
Le nombre de mégapixels a-t-il un impact sur la vitesse de rafale et l’autonomie ?
Oui, indirectement. Un fichier RAW de 45 Mp (environ 50-60 Mo) remplit le buffer plus vite qu’un fichier de 24 Mp (~25-30 Mo) et sollicite davantage la batterie et la carte mémoire. Pour la photo sportive ou animalière en rafale soutenue, ce point mérite d’être intégré au choix du boîtier.
Nombre de mégapixels : ce n’est pas toujours celui qui en a le plus qui gagne !
Les mégapixels, c’est comme la cylindrée d’une moto : ça impressionne sur la fiche technique, ça ne dit rien de votre plaisir à rouler. Ce qui fait une bonne photo, c’est la lumière, l’œil, l’objectif. Les mégapixels viennent en dernier.
Si vous hésitez entre un boîtier Nikon 24 Mp et un 45 Mp, consultez mon guide comparatif des hybrides Nikon Z : il vous aidera à choisir selon votre pratique réelle, pas selon les arguments de vente.
Firmware Nikon Z 9 4.0 : capture automatique, amélioration suivi AF, prédéclenchement
Nikon lance la version 4.00 du firmware de son hybride plein format professionnel Nikon Z 9. Avec de nouvelles fonctionnalités AF, de déclenchement et vidéo, ainsi qu’une amélioration des fonctions d’utilisation et d’affichage, cette mise à jour renforce la polyvalence et les performances du Z 9 pour les photographes et vidéastes.
Firmware Nikon Z 9 4.0 : des nouveautés en photo et vidéo
Une des nouvelles fonctionnalités du Nikon Z 9 est le « Déclenchement automatique » : il permet aux utilisateurs de prendre automatiquement des photos et des vidéos en configurant différents critères tels que la détection de mouvement, de distance et du sujet.
Cela permet aux utilisateurs de prendre des clichés à distance et sous différents angles sans avoir à rester derrière l’objectif. De plus, la fonction « Prise de vue avec pré-déclenchement » héritée du Nikon Z 8 complète cette mise à jour firmware en assurant un meilleur taux de réussite potentiel pour capturer des moments décisifs.
Notez toutefois que Nikon précise :
Le déclenchement automatique n’est compatible qu’avec les objectifs à monture Nikon Z, à l’exception du NIKKOR Z 58 mm f/0.95 S Noct.
La prise de vue automatique ne peut pas être associée à certaines fonctionnalités de l’appareil photo, notamment :
les poses longues (« Bulb (pose B) » ou « Time (pose T) »),
le retardateur,
le bracketing,
les surimpressions,
la superposition HDR,
l’intervallomètre,
l’enregistrement de vidéos time-lapse,
le décalage de la mise au point,
la réduction de vibration électronique.
Pour ce qui est des objectifs à monture F, il n’y a pas de restriction à part pour le réglage précis des distances.
Les fonctions de mise au point autofocus du Nikon Z 9 ont été ajustées pour améliorer les performances de suivi 3D. L’autofocus offre une plus grande précision avec les petits sujets se déplaçant rapidement.
Enfin, ce firmware comprend désormais une option permettant de réduire le flou causé par le bougé de l’appareil lors de l’utilisation d’un trépied ou d’un accessoire similaire.
La mise à jour firmware Nikon Z 9 4.0 améliore les fonctions vidéo du Nikon Z 9 en augmentant la sensibilité minimale à Lo 2 pour le format N-Log, ce qui améliore la netteté des zones d’ombres. Les photographes bénéficient d’un contrôle plus précis grâce à un plus grand nombre d’options pour la vitesse du zoom haute définition.
Des améliorations ont également été apportées aux fonctions d’utilisation et d’affichage du Z 9. Le nombre de fonctions pouvant être attribuées aux commandes personnalisées augmente, l’ajout d’un affichage de la distance approximative sur l’indicateur de distance de mise au point est disponible, et une sélection de sons de déclenchement dont le volume peut être ajusté en fonction des besoins spécifiques viennent compléter la liste des options ajustables par l’utilisateur.
Principes de la photographie de tous les jours – Nicolas Croce
Avec ses « Principes de la photographie de tous les jours », Nicolas Croce nous revient avec un nouvel ouvrage visant à développer chez les photographes amateurs une pratique régulière et assumée, faite d’observation du quotidien, de plaisir de la découverte et de bon sens.
Principes de la photographie de tous les jours : de quoi s’agit-il ?
Nicolas Croce a de multiples facettes : photographe, entrepreneur, formateur, passionné par le développement personnel pour ne citer que celles-ci. J’ai eu l’occasion d’échanger avec lui lors de précédents évènements photo, et nous nous rejoignons sur bien des points (même s’il ne s’en doute pas forcément !).
Tout comme moi, Nicolas défend une pratique assumée de la photographie amateur, faite de plaisir, d’observation et de curiosité. En cela sa démarche est inspirée par les Maîtres de la photographie que sont Joël Meyerowitz, Saul Leiter, Daido Moriyama ou encore Henri Cartier-Bresson.
Mais Nicolas est aussi attiré par d’autres auteurs, tels Ryan Holiday, Robert Green, Steven Johnson ou Roger Scruton. Rien à voir avec la photographie ? Si, car une pratique assumée, décomplexée et régulière participe au plaisir de faire, à l’envie de découvrir, de vivre pleinement votre passion pour la photographie. Nous sommes loin de la course aux pixels et de l’étude à la loupe des fiches techniques.
Dans les « Principes de la photographie de tous les jours », Nicolas Croce partage avec vous 30 principes qui vont vous aider à aborder votre pratique photo amateur autrement. Plutôt que de mitrailler pour « faire des bonnes photos », de chercher sans cesse le meilleur appareil photo, le meilleur objectif, de passer vos soirées à lire les 843 pages du manuel utilisateur, vous allez découvrir des principes simples pour vous focaliser sur l’essentiel.
L’essentiel pour Nicolas est d’arriver à faire les photos que vous avez envie de faire, de surmonter vos appréhensions, de développer votre curiosité pour faire plus de photos qui vous ressemblent. Ce que Stephen Shore appellerait « photographier en pleine conscience », et que je vous ai déjà proposé de découvrir dans le livre Slow Photo de Sophie Howart.
Qu’est-ce que la photographie du quotidien ?
[su_frame][/su_frame]Vous l’aurez déjà compris, Nicolas défend une pratique photo du quotidien, que je définirais ainsi : la « photographie du quotidien » est la capture de moments ou de scènes de la vie quotidienne.
La photographie du quotidien consiste à documenter et à montrer la réalité telle qu’elle se présente dans votre vie de tous les jours, sans effets spéciaux, sans mise en scène.
La photographie du quotidien peut montrer des détails et instants qui vont sembler banals ou ordinaires à ceux qui verront vos photos, mais vous y avez vu une certaine beauté ou un intérêt pour les petites choses de la vie.
La photographie du quotidien peut concerner des paysages urbains, les gens dans leurs routines quotidiennes, les objets du quotidien, les relations humaines, tout ce qui montre la vie réelle.
La photographie du quotidien est une façon de créer une chronique visuelle de ce que vous avez vu, avec votre regard, de capturer des souvenirs et d’explorer votre environnement immédiat.
Exemples de principes
Pour en revenir au livre de Nicolas Croce, parmi les 30 principes développés dans ce livre, vous allez trouver ceux-ci par exemple :
mieux vaut des défauts que pas de photo du tout
quelque chose veut vous guider, écoutez-le
apprenez à voir avec le cœur
montrez-nous l’invisible et vos photos nous passionneront
créez des images simples, intemporelles et indémodables
photographier au quotidien pour un monde plus beau
Je vous laisse consulter le sommaire complet chez votre libraire préféré. Il vous en coutera 18,90 euros pour le conserver, je vous encourage à le faire.
A qui s’adresse « Principes de la photographie de tous les jours » ?
Je ne ferai volontairement pas de distinction ici entre débutants, amateurs, experts et professionnels. Ce n’est pas le sujet. Ce livre s’adresse aux photographes désireux d’associer leur pratique photographique au plaisir et à l’épanouissement quotidien.
Ce n’est en rien un guide pour apprendre la photo, c’est par contre un ouvrage pour apprendre à voir avec le cœur, pour réaliser qu’il existe un autre monde que celui de la technique, de la performance et des manipulations logicielles à outrance.
Faut-il y voir aussi un soupçon de spiritualité ? Oui, aussi. Ce qui ne saurait nuire en cette période troublée où trop de photographes amateurs se perdent en tergiversations techniques et technologiques au détriment du seul bien-être que devrait leur apporter une pratique raisonnée de la photographie.
Comment le remplissage génératif redéfinit l’art de la photographie
Générer ou supprimer du contenu dans une photo, en modifier ou en étendre l’arrière-plan ? Rien de bien nouveau dans le monde de l’image. Le faire en un seul clic ? La révolution du remplissage génératif est en marche !
Cet article a été rédigé par Jacques Croizer. Collaborateur régulier de Nikon Passion, Jacques a écrit un guide photo à destination des débutants et amateurs et que je vous recommande vraiment.
Qu’est-ce que le remplissage génératif ?
Le remplissage génératif est une technique utilisée en intelligence artificielle pour produire automatiquement des informations dans un ensemble de données. Elles peuvent venir remplacer des valeurs manquantes, corriger des données aberrantes ou élargir un ensemble existant, tout en garantissant sa cohérence globale.
En utilisant le remplissage génératif dans le domaine de la photographie, il devient possible de modifier une partie de l’image, par exemple pour en supprimer un détail indésirable, ou d’en étendre le cadre en concrétisant un hors champ réaliste basé sur le contenu initial de la prise de vue.
