Comment installer un studio photo chez soi, guide pratique
La photo en studio a toujours attiré de nombreux amateurs de photographie car c’est l’occasion de faire des images différentes en maîtrisant la lumière et le sujet. Mais savoir comment installer un studio photo chez soi n’est pas évident.
Et pourtant … ce n’est ni difficile ni très coûteux si vous cherchez à expérimenter dans un premier temps. Voici un livre (très) pratique qui vous donne toutes les recettes à mettre en œuvre pour vous en sortir rapidement.
Comment installer un studio photo chez soi ? Le guide Home Studio Photo
Installer un studio photo chez soi peut paraître complexe : vous manquez de place, de moyens, de savoir-faire. Avant de vous précipiter chez les revendeurs de matériel de studio, prenez le temps de savoir ce qu’il vous faut. Et de découvrir ce qui va vraiment vous aider dans votre apprentissage ou non.
Inutile de dépenser plusieurs centaines d’euros dans un flashmètre pour débuter. Inutile aussi de dépenser des milliers d’euros dans un kit d’éclairage à lumière continue professionnel. Faites simple.
Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo
C’est l’objectif de ce livre paru aux éditions Eyrolles et comme Hors Série Réponses Photo que de vous donner des conseils :
simples,
applicables rapidement,
applicables par tous quel que soit votre niveau.
L’auteur, Ivan Roux, est rédacteur dans la presse photo spécialisée. Si cela peut vous paraître étonnant qu’un tel livre soir écrit par un rédacteur de la presse écrite, je trouve l’approche intéressante. Il existe en effet de nombreux livres pour apprendre la photo en studio écrits par des pros qui ont du mal à se mettre à la portée de l’amateur débutant.
Ici ce n’est pas le cas. Ce guide est bien plus pragmatique tout en étant complet – 9 chapitres – pour faire vos premières photos et progresser dans l’apprentissage du studio, de la gestion de la lumière, des accessoires et du post-traitement des images.
Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo
Qu’allez-vous apprendre avec ce guide de la photo en studio ?
comment composer un fond et un éclairage simples pour faire vos premières photos.
Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo
Après cette première étape, vous allez passer à la vitesse supérieure en découvrant différentes notions techniques sur la lumière (chapitre 2) :
pourquoi la lumière diminue en éloignant vos spots,
quelle est la différence entre une lumière douce et une lumière dure,
comment changer le rendu des couleurs sans changer de source de lumière,
pourquoi le RAW est le meilleur format au studio.
Qui dit studio dit lumière, et qui dit lumière dit flash ou éclairage continu. Vous avez un flash Cobra dans votre sac photo, ou vous envisagez d’en acheter un. Le chapitre 3 vous explique pourquoi ce type de flash est utilisable en studio, comment l’utiliser en mode déporté, pourquoi il modifie l’ambiance et comment faire des poses longues au flash.
Le chapitre 4 vous livre des conseils pour bien régler votre flash qui est un accessoire complexe et dont le mode d’emploi s’avère souvent difficile à comprendre. Réglage de la puissance de l’éclair, limitation de vitesse, mode synchro haute vitesse, utilisation du zoom … vous allez tout savoir rapidement. L’auteur emploie un langage simple à comprendre tout au long du guide, ça change du manuel !
Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo
Disposer d’une source de lumière c’est bien mais savoir la moduler c’est mieux. Vous allez voir quels sont les accessoires utiles et ceux dont vous pouvez vous passer :
diffuseur et réflecteur,
spot avec volets et nid d’abeilles,
boite à lumière et octobox,
parapluie,
snoot.
Ce chapitre est important car ces accessoires peuvent vite vous coûter cher et tous ne sont pas obligatoires. Prenez le temps de comprendre ce qu’il vous faut en fonction de ce que vous voulez faire.
Vous voulez utiliser plusieurs flashs ? Lisez le chapitre 6 et approfondissez au chapitre 7 en apprenant à placer vos différentes sources de lumière tout en les réglant à l’aide d’un flashmètre.
Le chapitre 8 vous présente toutes les étapes d’une séance de studio complète de la préparation au traitement des images dans Lightroom.
Le dernier chapitre vous explique comment photographier les objets en studio car la photo de studio ce n’est pas que le portrait : c’est aussi la photo d’objets, le pack shot, la nature morte et quelques techniques plus particulières comme le light painting (page 140).
Comment installer un studio photo chez soi – Home Studio Photo
Mon avis sur ce livre
Ce guide très accessible (15 euros) est un bon ouvrage d’introduction à la photo de studio pour l’amateur. L’auteur s’est mis en conditions réelles pour réaliser les différentes images qui illustrent le guide et pour rédiger son texte, ça se voit d’ailleurs sur les photos. J’ai aussi apprécié la progression du premier au dernier chapitre qui vous permet de ne pas être perdu dès le départ.
Le vocabulaire employé et les explications données sont compréhensibles par tous, et ce n’est pas rien tant certains pros du studios entretiennent un certain mystère autour de leur pratique.
Vous voulez vous faire plaisir en faisant des photos en studio ? Comment installer un studio photo chez soi, le guide pratique est un bon choix pour débuter avant de passer à un ouvrage plus expert.
Programme des conférences au Salon de la Photo sur le stand Agora du Net / Nikon Passion
Découvrez le programme des conférences au Salon de la Photo 2017 sur le stand Agora du Net / Nikon Passion et les différents photographes intervenants.
Ce programme est en cours de finalisation et mis à jour régulièrement, mettez la page en favoris pour avoir toujours la bonne version.
[MàJ 06/11/2017]
Comme chaque année, je vous propose de venir me rencontrer sur le stand animé par les sites partenaires de l’Agora du Net, dont Nikon Passion. C’est aussi l’occasion de suivre de nombreuses conférences sur différents sujets photo.
Chaque conférence est animée par un photographe spécialisé, un auteur de guide photo ou un des représentants des sites Auxois Nature, Fotoloco, Nikon Passion et Photopassion.
Ces conférences sont en accès libre, venez un peu avant l’horaire si vous voulez avoir une place assise, elles sont rares !
Profitez-en pour découvrir l’exposition photo « Sélection Lecteurs », 60 photographes exposés sur le stand (voir les photos ici).
Le Salon de la Photo de Paris ouvre ses portes cette année du 9 au 13 Novembre. Vous pouvez déjà demander vos invitations gratuites en suivant ce lien :
14h : Le workflow de mariage – Céline et Guillaume Manceron – Photopassion
15h : Agora du Net
16h : Agora du Net
Ne manquez pas une seule info au sujet du Salon de la photo : rejoignez ma liste de contacts persos pour recevoir les dernières infos sur les conférences dans votre boîte mail !
Exposition Nikon Passion Salon de la Photo : les lauréats
Les lecteurs de Nikon Passion exposent ! Pour cette nouvelle exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017, ce sont 60 lauréats qui vont avoir la chance d’être exposés sur le stand Nikon Passion / Agora du Net pendant 5 jours lors du Salon de la Photo de Paris.
A voir les très nombreuses images reçues cette année (400% de plus qu’en 2016 !) il était bien difficile de départager les 50 lauréats initialement prévus. C’est pourquoi, après de longues heures de sélection, j’ai décidé de choisir non pas 50 mais 60 photos qui seront donc toutes présentées sur le stand.
Exposition Nikon Passion Salon de la Photo 2017
Nikon Passion et le Salon de la Photo de Paris, c’est une longue histoire puisque ce sera la 9ème participation cette année et j’aurai le plaisir de retrouver mes confrères de :
Je vous accueillerai sur le stand du jeudi 9 au lundi 13 novembre (n’hésitez pas à venir faire coucou même si je suis occupé !!). J’animerai également cinq conférences photo, le programme sera communiqué sous peu.
