nikonpassion.com

Page 1 / 1


Compatibilité CFexpress pour les Nikon D5, D850 et D500 – les mises à jour firmware

Nikon l’avait annoncée il y a bien longtemps (février 2019), certains l’attendaient impatiemment, la compatibilité CFexpress pour les Nikon D5, D850 et D500 est désormais disponible par mise à jour du firmware.

Voici ce qu’il faut savoir et comment procéder pour pouvoir utiliser une carte CFexpress dans votre reflex Nikon favori. Une fois la mise à jour faite, vous pourrez au choix utiliser les cartes XQD ou CFexpress.

Compatibilité CFexpress pour les Nikon D5, D850 et D500 - les mises à jour firmware

Toutes les cartes CFexpress chez Amazon

Toutes les cartes CFexpress chez Miss Numerique

Toutes les cartes CFexpress à la FNAC

Compatibilité CFexpress pour les Nikon D5, D850 et D500 : le principe

Les Nikon D5, D850 et D500 utilisent depuis leur sortie des cartes mémoire au standard XQD et/ou SD (en savoir plus sur les cartes mémoire pour la photo).

Le format XQD permet de concevoir des cartes plus robustes que les SD, plus fiables et plus rapides aussi. Ces cartes s’avèrent toutefois plus onéreuses que les cartes SD de même capacité, elles impliquent l’utilisation d’un lecteur de cartes XQD spécifique puisque ce format n’est pas compatible avec les lecteurs de cartes SD (le transfert par câble n’est pas recommandé).

Nombreux sont les utilisateurs qui n’ont jamais glissé une carte XQD dans leur reflex Nikon, se contentant lorsque c’est possible d’utiliser une seule carte SD.

Depuis l’arrivée des cartes XQD sur le marché, la technologie a évolué. Le standard CFexpress est apparu en 2006 pour remplacer, à terme, le XQD (Prograde par exemple). Considérées comme plus rapides encore, plus évolutives (jusqu’à 2 To) et tout aussi robustes, les cartes CFexpress s’imposent petit à petit. Elles restent cependant aussi onéreuses que les XQD à capacité égale.

Avec les Nikon Z 6 et Z 7, Nikon a intégré l’utilisation des cartes CFexpress par mise à jour firmware en complément des cartes XQD. Les utilisateurs de reflex rongeaient leur frein en attendant cette compatibilité promise.

C’est chose faite avec la disponibilité des mises à jour firmwares pour les Nikon D5, D850 et D500.

Ne vous attendez toutefois pas à une différence importante entre CFexpress et XQD. Si les cartes CFexpress sont conçues pour lire et écrire plus vite que les XQD, l’électronique interne des reflex Nikon peut ne pas suivre ces rythmes affolants. Comptez plutôt sur l’uniformisation de votre stock de cartes, vous ne serez plus forcé d’avoir des SD, des XQD et des CFexpress si vous utilisez plusieurs appareils photo, vous pourrez éliminer les XQD de l’équation.

Si vous possédez un D850 et un Z 6 par exemple, vous pourrez utiliser les mêmes cartes CFexpress. C’est plus simple et moins coûteux à gérer.

Cette compatibilité est importante pour l’avenir car le standard XQD a vocation à disparaître, il n’est plus utilisé en photo et vidéo que par Nikon, Sony (dans certains camcorders) et PhaseOne dans certains appareils numériques.

Mises à jour firmware Nikon D5, D850 et D500 et compatibilité CFexpress

Nikon D5 – firmware version 1.4

En complément de la compatibilité CFexpress, le Nikon D5 propose désormais le choix de la bande WiFi  (2.4 ou 5 GHz) lors de la connexion à un réseau hôte via le module WiFi Nikon WT-6 ou WT-5.

Nikon a aussi corrigé un dysfonctionnement qui empêchait le déclenchement normal et provoquait l’affichage d’une erreur si toutes les conditions suivantes étaient réunies pendant la prise de vue en mode de visée écran photo :

  • un objectif de type E et un flash tel que le SB-5000 étaient fixés,
  • un temps de pose de 1/500 s ou plus court était sélectionné alors que la synchronisation ultra-rapide Auto FP était activée,
  • le mode vue par vue était sélectionné comme mode de déclenchement ou le mode retardateur était sélectionné et le nombre de prises de vues du réglage personnalisé c3 (Retardateur) était défini sur 1.

Télécharger le firmware Nikon D5 version 1.4.

Nikon D850 – firmware version 1.20

Le Nikon D850 reçoit lui-aussi la compatibilité avec les cartes CFexpress. Il voit également plusieurs défauts corrigés :

  • lorsque vous photographiiez avec la bague des ouvertures positionnée sur l’ouverture maximale sur un objectif sans microprocesseur pour lequel les données d’objectif avaient été indiquées via Objectif sans microprocesseur dans le MENU CONFIGURATION, le D850 ne parvenait parfois pas à afficher la bonne valeur d’ouverture sur l’écran ou à l’enregistrer dans le champ EXIF de la valeur d’ouverture pour les photos prises lorsque Activé (mode 2) était sélectionné pour Décl. en visée écran silencieux dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO
  • lorsque la visée écran vidéo était transmise à un enregistreur externe en HDMI, les indicateurs de volume R et L affichés sur le moniteur de l’appareil photo étaient inversés par rapport à ceux du périphérique HDMI
  • une partie de l’affichage s’obscurcissait en mode silencieux si toutes les conditions suivantes étaient réunies :
    • Activé (mode 1) sélectionné pour Décl. en visée écran silencieux dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO
    • Continu basse vitesse (CL) sélectionné comme mode de déclenchement
    • 2 vps sélectionné pour le réglage personnalisé d1 Cadence prise de vue en CL dans le MENU RÉGLAGES PERS
  • lorsqu’un objectif VR était fixé, le D850 ne réagissait plus si toutes les conditions suivantes étaient réunies :
    • visée écran photo activée
    • temps de pose réglé sur 1,3 s ou plus lent
    • activée sélectionné pour Réduction du bruit dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO
    • Activé (série) ou Activé (une seule photo) sélectionné pour HDR (grande plage dynamique) > Mode HDR dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO
    • ON sélectionné sur le commutateur VR de l’objectif

Télécharger le firmware Nikon D850 version 1.20.

Nikon D500 – firmware version 1.30

Troisième reflex Nikon à recevoir la compatibilité CFexpress, le Nikon D500 reçoit une correction au problème suivant : les deux options Vue dans son ensemble et Arrière-plan uniquement du réglage personnalisé e3 Correction expo. pour flash dans le MENU RÉGLAGES PERSO produisaient les mêmes résultats que l’option Vue dans son ensemble lors des prises de vues au flash.

Télécharger le firmware Nikon D500 version 1.30.

Toutes les cartes CFexpress chez Amazon

Toutes les cartes CFexpress chez Miss Numerique

Toutes les cartes CFexpress à la FNAC


L’oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Imaginez un livre qui serait à la fois un beau livre de photographie et un ouvrage didactique. « L’œil de Reza » est cela.

Illustré des magnifiques photos du photographe d’origine iranienne Reza, du fort beau texte de Rachel Deghati et des dix leçons d’analyse d’images de Florence At, ce livre inaugure un nouveau genre en matière d’édition photographique et ce n’est pas pour me déplaire.

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

L’œil de Reza : le concept

A l’origine de ce livre, il y a trois personnes qui collaborent depuis de nombreuses années :

  • Reza, photographe d’origine iranienne et célèbre photo journaliste (voir Derrière l’objectif de Reza),
  • Rachel Deghati, auteure et co-fondatrice avec Reza de Webistan Creative,
  • Florence At, photographe professionnelle, auteure de plusieurs autres livres sur la photographie dont les 365 lois incontournables de la photo et animatrice de certains Ateliers Reza dans les quartiers défavorisés français ou au Kurdistan.

Ils étaient faits pour s’entendre : ce livre en est la plus belle preuve.

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Le principe est simple, c’est celui de l’écriture à trois :

  • Reza, le photographe, vous propose ses photos,
  • Rachel Deghati vous propose le texte contextuel accompagnant les photos,
  • Florence At vous propose dix leçons d’analyse d’images à partir des images de Reza.

Le résultat est un ouvrage magnifique, fort bien imprimé, avec une belle couverture rigide. L’ouvrage ne se contente pas d’être un beau livre de photographie mais s’avère aussi être un ouvrage didactique à la portée de tous les photographes quel que soit leur niveau.

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Qu’allez-vous trouvez dans ce livre ?

[su_frame][/su_frame]Vous allez trouver des photos, déjà. Reza a parcouru le monde depuis plus de 30 ans, publié dans la presse internationale, et s’est vu décerner de nombreux prix internationaux. Il raconte en images notre humanité entre guerres et paix.

Ces images seront déjà une belle source d’inspiration si vous appréciez le reportage photo, la mise en valeur de l’humain, et le travail sur la lumière, ce que ne renierait pas Michael Freeman (voir « Capturer la lumière« ).

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Vous allez découvrir également le texte de Rachel Deghatti qui replace les photos dans leur contexte d’origine. Où sommes-nous ? Que se passe-t-il ? Pourquoi ces images ? C’est un premier niveau de découverte sans qu’il ne s’agisse encore d’une analyse d’images.

Vous allez découvrir enfin comment le photographe a préparé, composé et finalisé chacune de ses photos grâce a l’analyse de Florence At. Celle-ci détaille dans de nombreux encarts la démarche du photographe (approche du sujet, composition, cadrage, réglages)  et ce qui lui a permis d’arriver au résultat final.

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

Vous verrez par exemple, page 111, comment il est possible de montrer l’intensité de l’effort d’une femme accablée par une chaleur constante. Vous comprendrez pourquoi le photographe s’est approché au plus près et avec pudeur de son sujet, comment il l’a photographié en plan serré et en contre plongée.

À qui s’adresse « L’œil de Reza » ?

L'oeil de Reza, 10 leçons de photographie par Reza, Florence At et Rachel Deghati

J’aurais volontiers dit à tout le monde !

Toutefois le photographe débutant y trouvera une fabuleuse invitation à enrichir sa culture photographique. Sans qu’il ne s’agisse d’un guide pratique de photographie, les principes sont développés : comment créer des photos et transmettre une émotion.

Ce livre s’adresse aussi aux photographes amateurs et experts qui veulent passer un cap dans leur démarche photographique et créative. Si vos photos ne vous conviennent pas, que vous êtes adepte du reportage photo et que vous ne savez pas ce qu’il vous manque pour proposer un travail plus créatif, alors vous le comprendrez en bonne partie à la lecture de ce livre :

  • comment le photographe a approché ses sujets,
  • comment il a raconté une histoire,
  • comment il a su traduire en images, par le biais des techniques appropriées, sa vision du sujet.

Enfin, si vous êtes photographe professionnel, vous profiterez du travail de Reza pour élargir les champs du possible dans votre pratique, et proposer pourquoi pas une nouvelle approche à vos clients.

Si je ne devais retenir qu’une seule chose de ce livre, je dirais : quelles leçons !

Les guides pratiques de photographie vous proposent des notions techniques. Les beaux livres de photographie vous montrent des images, un travail d’auteur. Ce livre est à mi-chemin, il illustre par des photographies un travail de reportage professionnel, tout en vous livrant les clés de la réalisation de chaque image.

Ce concept, encore peu développé dans le monde de l’édition de livres photos, mérite votre attention.