Le menu « remplissage génératif de Photoshop CC
Les outils traditionnels de remplissage, déjà présents depuis longtemps dans les logiciels de post-traitement, sont bien connus des retoucheurs expérimentés. Une fois une zone de l’image sélectionnée, il leur suffit de choisir un mode de remplissage pour en modifier le contenu, tout en prenant en compte son contexte initial.
Le terme « génératif » introduit une nouvelle dimension : la possibilité d’indiquer par un « prompt » comment doit se faire le remplissage. Le prompt est une consigne rédigée en langage naturel.
A moins d’habiter sur une autre planète, vous n’avez pas pu passer à côté de cette technique utilisée dans les applications telles DALL-E, Midjourney ou Firefly pour ne citer que ces trois alternatives. Elle a également été introduite dans la version bêta de Photoshop CC publiée fin mai 2023 par Adobe.
Pour obtenir l’image ci-dessous, il a suffi d’indiquer (en anglais pour l’instant…) : « Une tasse de café fumante avec une cuillère sur un fond blanc ».
Image générée par une intelligence artificielle (Adobe Firefly)
Les photographes spécialisés dans l’illustration apprécieront… Le web s’est instantanément enflammé, multipliant les exemples plus ou moins convaincants, s’enthousiasmant tout en s’inquiétant et pointant du doigt les inévitables manquements d’une technologie encore balbutiante.
N’oublions pas en effet qu’une version bêta est essentiellement une version de test du logiciel. Elle n’a pas de vocation commerciale. Son objectif principal est de recueillir les avis des utilisateurs afin de s’améliorer avant diffusion officielle.
Dans cette optique, les propositions faites par l’intelligence artificielle peuvent être notées et commentées. Ces retours sont ensuite utilisés par les algorithmes d’apprentissage profond (deep learning) pour continuer de progresser dans une boucle vertueuse bénéfique à tous.
Les prémisses de l’intelligence artificielle remontent à la fin des années 50. Il a pourtant fallu attendre la dernière décennie pour que la possibilité de générer une image réaliste à l’aide d’un ordinateur devienne crédible.
En 2016, Microsoft présente le projet « Next Rembrandt« . Il attend de l’IA qu’elle peigne une nouvelle toile à la manière si caractéristique de l’artiste néerlandais. L’œuvre sera ensuite imprimée en plusieurs couches par une imprimante 3D. En 2018 le collectif Obvious, réalise une galerie de portraits de la famille imaginaire Bellamy.
Ces deux initiatives font connaitre au grand public l’incroyable potentiel de l’intelligence artificielle appliquée à la création d’images. Elles ont cependant en commun de travailler sur un corpus d’apprentissage réduit à la seule œuvre du peintre pour la première, à une collection de portraits classiques, réalisés entre le XIVème et le XIXème siècle, pour la seconde. Elles utilisent de plus un prompt (ou une consigne) unique et non paramétrable : « dessiner un portrait à partir de … »
Le nouveau Rembrandt (C) ING Group
Combien de temps faudra-t-il encore attendre avant que ces techniques soient généralisées ? Au début de l’année 2021, je publiais ici deux articles sur l’utilisation de l’intelligence artificielle en photographie. Le premier offrait un aperçu rapide du logiciel Facet, un outil de retouche plutôt original. Le second article, plus général, faisait le point sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre de la retouche photographique.
J’ai été été bien inspiré à l’époque de ne faire aucune prédiction à court ou moyen terme ! J’étais loin d’imaginer que, seulement deux ans après la rédaction de ces premiers articles, il serait si facile de générer à partir de rien des images crédibles (même si elles sont encore souvent imparfaites) à l’aide d’applications déconcertantes de simplicité.
Les principes du remplissage génératif
Les modèles de remplissage génératif utilisent des réseaux de neurones récurrents (RNN) entraînés sur de grandes quantités de texte et d’images. Cette opération exige des ressources de calcul considérables. Elles demeurent partiellement nécessaires, tant pour comprendre le prompt rédigé en langage naturel que pour le traduire en image. C’est pourquoi ces tâches sont généralement déportées vers le cloud et requièrent une connexion Internet.
Une première « graine » initialise le travail de l’algorithme de remplissage. Elle peut être une petite partie de l’image existante, ou un motif spécifique. Rassurez-vous, c’est l’algorithme qui la choisit. Il extrapole ce point de départ et remplit la zone sélectionnée de manière plausible.
Chaque nouvelle génération utilise une graine distincte et aboutit donc à une image différente. Le travail de l’opérateur se résume à choisir la version qui correspond le mieux à ses attentes. Créativité ? Vous avez dit créativité ?
Différents modes d’utilisation du remplissage génératif
Le remplissage génératif implémenté dans Photoshop CC remplit principalement trois fonctions que nous allons maintenant survoler.
Supprimer un élément de l’image
Pour supprimer l’homme au parapluie sur l’image ci-dessous, il a suffi de le sélectionner grossièrement avec le lasso, de laisser le prompt vide et de cliquer sur générer. La transformation prend quelques secondes.
Trois solutions sont proposées dans un groupe de calques. Toutes reconstituent proprement la ligne d’horizon et le ponton. Simple et efficace. Un masque de fusion est automatiquement associé au calque courant. Il permet si nécessaire d’optimiser l’intégration de la zone modifiée.
Suppression d’un élément dans Photoshop – photo (C) J. Croizer
Le résultat n’en est pas pour autant assuré à coup sûr. Sur la photo suivante, j’ai cherché à éliminer l’homme au masque. Le tracé est affiné autour du personnage afin de minimiser la surface à remplir. L’intention est vertueuse mais mal interprétée : le remplissage génératif s’obstine à remplacer la sélection par une autre silhouette, sortie de nulle part !
Echec de la suppression d’un élément dans Photoshop – photo (C) J. Croizer
En revanche, si je sélectionne un large rectangle autour du personnage à supprimer, le remplissage génératif reconstitue à sa place un pan de porte vide dont le vitrage affiche des ombres et reflets parfaitement convaincants.
Suppression réussie d’un élément dans Photoshop – photo (C) J. Croizer
Le remplissage génératif apparait donc comme un coup de poker, un quitte ou double dans lequel l’intelligence artificielle possède tous les atouts. Il ne faut pas hésiter à multiplier les essais pour arriver au résultat souhaité.
Agrandir l’image
Le cadrage de la photo ci-dessous parait un peu serré en bas et à droite. Ce n’est plus un problème : Adobe Firefly peut recréer le contenu manquant, ou plus exactement, un contenu virtuel compatible avec le contexte déjà existant.
La fonction « Taille de la zone de travail » de Photoshop permet dans un premier temps d’ajouter une marge blanche sur les deux côtés concernés de l’image.
Il suffit ensuite de la sélectionner en mordant légèrement sur l’image source et de lancer le remplissage génératif, sans indiquer de prompt. Trois propositions sont automatiquement générées. Il reste à choisir celle qui convient le mieux.
Agrandissement génératif d’une image dans Photoshop – photo (C) J. Croizer
Simple et rapide… mais à vrai dire, il aurait été encore plus efficace d’y penser dès la prise de vue !
Remplacer un élément dans l’image
Les deux précédentes opérations existaient déjà dans Photoshop avec les fonctions « Remplir » et « Remplissage d’après le contenu » du menu « Edition ». Sans doute étaient-elles moins efficientes. La véritable innovation est cependant à rechercher dans la troisième option : elle permet de remplacer un élément de l’image par un autre élément dont on donne la description.
Prenons un exemple simple. L’abeille de la photo ci-dessous n’existait pas dans l’image initiale. Il m’a suffi de définir son emplacement avec le lasso puis de cliquer sur « générer » après avoir renseigné le prompt : une abeille de profil volant vers la gauche. Les ailes et les pattes sont un peu floues. La taille de la sélection donne celle de l’insecte.
Ajout d’un élément dans une image avec Photoshop – photo (C) J. Croizer
A l’échelle du Web, le résultat peut paraitre stupéfiant. La magie opère, mais elle est encore imparfaite. La consigne n’est en effet que partiellement comprise. Par exemple, sur les neuf vignettes successivement générées, seules deux respectent l’indication de direction du mouvement.
Ce manquement n’est pas une surprise. Adobe Firefly exploite les images de la banque d’images Adobe Stock et les labels qui leur sont associés. L’application se distingue d’ailleurs en cela de ses concurrentes dont le corpus d’apprentissage n’est pas sourcé, La collecte massive d’informations sur le Web (web scraping) pose alors la question du droit d’auteur… Quoiqu’il en soit, le sens de déplacement est rarement précisé dans le descriptif des images. L’algorithme ne peut donc pas l’intégrer.
Comparaison de l’image générée avec celles enregistrées dans Adobe Stock
Un petit tour sur Adobe Stock permet de constater que l’image source de l’abeille n’est pas un simple copier/coller d’une image existante, mais bel et bien une pure création de l’IA. Avions-nous vraiment besoin de faire cette vérification ultime pour s’en convaincre ? L’implantation et le nombre des pattes de l’insecte sont plus que discutables. Il lui manque par ailleurs une antenne…
La page blanche
L’opération ultime consiste à démarrer d’une page blanche pour créer une image complète à partir d’un prompt. Celle du pape en doudoune ou celle d’Emmanuel Macron participant à la collecte des déchets dans les rues de Paris (générées par Midjourney) ont suffisamment circulé sur la toile pour que je vous en épargne une nouvelle description. L’illustration en tête de cet article et celles de la tasse de café relèvent du même processus.
Tentons à nouveau de générer une image à partir du prompt suivant : photo en noir et blanc d’un artisan qui travaille dans son atelier mal éclairé. La consigne est volontairement imprécise pour s’éviter les problèmes rencontrés avec l’abeille. Le résultat est, en première approche, plutôt réaliste. Il ne résiste toutefois pas à un examen plus approfondi. Problème récurrent des images générées par l’IA, les mains semblent plus appartenir à un alien qu’à un humain. La montre aurait par ailleurs beaucoup de mal à donner l’heure…
Cet homme n’existe pas !