Cette année j’ai à nouveau souhaité mettre à l’honneur un grand nombre de lecteurs. La formule de l’an dernier avait déjà permis à plusieurs dizaines de lecteurs d’être exposés, il n’était pas question de faire moins cette année.
Pour des raisons pratiques d’organisation sur le stand, nous allons adapter la présentation des panneaux cette année de façon à mieux mettre en valeur encore vos photos.
Nous allons faire imprimer des panneaux géants – 2m x 2m20 environ. Suivez-moi sur les réseaux sociaux pour voir le résultat dès l’ouverture du Salon !
Je vous laisse réagir via les commentaires et partager sans modération cette galerie car chacun a largement mérité sa sélection !
Si vous voulez vous-aussi tenter votre chance lors du prochain concours photo, rejoignez ma liste de contacts et vous serez prévenu directement dès l’ouverture des participations :
Afghanistan de Steve McCurry, rétrospective en 140 photographies chez Taschen
40 ans de photographie en Afghanistan, un portrait iconique, des compositions étonnantes pour des images prises en situations de guerre, découvrez Afghanistan de Steve McCurry, un magnifique livre de photographies paru aux éditions Taschen.
Certains photographes sont connus pour une seule image, d’autres pour l’ensemble de leur travail (c’est le cas d’Anne Geddes par exemple). Steve McCurry est connu pour … les deux (en savoir plus sur son site).
Sa Jeune fille afghane – l’afghane aux yeux verts Sharbat Gula – a fait la Une de nombreuses publications depuis 1984 quand le photographe l’a immortalisée. Mais les 140 photographies qui composent ce livre rétrospective illustrent l’ensemble du travail de Steve McCurry dans un des pays les plus divisés et les plus dangereux pour les photographes.
Steve McCurry a parcouru le monde tout au long de sa carrière de photographe, mais l’Afghanistan est le pays dans lequel il a passé le plus de temps, près de 40 années de voyages et reportages pour nous ramener des portraits comme ces scènes de tous les jours qui interpellent.
Impossible en effet de rester insensible face à ces portraits serrés, ces regards qui vous transpercent et laisse imaginer ce que peut être l’univers de ces jeunes et moins jeunes dans le « pays de la rébellion » qu’est l’Afghanistan.
De 1979 à nos jours, 140 photographies
Ce livre présente 140 photographies de Steve McCurry réalisées depuis l’année 1979, date du premier reportage de McCurry en Afghanistan.
La mise en page fait la part belle aux images, pas de texte envahissant, pas de légende (mais toutes les photos sont légendées et référencées en fin d’ouvrage), des doubles pages comme des formats plus réduits. L’ouvrage en impose : une belle reliure, un format plutôt grand (26,7 x 37 cm) et 256 pages qui permettent de mettre en valeur ce portfolio incroyable.
On imagine aisément le travail de sélection des photos qu’il a fallu faire pour ne retenir « que » 140 photographies de ces 40 années sur le terrain, mais le résultat est bien là, l’ensemble est cohérent, riche d’images toutes différentes, de séries de portraits, de photos de rues.
Des textes
William Dalrymple – historien, critique, commissaire d’exposition et écrivain d’origine écossaise – signe la postface de l’ouvrage (en anglais, allemand et français) dans laquelle il vous invite à mieux connaître l’Afghanistan.
La seconde partie de cette postface situe le travail de Steve McCurry dans ce pays, explique pourquoi et comment le photographe est arrivé à ce résultat. Ce n’est pas un guide sur le reportage photographique (regardez plutôt ici si c’est ce que vous cherchez) mais bien un éclairage particulier sur le travail d’une vie de la part du reporter américain.
Mon avis sur Afghanistan de Steve McCurry
Il y a des livres de photographies qui méritent plus que d’autres qu’on les glisse dans sa bibliothèque photo. Cette rétrospective est en bonne place dans la mienne car même si je ne cherche pas à reproduire ce type d’images, c’est une source d’inspiration inépuisable pour comprendre la photographie, la lumière, la composition, l’émotion que peut traduire une photographie.
L’éditeur et le photographe ont eu la riche idée de ne pas utiliser la jeune fille afghane comme photo de couverture, mais de laisser la place à une photographie moins connue, signe que l’ouvrage ne se veut pas racoleur mais bien emblématique du travail de Steve McCurry tout au long de ces années.
Ce livre est un livre de collection que vous pouvez (devez !) offrir comme apprécier par vous-même, pour vous-même. Quiconque s’intéresse à la photographie et à la vie y trouvera un intérêt personnel.
Le tarif du livre (60 euros) est particulièrement contenu eu égard à sa fabrication et à la qualité d’impression. Taschen nous a habitué à proposer des ouvrages de qualité à prix mesuré, c’est encore le cas avec Afghanistan.
L’art du noir et blanc, un guide et des tutoriels par Michael Freeman
L’art du noir et blanc est un nouvel ouvrage de Michael Freeman qui met ainsi à jour son guide du noir et blanc pour la photo numérique paru en 2009.
Plus qu’un simple guide de conversion de vos photos en noir et blanc, il s’agit d’un ouvrage d’initiation au noir et blanc dans lequel l’auteur traite de la tradition propre au noir et blanc et des différents choix créatifs qui s’offrent à vous.
Comment convertir une photo couleur en noir et blanc
« Faire du noir et blanc » reste une des activités favorites des photographes amateurs comme plus experts. Le noir et blanc a connu ses heures de gloire avec la photographie argentique, et le développement de la photographie numérique et des logiciels de post-traitement permettent aujourd’hui de produire des images en NB tout aussi intéressantes et créatives qu’avec une pellicule.
Mais une simple conversion en niveau de gris est loin de suffire à donner une belle image en noir et blanc. Tout comme il faut développer un film argentique puis faire son tirage, un acte créatif personnel, il faut traiter un fichier numérique pour obtenir une image en noir et blanc aboutie.
Michael Freeman, que l’on ne présente plus quand il s’agit de parler de guides photos didactiques, a mis à jour son ouvrage sur le noir et blanc (voir une précédente édition) et vous propose une nouvelle édition riche d’informations et – surtout – d’images NB dont certaines ont marqué leur époque (Ansel Adams, Paul Strand, Walker Evans, Don McCullin … pour ne citer que ceux-là).
Ce guide comporte trois parties distinctes dans lesquelles l’auteur :
vous initie à l’art du noir et blanc (il faut comprendre le noir et blanc pour ensuite convertir ses images),
vous explique comment convertir une photo couleur en noir et blanc (de la prise de vue au post-traitement logiciel),
vous ouvre les portes de la créativité en vous donnant de nombreuses techniques avancées de traitement.
La tradition du noir et blanc
Commençons par le commencement : la photographie est née monochrome et le noir et blanc occupe une place à part dans l’esprit du photographe. Ce premier chapitre vous présente l’histoire du noir et blanc, depuis les origines et Nicéphore Niepce jusqu’à aujourd’hui avec la conversion en NB des fichiers RAW.
Ce nécessaire rappel va vous permettre de comprendre l’esprit dans lequel le photographe qui utilise le noir et blanc se place, quelle est l’histoire tant technique qu’artistique de cette forme particulière de photographie. Et quel savoir-faire vous devez développer pour produire des images abouties.
Je suis convaincu tout comme Michael Freeman que ce n’est qu’en étudiant la photographie et le travail des photographes que nous pouvons développer notre propre démarche, ce premier chapitre vous aide à le faire.