Si consulter un beau livre de photographie ne vous suffit pas car vous ne savez pas analyser les images alors n’hésitez plus : ce livre est fait pour vous !

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Test disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré déverrouillable via smartphone

Imaginez un disque externe, portable, résistant, étanche, dont les données chiffrées sont protégées par une technologie biométrique et non un mot de passe. Ce disque existe, c’est le disque portable G-Technology SSD NVMe chiffré d’ArmorLock.

Voici sa présentation, la technologie mise en œuvre, ce que j’en pense et à qui il s’adresse.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré déverrouillable avec un smartphone, pour qui pour quoi

Ce disque chez vous via Amazon

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré : concept

Le nom G-Technology ne vous dit rien ? Armorlock non plus ? Sachez que G-Technology est une division de Western Digital, la société bien connue qui fabrique entre autres produits des disques durs. Je vous ai déjà présenté le disque portable WiFi WD My Passport de Western Digital comme la baie NAS WD EX4100.

Afin de répondre aux attentes de tous ceux qui sont désireux de transporter leurs données tout en garantissant leur sécurité, Western Digital, par le biais de G-Technology, a créé une nouvelle plateforme sécurisée à base de disques SSD nommée ArmorLock.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

le disque SSD NVMe chiffré et l’application ArmorLock

ArmorLock comprend :

  • des disques portables SSD NVMe chiffrés,
  • des applications de gestion de l’accès aux données et des utilisateurs.

ArmorLock propose actuellement :

  • un premier disque SSD NVMe chiffré d’une capacité de 2 To,
  • une application Apple iOS et MacOS.

D’autres modèles de disques de capacités différentes sont prévus de même que les versions Android et Windows 10 des applications de gestion.

ArmorLock : principe de fonctionnement

L’accès sécurisé aux données stockées sur un disque dur classique ou SSD se fait de façon traditionnelle à l’aide d’une sécurisation par mot de passe. Vous connectez le disque à votre ordinateur, vous entrez le mot de passe choisi à l’installation et vous libérez l’accès aux données.

C’est simple mais il vous faut gérer le mot de passe avec les risques que cela comporte :

  • perte du mot de passe,
  • piratage,
  • pas de garantie d’effacement définitif des données.

De plus ce type de protection vous force à entrer un mot de passe lorsque vous utilisez le disque, c’est une contrainte et cela ralentit votre flux de travail.

La plateforme ArmorLock répond à ces contraintes :

  • le mot de passe est remplacé par une authentification biométrique (par exemple Apple Touch Id et Face Id),
  • le déverrouillage est assuré via Bluetooth sans nécessité de connexion web,
  • le disque est verrouillé d’origine et son accès bloqué, l’accès aux données est impossible,
  • lorsque vous éjectez le disque de l’ordinateur son contenu est automatiquement verrouillé,
  • l’ensemble utilise un chiffrement matériel  AES-XTS 256 bits et une gestion des clés basée sur la courbe elliptique P-256 du NIST (en savoir plus),
  • le disque est conçu pour résister aux chutes (3m), à la pression (450 kg), à l’eau et à la poussière (IP67),
  • le boîtier du disque est réalisé en aluminium pour faciliter la dispersion de chaleur et maximiser les taux de transfert des données.

L’idée est séduisante : disposer d’un disque portable de grande capacité (2 To pour ce premier modèle), dont la gestion des accès (données et utilisateurs) est simplifiée grâce au smartphone que vous avez en poche.

C’est donc l’application mobile ArmorLock sur votre smartphone qui permet de déverrouiller l’accès au disque une fois qu’il est connecté à votre ordinateur.

l’application ArmorLock

Les principales failles de sécurité actuelles sur le web et en informatique en général ne sont pas liées à la faiblesse des systèmes de protection des services Cloud, des sites web ou des applications mais bien souvent au manque de rigueur de l’utilisateur. Qui n’a pas déjà partagé un mot de passe en clair avec un proche ou s’est vu piraté à partir d’un ordinateur insuffisamment protégé ?

ArmorLock s’appuie donc sur l’application du même nom qui n’est pas accessible, selon Western Digital, aux autres applications installées sur le smartphone rendant ainsi impossible le piratage de l’accès.

Un QR Code et un code à 8 chiffres sont nécessaires pour initialiser le lien entre le disque et un ordinateur ou un smartphone et autoriser les accès. Ces codes sont affichés sur la face arrière du boîtier. Une grille de récupération de l’accès peut être archivée en cas de perte de toutes vos autorisations. Ne pensez pas que vous pourrez pirater ce disque avec ces codes, une fois initialisé, le disque n’est plus utilisable avec ces codes sans formatage préalable.

Avec ArmorLock, G-Technology cherche donc à protéger vos données lorsque vous les transportez, que vous les utilisez sur des ordinateurs publics ou insuffisamment sécurisés, sans vous imposer de contraintes fortes lors de l’utilisation.

Autre atout de cette plateforme, vous avez possibilité de donner accès à tout ou partie des données stockées sur le disque à d’autres utilisateurs sans leur transmettre un mot de passe ou vos clés biométriques, y compris à distance.

ArmorLock permet de gérer des profils d’utilisateurs qui ne pourront accéder qu’aux seules données définies et sécurisées elles-aussi via l’application mobile.

Enfin ArmorLock vous permet d’effacer de façon sécurisée tout le contenu d’un disque comme de le formater depuis votre smartphone. Vous êtes ainsi certain de ne laisser aucune donnée exposée en cas de perte ou de vol. Vous pouvez même tracer le disque puisque la plateforme permet sa géolocalisation, vous savez à tout instant à quel endroit il a été utilisé pour la dernière fois.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

géolocalisation du disque ArmorLock SSD NVMe chiffré

G-Technology a été jusqu’à rendre public le code utilisé par ArmorLock et les technologies Open Source (disponibles sur Github, en savoir plus). Ceci n’expose pas le système de sécurité mais permet à quiconque s’y intéresse de vérifier sa pertinence (en savoir plus avec le livre blanc ArmorLock).

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré : présentation

Ce disque SSD bénéficie d’une construction robuste et résistante, en cela il se différencie des disques SSD internes pour ordinateurs. Rien ne sert en effet de proposer un chiffrement évolué si le matériel ne sait résister aux épreuves.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

le motif jaune en face avant correspond au boîtier aluminium contenant le disque SSD

Le disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré a l’apparence d’un disque externe de 2,5 pouces. Il est logé dans un boîtier en aluminium (il apparaît en jaune sur la photo), lui-même installé dans une coque en plastique sombre.

A la différence des disques durs traditionnels, ce disque SSD ne craint ni les chocs ni les chutes, ce qui est malheureusement fréquent lorsque vous voyagez.

La protection à l’eau et à la poussière (IP67) vous permet d’utiliser le disque dans tous les environnements, voire même de le voir immergé en cas d’inondation ou de chute inopinée.

La capacité de 2 To de ce premier modèle s’avère suffisante pour stocker un grand nombre de fichiers photo et vidéos, de même que l’ensemble de vos données personnelles ou professionnelles si vous en éprouvez le besoin.

Notez toutefois qu’à la différence d’un service Cloud sur lequel vous synchronisez vos fichiers lorsque vous êtes en déplacement, toutes les données restent sur le disque qu’il ne faut pas perdre sous peine de ne pas les retrouver. Le disque n’est pas synchronisé avec un service Cloud ni un NAS distant installé à votre domicile par exemple.

Autre limite du système, les données ne sont pas accessibles depuis le smartphone, à la différence des données gérées sur les disques mobiles Western Digital via l’application MyCloud.

Fiche technique du disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

Les caractéristiques techniques du disque G-Technology SSD NVMe chiffré ArmorLock 2 To sont les suivantes :

  • disque SSD NVME compatible HFS+, NTFS et exFAT
  • capacité de stockage : 2 To
  • chiffrement matériel 256-bit AES-XTS
  • taux de transfert maximum en lecture et en écriture : 1000 Mo/s
  • port USB 3.2 Gen 2 Type-C avec débit théorique maximum de 10 Gbps compatible Thunderbolt 3
  • livré avec un câble USB-C réversible et un câble USB 3.0 – USB-C
  • dimensions : 134 x 82 x 19 mm
  • poids : 200 g
  • compatible : macOS 10.12+ et Windows 10
  • garantie : 5 ans

Application ArmorLock pour disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

Il ne suffit pas de connecter le disque à votre ordinateur vis son câble USB pour pouvoir l’utiliser.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

scan du QR Code et du code chiffré depuis l’application ArmorLock

Il vous faut au préalable :

  • installer l’application ArmorLock sur votre smartphone (Android à venir)
  • installer l’application ArmorLock sur votre ordinateur pour accès sans smartphone (Windows 10 à venir)

Ces applications permettent alors de déverrouiller le disque, de gérer l’accès aux données et les utilisateurs autorisés à y accéder le cas échéant. La procédure d’ajout de disque, bien que simple en apparence, ne se déroule pas toujours sans difficultés, j’ai du la faire deux fois pour arriver à ajouter le disque à mon iPhone.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

association disque ArmorLock et iPhone

Vous aurez besoin pour cette configuration initiale :

  • des codes QR et chiffrés disposés sur la face arrière du boîtier.
    Leur localisation et le support sur lequel ils sont imprimés (et non gravés) me semble assez fragile, je n’ai pas pu vérifier leur tenue dans le temps mais c’est un point de vigilance à avoir,
  • d’une liaison Bluetooth entre le smartphone et le disque préalablement connecté à l’ordinateur.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

gestion des clés de récupération dans l’application ArmorLock

La configuration initiale vous permet d’associer un disque à un ordinateur, l’ensemble devant rester à portée du smartphone via Bluetooth. C’est alors le smartphone, via l’application ArmorLock, qui vous permet de déverrouiller le disque puis de le rendre disponible sur l’ordinateur.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

réglages avancés de l’application ArmorLock pour disque SSD

Vous pouvez ensuite adapter les réglages avancés à vos besoins :

  • choix du nom du disque
  • activation ou non de la localisation GPS via le smartphone pour connaître le dernier lieu d’utilisation du disque (une des rares données stockée par l’application dans le Cloud WD)
  • activer ou non les LEDs en face avant
  • imposer aux autres utilisateurs l’authentification  par reconnaissance faciale (Face Id) ou empreinte digitale (Touch Id) ou toute autre technologie biométrique proposée par les smartphones Android
  • autoriser ou non la mise à jour automatique du firmware
  • autoriser ou non la lecture seule des données
  • effacer ou formater le disque
  • autoriser de nouveaux utilisateurs à gérer les réglages du disque (et pas uniquement à l’utiliser)
  • archiver une clef numérique permettant de récupérer l’accès au disque si les smartphones et ordinateurs autorisés sont déconnectés, pour éviter de devoir le formater en perdant les données.

ArmorLock SSD NVMe chiffré

une fois déverrouillé, le disque ArmorLock apparaît dans l’explorateur de fichiers

Mon avis sur le disque G-Technology SSD NVMe chiffré ArmorLock 2 To

Avec ce disque SSD chiffré, Western Digital (via G-Technology) propose une solution de stockage mobile très évoluée.

Ce coffre-fort portable autorise le transport de vos fichiers et données personnelles avec un minimum de risque (le risque zéro n’existe pas en informatique).