Les progrès réalisés depuis la génération, il y a seulement cinq ans, du portrait d’Edmond de Belamy sont néanmoins époustouflants. La suite s’annonce passionnante, mais il reste encore beaucoup de barrières à lever.
Dans les premiers articles, j’avais déjà mis en évidence les difficultés liées à la détermination des frontières de chaque sujet dans les zones floues. De manière plus générale, il reste encore des aspects à améliorer en ce qui concerne la vraisemblance des différents éléments ajoutés dans l’image, l’homogénéité de leur définition (piqué/netteté), la cohérence globale de la profondeur de champ et de la perspective…
Retour à la photographie
Effacer des éléments dans une image, en rajouter à l’aide de calques, ces pratiques de post traitement feront toujours débat. Il convient simplement de bien différencier ce qui est du domaine artistique de ce qui relève de l’information. Mais lorsque l’on utilise le remplissage génératif à partir de quelques mots pour modifier tout ou partie d’une image, fait-on encore de la photographie ?
Revenons aux sources, quitte à ressortir un marronnier des écrits sur l’histoire de la photographie. Etymologiquement, le mot « photographie » est dérivé de deux termes grecs qui signifient « lumière » et « écriture ». Le processus à la base de nos images consiste en effet à figer une représentation du réel à l’aide de la lumière.
Le remplissage génératif se base sur un ensemble d’images déjà enregistrées, sur lequel un modèle d’apprentissage automatique a été entrainé afin de construire une nouvelle image totalement fictive. S’il s’agit bien d’écriture, la « graphie » est cette fois ci générée par un algorithme et non par la lumière. On ne devrait donc pas parler de photographie, mais plutôt d’algographie.
Une fois cela dit, reconnaissons que l’intelligence artificielle permet aussi de retravailler rapidement une image de manière réaliste, ce qui nous ramène au point de départ. Création ou information ? Utilisée en tant que technique créative, il apparait légitime d’élargir le champ photographique afin d’accueillir ces nouveaux outils. La simple honnêteté intellectuelle exige alors simplement de le préciser en publiant l’image.
Il est louable que l’application Adobe Firefly laisse son empreinte dans un coin de la photo. Cette marque peut cependant être facilement supprimée à l’aide de Photoshop. Comme bien souvent, le ver est dans le fruit…
Image générée par l’application Adobe Firefly
Le remplissage génératif : en conclusion
L’utilisation de l’intelligence artificielle dans le contexte de la photographie ouvre de nouvelles perspectives passionnantes tout en simplifiant certaines tâches techniques parfois rebutantes. Elle doit cependant encore relever de nombreux défis techniques et pose des questions éthiques.
Utilisez-vous déjà ces nouveaux outils ? Quel est votre ressenti ?
Une façon méconnue de progresser en photo même si vous n’êtes plus débutant
Lorsque j’ai débuté la photographie j’avais plein de questions.
Pourquoi ceci … Comment ça marche … Qu’est ce que cela …
Je ne comprenais pas pourquoi un appareil photo aussi perfectionné que celui que je venais d’acheter ne me donnait pas satisfaction dès le premier jour.
J’ai passé des semaines à chercher des infos, lu des dizaines de magazines. J’ai même discuté avec mon revendeur pendant des heures.
Tout ce que je suis arrivé à faire c’est acheter un boitier plus perfectionné. Parce que le problème ne pouvait venir que de ça. Le matériel. Mais je me suis trompé.
La première fausse solution
Quand j’ai eu ce nouvel appareil photo j’ai procédé de la même façon qu’avec le premier.
Logique, je n’avais aucune raison de me remettre en cause puisque moi je faisais les efforts nécessaires. J’investissais. Mon argent, mon temps, mon énergie.
Ce second boitier était un modèle expert utilisé par certains pros. J’avais enfin le bon modèle.
Je ne voulais pas devenir pro, mais expert oui, c’est ça que je voulais.
Seulement ça ne s’est pas passé comme ça.
La seconde fausse solution
Ce boîtier expert ne me donnait toujours pas de meilleures photos.
Je pestais, je ne comprenais pas pourquoi j’en étais là, qui me mentait, la marque ? Le vendeur ?
J’en étais là de mes insatisfactions quand j’ai rencontré en quelques semaines plusieurs photographes experts. Ce que je voulais devenir, le rêve. Alors j‘ai discuté à nouveau, j’ai montré mes photos, demandé des avis.
Et j’ai compris.
J’ai compris quand l’un d’eux, voyant une photo dont j’étais fier, m’a dit « non mais là, franchement, non quoi ! ».
Hein ? Quoi ? Mais … Le boîtier m’avait trahi ? La technique avait faibli ?
Non. Rien de tout ça.
La seule explication rationnelle, c’était ma démarche.
J’avais montré une série de photos qui ne montraient rien. Qui ne valaient rien. J’étais un bon technicien, c’était propre. Mais ça ne valait rien.
J’ai réalisé ce qui clochait. J’avais tout misé sur le matériel, la technique, mais j’avais oublié l’essentiel. Apprendre la photo. Et non « apprendre à utiliser un appareil photo ». Je connaissais les boutons et les menus de mon appareil. Mais je ne savais pas ce qu’était la lumière, le cadre, la composition, l’approche, tout ce qui fait qu’une image est une photo réussie.
J’avais oublié d’apprendre.
Alors j’ai changé d’approche.
La bonne solution
Je n’ai pas acheté un troisième boîtier plus perfectionné. J’ai fait avec celui que j’avais. Et j’ai passé mon temps à me former en photographie. Pas en technique.
Depuis j’ai fait mon chemin.
Je ne sais pas tout encore aussi je continue à me former. Mais ce que je sais, je le partage dans une Lettre photo quotidienne envoyée par mail (37.000+ destinataires). Car je sais combien il est décevant de s’investir sans réussir.
Ceci ne vous concerne peut-être pas. Vous avez appris la photographie. Vous vous êtes formé(e). Vous réussissez déjà.
Je suis heureux pour vous car je sais ce que cela représente.
C’est pourquoi je ne m’adresse pas à vous dans ma Lettre Photo quand je parle de développer une pratique et une démarche photo personnelles.
Je comprends très bien aussi que vous puissiez juger qu’il n’y a pas assez d’infos techniques dans cette Lettre photo quotidienne. Mais mon parcours me fait trop penser à ceux qui restent déçus par les résultats alors qu’ils ne se sont intéressés qu’à la technique. C’est à eux que je pense quand j’écris chaque Lettre chaque jour, eux que j’ai envie d’aider comme je l’ai été moi-même.
Quelques-uns des conseils listés dans cette Lettre photo quotidienne incluent
pourquoi votre appareil photo est un outil mais pas une fin en soi
toutes les erreurs que commettent les photographes débutants qui n’ont pas pris la peine d’apprendre cette notion simple
pourquoi choisir un objectif ne se fait pas avec des fiches techniques sauf si vous voulez vous tromper de modèle
comment ces photographes connus de tous ont réalisé ces images fabuleuses, et tout ce qu’ils ont raté aussi
les seuls livres qui vous feront passer du statut de pur débutant à celui de photographe possédant une vraie démarche personnelle
comment remplir votre sac photo avec l’appareil photo et les objectifs qui vous conviennent, à vous et pas aux autres
quoi faire si vos photos manquent de cet aspect qui vous plait tant que les photographes que vous admirez
une astuce connue mais que peu de photographes amateurs utilisent pour donner une allure si personnelle à une photo
comment montrer vos photos sur le web et les réseaux sociaux sans y passer des heures que vous n’avez pas
pourquoi votre smartphone est le meilleur outil à votre disposition pour recevoir des conseils de photographes plus expérimentés que vous
comment traiter vos photos tel qu’elles le méritent si vous démarrez de zéro en post-traitement avec un logiciel photo
pourquoi étudier la photo ne prend pas des années si vous adoptez cette habitude qui ne vous prendra que 5 minutes par jour
le secret du cadrage et de la composition qu’aucun guide pratique n’enseigne
comment ne plus perdre des heures chaque semaine sur YouTube et en profiter pour progresser très vite
la différence entre photographes amateurs et photographes pros et pourquoi rester amateur est la bonne solution (sauf pour le matériel photo)
Je ne peux pas tout lister ici, la liste s’allonge chaque jour depuis deux ans.
Vous ne pourrez pas lire les Lettres déjà envoyées, mais les prochaines, c’est possible. Il suffit de le vouloir.
Si c’est votre cas, voici ce que vous avez à faire :
1. Indiquez à quelle adresse principale vous souhaitez recevoir les prochaines Lettres photo en cliquant sur le lien ci-dessous (c’est gratuit).
2- Surveillez votre boîte de réception et confirmez votre demande comme précisé dans le premier email que vous allez recevoir (confirmation pour éviter le spam).
3- Ajoutez l’adresse de l’expéditeur (c’est moi) dans votre liste de contacts afin d’être certain(e) de recevoir les prochaines Lettres (elles peuvent passer en spam, vérifiez).
Vous pourrez ensuite télécharger mon kit photo, dont le guide illustré (83 pages) pour bien débuter.
Et répondre à mes Lettres si vous avez des questions ou des remarques, je lis tout même si parfois je ne peux répondre à tout.
Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la photo, j’ai été victime du GAS. Le Gear Acquisition Syndrom, ou Syndrome d’acquisition de matériel.
Voici pourquoi, ce que vous pouvez faire pour combattre cette mauvaise habitude et comment arriver à faire des photos qui vont faire dire WOW à ceux-ci qui les verront.
Faire des photos qui font WOW, la mauvaise approche
Lorsque j’ai débuté en photo, j’ai acheté un appareil photo. Puis un zoom téléobjectif. Puis un zoom standard (soi-disant) macro.