Vous allez découvrir des notions de photographie argentique qui peuvent vous paraître un peu éloignées de la conversion logicielle, mais pourtant elles vous sont indispensables (même si vous ne le savez pas encore !) :
quels sont les avantages du film noir et blanc,
qu’est-ce que le standard du noir et blanc,
le choix du photographe entre couleur et noir et blanc.
Vous allez apprendre pourquoi supprimer la couleur n’est pas aussi simple qu’il y paraît et pourquoi comprendre ce qu’est la longueur d’onde (page 44) va vous permettre de mieux maîtriser le réglage des curseurs de votre logiciel préféré (l’auteur utilise Lightroom pour ses illustrations).
Forme, structure, nuances tonales, volume, texture et interprétation sont aussi au programme de votre apprentissage. Ce chapitre comporte de nombreuses illustrations : photos mais aussi copies d’écran du logiciel et schémas explicatifs.
Cette première partie du guide est indispensable à votre apprentissage, ne la négligez pas pour découvrir le champ immense des possibilités qui s’offrent à vous.
Vous allez comprendre pourquoi convertir une image en noir et blanc ne consiste pas à appliquer un effet tout prêt comme certains logiciels en proposent mais pourquoi il est indispensable d’interpréter ce que vous avez sous les yeux pour produire une image qui vous correspond.
Le monochrome numérique
extrait du livre « L’art du noir et blanc » de Michael Freeman
En partant de la description d’un capteur numérique, Michael Freeman vous explique quelles sont les caractéristiques d’un fichier photo et comment vous devez tenir compte de ces paramètres pour obtenir une conversion adéquate.
Qu’il s’agisse de bruit numérique, de profondeur d’échantillonnage ou de dégradés, vous allez très vite comprendre comment « lire » votre négatif numérique et adapter votre flux de travail pour le noir et blanc.
Plusieurs logiciels sont mentionnés parmi lesquels Lightroom, DxO Optics Pro avec son FilmPack ou Silver Efex Pro. Ce sont les outils standards des photographes qui font du noir et blanc mais les notions présentées dans le guide s’appliquent tout aussi bien à d’autres logiciels, il vous faudra simplement faire l’effort de trouver par vous-même les bons curseurs.
Une fois que vous aurez fait ce travail préalable, vous passerez à la conversion noir et blanc :
le traitement de base (luminosité, contraste),
les tonalités, les filtres,
les teintes.
Le travail sur les teintes est particulièrement bien détaillé, il est vrai qu’il a son importance pour traduire « la profondeur et l’ambiance, la végétation et les tons chair » selon les différents types de peau.
Saviez-vous que la conversion noir et blanc suppose que vous soyez capable de traiter les couleurs contrastées et les couleurs proches ? Découvrez-le page 122 et suivantes.
En parcourant ce second chapitre vous allez faire le tour des différents outils qui s’offrent à vous et comprendre quand et comment les utiliser. Ne vous attendez pas à des recettes toutes prêtes, ce n’est pas l’esprit du noir et blanc. Mais apprenez plutôt à traduire vos envies en images NB, c’est vraiment l’esprit du livre.
Le noir et blanc, des choix créatifs
extrait du livre « L’art du noir et blanc » de Michael Freeman
Produire des images en noir et blanc ne consiste pas uniquement à convertir vos photos couleur en images monochromes. Pour reprendre les mots de l’auteur il vous faut « penser en noir et blanc ».
Réussir en monochrome exige d’être capable de savoir à l’avance ce qui fonctionne sans couleur
J’ai particulièrement apprécié ce troisième chapitre car il vous montre pourquoi le noir et blanc est une approche spécifique, pourquoi il ne suffit pas de faire une photo pour faire une image noir et blanc. Et pourquoi – surtout – le noir et blanc ne peut pas sauver une mauvaise image couleur.
Vous allez ici découvrir ce qui « fait » l’art du Noir et Blanc :
la plage des luminosités avec des images d’Ansel Adams et des Weston,
la gamme étendue des gris avec des images de Paul Strand,
comment traiter les tons moyens et les contrastes forts et faibles,
les ombres et les ténèbres avec les images de Bill Brandt et Don McCullin,
les techniques du low key et du high key,
le zone system en numérique (d’après les travaux d’Ansel Adams),
le HDR en noir et blanc (le beau HDR qui permet de traduire une plage dynamique étendue).
Michael Freeman termine par deux sujets plus accessoires que sont les traitements anciens et le développement d’un film noir et blanc. Accessoires car il n’est pas question ici de photographie numérique. Mais le tour d’horizon que nous propose Freeman est ainsi complet. Et vous donner l’envie de vous essayer au noir et blanc argentique n’est pas une si mauvaise idée (voir le guide argentique) !
Mon avis sur ce livre
Si vous envisagez de développer vos compétences en traitement numérique noir et blanc ce guide est LE guide à parcourir. Michael Freeman propose un apprentissage complet, de la prise de vue au post-traitement. Il ne traite toutefois pas des problématiques d’impression, ce qui pourrait faire l’objet d’un quatrième chapitre loin d’être inutile.
Le guide est riche d’illustrations aidant à la compréhension, les copies d’écran en particulier. Les photos présentées vous permettent de comprendre ce qui est expliqué dans le texte, leur qualité participe au plaisir de parcourir l’ouvrage.
La qualité d’impression de ce guide est fidèle à ce que l’éditeur nous a habitué à proposer, belle qualité de papier, reliure facilitant l’ouverture en double page, restitution fidèle des images. Le tarif de 24 euros reste modéré si vous tenez compte de la qualité de l’ensemble et de la richesse des informations présentées. L’adaptation française ne souffre d’aucune critique et je ne peux que vous recommander l’investissement.
Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR : le téléobjectif abordable pour le plein format
Il est passé un peu inaperçu lors de son annonce à l’été 2017 mais le Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR complète la gamme de téléobjectifs Nikon déjà bien fournie avec les déclinaisons f/2.8 et f/4 des 70-200 mm.
Ce téléobjectif dédié aux boîtiers Plein Format FX se veut plus abordable, plus léger et suffisamment performant pour vous permettre la photo à main levée à 300 mm. Revue de détail.
Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR, un téléobjectif de plus ?
Quand vient le moment du choix d’un téléobjectif Nikon vous êtes nombreux à penser au modèle le plus pro et le plus abouti de la gamme, le Nikon AF-S 70-200 mm f/2.8 VR dans sa troisième version. Mais le tarif, le poids et l’encombrement peuvent vous poser problème.
L’autre solution est de vous tourner vers le Nikon 70-200 mm f/4, un téléobjectif plus abordable, plus compact et léger et capable d’approcher les performances (ultimes) du modèle f/2.8. Seule son ouverture diffère mais entre f/4 et f/2.8 il n’y a pas un monde non plus.
Si l’un comme l’autre représentent encore un budget non négligeable, et que vous tenez à choisir un modèle Nikon, vous avez désormais une troisième possibilité avec le nouveau Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR.
Attention, ce téléobjectif est bien un modèle compatible avec les boîtiers Plein Format à la différence du Nikon AF-P 70-300 mm DX qui est lui réservé aux modèles APS-C.