La conception matérielle robuste, la plateforme de chiffrement couplant technologies biométriques et chiffrement logiciel évolué sont une véritable garantie contre le piratage et la perte de vos données.

Disque portable ArmorLock SSD NVMe chiffré

le disque connecté en USB

Les performances en lecture comme en écriture (cette dernière caractéristique étant la plus importante quand il s’agit de sauvegarder vos fichiers) sont de très haut niveau. En USB-C, vous atteindrez un taux de transfert effectif de l’ordre de 800 Mo/sec.  le gain de temps est évident si votre ordinateur sait gérer de tels débits.

C’est là que le bât blesse, ce disque impose l’utilisation d’un ordinateur pour le transfert des fichiers, il ne vous est pas possible de le connecter à un lecteur de carte ni à un smartphone ou une tablette pour récupérer vos fichiers, ni par liaison filaire, ni par liaison WiFi. Sur le terrain la protection des données l’emportera donc sur la véritable mobilité, le disque n’étant pas non plus auto-alimenté par batterie.

Autre critère d’importance, le coût de revient d’une telle solution. Proposé au tarif public de 600 euros en version 2 To, ce disque suppose que vous possédiez un smartphone avec authentification biométrique et un ordinateur Mac ou PC performant pour tirer partie des performances du disque.

Face à une solution plus classique, et non chiffrée, consistant à utiliser un disque dur nomade WiFi, vous devrez donc faire le choix de la raison : protection des données avant tout avec l’investissement associé, ou utilisation mobile polyvalente pour un coût moindre.

À qui s’adresse le disque G-Technology SSD NVMe chiffré ArmorLock 2 To ?

Vous êtes photographe ou vidéaste amateur/expert

Vos photos et vidéos n’ont pas un caractère exclusif, pas de valeur marchande, vous maîtrisez mal ou pas très bien l’informatique. L’utilisation au quotidien et les contraintes associées au disque ArmorLock sont élevées. Elles ne justifient pas pour vous le tarif élevé de la solution.

Choisissez plutôt un disque dur portable Wifi avec batterie rechargeable comme le WD My Passport Wireless.

Vous êtes photographe, vidéaste ou cinéaste professionnel

Vos photos et/ou vidéos sont votre gagne-pain. Elles représentent un travail unique, personnel,  et vous ne souhaitez pas que vos idées soient copiées par d’autres. Vous vous déplacez fréquemment et vous devez avoir avec vous tout ou partie de vos fichiers pour les montrer ou les partager avec des partenaires ou sous-traitants. Vous pouvez aussi être amené à laisser votre disque à un partenaire pour qu’il travaille avec vos fichiers.

La plateforme ArmorLock est alors une solution fiable et sécurisée qui protégera vos données sans forte contrainte de production. Le tarif élevé du disque sera justifié par la valeur de vos créations.

Une alternative est d’utiliser des disques portables moins sécurisés mais moins coûteux comme les disques WD Passport Go.

Vous être professionnel de la défense, de la technologie, de la finance, de la sécurité

Vos données sont sensibles. Elles ne doivent être ni piratées, ni perdues, ni accessibles hors de votre contrôle par qui que ce soit. Leur valeur dépasse de très loin le coût des solutions de stockage et de transport. Vous, ou votre équipe, maîtrisez les technologies de chiffrement, de transport et d’échange de données.

Ce disque et les applications associées sont une solution fiable, pérenne, efficace pour sécuriser vos données. Le tarif du disque reste modéré eu égard à la valeur des données, d’autant plus que vous disposez déjà des technologies associées (ordinateur performant et à jour, smartphone à authentification biométrique renforcée).

En savoir plus sur le site Western Digital

Ce disque chez vous via Amazon


Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

« Photographier, c’est écrire avec la lumière. » Cette affirmation ne vous apporte pas pour autant la réponse à votre problème : comment capturer la lumière ?

La lumière est souvent imprévisible, incontrôlable lorsqu’elle est naturelle. Vous devez être capable de la gérer, en comprenant quelle est sa nature, quel est le type de lumière, quel résultat cela vous donnera.

La première édition de ce livre est aujourd’hui épuisée, aussi Michael Freeman vous propose cette seconde édition aux textes et illustrations actualisés, une approche pragmatique et atypique parfois pour apprendre à gérer la lumière.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Capturer la lumière : les trois types de lumière naturelle

Savez-vous qu’il existe trois types de lumière naturelle ?

  • la lumière que vous pouvez planifier,
  • la lumière qui change si rapidement que vous devez la rechercher,
  • la lumière que vous pouvez modifier.

La série de 57 leçons, assortis de nombreuses (et magnifiques) photos d’illustration, ne concerne pas la lumière artificielle, l’utilisation d’un flash. Intéressez-vous plutôt à « « Photo au flash » » de Scott Kelby si c’est votre besoin.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans ce livre, c’est que Michael Freeman ne s’intéresse pas à la seule « belle lumière ». En effet, il considère que chaque type de lumière pourrait se voir attribuer un « coefficient de beauté » :

  • l’heure dorée avec ses couleurs chaudes, aurait une note de 8/10,
  • un ciel gris uniforme se verrait attribuer une note de 1 ou 2 sur 10.

Mais son propos ne se résume pas à la constitution d’une échelle de valeur. Pourquoi une photo faite avec un ciel blanc serait moins attirante qu’une photo faite à l’heure bleue (sauf sur Instagram !) ?

Il s’agit bien de vous apprendre à exploiter chaque type de lumière naturelle.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Capturer la lumière, ou comment utiliser cette matière

J’ai beaucoup apprécié la vision de Freeman qui voit la lumière comme une matière à travailler. Cette matière apporte qualité, atmosphère et ambiance à vos images. Observez bien les photos qui vous plaisent, je suis persuadé que la lumière contribue toujours à l’harmonie d’ensemble.

Parce que tout repose sur l’exposition en photographie, Michael Freeman vous en parle tout au long de l’ouvrage. Bien capturer la lumière, c’est aussi maîtriser l’exposition !

Il vous fait prendre conscience que vous intéresser à la qualité de la lumière c’est apprendre à bien régler votre appareil photo pour retranscrire ce que vous avez voulu montrer en fonction de chaque situation. A vous la découverte, puis la maîtrise, de la lumière rasante, du soleil étoilé, de la lumière masquée, du clair-obscur, de l’atténuation, de la lumière directionnelle ou encore du remplissage.

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Capturer la lumière : attendre, chercher, modifier

[su_frame][/su_frame]Dans la première partie de ce livre, vous allez étudier les différents types d’éclairage que vous pouvez espérer obtenir avec la lumière naturelle. Vous verrez d’ailleurs que certains sont assez inattendus.

Dans la deuxième partie, vous allez apprendre à profiter d’une lumière souvent imprévisible. Votre approche devra alors changer, vous ne serez plus dans l’attente mais dans la saisie d’un instant particulier. Vous apprendrez à travailler, à régler tout aussi vite votre appareil photo pour profiter de cette lumière qui ne fait que passer et la saisir au mieux.

Dans la troisième partie enfin, vous apprendrez à modifier la lumière à l’aide de techniques plus expertes de manipulation de l’éclairage. Il sera ici question d’améliorer, de réduire et de contrôler la lumière disponible.

À qui s’adresse « Capturer la lumière » de Michael Freeman ?

Vous connaissez mon attachement pour Michael Freeman, son travail et ses livres. Je vous en parle souvent, et j’ai déjà mis en avant plusieurs de ses ouvrages tels que « 50 pistes créatives en photographie » ou « Capturer l’instant« .

Capturer la lumière, photographier toutes les ambiances, 57 leçons de Michael Freeman

Vous êtes photographe débutant ?

Vous savez déclencher et utiliser votre appareil photo mais vos premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes. Ce n’est pas la faute du matériel, c’est votre manque d’expérience, c’est normal.

Vous allez apprendre ce qu’est la lumière naturelle, comment l’utiliser  de façon à ce que l’éclairage de votre scène soit le meilleur possible pour obtenir des photos intéressantes.

Ces notions simple à comprendre et à mettre en œuvre vous permettront de faire un premier grand pas en avant.

Vous êtes photographe amateur ?

Vous maîtrisez déjà les bases de la photographie mais vous avez parfois du mal à bien gérer la lumière, à bien exposer vos photos.

Vous allez apprendre à utiliser la lumière de différentes façons pour créer des photos originales. Vous vous plairez alors à chercher, saisir et modeler la lumière.

Il vous faudra de la pratique et du temps, mais les résultats viendront et vous en serez fier.

Vous êtes photographe expert ?

Vous maîtrisez un des domaines de la photographie, mais vous aimeriez étendre vos capacités.

Étudier la lumière, comprendre ses différentes natures, savoir comment l’utiliser pour atteindre un résultat différent de ce que vous faites déjà est une nécessité.

Vous allez découvrir comment réutiliser ce que vous savez déjà en matière d’exposition pour passer un nouveau cap, et donner un nouveau tournant à votre démarche créative.

Je l’avoue, je ne suis pas toujours objectif lorsqu’il s’agit de parler de Michael Freeman. Mais si je devais retenir un livre parmi ceux publiés ces dernières années, celui-ci serait en haut de ma pile (d’ailleurs … il y est).

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Après quelques jours passés sur le terrain pour vous proposer ce test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S, je partage mon avis et quelques images réalisées avec le zoom téléobjectif à grande ouverture constante de la gamme NIKKOR Z.

Cet objectif était très attendu et pour cause : la monture Z nous a habitués à des performances excellentes, c’est le seul téléobjectif Z natif dans la gamme en attendant le NIKKOR Z 200-600 mm, sa grande ouverture constante f/2.8 ravit les portraitistes comme les photographes de sport, de même que les vidéastes et cinéastes qui voient là une belle alternative aux coûteuses optiques cinéma.

Qu’en est-il en pratique ? Voici ce que j’en pense après ce test en situation réelle de prise de vue sur un Nikon Z 6 série 1.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : il frôle la perfection

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : contexte

Tester une telle optique pro dans des conditions suffisamment pertinentes pour en tirer un verdict tout aussi pertinent n’est pas chose aisée (lire « il manquera toujours une photo bien précise pour illustrer un point bien précis).

Tous les téléobjectifs récents à ouverture f/2.8 sont excellents, qu’ils soient proposés par Nikon en monture reflex ou par les opticiens indépendants tels Tamron et Sigma (voir la liste complète des objectifs NIKKOR Z).

Tous les NIKKOR Z sont excellents, y compris le récent NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR.

Difficile donc de chercher la petite bête sauf à passer l’objectif sur un banc de test optique, ce qui n’est pas le but d’un test terrain. Je préfère l’utiliser en conditions réelles et vous dire ce que j’en ai pensé.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est annoncé par Nikon comme le « meilleur des meilleurs » de sa catégorie, pensé pour le grand diamètre de la monture Z et les particularités de l’hybride (voir la présentation officielle).

J’ai donc pris quelques jours pour m’évader avec lui et profiter du vent, du sable, des éclaircies et des orages (!) de la plage de Berck. Je l’ai aussi utilisé en ville pour des séances de portraits urbains. Deux situations qui m’ont permis de me faire un avis sur la qualité d’image, mais aussi et surtout sur la facilité d’utilisation de ce zoom, son encombrement, son poids, ses performances globales.