Deux ans plus tard à peine j’ai changé de boîtier. Puis acheté un téléobjectif fixe. Puis un grand angle fixe.
Deux ans encore après j’ai encore changé de boîtier. Puis acheté un objectif 50 mm. Puis un 35 mm. Puis un 20 mm.
Avec tout ça, franchement, comment ne pas faire de bonnes photos ??
Pourtant … en y regardant bien … mes photos n’étaient pas terribles du tout !
J’avais fait un mauvais choix de matériel ? Non, mais j’avais employé la mauvaise approche.
Comme beaucoup de photographes débutants et amateurs, je pensais que « plus c’est mieux ». Or en photographie, « plus » c’est souvent moins bien.
A force d’acheter des objectifs en vous disant que « vous pourrez tout faire avec », vous ne savez plus lequel utiliser. Vous les transportez tous « au cas où ». Vous passez plus de temps à changer d’objectif qu’à ouvrir les yeux.
Lorsque vous ratez vos photos, vous accusez le matériel. Alors que le vrai coupable, c’est vous.
Tous les appareils photo et objectifs permettent de faire de bonnes photos. Il est vrai qu’un matériel plus évolué peut vous faciliter la vie une fois que vous avez développé une expertise, mais pas avant de savoir ce dont vous avez besoin et pourquoi vous en avez besoin.
Alors plutôt que de penser à ce que vous devriez acheter, transporter, utiliser … pensez à ce que vous voulez photographier.
« Le plus important pour faire une excellente photo, c’est le travail que vous faites avant de prendre l’appareil.
Le plus difficile, c’est de trouver des idées et de choisir lesquelles mener à bien.
– David Yarrow »
Faites cet exercice sans plus attendre :
prenez votre appareil photo et un seul objectif si vous en avez plusieurs,
si c’est un zoom, calez-le sur une focale précise et n’en changez plus (peu importe laquelle),
sortez faire des photos dans votre quartier, inutile d’aller loin.
Ne dites surtout pas « je vais aussi prendre ceci ou cela au cas où … ». Utilisez cet unique objectif quel que soit le sujet que vous voulez photographier. Même si c’est un grand-angle pour de la photo animalière ou un téléobjectif pour de la photo de rue. L’important est de vous dire : « J’ai ça, je fais avec ça. ».
Un exercice simple mais redoutable d’efficacité !
Laissez-moi vous donner un exemple que vous pouvez réutiliser :
La prochaine fois que vous sortez avec votre appareil photo, mémorisez le premier sujet qui vous attire et dont vous faites une photo. Cela peut être un arbre, une fleur, une personne, un véhicule, peu importe.
Les jours suivants, concentrez-vous sur ce sujet. Chaque fois que vous apercevez quelque chose de similaire, faites-en une photo. Si vous ne trouvez pas ce sujet, cherchez mieux. Il est peut-être derrière vous, en hauteur, caché derrière un mur ou une maison.
Laissez passer trois jours, changez de sujet entre temps.
Puis dans trois jours, sortez en vous disant que vous allez vous remettre en quête de ce premier sujet. Vous allez vite remarquer que vous l’apercevez plus vite qu’avant. Que vous commencez peut-être même à tourner autour pour changer de cadre. Ou d’axe, de mise au point, d’ouverture, de focale.
Faites une nouvelle pause pendant trois jours, puis recommencez. Sortez en vous disant « je vais photographier ça » (le sujet initial).
Quand vous en êtes là, vous avez laissé de côté le matériel, le choix de l’objectif et les réglages pour vous concentrer sur votre regard et le sujet. Vous avez déjà progressé.
Déclencher et remplir une carte de fichiers, c’est simple. Mais créer une photo qui représente quelque chose pour vous, qui va faire dire WOW à ceux qui la verront, c’est difficile. Ne pensez pas que vous y arriverez en quelques semaines. Persévérez.
Pour que votre pratique photo soit aboutie, pour que vous preniez du plaisir à faire des photos et à les montrer, vous allez devoir vous entraîner.
Dans chacune de mes Lettres photo quotidiennes, je vous partage de nouveaux conseils comme celui-ci, tous vous aident à apprendre la photographie.
(Comme cette pratique découverte chez un célèbre reporter photographe et qui vous permet d’attirer le spectateur de façon étonnante – ça fonctionne à tous les coups).
Pour vous lancer, je vous propose un kit complet, dont un guide photo de plus de 80 pages, avec tout ce qu’il faut savoir pour bien régler votre appareil photo avant de commencer.
Comparaison Nikon Z 8 vs Nikon D850 : le choc des titans
Le Nikon Z 8 peut-il remplacer le Nikon D850 dans le cœur des nikonistes ? Le D850, reflex le plus abouti de son époque, a su séduire très vite. Le Z 8, l’hybride expert pro qui remporte dès sa sortie la plupart des suffrages, sera-t-il vu comme le digne successeur de son ainé ? Cette comparaison Nikon Z 8 vs Nikon D850 a-t-elle vraiment du sens ?
Il est trop tôt pour le dire, le Nikon Z 8 a été annoncé il y a quelques semaines à peine. Mais ce comparatif Nikon Z 8 vs. D850 va vous aider à voir quelles sont les différences majeures entre ces deux boîtiers et en quoi le Nikon Z 8 prend plusieurs longueurs d’avance sur le Nikon D850.
Nikon Z 8 vs Nikon D850 : liste des différences et comparaison
Il est devenu bien difficile en 2023 de faire une comparaison entre un reflex et un hybride, surtout lorsqu’ils s’inscrivent dans la gamme expert – pro d’une marque comme Nikon. Toutefois certaines caractéristiques ne trompent pas.
Le gabarit et le poids sont deux critères qui font qu’un boîtier est un « petit modèle » ou un « modèle plus expert ». En effet, il est difficile de caser dans un tout petit boîtier ce qui fait un modèle expert – pro : grand capteur plein format, grand viseur, double logement pour cartes mémoire, grand écran arrière, nombreuses touches à accès direct … tout ça prend de la place et pèse.
Voici la comparaison de taille et poids entre le Nikon Z 8 et le Nikon D850 et, plus bas, la comparaison point par point sous forme de tableau :
La comparaison visuelle à échelle commune montre un léger avantage de compacité pour le Nikon Z 8 qui s’avère moins massif que le Nikon D 850 (voir le test du D850).
Le Nikon Z 8 l’emporte sur le poids aussi, puisque avec 910 grammes, il s’avère 9% plus léger que le D850 et ses 1005 grammes (avec batterie et cartes).
Comparaison des capteurs
Les Nikon Z 8 et Nikon D850 sont tous deux dotés d’un capteur plein format (24×36) de 45,7 Mp. Cette similitude des caractéristiques du capteur implique que le Z 8 et le D850 ont la même densité de pixels, ainsi que la même taille de pixels. Aucun des deux appareils n’est équipé d’un filtre passe-bas, ils sont donc en mesure de capturer tous les détails que le capteur peut résoudre.
Notez toutefois que le Nikon Z 8 est plus récent (5 ans et 9 mois) que le D850. Son capteur a bénéficié des avancées technologiques au cours de cette période. Le D850 utilise un capteur BSI-CMOS, tandis que le Z 8 utilise un capteur BSI-CMOS empilé (« stacked »). Les deux appareils photo utilisent un filtre de Bayer, une caractéristique commune à la plupart des appareils photo numériques.
Le Nikon D850 dispose d’une plage de sensibilité allant de 64 à 25.600 ISO, qui peut être étendue à 32 et 102.400 ISO. Le Nikon Z 8 offre les mêmes réglages ISO avec une différence majeure liée à la nature de son capteur, il offre une double sensibilité native à 64 et 800 ISO qui lui permet de produire des images moins bruitées en haute sensibilité.
Le comparatif DxOLabs montre la différence entre les deux capteurs, le test du Z 8 n’étant pas disponible au moment de la publication de ce comparatif, j’ai pris le capteur du Z 9 qui est identique
Rappelons que dans le cas d’un capteur à double sensibilité ISO native, une fois que le premier seuil est passé, le signal en provenance du capteur passe par un amplificateur plus puissant avant d’être converti en signal numérique. Il en résulte un appareil photo capable d’exposer une photo comme s’il s’agissait de deux appareils photo complètement différents. L’ISO de base est différent entre les deux systèmes.
Une autre différence technologique majeure tient en la nature du processeur de traitement. Le Nikon Z 8 utilise un processeur de traitement d’image plus avancé (EXPEED 7) que le D850 (EXPEED 5), avec des avantages en termes de réduction du bruit, de précision des couleurs et de vitesse de traitement.
Comparaison des stabilisations d’image
La comparaison est rapide puisque le Nikon Z 8 se différencie du Nikon D850 grâce à la stabilisation de l’image dans le boîtier (IBIS). Le Z 8 réduit le risque de flou de bougé avec tous les objectifs montés, qu’ils soient VR ou non. Le D850 n’offre aucune stabilisation d’image avec les objectifs qui ne sont pas dotés d’une stabilisation optique de l’image Nikon VR.
Comparaison des autofocus
En matière d’autofocus, le Nikon Z 8 dispose de pixels à détection de phase intégrés au capteur image, ce qui permet une acquisition rapide et fiable de l’autofocus, même en mode de visée électronique en temps réel.
Le reflex Nikon D850 utilise lui un capteur AF en plus du capteur image, une configuration qui a fait ses preuves chez Nikon, mais limite les possibilités de personnalisation et de détection de l’autofocus. En effet avec un capteur AF dédié les collimateurs sont figés par construction, délimitant des zones figées elles-aussi.
Sur l’hybride, le capteur image servant aussi à assurer la mise au point, c’est le firmware et le processeur qui font la différence en autorisant des modes de détection et des zones qui peuvent évoluer avec les mises à jour firmware. Celles-ci permettent surtout une détection presque plein cadre alors que le D850 est limité à la seule zone centrale.