Ce nouveau téléobjectif propose une focale maximale plus importante (300 mm contre 200) et une ouverture maximale plus limitée (f/4.5 à 70 et f/5.6 à 300 mm) que ses grands frères. Il ne vous rendra pas les mêmes services mais il a pour lui :
une stabilisation intégrée Nikon VR avec mode VR Sport pour conserver le cadrage en suivi AF avec les sujets en mouvement rapide,
un diaphragme à contrôle électromagnétique (E) pour une exposition plus précise et une plus grande répétabilité en mode rafale,
un autofocus à motorisation pas à pas silencieuse en vidéo,
un commutateur A/M – M/A qui permet la bascule rapide en mise au point manuelle ou automatique,
une mise au point minimale de 1,2 m à toutes les focales,
un rapport de reproduction maximal de x 0,25,
un diaphragme à 9 lamelles pour un bokeh harmonieux.
Ces caractéristiques font de ce téléobjectif Nikon un objectif polyvalent, qu’il s’agisse de photo de sport, de portrait ou de paysage.
le Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-5.6 pour Nikon FX
Le poids réduit (680 gr.) vous permet de le porter pendant plusieurs heures monté sur le boîtier comme au fond de votre sac « au cas où » sans que votre dos n’en souffre. Le système Nikon VR, primordial sur un tel objectif, vous fait gagner 4.5 stops et compenser l’ouverture maximale limitée quand la lumière manque ou que vous devez utiliser un temps de pose court.
Ce Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR est équipé de joints protégeant chacune des parties mobiles, vous pouvez photographier sous la pluie ou dans un environnement poussiéreux sans prendre de risques.
Le Nikon AF-P 70-300 mm f/4.5-5.6 E ED VR est proposé au tarif public de 620 euros, soit près de 800 euros de moins que la version 70-200 mm f/4 (tarifs couramment constatés). Si vous n’envisagez pas un usage intensif de ce type d’objectif, c’est une belle alternative aux modèles plus coûteux.
Test Nikon D850 : une semaine sur le terrain avec le reflex 45Mp Nikon
Le Nikon D850 est le premier reflex de la marque à proposer une telle fiche technique, dont un inédit capteur de 45Mp. Pour qui ? Pour quoi ? Quels résultats attendre de ce reflex ultra haute définition ? J’ai passé une semaine sur le terrain pour ce test Nikon D850, je vous en parle !
MàJ juin 2023 : le remplaçant du Nikon D 850 en version hybride est arrivé, voici le Nikon Z 8
Note : J’ai fait le choix de ne pas traiter la partie vidéo et de me concentrer sur les performances photo. J’ai aussi laissé de côté les fonctions demandant des compléments matériel et/ou logiciel comme le Focus Stacking, la numérisation de films ou le time-lapse. Reportez-vous au guide d’utilisation du Nikon D850 par Bernard Rome.
Test Nikon D850 : présentation
Le Nikon D850 est un reflex plein format (Nikon FX) doté d’un capteur ultra défini de 45 Mp et de fonctions avancées en photo comme en vidéo (voir la fiche technique) :
capteur CMOS BSI (rétroéclairé) de 45,7 Mp sans filtre passe-bas
une définition extrême pour un reflex plein format, il est capable de délivrer des images tirables en très grand format tout en gardant un maximum de détails,
une réactivité générale et un autofocus dignes d’un reflex pro et que certains hybrides ne savent pas offrir,
une visée optique 100% au grossissement inégalé dans la gamme
une plage de sensibilité encore étendue face au D810 malgré l’augmentation du nombre de pixels.
Pour les vidéastes, il apporte :
la vidéo 4K plein format sans recadrage
une sortie vidéo HDMI 4.2.2 8 bits
une sensibilité ISO extrême
un mode Picture Control Flat facilitant la post-production
un écran inclinable et tactile facilitant la prise de vue
la stabilisation électronique
le time-lapse 8K
Le Nikon D850 est donc, sur le papier, le reflex le plus complet et le plus polyvalent que Nikon sache proposer dans la gamme plein format.
Le Nikon D6 n’a plus qu’à bien se tenir puisqu’il n’a plus pour lui qu’une sensibilité record, une construction monobloc encore plus robuste, une cadence rafale supérieure, et quelques autres caractéristiques qui justifient difficilement l’écart de prix entre les deux modèles (environ 2500 euros en faveur du D850).
Test Nikon D850 : le boîtier équipé du zoom Nikon AF-S 24-70 f/2.8G ED
Présentation Nikon D850 en vidéo
Voici le tour du propriétaire dans lequel je vous montre le Nikon D850, ses principales commandes, le fonctionnement de l’écran tactile et quelques remarques plus personnelles.
Test Nikon D850 : pourquoi autant de pixels ?
Le Nikon D800 avait déjà fait parler de lui à sa sortie, le D810 à la suite, car offrir 36Mp c’est bien mais il faut savoir pourquoi. Le D850 fait encore mieux avec 45Mp et nombreux sont les photographes amateurs à se demander pourquoi diable Nikon a choisi cette ultra haute définition.
« Mais à quoi ça peut bien me servir 45 Mp ??? »
Certains photographes ont besoin de livrer des images hyper définies à leurs clients (mode, publicité, paysage par exemple) qui tirent ensuite sur papier sans perte de qualité. 24 Mp ne suffisent pas toujours s’il faut recadrer au passage.
D’autres ont besoin de faire ressortir les détails les plus fins d’une scène, les usages diffèrent de la mode à l’industrie en passant par la reproduction d’œuvres.
D’autres encore veulent pouvoir cadrer en mode DX pour des prises de vues bien précises (par exemple l’animalier) sans devoir utiliser deux boîtiers ni perdre en définition comme c’est le cas avec le D810 (le D850 en mode DX a les performances d’un D500 !)
Le Nikon D850 répond à ces attentes, il s’adresse très clairement au photographe qui a au moins un de ces besoins, les modèles 24Mp comme le D780 restant le choix le plus logique pour l’amateur qui ne cherche pas à tirer en très grand format.
Oui mais … il n’y a pas que des avantages à disposer de 45 Mp
Il faut pouvoir exploiter cette définition, le premier critère étant la capacité des objectifs à suivre. Nikon recommande l’utilisation des objectifs Nikon AF-S, les tests réalisés avec des objectifs plus anciens montrent toutefois qu’ils restent utilisables avec quelques précautions. Retenez qu’investir dans le D850 suppose d’avoir le parc optique qui convient (voir quels objectifs choisir pour le Nikon D850).
Tenez aussi compte du poids des fichiers pour dimensionner votre unité informatique. Un fichier RAW de D850 en pleine définition « pèse » environ 90 Mo. Il faut donc avoir des cartes mémoire de bonne taille, des disques durs aussi et un ordinateur capable de gérer tout ça sans trop de délai (je ne parle pas des temps de sauvegarde surtout en Wifi si vous utilisez un NAS ou un Cloud).
Plus de pixels c’est aussi un risque plus élevé de flou de bougé du photographe comme du sujet. Plus il y a de pixels, à taille de capteur égale, plus ils sont petits et plus le risque de dégradation de la netteté augmente si vous – ou votre sujet – bougez un tant soi peu pendant le temps de pose. Il faut donc – aussi – penser à utiliser des temps de pose plus courts quand vous le pouvez alors que les 24 Mp sont (un peu) plus permissifs.
Test Nikon D850 : Tour d’horizon
De prime abord le D850 ressemble à s’y méprendre au D810. A quelques détails près toutefois : sa poignée droite est plus creuse et mieux formée, la prise en main est excellente. Je l’ai transporté pendant des heures sans courroie, en le tenant d’une main sans avoir jamais risqué de le tomber.
Une touche ISO fait son apparition sur le dessus, un bon point car ce réglage est fréquent, c’est plus rapide que de passer par le trèfle droit.