Présentation

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est le dernier né d’une longue lignée de zooms téléobjectifs à ouverture f/2.8 chez Nikon. Le premier AI-S Nikkor 80-200 mm f/2.8 est apparu en 1978, suivi de plusieurs 80-200 manuels et autofocus, puis des trois AF-S 70-200 mm f/2.8 dont l’actuel Nikon AF-S NIKKOR 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est dédié à la monture Z et ne se montera pas sur votre reflex en monture F. Il a plusieurs particularités dont une distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm (1,1 m partout pour le modèle AF-S).

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : l’objectif sur Nikon Z 6

Conçu par les opticiens Nikon pour offrir la meilleure qualité d’image possible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S n’est ni plus léger ni plus compact que le précédent AF-S, avec une longueur de 220 mm (202 mm pour l’AF-S) et un poids de 1.437 gr. (1.425 pour l’AF-S).

Notez toutefois que la version AF-S montée sur un hybride Nikon Z impose l’utilisation de la bague FTZ qui ajoute quelques cm et grammes à l’ensemble. Match nul au final, la différence en encombrement et poids ne sera pas sensible.

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8

Comparaison NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 en haut
vs. AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II en bas

Prendre en main le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S c’est retrouver les caractéristiques d’un NIKKOR Z :  un design identique à l’ensemble de la gamme NIKKOR Z, une sobriété propre à Nikon,  de nombreux contrôles à accès direct (touches de fonction, écran OLED, commutateurs).

Pas de comparaison possible avec le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 testé en même temps, nous sommes bien en présence d’un objectif pro quand le 24-200 mm est plus orienté grand public (ce dernier n’est pas siglé S).

Ne voyez pas dans le fait que ce téléobjectif soit fabriqué en Thaïlande le signe d’une qualité de construction moindre, les standards Nikon sont les même quel que soit le pays. Délocaliser la production permet par contre à la marque de réduire les aléas liés aux événements climatiques et industriels au Japon.

À qui se destine ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ?

Depuis que les zooms à ouverture f/2.8 existent, ils font le bonheur des portraitistes qui adorent leur plage focale couplée à une grande ouverture favorisant le bokeh. La transition net-flou est progressive, le piqué de l’image excellent.

Les photographes de sport et d’action apprécient le 70-200 mm f/2.8 pour son rapport « plage focale/encombrement ». Loin d’être aussi imposant qu’un 400 ou 500 mm, ni aussi lourd et surtout aussi cher, le 70-200 mm f/2.8 s’accommode très bien d’un convertisseur de focale Nikon TC-14x ou TC-20x, le TC-20x fait de lui un 140-400 mm f/5.6.

Le zoom idéal pour tous les jours quand on est photographe de sport, plus performant et compact que les 150-600 mm dont l’ouverture maximale est inférieure.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Appréciez la finesse des grains de sable près de la roue (sur la version en pleine définition, voir plus bas)

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne se limite pas à ces deux pratiques, il vous servira chaque fois que vous avez besoin d’un téléobjectif capable de produire des images de grande qualité y compris quand la lumière manque. Comparez-le au NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 et vous verrez que la différence de 2 Ev 1/3 d’ouverture à 200 mm (f.2.8 vs. f/6.3) fait la différence. A 70 mm c’est encore 1 Ev 1/3 à son actif.

Complétant la trilogie des zooms pros à grande ouverture, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S devrait donc rejoindre les NIKKOR Z 14-24 mm f/2.8 S et NIKKOR Z 24-70 mm f/2.8 S dans le sac de ceux qui peuvent s’offrir le trio.

Qualité de construction

Vous attendez d’un zoom pro qu’il ne faiblisse jamais sur le terrain, qu’il résiste à tous les environnements, qu’il vous accompagne sur la durée. Nikon a bien fait les choses une nouvelle fois, mêlant habilement ce qui a fait le succès des précédents 80-200 et 70-200 mm f/2.8 en version F et la construction moderne des NIKKOR Z.

Collier de pied, fixation du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Collier de pied démontable du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S
Notez les touches L-Fn2 entre les deux bagues

Joints d’étanchéité, alliage de magnésium, commutateurs regroupés près de la monture,  écran de rappel OLED, collier de pied démontable, tout sent bon une construction à laquelle la marque japonaise nous a habitués. Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est aussi bien construit que l’AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR dont la robustesse ne souffre d’aucune critique.

Prise en main

Un 70-200 mm f/2.8 demande de l’attention. Pourvu de nombreux contrôles sur le fût (deux boutons de fonction, trois bagues, un écran de rappel, deux commutateurs), il vous faut prendre le temps d’associer les bons réglages aux bons contrôles pour que l’objectif réponde à vos attentes.

Le commutateur A-M propose une position A (autofocus) avec retouche manuelle du point avec la bague de mise au point. La position M permet la mise au point manuelle assistée du focus peaking dans le viseur des Z.

Le commutateur Full / ∞ – 5m délimite la plage de distance sur laquelle l’autofocus va travailler. Calée sur Full par défaut, l’autofocus assure la mise au point de la distance minimale à l’infini. Sur la position ∞ – 5m la détection AF est assurée de 5 m à l’infini uniquement afin d’éviter à l’autofocus de se caler sur un sujet trop proche qui entrerait dans le champ bien que n’étant pas votre sujet.

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S lentille frontale

NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : la première bague … n’en est pas une
Juste derrière se trouve la large bague de zoom

La fausse bague frontale est en fait un élément facilitateur de la prise en main, il ne tourne pas mais permet de mieux tenir l’objectif si vous appréciez la position main en avant.

La plus large des deux vraies bagues, située sur le devant de l’optique, est la bague de zoom. Sa position en avant de la bague de mise au point fait toujours débat depuis la sortie du modèle AF-S 70-200 mm f/2.8E FL ED VR.

J’avoue préférer sa position initiale, au plus près du boîtier, car c’est la bague que je tourne le plus souvent et je la prends ainsi mieux en main. C’est personnel, vous trouverez autant de gens préférant la position actuelle.

La bague de mise au point n’appelle pas de commentaire, comme la bague de zoom elle est ajustée à la perfection, le mouvement n’a aucun jeu, c’est précis, rapide, agréable, pro.

La troisième bague est la bague personnalisable, plus proche du boîtier, dont nous avons l’habitude sur les NIKKOR Z. Attribuez-lui le réglage de votre choix (la correction d’exposition en ce qui me concerne).

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Commandes du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Le tableau de bord du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne serait pas complet sans les touches de fonction.

L-Fn autorise le choix d’un premier réglage personnalisé (depuis le menu du boîtier) tandis que les 4 boutons L-Fn2 situés autour de la bague de zoom assurent tous le même réglage : vous attribuez par exemple le réglage de Focus-Lock dans les menus à cette touche Fn2 et chacun des 4 boutons répercute ce réglage. Situés de façon concentrique autour de l’objectif, ils vous permettent d’avoir toujours un contrôle du bout du doigt quelle que soit la position de votre main.

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Afficheur OLED du NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S : focale, ouverture, distance de mise au point

Enfin, tout comme sur les autres NIKKOR Z f/2.8, l’écran OLED sur l’objectif vous renvoie la valeur de focale, d’ouverture ou de distance de mise au point sélectionnée, faites votre choix. Cet écran vous évite d’avoir recours à l’écran supérieur des Z 6 et Z 7, ou l’écran arrière du Z 5 dépourvu d’écran supérieur.

En pratique l’ensemble est assez déroutant de prime abord si vous n’avez jamais utilisé un zoom téléobjectif f/2.8 mais vous en prendrez vite l’habitude ! Les utilisateurs des versions AF-S seront en terrain de connaissance.

Enfin l’objectif ne s’allonge pas lorsque vous passez de 70 à 200 mm, une caractéristique des modèles Nikon f/2.8. Ceci lui permet de garder le même encombrement, de ne pas modifier la distance lentille frontale/sujet, d’être plus étanche.

Autofocus

Vous vous doutez que c’est là où l’on attend ce zoom car qui dit téléobjectif f/2.8 dit :

  • sport et action, donc mise au point rapide et précise,
  • portrait donc mise au point précise et stable.

A la différence des versions AF-S pour reflex, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’en remet en grande partie au module autofocus du boîtier, tout en proposant une motorisation multi-groupes apparue sur les optiques de la série Z.

Cette motorisation met en œuvre deux unités de moteurs pas à pas synchronisées, dans l’objectif, afin de garantir une grande précision et une vitesse de calage très rapide.

Doubler la motorisation permet de déplacer plus vite des lentilles plus lourdes et nombreuses que dans une focale fixe comme le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S. L’autofocus multi-groupes est de plus très silencieux, ce que les vidéastes apprécieront.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 110 mm
Bien que les conditions ne soient pas très difficiles ici,
l’AF assure, la version pleine définition montre la précision de la mise au point

La distance de mise au point minimale de 0,5 m à 70 mm et 1 m à 200 mm est obtenue en réduisant la distance focale réelle aux courtes distances (pas à l’infini), ce qui diffère du focus breathing (voir plus bas).

Stabilisation

Pourquoi faire un zoom téléobjectif stabilisé alors que les Nikon Z ont un capteur stabilisé ?

Pour deux raisons :

  • tous les Nikon Z n’ont pas un capteur stabilisé, le Z 50 par exemple en APS-C, et même si ce boîtier n’est pas le boîtier idéal avec un 70-200 mm f/2.8, rien ne permet de dire aujourd’hui si d’autres Nikon Z arriveront sans stabilisation interne plus tard,
  • la stabilisation optique dans l’objectif, pour un téléobjectif, est plus efficace que la stabilisation du capteur, et ce type d’objectif ne peut souffrir d’une stabilisation moyenne.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
La réactivité de l’autofocus (sur un Z 6 série 1) est excellente

Les 5,5 Ev promis par Nikon sont au rendez-vous. Sans avoir fait une mesure scientifique, j’ai pu obtenir des images parfaitement nettes avec des temps de pose très longs pour un tel zoom. Prenez le temps de trouver vos limites (distance de mise au point, focale, bougé du photographe influent) et vous obtiendrez des résultats excellents.

Je vous rappelle la combinaison à connaître selon votre Nikon Z et votre objectif pour savoir qui stabilise quoi :

Nikon Z 5 / Z 6 / Z 7 séries 1 et 2

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : stabilisation 5 axes capteur
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 5 axes capteur et objectif

Nikon Z 50

  • avec objectif NIKKOR Z non VR : pas de stabilisation
  • avec objectif NIKKOR Z VR : stabilisation 2 axes (objectif, lacet et tangage)

Sur le Nikon Z 6 j’ai donc pu bénéficier d’une stabilisation 5 axes couplant la stabilisation VR de l’objectif et la stabilisation capteur (soit 2 + 3 axes).

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/6400 ème sec. – f/2.8 – 165 mm
A f/2.8 toutes les idées sont autorisées en matière de mise au point

Performances optiques : piqué, homogénéité, vignettage, distorsion

Les précédentes versions des zooms 70-200 mm f/2.8 Nikon mettaient la barre très haut. Les objectifs NIKKOR Z la mettent  plus haut que les objectifs NIKKOR F. En toute logique, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S ne dénote pas, c’est du tout bon : net, piqué et sans distorsion !