Comparaison des obturateurs
Autre différence majeure entre les deux appareils, le Nikon D850 dispose d’un obturateur mécanique tandis que le Nikon Z 8 met en œuvre un unique obturateur électronique qui lui permet de réaliser des prises de vue totalement silencieuses.
Ce mode est moins adapté à la photographie d’objets en mouvement (risque de rolling shutter) ou à la prise de vue sous des sources de lumière artificielle (risque de scintillement). Les premiers tests montrent toutefois que le rolling shutter est quasiment imperceptible, et que le scintillement est fortement réduit si vous prenez soin d’activer les réglages correspondants.
Notez que l’effet rolling shutter ne peut toutefois pas être supprimé totalement puisqu’il est produit par la différence de fréquence de l’obturation électronique avec celle des LED dans les éclairages artificiels. Ceci devrait être réglé avec l’arrivée probable d’une nouvelle génération de capteurs organiques.
Comparaison des modes vidéo
Ces deux boîtiers Nikon savent enregistrer des vidéos, mais s’il y a une différence majeure entre les deux c’est bien dans ce mode.
Le Nikon Z 8 peut enregistrer des séquences vidéo en 8K/30p, alors que le D850 est limité à 4K/30p.
Je vous renvoie vers la présentation détaillée du Nikon Z 8 pour ce qui est des multiples possibilités de son mode vidéo qui surpasse très largement celui du D850.
Comparaison des viseurs
le viseur électronique d’un hybride Nikon Z
Le Nikon Z 8 est équipé d’un viseur électronique (3690k points) alors que le D850 est équipé d’un viseur optique.
Les deux systèmes ont leurs avantages :
le viseur électronique permet de projeter des informations supplémentaires sur la prise de vue, comme d’afficher le rendu de la photo qui sera faite sur la base des réglages en cours du boîtier (visée dite à image réelle),
le viseur optique n’offre pas cette possibilité, il permet toutefois de voir la scène en direct, et non au travers d’un écran (ce qu’est le viseur électronique).
Les viseurs des deux appareils offrent le même champ de vision (100 %), mais le viseur du Z8 a un grossissement plus important que celui du D850 (0,80x contre 0,75x), de sorte que la taille de l’image transmise semble plus proche de la taille observée à l’œil nu.
Ces deux visées étant très différentes, je ne peux que vous recommander de les tester avant de faire votre choix. Notez quand même que le viseur électronique du Nikon Z 8 est parmi les meilleurs du moment, l’essayer c’est souvent l’adopter.
Comparaison des stockages sur carte
Les deux appareils enregistrent les fichiers sur des cartes CFexpress ou XQD ou SDXC. Ils disposent d’un double emplacement pour carte, ils prennent en charge les cartes UHS-II, qui permettent un transfert de données ultra-rapide.
Comparaison des autonomies
Je précise ce point car l’hybride a mis en défaut le protocole CIPA d’évaluation de l’autonomie d’un appareil photo. Fonctionnant sur un principe différent, avec un capteur image qui fait aussi office de capteur AF, et un viseur électronique, la consommation de l’hybride (toutes marques confondues) ne sautait être la même que celle d’un reflex qui ne dispose pas de ces composants.
Il n’est donc pas possible de comparer les données CIPA d’un reflex et d’un hybride car celles de l’hybride sont fausses. Toutefois cela donne un ordre de grandeur.
L’autonomie du Nikon D850 est ainsi affichée à 1.840 vues pour le D850 tandis que celle du Nikon Z 8 est de 340 vues. En pratique le Z 8 peut réaliser aisément 700 à 1.000 vues par charge de batterie, cette évaluation reposant sur la consommation déjà constatée des Nikon Z 6 et Z 7 et du Nikon Z 9.
Comparaison des fiches techniques Nikon Z 8 vs Nikon D850
Voici une comparaison plus complète des fiches techniques des Nikon Z 8 et Nikon D850.
Caractéristiques techniques
Modèle
Nikon Z8
Nikon D850
Type
hybride sans miroir
reflex à miroir
Monture
Nikon Z
Nikon F
Technologie capteur
BSI-CMOS empilé
BSI-CMOS
Format de capteur
24×36
24×36
Taille de capteur
35.9 x 23.9 mm
35.9 x 23.9 mm
Surface de capteur
858.01 mm2
858.01 mm2
Diagonale
43.1 mm
43.1 mm
Facteur de recadrage
1.0x
1.0x
Définition du capteur
45.7 Mp
45.7 Mp
Résolution d’image
8256 x 5504 pixels
8256 x 5504 pixels
Photosites
4.35 μm
4.35 μm
Densité de pixels
5.30 MP/cm2
5.30 MP/cm2
Filtre anti moiré
non
non
Vidéo
8K/30p
4K/30p
Plage ISO
64 – 25.600 ISO
64 – 25.600 ISO
Plage ISO étendue
32 – 102.400 ISO
32 – 102.400 ISO
Processeur d’image
EXPEED 7
EXPEED 5
Viseur
électronique
optique
Angle de champ du viseur
100 %
100 %
Grossissement du viseur
0.80 x
0.75 x
Résolution du viseur
3690k points
sans objet
Ecran supérieur
oui
oui
Viseur arrière
Live View
Live View
Taille de l’écran arrière
3.2 pouces
3.2 pouces
Résolution de l’écran arrière
2089k dots
2359k dots
Fixation de l’écran arrière
inclinable et orientable
inclinable
Ecran tactile
oui
oui
Mise au point
détection de phase
sur capteur image
détection de phase
sur capteur AF
Aide à la mise au point
focus Peaking + loupe viseur
focus peaking Live View
Obturation maximale
1/32.000s
1/8.000s
Rafale
20 à 30 im/s
selon format fichier
9 im/s
Obturateur électronique
jusqu’à 1/32000s
Live View uniquement
Time-Lapse
oui
oui
Stabilisation d’image
IBIS, sur capteur
VR sur objectif compatible
Flash intégré
non
non
Cartes mémoires
CFexB/XQD + SDXC
XQD + SDXC
Nombre de cartes
2
2
Support UHS
UHS-II
UHS-II
Format HEIF
oui
non
Flash externe
griffe standard
griffe standard
Flash studio
prise PC Sync
prise PC Sync
Prises USB
2 x USB 3.2
USB 3.0
port HDMI
full HDMI
mini HDMI
Prise micro
oui, MIC
oui, MIC
Prise casque
oui
oui
Wifi
oui
oui
Near-Field Communication (NFC)
non
oui
Bluetooth
oui
oui
GPS
non
non
Protection
tous temps
avec joints toriques
tous temps
avec joints toriques
Batterie
EN-EL15c
EN-EL15a
Autonomie (CIPA)*
340 vues*
1840 vues
Recharge intégrée
oui, USB
non
Dimensions
144 x 118,5 x 83 mm
146 × 124 × 78,5 mm
Poids
910 g
1005 g
* la norme CIPA conçue pour mesurer les performances des reflex numériques donne des mesure d’autonomie faussées avec les hybrides dont le fonctionnement est très différent. En pratique l’autonomie d’un hybride Nikon est 2 à 3 fois supérieure à celle donnée par la norme, soit entre 700 et 1000 vues.
Le Nikon D850 reste-t-il meilleur que le Nikon Z8 ou vice versa ? Quelles conclusions peut-on tirer de tout ça ?
Que ces deux appareils photo ne sont pas comparables, déjà. Deux époques différentes, deux technologies différentes, deux approches différentes. La liste ci-dessous est une vision personnelle qui met en évidence les points forts des deux modèles.
Les avantages du Nikon Z 8
plus moderne : intègre les progrès techniques réalisés sur le capteur, la stabilisation et la vidéo depuis le lancement du D850
autofocus plus complet et performant : fonctionne sur 90% du cadre et intègre différents modes de suivi (yeux, objets) et des zones de détection ajustables
plus d’informations de visée : viseur électronique affichant les données de prise de vue
images plus nettes : stabilisation capteur IBIS pour réduire le flou de bougé et les vibrations avec les temps de pose longs
image dans le viseur plus grande : le viseur propose un grandissement supérieur (0,80x contre 0,75x) et un mode loupe
obturateur plus rapide : vitesse d’obturation plus élevée (1/32.000s contre 1/8.000s) pour figer l’action
écran arrière plus polyvalent : écran orientable et inclinable avec bascule des menus et de l’affichage en mode portrait
rafale plus rapide : fréquence plus élevée (30 contre 9 images/seconde) pour les actions rapides
mode silencieux : obturateur électronique
pré-déclenchement avant prise de vue : commence à enregistrer les photos avant appui complet sur le déclencheur
recharge plus pratique en voyage : peut être chargé via le port USB
meilleurs JPG: moteur de traitement d’image plus moderne (EXPEED 7 contre EXPEED 5)
meilleure vidéo : capture vidéo en très haute définition (8K/30p contre 4K/30p)
compatibilité avec un plus grand nombre d’objectifs : peut utiliser les objectifs NIKKOR Z et de nombreux objectifs NIKKOR F et compatibles via la bague FTZ
Les avantages du D850
écran LCD plus détaillé : écran arrière avec une résolution supérieure (2359k contre 2089k points)
mise au point autofocus plus polyvalente : autorise l’autofocus avec les optiques NIKKOR AF et AF-D
autonomie supérieure : peut prendre plus de photos avec une seule charge de batterie
plus abordable : remises fréquentes car disponible depuis plus longtemps
Si je me base sur le nombre de points du tableau de comparaison ci-dessus, le Nikon Z 8 est le grand vainqueur de ce comparatif.
Toutefois ces points techniques ont une importance différente selon vos usages et le type de photos que vous faites. Une fonction essentielle pour l’un, supposant l’utilisation du Z 8, ne sera pas essentielle pour l’autre qui fera le choix du D850.