Une autre touche Fn2 occupe le coin inférieur gauche, son fonctionnement est différent de la touche Fn1, vous ne pouvez pas lui attribuer une fonction précise mais le premier élément du menu personnalisé, l’affichage de ce menu ou le classement des photos uniquement. C’est étonnant et contre productif, espérons qu’une mise à jour firmware corrige ceci.
Test Nikon D850 : les commandes supérieures et la poignée de maintien à droite
L’écran arrière est inclinable et tactile. Il est plus facile de naviguer au sein des menus et de visualiser les photos, vous pouvez zoomer sur une image pour la voir en gros plan, déclencher du bout du doigt après avoir calé la zone AF de la même façon.
Le nouvel obturateur électronique permet de déclencher dans le silence le plus total. Ce mode est activable en Live View, en Time-Lapse et en Focus Stacking. C’est un progrès même si je ne me vois pas viser en Live View lors d’un spectacle ou d’un concert pour ne pas faire de bruit, l’obturateur électronique n’étant pas utilisable en visée reflex classique. Il faut avoir recours aux modes silencieux traditionnels – Q et Qc – qui sont toujours aussi bruyants.
Vous aurez noté l’absence de flash intégré sur le D850 qui permet de loger un viseur plus généreux. Il faut faire des choix et je préfère ce viseur plutôt qu’un flash qui ne sert pas à grand-chose. La vue est somptueuse ! Un champ large, une visée claire, la surface externe du viseur dispose d’un revêtement fluorine qui évite la condensation, c’est du tout bon !
L’ensemble des contrôles et touches comprend à droite :
un interrupteur déclencheur OFF/ON avec commande d’éclairage de l’écran supérieur LCD sur le capot supérieur,
un déclencheur vidéo indépendant,
le bouton de contrôle du correcteur d’exposition,
un nouveau bouton d’accès direct au réglage de sensibilité ISO.
Sur le côté gauche vous retrouvez :
4 touches en trèfle Mode, Qualité d’image, Balance des blancs et Mesure de lumière,
une couronne de réglage du mode de déclenchement simple, rafale, quiet avec verrouillage.
Test Nikon D850 : l’écran arrière tactile, le pad de commande et la trappe pour cartes mémoire XQD et SD
Sur la face arrière du boîtier, vous retrouvez :
une touche AF-ON,
une molette arrière pour ajuster les différents réglages,
un joystick de déplacement des collimateurs AF avec bouton central,
un pad circulaire pour changer les réglages et naviguer dans les photos en mode de visualisation,
un contrôle latéral de verrouillage du collimateur de mise au point,
une touche « I comme Info »,
le commutateur Live View photo ou vidéo,
une touche de visualisation des photos prises,
une touche ‘Poubelle’,
5 touches d’accès aux différentes fonctions et menus à gauche,
une touche personnalisable Fn2,
l’écran LCD arrière tactile pour voir les photos et accéder aux différents réglages de l’appareil.
Notez la présence de l’imposant viseur avec le levier d’occultation pour la pose longue.
L’écran tactile permet de contrôler les paramètres de prise de vue, de naviguer dans les menus, de faire défiler les photos et de zoomer avec deux doigts. Vous avez possibilité de désactiver cette fonction via le menu.
Cet écran est inclinable vers le bas comme vers le haut. Son mécanisme de bascule est manifestement conçu pour tenir la distance, seule la nappe qui relie boîtier et écran parait plus fragile mais cet ensemble ne souffre d’aucun reproche sur les boîtiers plus anciens.
Test D850 : l’écran inclinable autorise des angles de prise de vue créatifs
Ergonomie et accès aux fonctions principales
L’apport du joystick est appréciable lorsque vous devez changer rapidement le collimateur AF. Il tombe parfaitement sous le pouce et évite de décoller la paume de la main du boîtier pour aller chercher le pad inférieur.
La touche ISO supérieure s’avère elle-aussi indispensable pour accéder très vite au réglage de sensibilité. Dans l’action c’est plus intuitif qu’une touche arrière. Seule la touche de correction d’exposition demande un déplacement important de l’index, elle gagnerait à prendre la place du déclencheur vidéo que l’on sollicite différemment.
Les fonctions tactiles de l’écran permettent de naviguer bien plus vite qu’avec le pad arrière. Validation, retour arrière, défilement dans les menus sont immédiats. L’apport de l’Expeed 5 se fait sentir, l’ensemble répond instantanément.
Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/160 ème – f/8 – ISO 400
Le D850 dispose du réglage assisté de mise au point qu’ont inauguré les Nikon D5 et D7500. Ce réglage diffère de celui des précédents boîtiers puisqu’il propose un automatisme permettant de caler l’autofocus avec précision par mesure de l’écart entre visée reflex et visée Live View.
Le boîtier vous invite à suivre les instructions – ça prend 30 sec. – et mémorise la valeur de correction associée à l’objectif utilisé. Vous êtes ainsi certain d’avoir toujours le bon réglage pour un couple boîtier/objectif donné.
Ce réglage mérite d’évoluer avec une prise en compte de différentes focales pour les zooms et/ou de la distance de mise au point mais il est déjà plus intéressant que celui offert par les docks externes qui ne prennent en compte que l’objectif.
Pour effectuer le réglage suivez cette procédure :
passez en mode de visée photo Live View,
choisissez le mode AF Single avec collimateur unique positionné au centre de l’écran,
faites la mise au point sur un sujet suffisamment contrasté,
appuyez ensuite simultanément sur le bouton AF frontal et sur le déclencheur vidéo pendant 2 secondes environ,
l’écran arrière va afficher un message de validation, appuyez sur la touche Ok,
le boîtier mesure l’écart entre AF Live View et AF Classique et enregistre la valeur dans le menu automatiquement,
cette valeur est ensuite associée à l’objectif utilisé si vous activez la fonction AF précis dans le menu.
Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 24-70 mm f/2.8 (non VR) – 1/250 ème – f/2.8 – ISO 12.800
Notez enfin que les boutons du D850 sont rétro-éclairés, vous pouvez donc les manipuler dans le noir sans craindre de faire une erreur, pratique !
Gabarit et prise en main
Le Nikon D850 est un reflex imposant dans la lignée des D8xx. Le « petit » D750 avec 165 gr. de moins n’est guère plus léger mais s’avère plus compact. Si vous équipez le D850 du grip optionnel vous aurez un ensemble assez lourd, proche du D5 qui garde l’avantage avec sa construction monobloc.
Quelques mots sur le grip que je n’ai pu utilisé faute de disponibilité au moment du test. Il permet d’améliorer la prise en main et – surtout – les performances en mode rafale et l’autonomie. Sachez toutefois qu’il faut prévoir un budget non négligeable pour bénéficier des performances maximales puisqu’il faut utiliser une batterie de Nikon D5. L’addition s’alourdit :
grip MB-D18 – 429 EUR
batterie EN-EL18b – 200 EUR
chargeur MH-26 pour la batterie EN-EL18 – 400 EUR
Soit un total de près de 1000 euros si vous ne disposez pas déjà de l’ensemble batterie – chargeur du Nikon D5. A méditer …
Nikon annonce des performances records en matière d’autonomie pour son D850 :
1940 vues avec la batterie EN-EL15 sans grip (1200 pour le D810),
5140 vues avec le grip et la batterie EN-EL18b (3270 pour le D810).
Il faut toutefois tenir compte de l’usage que vous allez en faire et penser qu’il vous faut la batterie EN-EL18b du Nikon D5 pour disposer des performances ultimes.
Lors du test je n’ai eu aucun problème avec la batterie d’origine EN-EL15, et bien que je n’ai pu mesurer l’autonomie sur un tel nombre de photos les 1940 vues sont envisageables sans problème.