Difficile de prendre ce zoom en défaut, d’autant plus que les Nikon Z corrigent les défauts optiques sur les images faites en JPG. En clair : zéro distorsion visible en JPG.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Notez la progression du flou en avant-plan vers la zone de netteté et juste après

En RAW la correction est appliquée par défaut avec les logiciels Nikon, il vous faudra l’activer si vous utilisez un logiciel tiers,  ils ne le font pas tous (Lightroom le fait).

A f/2.8, pleine ouverture où le vignettage est visible avec le NIKKOR Z 24-200 mm à f/4 par exemple, point de vignettage avec ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S. Inutile de fermer d’un stop ou deux, c’est bon dès f/2.8 et ça le reste.

Performances optiques : aberrations chromatiques, flare

Il semble que les diverses précautions de construction et d’ajustement des éléments internes comme externes (arrières en particulier) choisies par les opticiens Nikon payent.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Chaque grain de sable est visible (sur la version pleine définition)

Bien que les conditions de prise de vue sur la plage de Berck soient difficiles, avec des périodes de fort ensoleillement et des photos faites face au soleil, je n’ai constaté aucun flare sur mes images. Le pare soleil est évidemment indispensable, ne serait-ce que pour protéger la lentille frontale du sable et de la pluie mais c’est une utilisation habituelle avec ce type de zoom.

Je n’ai pas non plus constaté l’apparition de franges vertes ou violettes sur mes images RAW, c’est aussi bon que sur les JPG corrigés par le boîtier.

Rendu optique : profondeur de champ

Il y a quelque chose de magique à utiliser un téléobjectif f/2.8, le plaisir déjà, mais aussi le résultat.

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S offre un flou d’arrière-plan des plus agréables. Si vous n’avez jamais essayé, filez faire le test chez votre revendeur. La transition net-flou est progressive, le flou est agréable, la douceur qui se dégage de ces images est particulière, la différence avec un objectif à ouverture maximale moins importante vous saute aux yeux.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S- ISP 100 – 1/3200 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comptez les mailles du bonnet …

Je mentirais en disant que ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est « bien plus performant » que les versions AF-S, mais force est de constater qu’il frôle la perfection et que la qualité des images produites est très grande, équivalente à ce que vous pouvez obtenir avec les autres NIKKOR Z f/2.8. Associez des photos faites avec ces trois optiques, l’homogénéité est garantie.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/2500 ème sec. – f/2.8 – 200 mm
Comment isoler un sujet avec une grande ouverture

Rendu optique : focus breathing

Le focus breathing désigne le changement de taille de l’image lorsque la mise au point varie, à focale constante. C’est un effet observé sur la plupart des objectifs.

Cet effet dérange en particulier les vidéastes qui n’apprécient pas que la taille de leurs sujets varie lorsqu’ils ajustent la netteté, ce qui se fait couramment au cinéma lors du passage d’un acteur à l’autre sur un même plan.

Vous trouverez des tests montrant que la taille du sujet diminue légèrement à 70 et 85 mm lorsque la mise au point est plus proche,  qu’elle ne varie pas à 105 mm et qu’elle est légèrement supérieure à partir de 135 mm.

Je ne l’ai pas constaté sur mes images, mais je n’ai pas tous les éléments techniques de comparaison pour valider cette différence. Un passage au banc optique s’impose, ce n’est pas le but de mes tests terrain.

Les photos de ce test en pleine définition sur Flickr :

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S : mon avis

Ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S est bien né, il reprend les spécificités d’une gamme NIKKOR Z qui a su démontrer sa pertinence et ses qualités.

Les performances sont excellentes, la construction est au niveau, la finition aussi.

Est-ce pour autant un 20/20 ? Pas tout à fait.

La note finale souffre d’un tarif public de 2.799 euros qui met cet objectif hors de portée de nombreuses bourses.

Les photographes professionnels, fervents utilisateurs de 70-200 mm f/2.8, devront débourser 2.799 euros alors que la profession est en pleine crise. Les amateurs devront casser leur tirelire pour s’offrir ce téléobjectif Z natif s’ils ne veulent pas du plus limité NIKKOR Z 24-200 mm VR.

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S

Test NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S – ISO 100 – 1/4000 ème sec. – f/2.8 – 200 mm

L’objectif en lui-même n’a rien à se reprocher, il satisfera les plus exigeants, c’est son positionnement qui reste ambigu.

En l’absence d’une version 70-200 mm f/4 plus accessible, ce NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S reste concurrencé par les versions AF-S de la marque, dont les performances sont toujours de très haut niveau. Avec ces versions en monture F, l’impact de la bague FTZ est moindre (encombrement, poids) que pour les plus courtes focales.

En matière de mise au point, sujet qui fait débat avec les hybrides, chacun y va de son protocole de test, prudence donc. Le NIKKOR Z 70-200 mm f/2.8 VR S s’avère plus simple à gérer pour le boîtier avec une motorisation autofocus dédiée alors que le couple AF-S + FTZ peut présenter quelques lenteurs selon la distance de mise au point, la focale et les conditions de lumière. En outre le temps d’initialisation de l’ordre d’une seconde imposé par la bague FTZ n’existe pas avec cette version Z native.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S peut vous intéresser si :

  • vous n’avez pas de 70-200 mm f/2.8 en monture F,
  • vous voulez un 70-200 mm natif monture Z sans obligation d’utiliser la bague FTZ,
  • vous voulez un AF très véloce,
  • le budget n’est pas un problème.

Le Nikkor Z 70-200 mm f/2,8 VR S va moins vous intéresser si :

  • vous avez déjà un AF-S Nikkor 70-200 mm f/2.8 VR II ou E FL ED VR,
  • vous avez déjà le NIKKOR Z 24-200 mm f/4-6.3 VR,
  • vous cherchez une optique peu encombrante et légère,
  • vous n’avez pas le budget.

En savoir plus sur cet objectif sur le site Nikon

Cet objectif au meilleur prix chez miss Numerique


Où va le monde de la photo en 2021 ?

Le monde de la photo change très vite depuis quelques années, et la crise actuelle amplifie le phénomène. Plus profonde qu’elle n’y paraît, cette transformation touche Nikon comme les autres marques. Où va le monde de la photo en 2021 ? Je partage mon avis et vous invite à laisser le vôtre en commentaire.

Où va le monde de la photo  ?

Où va le monde la photo : l’électronique

L’électronique a pris le pas sur la mécanique dans les hybrides, transformant les appareils photo en appareils d’électronique grand public vendus à la façon d’un marché d’électronique grand public.

Cela induit de nouveaux comportements de la part des constructeurs, comme les mises à jour firmware régulières, la photographie computationnelle ou des mises à niveau plus fréquente des gammes. Produire un nouveau modèle d’appareil électronique avec quelques évolutions tout aussi électroniques est en effet moins couteux que produire un nouvel appareil reposant sur une majorité de composants mécaniques spécifiques.

De nouveaux entrants investissent un secteur autrefois réservé aux marques photo historiques. Les électroniciens prennent petit à petit le pouvoir. Sony et Panasonic sont précurseurs, les fabricants de smartphones aussi.

Les marques traditionnelles doivent s’adapter pour relever ce défi.

Où va le monde la photo : l’informatique

L’ordinateur est au centre du labo numérique qui a pris la place du labo argentique. L’ordinateur s’impose tout au long de la chaîne de production de l’image, depuis les appareils mobiles avec des applications dédiées jusqu’aux ordinateurs de post-traitement. Cela  nécessite des coûts non négligeables (matériel, logiciels, licences, abonnements) et des savoirs que tout le monde n’a pas.

Cela provoque aussi de la frustration chez beaucoup d’amateurs dont les machines comme les compétences ne sont pas au niveau. Se pose en outre le problème de la gestion des fichiers que peu d’utilisateurs maîtrisent.

Les photographes doivent s’adapter pour suivre un mouvement qui ne s’arrêtera plus.

Où va le monde de la photo : la facilité

Les reflex et hybrides sont devenus des boîtiers très évolués, avec des centaines d’options qui les rendent complexes à utiliser.

Les nouveaux entrants, comme le smartphone, proposent une expérience bien plus simple, tout en un, de la prise de vue à la sauvegarde.

Cette facilité apparente prendra-t-elle le pas sur nos pratiques historiques ?

La  perte du bon sens

Certains photographes, débutants et amateurs, pensent qu’il faut toujours investir dans le dernier modèle, le meilleur objectif, les accessoires les plus récents. « Si une photo n’est pas assez bonne, c’est que l’appareil photo n’est pas assez performant » serait la nouvelle donne.

Le matériel photo devient un marqueur social au même titre que le smartphone. Posséder la dernière version d’un hybride ou d’un reflex, même sans le maîtriser, est valorisant.

Ce ne sont plus les repères historiques de la photo. L’image finale n’est plus la préoccupation première de ces utilisateurs-là.

Ce n’est pas nouveau mais le phénomène s’amplifie.

Le plaisir

Nombreux sont les photographes à penser que l’on perd trop souvent le plaisir de photographier au détriment de la technique, de la qualité d’image, des évolutions soi-disant nécessaires.

D’où le regain d’intérêt pour les optiques à la marge ou l’argentique, ces niches consolident leur position ces derniers mois.

Que va-t-il se passer en 2021 ?

Le marché de la photo se restructure, quelques consolidations ont lieu (Olympus et JIP par exemple), des alliances se renforcent (comme la L-Mount alliance). Au sein de ces mouvements, certains en sortiront gagnants quand d’autres disparaîtront.

Les marques photo historiques vont continuer à se restructurer pour relever ces nouveaux challenges, avec des ressources réduites dans un marché incertain. 2021 devrait être au mieux une année de relance. Les constructeurs dont les activités sont diversifiées vont tirer profit des secteurs plus solides (Canon avec les services, Nikon avec le médical et l’industrie par exemple) quand les autres vont souffrir ou finir de s’effondrer.

Dans ce marasme socio-économique, nous vivons pourtant une belle époque car le marché de la photo n’a jamais été aussi diversifié :

  • trois gammes d’appareils photo cohabitent, reflex, hybride et moyen-format,
  • les gammes d’objectifs se spécialisent, polyvalentes chez les indépendants ou hauts de gamme chez les constructeurs historiques,
  • les éditeurs de logiciels n’en finissent plus de moderniser leurs offres pour vous simplifier le post-traitement,
  • les smartphones et leurs applications photo dédiées simplifient le partage et la consommation des images,
  • le développement de réseaux informatiques à haut débit vient en support, autorisant l’usage du Cloud, le téléchargement rapide de logiciels et firmwares, les usages mobiles.

Reste une inconnue : le photographe. Vous. Vos usages. Vos envies.

Je vous invite à réagir, comment pensez-vous vous positionner en 2021 ? Quelles sont vos envies ? Vos aspirations ?


Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Pourquoi « Affinity Photo pour les photographes » ? La raison est simple : en photographie, une photo se crée à la prise de vue. Mais le processus créatif ne doit pas s’arrêter là.

Traiter une photo pour lui donner le rendu qu’elle mérite est une étape essentielle. Il vous faut alors utiliser un logiciel de post-traitement et Affinity Photo fait désormais partie des choix possibles pour les photographes.

Ce concurrent déclaré de Photoshop a-t-il un intérêt pour vous ? Comment l’utiliser ? C’est ce que vous propose de découvrir Volker Gilbert dans ce guide inédit, premier du genre sur Affinity Photo pour les photographes.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC

Affinity Photo pour les photographes, présentation

Les logiciels de post-traitement sont nombreux et il est bien difficile de savoir lequel choisir si ce n’est pas votre spécialité (en savoir plus avec mon guide de choix logiciels).