Il n’en reste pas moins que le reflex est désormais en fin de vie commerciale, que ce système n’évoluera plus, que les optiques pour reflex ne seront pas mises à jour. Nikon, comme les autres marques, concentre ses ressources sur sa gamme hybride. Ceci n’enlève rien au Nikon D850 qui garde son titre de reflex le plus évolué jamais produit, mais le Nikon Z 8 l’emporte sans doute aucun en terme d’évolutivité et de polyvalence.
Cette comparaison Nikon Z 8 vs. Nikon D850 peut comporter des erreurs de retranscription des nombreuses données, si vous ne trouvez merci de me le signaler en commentaire, je corrigerai.
Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 : compacte, grande ouverture, poids plume & prix doux
Nikon annonce le nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 dédié à ses hybrides APS-C. Ce premier objectif Nikon à focale fixe au format DX et à grande ouverture f/1.7 va ravir les amateurs d’objectifs compacts et légers, sachant se faire oublier même au moment de passer à la caisse.
Voici les caractéristiques techniques du NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 qui va donc cadrer comme un 36 mm plein format, son tarif et à qui il s’adresse.
Lorsque j’ai appris l’arrivée de ce nouveau NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7, ma première question a été « mais pourquoi f/1.7 et pas f/1.8 ? », sachant que ce serait la première que je recevrais aussi (rappelez-vous que le NIKKOR Z 24 mm pour plein format est un f/1.8).
La réponse, bien qu’évasive de la part d’une marque qui n’aime pas trop trahir ses secrets, tient en la capacité de la monture Z. Avec son grand diamètre elle autorise de plus grandes ouvertures sans perte de qualité. Alors si les opticiens pouvaient faire f/1.7 sans rien perdre, pourquoi faire f/1.8 ?
Cette logique toute japonaise a du bon dans le cas présent. Une focale fixe à grande ouverture c’est bien, surtout greffée sur un capteur NIKKOR Z APS-C dont la montée en sensibilité est excellente. Mes tests des Nikon Z 50 et Nikon Z fc montraient une belle qualité d’image jusqu’à 12.800 ISO, ce qui est une belle limite. Avec une ouverture maximale de f/1.7, vous allez pouvoir déclencher avec des temps de pose très courts, perspective alléchante !
Mais Nikon ne s’est pas contenté de ça.
Vous avez peut-être remarqué que lorsqu’on parle de focale fixe, on parle aussi souvent de « petites focales fixes ». Les amateurs de photo de rue me comprendront, plus c’est compact et léger, mieux c’est. Nikon nous gate sur ce plan puisque le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne pèse que 135 gr. pour une longueur de 70 mm et un diamètre de 40 mm.
Ces caractéristiques s’accompagnent de deux autres valeurs qui pourraient bien vous plaire aussi : la distance minimale de mise au point est de 18 cm pour une distance minimale de netteté de 12,4 cm. Oui, vous avez bien lu, il y a deux valeurs.
La distance minimale de mise au point se mesure par rapport au plan du capteur tandis que la distance minimale de netteté se mesure par rapport à la lentille frontale. Inutile en effet d’avoir une distance minimale de mise au point courte si vous ne pouvez approcher suffisamment du sujet. Avec le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 vous allez donc pouvoir vous approcher à 12,4 cm de vos sujets tout en faisant des photos nettes. Merci la monture Z et la position du capteur à nouveau.
Nikon précise que l’objectif est conçu pour résister à la poussière et aux intempéries (mais pas tous temps), il embarque son lot de joints toriques qui assurent cette étanchéité. La construction en polycarbonate reprend les standards des NIKKOR Z « à prix doux » récents, leur monture étant elle-aussi en polycarbonate. Je vois de là les « pourquoi c’est pas du métal ??? » … parce que le métal est plus lourd et plus cher à construire.
Je suis comme vous, j’aime les montures métalliques, mais je dois avouer que pour trimballer mon NIKKOR Z 40 mm f/2 partout sans toujours en prendre le plus grand soin, je n’ai jamais rencontré le moindre problème avec sa monture en polycarbonate.
Nikon précise que le diamètre du filtre est de 46 mm tandis que ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est livré avec un pare-soleil Nikon HN-42 qui vient se visser en bout d’objectif, se faisant ainsi très discret.
Bien que proposé à prix doux, ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 ne fait pas l’impasse sur une belle motorisation AF STM (moteurs pas à pas) qui garantit une mise au point rapide (pas très difficile avec un 24 mm de cette taille, mais j’en connais qui sont lents chez … chut …). Ce 24 mm DX minimise le focus breathing et s’avère silencieux, ce qui devrait plaire aux vidéastes au passage.
Nikon NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 sur Nikon Z 30
Fiche technique NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7
Format : DX / APS-C
Focale : 24 mm fixe
Ouverture max. : f/1.7
Ouverture mini : f/11
Formule optique : 9 éléments en 8 groupes (dont 2 lentilles asphériques)
Angle de vue : 61°
Distance minimale de mise au point : 0,18m
Ratio de reproduction : 0,19x
Diaphragme : 7 lames
Filtre : diamètre 46 mm
Dimensions : 70 mm x 40 mm
Poids : 135 gr
Tarif et disponibilité
Le NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 est vendu au tarif public de 319 euros TTC. Il sera disponible dès le 15 juin 2023 chez les revendeurs.
Premier avis et exemples de photos
Pour être transparent avec vous, je ne l’ai pas eu en mains et je ne l’ai donc pas testé encore. Je ne peux donc me baser que sur sa fiche technique et l’échange que j’ai pu avoir avec la marque. Quoi qu’il en soit, j’apprécie que Nikon développe (enfin ) un début de gamme NIKKOR Z DX pertinent.
La grande ouverture et la compacité font de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 une proposition alléchante, le ratio x 1.5 du capteur APS-C vous permettant de cadrer comme avec un 35 mm en plein format.
Je ne vous cache pas non plus que le tarif est intéressant, à la concurrence on s’approche plutôt des 450 euros pour une offre proche (mais en monture métallique, je vous l’accorde) chez Fujifilm par exemple comme chez Sigma en monture Z d’ailleurs puisque le récent Sigma 30 mm f/1.4 DC DN | Contemporary (le plus proche du 24 mm) vaut 399 euros et pèse deux fois plus lourd.
Les possibilités créatives qu’offre une petite focale fixe à grande ouverture sont nombreuses : dans la rue, en reportage, en soirée, en intérieur, vous allez en profiter tout le temps, surtout avec un hybride Nikon Z APS-C de petite taille. Le design très sobre de ce NIKKOR Z DX 24 mm f/1.7 s’accordera aussi très bien avec votre Nikon Z fc hybride Vintage.
Nikon Z 8 : nouveauté Nikon 2023, il a tout du grand, sauf le poids et le prix, première prise en mains
Attendu par les amateurs, experts et pros qui n’ont pas encore franchi le pas vers le Nikon Z 9, le Nikon Z 8 vient compléter la gamme d’hybrides Nikon en reprenant la plupart des capacités de son grand frère dans un format plus compact, plus léger et plus accessible.
Voici une première présentation du Nikon Z 8, l’hybride qui a tout pour devenir le plein format le plus convoité de la gamme Nikon et le digne successeur du reflex Nikon D850.
MàJ : liste détaillée de ce qui manque au Z 8 par rapport au Z 9 et précisions sur le choix des cartes SD et CFexpress.
Nikon Z 8 : une filiation évidente, le nouveau fer de lance de la gamme
Le Nikon Z 8 est un Nikon Z 9 auquel a été retiré l’emplacement pour batteries qui fait du Z 9 un monobloc, la prise réseau Ethernet, quelques bricoles de second ordre, 14 billets de 100 euros sur la facture et … c’est tout. Voilà, tout est dit, merci de m’avoir lu. Je vous renvoie vers la présentation du Nikon Z 9 pour en savoir plus.
Trop court ? Pourtant c’est bien de cela dont il s’agit. La logique industrielle voulait que Nikon ne réinvente pas la roue et nous refasse le coup du duo D3/D700. C’est fait, le Nikon Z 8 s’avère bien être une version plus légère, plus compacte et plus abordable du Nikon Z 9. Nikon a pris soin de réutiliser tout ce qui fait la force du Nikon Z 9, à savoir :
même capteur CMOS BSI empilé de 45 Mp
même processeur Expeed 7
même autofocus entraîné au deep learning (IA)
même module vidéo 8K 60p
même cadence rafale
même obturateur électronique unique
même volet de protection du capteur
même absence d’effet rolling shutter
même absence d’effet black out dans le viseur
même viseur
même construction tous temps
Vous en voulez encore ? Allons-y.
Ce « mini Z 9 », dont la différence principale avec son grand frère est bien le gabarit, a cependant un atout, son tarif. Le Nikon Z 8 est proposé au tarif public de 4.599 euros boîtier nu à sa sortie, soit un tarif équivalent aux modèles concurrents.
Près de 1.400 euros de moins que le Z 9 donc, et même si vous êtes fan des poignées, que celle du Z 9 intégrée au boîtier vous manque, sachez que le Nikon Z 8 peut être équipé de la poignée Nikon MB-N12 disponible en option au tarif de 399 euros. Cela vous laisse encore 1.100 euros à investir dans une optique NIKKOR Z par exemple, par rapport au Z 9.
Nikon Z 8 vu de face avec ses 2 touches Fn (3 sur le Z 9)
Les présentations étant faites, venons-en aux détails de la fiche technique.
Nikon Z 8 : caractéristiques principales
Un châssis compact
Le Nikon Z 8 reprend à quelques millimètres près le gabarit des Nikon Z 6II et Z 7II. Il s’avère plus compact que le Nikon D850 (15% moins gros) et surtout plus léger :
Nikon Z 8 : 910 gr.