Attention par contre si vous laissez enclenchée la fonction de transfert des photos via SnapBridge. La liaison Bluetooth/Wifi reste active même si le boîtier est éteint et elle consomme de l’énergie même sans transfert actif. Je vous recommande de l’activer au cas par cas si vous cherchez l’autonomie maximale.
Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/1250 ème – f/11 – ISO 400
Lors de ce test Nikon D850 j’ai fait de nombreuses images, lors d’un reportage en conditions de lumière difficiles et lors du workshop que j’animais sur la photo de Street Art (extérieur, temps couvert et averses). Je me suis attaché à mesurer 3 critères principaux :
la montée en sensibilité,
la dynamique,
l’autofocus (accroche et suivi du point).
Montée en sensibilité
Le capteur du Nikon D850 met en œuvre une nouvelle technologie BSI censée donner de meilleurs résultats que le D810 en hautes sensibilités bien que le nombre de pixels soit passé de 36 à 45 Mp.
principe de fonctionnement du capteur CMOS BSI Nikon D850 vs. CMOS D810 classique
les photodiodes sont positionnées au plus près de la surface du capteur pour minimiser les pertes
Avant-propos : il s’agit ici de vous communiquer des éléments d’informations concrets après avoir fait des séries de photos dans des conditions variées, tel que vous pourriez le faire et en comparaison avec le matériel Nikon que j’utilise habituellement.
Les images de la scène ci-dessous sont réalisées dans des conditions identiques de prise de vue.
scène cible – Nikon D850 + AF-S Nikkor 50 mm f/1.8G – ouverture f/5.6
les photos ci-dessous sont des recadrages de la zone centrale
fichiers JPG natifs
Test Nikon D850 : 64 ISO
Test Nikon D850 : 100 ISO
A 64 et 100 ISO les images sont d’une très grande qualité. Aucune trace de bruit numérique n’est visible et la différence entre les deux sensibilités n’est pas visible à l’œil nu.
Si vous faites de la pose longue et utilisez des filtres ND vous gagnerez à choisir 64 ISO. Ce sera le cas en pleine lumière aussi si vous cherchez à ouvrir un peu plus le diaphragme pour favoriser une faible profondeur de champ. Dans tous les autres cas 100 ISO est une valeur par défaut qui donne d’excellents résultats.
Test Nikon D850 : 200 ISO
Test Nikon D850 : 400 ISO
Entre 200 et 400 ISO le D850 délivre toujours des images de très grande qualité, ne cherchez pas trace de bruit il n’y en a pas. La différence entre 100 et 400 ISO n’est pas visible à l’œil, c’est une sensibilité qui conviendra très bien pour le reportage en permettant des temps de pose plus courts sans crainte de voir la montée du bruit dégrader l’image.
Il s’agit des meilleurs résultats que j’ai pu observer sur un reflex Nikon à ce jour (Nikon D5 mis à part).
Test Nikon D850 : 800 ISO
A 800 ISO le D850 se défend encore très bien. Un très léger moutonnement fait son apparition sur les aplats de couleur, il est tout juste visible sur des images agrandies à 100% et n’est en rien gênant pour tirer en très grand format.
Plus important encore, les images ne souffrent d’aucune dégradation en matière de netteté apparente. C’est l’autre sensibilité par défaut pour le reportage quand la lumière manque !
Test Nikon D850 : 1.600 ISO
A 1.600 ISO le D850 fait toujours aussi fort, le moutonnement est à peine plus visible et reste agréable à l’œil. Toujours aucun bruit visible, tout juste observerez-vous une légère granulation sur les zones sombres tandis que les zones claires sont d’une qualité très proche de 800 ISO.
Test Nikon D850 : 3.200 ISO
C’est à partir de 3.200 ISO que l’on attendait le D850 et … il répond présent ! La différence entre 1.600 et 3.200 commence à se voir à l’œil mais l’ensemble reste d’une qualité étonnante.
Les contrastes de bords entre zones claires et zones sombres sont légèrement impactés (en agrandissant beaucoup les images), le moutonnement devient une très légère granulation agréable à l’œil, et aucun point de couleur n’est encore visible. Un résultat étonnant pour une telle densité de pixels sur un capteur 24×36.
Les images JPG natives sont parfaitement exploitables sans aucun traitement, les plus pointilleux appliqueront une très légère correction de bruit sur le RAW loin d’être indispensable et cette sensibilité vous sauvera bien des situations en reportage. C’est d’autant plus important qu’en très basse lumière il faut toujours penser au temps de pose !
Test Nikon D850 : 6.400 ISO
Grimpez à 6.400 ISO et n’ayez pas peur de la montée du bruit, elle est très contenue et les images conservent un aspect très agréable à l’œil. Les zones de forts contrastes commencent à être impactées, la netteté diminue, la granulation commence à être sensible à l’œil en plein écran mais cela reste d’un excellent niveau.
Le D850 atteint un niveau de performance que je n’ai pas constaté sur les modèles précédents, qu’il s’agisse des 36 Mp comme des récents 24 Mp. Avec une telle définition autant dire que les ingénieurs de Nikon ont fait des prouesses !
Test Nikon D850 : 12.800 ISO
C’est là que les autres décrochent et … le D850 tient la route. Les images JPG présentent certes une granulation bien visible, les contrastes de bords sont affectés mais le résultat est étonnamment bon pour une telle définition. Les fichiers RAW, une fois traités, seront tout à fait utilisables, les JPG natifs le sont un peu moins mais n’ayez crainte d’utiliser cette sensibilité, c’est jouable.
A titre de comparaison voici la différence entre 6.400 ISO (à gauche) et 12.800 ISO (à droite). Tenez compte du facteur de recadrage par rapport à l’image initiale :
Test Nikon D850 : 6.400 ISO (gauche) – 12.800 ISO (droite)
Test Nikon D850 : 25.600 ISO
Il fallait bien que ça s’arrête quelque part ! A 25.600 ISO, la qualité que l’on attend d’un tel boîtier n’est plus au rendez-vous. Le JPG est très dégradé et seule une excellente correction de bruit sur un RAW vous permettra de sauver une image.
Il y a une nette bascule entre 12.800 et 25.600, bien plus que sur les valeurs précédentes et je considère que 12.800 reste la valeur acceptable pour le D850. Mais reconnaissons à Nikon une sacrée prouesse quand même.
Test Nikon D850 : 12.800 ISO (gauche) – 25.600 ISO (droite)
Test Nikon D850 : 51.200 ISO
A 51.200 ISO (et 102.400 à fortiori) le bruit est très visible, l’image disgracieuse et peu utilisable. Ces sensibilités sont à réserver à des prises de vues très particulières, comme la reconnaissance de scène, même si le D850 n’est pas l’outil premier pour cela.
Ne pensez pas non plus sauver des images depuis le RAW, les corrections de bruit ne suffiront pas à les rendre correctes. Si toutefois vous devez vraiment rapporter une image alors que vous êtes au fin fond d’une grotte par une nuit sans lune, essayez, vous aurez quelque chose de montrable au retour !
Dynamique
Les tests DxO Labs restent la référence en matière de dynamique car ils suivent un protocole bien précis pour tous les boîtiers. Pour ma part je m’attache à regarder la restitution des détails dans les hautes et les basses lumières sans forcément chercher à connaître le score DxO bien théorique.
L’image ci-dessous comporte des zones d’ombre et des zones très lumineuses.