Retenez toutefois que les logiciels photo peuvent être ainsi catégorisés :

  • les gestionnaires de flux vs. les éditeurs
  • les logiciels à licence perpétuelle vs. les logiciels avec abonnement

Lightroom Classic, par exemple, est un gestionnaire de flux avec abonnement.

Luminar AI est un éditeur avec licence perpétuelle.

Affinity Photo est aussi un éditeur avec licence perpétuelle.

Une autre caractéristique des logiciels photo est leur place sur le marché. Certains sont des références incontournables, standards de fait. Photoshop est de ceux-là.

D’autres font leur petit bonhomme de chemin sans faire de bruit, ne sont ni des standards ni des références incontournables, mais n’en présentent pas moins un intérêt certain. Affinity Photo est de ceux-là.

Pour reprendre les mots de Volker Gilbert, photographe et auteur spécialisé (voir Comment « Développer ses fichiers RAW » ou « Photoshop CS6 et le RAW« ), « Affinity Photo est le logiciel qui se rapproche aujourd’hui le plus de Photoshop. C’est aussi celui qui progresse le plus vite, grâce au travail acharné de son éditeur, Serif ».

Je ne vais pas entrer ici dans la présentation complète d’Affinity Photo, ce n’est pas le but de cet article, mais je vais vous dire ce que vous allez trouver dans « Affinity Photo pour les photographes » de Volker Gilbert qui a pris le temps, lui, de détailler le logiciel et son fonctionnement.

Comment utiliser Affinity Photo

Les livres pour apprendre à utiliser un logiciel photo se font rares désormais tant les évolutions des logiciels sont rapides. A peine publié le livre est souvent obsolète, la version ayant servi à l’auteur pour écrire le livre étant déjà remplacée par une ou plusieurs nouvelles versions. L’apprentissage passe alors plutôt par les formations en ligne, plus simples à mettre à jour (voir mes formations logiciels photo).

Avec Affinity Photo pour les photographes, Volker Gilbert a toutefois conçu un livre capable d’évoluer avec les différentes versions existantes et à venir du logiciel. En effet, plus qu’un guide d’utilisation outil par outil du logiciel, ce qui le rendrait vite obsolète, il s’agit de vous montrer une méthode de travail.

Cette méthode s’appuie sur les modules et outils d’Affinity Photo. Son but est de vous enseigner les rudiments du logiciels, son utilisation plus avancée et de vous permettre d’être à l’aise avec l’ensemble pour intégrer à votre méthode de post-traitement les possibles nouveautés des prochaines versions.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Vous allez découvrir les principes d’utilisation des modules :

  • Develop Persona : ajustement des tonalités et couleurs, réduction du bruit, accentuation, correction des défauts,
  • Photo Persona : retouches, filtres, calques, objets dynamiques, retouche des portraits, détourage, suppression des éléments gênants,
  • Tone Mapping Persona : adaptation des tonalités à dynamique étendue (HDR),
  • Export Persona : export des photos, choix de la taille et du format.

Vous ne trouverez pas dans ce livre le module Liquify Persona, il s’adresse plus aux graphistes qu’aux photographes.

L’approche de Volker vous permet de savoir comment utiliser Affinity Photo en enchaînant les bonnes opérations au bon moment :

  • comment bien débuter avec Affinity Photo, comprendre l’interface, les outils, personnaliser votre espace de travail,
  • comment développer un RAW avec Affinity Photo, vous allez apprendre ici à traiter une photo dans son ensemble comme à utiliser les outils de corrections diverses,
  • maîtriser les réglages de base, découvrez comment faire une conversion noir et blanc, un virage partiel ou réduire le bruit numérique,
  • corrections avancées, ou comment utiliser les filtres d’Affinity Photo, corriger les défauts et autres opérations de traitement telles les déformations d’images,
  • comment fusionner plusieurs images en une seule, du HDR à la réduction du bruit avancée,
  • comment finaliser votre travail, de l’automatisation des tâches à l’export.

Affinity photo pour les photographes, le guide pratique

Mon avis sur ce livre

Je connais Volker Gilbert depuis de longues années et j’ai toujours apprécié le sérieux qu’il met dans son travail et ses ouvrages.

J’ai retrouvé dans celui-ci la même volonté de vous apporter les bonnes informations au bon moment, d’être précis sans vous perdre dans des explications trop techniques, ce qui est parfois le cas avec les experts ayant du mal à simplifier leur approche pour les plus néophytes.

« Affinity Photo pour les photographes » est abondamment illustré. Pour deux raisons :

  • vous montrer que ce logiciel peut sublimer vos images si la prise de vue est satisfaisante,
  • vous montrer tous les écrans dont il est question dans le texte afin de vous permettre de reproduire les opérations citées.

Plus qu’un simple mode d’emploi au format papier, ce livre est plutôt le manuel à l’aide duquel vous allez découvrir le logiciel, comprendre ses principes de fonctionnement et mettre en place votre méthode de travail.

Comme tous les ouvrages relatifs aux logiciels photo, il suppose que vous soyez face à votre écran pour appliquer ce qui vous est montré, que vous ayez un minimum d’autonomie lorsque vous utilisez un ordinateur et un logiciel photo et que vous sachiez ce que vous voulez obtenir.

Si vous êtes dans ce cas alors ce livre va vous aider à avancer et à maîtriser Affinity Photo.

Ce livre chez vous via Amazon

Ce livre chez vous via la FNAC


Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

Les confinements se suivent et ne se ressemblent pas. Mais ils ont pour trait commun de vous priver de sorties,  de voyages, d’événements à photographier. Plutôt que de déprimer en attendant la fin du confinement, pratiquer la photo pendant un confinement est une belle initiative. Voici une liste d’activités à mener chez vous, ou à proximité, pour vous occuper, profiter de votre passion, progresser.

Comment pratiquer la photo pendant un confinement, 20 idées

20 activités photo à faire pendant un confinement : la liste

Attention, prenez des notes ! Voici une liste d’idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement.

Progresser en photo, développer vos compétences, profiter de ce que vous avez déjà fait sont des activités différentes de la prise de vue. Mais elles sont importantes aussi, et peuvent se faire chez vous, sans sortir, ou très peu. Plutôt que de perdre l’envie, mettez-vous en action et faites de la photo !

Vous pouvez aussi télécharger cet article au format PDF, voir à la fin.

1. Triez vos photos, supprimez les doublons, identifiez les meilleures pour faire des séries

Trier les photos en double, les doublons

Faites du tri !

Profitez des longs moments à passer chez vous pour ouvrir votre photothèque, la créer si vous n’en avez pas, et pour trier vos photos.

Supprimez les doublons, les photos ratées, les tests, tout ce qui n’a pas d’intérêt une fois que c’est fait.

Cela vous permet de libérer de l’espace sur vos disques durs, de simplifier vos sauvegardes (en savoir plus) et surtout d’identifier vos meilleures photos.

Vous allez ensuite pouvoir en profiter au lieu de les laisser dormir sur un disque.

2. Créez des livres de photographies

créer un livre de photos

Créez un livre de photos

Vous cherchez des cadeaux pour les Fêtes et vous ne pouvez pas fouiner les boutiques ? Pourquoi ne pas créer des livres de photographie ?

Vous pouvez les préparer chez vous, les faire imprimer en ligne et les recevoir sans sortir.

Préparez par exemple un livre sur l’année écoulée, sur les activités d’un de vos proches, les 20 premières années d’un enfant ou la vie de votre famille.

Ce sont toujours des cadeaux appréciés, ils restent dans les mémoires et constituent de vrais souvenirs.

Vous pouvez aussi, bien évidemment, créer un livre avec vos meilleures photos, ce sera une belle mise en valeur.

3. La photo pendant un confinement : réorganisez votre espace de travail

Créeer un espace photographie à domicile chez soi

Créez votre espace photographie chez vous

Votre coin photo est encombré, vous manquez de place, vous aimeriez organiser un espace dédié à votre pratique ?

Faites du ménage, débarrassez-vous de ce qui n’est pas essentiel, organisez les espaces.

Vous avez des combles ou un sous-sol inutilisés ? Pourquoi ne pas en faire un espace photo rien que pour vous ?

4. Triez votre matériel photo, nettoyez-le, redécouvrez ce que vous n’utilisez plus

Collection argentique Nikon

faites fonctionner vos anciens appareils photo !

Faites l’inventaire de tout le matériel photo dont vous disposez, et prenez le temps de tout nettoyer, protéger, ranger.

Les boîtiers vieillissent mal s’ils ne sont pas utilisés, déclenchez plusieurs fois, faites manœuvrer les obturateurs.

Les objectifs peuvent se gommer aussi, faites tourner les diaphragmes, les bagues de mise au point, de zoom.

Cet entretien simple permet d’assurer un bon fonctionnement de votre matériel.

Pensez aussi à charger les batteries et à vérifier qu’elles sont toujours en état de fonctionner.

5. Vendez ce que vous n’utilisez plus,  ou donnez-le

Annonces photo Nikon Passion toutes marques

les annonces photo Nikon Passion toutes marques

Déballez tout votre matériel photo et identifiez ce que vous n’utilisez pas. Il y a forcément quelques accessoires, anciens objectifs, vieux boîtiers qui encombrent vos placards.

Vous pouvez les vendre s’ils ont encore de la valeur, comme les offrir.

Céder votre ancien matériel est une autre façon de faire plaisir à un proche pour les Fêtes, c’est un moyen de recycler et cela peut aider un plus jeune à se lancer sans frais.

6. Mettez à jour votre site web, ou créez-le

Site photo Jean-Christophe Dichant

Gérez votre site photo

Votre site web prend la poussière ? Vous n’avez pas mis à jour vos meilleures séries ? Passez à l’action.

Supprimez les photos qui ne vous plaisent plus, ajoutez les plus récentes, réorganisez les séries.

Un site web à jour est une belle carte de visite et la possibilité de trouver des partenaires pour faire de nouvelles photos.

SI vous n’avez pas encore de site web, créez-le. Il existe de nombreuses possibilités gratuites comme pas très chères.

7. Développez votre compte Instagram pour faire des découvertes et échanger avec d’autres photographes

Jean-Christophe Dichant sur Instagram

n’utilisez pas Instagram pour poster uniquement, échangez avec les autres

La photo est une activité plutôt solitaire et pourtant communiquer avec d’autres photographes, s’intéresser à ce qu’ils font, identifier des projets fait partie des activités que vous devriez mener au quotidien.

Instagram est aujourd’hui le lieu idéal pour cela. Vous pouvez y découvrir de nombreux photographes autour de chez vous, ou dans le même domaine que vous.

Entrez en contact avec eux, posez-leur des questions, intéressez-vous à ce qu’ils font.

C’est le meilleur moyen d’avoir des interactions lorsqu’on ne peut pas sortir.

Cela vous permettra d’établir des contacts et de rencontrer ces gens-là dès que vous pourrez sortir.

8. La photo pendant un confinement : formez-vous au post-traitement

Apprendre le post-traitement Lightroom avec JC Dichant

apprenez le post-traitement avec Lightroom, Luminar, Photoshop, DxO …

Avez-vous déjà approché le post-traitement ? Utiliser un logiciel photo pour donner à vos images le rendu qu’elles méritent n’est pas tricher, c’est finir le travail entamé lors de la prise de vue.