Nikon D850 : 1.005 gr.
Nikon Z 9 : 1.340 gr.
430 grammes de moins face au Z 9, vos cervicales vous remercieront. L’écart est moindre face au D850 mais le poids passe sous la barre du kilo, c’est toujours bon à prendre (voir le comparatif Nikon Z 8 vs. Nikon D850)
La construction est conforme à ce que nous connaissons des châssis Nikon experts-pros. Alliage de magnésium, joints d’étanchéité sur toutes les parties mobiles, protection tous temps.
Nikon Z 9 à gauche, Nikon Z 8 + MB-N12 à droite
retirez la poignée et vous avez la différence
La face avant reprend les 2 touches Fn personnalisables (une troisième est placée en face arrière), le dos du boîtier proposant une disposition des commandes proche de celles des Z 6 et Z7. La couronne supérieure gauche est remplacée par le trèfle bien connu des nikonistes, inspiration D850 on vous a dit.
les commandes supérieures du Nikon Z 8
notez la touche Fn3
Le Nikon Z 8 reprend le volet de protection rigide du capteur apparu sur le Z 9. Ce volet, à ne pas confondre avec un obturateur mécanique dont le Nikon Z 8 est dépourvu, vient se placer devant le capteur (si vous en décidez ainsi dans le menu) lorsque vous retirez l’objectif. Composé de trois lames rigides revêtues de fluorine et d’un traitement antistatique, ce volet évite le dépôt des poussières sur le capteur tout proche. Il est assez rigide pour être poussé avec le doigt sans broncher.
Le Nikon Z 9 dispose d’une protection supplémentaire du capteur, celui-ci pouvant passer en position d’auto-protection lors du transport. Je n’ai pas encore l’information concernant le Nikon Z 8, à préciser donc.
Nikon Z 8, une face arrière bien connue des Nikonistes
Un capteur CMOS 45,7 Mp empilé à double flux
On prend les mêmes et on recommence : le Nikon Z 8 embarque le capteur du Nikon Z 9, un capteur CMOS empilé (« stacked ») d’une définition de 45,7 Mp, avec stabilisation 5 axes sur 6 stops.
Au-delà du seul capteur, le Z 8 reprend aussi le processeur du Z 9. Il est donc le second boîtier Nikon hybride à être équipé de l’Expeed 7, et surtout de l’architecture de bus Dual Stream.
Un processeur Expeed 7 avec dual stream
Je reviens sur ce processeur unique en son genre dans la gamme Nikon. Non seulement il est 10 fois plus rapide que l’Expeed 6 des précédents hybrides et reflex, mais il intègre la technologie Dual Stream. Ce processeur peut ainsi gérer deux flux de données en provenance du capteur en parallèle :
un flux de données part en direction du buffer et des cartes (« recording data »),
un autre flux des mêmes données part en direction du viseur et de l’écran arrière en Live View (« Live View data »).
Ces deux flux véhiculent les mêmes données issues du même capteur, ils sont indépendants et gérés par deux ensembles de circuits électroniques fonctionnant en parallèle. L’Expeed 7 est complété d’une mini-carte mère en sortie du capteur pour assurer la gestion de ces flux.
Je disais du Nikon Z 9 qu’il disposait du balayage électronique le plus rapide au monde sur un appareil photo hybride de plus de 30 Mp (en octobre 2021), c’est la même chose pour le Nikon Z 8. Une prouesse à noter s’agissant d’un boîtier qui se veut plus accessible qu’un Z 9.
Si vous l’avez manqué au moment de sa sortie, voici comment fonctionne le Dual Streaming Nikon Z8 / Z 9 :
Cette architecture électronique a pour premier effet de rendre imperceptible l’effet de rolling shutter, les photographes de golf et d’hélices d’avions apprécieront.
Le second effet, c’est la disparition de l’obturateur mécanique. Le Nikon Z 8 ne dispose que d’un obturateur électronique, il est donc silencieux par définition.
La sensibilité du capteur du Nikon Z 8 est la même que celle du Nikon Z 9 :
64 à 25.600 ISO en mode normal
32 à 102.400 ISO en mode étendu
Ce capteur génère un niveau de bruit numérique inférieur à celui du Z 7II (et du D850), il assure le maintien de la chromie jusqu’à 12.800 ISO, ce qui signifie que la colorimétrie de vos photos reste inchangée entre 64 et 12.800 ISO. Gain de temps en post-traitement et, surtout, excellente homogénéité des images JPG natives à ces différentes sensibilités.
Je me répète, mais comme sur le Z 9, la détection autofocus est assurée jusqu’à -6,5 Ev en mode normal et -8 Ev en mode Star Light View.
Une obturation 100% électronique
L’obturation électronique du Z 8 réduit le risque de panne et permet d’augmenter la plage de temps de pose courts. Elle peut toutefois poser des problèmes avec les éclairages LED pour les photographes de plateaux (j’ai le problème avec le Z 6II), je n’ai pas pu encore faire de tests concrets pour vérifier si c’est toujours le cas avec les Z 9 / Z 8.
Par contre finies les lames d’obturateur au déplacement complexe, finie aussi la notion de « nombre de vues maximum » du boîtier. Si j’en crois les retours du SAV Nikon, les hybrides présentent un taux de panne inférieur à celui des reflex, l’absence d’obturateur mécanique devrait encore accentuer la différence.
L’obturation atteint le 32.000 ème de seconde, le mode rafale atteint :
20 vps en RAW pleine définition sur 1.000 vues (avec cartes Cfexpress ProGrade Digital Cobalt),
30 vps en JPG pleine définition,
60 vps en JPG crop DX 19 Mp,
120 vps en JPG FX 11 Mp.
La fonction de pré-déclenchement permet d’enregistrer jusqu’à 1 seconde d’images entre l’instant où vous appuyez à mi-course et celui où vous appuyez à fond sur le déclencheur. Elle fonctionne jusqu’à 120 vps.
Inutile de préciser que l’exposition et la mise au point autofocus sont assurées entre chaque vue dans ces différents modes.
Attention, une autre différence avec le Z 9 (je le précise tant elles sont peu nombreuses !), le Nikon Z 8 propose deux emplacements pour cartes :
un emplacement pour cartes CFexpress ou XQD type B
un emplacement pour cartes SD
Certains esprits critiques diront « mais pourquoi une carte SD alors qu’elle limite les performances en rafale ?? ». La plupart des amateurs intéressés par ce boîtier diront plutôt « chouette, je peux réutiliser mes cartes SD, heureusement que Nikon a choisi cette option ».
Retenez toutefois que pour obtenir les performances maximales en rafale, il vous faut utiliser une carte CFexpress, les performances des meilleures cartes SD sont moindres. Dans ce cas passez-vous de la fonction de copie des fichiers d’une carte sur l’autre, un mode qui n’a guère d’intérêt alors que les cartes CFexpress présentent une très grande fiabilité, supérieure à celle des cartes SD.
Un autofocus meilleur que celui du Z 9 à sa sortie
J’ai dit plus haut que l’autofocus du Z 8 était le même que celui du Z 9. C’est vrai. Ce que je n’ai pas précisé, c’est qu’il est le même que celui du Z 9 actuel, donc meilleur que celui du Z 9 à sa sortie puisque ce dernier a déjà bénéficié de plusieurs améliorations via les mises à jour firmwares successives.
Le Nikon Z 8 dispose de 493 collimateurs à détection intelligente. Intelligente car cet AF est nourri par une IA de type Deep Learning qui lui permet de reconnaître 9 types de sujets. Oublié l’AF des Z 6 et Z 7 séries 1 et 2, celui-ci m’avait bluffé lors du test du Nikon Z 9, il est tout aussi redoutable sur le Z 8. Les sujets reconnaissables sont :
humains
chiens
chats
oiseaux
voitures
motos
avions
trains
vélos
Cet automatisme sait aussi faire la différence entre :
pour les humains : visage, yeux, tête, torse (avec visage à l’endroit ou à l’envers, jusqu’à 3 % d’occupation du cadre)
pour les animaux : corps, yeux, tête
La hiérarchisation agit au niveau du sujet détecté, les yeux d’une personne ayant priorité, par exemple, sur le torse de la même personne ou la tête du chien qui passe à proximité dans le cadre. La commande AF latérale avant permet de changer de mode AF sans quitter l’œil du viseur, avec rappel visuel.
Cet AF propose 20 options de personnalisation de la zone large avec (ou non) détection des yeux.
Le Z 8 dispose d’un menu dédié au réglage de l’AF avion, avec possibilité de préciser s’il doit suivre le pilote dans le cockpit ou l’avion entier par exemple. N’ayant pas d’avion à disposition le jour de la prise en main, je suis au regret de vous dire que je n’ai pas pu évaluer cette fonction (mais j’accepte les invitations sur les terrains d’aviation, sachez-le).
Autant vous dire que savoir régler l’autofocus du Nikon Z 8 vous prendra du temps, mais la bonne nouvelle c’est que vous pouvez lui faire confiance en mode automatique, il s’en sort très bien déjà.
Les 493 collimateurs couvrent 90% de la superficie du capteur. 405 points AF (soit 5x plus que sur le Nikon Z 7II) et 10 modes de zone AF dont le mode de suivi 3D sont activables et personnalisables depuis un nouveau menu dédié. Libre à vous de définir votre zone de détection, même si elle n’existe pas par défaut dans le menu.
Nikon Z 8, des menus bien connus chez Nikon et encore enrichis
Un viseur électronique EVF à plage dynamique étendue
Même viseur que le Nikon Z 9, avec 3,7 Mp. Le Nikon Z 8 permet une visée en mode rafale sans aucun black-out visible ni gel d’image.
Si ce viseur propose « seulement » 3,7 Mp c’est parce qu’il met l’accent sur le confort de visée plus que sur la définition pure. Considéré comme parmi les plus lumineux au monde, il gère en outre une plage dynamique étendue avec 3.000 cd/m2 (1.000 cd/m2 pour le meilleur des concurrents).