Test Nikon D850 : AF-S Nikkor 35 mm f/1.8 – 1/100 ème – f/11 – ISO 400
fichier JPG Picture Control Standard
En ouvrant le fichier RAW dans Photoshop et en laissant les réglages par défaut dans Camera Raw, les zones d’ombre montrent un niveau de détail satisfaisant tandis que les zones très lumineuses sont légèrement surexposées pour cette image.
détail de l’image précédente – premier plan
détail de l’image précédente – arrière-plan hors zone de netteté
Le même fichier RAW corrigé donne une image de grande qualité en matière de dynamique avec une grande richesse de tons.
Nikon a travaillé le rendu et la colorimétrie de ses fichiers, manifestement, car le JPG en Picture Control Standard s’avère plus flatteur sur l’écran qu’il ne l’est avec les précédents modèles. Il faudra veiller à tenir compte de cela quand vous contrôlez l’exposition car ce rendu flatteur peut masquer une possible surexposition dans les hautes lumières qui se voit ensuite sur un écran photo calibré.
Les noirs ressortent par contre très bien, je n’ai eu aucun problème à trouver du détail y compris dans les fichiers JPG natifs.
Autofocus et suivi de la mise au point
Ce que j’attendais de ce boîtier c’est :
1- qu’il accroche le sujet quelles que soient les conditions
2- qu’il suive le sujet quelles que soient les conditions
Autant dire que je n’ai pas été déçu …
J’ai réalisé plusieurs séries de photo pour évaluer les performances de cet autofocus, en basse lumière comme dans des conditions météo dantesques, sous l’averse. Ces dernières images sont intéressantes, elles mettent en évidence la capacité de l’AF à accrocher et suivre quelles que soient les conditions !
La photo ci-dessous illustre la scène, un train arrivant au loin sous l’averse (le D850 tient mieux sous une pluie battante que moi …), l’optique est le Nikon AF-S 24-70 mm f/2.8 première génération non stabilisé, ISO 3.200, ouverture f/5.6.
Test D850 – scène cible pour le test de suivi autofocus (sous l’averse)
Le recadrage sur le capot frontal du train permet de vérifier la qualité de la mise au point sur une rafale de 37 images. Je vous passe les premières de la série, l’écran web ne permettrait pas de voir le détail mais j’ai visé l’inscription « Transilien » en mode AF-C 9 collimateurs, j’ai déclenché jusqu’à ce que le train disparaisse.
Cliquez sur l’image pour lancer l’animation
L’animation le montre autant que faire se peut sur le web, chacune des images de cette série est parfaitement nette. Non seulement l’autofocus a accroché sur une petite zone dans des conditions peu favorables, mais il a suivi sur toute la série (7 im./sec.) sans jamais se laisser tromper par les poteaux et câbles passant dans le champ. Le suivi AF tient compte de ces obstacles et retrouve le sujet l’instant d’après tout en recalant le point.
Ce sont les performances que j’ai pu constater sur le Nikon D500, mais n’oublions pas qu’ici il est question de 45 Mp et que l’autofocus doit tenir compte du flux de données après chaque déclenchement. Ce test n’a rien de scientifique mais dans la pratique cet autofocus assure comme jamais chez Nikon, j’ai eu l’occasion de le vérifier à d’autres occasions.
Test Nikon D850 : ma conclusion
Il est frustrant de limiter un test comme celui-ci aux seules caractéristiques principales alors que le Nikon D850 a bien d’autres atouts dans sa fiche technique ! Focus stacking, time-lapse 8K, vidéo, numérisation de films … il faudrait des semaines pour tout évaluer avec précision.
Une semaine c’est court mais c’est suffisant pour avoir un avis concret de photographe sur ce D850 qui ne manque pas de charme. Les D800, D810 et autres D750 n’ont rien perdu de leur attrait mais force est de reconnaître que Nikon a placé la barre très haut avec le D850 :
un capteur à la définition extrême capable de restituer un niveau de détails exceptionnel d’un bout à l’autre de la gamme tonale,
un autofocus de très haut niveau qui accroche instantanément en plein jour comme la nuit et ne lâche plus son sujet,
une construction pro et une ergonomie plus aboutie que sur les précédents modèles,
un module vidéo 4K plein format en très net progrès,
une réactivité et une autonomie rarement atteintes sur un reflex Nikon.
Le D850 est le reflex ultime du moment capable de répondre aux besoins des photographes et vidéastes experts et pros qui sauront en mesurer l’étendue des possibilités et le dompter aussi.
Car ce type de boîtier demande, c’est l’autre prix à payer, une grande maîtrise de la prise de vue et un réel savoir-faire en post-traitement afin de donner le meilleur de lui-même. Il est important de comprendre quand et comment l’utiliser, de choisir chaque réglage avec soin – la définition en particulier – et de savoir se remettre en cause si les premiers résultats ne sont pas à la hauteur de vos attentes.
Le D850 seul ne saurait tout faire, les objectifs vont compter pour beaucoup dans le résultat final, pensez-y au moment du choix. Ces 45 Mp demandent de la précision, les anciennes optiques Nikon et compatibles ne sont pas toutes au niveau. C’est un autre facteur à considérer avant de boucler votre budget.
Au final, voici un reflex que je rends avec un vrai regret car c’est, pour moi, le nouveau Best-Seller de la marque, et un modèle qui marquera l’histoire comme de nombreux autres Nikon désormais mythiques l’ont fait avant lui (qui a dit D700 ??).
Quelques retouches mineures via une mise à jour firmware seraient une cerise sur le gâteau, je ne doute pas que Nikon soit à l’écoute et sache faire vivre le mythe longtemps car il va faire des heureux !
Merci à Nikon France pour le prêt du boîtier et aux équipes produit pour la quantité et la qualité des informations fournies
Mise à jour firmware du Nikon D5 : un nouveau virage pour Nikon ?
Nikon a mis à jour ces dernières semaines le firmware du Nikon D5 et apporte de nouvelles fonctions en complément de quelques corrections de bugs.
Est-ce un premier pas vers le firmware évolutif dont les nikonistes rêvent ? Rien ne le prouve encore mais ce serait une très bonne nouvelle si la marque apportait ainsi des améliorations à ses boîtiers récents !
Firmware du Nikon D5 : des nouveaux modes de zone AF
Modes de zone AF HL et VL
Les mises à jour de firmware Nikon servent la plupart du temps à corriger les inévitables dysfonctionnements que tous les boîtiers – toutes marques confondues – connaissent.
Pour une fois la mise à jour firmware du Nikon D5 va un peu plus loin puisqu’elle apporte deux nouveaux modes de zone AF :
Vous choisissez l’orientation de ce que vous allez photographier, par exemple une voiture de course (horizontale) ou un coureur (vertical) et vous adaptez le mode de zone AF groupée en fonction :
le mode HL détermine une rangée de collimateurs AF et donne la priorité à celui qui est calé sur le sujet le plus proche dans cette rangée,
le mode VL fait la même chose sur une colonne de collimateurs.
Ceci fonctionne en mode AF-C ou mode de mise au point continue.
Reste à voir si le résultat est sensible car il devient délicat de choisir le bon mode AF tant ils sont nombreux. Mais c’est une bonne chose que Nikon adapte ainsi ses boîtiers en fonction des retours des utilisateurs.
Fuseaux horaires
Une nouvelle donnée EXIF fait son apparition pour indiquer la différence entre le fuseau horaire local et la valeur UTC. Cette donnée satisfait à la spécification EXIF 2.31.
Balance des blancs
Avec ce nouveau firmware la valeur de température de couleur est désormais affichée dans les infos photos lorsque vous utilisez le mode Balance des Blancs Automatique.