Faites le tour des offres logicielles, identifiez celle qui vous convient, installez le logiciel et formez-vous.

9. Apprenez une nouvelle technique, suivez une formation en ligne, lisez un livre

Apprendre la photo avec JCDichant

apprenez une nouvelle technique, un nouveau domaine en photo

Vous aimeriez apprendre une technique photo bien précise ? Prenez du temps pour vous former. Fouillez les chaînes Youtube expertes, les tutos sur le web, découvrez les formations en ligne.

La photo s’apprend sur le terrain, en pratiquant, mais acquérir les bases auparavant est une bonne option lorsqu’on ne peut pas sortir ou très peu.

10. La photo pendant un confinement : testez le noir et blanc

Apprendre le noir et blanc avec JCDichant

apprenez / découvrez le noir et blanc

Vous ne faites que des photos en couleur ? Tentez le noir et blanc !

Il vous suffit d’un logiciel photo approprié, et de quelques tutoriels pour bien débuter.

Une fois que vous aurez commencé à convertir vos photos en noir et blanc, vous pouvez passer à la vitesse supérieure et vous spécialiser. Adoptez alors un logiciel dédié (comme la Nik Collection) et travaillez vos images comme si vous étiez dans un labo argentique.

11. Découvrez la photo avec un smartphone en mode expert

Apprendre la photo avec un smartphone avec JCDichant

iPhone 12 + lampe de poche – 26 mm – ISO 800 – 1/8 ème sec. – f/1.6

Votre smartphone peut faire de très bonnes photos si vous l’utilisez correctement.

La question de savoir si faire des photos avec un smartphone est une hérésie ou non ne se pose plus. C’est une réalité et de nombreux pros le font, il existe de nombreuses références sur cette pratique.

Selon le smartphone dont vous disposez, il vous est possible de faire de belles images en JPG comme de faire des photos en RAW avant de les traiter dans un logiciel approprié comme Lightroom Mobile (en savoir plus).

Prenez le temps de comprendre comment votre smartphone fonctionne et prenez plaisir à avoir toujours un appareil photo sur vous lorsque vous pourrez sortir après le confinement.

12. Lisez les livres de photos qui attendent sur votre étagère

QUels livres de photographie lire ?

Le savoir est dans les livres aussi

Vous avez acheté des livres sur la photo mais vous n’avez jamais pris le temps de les lire ? C’est le moment.

Ne vous contentez pas de tourner les pages, prenez des notes, faites en sorte de découvrir l’univers de chaque photographe.

S’il s’agit d’un livre technique, identifiez ce qui vous intéresse, faites des fiches plus simples à avoir toujours avec vous.

Vous pourrez les utiliser quand vous sortirez.

13. Menez un projet photo « confinement »

Projet photo Confinement JCDichant

une image de mon « projet photo pendant un confinement »

Et si vous profitiez de cette période pour mener à bien un projet photo ?

Choisissez un sujet facile à approcher sans aller trop loin, peut-être même à l’intérieur.

Amusez-vous avec la lumière, le graphisme en intérieur, ou la nature au travers de votre fenêtre.

Faites des portraits de vos proches.

Voyez cela comme un projet qui doit déboucher sur quelque chose de concret : un livre, une expo, des tirages. Ne vous contentez pas de stocker les photos sur votre ordinateur.

14. Planifiez vos sorties à faire dès la fin du confinement

Sortie photo Instameet à Vitry sur Seine avec Jean-Christophe Dichant

Pendant une de mes sorties photo Instameet à Vitry sur Seine avec des lecteurs

Nous allons finir par retrouver notre liberté de mouvement. Préparez vos prochaines sorties, identifiez des lieux à visiter et à photographier, des coins de nature que vous rêvez de découvrir.

Lorsque vous sortirez, vous saurez immédiatement où aller, avec le bon matériel, au bon moment et vous prendrez plaisir à faire vos photos.

Vous pouvez même utiliser Instagram (voir plus haut) pour identifier des lieux à photographier, utilisez les fonctions de localisation pour cela.

15. Relisez le manuel de votre équipement, découvrez des fonctions cachées

Manuel utilisateur Nikon Z 6 Z 7 en français

Avez-vous déjà pris le temps de lire l’intégralité du manuel de votre appareil photo ? C’est rébarbatif quand on l’achète, des centaines de pages. Mais puisque vous avez du temps, c’est le bon moment pour découvrir des fonctions cachées, optimiser les réglages, comprendre comment fonctionnent certains modules comme l’autofocus ou la vidéo.

Vous ne trouvez plus le manuel ? Téléchargez-le sur le site du fabricant (Nikon par exemple).

16. La photo pendant un confinement : participez à des concours ou challenges photo

Challenges photo Nikon Passion

les challenges photo Nikon Passion

Tant qu’Internet fonctionne, tout va bien. Identifiez des concours photo, des challenges et participez. Vous avez trié vos meilleures images ? Soumettez-les.

Il est toujours plaisant de voir vos photos récompensées, ou de recevoir des avis.

La photo est aussi faite pour être montrée et soumise au regard des autres, ne passez pas à côté de ces possibilités qui vous sont offertes.

17. Proposez vos meilleures photos aux intéressés

Photo de danse JCDichant

les danseurs apprécient d’avoir des photos de leurs performances

Vous pensez que vos photos méritent mieux qu’une simple publication sur le web ? Pourquoi ne pas les soumettre aux intéressés ? Prenez contact avec les personnes que vous avez eu l’occasion de photographier lors d’un évènement et proposez-leur vos photos.

Vous n’êtes pas à l’abri d’une bonne surprise, d’une publication, d’un partage qui mettra en valeur votre travail. Prenez soin d’éditer avec attention, ne soumettez pas des dizaines de photos non triées. Avec un peu de chance, vous pouvez même espérer dégager quelques revenus, ce serait alors une belle récompense.

18. Lancez un groupe de discussion entre passionnés, motivez-vous ensemble

groupe de discussion photo whatsapp- telegram - messenger

Nous ne manquons pas de moyens de communication pendant un confinement :  téléphone, messageries instantanées (Whatsapp, Telegram), groupes privés, sites de clubs…

Profitez de ces outils à votre disposition pour créer votre propre groupe d’échange. Contactez vos amis photographes, invitez-les, postez des messages tout au long de la journée, montrez vos photos.

Plus vous pensez photo et vous partagez vos idées, plus vous progressez. C’est une belle façon de passer le temps en attendant de pouvoir sortir.

19. Découvrez la photo de rue autour de chez vous, à la ville comme à la campagne

Photo de rue - Street Photography- JC Dichant

au hasard d’une sortie d’une heure à moins d’un kilomètre

Vous pouvez sortir pendant une heure à un kilomètre de chez vous. Il y a forcément des photos à faire dans cet environnement.

Parcourez les rues de votre ville, les chemins de votre campagne.

Passez plusieurs fois au même endroit, profitez des conditions météo changeantes pour photographier le même sujet avec des lumières différentes.

Le paysage change en permanence, montrez ces changements. La ville est en perpétuel mouvement, montrez-le aussi.

20. Identifiez votre style, vos envies, vos affinités, développez votre démarche créative

Comment développer son style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

développez votre style en photographie, les secrets de Denis Dubesset

Toutes ces activité doivent aussi vous permettre de penser à votre démarche créative. Qu’aimez-vous photographier, comment, quel est votre style ?

Posez-vous ces questions.

Mettez noir sur blanc vos idées, votre ressenti, vos envies, vos pratiques.

Faites-vous aider pour faire ce travail au besoin (par Denis Dubesset par exemple).

Ce travail fait sur vous vous sera utile par la suite.

La photo pendant un confinement : mais aussi …

Ces quelques idées pour vous aider à pratiquer la photo pendant un confinement ne constituent pas une liste exhaustive.

Il y a des dizaines d’autres idées à avoir, de projets à lancer, d’activités à mener.

Vous avez vous-aussi de bonnes pratiques à partager ? Dites-moi lesquelles ! Des questions sur les idées ci-dessus ? Posez-les moi !


Nik Collection 3 By DxO version 3.3 : 25 ans, 25 nouveaux filtres

25 ans. Qui pourrait le croire et pourtant c’est bien l’âge de la suite logicielle Nik Collection. Pour fêter cet anniversaire inédit, DxO, désormais en charge de l’évolution de cette suite, annonce la Nik Collection 3 By DxO version 3.3.

Au programme 25 nouveaux filtres inédits pour Color Efex Pro et Silver Efex Pro et le support de macOS Big Sur et des versions 2021 de Photoshop et Lightroom Classic.

Nik Collection 3 By DxO version 3.3 : 25 ans, 25 nouveaux filtres

Version d’essai 30 jours et téléchargement sur le site DxO

Nik Collection 3 By DxO : 25 ans et toujours là

Tout commence en 1995 lorsqu’est créée la société Nik Software (ex Nik Multimedia) qui se focalise sur le traitement d’image, la photo numérique et les logiciels de graphisme.

Ce qui ne s’appelle pas encore Nik Collection mais Nils Efex! et Nils Type Efex! consiste en une série d’actions et de textures pour le logiciel phare de l’époque, Photoshop.

Les nikonistes se rappellent non sans verser une larme pour certains que Nik Software a ensuite collaboré avec Nikon et proposé l’intégration du module Color Efex Pro dans Nikon Capture 4. Nous sommes alors au début des années 2000, la photo numérique prend ses marques et les logiciels photo les leurs.

Nikon Capture NX2

Nikon Capture NX2

Quelques années plus tard, Nikon Corp. poursuit le développement de son logiciel de traitement RAW, Capture 4 laisse la place à Capture NX. Cette fois, grâce à une prise de participation de Nikon dans Nik Software, ce sont les U-Points qui intègrent Capture NX puis Capture NX2.  Ils feront les beaux jours d’un logiciel qui a marqué son époque, avant de vieillir très vite face à la concurrence des spécialistes du traitement d’image dont c’est le cœur de métier : Adobe, mais aussi DxO avec DxO Optics Pro et même Apple avec Aperture.

Pendant ce temps Nik Software continue son petit bonhomme de chemin mais les temps sont déjà difficiles pour les éditeurs les plus modestes. Face aux ténors du marché et aux plateformes qui commencent à pointer le bout de leur nez, Nik Software souffre. La société est vendue en 2012 au géant Google qui s’intéresse non pas aux logiciels pour ordinateurs de Nik Software mais à sa technologie de traitement d’image pour les mobiles, Snapseed.

Snapseed permet à Google de proposer la meilleure des applications de traitement photo sur smartphone, Android comme iOS, et cela n’a pas changé bien que la concurrence ait fait de nets progrès. Lightroom Mobile est plus performant, plus complet et connecte votre smartphone à votre ordinateur. Mais Lightroom Mobile, bien que gratuite en version de base, nécessite un abonnement Adobe dans sa version complète tandis que Snapseed, plus limitée toutefois, reste gratuite (Snapseed pour iOS, Snapseed pour Android).

Google n’a que faire des modules historiques Nik Software, « la Nik Collection »,  et va même jusqu’à la proposer en libre téléchargement sans lui apporter la moindre mise à jour depuis son rachat. Une version gratuite qui devient vite obsolète avec les nouvelles versions de Windows et MacOS les années suivantes.  Si la Nik Collection version gratuite a rendu service à de nombreux photographes dont certains l’utilisent encore, ceux qui ont fait évoluer leur matériel informatique et veulent de meilleures performances et un meilleur suivi sont frustrés.