C’est cette plage dynamique qui vous offre un plus grand confort de visée lorsque la scène est très lumineuse, qui réduit l’écart de luminosité entre l’œil qui regarde dans le viseur et l’œil qui regarde la scène. Qui permet, aussi, de discerner plus de détails dans les ombres lorsque vous regardez dans le viseur, si le sujet est en contrejour en particulier.
Lors de cette prise en main, j’ai pu noter la présence dans le Nikon Z 8 d’un nouveau réglage du mode d’affichage du viseur dédié au fonctionnement en studio avec des flashs. Dans ce cas particulier, si vous activez la visualisation du rendu des réglages dans le viseur vous ne pouvez plus voir le sujet (le viseur est noir) puisque les flashs sont inactifs. Sur les Nikon Z 6 et Z 7 il faut passer par le menu d9 pour désactiver cet affichage. Le Nikon Z 8 dispose d’un réglage plus fin puisqu’il permet de désactiver automatiquement cette visée à image réelle si le flash est utilisé. Un confort supplémentaire pour les photographes de studio.
Je n’en dirai pas plus, si vous avez encore des doutes sur la visée électronique, allez tester le Nikon Z 8 pendant quelques heures, vous pourriez bien changer d’avis.
Un écran arrière 4 axes, sur charnière, avec affichage responsive
J’ai le sentiment de me répéter mais le Nikon Z 8 utilise l’écran du Nikon Z 9. Cet écran est monté sur charnière, ce qui lui permet être incliné en vertical comme en horizontal sur 4 axes.
Si vous l’orientez en mode portrait, il bascule l’affichage de l’image (en mode de visée Live View), et à la différence du Z 9, il sait aussi basculer l’affichage des menus.
L’écran arrière tactile du Nikon Z 8 en position portrait avec bascule de l’affichage (en mode Live View)
Tout comme pour le viseur, la taille de 3.2 pouces et la définition de 2.1 Mp peuvent sembler limitées, elles permettent toutefois une grande réactivité. Notez que cet écran peut passer en lumière rouge (via menu Warm display colors pour l’astrophoto et l’affut nocturne par exemple).
le système de charnière de l’écran du Nikon Z 8 orientez le comme bon vous semble
Nouveau format HEIF
Le JPG vous connaissez. Le HEIF c’est le JPG en meilleure qualité, avec une plus grande dynamique et une taille de fichier plus réduite, pour faire simple.
Ce format HEIF sur le Nikon Z 8 implémente le HDR PQ 10 bits avec espace colorimétrique BT.2020 (oui, je sais, ça fait peur … lisez ça pour comprendre).
En clair, vous pouvez faire du RAW comme toujours, du JPG, mais aussi dorénavant du HEIF. Ce format autorise une profondeur de couleurs sur 10 bits pour 1 milliard de couleurs, il donne des images plus réalistes et plus détaillées que les images en JPG.
Seule ombre au tableau encore, le HEIF n’est pas supporté par tous les logiciels. Nikon dit l’avoir intégré dans NX Studio, Adobe ne l’a pas encore fait dans Lightroom Classic (mai 2023) mais y travaille, les autres éditeurs aussi sans aucun doute.
le menu de réglage des tons pour le format HEIF du Nikon Z8
Le RAW reprend les caractéristiques du Z 9 :
RAW High Efficiency pleine définition mais deux fois plus léger que le RAW 12 bits non compressé classique,
RAW High Efficiency de même qualité qu’un RAW non compressé mais proposant une résolution plus faible.
Le Nikon Z 8 en vidéo ou « quand le Z 9 perd sa première place »
Je sais, j’ai dit que le mode vidéo du Z 8 était le même que celui du Z 9, alors pourquoi ce sous-titre accrocheur ? Parce qu’une autre particularité du Z 8 vient compléter le tableau en vidéo, c’est le gabarit du boîtier.
Un boîtier plus petit, plus léger, plus compact est un atout en vidéo car il est plus facilement accessoirisable. Monté sur un stabilisateur, il impose moins de contraintes et se règle plus simplement. Moins lourd, il soulage le cadreur. Capable de tout gérer en interne, il évite l’achat et l’utilisation d’un enregistreur externe type Atomos.
C’est donc tout bon pour les vidéastes et cinéastes, d’autant plus que, je me répète une 28ème fois, les caractéristiques vidéos sont les mêmes. Parlez-en à Albert de SOS Ciné, il vous dira pourquoi de façon détaillée.
Le Nikon Z 8 propose des modes vidéo étendus (sous réserve de vérification précise, je n’ai pas toutes les infos au moment de la publication de cet article) :
8K UHD 30p sans crop (sur 90 mn)
8K 60p en N-RAW
Over 8K et Over 4K en N-RAW
4K de 24 à 120p sans crop ou crop 2.3 x
4K UHD à partir d’un suréchantillonnage 8K
ProRes 4.2.2 10 bits interne
ProRes RAW HQ 12 bits
H.265 8 et 10 bits et H.264
N-RAW 12 bits compatible 8K 60p
Prise en charge N-Log et HLG
Enregistrement audio PCM linéaire sur 64 bits
Extraction d’images JPG de 33 Mp à partir d’un flux vidéo
Stabilisation vidéo capteur et optiques
Disponible en vidéo comme en photo, la nouvelle fonction « Skin softening » permet d’adoucir l’image des peaux pour les visages. Elle agit selon le réglage choisi dans le menu dédié (avec détection jusqu’à 3 visages par cadre).
Notez que le mode vidéo autorise la prise de vue photo simultanée en haute définition et le zoom électronique avec downgrading 8K pour conserver la définition initiale.
Batterie et recharge
Le Nikon Z 8 utilise une batterie Nikon EN-EL15, celle des Nikon Z 6 et Z 7 et des reflex récents. La recharge est possible via le port USB-C dédié. L’autonomie officielle selon les normes CIPA (fausses car non optimisées pour les hybrides) est de 300 vues sans poignée additionnelle et 900 vues avec poignée.
La réalité est bien supérieure comme tous les utilisateurs d’hybrides ont déjà pu le constater, l’autonomie par charge atteint aisément 800 vues avec une batterie unique.
Connectique
Connectique et WiFi
Le Nikon Z 8 propose le Bluetooth 5.0 et le WiFi intégré à 2,4 ou 5 GHz. Il embarque deux ports USB-C, dont un pour assurer la recharge de la batterie.
La connexion réseau est possible en USB LAN filaire 1000 Base-T (le port Ethernet du Z 9 n’est pas repris). Le FTP direct est disponible, un nouveau menu dédié à la gestion du réseau permet d’ajuster tous les paramètres.
le menu réseau du Nikon Z 8
Que manque-t-il au Nikon Z 8 face au Nikon Z 9 ?
J’ai listé ici ce qui manque au Nikon Z 8 et dont le Nikon Z 9 est équipé. La liste peut évoluer au fur et à mesure de l’arrivée de nouvelles infos et de leur vérification.
Pas de grip et contrôles avec poignée intégrée (mais une poignée optionnelle Nikon MB-N12)
Pas de GPS et de journalisation (utiliser l’application mobile SnapBridge à la place)
Pas de connecteur intégré Ethernet (mais un dongle peut débloquer la connectivité Ethernet et les options réseau associées)
Pas de fenêtre de verrouillage antivol Kensington
Pas de double emplacement cartes CFexpress (mais CFexpress et un SD)
Pas de bouton Fn4 (le bouton Fn3 est relocalisé sur la face arrière en haut à gauche)
Pas de rangée supplémentaire de boutons sous l’écran arrière
Pas de réglage D3 choix de limitation d’affichage des modes de déclenchement
Pas de prise synchro flash
Pas de bouton flash sur le capot supérieur (mais un bouton de balance des blancs)
Pas de construction 100% alliage de magnésium pour le châssis (mais un mélange fibre de carbon et alliage de magnésium)
Durée d’enregistrement vidéo maximale limitée à 90 minutes par séquence (125 minutes sur le Z9)
Nikon Z 8 : disponibilité et tarif
Le Nikon Z 8 sera disponible dès le 25 mai 2023 au tarif public de 4.599 euros boîtier nu et de 5.540 euros en kit avec le NIKKOR Z 24-120 mm f/4 S.
La poignée optionnelle Nikon MB-N12 sera disponible au tarif public de 399 euros.
Nikon Z 8 : premier avis
J’ai pu prendre en main le Nikon Z 8 pendant une courte séance. Difficile de vous donner un avis pertinent pour le moment. Toutefois, reprenant la quasi totalité des fonctions et modules électroniques du Nikon Z 9, il s’avère très proche, si ce n’est au même niveau, dans la plupart des situations photo et vidéo.
Proposé à un tarif inférieur de près de 1.400 euros à celui du Z 9, voici donc une belle alternative au gros monobloc, et un remplaçant pertinent au Nikon D850.
Face au Nikon Z 7II doté lui-aussi de 45 Mp, le Z 8 est à la fois plus performant, plus polyvalent, doté d’un bien meilleur autofocus et capable de rivaliser dans tous les domaines avec un hybride pro monobloc puisqu’il peut en plus recevoir une poignée avec molette de contrôle et port de charge (celle du Z 7II ne fait que loger les batteries).
L’avenir nous le dira mais il semble que Nikon ait (enfin) conçu l’hybride idéal pour affronter une concurrence qui ne mollit pas, pour repositionner son offre hybride plein format sur le devant de la scène et pour répondre aux attentes des nikonistes ne souhaitant pas changer de marque.
La prise en main a été rapide et ne disposant pas de toutes les infos officielles au moment de la publication de cet article, si vous constatez une erreur, laissez-moi un commentaire avec la précision, je me ferai un plaisir de corriger.