Compatibilité Nikon AF-P
Les objectifs Nikon récents adoptent progressivement le nouveau standard Nikon AF-P (motorisation AF pas à pas). Le Nikon D5 sait désormais gérer la mise au point à la sortie du mode veille avec ces objectifs comme le récent Nikon AF-P 70-300mm f/4.5-5.6E. La dernière valeur de mise au point faite lors de la mise en veille du boîtier est prise en compte lors du réveil.
Lorsque vous utilisez le mode de mise au point manuelle, l’indicateur de MàP dans le viseur ou le point AF sélectionné en visée Live View clignotent pour indiquer une des deux limites « MàP minimale » ou « Infini ».
Nettoyage du capteur
Lorsque le nettoyage du capteur intégré au Nikon D5 est activé, Nikon annonce avoir modifié le type de vérification faite. Sans autre précision difficile d’en conclure quelque chose mais il est logique de penser que ceci doit améliorer le résultat.
Corrections de bugs
Plusieurs dysfonctionnements sont corrigés.
plus le niveau de D-Lighting actif sélectionné était élevé lorsque des flashes optionnels étaient utilisés en mode de flash ouverture auto (AA), auto non TTL (A) ou manuel à priorité distance (GN), plus les images obtenues étaient sous-exposées
les modifications apportées à l’exposition (dont la correction d’exposition) n’étaient pas visibles dans l’aperçu d’exposition en mode de visée écran photo lorsqu’un zoom avant était effectué sur l’affichage
il n’était pas possible de sélectionner BdB moniteur en visée écran photo dans le menu de la commande I(nfo) tant que l’aperçu d’exposition était affiché en mode de visée écran photo
la prise de nombreuses photos en rafale, lorsque Activé était sélectionné pour Réseau > Options > Envoi automatique, ralentissait parfois considérablement l’enregistrement des données sur la carte mémoire
réduction du temps nécessaire à la connexion WiFi à des SSID masqués lorsque WPA-PSK ou WPA2-PSK est sélectionné pour Authentification
Mise à jour firmware Nikon D500, D600, D610, D750 et D3300 et D5300
Vous utilisez un Nikon plein format D600, D610 ou D750 ? Ou un Nikon APS-C D500, D3300 ou D5300 ? Nikon a annoncé récemment une mise à jour firmware qui apporte la compatibilité avec les objectifs Nikon AF-P récents et corrige quelques dysfonctionnements.
Mise à jour firmware Nikon D500 C1.13
Cette mise à jour firmware pour le Nikon D500 apporte la résolution d’un problème de liaison et de stabilité de connexion entre le D500 et la version Android de l’application SnapBridge.
ATTENTION : suivez les instructions du support Nikon pour faire la mise à jour car elle se fait en deux étapes, ce qui n’est pas la procédure standard Nikon.
Mise à jour firmware Nikon D600 C1.03 et D610 C1.02
Cette mise à jour firmware pour les Nikon D600 et D610 apporte les modifications suivantes :
support des objectifs Nikon AF-P FX et DX
quand le boîtier entre en veille l’objectif AF-P conserve la dernière mise au point
lorsque vous utilisez la mise au point manuelle avec un objectif Nikon AF-P, le point vert de mise au point (dans le viseur) ou le point AF (mode LiveView) clignotent quand la distance minimale de mise au point ou l’infini, à l’inverse, sont atteints
le D600 et le D610 sont désormais compatibles avec les objectifs Nikon DX AF-P
Correction de l’erreur d’exposition en mode visée écran avec un objectif de type E (diaphragme électromagnétique)
Suppression de l’erreur affichée lors de l’utilisation du logiciel Camera Control Pro 2 lorsque l’option réglage personnalisé d10 (Temporisation miroir levé) dans le MENU RÉGLAGES PERSO est sélectionnée (le logiciel affichait parfois l’erreur « L’appareil n’a pas pu prendre la photo » même s’il l’avait fait).
Cette mise à jour firmware pour le Nikon D750 apporte les modifications suivantes :
support des objectifs Nikon AF-P
quand le boîtier entre en veille l’objectif AF-P conserve la dernière mise au point
lorsque vous utilisez la mise au point manuelle avec un objectif Nikon AF-P, le point vert de mise au point (dans le viseur) ou le point AF (mode LiveView) clignotent quand la distance minimale de mise au point ou l’infini, à l’inverse, sont atteints
correction du défaut d’affichage photo en mode visualisation lorsque vous affichiez les photos après avoir photographié avec l’option Débordement de Rôle de la carte du logement 2 dans le MENU PRISE DE VUE PHOTO (c’est l’avant-dernière photo qui s’affichait parfois)
correction du défaut aléatoire de réglage de sensibilité du micro lorsque les vidéos étaient enregistrées avec le réglage Sensibilité automatique > Sensibilité du microphone.
Cette mise à jour firmware pour le Nikon D3300 et le Nikon D5300 corrige un dysfonctionnement aléatoire qui pouvait altérer l’exposition de la première photo prise en mode visée écran.
Le Nikon D850 succède au Nikon D810. Mais qu’a t-il vraiment de plus dans sa fiche technique qui fasse la différence avec son prédécesseur déjà très performant ? Voici un comparatif Nikon D850 vs. D810 qui résume l’ensemble des caractéristiques des deux reflex haute définition Nikon.
Comparatif Nikon D850 – D810 : aspect visuel
Les Nikon D810 et Nikon D850 ont quelques traits en commun, c’est évident. Mais au delà des apparences vous remarquerez plusieurs différences entre les deux boîtiers parmi lesquelles :
une poignée plus creuse et plus ergonomique sur le D850,
l’absence de flash intégré qui permet de loger un viseur plus généreux,
une disposition différente des touches AE-L/AF-L en face arrière avec l’apparition de la touche Fn2 en bas à gauche mais la disparition de la touche AE-L en haut à droite,
un joystick AF très pratique sur le D850,
et un écran orientable et tactile en lieu et place de l’écran fixe du D810.
Le tableau vous permet de voir immédiatement ce qui change d’un modèle à l »autre. J’ai regroupé l’ensemble des paramètres en commençant par le capteur, puis ce qui peut faire la différence en prise de vue photo et vidéo.
Il convient d’interpréter ces données avec le recul nécessaire. Identifiez ce qui vous importe et répond à vos besoins personnels plutôt que de faire la liste des manques du D810 face au D850.
Si vous ne tournez pas en vidéo, par exemple, vous pouvez laisser de côté les caractéristiques vidéo 4K et associées, cela ne fera aucune différence.
Si vous faites de la photo d’action étudiez plutôt les performances de l’autofocus, de la mesure de lumière et tenez compte de l’écran qui diffère en définition et positionnement.
Comparatif Nikon D850 vs D810 : viseurs et autofocus
Le nombre de collimateurs AF est plus important sur le D850 puisqu’il reprend le module à 153 collimateurs des Nikon D500 et D5. Mais au-delà du nombre, il faut s’intéresser à la répartition de ces collimateurs.
Le viseur et les collimateurs AF : Nikon D5/D850 en haut vs. Nikon D810 en bas
Ce module apporte une puissance de calcul et une précision inégalée à ce jour chez Nikon, même si le module à 51 collimateurs n’a pas à rougir. Par contre la répartition des collimateurs est toujours très centralisée, et ne permet pas d’aller caler un point AF sur un bord de l’image. C’est le cas sur le D500 du fait de la plus petite taille du capteur, mais en plein format aucun progrès de ce côté-là.
Mais aussi …
Retrouvez les fiches techniques détaillées des Nikon D850 et D810, la présentation officielle sur le site Nikon et les tests terrain :