Tout change à nouveau pour la Nik Collection lorsque DxO, l’éditeur français, décide Google à lui vendre cette suite logicielle. Nous sommes en octobre 2017, la Nik Collection est reprise par DxO, rebaptisée Nik Collection By Dxo et mise à jour.

Après plusieurs versions de maintenance, l’ajout de nombreux filtres couleur et noir et blanc, l’intégration de la Nik Collection dans le logiciel de traitement des RAW maison DxO PhotoLab, et de nouveaux modules dans la version 3, voici donc venir la Nik Collection 3 By DxO version 3.3.

A quoi sert la Nik Collection ?

Si vous avez manqué ces 25 ans d’histoire d’informatique, sachez que la suite Nik Collection est un ensemble de modules venant compléter les logiciels Adobe Photoshop, Lightroom Classic et DxO PhotoLab en leur apportant des modules de conversion et traitement de vos photos.

Les plus connus et appréciés sont Color Efex Pro et Silver Efex Pro. Ces modules vous permettent de donner à vos photos couleur un rendu créatif en quelques clics, à l’aide de filtres. Ils vous permettent aussi de convertir vos photos en noir et blanc de façon simple et rapide, et de retrouver en numérique le rendu des films argentiques.

DxO Nik Collection 3

Ces modules et leurs filtres sont élaborés par Dxo qui tire profit de ses compétences en traitement d’images pour offrir des rendus de qualité, et se différencie ainsi des simples presets pour Lightroom ou Luminar que vous pouvez trouver en libre téléchargement.

Nik Collection 3 By Dxo version 3.3 : 25 nouveaux filtres

Cette mise à jour version 3.3 de la suite propose cinq séries de cinq filtres :

  • « Classic Portrait Color »,
  • « Classic Portrait Black & White »,
  • « Light & Bright »,
  • « Wildlife »,
  • « Street ».

Ces nouveaux filtres vous permettent de donner libre cours à votre créativité si vous pratiquez :

  • le portrait couleur,
  • le portrait noir et blanc,
  • la photographie de paysages,
  • la photographie animalière,
  • la photographie de rue.

la nouvelle barre d'outils de Nik Collection 3 By DxO

Nik Collection 3 : correction des lignes de fuite avec Perspective Efex

Ces 25 nouveaux filtres s’ajoutent aux 10 filtres de la série « Classic Portrait Color » pour Color Efex Pro et « Classic Portrait Black & White » pour Silver Efex Pro.

Nik Collection 3 By DxO

Nik Collection 3 : effet miniature

Parmi les autres modules de la Nik Collection, vous disposez de :

  • Color Efex Pro pour la conversion couleur,
  • Sharpener Pro pour améliorer le piqué,
  • Dfine pour la réduction du bruit,
  • Viveza pour la retouche couleur locale,
  • HDR Efex Pro pour les images en HDR,
  • Silver Efex pro pour la conversion noir et blanc,
  • Analog Efex pour la simulation argentique.

Rappelons aussi que la version annoncée en juin 2020 apportait un Selective Tool repensé pour Photoshop, un flux de travail non destructif pour Lightroom Classic, et un huitième plugin : Perspective Efex.

Nik Collection 3 By DxO : prix & disponibilité

La Nik Collection 3 by DxO (Windows et macOS) est disponible en téléchargement sur le site de DxO au tarif de 149 euros pour la version complète et de 79 euros pour la mise à jour (licence perpétuelle sans abonnement).

La mise à jour est gratuite pour les utilisateurs de la Nik Collection 3 by DxO acquise depuis juin 2020.

Les détenteurs de la Nik Collection 2 By DxO ou version antérieure peuvent acquérir une mise à jour en se connectant à leur compte client.

La version d’essai complète de la Nik Collection 3 By DxO est valable un mois et disponible sur le site de DxO.

Version d’essai 30 jours et téléchargement sur le site DxO


Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, ultra grand-angle à décentrement pour hybrides, reflex et moyen format

Après une salve d’ultra-grand angles pour hybrides, Laowa sort le grand jeu avec le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift à décentrement, compatible avec les hybrides, les reflex plein format et APS-C et le moyen-format !

Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift : présentation

Les objectifs Laowa chez Miss Numerique

Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift : présentation

Après avoir annoncé plusieurs objectifs ultra grand-angle « classiques » dédiés aux hybrides (comme le Laowa 14 mm f/4 , le Laowa 11 mm f/4.5 et le Laowa 9 mm f/5.6) l’opticien chinois élargit encore son offre avec un modèle qui manquait à son tableau de chasse : un objectif à décentrement, particulièrement bien corrigé au niveau de la distorsion comme l’indique son appartenance à la série « Zero-D ».

Avec une focale record de 15 mm cet objectif prend au Canon 17/4 EF le titre de plus courte focale à décentrement du marché.

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, premier objectif à décentrement de la gamme Zero-D

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, premier objectif à décentrement de la gamme Zero-D

Les photographes d’architecture en ligne de mire

Les utilisateurs principaux des objectifs à décentrement sont les photographes d’architecture. La raison d’être de ce type d’objectifs est de permettre de photographier avec la même focale grand-angle en contre-plongée, sans basculer l’appareil vers le haut (ou l’inverse), et d’éviter un effet de perspective disgracieux. C’est l’objectif idéal pour photographier les bâtiments sans les déformer.

Pohoto en intérieur avec le Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift

Exemple d’image, la distorsion et le vignettage sont maîtrisés

Certains diront qu’il est possible d’obtenir des résultats approchants par voie logicielle, c’est vrai. Mais les contraintes sont alors nombreuses : outre le fait qu’il vous faut disposer d’un logiciel spécialisé, il vous faut aussi vous habituer à cadrer vraiment très large pour laisser de l’espace autour du sujet, afin que la partie de l’image qui sera « redressée » ne finisse pas coupée au montage.

Il faut opter pour un appareil très généreux en pixels pour que l’image définitive, inévitablement recadrée, conserve suffisamment de pixels à l’arrivée.

Cela va sans le dire, avec ce procédé l’image finale n’est visible que bien après la prise de vue, au moment du post-traitement. Il vous faut anticiper et prévisualiser le résultat mentalement sur le terrain, au moment de la séance photo.

L’objectif à décentrement n’impose rien de tout cela, car une fois monté sur le boîtier et le tout bien en place sur un trépied solide, l’image définitive est visible directement dans le viseur ou sur l’écran arrière, selon le mode de visée choisi.

Photo d'architecture avec le Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift

Exemple de photo d’architecture

L’air de rien, cela change tout, surtout pour un professionnel qui a par définition une obligation de résultat et est ainsi rassuré de bien ramener les images espérées.

De plus la qualité d’image est le plus souvent meilleure avec une optique spécialisée qu’avec un logiciel, même si cette dernière solution est le plus souvent suffisante pour une utilisation occasionnelle.

De l’hybride au moyen-format

Pour les reflex et moyen format, l’offre en objectifs à décentrement est assez fournie chez les principaux constructeurs. Là où Laowa peut marquer des points, c’est sur le marché des hybrides. En effet à ce jour aucun grand constructeur ne propose encore d’objectif à décentrement pour les montures courtes, tout occupés qu’ils sont à créer leur gamme optique « normale » dans l’immédiat (voir les objectifs à décentrement Nikon NIKKOR).

Seul le coréen Samyang s’est risqué à proposer un 24 mm plus modeste sur ce créneau. Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero D Shift ne devrait donc pas rencontrer une forte concurrence pendant un certain temps.

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, premier objectif à décentrement de la gamme Zero-D - exemple de photo aérienne en ville

Exemple d’image réalisée avec le Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift

Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift : un objectif ambitieux

Pour son 15 mm à décentrement, Laowa a placé la barre assez haut : angle de champ record pour la catégorie, luminosité dans la moyenne face à la concurrence, distorsion et vignettage maîtrisés, rotation à 360°, poids contenu et distance de mise au point minimale parmi les plus réduites du marché (20 cm).

Laowa annonce une couverture d’image importante, avec un cercle d’image de 65 mm. En pratique cela permet de couvrir le format 24 x 36 sans vignettage. Grâce au large cercle d’image de l’objectif, le constructeur chinois annonce même la possibilité d’utiliser ce 15 mm sur un boîtier moyen format (Fujifilm GFX50R ou Hasselblad X1D par exemple) via une bague d’adaptation, avec pour seule limitation une possibilité de décentrement réduite à +/- 8 mm au lieu de +/- 11 mm en 24 x 36.

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, premier objectif à décentrement de la gamme Zero-D sur reflex Nikon

Monté sur un Nikon D750, l’objectif est imposant

Comme tous les objectifs comparables, cet objectif est à mise au point manuelle : pour une fois on ne pourra donc pas reprocher à Laowa d’en offrir moins que la concurrence.

Malheureusement cet objectif est le seul parmi ses concurrents directs à ne pas proposer la fonction bascule très souvent présente sur ce type d’objectif.

Comme la plupart des objectifs à décentrement, le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift est d’un gabarit plutôt respectable. Un support trépied dédié sera proposé en option pour la réalisation de panoramas, ce qui permettra d’éviter tout problème de parallaxe.

Photo urbaine avec le Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift

Exemple de photo réalisée avec le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift

En conclusion

Laowa frappe fort avec son Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, sur un terrain sur lequel on ne l’attendait pas et qui semble déserté tant par les constructeurs d’hybrides que par les opticiens indépendants. Même dans ses versions pour reflex plein format, cet objectif se démarque de l’offre existante grâce à son angle de champ record.

L’absence de possibilité de bascule est regrettable, elle s’explique probablement par la volonté du constructeur de proposer  un tarif contenu pour ce type d’objectif.

Formule optique du Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift

Formule optique du Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift 

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift, support pour trépied

Le support pour trépied, vendu séparément

Laowa 15mm f/4.5 Zero-D Shift : fiche technique

Voici les caractéristiques techniques de l’objectif :

  • monture/format : Canon EF/Canon RF, Nikon F/ Nikon Z, Sony FE
  • distance focale : 15 mm
  • ouverture maximale : f/4,5
  • ouverture minimale : f/22
  • traitement : multicouches
  • construction : 17 éléments en 11 groupes (2 verres asphériques, 3 verres à faible dispersion)
  • angles de vue : 110°
  • mise au point minimale : 0,20 m
  • décentrement maximum : 11 mm en 24 x 36 ; 8 mm en moyen-format
  • diaphragme : 5 lamelles
  • dimensions : 79 mm x 103 mm
  • couleur disponible : noir
  • poids : 597 g
  • filetage filtres : pas de possibilité de montage

Le Laowa 15 mm f/4.5 Zero-D Shift est disponible en version Nikon F et Canon EF au tarif public indicatif de 1499 euros. Le support pour trépied est proposé  au tarif de 179 euros.

Les versions Nikon Z, Sony FE et Canon RF seront disponibles au même tarif au premier trimestre 2021.

En savoir plus sur le site Laowa

Les objectifs Laowa chez Miss Numerique


Recevez ma Lettre Photo quotidienne avec des conseils pour faire de meilleures photos :
www.nikonpassion.com/newsletter

Copyright 2004-2026 – Editions MELODI / Nikon Passion – Tous Droits Réservés